Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage.
Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.
Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été.
Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière.
Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie.
Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime.
Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le lendemain est un jour de transit. Nous avions réservé en début d'année, lors d'une promotion, un vol Air Asia pour Mandalay, ce qui revient, bagages et frais inclus, à environ 250 euros pour deux personnes pour l'aller-retour. On nous a réclamé à l'aéroport Don Mueang le versement de 500 bahts supplémentaires en raison de l'augmentation des taxes d'aéroport sur Mandalay.
Nous avions demandé l'e-visa sur internet via le paiement de 50 dollars par personne. Cette procédure ne pose pas de réel problème et se révèle très pratique à l'usage.
Il y a plusieurs bureaux de change à l'aéroport dont les taux, parait-il, seraient plus intéressants qu'ailleurs. Nous avons donc acheté des kyats pour l'essentiel de notre séjour. Les deux premiers guichets que l'on rencontre après avoir récupéré ses bagages ne sont pas ceux dont le taux est le plus favorable. Nous avons trouvé un taux plus intéressant à un troisième guichet, avec l'avantage d'y être servis de suite puisque bien sûr tout le monde vient s'agglutiner aux deux premiers guichets rencontrés.
Ensuite, pendant que tout le monde s'installe dans de petits bus pour se faire amener en ville, de notre côté nous cherchons vainement la navette gratuite Air Asia. Renseignements pris auprès de plusieurs personnes dont celles chargées de l'accueil à l'aéroport, cette navette n'existerait plus. Nous n'y perdons finalement pas grand chose puisqu'un gars nous propose un minivan à 4000 kyats par personne, avec l'avantage d'être amenés directement à notre hôtel. D'ailleurs, les trois personnes présentes avec nous sont des locaux qui se font débarquer rapidement en cours de route. Le véhicule est donc à notre disposition pour les 20 kilomètres restants et nous avons tout loisir d'observer le paysage, déjà truffé de pagodes, où qu'on regarde.
Au vu des villages qu'on traverse, on comprend de suite que le pays n'est pas riche et on a très vite sous ses yeux des scènes d'un autre temps.
Il faut bien une heure de trajet pour le parcours depuis l'aéroport jusqu'à Mandalay. Quel que soit le type de route, impossible dans tous les cas d'espérer une moyenne dépassant les 40 km/heure. Les revêtements, quand il y en a, sont bosselés, les arrêts sont fréquents, les gens et les animaux prennent possession anarchiquement du terrain.
Nous avons comme à l'habitude fait nos réservations sur Agoda. Une probable erreur de manipulation par un gestionnaire du site nous a fait obtenir l'ensemble des trois premières nuitées à un total de 22 euros alors que la chambre supérieure était normalement d'un prix journalier proche de 40 euros. L'hôtelier se sera arrangé avec le site... L'hôtel Hazel est tout récent, à l'est du centre-ville. Nous constatons que les avis des clients d'hôtel pour le Myanmar n'étaient pas exagérés : ici comme presque partout, le personnel manifeste un grand respect et une politesse infinie. Si par manque d'expérience les tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès, en tout cas le coeur y est...
L'hôtel en lui-même fournit d'excellentes prestations. La piscine, pas excessivement large, est extrêmement longue. Le buffet du petit-déjeuner est ultra fourni mais de moindre qualité par rapport aux bons repas proposés par le restaurant à un prix convenable. Le jeune junior manager qui nous a accueillis n'est arrivé qu'un mois avant mais il se révèle clair, enthousiaste et efficace. Quand nous lui demandons s'il peut nous trouver un chauffeur pour le lendemain matin, il passe un petit coup de fil et nous confirme que c'est bon. Seulement, voilà, nous voudrions connaitre le prix. Second coup de fil : 50 dollars la journée. Ouh là là ! Ca ne correspond pas aux tarifs que nous avions relevés sur Voyage Forum. Non, non, à ce prix-là, nous n'acceptons pas. Autre coup de fil : " Le chauffeur dit que si vous le prenez pour deux jours, il accepte de prendre 40 dollars la journée ". Nous avons accepté, cette somme correspondant à l'équivalent de 32 à 36 euros en fonction du change. Il ne faut pas oublier que l'hôtel s'arroge dix pour cent du prix. Par conséquent, que ce soit à Mandalay ou à Bagan, il y a moyen de trouver en cette saison des chauffeurs pour 35 dollars la journée. Après, il faut également considérer la prestation fournie, car le prix n'est pas tout. Et de ce côté, nous ne le savions pas encore, nous sommes particulièrement bien tombés.
En fin d'après-midi, un regard par la fenêtre de l'hôtel met en lumière les promesses des jours à venir.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le lendemain matin, Ko Phyo ( prononcer Gopyo ) arrive en retard de quelques minutes. Nous saurons plus tard qu'il amène son fils à l'école. Ce grand gaillard qui préfère le bermuda au longyi traditionnel et ne mâche pas la noix de bétel se révélera être le chauffeur parfait. De plus, il est courtois, aimable et même franchement gentil. Chose rare, il devance même certains de nos souhaits et ne met pas de limite horaire à sa journée de travail. Avec le recul, nous considérons que nous n'avons pas seulement fait la connaissance d'un birman hors du commun, mais bien de la personne la plus exceptionnelle rencontrée ces dernières années. Pour une fois, nous communiquons donc son numéro de téléphone et l'adresse internet où il peut être joint, car il s'agit là de quelqu'un que nous pouvons nous permettre de recommander les yeux fermés : tel 09 - 43199243, email linnlinnthantmdy@gmail.com
Sur tout le séjour au centre de la Birmanie, nous aurons eu un temps exactement à l'inverse de ce que nous connaissions d'habitude : un ciel blanchâtre le matin, parfois quelques gouttes puis des éclaircies de plus en plus conséquentes lors de l'après-midi, dévoilant par moments de larges pans de ciel bleu.
Nous avons décidé de consacrer la première journée à la ville de Mandalay et notre choix s'est porté sur certains lieux connus et d'autres qui le sont bien moins.
Notre première visite a été pour le Skinny Buddha à l'angle des 30ème et 60/62ème rues. Le bouddha s'était effectivement mis à la diète. Si l'ensemble est kitchissime, les personnages et les couleurs ne vous font pas sombrer dans la mélancolie.
C'est là que pour la première fois nous nous sommes promenés pieds nus. La première d'une longue, bien longue série. Si dans bien d'autres pays ils ont la sagesse de considérer que le bouddha ne s'offusquera pas de ce qu'on enlève ses chausses à l'entrée du temple et qu'on y pénètre en chaussettes, tel n'est malheureusement pas le cas au Myanmar, où vous êtes dans un temple dès que vous en avez franchi l'enceinte extérieure. Gare aux pieds tendres ! Vous êtes à la merci des gravats de béton, des fientes de pigeons et des crachats violets. En plus, à partir de 10h ou 11h du matin, l'effet du soleil sur certaines dalles vous fera parfois courir ou voler au lieu de marcher. Pour peu qu'il pluviote, cette fois vous en serez plutôt à glisser. Vos pieds délicats d'occidentaux aisés, sait-on jamais, vous seront peut-être reconnaissants de faire succéder le bain de boue bénéfique à la cuisson soudaine. Les birmans sont très observateurs et il se trouvera toujours quelqu'un pour vous faire remarquer à temps qu'il faut entrer pieds nus dans tout lieu sacré. C'est comme si leur vie en dépendait. Nous avons bien été obligés de nous en accommoder mais on aurait pu nous surprendre plus d'une fois à grommeler et pester dans notre barbe, si ce n'étaient parfois quelques " aille ! " ou " ouille ! ". D'ailleurs, comme nous l'a dit un jour Ko Phyo quand nous l'avons lancé sur le sujet : " Bouddha n'a jamais demandé ça "...
Nous avons fait une petite visite à la pagode Lat Yae Sat Lat, suffisamment à l'écart des chemins touristiques pour que notre chauffeur nous demande pourquoi nous avons voulu passer par là. Cette pagode contient une montagne artificielle miniature, richement décorée, une sorte de gigantesque crèche à bouddha. Avouons que la signification d'ensemble nous échappe. Toujours est-il que cette montagne est cloturée des quatre côtés par de solides grilles en fer forgé. A côté, le long du mur, des niches ont été aménagées, qui contiennent des personnages historiques grandeur nature, richement habillés, eux aussi derrière des grilles de fer avec leurs gros cadenas. Le quartier où ce situe cette pagode donne envie de se promener à pied : il est très verdoyant et absolument tout nous ramène 40, parfois 80 ans en arrière. A la sortie, derrière nous, Ko Phyo s'est arrêté près d'une famille installée au bord de la rue, assise sur un plancher en bois supporté par de courts pilotis. Nous le voyons glisser une billet à la jeune femme. Curieux, nous lui demandons de quoi il s'agit. Il nous explique que ce sont de pauvres gens, ils n'ont même pas de maison, ils vivent à cet endroit. C'est comme cela que vous vous retrouvez brutalement confrontés à la réalité. Le couple n'a absolument rien, et déjà cinq enfants. Et presque toute leur vie se joue comme dans un théâtre à scène ouverte. Compte tenu du programme que nous nous sommes faits et des endroits où nous résidons, nous ne serons pas très fréquemment confrontés à ce genre de scène. Encore un pays corrompu, richement doté en ressources énergétiques, en minerais et en pierres précieuses dont 80 pour cent de la population dépend de l'agriculture, avec un nombre incalculable de personnes vivant de trois fois rien...
Nous avons prudemment demandé si ces gens ne verraient pas d'un mauvais oeil le fait que nous leur donnions quelque chose. Ko Phyo nous a dit qu'il n'y avait absolument aucun problème. Son regard sur nous a semblé changer à ce moment, il a vu que nous n'étions pas indifférents. En nous délestant de quelques billets en faveur de cette mère que le plus jeune tétait encore, nous avions à la fois le sentiment de leur faciliter quelques jours et celui de la goutte d'eau dans l'océan.
La jeune mère de famille accepte qu'on les photographie mais prend bien soin de se cacher au moment où le cliché est pris.
A petite distance de la pagode, notre chauffeur s'arrête au monastère Thi Ri Pyanghi. Nous y sommes d'abord accueillis par un bien drôle de vieux petit moine. Nous avons accès partout avec notre accompagnateur et nous voilà devant une salle où des moines plus ou moins novices s'entrainent à psalmodier inlassablement sous la surveillance d'un ancien, qui s'évente régulièrement. Ko Phyo est alors alpagué par le responsable du monastère, le grand moine en chef très conscient de son importance, lequel lui explique sereinement que le monastère a été créé par un négociant ayant fait fortune dans le riz et dont la volonté a été d'en faire un asile en vue de l'instruction de jeunes nécessiteux.
Nous faisons un saut au monastère Wai Yan Bontha, lequel a surtout l'intérêt d'offrir une belle image vu de l'extérieur, une photo qu'on pourrait presque penser avoir été prise en Inde. Au sein de l'enceinte, nos regards seront surtout attirés par un grand panneau exposant de nombreuses photos très explicites sur les atrocités commises par les combattants islamistes envers les chrétiens et les bouddhistes. Il s'agit là d'images on ne peut plus cruelles et insoutenables que les médias français prennent le plus grand soin à ne pas diffuser. Ces images d'horreur, d'apocalypse sont une réelle surprise dans ce grand complexe qui donne une impression de village pour les moines dans la ville.
Le changement d'ambiance est alors radical quand nous entrons dans l'enceinte du fameux monastère Shwe in Bin, magnifique ouvrage en teck datant de 1895. Aussitôt les premières marches franchies, vous faites face à un portail richement sculpté. L'intérieur est très opulent. Nous avons beaucoup apprécié les frises au bas des colonnes, les deux monstres portant une cloche et les meubles anciens finement ouvragés. Les décorations autour des fenêtres sont de pures merveilles avec leurs personnages finement ciselés. Cette pagode a l'avantage d'être au calme, dans un vaste espace arboré. Nous y voyons une dame offrir des gamelles de nourriture et d'eau aux corbeaux vivant sur place, qui vivraient comme des coqs en pâte sans le voisinage de quelques chats intéressés.
Nous avions spécifié à Ko Phyo que nous voulions manger local. Il nous a laissés quelque temps au restaurant Mingala Bar. C'est effectivement un restaurant spécialisé dans le buffet birman, un curry accompagné d'un bouillon, de riz et d'une bonne quantité de petits plats, principalement des légumes. Nous avons gouté un peu de tout et pas aimé grand chose. Des goûts pas assez agréables, une viande pas cuisinée avec art, trop d'huile. Nous qui apprécions les bonnes spécialités d'à peu près tous les pays du monde, culinairement parlant nous n'avons pas été satisfaits au Myanmar. Un des pays idéaux pour y entamer un régime.
Il semble que la facture du buffet birman dépend de la quantité d'assiettes acceptées. Nous avons à la sortie une facture de 15 dollars, ce qui nous fait un rapport satisfaction-prix absolument catastrophique. Sachez qu'à la fin du repas on vous propose parfois des boulettes faites en sucre de palme. Après la sensation d'étrangeté vient alors la sensation de pas bon. Voilà, c'est dit. Nous expliquons alors à notre chauffeur qu'il faudra tester quelque chose de différent le lendemain.
Nous reprenons nos visites par le temple Ein Daw Yar, lui aussi bien fourni en moyennes et grandes pagodes ainsi qu'en sculptures kitsch.
Le saut au grand marché central Zegyo, qui ouvre le matin vers neuf heures, nous a déçus. Il y avait vraiment beaucoup de monde, nous nous attendions à quelque chose de plus intéressant, de plus différent de ce que nous avions déjà vu ailleurs.
Notre dernière visite est pour la pagode Tingaza Kyaung, pas très loin de la Shwe in Bin, à 300 mètres du carrefour entre la 90ème et la 35ème rue. Notre chauffeur est surpris que nous l'amenions là, il n'avait même pas connaissance de cet endroit. Il existe apparemment plusieurs merveilles à Mandalay dont le précédent régime ne s'est pas soucié et qui sont tombées en décrépitude ou font l'objet d'une occupation anarchique. En l'occurrence, il s'agit d'une magnifique pagode centenaire en teck. Compte tenu des huit paires de sandales à l'extérieur, quelques personnes sont venues rejoindre le gardien ( officiel ou officieux ) des lieux. Comme nous l'a dit Ko Phyo d'un air soucieux, si quelqu'un y vit il fait du feu pour cuisiner. Dans des bâtisses dont le bois a parfois été goudronné, les risques sont énormes. Il se trouve que quelques jours plus tard, alors que nous faisions la visite d'un musée, Ko Phyo nous a annoncé qu'il venait de croiser et avait reconnu le ministre chargé du patrimoine. Il en a profité pour lui en faire le signalement, en précisant que l'ensemble a vraiment besoin d'une restauration urgente. Par prudence, il réitérera l'information le lendemain à une agent du gouvernement rencontrée sur un autre site.
Le vieux moine sur place, beau et élégant à la fois, a gentiment accepté de nous faire une petite visite guidée et a voulu poser pour nous. L'intérieur, quoique sombre, regorge d'antiquités, dont des meubles de plus de 150 ans et plusieurs beaux bouddhas dorés.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Une grosse nuit de sommeil a réparé définitivement les dommages à la fois du décalage horaire et de la grosse journée de la veille ; c'est dimanche et nous commençons nos visites un peu plus tard. Du coup, Ko Phyo vient nous prendre avec sa petite dame, Linh Linh, et son remarquable petit garçon de quatre ans, Harry.
Non seulement le gamin est à croquer mais surtout il a un regard plein d'intelligence. Les parents l'ont mis à l'école, où il a déjà appris à parler un peu l'anglais.
Le petit adore se caler sur le range-documents, à l'avant entre papa et maman. Il remarque vite que nous sommes de bons clients pour la déconne et en profite. Après nous avoir vus deux jours de suite, un soir il a demandé à son père : "Dis, papa, quand c'est qu'on les revoit, mes étrangers ? "
Auparavant, nous avions assisté, stupéfaits, à la conséquente razzia faite à l'hôtel, lors du petit-déjeuner, par un groupe de touristes chinoises. Elles ont fait disparaitre une belle quantité de toasts et d'omelettes en se préparant un impressionnant panier pique-nique pour leur midi. Sans scrupules ni gêne aucune, et à fond.
Comme nous devons passer par Amarapura, Ko Phyo nous pousse dans un atelier spécialisé dans la sculpture sur bois, petits et gros formats. La seule entrée de la boutique est déjà un chef-d'oeuvre d'artisanat. Des ouvriers travaillent à l'extérieur, certains sur de gros troncs, on voit que ne n'est pas du chiqué. Qatar Airways devrait penser à porter le poids limite des bagages de 30 à 300 kilos.
Un peu plus loin, nous faisons un rapide passage au monastère de Mahagandhayon, une visite qu'on peut considérer comme facultative. La maison ayant servi de résidence au défunt fondateur il y a quelques dizaines d'années est religieusement conservée en l'état. Sa chambre peut d'ailleurs s'observer plus qu'elle ne se visite. Même les draps semblent être restés tels qu'ils étaient après leur ultime utilisation.
Beaucoup de touristes y vont pour l'impressionnant défilé des moines qui se rendent au réfectoire à la queue leu leu après dix heures du matin, pour leur dernier repas du jour.
Dans l'ensemble, les touristes sur place ont été plutôt respectueux et l'accès à la cour du réfectoire leur est interdit. Ce monastère n'ayant pas d'intérêt historique, on peut considérer
qu'il ne devrait pas même être ouvert aux touristes. Ce matin-là, nous avons quand même remarqué la présence du caméraman d'une chaîne birmane, lequel ne se gênait pas de bien se planter entre les files de moines et de leur promener la caméra sous le nez. Décidément, tout est si relatif...
Nous avons fait un petit tour dans les coulisses pour constater qu'avec tant de clients à la même heure, l'intendance se doit de se donner les moyens pour être à la hauteur.
Le but du jour était l'île d'Inwa, l'une des anciennes capitales du royaume, à 25 km au sud-ouest de Mandalay. Quelques minutes suffisent pour le passage sur un bac, les étrangers payent 1200 kyats par personne pour l'aller-retour.
La visite de l'île est devenue si populaire en calèche tirée par un cheval que cela s'est mué en une organisation hautement touristique. Il y a peu, on pouvait marchander cette longue promenade à 5000 ou 6000 kyats. Désormais il y a un vrai panneau fixant un parcours bien défini et un tarif non négociable de 10000 kyats. Pour peu que l'on veuille ajouter quelques visites à celles qui sont prévues ( par exemple une extension pour le village et pour le fort de Hsin Gyone ), hors de question de fixer la prestation aux 15000 qui seraient logiques, c'est bien 20000 que l'on exige. Ces petits abus usuels ne se rencontrent toutefois qu'en un nombre d'endroits très limité. Pour l'instant.
L'extension par le village nous permet de contempler les restes d'un bel édifice, qui malgré les ravages du temps et des tremblements de terre a conservé de son allure et une partie des personnages fantasmagoriques sculptés qui le décoraient.
Toujours aux abords du village, le petit complexe de pagodes de Daw Gyan intéressera les passionnés. Les courageux, s'ils dénichent un plan détaillé, pourront tenter la promenade à pied sur la journée.
Le fort de Hsin Gyone n'offre aucun intérêt réel, à moins que vous adoriez rêvasser sur les rives de l'Irrawaddy.
Dans la série des monastères en bois, celui de Bagaya est moins ouvragé que d'autres mais il est situé dans un joli cadre champêtre, avec des tours de pierre qui s'élèvent à quelques centaines de mètres de distance.
Un peu plus loin, le joli complexe de pagodes de Yadana Hsemee, avec son bouddha façon Ayutthaya en profonde méditation au pied d'un gros arbre dont les racines se sont confondues avec les restes du mur d'enceinte. Avec un temple dont le toit et un pan de mur ont disparu, laissant les colonnes, le bouddha et ses disciples comme en suspension dans le ciel, au-dessus des champs.
Au retour, on passe devant la tour de l'ancien palais, ayant survécu de justesse à un tremblement de terre. La montée y est désormais interdite.
Nous terminons le tour par l'original monastère jaune de Maha Aung Mye Bon Zan, bâtiment intact car construit à l'origine en pierre. Un gardien en uniforme ne tardera pas à déloger avec autorité des gamins du coin qui ont eu l'impudence de jouer au foot dans la cour, au pied du bâtiment.
Pour ceux qui sont douillets, sachez que l'essentiel du parcours se réalise sur une route goudronnée. Heureusement, parce que les premières et les dernières centaines de mètres parcourues sur des chemins pierreux ou des chemins de campagne avec des ornières sont un peu sport.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Le soleil se lève lorsque nous arrivons au célèbre pont U Bein à Amarapura, le plus long pont en teck du monde avec ses 1200 mètres.
Tout le long du chemin, tous les birmans qui ont un téléphone veulent être pris en photo avec nous. Quand ils sont cinq, il faut poser cinq fois. Des fois on veut juste madame, des fois seulement monsieur, des fois les deux. C'est le retour de baton pour madame la photographe et monsieur le filmeur mais bien sûr nous nous y prêtons de bonne grâce ( ce serait un comble ) et avec notre plus beau sourire s'il vous plait.
Le village de l'autre côté du pont est tout ce qu'il y a de plus authentique et il ne faut pas se priver d'y faire un passage. Au matin, c'est l'effervescence : des amis prennent leur petit-déjeuner au bistrot, les enfants arrivent à l'école, les petits commerces entament leur activité.
Nous arrivons alors seuls à la pagode Kyauktawgyi, que des gens du coin commencent à fleurir. Il y a de jolies et complexes fresques assez bien conservées au niveau de l'entrée principale, dont un calendrier astronomique au plafond.
On à peine à constater que le grand bouddha à l'intérieur est réalisé à partir d'un bloc unique de marbre tant les guirlandes électriques, qui lui font un soleil autour de la tête, clignotent. Au Myanmar, on use et abuse de cet artifice.
Quelques beaux objets sont disposés tout autour, dont deux shivas danseurs dorés, debout sur un boeuf et un buffle, avec un fin bouddha enchassé sur leur coiffe. Dans un coin, un peu dans l'ombre, un fabuleux reliquaire à étage.
Nous avons craqué à l'extérieur. Plusieurs gamines voulaient nous vendre de petits colliers de fleurs. Nous en avons pris un à chacune, pour toutes les contenter. Bien sûr, à la sortie, monsieur n'a pas pu s'empêcher de se décorer quelques instants avec les colliers autour des oreilles. Le regard consterné de Ko Phyo nous fait l'interroger; il nous dit : " Now, everybody thinks you're gay ". Ah, ça, on ne lui a pas expliqué que ce n'est pas grave et que chez nous c'est même très tendance. En Asie, évitons le compliqué.
De l'autre côté du pont, nous avons admiré la pagode Patodawgy, laquelle impressionne par la hauteur de son chedi et son blanc immaculé.
Les amateurs de kitsch feront un saut au temple en face, de l'autre côté de la voie de chemin de fer. Dans la chapelle principale, tous les bouddhas ont l'air en porcelaine, certains ont leurs ombrelles. Tout autour, on ne sait plus trop si c'est le temple ou le casino, entre le petit bouddha reposant sur son lit de billets, les spots et les guirlandes clignotantes. Il y a là comme un décalage...Finalement, quand on s'aventure derrière ce temple, on y découvre un bâtiment
beaucoup plus ancien, un peu style khmer et un monastère juste à côté.
Cependant, le temps passe et nous avons demandé à notre chauffeur de nous conduire avant 11 heures du matin à la Snake Pagoda à Paleik, village un peu au sud d'Amarapura.
La légende de ce temple ressemble au scénario d'autres légendes, dans d'autres pays : un jour, des moines ont décidé de construire un temple, deux grands serpents sont sortis de la forêt et se sont sentis si bien dans ce temple élevé à la gloire de Bouddha qu'ils y sont restés. Depuis, les habitants de la région vénèrent et nourrissent ces serpents.
Vous arrivez donc tranquillou dans le temple, pas un touriste, que des locaux. Dans une salle, un petit bouddha légèrement enflé à la feuille d'or dans un petit réduit qui semble être un évier réaménagé. Mais au fait, qu'est-ce donc, ces grosses choses de chaque côté du bouddha ? Eh ben, évidemment, rien de plus normal, sous votre nez sont tranquillement lovés deux pythons d'une longueur de 2 mètres.
Donc chaque jour à 11 heures tapantes, on les porte dans le patio couvert contigu à cette pièce, où on leur a aménagé leur baignoire et ils prennent un bain dans une eau propre agrémentée de quelques fleurs.
Vient ensuite la séance photo. Des birmans se présentent à tour de rôle, on leur met un python dans les bras puis ils reçoivent un ticket leur permettant de retirer la bonne photo. Il y a d'ailleurs dans le patio de mignonnes photos de bambins avec leur copain le gros serpent...
L'étape suivante consiste à sortir le python du bain, on le pose dans le patio et on le sèche avec des serviettes de toilette. Les deux hommes qui se chargent de cette tâche nourrissent ensuite les serpents : l'un les tient, l'autre leur ouvre la gueule et y glisse quelques poissons. Ils les tapotent un peu pour aider à la digestion puis le même manège reprend pour leur faire boire du lait.
Enfin, ils les posent par terre et les guident un peu pour qu'ils reprennent tout seuls le chemin de la niche.
En dehors du fait que nous avons assisté à une opération vraiment extraordinaire dans un cadre tout à fait ordinaire, nous nous demandons quel bazar ce sera lorsqu'un bon nombre de touristes aura eu vent de cette...attraction. Reconnaissons que nous avons été totalement scotchés pendant trois quarts d'heure.
Nous laissons le dernier mot de l'histoire à Ko Phyo : lorsque nous lui demandons ce qu'il en pense, il nous répond laconiquement " Ils seraient mieux dans la forêt ".
Il nous amène ensuite à un petit restaurant familial sur une aire de " l'autoroute ". Nous allons voir en cuisine ce qu'il y a de disponible, notre chauffeur passe la commande mais même lui a du mal à se faire comprendre. Nous avons donc en soupe ce que nous avions souhaité en plats frits. Les affres d'une désillusion culinaire sur notre séjour au Myanmar semblent se confirmer.
Un homme passe nous voir, qui est le propriétaire de tous les restaurants et boutiques sur cette aire. Il possède aussi des plantations et nous explique avec conviction que ses ananas sont les meilleurs du pays. Il nous en offre d'ailleurs un beau spécimen, que nous ferons découper le soir à l'hôtel. Néanmoins le cuisinier aurait pu avoir la présence d'esprit de rincer son couteau avant de nous trancher l'ananas. Vous avez déjà goûté de l'ananas subtilement parfumé à l'ail ? On vous le dit, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...
En revenant vers Mandalay depuis Amarapura, on passe par la fameuse pagode Mahamuni. Ce lieu fait partie des incontournables, où l'on sait en y allant ce qu'on va voir et qui pourtant vous épatent quand même lorsque vous les contemplez.
Même le bermuda n'étant pas admis pour les hommes ( pour une fois ce ne sont pas les seules femmes qui sont ennuyées ), monsieur se fait revêtir d'un longyi, ce pan de tissu qu'on enroule autour de la taille de manière à ce qu'on ait l'air de porter une robe. L'une des deux préposées est bien obligée de me le mettre vu le peu de talent que je montre à le fixer correctement. Du coup, gênée, elle n'ose pas trop serrer et l'une ou l'autre fois quelqu'un viendra me remettre tout ça en place. J'ai eu un succès fou auprès des birmans et des birmanes. Pour une raison m'échappant tout à fait, ils y ont trouvé un grand effet comique. C'était certainement encore plus drôle en marchant, ma liberté de mouvement étant restreinte je me sentais comme une geisha à petits pas dans sa robe trop serrée.
Nous aurons longuement contemplé cet ineffable, somptueux et serein bouddha engraissé au fil des ans d'une couche de 20 centimètres de feuilles d'or. Durant notre visite, trois hommes y ont collé, pour d'autres fidèles, sans arrêt, de petites feuilles d'or. Des moines sont aussi venus le faire. La ferveur du peuple y est sensiblement encore plus importante qu'ailleurs.
Il m'a été permis de le filmer de près et même de faire le parcours qui consiste à monter sur une petite échelle, de son côté droit, pour accéder derrière lui puis de redescendre par l'autre échelle, de son côté gauche. En revanche, quelqu'un m'a interdit de le filmer de derrière.
Même à quelque distance, on est impressionné par la quantité de bijoux en or, de rubis et d'émeraudes dont sa coiffe est parsemée. Deux ouvertures latérales permettent de voir le haut de la statue par les côtés. Même cela en vaut la peine.
Dans la cour, près de l'énorme gong datant du 18ème siècle, est exposé un trésor : il s'agit des six seules sculptures khmères initialement installées à Angkor qui aient survécu aux péripéties des siècles passés. Les visiteurs s'en approchent tous avec frénésie, les touchent, les caressent puis se passent plusieurs fois les mains dans les cheveux.
Un grand bâtiment abrite le musée du bouddha avec une étonnante et vaste maquette de l'Asie du bouddhisme sous un plafond astrologique très coloré. Dans un autre bâtiment, nous avons pour notre part plutôt apprécié la longue série de tableaux relatant le transport de ce bouddha depuis le royaume d'Arakhan jusqu'à sa mise en place définitive au moment de la construction de la pagode.
Dans ces lieux, tout comme sur la colline de Sagaing, on vous taxera de 300 kyats si vous portez un appareil photo et de 500 kyats si vous avez une caméra. Malgré la pastille qu'on vous colle sur les vêtements, il ne semble pas y avoir de contrôle a posteriori et ceux qui laisseront leurs appareils dans les sacs s'exonéreront de la redevance. De plus, les préposés ne sont pas toujours présents ou attentifs.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Sur cette nouvelle journée, nous faisons d'abord un crochet par Amarapura, où nous avons failli rater le temple en bois rouge de Bagaya, avec ses frises et ses portes sculptées.
Cette étape est à ne pas manquer pour les amateurs d'esthétique et d'antiquités. Y sont exposés, dans des conditions de visibilité pas totalement optimales, 400 bouddhas datant du 14ème siècle pour les plus anciens, du 19ème siècle pour les plus récents. S'ils sont presque tous très beaux, certains sont magnifiques, d'autres sont sublimes. La quinzaine de représentations dorées dans le trio de vitrines centrales est pétrie de majesté.
De l'autre côté du fleuve, nous allons vers la colline de Sagaing. Celle-ci fait impression bien avant qu'on y arrive, surtout quand le soleil se met de la partie et fait scintiller dômes et stupas. A vrai dire, il n'y a pas des temples sur la colline de Sagaing : en réalité, nous constatons que la totalité de cette colline EST un temple. Tout visiter prendrait plusieurs jours. Bien courageux sont ceux qui gravissent les multiples marches jusqu'au sommet, faisant étape aux nombreux édifices de culte sur le chemin.
Nous ne visiterons que la pagode U Ponya, au sommet. Les dalles colorées sur la terrasse, les multiples carreaux en verre coloré à l'intérieur et les tableaux naifs dans la galerie ne sont pas forcément grandioses.
Bien évidemment, de quelque côté que l'on se tourne, le panorama vaut le détour.
Dans la descente, nous sommes frappés par la quantité de femmes, parfois avec un enfant, qui quémandent au bord de la route. Lorsque nous demandons son opinion à Ko Phyo, lui qui avait pris en pitié cette famille pauvre l'autre jour, il nous répond sans ambages et avec une moue expressive : " Elles ne sont pas pauvres, elles sont paresseuses ". Madame avait effectivement remarqué que leurs vêtements ne témoignaient pas d'une condition extrêmement modeste. Nous qui avions presque la main au porte-monnaie, nous ressentons l'avantage d'être accompagné par une personne ayant une bonne connaissance des choses et qui ait la capacité de formuler clairement son avis.
Il retient aussi très bien ce qu'on lui dit. Il s'arrête à un endroit où nous pouvons consommer du jus de canne et s'assure que les glaçons sont faits avec de l'eau conditionnée. Ce jour-là, nous avons bu notre meilleur jus de canne à sucre. Un délice, surtout lors d'une journée aussi chaude.
A environ huit kilomètres à l'ouest de Sagaing, nous avons vu la pagode Kaung Hmu Daw, très ancienne, très dorée, haute de près de cinquante mètres, avec sa forme sphérique de sein parfait ( si l'on peut dire ). Aux alentours, un grand bassin où les visiteurs viennent nourrir les poissons ( sacrés ou consacrés ? ). Visite à vrai dire facultative.
En fait, nous avons préféré nous arrêter un peu plus haut, pour nous dégourdir les jambes au bord de cette grande route très passante, dans des ruines laissées à l'abandon mais bien plus anciennes quoique dans un état acceptable. La végétation se mêle et s'entremêle aux bâtiments comme dans un mini Angkor, le calme étant juste troublé par des enfants qui s'y amusent. Chacune des anciennes capitales du royaume contient ainsi des vestiges qui font partie du décor en attendant d'être réhabilités.
Nous faisons un bref passage chez un artisan que notre chauffeur connait, ce qui nous permet d'admirer de nombreuses pièces en argent finement travaillées. Pour se faire une idée, vous pouvez obtenir une très belle coupelle d'environ 300 grammes pour l'équivalent de 325 euros. Rappelez-vous que l'argent s'oxyde et noircit, vous serez bons pour frotter votre achat deux fois par an avec le produit adéquat...
Pour tenter de nous satisfaire, Ko Phyo nous fait partager un repas dans une gargote que les locaux appellent " tea shop ". Les produits qu'on y consomme ne sont généralement prévus que pour des repas du matin ou du midi. Il y a donc sur la table un assortiment de petites assiettes contenant respectivement des pois chiches, des samossas, de petits roulés frits aux légumes, des boulettes de pomme de terre et des desserts qui correspondent globalement à ce que nous nommons de la crème brûlée. La star du repas est un pain maison tout boursouflé du diamètre d'une assiette. Dans la composition de ce pain parfumé, d'une saveur exquise, entrent notamment des haricots blancs et du sucre de palme.
C'est l'une des rares fois où nous avons été enthousiasmés par notre repas. Ko Phyo nous fait le suivre dans la cuisine en plein air où un jeune homme nous montre comment il étale la pâte sur un tissu lui-même enroulé autour d'un grosse pierre. D'un geste sec, il frappe l'ensemble contre la paroi chaude du four à bois où la pâte reste scotchée. Quelques instants après, il suffit de décoller le pain que voilà cuit. Gustatif et instructif. Précisons que l'addition pour 3 personnes, boissons incluses, s'est élevée à 5200 kyats soit 4 euros...
Nous pensions rentrer à l'hôtel mais notre chauffeur nous a prévu un bonus. Venant de Sagaing, il sort de la route de Mandalay par une bretelle, tout près du pont au-dessus de l'Irrawaddy. Avant d'arriver à destination un kilomètre plus loin, nous passons par une espèce de rue-bidonville. La vision de toutes ces familles vivant l'une sur l'autre dans le dénuement est saisissante. On a l'impression de jeter un coup d'oeil dans le moyen-âge.
Ko Phyo nous montre un grand bâtiment en forme de cube, d'où partent un certain nombre de grandes rigoles en pierre menant à des puits artificiels et à des sections compartimentées également en pierre.
Il nous explique que le dernier roi ayant régné, sachant que ça allait mal se passer avec les Anglais et que les arcs et les sabres ne suffiraient pas, avait décidé de faire installer une fonderie près du fleuve afin d'avoir des canons et des boulets. Ceci pour empêcher les Anglais de débarquer, eux qui allaient probablement attaquer par le fleuve. La fonderie n'a toutefois jamais eu le temps de servir.
La Birmanie intégrera bien l'immense empire de la perfide Albion.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Jour après jour, nous nous demandons comment font tous ces gens qui prétendent que deux ou trois jours suffisent pour Mandalay.
En tout cas, nous partons gaillardement pour notre cinquième jour de visite.
Les quatre sites que nous allons voir successivement sont installés dans un périmètre restreint, au nord-est du palais royal.
Les pagodes Kuthodaw et Sandamuni sont assez vite parcourues avec leur foisonnement de stèles détaillant les règles du bouddhisme. La première est assez austère, les stèles ne sont ni bien visibles ni accessibles. La forêt de petits stupas blancs est impressionnante, tout de même.
La seconde est plus aérée; la très épaisse porte d'entrée en bois sculpté a du chien. Une vendeuse de souvenirs qui avait décidé d'embêter quelqu'un nous a suivis un bon moment, une fois n'est pas coutume.
A un jet de pierre, l'un des bâtiments les plus emblématiques de Mandalay : la pagode Shwe Nandaw. A la mort du roi Mindon son fils a décidé, pour des raisons sentimentales, de déplacer cet édifice hors de la zone du palais royal. Ce même palais ayant été totalement détruit lors d'un bombardement japonais de la seconde guerre mondiale, c'est un rescapé que vous pouvez admirer.
Un spécialiste américain de la restauration d'édifices anciens y est à l'oeuvre et forme des birmans pour qu'ils puissent par la suite restaurer de façon autonome des monastères analogues.
Voilà ce qu'on peut qualifier de chef-d'oeuvre : c'est beau, c'est fin, ciselé de partout. Et l'intérieur ne dépareille pas. Le teck est doré à l'or fin, y compris le plafond. Il y a plusieurs frises en trois dimensions avec de nombreux personnages, les sculptures sur les portes sont extraordinaires. Un très bon moment.
Redescendons sur terre pour rappeler que dans ces maisons en bois, aux portes et fenêtres ouvertes et où il fait assez sombre, les moustiques se plaisent bien.
Juste en face, le monastère Atumashi Kyaung n'est qu'une copie du prestigieux édifice détruit par le feu à la fin du 19ème siècle. Le beau bouddha assis dans l'immense salle a un creux sur le front : le gros diamant de 28,8 carats qui y était incrusté a disparu pendant l'occupation anglaise et n'a jamais été retrouvé...
Un peu plus loin s'étale la colline de Mandalay. A son pied, l'escalier est gardé par deux immenses chintes blancs, ces créatures mi-chien mi-lion.
La pagode au sommet, malgré ses grandes statues, fait tout aussi kitsch que celle de Sagaing, avec par endroits un petit côté palais oriental. Plus d'une fois, on s'est dit qu'on n'est pas loin de l'Inde. N'empêche que la vue sur la ville, la campagne, le fleuve et ses ramifications, est très belle.
Signalons que la pagode est montée sur des pilotis de béton. On y accède donc par des escalators et on redescend par un ascenseur. Ces gens ont quand même été assez stupides pour considérer que l'entrée de la pagode se situe au pied de l'escalator. Faire monter des personnes sur trois escalators successifs les pieds nus, il faut quand même en tenir une belle couche.
Quand nous avons voulu redescendre, l'ascenseur était fermé parce que c'était la pause de midi. Il a donc fallu descendre à pied, rejoindre l'entrée où nous avions laissé nos chaussures en marchant toujours pieds nus sur un parking dégueulasse et bourré de petits cailloux pointus. La porte étant elle aussi fermée à clé en raison de la pause, heureusement que notre chauffeur a appelé dans sa langue jusqu'à ce qu'une jeune femme daigne ouvrir. D'un air pas enchanté. Constamment, on se retient, on reste bien gentils mais régulièrement cette obligation de pieds nus nous fait monter la moutarde au nez...
Ko Phyo nous console en nous amenant dans une autre cantine très populaire et très couleur locale, où nous dégustons en gros le même déjeuner que la veille, avec la même satisfaction. Quand Ko Phyo nous dit qu'il connait la patronne et qu'elle nous offre le repas pour nous faire plaisir, nous n'en croyons pas nos oreilles. Nous la remercions chaudement mais à la sortie, notre chauffeur rigole moins : il a pris un PV pour stationnement abusif. Dans une ville paraissant aussi anarchique que Mandalay, nous ne pensions même pas que cela existait.
Par la suite, nous demandons à Ko Phyo de nous trouver une pagode qui a été excavée en 2006, suite à la découverte d'un moine, avec un beau bouddha allongé de 7 mètres. La pagode Kusinara ( se prononce Kudinayo ) serait située sur la colline de Mandalay. Nous en avions trouvé mention sur un seul blog, photos à l'appui mais sans guère d'indications précises. Mais voilà : après des tours et des détours, après avoir questionné plusieurs personnes, nul ne semble connaitre cet endroit.
Jusqu'à ce que quelqu'un nous indique la direction, mais pas du tout à l'endroit prévu. Nous en sommes confus mais maintenant encore nous ne savons pas si l'endroit que nous avons vu est le bon. Le nom du temple colle, un moine y a bien découvert un objet de culte ancien mais le reste ne colle pas avec les indications...il y a bien longtemps que nous avons donné notre langue au chat.
Quoi qu'il en soit, nous avons vu un temple original, dont une salle contient plein de personnages loufoques et colorés fixés aux colonnes et au plafond. Il y a aussi quatre groupes de statues figurant le bouddha avec des disciples. En belle place, une antique table dorée sertie de pierres semi-précieuses découverte il y a quelques années par un moine qui creusait dans la cour. L'extérieur sort aussi de l'ordinaire avec toute une quantité de personnages dans des styles plutôt variés. Si vous aimez l'originalité, jetez-y un oeil.
Ko Phyo nous a encore préparé une visite-surprise. Il nous dit qu'il connait un monastère qui n'est pas en activité et qui aurait été construit il y a 150 ans par un architecte français. Effectivement, la première chose qui nous frappe en arrivant ce sont ces grands aigles sculptés dans le bois aux quatre coins du bâtiment. 150 ans, cela correspondrait justement à la fin du Second Empire...
Quand Ko Phyo discute avec un moine qui passait par là, celui-ci en rameute un autre, qui détient les clés. Il nous fait carrément la visite guidée, d'en bas à en haut. Au centre du grenier, une petite construction circulaire tenait lieu autrefois de salle de discussion pour les moines. L'ensemble est juste encore en état, il nous recommande bien de ne marcher que sur les grosses poutres sinon on passe à travers le plafond. Quelque temps auparavant, un envoyé du ministère est déjà venu examiner le bâtiment pour en prévoir la restauration.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
C'est notre dernier jour sur Mandalay. Il nous avait donc fallu acheter le pass de 10000 kyats, qui vaut aussi pour Inwa, Amarapura et Paleik. Cette carte est valable une semaine et chaque endroit peut être visité une seule fois.
Un autre pass est nécessaire pour Mingun et Sagaing : son prix vient de passer de 3000 à 5000 kyats.
Pour la colline de Mandalay, vous devez acheter un ticket pour 1000 kyats.
Dans les échoppes, la petite bouteille d'eau fait 300 K, la canette de coca et la grande bouteille d'eau font 700 K. Le paquet de cigarettes est autour de 700-800 K. Le très grand verre de jus de canne à 500 K. Si vous achetez un ananas que la marchande vous découpe, vous en aurez pour 1000 K. A ce prix, vous avez l'ananas entier plus une portion, l'équivalent de dix tranches. Bref, largement assez pour deux personnes.
Après 3 nuits dans un premier hôtel, nous avons passé les quatre jours suivants dans le meilleur hôtel que nous ayons fréquenté en Asie : le Triumph Hotel.
En cette saison, la villa de luxe vous reviendra à 60 euros. Absolument tout le personnel est à louer pour son affabilité et sa disponibilité.
On vous accueille avec un petit verre de lemongrass. Ca nous a tellement plu qu'il nous en ont préparé une bouteille par la suite, à notre demande. Les chambres sont très grandes et très confortables, la piscine de belle dimension et très propre. En fin d'après-midi, il y a une heure de happy hour, où des cocktails avec ou sans alcool sont servis gratuitement. Quelques minutes avant la fin du happy hour, ils viennent vous prévenir qu'il est encore temps de commander, c'est dire. C'est vraiment le genre d'endroit où on s'occupe de vous au maximum, sans toutefois vous envahir.
Comme nous avions sous la main quelques échantillons de parfum, nous les avons offert à un employé et aux réceptionnistes. C'est le genre de chose qui les rend littéralement fous de joie.
Sur ce dernier jour à Mandalay, nous avons privatisé un bateau ( c'est fou cette obsession que nous avons de vouloir prendre le bateau à nous seuls ) et l'aller-retour nous est revenu à 25000 K.
Depuis la berge, nous avons entamé un long et périlleux trajet sur une suite de planches en bois aussi longues qu'étroites pour accéder à l'embarcation. C'est encore moins évident quand on a sur le dos le sac avec ses papiers, la bouteille d'eau et l'appareil photo bien lourd. Les gars le savent, ils vous prennent par la main comme des enfants pour faire le trajet. Si ce n'avait été le cas, on l'aurait certainement fait en rampant.
Le ciel est un peu moins clair que les autres jours mais le soleil est là malgré tout. Nous vous signalons que si vous portez le bermuda ou le short, au retour vous aurez un coup de soleil de la mi-cuisse au genou. Ca fait bizarre par la suite, l'après-midi à la piscine.
La navigation est sympa avec les îles, les villages de pêcheurs, les habitations semi immergées et les embarcations que l'on croise. Attention en cours de parcours : le fleuve est extrêmement large à cette hauteur, parfois le vent est assez fort et nous sommes persuadés que plus d'un y a perdu sa casquette...
Plus on approche de l'autre rive, plus l'immense pagode inachevée s'impose dans le paysage.
Autant le préciser de suite : Mingun est l'endroit de notre séjour où l'afflux touristique nous a semblé avoir produit ses effets les plus négatifs. Les conducteurs de char à boeuf tiennent vraiment à vous trimbaler, les vendeurs veulent obstinément vous faire acheter. A un moment, nous avons bu des boissons dans une gargote et c'est la seule fois où on a tenté de nous faire payer le prix ( trop ) fort.
Sur place, il est bien plus logique de faire le chemin à pied, la distance à parcourir étant faible. On remarque en premier les vestiges bien abîmés des gigantesques lions qui gardaient l'entrée. Juste après, la pagode inachevée en impose. Les séquelles du tremblement de terre de 1838 sont nombreuses et particulièrement évidentes. Vous y monterez à vos risques et périls par l'escalier côté droit.
Quelques centaines de mètres plus loin, on s'arrête quelques instants à la seconde plus grande cloche de monde, la plus grande en état de fonctionner.
Enfin, après un petit bout de chemin, on peut monter sur la pagode blanche Hsynbiume. Même si celle-ci est esthétiquement réussie, son principal atout est d'offrir un beau point de vue sur les environs, et notamment une perspective intéressante sur la pagode inachevée.
Au retour, Ko Phyo nous remet nos billets de bus qu'il nous a pris pour Monywa. Il est difficile de renseigner les voyageurs sur les prix. Il semble y avoir un certain nombre de compagnies, lesquelles disposent de moyens de transport différents. Les prix, les conditions de voyage et les horaires ne seront alors pas les mêmes. Plus vous achèterez vos billets à l'avance, plus vous aurez de choix pour les places que vous occuperez, sachant que c'est plus confortable à l'avant.
Nous avons donc pris un petit bus ( ni minivan ni grand bus ). Pour la distance de 140 kilomètres, nous avons payé 5000 K pour 2 passagers et 2000 K pour les deux valises.
Ko Phyo a éclairé cette semaine par ses nombreuses qualités. Il a apprécié notre comportement et a très bien su répondre à notre humour par le sien. De tous nos séjours, c'est LA personne que nous n'oublierons pas et il aura bientôt de nos nouvelles.
Il était d'ailleurs hors de question que nous n'acceptions pas son invitation à dîner pour ce dernier soir. Il est donc venu nous prendre à l'hôtel, accompagné de son épouse et de son fils. Il avait fait le choix d'un restaurant de qualité où nous avons dégusté une fondue birmane avec des ingrédients nombreux et très divers, dont certains que nous n'avons pas été en mesure d'identifier.
Si un jour vous recourez à ses services, passez-lui bien le bonjour de la part de Joel et Françoise.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonjour Joel,
superbe carnet étayé de belles photos, un vrai plaisir de retrouver le Myanmar ! ça me replonge dans mon séjour de l'an dernier, je joins 2 photos du marché au jade à Mandalay, lieu atypique s'il en est ...
Il y a de l'effervescence à la gare routière de Mandalay. Ca blague, ça crache après avoir roulé sa salive en bouche de façon bien sonore. Un gros bus qui arrive klaxonne à nous en crever les tympans. Il y en a qui ont branché un amplificateur sur leur klaxon.
Nous mettons 3 heures et 15 minutes pour les 140 km, avec un arrêt commodités. Il faut savoir que de Mandalay à la sortie de Sagaing il faut déjà une heure, le bus tenant lieu d'omnibus à ce moment-là.
A l'arrivée, tous les passagers partent sur des motos-taxi et seul un petit songthaew est en mesure de nous prendre en charge. Les deux gars ont l'air fruste mais pour un tarif correct de 2000 K nous amènent à l'hôtel. Nous leur fixons donc rendez-vous pour le lendemain matin en leur expliquant où nous voulons aller et acceptons le tarif de 15000 K.
Nous avions choisi le Win Unity Resort, un hôtel assez étendu qui soit le seul en ville disposant d'une piscine. Le tarif tourne autour de 40 € pour les chambres normales mais à cette époque de l'année ils vous surclassent sans problème dans un bungalow plus confortable, dans lequel les chambres ne sont pourtant pas si grandes. Comme pour les deux hôtels précédents, nous avons des matelas qui se prêtent très bien au sommeil pour un dos d'occidental.
C'est en passant à côté de la piscine que nous tombons en arrêt. Elle est vide et ça, ce n'est pas bien. Il faisait déjà très chaud à Mandalay, il fait encore plus chaud à Monywa. Nous râlons un peu à la réception et on nous fait venir la matrone.
Le principe est souvent le même dans les hôtels en Asie : il y a bon nombre d'employés, dont la plupart sont jeunes et maigres. En cas de problème un peu plus difficile à résoudre, on appelle la matrone au secours : elle est moins jeune, bien enrobée, le visage ferme de celle qui ordonne et souvent elle parle mieux l'anglais. Zinmar, c'est elle, nous propose gentiment de nous faire amener et reprendre en voiture le lendemain, pour que nous puissions profiter dans l'après-midi de la piscine d'un autre hôtel, situé à la périphérie de Monywa.
En fin d'après-midi, nous sortons pour prendre le repas en face de la sortie de l'hôtel. Il y a un lac avec un pont qui mène à une petite île. Les clients du Win Unity étaient plusieurs à recommander le restaurant occupant cette île. En ce qui nous concerne, nous lui décernerons la mention passable. Et encore, c'était des plats thais.
Nous tentons une promenade le long du lac et nous sommes stupéfaits en voyant la quantité d'immondices jonchant les bas-côtés. Le Myanmar est l'un de ces pays où la notion d'écologie et la collecte des ordures ménagères sont embryonnaires. Un peu partout, il faut faire un effort sur le cadrage pour que ça ne soit pas trop visible sur les photos. Nos avons failli marcher sur un petit serpent écrasé sur la route. Malgré notre grande attention, en trois semaines nous ne verrons que deux petits serpents et un gros scorpion noir écrasés sur la route.
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Le lendemain matin, les deux gaillards nous font signe et semblent contents de nous voir. Mais une fois que nous sommes montés dans la petite camionnette, c'est fini : nous ne sommes plus que leur cargaison, qu'ils souhaitent livrer au plus vite. Ils piaffent d'impatience aux arrêts et se demandent apparemment pourquoi nous ne repartons pas immédiatement après avoir pris deux ou trois photos vite fait.
Désormais, nous ne ferons travailler que des personnes avec lesquelles le contact sera clair et la compréhension évidente. Nous on commence à être allergiques aux gars qui comprennent très bien au départ puis ne peuvent ou ne veulent plus comprendre par la suite.Du coup, cela nous aura d'ailleurs escamoté une visite, même si celle-ci n'était pas très importante.
Au moindre doute, nous arrangerons cela avec l'hôtel. Rares sont d'ailleurs les hôtels qui prennent une grosse commission. Ca se limite le plus souvent à 10%. Ce n'est pas rare non plus que l'hôtel ne prenne rien, surtout dans les petites structures. L'avantage, c'est que le conducteur se sera bien fait briefer par la réceptionniste et qu'il ne voudra pas risquer en cas de problème que celle-ci ne recoure plus à ses services.
Il y a donc 3 sites, tous dans la direction du sud-est.
Le plus lointain, à 22 kilomètres, sont les bouddhas de Bodhi Tataung. Sur quelques collines, les habitants de la région ont décidé de faire dans le démesuré. Ils ont pour l'instant achevé un bouddha couché et un bouddha debout.
C'est au pied de ce dernier qu'on en réalise vraiment le gigantisme. A vue d'oeil, il fait l'équivalent d'un immeuble de 25 étages. De la grande terrasse à son pied on a vue sur tout le panorama mais il est vrai que le centre du pays n'a pas le charme tropical d'autres régions d'Asie.
Le bouddha couché s'étale de tout son long, il fait presque cent mètres.
Nous avons remarqué qu'un bouddha assis et un autre bouddha couché sont en construction, et pas des petits. Tant qu'il reste des collines vides et des sous dans la tirelire...
Au retour, deux kilomètres plus loin, il y a le village d'A Mynt, agglomération de Chang U. Il s'y cache 336 stupas dans la végétation. C'est celui que nous n'avons pu visiter en raison de l'oubli du chauffeur. Peut-être avons-nous été en bordure de celui-ci. En effet, dans la descente juste après les bouddhas, il y a une futaie avec des centaines de statues.
Le village ( mais lequel ? ) se rejoint un peu plus loin. Nous y avons fait un arrêt, intrigués par cette grande quantité de préaux sous lesquels a été érigée une quantité incroyable de statues.
Un jour, les habitants de cette localité ont dû tomber sur un Guinness Book des records et ils en ont fait une obsession...
A mi-distance de Monywa, soit à onze kilomètres, nous avons consacré plus de temps à la pagode Thanbodday. Encore un monument dont l'idée a germé dans l'esprit d'un moine hors norme, au milieu du 20ème siècle.
Au premier coup d'oeil, on pourrait penser à un parc d'attractions ou à un village pour enfants. Il y a tant de formes, de couleurs, de détails. Les avis pourront être partagés, d'autant plus que les traces de vieillissement se font plus apparentes. Mais dans l'ensemble on a aimé.
C'est surtout à l'intérieur que vous pourrez aiguiser votre sens de l'observation. En plus des presque 600000 bouddhas qui peuplent les lieux, l'imaginaire a fait son oeuvre dans toutes les galeries, sur les colonnes, les arches, les frontons. Il y a de l'originalité dans certains personnages et dans certaines représentations mais c'est surtout le cadre de l'ensemble des édifices qui sort de l'ordinaire.
Il y a un droit d'entrée de 3000 K.
Il n'y a rien à faire, on ne se plait pas trop à Monywa. Même les gens qu'on y a croisés ne nous font pas bonne impression alors que c'était bien différent à Mandalay. Nous demandons à notre hôtel de nous trouver un billet de bus pour le lendemain. Quand ça commence mal et qu'on ne le sent pas, mieux vaut ne pas insister. La journée annulée était prévue pour visiter les grottes de Hpo Win Daung. Pour ceux que ça intéresse, sachez que c'est à 42 kilomètres vers le sud-ouest, donc une heure de route, et que le tarif est d'environ 25000 K en tuk tuk et 35000 K en minivan. En ville, nous n'aurons pas été voir les pagodes Schwezigon et Kaung Mudow et le chedi Su Taung Pye.
Nous passons donc l'après-midi au Jade Royal Hotel, où il se trouve qu'on mange bien. La piscine est grande et propre, si nous avions su c'aurait été notre choix. Juste qu'à en croire les regards du personnel, ils n'ont jamais vu de gens en maillot de bain.
On se permet une petite sortie en ville le soir, le temps de constater que la restauration de rue n'offre de loin pas les mêmes plats délicieux qu'en Thailande.
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Ceux qui nous suivent savent que nous choisissons chaque année une ou deux destinations hors de l'autoroute touristique, dans l'espoir de faire quelques découvertes et de voir des choses différentes.
Nous poserons donc nos valises à Pakokku.
Pour une distance plus longue que l'avant-veille, nous payons moins cher ( 4000 au lieu de 7000 ) avec le même genre de bus. Comme il n'y a pas de faubourgs à traverser, les 3 à 4 heures prévues ont débouché sur une durée de 2 heures 30 seulement. Tout comme l'autre jour, pas de musique pendant le trajet, ce qui est notre hantise depuis plusieurs années après en avoir drôlement bavé au Vietnam.
Contrairement à certains bus venant de Mandalay dont l'arrêt le plus proche est à 10 km, le nôtre ( départ 7h30 ) a son terminus à Pakokku.
Précisons déjà qu'à 25 km au nord, nord-est de Pakokku nous sommes passés à côté du village de Pakhangyi. Celui-ci abrite un monastère du 19ème siècle ainsi que près de 400 bâtisses anciennes. Après avoir sillonné Mandalay et avant de faire de même à Bagan, il y a des options que nous n'avons pas retenues et celle-ci en fait partie. On n'est quand même ni historiens ni conservateurs ( de musée )...
La seule option à l'arrivée c'était les motos-taxi, nous n'avons pas eu le choix. Avec une moto pour les valises, c'est 3 fois 1000 K. Nous évitons généralement ce mode de transport par prudence mais à chaque fois c'est l'éclate. Le gars qui conduit d'une main sur les chemins de terre inégaux et qui tient la grosse valise dans son dos sans accroc jusqu'à l'arrivée, ça nous on ne vous le fera jamais sans tout casser.
L'hôtel Juno est le seul en ville avec piscine. Le prix de 36 dollars pour la chambre nous parait un peu exagéré mais là aussi nous bénéficions d'une literie très satisfaisante et d'une clim efficace. Evidemment, sur les deux jours la piscine sera pour nous seuls. Le moment le plus cocasse c'est quand un employé nous apporte nos serviettes ainsi que des maillots de bain modèle 1948. Euh, non merci, on a les nôtres...
Une fois que la température a baissé, nous sortons pour une très longue promenade, avec plusieurs détours à l'aller comme au retour, en direction du fleuve qui passe à moins de deux kilomètres. Cette escapade nous a directement mis en contact avec le Myanmar pauvre.
Dans l'immense quartier traversé, les rues ne sont parfois que de petits chemins ou des ruelles. En guise de murs, ce sont des alignements de bambous. Une habitation en dur fait figure d'exception.
Parfois, un cochon s'égaye dans sa bauge, juste à côté de la maison. Les poules se promènent où elles veulent.
Au coin d'une rue, un adolescent accroupi fabrique des semelles de chaussures avec des morceaux de pneus. Un moteur, une lanière, un cylindre abrasif, et voilà.
Le taux de natalité, bien sûr, semble important.
Au fur et à mesure de notre passage, le bruit se répand que des étrangers se promènent dans le coin. Soudain, nous nous retournons et une quinzaine d'enfants, qui nous suivaient, s'arrêtent. Un regard de l'autre côté et voilà que sur toute la perspective au-devant de nous, de chaque pas de porte surgissent des têtes. La rumeur nous a précédés.
Le fameux sourire birman, contrairement à d'autres pays, ne s'éteint pas rapidement. Dans ce milieu, tous ceux qui nous voient le portent et nous en avons fait et reçu, des bonjour par ci et par là.
Nous tenons lieu de spectacle et de curiosité pour des familles entières. A un moment, une femme s'est littéralement précipitée hors de chez elle pour nous offrir un peu de poulet, du riz et de l'eau. Soit dit en passant, bien téméraire celui qui aurait bu de cette eau en s'apercevant de la noirceur du bouchon et du goulot.
Quand un semblant de dialogue s'amorce avec certains, les éclats de rire fusent. Nous sommes si étranges ! Le seul point négatif, c'est que parfois des bambins que nous approchons sont terrorisés et fondent en larmes. L'étranger, c'est dangereux et ça fait peur.
L'une des voies principales est en travaux, des ouvriers y posent du bitume. Mis à part l'engin de chantier, ou plutôt le tracteur qui s'est vu fixer un gros rouleau, une grande partie du travail se fait à l'ancienne. Entre la chaleur et la pénibilité du travail, ceux-là n'ont pas choisi le plus facile.
En soirée, nous avons mangé dans la rue. Nous avons reconnu des pommes de terre frites en grosses chips. Le reste était...indéfinissable, mais comestible et incontestablement graisseux.
Il faisait si chaud que nous avons fait un second round nocturne à la piscine et pendant ce temps, ce sentiment de luxe à quelques pas de toute cette pauvreté, on ne peut pas s'empêcher d'y méditer.
Un dernier tour à l'épicerie d'à côté nous permet d'acheter deux méga paquets de bonbons que nous voulons distribuer le lendemain aux enfants. Nous y dénichons un produit que nous ne trouverons plus ailleurs : de petites canettes de jus de mangoustan. Pas donné, car il faut une grande quantité de petits fruits mais un délice en ce qui nous concerne. A rapprocher de l'excellent jus d'aloé véra que nous avions trouvé dans un coin du Vietnam.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Ca fait quelques jours déjà que je me disais que je devrais lire un de vos carnets, suite aux avis enthousiastes de certains de mes camarades VFistes.
Bien écrit et bien ficelé. Pour avoir marché dans vos pas quelques années auparavant, je partage pas mal de vos impressions: joli travail d'écriture ! 😉
Nous étions passés par la matrone de l'hôtel Juno pour nous organiser des visites. Nos recherches nous avaient guidés vers trois lieux, elle nous en a rajouté deux autres au programme. Une très bonne idée de sa part.
Cela prendra la matinée avec deux motos-taxi pour 5000 K par personne.
Le premier temple est le Thilo Shin. Nous y remarquons d'abord une grande cage close avec des barreaux en métal. A l'intérieur, un temple miniature est fixé sur un support qui le fait tourner, puisque relié au courant électrique. A chacun des quatre coins du temple, lui-même abondamment pourvu en guirlandes clignotantes et en clochettes, sont fixés deux bols dans lesquels on peut tenter de jeter des pièces ou des billets. L'obole ludique !
A noter que ce temple est réputé pour abriter des reproductions du bouddha offertes il y a plus de 800 ans par le roi de Ceylan.
Nous découvrons un bâtiment annexe qui a été transformé en salon d'antiquités. De nombreux objets d'une grande diversité y sont stockés, c'est bien le mot qui convient. Les plus précieux sont sous vitrine. Entre les barreaux, reflets, les traces de doigts, la poussière et les salissures nous parvenons malgré tout à admirer cette accumulation de trésors que l'on n'aurait pas imaginée reposant en ce lieu. Une bonne surprise que ce grand temple.
Un petit tour à moto, la casquette dans le vent, et voici le Shwe Ku, où nous passons d'abord devant une petite série de jolis bouddhas miniature assis, qui ne datent pas d'hier. Mais nous tombons vraiment en arrêt devant un grand ensemble sous verre : un chef-d'oeuvre, d'une hauteur de trois mètres, exécuté il y a plus d'un siècle d'après l'idée de deux frères qui étaient moines ici-même.
Au premier plan, un bouddha doré très fin tenant dans ses mains les plis d'une somptueuse robe. Il se tient sur un beau quadruple socle, doré également. Au second plan, un fantastique assemblage de blocs de bois dont le travail de sculpture est à l'extrême de ce qui peut être réalisé à la main. C'est si travaillé qu'on croirait que ça a été sculpté de l'intérieur. De nombreux personnages colorés, intégrés à l'oeuvre, sont enchevêtrés dans le bois. Des groupes de personnages, ici et là, forment des scènes censées représenter les étapes de la vie bouddhique. Sur les côtés de l'oeuvre, des pans de ciselures partent vers le haut, d'autres semblent être attirés par le bas, tel un essaim d'abeilles croulant sous son propre poids.
On nous permet aussi de jeter un coup d'oeil au réduit central, bien qu'il soit en travaux. Le grand bouddha assis qui y repose est vraiment majestueux avec son beau costume et sa dorure déjà refaite à neuf.
Dans le jardin, un vieux chedi est gardé par ses lions bien usés.
Dans un autre quartier, la pagode Phaung Taw Oo, derrière sa grande esplanade, a des airs de temple chinois.
Il est étonnant d'y trouver dans une vitrine une collection de grands coquillages ainsi que l'appendice caractéristique d'un poisson-scie, du genre gros modèle.
D'un tout autre style, le régulateur de voltage et le double tableau électrique en bois ne passent pas inaperçus.
Nous sommes intrigués par une statue dont nous n'avions pas encore vu l'équivalent : le bouddha sans face. Devant un grand bouddha assis s'en trouve un autre, plus petit, dans un joli trône. Il est habillé d'une cape mais son visage est comme à peine esquissé : les yeux, le nez, la bouche et les oreilles en sont au stade du brouillon. Cela lui donne un air mi-robot mi extra-terrestre, mi vieillard mi bébé. Il a sûrement une histoire particulière, d'autant plus qu'il apparait sur plusieurs photos exposées dans la pagode. Faute de pouvoir dialoguer avec quelqu'un dans une langue commune nous n'en saurons pas plus, mais emmenons avec nous l'une de ces images qui va nous rester.
Une dernière pagode, la Shwe Mo Taw, se trouve juste à côté du fleuve. L'ensemble est très coloré et parait plus récent, hormis la partie intérieure centrale, qui parait être plus ancienne. Le chedi doré ainsi que les murs avec des niches ornées de statuettes sont hermétiquement clos par des pans de verre translucides faisant eux-mêmes suite à de grandes portes en fer forgé.
Dernier tour de moto pour aller au grand marché, dont une partie est en plein air. Il nous faut y faire notre plein de bananes et d'ananas, d'abord pour le plaisir, ensuite pour nous éviter les affres d'un repas le soir...C'est un marché très fréquenté, effervescent, très coloré. Finalement plus intéressant que dans beaucoup d'autres villes.
A midi bien passé, nous faisons une seconde tentative pour tenter d'apprécier le buffet birman. Rien à faire, viandes, poisson, riz et sauces, tout ça n'est tout simplement pas bien cuisiné.
Nos motards ont été bien agréables et patients, nous leur donnons un bonus bien mérité et ils s'en vont contents de chez contents.
Notre après-midi est consacrée au retour dans le quartier où nous étions la veille afin de distribuer tous les savons, shampoings et peignes que nous avions pu récolter, ainsi que les kilos de bonbons achetés la veille.
Même les peignes ont un grand succès car en fait les femmes l'utilisent pour étaler sur la peau le thanaka, produit issu de l'écorce d'un arbre particulier et utilisé à la fois pour protéger du soleil et comme produit de beauté ( ? ).
Cette distribution a par moments, surtout à la fin, failli tourner à l'émeute. Tout le quartier a fini par savoir que des étrangers distribuaient des produits de toilette et des bonbons. De temps à autre, pour calmer le jeu, il a bien fallu refermer les sacs et repartir à quelque distance.
N'empêche que de bons moments ont été passés avec des femmes qui roulaient des cigares birmans devant leur case, à saluer et à plaisanter avec des familles entières et à faire pleurer des petits absolument terrorisés par l'étranger derrière la main qui tendait le bonbon.
Nous nous sommes posés un moment sur un banc, ce qui permet toujours de saisir un certain nombre de scènes de vie. Les gamins jouent au foot avec un ballon éternellement dégonflé, une longue file de nonnes tout de rose vêtues passe, une famille se promène avec les boeufs attelés au chariot.
En face, au bout d'une place, une propriété abrite en ses limites la tour préservée d'un temple de style khmer. Un peu plus loin, un couple de canards sort du salon de la maison et observe tranquillement l'animation de la rue.
Hormis quelques gars tout bizarres que personne n'a les moyens de faire intégrer une structure médicale, c'est à peine si nous avons le temps de répondre à tous les salut qu'on nous adresse.
De retour à l'hôtel, nous rappelons à la réception que nous n'avons toujours pas l'eau chaude. Parmi les trois jeunes qui arrivent, nous en reconnaissons deux de l'hôtel. Nous assistons à une scène cocasse, où ils font un certain nombre de manipulations plus ou moins heureuses. Il y en a un qui ouvre le robinet sans regarder dans quelle direction il pointe la douchette et pendant qu'il inonde toute la salle de bains il continue à discuter avec les autres comme si de rien n'était.
Nous avons fini par avoir de l'eau chaude. Quand ils s'y mettent, ils sont parfois très drôles. Bien sûr, c'est involontaire. A croire que nous sommes bon public, cela nous amuse beaucoup, même s'il faut leur courir après pour faire nettoyer tout ça un minimum...
Une fois de plus, une destination a priori sans grand intérêt nous a offert deux jours mémorables.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonjour Joël,
C'est avec beaucoup de gentillesse que vous avez distribué bonbons et produits de toilette aux gens dans la rue mais ceci me pose vraiment un problème. Nous avons nous aussi, donné des bonbons, stylos ou autres dans des pays en Afrique et nous nous sommes aperçus que dans tous les lieux qui s'ouvrent au tourisme, après quelque temps, les habitants s'habituent à ce que les touristes leur offrent quelque-chose et donc, dès qu'un étranger passe dans leur coin, ils réclament. Cela aboutit à faire que quand on se balade dans la rue d'un village, on est environné d'enfants qui nous suivent partout en réclamant quelque-chose et quelquefois, ils sont même ouvertement encouragés par les adultes. Ca peut devenir très pénible à la longue pour les visiteurs et même finir par de l'agressivité vis à vis de ceux qui ne leur donnent pas ce qu'ils veulent.
Donc, maintenant, j'essaie de ne pas distribuer ouvertement dans la rue et surtout pas aux enfants directement...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je ne faisais pas ce commentaire pour vous incriminer... j'ai fait la même erreur autrefois et je me pose réellement la question de savoir quoi faire dans pareil cas car j'ai constaté la dérive dans de nombreux pays... le débat est ouvert, qu'en pensez-vous ?
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je me joins tout à fait à votre remarque, formulée avec beaucoup de tact et bienveillance.
Et suis étonné qu'un forumeur qui met en exergue, au fil de son récit, comme dans ses précédents, ses immenses qualités de générosité, ouverture d'esprit, humour, goût du hors sentiers battus, altruisme (mis régulièrement en perspective avec les comportements, souvent rayés, des touristes qui l'entourent), puisse y être hermétique??
La vraie générosité est celle qui n'attend pas de retour, pas même celui si dérisoire et volatile d'un compliment sur VF.
Ceci étant, je souhaite sincèrement à Jojoone bien de la satisfaction personnelle pour la suite de son CR qui peut, j'en conviens sans ironie, satisfaire/réjouir beaucoup de lecteurs.
le bouddha sans face. Devant un grand bouddha assis s'en trouve un autre, plus petit, dans un joli trône. Il est habillé d'une cape mais son visage est comme à peine esquissé : les yeux, le nez, la bouche et les oreilles en sont au stade du brouillon. Cela lui donne un air mi-robot mi extra-terrestre, mi vieillard mi bébé. Il a sûrement une histoire particulière, d'autant plus qu'il apparait sur plusieurs photos exposées dans la pagode
AMHA il doit s'agir d'un bouddha soit, non terminé par l'artiste
soit ancien, dégradè pour diverses raisons et qui a subit une légère restauration
voir ici une piste envisageable: Les photos d'un résultat de fouille région de Chiang Raï:
krua5to.blogspot.com/2015/01/blog-post.html
D'un tout autre style, le régulateur de voltage et le double tableau électrique en bois ne passent pas inaperçus.
Le genre de verrues que l'on retrouve assez régulièrement dans les temples
ici a Luang Prabang PJ 1
et, mon petit copain qui te souhaite bon courage pour la suite de ton carnet PJ 2
Avant notre départ de Mandalay, notre chauffeur Ko Phyo nous avait proposé de contacter un jeune homme qu'il connaissait sur Bagan et qui pourrait nous faire faire les visites sur place. Nous étions un peu réticents sur le principe mais ayant confiance en lui et, avouons-le, pour lui faire plaisir, nous avons accepté.
Nous avions d'abord pens�� nous déplacer de Pakokku à Nyaung Oo par le bac et finalement nous avons lâchement opté pour la solution la plus confortable. Et certainement la plus pratique, dans la mesure où nous avons pu commencer nos visites avant même d'arriver.
Ce matin-là arrive donc dans une grosse voiture, qui appartient à son père, un jeune homme en longyi, au port altier, avec un air qu'on pourrait qualifier de distingué. Nous allons avoir un chauffeur méticuleux, réfléchi et surtout très sérieux.
Notre bonne humeur le déridera de temps en temps, mais il revient vite à sa concentration. Il s'appelle Ko Lin.
Nous essayons de négocier un forfait pour la semaine mais il tient absolument à son tarif journalier de 40 dollars, 20 pour une demi-journée. Parfois, avec les birmans, nous avons eu l'impression qu'ils restaient fixés sur la décision qu'ils avaient prise, sans en démordre. Peut-être n'est-ce qu'une impression...
Renseignements pris, il s'avère que c'est le tarif que réclament certains hôtels pour fournir un chauffeur. En cette saison il est donc facile, en cherchant soi-même, de trouver un chauffeur pour 35 dollars, voire moins. Encore une fois, il faut également tenir compte de la prestation fournie. De toute manière, ce n'est pas cher payé, il est généralement admis que la journée démarre à 8 ou 9 heures du matin pour finir vers 18 heures, plus éventuellement une ou deux
extensions pour un lever et un coucher de soleil. Avec le recul, nous savons que Ko Lin nous a amené quelques plus-values qui ont largement compensé la différence. Il s'est notamment fait un devoir de nous fournir tous le jours des bouteilles d'eau fraîche et notre repas du midi, à notre surprise.
Bien sûr, les scooters électriques ont un succès considérable à Bagan, reléguant les promenades en calèche à l'antiquité. Manifestement, ça plait bien aux gens qui les louent.
Nous avons opté pour le confort, le côté pratique, la rapidité. Au bout d'une semaine, compte tenu de la chaleur lourde et de notre programme de visites plus élevé que celui de la moyenne des visiteurs, nous n'avons certainement pas eu de regrets à ce sujet.
De Pakokku à Bagan, on traverse le plus long pont de Birmanie. Quelques kilomètres avant d'arriver, Ko Lin nous invite à visiter le site de Kyauk Ku. On arrive au bord d'un ravin et il faut descendre un certain nombre de marches. Dans un bien épais bâtiment dont la structure intérieure a été renforcée trône un grand bouddha généreusement doré. Nous avons commencé par un site atypique.
En ce qui concerne la suite, précisons déjà que nous ne souhaitions pas présenter le genre de photos que l'on voit systématiquement dans chaque récit ou sur chaque site internet. Vous ne verrez pas de ballons dirigeables car ce n'est pas la saison. Nous n'avons pas non plus couru les terrasses pour un coucher ou un lever de soleil, même si l'une ou l'autre fois ç'aurait été exceptionnellement possible. Nous voulions surtout présenter une vision concrète de ce que voit le visiteur, qui se rend dans cette région pendant l'été, durant sa journée ou sa demi-journée de découvertes.
Or, il se trouve que malgré nous c'est bel et bien une vue du passé que nous vous présentons avant tout. Cela fait un curieux effet d'apprendre qu'un sérieux tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé les terres et les monuments que nous avons parcourus un mois plus tôt au jour près. Nous ne savons donc pas si notre récit aura une utilité pour quelqu'un et dans quels délais les réparations rendront provisoirement à Bagan le visage que nous lui avons connu.
Nous commençons par la célèbre Shwezigon dont le stupa en grès doré à la feuille d'or est en rénovation. La pointe habituellement d'un jaune éclatant est donc drapée d'une protection beige. Ce n'est pas pareil.
A l'entrée, beaucoup de marchands ; à l'intérieur, beaucoup de visiteurs, surtout des pèlerins. Une petite parenthèse : évitez le dimanche, jour de grande affluence, pour les visites où vous souhaitez être un peu plus tranquilles.
Autour du stupa, des bâtiments qui sont autant de mini-temples où les locaux vivent leur vie, prient, dorment ou casse- croûtent en famille.
Dans le premier où nous entrons, deux singuliers bouddhas dorés sont assis sur des socles de pierre, drappés et affublés d'une coiffe, des billets de banque glissés dans toutes les fentes du tissu. On ne serait pas en Birmanie, on penserait que ce sont des dieux mayas ou aztèques.
Dans un autre bâtiment, une collection de statues, dont deux gros bambins bariolés et joufflus qui portent une cloche. Ailleurs est exposée une bien haute porte en bois où sont gravées des danseuses. Au vu des photos d'époque, certains éléments se trouvaient à d'autres endroits du temple jusqu'au tremblement de terre de 1975.
Toujours près de Nyaung Oo pour ce premier jour, le Wetkyi-In-Gubyaukgyi. Son intérêt, à part sa pointe triangulaire de style hindou, repose sur les nombreuses fresques à l'intérieur. Une seule entrée n'a pas été murée afin de les protéger.
Munissez-vous d'une lampe torche assez puissante. Le problème n'est pas dans la pièce à donner au gardien qui vous montre les fresques avec sa torche quand vous n'en avez pas. C'est juste que pour lui c'est devenu une routine, il passe de l'une à l'autre en un clin d'oeil, si bien que vous ne pouvez qu'apercevoir. Et ne parlons pas de ceux qui désirent photographier ou filmer.
Nous n'avons pas non plus saisi la logique de l'interdiction de prendre des images dans certains lieux alors que c'est tout à fait permis dans d'autres. Est-il seulement raisonnable d'y chercher une logique ?
Sur Nyaung Oo, nous avons apprécié le joli temple Gubyauknge, datant des débuts de l'ère de Bagan. Il y a de belles sculptures en stuc à l'extérieur et plusieurs statues intéressantes à l'intérieur. Ce temple est situé un peu à l'écart, dans un bel environnement.
A midi, Ko Lin nous mène à Old Bagan pour déjeuner. Il a choisi le restaurant végétarien The Moon, lequel a d'ailleurs bonne réputation dans les guides papier. Malgré un service prompt et organisé, nos assiettes nous offrent une nouvelle désillusion. Ce n'était pas mauvais, ce n'était pas bon. On a mangé, quoi...
Pour finir, Ko Lin nous incite à faire un saut sur la terrasse du temple Min O Chan Thar. Celle-ci n'est pas bien élevée mais il y a déjà une bien belle petite vue sur les environs et, surtout, sur le plus beau temple de Bagan, l'Ananda, récemment rénové. Il faut avouer que nous stagnons un bon moment devant cette magnifique image. En plus, il y a un coin de ciel bleu.
Il est temps alors de poser nos bagages à l'hôtel qui nous accueille pour quatre jours. Nous avons fait un excellent choix sur Nyaung Oo avec le Thante Nyaung U, pour 42 euros la nuit sur une chambre supérieure ( dans un bungalow en fait ). La superficie est imposante, il y a énormément de fleurs et beaucoup d'arbres. La piscine est très grande, et non seulement il y a un nombre correct de transats mais en plus il y a aussi les épais matelas en mousse qu'on dispose dessus pour le confort, ce qui est une denrée rare en Asie.
En insistant un peu auprès de la réception, on peut obtenir qu'ils débloquent l'eau chaude pour toute la durée du séjour, comme quoi c'est possible. Certes, les chambres ont un côté un peu ancien, mais c'est très propre. Encore une fois, nous avons la bonne surprise de constater que les matelas sont très confortables.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement.
Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas.
C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat.
Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux.
Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché.
Nous avons opté pour la solution la plus sage. Lors d'un autre passage à la réception, nous avons demandé si ces gens vus à la piscine restaient longtemps et on nous a dit qu'ils partaient le lendemain. Mieux vaut qu'un problème se règle sans qu'on ait besoin de lutter.
Ce 19 juillet marque le dernier jour des festivités de la pleine lune. C'est aussi le jour férié de la fête des martyrs assassinés en 1947. En soirée, les haut-parleurs des temples voisins ( en Birmanie, partout il y a des temples voisins ) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin. Enfin, le chant des religieuses se termine en apothéose avec en point d'orgue un vigoureux solo de biniou...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Je crois devoir comprendre que vous êtes féru de temples Bouddhistes, aussi je me permets de vous informer qu'il ne s'agit pas ici de statues de Bouddha.Désolé pour votre gouverne et celle de vos aimables followers, leur véritable identité m'échappe.L'illustre Fabrice, au remarquable récit de séjour au Myanmar soit souligné en passant, a, j'en fiche mon billet, la réponse.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement.
Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas.
C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat.
Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux.
Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché.
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En soirée, les haut-parleurs des temples voisins ( en Birmanie, partout il y a des temples voisins ) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin.
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Sur le reste de votre CR, aucun commentaire particulier, si vous permettez.
Je respecte bien évidemment votre point de vue touristique et salue votre geste de partage.J'imagine néanmoins que vous n'écrivez pas en forum public qu'à destination de vos fans et acceptez à priori la possibilité de commentaires autres que dithyrambiques, béats de copinage.
Croyez bien, Jojoone, que je n'interviens pas ici en trublion bête&impartial, mais en lecteur attentif&sensible, comme vous pouvez l'être à votre tour.
Bon courage&plaisir pour la suite de la narration de vos aventures guidées.
Vérification faite sur ma 2ème édition Française du LP, il s'agit de représentations de Nat, Esprits protecteurs/tutélaires (cf Animisme Birman), encore très vénérés.
Mis en appétit par les premières découvertes de la veille, nous sommes déçus que cette fois le ciel soit bas et gris. De temps en temps, une petite pluie vient compliquer le tout. Quand on porte un sac sur le dos, qu'on a un appareil à protéger, qu'il faut en même temps enlever et remettre ses tatanes tout en tenant son parapluie et en évitant de glisser sur les dalles humides et maculées de boue, ce n'est plus aussi agréable qu'avant. C'est reparti pour un moment grognon à maudire ceux qui nous obligent à aller pieds nus dans ces conditions...
Le temple Alo Pyi semble être une fusion entre une pagode dorée et un temple en briques. C'est celui où les gens font des offrandes et émettent un souhait qui sera la plupart du temps exaucé. Nous n'avons offert ni fleurs ni fruits, il pluviotera donc toute la journée.
Il est à noter qu'à quelques dizaines de mètres à l'arrière se trouve un temple voisin, sur la terrasse duquel on peut monter. Ce n'est pas très haut mais on distingue les collines au loin, un petit bout du fleuve et il y a de nombreux édifices tout autour.
A proximité, l'un des derniers grands temples construits à Bagan, Htilominlo. Derrière son enceinte, il est à la fois intéressant et esthétique. Les quatre bouddhas font leur effet dans les galeries mais le précédent tremblement de terre avait déjà fait des dégâts considérables sur les fresques.
C'est dans ce temple que nous avons eu droit à notre seul contrôle et où nous avons acheté le pass à 25000K.
Dans le même périmètre, on peut faire un passage par le groupe de Khay Min Gha, qui semble avoir été rénové il y a quelque temps, hormis des stupas ayant perdu leur forme originelle, là aussi après le tremblement de terre de 1975.
Nous quittons alors la zone de Nyaung Oo et nous dirigeons vers Old Bagan. Nous demandons à notre chauffeur de s'arrêter.
Un petit temple juste en bord de route a retenu notre attention. En effet, il y a des niches le long des murs qui abritent des statues d'éléphants et quatre animaux imaginaires font les beaux à chaque coin du bâtiment, richement dotés en attributs qui feraient pâlir de jalousie certains d'entre nous ( ne citons pas de noms ). C'est un aménagement comme nous n'en verrons plus sur aucun des autres temples.
A Old Bagan, le temple Thatbyinnyu ressemble à Htilominlo, mais en blanc-gris et avec un sommet doré. C'est bien le plus haut du site ( 61 mètres ) mais on ne peut pas y monter et l'intérieur est assez pauvre au vu de sa taille.
Un peu plus loin, le Nat Laung Kyaung, très vertical avec son sommet doré et ses gros bouddhas un peu enfantins.
Juste à côté, le Pahtothamya, qui lui est l'un des tout premiers à avoir été construits sur le site.
Un des plus proches du fleuve est le Gawdawpalin. Gros bouddha doré également.
Nous finissons par la pagode Bupaya, dont l'intérêt principal est d'offrir une vue plongeante sur le fleuve et les bateaux qui y sont amarrés.
Ko Lin, ayant compris que nous avions apprécié les déjeuners dans les tea shops de Mandalay, nous offre une belle quantité de samossas pour le midi, ainsi que la sauce qui va avec. Nous nous en régalons sur un muret de pierre, sous les regards stupéfaits d'un groupe de personnes arrivées dans la benne d'un camion. Sans exagérer, c'était comme si des gens du moyen-âge découvraient des cosmonautes. Ben quoi, on est juste des êtres humains, et on mange, enfin...Quand nous avons demandé à Ko Lin s'il l'avait remarqué, il nous a dit : " Ah oui, ce sont des gens qui viennent de villages éloignés, ils n'ont pas l'habitude de voir des personnes comme vous ".
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
La journée débute par une visite à la magnifique pagode Ananda. Les bouddhas dorés sont aussi grands que fins ( dire qu'ils sont en teck ! ) et les statuettes dans leurs niches ainsi que celles à leur pied valent le coup d'oeil. On notera les immenses portes sculptées et colorées. Enfin un temple richement doté. La multitude de niches dans les corridors contient autant de statues et de statuettes.
A l'extérieur, on remarquera les différents animaux et personnages à chaque étage, ainsi que des jakatas ( petites plaques racontant les vies antérieures du bouddha ).
Dans un petit village tout proche, nous avons vu le monastère en bois de Nat Taung. Le fin travail de ciselage est remarquable sur tout l'extérieur, d'autant plus qu'il n'y a pas de traces d'usure et qu'il est très bien entretenu.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Toujours à Old Bagan, le Shwegugyi, grande et belle structure. On peut y monter. Sa vue à 360 degrés se limite à Old Bagan, mais sacrée vue quand même...
Dans la même zone, la Mahabodhi est une pagode de style typiquement hindou. L'intérieur n'a guère d'intérêt, c'est à l'extérieur qu'ont été placées toutes les statuettes.
Nous nous dirigeons ensuite vers la zone à 1 km au sud d'Old Bagan. La pagode Mingalazedi est massive avec ses quatre terrasses, les stupas aux angles et la grosse cloche posée dessus. Une esthétique qui nous plait.
Dans ce secteur, c'est incontestablement la Shwesandaw qui offre la plus belle vue. Ce bâtiment est l'un des plus anciens.
A ses pieds, le Sinbinthalyaung contient un bouddha couché de 18 mètres, plus récent certes, mais il est bien âgé de 300 ans. L'obscurité et l'armature de protection ne facilitent pas l'observation des fresques.
Un peu plus loin la pagode Lawkahtake Pan, devant laquelle nous ne faisons que passer. Il y a de belles peintures murales du 12ème siècle, mais nous ferons l'impasse sur la plupart des lieux où filmer et photographier est interdit. Aucune frustration car sur l'ensemble du site nous en avons tant vu que cela suffira amplement.
A proximité nous admirons avec plaisir le Dhammayangyi dont la forme pyramidale nous séduit. De grande dimension, il est pourtant resté inachevé. Nous y avons trouvé un couple de bouddhas assis, un autre couché dans l'obscurité et quelques restes de peintures murales.
Nous finissons cette journée consacrée à quelques grands temples connus par le Sulamani, dans la campagne à l'est d'Old Bagan. Lui aussi a plusieurs terrasses avec des stupas à chaque angle. De près, on constate que certaines frises et décorations extérieures sont encore présentes.
A l'intérieur, on peut s'étonner de la netteté et de l'état des fresques si on ne sait pas qu'elles ont été réalisées par des moines il y a deux siècles. Après tout, cela ne retire rien à leur intérêt. Il y a notamment quelques serpents sympathiques et des éléphants, bon nombre de scènes diverses.
Ko Lin nous encore amené des samossas, avec quelques nems en plus. C'est bon, mais c'est bien gras. Comme on dit, ça facilite le transit. Pour nous, en Birmanie, quand on sent que le processus de transit est sur le point de s'achever, alors il ne faut surtout pas trainer en route. Comme disait mon père : " Avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure " ! Mais ces petites douleurs fugitives dans l'après-midi, finalement ce sont les samossas, l'eau de la piscine, l'air ambiant ?
Un petit mot sur les vendeurs qu'on retrouve devant chaque temple d'importance, voire parfois dans le temple ou plus rarement à vélo sur les chemins de campagne. D'abord, il serait profitable à tous que les vendeurs ne se positionnent pas dans l'enceinte des pagodes. On est déjà bien assez sollicités à l'extérieur.
Evidemment tous les objets sont standard et tout ce qui parait artisanal est de la plus piètre qualité. Nous n'avons pas eu le coeur de refuser à chaque fois et de temps à autre nous avons pris une bricole. Il est arrivé que des jeunes insistent beaucoup plus lourdement et qu'ils repartent avec un regard pas très tendre et en maugréant quelques malédictions.
Le plus souvent, il faut bien dire que ça se passe avec le sourire.
On nous demande d'abord notre nationalité puis ce sont toujours les mêmes mots : " C'est zoli, c'est moi qui l'ai fait, c'est pas cher ". Cependant, plus on y passe de temps et plus on visite, plus ça devient lassant. Pour l'autre en face c'est la première fois, pour nous c'est la trente sixième...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci pour ce récit tonique, réaliste et personnel qui me replonge 3 ans en arrière dans ce pays envoûtant
Bonjour Jean
Joel, je lui ai promis d'attendre la fin de son périple pour lui donner mes impressions sur son "petit tour" en birmanie
Je déroge, ton carnet me donnant a réfléchir sur l'aspect voyage
Afin de donner un comparatif de choix de logistique pour les lecteurs-futurs voyageurs
(dont je fait partie, hésitant entre ce pays et le VN pour un futur proche)
Si j'ai bien compris tu as fait le périple avec un tour operator ?
voyageforum.com/...post=6536303#6536303
- quel en a été le coût pour tes 2 semaines ?
(suivant ta réponse si Joel pouvait nous faire un approximatif en fin de son carnet?)
- Si cela était a refaire, repasserais-tu par un professionnel du tourisme ?
Sur ce, je te tourne le dos et retourne a nos dos du moment
Le jour suivant semble devoir être un peu plus lumineux. Quelque part dans la plaine, au nord-est, notre chauffeur tient à nous amener à la pagode Izagawna, un petit ensemble réhabilité.
A proximité, nous avons tenu à monter sur la très controversée Viewing Tower. Cette tour, ainsi que le resort de luxe juste en-dessous, a été construite au bénéfice d'un des dignitaires du régime militaire. C'est en partie à cause d'elle que le site n'a pas été classé à l'Unesco.
Nous avons un peu hésité ; mais quand on sait qu'on ne reviendra jamais on n'a pas envie de laisser passer la chance de voir le site dans son intégralité.
L'entrée est passée à 6000 kyats. Après un charmant accueil, on peut contempler dans la grande salle au rez-de-chaussée quelques antiquités probablement réquisitionnées ailleurs.
L'ascenseur vous mène au bar où il vous est offert un jus de fruits frais. Deux petits étages à gravir et vous voilà sur la plate-forme. Il n'y a ni vitres ni garde-fou, on évitera les jours de grand vent...
Deux jumelles téléscopiques sur socle permettent de longuement visionner les détails. Il ne doit pas y avoir foule tous les jours.
Nous sommes restés un long moment, cette vision d'ensemble de Bagan est évidemment formidable. Il n'est pas aisé d'en détacher les yeux.
Il y avait des ouvriers birmans à côté de nous qui tiraient sur d'épaisses cordes. On en déduit bien sûr que plus bas, à l'autre extrémité, il y a d'autres ouvriers dont la vie dépend de ceux-là. C'est après être redescendus que nous voyons ces deux hommes suspendus dans le vide, sans protection ni fixation d'aucune sorte, qui repeignent tranquillement la tour avec leurs rouleaux, plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la terre ferme. Tout cet argent qui rentre d'un côté et qui ne ressort pas de l'autre, même pour garantir la sécurité la plus élémentaire...
Rapide passage ensuite à la Kyat Kan Cave. Il s'agit de grottes avec des fresques. Des couches y sont installées, où des moines ont vécu et où d'autres méditent encore. Rien de transcendant.
Toujours dans la plaine, l'espace où se trouve le temple Tayok Pyi est assez esthétique. Des temples de forme très différente se partagent le même périmètre et l'impression d'ensemble est très agréable.
Le Tayok Pyi présente quelques détails supplémentaires peut-être parce qu'il est l'un des derniers à avoir été construit. Il n'a pas été achevé en raison de l'invasion des Mongols. Nous avons pu admirer ses pièces de stuc en façade, incluant quelques personnages intéressants.
Tout près et difficile à manquer, le grand temple Lemyethna. En effet, il est repeint en blanc chaque année avec l'argent des gens du village. Faut-il préciser que les birmans, aussi nécessiteux soient-ils, consacrent un pourcentage non négligeable de leurs ressources aux dons...
Il faut aussi jeter un coup d'oeil aux fresques à l'intérieur. Il subsiste des portions relativement épargnées permettant de constater le souci du détail dans l'exécution de ces dessins, à l'origine.
Non loin, les fresques sont également bien conservées dans le joli temple Payathonzu reconnaissable à ses trois tours carrées.
Enfin, nous poussons jusqu'à la pagode Dhammayazika. Massive et esthétique avec ses multiples sommets dorés. Quelques magnifiques bouddhas dorés y résident. La montée aux terrasses semble avoir été récemment condamnée.
Nous faisons ensuite notre troisième repas de samossas et c'était celui de trop. En fin d'après-midi et pendant la soirée nous ne sommes pas franchement malades mais nous ne sommes vraiment pas en bon état. Nous avons donc trinqué à notre beau voyage et à la gastro-nomie birmane à coups de cocktails à base d'eau et de cette substance pâteuse bien connue qu'on y dilue. Du bon béton pour l'estomac et au final un souvenir pas trop cuisant.
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Aujourd'hui, nous rôdons du côté du village de Myin Kaba, situé entre Old Bagan et New Bagan. Le ciel daigne franchement nous montrer qu'il peut parfois être bleu et la différence s'est ressentie.
Le Gubyaukgyi recèle de belles fresques, mais regardez-les bien car les photos y sont interdites.
En plein dans le village, le temple de Manuha. C'est aussi l'un des plus anciens mais son architecture est très basique. Il jure vraiment avec l'ensemble des autres temples.
Juste avant l'entrée, il faut monter une échelle métallique ( dorée ) à 7 degrés pour faire une offrande dans l'énorme bol ( doré ) réservé à cet usage.
Difficile de se douter que dans le bâtiment principal et ses annexes d'énormes bouddhas occupent presque intégralement l'espace. Le bouddha ( doré ) notamment vous domine de toute sa taille ( mais avec bienveillance et sérénité ).
A un jet de pierre, le modeste temple de Nanphaya revendique aussi une particularité : en son centre, des piliers de grès présentent des bas reliefs préservés par on ne sait quel miracle. C'est l'un des rares temples à avoir été restauré par l'Unesco. Comme dans les autres endroits concernés, l'armature en métal n'arrange pas l'esthétique mais elle aura au moins permis de sauver le bâtiment.
Ce village de Myin Kaba compte plusieurs boutiques spécialisées dans la réalisation et la vente des objets en laque, dont Bagan est la capitale au Myanmar.
Nous sommes allés visiter le Golden Cuckoo et Maung Aung Myin. Les deux ont une arrière-boutique climatisée où sont stockés les plus beaux objets et hors de question de photographier.
Le travail est hautement artisanal et nécessite un certain nombre de matériaux très divers et inattendus, tels que le crin de cheval, la cendre d'os de boeuf ou des algues.
La laque et les couleurs sont appliquées l'une après l'autre, avec un temps de séchage en cave d'environ une semaine entre deux opérations.
Les objets les plus simples, qui sont déjà de belles réalisations, portent 7 couches s'ils sont colorés et 9 couches s'ils sont noirs avec des motifs dorés. Donc autour de deux mois de temps.
Les objets les plus élaborés sont d'une plus grande finesse, mais il y a souvent autour de 14 couches, voire plus de 20 couches pour les objets de plus grande dimension.
Par conséquent, les prix vont du simple au double.
Ce qui souvent n'est pas précisé dans les guides, les récits ou les reportages, ce sont des chiffres précis. Donc, si vous craquez pour l'un des plus petits objets, une boite cylindrique genre pot à thé de 10cm de hauteur pour 4cm de diamètre, il vous sera facturé 55 dollars, avec seulement une réduction de 10% pour un achat supérieur à 100 dollars. Si vous fondez pour un plateau de 40cm sur 20cm, ce sera 400 dollars.
Golden Cuckoo est une affaire familiale gérée actuellement par la 3ème ou la 4ème génération ; des dizaines d'ouvriers y travaillent. Dans l'arrière-boutique, une guitare qui a été entièrement gravée par ce procédé, et même un casque de moto que le frère du patron jette franchement à nos pieds sur le sol en béton pour prouver à quel point la bonne qualité est résistante. Il nous montre fièrement une grande armoire en cours de réalisation, commandée par un richissime allemand. Même le dessous des tiroirs est totalement gravé. Nous n'osons même pas penser au prix que cela représente. Sur sa lancée, il nous dit qu'il leur est déjà arrivé de fournir à Hermès le même genre de boîte, avec juste le logo de la marque en plus.
Dans la mesure où il y a des couleurs traditionnelles, à part le noir de la laque on ne retrouve généralement que de l'orange, du vert, du rouge et du jaune. Quant aux motifs, ce sont régulièrement les mêmes que ceux qu'on observe dans les temples, avec parfois des animaux. Certains apprécieront presque tout, d'autres n'en seront pas amateurs.
Nous prenons ce jour nos quartiers dans notre second hôtel. Nous avons choisi le Blue Bird Hotel à New Bagan. Le propriétaire, le manager et le concept sont français. Autant dire que le personnel a reçu une formation sérieuse, qui à l'usage laisse une impression de formatage. Sous certains aspects, on se rapproche un peu de l'hôtel de luxe même si l'esthétique semble avoir été privilégiée par rapport au pratique. Le petit lit de pétales de fleurs qu'on découvre dans...la cuvette du WC est quand même une attention déroutante.
On a une salle de bain superbe mais une douche en cascade ébouriffante, un petit-déjeuner avec des choix limités mais parmi lesquels du Nutella et une confiture d'ananas maison, un espace extérieur non couvert en cas de pluie mais où on peut déguster le meilleur des capuccinos ainsi que la plus divine des mousses au chocolat ( avec une feuille d'or dessus, s'il vous plait ! ). Nous avons eu une belle promo à 44 € pour une chambre qui est habituellement facturée 80 €. Le matelas triple épaisseur et triple confort, la piscine à débordement et le calme ambiant donnent la sensation de vivoter dans une oasis.
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Notre première étape est la pagode de Lawkananda. Elle se trouve au sommet d'une butte, dans le village de Thiripyitsaya, un peu au sud de New Bagan.
Hormis le stupa complètement doré à la feuille d'or et deux vieilles stèles, rien de spécial. Tous les autres bâtiments étaient en rénovation. Mais l'endroit surplombe juste le fleuve, la vue est intéressante.
Comme c'est dimanche, il y a foule pour porter des fleurs et faire d'autres offrandes.
Encore un peu plus au sud, donc bien à l'écart du circuit touristique, la pagode de Sittana ( ou Seddana ) est une grande et majestueuse structure flanquée de quatre tourelles à chacune de ses quatre arêtes, avec des statues dans des niches. Au bas de la pagode, sur chacun des côtés une quarantaine de têtes d'éléphants, dont une seule a miraculeusement conservé toute sa forme et une bonne partie de sa couleur.
Le gardien muni d'une torche nous invite à grimper dans un trou de la pagode, ouvert à deux mètres du sol, en nous sussurant qu'il y a un beau bouddha. Avec le recul c'était peut-être une erreur mais nous avons évité.
Par moments nous avons eu de petits accès de saturation, mais pour une année encore plus chargée en monuments que d'habitude, ça peut se comprendre.
Nous voulions une journée différente, pour couper un peu.
Les visiteurs peuvent se rendre dans deux villages différents au sud de Bagan, à 1h30 de route environ. Notre chauffeur nous a assuré qu'on ne pouvait pas les voir sur le même jour. Apparemment, il n'y a pas de route convenable entre ces deux villages et il faut retourner à Bagan pour aller de l'un à l'autre.
Nous avons donc renoncé à nous rendre au village de Zee O où on peut admirer un tamarinier âgé de mille ans, et juste à côté la forêt tricentenaire de Ingyin.
Nous avons préféré visiter Salay et ne l'avons pas regretté du tout. Le monde rural birman a défilé sous nos yeux pendant le trajet. Le centre du Myanmar ne présente pas une végétation opulente. Il y a souvent des airs de savane africaine.
La route est bitumée mais largement assez cabossée. En cours de route, nous traversons une forêt de derricks : il y a même du pétrole.
En premier lieu, on s'arrête à Salay devant une grande construction coloniale de couleur claire striée de gris. Il s'agit en fait d'un élégant double bâtiment dont les deux parties sont reliées par un passage ouvert à hauteur du premier étage.
Il faut savoir que derrière cette construction, au fond du chemin, se cache une pure merveille. Il s'agit du monastère en bois Yoke Sone Kyaung.
L'entrée est à 5000 kyats. Bien sûr, il y a les nombreux piliers de soutien en teck, les deux épais escaliers en pierre et la tour à multiples étages surmontés de petits toits de couleur rouge. Cependant, le plus remarquable est cette frise de bois sculptée d'une hauteur d'un mètre qui court tout le long de la façade du monastère et sur une partie des côtés.
S'y succèdent de multiples saynètes avec leurs maisonnettes, leurs animaux et leurs personnages. Les légendes sont clouées en-dessous, en birman et en anglais. On retiendra notamment : " Passion pour plaisirs sensuels ou bondage sensuel " ( ! ), " Upatissa et Kolita en train de regarder Kwe danser sur la montagne " ou " Le retour de mariage de Jeiwata ".
Une fois encore, il fut un temps où des artisans donnèrent le meilleur d'eux-mêmes. Il faut préciser que tout cela est dans un état de conservation exceptionnel.
L'intérieur est tout aussi extraordinaire. On tombe tout de suite en arrêt devant l'ancienne porte du monastère, de toute beauté. Puis on admire une succession d'oeuvre splendides dont la plupart date du 19ème siècle. Des meubles, des statues, des objets usuels, rien n'est à jeter. Le tout sous un très beau plafond assez bien préservé.
Nous avons retenu un objet de quatre mètres de haut, au sommet duquel un bouddha debout se tient dans un sorte de kiosque. Le socle est revêtu de pans d'un alliage doré, sur lesquels on distingue de merveilleuses enluminures réalisées avec une grande précision. 17ème siècle, quand même...
Nombre de bouddhas sont en bois, colorés et d'une esthétique indéniable.
Dans une vitrine, des objets de dimensions plus réduites, mais datant cette fois du 15ème siècle.
Dans une annexe à l'air libre et couverte, d'antiques meubles, un grand char à boeufs et un trône imposant.
Incontestablement, l'un des coups de coeur lors de notre séjour.
A quelques dizaines de mètres du monastère, une petite baraque contient d'autres antiquités, notamment d'anciens carnets rédigés par d'illustres moines ainsi que des objets découverts lors de fouilles.
Juste en face de la demeure coloniale, de l'autre côté de la route, un groupe de pagodes a survécu tant bien que mal, avec parfois un côté un peu penché.
Un bouddha de six mètres de haut, venant d'on ne sait où, a atterri dans ce village en 1888 lors d'une importante crue du fleuve. On estime qu'il date du 13ème siècle. Certains disent que c'est le plus grand bouddha laqué du pays. Vous pourrez donc admirer ce bouddha Man Hpaya, assis entre ses grandes colonnes, dans le bâtiment qui l'abrite désormais au sein du village. A l'extérieur, on remarquera d'amusants bougeoirs en fer forgé supportant rats, dragons et serpents.
Tout près de là, nous avons souhaité jeter un coup d'oeil à un monastère encore en activité, le Sasanayaung Gyi. Il a pourtant été construit seize ans avant celui que nous venons de visiter. Nous hésitons un peu à y monter puisque la cuisinière et ses aides sont sur le point de servir la popote.
Nous arrivons quand même, sur la pointe des pieds et avec notre air emprunté. Evidemment, tout le monde nous fait signe de venir, surtout le moine à lunettes en chef. Car nous saurons plus tard que le vénérable Ashin Pandita est le maître principal de l'Ecole d'Education Monastique. En attendant, il se trouve que celui-là c'est un sacré numéro. Il nous fait la petite visite guidée, nous ouvre les meubles, fait rire sans arrêt toute la galerie et déconne avec madame la photographe en la prenant gaillardement par la taille. On n'a pas tout compris, mais qu'est-ce qu'ils se marraient bien.
En dehors du fait qu'un monastère vivant est agréable à visiter, on remarque fatalement les deux meubles volumineux qui se trouvent dans cette longue pièce. L'un d'eux, surtout, qui est revêtu de panneaux colorés avec des épisodes de la vie du bouddha. Ce meuble de 150 ans contient une partie des 174 livres d'écriture conservés par ce monastère. Ces écrits ont été réalisés par des sages et des moines sur des feuilles de palmier. Maître Pandita nous ouvre d'ailleurs l'un des rouleaux et nous montre bien l'un des parchemins. Chez nous, les historiens conservent ça au frais et le manipulent avec des gants mais ici ça fait autant partie du présent que du passé et il s'agit de documents que des moines viennent étudier de temps à autre.
Dans ce lieu, on observe également un magnifique plafond très bien ouvragé.
Avant de repartir, nous prenons une petite collation dans un kiosque au bord du chemin. Deux chiens arrivent, qui nous font le coup classique : " Je suis le toutou le plus malheureux et le plus gentil du monde et je suis extrêmement affamé ". Bien, là aussi on fait une petite donation.
Un son électrique accompagné d'un intense grésillement nous parvient alors. Cela dure de longues secondes et en nous penchant nous voyons de grosses étincelles. En même temps, Ko Lin se dépêche de remettre ses chaussures, il a déjà compris et il nous dit de ne pas bouger.
Là où il se trouvait, il pouvait voir qu'un écureuil se faisait électrocuter sur un câble électrique. Au bout d'un moment, la pauvre bête a fini par tomber et c'est là que les deux chiens se sont précipités.
Le plus vieux des deux est resté méfiant mais le plus jeune a immédiatement croqué dans l'écureuil qui venait de se faire projeter à terre. Il s'est pris une châtaigne mémorable. Ca nous a fait pitié de le voir se tordre de douleur en poussant d'effroyable hurlements. Ce moment n'a duré que trop longtemps, nous avions l'impression de le voir mourir sous nos yeux.
Quand ça a cessé, il est parti complètement sonné aussi loin qu'il a pu et nous espérons qu'il aura tenu le coup.
Le soir, nous avons déniché à New Bagan un restaurant tenu par un birman qui a fait un stage de quelques mois chez un chef réputé de la région parisienne. Au Naratheinkha, vous pourrez déguster une cuisine asiatique réalisée à la française. Nous avons enfin pu manger quelque chose de soigné, de bien cuisiné, de goûteux. Seul bémol : le chef a aussi retenu de la grande cuisine française que les portions ne doivent pas être trop importantes...
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C'est le dernier jour où nous faisons travailler notre chauffeur. Nous commençons par le gros temple Thitsawadi, qui présente de nombreuses tourelles, des stucs et des peintures murales. On peut y monter, la terrasse offre une belle vue.
Ensuite, nouvelle grimpette sur le temple Buledi. D'ailleurs, de cet emplacement, la perspective fait que les principaux temples d'Old Bagan semblent être installés côte à côte. Probablement la plus belle vue de tout le site depuis l'un des temples où on puisse encore monter.
Le temple Pyathada, tout seul dans son coin de campagne, fait penser de loin à un château avec ses hautes murailles dont seule une tour centrale semble émerger. Il confirme son style à part avec une grande arche extérieure sans toit.
De très grands bouddhas vous y attendent. Sa plate-forme est extrêmement étendue comparativement aux autres temples.
Pas trop de chance, il pluviote un peu ce jour-là. Tant pis, à la belle saison le ciel est bleu mais les prix ne sont pas les mêmes et surtout les touristes pullulent.
Nous passons ensuite a Tha Byeik Hmauk. Il y a peu de chances que les prochains visiteurs y retrouvent le même gardien que nous y avons rencontré. Nous entendons d'abord de loin le son caractéristique d'un ballon que quelqu'un tape contre un mur. Effectivement, le gardien fait des jongles et des frappes dans le temple, sous le bouddha. Il nous prend à témoins et bien vite l'un des shoots pulvérise les fleurs se trouvant dans un petit vase juste sous la main de bouddha. L'homme est bien exalté, complètement dans son idée et tient absolument à être photographié.
Tout en étant assez dans la retenue dès le départ, nous nous éclipsons un peu plus vite que prévu. Le malheureux n'a plus toute sa tête, c'est évident.
Nous demandons à Ko Lin s'il avait vu et entendu mais bien sûr lui aussi avait compris, bien qu'il se soit tenu assez loin en retrait.
Il nous explique que la famille de cet homme est très pauvre, qu'il a eu quelques malheurs et qu'il a déjà été dépressif. Il nous indique qu'il le signalera à qui de droit parce qu'on ne peut pas laisser les choses en l'état.
Après un bref passage au petit temple Apayadana, nous voulions aussi voir le Nagayon. Celui-ci n'est pas de grande dimension mais quelques sculptures et les grands bouddhas dorés méritent le déplacement. Dans le nom du temple, il y a le mot naga, qui signifie serpent. Celui-ci est en effet peint au-dessus du bouddha principal.
Notre dernière visite sera pour un duo : le temple de Seinnyet Ama et le stupa de Seinnyet Nyima. Là aussi, il subsiste quelques stucs et quelques statues. Nous avons donc la satisfaction de terminer nos visites par des édifices très esthétiques.
Nous avons essayé de fournir à nos lecteurs de VoyageForum un catalogue avec les caractéristiques d'un bon nombre d'endroits afin de pouvoir faire leur choix...espérons que plusieurs y trouvent leur compte.
Avant que nous nous quittions, Ko Lin nous avait promis de nous mener à une bijouterie. C'est celle où lui-même et sa famille ont acheté des bijoux en or.
Bien sûr, le plus difficile est de trouver un bijou dont la forme et l'esthétique conviennent à nos goûts d'occidentaux.
Mais pour ceux qui seraient intéressés, il y a moyen d'acheter, c'est un exemple, des boucles d'oreille à 1,2 g pièce pour un total d'environ 100 euros alors que chez nous le moindre objet analogue coûte facilement le triple. L'or au Myanmar est de la même qualité qu'en France, généralement du 18 carats.
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Ce dernier jour à Bagan est presque sans programme et bien entendu la météo nous fait un joli pied de nez en nous gratifiant d'un ciel bien bleu et d'un soleil omniprésent.
Comme nous l'avions déjà dit une fois, en cette saison le beau temps c'est très bien pour les photos mais moins bon pour la tête.
Nous nous promenons dans New Bagan, pour nous rendre compte qu'il y a une rue principale avec pas mal de restaurants et que l'option d'y loger n'est pas si mauvaise que ça.
Nous passons d'abord par le marché local, qui serait 100% authentique si nous n'étions pas présents nous-mêmes...
Quand nous nous arrêtons pour boire un verre, un cortège avec une musique tonitruante efface le calme pour quelques instants et nous offre un peu de spectacle.
Un peu plus loin, des vaches paissent à côté d'une vieille pagode. Même dans Nyaung Oo et New Bagan, n'importe quelle petite promenade vous mène à des pagodes...
Nous échangeons aussi des sourires avec quelques nonnes venues se rafraichir à une borne d'eau alors que nous nous reposions à l'ombre.
A l'extrémité nord-est de New Bagan, nous entrons par la porte principale dans le périmètre du poste de police.
Les policiers sont ici très cultivés puisque la première chose qui se présente est un imposant potager. Il faut bien passer le temps.
Et en plein milieu de la propriété, bien entendu, un temple-pagode de taille modeste mais tout à fait rénové et entretenu.
Les briques sont briquées...
La particularité de ce temple, qu'un policier vient nous ouvrir en souriant à deux pas des motos de police, est d'avoir été complètement repeint par un artiste local il y a une dizaine d'années. Un travail de longue haleine, un certain nombre de mois vraisemblablement.
Ce n'est pas juste anecdotique : nous avons ainsi l'opportunité de contempler en fin de séjour la " maison-témoin " de ce que furent les temples de Bagan dans leur splendeur d'origine et compléter ainsi le puzzle. La boucle est bouclée.
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Ko Lin avait eu la gentillesse de nous acheter un billet de bus pour le retour à Mandalay. Cela dit, nous payons cette fois 18000 K pour deux personnes. Ce tarif inclut toutefois le transport de l'hôtel à la station de bus, au départ comme à l'arrivée.
Sortis de notre havre de paix, nous retrouvons alors notre modeste condition de voyageurs. La route est de moins bonne qualité que celle de Monywa à Pakokku, mais rien de trop pénible.
On assiste à quelques belles scènes de vie rurale sur les 50 premiers kilomètres, après c'est plus ennuyeux. On ne rejoint l'autoroute venant de Yangon que sur la dernière demi-heure ; on sent que le chauffeur se régale de pouvoir enfin foncer.
Nous avions choisi l'hôtel Sahara en raison de sa situation au centre-ville, juste au coin sud-ouest du carré où se trouve le palais royal. La chambre standard s'obtient à 20 euros, petit-déjeuner compris, les lits sont confortables et le personnel est bien sûr très sympathique. La bonne adresse routarde par excellence. Une loggia au cinquième étage offre une vue sur le palais et les montagnes.
Dans l'après-midi, nous choisissons le restaurant Rainforest dans la 27è rue, entre les 74è et 75è rues. C'est une bonne pioche. Il est situé dans une ruelle calme, au 1er étage. On passe par le magasin d'antiquités pour y accéder, d'ailleurs dans le restaurant lui-même il y a une accumulation d'objets anciens.
Les spécialités thailandaises sont très bien cuisinées et les jus de fruits sont délicieux.
La promenade du retour nous donne à penser que la voirie n'est pas en bon état à Mandalay. La circulation est infernale sur les grands axes autour du palais et quand il commence à faire sombre ça devient téméraire de traverser une route.
Avant d'arriver à l'hôtel nous voyons une famille de hollandais, enfants compris, en pleine circulation sur des vélos. Il fait déjà nuit, il y en a qui ne se rendent pas compte des risques qu'ils prennent.
Dès le départ, pour des raisons liées aux risques climatiques, nous avions renoncé à nous rendre à Hpa-An et Mrauk U.
Compte tenu de nos goûts, ce sont des régions qui nous attirent. Peut-être un jour...il est vrai aussi que désormais il nous est quasiment impossible de nous passer de Thailande pendant plus d'une année...!
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Le Myanmar, finalement, restera pour nous le pays recordman du monde des pagodes au kilomètre carré.
Le Myanmar, c'est le pays où des hommes en robe crachent violet et où les femmes ont le visage en jaune.
C'est le pays des sourires, d'autant plus facilement que le raz de marée touristique n'y est jamais encore passé.
Nous sommes moins indulgents que d'autres pour ce que nous y avons mangé et plus satisfaits que la moyenne en ce qui concerne la qualité des hôtels où nous sommes passés.
Enfin, nous sommes contents pour eux de ce vent de liberté qui s'est mis à souffler et leur souhaitons bon courage pour affronter cet impitoyable univers mondialisé...
Le vol retour vers Bangkok se passe sans encombres et une fois à l'aéroport Don Mueang nous sautons dans un taxi pour aller au Southern Bus Terminal de Sai Tai Mai, qui est situé à Thonburi, dans la partie ouest de Bangkok.
S'il est vrai que pour aller à Kanchanaburi le meilleur moyen est de prendre le bus gouvernemental bleu clair bleu foncé, encore faut-il savoir qu'à l'étage il faut se rendre au guichet numéro 81. Mais il faut aussi savoir que si ce guichet est fermé, on achète les billets directement à une préposée assise à une table juste à côté de l'endroit d'où le bus va partir. Après avoir tourné en rond quelque temps, nous demandons notre chemin à une jeune femme s'occupant d'un magasin dans ce grand centre commercial. Celle-ci nous indique dans un premier temps la voie à suivre mais elle estime que ce n'est pas suffisant et se lève en délaissant la boutique pour nous mener à bon port, avec son charmant sourire.
Il n'y a pas de doute, nous sommes en Thailande. D'ailleurs, partout autour de nous les khun, les kraaap et les khaaa fleurissent, les odeurs de nourriture sont archi appétissantes, mais bon dieu qu'est-ce qu'on est allés fiche ailleurs ? ( et ça c'est le moment où Tokara rigole dans sa barbe ! )
Nous payons 110 bahts chacun. Il y aurait des départs toutes les 20 ou 30 minutes de 5h30 à 22h30. Même si les bus ne sont pas récents l'ambiance y est zen, la clim est juste comme il faut et les sièges sont absolument confortables.
Nous pensions avoir deux heures de trajet, finalement cela aura duré plus de trois heures. Il est déjà long de sortir de Bangkok et on aura fait l'omnibus sur tout le trajet.
Le ciel se noircit complètement et tout nous donne l'impression que nous allons essuyer un violent orage. Nous nous demandons déjà si nous avons bien fait de choisir cette région pour la fin juillet.
Il fait donc déjà nuit quand nous arrivons à Kanchanaburi mais finalement nous sommes au sec. Encore un petit tuk tuk à prendre et nous sommes à l'hôtel juste à temps pour profiter de son restaurant puis pour réserver un songthaew pour le lendemain. Elles ne sont jamais drôles, ces journées de transit...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Il y a un sacré choix d'hôtels sur Kanchanaburi. Nous avons opté pour le Good Times Resort parce que si on s'y prend tôt on peut avoir une petite chambre confortable pour 27 euros, ce qui est un bon prix dans un endroit touristique, avec petit-déjeuner et piscine.
Evidemment, en zone franchement touristique les personnes à la réception sont visiblement très rodées à la gestion de leurs clients, ça fait un peu usine.
Tous ces hôtels sont bondés d'étrangers et on ne peut éviter d'entendre parler sa langue natale. Ca dépend en fait sur qui on tombe, mais certains français sont assez marrants quand ils se racontent leurs aventures en touque touque, le prix ridicule qu'ils ont payé sur la journée pour leur pack pont de la rivière Kwai-descente en raft-promenade avec les éléphants et l'excellent rapport qualité-prix d'un séjour ici alors que chez nous les coûts sont exorbitants. Finalement, il y a des français qui savent bien se tenir en Thailande..
Si des gens viennent d'autres hôtels ou guesthouses pour manger au Good Times Resort, cela ne nous étonne pas. La cuisine y est parfaite. Ce qui est malin, c'est de pouvoir choisir le dosage en épices de son plat sur une échelle de 0 à 5. Autant dire que nous avons fait leur fête aux kaeng keaw waan, kaeng dang ( curry vert et curry rouge ) et autres spécialités locales.
Les séances de rattrapage ont été hautement jouissives !
Nous avons été totalement satisfaits par le service : du petit-déjeuner au dîner, toutes les personnes qui y travaillent sont adorables.
Par contre, c'est le cirque à la piscine : les occidentaux qui assurent à fond toute l'année se lâchent complet ici.
Le restaurant est situé en bord de fleuve, à quelque distance du centre, relativement proche du pont de la rivière Kwai.
Précisons quand même que Kanchanaburi est une agglomération qui s'étire sur des kilomètres et des kilomètres.
Nous n'avons pas particulièrement préparé la partie de notre séjour en Thailande et nous aurions certainement pu mieux faire. Nous avons évité les lieux les plus touristiques et nous avons pris du bon temps.
Le chauffeur de songthaew qui nous promène est un peu vieux et sa manière de conduire est fidèle au style asiatique : j'accélère, je freine, j'accélère, je freine, même en ligne droite sans personne devant.
Comme nous sommes allés relativement loin, nous avons bien eu le temps de ressentir cet effet des lois de la physique qui veut que plus la vitesse est grande plus la fumée du pot d'échappement est aspirée à l'intérieur de la partie arrière ouverte du véhicule. La prochaine fois, on privilégiera la voiture pour les longues distances, que voulez-vous...
Quoi qu'il en soit, dès qu'on quitte la ville, on est déjà dans la Thailande tranquille. Toute cette végétation, ces collines sont un plaisir pour les yeux.
A quinze kilomètres à l'ouest de Kanchanaburi, le Wat Tham Pu Wa est bien isolé dans la forêt. Rien de mieux pour un lieu essentiellement consacré à la méditation. Près d'un gros bouddha assis en cours d'achèvement, une récente et originale façade de type khmer donne sur une grotte.
Cette grotte bénéficie d'un peu de lumière du jour suite à certains affaissements dus à l'infiltration. Mis à part les statues installées dans les coins et recoins, il y a les petits tas de pierres habituels et le moine en cire.
Une visite agréable mais plus très originale pour les habitués que nous sommes devenus.
Mais où nous avons été époustouflés, c'est un kilomètre plus à l'ouest, toujours en pleine nature, au pied d'une colline.
C'est là que se dissimule le Wat Mettadharmabodhiyan.
Au bout d'une longue allée, on est d'abord accueilli par un petit bassin autour duquel sont disposées des statues très colorées de personnages médiévaux. Devant le wat, sept grands personnages qu'on dirait taillés dans le marbre ou l'albâtre.
Ce qui nous attire en premier lieu, c'est un kiosque en plein air : dans un espace de 5 X 4 mètres, un grand dragon et une tortue qu'on dirait faits en onyx. Derrière eux, un large meuble en bois avec son plateau de marbre sombre. Là dessus, des statues de divinités chinoises ou d'animaux toutes plus intéressantes les unes que les autres, ainsi qu'une espèce de baldaquin en bois, avec un sage assis à l'intérieur. Derrière tout ça, une divinité chinoise de plus de trois mètres de haut, en bois massif. Juste à côté, un remarquable ganesh assis et coloré, en bois lui aussi.
Ce que nous offre ce petit espace nous aurait déjà contentés pour la journée. Il y a des lampions partout dans les arbres, c'est bien un temple chinois.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous gravissons les marches du wat pour passer le chaudron où brûlent les batonnets d'encens et un premier bouddha rieur en bronze pour nous retrouver subitement dans un palais des merveilles.
En effet, au fur et à mesure de notre avancée, des pièces absolument fabuleuses se dévoilent à nous, bien dans la ligne artistique et esthétique des oeuvres regroupées dans le kiosque extérieur.
Il y a d'abord cette merveilleuse maquette de bateau chinois en bois précieux, puis toute une série d'incroyables statues pour la plupart en bois également. Que dire de ce prince, les yeux mi-clos, qui tient sur son genou un dragon, comme s'il s'agissait d'un enfant ?
Sur la tribune principale, devant les grandes divinités dorées, c'est une surenchère de personnages de toutes tailles, de toutes matières et de tous styles qui sont principalement spectaculaires et magnifiques. En second plan se démarque un objet de plus de deux mètres réalisé en bois sombre : un long pilier finement sculpté sur lequel repose un temple à trois étages. Il y en a tant que c'est peine perdue de tout vouloir décrire.
Un peu partout des assortiments de fleurs façon pièce montée qui ajoutent un foisonnement de couleurs.
On croit que c'est fini : non ! Prés de l'entrée, un meuble comprenant une fresque de deux mètres carrés en bois sculpté, bourrée de dragons. Presque à côté, un fabuleux quadruple shiva en bois encore, avec comme une masse de plumes derrière les bras, d'où émergent cinq mains soutenant autant de bouddhas, juste derrière la couronne.
Et encore deux merveilleuses colonnes surmontées d'un temple...
Dans une pièce attenante est disposée une rangée d'une vingtaine de moines, tous différents, tous extraordinaires.
L'éclairage jaunâtre donne à l'ensemble une teinte verte blafarde, laissant une impression d'irréel.
Avant de sortir, et nous avons du mal à ressortir, nous ne manquons pas l'énorme vase chinois et l'horloge dans son meuble en bois précieux serti de marqueterie en nacre.
Nous poussons encore plus à l'ouest et nous voilà à 40 kilomètres de Kanchanaburi. Nous y trouvons le petit parc historique du Prasat Muang Sing, avec quelques vestiges d'un complexe khmer du 13ème siècle.
Le petit musée est très décevant puisqu'on n'y trouve pratiquement que des copies de statues exposées dans des musées de Bangkok.
Le site inclut quatre monuments dont un seul peut réellement être considéré comme tel. Seuls les passionnés feront le détour. A 100 bahts l'entrée, ça ne vaut pas le coup.
De nombreux lycéens y trouvent leur compte entre copains et copines. Leurs manières de se photographier sont des plus loufoques et ils semblent mettre un point d'honneur à accumuler les poses et les situations qui nous paraissent mélanger le summum de la naiveté et du ridicule. La seule chose gênante est le temps qu'ils mettent à s'auto glorifier sur les vestiges pendant que nous rongeons notre frein en attendant notre tour. Le pire, c'est qu'un groupe est à peine parti qu'un autre arrive déjà.
Une petite accalmie nous permet enfin de prendre nos images, juste avant qu'un gros groupe de français arrive avec un guide. Avant qu'ils soient là nous parviennent déjà quelques bribes des habituels dialogues de groupe, les mêmes que nous entendions déjà il y a quelques décennies, et nous fuyons vite, de peur d'être contaminés...
Bon, c'est pas méchant, hein, on se contente juste de le dire comme on l'a pensé. Mais quel bonheur de pouvoir s'arranger son séjour soi-même, finalement...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
bonjour ; je viens de prendre connaissance de vos trois pages de carnet de route , et vraiment un grand merci pour votre travail très riche de documents ; toutes ces pagodes , tous ces trésors , incroyable ..... bravo , au plaisir de vous lire
C'est très à la mode, les feuilletons...
Avec le temps disponible après notre retour, c'est difficile de faire plus vite. L'an prochain, tu repères le premier jour, tu reviens un mois et demi plus tard et tu lis tout d'un coup ! 😕
On fait bien mieux que l'an dernier, où on n'avait fini qu'en décembre...
Nous sommes frappés d'une grande lassitude en ce jour. Tout juste arrivons-nous à nous déplacer en matinée vers le pont de la rivière Kwai pour voir à quoi ressemble l'environnement.
Nous en profitons pour trouver quelques cadeaux pour des proches. Nous dénichons enfin à très bon prix un joli Ganesh noir que nous avons le plaisir de voir chaque jour sur la commode, en rentrant chez nous après une journée de travail chargée.
Sur ce pont, les gens font des millions de photos et de selfies. Il y en a qui sont fascinés par le train qui arrive en gare. Dans l'ensemble, c'est finalement un endroit vaste et aéré avec la grande place avant le pont, les restaurants flottants sur la rivière, le temple plus loin et les collines au fond.
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Ce dernier jour de juillet, pauvres de nous, est le jour des 1000 marches. C'est même un euphémisme.
Nous avons été courageux ( ou masochistes ), nous avons repris le même songthaew.
En arrivant au Wat Thammuninat quelques kilomètres au sud de Kanchanaburi, personne ne semble réveillé à part les chiens qui ne se montrent pas très aimables. Non loin se trouvent les haras royaux, nous n'avions jamais vu une telle concentration de chevaux.
Le temple comporte un curieux bâtiment à étage dont les murs sont couverts de glaces et où le système solaire est peint au plafond.
Les thais ont aménagé une grotte artificielle dans un coin, ce qui a permis d'y caser quelques objets anciens et des statues assez intéressantes. L'ensemble est assez hétéroclite, on se demande ce que viennent faire là des voitures miniatures et une peluche de chien à deux doigts de tomber en poussière.
En fait, nous sommes surtout venus par là pour contempler, à quelques centaines de mètres, le " Giant Rain Tree ". Il s'agit d'un banyan centenaire haut de 20 mètres mais avec un diamètre de plus de 50 mètres. L'arbre est effectivement impressionnant et cela représente une petite étape tranquille dans la quiétude de ce début de matinée.
Les choses sérieuses commencent au wat Tham Sua, édifié sur une colline au début des années 1970. On peut y accéder pour quelques bahts par un funiculaire très penché, à moins d'aimer les marches.
Tout l'espace sur la colline a été utilisé pour y ériger divers bâtiments, et là il y a beaucoup de monde. Hormis les quelques pagodes bien colorées, on remarquera forcément le grand bouddha recouvert de mosaiques d'or, disposé dans son imposante demi-coquille.
Derrière le bouddha, belle vue sur les champs, les rizières et les collines. Sous le bouddha, une bande roulante où défilent de petits bols prévus pour y déposer des pièces de monnaie : la taylorisation ludique de la quête !
Si on est en pleine forme, on peut monter sur la grande tour à côté dont les 200 et quelques marches permettent d'accéder à plusieurs étages avec bien sûr des bouddhas à chaque fois. Au dernier étage, en se contorsionnant quelque peu derrière une statue, on a une vue spectaculaire d'en haut sur le grand bouddha et le reste du paysage.
Au pied de la colline, on a accès au wat Khao Noi, un temple chinois. Celui-là aussi a ses statues expressives sous vitrine dès l'entrée. Comme on est chauds, on peut se refaire la montée jusqu'à la grande tour, l'escalier orné de quelques dragons borde la forêt et il y en a pour environ 300 marches supplémentaires.
A mi-chemin, des mini-temples présentent quelques statues de bonne taille. Au sommet, la vue bien dégagée est la récompense des efforts fournis.
Quelques kilomètres plus loin, le wat Ban Tham occupe une colline très verdoyante. Pour arriver au temple tout au sommet, c'est plus de 600 marches. Les moins courageux apprendront avec soulagement qu'on accède avant la mi-parcours à la grotte qui en est l'élément principal.
On gravit d'abord un escalier en plein air, puis on entre dans la gueule du drôle de monstre. A la fin, on sent déjà dans les mollets le chemin qu'on a parcouru.
La grotte est l'un de ces endroits qui transpirent la spiritualité. Les principales représentations du bouddha sont installées sous un baldaquin, dans un coin où la lumière du jour parvient à se frayer un chemin.
On remarquera quelques antiquités placées le long des parois. Cette grotte de belle dimension satisfera les amateurs.
Pour monter davantage, il faut d'abord emprunter un escalier métallique branlant qui semble sortir tout droit d'un roman de Jules Verne. Par la suite, ce sont des marches en pierre, plus ou moins inégales. Dans la chaleur et le soleil, c'est parfait pour la condition physique.
Pour jouir de la vue, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'au sommet, c'est déjà remarquable depuis le kiosque qu'on voit bien d'en bas.
Bien d'autres activités sont envisageables sur Kanchanaburi. Les hôtels proposent des journées à 990 bahts incluant la chute d'eau de Sai Yok Noi, le Hellfire Pass, le repas de midi, une visite aux éléphants, du raft sur bambous, la grotte de Kra Sae et 30 minutes de train pour arriver sur le pont de la rivière Kwai. Nous avons entendu certains touristes raconter ce genre de journée en précisant que l'activité avec les éléphants n'incluait que la promenade avec et non sur l'animal...
Si nous revenons un jour à Kanchanaburi, nous aurons l'embarras du choix compte tenu de tous les endroits que nous n'avons pas vus.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
C'est vrai que Kanchanaburi est très célèbre pour le pont alors que c'est le moins interressant !
Je trouve que cette petite ville et ses alentours sont vraiment à recommander à ceux qui veulent découvrir la Thailande. C'est un petit concentré de ce que peut nous offrir ce pays. Nature, temples, cascades, animaux etc..
Nous nous sommes fait amener à Sangkhlaburi, ce qui nous a donné la possibilité de faire quelques arrêts en cours de trajet.
Sur une bonne distance, la route est une double voies et on circule facilement. Ce n'est qu'après être passé à hauteur de Thong Pha Phum que le paysage se fait somptueux. Nous retrouvons l'atmosphère tropicale que nous apprécions tant.
Bien entendu, nous nous arrêtons à chaque temple. Le premier présente un colossal éléphant bleu ainsi qu'une colonie d'oies bien vivantes et absolument dodues. Pas agressives, heureusement, car nous étions en sous-nombre.
Plus loin, on peut faire un arrêt bien agréable près du groupe de petites cascades Kroeng Krawia, juste en bord de route.
Un beau temple a été aménagé dans une grotte juste sous une haute falaise, au milieu de nulle part. Le moine des lieux a décidé de nous bénir. Par la force des choses, nous sommes donc restés de longs instant agenouillés, la tête baissée, pendant qu'il psalmodiait. Nous avions oublié qu'en fin de prière il allait nous asperger sans prévenir. Comme nous avions l'appareil en main à ce moment, sachez que les photos que vous verrez à partir de maintenant sont toutes bénies...
Quelques points de vue ici et là donnent sur le grand lac s'étendant de Sangkhlaburi à Thong Pha Phum et sur les longues chaînes de collines..
Dans la rude et raide montée digne du Tour de France à quelques kilomètres du but, nous nous demandons quels sont ces intrépides voyageurs qui font le chemin à vélo. Cela nous rappelle nos impétueux barouds de jeunesse, lorsque nous confondions courage et inconscience...
Nous avions clairement choisi le Samprasob Resort parce que c'est le seul établissement de la ville à disposer d'une piscine. Celle-ci domine les deux fameux ponts et le lac. Incontestablement, rien que ce panorama a justifié le déplacement.
Nous descendons vers le pont Mon pour manger un morceau. Nous sommes assis depuis peu de temps que quelqu'un nous apostrophe déjà : " Hello, where you're from ? " Nous venons de nous faire agraper par l'inénarrable Nittaya Aramkijpota.
Cette petite dame enjouée et tonique semble s'intéresser à nous alors qu'elle est en train d'apprendre quelques mots de français grâce à un jeune homme résidant ici, dont le père est français et la mère thailandaise.
Elle nous explique qu'elle est originaire d'ici, où elle est actuellement en vacances, et qu'elle réside près de Bangkok. Dans la discussion, elle nous glisse qu'elle a déjà chanté en présence de la reine. Lorsque nous lui demandons alors quel est son métier, elle nous répond : " Superstar ". Sur le moment, on en est restés babas. Elle ajoute qu'elle a eu un rôle dans un film et qu'elle se rendra bientôt à Paris et aux USA avec l'équipe du tournage.
Sa motivation principale, semble-t-il, est de dénicher quelqu'un qui pourra lui prendre des photos de présentation de son activité de location. Elle loue des " rafts " sur le lac. Bien qu'un doute planera toujours sur une partie de ses affirmations, il s'avère que son site internet existe effectivement et qu'elle est bien basée sur Ratchaburi.
Quoi qu'il en soit, nous avons pensé qu'il était peut-être temps de faire notre bonne action...
Sur ce pont, on rencontre aussi un jeune thai qui se sait beau et musclé, car il parade beaucoup. Sa spécialité consiste à sauter dans le lac depuis le pont, ce qu'il faut pouvoir oser.
Une jeune mon y fait aussi des aller-retour en habits traditionnels, promenant son empilage de huit bols argentés sur la tête, en attendant quelques touristes photographes et certainement de petits billets.
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Rien de plus facile que de trouver une embarcation pour faire un petit tour sur le lac. On vous propose le tour à 1 temple pour 300 bahts et le tour à 3 temples pour 500 bahts.
Cette année le manque d'eau a probablement déçu ceux qui voulaient admirer les cascades mais il s'est révélé pratique pour la visite des temple inondés...qui étaient au sec.
Avant d'arriver au premier, un bruit sourd : notre accompagnateur est bon pour remplacer une pale. Bien sûr, il en a une bonne quantité en réserve.
Ce temple a les pieds dans l'eau et doit être immergé une bonne partie de l'année. Les locaux en profitent pour faire un pèlerinage et amener des fleurs. Deux têtes de bouddha en pierre font partie des seuls vestiges.
Le second temple est bien plus intéressant. Compte tenu du manque d'eau, il faut parcourir 300 mètres pour y accéder. En fait, il est dissimulé dans la forêt. Sur le côté, des lianes ont commencé à enserrer le bâtiment fantôme.
Un grand bouddha en bois de taille respectable trône dans la semi-pénombre, avec un parterre de fleurs lui assurant un peu de couleurs.
Le troisième temple est de loin le plus grand. Sur de nombreuses photos, on n'en voit que le sommet. Là, il se retrouve à 15 mètres de l'eau.
Nous y croisons deux biquettes, toutes heureuses de se faire faire des papouilles par les gens, tout en essayant de goûter aux fleurs qu'ils tiennent dans les bras.
Là aussi, à part quelques vestiges, il n'y a pas grand chose à observer.
Le chemin du retour permet de voir le pont mon dans toute son étendue.
Dans l'après-midi, nous rencontrons à nouveau Nitthaya, qui nous guettait et nous fait promettre de lui faire ses photos le lendemain.
Le personnel de service de l'hôtel Samprasob est de loin le moins sympathique que nous ayons connu. On avait toujours l'impression de les déranger. Parmi la clientèle, beaucoup de jeunes thais aisés et eux aussi ça leur aurait arraché la gueule d'être aimables.
Par contre, les gens viennent de partout pour y manger, surtout le soir. Le gros poisson à la sauce sucrée et pimentée est un délice.
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It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations