Je profite de mon 1000ème post sur ce forum pour remercier tous ceux qui m'ont aidés à préparer mon voyage en septembre 2008 et le prochain en juin 2009.
J'espère donner (alors certes pas autant que je reçois) autant que possible, et que mes conseils vous aident un peu dans votre projet de vacances dans cette belle contrée qu'est l'ouest américain.
Merci encore à tous, et c'est avec plaisir que je vais rencontrer certains d'entre vous lors de mon voyage à Las Vegas. Donc à bientôt IRL (In Real Life) à certains et à bientôt sur le forum en ligne à tous!
Pour mon 1000ème message, voici un petit instanné de mon voyage de l'été denier en INDE, Madhya Pradesh.
Gwalior, est souvent oubliée sur le parcours, et pourtant...
Voici un "copié-collé" de mon carnet, textes et illustrations réalisés sur place...
Lundi 15 août 2005
Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !
Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…
Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…
L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.
Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Lundi 15 août 2005Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !

Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…

Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…

L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.

Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Bonjour à tous, (et désolé pour la 1000ème question sur le sujet mais je n'arrive pas à trouver de réponse satisfaisante..)
Je compte partir en Asie du Sud-Est pour 5 à 6 semaines.
Pour faire simple : 1 semaine en Thaïlande, 1 semaine au Cambodge, puis 30 jours en Thaïlande.
Mes questions :
1- Je peux partir sans visa pour la Thaïlande ? (en tant que français, j'ai droit normalement à 30 jours sans visa)
2- Sachant que mon aller retour portera sur 5 semaines, pourrai-je embarquer pour la Thaïlande, sachant que j'aurai en main mon billet A/R pour le Cambodge ?
3- Pour combien de temps pourrai-je rentrer en Thaïlande ensuite avant de prendre mon vol retour pour la France ? A quel prix ? Dans quelles conditions ?
4- Serait-il préférable de prendre un visa 60 jours dans mon cas ? ou un multi-entrée ?
J'ai déjà lu énormément de choses sur le sujet, mais je ne trouve jamais les mêmes infos, si quelqu'un connait bien les règlements (ou a fait un voyage similaire), ce serait génial !
Merci par avance pour votre aide !
Je compte partir en Asie du Sud-Est pour 5 à 6 semaines.
Pour faire simple : 1 semaine en Thaïlande, 1 semaine au Cambodge, puis 30 jours en Thaïlande.
Mes questions :
1- Je peux partir sans visa pour la Thaïlande ? (en tant que français, j'ai droit normalement à 30 jours sans visa)
2- Sachant que mon aller retour portera sur 5 semaines, pourrai-je embarquer pour la Thaïlande, sachant que j'aurai en main mon billet A/R pour le Cambodge ?
3- Pour combien de temps pourrai-je rentrer en Thaïlande ensuite avant de prendre mon vol retour pour la France ? A quel prix ? Dans quelles conditions ?
4- Serait-il préférable de prendre un visa 60 jours dans mon cas ? ou un multi-entrée ?
J'ai déjà lu énormément de choses sur le sujet, mais je ne trouve jamais les mêmes infos, si quelqu'un connait bien les règlements (ou a fait un voyage similaire), ce serait génial !
Merci par avance pour votre aide !
Bonjour à tous les voyageurs,
Alors je sais que c’est le 1000ème post mais, c’est affolant comment les contradictions sont présentes.
Ma tendre et moi allons au Japon le 30 avril 2013, pour 15 jours effectifs (Bruxelles dép 30/04 arrivé à Osaka le 01/05--retour Tokyo le 15/05->Bruxelles 15/05) Voici le cadre, J, on est trop content !!!!
Donc objectif est d’en profiter à max, pour deux semaines, on a fixé par tête environ 1.500 EUR sur place (billet à 600Eur non compté)
Le voyage est +- moins prévu comme suit mais comme on n’est pas du genre à tout planifier à l’avance car notre esprit d’aventurier des temps modernes nous mènera là où comme d’habitude nous n’avions pas prévu d’aller J.
1/05->04-05 Osaka (festival de bouffeJ) moi perso je resterai là-bas 2 semaines hihi mais bon…
04/05->07 ou 08/05 Kyoto
07 ou 08/05->15/05 Tokyo
Mes questions sont les suivantes sachant qu’on va être parés à ne pas se laisser surprendre par les prix (1500Eur/2semaines, ça devrait le faire pour être bien!)
1) Pour un tel séjour, railpass/or not rail pass ? notre voyage en train uniquement sera de l’ordre de +- 230 Eur, suivant les trajets en train d’Osaka vers Kyoto et puis vers Tokyo
2) J’ai vu plein de rail pass différents par zone ( !?) lequel serait le bon pour nous ?
3) Le raill pass donne-t-il accès au métro d’Osaka-Kyoto et Tokyo sans limite? Si c’est le cas, alors la question ne se pose même pas, on le prendra ! (parlant du rail pass de 2semaines sachant qu’on fera minimum 3 à 4 trajets métro/jours la note montera vite au-dessus des 350eur du pass de 2 semaines)
4) Si le point 3 est à jeter à la poubelle, car ce serait trop bien, alors quelle serait la formule idéale, sans prise de tête pour voyager comme on l’entend dans tout Tokyo et le prix par jour/semaine de ce pass s’il existe.
1000 Mercis, on est tout excités à l’idée de passer notre séjour à découvrir ce pays qui, sur papier, (et pas seulement, j’espère) est magnifique !!!!!!!
Heu, une question un peu bateau, mais comment doit-on dire que l’on ne veut pas de porc, pas de mouton et pas de lapin dans un resto?
En tout cas tout grand merci pour vos réponses et tout et tout et tout !!!!
Le Tune
Alors je sais que c’est le 1000ème post mais, c’est affolant comment les contradictions sont présentes.
Ma tendre et moi allons au Japon le 30 avril 2013, pour 15 jours effectifs (Bruxelles dép 30/04 arrivé à Osaka le 01/05--retour Tokyo le 15/05->Bruxelles 15/05) Voici le cadre, J, on est trop content !!!!
Donc objectif est d’en profiter à max, pour deux semaines, on a fixé par tête environ 1.500 EUR sur place (billet à 600Eur non compté)
Le voyage est +- moins prévu comme suit mais comme on n’est pas du genre à tout planifier à l’avance car notre esprit d’aventurier des temps modernes nous mènera là où comme d’habitude nous n’avions pas prévu d’aller J.
1/05->04-05 Osaka (festival de bouffeJ) moi perso je resterai là-bas 2 semaines hihi mais bon…
04/05->07 ou 08/05 Kyoto
07 ou 08/05->15/05 Tokyo
Mes questions sont les suivantes sachant qu’on va être parés à ne pas se laisser surprendre par les prix (1500Eur/2semaines, ça devrait le faire pour être bien!)
1) Pour un tel séjour, railpass/or not rail pass ? notre voyage en train uniquement sera de l’ordre de +- 230 Eur, suivant les trajets en train d’Osaka vers Kyoto et puis vers Tokyo
2) J’ai vu plein de rail pass différents par zone ( !?) lequel serait le bon pour nous ?
3) Le raill pass donne-t-il accès au métro d’Osaka-Kyoto et Tokyo sans limite? Si c’est le cas, alors la question ne se pose même pas, on le prendra ! (parlant du rail pass de 2semaines sachant qu’on fera minimum 3 à 4 trajets métro/jours la note montera vite au-dessus des 350eur du pass de 2 semaines)
4) Si le point 3 est à jeter à la poubelle, car ce serait trop bien, alors quelle serait la formule idéale, sans prise de tête pour voyager comme on l’entend dans tout Tokyo et le prix par jour/semaine de ce pass s’il existe.
1000 Mercis, on est tout excités à l’idée de passer notre séjour à découvrir ce pays qui, sur papier, (et pas seulement, j’espère) est magnifique !!!!!!!
Heu, une question un peu bateau, mais comment doit-on dire que l’on ne veut pas de porc, pas de mouton et pas de lapin dans un resto?
En tout cas tout grand merci pour vos réponses et tout et tout et tout !!!!
Le Tune
Hello a tous,
Sa vas faire plusieurs heures que mon compteur est stoppé à 999 posts, je me suis demandé longtemp qu'elle serait mon 1000ème post, je voulais qu'il me reflète le plus possible et qu'il prouve aussi l'amour que je porte a ce forum, alors voila comme ce projet vas m'accompagner pendant plusieurs année, je l'explique:
Un ptit tour du monde en 1 an et des pousière sur les rivière, lacs et mer interieurs ...,
D'ouest en est, de paris a paris en somme, via la seine, le danube, la mer noire, la cspienne, l'Amou Daria, l'INdus, le gange, le Mekong, Le yang tze, le snac, le missourie, le mississipie, les grand lac, le St Laurent, le grand canal en Irlande, la tamise et la seine ... !!!
Bon alors comment je fait quand il n'yas pas d'eau et bien je tire mon kayak avec mon vélo ...
Sa fait longtemps que j'y pense que je teste sa possibilité de réalisation et a force de vous lires tous bas voila je me lance, je vie mon aventure ...
Inutile de vous dire que je le fait en autonomie, sans assistance et dans l'optique des premier grimpeur anglais "by fair Means" (utilisant des moyen elegent/ecologique)
Voili voilou, vous en penser quoi, allez y déchainez vous, faut bien que je me prépare aux réflexions des gens qui me diront, pfuu c'est po possible ton truc ...
Je cherche donc toute infos sur les débit a différentes saison des eaux dont j'ai parlé plus haut et de tous autres conseil (sauf laisse tombé, c'est une phrase que je ne comprend pas ...), merci d'avance a tous
Biz a toutes et tous ...
Philobate
Sa vas faire plusieurs heures que mon compteur est stoppé à 999 posts, je me suis demandé longtemp qu'elle serait mon 1000ème post, je voulais qu'il me reflète le plus possible et qu'il prouve aussi l'amour que je porte a ce forum, alors voila comme ce projet vas m'accompagner pendant plusieurs année, je l'explique:
Un ptit tour du monde en 1 an et des pousière sur les rivière, lacs et mer interieurs ...,
D'ouest en est, de paris a paris en somme, via la seine, le danube, la mer noire, la cspienne, l'Amou Daria, l'INdus, le gange, le Mekong, Le yang tze, le snac, le missourie, le mississipie, les grand lac, le St Laurent, le grand canal en Irlande, la tamise et la seine ... !!!
Bon alors comment je fait quand il n'yas pas d'eau et bien je tire mon kayak avec mon vélo ...
Sa fait longtemps que j'y pense que je teste sa possibilité de réalisation et a force de vous lires tous bas voila je me lance, je vie mon aventure ...
Inutile de vous dire que je le fait en autonomie, sans assistance et dans l'optique des premier grimpeur anglais "by fair Means" (utilisant des moyen elegent/ecologique)
Voili voilou, vous en penser quoi, allez y déchainez vous, faut bien que je me prépare aux réflexions des gens qui me diront, pfuu c'est po possible ton truc ...
Je cherche donc toute infos sur les débit a différentes saison des eaux dont j'ai parlé plus haut et de tous autres conseil (sauf laisse tombé, c'est une phrase que je ne comprend pas ...), merci d'avance a tous
Biz a toutes et tous ...
Philobate
Bonjour,
Je souhaiterai me faire tatouer deux citations en tibétain mais il est très compliquer de trouver des traductions pour une phrases donc si quelqu'un pouvait m'aider je l'en remercie d'avance
Voici les deux phrases choisies :
- Si tu arrives au sommet de la montagne, continue de grimper.
- La maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l'essentiel.
Je vous souhaite a tous une bonne journée
Pauline
Bonjour,
Je sais que la question a été posée mille fois , mais c'est vrai que je n'y comprend rien au sujet des entées et sorties.
Alors pour être précis, Je voudrais aller passer 3 semaines en Thailande , puis aller 2 ou 3 semaines au Laos puis revenir un peu en Thailande
La question est la suivante combien de temps sans visa pourrai je rester en Thailande la 2° fois ? une semaine ou un mois ?
Merci
Salut
Voilà, c'est décidé, le départ de Séte / Nador devrait se faire début septembre. J'envisage de descendre le pays par l'Est jusqu'au Sud et remonter par le centre en évitant les grands villes. J'ai cependant quelques infos à vous demander. 1/ moustiques ou pas moustiques ? 2/ facilité de se ravitailler en eau ou pas ? 3/ matériel à l'abri sous tente lors de bivouac en cas de vol ou pas ? 4/ carte michelin au 800/1000ème suffisante ou pas ?
Voilà, c'est décidé, le départ de Séte / Nador devrait se faire début septembre. J'envisage de descendre le pays par l'Est jusqu'au Sud et remonter par le centre en évitant les grands villes. J'ai cependant quelques infos à vous demander. 1/ moustiques ou pas moustiques ? 2/ facilité de se ravitailler en eau ou pas ? 3/ matériel à l'abri sous tente lors de bivouac en cas de vol ou pas ? 4/ carte michelin au 800/1000ème suffisante ou pas ?
Il abritera plus de 100 000 animaux marins de 800 espèces différentes.
Lire la suite...
Bonjour à tous,
Nous partons trois semaines en Namibie, du 2 au 23 août.
Après avoir parcouru les forums et les itinéraires des TO, voici où nous en sommes :
2/8 : arrivée à Windhoek + nuit 3/8 : départ pour Mariental + nuit 4/8 : départ pour Keetmanshoop + nuit 5/8 : départ pour Ais-Ais (randonnée dans le Fish River Canyon) + nuit 6/8 : départ pour Aus (via Rosh Pinah) + nuit 7/8 : départ pour Sesriem + nuit 8/8 : visite de Sossusvlei + nuit à Sesriem 9/8 : départ pour Swakopmund + nuit 10/8 : visite et activités + nuit à Swakopmund 11/8 : départ pour Brandberg + nuit 12/8 : départ pour Twyfelfontein +nuit 13/8 : départ pour Purros + nuit 14/8 : départ pour Opuwo + nuit 15/8 : ? 16/8 : départ pour Epupa Falls + nuit 17/8 : Epupa Falls + nuit 18/8 : départ pour Etosha + nuit à Halali 19/8 : visite d’Etosha + nuit à Namutoni 20/8 : visite d’Etosha + nuit à Okaukuejo 21/8 : départ pour Warberg + nuit 22/8 : départ pour Windhoek + nuit 23/8 : départ pour Paris
Un flou demeure autour des 13, 14 et 15. Purros ou pas ? Une nuit de plus à Opuwo ? Plus de temps à Brandberg/Twyfelfontein ? Où conseilleriez-vous de passer une nuit supplémentaire ?
Désolé d'être la 1000ème personne à soumettre son itinéraire, mais c'est si difficile de se décider... D'avance, merci à tous pour vos conseils et remarques !! Bonne journée.
2/8 : arrivée à Windhoek + nuit 3/8 : départ pour Mariental + nuit 4/8 : départ pour Keetmanshoop + nuit 5/8 : départ pour Ais-Ais (randonnée dans le Fish River Canyon) + nuit 6/8 : départ pour Aus (via Rosh Pinah) + nuit 7/8 : départ pour Sesriem + nuit 8/8 : visite de Sossusvlei + nuit à Sesriem 9/8 : départ pour Swakopmund + nuit 10/8 : visite et activités + nuit à Swakopmund 11/8 : départ pour Brandberg + nuit 12/8 : départ pour Twyfelfontein +nuit 13/8 : départ pour Purros + nuit 14/8 : départ pour Opuwo + nuit 15/8 : ? 16/8 : départ pour Epupa Falls + nuit 17/8 : Epupa Falls + nuit 18/8 : départ pour Etosha + nuit à Halali 19/8 : visite d’Etosha + nuit à Namutoni 20/8 : visite d’Etosha + nuit à Okaukuejo 21/8 : départ pour Warberg + nuit 22/8 : départ pour Windhoek + nuit 23/8 : départ pour Paris
Un flou demeure autour des 13, 14 et 15. Purros ou pas ? Une nuit de plus à Opuwo ? Plus de temps à Brandberg/Twyfelfontein ? Où conseilleriez-vous de passer une nuit supplémentaire ?
Désolé d'être la 1000ème personne à soumettre son itinéraire, mais c'est si difficile de se décider... D'avance, merci à tous pour vos conseils et remarques !! Bonne journée.
je suis française et je vais aller m'installer en suisse. L'assurance de ma voiture ne me couvre que pour les 3 premiers mois après le début de mon contrat. il va donc que je fasse immatriculer ma voiture en suisse. Quelqu'un s'est-il déjà retrouvé dans cette situation ?
j'ai cherché sur internet. aparament il faut refaire un controle technique (Sfr. 130) et les papiers d'immatriculation coûtent Sfr. 45). Est-ce que ce sont les seuls frais et seules démarches ??
A partir d'avril 2008 il semblerai que British Airways (et d'autres probablement) pourront opérer des vols directs depuis Paris vers les Etats-Unis, chose impensable aujourd'hui, une escale à Londres étant obligatoire. Il en est de même pour Air France qui pourrait opérer depuis Londres.
Pouvez vous me confirmer cette info ?
Salut Simba, 
Félicitation! Je bois un verre à ta santé. Comme j'ai vu, tu as dépassé le millième message.
Je te souhaite encore de nombreux voyages et découvertes.
Merci pour tes messages et tes belles photos. Grâce à toi ainsi que les amis de VF, je découvre beaucoup de lieu que je ne connais pas .
A ta santé!
Bisous et à bientôt😏

Félicitation! Je bois un verre à ta santé. Comme j'ai vu, tu as dépassé le millième message.
Je te souhaite encore de nombreux voyages et découvertes.
Merci pour tes messages et tes belles photos. Grâce à toi ainsi que les amis de VF, je découvre beaucoup de lieu que je ne connais pas .
A ta santé!
Bisous et à bientôt😏
Bonjour :),
Nous sommes 3 amis qui souhaiterai faire une rando-bivouac dans le Vercors, qu'on nous a vendu comme magnifique.
J'ai entendu dire qu'il valait mieux prévoir son coup, car les points d'eau se font un peu rare en été. Du coup je me tourne vers vous: auriez-vous quelques pistes pour l'itinéraire à choisir, les points de départ/arrivé ou les incontournables?
Quelques infos: - En Août - 3 ou 4 jours - 3 jeunes hommes plutôt en bonne forme - on vise un maximum de nature sauvage - bivouac si possible - en boucle si possible - dans l'idéal plutôt dans le sud du Vercors mais ce n'est pas la priorité (on partirai d'Ardèche initialement, pour rejoindre le Vercors en voiture)
Merci d'avance à ceux qui prendrons le temps de nous répondre! Paul.
Nous sommes 3 amis qui souhaiterai faire une rando-bivouac dans le Vercors, qu'on nous a vendu comme magnifique.
J'ai entendu dire qu'il valait mieux prévoir son coup, car les points d'eau se font un peu rare en été. Du coup je me tourne vers vous: auriez-vous quelques pistes pour l'itinéraire à choisir, les points de départ/arrivé ou les incontournables?
Quelques infos: - En Août - 3 ou 4 jours - 3 jeunes hommes plutôt en bonne forme - on vise un maximum de nature sauvage - bivouac si possible - en boucle si possible - dans l'idéal plutôt dans le sud du Vercors mais ce n'est pas la priorité (on partirai d'Ardèche initialement, pour rejoindre le Vercors en voiture)
Merci d'avance à ceux qui prendrons le temps de nous répondre! Paul.
Bonsoir,
J'ai comme souhait d'effectuer une randonnée itinérante d'une grosse semaine, en France, début juillet. J'aimerais faire cette rando en mode bivouac plutôt vers le sud de la France pour la douceur du climat mais je suis aussi ouvert vers d'autres régions , j'aimerais trouver un endroit: une riviere, un lac ou d'autres points d'eaux pour me laver tous les soirs, ce point la peut paraître saugrenu mais je ne supporte pas ne pas me laver autrement qu'avec de l'eau.
J'ai comme souhait d'effectuer une randonnée itinérante d'une grosse semaine, en France, début juillet. J'aimerais faire cette rando en mode bivouac plutôt vers le sud de la France pour la douceur du climat mais je suis aussi ouvert vers d'autres régions , j'aimerais trouver un endroit: une riviere, un lac ou d'autres points d'eaux pour me laver tous les soirs, ce point la peut paraître saugrenu mais je ne supporte pas ne pas me laver autrement qu'avec de l'eau.
Quelques notes après un séjour d'une semaine à Majorque, du 23 au 30 Janvier 2012 :
- Pas trouvé de vol pratique et pas cher à partir de Nancy : nous sommes finalement passé par Zürich : vol direct de Swiss sur Palma (GoVoyage). Au retour, nous avions prévu de faire Palma-Madrid sur SpanAir, puis Madrid-Zürich sur Swiss. Mais SpanAir a fait faillite le 27 Janvier, et tous les vols ont été annulés. Nous avons été pris en charge par Swiss - sans frais - et placés sur un vol direct Palma-Zürich. Excellentes prestations de Swiss et de GoVoyage. Noter que le parking à Zürich n'est pas vraiment bon marché... Mais la route entre Nancy et Zürich se fait très bien, bien mieux que le trajet Nancy-Paris...
- Absolument personne à l'aéroport de Palma. Aucun touriste, ou presque.
- Location de voiture : nous avions réservé chez Goldstar (37 € la semaine : imbattable !) mais nous avons découvert à l'arrivée que nous devions acheter un plein d'essence - au tarif du loueur, soit plus de 90 €, non remboursable au cas où nous n'utiliserions pas tout le plein. C'est la première fois que je vois cette pratique. Nous avons finalement loué chez Avis (112 € la semaine, plus l'essence consommée, soit 20 €).
- à Palma, tous les hôtels à prix raisonnables recommandés par LGR étaient fermés. Nous avons passé 2 nuits à l'hôtel Born, en plein centre historique. L'hôtel était presque vide. Superbe ! Et à pied d'oeuvre pour la visite des quartiers historiques.
- à Palma, resto Tast, à côté de l'hôtel. Une excellente adresse, fréquentée par les locaux : une référence !
- 3 nuits au monastère de Lluc, un endroit de rêve - surtout qu'il n'y avait pratiquement personne en semaine (attention : tout était réservé pour le week-end). Une chambre simple, mais parfaite, avec sdb et vue sur l'entrée. Il faisait un peu frais à l'arrivée, et on doit faire son lit soi-même, mais pour 34€, on ne va pas chipoter... Le seul ennui est qu'un seul des 3 restaurants était ouvert le soir : le restau du monastère. Nourriture beaucoup trop abondante (un plat pour deux suffit largement), mais de qualité très médiocre.
- Soller : un très joli petit village. Nous y avons diné (pas facile de trouver un restau ouvert...). Sur la place de la Constitucio. Excellent.
- 2 balades à pied à partir de Lluc : la "Volta a sa Moleta de Binifaldo" et la "Pujada al puig des Tossals Verds". Descriptifs donnés par le Centre d'information de Lluc (tout neuf, et qui qui mérite la visite). Il est conseillé d'acheter la carte au 25/1000ème vendue à la boutique de Lluc. Très belles balades.
- 2 nuits à Port Pollença (Pension Bellavista. Très sympa).
- Pollença est également un village sympa. Excellent repas au restau La Fonda.
- 2 excellents repas à Port Pollença, au Celler La Parra (Carrer Loan XXIII, 84).
- Il ne faisait pas vraiment chaud, à cette période, et le temps s'est même fortement dégradé les 28 et 29 : il a neigé sur les montagnes. Mais, finalement, nous avons eu l'occasion de voir une ile superbe, avec de belles montagnes très escarpées, et une nature très bien protégée. L'absence totale de touristes était fort agréable - avec l'inconvénient que de nombreux hotels et restaurants sont alors fermés (mais il en reste suffisamment...).
En 2010, c'est le 1000e aniversaire du premier royaume du vietnam, dont la capitale etait a Hoa Lu, a 120 km au sud de Hanoi, en plein dans la celebre -et magique- "Baie d'Along terrestre". De gigantesques fetes sont prevues, details inconnus pour l'instant. Ce qui est sur, c'est qu'il sera dur de trouver un hotel libre a Hanoi, et impossible dans toute la region de Ninh Binh. Donc, we will keep you informed !
Bonjour,
je suis étudiante et je passe actuellement 2 mois à St Paul, MN, dans une famille. Fin Aout/ début Septembre, je compte partir pour San Francisco, puis Los Angeles, Miami et New York. Je sais juste que je repars de New York le 22 Septembre et que je compte y passer au minimum 1 semaine car j'ai une amie là bas et que je pense qu'1 semaine n'est pas de trop pour visiter !!
Pour mes trajets, je les ferai en avion, j'ai commencé à regarder et pour chaque vol, j'en ai pour entre 40 et 80 euros TTC ce qui est raisonnable pour limiter les pertes de temps en trajet.
Pour l'hébergement, j'ai pensé au surf couching (il faut que je commence à prendre contact avec des gens pour ça) et sinon auberge de jeunesse ou hôtel bon marché si j'en trouve. Je suis seule alors ce n'est pas toujours facile de trouver des hôtels suffisamment bon marchés quand on n'a personne pour diviser le prix ...
je n'ai pas de budget à proprement parler, j'ai mis pas mal de côté ces dernières années et de toutes façons, je sais que cela va me coûter cher... je ne veux pas me dire que je vais compter au centime près mes dépenses mais je compte bien profiter des opportunités pour dépenser le moins c'est évident, je ne suis qu'étudiante !
Bref, ce qui me pose problème, c'est le découpage de mon mois. Et c'est là que j'ai besoin de votre aide, à vous qui avez déjà voyagé dans ces villes... Voila comme je ne disais j'ai juste mon billet de retour qui me fait partir de NYC le 22 Septembre. Sachant que je veux y passer au moins une semaine, ca me ramène au 14 Septembre a peu près.
Je suis actuellement à St Paul (minneapolis si ça vous parle plus !) et je compte donc passer quelques jours à San Francisco, Los Angeles et Miami avant de me rendre à NYC. Mais combien de jours passer dans chaque ville ? je ne compte pas louer de voiture, j'ai vu que la plupart du temps il y a des lignes de métro, de bus... et en tant que parisienne, même si ce n'est pas aussi au point qu'en France (je ne connais pas ce n'est qu'une hypothèse), je pense que ça me suffira. J'ai 23 ans alors je ne veux pas avoir à payer des surplus et me retrouver avec des frais beaucoup trop importants. J'ai déjà des idées de ce que je veux visiter mais je verrai bien après mon découpage comment organiser tout ça. Ah autre question, je pensais passer par philadelphie (d'autant que les vols les moins chers y font escale!), juste y dormir une nuit, que me conseillez vous de voir absolument la bas ?
Ne me dites pas que c'est un peu tard pour tout organiser, je sais que beaucoup sur le forum planifient leur voyage 1 an à l'avance mais voila, je suis jeune, seule donc sans contrainte pour faire les choix que je veux pour mon séjour, et sans budget vraiment fixe (même s'il doit rester raisonnable of course!) alors je pense qu'en 1 mois je devrais m'en sortir pour planifier quelques visites :)
Bref j'ai besoin de votre avis pour savoir combien de temps passer à droite à gauche. Plage, musées, shopping, bref des vacances d'étudiante quoi, mais qui aurait besoin d'un petit coup de pouce sur ce coup là car même en fouinant tous les jours sur le forum, je n'arrive pas à me décider ...
Merci d'avance !!
je suis étudiante et je passe actuellement 2 mois à St Paul, MN, dans une famille. Fin Aout/ début Septembre, je compte partir pour San Francisco, puis Los Angeles, Miami et New York. Je sais juste que je repars de New York le 22 Septembre et que je compte y passer au minimum 1 semaine car j'ai une amie là bas et que je pense qu'1 semaine n'est pas de trop pour visiter !!
Pour mes trajets, je les ferai en avion, j'ai commencé à regarder et pour chaque vol, j'en ai pour entre 40 et 80 euros TTC ce qui est raisonnable pour limiter les pertes de temps en trajet.
Pour l'hébergement, j'ai pensé au surf couching (il faut que je commence à prendre contact avec des gens pour ça) et sinon auberge de jeunesse ou hôtel bon marché si j'en trouve. Je suis seule alors ce n'est pas toujours facile de trouver des hôtels suffisamment bon marchés quand on n'a personne pour diviser le prix ...
je n'ai pas de budget à proprement parler, j'ai mis pas mal de côté ces dernières années et de toutes façons, je sais que cela va me coûter cher... je ne veux pas me dire que je vais compter au centime près mes dépenses mais je compte bien profiter des opportunités pour dépenser le moins c'est évident, je ne suis qu'étudiante !
Bref, ce qui me pose problème, c'est le découpage de mon mois. Et c'est là que j'ai besoin de votre aide, à vous qui avez déjà voyagé dans ces villes... Voila comme je ne disais j'ai juste mon billet de retour qui me fait partir de NYC le 22 Septembre. Sachant que je veux y passer au moins une semaine, ca me ramène au 14 Septembre a peu près.
Je suis actuellement à St Paul (minneapolis si ça vous parle plus !) et je compte donc passer quelques jours à San Francisco, Los Angeles et Miami avant de me rendre à NYC. Mais combien de jours passer dans chaque ville ? je ne compte pas louer de voiture, j'ai vu que la plupart du temps il y a des lignes de métro, de bus... et en tant que parisienne, même si ce n'est pas aussi au point qu'en France (je ne connais pas ce n'est qu'une hypothèse), je pense que ça me suffira. J'ai 23 ans alors je ne veux pas avoir à payer des surplus et me retrouver avec des frais beaucoup trop importants. J'ai déjà des idées de ce que je veux visiter mais je verrai bien après mon découpage comment organiser tout ça. Ah autre question, je pensais passer par philadelphie (d'autant que les vols les moins chers y font escale!), juste y dormir une nuit, que me conseillez vous de voir absolument la bas ?
Ne me dites pas que c'est un peu tard pour tout organiser, je sais que beaucoup sur le forum planifient leur voyage 1 an à l'avance mais voila, je suis jeune, seule donc sans contrainte pour faire les choix que je veux pour mon séjour, et sans budget vraiment fixe (même s'il doit rester raisonnable of course!) alors je pense qu'en 1 mois je devrais m'en sortir pour planifier quelques visites :)
Bref j'ai besoin de votre avis pour savoir combien de temps passer à droite à gauche. Plage, musées, shopping, bref des vacances d'étudiante quoi, mais qui aurait besoin d'un petit coup de pouce sur ce coup là car même en fouinant tous les jours sur le forum, je n'arrive pas à me décider ...
Merci d'avance !!
Bonjour,
Je sais que le sujet a été abordé plusieurs fois, mais j'avoue que je m'emmèle un peu les pinceaux... 🤪 alors je me permets de vous reposer la question... 😉 Voilà, nous serons à Page le 10 juillet (tout bientôt!!) et on souhaite réserver la vsite d'Upper Antelope Canyon pour être certains d'avoir encore de la place à l'heure que l'on souhaite. Si j'ai bien compris, la meilleure heure pour visiter est 11h00 (?? vous confirmez??) Chez les différents tour operator que j'ai trouvé, j'ai vu les créneaux suivants:
- 09:30am ou 11:30am: encore dispo, mais je ne sais pas si l'heure indiquée est l'heure sur le parking dAntelope ou au départ de Page à l'agence - coût = 32USD+tax/pers - 10:15am (j'attends la réponse de la dispo), coût = 20USD+tax/pers
Bah du coup, c'est quoi le meilleur créneau??? Plutôt 11:30? (et donc canyon sur les coups de midi) ou 10:15? (et donc canyon vers 11h00) Sachant qu'il y a tout de même 10USD de différence entre les 2...
Merci d'avance
Sophie
Je sais que le sujet a été abordé plusieurs fois, mais j'avoue que je m'emmèle un peu les pinceaux... 🤪 alors je me permets de vous reposer la question... 😉 Voilà, nous serons à Page le 10 juillet (tout bientôt!!) et on souhaite réserver la vsite d'Upper Antelope Canyon pour être certains d'avoir encore de la place à l'heure que l'on souhaite. Si j'ai bien compris, la meilleure heure pour visiter est 11h00 (?? vous confirmez??) Chez les différents tour operator que j'ai trouvé, j'ai vu les créneaux suivants:
- 09:30am ou 11:30am: encore dispo, mais je ne sais pas si l'heure indiquée est l'heure sur le parking dAntelope ou au départ de Page à l'agence - coût = 32USD+tax/pers - 10:15am (j'attends la réponse de la dispo), coût = 20USD+tax/pers
Bah du coup, c'est quoi le meilleur créneau??? Plutôt 11:30? (et donc canyon sur les coups de midi) ou 10:15? (et donc canyon vers 11h00) Sachant qu'il y a tout de même 10USD de différence entre les 2...
Merci d'avance
Sophie
Salut! Nous partons pour Cuba cette semaine et j'ai lu que les femmes de chambre cubaines préféraient des petits cadeaux plutôt que de gros pourboires. On me dit qu'il es difficile pour eux d'avoir certains produits de consommation. Est-ce vrai et si oui que devons -nous leurs offrir?
Répondez-vite car nous partons bientôt!
Répondez-vite car nous partons bientôt!
salut tout le monde !
Pour mon 500ème message sur VF, j'ai décidé de "m'attaquer" au créateur de ce site, à savoir François !
Ben oui ! Ecoutez donc ceci :
A cause de François je fais bruler régulièrement le contenu de mes casseroles 😊... ou je mange froid 🙁
A cause de François je manque parfois de sommeil 🏴☠️
A cause de François je suis moins productif au travail 😎
A cause de François je consacre de + en + de budget aux voyages
A cause de François je me suis remis au sport (bon ça c'est un peu long à expliquer, ceux qui me connaissent savent pourquoi)
A cause de François j'ai plein de linge à repasser en retard 😄
A cause de François je surfe trop et je m'abîme les yeux ! 😕
Bon, mais tout ça c'est pas grand chose, me direz vous... Et vous, chers VFistes accros, avez vous des anecdotes + croustillantes à raconter?.... toujours sur le même thème "A cause de François" 😏
Pour mon 500ème message sur VF, j'ai décidé de "m'attaquer" au créateur de ce site, à savoir François !
Ben oui ! Ecoutez donc ceci :
A cause de François je fais bruler régulièrement le contenu de mes casseroles 😊... ou je mange froid 🙁
A cause de François je manque parfois de sommeil 🏴☠️
A cause de François je suis moins productif au travail 😎
A cause de François je consacre de + en + de budget aux voyages
A cause de François je me suis remis au sport (bon ça c'est un peu long à expliquer, ceux qui me connaissent savent pourquoi)
A cause de François j'ai plein de linge à repasser en retard 😄
A cause de François je surfe trop et je m'abîme les yeux ! 😕
Bon, mais tout ça c'est pas grand chose, me direz vous... Et vous, chers VFistes accros, avez vous des anecdotes + croustillantes à raconter?.... toujours sur le même thème "A cause de François" 😏
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
INTRODUCTION
La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.
BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




Bonjour,
Comme il existe déjà de très beaux carnets de voyage sur l'Iran, je me contenterai ici d'un récit plus fonctionnel, des questions que l'on s'est posées avant le départ sans trouver la réponse, des choses utiles sur place... C'est long, à vous de piocher ce qui vous intéresse !
1/ Visa.
On a fait la demande en ligne, pas de difficulté particulière. Néanmoins, comme beaucoup visiblement, on a reçu une semaine plus tard un avis négatif "Rejected, please apply travel Agency". Démarches payantes et à priori inutiles, d'après le forum. On est donc partis comme cela, sans vous cacher que l'on faisait pas les fiers en arrivant à l'immigration. Pas de souci dans un premier temps, on paye nos 75 euros au guichet "Banque" en face, on remplit nos papiers, on présente nos pré-enregistrements. L'établissement du "Visa on Arrival" ne pose pas de souci malgré l'avis négatif initial.
En revanche, on nous demande de patienter (pendant qu'il s'assure de notre réservation d'hotel). Près d'une heure plus tard, toujours rien, on se rapproche du guichet pour savoir s'il y a un souci. La personne du guichet semble sceptique et nous redemande si nous avons bien une réservation... Au final nous apprendrons plus tard que notre hôtelier, appelé à 4h du matin, avait mal noté notre réservation (le prénom de ma compagne au lieu du nom de famille). Au final, on a bien failli être déportés et renvoyés à la maison :)
Un conseil : assurez vous bien de la bonne réservation de votre hôtel (on avait pourtant booké par internet donc papier à l'appui), ayez bien tous les éléments avec vous, échangez par Whatsapp avant le départ..
2/ Le change
Monnaie instable, c'est peu de le dire. Utiliser le site Bonbast pour connaitre le taux réel (par contre, le site est bloqué en Iran, donc il faut soit un VPN, soit une bonne âme en France qui vous transmet la valeur). Il faut changer en bureau de change, pas dans les banques qui pratiquent le cours régulé. Pas de difficultés pour trouver les bureaux de change dans les grandes villes (adresses dans le Lonely ou autre), par contre, se méfier des horaires, c'est très variable. Cela peut fermer à 16h, comme être ouvert le matin puis seulement à partir de 19h. Et surtout, c'est fermé le vendredi (parfois même à partir du jeudi après midi). On s'est retrouvé un peu coincé à Yazd de notre côté, et c'est pas si facile de trouver quelqu'un pour nous dépanner (merci le patron du Silk Road..) Le taux, difficile de prévoir... On a vu le rial remonter de 40% en 1,5 mois entre l'achat des billets d'avion et le départ. Avant que la monnaie ne dévisse de 30% la veille de rentrer alors que nous devions revendre nos rials restants :) On sera jamais traders quoi.
3/ Les transports.
Le bus ne coûte rien (1 euros / 100km à la grosse louche), je peux vous transmettre des tarifs plus précis en privée si besoin. A moins de lire le farsi, difficile de s'y retrouver dans le terminal, mais vous serez gentiment aiguillés dès votre arrivée. Les bus VIP sont très confortables et permettent de faire de long trajets de nuits (Yazd-Chiraz et Chiraz-Queshm de notre côté) en arrivant pas trop carbonisés. N'hésitez pas à solliciter vos hôteliers pour connaitre les horaires, la localisation du terminal, booker un taxi le lendemain matin pour vous amener à la gare... On nous a toujours fait cela gracieusement. Bon à savoir : si vous allez sur Queshm, il y a des bus qui vont directement sur l'île (en montant sur le ferry), via Bandar-e-Pol. Beaucoup plus simple que d'aller à Bandar Abbas, traverser la ville, puis taxi, ferry..
L'avion est également très peu coûteux. 30 euros pour revenir à Téhéran depuis Queshm. Difficile à réserver depuis la France. Vous trouverez néanmoins des vols sur certains comparateurs classiques, ou sur des sites tels Destinia (mais c'est plus cher, et à priori il y a beaucoup moins de vols présentés qu'en réalité), voire Agence de voyage (qui vont vous allumer). Le plus simple est donc de le faire sur place (possible en "agence de voyage" pour une commission raisonnable, ou comme nous auprès d'un hôtelier qui nous a fait la résa). Pour info, notre billet ne donnait pas de précision concernant les bagages, mais il en incluait un de 20kg, ce qui semble être la norme pour les vols intérieurs).
Il y a un métro qui dessert l'aéroport international IKA. Le premier métro part de l'aéroport à 6h50 puis passe toutes les 1h20 (8h10, 9h30...). Dans l'autre sens, le dernier métro qui va à l'aéroport (depuis Shahed, le nœud avec la ligne classique) est à 19h15. A priori, le prix est un peu plus élevé qu'un ticket classique mais on a pas testé (arrivée vers 4h30 à l'aller donc on a partagé un taxi avec des Iraniens / et on a raté le dernier métro au retour)
4/ Le téléphone et les applis
Prévoyez d'acheter une carte SIM en arrivant (300000 rials pour 1 mois de mémoire - une dizaine de minutes d'appel, mais surtout possibilité d'envoyer SMS ainsi que 1.5GB de data). Marque IRANCELL, comptoir à l'aéroport ou en ville (ou l'a prise à Kashan de notre côté). Même si la notre n'a pas forcement très bien fonctionné, c'est très utile pour booker vos hôtels d'un jour sur l'autre, échanger par Whatsapp avec vos hôteliers, vos hôtes couchsurfers, vos accompagnant pour excursion...
L'application Snapp est un équivalent Uber pour Téhéran. A priori, cela fonctionne très bien, même si on a préféré le métro qui ne coute rien (10000 rial / ticket). Il y a aussi une appli pour le métro, mais en tirant un plan papier avant le départ, c'est tout aussi simple. Google translation : pas mal utilisé là bas, chose que j'avais jamais vu. Un iranien qui ne maîtrise pas l'anglais va parler à son téléphone qui vous traduira en anglais. Bonbast pour le taux de change.
5/ Paiement.
Les grosses dépenses, à savoir Hotel et excursions, sont généralement payées en euros. C'est aussi simple, et le coût des hôtels semble relativement déconnectés du cours du rial (on a pas vu d'évolution notable pendant la préparation du voyage, ou la monnaie remontait fortement). On a payé 15 euros partout (à part à Yazd 20). Cela veut dire aussi que vous n'avez pas besoin d'avoir beaucoup de rials sur vous. Pour les paiements en rial, on vous parlera (ou les prix seront affichés) presque systématiquement en tomans. Sachez que 10 rials = 1 tomans. Et pour mettre un peu de piment, les taxis (par exemple), ne vous parleront qu'en 1/1000ème de tomans. Ex : s'ils vous annoncent 15, c'est 15000 tomans, soit 150000 rials. Selon les gens, la gymnastique n'est pas toujours aisée :)
Essayez aussi d'apprendre les chiffres en farsi (c'est pas très compliqué) et vous permet de déchiffrer un prix au bazar, une note au resto..
6/ Le foulard.
Pour les filles, il vous faudra porter le hijab évidemment. En revanche, vous pourrez vous en passer à l'intérieur des hôtels, et dans les lieux reculés (désert). Quand vous êtes invités, demandez au préalable, mais vous pourrez généralement le quitter. Les Iraniennes (en particulier les jeunes et dans les villes) le portent de façon très "light" (en laissant souvent apparaître la moitié de la chevelure). On sent bien qu'un certain nombre s'en passerait bien.. Donc pas de stress avec cela, de toute façon, on vous le signalera gentiment si besoin. Si vous rentrez dans une mosquée, vous devrez en revanche porter un tchador (dans ce cas, un magnifique drap blanc sera disponible à l'entrée).
7/ Femme - Homme.
Pour le métro, des wagons séparés pour les filles sont présents en tête ou queue de train. Si vous êtes en couple, pas de souci, vous pouvez entrer dans les wagons classiques, mais on vous invitera probablement à vous assoir ou vous positionner contre une des fenêtres. Dans les mosquées, espaces séparés homme / femme.
8/ Les gens
Déjà répété mille fois, mais les Iraniens sont des gens incroyables, gentils, serviables (même les taxis !). Vous serez en permanence salués (Welcome to Iran), abordés, les gens chercheront à discuter un moment, vous inviteront.. On s'est retrouvés un paquet de fois à boire le thé ou manger avec des gens rencontrés dans la rue. La classe moyenne parle bien anglais (mieux que nous!), est bien éduquée et cultivée. Très hospitaliers et ne pouvant que très peu sortir de leur pays (ce qui implique aussi un tourisme interne non négligeable), ils aiment beaucoup échanger avec les touristes et défendre l'image de leur pays, qu'ils savent écornée à l'étranger. Les gens sont globalement très occidentalisés (habillement, forte utilisation des réseaux sociaux pourtant interdits) Si j'avais dès le départ une vision du pays loin des clichés que l'on peut avoir en France, j'avoue néanmoins avoir été surpris par la "faible" ferveur religieuse, moins marquée qu'en Turquie ou que dans de nombreux pays d'Afrique par exemple. L'appel de muezzin ne semble pas provoquer plus d'agitation qu'un coup de cloche chez nous, et je n'ai vu quasiment personne prier durant le voyage... Et les gens avec qui vous échangerez (même si la frange anglophone, les urbains, les professionnels du tourisme ou autres couchsurfers ne sont pas forcement un échantillon très représentatif) aborderont assez librement le sujet du régime en place en Iran, et vous feront part de leur forte désapprobation.
9/ Couchsurfing Officiellement interdit, mais probablement l'un des pays ou il est le plus répandu. Nombre incalculable d'hôtes. Fonctionne impeccablement, même si notre Ratatouille n'aura pas eu le succès escompté !
10/ Insécurité.
Aucun sentiment d'insécurité en Iran. Probablement l'un des pays les plus sûrs que j'ai eu l'occasion de visiter. Incomparable avec l'Amérique latine par exemple, on va plutôt vous courir après si vous paumez votre portefeuille ;) On s'est baladé de nuit, dans des coins reculés ou en ville sans aucune appréhension. Néanmoins, comme la principale contrainte est d'avoir tout son cash dès le début du voyage, veillez à le dispatcher entre vous, dans plusieurs sacs, portefeuilles. On est jamais trop prudents.
11/ Itinéraire.
On a fait la boucle du Touristo de base, mais je vous le présente tout de même. Le pays est immense, ce qui vous obligera à de longs trajets. On avait un peu peur de courir au départ, mais au final, on a même inclut Shiraz, que l'on avait pourtant décidé de zapper initialement. Même si les villes sont immenses, les centres historiques sont relativement restreints et se visitent assez vite. Bien évidemment, on pourrait passer la semaine dans une ville comme Espahan, ou écumer tous les musées à Shiraz.. Chacun y trouvera à redire, forcément. Très attirés par les grands espaces et la nature, on a forcement un peu limité nos passages en ville et favorisé les excursions à l'extérieur.
J1 : arrivée à Téhéran très tôt le matin et départ immédiat pour Kashan (arrivée 9h). Visite vieille ville et d'une partie des Maisons traditionnelles (possibilité d'achat d'un billet "groupé" pour 3 sites - 350000 rials). J2 : Tour dans désert + lac salé + fort + Noush Abad (15 euros la voiture pour la 1/2 journée) + fin de visite de Kashan. J3 : Trajet Kashan - Ispahan en taxi (15 euros la voiture également) avec visite des sites d'Abianeh (très sympa) et Natanj sur la route. J4 et J5 : Ispahan. La grande place est incroyable. Divers musées, bazar gigantesque, deux magnifiques mosquées.. J6 : Varzaneh (bus au départ de la Jey Station tôt le matin). Excursion dans le désert l'après midi (15 euros la voiture). Coucher de soleil et barbecue (10 euros) de nuit dans le désert. Varzaneh et Kashan sont de bonnes alternatives pour aller mettre un pied dans le désert. Evidemment, c'est certainement plus intéressant pour les passionnés de dunes de rouler longuement pour aller se perdre dans le Dacht-e Lout ou le Dacht-e Kevir. On souhaitait initialement aller visiter les Kaluts au départ de Kerman. Mais c'est très onéreux (hors budget pour nous, ou alors pas trouvé le bon plan) et nécessite beaucoup de trajet. A vous de voir ! J7 et J8 : Trajet vers Yazd (taxi jusqu'à la route principale à proximité de Na'in puis bus) et visite Yazd. On a aimé se perdre dans la vieille ville, et passer du temps sur les toits (à grignoter et boire du thé). Un petit tour au Zurkhaneh s'impose également. J9 : Yazd le matin + puis excursion Kharanaq, Chak Chak Meybod. Si le premier village est vraiment très chouette (d'autant que c'était la fête annuelle de la zardak, la carotte jaune donc super ambiance), le site zoroastrien de Chak Chak (outre son importance symbolique) n'a pas grand intêret, tout comme Meybod. 15 euros le tour également (voiture). Au retour, bus de nuit pour Shiraz. J10 : Shiraz. C'est pas la ville qui nous a le plus emballé très sincèrement, mise à part le grandiose site de Shah-e-Cheragh (gratuit). Passage obligé à la mosquée rose, où vous vous entasserez le matin pour faire votre photo à travers les vitraux ;) J11 : Persépolis. Là encore, difficile de donner un avis objectif. Le site a un fort intérêt historique. Il y a une part des vestiges bien conservés, qui donne une idée de la grandeur du site à l'époque. Génial pour les amateurs de vieilles pierres. Mais j'ai pas été "transporté" et cela demeure moins grandiose que certains sites en Grèce ou Turquie. Paradoxalement, j'ai presque plus aimé les tombeaux de Naqsh-e Rostam à proximité. 15 euros le taxi qui vous accompagne et patiente auprès des sites. Au retour, bus de nuit pour Queshm. J12, J13 : Queshm. On a adoré l'île, d'autant que c'est la bonne période. Pas de transport officiel sur place. 40 euros les deux jours avec un guide qui nous a baladé un peu de partout (et incluant les 2 tours en bateau). Top : Canyon de Chahkooh, Stars Valley notamment. On aurait aimé pouvoir partir randonner à notre guise... La mangrove de Hara est assez sympa (de l'eau, du vert, quasi unique à l'échelle du pays) mais les piafs n étaient pas sur site en ce moment. L'autre tour en bateau, au sud, a pour objectif d'aller débusquer un groupe de dauphins. C'est gagnant à chaque fois à priori. On a vu les dauphins effectivement, mais pas fan du concept. J14 : Ormuz. Depuis Queshm, un seul bateau (7h le matin, retour 15h. Plus de possibilités depuis Bandar Abbas). Coup de cœur du voyage, on a regretté de pas camper sur place. Encore une fois, c'est personnel, et ressemble plus à ce que l'on recherche en voyage habituellement. On a loué des vélos (pourris 😏 ) et fait le tour de l’île (à contresens des quelques touristes en tuktuk) dans la journée en s'arrêtant aux différents sites indiqués. On est aussi aller se perdre un peu dans les petits chemins du centre, à proximité des sommets (vu des antilopes notamment). J15 : Vol pour Téhéran tôt le matin et visite succincte de la ville (Tour Azadi, palais du Golestan, pont Tabiat..). Avion pour la France à 5h du matin le lendemain
12/ Hotel
La plupart des petits hotels / guesthouse en Iran sont dans la même gamme et globalement assez bien pour le prix. Ils s'organisent traditionnellement autours d'une grande cours centrale (avec un bassin). En cette période hivernale, on préfère logiquement les chambres sur l'étage, plutôt que dans la cour du rdc. Les fenêtres sont souvent ornées de vitraux.
Kashan : Sana Hotel : Extra tout simplement. On avait une belle chambre à l'étage, face au levé de soleil, illuminant la chambre de toutes les couleurs à travers les vitraux. Super petit déj et situation (paumé au milieu de la vieille ville, loin du bruit et de l'agitation). Le gérant aura été absolument parfait : gentillesse incroyable, toujours le sourire. Il nous aura consacré près de 40mn pour la réservation de notre vol interne, donnée plein de conseils (visite, ou trouver carte SIM..), géré la venue d'un taxi... On recommande fortement.
Isfahan : Nargol Hotel : joli, famille très sympa, confiture maison.. mais un peu trop excentré (25 mn à pied ou taxi). Du coup, on a choisi de se recentrer à l'Iran Hostel (sans charme, à l'européenne, mais bien situé). Prix fixe sur le comptoir, en rial (seule fois du voyage) : 1670000 Ri.
Varzaneh : il y a en gros 3 GuestHouse dans le village. On a opté pour la Chapaker Guesthouse, très familiale. Sans rien avoir demandé, une voiture nous attendait à l'arrivée du bus (le chauffeur, qui nous avait demandé ou nous allions au départ, avait téléphoné à l'hôtel pendant le trajet pour les prévenir de notre arrivée). Réza est génial, même s'il n'a pas pu nous accompagner pour l'excursion (j'ai le sentiment que cela devient rare, et que c'est plutôt son frère, dont l'anglais est limité, qui fait le taxi). Il a néanmoins pris le temps de venir nous voir le soir et de discuter un long moment. Passionné par sa région, géologue, naturaliste, il a défendu les Wetlands d'un projet (finalement abandonné) amené à les dégrader en constituant une association impliquant de nombreux villageois. On recommande vraiment !
Yazd : Hotel très sympa mais qu'on ne citera pas car on a un peu moins adhéré au patron, qui une fois n'est pas coutume, a insisté lourdement pour nous vendre ses tours (au passage, on a beaucoup apprécié de n'être presque jamais sollicités, même en flânant dans les bazars. Idem avec les taxis, peu insistants..). On remercie en revanche le patron du Silk Road (ou l'on mange bien + possibilité de prendre des excursions à tarif intéressant) qui nous aura fait du change !
Puis couchsurfing pour la fin de voyage.
Sur Queshm, si vous cherchez un taxi / guide, vous pouvez contacter Mostafa par Whatsapp (00989179394206).
13/ Budget
Il sera forcement variable en fonction du cours du Rial et de votre façon de voyager. Pour un mode "Routard" sans prétention, cela nous aura coûté :
Billet avion depuis Lyon : 2*310 euros Visa : 2*75 euros 16 jours sur place : 650 euros (avec 4 nuits de couchsurfing et 2 nuits dans le bus) Soit 1420 euros pour 2.
Fin de ce long pavé pour les courageux qui seront arrivés jusque là ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Bon voyage en Iran, c'est un pays formidable.
Thomas & Ludivine
Comme il existe déjà de très beaux carnets de voyage sur l'Iran, je me contenterai ici d'un récit plus fonctionnel, des questions que l'on s'est posées avant le départ sans trouver la réponse, des choses utiles sur place... C'est long, à vous de piocher ce qui vous intéresse !
1/ Visa.
On a fait la demande en ligne, pas de difficulté particulière. Néanmoins, comme beaucoup visiblement, on a reçu une semaine plus tard un avis négatif "Rejected, please apply travel Agency". Démarches payantes et à priori inutiles, d'après le forum. On est donc partis comme cela, sans vous cacher que l'on faisait pas les fiers en arrivant à l'immigration. Pas de souci dans un premier temps, on paye nos 75 euros au guichet "Banque" en face, on remplit nos papiers, on présente nos pré-enregistrements. L'établissement du "Visa on Arrival" ne pose pas de souci malgré l'avis négatif initial.
En revanche, on nous demande de patienter (pendant qu'il s'assure de notre réservation d'hotel). Près d'une heure plus tard, toujours rien, on se rapproche du guichet pour savoir s'il y a un souci. La personne du guichet semble sceptique et nous redemande si nous avons bien une réservation... Au final nous apprendrons plus tard que notre hôtelier, appelé à 4h du matin, avait mal noté notre réservation (le prénom de ma compagne au lieu du nom de famille). Au final, on a bien failli être déportés et renvoyés à la maison :)
Un conseil : assurez vous bien de la bonne réservation de votre hôtel (on avait pourtant booké par internet donc papier à l'appui), ayez bien tous les éléments avec vous, échangez par Whatsapp avant le départ..
2/ Le change
Monnaie instable, c'est peu de le dire. Utiliser le site Bonbast pour connaitre le taux réel (par contre, le site est bloqué en Iran, donc il faut soit un VPN, soit une bonne âme en France qui vous transmet la valeur). Il faut changer en bureau de change, pas dans les banques qui pratiquent le cours régulé. Pas de difficultés pour trouver les bureaux de change dans les grandes villes (adresses dans le Lonely ou autre), par contre, se méfier des horaires, c'est très variable. Cela peut fermer à 16h, comme être ouvert le matin puis seulement à partir de 19h. Et surtout, c'est fermé le vendredi (parfois même à partir du jeudi après midi). On s'est retrouvé un peu coincé à Yazd de notre côté, et c'est pas si facile de trouver quelqu'un pour nous dépanner (merci le patron du Silk Road..) Le taux, difficile de prévoir... On a vu le rial remonter de 40% en 1,5 mois entre l'achat des billets d'avion et le départ. Avant que la monnaie ne dévisse de 30% la veille de rentrer alors que nous devions revendre nos rials restants :) On sera jamais traders quoi.
3/ Les transports.
Le bus ne coûte rien (1 euros / 100km à la grosse louche), je peux vous transmettre des tarifs plus précis en privée si besoin. A moins de lire le farsi, difficile de s'y retrouver dans le terminal, mais vous serez gentiment aiguillés dès votre arrivée. Les bus VIP sont très confortables et permettent de faire de long trajets de nuits (Yazd-Chiraz et Chiraz-Queshm de notre côté) en arrivant pas trop carbonisés. N'hésitez pas à solliciter vos hôteliers pour connaitre les horaires, la localisation du terminal, booker un taxi le lendemain matin pour vous amener à la gare... On nous a toujours fait cela gracieusement. Bon à savoir : si vous allez sur Queshm, il y a des bus qui vont directement sur l'île (en montant sur le ferry), via Bandar-e-Pol. Beaucoup plus simple que d'aller à Bandar Abbas, traverser la ville, puis taxi, ferry..
L'avion est également très peu coûteux. 30 euros pour revenir à Téhéran depuis Queshm. Difficile à réserver depuis la France. Vous trouverez néanmoins des vols sur certains comparateurs classiques, ou sur des sites tels Destinia (mais c'est plus cher, et à priori il y a beaucoup moins de vols présentés qu'en réalité), voire Agence de voyage (qui vont vous allumer). Le plus simple est donc de le faire sur place (possible en "agence de voyage" pour une commission raisonnable, ou comme nous auprès d'un hôtelier qui nous a fait la résa). Pour info, notre billet ne donnait pas de précision concernant les bagages, mais il en incluait un de 20kg, ce qui semble être la norme pour les vols intérieurs).
Il y a un métro qui dessert l'aéroport international IKA. Le premier métro part de l'aéroport à 6h50 puis passe toutes les 1h20 (8h10, 9h30...). Dans l'autre sens, le dernier métro qui va à l'aéroport (depuis Shahed, le nœud avec la ligne classique) est à 19h15. A priori, le prix est un peu plus élevé qu'un ticket classique mais on a pas testé (arrivée vers 4h30 à l'aller donc on a partagé un taxi avec des Iraniens / et on a raté le dernier métro au retour)
4/ Le téléphone et les applis
Prévoyez d'acheter une carte SIM en arrivant (300000 rials pour 1 mois de mémoire - une dizaine de minutes d'appel, mais surtout possibilité d'envoyer SMS ainsi que 1.5GB de data). Marque IRANCELL, comptoir à l'aéroport ou en ville (ou l'a prise à Kashan de notre côté). Même si la notre n'a pas forcement très bien fonctionné, c'est très utile pour booker vos hôtels d'un jour sur l'autre, échanger par Whatsapp avec vos hôteliers, vos hôtes couchsurfers, vos accompagnant pour excursion...
L'application Snapp est un équivalent Uber pour Téhéran. A priori, cela fonctionne très bien, même si on a préféré le métro qui ne coute rien (10000 rial / ticket). Il y a aussi une appli pour le métro, mais en tirant un plan papier avant le départ, c'est tout aussi simple. Google translation : pas mal utilisé là bas, chose que j'avais jamais vu. Un iranien qui ne maîtrise pas l'anglais va parler à son téléphone qui vous traduira en anglais. Bonbast pour le taux de change.
5/ Paiement.
Les grosses dépenses, à savoir Hotel et excursions, sont généralement payées en euros. C'est aussi simple, et le coût des hôtels semble relativement déconnectés du cours du rial (on a pas vu d'évolution notable pendant la préparation du voyage, ou la monnaie remontait fortement). On a payé 15 euros partout (à part à Yazd 20). Cela veut dire aussi que vous n'avez pas besoin d'avoir beaucoup de rials sur vous. Pour les paiements en rial, on vous parlera (ou les prix seront affichés) presque systématiquement en tomans. Sachez que 10 rials = 1 tomans. Et pour mettre un peu de piment, les taxis (par exemple), ne vous parleront qu'en 1/1000ème de tomans. Ex : s'ils vous annoncent 15, c'est 15000 tomans, soit 150000 rials. Selon les gens, la gymnastique n'est pas toujours aisée :)
Essayez aussi d'apprendre les chiffres en farsi (c'est pas très compliqué) et vous permet de déchiffrer un prix au bazar, une note au resto..
6/ Le foulard.
Pour les filles, il vous faudra porter le hijab évidemment. En revanche, vous pourrez vous en passer à l'intérieur des hôtels, et dans les lieux reculés (désert). Quand vous êtes invités, demandez au préalable, mais vous pourrez généralement le quitter. Les Iraniennes (en particulier les jeunes et dans les villes) le portent de façon très "light" (en laissant souvent apparaître la moitié de la chevelure). On sent bien qu'un certain nombre s'en passerait bien.. Donc pas de stress avec cela, de toute façon, on vous le signalera gentiment si besoin. Si vous rentrez dans une mosquée, vous devrez en revanche porter un tchador (dans ce cas, un magnifique drap blanc sera disponible à l'entrée).
7/ Femme - Homme.
Pour le métro, des wagons séparés pour les filles sont présents en tête ou queue de train. Si vous êtes en couple, pas de souci, vous pouvez entrer dans les wagons classiques, mais on vous invitera probablement à vous assoir ou vous positionner contre une des fenêtres. Dans les mosquées, espaces séparés homme / femme.
8/ Les gens
Déjà répété mille fois, mais les Iraniens sont des gens incroyables, gentils, serviables (même les taxis !). Vous serez en permanence salués (Welcome to Iran), abordés, les gens chercheront à discuter un moment, vous inviteront.. On s'est retrouvés un paquet de fois à boire le thé ou manger avec des gens rencontrés dans la rue. La classe moyenne parle bien anglais (mieux que nous!), est bien éduquée et cultivée. Très hospitaliers et ne pouvant que très peu sortir de leur pays (ce qui implique aussi un tourisme interne non négligeable), ils aiment beaucoup échanger avec les touristes et défendre l'image de leur pays, qu'ils savent écornée à l'étranger. Les gens sont globalement très occidentalisés (habillement, forte utilisation des réseaux sociaux pourtant interdits) Si j'avais dès le départ une vision du pays loin des clichés que l'on peut avoir en France, j'avoue néanmoins avoir été surpris par la "faible" ferveur religieuse, moins marquée qu'en Turquie ou que dans de nombreux pays d'Afrique par exemple. L'appel de muezzin ne semble pas provoquer plus d'agitation qu'un coup de cloche chez nous, et je n'ai vu quasiment personne prier durant le voyage... Et les gens avec qui vous échangerez (même si la frange anglophone, les urbains, les professionnels du tourisme ou autres couchsurfers ne sont pas forcement un échantillon très représentatif) aborderont assez librement le sujet du régime en place en Iran, et vous feront part de leur forte désapprobation.
9/ Couchsurfing Officiellement interdit, mais probablement l'un des pays ou il est le plus répandu. Nombre incalculable d'hôtes. Fonctionne impeccablement, même si notre Ratatouille n'aura pas eu le succès escompté !
10/ Insécurité.
Aucun sentiment d'insécurité en Iran. Probablement l'un des pays les plus sûrs que j'ai eu l'occasion de visiter. Incomparable avec l'Amérique latine par exemple, on va plutôt vous courir après si vous paumez votre portefeuille ;) On s'est baladé de nuit, dans des coins reculés ou en ville sans aucune appréhension. Néanmoins, comme la principale contrainte est d'avoir tout son cash dès le début du voyage, veillez à le dispatcher entre vous, dans plusieurs sacs, portefeuilles. On est jamais trop prudents.
11/ Itinéraire.
On a fait la boucle du Touristo de base, mais je vous le présente tout de même. Le pays est immense, ce qui vous obligera à de longs trajets. On avait un peu peur de courir au départ, mais au final, on a même inclut Shiraz, que l'on avait pourtant décidé de zapper initialement. Même si les villes sont immenses, les centres historiques sont relativement restreints et se visitent assez vite. Bien évidemment, on pourrait passer la semaine dans une ville comme Espahan, ou écumer tous les musées à Shiraz.. Chacun y trouvera à redire, forcément. Très attirés par les grands espaces et la nature, on a forcement un peu limité nos passages en ville et favorisé les excursions à l'extérieur.
J1 : arrivée à Téhéran très tôt le matin et départ immédiat pour Kashan (arrivée 9h). Visite vieille ville et d'une partie des Maisons traditionnelles (possibilité d'achat d'un billet "groupé" pour 3 sites - 350000 rials). J2 : Tour dans désert + lac salé + fort + Noush Abad (15 euros la voiture pour la 1/2 journée) + fin de visite de Kashan. J3 : Trajet Kashan - Ispahan en taxi (15 euros la voiture également) avec visite des sites d'Abianeh (très sympa) et Natanj sur la route. J4 et J5 : Ispahan. La grande place est incroyable. Divers musées, bazar gigantesque, deux magnifiques mosquées.. J6 : Varzaneh (bus au départ de la Jey Station tôt le matin). Excursion dans le désert l'après midi (15 euros la voiture). Coucher de soleil et barbecue (10 euros) de nuit dans le désert. Varzaneh et Kashan sont de bonnes alternatives pour aller mettre un pied dans le désert. Evidemment, c'est certainement plus intéressant pour les passionnés de dunes de rouler longuement pour aller se perdre dans le Dacht-e Lout ou le Dacht-e Kevir. On souhaitait initialement aller visiter les Kaluts au départ de Kerman. Mais c'est très onéreux (hors budget pour nous, ou alors pas trouvé le bon plan) et nécessite beaucoup de trajet. A vous de voir ! J7 et J8 : Trajet vers Yazd (taxi jusqu'à la route principale à proximité de Na'in puis bus) et visite Yazd. On a aimé se perdre dans la vieille ville, et passer du temps sur les toits (à grignoter et boire du thé). Un petit tour au Zurkhaneh s'impose également. J9 : Yazd le matin + puis excursion Kharanaq, Chak Chak Meybod. Si le premier village est vraiment très chouette (d'autant que c'était la fête annuelle de la zardak, la carotte jaune donc super ambiance), le site zoroastrien de Chak Chak (outre son importance symbolique) n'a pas grand intêret, tout comme Meybod. 15 euros le tour également (voiture). Au retour, bus de nuit pour Shiraz. J10 : Shiraz. C'est pas la ville qui nous a le plus emballé très sincèrement, mise à part le grandiose site de Shah-e-Cheragh (gratuit). Passage obligé à la mosquée rose, où vous vous entasserez le matin pour faire votre photo à travers les vitraux ;) J11 : Persépolis. Là encore, difficile de donner un avis objectif. Le site a un fort intérêt historique. Il y a une part des vestiges bien conservés, qui donne une idée de la grandeur du site à l'époque. Génial pour les amateurs de vieilles pierres. Mais j'ai pas été "transporté" et cela demeure moins grandiose que certains sites en Grèce ou Turquie. Paradoxalement, j'ai presque plus aimé les tombeaux de Naqsh-e Rostam à proximité. 15 euros le taxi qui vous accompagne et patiente auprès des sites. Au retour, bus de nuit pour Queshm. J12, J13 : Queshm. On a adoré l'île, d'autant que c'est la bonne période. Pas de transport officiel sur place. 40 euros les deux jours avec un guide qui nous a baladé un peu de partout (et incluant les 2 tours en bateau). Top : Canyon de Chahkooh, Stars Valley notamment. On aurait aimé pouvoir partir randonner à notre guise... La mangrove de Hara est assez sympa (de l'eau, du vert, quasi unique à l'échelle du pays) mais les piafs n étaient pas sur site en ce moment. L'autre tour en bateau, au sud, a pour objectif d'aller débusquer un groupe de dauphins. C'est gagnant à chaque fois à priori. On a vu les dauphins effectivement, mais pas fan du concept. J14 : Ormuz. Depuis Queshm, un seul bateau (7h le matin, retour 15h. Plus de possibilités depuis Bandar Abbas). Coup de cœur du voyage, on a regretté de pas camper sur place. Encore une fois, c'est personnel, et ressemble plus à ce que l'on recherche en voyage habituellement. On a loué des vélos (pourris 😏 ) et fait le tour de l’île (à contresens des quelques touristes en tuktuk) dans la journée en s'arrêtant aux différents sites indiqués. On est aussi aller se perdre un peu dans les petits chemins du centre, à proximité des sommets (vu des antilopes notamment). J15 : Vol pour Téhéran tôt le matin et visite succincte de la ville (Tour Azadi, palais du Golestan, pont Tabiat..). Avion pour la France à 5h du matin le lendemain
12/ Hotel
La plupart des petits hotels / guesthouse en Iran sont dans la même gamme et globalement assez bien pour le prix. Ils s'organisent traditionnellement autours d'une grande cours centrale (avec un bassin). En cette période hivernale, on préfère logiquement les chambres sur l'étage, plutôt que dans la cour du rdc. Les fenêtres sont souvent ornées de vitraux.
Kashan : Sana Hotel : Extra tout simplement. On avait une belle chambre à l'étage, face au levé de soleil, illuminant la chambre de toutes les couleurs à travers les vitraux. Super petit déj et situation (paumé au milieu de la vieille ville, loin du bruit et de l'agitation). Le gérant aura été absolument parfait : gentillesse incroyable, toujours le sourire. Il nous aura consacré près de 40mn pour la réservation de notre vol interne, donnée plein de conseils (visite, ou trouver carte SIM..), géré la venue d'un taxi... On recommande fortement.
Isfahan : Nargol Hotel : joli, famille très sympa, confiture maison.. mais un peu trop excentré (25 mn à pied ou taxi). Du coup, on a choisi de se recentrer à l'Iran Hostel (sans charme, à l'européenne, mais bien situé). Prix fixe sur le comptoir, en rial (seule fois du voyage) : 1670000 Ri.
Varzaneh : il y a en gros 3 GuestHouse dans le village. On a opté pour la Chapaker Guesthouse, très familiale. Sans rien avoir demandé, une voiture nous attendait à l'arrivée du bus (le chauffeur, qui nous avait demandé ou nous allions au départ, avait téléphoné à l'hôtel pendant le trajet pour les prévenir de notre arrivée). Réza est génial, même s'il n'a pas pu nous accompagner pour l'excursion (j'ai le sentiment que cela devient rare, et que c'est plutôt son frère, dont l'anglais est limité, qui fait le taxi). Il a néanmoins pris le temps de venir nous voir le soir et de discuter un long moment. Passionné par sa région, géologue, naturaliste, il a défendu les Wetlands d'un projet (finalement abandonné) amené à les dégrader en constituant une association impliquant de nombreux villageois. On recommande vraiment !
Yazd : Hotel très sympa mais qu'on ne citera pas car on a un peu moins adhéré au patron, qui une fois n'est pas coutume, a insisté lourdement pour nous vendre ses tours (au passage, on a beaucoup apprécié de n'être presque jamais sollicités, même en flânant dans les bazars. Idem avec les taxis, peu insistants..). On remercie en revanche le patron du Silk Road (ou l'on mange bien + possibilité de prendre des excursions à tarif intéressant) qui nous aura fait du change !
Puis couchsurfing pour la fin de voyage.
Sur Queshm, si vous cherchez un taxi / guide, vous pouvez contacter Mostafa par Whatsapp (00989179394206).
13/ Budget
Il sera forcement variable en fonction du cours du Rial et de votre façon de voyager. Pour un mode "Routard" sans prétention, cela nous aura coûté :
Billet avion depuis Lyon : 2*310 euros Visa : 2*75 euros 16 jours sur place : 650 euros (avec 4 nuits de couchsurfing et 2 nuits dans le bus) Soit 1420 euros pour 2.
Fin de ce long pavé pour les courageux qui seront arrivés jusque là ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Bon voyage en Iran, c'est un pays formidable.
Thomas & Ludivine
Bonjour,
Nous allons partir cet été en Namibie et au Botswana et je me pose beaucoup de questions au sujet du matériel photo à prendre avec.
Nous avons un Canon 600D avec un 18-135 et un 70-300. Ce dernier n'est pas stabilisé, un ancien modèle, mais alors vraiment ancien😉 et n'a pas un bon piqué.
J'aimerais donc acheter un nouveau zoom, je me suis penchée sur le Canon 300 mm f4, donc zoom fixe, le Tamron 150-600 et le Canon 70-300 de la série L, f4.5-5.6 IS. J'ai aussi lu beaucoup de bien, du bridge Panasonic Lumix FZ 1000 avec zoom 25-400 et i-zoom qui double tout ça.
Je sais, il y a déjà des discussions à ce sujet, mais elles ne sont pas récentes et le matériel photo progresse vite...j'aimerais donc savoir avec quel matériel vous partez en vacances en Namibie/Botswana. Faut-il un zoom très puissant? Qui est parti avec un zoom fixe, genre Canon 300 mm f4?
Je serais vraiment contente si vous pouviez me donner quelques idées.
Nous allons partir cet été en Namibie et au Botswana et je me pose beaucoup de questions au sujet du matériel photo à prendre avec.
Nous avons un Canon 600D avec un 18-135 et un 70-300. Ce dernier n'est pas stabilisé, un ancien modèle, mais alors vraiment ancien😉 et n'a pas un bon piqué.
J'aimerais donc acheter un nouveau zoom, je me suis penchée sur le Canon 300 mm f4, donc zoom fixe, le Tamron 150-600 et le Canon 70-300 de la série L, f4.5-5.6 IS. J'ai aussi lu beaucoup de bien, du bridge Panasonic Lumix FZ 1000 avec zoom 25-400 et i-zoom qui double tout ça.
Je sais, il y a déjà des discussions à ce sujet, mais elles ne sont pas récentes et le matériel photo progresse vite...j'aimerais donc savoir avec quel matériel vous partez en vacances en Namibie/Botswana. Faut-il un zoom très puissant? Qui est parti avec un zoom fixe, genre Canon 300 mm f4?
Je serais vraiment contente si vous pouviez me donner quelques idées.
Bonjour,
Je pars au mois de Mai pour 1 "mois dans l'ouest américain. Jai achete pour ce Roadtrip un Nikon D7100 et un Sigma 17-70 f/2.8. J'ai aussi un trépied mannfrotto assez lourd. J'aurai aussi une gopro.
J'aimerai savoir ce que vous utilisez.
J'ai aussi la possibilité de me faire prêter un D800E avec un 14-24 f2.8 et un 24-70 f2.8 avec trépied carbone et rotule ball a friction
Mais le problème c'est que le matos est lourd et j'ai envie d'avoir le moins de poids possible car je vais randonner tous les jours.
J'attends vos réponses
Bonne journee
Je pars au mois de Mai pour 1 "mois dans l'ouest américain. Jai achete pour ce Roadtrip un Nikon D7100 et un Sigma 17-70 f/2.8. J'ai aussi un trépied mannfrotto assez lourd. J'aurai aussi une gopro.
J'aimerai savoir ce que vous utilisez.
J'ai aussi la possibilité de me faire prêter un D800E avec un 14-24 f2.8 et un 24-70 f2.8 avec trépied carbone et rotule ball a friction
Mais le problème c'est que le matos est lourd et j'ai envie d'avoir le moins de poids possible car je vais randonner tous les jours.
J'attends vos réponses
Bonne journee
Bonjour,
Parce qu'il y a assez peu de photos sur ce charmant pays qu'est la Roumanie, en voici quelques unes prises cet été. Vos critiques sont les bienvenues.
































Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Salut!
Je suis à la recherche d'info sur un voyage en Équateur et aux Galapagos avec mon bébé qui aurait alors 10 mois (en juillet). Mon chum me trouve ''folle'' pour plein de raisons de penser que c'est possible. Sécurité sur le bateau de croisière, sécurité sur les îles, beaucoup de temps passé dans le porte-bébé, risque dans les dinghy, alimentation, mal de mer de bébé, , avion avec bébé, dérangement face aux autres voyageurs, altitude en Équateur... Bref, pas mal tout...!
Bon, je ne dis pas que ça ne m'inquiète pas un peu, car c'est beaucoup beaucoup de sous dépensés pour un voyage raté mettons. Je demande donc conseil à d'autres parents qui l'ont fait : possible ou non? Voyage tout de même agréable? Obstacles? Trucs?
Merci!
Je suis à la recherche d'info sur un voyage en Équateur et aux Galapagos avec mon bébé qui aurait alors 10 mois (en juillet). Mon chum me trouve ''folle'' pour plein de raisons de penser que c'est possible. Sécurité sur le bateau de croisière, sécurité sur les îles, beaucoup de temps passé dans le porte-bébé, risque dans les dinghy, alimentation, mal de mer de bébé, , avion avec bébé, dérangement face aux autres voyageurs, altitude en Équateur... Bref, pas mal tout...!
Bon, je ne dis pas que ça ne m'inquiète pas un peu, car c'est beaucoup beaucoup de sous dépensés pour un voyage raté mettons. Je demande donc conseil à d'autres parents qui l'ont fait : possible ou non? Voyage tout de même agréable? Obstacles? Trucs?
Merci!











