Discussions similar to: 10 jours immersion Portland Oregon
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Les paysages et les gens (Etats-Unis)
Bonjour 🙂

Je lis et relis (quand il y a des mots 😛) de nombreux carnets des Amoureux des USA et je regarde les milliers de photos de ces merveilles dont on ne se lasse jamais.

Et voilà que je me pose une question : Ne rencontrez-vous jamais les gens ? Je veux dire les Américains ? Vous n'en parlez jamais ! Exception faite pour le magnifique carnet de YeahMax, et celui de Genevois aussi.

Je ne conçois pas un voyage, où qu'il soit, sans des moments de partage avec les habitants et à vous lire, on dirait que ce n'est pas important ! Je me trompe ?

Ce message ne concerne que les Etats Unis 🙂.

Dolma
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De Seattle à Denver, un autre Ouest
Hello les fous de voyage !

Cette année, Claire (my love d'amour à moi) et moi même, avons fait un roadtrip dans le nord ouest, bien moins prisé du tourisme de masse que le Sud ouest (qu'on adore soit dit en passant)(Et si on met à part Yellowstone😏). Et c'était vraiment génial, grandiose, les superlatifs me manquent... j'ai pas les mots... enfin... si ... il va falloir pour faire ce carnet !

J'en profite pour faire les traditionnels remerciements aux forumeurs qui auront pu m'aider pour l'élaboration de ce roadtrip, je vous adore 😉

Bon, va falloir se lancer dans la prose, vous aviez bien aimé mon CR de l'an dernier en Californie, on va essayer de faire au moins aussi bien 😛, enfin, pas pire quoi ! voyageforum.com/...embre-2017-d8309811/

Donc au programme de ces 3 semaines de juin 2018:

- Olympic National Parc - Seattle - North Cascades National Park - Winthrop - Spokane - West Glacier - East Glacier - Yellowstone - Cody - BigHorn Canyon - Devils Tower - Sturgis - Badlands National Park - Mount Rushmore - Cheyenne - Fort Collins - Denver - Maison (Orgie de Camembert et saucisson)



Donc, vol AF Montpellier Paris sans encombre, en une heure j'ai eu le temps de saouler qu'une hotesse...

Petite attente à CDG, le temps de faire les duty free et de perde mon passeport dans un magasin... je vous dis pas le stress, on a fait chier tous les employés d'un magasin pour retrouver mon passeport qui était en fait ... dans la poche intérieure de ma veste... ouai ... bon ... fallait bien que je me fasse remarquer 😊 Bref après ce petit intermède un rien émotionnel, petite détente devant notre bus Delta





Vol sans encombre de 10h à parler avec tous les PNC car les films étaient pas terribles, bien fait pour eux ! 😏

Bref, là t'arrives à Seattle le cul en forme de siège de classe éco, t'as juste envie de fumer une clope (même 10) ( Le tabac est dangereux pour la santé) et là, pas de bol, t'arrives en même temps que plein d'autres avions à l'immigration ... naaaannnn pas encore ça... ben si ! En plus je pensais avoir droit à des bornes , mais une employée nous rabat tous dans un coral à bétail qui mettra 2h30 avant que nous arrivions devant l'officier qui te parle comme si t'avais vécu toute ta vie aux USA et que tu parles le slang comme lui... ptain moi qui ai prit des cours de perfectionnement pendant 3 mois avant de venir, il m'a pété le moral en moins de deux, même Claire qui comprend super bien , elle a capté autant que moi 🏴‍☠️... limite ses lèvres bougeaient même pas... un ventriloque le type !.. J'imaginais le cas inverse où un Américain qui a prit des cours de Français, serait reçu à Paris par un gars de la police des frontière qui parle comme dans les chtis VS les marseillais 😄. Bref, heureusement , la confiance est vite revenue car on comprenait très bien les autres ! On est enfin passé, et là tu te rends compte que à coté t'avais un espace avec des bornes automatiques ... AARRRGGHHH ! Bon bref, on sort de l'aéroport, vite une clope... et là partout dans la rue , des interdictions de fumer de partout ! partout à perte de vue... les boules... On prend le shuttle Avis et on fumera aux loueurs... Pareil aux loueurs... NAAAANNNNN ... Je demande désespéré au gars du guichet où on peut fumer... le gars trop cool nous a accompagné au fond du parking derrière un panneau , il nous a dit, vous pouvez fumer ici, personne vous verra... tain, trop l'impression de fumer une clope dans la cours du collège à esquiver le regard des pions... Bref... une fois la dose salvatrice de nicotine ingurgitée, on prend possession de notre carrosse, une Toyota Corolla toute neuve... et c'est l'heure d'aller jusqu'à ... Port Angeles à 3h de route ... Oui j'ai voulu faire le warrior à taper 3h de route à l'arrivée ... en fait je le conseille pas 😏



Bref au bout de cette route qui nous a paru interminable vu notre état de fatigue avancé (les trentenaires ça tient plus la route de nos jours) on arrive à Port Angeles, checkin à l'hotel, on lutte pour pas dormir, on sort chercher un burger dans un drive (super bon soit dit en passant) et extinction des feux, on est en place, le voyage commence demain avec la première journée à Olympic 😎
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Oregon: fog, smoke, sun & fun
Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
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Un mois à Salt Lake City (Utah)
SALT LAKE CITY (Utah, USA) janvier-février 2010; – 1 mois à Salt Lake City en “14” épisodes.

1 mois à Salt Lake City. Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de l’une ou l’autre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter. Passez un agréable moment en notre compagnie

Plan. Episodes 1. 😠 Trois valises olé! 2. 🙁 Le départ 3. 😊 Le bonheur 4. 🙂 SLC ville 5. 😮 Réflexion 6. 🤪 Bisons futés 7. 🤪 Les neurones 8. 🙂 Le capitole 9. 😇 La franc-maçonnerie 10.😛 La restauration 11.😄 Utah Jazz 12.😐 Le Parc des Arches 13.🏴‍☠️ Les sports d'hiver 14.😏 La généalogie

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Texas, Louisiana, and a Touch of Florida
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!

No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!

From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.

The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.

One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.

Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!

As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.

We’ll get to savor these special moments together.

The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco

Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!

The connecting flight to London goes smoothly.

During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!

With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.

We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!

With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.

Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!

There are about thirty cars waiting. Too many choices!

After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.

On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.

Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
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Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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Étudier à Seattle (WA) ou Victoria (BC)?
Bonjour à tous,

je viens vers vous aujourd'hui car je dois faire face à un choix assez compliqué à faire. Grâce au programme d'échange de ma fac, j'ai l'opportunité d'aller étudier pendant un an dans un pays anglophone de mon choix (frais d'inscription dispensé).

Hors j'hésite en l'Université de Washington située à Seattle et l'Université de Victoria située à Victoria au Canada.

L'Université de Washington est mon premier choix car je rêve d'y aller depuis l'âge de 16 ans et je suis déjà allée à Seattle. Je connais donc la ville en général même si je ne suis pas restée assez longtemps pour me faire une vraie idée sur les habitants.

Vous vous demandez peut-être pourquoi j'hésite avec une autre université si je rêve d'aller à UW? C'est tout simplement parce que même si les frais d'inscription sont dispensés, la vie à Seattle est très chère. Et l'université de Victoria est la fac proposée par mon université la plus proche de Seattle. Etant donné que je ne connais pas du tout Victoria, ni le Canada en général, je voulais donc savoir si certains d'entre vous peuvent m'aider à en apprendre un peu plus sur cette ville et si possible sur l'université. J 'aimerais en savoir le plus possible, les prix, les gens, tout ce qui peut m'être utile.

En attendant de lire vos réponses, je vous souhaite à tous une bonne journée.
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Organisation d'un voyage dans l'Ouest américain du 11 au 25 mars
bonjour,

nous sommes un groupe de 5 personnes, nous cherchons des avis afin d' améliorer nos itinéraires dans l'ouest Americain. Nous partons du 11 mars au 25 mars 2012.

dimanche 11 mars = soirée a LA lundi 12 mars = matinée a LA / Depart pour LAS VEGAS / Soirée a LV mardi 13 mars = Depart pour ZION NP / Route pour Tropic mercredi 14 mars = Bryce CY / route pour MOAB jeudi 15 mars = ARCHES NP vendredi 16 mars = CANYONLANDS NP / DEAD HORS POINT / ISLAND IN THE SKY / route vers MONTICELLO SAMEDI 17 MARS = MONUMENT VALLEY / VALLEY OF THE GODS / Route pour Page dimanche 18 mars = Antelope canyon / GD CANYON / Route pour FLAGSTAFF lundi 19 mars = Route pour Vegas mardi 20 mars = journée route pour se rapprocher de SAN FRANCISCO (départ très tôt) MODESTO? BAKERFIELD? Mercredi 21 mars = Route pour SF ???? des conseils d'etapes??😇 Jeudi 22 mars = SF depart en soirée pour avancée sur LA Vendredi 23 mars = route C1 le debut puis route pour LA / MATCH NBA Lakers-Portland samdei 24 mars = LA / match nba CLIPPERS-Menphis dimanche 25 = LA depart FRANCE en soirée

Nous sommes tous sportif , jeunes et habitué du genre road trip.Nous vous remercions par avance pour vos conseils.
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Itinéraire 19 jours Est américain, mai 2015
Bonjour à tous,

Je sollicite la communauté Voyage Forum pour un avis sur un road trip de 19 jours dans l'est américain (de Boston à Washington), avec ma femme, en mai 2015. Nous sommes attirés (en vrac) par les grandes villes, les sites & monuments historiques, la Côte avec ses maisons/manoirs typiques, les universités prestigieuses, les sites de la guerre de Sécession, un peu de Green Mountain etc.

En recoupant les divers guides/sites/blogs, voici un premier jet d'itinéraire : - Jour 1 : arrivée à 13h à JFK, prise de la voiture de location, après-midi/soir dans les Hamptons - Jour 2 : départ Hamptons - Ferry - New Haven (visite Yale) - Providence - Newport (cette journée me parait assez chargée ...) - Jour 3 : Newport - Cape Cod - Jour 4 : journée à Nantucket via ferry (rapide) puis direction Boston via Plymouth - Jour 5 : Boston - Jour 6 : Boston - Jour 7 : Cambridge (MIT, Harvard) - Salem - Mohawk trail - nuit dans (ou aux pieds) des Green Moutains (Albany ? North Adams ?) - Jour 8 : Green Moutains (randonnée courte ?) - trajet vers le Sud - nuit à Monticello (?) - Jour 9 : Trajet vers le Sud (passage dans les pays Amish ?) - Gettysburg (visite et nuit aux alentours) - Jour 10 : Baltimore - après-midi et nuit à Washington - Jour 11 : Washington - Jour 12 : Washington - départ pour Atlantic City en milieu d'après-midi - nuit à Atlantic City - Jout 13 : Philadelphie (retour voiture de location) - visite puis nuit à Philadelphie - Jour 14 : Philadelphie - train pour NYC en milieu de journée - NYC - Jour 15 : NYC - Jour 16 : NYC - Jour 17 : NYC - Jour 18 : NYC - Jour 19 : NYC - départ JFK à 19h

Comme à chaque fois, nous sommes tiraillé par l'envie d'en faire le maximum tout en voulant éviter d'avoir un planning harrassant : vos avis sont donc les bienvenus.

Quelques questions en plus : - y-a-t'il des Outlets intéressants dans les environs ? - "l'arrière pays" (trajet Green Moutain - Gettysburg) vaut-il vraiment le coup ? Sinon, il y a moyen de faire le trajet d'une traite (6h) et de se dégager du temps pour une étape en plus sur la côté (Jours 1 à 4) - est-il judicieux de faire le trajet Philadelphie-NYC en train (on évite la conduite aux abords et dans NYC, on rend la voiture plus tôt, mais on paie un billet de train) ? - quelle marge sur les temps de trajet théoriques doit on raisonnablement prendre vu que la majorité des itinéraire se situera en "zone urbaine dense" ? - quelles sont vos recommandations pour la location de voiture. Après quelques recherches, Alamo parait intéressant mais le différentiel de prix avec notre précédent road trip sur la côte ouest est étonnant (là, en catégorie intermédiaire, 750€ pour 12 jours de loc avec frais de dépôt dans une autre agence et frais de conducteur additionnel).

Merci d'avance pour vos retours !

Jérémy
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Trois semaines entre Montréal, Québec et la Nouvelle-Angleterre
Après avoir lu quelques retours des uns et des autres sur cette région , je me décide enfin à écrire ce carnet de voyage qui s’est déroulé du 18 Juillet au 8 Août 2017. Merci à ceux qui ont eu le courage de faire des carnets dans lesquels j’ai pu piocher des idées de parcours et de centres d’interêt, j’espere Qu’ils se reconnaîtront vu qu’il n’y en a pas beaucoup 😐 et c’est aussi pour cette raison que je vais essayer d’apporter ma pierre à cet édifice 😛 On a décidé de prendre un aller-retour Paris Montréal pour une question de budget -615 € le billet X 4 personnes, billets achetés début Mars. Les voyageurs : mon mari, notre fille 21 ans , le petit dernier 18 ans à l'époque et moi même. La voiture a été réservée dans une agence Avis dans le quartier d’Outremont : Jeep Grand Cherokee pour 920 €. Les hôtels ont été réservés soit sur des sites de voyage bien connus soit directement , avec un mélange de chaînes et de petits hôtels - motels.

En gros : 2 jours Montréal 2 jours Québec 6 jours entre Acadia NP et Boston 2 jours Boston 2 jours Cape Cod 6 jours pour rallier Montréal 2 jours Montréal J1 Paris-Montréal par Air Canada . Avion à l’heure , arrivée à l’heure , repas comme dans un avion , beaucoup de film ... nickel . Arrivée à 12h, achat des tickets de bus sur une borne dans l’espace des arrivées internationales . L'arrêt de la navette 747 est bien indiqué.Par contre les arrêts ne sont pas indiqués , il faut guetter !! Facile quand on connaît pas la ville . Bref on rate notre arrêt mais le chauffeur bien sympathique nous a déposés quelques mètres plus loin. L’ hôtel choisi en Mars est le Comfort Suite Downtown, il ne casse pas trois pattes à un canard mais il est super bien placé : navette , métro, rue Sainte Catherine , rue Crescent . Chambre pour 4 , 2 nuits , petit déjeuner compris : 335 €.

Pose des bagages et départ pour la rue Ste Catherine et ses boutiques ´ enfin Sa boutique : Victoria S...eh oui le paradis pour ma fille et une interminable attente pour les deux garçons 😂😂. Puis « errance » à travers la ville : la gare Windsor, la basilique Marie Reine du Monde, l’esplanade des Canadiens de Montréal, la place Ville Marie, un peu dans la ville souterraine...

Retour à l’hôtel vers 18h30-petite pause des petons puis direction un restaurant à 3 mn à pieds, rue Crescent : le Dundees Deli bar et grill. Bien posés en terrasse à regarder les kékés faire des aller-retour avec leurs voitures. Dodo à 21h comme des bébés



























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Ten dream days at Disney World in Florida
Hi there! It’s been nearly 6 years since I last posted here or on my travel blog. But I’m back, at least for one post! I’m returning with a dream trip we took in April 2023: a stay at Walt Disney World in Florida. We went for 10 days. Ten days at an amusement park might seem like a lot, but you should know that Disney isn’t just one park—it’s 4 parks and 2 water parks (only one was open during our trip). So we split those 10 days across 5 parks, which worked out to about 2 days per park. The four main parks each have a different vibe:

Magic Kingdom: The most famous one, the one that most resembles our Disneyland Paris. It’s home to several "lands" (Adventureland, Frontierland, Fantasyland, Tomorrowland, Liberty Square, and Main Street USA). This is the park where you’ll find the iconic castle, the symbol of the parks. Disney’s Hollywood Studios: It’s a bit like the studios at Disneyland Paris, with the well-known Tower of Terror and Toy Story Land. It also features the stunning Star Wars: Galaxy’s Edge (a must-see, even if you’re not a Star Wars fan). Animal Kingdom: A very nature-focused park, divided into several sections, including representations of Africa and Asia, as well as the breathtaking Pandora – The World of Avatar. Epcot: The park of countries, where different nations are represented around a large circular lake—including France!

The water park that was open during our stay was Typhoon Lagoon. We spent a morning there lounging and swimming before heading to Disney Springs (the equivalent of Disney Village in France). We’re not big on pools or chilling out, so we didn’t stay long, but there was no time limit.

We chose to stay at the Disney’s Art of Animation hotel, a Resort (huge, like everything there!) with 4 themed areas: Nemo, Cars, The Lion King, and The Little Mermaid (where the rooms for 4 people or fewer are located).



Here’s the itinerary we followed for those 10 days:

Day 1: Flight at 7:35 AM–4:40 PM (with a layover in London), stroller pickup, then shuttle bus to our hotel Day 2: Day at Magic Kingdom Day 3: Day at Hollywood Studios Day 4: Day at Animal Kingdom Day 5: Day at Epcot Day 6: Day at Hollywood Studios Day 7: Relaxing day at Typhoon Lagoon and Disney Springs Day 8: Day at Magic Kingdom Day 9: Day at Epcot Day 10: Day at Magic Kingdom Day 11: Morning at Hollywood Studios, then shuttle bus to the airport, stroller return at the airport, flight at 7:05 PM–1:50 PM (next day)

We rented the stroller from Kingdom Stroller. The rental process was super easy—everything was done online. On the day we arrived and the day we left, there was no staff at the counter, but the stroller was ready with a tag bearing our name. When we left, we just dropped it off at the designated spot, still with no one checking... We used the Mears Connect shuttle: you pick a day and time for them to pick you up at the airport and your hotel. Everything went smoothly, no surprises.

For planning, you’ll need to decide in advance which parks you’ll visit each day because a reservation is required (just like in Paris now). I’d recommend making a schedule ahead of time. Same goes for restaurants—figure out which ones you’d like to eat at beforehand. Some work like fast food and don’t require reservations, while others, the "Table Service" restaurants, operate like traditional restaurants and need to be booked in advance to guarantee a spot. These can be reserved 60 days before the first day of your visit, and that applies to all the restaurants for your entire stay (e.g., if you’re going from February 1st to 11th, you can make reservations for the whole trip 60 days before February 1st).

Not essential, but we found them super handy: MagicBands. These are connected bracelets you buy on-site (not cheap, of course) that let you, once linked to your account in the app, open your hotel room, enter the parks, validate Lightning Lane reservations at attraction entrances, and even make purchases (if you’ve linked a credit card). We got the cheapest ones and loved them!

As for the trip’s wrap-up, if I were to do it again, ... I’d do almost everything the same: The schedule and restaurant reservations I planned were perfect! ... I’d change one thing: Maybe I wouldn’t plan two full days at Epcot because it was the park we enjoyed the least. Some attractions (like the amazing Guardians of the Galaxy: Cosmic Rewind) were great, but it was really hot, the park isn’t shaded, and it felt stifling when the weather was scorching. That said, I don’t regret it because a big storm hit on our second day, forcing us back to the hotel.

That’s all for now—I’ll be back soon with photos from each park and the hotel. You’ll see, it was incredible! See you soon! :)
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Cherche bon organisme pour un mois en immersion totale aux Etats-Unis
Bonjour,

J'ai 19 ans et je souhaite partir cet été pour 1 mois en immersion totale aux USA

Je suis à la recherche d'un bon organisme car l'été dernier j'ai dû annulé mon séjour avec l'organisme ISPA car 10 jours avant le départ, je ne savais toujours pas dans quel état j'étais et finalement je ne savais même pas si j'allais partir faute de famille d'accueil.

Connaissez vous un bon organisme pour les plus de 18 ans ?

Merci d'avance
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Immersion totale aux États-Unis avec Ispa?
Bonjour,

Je vais partir en Août aux Etats- Unis en immersion totale.

J'aurais voulu savoir si des personnes ont fait ce séjour avec cet organisme.

Est-ce que des personnes partent avec cet organisme en même temps que moi ?

Merci d'avance
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18 jours en solitaire aux Etats-Unis
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
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De Miami à New York, 23 jours dans l'Est
Après avoir parcouru des heures durant (la préparation du voyage est autant un plaisir que le voyage lui-même) des carnets de voyage qui m'ont fait rêver et donné bien des idées, je me lance à mon tour dans le récit de notre très beau voyage réalisé du 19 juillet au 10 août en famille (nous les parents et nos deux enfants de 17 et 11 ans). Durant ce périple nous sommes peu à peu remontés de Miami à New York et avons ainsi pu varier les plaisirs entre plages, nature et villes. C'était notre premier voyage aux Etats Unis et nous en revenons enchantés. Notre choix s'est porté sur l'Est, en fonction des désirs et envies de chacun d'entre nous : New York nous semblait une étape incontournable à tous, les enfants rêvaient de parcs d'attraction, de plages et de rencontres avec la faune, les parents des villes du Sud et de végétation exotique. Nous avons effectué le trajet en voiture, louée à Miami et rendue à Washington, puis en bus de Washington à New York. Nous avons donc pris un vol multi destination Paris-Miami puis New York- Paris. Nous avons choisi de remonter peu à peu vers le Nord car la location de la voiture de Miami à Washington coutait moins cher (dans une proportion non négligeable) dans ce sens que dans l'autre. Il existe assez peu de retour d'expérience sur les forums sur ce parcours, nous avons donc hésité longuement avant de finaliser la route et les étapes, en nous inspirant notamment de ce que nous avons trouvé sur les sites voyageforum.com, roadtrippin.fr, le forum de discussion du routard et le très riche site voyagerauxétatsunis.com

photo prise à Alexander Springs, au cours de notre périple floridien

Voici un aperçu de notre parcours qui reste sûrement perfectible, mais qui a eu le mérite de nous offrir un aperçu de lieux et paysages vraiment diversifiés et d'alterner temps plus intenses et moments plus cools. Au gré de nos étapes, nous sommes restés de une à six nuits dans le même endroit.

- jour 1: arrivée à Miami en soirée, nuit à l'hôtel près de l'aéroport - jour 2 : promenade à Miami Beach et Miami downtown, route vers Naples par la Tamiani Trail pour une étape de 3 nuits. - jour 3 et 4 : promenade, baignades, snorkeling et vélo autour de Naples, sortie vers les Everglades - jour 5 : route vers Orlando en musardant encore le long des plages avant de bifurquer au centre - jours 6 à 10 : séjour à Orlando au cours duquel nous visitons 3 parcs d'attraction (les 2 parcs Universal, Island of Aventures et Animal Kingdom), nous excursionnons du côté d'Ocala pour faire du canoé et tentons de faire quelques affaires dans les outlets. - jour 11 : départ pour Savannah en passant par la côte est et Saint Augustine. Soirée et nuit à Savannah - jour 12 : visite de Savannah le matin puis départ pour Charleston en faisant un détour par Beaufort. 2 nuits à Charleston - jour 13 : visite de la plantation Boone Hall le matin et promenade à Charleston - jour 14 : longue route vers le Nord pour atteindre le parc Shenandoah. Nuit à côté de Charlottesville. - jour 15 : randonnées et pique nique dans le parc de Shenandoah. Route vers Washington. 3 nuits à Washington - jours 16 et 17 : visite de Washington, le mall, certains monuments et musées, le quartier de Georgetown - jour 18 : départ pour New York en car. 5 nuits à New York - jours 19 à 23 : visites et ballades dans la Big Apple.

à Naples au coucher de soleil

Pour les aspects pratiques : - nous avons voyagé avec XL airways, pour l'intérêt du vol direct et le prix qui nous a semblé correct (vol réservé assez tôt, à l'automne). Les horaires sont intéressants car le départ à minuit de JFK à New York permet de bénéficier d'une dernière vraie journée de balade. Voyage qui s'est déroulé sans encombre mais au confort un peu minimal (vol A330, pas d'écran individuel mais des écrans collectifs de très mauvaise qualité au son un peu pourri... Prévoir plutôt ses tablettes si on veut se faire un film pendant le vol)

- nous avons loué la voiture avec Avis en utilisant un code promo trouvé sur le net. Le conjoint est inclus d'office en conducteur additionnel, et les assurances de base aussi. On avait réservé une catégorie berline de type ford fusion et on nous a donné une chevrolet Malibu qui nous a suffi pour caler 4 valises, une glacière et quelques sacs. Au guichet à l'aéroport de Miami la dame a un peu insisté pour nous refiler des assurances supplémentaires et un GPS mais on a tenu bon. On a pris en revanche l'option péage même si à vrai dire on n'a pas beaucoup circulé sur des autoroutes payantes. L'essence n'est pas chère à l'Est, nous faisions le plein pour environ 20 dollars, en payant en cash à la station (nous n'avons pas réussi la première fois à faire fonctionner notre carte parce qu'on nous demandait un code postal états uniens)

la Chevrolet devant la maison à Orlando

- pour la navigation j'avais téléchargé l'appli gratuite maps.me et les cartes des états que nous traversions, en notant par avance en signet nos adresses d'hébergement et certains lieux à visiter. Cela fonctionne hors connexion et nous a rendu beaucoup service en voiture, moins à pied. Parfois on faisait fonctionner aussi l'appli google.maps en connexion pour avoir des estimations plus justes des temps de parcours avec la prise en compte du trafic. On avait également acheté une carte du sud est des Etats Unis.

- en ce qui concerne la communication, nous avions tous les 4 un forfait free qui intègre les communications et internet à l'étranger. C'est parfait quand ça marche : aucun problème pour nos enfants qui ont un samsung et un i-phone, la galère pour nous les parents qui avons chacun un honor 5 C : celui-ci s'est connecté au réseau mobile environ 3 jours sur le séjour, seulement dans le secteur de Savannah et Charleston. Nous parlons très peu anglais mais avons réussi à nous débrouiller pour le nécessaire, aidés souvent par notre grand de 17 ans. Les gens sont prompts à parler et à rendre service, et nous ont souvent aidé de manière spontanée.

- la météo nous faisait un peu peur : en tant que Bretons on n'est pas vraiment habitué aux fortes chaleurs. Franchement, soit on est bien tombé, soit on résiste mieux qu'on ne le pensait. La chaleur et l'humidité, surtout ressenties en Floride et à Washington, ne nous ont pas empêchés de faire ce que l'on voulait. On a trouvé les températures très agréables à Savannah et Charleston et presque fraîches à New York (où il faut dire que nous avons eu une journée entière de pluie). Nous avons rencontré très peu d'orages, et c'était plutôt bref et amusant : on court s'abriter avec d'autres gens et on entame la conversation... On a sans doute eu de la chance en Floride car on a vu qu'après notre départ, il y a eu une tempête tropicale... mais ouf nous étions partis.

- nous avons réservé la plupart de nos nuits d'hôtel avec hotels-com et loué une maison à Orlando avec airbnb. Nous avons ainsi étalé peu à peu les dépenses au fil des mois avant de partir. Notre budget moyen par nuit à 4 a été de 126 euros, sachant que les nuitées les plus chères étaient à Washington et New York. Nous avions la plupart du temps le petit déjeuner et avons eu des hôtels souvent bien placés. Il faut dire que j'ai beaucoup écumé les sites, et suis restée à l'affut de l'évolution des prix. On a ainsi fait jouer plusieurs fois la garantie de prix offerte sur le site (qui permet de rembourser la différence si le prix baisse) ou modifié la réservation en prenant un logement mieux placé. Je ne suis pas mécontente d'avoir cherché notre hôtel sur New York le jour du Black Friday : certains hotels faisaient des rabais vraiment intéressants, ce qui nous a permis d'être très bien placés à Manhattan avec petit déjeuner pour 170 euros la nuit. Nous avons souvent eu des kitchenettes, ce qui nous a permis de manger à plusieurs reprises dans nos hébergements (pour changer un peu des burgers...)

- pour les repas, on a essayé d'être raisonnable et tourné à 4 autour de 50 euros / jour. Pour tenir ce prix on a fait peu de vrais restaurants (seulement 2) et souvent fait nos courses pour se préparer des piques niques et salades. On a particulièrement apprécié à Washington le Whole Foods Market, près de notre hôtel, une chaîne de supermarché qui propose notamment un bar à salade et plats cuisinés très bon et varié. Dans les Wallmart on trouve aussi des salades préparées tout à fait correctes. On s'est acheté une glacière dès nos premières courses à 5 dollars en polystyrène, qu'on chargeait chaque jour en glaçons (il y a des distributeurs dans tous les hôtels) dans des sachets congélation refermables. On a bien sûr testé quelques fast food et on a bien apprécié les chaînes Five Guys et Shake Shake...

- pour l'argent, on avait apporté quelques dollars mais on a surtout effectué des retraits sur place (nous avions souscrit quelque temps avant de partir un compte chez Hello Bank, qui nous permettait d'effectuer des retraits dans sa banque partenaire, la Bank of Amerika présente partout, sans aucun frais, au taux de change du jour).

Voilà pour cette longue liste de détails pratiques, j'espère que cela pourra en aider certains comme cela a pu nous aider au fil de nos recherches. A bientôt pour le récit du voyage au jour le jour...

la légende n'est pas nécessaire ici...
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Trois copines dix-huit jours à la découverte de l'Ouest américain
Difficile de commencer ce récit, cela marque la fin de ce voyage qui n’a pas durée 18 jours mais presque 2 ans Tout a commencé lorsqu’une amie qui partait visiter l’ouest américain en voyage organisé nous propose de se joindre à elle, 15 jours pour 1600€ cela rendait le rêve abordable, et plus le temps avance plus le prix du voyage augmente, les excursions se rajoutent. Je décide d’entreprendre quelques recherche et tombe sur voyage forum, à force de lecture de carnets de voyages, de conseils je découvre des lieux qui me font rêver et décide de me lancer dans la création d’un séjour qui nous ressemblera. Prévu pour 2011 au départ, nos situations professionnelles nous feront finalement déplacer ce séjour à septembre 2012 soit un an de plus pour préparer et rêver! Nous 2 amies Virginie et moi-même presque trentenaire, fan de séries télés, de shopping pas très sportives, plutôt citadines. Se rajoutera ensuite Audrey quelques années de moins et plus baroudeuse que nous.

J’espère que ce carnet pourra aider certains, après toute l’aide que j’ai reçu ici il me semblai juste de vous donner un aperçu de ce que nous avons découvert, de nos louper et nos réussites. Piètre photographes nous sommes équipées de Bridge et j’ai acheté un trépied pour l’occasion. Ce qui n’aura servi a rien car je l’ai oublié plusieurs fois, ou je n’avais pas pris la pièce qui servait d’y fixer l’appareil photo, ou de toute façon ne connaissant rien a la photo je laisse mon appareil faire les réglages pour moi bref pour le cou ce n’est pas avec mes photos que je vais pouvoir vous faire rêver….

Mercredi 29 aout : le trajet C’est le grand jour!!!!! Le réveil sonne à 4h45.… moi qui aime dormir c’est con! l’excitation est là je chante Joe Dassin à tue tête sous la douche « l’ameriiiiiiique l’ameriiiiiiique » 😎 Départ d’Orly il est 6h et nous sommes en pleine forme. Le vol pour Los Angeles se fera pas British Airways avec une escale à Londres Heathrow. Nous décollons à 8h10 comme prévu, et comme en-cas BA nous sert une sandwich au salami….. A 8h j’ai plutôt du mal. Nous atterrissons à Londres avec 8 minutes d’avance ce qui nous arrange car notre correspondance n’est que de 1h10. Nos bagages doivent suivirent automatiquement, nous aurons juste le temps de repasser les contrôles et de nous rendre a l’autre bout du terminal pour embarquer pour notre vol Londres/LA. C’était tout juste mais faisable. Petit fou rire car nos écouteurs ne fonctionnement pas et donc pas de son pour nos films, l’hôtesse nous expliquera juste que nous n’avons pas branché les écouteurs sur le bon port…. Ok boulet ca commence. Repas plutôt bon , service et confort pas mal , le voyage commence bien. Atterrissage à Los Angeles à 13h heure locale, et là l’étape plutôt relou : plus de 2h pour sortir de l’aéroport, longue file pour l’immigration. Enfin notre tour, l’agent super sympa, nous répondons aux questions habituelles, et hop tampon sur notre passeport c’est ok. Nous allons récupérer nos bagages, Virginie trouve sa valise de suite et avec Audrey nous attendons, attendons attendons…. Plus aucun bagage sur le tapis Bon ok 1h de transit à Londres c’était un peu juste je m’en doutais, je relativise et me dit que nos bagages arriveront surement plus tard à notre hôtel dans la journée, nous faisons le tour du tapis et nous trouvons nos bagages par terre!!!! OK nous venons de perdre 10 min, soulagement nous cherchons la sortie, et là surprise: il faut faire la queue pour sortir!!!! Encore 15 min d’attente et un nouveau passage devant les officiers pour déclarer que non nous n’apportons pas d’armes ni de nourriture et nous sortons enfin. Direction les navettes de loueurs de voitures, nous découvrons nos premiers palmiers! J’essaye d’allumer le gps pour qu’il trouve les satellites, au bout d’un certain temps il se met en échec… ok ne pas paniquer j’ai lu sur le forum que ca arrive ca prend du temps. Notre tour arrive chez Alamo, je m’étais bien préparé à refuser toutes les options qu’ils devaient me refiler, finalement aucune insistance, surprise Audrey pourra conduire sans surtaxe (elle a moins de 25 ans) ce qui est pas mal nous allons pouvoir nous relayer. J’ai quand même cédé à « Don » l’employé de chez Alamo qui nous jure que le plein chez eux nous revient moins cher qu’ailleurs bon allez on lui fait confiance (le con il nous a menti!!! 67 € le plein. En moyenne les autres nous sont revenus 10$ moins cher. 10$ de perdue à 3 sur la totalité du voyage et un budget bien plus élevé ce n’est finalement rien du tout.) Allez c’est parti nous allons chercher notre voiture dans la catégorie midsize SUV. J’appréhendais un peu ce passage, nous avons le choix entre des Ford escape et des Jeep (je ne me rappelle plus du model) nous nous enflammons sur une Jeep, une fois dedans je dis « c’est hors de question!!!!!!! » je n’ai conduit jusqu’ici que ma clio, et là je me retrouve au volant d’une voiture énorme avec un pare choc super carré bref pas très à l’aise et les fauteuils étaient un peu dur, pas mal de route nous attend, allons essayer la Ford, voiture de papy plus confortable, pleins d’options de gadget et un toit ouvrant bref nous ne sommes pas très aventurières sur ce coup là ce sera la Ford noir! Nous installons nous 2 gros sacs (Virginie et moi) la valise moyenne d’Audrey ainsi que nos bagages à main dans le coffre qui sera tout pile. J’avais quelques craintes sur la taille quand j’ai du choisir et faire la resa et finalement cela s’avèrera parfait pour nous trois.

Bref me voici soulagée, j’avais quelques craintes pour les vols et la voiture et finalement tout se passe bien Et le GPS trouve enfin un signal!!!! Allez en route pour l’hôtel, Ah le bonheur de conduire sur les routes américaines et en voiture automatiques!!!! Tout est super fluide et se fera super facilement et naturellement. Surprise nous passons par l’autoroute pour aller a l’hôtel, ah ok l’autoroute traversse la ville bon bah c’est parti, il n’y a que 5 voies ca va, sauf quand je vois un énoooooooooooorme camion nous doubler dans le retro j’ai juste sortie un « oh putain!!! » les filles l’ont vu nous doubler tout aussi scotché ah oui ils ne mentaient pas sur les dimension……

Nous arrivons à notre hôtel le travelodge Hollywood Sunset vermont une petite demie heure plus tard. Il fait super chaud, le gérant nous laisse choisir si nous voulons une chambre a l’étage ou en bas, nous restons quelques nuits et nous prenons l’étage (ca fait plus cliché) La chambre n’est pas immense (surtout une fois nos valises posées) mais c’est très correct et propre. La chambre Je n’avais rien prévu de particulier pour ce premier soir en fonction de l’heure et de nos états de fatigues peut être Hollywood boulevard et le Hollywood sign Apres une douche (aaaaaaaaaaaaaaah on se sent mieux) et quelques déballages nous nous mettons en route pour le Hollywood sign vers 18h. Les filles émettent quelques doutes sur mon gps et l’endroit ou il nous emmène, j’avais rentré tous les points à l’avance et ce sera parfait! 6282 innsdale drive point de vue parfait, le soleil commence à décliner et la fatigue s’envole d’un coup! Wahoo il est là avec son D Hollywoo nous prenons la pause, plusieurs fois, vérifions nos photos, reprenons la pause , d’autres personnes arrivent et nous prennent en photo (j’avais évidement oublier le trépied..) de gauche à droite: Moi Virginie et Audrey Nous marchons un peu histoire de nous balader dans le parc plus haut mais 10 mètres plus loin, une vue sur Los angeles et son nuage de pollution, une autre pause photo, nous décidons de repartir à la voiture. Nous croisons un type avec ses chiens les filles jouent avec les chiens (moi je m’en fou) bref le gars s’en va et là je percute!!! Notre première star : Allan Tudyck Bon ok probablement aucun d’entre vous ne le connait, il a joué dans Firefly, Serenity et Dollhouse (séries et film de Joss Whedon le créateur de Buffy entre autre) et comme nous sommes avec Virginie super fan de Buffy et Whedon hey bien nous avions déjà rencontré Allan lors d’une convention à Londres. Bref le type s’en va avec ses chiens et là je fait: mais c’est pas Allan Tudyck (mais comme je ne reconnais jamais personne et confond toujours tout le monde je doute de moi) mais Virginie va confirmer. Il ballade ses chiens nous l’avons déjà rencontré et avons déjà eu nos photos et autographes avec lui (geek) bref nous le laissons filer mais toute heureuse d’avoir croisé notre première célébrité enfin célébrité pour nous. Je pense que si nous avions pu croiser Hugh Jackman je ne l’aurai pas laisser filer comme ça!

Nous rentrons à l’hôtel, et allons manger à pied manger au Wendy Nous mangerons en terrasse et seront les seules dehors les américains préfèrent la clim… La fatigue arrive d’un coup nous rentrons nous coucher pour 21h épuisées mais tellement heureuse d’y être ENFIN.

Jeudi 30 aout: Los Angeles Réveil à 3h les filles pensent qu’il est 7h… finalement à 6h30 elles ne peuvent plus dormir je file donc sous la douche en me disant que nous pourront de cette façon gagner 1h sur notre programme. Pas du tout nous auront du mal a trouver un rythme ce matin, départ donc à 9H (comment vous expliquer que je bouillais intérieurement, et puis finalement je me suis détendue ce sont les vacances) le petit déjeuné assez simple pris à l’hôtel. Donc à 9h direction Hollywood boulevard assez proche de notre hôtel. Nous nous garons dans une rue adjacente et mettons 2$ dans le parcmètre pour rester 1H. Il fait déjà 37° à 9h30.… nous découvrons émue et légèrement hystériques nos premières étoiles! Prenons la pause devant celles importantes pour nous, nous rendons au Chinese Theater ou nous circulons au travers de la foule et là Vi se met a nous appeler en criant et sautillant: elle a trouvé les empreintes de Bruce Willis…. Elle est très fan de Bruce que nous appelons d’ailleurs par son prénom. Nous ferons le chemin retour vers la voiture sur l’autre trottoir, à l’ombre cette fois, mais un peu speed nous avons peur de dépasser le temps du parcmètre. 1h est peut être un peu juste pour la visite, cela nous a suffit mais nous n’avons pas pu rentrer dans les boutiques de souvenirs touristiques. Il y avait un peu de monde à cette heure mais cela restait supportable, nous sommes repassé quelques jours plus tard devant vers 14 et là c’était noir de monde! photo moustache....

Nous reprenons la voiture cette fois ci pour nous rendre sur un lieu de tournage de Glee sauf que cela n’était pas prévu et que le matin même Audrey nous a demandé d’aller voir le tournage ok pas de soucis, elle me dit donc c’est sur Brand avenue. Heu ok mais quel numéro? Pas d’autres infos? Los Angeles c’est grand… notre GPS nous a donc envoyé super loin limite à la sortie de la ville….. Finalement Audrey va réaliser: ah non regarde c’est Brand Avenue mais a Glendale. Nous trouverons finalement Brand Avenue mais elle n’arrivera pas a reconnaitre le lieu. Une heure de perdue sur les autoroutes. Un peu rageant surtout que plusieurs fois avant le départ j’avais demandé les lieux que chacune souhaitait voir afin de les intégrer dans l’itinéraire. Bon après tout nous sommes en vacances donc relax. Nous continuons donc vers caroll avenue pour trouver le manoir des sœurs Halliwell dans Charmed. Séance photo et hop nous remontons en voiture pour nous rendre cette fois ci à Torrance bien plus au sud. Là nous arrivons enfin devant le lycée de Torrance qui est celui ayant servi au tournage de Beverly hills mais surtout de Buffy! Il nous semble tout petit! Mais wahoooooo!! Nous faisons le tour je rentre dans la cour intérieur mais elle est masquée par une bâche car travaux, petit déception quand même. Nous nous rendons ensuite à 5 min de là devant la maison qui était celle de Buffy dans la série. Il faut de plus en plus chaud! L’heure est déjà bien avancé, nous continuons notre périple en voiture et remontons cette fois ci jusqu’à hermosa beach, ou l’air marin nous fait un bien fou!! Nous apercevons le pacifique, et les cabanes de sauveteurs et crions donc!!! Apres une pose devant « la maison de la plage » de la serie Beverly hills. Nous reprenons la voiture (encore) et allons à Venice beach. En chemin nous passons devant des maisons très sympathique à Hermosa il fait bon vivre ici. Nous évitons les parking payants et nous garons dans une petite rue un peu plus loin. Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur la promenade de bord de mer. Bon venice bah clairement nous n’avons pas aimé, c’est trop marginal pour nous, trop chelou. Nous nous installons dans un « restau » sur la ballade et les salades sont énormes!!!! Très bruyant rempli de touristes mais pas si mauvais. Nous quittons le restau vers 16h Nous passons par le skate park et là nous nous croyons vraiment dans 90210 Audrey se fait dragouiller par un skater qui nous dit de revenir le soir pour un happy hour. Mais bien sur…. Vu comment nous avons adoré l’après midi nous allons éviter de revenir le soir…… Passage devant muscle Beach ou un type bien trop bronzé avec un maillot de bain bien trop petit et trop orange nous fait des petits pas de danse…. Grand moment Retour à la voiture afin de prendre le plan et nous rendre aux canaux, très très jolis!!! Passage plutôt éclair, nous partons vers 17h direction santa Monica. Encore une fois une place dans la rue avec paramètre nous évitera de payer le parking. Nous nous installons sur la plage, profitons de cet fin d’après midi, et des températures plus agréables que celles de la journée. Il fait un peu plus plus frais nous allons finalement sur le santa Monica pier nous balader et faire un peu les boutiques, nous achetons chacune un chapeau de « cowboy » qui nous suivra pour le reste du séjour. Retour a l’hôtel avec un passage au KFC ou je commande entre autre un chocolate cake à 3,99$ je trouve ca cher pour un « muffin » sauf que ce n’est pas un muffin qu’ils me donnent mais un véritable gâteau pour 4 pers….. Retour à l’hôtel à 20h30 ou nous mangerons notre kfc sur nos lits bien fatiguées de notre journée.

Journée avec beaucoup de trajet en voiture pour nous rendre d’un lieu de tournage a un autre, mais les étapes Buffy étaient pour nous indispensable. J’avais prévu un peu de shopping sur la third street promenade à santa Monica, je pense que sans l’heure perdue le matin nous aurions pu être plus cool sur le timing.

Vendredi 31 aout : Los Angeles Ce matin lever a 6h30 pour un départ à 8h30.… nous progressons petit à petit sur notre temps de préparation.. Passage au supermarché d’a cote pour quelques courses. Nous nous rendons ensuite au 4616 Greenwood Place qui est l’adresse qui a servi d’extérieur pour les appartement de Melrose Place mais pour nous surtout l’extérieur de l’appartement de Giles (l’observateur de Buffy) arrêt photo et à 8h50 nous quittons ce lieu plutôt sympa pour nous rendre devant les studios Paramount. Petite photo devant la fameuse Paramount gate (pensée pour le film Hollywood) chez Giles À 9h20 nous nous dirigeons vers les studios universal. Spectacle de danse devant l’entrée par des « balayeurs » qui entrainent Audrey dans leur danse et qui suit plutôt bien leur chorégraphie! Grand show a l’américaine. Nous pénétrons dans le parc, Virginie se fait arrêter par un type pour répondre à un questionnaire qui va durer 2 minutes et en échange il nous offre un fast pass pour le tour des studios! Trop bonne opération! Nous filons donc vers le lower lot, et attaquons direct par la momie (2 minutes d’attente) attraction un peu courte à mon gout mais wahoo ca secoue. Ensuite direction transformer, ou là nous attendons 10min. GENIAL!! Mon dieu c’était trop bien fait!!! La 4D vraiment top!! A un moment je ne savais plus si l’écran bougeait ou si notre wagon avançait!! Vraiment bien fait! Bon n’ayant jamais vu les films dès qu’un transformer s’approchait j’avais peur et criait!! Virginie à donc pris les choses en main en me disant « les gris sont méchant ceux en couleurs sont gentils!! » ah ok ca aide a comprendre l’attraction en fait En sortant nous faisons la queue pour faire une photo avec Optimus Prime (un des transformer) et là le gars débarque dans un costume immense!! Nous en prenons vraiment plein la vue. Direction ensuite le jurassic park ou nous déposons nos sacs a la consigne pour 2$ au moins nos sacs resteront sec…. Contrairement à nous…. Nous sortons douchées!!!! L’attraction est vraiment sympa, et la descente finale terrible!!!! Et encore une fois a peine 10 min d’attente.

Direction ensuite Shrek que nous trouverons plutôt moyen (et puis l’attente dans la salle trop climatisée alors que nous sommes encore trempées)

À 12h30 nous commençons la queue pour les Simpson 30 min d’attente, vraiment top comme attractions, nous avons eu un peu mal au coup car beaucoup de choses se passent sur l’écran au dessus de nos têtes. La petite fille derrière moi se sera bien moquée de nous selon elle je ressemblais a un chat effrayé qui sautait partout.

Nous nous décidons pour aller manger sauf qu’en chemin nous rencontrons pleins de personnages avec qui nous allons faire des photos. Burger pas terrible mais bon nous sommes dans un parc nous ne nous attendions pas a de la haute gastronomie.

Direction ensuite le studio tour, ou grâce au pass obtenu par Virginie nous n’attendrons que 10 min au lieu des 50 affichées. Nous nous installons du cote gauche et ce fut un très bon choix. Honnêtement nous avons trouvé le tour plutôt moyen, le sont était très mauvais il était donc quasi impossible de comprendre ce que disait le guide. Par bonheur notre train à fait une pause de 5min juste en face de l’hôtel de ville de retour vers le futur. J’ai donc pu en profiter pour le mitrailler. Passage devant wistéria lane plus que décevant, nous apercevons uniquement 2 maisons (le tournage s’est arrêté ont-ils démonté tout le plateau???) ce qu'il reste de wisteria lane? Par contre le show king kong est vraiment top!! Wahoooo super impressionnant

En sortant nous nous dirigeons vers Waterworld pour le show de 16h plein de monde mais l’organisation vraiment top! La gestion de la foule est vraiment super! Nous nous retrouvons super bien installé vers le centre et 2 rangs derrière la wet zone (ouf car certains vont ressortir comme après 3 jurassic pars d’affilés) Encore une fois: wahoooo nan mais ils sont ouf ces américains!!!! Nous allons faire des photos avec les acteurs après le show et petit fou rire car en passant le bras derrière le grand méchant pour la photo j’ai naturellement sorti en anglais « oh merde vous êtes mouillé » bah son gilet était froid cela m’a surpris et lui m’a regardé et m’a répondu « of couuuuuuuuuuurse we are wet » cela a eu le mérite de le faire bien rire.

Nous allons ensuite flâner et faire les boutiques a la recherche de quelques souvenirs (je me suis offert un oscar: Best Me qui trône sur ma bibliothèque depuis mon retour)

Retour à l’hôtel ou nous nous habillons plus chaudement car ce soir concert gratuit sur la plage de santa Monica! Ce soir là nous avons vraiment galérer a trouver un place de parking! Finalement nous arrivons sur la plage et pas de concert….. Il a eu lieu la vielle…. Oui nous étions sur place la vieille et avons supposé qu’il s’agissait de répétitions…… Nous dinerons au Maria Del Sol au bout du pier, nous partageons une assiette énorme très sympa.

Journée super sympa et détente, peu de monde aux studios universal aucun regret donc de ne pas avoir pris le pass front of line.

la suite arrive bientôt. Et si l'un d'entre vous sais comment je peux réduire la taille des photos je prend!! je n'ai pas trouvé l'info dans la faq.
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De la Corse à l'Ouest américain en famille: 23 jours de bonheur!
Bonjour !

Inspirée et aidée par de nombreuses personnes du forum, je voulais partager notre premier roadtrip familial ! (et le début de nombreux autres, je l’espère!) En effet j’ai passé tellement de temps à lire tous vos carnets de voyages ou autres messages qu’il me paraissait inconcevable de ne pas partager notre expérience, si petite soit-elle. Et puis, depuis notre retour (d’ailleurs suis-je vraiment revenue ?) je me sens tellement nostalgique que narrer nos aventures me permet de prolonger le voyage, et aussi de le graver dans la pierre.

Alors les présentations :

Moi Sabrina, 41 ans, initiatrice, organisatrice, rédactrice un peu obsessionnelle... Lionel, mon amoureux, 45 ans, qui me suit les yeux fermés, sauf quand il conduit bien sûr ! Et nos 2 loulous : Hélio 12 ans et Adélie 10 ans, qui m’auront épatés pendant ces 3 semaines ! Ils se chamaillent beaucoup mais s’aiment beaucoup aussi, bien qu’ils ne veuillent pas se l’avouer... Nous vivons en Haute-Corse et de ce fait, avons l’habitude des randonnées en terrain accidenté. L’été dernier, en « vieux » couple que nous sommes, nous nous sommes enfin dits « oui »... Après avoir eu deux beaux enfants...

Je cherchais une destination pour notre voyage de noces, qui se déroulerait à 4 ! En effet, nous étions 3 ans auparavant, partis en amoureux 10 jours à NYC... On aime bien faire les choses de « travers », en quelque sorte un voyage de noces pré-nuptial ! 😉 Nous avons hésité... L’Islande, le Pérou, l’Ouest Américain, ou le Costa Rica, ou … Finalement, on se décide pour les USA ! On se dit que pour un premier roadtrip home made, cela sera plus facile et surtout que cela sera plus ludique pour nos 2 moustiques !

Tout s’enchaîne assez vite car quand bibi a une idée en tête et bien, elle l’a en tête... J’écume Internet, je lis beaucoup et comme conseillé, je prépare l’itinéraire avant de prendre les billets d’avion.

Le programme :

J1-28 juin : Vol Paris-San Francisco. J2-29 juin : San Francisco J3-30 juin : Les alentours de San Francisco J4-01 juillet : San Francisco J5-02 juillet : De San Francisco à Yosémite J6-03 juillet : Yosémite/Panorama Trail J7-04 juillet : Yosemite-Bridgeport via la Tioga Road+Mono Lake J8-05 juillet : Bridgeport-Death Valley via Bodie J9-06 juillet : Death Valley-Las Vegas J10-07 juillet : Las Vegas/Spectacle The Dream J11-08 juillet : Las Vegas-Zion J12-09 juillet : Zion/Observation Point-Bryce J13-10 juillet : Bryce/Navajo loop, Queen Garden-Torrey via l’UT12 J14-11 juillet : Torrey-Moab/Capitol Reef & Goblins Valley J15-12 juillet : Moab-Arches National Park & Mill Creek J16-13 juillet : Canyonlands-Arches/Windows Section J17-14 juillet : Moab à Monument Valley/Natural Bridges+Muley Point & Mocky Dugway J18-15 juillet : De Monument Valley à Page J19-16 juillet : Page/Lower Antelope Canyon-Horseshoe Bend J20-17 juillet : Page-Grand Canyon J21-18 juillet : Grand Canyon-Los Angeles (oups...) J22-19 juillet : Los Angeles-Universal Studios J23-20 Juillet : Los Angeles J24-21 juillet : Le départ et la conclusion

Les préparatifs :

Je m’inscris sur "algofly " et saute sur une promo au mois d’octobre en direct sur" United" : Environ 2.000 € pour nous 4, pour un Paris-San Francisco, Los Angeles-Paris du 28 juin au 21 juillet !!! Je trépigne ! Enfin du concret !!!

Le plus " compliqué " sera par contre le transport Bastia-Paris... Rien à moins de 1.000€, soit la moitié de la somme investie pour nous rendre outre-atlantique... Psychologiquement, je ne suis pas prête, je fulmine et je rage. Et je trouve une « solution »... Alors pour sûr cela sera moins cher mais plus long... Nous ferons : A l’aller : Vol Bastia-Lyon, nuit à Lyon où vit ma soeurette et le lendemain Ouigo jusqu’à Paris, et nuit à Paris où vit ma petite tantine ! Pour le retour, nous ferons un Ouigo Paris-Aix, nuit à Aix où vit ma belle-soeur et le lendemain vol Marseille-Bastia, où vit ...où nous vivons..

L’opération nous permet tout de même d’économiser près de 400€...

Ensuite s’enchaînent les réservations d’hôtels et de campings ! En effet, le blog de BonCampeur (Orionide), que je remercie au passage, nous a inspiré et décidé à sauter le pas. Nous casserons tout de même la tirelire dans quelques hôtels... Au Coventry Motor Inn à San Francisco car c’est la ville qui le veut, dans la Death Valley au Furnace Creek Ranch, à Las Vegas au Marriott Grand Château, à Dead Horse State Park pendant 2 nuits dans une yourte, le Red Cliff Lodges à Moab, et à Page au Best Western View. Pour les campings, les réservations ont été faites dès l’ouverture des ventes... Pour Zion, Bryce, le Grand Canyon, aucun problème, par contre pour Yosemite, j’ai dû batailler pour les 2 nuits. La 1ère nuit dans la vallée au Upper Pines Campground et la 2ème au Hodgdon Meadows Campground...Mon dieu, la bouffée de stress, pourtant je m’étais entraînée !!!

Et puis je me prends au jeu... Après les réservations, je me lance dans le programme un peu plus détaillé... Oh non je ne ferai pas de roadbook, c’est trop long et trop « rigide ». Et en fait j’en ferai un. Un gros classeur, qui nous sera utile, indispensable.

Pour ce voyage nous avons décidé de payer au fur et à mesure les logements, location de voiture et activités quand cela était possible afin d’étaler les dépenses. Du coup, je paie des frais bancaires quand les transactions sont en $. A cette époque 1€=1,05$, ce qui je pense gonflera bien la note par rapport à cet été où l’€ remonte... Ultérieurement, j’apprendrai que la Société Générale propose des forfaits mensuels qui permettent l'exonération des frais... 10€ pour un mois pour 6 opérations, 17,50€ en illimité... Finalement, sur place ne nous resteront à payer « que » quelques nuits d’hôtel, la nourriture, l’essence et les souvenirs...

Budget détaillé pour 4 personnes pour 23 nuits : A la louche environ 10.000€

Vol Paris-San Francisco/ Los Angeles-Paris : 1.979,16€ Hôtels et campings : 2.800€ Location Avis SUV standard sur le site irlandais : 820€ Visite Alcatraz : 126€ Navette Yosémite jusqu’à Glacier Point : 75€ Spectacle The dream à las Vegas : 512€ Visite Lower Antelope : 80€ Universal studios par Viator : 367€ Et tous les frais classiques afférents à l’ESTA, le Passeport...

Sur place nous dépenserons : Nourriture : 2.400€ Matériel camping : 117€ Essence : 370€ Et les souvenirs, visites...
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Quel parc d'attractions choisir à Orlando en Floride? (avec adolescents)
Bonjour à tous, Pendant les prochaines vacances de Février nous passerons 10 jours en Floride avec nos petits enfants de 14 et 12 ans. Nous souhaitons passer une journée entière dans un des parcs d'attractions d'Orlando mais le choix est tellement vaste que nous ne savons pour lequel opter... Pouvez-vous m'aider à faire le bon choix pour des ados ? Avez-vous réservé les billets à l'avance sur internet ? Merci beaucoup pour vos informations M Jo
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Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip
Bonjour à tous! Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain: - 3 semaines à Calgary avec échange de maisons. - 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie. - 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.

Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!

Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!

A bientôt.😉
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Voyage en Californie avec un petit enfant de 3 ans?
Bonsoir,

L'année prochaine nous désirons partir 3 semaines en californie, et aussi lontemps sans notre enfant ce n'est pas possible. Notre fille aura 3 ans à ce moment-là, et un tour en voiture sera trop long pour elle..

on compte donc rester 10 jours à San Francisco dont quelques excursions à Muir Woods, Napa valley et yellostone ensuite également 10 jours à LA... et je compte louer une voiture quelques jours..

simplement ma question, est-ce adapté pour un enfant de 3 ans ? décalage difficile? trop dangereux ? vol en avion trop long ?

merci pour vos réponses. Thomas
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Premier séjour à Miami en septembre 2011
Bonjour,

Voilà, ma copine et moi souhaitons partir à Miami au mois de septembre prochain (plutôt début) pour une durée de 10 nuits et j'ai plusieurs questions à vous poser pour bien préparer ce séjour :

Tout d'abord, nous souhaitons loger à l'hôtel "Ocean Reef hôtel" qui situe sur Collins Avenue à l'angle de la 12th, si quelqu'un connait... Nous avons choisi cet hôtel tout d'abord car il avait de bon avis (Tripadvisor, Venere...), aussi pour le prix, la situation et aussi car il possédait une cuisine, ce qui peux être pratique pour éviter de se ruiner dans les restos, qu'en pensez vous ? Quels sont les prix moyens des restos là bas ? (plus ou moins cher qu'en France ?)

Concernant les choses à voir là bas, nous avons fait une liste des choses à voir d'intéressant, pouvez-vous nous dire si cela vaut le coup de le faire : -Fort Lauderdale, Miami, Key West, Universal Studio, les Everglades, Star Island, Ocean Drive, Orlando... et aussi du shopping (Aventura Mall, Dolphin Mall, Sawgrass Mills...)... Et si nous avons oublier des choses, pouvez vous nous dire ce qu'il y a à faire d'autres...

Pour visiter toutes ces choses, nous souhaitons louer une voiture, quels sont vos bons plans (location sur place ? quel tarif ? combien de temps ?)

Voilà déjà beaucoup de questions (alors que nous en avons des milliards d'autres...), j'espère que vous allez nous éclairer concernant notre voyage là bas.

Merci d'avance pour vos réponses.

Arnaud :)
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Let's go West!
je m'étais promis de faire ce carnet une fois rentré. Et comme ça va faire un mois et demi que je suis rentré, je m'y mets. Je vais m'efforcer de mettre des infos pratiques quand j'en aurai, de choisir de belles photos pour me mettre au niveau des maitres en la matière sur ce forum et de ne pas trop m'étendre sur des longues discussions avec moi-même (je ne promets rien sur ces deux derniers points 🤪)

Commençons donc !

1- La genèse je me dois de commencer par remercier tous ceux qui ont contribué, parfois sans le savoir, à ce voyage. Ce forum a été une mine d'informations sans égale. C'est au travers de longues lectures de posts plus ou moins vieux, mais souvent passionnants que j'ai pu découvrir des lieux magiques comme yellow rock, choisir de passer beaucoup de temps sur escalante ou affiner des prévisions de budget. C'est grâce au forum enfin que, sur les conseils des anciens qui savent, j'ai fait l'acquisition de la sainte bible de l'ouest américain, le vénérable ouvrage que les initiés auquel je me flatte d'appartenir désormais désignent par ces quelques lettres : PTSW Sans vous donc ce voyage risquait de se résumer à une immersion constante au milieu des chenilles processionnaires. MERCI donc !

Revenons à l'origine de ce voyage, l'envie de revenir 15 ans après une première découverte sur ces lieux magiques. avec une différence notable, nous passons de 2 à 12 dont 6 enfants de 8 à 15 ans. les premières discussions pour préparer le voyage ont eu lieu un an et demi avant la date du départ et il fallait bien ça. la volonté était de revoir des lieux emblématiques, mais aussi de découvrir d'autres choses, loin des sentiers battus. Nous souhaitions également varier les approches (nature, roches, wildlife, villes, culture, sport) pour ne pas se lasser pendant les 5 semaines envisagées (surtout les ados !) Les dates nous étaient dictées par les vacances scolaires, ce serait donc entre mi-juillet et mi-aout
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Périple américain Lousianne - Texas - Nouvelle-Orléans: vos conseils?
Bonjour a tous forumeurs,

Je prépare mon périple aux états unis de 3 mois l'année prochaine (a partir de fin juin 2011), et je bloc un peu sur une partie: Lousianne et Texas, j'ai lu pas mal de post afin de glaner des infos, et fais des recherches sur le net, mais je voudrais des avis plus persos, vos experiences, vos impressions, notemment concernant la durée de cette étape, je ne voudrais pas qu'elle soit trop longue ou trop courte , et que l'on passe a coté de l'essentiel!

J'ai pensé a 10/15 jours pour relier la Nouvelle Orleans a Houston, en se baladant dans les environs des grandes villes, a ce sujet je n'ai pas trouvé grand chose a part Baton rouge, st Martinville, La Fayette, les plantations, les bayous, y'a t'il aussi de plus petites villes interressantes en Lousianne?

Nous pensons traverser le pays cajun pour rejoindre Houston, d'après ce que j'ai pu lire le Texas malgrès son attrait ne mérite pas trop de s'y attarder, mais aux alentours de Houston connaissez vous des coins sympas, des plus petites villes peut etre car Houston semble etre assez imposantes!! Pour info nous comptons nous déplacer si possible en bus. Merci a tous ceux qui prendrons le temps de me lire. A bientot!
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Cherche contacts sur Miami
Je désire partir sur Miami au mois de mars, dans un premier temps pour 3 mois en vu de m'y installer. J'aimerai également trouver une colocation. Je serai ravie de tous les conseils ou expériences que vous pourrez m'apporter. Merci d'avance.
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Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous, Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.

Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.

Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.

Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !

J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.

Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
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Grand Canyon, North Rim: accessibilité et paysages?
Bonjour à tous :) Premier message sur ce forum qui me sert tant (et si bien) depuis maintenant dix mois ! J'en appelle encore à vous pour une information bien précise !

Je vous explique : mi-juillet (2011), mon ami et moi allons passé une nuit au Grand Canyon, dans le cadre d'un "road-trip" dans l'Ouest. En effet, nous partirons au matin de Las Vegas pour arriver dans l'après-midi au GC (en voiture de location). Nuit au GC pour le coucher et lever de soleil. Nous repartirons dès le lendemain pour rejoindre Los Angeles. Via le site officiel du GC, il n'y avait plus de chambres disponibles pour ma date sur la South Rim. J'ai donc "couru" pour jeter un oeil à la North, et là BINGO, une place au GC Lodge North Rim. J'ai tout de suite réservé, heureuse de trouver une place (au pire, l'annulation existe).

Depuis je fouille, je fouille... et voici donc mes questions après toutes mes recherches : - la North Rim est-elle "réellement" beaucoup plus difficile d'accès que la South Rim ? (en tenant compte donc que j'arriverai de LV pour repartir vers LA) -temps de trajet, routes, etc.- - la North Rim nous offrira-t-elle quand même un dépaysement à la hauteur de la réputation du GC ? étant donné que la South est la plus visitée, je ne veux pas être "déçue" à l'arrivée :/

Ce sont des questions bêtes, mais je n'arrive pas à trouver une réponse concrète :/ je sais que j'ai fait un peu les choses à l'envers (réserver l'hotel avant de bien me renseigner sur tout) mais j'étais bien trop heureuse de trouver encore une place à deux mois seulement du voyage ! Je me suis dit qu'à choisir il valait mieux être à la North Rim à l'intérieur du parc, plutôt qu'à 1h de voiture à l'extérieur.

Désolée pour le pavé, j'ai essayé d'être la plus précise possible u_u Merci d'avance pour vos réponses, témoignages, conseils !!!! Sincèrement :)
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Combien de temps à Las Vegas?
Bonjour à tous ! Voilà ma question : Nous allons à Las Vegas(avec 2 ados) et je me demande combien de temps rester à Las Vegas ? J'ai prévu 2 nuits et donc 1 journée sur place , mais celà vous parait -il suffisant ? Je projette de visiter les hôtels et bénéficier des spectacles dans les rues . Si nous avons un peu de temps , nous ferons probablement des achats dans les outlets ... Merci de vos réponses , toujours très intéressantes . Je passe du temps sur ce site et j'apprends tous les jours beaucoup !!! Bizzzzzzzzzzzzz
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America the beautiful (partie 1 et suite)
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…

Mercredi 12 mai :

Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"

Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!



Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.

Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :

Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train



...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !

Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :



Vendredi 14 mai :

Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!



Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...



Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.



Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...





A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.



En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…

Samedi 15 Mai :

C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…



Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...



Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…







Une idée des distances





Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.





Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.





Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.



Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.



Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.

Dimanche 16 Mai :

Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.





Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel



puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis



nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…



Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.







Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...

10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos









...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes













...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…





Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux



Et voici ses œufs tout juste éclos....



Moi je dis chapeau l'artiste!!





35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…

Fin de cette première partie....
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