Salut a tous !
Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city".
J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =)
Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.
Jour premier. Lundi 28 juin 2010.
Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...
L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport...
Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ...
Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture.
Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ...
J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir.
Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu.
Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.
Jour 2. Mardi 29 juin.
Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul.
Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.
Jour 3. Mercredi 30 juin.
Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...
Jour 4. Jeudi 1er Juillet.
Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.
Jour 5. Vendredi 2 juillet.
Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.
A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)
To be continue ...
Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Bravo pour ton courage, j'en connais qui ont été rebuté d'inde après quelques mauvaises expériences et se sont barrés illico presto chez eux après quelques jours.
L'inde c'est le choc des premiers jours, puis si on s'y acclimate c'est le jackpot
Comme dit précédemment, je ne m'arrêterais pas sur tout les jours, car certains (bien qu'ils aient été merveilleux) n'apporterais rien a être raconté sur un forum.
Jour 6 / Samedi 3 juillet.
Cette journée commença extrêmement bien, d'abord, parce qu'elle ne commença pas vraiment le Samedi a minuit mais plus a 22h le vendredi a mon départ en train, première expérience de train SL en Inde, je suis dans un compartiment sur la couche du milieu, au dessus, en dessous et en face une famille qui se rendent a Sholapur pour rejoindre le reste de leur famille. Ce train a en effet comme destination Sholapur (du moins c'est ce que je pensais). Arrivé labas, je devais changer pour Bagalkot, puis de Bagalkot, bus pour Badami.
Je suis bien fatigué de mon vendredi, je m'endors rapidement, malgré le bruit, mon sac de voyage sous ma tête, cadenassé, mon petit sac mis sur mon ventre, cadenassé également.
Je dors plutôt bien, je me reveille le matin, toujours dans le train et avec toutes mes affaires, je n'ai pas de montre, je regarde mon appareil photo, il indique 6h30, étrange, nous devions arriver a 6h...
Le temps passe un peu, le train s'arrête. Un peu inquiet, je demande a un passager quand le train arrive t'il a Sholapur, j'ai vraiment du mal a comprendre ce qu'il dit, un autre se joint a nous, et me dis que la station est deja passé et que je dois descendre pour prendre un autre train en sens inverse, je retourne chercher mes bagages, je suis maintenant tout a fait réveillé et légèrement stressé, les deux hommes me suivent pour m'expliquer, un troisieme se joint a eux et me dit que le train ne passera pas avant plusieurs heures et que le mieux c'est que j'aille prendre le bus qui passe devant la gare a 7h, il va directement a Sholapur, le train redémarre, mazette ! je suis toujours a l'intérieur, je me hâte, et saute dehors, avec une réception dont j'etais plutôt fier, même si le train n'allait que très doucement. Mes aides voyage du moment me font de grand signe, je suis sur le quai devant une gare imposante, je ne sais absolument pas dans quelle ville je suis, ni ou il faut que j'aille précisément.
Je décide de suivre le conseil de l'homme qui semblait s'y connaitre, je traverse la gare (qui est d'ailleurs complètement vide) et je débouche sur... la campagne totale... Peut être 5 ou 6 habitations et un stand de bouffe avec chaih.
Je suis déboussolé, je me suis fait mangé par les moustique la nuit, je me sens sale, et n'ai aucune idée de ce que je vais bien pouvoir faire.
Il y a un groupe d'hommes a coté de route, ils rigolent jusqu'aux larmes en me voyant arriver un peu perdu, je demande a celui qui semble etre le plus sympathique si il sait quand le bus passe pour Sholapur, il ne comprend pas et s'éloigne, finalement, un rickshaw driver baragouinant l'anglais me conduit a une personne qui le parle a peu près convenablement.
Il m'explique le bus passe a 7h30 et qu'en attendant je dois prendre un thé avec lui, j'hésite, puis accepte. Les échanges sont laborieux, tout a coup le bus arrive, et tous se jettent dedans, j'entre le dernier mais l'on m'a gardé une place de choix dans le bus, tout les yeux sont tourné vers moi, le trajet dure 2 heures, et ces deux heures resteront gravée dans ma tete pour toujours, un de mes meilleurs souvenir en Inde, mon nouvel amis (Sunil) qui parlait anglais me traduit une multitude de questions de la part des autres, ils veulent tous me prendre en photo ou que je les prennes, un moment inoubliable compte tenus de la galère dans laquelle j'etais.
Arrivé a Sholapur, j'ai bien évidement raté mon train (qui passait 20 min plus tot) Sunil m'aide a reserver mon billet, le train est a 11h. j'attends, je commate a la gare, Sunil me laisse son numéros en cas de pépin puis se rend a son travail.
Le train arrive enfin, je ne suis cette fois plus en sleeper, le voyage sera tres long mais je ferais la connaissance d'un prof enseignant a Bijapur qui m'aidera a Badami et que je renseignerais sur la France, très bon moment également. Je lui fait découvrir Edith Piaf, Ballavoine et Gainsbourg, il me fait découvrir... Je ne sais plus, mais c'etait agréable a écouter.
finalement, ce train est direct pour Badami, je descend rapidement a Bagalkot pour prendre un ticket Bagalkot-Badami, et retourne près de mon amis. A la gare nous prenons un Rickshaw, nous sommes 7 a l'intérieur en plus du chauffeur, il nous dépose dans Badami, je prends rapidement une chambre a l'hotel Satkar, et vais me reposer.
Jour 7 / Dimanche 4 juillet.
La chambre est un peu rustre, mais j'y dors bien, je me réveille a 8h le lendemain et file directement en ville.
Premiere impression, la ville est dégueulasse, bruyante, poussiéreuse, les porcs sauvages se battent pour le moindre détritus avec les chiens et les corbeaux. Bus, camion, charrettes, rickshaw et troupeaux de chevres se succèdent dans la ville. On est a la campagne, c'est net, loin de toutes les attractions touristiques. Même si la description peut paraître péjorative (alors qu'elle est simplement descriptive.), Badami restera un de mes coups de coeur en Inde.
suivant le Lonely je décide de me rendre au nord, visiter les temples et grottes, je me perds dans la vieille ville, c'est vraiment magnifiques, les gens sont beaux et gentils, les vieilles batisses aux portes colorées vraiment exceptionnelles, les enfants accourent par gros groupes pour les photos, je partage avec joie les deux coconuts achetée précédemment.
J'arrive finalement a l'entré du complexe, les singes m'attendent, on m'avait déjà conseillé de bien tenir mes affaires, ils ont l'air tres intéressé par mon sac...
Et la surprise, devant le musée et le lac, je retrouve par hasard mon amis prof de la veille, il m'explique l'histoire de la ville et me conseille les visites et lieux a découvrir, je suis ses recommandations. Je commence par faire le tour du lac, ou je croise une multitude de jeunes que je prends plusieurs fois en photo, arrivé a la moitié, le passage s'arrête, il faut maintenant escalader les rochers si l'on veut poursuivre, je m'exécute. Lorsque je termine mon tour de lac, il est 11h30, et j'ai grand faim, un rickshaw me dépose en centre ville pour 30 roupies, je mange un délicieux thali (une première.) c'est laborieux, les gens me regardent bizarrement. Je repars pour les grottes, aux même endroit que le lac, j'y passerais l'après midi, je visiterais également le musée et les collines alentours.
Jour 8 / Lundi 5 juillet.
Rebelotte, apres une bonne nuit, je me décide pour aller visiter les villes alentours, Aihole, Pattadakal, Makahuta etc ...
Un rickshaw me propose cela pour 400 roupies, une demie journée retour a 12h30/13h, il est 8h, ça me va.
Aihole est splendide, je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir pu aller au temple sur la colline, nous allons ensuite a Pattadakal, le complexe est également fantastique, j'y passe au moins 2 heures. Puis nous nous rendons a Mahakuta, et la, véritable coup de coeur, un énorme et unique temple, bien caché par la végétation et les habitations, en son centre un gros bassin ou tout les jeunes de la ville s'y baignent, un mariage a également lieu dans ce meme temple, on me propose d'y assister, je suis un peu déçu de devoir quitter si rapidement le temple, il est magnifique.
Je visite par la suite un dernier temple, très moderne, puis nous retournons a Badami. Je me renseigne pour quitter la ville, hélas, nous somme lundi, pas de bus ce jour ci, ça sera pour demain matin. Je retourne flâner dans la vieille ville et sur les berges du lac, un coup de cyber pour rassurer Maman et au dodo.
Jour 9 / Mardi 6 juillet.
Reveille a 5h pour le premier bus a 6h, je décroche mon linge, et me précipite a a gare routière, le bus arrivera a 8h30 soit apres 2h30 d'attente...
Le trajet est assez rapide et sympathique, je fais découvrir toute sorte de musique aux indiens grâce a mon Ipod, j'assiste a une dispute tres impressionnante d'au moins 35 minutes, ou les deux indiens se gueulent dessus en se pointant du doigt alors qu'ils sont a 20 cm l'un de l'autre.
J'arrive enfin a Hospet a 13h, je suis un peu malade, je crois que le biryani de poulet de la veille passe mal, je cherche désespérément des toilettes, gloups, faudra attendre d'être a Hampi.
A la gare, je rencontre un voyageur malaisien qui cherche a joindre Badami, et des infos sur le lieu, je lui donne, finalement, il décide de retourner a Hampi et de prolonger son séjour. Il a la quarantaine passé, il est grand et a les cheveux long, c'est une de mes meilleure rencontre en Inde, je garderais éternellement un souvenir de lui, souvenir intacte puisque je ne le reverrais ni ne lui reparlerais jamais. Il a voyagé près de 20 ans durant sa vie, c'est un puit de connaissance et de sagesse, j'aurais autant de peine a le quitter qu'a quitter Hampi. Arrivé a Hampi, je file aux toilette d'un "hotel", puis prend une chambre a la Shanti guest house (100 roupie la nuit sans backroom), je pense que c'est la meilleure guest house dans laquelle je dors de tout le voyage, très charmante, pas chère, ambiance relax, très propre, bien située, les gérant sont géniaux et les voyageurs y dormant sont vraiment diverses et variés, Néon, mon amis malaisien y dort également. Ce jour sera consacré a la visite du bazaar. Le soir je mangerais au resto en face de la guest house, grosse erreur, gros piège a touriste, je mange un bol de riz et des morceaux de poulet pour 150 roupies, avec boisson et thé, et ce n'est même pas bon.
Je m'arrete la pour aujourd'hui, j'espère continuer très bientôt.
Photos jointes: Mes amis du bus de Sholapur (Sunil en blanc a droite), Mon amis prof ( a gauche) devant le lac de Badami, Photo prise par des enfants, le lac de Badami, Jeunes pelerins a Pattadakal, Le bassin de Mahakuta et Néon.
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Ca serait cool aussi d'avoir un recapitulatif sur ton budget, car recemment on a eu bcp de messages demandant le cout de la vie pour un voyage routard en inde, une actualisation sur les prix de cet ete serait super!
Merci encore a toi pour ce delicieux recit!
PS: Avec un esprit ouvert de découverte, l'incident qui t es arrivé en ratant ton arret de train, et ben en inde il se transforme en un souvenir inoubliable et une veritable experience de voyage
l'Inde seul à dix-huit ans, chapeau. Moi c'était vingt-deux ans, et j'ai eu du mal !
véritable coup de coeur, un énorme et unique temple, bien caché par la végétation et les habitations, en son centre un gros bassin ou tout les jeunes de la ville s'y baignent, un mariage a également lieu dans ce meme temple, on me propose d'y assister, je suis un peu déçu de devoir quitter si rapidement le temple, il est magnifique.
Merci pour l'intérêt que vous portez a mon récit. Je revis mon voyage, c'est génial. =)
Comme me l'a dit un amis rencontré en Inde "Every cloud has a silver lining" "A toutes choses, malheur est bon" Et ça se vérifiera, chacun de mes "malheur" m'apportera quelque chose de positif.
Pour ce qui concerne les prix, je comptais faire un compte rendus a la fin, mais il serait peut être mieux au début, a la fin, il risque de ne plus être d'actualité.
J'ai trouvé une dizaine de jour avant mon départ un billet Paris Bombay par Abu Dabhi a 540E de fin juin a fin aout donc.
En ce qui concerne mes frais pré voyage, le visa bien évidement, 80E en tout, sans passer par un agence, enfin, celle de l'ambassade.
Je me suis fait vacciner contre l'hépatite A et le Tiphoïde dans un centre de vaccination a Paris, il me semble que j'en ai eu pour 60E en tout, avec consultation médicale incluse. (Assez long, prévoir 4 ou 5 heures pour le tout) Je crois que c'etait a l'Hôpital Saint Louis (Institut spécialisé sur la vaccination contre les maladies tropicales).
Pour le reste en matériel, je suis parti avec ce que je pensais être le minimum, mais j'étais bien trop chargé.
L'important reste tout de même une bonne trousse de Pharmacie (Environs 30E) et un sac a viande, le reste est presque accessoire, une bonne paire de fringue tout de même. (Enfin, on trouve sur place pour vraiment pas cher)
Pour ce qui est des frais sur places, j'étais a la base parti avec un budget de 1000 euros pour deux mois sur place, c'est a dire 17 euros par jour ou encore 1000 roupies (plus 200 euros en cas de gros pépins ou coup de coeur), finalement, j'en ai dépensé 800 en comptant 200 euros de cadeaux environs et 50 euros d'envolés a cause du taxi au départ. Les 550 euros restant comprennent tout le reste, logements, bouffe et sorties, a noter tout de même qu'au début du voyage je dépensais plus ou moins 15 euros par jour (j'avais du mal a gérer mon argent dans le sens ou je ne savais pas trop ce qui était cher ou pas, je mangeais dans les resto pour touristes etc...)
En ce qui concerne les logements, je trouvais toujours un endroit ou dormir a moins de 250 roupies (environs 4 euros) généralement entre 100 et 200, les rares fois ou j'ai payé plus cher sont les fois ou je suis arrivé tard et que j'avais vraiment la flemme de chercher ma GH.
Au niveau du prix des repas, haha, c'était assez varié mais en général, je mangeais pour 50 roupies (Moins d'un euros) par repas, par contre je mangeais un peu a coté (boisson sucrée (Jus de mangue = MIAM= Pas cher) une multitude de fruit et légumes et des sorte de barres constituées de cacahuètes et de sucre, qu'est ce que c'était bon, dire qu'il ne m'en reste qu'une seule ... ='(
Par jour, je ne dépensais habituellement pas plus de 8 euros. environs 3 pour la nourriture et la boisson, 3 pour le logement et le reste pour diverses bricoles et visites, les 8 euros dont je parle sont "le nécessaire vital avec une petite marge de confort".
Evidement, certaines journées sont plus chère que d'autres, par exemple, celle ou j'ai visité les environs de Badami m'a couté 400 roupies de tacos, 100 roupies pour Aihole, 200 roupies pour Pattadakal et 250 roupies d'hotel, sans compter la bouffe a coté. A l'inverse, a Hampi ou a Mysore, je dormais pour 100 roupies, je mangeais généralement pour 120 et dépensais environs 200 autres pour les activités autre, les 8 euros sont donc une moyenne.
Mais par exemple je sais que pour deux mois en Inde, il est tout a fait possible de ne dépenser que 450 euros, après il faut bien évidement négocier, consacrer du temps a la recherche de sa GH et trouver les bons endroits ou manger ( Et ne pas avoir peur de manger dans les boui boui, ou dans les stands sur le bord de la route.)
A noter quand même que je n'ai que très rarement pris de taxis ou de Rickshaw, pour la simple et bonne raison que j'adore marcher, j'adore me perdre, j'adore prendre mon temps, j'adore découvrir, j'adore rencontrer et demander mon chemin, je déteste que l'on essaye de m'arnaquer, je déteste devoir sans cesse vérifier que le Rickshaw va au bon endroit, je déteste les histoires d'argent (et il y en a presque une fois sur deux avec les rickshaws drivers).
C'est environs a partir de Hampi que j'ai commencé a "regarder mes dépenses", Néon, le voyageur malaisien m'a appris a utiliser mon argent de façon utile et qu'en dépensant peu d'argent on pouvait tout a fait s'amuser autant voire mieux qu'en en dépensant beaucoup.
C'est également le fait de voir d'autres touristes a Hampi qui m'a ouvert les yeux sur la façon dont je dépensais mon argent, manger de la bouffe aseptisée, dégueulasse et hors de prix dans des pièges a touristes, ça m'a juste un peu dégouté, surtout quand bien souvent les meilleurs repas que j'ai mangé ne me coutaient que quelques roupies.
En fait, de voir d'autres touristes m'a permis une certaine rétrospective.
Finalement, l'aspect touristique qu'avait mon voyage au début a plus pris la tournure d'un baroudage, ambiance plus familiale, plus terre a terre. Je n'ai jamais aussi bien mangé qu'au milieu d'une famille indienne venus s'assoir a ma table en me fixant avec d'énormes yeux en train de manger mon thali avec une certaine aisance (qui s'acquiert assez rapidement).
En ce qui concerne les transport, j'ai pratiquement tout le temps voyagé en bus, occasionnellement en train. Les voyages en bus sont plus convivial et sont pour moi une des meilleures façon de visiter le pays, quels paysages sur la route de Mysore a Mangalore ou encore de Kanyakumari a Trivandrum ! Et puis, en bus, on rencontre souvent plus de touristes et il n'y a pas besoin de réserver. Sachant que mon avancé se faisait a mesure des coups de coeurs, je restait parfois plus de jours que prévus a tel ou tel endroit comme a Hampi ou je n'avais prévus de rester que deux jours).
Je pense avoir fait un bon point sur l'aspect pratique du voyage, j'essayerais de le develloper plus en meme temps que le récit et notamment d'indiquer quand je m'en souviens (ou que je l'ai noté sur mon CDB) les guest house ou j'ai dormis.
Si vous avez des question ou que vous voulez des précisions, demandez moi, je répondrais avec plaisir =)
Sinon pour revenir sur Mahakutta, on m'a proposé de rester pour le mariage, j'ai finalement observé la cérémonie de loin, je me sentais pas vraiment a l'aise et faisait un peu tache dans le décors, mais ce fut un très beau mariage, tout en couleur, pas énormément de monde, et un grand calme (mis a part les sifflements d'écureuils siffleurs très impressionnant) (sans doute parce que c'était pendant la cérémonie.) J'ai hésité a prendre quelques photos, finalement j'en ai prises quelques unes ni vus ni connus pour éviter de froisser si ça aurait pu etre le cas, je les joins au commentaire.
J'espere avoir un jour la chance d'assister a un mariage hindou dans son intégralité en étant convié a la fête, et pas incrusté a la va vite bien sur ;)
En tout cas, ce petit temple très peu connus restera un des endroits magique que j'ai pu voir en Inde, le fait d'avoir rapidement assisté a une cérémonie de mariage y contribue un peu.
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Joli recit !!
Je pars aussi seul pour l'inde la semaine prochaine🙂 j'atterris a mumbay et je cherche une guest house pas cher, tu en a une a me conseiller ? Sinon je pense avoir trouvé une adresse.
Je voyage avec un budget d'environ 1800 euros pour 5 mois, ca fait 11 euros par jour. C'est un budget raisonnable tu penses ?
Merci😉
Salut,
Oui, avec 11 euros par jour, c'est largement faisable, et en ce faisant bien plaisir en plus. Apres par contre il faut savoir se limiter, c'est a dire pas trop de confort et manger dans des "hotels" (restaux locaux) et pas dans des "restaurants" comme nous l'entendons. Et aussi pas séjourner a trop long terme dans les grandes villes, je ne sais pas ou tu vas exactement en Inde mais les tarifs changent vraiment d'un bout a l'autre et il me semble que le nord est moins cher que le sud en général.
Sinon a Bombay, j'etais dans une guest house que j'ai beaucoup apprécié, assez cheap, mais propre, avec une bonne ambiance (ce que je recherchais avant tout) et pas chère, compte tenus des tarifs bombaysiens. il s'agit de "Delight Guest House" elle se situe au sud de Colaba, pas loin de la Gateway et de Colaba Causeway.
Au niveau des tarifs, 200 roupies le dortoir (bonne ambiance et sur) 400 roupies la chambre solo et 600 la double. Personnel très sympa, et tout plein de voyageurs inside, si je devais retourner a Bombay, c'est assurément la que j'irais re dormir.
Photos liées: Dortoir et façade de la GH (désolé pour la photo penchée, vraiment la flemme de corriger 🤪 )
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Très intéressant récit de voyage où même les "couacs" se transforment en "épopées"
Tu me fais découvrir un endroit que je n'ai jamais visité : Mahakuta près de Badami où j'ai pourtant séjourné à deux reprises tant le lieu (le tank et son pourtour) est magique.
Comme d'autres j'attends la suite de tes "aventures"
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Voila, comme promis a certains, je continue, désolé, j'avance doucement, mais j'ai pas mal de soucis causé par la fac en ce moment, j'essayerais de moins espacer le récit dorénavant.
Jour 10 / Mercredi 7 juillet.
Aujourd'hui, je me lève bien tard, il fait chaud, j'ai bien dormi dans mon énorme lit sous ma moustiquaire. Je me rend au bazaar pour acheter mon journal (une bonne habitude a prendre pour améliorer son anglais !!), que je n'ai jamais trouvé d'ailleurs, il faut aller sur Hospet pour les quotidiens, enfin bref, puis me lance dans la visite du temple de Virupaksha, très beau temple, je vois mon premier éléphant en Inde, je lui donne une grappe de banane, il me bénit, ma vie en sera sans doute grandement changée, toujours est il que c'est tres interessant et impressionant de se faire bénir par un bestiau (une bestiole cette fois, Lakshmi si mes notes sont bonnes) qui pourrait me rompre le cou d'un simple mouvement.
Voulant un maximum profiter de ma journée, je décide de marcher en direction du temple de Vittala, une des principales attraction d'Hampi. Je décide de suivre la grande voie, au passage j'achete quelques chapati et de la sauce dans un petit sachet, une boisson et je me met en route, le site est vraiment magnifique, l'immersion est totale, a peine écarté de quelques centaines de metres de la ville, on se sent deja libre comme l'air
je franchis la petite coline qui sépare le bazaar des ruines (apres m'etre fait raquété quelques roupies par une megere qui me raconta l'histoire d'un singe)... puis décide de pique niquer avec la vue imprenable sur le temple d'Achiyutaraya. Je continue donc vers celui ci, j'y passe de longues heures, puis continue vers le nord, ou j'arrive a une sorte de petit temple pour singes (qui s'y balladent en bande), une magnifique vue sur le fleuve, le bazaar et la campagne environnante. Finalement, le programme de mon apres midi tombe a l'eau, j'irais droit devant moi, longeant la riviere, j'irais au temple de Vittala un autre jour.
Du coup, je passe mon apres midi a me la couler douce au bord de l'eau, sur d'énormes rochers, la pluie me surprend, je m'abrite dans un temple caché dans les rochers, on me propose de manger, je refuse par politesse, l'homme qui habite ici avec sa famille ne parle pas anglais, mais son sens de l'hospitalité est remarquable, je repars sitot la pluie finie, il est deja tard, je rentre au bazaar, une partie de criquet se déroule devant le poste de police, j'y assiste puis rentre a ma GH.
je passe la soirée avec Néon, il me fais part de son experience, nous mangeons ensemble et m'explique son périple asiatique, son reve est de rejoindre le Kashmir, il me fait rever.
Jour 11 / Jeudi 8 Juillet.
Je me reveille cette fois a l'aube, je dois rattraper en partie ce que je n'ai pas fait hier, mais je ne veux pas enchainer les visites, c'est pourquoi je me leve tot histoire de prendre mon temps, encore une fois j'emprunte la route du temple de Vittala, a croire que cette ville est faite pour se perdre, non pas qu'il est difficile de trouver le temple, mais il y a tant de choses a voir, que finalement, j'y arriverais vers midi, le temple est magnifique, je passe de longs moments a contempler son architecture, finalement j'en sors, on me préviens que mon billet est valable pour les autres sites d'Hampi, je décide de m'y rendre, on me harcele pour que j'y aille en tuc tuc, je refuse, j'irais a pied, meme si il me faut une semaine. On m'annonce 7 km, mouais, j'y vais. Je suis donc la route vers l'ouest du temple, elle me mene a travers les ruines, puis la campagne et enfin a Kamalapuram, en fin d'apres midi, je visite donc ces derniers sites, la citée royale puis retourne au bazaar, encore une fois a pied, sur le retour, des pécheurs me proposent de les rejoindre, et meme d'emporter une prise. J'arrive finalement au bazaar quand la nuit tombe, je passe divers coup de fils puis vais manger dans mon "hotel" local, je finirais ma soirée en mangeant une noix de coco face a la riviere, l'extase (pour moi, comme pour les moustiques.)
Jour 12 / Vendredi 9 juillet.
Je ne sais pas combien de temps encore je resterais a Hampi, je sais qu'une chose, je ne suis pas du tout préssé d'en partir, il fait beau encore aujourd'hui, un touriste que j'ai rencontré me parle d'un temple aux singes de l'autre coté de la riviere, vers Anegundi, je me hate donc de traverser la riviere, de l'autre coté je suis pris d'assaut par les tucs tucs, je refuse poliment, plusieurs personnes etaient avec moi dans le bateau (oui, la riviere se traverse en bateau, il n'y a pas de pont) dont une moto et plusieurs vélo, un cycliste me souhaite bonne chance car la route est longue. La marche est en effet longue, mais comme la veille, je ne regrette pas, je suis la route, sous la chaleur écrasante, mais les rencontres sont multiples, j'ai le temps de profiter a mon rythme et je ne perds pas une miette de ce qui m'entours. Un probleme a la cheville m'oblige a ralentir la cadence, pas de chance, j'ai justement retiré ma chevillere la veille...
J'arrive finalement a ces fameux temples dont on m'a parlé, plusieures heures apres mon départ, Gavi Ranganatha et le temple de Durga (et sa tour) juste avant mon arrivé je recroise le cycliste qui repars pour Hampi, il me fait un signe d'encouragement. Les temples sont tres beaux, mais finalement, je retiendrais plus le long périple qui m'y a conduit que les temples pour ce qu'ils sont, je profite de l'ombre d'un arbre pour faire un temps calme alors que je suis sur les colines de Durga, c'est vraiment tres beau, le fait que le temple soit tout a fait caché en haut d'une colline ajoute a son charme, je suis d'ailleurs charmé.
Finalement, je n'ai plus trop le courage de repartir, j'achete un encas dans une échope, le vendeur me dit qu'une auto passera et qu'elle me déposera aux alentours de l'embarcadere contre quelques roupies, je me sens revivre, le trajet du retour me faisait assez peur. Finalement, un énorme 4x4 passe, je monte sur le toit avec plusieurs indiens, nous sommes une vingtaine dessus et dedans, c'est tres impressionant. De retour au bazaar, je visite les ruines que je n'ai pas encore vu au sud du temple de Virupaksa, je m'y attarde et y finis la journée, je rentre exténué, et mange, en compagnie de Néon. J'avoues que je ne sais pas trop ou aller par la suite, j'aimerais rester encore a Hampi, mais mon voyage doit continuer, Néon me conseille d'aller a Mahabalipuram au plus vite, selon lui je dois passer par Bellary, Guntakal puis Chennai, j'hésite. Finalement, je conclus que je déciderais au moment de partir et vais me coucher.
Jour 13 / Samedi 10 Juillet.
Je me leve tot, fais mes adieux a Néon que je croise une derniere fois, je suis assez ému de savoir que je ne le reverrais (ni ne lui reparlerais) sans doute jamais, je pars rapidement apres avoir salué les gens avec qui j'avais rencontré. Arrivée a Hospet, je suis un peu perdu, pas de train, pas de bus, j'ai du mal a me faire comprendre, les indiens ne comprennent pas ce que je veux, selon eux je dois attendre plusieurs jours pour un billet de train, a la base, je souhaitais aller a Bengalore d'abord, un bus est sur le point de partir, il annonce cette ville, je saute dedans.
Le trajet est bien long, meme tres long, je rencontre Sadashiva, un avocat avec qui je suis toujours en contact aujourd'hui, il habite Chitradurgal et tiens absolument a m'aider et partager ses cacahuetes, il me chante un bout de la marseillaise, nous rigolons beaucoup, c'est drole comme l'Inde est faites de petites recontres qui laissent de grands souvenirs.
Finalement j'aurais passé ma journée dans le bus, j'arrive a Bengalore tard, tres tard, Sadashiva m'a conseillé une guest, je m'y rend, complet on ne veut pas de moi, je file ensuite dans une indiquée par le Lonely (500 roupies, l'une des plus chere de mon séjour) ou je prendrais une petite chambre, térrassé par la fatigue, je n'avais aucune envie de me casser la tete a trouver LA guest house, surtout a 22h dans une grande ville. J'y dors tres bien d'ailleurs.
c'est finis pour aujourd'hui, la suite tres bientot, je joindrais également des photos prochainement, elles sont sur mon mac et je suis sur mon fixe 😉
Photos liée: Temple de Virupaksha, Escrocs D'Hampi, pique nique, Vue sur la rivière Tungahbadra, partie de CRIQUET (personne n'avait remarqué que je parlais de Baseball dans le récit... 😮)
J'en joindrais sans doute d'autres (je dois en avoir plus de 200 seulement pour Hampi, dur dur de faire le choix)
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Pour tout dire je ne porte pas un grand intérêt à l'Inde, je n'ouvre pas les carnets de photos et je me fiche un peu des prix des chambres, repas, visites et autres qu'on peut lire ailleurs.
Alors tu te demandes ce que je viens faire ici ?
Eh bien c'est simple : ton écriture claire, spontanée, très agréable à lire et tes réflexions pleines de bon sens font superbement ressortir toutes les émotions que tu éprouves au fil des jours, des escales et des rencontres et ça j'aime beaucoup ! Je zappe donc les épisodes "détails matériels" et je prend plaisir à lire tout le reste...
A bientôt pour la suite 🙂.
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Je partage complètement ce que pense Dolma. L'Inde ne m'attire pas plus que ça, mais je me régale à te lire.
Nous attendons la suite avec impatience.
Merci pour ces bons moments de lecture et d'évasion!
Rien d'exceptionnel, je ne m'attarderais pas, Bangalore est une grande ville bruyante, grouillante mais néanmoins très contrastée par rapport a ce que j'ai pu voir précédemment, ça me rappelle un peu une ville américaine, des buildings, des magasins de marque, une jeunesse a l'occidentale, je flâne toute l'après midi dans les centres commerciaux et dans les quartiers modernes de la ville, une autre Inde s'offre a moi. J'ai réservé mon train pour Chennai qui part vers 23h, je passe la soirée a la gare repos a l'indienne sur le sol ;)
Jour 15 & 16 / Lundi 12 et Mardi 13 juillet.
Me voila a Chennai, j'y arrive de bonne heure, il fait très beau, je me suis fait mangé par les moustiques dans le train et j'ai très mal dormi, merci aux remuement incessant de la famille qui dormait dans le même wagon que moi (oui, ils font plus de bruit que le train lui même).
Arrivée a la gare, on m'avait conseillé de prendre un taxi, j'aime pas les taxi, je tente ma chance en bus, un homme m'indique quel bus prendre pour se rendre a Egmore ou l'on m'a conseillé quelques adresses (ainsi que celle du Lonely planet). Finalement j'arrive a Egmore, tout est plein, on me refuse partout, allez savoir pourquoi ...
Je décide donc d'aller trouver un endroit pour dormir a Triplicane, un autre quartier plutôt vivant de Chennai, apres environs 2 heures de marche (oui, je me suis perdu, oui, j'étais fatigué) j'y arrive enfin, je cherche avant tout une GH histoire de me reposer quelques heures, cette ville ne me plait pas beaucoup, je ne sais pas pourquoi, très bruyante, agitée mais sans le charme de Bombay, de toute façon je ne prévois pas d'y rester très longtemps, je veux simplement voir ce qu'il y a a voir, et pas plus. Je trouve finalement ma GH, après plus de deux heures de recherches, en vérité j'avais trouvé les guest houses que l'ont m'avait conseillé mais a des tarifs paranormaux, je les avait donc gentiment envoyé se faire voir puisqu'on m'avait confirmé les prix a Hampi et dans le Lonely. je finis par retourner a une de ces guest house qui m'avait proposé un prix convenable (bien que plus élevé que sur le Lonely) je crois que c'etait au "Crystal guest house" mais je ne mettrais pas ma main a couper, en tout cas, si ce n'étais pas elle, c'était a coté. Finalement, elle est propre, calme et me coute 400 roupies la nuit. Je m'y repose puis décolle rapidement en début d'après midi pour George Town (j'etais arrivé a la GH a 9h).
Le quartier est sympathique, un grand marché aux fleurs, l'architecture britannique de certains bâtiments comme la cour suprême contraste bien avec les bâtiments indiens. De la, je me rends au fort St George, assez compliqué en marchant surtout si on part du marché aux fleurs, enfin bon j'y arrive tout de même, après avoir certifié mille fois que je voulais simplement voir le musée, les différents post de sécurités me laissent passer. Je visite ce petit musée colonial qui en dit long sur l'histoire de la colonisation anglaise et française, très intéressant, un peu longuet tout de même. Mon anglais n'est pas encore tout a fait au point, je ne comprends donc pas tout sur les écriteaux, enfin bon je comprends le sens général. L'apres midi passe doucement, je file vers Marina beach, c'est tout droit. j'y arrive tout juste sur les coups de 16h, un jeune couple indien avec leur petite fille se joint a moi, ils me parlent de Chennai, ils rêvent d'aller en France... je reste quelques temps sur la plage, elle est bondée, beaucoup d'indiens se "baignent". Leur baignade est tout a fait différente de la notre, ils y vont habillé ou presque, et ne s'avancent qu'a un ou deux mètres dans l'eau, c'est a dire jusqu'aux genoux, les grosses vagues rafraichissent le reste. J'ai l'impression qu'en Inde, l'eau n'est pas domestiquée comme en France et peut être dangereuse ou même mortelle.
Je retourne finalement vers Triplicane accompagnés de plusieurs jeunes que j'ai rencontrés, tous indiens, ils sont marrant et curieux, pas de doutes, ce sont bien des indiens.
Retour a la guest house, operation lavage, mes habits et moi. je sors tout propre pour manger dans un restaurant sympathique a 50 mètres de ma GH, sur le toit couvert, sous une pluie démente. D'autres touristes, de jolies occidentales, presque les premières que je rencontre depuis le début, la soirée continue tranquillement, je vais prendre quelques photos comme j'aime bien le faire a la tombé de la nuit, je rencontre Sackl (se dit "Sakel") un jeune indien qui aide son pere a tenir une boutique de "chapeaux musulman" (pardon, c'est une description plutôt barbare, mais je n'ai aucune idée du nom de ces petits chapeaux que beaucoup de musulmans portent. Je discute beaucoup avec lui, il est ingénieur (il essaye en tout cas) il me donne rendez vous demain pour visiter la ville et me montrer ou acheter des babioles dont j'avais besoin, j'accepte.
Je dors toute la nuit a poing fermé.
Le reveil est assez difficile, car comme d'habitude, je n'ai pas de réveil ni de montre, c'est donc un peu au hasard que je progresse, je quitte la GH, vais a la rencontre de Sackl qui m'attend a l'endroit prévus, il m'emmène en moto a travers Chennai, et me montre les différents quartiers, finalement nous allons dans un quartier qui ressemblerait un peu au XIIeme arrondissement dans Paris, je pense surtout a la rue Montgallet. Enfin bref, il me re dépose vers ma GH, de la je me rends a la gare ou je compte bien prendre un bus pour Mahabalipuram, petite ville dont on m'a tant parlé et qui me fait tant rêver.
Je me sens chaque jour un peu plus a l'aise dans ce pays, que ce soit pour obtenir des renseignements ou alors tout simplement avec les gens que je rencontre. D'ailleurs, je me suis souvent fais la réflexion, chose assez étrange, je trouve qu'il est vraiment très facile d'aborder un indien inconnus dans la rue qu'un autre touriste/voyageur qui généralement aura un regard assez méfiant a notre égard. C'est une chose que j'ai souvent constaté en Inde, moi qui suis d'un naturel plutôt timide mais sociable, je n'ai jamais eu de difficulté pour parler avec mes voisins de bus ou même n'importe qui pour peu que j'aille une raison de leur parler, a l'inverse, de nombreuses fois, j'ai eu envie de parler a d'autres voyageurs occidentaux que je rencontrais, et c'est beaucoup moins facile. a méditer (ou si quelqu'un a une théorie la dessus)
Pour revenir au récit, je saute donc dans le bus (avec un couple que j'ai vaguement aidé en leur confirmant que le bus allait bien a Mahabalipuram, mais a qui je n'ai pas adressé la parole du reste du voyage). Finalement, je descends quelques kilomètres avant l'arrivée. Il y a une "crocodile bank", j'ai hâte de voir ça, une grande réserve de reptile aussi bien de serpents, de crocodiles que de tortues. La visite se déroule bien, les crocos sont énormes, j'en ai rarement vu de si près, je suis par contre grandement déçu par les indiens autour de moi, qui ne se gênent absolument pas pour lancer d'énormes cailloux sur les crocodiles pour les faire bouger, des jeunes pour la plupart, je leur fait la remarque, ils me tournent le dos.
Finalement, je repars pour Mahabalipuram, en voiture cette fois, sorte de grosse voiture taxi qui patrouille a la recherche de personnes a ramener a la ville (moins cher que le taxi et plus cher que le bus, un bon compromis)
Mahabalipuram est une ville sympathique, je vois mon premier supermarché en Inde, après plus de deux semaines de voyage. je vais rapidement a une GH que l'on m'a conseillé, je flâne sur la plage, mange et vais dormir, je suis kapout.
Jour 17 / Mercredi 14 juillet.
C'est aujourd'hui le grand jour, celui durant lequel mon papy versait une larme quand j'etais petit, pourtant en Inde, rien a changé, rien ne change, c'est drôle de voir comment certaines choses peuvent être capitales dans un pays, inexistante dans l'autre. Je n'ai jamais particulièrement apprécié le 14 juillet, en vérité c'était juste l'occasion de lancer quelques pétards a la campagne quand j'avais 10 ans, mais c'est une drôle d'impression qui m'habite de le passer a l'étranger et totalement seul.
J'avais pensé a me rendre directement a Pondicherry, ou une parade traverse la ville, avec quelques feux d'artifices et autres, ça aurait pu être une drôle d'expérience, mais bon, trop compliqué pour revenir après, et puis je en rate pas grand chose hein ...
La journée commence plutôt bien, je me rends directement en ville pour louer un velo (40 roupies la journée il me semble), histoire de me déplacer a mon rythme. Je passe d'abord a l'office du tourisme, j'aimerais bien me renseigner sur quelques villes aux alentours que j'ai bien envie de voir, Kanchipuram et Tiruvannamalai. Je prends note, j'irais demain a Kanchi et a Tiru quand je serais a Pondy.
Je profite du beau soleil pour visiter la ville, très riche, dans le sens ou chaque coin de rue recel quelques secrets, un sculpteurs par ici, de vieilles mégères par la, un petit stand vendant un chaih exquis ici...
Enfin voila, je poursuis donc ma route vers les Seaside temples après avoir arpentés les rues, tout petits temples, bien sympathique, non pas pour ce qu'ils sont eux même, mais pour l'atmosphère dans lequel ils baignent, face a la mer, bercés par le bruit de vagues et le vent marin. En sortant du temple je fais un petit tour des échoppes, j'avais aperçu un vendeur de chappals, je cherchais justement a m'acheter une paire de tong ou de sandales, mais pas en plastique ou celle que l'on voit a tout les coins de rues, je trouverais finalement une échoppe qui vend de tres belles tong assez simple tout en cuir a 100-150 roupies, j'en achète une paire dont je suis assez satisfait (qui me creuserait par la suite d'énorme sillons de chair a vif entre le pouce et l'index ... oui, miam). Aujourd'hui je regrette de ne pas avoir acheté plusieurs paires, tout le monde complimente mes super tongs et je les mets encore régulièrement.
Je continue ma visite avec la visite des "Five Rathas" (le billet pour les seaside temples est lié a celui ci, 200 roupies le tout je crois), Temples sympathiques, tous creusé a même la pierre. Je finirais l'apres midi sur la plage a observer le retour des pécheur, très impressionnant, surtout lorsque l'un des bateaux se retourne en débarquant, la faute aux rouleaux... Cette scène aussi belle que triste m'avait marquée le bateau se retournant, tout les pécheurs de la plage s'étaient jetés a l'eau pour limiter la casse, malheureusement, aucune prises ne restera a bord...
Le soir, je décidais d'aller manger a "l'hotel" ou j'avais mangé un excellent chicken Byriani le midi. Sur le chemin, je rencontre Veejay, un jeune professeur de sculpture, qui me propose de manger avec lui a un stand. j'accepte par politesse, ou par envie de je ne sais quoi, en vérité je n'étais pas très rassuré, Veejay ressemblait étrangement a un rabateur soudoyeur, et même si je ne le montrais absolument pas, j'etais plutôt méfiant. Il me conseille de commander du boeuf et du riz, pourquoi pas. Le boeuf est immonde, et ma tête commence a tourner, je me rappelle d'histoire d'empoisonnement que j'avais lu dans un contexte similaire, je commence a paniquer (toujours sans le montrer, si il y a bien une leçon que j'ai retenus de toutes mes expériences précédentes, c'est de toujours garder son sang froid). Veejay est vraiment tres sympathique, trop sympathique, je me sens de moins en moins bien, j'ai la tete qui tourne, je suis fatigué, comme si j'etais un peu trop alcoolisé. Pour finir je me dépêche de payer, et rentre prestement a ma GH, Veejay me demande si je peux lui payer le repas au loin (bien sur, je savais qu'il attendait quelque chose de moi, et a vrai dire, dépenser 30 roupies de plus pour manger avec quelqu'un ne m'aurait pas déranger), en l'occurrence, je me sens vraiment mal, je lui dit que demain je l'inviterais et vais directement dans ma GH, ou je m'endors avec difficulté, un énorme mal de tête, et les yeux ne tenant plus ouvert.
Quand j'y repense maintenant, mais je m'étais fais la réflexion des le lendemain, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé, j'avais vraiment ressenti les symptômes, mais les avais-je moi même créé, parce que trop méfiant, peut être un peu malade et fatigué ? je ne sas. Je pense simplement que je devais être fatigué et la paranoïa m'a fait ressentir une sorte de placebo. Toujours est il que ce fut l'une des fois ou j'ai vraiment eu peur durant mon voyage
Photos liées: Jeune couple a Marina Beach / Crocodile Bank / Mahabalipuram / Seaside Temples / Five Rathas / Retour de pêche.
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Bon j'ai un peu de temps devant moi, j'en profite pour poursuivre mon récit, si possible en évitant de faire des déçus ;)
Désolé de laisser tant de temps entre les fragments, j'ai quelques difficultés extérieures en ce moment, d'ailleurs si quelqu'un cherche un stagiaire dans le juridique sur Paris... ;)
Jour 18 / Jeudi 15 juillet.
Aujourd'hui, je me presse de me lever, j'ai prévus de filer a Kanchipuram. Il est 6h du matin, je suis exténué, la douche froide se charge de me réveiller (Oui, en Inde, quand on a une douche c'est de l'eau froide. Parfois on se contente d'un robinet et d'un seau...), ma douche finie, je saute dans mes baskets, puis saute hors de ma chambre, (il est environs 7h30, je me suis rendormis entre temps). J'arrive a la gare, je me renseigne sur le bus pour Kanchi, il part dans 5 minutes, parfais juste le temps pour un chaih. A peine arrivé a l'échoppe que le bus décolle ... C'est une situation assez drole, je me sens vraiment tres con, je vois le bus partir tranquillement (je suis en train de prendre un thé sur un banc en face de la gare routiere...), Bon et bien je prendrais le prochain. Je finis mon thé, me renseigne, il part dans 2 heures 30, finalement je me reprend un chaih(et oui, je peux finir mon newspaper comme ça), puis pour passer le temps, me décide aller me promener dans les rues ou je n'ai pas encore flanné, je cherche absolument a acheter un nouveau bouquin, sachant que j'ai finis "Voyage au bout de la nuit" de Céline, ça sera pour un autre jour, les boutiques de livres ouvrent plus tard... je retourne me promener sur les hauteurs de Mahabalipuram, apres avoir discuté avec un tailleur de pierre (trop amical pour ne vouloir de moi que du temps) je vais me poser dans l'herbe a l'ombre, une bande de singe passe pres de moi, j'ouvre mon sac, le plus viril d'entre eux pose la main dessus en me regardant méchament, c'est marrant et a la fois effrayant, meme si il ne mesure que 40 cm au plus, une veille indienne arrive armée de son balais, les singes prennent la fuite ...
Elle rigole comme pas permis, rejoint ses amies megeres et rigolent toutes. Finalement, c'etait assez drole, agréssé par des singes, ça a un petit coté improbable qui me plait.
je me redirige rapidement pour prendre le bus, nous partons a 10h pétante ( les bus indiens sont tres ponctuels, sauf quand ils ne le sont pas 😉, heureusement c'est une chose rare.) Le trajet est assez long, j'arrive a Kanchipuram, la ville est surprenante, ça me rappelle un peu Badami mais en moins rural, c'est bruyant, poussiereux, indien quoi. A peine dessendu du bus, je suis pris d'assaut par les rickshaw drivers, je reussi a m'écareter un peu de la gare, c'est deja plus tranquille, je me remet de mes forces avec un bon smoothie (une mauvaise habitude a ne pas prendre, car lorsqu'on rentre en France, le choc est rude... ça passe de 20 roupies le smoothie Ananas a 7 euros au Paradis du fruit ...) Enfin bon, finalement, je retourne a la gare sur les coups de 13h pour prendre un rickshaw pour l'apres midi, je pars finalement avec le frere d'un rickshaw driver (allez savoir pourquoi, j'ai pas trop compris son charabia, mais il avait l'air gentil, c'etait en réalité le frere d'un driver qui m'avait proposé auparavant et a qui j'avais promis de le prendre si je le recroisais, mais oui, on y croit !) Bon finalement je ne fus pas déçu de mon apres midi, le driver s'avera tres sympathique, parlant bien anglais, il m'expliqua plutot bien l'histoire des temples, les 5 temples principaux de Kanchipuram, tres impressionnant, et tres diverses.
Ce fut une bonne apres midi, pleine de rencontres, en fait surtout des indiens qui essayaient de rencontrer mon porte monnaie. Un brahmane me proposa la visite d'un temple fermé de bon coeur (moi, naivement, car oui je l'etais encore vis a vis des indiens), j'acceptais, mais il ne me fallut pas plus de quelques secondes pour me rendre compte de mon erreur, je divisais donc mon porte monnaie en deux, 50 roupies apparents le reste caché. Ainsi apres la visite, quand le brahmane m'annonça qu'il fallait que je le paie pour son éffort surhumains, je m'empressais d'ouvrir mon porte monnaie en lui donnant les 50 roupies (de bon coeur moi aussi 😄 ) qu'il accepta sans grogner voyant que c'etait tout ce que j'avais, on me permis l'entré dans un temple gratuitement alors que celui ci etait fermé, je pus ainsi assister a une cérémonie et divers chants religieux, experience assez impressionante et belle a voir.
Finalement, apres avoir visité les temples en quelques heures mais en prenant tout mon temps, le driver m'emmena dans une "Silk Factory", j'acceptais bien sur, on m'avait prévenus, et puis j'avais envie d'acheter de la soie pour Maman, je ressortais avec deux chales en soie 300 roupies la paire, j'etais plutot satisfait. Je payais mon driver (200 roupies le tout + 20 de tips) et m'empressait de reprendre le bus pour Mahabalipuram, il se faisait deja tard... Malheureusement, le bus direct venait de partir, je dus en prendre un autre jusqu'a Changalpattu et changer pour Maha. Le trajet se fit debout dans un bus plein a craquer, j'arrivais a la tombée de la nuit pile pour manger et aller me coucher, exténué par ma journée et ce retour infernal.
Jour 19 / Vendredi 16 juillet.
Finalement, je pensais partir aujourd'hui de Maha, mais bon, la fatigue, le soleil, la plage finirent par me convaincre de rester une journée suplémentaire, j'ai ainsi pu finir de visiter les derniers sites que je n'avais pas vu, et profiter un peu de la plage. La journée se déroula donc entre le parc sur les hauteurs et la plage. J'en profitais pour acheter quelques cadeaux pour mes amis et passer du bon temps. La journée fut globalement vide d'interet, et consacrée au repos =D
La soirée fut légerement plus agitée (et encore le mot est fort), j'avais parlé avec quelques jeune le matin, dont un autrichien qui m'avait convaincu de manger une pizza le soir dans un resto recommandé par le Lonely, j'avoue que c'etait pour moi un grand dilemme, d'un coté, j'etais tres fier de manger indien a l'indienne ( nourriture que j'affectionne particulierement) d'un coté, une pizza merde. Je repensais a la derniere fois que j'en avait mangé une, ça faisait bien trop longtemps, cette pizza me faisait en fait vraiment baver, elle avait des airs de grand plats et d'ailleurs lorsque je me rendis au resto en question "Le Yogi" tres tres touristique, la carte acheva mes dernieres retissences, JE MANGERAIS DE LA PIZZA CE SOIR, UN POINT C'EST TOUT.
Oui, bah en tout cas grosse deception, la pizza etait vraiment immonde et je m'en voulais presque d'avoir tant voulu manger ce repas pour etre tant déçu finalement. Je décidais d'aller prendre un thé avant d'aller me coucher. Sur le chemin, je rencontre Veejay, l'empoisoneur d'hier, toujours aussi étrangement amical, j'accepte comme promis de lui payer son repas (je l'accompagne au bouiboui et paye pour lui).
Je finis par prendre mon chaih et décide de rentrer, il est tard, sur la grande rue commerçante Othavadai St, je rencontre Vino, qui m'avait deja conseillé brievement la veille pour Kanchipuram, il tient absolument a ce que je vienne dans son magasin pour parler, j'accepte (en aillant bien conscience qu'il voudrait sans doute me refiler un ganesh miniature...) Finalement, nous parlames longtemps, il me raconta son aventure qui le mena en Thaïland avec son anglaise Lyndsay rencontrée ici, qui l'avait largué par la suite, triste vraiment triste. Je me souviendrais longtemps de ce type la, vraiment gentil, il m'offrit une Kingfisher et des chips, nous papotames encore, finalement je me décidais a bouger il etait presque minuit. Avant de partir j'acceptais 3 petits pendentifs en pierre qu'il souhaitait que je donne a mon pere, ma mere et mon frere, une vrai douceur ce mec la, d'ailleurs, si quelqu'un passe par la, qu'il lui dise bonjour de ma part, il tient un petit magasin au début de la rue. Je joindrais sa photo a la fin du post.
Apres cela, je vais enfin me coucher, je me sens fatigué mais je sais que demain, je serais totalement pres a poursuivre ma route.
D'ailleurs il est aussi temps que j'aille me coucher, je suis vraiment crevé.
J'ajouterais quelques photos demain, ce soir j'ai pas le courage 🙂
Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Céline.
Je m'apelle Rémy.je viens de lire ton récit en Inde de cet été.Quel plaisir de te lire, on à l'impression de voyager un peu!!Mais quelle galère as tu eu les premiers jours!!C'est tout ce qu'il à de mieux dans un voyage comme le tiens!!L'improviste!!L'homme est tellement préparé pour tout que plus rien ne le surprend, sinon l'improviste!!
Je ne suis jamais allé en Inde, mais je me documente et j'aimerais envisager un bon gros voyage en 2012 avec le sac à dos et une aventure à vivre!!
Avec en toile de fond, le népal ses grattes-ciels naturels!!
Bon écoute je te laisse, je t'ennuie pas davantage!!
En espérant à un de ces quatre,
Rémy
J'ai d'abord jeté un oeil à ton carnet, sans raison particulière car je ne connais ce pays et n'ai pas de projet le concernant.
J'ai été rapidement captivé par ton récit : Tu as pris la mesure du challenge dès ton arrivé et paré pour la suite...un homme averti en vaut deux.
Pour un jeune homme de 18 ans, tu es particulièrement mature et brave (dans le bon sens du terme 😉). Chapeau de d'être lancer à l'aventure comme cela, sans filet. Tu as vaillamment fait face, tout en positivant et en jouissant des bonheurs simples.
Belle leçon de vie que ces deux mois en immersion aux indes, pays sans concession mais riche en émotions dont tu fais si bien l'écho.
Ton père et ton Papy que tu cites non sans une certaine tendresse, doivent être fier de toi.
Trop intéressant ton récit..à quand la suite ?? :)
Et toi, ton récent (en novembre dernier) voyage au Japon, n'as-tu pas l'envie de nous le raconter ? 😛
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
je ne trouve pas la suite :((
Je pars pour deux mois ou plutôt un mois de visite et un peu de temps dans un orphelinat.
Je cherche des ionfos sur le kérala et le tamil nadu ... Surtout des guest house propres et pas chères avec bonne ambiance ;)
Tu peux me renseigner même si ton vooyage date maintenant ?
Merci
Bon, je me lance. J'espère en tout cas, que vous allez bien vous marrez comme moi, je me marre à chaque fois que je relis le récit de ce premier voyage en…
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This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hazaribagh
I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station.
The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance.
Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.
Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity.
As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection.
But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.
Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.
During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses.
We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.
On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.
The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive.
What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.
The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience.
These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.
That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Here’s a little clip we filmed in November–December 2019 (just before Covid) of a trip from Hanoi to Cat Ba Bay and then on to Xishuangbanna via Luang Namtha.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I’m sharing our three-week trip to Japan from late October to mid-November 2025. There were four of us—my partner and a couple of friends.
I’ve traveled often with my friend Christian (Bolivia, Argentina, Costa Rica, Namibia, Laos), but this time our partners joined us.
The rough itinerary:
Arrival in Tokyo. Visiting Shinjuku/Shibuya districts + day trip to Kamakura
5 days in the Japanese Alps, from Matsumoto to Kanazawa (via Kamikochi, Hirayu Onsen, and Takayama)
5 days in Kyoto
Nara, Osaka, Koyasan
Return to Tokyo (Asakusa district), with a day trip to Nikko
We booked our flights well in advance (9 months ahead): the flight cost 1086 € per person. Compared to over 2000 € if we’d booked for the same dates just 3 months prior.
For accommodations, we mostly used Booking.com. The onsen was booked via Japanican, and in Kyoto, we stayed in an Airbnb.
We also made 5 train reservations a month in advance on Klook or directly on the train’s website.
Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025)
Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.
Day 2: Arrival in Tokyo
Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate).
We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each.
We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.
We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district.
A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.
It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.
Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip).
We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner.
Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.
We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.
Namaste!
Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees....
I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live!
Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
08/16 – Camping at Skarja
08/17 – Ruohtesvagge
08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden
08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek
08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm)
And of course, the recap
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords!
Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.
Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises?
Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip.
We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple.
For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!).
In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos!
Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another!
In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June!
If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.