Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités.
Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre.
Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion.
En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population.
Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.
En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.
Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.
Malana, Athènes de l'Himalaya
Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.
À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles.
Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins.
Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.
Faciès occidental
"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin.
Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage.
Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau.
La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons.
Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.
Métèques
Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.
Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales.
Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…
Sénat et chambre basse
Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres.
Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat
Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti.
Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.
À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang.
Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
C'est un récit magnifique, et une épopée historique extraordinaire que tu nous offres-là. J'ignorais totalement l'existence de cette communauté, et te remercie donc d'y avoir remédié.
On parle de descendants des soldats d'Alexandre dans certaines vallées du nord Pakistan, tu y fais allusion dans ton texte. Les as-tu rencontrés aussi?
Tout d'abord merci pour le compliment qui me va d'autant droit au coeur que cette aventure a fait partie de ma vie pendant plus de 20 ans. Malana c'est mon Amérique à moi … (air connu)
Pour répondre à ta question qui prouve que tu connais le sujet, effectivement les Kalachs, considérés par les éthnologues et les historiens comme les descendants directs des guerriers d'Alexandre, sont repliés dans les zones tribales au nord-est du Pakistan.
J'ai pu y séjourner en 1982. Mais leurs traditions n'avaient plus rien à voir avec ce que j'ai découvert à Malana. Hormis les habitations qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, les populations locales, elles étaient parfaitement intègrées et s'étaient converties à l'Islam depuis belles lurettes. Mais je n'y suis pas resté assez longtemps pour faire des recherches plus approfondies. En 15 jours on ne peut être que superficiel. Je me suis donc concentré photographiquement parlant sur les rares similitudes que je pouvais trouver.
Quant à la République de Malana, car c'est bien d'une république dont il s'agit, on peut penser sans risquer de se tromper qu'il s'agit des troupes avancées d'Alexandre.
Il faut se rappeler que 100 ans après la mort de leur chef, les descendants des troupes qui étaient restées en Inde, notamment au Rajasthan et au Paskistan (qui à l'époque ne faisaient qu'un), ont décidé de reprendre à leur compte le projet de leur illustre chef. Une deuxième vague d'invasion est donc repartie à la conquête du monde. Un groupe se serait dirigé vers les contreforts himalayens et un autre vers le sud est. On ne les a jamais revus.
Ceux de Malana pourraient selon moi être les descendants de cette deuxième vague partie à la conquête des cîmes himalayennes.
Moi aussi, comme je le précise dans l'avertissement qui précède le texte. D'ailleurs, si quelqu'un est allé ces derniers temps dans la région de Kullu-Malani, qu'il n'hésite pas à me donner des infos.
Votre texte me rappelle le splendide roman de Jean-Marc Moura : Gandara .
4° de couverture :
En 1938, une petite expédition dirigée par l'Orientaliste Pierre Mose découvre, dans le Nord-Ouest indien, la vallée perdue de Gandara et assiste aux derniers jours d'une civilisation restée deux mille ans quasi hors du monde. Les voyageurs intrus, d'abord incrédules, bientôt contraints d'admettre la réalité de ce qu'ils voient - de ce qu'ils vivent - tentent de déchiffrer le mystère de ce lieu incompréhensible .....
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Je comprends donc que le Malana soit plus intéressant pour les ethnologues que le peuple kalash. Il me semblait toutefois - mais je peux me tromper car je ne connais que très mal le sujet - que les kalash désignait un ensemble de populations relativement large, et que seule une portion d'entre eux présentait toujours des liens culturels avec les descendants de l'armée d'Alexandre.
Toujours dans le même genre, ton récit me rappelle celui que j'ai lu il y a quelques années sur une communauté étrange vivant dans le Xinjiang chinois, et qui présenterait de troublantes ressemblances génétiques avec les peuples d'Europe méditerranéenne. Certains ethnologues et historiens avançaient alors une hypothèse passionnante, mais qui n'a pas je crois reçu l'adoubement de la communauté scientifique dans son ensemble.
Remontons le temps, quelques siècles après l'épopée d'Alexandre. L'Empire romain est alors en guerre sur ses marches orientales avec les parthes, puis les sassanides d'Iran. Suite à un désastre militaire, l'Empereur romain Valérien capitule devant le perse Shapur, et une partie de son armée est ainsi capturée et réduite en esclavage par les perses. Tous ces valeureux guerriers seront alors utilisés par les Sassanides pour combattre sur d'autres fronts, et notamment en Asie Centrale. En fonction de la fortune des armes, cette importante population militaire voyagera ainsi très loin jusqu'à l'Est, pour finalement s'établir dans cette partie de l'Asie Centrale aujourd'hui contrôlée par la Chine.
(j'ai comme un doute, cela a-t-il été déclenché par la défaite face à Shapur, ou bien par une défaite plus vieille de deux ou trois siècles, face aux parthes?)
Si l'hypothèse est fondée, alors ces particularités génétiques n'ont rien d'étonnant, même s'il est probable que beaucoup des soldats d'alors n'étaient pas d'authentiques romains mais plutôt des mercenaires ou auxiliaires grecs et autres.
Toutefois, à ce qu'il me semble, ces descendants des "romains" n'auraient guère réussi à préserver leurs traditions jusqu'à ce jour, et seul un lien génétique existe encore. Si certains ici ont entendu parler de cette histoire, ça m'intéresserait beaucoup d'en savoir plus.
Nous n'avons pas attendu longtemps pour te lire. C'est un plaisir et une découverte. Quand je pense que je suis passé non loin de ce village sans me douter un instant de son histoire. Rien dans mon guide, et personne pour m'en parler.
Et j'etais passe a cote d'un tel recit...honte a moi 😊
Je suis passe deux fois a Malana(2000 et 2002) et me rends tres regulierement dans la Parvathy Valley.Si j'ai pu apprecier la difference culturelle je n'ai pas eu le temps d'en connaitre les subtilites...alors merci a toi.
Le sacrifice de 27 beliers sur le toit d'un temple par un frais matin d'automne reste un grand souvenir pour moi ainsi que le retour seul par la Rashol pass ou je me suis perdu quelques heures dans le brouillard...
Malheureusement j'ai peur de devoir nuance le cadre enchanteur...
La production et le commerce a grande echelle du charras ont sensiblement changer les regles.De nombreux habitants du village sortent aujourd'hui de leur vallon et se confrontent au vaste monde...les dangers qui les guettent sont encore multiplies par l'argent facile(enormement !!!).
Si les regles de purite restent en vigueur dans l'enceinte du village, il n'en va plus de meme des le bas de la vallee !!!
Cependant la tradition reste forte.Pour combien de temps ?😕
Questions: As tu lu des demonstrations de la theorie helleniste ?Connais-tu le mythe fondateur du Dieu du village Jammu?As tu entendu parler des liens religieux et linguistiques avec un village au Lahaul(et meme peut-etre un autre au Spiti)?Quelle est la relation socio-religieuse avec Rashol?
Je devrai etre dans 3 semaines a Manikaran puis Khirganga...et la j'ai vraiment hate d'y etre !!!😉🙂
Effectivement, plusieurs rémoignages attestent du changement de comportement des habitants de la valée. Déjà lors de mon dernier passage, il y a maintenant plusieurs années, les modifications des comportements étaient perceptibles ; surtout chez les jeunes.
Je rappelle que la base tu texte publié sur ce forum remonte à 1980. Et que mes voyages réguliers à Malana se sont étalés de cette date, à 1996. J'ai voulu le garder tel quel, comme un témoignage d'une époque aujourd'hui probablement révolue dans son intégralité. Même si tu confirme que les "règles puristes" demeurent dans le village.
Il est tout à fait évident que les descendants des guerriers d'Alexandre se sont établis dans toute la vallée de Kullu (proximité au moins phonétique des dialectes locaux avec le grec, mais nettement plus probant à MALANA selon mes recherches et notamment le travail des linguistes que j'ai contacté). De sorte qu'il est plus que probable que ces soldats de l'Antiquité, ont, pour certains, poussé l'aventure au-delà de cette vallée.
Lors de mon premier voyage avant de localiser Malana, un historien indien installé à Bombay, m'avait effectivement inddiqué que la légende évoquait la présence de descendants d'Alexandre vers le Laddak.
Effectivement, des similitudes religieuses et linguistiques avec des villages du Lahaul voire du Spiti m'ont été rapportés. Mais je n'ai malheureusement pas pu m'y rendre pour le constater personnellement, trop attaché à l'étude de Malana. Une étude qui, je dois te l'avouer n'a pas été tout de suite évidente. Au début, des similitudes me sont apparues comme une évidence. Ensuite, il a fallu se fratter sérieusement la tête pour trouver un lien avec Athènes sur tel ou tel usage local. Car bien entendu les siècles d'isolement ont brouillé les messages.
Quant à Rashol, c'est comme Malana. En plus petit. Et l'éloignement, somme toute modeste pour nous, des deux villages, a premis au fil des siècles quelques variations dans les usages. Mais la langue, reste celle de Malana, même si certaines variation apparaissent dans le vocabulaire. Et puis, les Malana people considèrent les populations de Rashol, un peu comme leurs inférieurs.
Enfin, il n'y a pas de honte à ne pas connaître l'histoire de ce village. Les guides n'en parlent pratiquement pas. Ou alors ils font d'énormes raccourcis. Il n'y a pas de livre là-dessus non plus. Et je dois avouer modestement que si certains guides ou sites indiens évoquent depuis quelques année, ce village comme la plus vieille démocratie du monde, mes recherches et mes passages répétés n'y sont peut-être pas étrangers.
Je me suis pas mal interesse au cas de Malana egalement, mais n'ayant pas trop acroche avec les villageois je n'ai pas pousse l'experience...
Je reste cependant sceptique sur la descendance d'Alexandre(j'ai une licence d'histoire mais suis loin d'etre historien):en fait les armees quisont arrivee jusque dans la region de Taxila(pakistan) n'ont pas officiellement depasse l'Indus, ce qui reste encore fort loin de Malana...
De plus ces armees etaient principalement composees de mercenaires recrutes en chemin:donc finalement assez peu d'Hellenes...La probabilite pour que ceux-ci arrivent jusqu'a Malana me parait donc moindre.
Enfin s'il est evident que les habitants de ce village ne ressemblent pas a des indiens, je peux dire par experience qu'il en va de meme pour tous les habitants de la Parvathy Valley...quant au culte de Malana, il n'a rien a mon sens d'hellenistique mais semble bien etre rattache directement a l'Hindouisme...
En fait cette question aurait du etre mon sujet de memoire mais je n'ai trouve aucun prof pour me soutenir:d'apres eux il n'y avait aucune chance pour que cela soit possible.
J'aurai pas le temps cette annee de pousser mes recherches mais je te promet de me renseigner sur les liens avec le Lahaul car cette piste me semble la plus serieuse pour enfin comprendre le mystere des origines deMalana...
Ps:pour Rashol, qqchose de troublant, leur culte est totalement associe a ceux de Kullu(notament lors de la Dashera) ce qui n'est pas le cas pour Malana...
Je comprends ton scepticisme, cependant, deux membres de Collège de France ne semblaient pas écarter cette théorie. Ils estiment que c'est 100 ans après la mort d'Alexandre que ses soldats - où plutôt leurs descendants - installés au Rajasthan (certes mercenaires pour l'essentiel) - et qui avaient adopté des rites et coutumes de leur chef, seraient repartis pour finir l'œuvre de leur chef. Une partie des troupes serait partie vers le Ladakh, la seconde vers le Sud ouest, mais dont même les légendes auraient définitivement perdu leurs traces.
Maintenant, les rites religieux, sont incontestablement emprunts d'une forme dévoyée de l'hindouisme. De l'avis des religieux hindouistes, on est très loin de leurs pratiques religieuses. Notamment au travers des nombreux rites sacrificiels rites sacrificiels (bélier à la tête tranchée) auxquels j'ai pu assister à de nombreuses occasions.
Mais personnellement, c'est plutôt sur l'organisation politique que j'ai travaillé toutes ces années. Et puis pour faire court, car le temps me manque ce soir (j'y reviendrai bien volontiers ultérieurement), les habitants de Malana se définissent eux-mêmes comme des rajpouts : ce qui signifie "fils de roi" (on pense immédiatement aux rois grecs du Rajasthan, d'autant que ce terme qualifie également les habitants du Rajasthan. Quant aux fresques sculptées sur les façades des temples de Malana, représentant guerriers et éléphants notamment m'interrogent singulièrement.
Il est vrai que dans toute la vallée, l'aspect des habitants est loin de rappeler l'Inde. C'est que les "guerriers" ne sont pas arrivés directement à Malana. Ce village est probablement le point ultime de leur épopée. Et puis, il y a mes enregistrements qui selon trois linguites attestent de la présence de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Agrémenté bien entendu de tibétain. On ne reste pas aussi longtemps dans un secteur sans en subir de multiples influences. Pour l'anecdote, en 1994 (année où j'ai receuilli ces fameux enregistrements de convesation et en faisant répèter des mots usuels comme le feu, l'eau, le ciel etc. j'ai rencontré à Malana un trekkeur grec justement. Je lui ai demandé s'il estimait que phonétiquement ce dialecte ne lui rappelait rien. Sans comprendre le sens des convesations il estimait que ce langage lui était assez familier. Dans toute la vallée de Kullu, mais à Malana cette "familiarité phonétique" lui apparaissait comme une évidence. Maintenant ma question l'a-t-elle influencé ? Les linguistes, eux, m'ont affirmé que de nombreuses racines avaient une proximité "assez troublante".
Maintenant, je ne mène aucunement une croisade. C'est la conclusion de plus de 20 ans d'intérêt pour ce village où j'ai séjourné plus de 16 fois, soit plus d'une année passée sur place. Je pense avoir réuni assez de "similitudes" avec le fonctionnement hellénique, pour faire part de ma théorie. Au début ce n'était qu'un simple reportage où il est vrai je partais d'une simple théorie, mais conforté par l'enthousiasme de plusieurs érudits indiens qui eux, se référaient à des légendes. Légendes qui n'ont jamais semblé incongrues aux historiens à qui je me suis confié. Et toute ces années je me suis plongé dans cette histoire qui me semblait des plus passionnantes. Mais je ne pense pas m'être autoconvaincu par simple conviction. Ni d'avoir convaincu les habitants de leur prestigieuse descendance, puisqu'eux-mêmes affirment être l'une des plus vieille démocratie du monde.
Bonsoir a toi,
j'entends bien qu'il ne s'agit pas la d'une croisade....
je suis sans doute moins objectif que toi ayant quelques mauvais souvenirs de certains habitants de Malana...et dans tous les cas moins bien informe...
Mes professeurs avaient eux-memes bien peu d'affinites avec le sous-continent et ne m'auraient guere encourage meme s'il avait s'agit d'une evidence...
N'hesites pas a faire suivre toute information supplementaire:je suis preneur!!!🙂
Je cherche desesperement les references d'un article que j'ai lu il y a plusieurs annees deja etqui parlait d'une societe matriarcale a Malana(ce qui serait l'oppose d'une cite grecque) mais dont je n'ai vu aucune trace.Pensant qu'il s'agissait la d'une fantaisie de journaliste, je me suis donc un peu persuade qu'il en etait sans doute de meme quant a la theorie helleniste...le lieu est tellement surprenant que l'esprit peut si perdre.
En tout cas ca me donne envie d'y retourner alors que je m'etais jure de ne jamais y remettre les pieds!!!Je suis vraiment trop court en temps cette annee(3 mois) car deja trops de projets(Pelerinage a Omkareshwar, Ardh Kumbh Mela a Allahabad, yoga a cote de Haridwar)mais c'est a mettre au programme pour une prochaine fois.
Par contre je connais quelques Malanais qui viennent regulierement sur Manikaran et je pense que je vais un peu les harceller 😉 Je devrais etre la-haut le 1er decembre...
L'un de rares articles publiés sur Malana dans un magazine français (hormis le mien, même s'il a eu plus de succés en Italie et en Espagne) et dont j'ai eu connaissance ; l'a été dans Actuel vers le milieu des années 1990. À mon sens, il y avait beaucoup d'approximations pour être gentille, et évoquait justement une société matriarcale. Je ne sais pas si c'est à cet article que tu fais référence ?!
De toute façon, il est certain que Malana n'a rien d'une société matriarcale. De plus, seuls les hommes ont le droit de vote pour élire les représentants du Sénat, qui à son tour, procède à l'élection du président de la République locale, pour une période de 5 ans.
Merci pour ta remarque. J'espère prochainement transmettre sur ce site quelques photos. Mais je rame un peu pour les numériser proprement, car je n'ai qu'un scanner à plat. Pour les N/B tirés d'une série d'expositions, ça génrère pas mal de poussière malgré le soin apporté ; quant aux diapos je ne parviens toujours pas à obtenir un résultat satisfaisant. Mais je vais persévérer.
Ca doit sans doute etre cet article!!!
Comment peut on raconter autant de choses sans les verifier???
J'ai pose pas mal de question sur le role des femmes lors de mon premier passage a Malana:tout le monde m'a fait les yeux ronds, surtout lorsque j'ai evoque le passage de l'article qui decrivait le choix du futur epoux par les filles a l'interieur d'un temple dedie a cet effet...
Au final je crois que si ce "journaliste " est vraiment passe a Malana, il a vraiment du abuser des specialites locales pour en arriver a des conclusions aussi "fumeuses"😉
J'ai de belles photos moi aussi mais malheureusement en argentique, je suis tjs pas passe au numerique!!!
Faudra donc qu'on y retourne...😛 pour le plaisir des vfistes!!!
Ps:j'ai deja vu un article sur Malana dans le magazina espagnol Canamo, mais il parlait surtout du charras(normal pour ce journal specialise).
Si c'est effectivement cet article auquel tu faisais référence, ça ne m'étonne pas qu'autant de bêtises aient pu être écrite. À une certaine époque, moi aussi j'ai collaboré à ce magazine. Il payaient plutôt bien. Mais le sensationnel primait sur l'information. Les responsables du mag voulaient systématiquement être en avance sur tout le monde pour sortir des affaires. Quitte à bidonner. Un peu, voire beaucoup. Un de mes articles, au nom du sensationnaliste a tellement été dénaturé au moment de sa publication, que je me suis résolu à ne plus travailler avec eux.
Ce dont j'ai retenu de l'article sur Malana, c'est que l'auteur était - à mon sens - largement à côté de la plaque. Selon les Malana people, ce "journaliste" ne s'est jamais présenté à eux. Seule preuve de son passage, c'est une double page couleur, sans intérêt particulier.
Comme tu le dis, il a sérieusement dû taquinner la production locale de fumette.
Côté photographie, moi aussi, je suis resté au bon vieux kodachrome 64 et à la Tri X pour le noir et blanc. Résultat, ça fait plusieurs moi que je scanne à tour de bras lors de mes rares moments de loisirs. Mais à mon sens, les résultats ne sont pas à la hauteur des originaux.
Tu sais que tu peux faire numériser tes meilleures photos argentiques et les faire graver sur un CD. La Fnac me semble la plus performante de ce point de vue. Mais comme j'en ai des milliers à numériser. Je m'en charge personnellement.
Et c'etait vraiment du sensationnel son histoire, on peut dire qu'il avait au moins l'imagination feconde!!!😛
Je detaille pour ceux qui suivent la discussion:cet article presentait Malana comme un village indien tres original puisque dirige par les femmes(ce qui n'est pas une mauvaise idee en soi !!!).C'est elles qui tiendraient les bourses(ca c'est fort possible et se passe svt comme ca en Inde...et ailleurs 😉), qui fabriqueraient le charras(hash) qui est la production locale la plus lucrative, loin devant la laine, mais la partie la plus interessante de l'article detaillait avec moult details comment une fille en age de se marier choisirait son homme.Les garcons en age se reuniraient dans un temple special ou la fille entre et elimine un a un les pretendants jusqu'a ce qu'il n'en reste qu'un seul:l'elu de son coeur!!! C'est beau mais c'est du pipeau et je suis content que douz nous le confirme...
Comme quoi ce village perdu, seul a 2400m dans son vallon isole, attise toujours les curiosites...
Je ne resiste pas a vous livrer mes souvenirs:
fete de la dashera(octobre) a Kullu, toutes les divinites(leurs effigies en tous cas!!!) des valles de Kullu et Parvati se rassemblent en procession sur la rive ouest du Beas portees par les notables de leurs villages respectifs.108 selon la legende.Elles viennent se rencontrer mais surtout rendre hommage a la divinite principale, celle de Kullu ancienne capitale d'un petit royaume himalayen.Ou quand le religieux et le politique se melent inextricablement...
Seule la divinite de Malana reste sur l'autre rive et ne recoit la visite que de celle de Rashol(un village "cousin" de l'autre cote des cretes).Elle n'est la que pour observer et n'ira pas rendre hommage...une facon de marquer la singularite et l'independance de Malana qui ne peut etre rattache a aucun royaume...
Mais les choses changent vite dans notre monde moderne et peu a peu le pouvoir de l'argent rend ce village original et marginal un peu plus accessible chaque jour..."victime" culturelle du succes de la grande qualite de son charras(qui n'est semble -t-il plus que l'ombre de ce qu'il etait a cause du caractere aujourd'hui extensif et industrialise de la production pour repondre a l'explosion de la demande...)
Encore une fois il s'agit d'un exemple d'escroquerie journalistique...alors n'oubliez pas, quoi que vous lisiez:ce n'est pas parce que c'est ecrit que c'est vrai !!!🏴☠️
tres interessant ce post...
je ne savais pas que les gens de manala avaient des similarites avec les kailash, je connaissais juste manala pour son charas et les sales histoires de disparitions d europeens, et comme je ne fume pas je m etais dit que ca ne vallait pas le coup d y aller.
tu parles des kailash du pakistan comme etant devenus musulmans mais quand j y etais il y a quelques annees ils ne l etaient pas et d ailleurs les pakistanais les appellaient les kafirs(infideles).
par contre leurs cousins du nouristan afghan(qui est de l autre cote de la frontiere qui n est pas loin de la valee de chitral)ont ete, eux convertis, un peu par l epee bien sur mais bon, chut...
aurais tu des infos sur ces nouristanis?
j ai bien envie d y aller un de ces 4, en plus il parait que la region est tre sbelle, tres boisee...
en tout les cas je le repete, tres bon post...
mais la c etait sur les nouristanis afghans, qui sont eux aussi des descendants d alexandre.
enfin bon, je sais que ce st une region rarement visitee.
de toute facon je compte y passer d ici 1 an et demi, on verra bien...
J'retournerai bien faire un saut a mon ancienne fac poser qqes questions a un ou deux profs...ces questions de descendants d'alexandre(son armee tout du moins) m'ont tjs interesse...
faudra que je te pose des questions sur l'afgha a l'occas:je compte pas y aller tant que c'est "chaud" mais c'est un pays que je visiterai...
Je crois que quand on a goûté à l'Asie, on a du mal avec le reste 😉
Allez je fais comme toi, pas décidée à être bavarde en ce moment
enfin j'ai surtout un taff qui m'attends dans qq heures 🙁
Tu reçois les mails ?
ben voila, histoire de faire rebondir un peu le sujet je ramene quelques news tres fraiches de la Parvathi Valley, mais je ne suis pas monte a Malana.J`ai juste pose des questions au pandhits de Manikaran.Pour eux la population de Malana est originaire d`asie centrale avec de tres fortes relations avec le Tibet.Un article est egalement paru le mois dernier dans le Kullu News relatant les origines de Malana et parlant de la descendance du roi Sikhandar(?) et de fort elements tibetains dans le dialecte de Malana.
Les Pandhits m`ont egalement confirme les liens de parentee entre Jamuru et Hadimba Mata(Manali) et Cissu Mata(Lahaul).
Enfin un dernier point me parait primordial:l`endogamie stricte de cette communaute pourrait laisser supposer que la genetique a ete conservee.J`ai longuement observe les quelques Malanais que j`ai rencontre ces dernieres semaines:je ne vois rien de specifiquement hellene, ni meme occidental dans leur physique...
Alors voila, moi je suis pas du tout convaincu par la theorie de la descendance d`Alexandre...mais ca vaut toujours le coup de creuser, je ne demande qu`a etre convaicu par des elements irrefutables.
Toujours sceptique ! Tu as raison, le scepticisme fait avancer la réflexion.
Dans la vallée de Kullu, effectivement, depuis toujours, la théorie officielle sur Malana veut que ses habitants soient originaires d'Asie centrale. Je possède plusieurs dizaines de documents qui vont dans ce sens. Il suffit également de se référer aux nombreux sites sur la vallée de Kullu qui attestent cette version officielle.
Quand en 1980 j'ai mis les pieds pour la première fois à Malana, je n'avais pas d'avis arrêté sur la question, même s'il est vrai qu'à l'époque, j'étais venu en Inde à la recherche des descendants des guerriers d'Alexandre évoqués par de nombreux historiens, mais dont personne n’avait pu faire la démonstration qu'ils étaient allés beaucoup plus loin que le Rajasthan. En 2000 ans, on a le temps de " se fondre " dans le paysage.
Pour faire court, l’idée de ce qui allait devenir pour moi une véritable "quête " est partie d’une dépêche AFP dans laquelle un médecin indien originaire de Shimla, venu soigner les habitants d’un village perdu dans les contreforts de l’Himalaya indien, laissait entendre ce lien hellénique, notamment en raison de son organisation. Comme le nom de Malana n’était pas mentionné et que sa localisation restait très vague, j’avais eu un premier entretien avec un historien érudit de Bombay qui se basait sur une ancienne légende pour localiser ceux qu’il appelait " les descendants des guerriers d’Alexandre ", au Sud du Ladakh, ancienne province tibétaine annexée par l’Inde. Annexion qui s’est traduite par un conflit armé avec la Chine.
Bref, ceci induit incontestablement un lien avec le Tibet et la présence d’éléments de cette langue dans le dialecte parlé par les habitants de Malana. Mais peu de locaux, même aujourd'hui j'imagine, connaissent le Grec ancien pour en déceler la présence comme l’attestent les linguistes évoqués plus loin.
Mais à l’époque, je n'avais jamais entendu parler de Malana et la région proche de la frontière chinoise évoquée par mon historien de Bombay, était interdite et strictement réservée à l’armée. La seule route pour accéder au Ladakh partait du Cachemire. Il a fallu attendre 1989, si ma mémoire est bonne, pour que l’accès à la route Malani-Leh soit autorisé aux civils. La seule route pouvant remplacer celle qui reliait Srinagar à Leh, fermée à son tour en raison de la guerre civile au Cachemire. Pour moi, l’aventure allait s’arrêter avant même d’avoir commencé, puisque le Ministère indien de la Défense m’avait refusé catégoriquement l’autorisation de me rendre dans cette région. Autorisation refusée quelques mois auparavant à un cinéaste documentariste britannique, alors ont n’allait pas l’accorder à un français.
Un mois plus tard à Delhi, c’est par hasard que je suis tombé sur un article d’India Today qui faisait le récit d'une nouvelle piste de trek qui venait de s’ouvrir dans la " vallée de Kullu ". Quelques lignes évoquaient un village dont l’attitude des habitants et la description de ses temples (surtout de ses fresques), me rappelaient étrangement la dépêche AFP. Quinze jours plus tard, après avoir rencontré l’auteur de l’article, j’entreprenais un peu au pif car sans guide, l’ascension vers Malana qui, à l’époque, ne figurait même pas sur les cartes.
Tout ça pour dire que théorie selon laquelle les troupes d’Alexandre - je le rappelle, 100 ans après la mort de leur chef légendaire - seraient parties du Rajasthan pour parachever l’œuvre de leur chef défunt, ne s’oppose pas complètement à théorie officielle. La différence, c’est que moi, je prends en compte un espace-temps plus étendu, grâce à mon postulat de départ. Une piste de référence qui me permet de savoir où je vais et si les pièces du puzzle s’assemblent avec une certaine logique.
Dans le texte vulgarisé publié dans les carnets de voyages de ce forum, je dis bien, de façon certes très synthétique –puisque c’est un article et non une thèse universitaire-, qu’ils sont " venus s’établir ici [à Malana], au terme d’une longue et fantastique épopée ".
On est d’accord, le dialecte " malanais " est empreint de tibétains, mais helléniques également. Je ne reviens pas sur les enregistrements réalisés par mes soins et étudiés par deux linguistes, évoqués dans un précédent message. Sans parler, de façon certes plus anecdotique, du randonneur grec rencontré en 1993 sur place, qui trouvait que ce langage lui était familier, sans en comprendre pour autant le sens.
Pour moi, sans même évoquer les analyses génétiques qui peuvent être interprétées de maintes manières, ma théorie se base notamment sur les éléments linguistiques, mais aussi sur :
L’organisation démocratique et républicaine du village, établie depuis des siècles, avec notamment l’élection d’un président de la République pour une durée de 5 ans. Election réalisée par le " Sénat " local, dont les membres sont élus par les citoyens mâles représentant chacune des familles composant le village. Ce que la théorie officielle couramment admise dans la région n’évoque que de façon anecdotique sans plus de questionnement sur les origines de ces pratiques ancestrales.
Le fait que contrairement à l’Inde, les " intouchables " ne font pas partie d’une caste inférieure à proprement parlé, même si aujourd’hui les villageois se disent membres d’une caste guerrière supérieure. En tout cas pas au sens indien du terme. En effet, tout étranger est invité à traverser le village par son centre et non pas à le contourner, comme on pourrait s’y attendre. Si l’étranger réside suffisamment longtemps à Malana il peut un jour devenir citoyen de cette minuscule république et même siéger au Sénat local. Personnellement, après des années passées à venir dans ce village et à m’intéresser à leur organisation, pour avoir régulièrement apporté des kilos de médicaments sur mon pauvre dos, et que ma femme se transforme en " french doctor " ; sans pour autant devenir citoyens à part entière, nous avions les dernières années le droit de nous asseoir sur certaines stèles sacrées. Stèles d’où j’avais vu des trekkeurs non-avertis être éjectés manu militari et devoir s’acquitter du prix d’une chèvre vouée au sacrifice pour réparer l’offense.
Sur les fresques des temples (dont je vais faire des tirages des diapos originales pour les scanner et les diffuser sur ce site), dont les scènes de combats sont édifiantes par les tenues des guerriers et la présence d’animaux, comme l’éléphant ou les lions qui n’ont jamais eu l’habitude de se promener dans l’Himalaya. Pour trouver leur présence il faut s"éloigner de quelques milliers de kilomètres.
Le fait que les villageois se font appeler Rajputs (fils de roi) comme les habitants du Rajasthan où des rois " grecs " ont effectivement régné etc.
Enfin, si la physionomie des villageois ou ceux de la Vallée de Kullu, ne te semble en rien occidentale, elle n’a rien d’indienne non plus. Il ne faut pas oublier que les soldats d’Alexandre enrôlaient tous ceux qui se trouvaient sur leur route. Et en 2000 ans, ça fait un sacré brassage. Sinon, comment expliquer certains regards –assez courant à Malana - qui vont du bleu au gris en passant par le vert ?
Je voulais être bref, c’est raté ! Éléments " irréfutables " ? Pour moi, oui! Visiblement pas pour toi... Par principe, tout peut être contesté. C’est d’ailleurs ce que je fais en présentant une histoire qui ne va pas dans le sens que ce pensent les gens de la vallée. Ceux-là mêmes qui il y a encore quelques années prenaient les " Malana peoples " pour des " tarés dégénérés ", avant de réaliser, il y a une dizaine d’années, combien ce village intéressaient les occidentaux et les bénéfices financiers qu’ils pouvaient en tirer. Quitte à dénaturer le village lui-même.
Ne serait-ce que pour emprunter la piste de trek qui traverse Malana, le point de départ se fait par la vallée. L’explosion du parc hôtelier est à ce titre un élément irréfutable du développement touristique.
Je pense avoir réuni un faisceau de présomptions qui va dans le sens de ma thèse. Personnellement je suis convaincu d’avoir réuni assez d’éléments me permettant d’aller au-delà de l’intime conviction. Même si des éléments du puzzle manquent. Peut-être se sont-ils définitivement perdus au cours des 2000 dernières années ?
Mais comme je l’ai déjà dit, je ne suis ni sectaire, ni borné. Et cette mise en doute me semble particulièrement saine. Elle m’inciterait même à retourner à Malana afin de reprendre mes investigations et rapporter de nouveaux indices irréfutables. Chiche !
Cet après midi, je me connecte devant mon ordi.. et tape Malana sur google... je ne sais pas pourquoi mais c 'est comme ca... pas de coincidence tout de meme ... je me suis rendu dans la Parvatti valley en été 1995 et j 'avais entendu parlé de ce fameux village, Malana, aux rites et pratiques particulières à la Vallée et on m'avait déjà parlé de cette descendance avec Skander le grand (en arabe) ( Sikhandar, Guillomo...) ... bref voilà qui pourrait surement contribué à cette énigme.. je ne suis pas historien m'interroge de loin aux migrations des populations sur Terre... et j'ai une attirance toute particulière pour cette région qui va de l'hindu Kush au nord et Himachal pradesh...au sud (je souhaite réaliser un bon trek avec alpinisme si possible. l 'an prochain..)
Depuis, je ne suis pas retourné mais votre échange m'interpelle... et j 'ai pris le temps de lire chacun de vos messages...
toutefois, il y a quelques chose qui m'intrigue dans ton message Douz c 'est les tests sanguins ( y a t il eu des résultats ? ) ... cela ne confirmerait en rien dans un sens ou dans un autre, encore est elle une approche des ethnologues ?
Oui un dernier point, mais attention ce n 'est q'une interprétation) on nomme Dhul Karnaïn, ( trad: Celui avec les deux cornes ) comme étant Alexandre le Grand ( peut être à rapprocher avec le rites des capridés et bovins et toutes ces cornes accrochés dans ce village... même si l'on sait tous que les cornes des taureau, vaches, moutons sont accrochés partout de l'occident à l 'extrême orient...
Je reprends le fil de la discussion... cinq ans plus tard ! Déjà, merci pour cet article et les échanges qui ont suivis. Vraiment super intéressant! Je connais aussi (un peu) Malana et je suis totalement fascinée.
Tu m’as appris pas mal de choses que je ne savais pas, et je me permets de relancer le débat en rajoutant une petite pierre à l'édifice.
Ta théorie sur les descendants d’Alexandre est très séduisante... avant de plonger dans le vif du sujet, j’aurais quelques questions à te poser...
Cette théorie c’est celle dont j’ai tout de suite entendu parler à propos de Malana dans la presse, sur internet, et par des locaux. Cela dit, ce n’est pas une vieille tradition locale, et c’est une idée qui s’est répandue récemment par le biais des médias qui en ont beaucoup parlé... très souvent même on dit dans la presse que “les malanais prétendent être les descendants des soldats”, ce qui est faux. Ils ne savent pas qui est Alexandre et ne s’en soucient guère. Je savais que c’était pas une idée locale et je me demandais d’où elle venait.
Je supposais que cette théorie datait de la découverte de Malana par les Anglais au 19e siècle... Mais non. Les articles des spécialistes de cette époque n’envisagent pas cette option et rattachent la langue et la culture de Malana au Kinnaur et au Lahaul... Maintenant j’apprends qu’elle serait née des observations d’un médecin de Shimla dans les années 1980... et défendue par toi... et elle s’est propagée comme une traînée de poudre. C’est un des thèmes de la plupart des articles récents sur Malana. Comment ça s’est passé la diffusion de cette théorie? Elle dit quoi la légende étudiée par l’érudit de Bombay dont tu parles??
A propos de ta théorie, quelques remarques:
L’argument le plus convaincant serait l’argument linguistique. Si les linguistes dont tu parles sont d’accord pour reconnaitre des mots de grec dans cette langue de l’Himalaya, ça vaudrait le coup d’être officialisé par une publication scientifique. Il faudrait connaitre par exemple la proportion de ces mots grecs dans le langage ; les domaines de la réalité auxquels ils se rapportent ; les morphologies des mots et la période de l’évolution du grec ancien à laquelle elles correspondent.
J’ai vu qu’en 2009 l’université d’Uppsala en Suède organisait une expédition à Malana pour définir leur origine, d’un point de vue génétique et linguistique. Je sais pas quelles ont été les suites, mais je pense que les deux articles ci-dessous en sont le résultat ; c’est en tout cas les sources scientifiques les plus récentes sur ce sujet:
Giroti, R., Talwar, I. Human biology, April 2010, 82(2):123-41, The most ancient democracy in the world is a genetic isolate: An Autosomal and Y-Chromosome Study of the Hermit Village of Malana. 2010
et
Ethologue: Languages of the world, 16th ed. “Kanashi, a language of India”, 2009
Je n’ai lu que le résumé du premier, qui rattache apparemment génétiquement les Malanais aux tibétains (mais note qu’ils sont quand même un groupe génétique “isolé”). Le deuxième confirme l’analyse du 19e siècle en rapprochant le Kanashi de dialectes du Kinnaur.
Ces dernières avancées n’invalident pas à mon avis ta théorie. Par exemple, l’espagnol est une langue romane, mais cela n’empêche pas d’y trouver de nombreux mots arabes qui témoignent de l’histoire. Il pourrait en être de même pour le Kanashi.
Pareil pour l’argument génétique : si le groupe ne s’était pas beaucoup mélangé en 2300 ans, ils ne serait plus là. Donc que leur génome actuel soit avant tout asiatique n’est pas nécessairement contradictoire avec une origine antique occidentale.
Tout reste ouvert de ce point de vue, mais pour convaincre, il faudrait un peu étoffer, donner des exemples de mots, préciser qui sont ces linguistes qui ont répondu a tes questions...
Il y a une légende a Malana sur l’origine du Kanashi, l’as-tu entendue ?
Le Kanashi n’est pas la langue d’origine des fondateurs de Malana. Ceux-ci, pour avoir offensé une divinité bienfaitrice locale (devta nowkri), ont perdus leur langue d’origine et ont dû adopter la langue des raksha, les démons qui vivaient à Malana avant leur arrivée. La langue de Malana est une malédiction, de leur propre dire... de l’eau à ton moulin ??
Ton 2è argument est celui de l’organisation politique de Malana. Je ne pense pas que cela soit un argument qui fassent pencher la balance dans ton sens. Déjà dans le Mahabharata (bien plus vieux qu’Alexandre), on parle de cités états démocratiques, les janapada, dans tout ce coin de l’Himalaya occidental. Après, c’est vrai qu’on ne sait presque rien sur ces janapads. Certains argumentent que Malana est le dernier vestige de ce système local ancien. L’Anabase d’Arien nous livre un témoignage de systèmes politiques variés dans les états et les territoires qu’Alexandre traverse en Inde. Entre autres certaines cités dont l’organisation politique est proche de celle de Malana.
Ensuite, la démocratie n’est pas un système évident a choisir pour ces anciens soldats. La Macédoine est une monarchie ; aucune des cultures dans lesquelles sont pris de nouveaux soldats en chemin n’est démocratique. Parmi les européens, il y a les Macédoniens tout d’abord. Aussi des généraux et des soldats grecs. Mais en Grèce, il n’y a qu’Athènes qui soit une démocratie à cette époque. Ensuite, ce sont des soldats habitués à une structure hiérarchique. Après on pourrait penser qu’ils aient crée leur propre système à partir du système athénien dont ils devaient connaitre le concept. Mais là on va très loin dans la conjecture.
Tu dis un truc très juste : “les intouchables ne font pas partie d’une caste à proprement parler ; à moi aussi il me semble que c’est malgré elle que Malana fait partie du système des castes hindou. Eux-mêmes n’ont pas vraiment de système de caste. Ou alors juste deux : eux et tous les autres.
Là dessus Malana diverge du système athénien où la liberté des citoyens dépend de l’esclavage de non-citoyens.
Si ça ne prouve rien, ça n'invalide pas non plus ta théorie... il y a d'autre éléments culturels qui jouent dans ton sens... des légendes très très proche de l'Odyssée d'Homère...
Je m’arrête la pour l’instant, ça commence à faire long... en espérant que la conversation reprenne !
ps: Tu dis (et Guillomo confirme avec l’article qu’il cite) que “la théorie officielle sur Malana veut que ses habitants soient originaires d’Asie Centrale.” Je voudrais bien en savoir un peu plus. Je n’ai jamais entendu cette théorie. J’en demande beaucoup, c’est vrai, mais c’est Malana, quoi
Merci pour l'intérêt que vous portez à ma théorie, qui il est vrai, reste une hypothèse de travail. Je suis désolé, mais n'étant pas très disponible en ce moment, je répondrai plus précisement à vos questions dans les semaines qui viennent.
Pour l'annecdote, je peux néanmoins vous expliquer l'origine de mes recherches. J'ai rencontré ce fameux médecin en 1982. C'est lui qui m'a exposé pour la première fois cette idée. Il m'avait été présenté par le correspondant de l'AFP à New-Delhi en 1980. Le médecin connaît bien le village pour y être venu très régulièrement soigner grâcieusement les habitants. En 1983, il est devenu le gendre de Changatram (le "métèque" qui representait les étrangers auprès des Malana peoples).
Je allé à Malana 17 fois dans les années 80 et 90. Et j'ai bien peur d'être le responsable de cette "trainée de poudre". D'une part mon article (qui était moins détaillé à l'époque) a été publié dans plusieurs magazines en France et en Europe. Cet article complété, a ensuite été édité au début des années 1990, notamment par une revue de trek. Mais les malanais semblent avoir repris à leur compte ma théorie qui les séduisait visiblement. Et j'ai entendu pour la première fois le terme de "Petite grèce de l'himalaya" en 1993. Mais s'il est vrai qu'Alexandre le Grand en tant que tel est un inconnu pour eux, ils se qualifient de Rajput (Fils de roi) terme qui qualifie également des population du Rajasthan.
Après 8 années d'absence, je suis retourné à Malana en 2008. Mon ami Changatram était décédé depuis 7 ans et le village avait brûlé à 40 %, faisant plus de 60 morts. Un seul temple au centre du village a été épargné. Les autorités indiennes ont construit une centrale électrique au pied de la vallée. Elle se prépare à construire maintenant une succession de barrages de rétention a proximité du village. De sorte qu'aujourd'hui, on voit passer des camions sur les flancs de la colline opposée. Quant au béton qui sert au BTP local, il est apparu dans le village.
Pour en revenir aux origines supposées du village, je vais tenter de vous exposer les éléments concrets sur lesquels je me suis fondé. Car mon texte n'est qu'un article de presse où je raconte une histoire. Rien à voir avec une véritable communication scientifique. Mais, il va falloir que mes activités professionnelles m'en laissent le temps. Je pense pouvoir faire une pause d'ici un mois.
Merci de ta réponse qui satisfait beaucoup ma curiosité! Je pense qu'on a beaucoup à échanger! Je suis allée plusieurs fois à Malana ces dernières années et je te confirme, malheureusement, que Malana a beaucoup changé: Il y a la route et les travaux dans la vallée (ils construisent nuit et jour un tunnel sous le plateau de Nerang), il n'y a presque plus d'eau dans la rivière au niveau de Nerang à cause des deux barrages qui fonctionnent déjà, et l'incendie qui a détruit beaucoup de bâtiments magnifiques, qui sont reconstruits en béton. Par contre, l'incendie n'a fait aucun mort à ma connaissance. En ce qui concerne les Rajputs, c'est une caste très répandue en Himachal. J'ai entedu pour ma part que les habitants de Malana sont de la caste des Kanet, les archers (aussi très banale en Himachal). Rajput ou Kanets, ils sont de toute façon Kshatriya, c'est à dire la caste des guerriers...
Bonne chance pour toutes tes occupations... je patienterais pour la suite de la discussion... 🙂
Je te confirme qu'il y a bien eu une bonne soixantaine de morts. L'information m'a été donnée par les autorités de Kullu et de nombreux amis que j'ai dans cette ville, et qui connaissent ma passion pour Malana. Informations confirmée par la femme de Changatram qui est toujours en vie. Sa guest house, dont toutes les vitres ont volé en éclats sous l'effet de la chaleur, est située à la sortie du village (sur la gauche) en venant de Jari. Depuis la mort de son mari elle est dans une situation désespérée, d'autant que son fils aîné (que j'ai connu gamin) a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle pour trafic de drogue. Cet guide de trek n'est pourtant pas un mauvais bougre. Il a malheureusement fait ça pour tenter de sortir sa famille de la misère après la disparition de son père qui était une autorité dans le village. Si tu retournes un jours là-bas, n'hésite pas à aller chez elle. C'est une femme adorable que je connais depuis plus de 30 ans. De son côté, elle connaît mes 3 enfants que j'ai emmené à plusieurs reprises quand ils étaient jeunes, puis ados. De sorte que je suis considéré comme un membre de la famille. Et puis de temps en temps, je lui fait parvenir un peu d'argent...
Quant aux choses courantes dans la vallée de Kullu, c'est plutôt un indice qui va dans le sens de ma thèse, puisque nos amis malanais sont arrivés dans la région il y a 2000 ans maintenant. Avant d'arriver à Malana ils se sont probablement installés dans les vallées alentours. Par ailleurs, un Grec dont je dois parler dans un de mes articles, m'a confirmé que s'il ne comprenait rien au dialectes locaux, dans la vallée de Kullu, les sonorités lui semblaient familières. Mais à Malana, la similitude avec "ces sonorités", lui étaient aparues comme "évidente". Il est vrai que cette langue locale comporte du tibétain. Mais en 2000 ans il aurait été improbable que de nouvelles langues n'apparaissent pas en se nourrissant les unes des autres. Quant à la langue parlée par les Malana people, seuls les malanais de longue souche ont le droit de l'apprendre et de la parler. Une langue totalement orale.
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies…
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After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous empêche pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...