Salut !
Pour ma part, j'ai eu l'occasion de vivre une dizaine d'années en Guyane, et de faire une partie de ma scolarité entre Maripassoula et St Laurent. En 2001, j'y suis retournée en tant qu'infirmière.
En te renseignant, tu vas sans doute tomber sur des infos pas très réjouissantes concernant la sécurité sur le Maroni. C'est vrai que depuis environ 15 ans, la situation se dégrade, autant dans l'ouest guyanais que sur Cayenne.
L'avantage des villes sur le fleuve, c'est leur originalité culturelle. Chaque ethnie a ses compétences, ses traditions, parfois même sa langue.
Il est très interressant de pouvoir s'y rendre. Ceci dit, pour y vivre avec des enfants, cela peut devenir vite long.
En effet, en étant sur une ville comme Mana (petite bourgade tranquille et très très agréable si ce n'est qu'il s'agit d'une des capitales du moustique...), tu as très vite la route, ce qui permet de ne pas se sentir prisonnier de l'amazonie après un certain temps. Je ne saurais pas te dire d'aller ici plus que là. Pour ma part, j'ai adoré St Laurent, malgré les problèmes de sécurité qui y sont très importants.
La vie sur le fleuve est une expérience unique, que tes enfants ne pourrons jamais oublier. Mais la Guyane sait se faire parfois détester, et lorsque tu vois la pluie tomber pendant plusieurs jours sans s'arreter cinq minutes, cette vie là, où le linge moisie même avec les armoires ouvertes, où les livres se cornent devant tes yeux à cause de l'humidité, et où on coupe la télé et la radio quand la pluie arrive (elle couvre tous les autres bruits !).
Ainsi, tu auras deux vies très différentes. Mais il est très facile de monter faire un tour sur le fleuve pour un week-end à Apatou, ou une semaine à Grand-Santi, bien plus que d'aller du fleuve à la ville... De St Laurent ou de Mana, les plages à voir sont moins loin, et Cayenne est au bout de la route. Du fleuve, il y a la pirogue (parfois longue... surtout en saison des pluies !) en plus, avant de pouvoir trouver la route.
Bonne chance en tout cas. N'hésite pas si tu as besoin d'info. La Guyane est très chère à mon coeur, et c'est toujours avec regret et sensibilité que je la quitte. J'espère qu'elle vous plaira et vous touchera autant que moi !
osia