Discussions similar to: Boucle Amérique Sud 1 mois possible
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Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
Bonjour, Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire. Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili. Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier. Je me propose de vous le livrer.
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Road trip 3 semaines en Patagonie en février-mars
Hola les sud-américanos,

Ma fiancée et moi même avons fraichement débarqués sur le continent, en Guyane, il y a 2 mois. Initialement nous avions prévu, pour début 2020, de se faire un road-trip rando et faune au Costa Rica mais avec notre déménagement surprise à Cayenne on s'est finalement dit que ça risquait d’être un petit peu redondant avec la Guyane (Foret tropicale, jaguar, perroquets tout ça tout ça...). D'où l'Argentine ! 😉 Enfin plus précisément la Patagonie.

Nous projetons donc de partir 3 semaines en Argentine entre Février et mi-Mars.

L'idée serait de faire un road-trip de 2 semaines et demi en Patagonie, en van si possible, et de finir par un aller-retour de 2-3 jours aux chute d’Iguaçu.

Le mieux semble d'arriver à El Calafate, d'y louer un van et faire une boucle avec El Chalten, si possible Torres del paine, puis descendre sur la terre de feu et Ushuaïa.

Je voulais rapidement voir avec ceux qui ont déjà visité cette région, si ça semble réalisable ? Est-ce que vous avez des loueurs de vans à conseiller ou autres conseils en tout genre ?

Je suis en train de lire les carnets... 😉

Merci pour votre aide ! 🙂
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Un itinéraire road trip en Argentine
Bonjour à tous

j'organise un road trip pour la fin d'année de 2 mois (Octobre à mi Décembre) avec 3 destination: le Pérou en 1er, la Bolivie puis l'Argentine avec des passages à la frontière Chilienne.

Je suis un peu perdu niveau itinéraire, que je commence à peine à préparer. On envisage de se déplacer principalement en bus. J'aimerai potentiellement inclure un road trip de 15 jours en 4x4, et pour cela j'aimerai vos avis concernant l'itinéraire. est-ce mieux de faire ce road trip dans le nord argentin/ chilien? ou plus bas? j'avoue être un peu perdue.

A savoir notre vol retour s'effectue de Buenos Aires

je suis preneuse de tous conseils, notamment sur vos retour d'experience, concernant également la location de véhicule (compagnies, prix...)

merci les voyageurs

Nadia
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Brazil Trip – 19 Nights Through Agencies
Hi there,

I’m planning a trip to Brazil in October and decided to go through an agency to organize our itinerary. I asked two agencies to put together a circuit with transfers, hotels, organized visits, and one domestic flight. I don’t speak Spanish or Portuguese. 6 nights in Rio 3 nights on Ilha Grande 3 nights in Paraty Domestic flight to Salvador for 3 nights 3 nights in Morro de São Paulo 1 night in Salvador before flying back to France. For this itinerary, I’m going with Tourlane, but I’m still waiting on the second quote from Comptoir des Voyages. I’d love to hear your thoughts on the itinerary and especially on these agencies—thanks for any feedback! 😊
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Transport transfrontalier de San Pedro de Atacama à Tupiza
Bonjour, J'ai besoin d'aide pour finaliser mon voyage . Voilà le problème : Aller de San Pedro de Atacama à Tupiza J'avais prévu : San Pedro de Atacama- SanSalvador de Jujuy-La Quiaca-Villazon-Tupiza Je quitte SPA le mercredi 27/09 et il n'y a pas de bus le mercredi .... Je dois être à Tupiza le 29/09 au soir Si vous avez une autre solution.....je prends 😉 Bonne soirée
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RN 40 en Peugeot 208: c'est possible?
Apres avoir vu le prix des locations de 4x4; on pense louer une voiture.

Mais la question est: peut-on voyager de Bariloche a Ushuaia dans une petite voiture du 21 février au 7 mars.

Merci
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Budget moyen pour 3 semaines sud Argentine - Chili
Bonjour,

L'argentine est une de mes destinations possible pour partir 3 semaines en faisant une boucle aller retour de Buenos Aires vers le Sud de l'argentine en passant un peu au Chili, et ce en Mars. Je voudrais avoir de l'avis des voyageurs récents un budget moyen vu l'hyper inflation que connait le pays, pour ce qui est: logement (soit dortoirs, soit hotels simples) nourriture transports (bus, cama ou semi cama pour les longs trajets) entrées des parcs

Merci beaucoup !
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Voyage Tupiza - Salta
Bonjour a tous,

Nous sommes trois copines effectuant un road trip en Amerique du Sud au mois de decembre. Nous avons un timing assez serre et souhaitons faire le plus de choses possibles. Nous voudrions faire trois jours de trek de Uyuni a Tupiza et ensuite rejoindre Salta (de tupiza) pour louer une voiture et faire trois jours la boucle Nord. Nous ne savons pas comment faire pour que le voyage Tupiza -Salta nous prennent le moins de temps possible. Est il envisageable de prendre un taxi pour ce trajet? idealement nous souhaiterions le faire de nuit.. Egalement serait il possible de louer la voiture directement a Tupiza et d'ensuite la rendre a Salta?

Merci beaucoup d'avance pour votre aide,

Cordialement,

Capucine
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Itinéraire nord-ouest de l'Argentine (Salta - Tolar Grande - parc Talampaya)
Bonjour à tous :)

Nous partons 23 jours en Argentine au mois de juillet :) Nous sommes entrain de réfléchir à l'itinéraire... J'ai lu énormément de post sur les forums, je me suis baladée sur un grand nombre de blogs / carnets de voyage mais je n'arrive toujours pas à avoir une idée concrète de notre séjour dans le Nord-Ouest, nous aurons 17 jours à consacrer à cette région (+ 6 jours pour Iguaçu et Buenos Aires)

Nous aimerion faire la région de Salta boucle N/S (en voiture de location) ça c'est plutôt simple, j'ai trouvé beaucoup de renseignements, puis nous aimerions faire Tolar Grande avec - Antofagasta de la sierra- Antofalla - campo de Piedra Pomez - volcan Carachi + nous aimerions descendre voir le Parc de Talampaya et laguna Brava.

Je trouve peu d'information sur les excursions Tolar Grande avec - Antofagasta de la sierra- campo de Piedra Pomez - volcan Carachi - Antofalla. Et pour Talampaya je me demande comment y aller... est ce qu'on garde la voiture de location après Cafayate (boucle sud Salta) pour aller à Talampaya et au laguna Brava ... ? combien de jours depuis Cafayate il faut compter pour faire tout ça ... A quel moment aller à Tolar Grande? Est ce qu'on peut partir de Belen, aller à à El Penon, Antofagasta de la Sierra, Campo de Piedra Pomez, le volcan Carachi, Antofalla, Tolar grande...

Et puis grande question est-ce possible de faire tout ça en 17 jours ?

Je vous remercie vivement pour votre aide !

Aurélia
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Buenos Aires l'enivrante! (vidéo)
Bonjour à toutes et à tous,

revenant d'un périple de six mois en Amérique du Sud, je poste ici quelques vidéos réalisées là-bas.

Aujourd'hui, je vous propose de faire escale à Buenos Aires, ville aux trois millions d’habitants pleine de contrastes, où la pauvreté sévit dans les maisons de tôle des villas miserias en banlieues, tandis que les quartiers de Recoleta, Palermo ou bien Belgrano font belle figure. Buenos Aires l’enivrante, berceau du tango, Buenos Aires la bouillonnante les soirs de match de fútbol à la Bombonera, Buenos Aires la cosmopolite, qui a vu se succéder des générations d’immigrants venus d’Europe, d’Espagne et d’Italie principalement. Ainsi, la capitale argentine est considérée comme la plus européenne des ville d’Amérique du Sud (elle est surnommée le « Paris de l’Amérique latine »). Son architecture du centre évoque Madrid ou bien Paris.

Bon visionnage ! Et surtout n'hésitez pas à me poser des questions sur le voyage ou donnez votre avis sur la ville de Buenos Aires.

https://youtu.be/Rmb1TiZ-pSw

Sinon, j'ai plein d'autres vidéos de mon voyage ici : https://www.youtube.com/channel/UCNy8Nb_4xFgAaYdEZusZkqA/videos

Et voici mon blog de voyage, tenu au quotidien : https://www.pachacutec-la-route-des-andes.com/
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Feedback on 3-week Argentina itinerary
Hi there, Could you let me know if this itinerary is doable: 14/09: Arrival in BA at 9:45 PM 15/09 to 16/09: BA 17/09: Flight to Iguazu early in the morning + visit the falls on the Brazilian side 18/09: Visit the falls on the Argentine side 19/09: Flight to Salta + visit Salta 20/09 to 25/09: Northern + Southern Loop in 6 full days (rental car) 26/09 to 28/09: Tolar Grande 3 days (with an agency) 29/09: Flight to Puerto Madryn (arrival in the evening) 30/09: Valdes Peninsula 01/10: Valdes Peninsula + Punta Tombo + overnight bus to Bariloche 02/10 to 07/10: 6 days to see Bariloche and the surrounding area by car (what are the must-sees?) 08/10: Flight to BA 09/10: Flight to Paris at 2:40 PM
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Voyage en août dans le Nord-Ouest argentin
Hello,

Voilà je suis en train d’organiser un voyage au mois d’août prochain en Argentine avec nos deux grands enfants de 19 et 21 ans.

Nous prévoyons d’aller à Buenos aires et dans la région de Salta. Nos contraintes : trois d’entre nous disposent de trois semaines et l’un de deux (ajustable à la marge pour ce dernier).

Voilà ce que j’ai déjà recensé. (Nous avons décidé de le faire à un rythme pas trop speed).

Nous pensons aussi aller Tolar grande mais avec une agence.

Boucle Nord Compter entre 5 et 7 jours

Jour 1 : départ de Salta (1152 m) - Arrêt à Tumbuya Maimara (cimetière et painter’s palette) Tilcara : Pucara del Tilcara – il y aussi un jardin botanique, un musée archéologique - nuit Tilcara (2465m)

Jour 2 : Suite de Tilcara - les gorges du Diable (petite rando) si temps Uquia (2 824 m): cerro de las senoritas- le village et sa coopérative - Humahuaca - el hornocal (4,350 mètres – une heure de conduite de Humahuaca) - nuit Humahuaca (3012 m)

Jour 3 : trajet – Nuit Iruya (2 780 m)

Jour 4 : Visite Iruya et mini rando Nuit Iruya

Jour 5 : retour Les gorges du Diable si pas fait avant Visite du village – colline des 7 couleurs Nuit Purmamacar (2 324 m)

Jour 6 : Salinas– retour à Salta ou trajet jusqu’à San Antonio de Los Cobres (3 775 m) Nuit Salta ou San Antonio de Los Cobres

Jour 7 (selon) : retour Salta

Mes questions - Iruya : une nuit serait-elle suffisante - et surtout pas trop fatigant - si on veut gagner un jour ? - Un détour par à Susque (3500 mètres) est-il envisageable J6? Faut-il avoir une 4*4 pour cette partie ? (J’ai compris que pour le reste ce n’était pas nécessaire

Boucle Sud Compter 4 à 6 Jours

Jour 1 Parc National los Cardones- Cachi (église-cimetière) Nuit Cachi (2 531 m) ou Molinos (2 040m)

Option : 1 jour de promenade en plus pour aller par exemple jusqu’à La Poma (3015 mètres) ou aller au Cuevas de Acsibi

Jour 2 Molinos et villages (Sequantes – Angastaco)- Quebreda de las Flechas Nuit Cafayate (1683m)

Jour 3 (en option) Cascades - village Visite bodega Nuit Cafayate

Jour 4 Quilmes (ruines) + optionnel : Amaicha dela Valle (2 000m) (village + musée Pachamama) et Talfi del valle Nuit Cafayate

Jour 5 : Quebrada de las conchas Nuit Salta

Je suis preneuse de tout commentaire.

Une dernière question : j’ai lu dans de nombreux post que les retraits avec carte étaient compliqués et chers et qu’il était donc préférable de prendre du liquide. C’est toujours le cas ? Quant aux paiement par carte même s’ils ne sont pas toujours acceptés, font-ils aussi l’objet d’une taxation?

Merci d’avance
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Location de voiture au Chili et la rendre en Argentine
Bonjour,

Quelqu'un peut-il me dire si il est possible de louer une voiture au Chili, pour quelques jours, et s'il est possible de se rendre en Argentine avec, et quelles sont les formalités à accomplir auparavant, pour le faire sans problème. J'aimerai louer un véhicule à Punta Arenas et me rendre vers le Périto Moreno, voire aller à Ushuia. Pensez vous que cela soit faisable, la période serait Février ou mars 2018, est-ce le bon moment Merci Serge
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Circuit argentin
Bonjour, Nous projetons d'aller rendre visite à notre fils cadet qui fit un VIE à Buenos Aires. On pensait y aller à Toussaint 2017 mais je n'ai que 2 semaines de congés (je suis prof !!) donc on s'oriente vers 3 semaines en juillet....pas plus car mon mari garde des jours pour aller voir notre aîné à Montréal. Voilà quelques idées sur un possible circuit. Vol France-Rio 3 jours à Rio 2 jours aux chutes d'Iguazu Vol Iguazu-Salta 6 jours dans la région de Salta Vol Salta-El Calafate 5 jours dans ce secteur Ushuaia ?? Retour sur Buenos-Aires 2-3 jours sur place Retour France

On va s'occuper sous peu des billets d'avion France-Brésil et Argentine-France. Notre fils s'occupera des vols intérieurs.

MERCI aux connaisseurs du coin de me dire si c'est viable...je suis ouverte à toutes les critiques !! Terminez bien l'année.
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Excursions autour de Salta
Bonjour à tous Mon mari et moi sommes en train de préparer notre voyage en Argentine en mars prochain. Nous commencerons par la Patagonie et découvrirons ensuite la région de Salta où nous projetons de rester 7 jours, un jour réservé a la visite de la ville et 6 jours pour des excursions. Nous avons regardé les excursions proposées par les agences et vu que 3 jours permettraient de découvrir le sud (Cachi, Molinos, Cafayate, Quilmes et retour Salta). Il nous reste donc 3 autres jours pour la boucle Nord. Nous nous posons les questions suivantes : •Est-ce que on peut faire plus que San Antonio de las cobres, Las salinas grandes, Humahuaca et Iruya et retour Salta en 3 jours ? •Si oui que rajouter ? Las 7 curvas , Salar de Pocitos • Les excursions était très chères , nous serions tentés de louer un 4x4 et d’être accompagnés par un chauffeur guide. A qui s’adresser pour avoir une personne de confiance ? •Est-ce que il est possible de faire des nuits étapes (évidemment hors de Salta ) avec un chauffeur guide ? Merci d'avance pour votre aide !
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Partager une excursion à Tolar Grande (Argentine) en octobre / novembre 2018
Bonjour,

Nous partons, ma compagne et moi en Argentine au mois d'octobre 2018, et nous recherchons deux personnes pour partager deux excursions, à organiser par agence au départ de Salta dans le NOA: _ Tolar Grande. _ Campo de Piedra Pomez. Les dates ne sont pas encore définies. Vraisemblablement à partir du 25/10 ou du 06/11. A bientôt.

Fabrice.
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Premier voyage en Argentine
Bonjour à tous

Tout est dans le titre 😎 Je pars pour la première fois en Argentine (et en Amérique du sud par la même occasion) au mois de mars. Je n'aurai malheureusement que 15 jours pleins sur place, or le pays est absolument immense. Je m'adresse donc aux spécialistes pour quelques questions.

J'arrive et je repars de Buenos Aires. Je resterai évidemment dans le nord du pays, pas le temps d'aller plus loin. Je vois que Montevideo est juste à côté. C'est facile de passer une journée là-bas à partir de BA ou c'est un peu trop speed et dans ce cas il vaut mieux prévoir d'y passer la nuit ?

Grosso modo, mon idée ensuite c'est d'arriver jusqu'à Iguazu en bus (avec des arrêts au passage, bien sûr) et de prendre l'avion uniquement pour Iguazu-BA. Sur quelles compagnies fouiner pour trouver un billet ?

Ma remontée jusqu'à Iguazu sera assez tortueuse, puisque j'aimerais d'abord me rendre jusqu'à Salta. Ca m'a l'air bien, mais je me trompe peut-être complètement. Où m'arrêter sur la route : plutôt Rosario, Cordoba ou ailleurs ? Ensuite de Salta à Iguazu, un arrêt présente de l'intérêt ou c'est mieux que je m'enquille le bus d'une traite ? A condition qu'il y ait un bus d'ailleurs, pour le moment je trouve pas grand chose. Enfin, sachant que j'aimerais évidemment voir les chutes du côté argentin et brésilien, combien de temps me conseillez-vous de rester sur place ?

Pour finir, quelques questions pratiques 🙂

Je baragouine 3 mots d'espagnol, mais je parle anglais et italien. Je suppose que ça devrait suffire ? Je suis un habitué de l'est (de la Russie jusqu'au Japon en passant par le Moyen-Orient), où les problèmes de sécurité et les vols sont quasiment inexistants. Du coup j'ai peut-être pris quelques mauvaises habitudes. Sans tomber dans les clichés ou les lieux communs, que dire exactement de l'Argentine ? Les bus (surtout de nuit à vrai dire) sont tous top confort où il y a des compagnies à privilégier ? Si je prends un bus de nuit, j'aimerais autant pouvoir dormir un peu.

LAST BUT NOT LEAST : j'adore le foot, et les Argentins aussi. Le jour de mon arrivée, je vois un Vélez Sarsfield-Boca qui me fait de l'oeil. Quelqu'un connaît ? D'une manière générale, c'est jouable de trouver des places pour le foot (officielles évidemment) ?

Merci d'avance pour vos réponses. Il y a beaucoup de questions, je sais, mais elles sont petites et essentiellement pratiques. Ceci dit, si vous voulez m'engueuler, sentez-vous libres 😏
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Itinéraire Argentine et Patagonie
Bonjour,

Je suis actuellement au Pérou et je suis en train de préparer la suite de mon voyage en Argentine et en Patagonie. Ce pays est plus difficile à organiser que les autres de part sa grandeur et du climat qui y règne donc j'ai plusieurs questions.

J'arrive à Salta par la Bolivie le 1er Août. De là je compte louer une voiture pour une faire une petit boucle aux alentours pendant 5 jours.

J'ai déjà un vol low cost réservé de Salta à Iguazu le 7/08.

Je pense passer 4 jours à Iguazu pour bien profiter du lieu.

Ensuite je pense descendre à Buenos Aires pour y passer 2-3 jours mais je n'ai pas encore de transport réservé donc je peux modifier. On arrive donc vers la quinzaine d'Aout.

Je dois être à Santiago du Chili le 26/09. J'ai donc une bonne cinquantaine de jours et voici ce que j'ai prévu de visiter :

- la région des 7 lacs de Bariloche - cette même région mais du côté chilien à Pucon jusque Puerto Montt - toute la patagonie (El Chalten/El Calafate/Puerto Natales/Ushuaïa ...) - La péninsule de Valdés

Je dois caser ça dans un itinéraire assez cohérent en partant de Buenos Aires jusque Santiago du Chili. Un itinéraire cohérent sur le plan économique mais surtout car c'est l'hiver en Patagonie à cette période.

Je pensais commencer par Bariloche/Pucon pendant une bonne dizaine de jours.

Ensuite la péninsule de Valdès (mais comment la rejoindre depuis Bariloche ???) pendant 5-6 jours

Cela me laisse un mois pour toute la Patagonie, est-ce trop large ? J'ai cru comprendre qu'en hiver les liaisons de bus étaient peu assurées et qu'avoir du temps en trop était une bonne chose ... J'ai pas mal lu le forum et apparemment il n'y a rien d'impossible de voyager en Patagonie fin aout/septembre donc ça a l'air possible ! Je ne peux pas louer de voiture c'est trop cher pour mon budget.

Merci à tous pour votre aide !
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Voyage 3 semaines en Patagonie en décembre
Bonjour à tous,

Nous souhaiterions partir en Patagonie pour 3 semaines en décembre, avec nos deux ados de 13 et 15 ans. Nous sommes randonneurs ( Alpes, Pyrénées) mais à la journée.

Pourriez-vous nous conseiller sur ce qu’il est possible de faire en 3 semaines en terme de trajet ? Nous louerions une voiture et nos logements à l’avance ( période de Noël ), prendrions un vol intérieur si cela nous fait gagner beaucoup de temps.

Vaut-il mieux louer un 4x4 ou une berline ? Doit-on faire des demandes administratives particulières quand on passe du côté argentin ( El Chalten, El Calafate...) ? Est-il posssible de faire beaucoup de randonnées à la journée à Torres del Paine ou des randonnées en boucle avec refuge ( pour ne pas porter de sac à dos) ?

Est-ce raisonnable de louer une semaine à Punta Arenas / puerto Natales et de rayonner ensuite ( Ushuaia / El Calafate) ou le temp de trajet est trop long ?

Nous avons délibérément laissé de côté l’ile de Pâques, à regret, pour une question de temps et de budget.

Je vous remercie d’avance,

Sophie
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Voyage en Patagonie: route 40
Bonjour. Je vais en Argentine du 17 août au 15 septembre. Nous allons tout d’abord à Iguazú puis à Salta. Ensuite nous souhaitons savoir si cela est faisable de faire une partie de la route 40 : de louer une voiture depuis Bariloche remonter à San Martin de los Andes puis aller jusqu’au Perito Moreno puis El Chalten et El Calafate. Ensuire nous comptons remonter en passant par Puerto Madryn et remettre la voiture de location à Bariloche pour éviter le drop off. Pensez vous que cela est faisable en hiver ? Si oui en combien de jour est ce possible ? Pourrons nous profiter des excursions ou allons nous faire que de la route? cette portion de route 40 est elle entièrement bitume ou y a t’il des sentiers ?

Cordialement.
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Argentine 2 semaines fin novembre
J'ai encore d'ici cet été pour changer d'idée ( confirmation des vacances à mon mari en juillet ). Je cherche une belle destination pour fin-novembre. Je ne dispose que de deux semaines.

Je suis revenue enthousiasme à l'idée d'aller en Argentine, parce que je viens de trouver un vol aller-retour BA- Salta à 220 $ avec Aerolinas . Mes recherches auparavant, affichaient 650 $ !!!!!

J'aimerais visiter le NOA, mais sans voir les paysages salés ( j'ai déjà vu celui de la Tunisie ) . Donc écourter le périple en délaissant cette section.

Les trois points qui m'intéressent le plus dans le NOA, est la montagne de couleurs, la culture andine et Cafayate , le vin.

Est-il suggéré de dormir au moins deux nuits à Cafayate pour un amateur modéré de vin et se reposer entre deux boucles ?

Combien de temps dois-je disposer pour apprécier ce que je veux visiter ? ... 7 nuits, 9 nuits ? Le reste, à la fin du séjour, sera consacré à la Capitale. Une ville où il y a bcq à voir, architecture, parcs, animations etc... . J'aime bien manger, et je sais que dans une grande ville, les restos abondent et sont représentatifs de la culture culinaire du pays.

Alors qu'elle est le meilleur balancier entre NOA et BA, et pour le NOA, quelle ou quelles boucle vous me suggérez ?
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Itinéraire 3 semaines en Argentine en mars
Bonjour à Tous,

Mes billets d'avion sont pris. J'hésite maintenant entre 2 parcours, pourriez-vous m'aider et/ou me donner vos différentes expériences.

- 5 Mars : Départ France - 6 Mars : Arrivée matin Buenos Aires - 7 Mars : Buenos Aires - 8 Mars : Vol pour El Calafate - 9 Mars : El Calafate - Perito Moreno - 10 Mars : El Chalten - 11 Mars : El Chalten - 12 Mars : El Chalten - 13 Mars : Vol pour Bariloche - 14 Mars : Bariloche - 15 Mars : Bariloche - 16 Mars : Bariloche - 17 Mars : Bariloche - 18 Mars : Vol pour Salta - 19 Mars : Region de Salta - 20 Mars : Region de Salta - 21 Mars : Region de Salta - 22 Mars : Region de Salta - 23 Mars : Region de Salta - 24 Mars : Region de Salta - 25 Mars : Vol ou Bus pour Iguazu - 26 Mars : Iguazu - 27 Mars : Iguazu / Bus ou Vol BA - 28 Mars : BA et retour France - 29 Mars : Arrivée France

OU

- 5 Mars : Départ France - 6 Mars : Arrivée matin Buenos Aires - 7 Mars : Buenos Aires - 8 Mars : Buenos Aires - 9 Mars : Vol pour Usuhaia - 10 Mars : Usuhaia - 11 Mars : Usuhaia - 12 Mars : Vol pour El Calafate - 13 Mars : El Calafate - Perito Moreno - 14 Mars : El Chalten - 15 Mars : El Chalten - 16 Mars : El Chalten - 17 Mars : Vol pour Salta - 18 Mars : Region de Salta - 19 Mars : Region de Salta - 20 Mars : Region de Salta - 21 Mars : Region de Salta - 22 Mars : Region de Salta - 23 Mars : Region de Salta - 24 Mars : Vol ou Bus pour Iguazu - 25 Mars : Iguazu - 26 Mars : Iguazu - 27 Mars : Iguazu / Bus ou Vol BA - 28 Mars : BA et retour France - 29 Mars : Arrivée France

Merci
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Le taux de change en Argentine actuellement
Bonjour à tous

Nous avions essayé d'avoir des informations sur le taux de change il y a quelques jours, mais n'avions pas eu d'informations précises. Comme nous sommes maintenant sur place voici quelques nouvelles Le meilleur taux de change officiel , la banque de la nación : vendredi 8 novembre 65,9 ars pour 1€ mais au noir dans le centre de Buenos Aires ( Florida ou Lavalle) le taux est bien supérieur : 70,00 ars pour 1€ Eviter les cuevas officielles, le cours était à 62 ars pour 1 € et bien sur éviter de faire des retraits dans des DAB. Pour nous touristes l'Argentine est très peu chère actuellement juste un ex. à la même époque l'année dernière le litre de super à Salta était de 42,3 ars cette année le litre de super est à 52,90 ars , la seule différence c'est que l'année dernière nous avions 40ars pour 1€ et cette année nous avons autour de 66 ars pour 1€ et même 70 ars pour 1€ au noir. Même si l'ex que l'on donne ne permet pas une totale vision du taux de l'inflation ( car le prix de l'essence n'a pas subi la même hausse que d'autres produits) Autre ex les repas au restaurant sont pour nous beaucoup moins chers que l'année derniere pour une même prestation. Cordialement
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Circuit de 3 semaines en Argentine
Bonjour, Avec mon ami nous souhaitons partir en argentine 3 semaines en janvier. Mon souci concerne le circuit. Voici un premier projet : Buenos Aires Ushuaia el calafete (perito Moreno) salta chutes iguazu

nous partirions sac à dos et pour dormir dans les auberges de jeunesse. Qui peut me donner des conseils, je suis un peu perdue merci d'avance amel
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Mon itinéraire à partir d'Ushuaïa (Argentine et Chili)
Bonjour à tous.

Alors voilà, dans le cadre d'un voyage plus long que je vais affiner avec le temps et mon budget, je construis la première étape qui me mènera d'Ushuaia au nord de l'Argentine (ou Chili). Mon but st de sortir de ces pays soit par le Paraguay, soit par la Bolivie. J'y reviendrai.

Donc, je vous pose les coins que j'aimerai faire et dans l’ordre que j'ai établi pour l'instant (vraiment pour l'instant) et je vous pose le questions ensuite. Ok ?^^

Ushuaia (arg) puis direction punta arenas (chili) parc des glaciers (arg) puis torres del paine (chili) ensuite fitz roy (arg) , region des lacs (chili) bariloche (arg)

Retour au chili un peu plus haut pour santiago, valparaiso et el yeso dam et repassage de la frontiere pour mendoza et ses alentours

Ensuite remontée vers salta et les environs, humahuaca et enfin chili avec vallee de la luna et atacama.

Je compte faire le voyage en stop autant que possible. Réaliste pour ce trajet? Et sinon en bus mais faut contenir le budget pour le reste. A la volée avec ces informations, vous estimeriez combien de temps pour tout ça ?

Dans cet itinéraire je fais l'impasse sur la peninsule valdes car c'est la seule chose dont j'ai entendu parler dans le coin et étant à l'opposé ça fait beaucoup de route pour un seul site. Ai-je tort ?

Enfin, je ne comptais pas manquer les chute d'iguazu mais pas spécialement prévu de passer par la paraguay non plus, j'envisageais plus de continuer par le parc lauca au chili et d'entrer en bolivie. Vos suggestions d’itinéraires sont les bienvenues.

Dernière chose, le camping sauvage en argentine et chili, ça craint objectivement ?

Ça fait beaucoup mais le projet demande à être débroussailler :)

Merci d'avance!
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Argentine février 2016: itinéraire et transport
Bonjour! Je pars en Argentine avec ma copine du 4 au 24 février prochain et j'aurais quelques questions au niveau de l'itinéraire et du transport. Je vise essentiellement la Patagonie pour faire des randonnées à la journée. À titre d'info, j'ai fait le côté chilien l'an dernier (Torres del Paine, Punta Arenas, Puerto Natales, Careterra Australe jusqu'à Chaiten, Chiloé) et je ne compte pas traverser au Chili.

Pour l'instant, ça ressemble à ça:

- 4 nuits à Ushuaïa, donc 3 jours complets sur place dont 2 seraient consacrés au Parque nacional Tierra del Fuego;

- 6 nuits dans la région de El Calafate / El Chaltén. 1 journée pour le glacier Perito Moreno et les autres pour randonner autour du Fitz Roy;

- 4 ou 5 nuits dans la région de Bariloche. Là je suis moin sûr du programme...

- 4 ou 5 nuits à Buenos Aires (2 à l'arrivée, 2 ou 3 au retour);

Je pense faire les longs trajets en avion, mais c'est assez dispendieux. Vaut-il mieux prendre le bus sur certains tronçons, où est-ce une perte de temps par rapport aux économies réalisées?

Ou encore devrais-je zappé une région? Dans ce cas, Bariloche ou Ushauaïa (El Chaltén, c'est non négociable!)?

Pour les déplacements, j'entends louer un véhicule à chaque endroit (sauf à Buenos Aires), à moins que vous me dites que c'est parfaitement inutile.

Merci d'avance de m'éclairer!
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Programme 23 jours entre le nord de l’Argentine, le sud de la Bolivie et Cuzco au Pérou
Bonjour tout le monde,

Je planifie un voyage de 23 jours en septembre prochain qui comprendrait, dans l’idéal, des visites autour de Salta en Argentine, un tour dans la région du sud de la Bolivie pour finir avec la visite de Cuzco au Pérou. La question est de savoir si c’est envisageable, surtout en matière de liaisons entre les différents lieux. Voici le programme un peu plus en détails:

2 jours de voyage 7 premiers jours pour faire la boucle nord et la boucle sud autour de Salta en self drive. 1 jour pour rejoindre la frontière avec la Bolivie et rejoindre Tupiza 4 jours dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni 1 jour pour relier Uyuni à Cuzco (en avion) 6 jours autour de Cuzco, dont le Machu Picchu 1 jour pour rejoindre Lima depuis Cuzco 2 jours de voyage retour

Possibilité de rajouter une journée dans le programme. Pour ceux qui connaissent le coin, pensez-vous qu’un tel projet soit réalisable? Merci pour vos retours et belle journée à tous :)

Marc
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Une semaine à Fortaleza dans le Ceara
Samedi 26 janvier

Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.

Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.

Dimanche 27 janvier

Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.

Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.

On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…

L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.

La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.

Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.

« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.

La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.

Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.

On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.

Lundi 28 janvier

Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.

Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.

Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.

On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.

On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.

De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.

« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »

Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.

En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.

Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.

On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.

Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.

À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.

Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.

Demain, c’est juré, on se calme.

Mardi 29 janvier

Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.

On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.

Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.

Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.

Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.

Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.

En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.

On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.

Mercredi 30 janvier

Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.

On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.

En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.

Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…

Jeudi 31 janvier

Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.

On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.

Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.

Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.

À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.

Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.

Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.

On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.

Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.

Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».

Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.

On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.

Vendredi 1er février

On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.

Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.

En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.

La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.

On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.

Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.

À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.

Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.

Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.

On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.

Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !

Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.

Samedi 2 février

Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.

On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.

Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.

La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.

Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.

La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.

De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…

L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.

On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…

Des visites culturelles comme ça, on en redemande.

À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.

En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…

Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.

Dimanche 3 février

C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?

Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.

Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.

Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !

L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
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Un mois en Équateur, au Pérou ou en Argentine? (mi-juillet - mi-août)
Bonjour, Voilà trois ans que nous sommes partis 1 mois au japon et l'envie de refaire un grand voyage ce fait sentir !

Nous avons décidé de partir un mois en Amérique du Sud avec un couple d'ami. Au départ nous voulions plutôt partir en Equateur afin de pouvoir faire les îles galapagos. Mais il s'avère que, même sans prendre de croisière, en faisant tout en indépendant, entre le prix des vols, le prix d'entrée, les trajets sur place, et les hôtels "cher" cela revienne à plus de 1000/pers pour une semaine.

Les billets d'avion pour l'équateur semble aussi plus cher que ceux pour le Pérou et l'Argentine. Cependant, si nous faisons le choix de ne plus aller aux îles galapagos, plus rien ne nous retiens en Equateur, nous pouvons choisir de visiter un autre pays.

Qu'est-ce qui est le moins cher ? Pérou ou Argentine ? En terme de vol, et une fois sur place ?

Nous partirions de mi-juiller à mi-août : je sais déjà que le moment que nous choisissons pour partir est le plus cher mais avec trois profs dans le groupe, pas le choix.

Nous sommes plutôt baroudeur (tout en étant assez organisé) Nous envisageons de soit faire une boucle, soit faire un trajet en arrivant et partant d'un aéroport différent.

Nous pouvons voyager à la journée et changer chaque nuit de lieu, ou alors se poser dans une région et faire l'étoile à partir de ce point pendant plusieurs jours puis changer de région.

Nous aimerions dormir chez l'habitant, dormir en auberge de jeunesse, dormir n'importe où sauf dans des hôtels de luxe.

Nos centres d'intérêt sont : l'environnement/l'écologie de la région, l'histoire récente (politique du pays) et plus ancienne (anciennes civilisations), et la danse (en mode "bal" et pas "spectacle folklorique").

Nous envisageons aussi de passer du temps dans une association pour y faire du bénévolat (aide environnemental, humanitaire ?...).

Merci de vos conseils, j'épluche le forum qui est très étoffé !
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Quelle agence pour visiter le Pantanal?
Bonjour à tous avec ma copine nous partons pour 1 mois au Brésil et nous souhaitons visiter le Pantanal. Nous avons contacté 3 agences avec 3 prix différents allant du simple au double. Nous voulons savoir si l’un d’entre vous est allé au Pantanal? Qu’en avez vous pensé et quelle agence avez vous pris. Ce que nous voulons vraiment pas c’est être trimballé dans un 4x4 toute la journée avec des activités sans grandes intérêts montées pour les touristes. Merci d’avance pour vos réponses.
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