Vers l'Orient dans les années 1970
by GeorgesOZ
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Merci pour ce superbe voyage ;) ( et le moment passé au musée du Quai B )
As tu un autre carnet dans ta besace secrète ? 😉
As tu un autre carnet dans ta besace secrète ? 😉
Tout le plaisir était pour moi! C'est une expérience à part de se "revisiter" avec le recul de plus d'un tiers de siècle: on se reconnaît bien soi-même mais en même temps on peut se détacher et voir ces moments comme s'ils avaient été vécus par quelqu'un d'autre. C'est comme un voyage dans le temps, comme dans les films où le héros voyage dans le passé, rencontre une fille dont il tombe amoureux avant de se rendre compte qu'il s'agit de sa propre mère!
Quant à d'autres récits, j'ai déjà généreusement "donné" sur VF (voir mes récits "asiatiques"). Je peux te rassurer d'avance: si je me suis calmé un peu (relativement) après l'Afghanistan et le Pakistan, je n'ai jamais été adepte des voyages organisés!
Quant à d'autres récits, j'ai déjà généreusement "donné" sur VF (voir mes récits "asiatiques"). Je peux te rassurer d'avance: si je me suis calmé un peu (relativement) après l'Afghanistan et le Pakistan, je n'ai jamais été adepte des voyages organisés!
À la suite de ces quelques pages données sur VF, et influencé par les commentaires généreux de plusieurs de mes lecteurs, je me suis dit que j’allais en faire un petit livre à l’attention de mes meilleurs amis – dont plusieurs sauront retrouver leurs propres souvenirs de ces pays fabuleux que sont l’Afghanistan et le Pakistan.
J’ai cherché sur le web des photos pour l’illustrer et je voudrais en faire profiter les forumistes qui ont su apprécier mon récit. Pour commencer, voici une photo des montagnes surgissant au milieu du désert afghan - paysage étonnant - et une photo aérienne des sommets enneigés de l’Hindou Koush. Et quelques photos de Pachtounes (« Pushto / Pukhto », ou Pathans tels qu’ils sont connus par les Indiens). J’ai beaucoup parlé de ces gens extraordinaires, des gens vigoureux aux traits forts parmi lesquels il n’est pas rare de voir des yeux gris, verts ou bleus et même des cheveux blonds ou roux.
Pour finir, voici une carte qui montre (en vert) les régions de l’Afghanistan où les Pashtounes sont dominants.
J’ai cherché sur le web des photos pour l’illustrer et je voudrais en faire profiter les forumistes qui ont su apprécier mon récit. Pour commencer, voici une photo des montagnes surgissant au milieu du désert afghan - paysage étonnant - et une photo aérienne des sommets enneigés de l’Hindou Koush. Et quelques photos de Pachtounes (« Pushto / Pukhto », ou Pathans tels qu’ils sont connus par les Indiens). J’ai beaucoup parlé de ces gens extraordinaires, des gens vigoureux aux traits forts parmi lesquels il n’est pas rare de voir des yeux gris, verts ou bleus et même des cheveux blonds ou roux.
Pour finir, voici une carte qui montre (en vert) les régions de l’Afghanistan où les Pashtounes sont dominants.
Et voici quelques photos de camions afghans et de leurs décorations invraisemblables. C'est une pratique courante dans quelques autres pays (Pakistan, Philippines).
Salut Julien!
Il semble qu'il y a eu un petit "hiccup" et quelques messages ont dû sauter pour éclaircir l'atmosphère! 😐😉
Nous parlions du "découpage" du Pakistan en 3 ou 4 zones aux caractéristiques différentes. Si le Punjab commence bien avec Rawalpindi (qui s'y trouve), et donc "l'Inde musulmane" (puisque le terme a été introduit), il est approprié de rapprocher les Baloutches des Pachtounes. Dans mon optique personnelle, ils ont les uns comme les autres un pied dans le sous-continent indien et l'autre en Asie centrale (et fortement persianisée). D'ailleurs, les Balouches me paraissent êtr des gens tout aussi farouches que les Pachtounes, et je vais remettre ici cette photo des guerriers Baloutches qui s'est trouvée au milieu du coup de censure et a donc malencontreusement disparu.
J'avais vu un article sur un chef tribal Baloutche, éduqué à Oxford ou équivalent, qui pouvait rassembler 100,000 hommes armés pour ainsi dire sur un claquement des doigts. On imagine les maux de tête que cela peut causer au gouvernement Pakistanais (et Afghan, et Iranien, car ces gens se trouvent à cheval sur ces trois pays).
Il semble qu'il y a eu un petit "hiccup" et quelques messages ont dû sauter pour éclaircir l'atmosphère! 😐😉
Nous parlions du "découpage" du Pakistan en 3 ou 4 zones aux caractéristiques différentes. Si le Punjab commence bien avec Rawalpindi (qui s'y trouve), et donc "l'Inde musulmane" (puisque le terme a été introduit), il est approprié de rapprocher les Baloutches des Pachtounes. Dans mon optique personnelle, ils ont les uns comme les autres un pied dans le sous-continent indien et l'autre en Asie centrale (et fortement persianisée). D'ailleurs, les Balouches me paraissent êtr des gens tout aussi farouches que les Pachtounes, et je vais remettre ici cette photo des guerriers Baloutches qui s'est trouvée au milieu du coup de censure et a donc malencontreusement disparu.
J'avais vu un article sur un chef tribal Baloutche, éduqué à Oxford ou équivalent, qui pouvait rassembler 100,000 hommes armés pour ainsi dire sur un claquement des doigts. On imagine les maux de tête que cela peut causer au gouvernement Pakistanais (et Afghan, et Iranien, car ces gens se trouvent à cheval sur ces trois pays).
Comme je suis en train de ré-écrire mon récit pour quelques amis, je l'agrémente de quelques photos. En voici une superbe qui montre à merveille le désert afghan avec ces montagnes qui en surgissent tout droit. Et quelques photos de Kandahar. L'habitat rural commence immédiatement à la port de la ville, et les nomades ne sont pas loin.
Salut,
Ton périple me rappelle un peu le mien lorsque je suis allé à Kathmandu par voie terrestre durant l'année 1972 ! Je n'ai malheureusement pas ton talent d'écrivain pour en relater les nombreuses péripéties...En tous cas je dis bravo!
Ton périple me rappelle un peu le mien lorsque je suis allé à Kathmandu par voie terrestre durant l'année 1972 ! Je n'ai malheureusement pas ton talent d'écrivain pour en relater les nombreuses péripéties...En tous cas je dis bravo!
Bonjour Jean-Michel!
Même génération, même période, mêmes destinations (en gros), je comprends que tu te sentes en terrain connu! J'ai lu ton profil, par ailleurs, et j'y reconnais pas mal de points communs.
Merci pour ton appréciation, et je suis content si je peux faire partager quelques unes de mes expériences à d'autres et leur faire plaisir par la même occasion.
Même génération, même période, mêmes destinations (en gros), je comprends que tu te sentes en terrain connu! J'ai lu ton profil, par ailleurs, et j'y reconnais pas mal de points communs.
Merci pour ton appréciation, et je suis content si je peux faire partager quelques unes de mes expériences à d'autres et leur faire plaisir par la même occasion.
Mais tout cela ne me faisait toujours pas oublier qu’il fallait régler mes affaires de papiers. J’avais bien sûr pris le chemin d’Islamabad pratiquement le lendemain de mon arrivée à Rawalpindi. Comme déjà dit, Islamabad se trouve à quelques kilomètres à peine de Rawalpindi, ou plutôt, comme quelqu’un l’a judicieusement dit, « à quelques kilomètres du Pakistan ». Il fallait moins d’une heure de bus pour y aller.
L’ambassade était une villa d’aspect relativement modeste, comme tant d’autres, sur l’un des boulevards assez stériles de cette ville nouvelle. En plusieurs visites, je n’avais en tout vu que les deux pièces d’entrée. Deux guichets étaient installés dans celle de droite et c’est là que je devais expliquer mon affaire.
C'est moi qui ai dit cela a propos d inlamabad: « à quelques kilomètres du Pakistan ». maintenant;, l ambassade de france (gros batiment recouvert de marbre blanc) est située au début de l enclave diplomatique et c est un veritable bunker... et ils n apportent toujours pas plus d aides au vouageurs...ils disent toujours qye c est trop dangeureux d aller au pakistan, qu il ne faut pas rester la...ni même en afganisthan...
L’ambassade était une villa d’aspect relativement modeste, comme tant d’autres, sur l’un des boulevards assez stériles de cette ville nouvelle. En plusieurs visites, je n’avais en tout vu que les deux pièces d’entrée. Deux guichets étaient installés dans celle de droite et c’est là que je devais expliquer mon affaire.
C'est moi qui ai dit cela a propos d inlamabad: « à quelques kilomètres du Pakistan ». maintenant;, l ambassade de france (gros batiment recouvert de marbre blanc) est située au début de l enclave diplomatique et c est un veritable bunker... et ils n apportent toujours pas plus d aides au vouageurs...ils disent toujours qye c est trop dangeureux d aller au pakistan, qu il ne faut pas rester la...ni même en afganisthan...
Peut-être trop de copiés-collés textos d'autres postes?
J'avais vu un article sur un chef tribal Baloutche, éduqué à Oxford ou équivalent, qui pouvait rassembler 100,000 hommes armés pour ainsi dire sur un claquement des doigts.
Ouais 😉enfin même si les pashtos passent pour être plus fiables que les punjabis par exemple, ça n'en reste pas moins des méridionaux, quand ils te disent 100 000 tu peux diviser par 10.. ou 100😄
Ouais 😉enfin même si les pashtos passent pour être plus fiables que les punjabis par exemple, ça n'en reste pas moins des méridionaux, quand ils te disent 100 000 tu peux diviser par 10.. ou 100😄
Tiens en parlant des pashtouns, savez vous que...
lors de la partition, en 47...le cachemier etait "balance" entre l Inde et le Pakistan...
Le maha rajah Harri Singh, lui, opta plutôt pour l'indépendance...
Suite à cela, Jinnah (paix à son ame) envoya une armée de tribus pashtouns à la conquète de Srinagar.
Singh demanda donc l'aide de Nerhu, qui envoya des hommes et qui sauva Srinagar de l Invasion (en grande partie du au retrad pris par les pashtouns qui s'étaient "arretés quelques jours" dans un couvent de religieuses chrétienne)
La frontière de l'époque n'était pas encore celle de 62...
Hahaha! Des méridionaux, c'est vrai! Mais Julien, je parlais des Baloutches, là!
Il y aurait quelques 6 millions de Baloutches au Pakistan, l'un des plus petits groupes en fait. Si on compte que la moitié sont des enfants, qu'un cinquième sont des vieillards, et que le reste est mointié-moitié hommes et femmes, cela fait +/- 950,000 hommes. Disons que la moitié de ces gens se limitent à des activités paisibles, cela ferait tout de même quelques 400 à 500,000 hommes prêts à prendre le fusil. S'il y a une grande tribu dominante, le chiffre de 100,000 hommes armés n'est alors plus si ridicule que ça.
Quant aux Pashtounes, ils sont le deuxième groupe disons "culturo-ethnique" dans le pays avec +/- 25 millions de têtes, voire plus. Ça leur donnerait une capacité de déploiement de près de 1.5 a 2 millions d'hommes armés!
Bon, il n'y a bien sûr aucune précision dans ces chiffres, mais ce qui importe c'est que ces groupes tribaux peuvent effectivement mobiliser des quantités impressionnantes de gens armés qui ne répondront que peu, ou pas du tout à l'autorité d'Islamabad!
Il y aurait quelques 6 millions de Baloutches au Pakistan, l'un des plus petits groupes en fait. Si on compte que la moitié sont des enfants, qu'un cinquième sont des vieillards, et que le reste est mointié-moitié hommes et femmes, cela fait +/- 950,000 hommes. Disons que la moitié de ces gens se limitent à des activités paisibles, cela ferait tout de même quelques 400 à 500,000 hommes prêts à prendre le fusil. S'il y a une grande tribu dominante, le chiffre de 100,000 hommes armés n'est alors plus si ridicule que ça.
Quant aux Pashtounes, ils sont le deuxième groupe disons "culturo-ethnique" dans le pays avec +/- 25 millions de têtes, voire plus. Ça leur donnerait une capacité de déploiement de près de 1.5 a 2 millions d'hommes armés!
Bon, il n'y a bien sûr aucune précision dans ces chiffres, mais ce qui importe c'est que ces groupes tribaux peuvent effectivement mobiliser des quantités impressionnantes de gens armés qui ne répondront que peu, ou pas du tout à l'autorité d'Islamabad!
ben dis donc...on dirait que tu veux faire une nouvelle partition...
le sous continent a ete saucisonné dejà beucoup trop de fois:
division de l united hindustan en inde et pakistan (oriental et occidental)et birmanie, et sri lanka...
en 72 (ou 71) le pakistan a lui meme eu droit à sa partition...
et tu voudrais encore "paritioner" le petit pakistan qui reste...haha. pour moi, et bien que cela paraisse irréalisable pour le moment (politiquement et culturellement) le seul avenir possible pour le sous continent, face a la chine et a l europe, à l heure des empires, c est la réunification...un pas à ete franchi avec le SAARC (celui ci inclut l Afganisthan), mais cela reste par trop théorique....afce à la corruption ambiante... bien qu'en ce moment, il ya tentative de rapporchement et de dialogue entre Manoman Sinngh (inde)et Gilani (pak) il faut dire qu iuls ont des points communs: ils sont tous deux penjabis, gilani est de Multan et Manoman singh, est né a peshawar et a fait une partie de ses études la (bien qu il soit sikh et penjabi) par contre, Gilani est le champion de la corruption et Singh au contraire essaye de la combattre...
perso, le seul avenir du sous-continant passera par la recréation de l United Hindustan, celui-ci devant être une véritzable entitée federale (comme les US)...le seul problème réside dans le partage du pouvoir entre extremistes Hindouistes et Musulmans...(problème de taille) et la résolution du problème du Cashemir ainsi queles revendication Sikhespour le Khalistan (part du penjab indien et pakistanais)
la raison est simple: l'inde devient un geant économique, mais reste un nain politique; le Pakistan (dont le niveau de vie reste encore bien supérieur a l Inde) est un"poids-lourd" politique au coeur de la crise actuelle , mais régresse au niveau économique... L'unoin entre entreprises et patrons pakistanais et la masse d ouvriers indiens ferait du sous-contient un rival de la chine... bien sur...tout cela n 'est pas pour demain...cela a éxisté avant-hier et existera sûrement après-demain! enfin c est mon avis tout petit...
et tu voudrais encore "paritioner" le petit pakistan qui reste...haha. pour moi, et bien que cela paraisse irréalisable pour le moment (politiquement et culturellement) le seul avenir possible pour le sous continent, face a la chine et a l europe, à l heure des empires, c est la réunification...un pas à ete franchi avec le SAARC (celui ci inclut l Afganisthan), mais cela reste par trop théorique....afce à la corruption ambiante... bien qu'en ce moment, il ya tentative de rapporchement et de dialogue entre Manoman Sinngh (inde)et Gilani (pak) il faut dire qu iuls ont des points communs: ils sont tous deux penjabis, gilani est de Multan et Manoman singh, est né a peshawar et a fait une partie de ses études la (bien qu il soit sikh et penjabi) par contre, Gilani est le champion de la corruption et Singh au contraire essaye de la combattre...
perso, le seul avenir du sous-continant passera par la recréation de l United Hindustan, celui-ci devant être une véritzable entitée federale (comme les US)...le seul problème réside dans le partage du pouvoir entre extremistes Hindouistes et Musulmans...(problème de taille) et la résolution du problème du Cashemir ainsi queles revendication Sikhespour le Khalistan (part du penjab indien et pakistanais)
la raison est simple: l'inde devient un geant économique, mais reste un nain politique; le Pakistan (dont le niveau de vie reste encore bien supérieur a l Inde) est un"poids-lourd" politique au coeur de la crise actuelle , mais régresse au niveau économique... L'unoin entre entreprises et patrons pakistanais et la masse d ouvriers indiens ferait du sous-contient un rival de la chine... bien sur...tout cela n 'est pas pour demain...cela a éxisté avant-hier et existera sûrement après-demain! enfin c est mon avis tout petit...
Bonjour!
Il est bien évident que je ne milite en rien pour fractionner le Pakistan encore plus qu'il ne l'est déjà. Je ne parlais que de quelques réalité "sur le terrain". Tu as peut-être raison avec ta vision d'un sous-continent réunifié comme étant la solution idéale pour bien des problèmes (et cela règlerait automatiquement la question du Cachemire, non?), mais cela me semble particulièrement utopique. Enfin, tu t'y connais mieux que moi, je pense. Je n'arrivais même pas à me rappeler le nom du 1er ministre du Pakistan!
Le fait que toute cette région ait été unifiée dans le passé n'implique en rien que cela puisse se reproduire, d'ailleurs. Je crois que le sous-continent n'a été unifié que rarement, en fait. Y-a-t-il jamais eu une seule période avant les Britanniques où le sous-continen a réellement été une seule et même entité politique? Et l'unification sous la main britannique relevait de conditions qui appartiennent définitivement au passé. Sans compter qu'il y aurait quelques pays qui ne verraient pas d'un bon oeil une réunification.
Mais je l'ai dit, je ne suis pas un expert dans la politique de la région.
Il est bien évident que je ne milite en rien pour fractionner le Pakistan encore plus qu'il ne l'est déjà. Je ne parlais que de quelques réalité "sur le terrain". Tu as peut-être raison avec ta vision d'un sous-continent réunifié comme étant la solution idéale pour bien des problèmes (et cela règlerait automatiquement la question du Cachemire, non?), mais cela me semble particulièrement utopique. Enfin, tu t'y connais mieux que moi, je pense. Je n'arrivais même pas à me rappeler le nom du 1er ministre du Pakistan!
Le fait que toute cette région ait été unifiée dans le passé n'implique en rien que cela puisse se reproduire, d'ailleurs. Je crois que le sous-continent n'a été unifié que rarement, en fait. Y-a-t-il jamais eu une seule période avant les Britanniques où le sous-continen a réellement été une seule et même entité politique? Et l'unification sous la main britannique relevait de conditions qui appartiennent définitivement au passé. Sans compter qu'il y aurait quelques pays qui ne verraient pas d'un bon oeil une réunification.
Mais je l'ai dit, je ne suis pas un expert dans la politique de la région.
ok, on attends d 'aures réponses...je suis sur qu'il y en a qui ne seront pas d'accord...we will see.lol!
Merci Georges pour ce superbe récit, que je viens de lire d'une traite. Passionnant est l'unique mot qui me vienne à l'esprit.
J'ai eu des flashbacks du roman Flash, de Charles Duchaussois en vous lisant. Encore merci!
J'ai eu des flashbacks du roman Flash, de Charles Duchaussois en vous lisant. Encore merci!
et bonjour à toi, François! Bien content de t'avoir procuré ce plaisir. 🙂
Bonjour George!
Je vois que votre recit a été posté il y a 2 ans, mais vous lire a été tellement plaisant que je ne peux m'abstenir de commentaire. C'est une magnifique avanture que vous nous racontez là (jusqu'àu point où je suis rendue), merci pour ce petit voyage dans le temps! Il est difficile pour une personne de ma génération d'imaginer que les pays que vous aviez sillonés furent jadis "visitables", puisque des clichés de guerre et de désolation "en direct" parviennenent à nous quotidienement. C'est tellement désolant... Une raison de plus de pouvoir rêvasser un peu avec votre escapade ;)
Je vois que votre recit a été posté il y a 2 ans, mais vous lire a été tellement plaisant que je ne peux m'abstenir de commentaire. C'est une magnifique avanture que vous nous racontez là (jusqu'àu point où je suis rendue), merci pour ce petit voyage dans le temps! Il est difficile pour une personne de ma génération d'imaginer que les pays que vous aviez sillonés furent jadis "visitables", puisque des clichés de guerre et de désolation "en direct" parviennenent à nous quotidienement. C'est tellement désolant... Une raison de plus de pouvoir rêvasser un peu avec votre escapade ;)
Il est difficile pour une personne de ma génération d'imaginer que les pays que vous aviez sillonés furent jadis "visitables", puisque des clichés de guerre et de désolation "en direct" parviennenent à nous quotidienement. C'est tellement désolant...
salut... ce sont justement des "clichés"...rien ne vaut un voyage sur place pour te rendre compte... bien sur l'afghanistan est un peu "dangeureuse " en ce moment, c est sur!!!!mais le pakistan et l iran sont absoluments magnifiques et les gens sont tres tres acceilllants... j ai dernierement passé 6 mois au pakistan...et ce fut un de mes plus beau souvenirs de voyages...
oliwen
salut... ce sont justement des "clichés"...rien ne vaut un voyage sur place pour te rendre compte... bien sur l'afghanistan est un peu "dangeureuse " en ce moment, c est sur!!!!mais le pakistan et l iran sont absoluments magnifiques et les gens sont tres tres acceilllants... j ai dernierement passé 6 mois au pakistan...et ce fut un de mes plus beau souvenirs de voyages...
oliwen
Merci pour votre "insight" Oliwen. Rien ne vaut un temoignage de quelqu'un ayant vecu l'experience pour se rassurer :) Je dois avouer que je suis plus "vacanciere" que voyageuses, mais peut-être qu'un jour je deciderai bien de laisser la peur et les stereotypes de côté pour experimenter la "vraie" vie 😉
Merci pour votre "insight" Oliwen. Rien ne vaut un temoignage de quelqu'un ayant vecu l'experience pour se rassurer :) Je dois avouer que je suis plus "vacanciere" que voyageuses, mais peut-être qu'un jour je deciderai bien de laisser la peur et les stereotypes de côté pour experimenter la "vraie" vie 😉
Ouais; essaie pas non plus les favelas colombiennes de prime abord, il y a des pays vraiment dangereux quand même😄
Ouais; essaie pas non plus les favelas colombiennes de prime abord, il y a des pays vraiment dangereux quand même😄
Bonjour Petite Fée!
C’est gentil de te manifester. 🙂 Bon, je ne sais pas jusqu’où tu es arrivé dans mon récit, mais « escapade » ? Tu m’as fait rire ! C’est peut-être l’influence anglo-saxonne, là où tu te trouves, ce sens des « under-statements » ?
Allez, bonne continuation, et je suis d’accord avec Lucq en ce qui concerne les préjugés regrettables sur un pays comme le Pakistan – il y a des gens impeccables là-bas aussi et c’est un très beau pays. Mais je suis aussi d’accord avec Rouxy : il faut quand-même faire attention où on met les pieds. Si je voulais retourner au Pakistan ou en Afghnistan aujourd‘hui, j’étudierais la chose de près avant de me lancer….. Il y a une autre chose qui me semble inévitable: si voyager au Pakistan ou en Afghanistan peut se concevoir (il y a visiblement des adeptes), qu’en est-il pour une femme ? Je laisse à d’autres de donner leurs grains de vérité et de sagesse sur la question.
C’est gentil de te manifester. 🙂 Bon, je ne sais pas jusqu’où tu es arrivé dans mon récit, mais « escapade » ? Tu m’as fait rire ! C’est peut-être l’influence anglo-saxonne, là où tu te trouves, ce sens des « under-statements » ?
Allez, bonne continuation, et je suis d’accord avec Lucq en ce qui concerne les préjugés regrettables sur un pays comme le Pakistan – il y a des gens impeccables là-bas aussi et c’est un très beau pays. Mais je suis aussi d’accord avec Rouxy : il faut quand-même faire attention où on met les pieds. Si je voulais retourner au Pakistan ou en Afghnistan aujourd‘hui, j’étudierais la chose de près avant de me lancer….. Il y a une autre chose qui me semble inévitable: si voyager au Pakistan ou en Afghanistan peut se concevoir (il y a visiblement des adeptes), qu’en est-il pour une femme ? Je laisse à d’autres de donner leurs grains de vérité et de sagesse sur la question.
Voici quelques autres photos sur l’Afghanistan, l’un des plus beaux pays au monde :
- une mosquée dans le désert ;
- la route de Kandahar à Kaboul en hiver ;
- pâturages d’été dans l’Hindou Kush ;
- un village dans l’Hindou Kush ;
- un joueur de kamântché.
J’ajoute aussi la photo du dernier roi de l’Afghanistan, Zahir Shah. Il souffrait des yeux et allait se faire soigner à Rome, ce qui permit à son cousin le Colonel Daoûd de le déposer. La tête "du Colonel" ornait les billets de banque. Voyez le billet de 1000 Afghanis : ne dirait-on pas qu’il y a une certaine ressemblance avec Karzai, l’homme en place de nos jours ? Cet air rusé, sournois, peut-être faux-jeton ?
- une mosquée dans le désert ;
- la route de Kandahar à Kaboul en hiver ;
- pâturages d’été dans l’Hindou Kush ;
- un village dans l’Hindou Kush ;
- un joueur de kamântché.
J’ajoute aussi la photo du dernier roi de l’Afghanistan, Zahir Shah. Il souffrait des yeux et allait se faire soigner à Rome, ce qui permit à son cousin le Colonel Daoûd de le déposer. La tête "du Colonel" ornait les billets de banque. Voyez le billet de 1000 Afghanis : ne dirait-on pas qu’il y a une certaine ressemblance avec Karzai, l’homme en place de nos jours ? Cet air rusé, sournois, peut-être faux-jeton ?
Merci de la correction!
Je sais que c'est un peu rallonger la sauce, mais comme je l'ai dit, je suis en train de ré-écrire mon récit pour des amis et je cherche des photos supplémentaires pour l'illustrer. Je suis tombé sur ces photos, sur le web, de fillettes Pashto / Pakhto, qui je crois sont assez saisissantes. Quand je racontais mon détour dans la vallée de Buneïr, j'avais remarqué:
"Quel pays étrange : le tcharss borde les routes, on voit des fillettes blondes et des gamins rouquins avec des t��ches de rousseur et des yeux verts ou bleus."
Non, je ne rêvais pas, on trouve bien ces traits tellement « européens » dans cette partie du monde. Voyez cette petite fille Pakhto aux beaux cheveux tout roux. Ou cette fille aux cheveux blonds tressés, qui paraît-il est elle aussi une Pakhto du Pakistan. Serait-il possible que la référence soit fausse et que ce soit plutôt une photo prise quelque part entre l’Ukraine et la Russie ? Et cette dernière fillette Pashto, d’Afghanistan elle, aux beaux yeux bleu-gris. Il se peut bien que ses cheveux soient naturellement roux.
Il y a d'ailleurs aussi la photo bien connue d'une fille Afghane réfugiée au Pakistan, parue dans National Geographic en 1983, cette fille aux grands yeux d'un gris-vert fulgurant. Tout le monde connaît cette photo. Encore une Pashto.
Je connaissais aussi à l'époque de mon voyage un Pakistanais qui faisait ses études en France, aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Il devait avoir pas mal de succès avec les Françaises!
Il y a plusieurs théories sur l’origine des Pashto /Pakhto (Pathans, Pashtounes), qui en fait n’est pas trop bien établie. Certains disent même qu’ils descendent d’une tribu israélite ( !?). Il se peut bien, entre autres, qu’ils aient été « mélangés » avec des gens venus d’Europe ou d’Asie Mineure avec les campagnes d’Alexandre le Grand.
Qu'en pensent ceux d'entre vous qui ont visité le Pakistan, et surtout les régions du nord?
"Quel pays étrange : le tcharss borde les routes, on voit des fillettes blondes et des gamins rouquins avec des t��ches de rousseur et des yeux verts ou bleus."
Non, je ne rêvais pas, on trouve bien ces traits tellement « européens » dans cette partie du monde. Voyez cette petite fille Pakhto aux beaux cheveux tout roux. Ou cette fille aux cheveux blonds tressés, qui paraît-il est elle aussi une Pakhto du Pakistan. Serait-il possible que la référence soit fausse et que ce soit plutôt une photo prise quelque part entre l’Ukraine et la Russie ? Et cette dernière fillette Pashto, d’Afghanistan elle, aux beaux yeux bleu-gris. Il se peut bien que ses cheveux soient naturellement roux.
Il y a d'ailleurs aussi la photo bien connue d'une fille Afghane réfugiée au Pakistan, parue dans National Geographic en 1983, cette fille aux grands yeux d'un gris-vert fulgurant. Tout le monde connaît cette photo. Encore une Pashto.
Je connaissais aussi à l'époque de mon voyage un Pakistanais qui faisait ses études en France, aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Il devait avoir pas mal de succès avec les Françaises!
Il y a plusieurs théories sur l’origine des Pashto /Pakhto (Pathans, Pashtounes), qui en fait n’est pas trop bien établie. Certains disent même qu’ils descendent d’une tribu israélite ( !?). Il se peut bien, entre autres, qu’ils aient été « mélangés » avec des gens venus d’Europe ou d’Asie Mineure avec les campagnes d’Alexandre le Grand.
Qu'en pensent ceux d'entre vous qui ont visité le Pakistan, et surtout les régions du nord?
En attendant la suite de ton mariage malais je me suis penché sur ce récit et je ne le regrette pas, quel réalisme!
On croirait entendre crépiter la boulette😉.
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
.... ou grésiller le "chandoo" 😉
J'aime bcp votre récit qui m'a fait rêvé en ce 1er avril, très intéressant , merci.
Anne
anne01
Quelques mots suffisent pour faire plaisir, merci!
Au hasard d’un déménagement, j’ai retrouvé quelques vieilles photos dans un carton, qui remontent à cette période mouvementée de Madian que je racontais plus haut. Je pense qu’elles rajouteront une touche graphique intéressante à mon récit, que je n’avais pu agrémenter jusqu’ici que de photos ramassées sur divers sites publics mais non des miennes. Je le rappelle à ceux ou celles qui n’auraient pas lu mon récit : je ne voyageais pas dans des conditions de grand confort matériel, c’est le moins que l’on puisse dire, et j’avais perdu mon modeste appareil photo en route, suite à un vol aux conséquences presque catastrophiques. J’avais cependant pu emprunter un jour un appareil photo et faire une ou deux douzaines de photos à Madian.
Les voici donc, surgies inespérément d’un long oubli.
Sur la première photo, je suis en train de manger avec appétit, probablement un de ces mueslis dont je parlais, assis dans la cour de la maison de Muhammad Ali. La fille sur la droite est, si je ne me trompe pas, Catherine, l’une des deux sœurs qui avaient si bien su me torturer psychologiquement, se moquant sans cesse de ma très grande naïveté.
La deuxième photo a été prise devant une boutique de produits artisanaux dont on peut lire l’enseigne « Tourist Corner ». Et quel beau groupe de touristes nous sommes, au premier plan, posant fraternellement avec quelques gens du cru ! Partant de la gauche, le troisième n’est autre que Muhammad Ali, puis deux personnes plus loin, au milieu du groupe, c’est moi-même (j’ai mis un cache par souci de conserver mon anonymat). Plus loin, sur ma gauche, Muhammad Hussein portant un magnifique chandail à losanges. Puis un certain Ricardo, un Espagnol, et enfin un certain Roger, portant langi et casquette à la française….
La troisième photo, prise à Rawalpindi (pas par moi), réunit les fameux « trois frères Muhammad » : Md Ali, Md Hassan et Md Hussein, de la gauche à la droite. Ils auraient pu être de parfaits compagnons pour David Hicks en Afghanistan, et je n’ai pas le moindre doute que les Américains leur auraient fait l’honneur de cellules de choix à Guantanamo Bay s’ils leur avaient mis la main dessus. Mais il s’agissait d’une toute autre époque, peut-être plus heureuse, plus innocente, et les Trois Muhammads étaient plutôt de doux rêveurs qu’autre chose….
Les deux dernières photos montrent que même si je ne disposais que de quelques petites heures pour prendre des photos-souvenirs à Madian, j’avais bien su penser à documenter la botanique du lieu : voici donc deux belles photos de ces magnifiques plantes de « tcharss » qui poussaient un peu partout dans la nature qui nous entourait. Les connaisseurs sauront ….
Les voici donc, surgies inespérément d’un long oubli.
Sur la première photo, je suis en train de manger avec appétit, probablement un de ces mueslis dont je parlais, assis dans la cour de la maison de Muhammad Ali. La fille sur la droite est, si je ne me trompe pas, Catherine, l’une des deux sœurs qui avaient si bien su me torturer psychologiquement, se moquant sans cesse de ma très grande naïveté.
La deuxième photo a été prise devant une boutique de produits artisanaux dont on peut lire l’enseigne « Tourist Corner ». Et quel beau groupe de touristes nous sommes, au premier plan, posant fraternellement avec quelques gens du cru ! Partant de la gauche, le troisième n’est autre que Muhammad Ali, puis deux personnes plus loin, au milieu du groupe, c’est moi-même (j’ai mis un cache par souci de conserver mon anonymat). Plus loin, sur ma gauche, Muhammad Hussein portant un magnifique chandail à losanges. Puis un certain Ricardo, un Espagnol, et enfin un certain Roger, portant langi et casquette à la française….
La troisième photo, prise à Rawalpindi (pas par moi), réunit les fameux « trois frères Muhammad » : Md Ali, Md Hassan et Md Hussein, de la gauche à la droite. Ils auraient pu être de parfaits compagnons pour David Hicks en Afghanistan, et je n’ai pas le moindre doute que les Américains leur auraient fait l’honneur de cellules de choix à Guantanamo Bay s’ils leur avaient mis la main dessus. Mais il s’agissait d’une toute autre époque, peut-être plus heureuse, plus innocente, et les Trois Muhammads étaient plutôt de doux rêveurs qu’autre chose….
Les deux dernières photos montrent que même si je ne disposais que de quelques petites heures pour prendre des photos-souvenirs à Madian, j’avais bien su penser à documenter la botanique du lieu : voici donc deux belles photos de ces magnifiques plantes de « tcharss » qui poussaient un peu partout dans la nature qui nous entourait. Les connaisseurs sauront ….
Bravo pour ce récit magnifique, que je découvre avec des années de retard ! Sacré voyage, sacrée époque... Une question me taraude, en espérant que tu sois encore là pour y répondre : comment se passait la cohabitation entre votre groupe de toxicos et la population pakistanaise, que j'imagine quand même assez religieuse et conservatrice, même dans les années 70 ? Ceux qui pouvaient tirer quelques roupies de votre présence étaient assez contents, mais les autres ?
Question posée en l'air, en espérant qu'elle retombe sur quelqu'un 😎
Encore une fois, quel récit... C'est autre chose que les voyages Instagram !!
Encore une fois, quel récit... C'est autre chose que les voyages Instagram !!
Bravo pour ce récit magnifique, que je découvre avec des années de retard ! Sacré voyage, sacrée époque... Une question me taraude, en espérant que tu sois encore là pour y répondre : comment se passait la cohabitation entre votre groupe de toxicos et la population pakistanaise, que j'imagine quand même assez religieuse et conservatrice, même dans les années 70 ? Ceux qui pouvaient tirer quelques roupies de votre présence étaient assez contents, mais les autres ?
Question posée en l'air, en espérant qu'elle retombe sur quelqu'un 😎
Encore une fois, quel récit... C'est autre chose que les voyages Instagram !!
Bonjour,
Oui, je suis toujours là ! Je suis comme les mauvaises herbes (heuh heuh heuh ! 😉) : impossible de s’en débarrasser !
Je te remercie tout d’abord pour avoir lu mon récit - mieux vaut tard que jamais – et pour l’avoir apprécié. Tu m’en vois ravi. Et ta question est excellente, je vais donc essayer d’y apporter une réponse, même si mon souvenir de cette époque si lointaine commence à être bien embrumé. Rien à voir avec l’usage excessif de certaines médecines « parallèles », c’est dû à l’accumulation d’autres expériences avec le demi-siècle qui s’est écoulé depuis !
La population Pakistanaise était effectivement très religieuse et de plus d’un conservatisme en béton armé, surtout dans ces zones tribales où je me trouvais (cela n’a pas beaucoup changé, je crois). Le fait qu’il était possible de voyager de cette façon montre cependant que la population locale savait se montrer suffisamment tolérante. Sans doute les gens avaient d’autres « chats à fouetter » que de trop s’inquiéter de la présence de ces jeunes Occidentaux débraillés et vivant en pleine promiscuité. Il y avait pas mal de problèmes sociaux-politiques au Pakistan, déjà à cette époque, et les gens avaient aussi tout simplement le besoin de vaquer à leurs propres occupations pour s’assurer du repas suivant.
Mais je suis certain qu’ils étaient choqués de nous voir. Beaucoup devaient ressentir mépris et dégoût. Pour les Pashtouns ultra-machos du nord du Pakistan, moi et mes semblables nous devions être des petites merdes !
Parfois, je ressens une petite nostalgie. J’aimerais bien retourner au Pakistan. Mais ce n’est pas le pays le plus tranquille, c’est le moins qu’on puisse dire, et il y a tant d’autres endroits intéressants où aller !
Ta dernière remarque : les « voyages Instagram ». Que l’on m’en excuse, je sais bien qu’il y a 1000 façons de voyager, mais à d’autres ! Cela dit, je reconnais que les conditions ont énormément changé depuis les années 60-70 de ma jeunesse. Je me pose assez souvent des questions quand je vois de nos jours toutes ces discussions sur les voyages et la facilité avec laquelle on peut faire ses réservations de vol, de train, de bus, d’hôtel, les aéroports bondés de gens, la gangrène Airbnb etc etc. Je me retrouve moi-même à faire des réservations plus de 6 mois à l’avance, j’y suis bien obligé pour l’avion.
La facilité tue le voyage. On n’a bien sûr pas besoin de se transformer en vagabond comme je l’avais fait pour faire un beau voyage, mais on aimerait bien pouvoir improviser un peu plus !
Je regardais hier soir un documentaire sur la Papouasie de l’Ouest, la moitié de la Nouvelle Guinée qui se trouve sous contrôle Indonésien : voila une partie du monde où voyager serait encore une aventure, mais à quel prix et avec quels risques alors ! C’est un euphémisme de dire que ce n’est vraiment pas pour tout le monde ! Le documentaire m’avait bien accroché, ayant passé moi-même une année entière sur la côte nord de l’île, à des centaines de kms de la route la plus proche… Mais je digresse.
La vraie question : pour les jeunes générations, que reste-t-il de bien à faire, quelles opportunités ? Il y a cette angoisse de la sécurité matérielle aujourd’hui-même (l’emploi) et du futur (fonder une famille, s’assurer une retraite correcte). Il y a aussi cette avidité récurrente de « rencontrer la tribu X » ou de « découvrir les cachalots Y ou les papillons Y ». Des signes évidents d’un malaise identitaire généralisé : le désespoir de se forger un petit quelque chose qui démarque du reste, de se trouver des petits radeaux psychologiques auxquels se raccrocher pour se rassurer de sa valeur personnelle. On l’a souvent dit, la génération du « baby boom » d’après-guerre (la mienne) a eu beaucoup de chance.
Je suis trop négatif, il reste la possibilité de rencontrer les gens, tout simplement, où qu’on aille, de goûter leur gentillesse (pour preuve: photo de ma compagne Y en Inde il y a quelques mois). C’est l’attitude qui compte. Mais encore faut-il s’en donner la possibilité, et un peu de temps pour commencer : un grand « Non » aux voyages organisés !
Encore une fois, quel récit... C'est autre chose que les voyages Instagram !!
Bonjour,
Oui, je suis toujours là ! Je suis comme les mauvaises herbes (heuh heuh heuh ! 😉) : impossible de s’en débarrasser !
Je te remercie tout d’abord pour avoir lu mon récit - mieux vaut tard que jamais – et pour l’avoir apprécié. Tu m’en vois ravi. Et ta question est excellente, je vais donc essayer d’y apporter une réponse, même si mon souvenir de cette époque si lointaine commence à être bien embrumé. Rien à voir avec l’usage excessif de certaines médecines « parallèles », c’est dû à l’accumulation d’autres expériences avec le demi-siècle qui s’est écoulé depuis !
La population Pakistanaise était effectivement très religieuse et de plus d’un conservatisme en béton armé, surtout dans ces zones tribales où je me trouvais (cela n’a pas beaucoup changé, je crois). Le fait qu’il était possible de voyager de cette façon montre cependant que la population locale savait se montrer suffisamment tolérante. Sans doute les gens avaient d’autres « chats à fouetter » que de trop s’inquiéter de la présence de ces jeunes Occidentaux débraillés et vivant en pleine promiscuité. Il y avait pas mal de problèmes sociaux-politiques au Pakistan, déjà à cette époque, et les gens avaient aussi tout simplement le besoin de vaquer à leurs propres occupations pour s’assurer du repas suivant.
Mais je suis certain qu’ils étaient choqués de nous voir. Beaucoup devaient ressentir mépris et dégoût. Pour les Pashtouns ultra-machos du nord du Pakistan, moi et mes semblables nous devions être des petites merdes !
Parfois, je ressens une petite nostalgie. J’aimerais bien retourner au Pakistan. Mais ce n’est pas le pays le plus tranquille, c’est le moins qu’on puisse dire, et il y a tant d’autres endroits intéressants où aller !
Ta dernière remarque : les « voyages Instagram ». Que l’on m’en excuse, je sais bien qu’il y a 1000 façons de voyager, mais à d’autres ! Cela dit, je reconnais que les conditions ont énormément changé depuis les années 60-70 de ma jeunesse. Je me pose assez souvent des questions quand je vois de nos jours toutes ces discussions sur les voyages et la facilité avec laquelle on peut faire ses réservations de vol, de train, de bus, d’hôtel, les aéroports bondés de gens, la gangrène Airbnb etc etc. Je me retrouve moi-même à faire des réservations plus de 6 mois à l’avance, j’y suis bien obligé pour l’avion.
La facilité tue le voyage. On n’a bien sûr pas besoin de se transformer en vagabond comme je l’avais fait pour faire un beau voyage, mais on aimerait bien pouvoir improviser un peu plus !
Je regardais hier soir un documentaire sur la Papouasie de l’Ouest, la moitié de la Nouvelle Guinée qui se trouve sous contrôle Indonésien : voila une partie du monde où voyager serait encore une aventure, mais à quel prix et avec quels risques alors ! C’est un euphémisme de dire que ce n’est vraiment pas pour tout le monde ! Le documentaire m’avait bien accroché, ayant passé moi-même une année entière sur la côte nord de l’île, à des centaines de kms de la route la plus proche… Mais je digresse.
La vraie question : pour les jeunes générations, que reste-t-il de bien à faire, quelles opportunités ? Il y a cette angoisse de la sécurité matérielle aujourd’hui-même (l’emploi) et du futur (fonder une famille, s’assurer une retraite correcte). Il y a aussi cette avidité récurrente de « rencontrer la tribu X » ou de « découvrir les cachalots Y ou les papillons Y ». Des signes évidents d’un malaise identitaire généralisé : le désespoir de se forger un petit quelque chose qui démarque du reste, de se trouver des petits radeaux psychologiques auxquels se raccrocher pour se rassurer de sa valeur personnelle. On l’a souvent dit, la génération du « baby boom » d’après-guerre (la mienne) a eu beaucoup de chance.
Je suis trop négatif, il reste la possibilité de rencontrer les gens, tout simplement, où qu’on aille, de goûter leur gentillesse (pour preuve: photo de ma compagne Y en Inde il y a quelques mois). C’est l’attitude qui compte. Mais encore faut-il s’en donner la possibilité, et un peu de temps pour commencer : un grand « Non » aux voyages organisés !
Bonjour, je viens de parcourir vos posts ici, c'est incroyabel. Pourquoi n'écrivez-vous pas un livre? Par ailleurs, vous vivez en Thaïlande? Si un jour je passe là-bas, on pourrait se rencontrer pour que vous me parliez de vos aventures? 🙂
Bonjour, je viens de parcourir vos posts ici, c'est incroyabel. Pourquoi n'écrivez-vous pas un livre? Par ailleurs, vous vivez en Thaïlande? Si un jour je passe là-bas, on pourrait se rencontrer pour que vous me parliez de vos aventures? 🙂
Bonjour,
Merci, ça semble être un gros compliment 🙂, mais qu’est-ce qui est incroyable, au juste ? Ce voyage « en Orient » ou l’ensemble (ce que je raconte ou décris dans d’autres postes) ? J’ai bien pensé à écrire un livre, et j’ai d’ailleurs commencé (il y a longtemps), mais la flemme et tout un tas d’autres choses… ça m'a ralenti!
Je suis ces jours-ci en Thaïlande quelques mois par an, j’essaie de ne pas y rester quand le climat devient trop chaud. Le reste du temps, je navigue ! Mais si vous passez en Thaïlande et avez envie de voir autre chose que le Disneyland que tant de gens croient être la Thaïlande, il suffit de faire signe. Y (ma compagne) a une maison assez grande et confortable dans un petit village paumé. Ça ne coûte rien d’y passer quelques temps, il suffit de payer une bière, voire un whisky, de temps à autre !
Bonjour,
Merci, ça semble être un gros compliment 🙂, mais qu’est-ce qui est incroyable, au juste ? Ce voyage « en Orient » ou l’ensemble (ce que je raconte ou décris dans d’autres postes) ? J’ai bien pensé à écrire un livre, et j’ai d’ailleurs commencé (il y a longtemps), mais la flemme et tout un tas d’autres choses… ça m'a ralenti!
Je suis ces jours-ci en Thaïlande quelques mois par an, j’essaie de ne pas y rester quand le climat devient trop chaud. Le reste du temps, je navigue ! Mais si vous passez en Thaïlande et avez envie de voir autre chose que le Disneyland que tant de gens croient être la Thaïlande, il suffit de faire signe. Y (ma compagne) a une maison assez grande et confortable dans un petit village paumé. Ça ne coûte rien d’y passer quelques temps, il suffit de payer une bière, voire un whisky, de temps à autre !
Bonjour, je viens de parcourir vos posts ici, c'est incroyabel. Pourquoi n'écrivez-vous pas un livre? Par ailleurs, vous vivez en Thaïlande? Si un jour je passe là-bas, on pourrait se rencontrer pour que vous me parliez de vos aventures? 🙂
Bonjour,
Merci, ça semble être un gros compliment 🙂, mais qu’est-ce qui est incroyable, au juste ? Ce voyage « en Orient » ou l’ensemble (ce que je raconte ou décris dans d’autres postes) ? J’ai bien pensé à écrire un livre, et j’ai d’ailleurs commencé (il y a longtemps), mais la flemme et tout un tas d’autres choses… ça m'a ralenti!
Je suis ces jours-ci en Thaïlande quelques mois par an, j’essaie de ne pas y rester quand le climat devient trop chaud. Le reste du temps, je navigue ! Mais si vous passez en Thaïlande et avez envie de voir autre chose que le Disneyland que tant de gens croient être la Thaïlande, il suffit de faire signe. Y (ma compagne) a une maison assez grande et confortable dans un petit village paumé. Ça ne coûte rien d’y passer quelques temps, il suffit de payer une bière, voire un whisky, de temps à autre !
Ce qui est incroyable c'est que tout ce que vous décrivez me semble tellement loin de ce que les voyageurs vivent aujourd'hui. Pas de visites de lieux touristiques, pas de randonnées avec guide, pas de musées... Vivre loin de tout dans cette communauté au Pakistan, comme dans un monde à part. Bien sûr il y a aussi la drogue, mais ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui; ça a dû être difficile de redescendre sur terre.
Et puis la communauté devait comporter des personnages hauts en couleurs, même si pas forcément sympathiques, et les Pakistanais devaient se poser de drôles de questions vous concernant. J'ai l'impression qu'il est facile d'appréhender les touristes, mais des gens comme vous qui pour certains ne devaient même pas savoir ce qu'ils faisaient là, ça devait être une énigme incroyable. J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
J'espère que vous profitez bien de votre vie en Thaïlande et qu'un jour je vous rencontrerai (même si je crois que je n'oserai pas vous déranger, malgré l'invitation...).
Bonjour,
Merci, ça semble être un gros compliment 🙂, mais qu’est-ce qui est incroyable, au juste ? Ce voyage « en Orient » ou l’ensemble (ce que je raconte ou décris dans d’autres postes) ? J’ai bien pensé à écrire un livre, et j’ai d’ailleurs commencé (il y a longtemps), mais la flemme et tout un tas d’autres choses… ça m'a ralenti!
Je suis ces jours-ci en Thaïlande quelques mois par an, j’essaie de ne pas y rester quand le climat devient trop chaud. Le reste du temps, je navigue ! Mais si vous passez en Thaïlande et avez envie de voir autre chose que le Disneyland que tant de gens croient être la Thaïlande, il suffit de faire signe. Y (ma compagne) a une maison assez grande et confortable dans un petit village paumé. Ça ne coûte rien d’y passer quelques temps, il suffit de payer une bière, voire un whisky, de temps à autre !
Ce qui est incroyable c'est que tout ce que vous décrivez me semble tellement loin de ce que les voyageurs vivent aujourd'hui. Pas de visites de lieux touristiques, pas de randonnées avec guide, pas de musées... Vivre loin de tout dans cette communauté au Pakistan, comme dans un monde à part. Bien sûr il y a aussi la drogue, mais ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui; ça a dû être difficile de redescendre sur terre.
Et puis la communauté devait comporter des personnages hauts en couleurs, même si pas forcément sympathiques, et les Pakistanais devaient se poser de drôles de questions vous concernant. J'ai l'impression qu'il est facile d'appréhender les touristes, mais des gens comme vous qui pour certains ne devaient même pas savoir ce qu'ils faisaient là, ça devait être une énigme incroyable. J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
J'espère que vous profitez bien de votre vie en Thaïlande et qu'un jour je vous rencontrerai (même si je crois que je n'oserai pas vous déranger, malgré l'invitation...).
Vivre loin de tout dans cette communauté au Pakistan, comme dans un monde à part.
ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui
Justement... Je vais être volontairement provocateur 😎, mais quelle différence (confort mis à part évidemment) entre ceux qui vivent entre eux au Pakistan et ceux qui vivent entre eux dans un 4* en bord de mer ? Dans les deux cas il n'y a pas vraiment d'interactions avec les gens. Or qu'est-ce qu'un voyage sans interactions ?
Ce voyage me fascine vraiment par son lieu (Afghanistan, Pakistan, waou 😮), par contre le côté communautaire et Hélène et les garçons, bof bof...
J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
En l'occurrence c'est plus à côté qu'avec, mais effectivement ce serait super intéressant.
ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui
Justement... Je vais être volontairement provocateur 😎, mais quelle différence (confort mis à part évidemment) entre ceux qui vivent entre eux au Pakistan et ceux qui vivent entre eux dans un 4* en bord de mer ? Dans les deux cas il n'y a pas vraiment d'interactions avec les gens. Or qu'est-ce qu'un voyage sans interactions ?
Ce voyage me fascine vraiment par son lieu (Afghanistan, Pakistan, waou 😮), par contre le côté communautaire et Hélène et les garçons, bof bof...
J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
En l'occurrence c'est plus à côté qu'avec, mais effectivement ce serait super intéressant.
Ce qui est incroyable c'est que tout ce que vous décrivez me semble tellement loin de ce que les voyageurs vivent aujourd'hui. Pas de visites de lieux touristiques, pas de randonnées avec guide, pas de musées...
La vallée de la Swat mériterait bien d’être classée comme « lieu touristique » … si ce n’était pour son inaccessibilité de nos jours (logistique + risques sécuritaires) ! Comme toutes ces régions montagneuses de l'Asie Centrale et du sous-continent Indien, c'est magnifique! Je crois que la seule fois que j’ai pris un guide, c’était pour monter sur le volcan Sinabung, à Sumatra, et descendre dans le cratère. J’en ai encore des sueurs dans le dos, rien que d’y penser. Le volcan est entré 2 ou 3 fois en éruption depuis ma visite….
…. ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui; ça a dû être difficile de redescendre sur terre.
C’est bien dit. Près d’un demi-siècle plus tard, c’est un peu comme cela que je le ressens. Quant à « redescendre sur terre », j’ai raconté mon retour à la Page 10. Débarquant à Charles De Gaulle :
« C’est que depuis quelques jours je ne me faisais plus le moindre souci au monde. Sorti du Pakistan, j’avais l’impression que plus aucun mal ne pouvait m’arriver. Je me foutais complètement de tout. Ne pesant que 50 kilos, je me sentais léger et serein et j’avais l’impression de flotter à 20 centimètres du sol. Je me moquais totalement des quelques regards curieux dans le métro. J’étais en route vers un endroit où je puisse enfin me reposer, commencer à penser aux moyens de me rétablir, et récupérer ma mise.
Voilà donc, j’ai atteint le bout de mon récit. Je me retrouve tel le marin de Sailor’s Tale, ce morceau fou et superbe de King Crimson (dans leur superbe album Islands) : on imagine le marin, de retour d’un voyage fantastique, narrer ses aventures, et ça tourne rapidement au délire et au cauchemar. Faites confiance à Robert Fripp pour bien vous taper dans la figure ! Son solo de guitare est tout simplement démentiel : c’est le « bad trip » ultime. Pour ce qui est des « îles », but mythique de bien des voyages, quelqu’un a suggéré que ce morceau fait à lui seul toutes les « faces cachées » (et potentiellement dangereuses) dont vous aurez jamais besoin !
Tel le marin de King Crimson, j’ai donc raconté ma version personnelle et vécue d’un voyage qui a mal tourné. Récapitulons ! Je ne pesais que 50 kilos à mon retour du Pakistan. J’avais l’hépatite virale, des parasites intestinaux, des plaies qui n’avaient pas guéri depuis plusieurs semaines et même des poux dans les cheveux. J’étais rentré au bercail sans passeport, n’ayant qu’un bout de papier comme preuve de mon identité. Je n’étais vêtu que d’un simple pyjama pakistanais élimé et n’avais comme bagage qu’un baluchon de 2 ou 3 kilos. Dire que j’étais une épave serait aller un peu loin, mais il y avait un peu de ça !
Évidemment, on avait voulu m’hospitaliser mais j’avais refusé. On ne pouvait pas m’y forcer. À quoi bon ? Je savais bien qu’on ne pouvait pas faire grand-chose contre l’hépatite virale, sinon m’astreindre à un repos total et à manger très léger. Je pouvais donc gérer ma convalescence tout seul. J’avais d’ailleurs commencé à retrouver un petit peu d’appétit dès Kaboul. De retour en France, j’étais comme au paradis. Je me levais la nuit pour me faire des chocolats chauds : n’avoir qu’à ouvrir le gaz et à craquer une allumette pour réchauffer le lait, cela tenait presque du miracle après le manque de confort de mon séjour involontaire au Pakistan. Il ne me fallut que quelques mois pour me rétablir et retrouver un poids normal, et je sus abandonner les quelques mauvaises manies que j’avais adoptées au Pakistan. Quant à la tête, il me fallut quand-même quelques mois pour remettre les pieds sur terre. »
… et les Pakistanais devaient se poser de drôles de questions vous concernant. J'ai l'impression qu'il est facile d'appréhender les touristes, mais des gens comme vous qui pour certains ne devaient même pas savoir ce qu'ils faisaient là, ça devait être une énigme incroyable. J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
Cela me plairait bien aussi, d’entendre des Pakistanais comment ils vivaient cette co-existence.
La vallée de la Swat mériterait bien d’être classée comme « lieu touristique » … si ce n’était pour son inaccessibilité de nos jours (logistique + risques sécuritaires) ! Comme toutes ces régions montagneuses de l'Asie Centrale et du sous-continent Indien, c'est magnifique! Je crois que la seule fois que j’ai pris un guide, c’était pour monter sur le volcan Sinabung, à Sumatra, et descendre dans le cratère. J’en ai encore des sueurs dans le dos, rien que d’y penser. Le volcan est entré 2 ou 3 fois en éruption depuis ma visite….
…. ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui; ça a dû être difficile de redescendre sur terre.
C’est bien dit. Près d’un demi-siècle plus tard, c’est un peu comme cela que je le ressens. Quant à « redescendre sur terre », j’ai raconté mon retour à la Page 10. Débarquant à Charles De Gaulle :
« C’est que depuis quelques jours je ne me faisais plus le moindre souci au monde. Sorti du Pakistan, j’avais l’impression que plus aucun mal ne pouvait m’arriver. Je me foutais complètement de tout. Ne pesant que 50 kilos, je me sentais léger et serein et j’avais l’impression de flotter à 20 centimètres du sol. Je me moquais totalement des quelques regards curieux dans le métro. J’étais en route vers un endroit où je puisse enfin me reposer, commencer à penser aux moyens de me rétablir, et récupérer ma mise.
Voilà donc, j’ai atteint le bout de mon récit. Je me retrouve tel le marin de Sailor’s Tale, ce morceau fou et superbe de King Crimson (dans leur superbe album Islands) : on imagine le marin, de retour d’un voyage fantastique, narrer ses aventures, et ça tourne rapidement au délire et au cauchemar. Faites confiance à Robert Fripp pour bien vous taper dans la figure ! Son solo de guitare est tout simplement démentiel : c’est le « bad trip » ultime. Pour ce qui est des « îles », but mythique de bien des voyages, quelqu’un a suggéré que ce morceau fait à lui seul toutes les « faces cachées » (et potentiellement dangereuses) dont vous aurez jamais besoin !
Tel le marin de King Crimson, j’ai donc raconté ma version personnelle et vécue d’un voyage qui a mal tourné. Récapitulons ! Je ne pesais que 50 kilos à mon retour du Pakistan. J’avais l’hépatite virale, des parasites intestinaux, des plaies qui n’avaient pas guéri depuis plusieurs semaines et même des poux dans les cheveux. J’étais rentré au bercail sans passeport, n’ayant qu’un bout de papier comme preuve de mon identité. Je n’étais vêtu que d’un simple pyjama pakistanais élimé et n’avais comme bagage qu’un baluchon de 2 ou 3 kilos. Dire que j’étais une épave serait aller un peu loin, mais il y avait un peu de ça !
Évidemment, on avait voulu m’hospitaliser mais j’avais refusé. On ne pouvait pas m’y forcer. À quoi bon ? Je savais bien qu’on ne pouvait pas faire grand-chose contre l’hépatite virale, sinon m’astreindre à un repos total et à manger très léger. Je pouvais donc gérer ma convalescence tout seul. J’avais d’ailleurs commencé à retrouver un petit peu d’appétit dès Kaboul. De retour en France, j’étais comme au paradis. Je me levais la nuit pour me faire des chocolats chauds : n’avoir qu’à ouvrir le gaz et à craquer une allumette pour réchauffer le lait, cela tenait presque du miracle après le manque de confort de mon séjour involontaire au Pakistan. Il ne me fallut que quelques mois pour me rétablir et retrouver un poids normal, et je sus abandonner les quelques mauvaises manies que j’avais adoptées au Pakistan. Quant à la tête, il me fallut quand-même quelques mois pour remettre les pieds sur terre. »
… et les Pakistanais devaient se poser de drôles de questions vous concernant. J'ai l'impression qu'il est facile d'appréhender les touristes, mais des gens comme vous qui pour certains ne devaient même pas savoir ce qu'ils faisaient là, ça devait être une énigme incroyable. J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
Cela me plairait bien aussi, d’entendre des Pakistanais comment ils vivaient cette co-existence.
Bonjour,
Je viens de voir tes commentaires, juste après avoir répondu à Michabak73.
C’est juste, c’était plus « vivre à coté de » que « vivre avec ». Donc la vie communautaire, c’est plutôt entre Occidentaux et je comprends que cela ne puisse pas autant intéresser que ce qui touche au pays et aux gens du cru. Mais il faut aussi avoir l’esprit large : les interactions avec d’autres voyageurs, ça fait aussi partie du voyage, même si personnellement je recherche plus, dans la mesure du possible, les contacts avec les locaux qu’avec les étrangers. C'est pour ça que je fais souvent de gros efforts pour apprendre un peu la langue locale, ça aide beaucoup.
C’est juste, c’était plus « vivre à coté de » que « vivre avec ». Donc la vie communautaire, c’est plutôt entre Occidentaux et je comprends que cela ne puisse pas autant intéresser que ce qui touche au pays et aux gens du cru. Mais il faut aussi avoir l’esprit large : les interactions avec d’autres voyageurs, ça fait aussi partie du voyage, même si personnellement je recherche plus, dans la mesure du possible, les contacts avec les locaux qu’avec les étrangers. C'est pour ça que je fais souvent de gros efforts pour apprendre un peu la langue locale, ça aide beaucoup.
Mais il faut aussi avoir l’esprit large : les interactions avec d’autres voyageurs, ça fait aussi partie du voyage.
Tout juste, d'ailleurs je suis le premier à me "jeter" sur le premier occidental qui passe après quelques semaines seul en Chine. J'étais provocateur, je l'ai précisé 😎
Tout juste, d'ailleurs je suis le premier à me "jeter" sur le premier occidental qui passe après quelques semaines seul en Chine. J'étais provocateur, je l'ai précisé 😎
Oui, j'avais lu le passage sur votre retour (j'ai tout lu en fait). 🙂
Quant au regard des Pakistanais (ou des Iraniens, des Turcs, des Afghans, des Népalais, etc.), peut-être y a-t-il un voyageforum où ils discutent aussi de ce temps-là, quand leur pays était visité par tout un tas de gens bizarres (j'imagine qu'ils les trouvaient bizarres) comme nous le faisons en ce moment... 😛
Quant au regard des Pakistanais (ou des Iraniens, des Turcs, des Afghans, des Népalais, etc.), peut-être y a-t-il un voyageforum où ils discutent aussi de ce temps-là, quand leur pays était visité par tout un tas de gens bizarres (j'imagine qu'ils les trouvaient bizarres) comme nous le faisons en ce moment... 😛
Vivre loin de tout dans cette communauté au Pakistan, comme dans un monde à part.
ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui
Justement... Je vais être volontairement provocateur 😎, mais quelle différence (confort mis à part évidemment) entre ceux qui vivent entre eux au Pakistan et ceux qui vivent entre eux dans un 4* en bord de mer ? Dans les deux cas il n'y a pas vraiment d'interactions avec les gens. Or qu'est-ce qu'un voyage sans interactions ?
Ce voyage me fascine vraiment par son lieu (Afghanistan, Pakistan, waou 😮), par contre le côté communautaire et Hélène et les garçons, bof bof...
J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
En l'occurrence c'est plus à côté qu'avec, mais effectivement ce serait super intéressant.
Ils étaient quand même dans des villages, des lieux qui n'étaient pas construits pour les touristes (comme certains resorts) et puis il y a des rencontres, comme celles avec les frères Muhammad. Mais oui, vous avez raison, la vie en communauté semble être avant tout celle des Européens réunis autour du hash comme d'autres le sont autour de la plongée sous-marine. Mais ça reste une époque fabuleuse où le tourisme n'était quand même pas aussi développé qu'aujourd'hui, non?
ce que je trouve fascinant, c'est que ce voyage est comme hors du temps et hors de l'espace, comme une espèce de long rêve avec son rythme et sa logique à lui
Justement... Je vais être volontairement provocateur 😎, mais quelle différence (confort mis à part évidemment) entre ceux qui vivent entre eux au Pakistan et ceux qui vivent entre eux dans un 4* en bord de mer ? Dans les deux cas il n'y a pas vraiment d'interactions avec les gens. Or qu'est-ce qu'un voyage sans interactions ?
Ce voyage me fascine vraiment par son lieu (Afghanistan, Pakistan, waou 😮), par contre le côté communautaire et Hélène et les garçons, bof bof...
J'adorererais pouvoir lire l'autre facette de l'histoire : que des Pakistanais racontent le temps qu'ils ont passé avec vous!
En l'occurrence c'est plus à côté qu'avec, mais effectivement ce serait super intéressant.
Ils étaient quand même dans des villages, des lieux qui n'étaient pas construits pour les touristes (comme certains resorts) et puis il y a des rencontres, comme celles avec les frères Muhammad. Mais oui, vous avez raison, la vie en communauté semble être avant tout celle des Européens réunis autour du hash comme d'autres le sont autour de la plongée sous-marine. Mais ça reste une époque fabuleuse où le tourisme n'était quand même pas aussi développé qu'aujourd'hui, non?
C’est juste, c’était plus « vivre à coté de » que « vivre avec ». Donc la vie communautaire, c’est plutôt entre Occidentaux et je comprends que cela ne puisse pas autant intéresser que ce qui touche au pays et aux gens du cru. Mais il faut aussi avoir l’esprit large : les interactions avec d’autres voyageurs, ça fait aussi partie du voyage...
Pour continuer sur cette lancée : pourquoi ne parler que de « son » voyage et non du voyage des autres ? Dans mon récit, je parle de plusieurs voyageurs qui ont leurs propres versions du voyage. Des versions qui ne sont d’ailleurs pas passées de mode, loin de là ! Tout un chacun pourra se reconnaitre dans cette petite liste :
- Le Frimeur : peut-être la catégorie la plus nombreuse. Les deux sœurs Martine et Catherine en sont de bons exemples. Ceux/celles qui se font mousser de leur connaissance du pays et de leur expérience de « grand voyageur ». Une attitude parfois encombrée de suffisance et d’arrogance. Souvent, c’est repérable à toute une panoplie d’insignes démontrant la « qualité » de la personne, comme des médailles et des uniformes militaires : habits soi-disant du cru (quitte à passer pour un clown), tatouages ethniques, chevelures différentes etc. On remarque aussi parfois une tendance à marcher à grands pas de façon à être bien vu et reconnu par tous. - Le Rêveur : les « frères Muhammad », qui avaient échangé leur identité occidentale pour celle, idéalisée, de malangs, ces vagabonds mystiques Musulmans du Pakistan. Car tant qu’on y est, hein, plus on ose aller loin, mieux c’est ! Je me trouvais peut-être dans cette catégorie, « a mi manera » (comme le dit la chanson). - Les Joyeux Vadrouilleurs : mes amis Denis et Lucien. Un peu de frime et un peu de rêve, comme un peu tout le monde bien sûr, mais suffisamment réalistes pour ne pas pousser trop loin, et suffisamment honnêtes pour ne pas tomber dans les catégories du Profiteur ou de l’Arnaqueur (voir plus loin).
Il y a en fait un point commun dans tout ça : la recherche de l’évasion. Comme dit, c’est toujours d’actualité. Et n’est-ce pas là une bonne définition du voyage ?
Ma liste n’est sans doute pas exhaustive. Je me limiterai ici à deux catégories de plus :
- Le Profiteur : mon ami Jacques, vivant aux crochets de Germaine. - L’Arnaqueur : mon voleur Carlos ! Méfiez-vous de vos compagnons de voyage, ils ne sont pas tous très catholiques ou kashrout (« kosher » en Anglais) !
Pour continuer sur cette lancée : pourquoi ne parler que de « son » voyage et non du voyage des autres ? Dans mon récit, je parle de plusieurs voyageurs qui ont leurs propres versions du voyage. Des versions qui ne sont d’ailleurs pas passées de mode, loin de là ! Tout un chacun pourra se reconnaitre dans cette petite liste :
- Le Frimeur : peut-être la catégorie la plus nombreuse. Les deux sœurs Martine et Catherine en sont de bons exemples. Ceux/celles qui se font mousser de leur connaissance du pays et de leur expérience de « grand voyageur ». Une attitude parfois encombrée de suffisance et d’arrogance. Souvent, c’est repérable à toute une panoplie d’insignes démontrant la « qualité » de la personne, comme des médailles et des uniformes militaires : habits soi-disant du cru (quitte à passer pour un clown), tatouages ethniques, chevelures différentes etc. On remarque aussi parfois une tendance à marcher à grands pas de façon à être bien vu et reconnu par tous. - Le Rêveur : les « frères Muhammad », qui avaient échangé leur identité occidentale pour celle, idéalisée, de malangs, ces vagabonds mystiques Musulmans du Pakistan. Car tant qu’on y est, hein, plus on ose aller loin, mieux c’est ! Je me trouvais peut-être dans cette catégorie, « a mi manera » (comme le dit la chanson). - Les Joyeux Vadrouilleurs : mes amis Denis et Lucien. Un peu de frime et un peu de rêve, comme un peu tout le monde bien sûr, mais suffisamment réalistes pour ne pas pousser trop loin, et suffisamment honnêtes pour ne pas tomber dans les catégories du Profiteur ou de l’Arnaqueur (voir plus loin).
Il y a en fait un point commun dans tout ça : la recherche de l’évasion. Comme dit, c’est toujours d’actualité. Et n’est-ce pas là une bonne définition du voyage ?
Ma liste n’est sans doute pas exhaustive. Je me limiterai ici à deux catégories de plus :
- Le Profiteur : mon ami Jacques, vivant aux crochets de Germaine. - L’Arnaqueur : mon voleur Carlos ! Méfiez-vous de vos compagnons de voyage, ils ne sont pas tous très catholiques ou kashrout (« kosher » en Anglais) !
Mais ça reste une époque fabuleuse où le tourisme n'était quand même pas aussi développé qu'aujourd'hui, non?
C'est une période que nous ne connaîtrons jamais, et ce sont des pays dans lesquels nous ne pourront jamais plus aller aussi librement... 😕
Allons, allons, il ne faut pas être aussi négatif ! 😕 De nos jours, on peut s’improviser un petit week-end à Dubrovnic ou à Barcelone comme ça, du jour au lendemain, en 2 temps – 3 mouvements sur son écran ! 😎 Et puis on est certain de s’y retrouver avec un paquet de voyageurs avec lesquels on pourra sympathiser. 🙂 Ah, ne pas oublier, sans avoir à changer de régime alimentaire car on n’aura aucun mal à y trouver sa pizza ou son kebab préféré ! 😄
Le pied quoi ! Comme quoi c’est bien vrai, on n’arrête pas le progrès ! 😐
C'est une période que nous ne connaîtrons jamais, et ce sont des pays dans lesquels nous ne pourront jamais plus aller aussi librement... 😕
Allons, allons, il ne faut pas être aussi négatif ! 😕 De nos jours, on peut s’improviser un petit week-end à Dubrovnic ou à Barcelone comme ça, du jour au lendemain, en 2 temps – 3 mouvements sur son écran ! 😎 Et puis on est certain de s’y retrouver avec un paquet de voyageurs avec lesquels on pourra sympathiser. 🙂 Ah, ne pas oublier, sans avoir à changer de régime alimentaire car on n’aura aucun mal à y trouver sa pizza ou son kebab préféré ! 😄
Le pied quoi ! Comme quoi c’est bien vrai, on n’arrête pas le progrès ! 😐
Le récit est digne d'un vrai film d'aventure. Merci pour le temps consacré à l'écrire ! Même dix ans après le début, c'est toujours aussi prenant.
C'est avec plaisir! C'était mon premier "vrai" voyage, qui m'avait confirmé dans mon intention de ne pas me satisfaire du train-train quotidien. Depuis, j'ai maintenant vécu plus de 40 ans hors de France et je ne suis pas près de m'arrêter!
C'est avec plaisir! C'était mon premier "vrai" voyage, qui m'avait confirmé dans mon intention de ne pas me satisfaire du train-train quotidien. Depuis, j'ai maintenant vécu plus de 40 ans hors de France et je ne suis pas près de m'arrêter!
Bonjour Georges
Je viens de lire l'ensemble des quasi 250 messages de ce carnet d'une traite, et je dois avouer que je suis scotché!
-Scotché d'abord par la qualité de l'écriture qui mêle des souvenirs parfois très précis et d'autres fois très diffus ou vagues, ce qui fait qu'en tant que lecteur on s'identifie réellement au personnage j'avais vraiment l'impression d'avancer à vos côtés, de douter face à telle rencontre, de tituber et de me cramponner au pont en ayant l'esprit plus que chargé....
-Scotché ensuite par les innombrables digressions du récit qui vont de la description de timbres poste à l'origine étymologique de certains mots... Mais au lieu de noyer le lecteur, ces digressions contribuent au contraire à accentuer l'immersion: on rentre dans l'état d'esprit des voyageurs d'une époque, on s'imprègne de culture orientale, et surtout on fait un saut dans le temps, un saut en arrière d'une quarantaine d'années vers une époque aujourd'hui révolue et en cela je pense que votre récit est bien plus qu'un récit: c'est un témoignage absolument unique!
-Scotché enfin par votre culture qui transparaît très souvent dans votre récit. Certes je peux imaginer que quelqu'un de votre age qui couche ce récit sur papier plus de 30 ans après les faits ait enrichi ses souvenirs de connaissances accumulées ultérieurement, mais dès le début on sent que le personnage principal (même si on n'est pas dans un roman!) est très ouvert d'esprit et cherche en permanence à apprendre toujours plus: si vous vouliez retourner en France, c'était avant tout pour poursuivre vos études, entre vos 2 voyages vous avez commencé à apprendre le farsi, alors que votre destination principale était l'Inde et que vous étiez plutôt intéressé à cette époque par les textes sacrés hindous... Combien de voyageurs qui se sont lancés sur la route des Indes à cette époque ont fait ce genre de préparation? Et que dire du passage où vous avouez que vous aviez déjà exploré diverses philosophies et courants de pensées, et laissé tombé l'ésotérisme bas de gamme, peuplé de gogos et de charlatans...
-Enfin, les 5 photos originales en N&B terminent admirablement ce récit, elles forment l'ultime chapitre, je trouve qu'elles ont un impact bien plus grand que les photos tirées du net que vous avez intégrées afin d'essayer de montrer ce que vous avez vu lors de ce voyage absolument unique (paysages immenses, portraits, ambiance...). Ces 5 photos sont très fortes car d'une part elles sont personnelles et illustrent parfaitement le texte, et d'autre part le lecteur ne s'attend pas à les découvrir...
Pour conclure je dirais juste un immense MERCI pour ce témoignage, qui m'a définitivement confirmé dans mon opinion que je suis né une génération trop tard.... 😉
Je viens de lire l'ensemble des quasi 250 messages de ce carnet d'une traite, et je dois avouer que je suis scotché!
-Scotché d'abord par la qualité de l'écriture qui mêle des souvenirs parfois très précis et d'autres fois très diffus ou vagues, ce qui fait qu'en tant que lecteur on s'identifie réellement au personnage j'avais vraiment l'impression d'avancer à vos côtés, de douter face à telle rencontre, de tituber et de me cramponner au pont en ayant l'esprit plus que chargé....
-Scotché ensuite par les innombrables digressions du récit qui vont de la description de timbres poste à l'origine étymologique de certains mots... Mais au lieu de noyer le lecteur, ces digressions contribuent au contraire à accentuer l'immersion: on rentre dans l'état d'esprit des voyageurs d'une époque, on s'imprègne de culture orientale, et surtout on fait un saut dans le temps, un saut en arrière d'une quarantaine d'années vers une époque aujourd'hui révolue et en cela je pense que votre récit est bien plus qu'un récit: c'est un témoignage absolument unique!
-Scotché enfin par votre culture qui transparaît très souvent dans votre récit. Certes je peux imaginer que quelqu'un de votre age qui couche ce récit sur papier plus de 30 ans après les faits ait enrichi ses souvenirs de connaissances accumulées ultérieurement, mais dès le début on sent que le personnage principal (même si on n'est pas dans un roman!) est très ouvert d'esprit et cherche en permanence à apprendre toujours plus: si vous vouliez retourner en France, c'était avant tout pour poursuivre vos études, entre vos 2 voyages vous avez commencé à apprendre le farsi, alors que votre destination principale était l'Inde et que vous étiez plutôt intéressé à cette époque par les textes sacrés hindous... Combien de voyageurs qui se sont lancés sur la route des Indes à cette époque ont fait ce genre de préparation? Et que dire du passage où vous avouez que vous aviez déjà exploré diverses philosophies et courants de pensées, et laissé tombé l'ésotérisme bas de gamme, peuplé de gogos et de charlatans...
-Enfin, les 5 photos originales en N&B terminent admirablement ce récit, elles forment l'ultime chapitre, je trouve qu'elles ont un impact bien plus grand que les photos tirées du net que vous avez intégrées afin d'essayer de montrer ce que vous avez vu lors de ce voyage absolument unique (paysages immenses, portraits, ambiance...). Ces 5 photos sont très fortes car d'une part elles sont personnelles et illustrent parfaitement le texte, et d'autre part le lecteur ne s'attend pas à les découvrir...
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Tranches de voyage: l'Amazonie péruvienne https://voyageforum.com/discussion/tranches-voyage-amazonie-peruvienne-d8274330/
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