Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Anne
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Merci pour ce nouveau carnet que je vais suivre avec attention! J'attends tes retours sur le reste du Tamil Nadu que j'ai parcouru cet été, et le reste que je connais pas, à part Gokarna.
Tu ne dis pas si vous avez apprécié un peu plus Pondichéry cette fois? Indian Coffee House, très bon choix pour faire l'expérience d'une cuisine tamoule goûteuse, authentique et deux à trois fois moins cher qu'ailleurs.
J'attends la suite 🙂
Coucou Anne,
A peine rentrée et déjà à l'écriture du carnet !! bravo et merci.
Je pense qu'on va se suivre dans nos carnets !!!!
Finalement tu n'es pas allée à Tranquebar ..... dommage , j'y suis allée deux fois et j'aime bien cet endroit et je m'y suis baignée chaque fois sans aucun problème, il y a juste une vague à passer mais bon c'est sympa aussi de jouer avec les vagues .
à bientôt pour la suite, j'ai hâte de voir et revoir ces merveilles.
Moi aussi Pondy ne m'emballe pas trop , c'est sympa mais c'est tout .
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Bonjour Pagal,
Je me suis beaucoup servie de ton carnet pour notre périple au Tamil Nadu, tu vas voir ça par la suite... non, nous n'avons toujours pas été séduits par Pondichéry, c'est une ville où il n'y a pas grand-chose à faire, à mon avis. Il y a tant d'endroits plus intéressants en Inde ...
Anne
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Eh non, pas d'étape à Tranquebar... j'ai longtemps hésité pour savoir si nous allions y passer mais il faut faire des choix et nous avions déjà beaucoup d'étapes à notre programme...
Anne
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Suite de notre séjour à Pondichéry :
-Lundi 14/01 : Très bon et copieux petit déjeuner préparé par la maîtresse de maison et servi sur la terrasse (200rps/pers). Nous partons le long du bord de mer jusqu'au quartier des pêcheurs que nous avions découvert lors de notre précédent séjour ici. Les ruelles sont bordées de petites maisons (certaines sont des huttes). C'est bientôt la fête de Pongal et sur les seuils, devant les portes, les femmes ont dessiné des kolam (dessins à la craie et poudres colorées). Les gens nous sourient et sont fiers de nous faire admirer leurs dessins qui représentent souvent le pot de riz au lait débordant de la marmite encadré par deux cannes à sucre, éléments primordiaux de cette fête tamoule. Dans tout Pondi, on voit des gens qui achètent des grandes tiges de canne à sucre et les emportent sur le toit des voitures, sur les scooters ou sur leurs vélos...
Nous déjeunons au "Surguru" d'un bon thali puis rentrons profiter des chaises longues sur la terrasse de notre guest-house.
A 16h, je vais tester le massage ayurvédique au "Keralaa Ayurveda" où, après vous avoir entièrement enduit d'huile, les deux masseuses vous pétrissent de la tête aux pieds. C'est assez relaxant mais ensuite, on se sent un peu comme une sardine à l'huile ! heureusement qu'il y a une petite cabine de douche avec shampooing et savon pour faire une toilette sommaire avant de sortir dans la rue (massage à 2 mains : 1200rps, à 4 mains 1400rps). Arrivée à la g-h, je reprends une bonne douche pour éliminer toute cette huile... bon, ça passe le temps étant donné qu'il n'y a pas grand-chose à faire dans cette ville.
Dîner au petit resto local "Indian delight", non loin de la guest-house.
- Mardi 15/01 : Nous quittons Pondi aujourd'hui et nous voulons aller à Kumbakonam. A la gare routière, on nous indique vaguement un bus en nous disant qu'il faudra changer à Chidambaram. En fait, en montant dans le bus, les voyageurs nous disent qu'il va à Tanjore directement et s'arrête à Kumbakonam. Tant mieux, nous n'aurons pas besoin de changer (120rps/pers). Comme à chaque fois que nous prendrons un bus, il y en a un prêt à partir pour la destination que nous voulons, on dirait qu'il nous attend ! Le bus démarre à 9h45 et arrive à Kumbakonam à 14h.
Dès notre arrivée dans cette petite ville, nous apercevons du bus le grand bassin de Mahamam, un des sites les plus sacrés de Kumbakonam. Il est en plein centre et tous les soirs, se tient un petit marché sur la place avoisinnante. L'hôtel "Raya's Executive" où nous avons téléphoné hier, se trouve à proximité. Nous y avons une grande chambre très confortable et pas chère du tout par rapport au standing : 770 rp, avec deux ventilos (+1 dans la salle de bains et même de l'eau chaude!). En revanche, il vaut mieux se renseigner avant de loger dans cet hôtel car il y a à l'étage en-dessous une grande salle de mariage et s'il y en a un, ça doit être plutôt bruyant ! Durant notre séjour, il n'y en avait pas mais le personnel nous a dit qu'il y en aurait un samedi. Nous serons partis, pas de problème, ouf ! Il y a deux autre hôtels "Raya's" dans la ville, dont le "Raya's Grand" où se trouve un bon resto végétarien.
En début d'après-midi, la petite ville de Kumbakonam est endormie, en plus, c'est jour férié (Pongal) donc beaucoup de magasins sont fermés. Devant les portes, toujours des kolam colorés, nous en avons vus dans tous les villages traversés le long de la route en venant, c'est très joli. Partout, il est écrit "Happy Pongal".
Les grand bassin de Mahamaham est entouré de ghats où, comme toujours, des gens font leur lessive ou se lavent. Le grand temple de Kashivishvanatha se dresse près du bassin et renferme les statues de déesses qui représentent les fleuves et rivières sacrées (Gange, Narmada, Cauvery). C'est très calme, le sanctuaire n'ouvrant qu'à 16h, les prêtres sont occupés à lire le journal...
Anne
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Suite de Kumbakunam:
Ici, il fait beaucoup plus chaud qu'au bord de la mer, où il y avait beaucoup de vent.
Dans cette petite ville, et dans ses environs, il y a une multitude de temples. Après le temple près du bassin, nous allons voir celui de Nageshwara, très ancien, en forme de chariot tiré par des chevaux, mais contrairement aux autres temples où les prêtres sont accueillants, dans celui-ci, ils sont plutôt rébarbatifs. Nous n'y reviendrons plus...
En nous promenant, nous découvrons près du temple de Sarangapani un énorme chariot de procession, très haut, tiré par des chevaux de bois. On peut même monter dedans grâce à une passerelle ! une fois redescendus, on peut déguster un bon tchaï dans la petite gargote tout près de là, ça requinque !
Dans un autre temple, celui de Ramaswami, un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
Le soir, la ville s'anime et il y a beaucoup plus de circulation qu'en début d'après-midi. Les gens ici sont très souriants et aimables. Nous n'y avons vu que 6 touristes occidentaux qui passent en taxi visiter les temples à toute vitesse et repartent vers Tanjore. Pourtant, séjourner ici est beaucoup plus agréable...
Nous dînons au resto de l'hôtel Raya's Grand et, aux petits stands installés près du bassin , nous achetons des brioches et bananes pour notre petit déj demain...
- Mercredi 16/01 : Ce matin, nous allons à la gare routière pour prendre le bus pour Darasuram, à la périphérie de Kumbakonam, où se trouve le temple d'Airavatesvara. C'est drôle, tout le long de la rue que nous suivons jusqu'à la gare, des petits stands de boucherie sont installés où des gens découpent du mouton en petits morceaux et en proposent aux nombreux acheteurs. Ce soit être pour le repas de fête... A la gare routière, au bout de 3 à 4 demandes qui nous renvoient d'un bus à un autre, nous arrivons à monter dans le bon. En 20mn, nous y sommes. C'est un très grand et très beau temple chola. Les motifs très finement sculptés foisonnent. Sur les piliers, des créatures mythiques à tête d'éléphant, oreilles de cochon, corps et crinière de lion, cornes de bouc et queue de vache, rien que ça...une bestiole de cet acabit, ce n'est pas le Yéti mais le Yali... quelle imagination !
Quand nous y arrivons, il n'y a pratiquement personne, les gens arrivent en fin de matinée. L'ambiance y est très calme et sereine, nous avons beaucoup aimé cet endroit.
Nous reprenons le bus dans l'autre sens, mais pas pour aller bien loin. En effet, au bout de 5 mn, nous descendons près du temple de Kumbeshwara, très vaste et précédé d'un long couloir bordé de stands de souvenirs et de quincaillerie. C'est l'heure du repas de l'éléphant du temple. Son gardien lui donne des grosses boules de je ne sais quoi que l'éléphant saisit avec sa trompe et enfourne dans sa bouche. Il n'est pas entravé et fait un peu peur aux petits enfants malgré son air placide...
Nous aussi nous avons faim et nous allons déjeuner au petit resto "Managanlambiga Vilas Coffee", situé dans une rue parallèle au temple. C'est un endroit très local, sympa et accueillant (très bon curd rice).
En sortant, nous traversons le marché aux fleurs qui entoure le temple. Les gens qui y confectionnent des guirlandes odorantes nous offrent quelques fleurs au passage. C'est vraiment une petite ville accueillante.
Dans les petites rues qui vont du centre vers la rivière Cauvery, les vaches sont décorées de colliers de fleurs, car c'est Pongal (vous allez commencer à le savoir... et ce n'est pas fini !)
Nous n'avons pas encore visité le temple de Sarangapani et nous nous y rendons ce soir. Son gopuram, haut de 45m est tout éclairé par une guirlande de loupiotes. Il est dédié à Vishnou et, près de l'entrée, se trouve une étable avec des vaches (Krishna, le vacher, est un avatar de Vishnou). Tout à coup, au milieu du temple, voici des statues de dieux ornées de colliers de fleurs sur des brancards alignés et des gens assis par terre avec l'air d'attendre quelque-chose. Une cérémonie va certainement avoir lieu ici... et en effet, la puja de Pongal va durer plus d'une heure, avec offrande aux dieux dont les représentations sont arrosées de lait, riz, fleurs, jus de noix de coco, fruits, etc... le tout accompagné de force tambours et trompettes... c'était super !
- Jeudi 17/01 : Nous nous rendons encore une fois à la gare routière. Aujourd'hui pas de stands de boucherie le long de la rue, mais un grand concours de kolam y est organisé. Les dessins sont alignés sur la route avec numérotation et nom de leur auteur, tous rivalisent de beauté et de couleurs et, comme nous nous arrêtons pour les admirer, tous veulent que nous les prenions en photo sur notre passage !
A la gare routière, le plus dur est de trouver quel bus va à Gangaikondacholapuram ! Heureusement, les employés sont très serviables. L'un d'eux nous écrit le nom en tamoul pour que nous puissions le montrer aux différents chauffeurs car la gare routière est très vaste et comporte plusieurs parties séparées. Enfin, nous trouvons le bon bus. Il démarre à 9h30 (70rps pour nous deux, au retour, ce sera 100rps mais ce sera un express!) Le bus nous laisse juste devant le grand temple chola, impressionnant par la taille de son gopuram et les magnifiques sculptures qui ornent ses murs extérieurs. A l'intérieur, un énorme lingam devant lequel se presse la foule des fidèles. Il y a beaucoup de monde aujourd'hui car c'est encore la fête. Des compétitions et jeux d'enfants sont organisées un peu partout (courses en sacs, etc)
Nous n'attendrons pas longtemps le bus pour le retour, il y en a plein. Nous arrivons pour déjeuner au restau non veg de l'hôtel Raya's qui est bourré de monde, c'est jour de fête encore et ça se voit... demain, nous quitterons Kumbakonam pour Tanjore. Nous avons beaucoup aimé séjourner dans cette petite ville très accueillante.
Anne
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un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
En fait, les moong daal ne sont pas du soja. C'est effectivement la même plante que ce que nous connaissons en France en tant que "germes de soja". Mais ce sont en fait des haricots mungo, qu'on a appelé soja par abus de langage. Or, si les haricots mungo et le vrai soja se ressemblent un peu, les plantes n'ont pas grand-chose à voir.
Voilà, c'était la pause agronomie.
Hâte de lire ce que vous avez pensé de Tanjore.
Concernant Pondichéry, c'est sûr que ce n'est pas mon endroit favori au Tamil Nadu, mais comme l'étape était à la fin de mon itinéraire après une longue partie plutôt "roots", c'est une pause plutôt agréable dans ce sens, ambiance "retour à la civilisation"!
Bonjour Pagal,
Merci pour la précision au sujet du moong daal... j'ai toujours cru que le haricot mungo et le soja étaient la même chose, c'est la faute à l'étiquetage des bocaux de germes de soja ou il y a en "sous-titre" haricot mungo et je ne m'étais pas posé plus de question que ça. Merci de l'info.
C'est vrai qu'à la fin d'un voyage itinérant à travers l'Inde, on a envie de se reposer un peu et je comprends que Pondichéry te sois apparu comme un retour à la civilisation ! pour nous, ç'a été Gokarna !
Je vais essayer de continuer mon carnet bientôt (dès que le retour à la civilisation m'en laissera le temps!!!)
Anne
Anne
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- Vendredi 18/01 : A la gare routière de Kumbakonam, où nous arrivons à 9h30, il y a, comme toujours, un bus prêt à partir pour la destination souhaitée, en l'occurrence Tanjore.Nous y arrivons à 10h45 environ. Le bus nous laisse à la Old bus stand, (après il continue jusqu'à l'autre gare routière située à 5kms) et nous prenons un tuk-tuk pour aller à l'hôtel Valli où nous avions téléphoné hier. Il est situé à l'écart des artères très bruyantes du centre. Notre chambre est assez petite mais propre : 990rps avec AC (il n'y en avait plus de libre sans AC)
Pour aller en ville, il y a un sentier piétonnier dallé qui longe les deux côtés du canal, qui mène au pont et à la grande artère qui rejoint Old bus stand, quartier où se trouvent tous les restos. Comme nous aimons beaucoup marcher à pied, c'est bien agréable de suivre ce chemin le long de l'eau. Nous déjeunons au" Vasantha Bavhan" puis, nous rendons à pied au Palais royal où nous passons un agréable moment à admirer les très belles sculptures en bronze et en pierre, la salle d'apparat avec son plafond et ses colonnes ornés de fresques, les très vieux documents dans la bibliothèque du Maharajah et l'on peut aussi monter se reposer dans la cour au pied du clocher (où se trouve même un squelette de baleine échouée sur la côte près de Tranquebar en 1955 !) Un peu hétéroclite et délabré à certains endroits mais c'est un lieu tranquille qui nous a fait passer l'après-midi bien agréablement. En sortant du palais par l'arrière, nous traversons un grand terrain où des jeunes jouent au cricket et qui débouche dans les ruelles tranquilles de la vieille ville où l'on voit les vestiges des anciennes murailles et où se trouvent de petites échoppes d'artisans... et nous arrivons au grand et célèbre temple. A peine entrés dans l'enceinte, nous apercevons les préparatifs : des échafaudages sont montés près de l'énorme statue de Nandi. Des hommes y montent de grandes bassines et il y a déjà plein de monde assis devant. Il va bientôt se passer quelque-chose... en effet, voilà la puja qui commence, comme nous avions vu à Kumbakonam avec du lait et du riz, mais dans une autre dimension, cette fois ! Ce sont des seaux entiers de lait, de riz au lait et d'eau qui sont versés sur la tête du Nandi ! C'est encore Pongal, aujourd'hui alors...
Vers 18h30, tout est terminé, nous reprenons notre chemin piétonnier le long du canal pour atteindre Gandhiji road. En passant devant le "Sri Venkata Lodge", nous nous apercevons qu'il est indiqué dans le LP. Pas la peine d'aller plus loin, nous entrons. L'endroit parait plutôt vieux et sale mais les dosa y sont excellents ! Et nous reprenons encore notre sentier le long du canal pour rentrer à l'hôtel en achetant une bière avant d'y arriver (il y a une petite boutique d'alcool tout près de l'hôtel) et nous la dégustons en compagnie de français que nous avions déjà rencontrés à Pondichéry et qui sont attablés là (il y a une salle de resto à l'hôtel Valli mais la cuisine n'y est pas terrible)
- Samedi 19/01 : Après le petit-déj, nous allons à la gare ferroviaire toute proche de l'hôtel Valli pour prendre nos billets de train pour le 30 janvier de Kanyakumari à Ernakulam (Kochi). En une vingtaine de minutes, c'est fait. Il faut remplir un questionnaire, un gars au bureau de renseignements nous aide à le faire et il n'y a plus qu'à faire la queue, en jouant des coudes, au guichet ... Le reste de la journée se passe à retourner admirer le temple puis déjeuner au "Shree Ariya Bavhan" d'un excellent et copieux thali (ce restaurant nous plait mieux que le Vasantha Bavhan).
Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Anne
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Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Un des temples les plus magnifiques de l'Inde, un ancien palais sympathique à visiter, une centre animé et de bons restos.
Mais on est bien d'accord, une ville pas très agréable, bruyante, embouteillée et sans grand intérêt en elle-même! Pour ma part, si j'avais su, y passer une petite journée en prenant un bus depuis Trichy ou ailleurs m'aurait amplement suffi.
Allez vite: le Chettinad et Kanyakumari 🙂🙂🙂
Et oui, le Chettinad...
- Dimanche 20/01 : Tuk-tuk jusqu'à la new bus stand située à 5 kms de Tanjore (150rps). Le bus pour Pudukkottai part à 9h45 et nous arrivons à destination à 10h40. Nous allons à l'hôtel Shivalaya situé près du cinéma (dont les murs sont ornés de jolies danseuses), dans une ruelle calme, personnel très sympa. Nous y avons une grande chambre avec une bonne douche bien chaude, très confortable pour 1000rps (ventilo, AC c'est beaucoup plus cher). Le problème dans ces hôtels indiens, c'est que les clients arrivent très tard (aux environs de 23h, voire minuit) et se mettent à parler très fort dans le couloir, même à s'interpeler d'une chambre à l'autre quand ils en ont plusieurs, sans penser une seconde qu'il peut y avoir des gens qui dorment.
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand où nous irons prendre le bus après déjeuner pour nous rendre au village de Namunasamudram. Un gars de la gare routière nous accompagne même jusqu'à l'emplacement où le bus doit arriver et attend avec nous jusqu'à ce qu'il arrive. Les gens sont extrêmement sympathique et serviables par ici. Il y a beaucoup de monde dans le bus, nous resterons debout pendant le trajet mais ce n'est pas grave, ce n'est qu'à 8 kms. Arrivés au village, nous demandons à un marchand qui tient une des nombreuses échoppes bordant la rue principale où se trouve le sanctuaire d'Ellangudipatti. Il nous indique une route qui part au bout du village et qui se transforme bientôt en chemin. Il faut marcher environ 2 kms en longeant les maisons campagnardes où les gens nous font des sourires et nous disent bonjour. Les enfants se précipitent aux portails et sont tout excités de nous voir passer ...
Nous arrivons à une grande arche ornée de statues et nous voilà sur le sentier tout bordé de chevaux, vaches et éléphants, mais surtout des chevaux, en terre cuite, serrés les uns contre les autres et très abimés par les intempéries (beaucoup sont cassés). Ce sont des offrandes au dieu pré-hindou Ayyanar, vénéré seulement dans la campagne du Tamil Nadu. J'avais hâte de voir ces chevaux en terre cuite dont j'avais entendu parler à plusieurs reprises et je suis très émue d'y arriver enfin. Nous sommes absolument tout seuls, ce qui ajoute au mystère et à l'intensité du lieu. Au bout de l'allée, se trouvent une grosse statue de cavalier sur son cheval, un éléphant et, tout au bout, un modeste autel rupestre entouré de statuettes de divinités. On voit qu'une cérémonie a eu lieu il y a peu (restes d'encens, petites lampes à ghee et graisse répandue). Nous reprenons la grande allée bordée de chevaux et revenons au village où nous n'aurons pas à attendre longtemps pour avoir un bus qui nous ramène à Pudukkottai (10rps/pers). Dans ce bus, je m'assieds près d'une dame. Son enfant d'environ 5 ans était profondément endormi contre elle. Quand elle me voit, elle se met à le réveiller pour qu'il profite du spectacle d'une personne éminemment exotique, "regarde la dame comme elle est drôle !" Le pauvre n'avait pas vraiment envie de se réveiller pour ça... et je le comprends !
Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité... il y a quelques belles sculptures dans la cour mais elles sont malheureusement toutes tachées de coulures de peinture bleue qui ont dû tomber quand les grilles au-dessus ont été repeintes ! quel gâchis !
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale ... Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin, le dimanche...
Ce soir, pour changer des éternels dosa, nous repérons l'enseigne lumineuse de l'hôtel Grand, situé tout près du nôtre. Le restau est très "class" mais pas plus cher qu'ailleurs et le maître d'hôtel très sympa. Nous viendrons là tous les matins pour y déguster de bons petits déj...
La suite à bientôt...
Anne
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Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité...
C'est exactement ça! Ce musée ressemble plus à un mélange entre une quincaillerie et un cabinet de curiosités. L'intérêt est assez limité certes, mais j'ai trouvé que pour passer le temps, il faisait bien le boulot.
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale...
Il me semble que c'est celui que j'ai vu, mais pour moi c'était celui de Brahadambal qui est à côté. Soit ce n'est pas le même, soit je me suis trompée sur le nom. Si ce n'est pas le même, je suis déçu de l'avoir loupé... Il faut dire qu'il a un nombre impressionnant de temples dans ce secteur.
Tu as une photo ?
Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin
Un peu pour cette raison je les ai fait à pied... Les longs axes routiers de Pudukkottai ne sont pas toujours très beaux mais j'ai vu du pays!
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand
C'était ma cantine officielle à Pudukkottai! Simple et très bon. J'ai le souvenirs d'uthappams et de kothu parothas excellents!
Bonsoir Pagal,
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre, étant souterrain et ses terrasses qui donnent sur le rocher sont comme des puits de lumière. Il est situé non loin du Musée, j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
Je continue mon récit :
- Lundi 21/01 : Après le petit-déj, nous nous rendons à la gare routière prendre le bus pour Narthamalai (à 16kms de Pudukkottai : 30rps pour nous deux!). Le bus nous dépose au bord de la route puis nous cheminons 2 kms à pied jusqu'au village de Narthamalai. Nous traversons le village où tous les gens nous saluent gentiment et prenons un chemin qui mène au temple Vijayalaya Cholisvaram que tout le monde connait ici et qu'on nous indique même si ne demandons rien ! Au bout du chemin de terre, nous arrivons à un énorme rocher de granit Sur lequel on grimpe. Il y a là plusieurs personnes qui vont et viennent autour d'une dépression dans la roche. Un vieil homme assis là nous invite à descendre les marches qui y sont creusées et qui mènent à une petite caverne dans laquelle officie un prêtre autour d'un lingam. L'endroit est plutôt sale, jonché de détritus provenant de restes d'offrandes et l'eau qui stagne en bas est boueuse et marronasse. Malgré tout, on nous dit que c'est une "holly place"... Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne ! Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!! Après avoir fait plusieurs fois le tour du temple, nous grimpons sur la colline arrondie qui s'élève derrière et, de là, nous apercevons le cheval blanc sur la rive d'un étang ! Hourra ! Il n'y a plus qu'à continuer à cheminer sur les rochers ronds (du granit). Il n'y a plus personne par là, les touristes indiens s'arrêtent au temple et repartent... Nous ne croisons qu'un berger qui nous fait bonjour de la main... au bout d'un moment, nous passons près d'un endroit qui semble insolite : un pan de rocher en surplomb peint en blanc, un escalier et un muret également peints en blanc et un mat avec un drapeau vert et un haut-parleur. On dirait un lieu de culte musulman. Une jeune fille voilée de noir nous interpelle de là-haut : "hello, hello, which country do you come from? Do you want to drink tea ?" ça alors, c'est drôle, que fait-elle là au milieu des rochers? ... nous lui répondons que nous allons voir le lac et nous continuons vers le plan d'eau. Nous le contournons facilement par le petit chemin qui passe au pied du bosquet bordé d'un muret de pierres et l'on arrive au sanctuaire Ayyanar installé là : de beaux chevaux de terre cuite, plusieurs autres statuettes votives d'animaux et personnages, des lances et tridents avec des cloches fichés au sol au bord du rivage, et au fond, un petit autel en plein air avec des restes de lampes à beurre et d'encens... L'environnement est magnifique : le petit lac entouré de collines arrondies, l'immensité dénudée du granit, personne aux alentours et ce sanctuaire mystérieux...seules deux femmes passent sur la rive opposée avec des fagots sur la tête. Nous sommes très contents d'avoir trouvé cet endroit, merci Pagal ! Au bout d'un bon moment, nous rebroussons chemin et, lorsque nous repassons sous le sanctuaire musulman, des femmes nous appellent et nous font signe de monter. Nous y allons... il y a là-haut deux hommes et quelques femmes assis à l'ombre d'un grand banian, c'est bien agréable de s'y asseoir un moment car il fait très chaud... Ils nous font entrer dans une petite grotte où se trouve un tombeau, l'un des hommes nous bénit avec des plumes de paon... puis nous leur disons au-revoir et continuons en direction du temple.
Retour au village de Narthamalai où nous découvrons encore un sanctuaire qui nous semble être dédié lui aussi au dieu Ayyanar. Il se trouve à l'entrée du village et consiste en une petite chapelle qui a été partiellement détruite par la chute d'un banian dont le énormes racines se dressent en l'air. Près de la chapelle, se trouvent plusieurs belles statuettes en terre cuite et peinte représentant des personnages. Plusieurs sont renversées et cassées mais il en reste de très belles bien colorées.
Plus loin, en continuant la route qui passe devant ce sanctuaire, se dresse au pied d'un énorme rocher arrondi, près d'un bassin naturel, un joli temple en pierre orné de sculptures, protégé par un enclos de murs et des grilles. Il ressemble au temple Vijayalaya Cholisvaram et doit dater de la même époque.
Nous rejoignons la grand-route à pied (2 kms comme à l'aller) et il n'y a plus qu'à attendre le bus qui nous ramènera à Pudukkottai. Nous n'aurons pas à attendre longtemps... arrivés en ville, nous allons vite nous rassasier de quelques dosa au restau "Nandini" mais il nous plait moins que le "Abbirami" (juste à côté), le patron veut nous pousser à la consommation et est plutôt casse-pieds, nous n'y reviendrons pas... A quelques boutiques de là, il y a un petit bazar où il est inscrit sur la vitrine "exchange monney foreigners". Après quelques négociations, le patron nous fait monter dans sa réserve (un vrai bric-à-brac poussiéreux) et nous effectuons la transaction à un taux correct. C'est drôle de trouver, dans ce petit patelin où nous n'avons vu aucun touriste occidental, une échoppe de change alors que nous en avions cherchée
en vain à Tanjore !
- Mardi 22/01 : Nous allons une fois de plus à la gare routière que nous connaissons par coeur maintenant prendre un bus pour le fort de Tirumayam. Au bout de 30mn, le bus nous arrête près du fort. La rue qui passe au pied est bordée de petites maisons au toit de paille. Un jeune couple qui habite dans l'une d'elle nous invite à entrer pour voir leurs oeuvres : monsieur peint des représentations de Shiva, Vishnou, etc... et sa femme découpe des formes dans du papier gaufré et doré et les colle autour. Ce ne sont que des images religieuses comme on en voit dans les boutiques de souvenirs pour indiens. Ils sont très fiers de leur travail et sont tout contents quand Yannick les prend en photo...
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers) En haut, il y a des remparts crénelés qui entourent une cour de roches plates avec juste un petit bastion où l'on peut monter pour admirer les alentours mais voilà qu'arrive la plaie des monuments en Inde : des groupes d'écoliers qui nous assaillent de questions (ils ne sont même pas polis, d'ailleurs) et qui ne s'intéressent pas du tout au lieu visité... En redescendant, on peut voir un tout petit "temple", juste un trou dans le rocher avec un lingam, (aucun intérê)t, auquel il faut accéder par une échelle métallique les pieds nus !
Après le retour à Pudukkottai où nous déjeunons au restau "Abirrami", nous reprenons un bus à la gare routière pour aller au temple de Sittanavasal. Le bus nous arrête devant un grand portique. C'est là que se trouve la route bordée de rizières au pied de grands rochers granitiques qui mène au temple. Très beau paysage. Beaucoup d'oiseaux et de singes partout. Nous arrivons à un endroit où un gars est assis au bord de la route et il faut payer 10rps/pers pour pouvoir continuer ( en voiture ou en deux-roues c'est plus cher). On arrive ensuite au pied de grandes falaises rocheuses où l'on peut grimper grâce à des escaliers et où se trouve une caverne contenant des lits de moines en pierre. Pour y accéder, il faut payer encore 300rps/pers ! Nous préférons continuer la route sur 1km pour aller au temple de Sittanavasal . Après nous être acquittés du prix d'entrée,300rps/pers là aussi, nous pouvons y aller en compagnie d'un gardien. Il n'y a personne d'autre. Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. Dans la petite alcôve où veillent 3 tirthankara, le son est très impressionnant. Elle fait cage de résonance et le gardien/guide nous fait une démonstration de "Om" dont l'écho profond se répercute dans tout l'espace. Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus... Ensuite, nous n'avons plus qu'à parcourir la route par laquelle nous sommes venus dans l'autre sens. Il fait vraiment très chaud aujourd'hui et nous faisons une petite halte à l'ombre d'un banian. Nous observons un moment les singes qui jouent dans les branches et qui réussissent à ouvrir les sacs laissés sur les scooters garés le long de la route pour en piquer le contenu ! Et nous retrouvons la grand-route où passera le bus pour rentrer à Pudukkottai...
Nous avons bien apprécié notre séjour ici, les gens y sont très accueillants, les paysages des environs magnifiques et les bus hyper pratiques !
Demain, nous partons à Karaikudi...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Un temple que j'avais moi aussi bien aimé lors de mon passage express en mars-15.
Le sol des terrasses était ultra brûlant à la mi-journée. Je courais de templion en templion pour retrouver un sol à l'ombre, la pause permettant à la plante des pieds de se rafraîchir.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Sittanavasal. (...) Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. (...) Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus...
Même expérience, même appréciation.
Assez facile à atteindre par autobus, puis une petite marche. Pourquoi s'en passer ?
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
fort de Tirumayam (...) le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Prix très exagéré. C'était déjà ma conviction en mars-15 quand le prix n'était que de 100 Rs. 😮
Sans doute ma visite la plus rapide en Inde. Même la vue panoramique depuis ce promontoire n'a pas grand intérêt.
Au moins, j'avais échappé à un groupe d'enfants en vadrouille.
Un jeune avait essayé de me fournir des services de guide, sans l'afficher formellement, demandant in fine sa petite obole. Sans succès, son "accompagnement" sans contenu et constamment décliné n'a pas réussi à me culpabiliser.
Tirumayam a l'avantage de pouvoir se visiter en chemin entre Karaikudi et Pudukkottai, ou inversement.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre
La description du temple près du musée ressemble un peu à ce que j'ai vu, mais je ne me rappelle pas de salles souterraines. En cherchant les noms des deux temples sur Maps, ils sont à côté. Peut-être n'avons nous pas vu le même. Celui dont je parle avait presque une devanture de hangar vu de l'extérieur, mais très beau à l'intérieur.
Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne !
Je n'ai vu personne sur le chemin vers Vijalaya Cholisvaram, personne au petit sanctuaire musulman, et à peine un berger près du sanctuaire d'Ayyanar, puis deux bergères un peu plus loin. J'avais le sentiment d'être quasiment le seul à des kilomètres à la ronde. Quand je te lis, j'ai presque l'impression qu'il y avait un pèlerinage religieux le jour où vous êtes passés! 😄
Je n'ai pas vu la caverne dont tu parles en montant la roche, mais il faut dire qu'il n'y avait personne...
Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!!
Je ne m'attendais pas à tomber dessus, ce qui avait décuplé l'effet de surprise. Ce sanctuaire dégage vraiment quelque chose de mystérieux.
Bel endroit hein? 😉
Content que vous l'ayez trouvé!
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Le plus est très exagéré. L'entrée ne devrait pas valoir plus de 100 roupies. Mais moi j'ai bien aimé cette petite étape. J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un groupe d'écoliers 😛
Oui, ça m'a étonné qu'il y ait autant de monde car à lire ton carnet tu disais y être tout seul... mais il faut dire que tu y étais en été, période où ce lieu doit être beaucoup moins fréquenté car il fait trop chaud. Lorsque nous y étions, il y avait pas mal des touristes indiens et des familles qui venaient faire faire des bénédictions dans le creux du gros rocher, en été il ne doit pas y avoir de prêtre à cet endroit ... et après leurs dévotions, il en profitaient pour visiter le temple de pierre au-dessus.
Ensuite, ils faisaient demi-tour, heureusement... ainsi nous avons pu continuer notre promenade jusqu'au sanctuaire Ayyanar bien tranquillement mais nous avons été étonnés de trouver plusieurs personnes dans la petite mosquée perdue parmi les rochers déserts et elle avait l'air assez fréquentée car, à notre retour, nous avons croisé plusieurs groupes de femmes voilées qui s'y rendaient...
La suite va venir, patience...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Oui, je pense comme toi que juillet-août est une période creuse à ce niveau-là, car hormis les rivières de pèlerins dans les grands temples et les touristes occidentaux à Pondy et Mahabalipuram, je n'ai généralement pas croisé grand monde ailleurs.
j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
C'est bien dommage car je pense que ton carnet de voyage gagnerait à être illustré de photos pour permettre à ceux qui connaissent un peu les lieux que tu décris d'être bien sûr de ne pas confondre avec d'autres endroits qui pourraient leur ressembler.
Comme par exemple à Pudukkottai avec Bharagathamba et/ou Brahadambal que moi-même j'avais mentionné comme étant Kokarnesvarar
Il est fort possible et même pas trop compliqué de configurer des photos aux normes exigées par VF (2.000 pixels pour au moins un côté de la photo). Même moi j'y arrive ... c'est dire 🤪
Allez un petit effort et je te lirai avec davantage de plaisir 😏
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Oui, en fait, je ne sais pas vraiment quel est le nom exact de ce temple. Dans le Routard il est mentionné temple de Bharagathamba et la description qui y est mentionnée correspond bien à celui que j'ai vu. Il se pourrait bien que nous parlions tous du même temple. Quant aux photos, je n'ai pas encore eu le temps d'y faire un tri et ce sera pour plus tard... tu pourras toujours aller sur mon site pour les voir, ce n'est pas difficile non plus !
Anne
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Fabrice, ce chapeau te va à ravir !!! je vois que tu viens toujours traîner tes guêtres du côté de l'Inde même si tu explores désormais de nouveaux continents... comme quoi, l'Inde, hein, une fois qu'on y a goûté ...!
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Ma dernière balade s'est faite dans le Solu Khumbu, au Népal. Pas si loin de l'Inde, forte présence de l'hindouisme, et aussi l'occasion de rafraîchir mon vocabulaire hindi, car très proche du népalais.
Et ton carnet, c'est l'occasion de me remémorer mon propre voyage d'il y a 4 ans.
Même si je voyage un peu plus rustique, je constate que nous partageons des avis quasi identiques sur les différents sites visités. Ainsi, je me suis échappé de Pondicherry au bout d'1/2 journée.
Merci pour ton carnet.
Fabrice
P.S. : le chapeau fut brièvement porté au gonpa de Karsha (Zanskar), juste le temps d'une photo. A l'initiative d'un lama.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bon, je continue mon récit...
- Mercredi 23/01 : Après environ 1h de trajet en bus depuis Pudukkottai, nous voici à Karaikudi. Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres. Le gérant ne veut absolument pas négocier et n'est pas particulièrement aimable alors que son établissement parait vide... tant pis pour lui, nous quittons cet hôtel décati au personnel rustaud et nous nous rendons à l'hôtel Meyyappaa relevé sur internet et nous avons bien fait ! Personnel très accueillant, grande chambre calme et claire (non AC, 950rps petit déj inclus)... c'est le paradis à côté de l'autre, et beaucoup moins cher ! Le gérant nous conseille le restau "Friends", endroit sympa avec sa salle/terrasse mais, malheureusement, le serveur est un peu casse-pieds, encore un qui veut pousser à la consommation...
Balade du côté de la Old bus stand, et dans les ruelles du marché qui l'entoure, puis nous prenons un tuk-tuk pour aller au village de Kundrakudi (300rps aller/retour avec attente au Murugan temple et arrêt à Kovilur). Notre véhicule est plutôt poussif et son chauffeur doit s'arrêter de temps en temps pour aspirer dans le réservoir d'essence !!! Après, ça repart ... et nous arrivons au Murugan Temple (situé à 9kms de Karaikudi). Un éléphant bénit les visiteurs à l'entrée puis il faut gravir toute une volée de marches (peintes de rayures rouges et blanches comme dans beaucoup de temples du sud). Des empreintes de pieds y sont gravées. Là-haut, belle vue sur les alentours (pas grand-chose d'autre sinon). Le village en bas est assez sympa... nous repartons avec notre tuk-tuk cahotant et nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne. Après la visite du beau temple, nous rejoignons notre chauffeur de tuk-tuk qui est en conversation avec les jeunes pêcheurs. Nous passons un moment bien sympa avec eux à échanger quelques mots en anglais, ça les amuse... Nous nous faisons la réflexion que c'est assez rare de voir des gens pêcher dans un bassin sacré, habituellement, on les voit plutôt nourrir les poissons...
Balade dans les rues animées de Karaikudi où quelques maisons anciennes montrent leurs façades qui ont dû avoir leur heure de gloire. Les gens ici aussi sont très souriants et accueillants...
- Jeudi 24/01 : A la New bus stand, nous prenons un bus pour Kanadukathan (30rps pour nous deux, ce n'est vraiment pas cher, le bus). Dans ce petit village tranquille, il y a beaucoup de grandes maisons de Chettiar, commerçants prospères au XIXème siècle qui se sont fait bâtir des maisons ressemblant à des palais au coeur du Chettinad. Toute une rue est bordée de ces grandes demeures. Un vieux monsieur nous fait signe du pas de sa porte pour nous inviter à entrer dans sa maison qui est la VVRM House, l'une des plus vieilles demeures du Chettinad (elle date de 1870). Il nous fait entrer dans différentes pièces et nous montre les beaux carrelages fabriqués à Athangudi, les colonnes en bois de Birmanie, le marbre d'Italie et le sol recouvert d'un mélange de coquilles d'oeuf et de jus de citron, ce qui donne un revêtement lisse, dur et blanc. Mais le plus intéressant et touchant, c'est que ce monsieur prend le temps de nous raconter l'histoire de sa famille en nous décrivant les nombreuses photos et les portraits qui ornent les murs, ce qu'il fait avec beaucoup d'humour et d'esprit... Nous lui donnons 100rps en partant, ce qui a l'air de lui donner satisfaction.
Tout près de là se trouve la CVRMCT House (drôle de nom pour des maison, quand même !). Là, le prix est fixé dès l'entrée (100rps comme ce que nous avions donné à la maison précédente). L'hôtesse nous laisse visiter les pièces et nous pouvons aussi monter sur le toit -terrasse avec vue sur les maisons voisines.
Après quelques déambulations dans les rues tranquilles de ce village, nous prenons un tuk-tuk (250rps) pour nous rendre à Athangudi car on nous dit qu'il n'y a pas de bus pour relier les deux villages. La route étant en travaux, il faut faire un grand détour pour y arriver. Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court... Nous continuons un peu sur la route et arrivons à un petit atelier de fabrication de carreaux de ciment coloré. Les artisans nous font entrer et nous assistons à la fabrication de plusieurs carreaux à motifs différents. Intéressant. Nous leur donnons 100rps et nous rendons à l'arrêt de bus qui se trouve près du palais. Il y a là un gars qui nous dit que le bus pour Karaikudi va bientôt passer... en fait, nous allons l'attendre 45mn ! heureusement, nous sommes assis à l'ombre et bientôt, plusieurs personnes viennent nous tenir compagnie...ce qui permet de faire la causette. Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler. Nous nous promettons d'aller la voir. Mais tout d'abord, il est 14h20 quand nous arrivons en ville et nous avons faim. Nous entrons dans le premier petit restau rencontré, le "Annapurna hotel" qui est bourré de monde où l'on nous sert un excellent thali pour 80rps.
La "maison aux mille fenêtres" dont on nous a parlé à Athangudi se trouve bien dans une rue derrière notre hôtel, rue très calme et résidentielle, bordée de maisons art déco construites dans les années 1941/42. En fait, la maison aux mille fenêtres appartient à un homme d'affaires qui vit à Chennai et on ne peut que la voir de l'extérieur. Nous avons peine à croire qu'elle possède vraiment 1000 fenêtres mais le gardien nous assure que c'est vrai ! A part ça, elle ne présente pas un intérêt extraordinaire...
Demain, nous quittons Karaikudi pour Madurai...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres
Pas moi en tout cas. Dans mon carnet, je ne dis pas du bien de cet hôtel, ces chambres et son personnel... Mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de l'évaluer en fin de message comme je le faisais pour tous les endroits visités à chaque étape. C'est chose faite et évalué comme il se doit. Il y a forcément mieux à Karaikudi.
nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne.
J'ai beaucoup aimé ce temple et ai un bon souvenir de l'accueil des gens dans ce village. Pas de pêcheurs quand j'ai vu le bassin sacré, que des sadhus!
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Soyons honnêtes, quasiment une arnaque cette mansion... Mais une étape bienvenue dans mon tour à vélo depuis Kanadukathan.
Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler.
Mais comment ça ?? Nous en avons tous parlé ! Pas possible d'y entrer de toute façon...
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Je n'avais jamais entendu parlé d'Athangudi.
En lisant ton commentaire laconique je me dis que je n'ai rien raté.
Mais curieux de nature je fais une petite recherche sur le net et là ...
... je "découvre" la Lakshmi House qui m'apparaît comme la maison qui pourrait être la plus intéressante du Chettinad 😮
Faudra que j'y retourne une troisième fois 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Hello Pagal,
en effet, ce n'est pas toi qui avait parlé de cet hôtel mais on ne peut pas en vouloir à ceux qui l'ont recommandé car tout change si vite en Inde que l'on peut avoir apprécié un endroit une année et quelques années après, le prix, l'entretien et l'accueil ne sont plus les mêmes ...
Pour ce qui est de la maison aux 1000 fenêtres, ça avait dû m'échapper, je ne me souviens plus en avoir entendu parler... et en effet, elle ne se visite pas...
Anne
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- Vendredi 25/01 : A la New bus stand de Karaikudi, un bus pour Madurai est prêt à partir. Le contrôleur nous fait signe de nous dépêcher de monter mais le bus est bourré de monde... pour une fois, il consent à mettre nos sacs dans le coffre (ils en sortiront couverts de poussière) et nous réussissons à nous caser à l'avant sur les sièges installés autour et sur le moteur près du conducteur, serrés comme des sardines... mais ça permet de faire la conversation. Une charmante dame a l'air très étonnée de nous voir là et nous demande pourquoi nous aimons voyager en Inde ! Le trajet dure 2h15 (120rps pour deux). Le bus s'arrête à la New bus station à environ 7 kms du centre. Un tuk-tuk nous amène au même hôtel où nous avions séjourné il y a 5 ans, l'hôtel Keerthi (1400rps avec AC et petit-déj compris. Il n'a pas augmenté, nous avions même payé 1440rps à l'époque !
Nous allons bien sûr, flâner au Pudhu Mandapa, au grand temple Meenaksi Amman et dans ses alentours...Les rues autour du temple sont piétonnes et plutôt tranquilles, ce qui est bien agréable... Lors de notre visite du temple, nous apercevons toute une partie à l'est, près du pavillon aux mille colonnes, démolie et pleine de gravats. Nous apprenons qu'un incendie a eu lieu en février 2018, il aurait débuté dans les échoppes d'offrandes et serait dû à un court-circuit provoqué par un branchement vétuste. Les sculptures, heureusement, n'ont pas été endommagées.
Dîner au Surya, sur le toit de l'hôtel Suprême, rempli de touriste bien sûr mais on peut s'y rafraîchir d'une bonne bière, et ce n'est pas rien ici !
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace. Il y a de nombreuses échoppes qui en font, plus ou moins savoureux et c'est souvent les moins reluisantes qui en font les meilleurs...
- Samedi 26/01 : Aujourd'hui, c'est le Republik day mais ça ne se voit pas beaucoup ici. L'an dernier, nous étions à Bhopal lors de cette fête et il y avait des petits drapeaux indiens à vendre partout et des étudiants avec les couleurs de l'Inde sur les joues qui tentaient de récolter de l'argent pour leur école... rien de tout ça ici.
Nous nous rendons au "Shopping Complex bus stand", la gare routière non loin de l'hôtel (on peut y aller à pied) pour aller à Tiruparankudram, situé à 7 kms de Madurai. Il y a là un temple construit au pied de beaux rochers arrondis. Nous y étions déjà venus en 2014 et en avions un très bon souvenir. La petite ville, le temple, l'animation et la ferveur des fidèles, la colline de rochers, la vie autour du temple, tout est superbe. Après avoir passé un bon moment dans le beau temple, nous gravissons les escaliers creusés dans la roche à flanc de colline jusqu'au sommet en passant sur de gros rochers granitiques dans lesquels des encoches ont été creusées pour ne pas glisser... Il y a beaucoup de singes tout le long, et il fait chaud ! Enfin, nous arrivons en haut de la colline où se trouve un lieu de culte musulman, un "dargha" où l'on nous invite à entrer. Seul Yannick a le droit d'enter dans la grotte où se trouve le tombeau, mais comme il y fait une chaleur à crever, il n'y fera qu'un passage éclair ! Il y a là plusieurs personnes qui font la sieste, allongées par terre...
Après avoir admiré la vue sur la ville qui s'étend à nos pieds, nous redescendons avec, comme à la montée, de nombreux arrêts pour répondre aux questions habituelles : "what is your name ?", "Where do you come from ?" et nous faire prendre en photo... il faut dire que c'est jour férié aujourd'hui et il y a du monde à se balader.
Dans la soirée, à Madurai, nous retournons dans le temple de Sri Meenaksi et nous avons le plaisir et la surprise, car nous n'étions pas du tout au courant, d'y assister à un spectacle de danses classiques donné par de jeunes élèves, sous le regard de leurs parents. Très joli, malheureusement, impossible de les photographier, les appareils photos et portables étant interdits dans le temple.
Demain, nous partons pour Kanyakumari, où nous n'étions pas allés lors de notre voyage en 2014. Nous avions séjourné à Trichy et Rameswaram, deux endroits que nous avions beaucoup aimés mais nous ne pouvons multiplier les étapes, nous n'y retournerons donc pas cette fois.
Anne
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Chacun ses goûts mais je n'ai pas trouvé que la Lakshmi House était la maison la plus intéressante du Chettinad ! j'avais beaucoup mieux aimé l'atmosphère des maisons de Kanadukathan que nous avions visitées avant.
Anne
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Pareil, je n'ai pas trouvé la Lakshmi House renversante. Déjà la visite est très rapide et les lieux ne sont pas bien mis en valeurs.
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace
Bon, je continue mon récit :
- Dimanche 27/01 : Tuk-tuk pour la new bus station de Madurai, située à 7 ou 8 kms (150rps). Nous montons dans un bus qui va bientôt partir pour Nagercoil. Quand nous y arrivons, un bus part immédiatement pour Kanyakumari où nous arrivons à 15h. ( Bus Nagercoil : 220rps/pers + bus Kanyakumari : 22rps/pers). En route, nous traversons des paysages d'étangs, rizières, palmeraies et vers la fin du parcours, des champs d'éoliennes. Des montagnes déchiquetées marquent les contreforts des Ghats occidentaux qui descendent depuis Mumbai jusqu'à la pointe du Tamil Nadu.
Kanyakumari, c'est l'extrême sud de l'Inde, là où trois mers se rencontrent et important lieu de pèlerinage. A quelques mètres du rivage, sur deux îlots rocheux, se dressent le Vivekananda Memorial et la statue monumentale du poète tamoul Thiruvalluvar.
Nous avions téléphoné avant-hier pour réserver une chambre mais les 3 ou 4 hôtels où nous avons appelé étaient tous "full"... Nous commencions à désespérer d'en trouver un quand, au Sri Devi, on nous répond enfin qu'il y a une chambre AC disponible à 1300rps. Ouf !
Lorsque nous arrivons sur le parking de l'hôtel, situé dans la grande rue qui descend à la mer, il y a plein d'autocars garés là et beaucoup de monde. L'hôtel a aussi, en plus des chambres individuelles, un bâtiment pour héberger les pèlerins. Tout ça est de construction récente, moderne et notre chambre est très vaste, claire et confortable... vraiment agréable !
Le bord de mer, à 5 mn à pied, est, aujourd'hui, noir de monde... L'esplanade devant le temple et les abords du rivage, sont couverts de stands de toutes sortes, une vraie fête foraine...
Derrière le temple, ( où il n'est pas question d'entrer aujourd'hui vu le monde), se trouve un minuscule ghat. Au moment où nous y arrivons, toute une file d'hommes et de femmes en sortent portant des pots de fleurs dégoulinants d'eau sur la tête. Au milieu des fleurs, une noix de coco et à leur cou, des colliers de fleurs. Un tambour et un hautbois les accompagne. Le prêtre, tout à coup, lance brutalement une noix de coco à terre (ça surprend!) et la procession s'ébranle vers le temple. Serait-ce pour célébrer le dieu Murugan au moment de Thaipusan ? je ne sais pas à quoi peut correspondre cette procession. Nous n'avons pas vu d'autres manifestations, ni mortifications liés à cette fête... alors ???
- Lundi 28/01 : Il y a plein de bons petits restos populaires ici. Pour notre petit déj, nous irons plusieurs fois au Hari's hôtel, non loin de notre hôtel. Comme nous n'aimons pas trop les sauces épicées dès le matin, nous avons trouvé que mettre du sucre sur un parotta faisait un peu comme une crêpe bretonne (en plus épais) et que c'était très bon, accompagné d'un tchaï (au grand étonnement de la serveuse qui ne conçoit pas possible de manger autre chose que les sempiternels chutney coco et sambar)...
Nous allons pouvoir, ce matin, visiter le temple où il y a moins de monde qu'hier. Pour accéder au sanctuaire, il faut s'acquitter de 20rps et les hommes doivent être torse nu, mais ça vaut le coup car la statue de la déesse au fond de son alcôve dorée vous fixe intensément pendant que le prêtre bénit les fidèles. La légende veut que l'éclat du rubis ornant son nez aurait égaré les navires, c'est pourquoi les portes du temple face à la mer restent fermées... Dans l'enceinte du temple, les dévots flânent en se faisant tirer la bonne aventure par un petit perroquet qui prend la carte décisive dans son bec ou par un liseur des lignes de la main...
En suivant le bord de mer vers l'est, après l'embarcadère des ferries pour le Vivekananda Memorial, une promenade mène à une jetée en passant par le quartier des pêcheurs où une petite église catholique syrienne et une autre, catholique romaine, très grande église blanche, "Our Lady of Ramsun", s'élèvent parmi les petites maisons colorées. Les pêcheurs sont catholiques, ça se voit même sur leurs barques dont la proue est ornée d'une croix et sur les motifs pieux peints sur leurs maisons...Nous allons jusqu'au bout de la digue faite de gros blocs de rochers... Il fait très chaud mais la proximité de la mer et le vent marin font du bien. Les barques de pêche très colorées sont alignées sur les petites plages, malheureusement très sales. Retour à proximité du temple pour déjeuner d'un bon thali au Prasanti hôtel.
Dans l'après-midi, balade au Gandhi Memorial où sont exposées des photos de sa vie et l'urne funéraire contenant une partie de ses cendres, puis nous montons sur la terrasse au-sessus d'où l'on a une belle vue sur le large. A ce moment, se dessinent deux belles voiles bleues qui rentrent au port... moment de paix...
Nous longeons maintenant le bord de mer vers l'ouest et le "sunset point". Nous suivons un terre-plein plutôt déglingué, des tas de gravats et de détritus, comme toujours en Inde. On dirait que, partout, des travaux ont été entrepris, commencés, jamais complètement finis et tout reste en l'état et rien n'est entretenu... Dans tout le trajet que nous avons suivi cette année aussi bien dans les villes que sur les routes, partout des travaux, des travaux, toute l'Inde du sud est en travaux !
Nous arrivons au "sunset point" où les gens commencent à arriver en voiture, en moto, en tuk-tuk, pour assister à un des spectacles préféré des indiens, le coucher du soleil sur la mer ! Près du point de vue, se dresse une statue de la vierge. Nous continuons le long de la plage qui pourrait être belle mais est très sale, jusqu'à Kovalam, un village de pêcheurs. Les enfants jouent devant les petites maisons colorées, les hommes jouent aux cartes ou ravaudent les filets. Les habitations le long de la plage paraissent plutôt pauvres alors que lorsque l'on suit la rue en arrière, elles paraissent plus grandes et plus cossues. Nous y rencontrons même un allemand qui nous dit être marié avec une indienne et avoir une maison ici.
Quand nous retournons vers le sunset point, il y a beaucoup de touristes indiens massés là pour le coucher de soleil mais, ce soir, les nuages vont gâter le spectacle... Nous continuons notre chemin jusqu'à Kanyakumari, 8 kms aller/retour. Quand nous arrivons, la nuit est tombée et les stands sont tous ouverts. Des pèlerins sortent des bus, certains viennent de très loin, ils nous disent venir du Népal !
Dîner au Vishwa (très bon egg kottu parotta), ce petit restau sera notre préféré ici, nous y reviendrons...
La suite demain car il se fait tard !
Anne
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- Mardi 29/01 : Nous hésitons à aller à Padmanabhapuram où il y a un palais de maharajas en bois, parait-il très beau mais il est situé à 35kms de Kanyakamari et nous n'avons pas le courage de faire encore toute cette route... nous choisissons donc plutôt de prendre un bus pour Suchindram, à seulement 13km (24rps pour 2)... Après 30 mn de trajet, nous arrivons à proximité du grand temple surmonté d'un gopuram haut de 41 m et du bassin entouré de ghats et de murailles rayées rouge et blanc. Les vieilles maisons qui dorment autour du bassin forment un ensemble vraiment harmonieux et calme. C'est très joli et nous sommes agréablement surpris de découvrir cet endroit. Le temple est imposant et très beau, avec ses galeries aux colonnes sculptées. Une grande statue d'Hanuman de 5m de haut est couverte de guirlandes de fleurs. Devant le sanctuaire dédié à la trinité hindoue, une puja a lieu avec les habituels battements de tambour et sonneries de cloches, le chandelier et la flamme touchée par les dévots... Torse nu de rigueur pour les hommes dans le sanctuaire...
Après une balade dans le village , nous reprenons le bus pour rentrer. La route suit de nombreuses pièces d'eau couvertes de nénuphars, des rizières verdoyantes, de grandes cocoteraies et bananeraies. A 12h30, nous sommes de retour à Kanyakumari où le vent souffle en tempête aujourd'hui. La mer moutonne fort... malgré tout, il fait chaud. Des pêcheurs viennent de rentrer et débarquent de gros poissons, on dirait des thons et de très gros maquereaux.
Déjeuner au Viswa (excellent chiken biryani).
Cet après-midi, nous allons faire une grande balade vers l'est dans le quartier des pêcheurs. Une fois passée la grande église Our Lady of Ramsun, (à l'intérieur, des fidèles sont agenouillés à même le sol, nous y avons même vu un homme lécher le carrelage en signe de dévotion ! Les catholiques sont aussi excessifs que les hindouistes), nous suivons les rues bordées de maisons colorées et arrivons à une grande école où la fête se prépare avec la fanfare des élèves qui s'entraîne... nous continuons toujours vers l'est et arrivons à un petit temple dont le gopuram doré émerge au-dessus des toits, encadré de palmiers. Il scintille dans la lumière de fin d'après-midi, c'est très joli... nous nous approchons et découvrons ce petit édifice tout neuf et pimpant, très kitsch, orné d'une kyrielle de statues féminines très dénudées ou en tenue plutôt aguichante ! Un peu plus loin, se dresse une petite église catholique avoisinant avec une école primaire d'où s'échappe une musique tonitruante. Des hommes sont occupés à fixer des branches de bananier autour de la porte d'entrée, préparation de fête, là aussi...
Nous arrivons à un ensemble de petits immeubles et aboutissons à un muret les séparant de la plage où la mer fait de gros rouleaux. Des gens sont en train de nettoyer et poncer de gros coquillages, des conques qui se vendent dans les stands de souvenirs près du temple et servent d'objets rituels. Un homme nous montre comment souffler dedans... Ce fut une balade bien tranquille dans des rues calmes loin de la foule...
Impossible d'aller plus loin, il nous faut faire demi-tour et revenir à Kanayakumari par le même chemin où, après un bon banana lassi, nous assistons une fois de plus au coucher du soleil en compagnie de la foule fascinée par ce spectacle (on a le même chez nous, en Bretagne !)
Nous avons bien aimé notre séjour à Kanyakumari, une petite ville accueillante à l'atmosphère détendue et loin de l'agitation des grandes cités poussiéreuses et embouteillées...Demain matin, nous prenons le train pour Ernakulam...
Anne
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- Mercredi 30/01 : Nous quittons Kanyakumari pour Kochi car nous avons déjà visité le Kerala et nous ne voulons pas nous y attarder cette année... Le train pour Ernakulam est à 6h40. La gare n'est pas loin de notre hôtel et nous pouvons y aller à pied. Le trajet est long mais sans problème. Nous arrivons à Ernakulam à 14h environ. Devant la gare, pour prendre un tuk-tuk, il faut s'adresser à une guérite où l'on doit d'abord payer 2rps de prise en charge, puis, selon le trajet que nous voulons faire, on nous indique le prix à régler au chauffeur puis on monte dans le premier tuk-tuk de la file. Il nous conduit jusqu'à la gare maritime "boat jetty" pour 57 rps. Un ferry est prêt à partir. Il n'y a plus qu'à prendre les billets (il y a une file pour les femmes, ce qui permet de passer plus vite) : 8 rps pour deux, ce n'est vraiment pas cher... et nous voilà à bord. La traversée n'est pas longue jusqu'à Fort Cochin. Là, nous prenons un autre tuk-tuk pour nous rendre au "Green view homestay", tenu par la soeur, très sympathique, du propriétaire du Jojie's homestay, situé tout à côté, dans un petit dédale de ruelles bordées de jardins, très tranquilles. La chambre (non AC : 700rps, AC : 1000rps) est très agréable, elle donne sur une salle commune (il y a une autre chambre à côté) avec coin cuisine où nous pouvons préparer notre petit déjeuner.
Nous rejoignons à pied le bord de mer. Il y a énormément de touristes de toutes nationalités ici. Beaucoup de cafés branchés et boutiques chics, ça nous change du Tamil Nadu et nous déstabilise un peu ! Toujours autant de monde (même plus) pour admirer les fameux filets chinois et acheter du poisson aux étals de pêcheurs. Toujours autant de restos de poissons et de stands de souvenirs... Kochi est la même que dans notre souvenir...
- Jeudi 31/01 : Balade dans le quartier de Mattanchery où nous retrouvons quelques-uns des entrepôts de grossistes que nous avions vus en 2014 . En cette fin de matinée, la rue est très encombrée, poussiéreuse et, là aussi, il y a eu des travaux et rien n'est vraiment fini...Plusieurs bâtiments ont été détruits ou sont en cours de transformation mais quelques vieilles façades sont encore là, juste un peu plus décrépites.
En ce moment, c'est la Biennale d'Art contemporain et, dans plusieurs endroits, il y a des installations et des expos. Le "street art" est très présent : beaucoup de peintures murales à découvrir au détour des rues. Kochi est une ville où la culture artistique est très présente...
Nous déjeunons dans un tout petit restau populaire, le "Sheenavak restaurant" (excellent chiken biryani), beaucoup moins cher et plus goûteux que beaucoup de restos ici. Il se trouve tout près du bâtiment "Aspinwall House", le centre principal de la biennale.
Dîner avec des amis au "Farmer's café", bel endroit, très bonne cuisine et également galerie d'exposition de peintures.
Nous ne resterons pas plus longtemps à Kochi car nous devons poursuivre notre trajet, plusieurs étapes nous attendent encore...
Anne
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- Vendredi 1/02 : Tous les bus privés que l'on nous propose pour Coimbatore sont à des horaires qui ne nous conviennent pas (trop tôt ou trop tard). Nous allons donc prendre un bus public mais personne ne connait les horaires (ils prennent tous des bus privés). Nous prenons donc un tuk-tuk à 8h (300rps) pour aller à la bus station en espérant qu'il y ait un bus dans la matinée. Le chauffeur ne veut pas nous croire quand nous lui disons que c'est au Vyttila Mobility Hub qu'il faut nous conduire. Il nous emmène à la gare routière KSRTC mais, après qu'il nous ait accompagnés jusqu'au bureau de renseignements, il s'aperçoit que c'était bien celle que nous lui avions indiquée. Une fois là-bas, on nous dit qu'il va y avoir un bus à 9h30...Tant mieux ! En fait, le bus arrivera en gare à 9h35 et il repart 10mn après. C'est un bus confortable et pas surchargé. Le trajet dure 5h. Nous arrivons à la grande ville de Coimbatore, dont le trafic autour de la gare routière est assez démentiel. La gare aussi est immense, il y a plusieurs gares les unes à côté des autres. Pour trouver le bus qui va à Metupellayam, c'est coton ! En fait, il se prend en dehors de la gare, le long de la rue. Une gentille dame nous indique le bon endroit où l'attendre... A peine sommes-nous arrivés que le voilà... il est déjà bourré de monde, nous réussissons à nous asseoir tout devant et à caser nos bagages (je suis placée le dos à la route, le long du pare-brise). Le trajet dure 1h15 environ... ça fait du bien d'arriver ! Il y a plusieurs hôtels autour de la bus station de Mettupellayam. Juste en face, se trouve le Nanda Lodge. Nous y prenons une chambre, elle est vaste et correcte (850rps) et le patron est sympa.
Nous allons nous renseigner à la gare ferroviaire pour prendre le "toy train" demain pour nous rendre à Ooty, mais on nous répond que tout est plein. Le gars au guichet veut absolument nous fourguer un billet pour un trajet spécial qui n'a lieu que le week-end, qui part à 10h et qui fait Metupellayam à Coonoor aller/retour, très, très cher (1250rps/pers) ... quelle arnaque ! Finalement, nous allons opter pour le bus, tant pis ! Il y en a toutes les 10 mn, c'est pratique...
Nous allons dîner à côté de l'hôtel, à l' "Anapoorna hotel".
- Samedi 2/02 : Nous avons très bien dormi dans ce petit hôtel. Nous prenons le bus pour Ooty à 9h10. Nous sommes bien placés, à l'avant et nous avons donc une belle vue sur la montagne...et sur la route ! C'est un peu stressant par moment, cette petite route avec des virages en épingles à cheveux sur laquelle il y a pas mal de circulation, bus et camions qui arrivent dans l'autre sens... Le payasage le plus beau se trouve entre Mettupelayam et Coonoor. Nous arrivons à Coonoor puis à Ooty à 11h20. Il fait très beau mais l'air est vif, nous sommes à 2 200m d'altitude !
Nous allons à pied à la "Reflection guest-house" où nous avions téléphoné avant-hier. Nous y avons une chambre qui donne sur un petit jardin en terrasse (1 300rps avec eau chaude). La guest-house donne au-dessus du lac mais le niveau d'eau est très bas en ce moment... Toute la journée, le soleil chauffe fort mais le soir, le froid se fait sentir. Il faut sortir les polaires ! Heureusement, il y a de bonnes couettes et des double-vitrage, néanmoins ça fait un peu chambre froide, là dedans !
Anne
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Ooty (suite) :
Nous partons faire un grand tour à pied en ville qui est assez étendue et construite sur les collines, donc montées et descentes assurées... Déjeuner au "Best hotel", petit resto très indien et très sympa, près de Charing cross. Nous passons ensuite à l'Office de tourisme où un gars qui a l'air de s'ennuyer ferme nous donne quelques indications sur les balades à faire dans le coin mais c'est assez limité... Nous flânons au fil des rues et arrivons devant le grand jardin botanique mais, comme nous sommes samedi, il y a un monde fou, nous renonçons à y aller... Près de là, il y a un petit marché tibétain et plein de petites boutiques qui vendent du "homemade chocolate", comme à Munnar. Et oui, dans les monts Nilgiri, il y a non seulement du thé et des cultures maraichères, mais aussi du cacao. Nous achetons un peu de ce chocolat, sans être excellent, il n'est pas mal... Nous rentrons jusqu'à la guest-house en flânant dans Main bazar, un quartier bien sympa où les rues sont bordées de petites échoppes de toutes sortes. Nous avons fait pas mal de kms aujourd'hui, mine de rien... mais ici il ne fait pas trop chaud, pour marcher, c'est mieux !
- Dimanche 3/02 : Aujourd'hui, nous allons passer une superbe journée grâce à Jef, un anglais qui loge dans la même guest-house que nous et qui nous aborde au moment du petit-déj. Il nous explique qu'il s'intéresse beaucoup aux ethnies montagnardes, particulièrement aux Toda et qu'il est convié à assister à un mariage aujourd'hui dans un village. Il recherche les descendants des gens qui ont posé pour une artiste anglaise, une sculptrice qui était venue dans ce village avant la guerre. Pour y aller, il a besoin d'un guide et nous propose de partager les frais et de l'accompagner. C'est une occasion qui ne se refuse pas ! et nous voilà partis en bus, en compagnie du guide Toda que Jef a réussi à trouver, comble de chance pour lui, cet homme est un descendant du guide qui avait accompagné l'artiste à l'époque ! Les Toda ne sont pas très nombreux (environ 1500). Le bus, donc, part en direction de Kotagiri et nous laisse au bord de la route à 17kms d'Ooty. Nous empruntons un minuscule sentier qui grimpe raide dans la montagne à travers la forêt. Au bout de 45mn environ de grimpette, nous arrivons au tout petit village (10 maisons seulement). Tout de suite, nous sommes accueillis et invités à entrer dans une maison où les femmes sont en train de se préparer et se coiffer. La maison est très petite, elle se compose de deux pièces seulement : un salon/chambre et une cuisine. Les femmes Toda se coiffent d'une manière particulière : elles torsadent les longues mèches de leur chevelure, ce qui forme des boucles comme des "anglaises". Tous les hommes et les femmes portent de grandes capes blanches brodées de motifs noirs et rouges, par dessus leurs vêtements traditionnels. Nous sommes présentés aux futurs mariés et conviés, dans la maison des parents du jeune homme à déguster un excellent petit déjeuner composé d'idlis (excellents, rien à voir avec ceux que l'on mange dans les restos), et des chapatis, le tout accompagné de sambar et chutney coco puis on nous sert du thé.
Les invités arrivent petit à petit des alentours, revêtus de leurs châles brodés, à la fin, il y aura environ 500 personnes. Pendant un très long moment, il ne se passe pas grand-chose, les gens se congratulent, s'assoient dans l'herbe pour discuter entre eux, se prennent en photo... Des photographes professionnels sont là pour l'album souvenir des mariés qui se livrent à quelques rituels : échange de branches pliées en arc au pied de l'arbre sacré, la mariée se recueille quelques instant devant cet arbre...
Dans le village, il y a un petit temple mais aucun rapport avec les temples hindous. Ici, les gens sont animistes, ils vouent une adoration aux buffles dont des cornes sont posées devant le temple. Le temple est en forme de demi tonneau, sorte de hutte arrondie en bois et branchages. La porte est minuscule, le prêtre qui habite dedans ne doit pas être gros pour entrer par là et il doit y faire tout noir à l'intérieur car il n'y a pas de fenêtre ! Les Toda sont végétariens et vivent principalement de l'élevage des buffles qui produisent le lait dont ils font du beurre et tous les produits laitiers courants. Ils nous disent être très inquiets pour leur avenir car le gouvernement transforme peu à peu les pâturages en les plantant de théiers et d'eucalyptus sous lesquels l'herbe ne pousse pas. Ils se sentent spoliés de leurs terres ancestrales et n'ont pas beaucoup de moyens pour faire valoir leurs droits, comme toutes les minorités ethniques dans le monde.
Enfin, quelques hommes forment un petit cercle et commencent à psalmodier et à danser en tenant leur bâton en l'air. Bientôt, d'autres hommes les rejoignent et le cercle s'agrandit de plus en plus. C'est très beau... les femmes aussi se mettent à danser en cercle tout en chantant, leurs longues mèches leur battant le dos. Hommes et femmes dansent d'abord chacun de leur côté, puis ils finissent par danser ensemble. Ensuite, ils s'assoient tous sur l'herbe, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, et chacun reçoit une feuille de bananier sur laquelle sont servis curries de légumes, chapatis, etc... Nous sommes conviés à partager ce repas, bien sûr... Beaucoup d'hommes s'éloignent dans les bosquets pour s'enivrer et, à la fin de l'après-midi, il y en a beaucoup en mauvais état ! Notre guide aussi a un petit coup dans le nez, il passe beaucoup de temps à discuter avec ses amis et il est difficile de le décider à les quitter pour nous raccompagner en fin de journée... il faut pourtant s'en aller avant que le soir ne tombe ! Pour retourner prendre le bus, il nous fait passer parmi les plantations de thé où il faut cheminer pendant un bon bout de temps pour arriver enfin à un village le long de la route où passe le bus. Heureusement, un bus qui va à Ooty arrive tout de suite et nous arrivons à la guest-house à la nuit tombée, bien fatigués mais super heureux de cette journée magnifique et inattendue... Merci Jef !
Anne
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Ah oui, c'était vraiment super et complètement différent de ce que nous avions l'habitude de voir en Inde.
Je suis en train de commencer à mettre des photos et à faire les articles de ce voyage sur mon site mais c'est long, je continue en même temps à écrire mon carnet de voyage sur le forum... quel boulot ! Je préviendrai quand les photos seront en ligne...
Bonne fin de soirée
Anne
Anne
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- Lundi 4/02/2019 : Ce matin, nous quittons Ooty et le Tamil Nadu pour le Karnataka. Nous nous rendons à la gare routière vers 9h15 et, à 9h30 un bus démarre pour Mysore. La route que nous empruntons est très belle, elle descend de la montagne en suivant les versants couverts de théiers et de forêts de pins, puis elle traverse la réserve de Bandipur. Nous avons le plaisir de voir quelques éléphants sauvages et des troupeaux de daims.
Nous arrivons à Mysore vers 14h30. Nous allons à l'hôtel Luciya, bien situé, tout près du marché. Il est un peu vieillot, mais, après avoir visité trois chambres, nous en trouvons une qui nous convient : grande, claire, au 3ème étage, calme avec une fenêtre qui donne sur une ruelle, négociée à 1000rps (sans AC). Le personnel y est très sympathique.
Le beau marché ancien est très animé, on peut y trouver beaucoup d'étals d'huiles essentielles et encens, spécialités de Mysore.
Dîner à l'hôtel RRR et flânerie dans les rues très animées du quartier...
- Mardi 5/02/2019 : Nous allons visiter le célèbre Palais, un des plus extraordinaires de l'Inde, d'après le Routard, mais je trouve que celui d'Udaipur lui est supérieur. Nous sommes très étonnés de ne payer que 50rps/pers pour y entrer ! Pas de problème pour prendre des photos à l'intérieur. Comme nous sommes arrivés avant 10h, il n'y a pas trop de monde et nous pouvons arpenter tranquillement les différentes très belles salles et flâner dans les jardins jusqu'à l'enclos des éléphants royaux, il y en a 6. Un garde nous fait signe de ne pas approcher... Après cette bonne matinée, nous partons à la recherche du Café Aramane, non loin d'ici mais, malheureusement, il est en rénovation. Dommage, il avait l'air sympa... Nous irons finalement au Parklane hôtel où le resto se trouve à l'étage et dont la salle est une terrasse couverte. Pas terrible et assez crade malgré ses airs chicos...
Dans l'après-midi, nous prenons un tuk-tuk pour aller à "Chamundi Hill", colline située à 10kms, au sommet de laquelle se trouvent plusieurs temples. Le tuk-tuk nous attendra pendant la visite et, en redescendant, fera un détour par la statue du grand Nandi , négocions le tout pour 400rps. Au sommet de la colline, nous visitons d'abord le temple de Chamundeswari. Nous avons de la chance, il n'y a pas trop de monde et nous n'avons pas à faire la queue pour y entrer ni pour accéder au sanctuaire. Très belles portes et statues en argent repoussé. A deux pas du grand temple, se trouve un petit temple de Shiva, très ancien, qui renferme une tête du dieu en argent. Très spécial, comme représentation de Shiva...
Nous descendons 2kms avec le tuk-tuk, il y a là un petit observatoire avec vue sur la ville en contre-bas puis nous continuons jusqu'à la grande statue de Nandi, sculpté dans un seul bloc de pierre, orné de fleurs et clochettes sculptées dans la masse. Avant de rejoindre Mysore, nous prenons le temps de déguster un bon verre de jus de canne. Celui-ci presse à la manivelle à main, ça lui fait des muscles d'athlète !
Il est 17h30 et la ville est beaucoup plus animée que ce matin mais, ici, dans le quartier autour du Palais, du moins, il y a des passages pour piétons et des feux de circulation, c'est la seule ville indienne où nous en avons vus. Et même des vélos genre "velib"...
Dîner au "Ajantha Hôtel", situé juste en face de notre hôtel. Excellents dosa et petit resto typique très sympa... désormais, ce sera notre cantine pour tous les soirs.
Anne
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Belle expérience que cette rencontre avec les Toda dans les environs d'Ooty.
Il y avait eu une discussion au sujet des Toda en octobre 2008 avec lien vers un extrait des plus intéressants du film de Louis Malle, Phantom India (1969)
Inde du Sud: loger dans un village toda?
Maison Toda en haut du jardin botanique d'Ooty (Tamil Nadu, Inde)
Temple Toda dans un petit village accessible à pied à environ 2 kilomètres d'Ooty
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bonjour Raga,
Oui, ce fut vraiment une belle expérience... le temple que nous avons vu dans le village où nous avions passé la journée était comme celui de la photo du haut, en forme de demi-tonneau. Autrefois, les maisons devaient avoir cette forme également mais, de nos jours, les maisons d'habitation sont en dur et ont la forme de maisons indiennes ordinaires, du moins, celles qui étaient dans ce village. Seul le temple avait gardé sa forme d'origine. Celui en forme de cône doit se trouver dans un autre village Toda des environs car nous n'en avons pas vu de cette forme.
D'après un poster représentant une photo de jeunes mariés qui était affiché à l'intérieur d'une des maisons où les femmes se coiffaient, le village où nous étions devait s'appeler Bettu Mund (Mund voulant dire village). Je me réfère à cette affiche que nous avions prise en photo pour ne pas oublier ce nom...
Nous avons de belles photos de cette journée et des vidéos. Elles figureront sur notre site (référencé en-dessous de ma signature) mais il faut du temps pour ça !
Bon dimanche
Anne
Anne
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- Mercredi 6/02/2019 : Ce matin, nous nous rendons à la gare routière KSRTC en suivant les rues calmes et presque désertes, comme toujours en Inde avant 9h. C'est le bon moment pour marcher en ville, il n'y a pas encore de scooters et motos garés partout, les trottoirs sont vides et il ne fait pas encore trop chaud.
A la gare routière, nous cherchons le bus pour Bannur. Il faut passer par cette bourgade pour aller à Somnath. Le bus part vers 9h30. A Bannur, il faut attendre un bon moment pour qu'arrive le bus qui va à Somnath (au moins 30mn).
C'est la pleine campagne par ici, le paysage est très beau : rizières, palmeraies, champs de canne à sucre, grosses meules de foin, le tout souligné par les collines à l'horizon... Nous arrivons à Somnath. Le bus nous dépose juste face à l'allée qui mène au temple. Il est entouré d'un beau jardin. Très beau temple (entrée 300rps/pers), comparable aux temples de Belur et Halebid, il est construit en étoile. Véritable dentelle de pierre. L'atmosphère y est paisible. Au bout d'une heure de visite, nous retournons à l'endroit où le bus nous avait laissés, il en arrive un très vite ainsi qu'à Bannur et nous ne mettrons pas longtemps pour revenir à Mysore où nous déjeunons dans un boui-boui face à la gare routière...
En fin d'après-midi, nous retournons dans le quartier autour du Palais, balade dans les jardins (accès gratuit) et au vieux marché, Devaraja market, où l'animation bat son plein vers 18h : étals de fruits et de fleurs de marchands venus des environs qui s'installent sur la place près du marché, autour de la petite clock-tower, et dans les rues tout autour. Nous dégustons un bon lassi au "Modern Café" qui n'a de moderne que le nom (un petit rade bien sympa!) et dîner au Ajantha hôtel.
- Jeudi 7/02/2019 : Et nous voilà encore repartis à la gare routière, comme hier . Nous y prenons un bus pour Srirangapatna. Après 30mn de trajet, nous arrivons à la gare routière. Une fois passé la porte en pierre, nous commençons la visite de cette petite ville fortifiée au passé tumultueux, par la jolie mosquée qui se dresse près de l'entrée. Elle sert de madrasa et les petits élèves sont à leurs leçons. Nous suivons ensuite la route qui longe la rivière Cauvery. Passé le premier bastion, nous arrivons à la "water gate", avec, tout près, le monument qui marque l'endroit où a été tué le sultan Tipu par les anglais en 1799. La water gate mène à des ghats le long de la rivière où ont lieu les activités habituelles des ghats : lessive, toilette et rituels de prière avec prêtres et offrandes. Le niveau de la rivière est bas en ce moment mais lors de la mousson, tout l'espace couvert de végétation est rempli d'eau. Comme partout, malheureusement, beaucoup de détritus sont jetés dans cette jolie rivière dont l'eau semble bien claire...
Nous continuons jusqu'au Bailey's Dungeon, où les prisonniers anglais étaient enfermés. En face, se trouve le temple qui renferme une statue de Vishnou très originale. Il est représenté couché comme un bouddha, posture inhabituelle pour les divinités hindoues.
Nous prenons la Main road qui traverse le village à la recherche d'un endroit pour déjeuner et voilà qu'au beau milieu de la rue, nous assistons à une sorte de défilé carnavalesque avec des tambours, une voiture sono, un homme qui parle dans un micro, des danseurs grimés en soldats, d'autres avec de grosses têtes de maharadjah et maharani et un danseur qui porte en équilibre sur sa tête un très grand portant où sont accrochées des guirlandes de fleurs. Il est fort pour sauter et danser avec ça sur la tête ! Après avoir suivi sur quelques mètres ce défilé, nous allons déjeuner dans un petit resto, une sorte de hangar/terrasse qui donne sur la rue où nous y mangeons un excellent thali pour seulement 50rps/pers.
Une fois revenus près de la mosquée, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre de l'autre côté de la route, jusqu'au tombeau du sultan Tipu ( 80rps pour aller au tombeau + 80rps pour aller ensuite à la résidence d'été) . Le tombeau d'abord : il s'agit d'un joli mausolée contenant les tombeaux et une petite mosquée... Le palais d'été : très joli bâtiment tout recouvert de peintures murales du sol au plafond (entrée 300rps/pers). Une visite à ne pas manquer...
Nous retournons à pied jusqu'à la gare routière (2kms environ) où un bus démarre aussitôt pour Mysore. Ce fut une bien belle journée, nous avons beaucoup aimé l'atmosphère de cette petite ville.
Demain, nous quittons Mysore...
Anne
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- Vendredi 8/02 : Nous nous rendons de bon matin à la gare routière de Mysore (nous avons bien aimé notre séjour dans cette ville) où nous n'aurons pas à attendre longtemps. Un bus part à 8h15 pour Kushalnagar. Nous y arrivons à 10h30 et nous nous rendons au Soan's hôtel que nous avions remarqué sur internet. On nous y propose une chambre double à 800rps. C'est parfait. Chambre tout à fait correcte avec ventilo et eau chaude. Une fois installés, nous reprenons le bus dans le sens d'où nous venons d'arriver, (c'est-à-dire la route vers Mysore) pour aller à 5kms d'ici, à Bylakuppe, où se trouve une importante communauté de réfugiés tibétains. Fondé en 1961, ce fut l'un des premiers camps de réfugiés installé en Inde du sud pour accueillir les tibétains. Plus de 10 000 tibétains vivraient ici, d'après le Lonely Planet (dont 3000 moines). Pour loger la nuit à Bylakuppe, il faut avoir un permis spécial, c'est pourquoi nous logeons à Kushalnagar, la ville la plus proche. En fait, nous nous apercevrons que, pour aller au grand temple d'or, il faut descendre à Koppa. Là où nous arrivons n'est qu'une suite de petits stands au bord de la route avec des abords plutôt très sales...Le monastère de Namdroling, dans lequel se trouvent le temple d'or et le temple de Zangdogpahi, se trouve à 2,5kms de Koppa... Nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu'au monastère. Quand nous y arrivons, il n'y a presque personne, tout est calme dans le temple. Nous retrouvons les décors exubérants des temples bouddhistes, avec les dorures et les peintures multicolores, avec les trois grandes statues plaquées or du Bouddha. Les temples sont entourés de beaux jardins bien entretenus...
Nous déjeunons de momos et soupe de nouilles au resto Malaya, en face du monastère (ça change des thali et dosa !), puis retour au temple. Des familles indiennes et même des écoliers, arrivent par cars entiers. Il y a énormément de monde (des indiens) qui viennent visiter le temple et s'en est fini du calme malgré les panneaux enjoignant les gens à garder le silence ! Il y a quelques jours, c'était le Nouvel an tibétain et peut-être que, de ce fait, le temple était fermé aux indiens pendant les cérémonies, ce qui expliquerait l'afflux de visiteurs aujourd'hui...
Nous prenons ensuite un tuk-tuk pour visiter deux autres monastères, celui de Sera et celui appelé le "second Tashilhunpo" où le Dalaï lama a établi le double du monastère d'origine et où le 10ème panchem-lama est particulièrement vénéré. "Un panchen-lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. La lignée des panchen-lama est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet, abbés du monastère de Tashilhunpo. Une bonne partie du monastère de Tashilhunpo, au Tibet, fut détruite par la Chine en 1960, ses moines envoyés en camp de travail "...en 95, les autorités chinoises avait refusé le choix du Dalaï Lama portant sur la réincarnation du panchen lama en la personne d’un enfant de 6 ans. Emmené de chez lui par les autorités, ce 11e panchen lama non reconnu n’a plus été revu.
"Occupant une position centrale dans le camp de réfugiés tibétains de Bylakuppe le monastère en Inde héberge plus de 250 moines dont de nombreux tulkous (réincarnations d'un maître disparu). Ils viennent du Tibet et des régions himalayennes du Spiti, Khunu, Ladakh, Ghashar et Sangkhar. Le monastère déclare donner une éducation de la religion bouddhiste ainsi qu’une éducation moderne et avoir un rôle vital dans la préservation de bouddhisme".
Les bâtiments servant à l'habitation des moines, écoles et universités monastiques sont de taille imposante et très nombreux...
Quand nous visitons ces monastères, il n'y a personne, les moines étant en congé après les fêtes du Nouvel an, pas de cérémonie aujourd'hui, donc... Dommage, nous en avions vues de très belles au monastère du dalaï lama à Mac Leod Ganj (voir Inde 2015)
Le conducteur du tuk-tuk nous propose de nous ramener à Kuchalnagar (300rps en tout avec l'attente aux deux monastères et retour à Kushalnagar). Petit tour dans les rues de ce petit bourg, il y a plein de moines partout, plusieurs étant venus pour le Nouvel an, ils font des emplettes dans les boutiques et dînent dans les restos du coin. Nous allons au "Family restaurant" pour dîner et, comme l'endroit est sympa, nous y reviendrons demain matin pour le petit-déj... il est situé tout près de la gare routière, ce qui sera pratique...
Anne
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- Samedi 9/02/2019 : Après un bon petit-déj au restau "Family" où nous avions dîné hier soir, nous allons prendre le bus pour Hassan. Il part à 7h50. Il est très lent et arrive à 10h15. Toute la zone autour de la bus station est en travaux. Partout, immeubles en construction, gravats, terrains vagues, etc... La rue qui mène à l'hôtel est elle aussi en réfection... Nous nous rendons, en désespoir de cause, à l'hôtel "Abhiruchi lodging" où nous avions enfin réussi à trouver une chambre, tous les autres hôtels étaient pleins. Il paraît que c'est parce que nous sommes samedi et qu'il y a beaucoup de mariages en ce moment... L'accueil n'est pas vraiment chaleureux et même plutôt désagréable. On finit par nous montrer une chambre correcte (800rps non AC) mais le lit est très dur et bruyant (il craque au moindre mouvement). Enfin, pour une nuit, ça ira car nous avons l'intention de visiter cet après-midi Sravanabelagola et de partir demain à Belur où nous savons qu'il y a un hôtel très agréable. Après lui avoir téléphoné pour y réserver une chambre, nous allons jusqu'au bus stop situé tout près ( ce n'est pas à la gare routière, cette fois). Nous y prenons le bus pour Chanarayapatna où il faut changer pour Sravanabelagola où nous arrivons à 12h20.
Sravanabelagola est une charmante petite ville tranquille, construite autour de collines granitiques. Au milieu, un immense bassin tout entouré de murs ne s'aperçoit que d'en haut de la colline appelée "Indragiri Hill". Avant de commencer l'ascension, nous allons nous régaler d'un bon thali à l'hôtel Raghu, à deux pas de là. Le patron y est bien sympathique.
Après le repas, nous entamons la grimpette, très raide, des 614 marches menant au sommet. Pour monter là-haut, il faut laisser ses chaussures en bas et, à cette heure, ça chauffe les pieds ! Les vendeurs à la sauvette ne perdent pas le nord : ils vendent des chaussettes ! et ça marche... tout les visiteurs ont les mêmes chaussettes !
Tout en haut, il y a quelques sanctuaires et un temple jaïns où se trouve l'immense statue de Gomateshvara, vieille de plus de 1000 ans, sculptée d'un seul bloc, ce serait le plus grand monolithe taillé au monde. En ce moment, la statue est garnie d'échafaudages en bambou pour son nettoyage. Les échafaudages ne gênent pas trop la vue car ils ne montent qu'à la moitié de la statue. La "toilette" rituelle de la statue a lieu tous les 12 ans, c'est la cérémonie du Mahamasthakabhishekha où on l'arrose de lait et de safran avec grand rassemblement de jaïns mais, là, il ne s'agit pas de l'arroser de liquides sacrés mais bien d'un nettoyage chimique de la pierre pour lui rendre sa blancheur, le lait ayant plutôt tendance à la noircir...
Autour de la statue, plusieurs temples et pavillons renferment des sculptures jaïnes... après, il n'y a plus qu'à redescendre, toujours sous le cagnard ! Un bon lassi à l'hôtel Raghu va nous remettre en forme. Du coup, nous essayons d'aller voir les autres temples jaïns en ville mais, à cette heure, ils sont tous fermés... Tant pis, nous reprenons le bus pour rentrer à Hassan. Ce soir, nous allons dîner au "Suvarna gate", un restaurant à la terrasse perchée au dernier étage, très bon et agréable dans cette ville plutôt désagréable...
Anne
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- Dimanche 10/02/2019 : Ce matin, nous partons donc de notre hôtel pas sympa d'Hassan pour prendre le bus qui va à Belur. Dès que nous arrivons à la gare routière, nous en avons un qui part immédiatement. Il est environ 9h15.
Nous traversons une belle campagne tranquille. Les toits sont pentus et couverts de tuiles comme nous l'avions déjà vus dans le Coorg. Nous arrivons à Belur vers 10h15 et allons à l'hôtel Mayura Velapuri où nous avons une superbe grande chambre avec terrasse pour 1450rps. Du coup, nous passons le reste de la matinée, sur la terrasse, à nous reposer au frais (ici, on est à 975m d'alt)... Il y a un restaurant dans l'hôtel, nous y déjeunons puis partons visiter le temple. Il est magnifique, avec une base en étoile, des colonnes et une coupole très finement sculptées, le tout en pierre noire, la stéatite, en anglais "soap stone" (pierre saponaire) proche du talc, très facile à travailler jeune et qui durcit au contact de l'air. Comme le temple est toujours en activité, l'entrée y est gratuite. En revanche, aujourd'hui dimanche n'est pas le jour le plus approprié pour une visite sereine, il y a énormément de monde, beaucoup nous disent venir de Bangalore pour le week-end.
Il n'y a pas grand-chose d'autre à faire ici, Belur est un village sans intérêt, d'où l'avantage d'avoir une chambre agréable avec une terrasse ! Dans la soirée, un orage éclate avec une pluie tropicale qui fait partir tout le monde !
- Lundi 11/02/2019 : Ce matin, nous prenons le bus pour Halebid (Halebeedu). Il part à 9h15 et arrive à 10h. La gare routière se trouve juste en face du Hoysaleshera Temple qui fait la célébrité du lieu. Très beau temple en stéatite comme à Belur. Il est composé de deux sanctuaires, l'un dédié à Shiva et l'autre à Parvati, les deux reliés par une salle à colonnes, chacun gardé par un grand Nandi. Le tout au milieu d'un jardin, l'entrée est gratuite. Ce matin, il n'y a pas grand-monde, ce qui est bien agréable...
Nous suivons ensuite une petite route de campagne et nous arrivons à trois temples jaïns. Le gardien nous éclaire le sanctuaire où se dresse une grande statue de Tirthankara surmontée du serpent Naga qui s'enroule derrière. Les colonnes de pierre noire et lisse reflètent nos ombres... Très bel endroit et il n'y a personne ! Nous donnons quelques roupies au gardien et continuons la route jusqu'au bout où se trouve un autre temple hindou, le Kedareshvara temple, il est fermé mais tout sculpté lui aussi et là aussi nous sommes seuls (même pas de gardien)... Les deux temples hindous, comme celui de Belur, ainsi que celui de Somnath (près de Mysore) sont construits sur des bases en étoile.
Revenus au village d'Halebid, nous déjeunons d'un bon thali (et oui, on aime ça, le thali !) dans un petit resto tenu par des femmes, près de la poste. Nous reprenons le bus pour rentrer à Belur où nous retournons voir le temple. L'atmosphère y est beaucoup plus calme qu'hier. A 19h, a lieu la puja. Comme toujours, les prêtres font monter la tension en fermant le rideau qui cache la statue du dieu puis en l'ouvrant au moment de l'élévation du chandeliers, dans les roulements de tambours et de clochettes...
Anne
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- Mardi 12/02/2019 : Aujourd'hui, ce sera une journée transport car nous allons à Chitradurga. A la gare routière de Belur, on nous dit qu'il y aura un bus à 10h, puis à 10h15, en fait, il n'arrivera qu'à 10h20 et repartira presque aussitôt, à 10h25. Nous avons bien failli le rater car il se gare en double-file derrière un autre bus et sa destination étant écrite en alphabet du Karnataka, impossible de savoir que c'est celui-là. Heureusement, il y a un gars bien sympa qui va lui aussi à Chitradurga et qui nous dit que c'est le bon bus (en fait, nous ne serons que tous les trois à le prendre). Il y a de la place dedans !
Tout au long de la route, il y a beaucoup de travaux, nous roulons plus souvent sur de la piste que sur la route, et quand il y a du bitume, il est plein de trous... Si bien que nous roulons très lentement... ça laisse le temps d'admirer le paysage : c'est la campagne, beaucoup de palmeraies, des champs de coton, grands troupeaux de chèvres et moutons dans des étendues pelées, petits hameaux aux maisons bleues, vertes ou violettes avec les vaches attachées devant... Aux abords de Chitradurga, des collines granitiques, couvertes de roches rondes empilées les unes sur les autres, s'élèvent. Nous arrivons à Chitradurga après 5h de route, à 15h30.
Nous allons à l'hôtel Amogha International, où nous avions téléphoné hier. Il est situé dans le centre, pas très loin de la gare routière (il y a un hôtel qui doit être mieux près du fort mais très cher et trop loin du centre) Le hall d'entrée et la réception sont très vastes mais un peu décrépis, la chambre est grande, elle aurait besoin d'un bon coup de peinture, mais elle est tout de même correcte (non AC 1000rps).
Dans les petites rues autour de l'hôtel, se tient un petit marché permanent très sympa. Les gens y sont très souriants et très gentils. Ils sont étonnés de nous voir car il y a très peu de touristes ici et ceux qui viennent restent aux abords du fort. D'ailleurs, Chitradurga ne figure pas dans les guides, c'est Aleph sur ce forum qui m'en a parlé la première, puis Fredma qui y est allé avec sa petite famille. Merci à vous deux de m'avoir permis de connaître ce coin...
Nous allons flâner au petit marché près de notre hôtel, il y a là un grand bassin avec des ghats très profonds mais l'eau y est très sale. Balade dans les rues, dégustation de lassi, achat de brioches pour notre petit-déj, demain matin. Dîner dans un resto qui se tient en bas de l'hôtel.
- Mercredi 13/02/2019 : Nous nous rendons à pied jusqu'au fort, ce qui fait déjà une jolie promenade, la rue qui y va étant assez agréable, bordée de quelques vieilles maisons et un temple, mais tous sont en mauvais état. Nous arrivons devant le fort, construit sur les collines de roches granitiques. Entrée : 300rps/pers. A 9h, il est encore tôt et il n'y a personne, il ne fait pas encore trop chaud et il y a même du vent frais dans les hauteurs. Ce fort est assez impressionnant par la façon dont les différents bastions et tours de défense sont intégrés au site couvert de rochers arrondis. Il est immense, il y avait là une ville dont il ne reste que quelques vestiges très endommagés : des colonnes, de grands portiques en pierre sculptée, des temples, de très grands bassins...
Nous grimpons le long des sentiers et escaliers de pierre, il y a une très belle vue de là-haut car l'environnement rocheux est superbe. Nous escaladons des murailles, grimpons dans les broussailles et arrivons à un bastion parmi les roches où il est impossible d'aller plus loin...Quand nous retournons vers l'entrée, des groupes de touristes japonais arrivent, nous avons bien fait de venir tôt... En bas du fort se trouve un système impressionnant de meules pour moudre la poudre à canon. Après cette matinée à crapahuter dans les rochers, nous redescendons en ville et déjeunons dans un des deux restos qui se tiennent en bas de notre hôtel (un veg et un non veg) car, en ville, le seul que l'on ait vu était plein.
Nous passons le reste de la journée à nous reposer et à flâner dans les rues animées... Nous ne regrettons pas d'être venus jusqu'à cette petite ville, l'intérêt n'y est pas exceptionnel mais c'est un endroit très accueillant où les gens sont chaleureux et la visite du fort permet de faire un peu de sport !
Anne
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Et, attends, c'est pas fini ! A Udupi, il y a des choses intéressantes aussi...
- Jeudi 14/02/2019 : Nous allons de bonne heure à la gare routière de Chitradurga car nous avons beaucoup de route à faire aujourd'hui pour rejoindre la côte, à Udupi. Il n'y a pas de bus direct (il y en a de nuit mais nous n'aimons pas et les horaires ne sont pas pratiques). Il nous faudra donc changer à Shimoga. Le bus part à 7h30 et arrive à Shimoga à 10h. Là, il y a un bus pour Udupi à 11h, ça va... Nous sommes très bien installés à l'avant. La route suit d'abord des paysages de rizières, grandes étendues noyées d'eau où les femmes repiquent le riz et les hommes labourent avec leurs boeufs. Le paysage est très vert. Nous passons un barrage, grandes étendues d'eau... Puis c'est la forêt dense et la montagne. La route fait encore des virages en épingles à cheveux impressionnants. Le chauffeur du bus doit vénérer Hanuman car, tout au long de la route, il jette aux singes des poignées de petites bananes qu'il tire d'un coffre près de son siège ! Et les singes ont l'air de l'attendre ! C'est amusant...
Nous arrivons à Udupi à 15h30, environ. La ville paraît plutôt moderne, avec de grands immeubles neufs. Nous allons à l'hôtel "Sri Krishna Residency" où nous avions téléphoné hier. Chambre double calme et confortable, très bon hôtel (non AC 1344rps).
Après un peu de repos, nous allons au grand temple de Krishna, tout près. Les rues autour du temple sont piétonnes, et c'est vraiment bien agréable de pouvoir se promener sans risquer de se faire bousculer par les 2 roues ! Près du temple, sont garés trois grands chars de procession. Nous aimerions bien les voir en mouvement. Il y a un bureau de "tourism office", nous allons essayer de nous renseigner. La jeune fille qui est là nous répond que non, il n'y aura pas de défilé de char, que c'est terminé depuis janvier. J'ai l'impression qu'elle ne comprend rien à ce que nous lui demandons... Un peu dépités, nous nous promenons autour du char quand un vieux monsieur nous aborde pour nous dire, tout content, que, ce soir, à 20h, le char sera tiré tout autour de la place et qu'il ne faut pas que nous rations ça ! Chouette, nous restons dans les parages. Nous allons donc dîner en attendant, au "Mitra Samaja", petit resto sur la place où se trouve le temple (spécialité de très bons dosas) puis nous flânons dans le temple où il y a une grande étable avec beaucoup de vaches, taureaux et veaux. Et oui, Krishna était vacher mais c'est quand même drôle de voir une étable dans un temple (nous en avions déjà vu à Kumbakunam). Peu après, nous rencontrons un couple germano-indien et le mari, indien, nous explique qu'à Udupi, tous les soirs, de fin novembre à mai, il y a un défilé de char. Ce sont les dévots qui paient (cher) pour faire faire ces cérémonies avec chars, il font ça une fois dans leur vie et tout est planifié et réservé longtemps à l'avance. Il y a plusieurs chars ici : 3 en bois, un en or, un en argent et un orné de pierres précieuses.
A 20h environ, le char s'illumine, les tambours et clochettes retentissent. Les gens se mettent à dérouler les gros cordages à l'avant du char. Les brahmanes apportent la statue de Krishna sur une sorte de palanquin et l'un d'eux la monte dans le char (c'est haut !) et c'est parti... les gens tirent sur les cordes et le char s'ébranle dans le roulement des tambours et le son des trompettes. Il fera tout le tour de la place, accompagné de deux vaches carapaçonnées et de deux gros bonhommes, sortes de grosses têtes de carnaval, représentant des gardes. Puis, les prêtres enflamment des torches et des feux de Bengale. Le gars marié à une allemande nous explique que le fait de sortir le dieu et de le promener dans la rue fait rejaillir son énergie sur la foule. Un tissu blanc est brûlé devant le char qui s'est arrêté un moment. Ces flammes symbolisent l'énergie qui se répand avec la fumée, ensuite les dévots trempent leur doigt dans la cendre qui reste du tissu brûlé et s'en mettent sur le front pour que ça leur porte chance et les protège du mauvais sort... Après ça, le char repart et revient à sa place initiale, Krishna est descendu et rentré dans le temple...c'était une bien belle cérémonie...
En quittant l'enceinte du temple, nous passons devant une estrade où un groupe de femmes chante des cantiques, nous les avions déjà vues en arrivant... Elles chantent ainsi sans arrêt depuis janvier 2018 et vont continuer jusqu'en janvier 2020 (2 ans sans s'arrêter de chanter, nuit et jour) mais, heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes ! Des groupes viennent de toute l'Inde pour chanter à tour de rôle et tout ça est organisé par l'administration du temple...
- Vendredi 15/02 : Nous retournons au temple. Ce matin, il y a un petit char doré sorti de son abri et des hommes sont en train de le laver à grande eau. Peut-être qu'il va défiler ce soir ?
Le temple de Krishna est très vaste et il y a beaucoup de pèlerins, de bureaux administratifs de toutes sortes, des prières ont lieu dans différents endroits... Il y a un autre petit temple de Krishna en face du grand où un groupe d'adeptes occidentaux de Krishna (des russes) un peu illuminés, chantent en s'accompagnant de tambourins et d'un petit accordéon "Hare, hare, Krishna !!!"
A côté, il y a aussi un temple de Shiva très intéressant. Il a une architecture différente et tout à fait unique, il est très ancien, il a été construit sous le règne des Alupas, au 8ème siècle. Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors... en tout cas, c'est un bâtiment très particulier.
Les prêtres ont dessiné un grand kolam avec des poudres de couleur et se livrent à des incantations en jetant des louchées de riz et de ghee dans un feu, ce qui fait énormément de fumée...
Nous quittons le temple et allons déjeuner au Woodlands, resto un poil plus cher qu'ailleurs mais très bon et au joli décor.
Nous prenons le bus au City bus stand pour aller à Malpe beach. Il fait une chaleur à crever dans ce bus... Nous arrivons à la plage bordée de stands et de petits manèges. Nous trouvons un peu d'ombre sous un parasol paillote planté là. Bientôt, nous sommes environnés de familles qui ont aussi envie de se mettre à l'ombre ! Il y a beaucoup de monde à la plage, il faut dire qu'il fait très chaud aujourd'hui. Beaucoup de gros boudins gonflables où les gens se font rouler par les vagues et bananes traînées par canot à moteur... Nous nous baignons malgré l'étonnement de tous et de toutes (pourtant j'ai un maillot une pièce pas du tout indécent) ...
Je pensais que la plage de Malpe serait plus belle... en tout cas, ici pas de grands immeubles en bordure de plage, ça c'est bien. Il y a juste un hôtel qui fait un peu miteux (et pourtant très cher pour ce que c'est) qui est installé derrière les stands et les petits restos.
Nous rentrons avec le bus et, ce soir, nous retournons au temple et assistons encore à un défilé de char, comme hier... Dîner au Mitra Samaja, c'est très bon et très sympa là-dedans mais il y a du monde et ce n'est pas toujours facile d'y avoir de la place.
Anne
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Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors..
J'ai déjà entendu ce genre de choses plusieurs fois 😄😄
"J'ai déjà entendu ce genre de chose plusieurs fois"
Oh que oui... et pas que chez les indiens !
Je continue mon récit, allez :
- Samedi 16/02 : Nous quittons Udupi ce matin pour Murudeshwar. Nous prenons le bus à 10h et arrivons à 12h15 au bord de la grande route où le bus nous laisse. Le petit village de Murudeshwar se trouve à 2kms. Nous prenons un tuk-tuk qui nous emmène d'abord au Panchavatri Yatri Nivas mais les chambres étant vraiment assez glauques (dommage, l'emplacement était pas mal), nous allons finalement au "Dhenu Atithya" qui nous proposera une chambre avec AC pour 1500rps (impossible de négocier, nous sommes le w-e et sur la côte). Lit confortable et fenêtre qui donne à l'arrière sur des jardins, donc calme...Il y a un resto dans l'hôtel, pas terrible mais bien pratique pour le petit-déj (où nous pouvons avoir des parathas avec du sucre !)
Dans cet hôtel, les murs des couloirs sont ornés de photos de vaches et, à la réception, ils vendent des produits pour prières à base de produits vachers, il y a même une étable près du parking et un équipement pour la "daily morning Gou Pooja" (prière avec vache!) C'est plutôt marrant ! et les jeunes filles de la réception sont très amusées de nous expliquer tout ça à nous, pauvres étrangers incultes..
Murudeshwar est une très petite ville avec une énorme statue de Shiva au-dessus de la plage, et un temple avec un très très haut gopuram de 18 étages. Il y a un ascenseur pour y monter et y admirer la vue ! Des deux côtés, les belles et très longues plages s'étirent sur des kms. Beaucoup de barques de pêche et beaucoup de monde à la plage car c'est le week-end... Pas de touristes occidentaux (ou si peu) et c'est donc la plage typiquement indienne avec les gens qui se baignent tout habillés, un jet-ski qui s'élance au milieu des baigneurs, les cars et voitures qui se garent sur le sable (nous en avons vu deux s'ensabler, d'ailleurs, ils veulent aller se garer le plus près possible et voilà ce qui arrive !) et les stands et buvettes en arrière... Mais tous ces gens n'occupent qu'une toute petite partie de l'immense plage, tout près du temple et il est donc facile de s'éloigner pour se baigner tranquillement. En ville, il y a de bons petits restos mais il y a aussi un endroit très agréable avec une terrasse sur pilotis qui donne au-dessus de la mer, en bordure de la plage, c'est le "Naveen beach restaurant" où nous irons souvent car c'est très plaisant et pas plus cher qu'ailleurs, malgré ce qu'on pourrait croire.
- Dimanche 17/02 : Nous allons faire une très grande balade, côté sud de la statue de Shiva, le long de la plage bordée de palmiers et de barques de pêche. Quelques villages de pêcheurs ponctuent la côte, ainsi que de rares hôtels très indiens, c'est-à-dire plutôt en mauvais état... En tout cas, nous sommes bien tranquilles sur cette longue plage solitaire...
L'après-midi, nous irons côté nord. Une fois passé le coin où tout le monde se baigne, nous sommes seuls. Nous atteignons une rivière qui se jette dans la mer et un petit temple tout blanc. En arrière, se trouvent quelques maisons de pêcheurs. Joli coin...
- Lundi 18/02 : Aujourd'hui, c'est le marché en ville. Il se tient près du bassin. Il y a beaucoup de stands de légumes, d'ustensiles, de vêtements, comme dans tous les marchés mais c'est toujours sympa de flâner au milieu des étals et d'observer l'animation. Le reste de la journée se passe à se promener encore le long de la plage , à se baigner et à se prélasser à la terrasse du Naveen beach... Cool, quoi !
Anne
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Nous revoilà en Inde pour la 7ème fois (pour les autres fois, c'est ici: Mais, désormais, finies les découvertes et les crapahutages! Avec l'âge, nous nous…
So, a new year has begun. It’s time to reconnect with the VF buddies and wish you all my best for 2026—a year I hope is obviously full of travel, since, as I just made up:
"If travel’s good, everything’s good" 😄.
To celebrate, I’m inviting you into my new "travel journal," the one from our latest trip in November 2025, a little two-week adventure.
This time, we headed to The Gambia, a tiny country tucked right in the middle of Senegal, before making our way to Casamance.
The Gambia is English-speaking, Senegal is French-speaking, but the locals? They couldn’t care less—because in this part of the world, they mostly speak Wolof, Fula, Jola, or Mandinka.
Hence the title: Senegambia 😉.
As usual, I’m sharing the live updates I sent to friends and family—super casual, of course.
I know this isn’t the kind of destination that draws crowds, but if you love adventure, laughter, and emotion, it might just be your thing 😊.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang