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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
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Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009
Début du Carnet de Voyage Partie 1

Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)

Le 22 novembre 2009 Pau - Paris

Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !

Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !

Lundi 23 Novembre - dans l'avion

Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !



Mardi 24 Novembre Phnom Penh

Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !

Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…

Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…



Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l��équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.

Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.

Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.

La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…



Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.

Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!

Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !



Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !



Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…

Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.





C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!

Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…



Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir

Mercredi 25 Novembre Battambang

Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !

Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!

Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !



Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !

Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.



Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.



A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.



Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !

Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.

Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!



Jeudi 26 Novembre Battambang

Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.

Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !

Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!

Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.





Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?

Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…



Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…



Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !

Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant

Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)

Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».

L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)

Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.

Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…



Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.

Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…



Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…



Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…

Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.

Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…



La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !

Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.

Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !

A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !

Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…



Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !





Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !

Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap

Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!

Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !



D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.





Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)



Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».



Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…

le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !



Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !

Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !

Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos

Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.

Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !

Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.



Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…

Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…



Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !

En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.

Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….





Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.



A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…





Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.



Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.

Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !





Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!

En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !

Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!

Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode

Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !



Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !

A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.



Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…



Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....

Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.

Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !

Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !







Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !



Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !

Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !

Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d��arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.

Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !



Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année. Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire ! Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ? Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps ! Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien ! Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes… Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout ! Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit… Nous vivons un moment unique, exceptionnel… Bouddha veille sur nous !

Mardi l ier Décembre Siem Reap

La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !

Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.

Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.



Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.



Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.

Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.

La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…



Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…

Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !









Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !

Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !

Hop ! Au lit !
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Voyage au Cambodge du 1er au 18 mai 2009: le retour
Bonjour,

Après avoir bien profité des différents conseils, informations sur le site voici ma petite contribution avec un petit topo de mon voyage

Je donc suis partie 17 jours avec ma sœur à la découverte de ce beau pays qu’est le Cambodge.

Première étape SEAM REAP (4 jours ½) hébergement à la GH « Le Tigre de Papier » . Accueil chaleureux, chambre spacieuse, piscine, Internet gratuit. GH localisée dans une petite rue calme à 5min du centre et de l’effervescence touristique. Prix 25 $ la chb avec climatisation petit dej (copieux) compris. Mais une chb avec seulement un ventilo aurait été suffisant. Evidement le séjour à SR a été consacré à la visite des temples. Nous avions fait appel à KOSAL pour être notre guide pendant 3 j . Mais une fois sur place, il a eu un contretemps et nous a proposé un collègue à lui pour 2 j , le 3ème j étant à nouveau disponible. Avec SOM nous avons donc visité pendant 2 jours le site d’ANGKOR (petit et grand circuit). Magnifique, mystérieux. Une préférence pour le BAYON, TA PROHM, PREAH KHAN. Le 3ème jour avec KOSAL nous avons visité les temples et site plus éloignés BANTEAY SREI, la rivière aux Mille Linga et BENG MEALEA. Kosal est une guide charmant, bavard, blagueur et très ouvert. Cette journée avec lui a été très enrichissante. Dommage que nous ne l’ayons pas eu les 2 jours précédents. Je ne mets pas en doute la compétence de SOM mais les visites ont été beaucoup plus « scolaires ». Kosal est beaucoup plus avenant, jovial. Je le conseille fortement. Le 4ème jour a été consacré à la visite de SR. Location de vélos et nous avons sillonné la ville, visite des VATs, des berges de la rivière….. En ce qui concerne la restauration : Le Tigre de Papier (2 restaurants), KHMER Family Kitchen, et les petits stands de restauration de nuit au bout de « Bar st » (plat à 1 $ très bon), école hôtelière Sala Bai (mieux vaut réserver ou y aller assez tôt autrement les plats proposés ne sont plus disponibles, évidement c’est une école et donc ils cuisinent en quantité limitée) Nous avons également testé les massages Khmers. Notre choix s’est porté sur « Islands Massage ». 7 $ pour 1h de massage très tonique. Nous voulions aller au Seeing Hands Massage (masseurs aveugles) mais lorsque nous avons vu le bâtiment très douteux nous avons changé d’avis.

Deuxième étape BATTAMBANG. Pour s’y rendre nous avons pris le bateau. La durée du trajet a été plus longue que prévu (9h de navigation à la place des 5/6 h prévue). Le niveau du lac était un peu trop bas. Mais je ne regrette pas cette traversée à travers les villages lacustres. Prendre son temps. Savoir se poser et apprécier le moment présent avec tous les sourires des enfants sur les berges. A Battambang SAROM nous attendait. Hébergement chez lui dans sa maison d’hôte. Normalement nous devions rester 1 jour à Battambang. Mais après la première journée de visite avec SAROM nous avons été tellement emballées que nous y sommes restées un jour de plus. SAROM est jeune homme de 30 ans franco-khmer qui veut revenir s’installer au Cambodge et Battambang pour y mettre en place une maison d’hôte (pas une Guest House) et proposer la visite de sa région. N’hésiter pas à faire appel à lui. Nous avons passé 2 jours inoubliables à la découverte du Cambodge authentique : circuit culturel, circuit nature (rizières, promenade en barque, bamboo train … ) circuit artisanal (galette de riz, gâteaux de riz, fabrication filets de pêche, fabrication de bateau ..) . Nous rentrions le soir rouge de terre, fatiguées mais prêtes à repartir. Aidez-le à mener à bien son projet. Vous ne regretterez pas, bonne humeur assurée. Sarom : 012 24 19 16 samsarom@hotmail.com Restauration : stands au marché de nuit sur la rive

Troisième étape PHNOM PENH Ville que j’ai trouvée sans attrait. 1 jour a été suffisant pour la visite Palais Royal / Pagode d’Argent : bof ! (impératif avoir les épaules couvertes (t-shirt à manches courtes) avoir une étole/écharpe n’est pas suffisant). Musée National : très beau musée dans un joli bâtiment renfermant une belle collection de statues khmères Musée Tuol Sleng ou S-21 : à voir ou plutôt je dirai à ressentir. Ambiance lourde. Les murs, les photos tout transpire l’horreur qui a sévi en ce lieux. Hébergement à la GH : KEO MEAN , guest house assez centrale puisque proche du marché central donc des stations de bus. Chambre avec ventilo à 5 $. Chambre assez spartiate (lit, salle de bain avec froide) propre. Restauration : stand autour du marché central (environ 1 $ le plat) Massage : cette fois ci au Seeing Hands Massage (en face de la poste centrale) 6 $ / 1 h de massage. Professionnel. Je le conseille. Achat souvenirs au « marché russe » Psar Tuol Tom Pong (assez excentré)

Quatrième étape KEP (2 jours) Trajet en Bus compagnie Sorya 20 000 riels (5 $) Nous voulions descendre à la nouvelle GH Sary Rega à l’entrée de Kep City. Mais nous avons raté l’arrêt. Il faut dire que la notion de village / ville est difficile à apprécier. Juste une succession de maison le long de la route. Donc descente à l’arrêt suivant proche de la plage. Hébergement au VANNA BUNGALOW. Bungalow en bois à flanc de colline (10 $ avec ventilo). Vue magnifique sur la baie. Restauration sur place. Plats délicieux Pas grand-chose à faire à Kep même. Promenade le long de la cote. Plage de Kep : ne pas s’attendre à une superbe plage de sable blanc donc pas touristique mais très familiale. 1 journée à l’île du lapin (6$ tuk-tuk pour se rendre à l’embarcadère + traversée réservation auprès de la GH) : une journée de farniente à se prélasser au soleil. Très agréable. Plage beaucoup plus jolie. Rq : La GH Sary Rega est bien cotée au niveau du forum mais son emplacement est loin de la seule plage de Kep. Nécessité d’un moyen de locomotion. A refaire je séjournerai directement sur l’île du Lapin.

Cinquième étape KAMPOT (1 jour) Trajet KEP/KAMPOT en tuk-tuk partagé avec 2 autres personnes. Prix de revient 2$ /pers. Possibilité de prendre le bus provenant de Phnom Penh également 2 $. Hébergement Orchid Guesthouse chambre/bungalow avec une fourchette de prix de 4 à 15 $. Possibilité de restauration sur place. Location d’un vélo à la GH pour se promener dans la campagne environnante visite de la grotte de Phnom Chnork. La campagne est très jolie, belle balade. La ville de Kampot ne m’a pas emballée. Effectivement elle a du avoir son heure de gloire car il y a de très belles résidences laissées à l’abandon

Sixième étape L’ILE DE LA SOIE (2 j) Trajet KAMPOT/PHNOM PENH en bus compagnie Sorya 20 000 riels (5$) environ 5h30 de trajet. Lorsque nous avions fait notre première escale à Phnom Penh nous avions eu des contacts avec des chauffeurs de tuk-tuk. Nous avions discuté du prix pour aller à l’île de la soie. Trajet + traversée pour 16 $. Donc à notre arrivée, le chauffeur était là. Le trajet est assez long pour arriver jusqu’à la GH. La traversée par le bac est de 2 $/pers pour les touristes. (Passage par le bac de Kadey Cha) Hébergement à la villa Koh Dach (chb 7 $). Nous étions les seules personnes à la GH. Repas délicieux. Nous avons emprunté les vélos de la GH pour se promener sur l’île. 2 jours de flânerie, rencontre avec une jeune femme qui bien sûr nous a proposé la visite de sa maison, l’atelier des métiers à tisser et la vente de la soie. Mais gentiment et avec le sourire il suffit de dire que l’on n’est pas intéressé. Cela ne remet pas en cause le coté avenant des personnes puisque elle est venue nous voir le lendemain matin pour nous proposer d’aller à la plage. Effectivement par rapport Phnom Penh c’est un havre de paix. Mais pour ma part un séjour de 1 j voir 2 est suffisant. Mais tout dépend de ce que l’on recherche.

Départ Trajet Villa Koh Dach /aéroport de Phnom Penh en tuk-tuk avece le même chauffeur que pour l’aller. Nous avions négocié le prix à 20 $ (traversée comprise) cette fois-ci passage par le bac Preak Leap

Le Cambodge est un très beau pays avec un peuple souriant, chaleureux et accueillant. Etant 2 femmes seules à voyager, en aucun moment nous n’avons ressenti de l’insécurité. Effectivement en certain endroit nous avons été très sollicitées par les chauffeurs de tuk-tuk, moto dop. Mais il suffit de dire non avec un sourire pour qu’ils vous laissent tranquille. Leur comportement est un peu normal, c’est leur gagne pain. Mais par rapport à d’autre pays comme la Thaîlande je trouve que les personnes ne sont pas encore « pourries » par le tourisme. Les cambodgiens viennent vers vous sans agressivité et sans intérêt Sur les sites les enfants ne vous harcèlent pas avec « 1 $ please ! » . Au contraire ils sont très curieux, et veulent discuter avec vous. Evidement nous nous sommes faites arnaquer sur les prix pour l’achat des fruits, de l’eau … mais est-ce bien important par rapport au prix dérisoire payé lorsqu’on le reporte en euro.

En ce qui concerne le temps. Pour les personnes qui supportent la chaleur moite, chargée en humidité donc fatigante c’est une bonne période pour visiter. Nous sommes hors période touristique. A Angkor un plaisir de visiter les temples sans la foule. Pas grand monde à Phnom Penh. Pas besoin de réserver l’hébergement à l’avance. Nous avons eu les prémices de la mousson avec de la pluie mais seulement en fin de journée. Et les temples BAYON et TA PROHM ont un charme fou sous la pluie. Cela augmente leur mystère.

Je garde un très bon souvenir de ce voyage et j’espère pouvoir y retourner un jour. Mais peut-être ne faudra-t-il pas attendre trop longtemps. Pour le moment le tourisme n’a pas trop d’emprise sur la relation avec la population mais qui sait comment cela va évoluer…. Merci à tous pour avoir contribué à ce magnifique voyage par vos informations. Et bonne préparation, bon voyage au futur visiteur

Monique
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Looking for feedback and advice on a Thailand-Laos-Cambodia itinerary plan
Hi everyone, I’m starting to plan my next trip to Southeast Asia this winter (2.5 months, leaving in early December), and here’s a rough outline of my route—I’d love to share it with you and hear your thoughts and tips.

- I’ll start in Bangkok and already have three spots I’ve marked: Ayutthaya, Kanchanaburi, and Uthai Thani (I haven’t been to any of these places yet). - Next, I’d like to cross the country from west to east to reach the Laos border. I’d love suggestions for any interesting stops along this route—I don’t know this part of Thailand at all... - Then I’ll head into Laos, probably at Savannakhet (you can usually get a visa at the border). - > I’m tempted to spend a week in Hoi An, Vietnam, since I loved that city and the area when I visited two years ago. No visa needed for Vietnam now, so it could be a nice little detour. On the map, it doesn’t look too far, but I know you’ve got to be careful with these things, and I’m not sure if it’s a good idea. Any opinions on this? - Back to Laos (maybe via Dakta), and I’ll head south along the Mekong, probably doing the Bolaven Plateau loop that I missed last time. Then Paksé, the 4,000 Islands... I’ve been before, but I’d happily go back. - Crossing into Cambodia, I’ll follow the Mekong down to Phnom Penh (I know this area and love how untouristy it is). From there, I’ll probably spend a few days in Kep (quieter than Kampot). Still undecided, though. - Then back to Thailand (BKK), likely by plane from Phnom Penh since the borders between the two countries are currently closed (plus, let’s be honest, Cambodian roads... ;-). We’ll see how things look when the time comes. - After that, I’d like to explore southern Thailand, taking it slow with short hops. I’ve got my eye on Khao Sok National Park, and I’ve heard good things about Krabi... Again, I don’t know this region well, so any info or tips would be great.

So, I think this should be doable in 2.5 months, especially since I prefer short hops of 300 km max to avoid getting too tired, and I like staying 2-3 days in each place to explore. Plus, I’ll take a week off to relax if I find a spot I love—maybe by the sea for some real downtime.

Thanks for your feedback and for sharing your favorite spots! Pascal
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Récit de voyage au Nord Vietnam, Laos et Cambodge
Départ de Paris Roissy à 14h avec la Vietnam Airline Arrivée à Hanoi à 6h20 (heure locale) le jeudi 20 septembre. Temps brumeux. Visa pris à l'arrivée : 25$/pers (+lettre d'invitation demandée avant sur internet par agence (Aka voyage): 12$/pers), tout se passe sans problème rapidement. Taxi pour aller dans le centre, rue Han Bac, où se trouve le Sinh café : 15$ Nous avions réservé par internet nos billets de train de nuit pour Lao Cai (36$ la couchette molle du bas) par l'intermédiaire de cette petite agence de Hanoi : le Sinh Café, car comme nous devons passer toute la journée à Hanoi, il nous fallait un lieu sur place où laisser nos bagages jusqu'au soir. Déjeuner et dîner au "Quan Bia Minh", restau que nous avions déjà apprécié lors de notre précédent séjour à Hanoi. Le soir, donc, départ en train couchette, taxi du centre à la gare : 56 000vdg Cabine à 4 personnes, sommeil plutôt haché car le train cahote beaucoup... - Vendredi 21/9 :Arrivée à Lao Cai à 5h45. Beaucoup de rabatteurs pour les bus, tout le monde va à Sapa mais, nous, nous voulons aller à Bac Ha... Après quelques discussions avec les gars du coin, nous arrivons à prendre un bus public. Nous payons 100 000vdg/pers. Au début, ils nous en demandaient 400 000, ensuite 300 000 pour les deux. En fait, nous apprendrons par la suite que le vrai prix est 50 000vdg/pers, c'est ce que nous paierons au retour, il faut donc ne pas hésiter à négocier! Vers 9h, arrivée à Bac Ha où nous choisissons d'aller à l'hôtel "Ngan Nga"(le petit), près de l'arrêt du bus, dans le centre. Attention, il y a deux hôtels Ngan Nga, côte-à-côte! un grand et le petit, situé avant le grand et réputé pour sa cuisine, tenu par des gens charmants.(chambre double à 10$ avec petit-dej) Bac Ha est une jolie petite ville environnée de très beaux paysages. Plein de balades à y faire. - Samedi 22/9 : Nous prenons le bus public pour aller au marché de Can Cau (50 000vdg/pers). Dans le bus, on charge des gros sacs de marchandises, des oeufs, des cages de poules, etc... et des dames en costume : des hmong fleurs, aux robes aux broderies multicolores. Le marché de Can Cau est très rural, beaucoup de femmes en costume traditionnel, principalement hmong fleurs. Il fait très chaud. Le bus du retour à midi est bourré de femmes en costume et de sacs de légumes. L'après-midi, balade à pied jusqu'au village de Ban Pho. Magnifique paysage de rizières en escaliers. C'est la moisson, partout les gens travaillent dans les champs en costume traditionnel. - Dimanche 23/9 : C'est le grand marché de Bac Ha. De bon matin, les rues ne sont pas encore envahies, puis peu à peu la foule grossit, beaucoup de hmong fleurs, rouges, noirs, verts...beaucoup de marchandises et de bestiaux... A midi, nous prenons le bus pour Lao Cai (50 000vdg/pers) où un autre minibus nous attend pour nous emmener à Sapa (50 000vdg/pers là aussi)Il suffit de dire au chauffeur du 1er bus que nous voulons aller à Sapa, il téléphone à un de ses collègues et voilà, c'est super! A 15h, nous arrivons à Sapa qui ressemble à une station de montagne française, nous sommes à 1 600m d'alt. Beaucoup de hmong noirs. Hotel "le gecko" 20$ avec petit-dej. Nous nous rendons à l'agence "Nomadtrail" où nous avions réservé par internet un trek pour les trois prochains jours: 114$/pers, incluant le guide, la nourriture, l'eau, le logement chez l'habitant et le transport sur le lieu du départ et le retour à Sapa. Nous laisserons nos gros sacs au Gecko et ne prendrons que des petits sacs à dos pour la rando. - Lundi 24/9 : Pour ce trek, nous ne sommes que deux, avec notre guide hmong, très sympathique et débrouillarde, nous randonnons sur les chemins à travers les montagnes où ça grimpe pas mal et il fait plutôt chaud! Partout, c'est la moisson dans les rizières en escalier. Le temps est changeant: brouillard, soleil, nuages, ciel bleu... Vers 17h30, nous arrivons au village de Ta Phin où se trouve le homestay. Nous faisons encore une belle balade dans les rizières qui entourent le village et dans le village, beaucoup de canards, buffles, poules et cochons qui courent partout. La maison de nos hôtes ressemble à une grande grange tout en bois avec un préau où sèche le riz qui vient d'être récolté. Dans une pièce séparée par des planches se trouve un dortoir : matelas au sol et moustiquaires. Notre hôtesse, une zao rouge, fait cuire le repas, excellent et copieux, sur le feu de bois dans un coin de la grande pièce. Sur un autre foyer, alimenté par d'immenses bouts de bois, un grand chaudron contient l'eau et les plantes médicinales pour prendre un bain relaxant après dîner... Excellente soirée. - Mardi 25/9 : Il pleut. Notre hôtesse et une de ses voisines nous préparent des pancakes aux bananes pour le petit-dej. Nous démarrons la journée par grimper un chemin très raide, il fait chaud...Après le pique-nique de midi, la pluie se met à tomber et rend le chemin glissant surtout en descente...Nous traversons des villages très pauvres et boueux mais il y a des écoles partout. En fin de journée, nous atteignons le homestay qui se trouve au pied d'une belle cascade... village de Guang Ta Chai. Très bon dîner là aussi, couchettes en mezzanine au-dessus de la pièce principale. - Mercredi 26/9 : il fait chaud à marcher sur les chemins qui grimpent et sont boueux et glissants. L'eau ruisselle partout, les rizières se remplissent. Visite d'une école. Après déjeuner, un 4x4 de l'agence vient nous chercher pour regagner Sapa par une route complètement défoncée. Beaucoup de brouillard. Rentrés à l'agence, nous réservons un bus pour partir demain à Lai Chau. Vers 21h, nous recevons un coup de tél nous informant que la route est coupée à la suite d'un glissement de terrain et que nous ne pourrons partir qu'après-demain... - Vendredi 28/9 : le bus vient nous prendre à l'hôtel pour nous emmener à Dien Bien Phu directement (290 000vdg). La route est très tortueuse et pleine de travaux, beaucoup de trous et de boue, et en plus pas mal de gros camions. Paysage magnifique. Arrivée à Dien Bien Phu à 17h30. Près de la gare routière, il y a plein de petites guesthouses, nous négocions une chambre à 110 000vdg. Il fait beaucoup plus chaud ici qu'à Sapa. - Samedi 29/9 : balade dans les rues de Dien Bien Phu. A la gare routière, nous prenons nos tickets de bus pour le Laos. Il y a un bus à 5h30 et un à 7h, jusqu'à Muang Khua : 100 000vdg/pers, ou jusqu'à Udomxai : 200 000vdg/pers Nous choisissons d'aller à Muang Khua par le bus de 7h. LAOS - Dimanche 30/9 :Le bus part à 7h15, comme souvent dans le nord, c'est un petit bus sans soute pour les bagages qui sont entassés sur la banquette arrière avec des sacs de riz, des cartons de marchandises, il y en a aussi sur le toit. On est serrés comme des sardines! la route est dans un état épouvantable, ce qui oblige à rouler très lentement, beaucoup de poussière... On arrive à la frontière. Les formalités de visa se passent sans problème : 35$/pers (30$+taxes multiples)Nous changeons les vietnam dongs qui nous restent en kips laotiens. Nous ne changeons pas de dollars en kips car le change à la frontière n'est pas intéressant. Nous reprenons la route... Nous arrivons devant la rivière " Nam Ou" où un ferry fait passer le bus de l'autre côté, là où se trouve Muang Khua. Comme nous sommes les seuls à descendre là, le chauffeur avait oublié de nous faire descendre avant la rivière que, normalement, on aurait dû franchir en prenant le ferry par nous-même! Nous arrivons donc vers 15h dans la rue principale de Muang Khua. Nous prenons une chambre à la "Chalern Souk Gh", agréable avec sa terrasse couverte qui domine la rue. Il fait très très chaud! Balade jusqu'à un village Khamu après avoir franchi un pont suspendu. Vers l'embarcadère, nous rencontrons 4 suisses qui, comme nous, désirent prendre le bateau demain pour aller à Muang Ngoi Nua. Comme le prix du bateau est à partager entre les passagers, il faut être assez nombreux pour que ce ne soit pas trop cher... - Lundi 1eroctobre: Nous changeons des euros en kips à la banque car le taux y est meilleur qu'à la gh. Quelques courses au marché pour grignoter sur le bateau puis nous retrouvons les autres passagers (nous serons 7 en tout finalement) et nous payons le ticket 150 000k/pers (si nous étions 10, nous n'aurions payé que 100 000k) Départ à 9h30. Beau paysage, beaucoup de courant, il y a de l'eau car nous sommes à la fin de la saison des pluies...Nous débarquons à Muang Ngoi Nua vers 14h. Nous nous installons à la "Saylom gh" dans un petit bungalow avec balcon et hamac devant la rivière, petite salle de bain (eau froide), vraiment pas cher : 40 000k. Village sympa , assez touristique toutefois. - Mardi 2/10 : Belle randonnée vers les villages des environs. Après 25mn de marche, nous arrivons à un poste de péage où il faut payer 10 000k/pers. Le chemin continue dans un magnifique paysage le long d'une rivière, il y a plusieurs gués à passer. Rizières et montagnes en pains de sucre. Après une heure de marche et une rivière à franchir (de l'eau jusqu'aux cuisses en cette saison), on arrive à Huay Sen, village aux maisons sur pilotis. On reprend le chemin jusqu'au village de Ban Na où nous déjeunons puis retour au milieu des rizières. Superbe balade. - Mercredi 3/10 : Nous reprenons le même chemin qu'hier en passant par les rizières autour de Ban Na car nous voulons aller à un 3ème village des environs, "Huay Bo". Malheureusement, nous devons renoncer car il faut franchir une rivière dont le niveau d'eau est trop haut et le courant beaucoup trop fort en cette saison... - Jeudi 4/10 : nous prenons le bateau à 9h30 jusqu'à Nong Khiaw (25 000k/pers). Là, il nous faut changer de bateau pour aller jusqu'à Luang Prabang (110 000k/pers). Beaucoup de courant et, par moment, des remous assez importants. Les bancs de sable recouverts d'eau émergent à peine et quelques orages mêlés de bons coups de vent viennent nous arroser copieusement. Heureusement, le pilote connait son affaire et l'on arrive à Luang Prabang vers 16h30. Nous trouvons une chambre à la "Phongphilack gh", dans une jolie maison de bois, chambre double donnant sur un balcon (négociée 80 000k avec ventilo, un peu plus chère avec clim) située dans une ruelle tranquille bordée de jardins, derrière le mont Phousi (dans la même ruelle se trouvent la Vilayvanh gh et le bar "Utopia") _Au marché de nuit, on peut dîner très bien et pas cher. - Vendredi 5/10 et samedi 6/10: visite de la belle ville de Luang Prabang et ses monuments. - Dimanche 7/10 : Tuk-tuk jusqu'à la gare routière, en compagnie de 3 autres personnes : 5000k/pers Ticket de bus pour Vang Vieng : bus « VIP » 100 000k/pers avec repas compris (une soupe aux nouilles) départ à 9h30, le bus est confortable mais la route très, très sinueuse, enchaîne virage sur virage. Beau paysage de montagnes. Vers 11h30, arrêt à un restau, nous pensons que c'est là où nous pourrons avoir notre repas compris avec le ticket de bus, et bien non, ce sera à Kasi, vers 15h, dans une sorte de restau où l'on nous sert enfin un bol de soupe chacun (il faut insister pour avoir un peu de viande dedans!) Arrivée à Vang Vieng à 16h30. La gare routière est à 2km du centre, il faut donc prendre un tuk-tuk. Après avoir un peu galeré pour trouver une gh, on finit par trouver une chambre double avec ventilo et salle de bain, à 40 000k à la « Pan's place gh »(www.pansplacelaos.com ), endroit sympathique avec petit jardin et restau. En fait, il y a des gh avec bungalows qui doivent être très bien de l'autre côté de la rivière(Maylyn gh, other side, banana gh...) mais en cette saison, il n'y a que le pont à péage(10 000k) pour y accéder (en saison sèche, une passerelle gratuite relie les deux rives plus près du centre) et ce pont est assez éloigné du centre... A la Pan'place, c'est très convivial, on y a été très bien! Bon petit restaurant tout près : Ahea restaurant - Lundi 8/10 : location d'une motobike (30 000k + 20 000k d'essence). Piste très caillouteuse. Bain au « blue lagoon »(10 000k/pers): endroit où se trouve une retenue d'eau bleu turquoise avec petites constructions en bambou où se mettre à l'ombre, puis on grimpe dans la colline au-dessus jusqu'à une grotte aux belles concrétions abritant un bouddha couché...nous continuons la piste un moment, dommage qu'elle soit si caillouteuse, la nature est très belle par là. Pour visiter les environs de Vang Vieng, il existe une carte (Hobo map), très utile et en vente partout... - Mardi 9/10 : Au Vang Vieng resort, après paiement de 2 000k/pers, on peut entrer dans le parc et accéder aux grottes. Au pied du mont où se trouvent les grottes, une petite rivière coule entre les roches et forme un minuscule lagon. L'eau y est très agréable et on peut nager sous la grotte dans des boyaux. Coin frais et tranquille. - Mercredi 10/10 :A la « Pan's place », comme dans tous les hôtels et gh du Laos et du Cambodge, on peut acheter son ticket de bus, ce qui est très pratique. Le bus vient nous chercher devant à 9h15 et nous partons pour Vientiane. La route est dans un état épouvantable, beaucoup de poussière... Arrivée à Vientiane, en plein centre ville, à 13h. Nous choisissons la Mixok gh, petit hôtel refait à neuf située près du Wat Mixay, Th. Setthathirath, chambre double avec clim, wifi, télé, très propre et toute neuve : 130 000k - Jeudi 11/10 : visite de Vientiane. Achat à l'hôtel du ticket de bus pour Tha Khaek : 100 000k/pers (y compris le minibus pour aller à la gare routière sud) - Vendredi 12/10 : Départ pour la gare routière sud située à 9kms. Puis bus local. Départ à 10h.Arrivée à Tha Khaek à 17h... La gare routière est très loin du centre et la ville très étendue. Tuk-tuk (30 000k) pour aller au Tha Khaek Travel lodge. Chambre spacieuse dans maison coloniale donnant sur un jardin, ventilo : 90 000k Nous prenons contact par tél avec le Tourism information, un reponsable vient nous voir à la gh et nous propose un trek de deux jours dans la zone naturelle protégée de Pho Hin Bun, avec 2 autres français : 595 000k/pers (transport, guide, nourriture, eau, logement) - Samedi 13/10: Départ en tuk-tuk à 8h jusqu'au début du trek. Belle randonnée avec plusieurs passages de gué sur des troncs d'arbres au-dessus de l'eau. Bain dans un lagon au pied d'une falaise karstique. Visite de grottes. Nuit au village où nous arrivons vers 17h, nous logeons dans une grande cabane sur pilotis, très sommaire. La citerne au milieu du village sert de douche avec tous les villageois! Malgré la moustiquaire, beaucoup d'insectes. Bon dîner et cérémonie de bienvenue avec les villageois, très sympa... - Dimanche 14/10: Petit dej laotien : soupe de nouilles. Visite du séchoir à tabac. Tout le village est déjà au travail dans les champs pour récolter le riz. Les enfants pèchent ou creusent la terre pour y dénicher de gros insectes qui seront ensuite grillés et mangés! Visite de grottes, dont une abritant 229 bouddhas. Bain dans un lac souterrain, etc...puis retour au Tha Khaek lodge. - Lundi 15/10 : Tuk-tuk pour la gare routière pour 8h (20 000k) car nous voulons aller à Pakse. Le bus est en panne, nous ne partirons qu'à 10h30! Arrivée à Pakse à 18h15, il fait noir et la gare où nous arrête le bus est à 8km de la ville! Nous ne sommes que trois touristes à descendre du bus et il n'y a qu'un tuk-tuk. Il nous emmène tous au « Sabaidee 2 gh » pour 20 000k/pers. Heureusement, il reste des chambres libres car il y a beaucoup de monde à cette adresse. Chambre double avec clim à 98 000k. Endroit très agréable, avec un jardin, accueil très sympa. Mardi 16/10 : repos Mercredi 17/10: nous louons une moto pour 2 jours(chez Miss Noy) et partons pour le plateau des Bolavens. A 38km, cascade de Tad Fan, à 2km de là, Tat Yuang. Demi-tour et au km21, nous bifurquons vers Salavane pour prendre une belle piste de 10km (un seul passage difficile, très boueux) dans un très beau paysage au bout de laquelle se trouve la chute d'eau de Tad Champee, environnement sauvage, personne... ensuite, Tad Pasuan, beaucoup plus aménagée et touristique. Retour à Pakse au coucher du soleil dans les embouteillages et la circulation intense. Jeudi 18/10 :Après un arrêt à la banque BCEL (meilleur taux de change ici), nous partons à moto le long du Mékong, nous traversons le pont japonais et suivons la route jusqu'à Champasak (36km) puis jusqu'au Vat Phu, à 10km de là. Après Champasak, la route devient très cahotique, truffée de nids de poule. Vat Phu, très bel endroit vert et paisible. Vue magnifique sur le Mékong. Musée très interessant... Au retour, arrêt à Ban Phaphin où se trouve l'embarcadère sur le Mékong et là, nous assistons à une course de pirogues activées par des rangées de rameurs...beau spectacle A 18km de Pakse, nous grimpons les 380 marches qui gravissent la colline du Wat In Pang. De là-haut, vue superbe du Mékong dans la lumière de fin d'après-midi. Retour à Pakse où l'on rend la moto chez Miss Noy où l'on achète aussi le ticket de bus et bateau pour Don Khon (4000 îles) demain : 70 000k/pers Vendredi 19/10 : Un minivan vient nous chercher à 8h30 à la gh. Arrivée à l'embarcadère à 11h30, nous débarquons enfin sur l'île de Don Khon à 12h. Tout le monde cherche une gh sympa devant le Mékong. A la « Pan's gh »(encore!), bungalow confortable avec clim, terrasse et hamacs pour 130 000k. Samedi 20/10 Nous louons des vélos à la gh (10 000k/jour) Visite des chutes de Li Phi (Tat Somphanit), de bonne heure, il n'y a personne, quand nous en partons, des groupes de touristes arrivent. Belle piste ombragée jusqu'à Ban Hang Khon. Nous reviendrons ce soir pour faire la balade en barque pour voir les dauphins de l'Irawady. Nous pourrons partager la barque avec un couple, le prix étant de 60 000k à se partager entre les passagers = 15 000k/pers à 4 auxquels il faudra ajouter une taxe de 2$/pers aux cambodgiens situés sur l'autre rive et qui veulent aussi récolter un peu de cette manne due aux fameux dauphins, que nous allons d'ailleurs bien voir. Très beau spectacle au coucher du soleil... mais retour à vélo dans la nuit! Heureusement, nous avons nos lampes frontales! Dimanche 21/10 : Balade à vélo sur le côté est de l'île jusqu'à des chutes d'eau enjambées par un pont suspendu, joli endroit. La piste continue à travers la forêt jusqu'à des rapides sur le Mékong. Balade à Don Det, reliée à Don Khon par un pont, jolie piste le long du Mékong. Très bons shakes dégustés au King Kong... A notre gh, nous achetons les tickets de bus pour Kratie, au Cambodge Lundi 22/10 : Le petit bateau de la gh nous emmène jusqu'au débarcadère où nous attendons un moment le bus en compagnie de nombreux touristes. Un gars propose de prendre les passeports pour effectuer les formalités à la frontière, nous préfèrons les effectuer nous-mêmes... En effet, arrivés à la frontière, tout se passe facilement: taxe de 2$/pers pour sortir du Laos, puis c'est la douane cambodgienne : visa 25$... prise de température gratuite! Après la frontière, la route est très défoncée, le bus roule lentement. Arrivée à Kratie à 15h. CAMBODGE A Kratie, beaucoup de rabatteurs attendent les gens qui descendent du bus. Nous choisissons le « Oudom Sambath hôtel » 439, rue Preah Suramarit, en bordure du Mékong, chambre confortable avec clim : 12$ Les cambodgiens sont très souriants et accueillants. Kratie est un ville très agréable. Mardi 23/10 : Change d'euros en riels dans petit stand près du marché. Traversée du Mékong sur le petit bac jusqu'à l'île qui se trouve en face. Nous y louons des vélos et faisons le tour de l'île, piste facile, beaucoup de verdure, jolies maisons sur pilotis. A Kratie, près de l'embarcadère, se trouve aussi l'arrêt de bus. Nous y achetons les tickets pour Kompong Cham demain : 20 000r/pers (5$) Mercredi 24/10: A 9h, nous sommes à l'arrêt de bus, à 9h45 nous apprenons que le bus est en panne mais un autre va arriver, à 10h30 nous partons enfin! A Kompong Cham, nous gagnons les abords du Mékong. Au « Mékong sunrise » où nous comptions aller, nous apprenons que tous les hôtels et gh de la ville sont pleins car demain a lieu un examen qui concerne des étudiants venus de tout le Cambodge! Après une recherche intense et une bonne suée, nous trouvons tout de même une chambre à 15$. Visite du Wat Nokor en tuk-tuk... Achat de tickets de bus à l'hôtel pour Siem Reap. Dîner au Mékong Crossing, sympathique restau au bord du fleuve... Jeudi 25/10: Départ du bus à 8h. Bus très confortable, le meilleur que l'on ait eu depuis le début du voyage. Arrivée à Siem Reap à 13h30. Hier, nous avions réservé une chambre à la « Happy gh » par tél. car Siem Reap est très touristique. La « Happy gh » se trouve dans une petite impasse tranquille à l'arrière de Wat Bo Rd tél: 063 012 960 879 happy_ghouse@yahoo.com, très sympa avec restau dans un jardin, chambre double avec ventilo 6$. Ils nous envoie un tuk-tuk nous chercher gratuitement à la gare routière. Vendredi 26/10 :nous louons des vélos à la gh (1$/jour) et nous partons pour Angkor. Achat d'un forfait de trois jours : 40$/pers. Nous décidons de faire le petit circuit à l'envers, ce qui permet de garder les gros morceaux que sont Angkor Wat et Angkor Thom pour demain... et de commencer par le morceau de route le plus dur (car il y a des travaux) ainsi que visiter les temples pendant que tout le monde est à Angkor Wat... partout la forêt est présente, il fait chaud mais il y a beaucoup d'ombrage. En fin d'après_midi, nous pouvons admirer le Bayon et Angkor Wat dans la lumière du soleil déclinant... Demain, nous les visiterons. Samedi 27/10 : nous enfourchons de nouveau nos montures et nous rendons encore à Angkor! Visite du magnifique temple aux bas-reliefs sublimes et du mystérieux Bayon. Retour à Siem Reap pour déjeuner au Khmer Kitchen, près du vieux marché. Et repos car la visite des temples, c'est crevant! Dimanche 28/10 : 3ème jour de visite des temples en tuk-tuk en compagnie d'un couple d'amis, 24$ pour la journée. Nous allons à 25km au temple de Banteay Srei, puis le grand circuit...tout est très beau mais très fatigant! A la gh, nous prenons des billets pour partir à Battambang en bateau demain (21$/pers). Lundi 29/10 : A 6h, le minibus vient nous chercher pour nous emmener à l'embarcadère situé à 11km. Là, nous montons dans un bateau plutôt sommaire : deux bancs en vis-à-vis le long de chaque côté pour une trentaine de passagers au départ plus tous ceux que nous monterons au passage dans les villages flottants. Heureusement, une partie des passagers montent sur le toit du bateau! Les hélices s'entortillent souvent dans les plantes aquatiques. Il doit passer entre les mangroves et se faufiler dans des passages étroits où souvent les pirogues des habitants des villages flottants nous croisent, ce qui provoque de bonnes vagues qui nous arrosent. Avec la grosse chaleur, nous sommes vite secs. Déjeuner dans une petite gargote flottante où nous mangeons le meilleur riz à l'ananas du voyage! Traversée de plusieurs villages sur pilotis ou flottants. Arrivée à Battambang vers 14h. Des tuk-tuk gratuits envoyés par les hôtels proposent aux arrivants leurs services. L'un d'eux nous emmène au Royal Hôtel où nous prenons une chambre avec clim :15$ Mardi 30/10 : Tour en tuk-tuk dans la jolie campagne des alentours, visite de temples, grottes et aussi, la grande attraction de la région : le « bamboo train », très marrant! A l'hôtel, achat de tickets de bus (cie Sorya) pour Phnom Penh demain : 5$/pers Mercredi 31/10 : Départ à 8h30, arrivée à Phom Penh à 14h30. La gare routière est en plein centre près du marché central. Beaucoup de circulation. Un tuk-tuk nous emmène à la « Okay gh » située dans St 258, près du Palais Royal, rue tranquille, petite terrasse couverte entourée de plantes, chambre avec clim 15$ . Jeudi 1/11 et Vendredi 2/11: visite de Phnom Penh, ville intéressante et très vivante. A la gh, achat de tickets de bus pour aller à Kep demain : 6$/pers + 1$/pers tuk-tuk Samedi 3/11 : Départ à 9h pour la station de bus, départ du bus à 9h30. Il faut bien 1h pour sortir de la ville, vers 13h30, on arrive à Kep. C'est une ville déconcertante, toute en longueur, il n'y a pas vraiment de centre, à la fois village de pêcheurs à une extremité, le marché aux crabes à l'autre bout, entre les deux, une petite plage et le bord de mer qui s'étire. Errière, la colline où se trouve le Parc national. Les gh sont disséminées un peu partout, il y en a peu qui donnent sur la mer. On nous avait conseillé la « Rega gh » où nous logerons deux nuits, chambre sans clim 12$. Très joli jardin, accueil très sympathique, elle est tenue par un couple de jeunes français, fait aussi restaurant. Le problème, c'est qu'elle est loin de tout et que l'on s'y sent un peu enfermés... Nous partons pour trouver un endroit où se baigner et en longeant le bord de mer, près de l'embarcadère pour l'île du lapin, nous trouvons une super gh « Brise de Kep boutique » au jardin bordé par la mer où le gérant extrêmement gentil nous propose de nous baigner. Nous y retenons un chambre pour mercredi car lundi et mardi, nous voulons aller sur l'île du lapin en face Kep. Dimanche 4/11 : Nous allons à pied jusqu'au marché aux crabes (3km) en longeant la mer bordée de petites cahutes avec hamac. Déjeuner au Kimly , fameux restau réputé pour son crabe au poivre vert de Kampot... C'est dimanche, il y a du monde à la plage, les cambodgiennes se baignent tout habillées, et tout le monde mange des crabes! Lundi 5/11 : Après avoir déposé nos bagages à « Brise de Kep », nous embarquons pour Kho Tonsay, l'île du lapin. Nous accostons sur la plage bordée de bungalows. Il faut en visiter plusieurs et choisir selon son emplacement, ils se ressemblent tous. Confort très sommaire, mais devant la mer et les cocotiers, avec un auvent et des hamacs, avec toilettes à l'intérieur: 8$ Mardi 6/11 : Nous faisons le tour de l'île à pied. Belle balade de 2h30 sur un sentier très sauvage et parfois un peu difficile à trouver... Le reste du temps, plage, baignade et farniente, c'est tout ce qu'il y a à faire ici. Mercredi 7/11 : Nous quittons l'île du lapin à 13h. Nous arrivons à Brise de Kep où nous avons une superbe chambre avec clim, terrasse donnant sur le jardin devant la mer pour 25$ avec petit-déj. On peut s'y baigner, également restaurant excellent à des prix très raisonnables et personnel adorable. Le top, vraiment! Jeudi 8/11 : grande promenade dans le National Parc Vendredi 9/11 : Nous louons une moto à l'hôtel 5$, et nous allons à Kampot., à 25km. La route n'est pas en bon état, beaucoup de travaux et de circulation. Kampot est une petite ville au passé colonial avec de vieilles maisons et une promenade le long de la rivière...Retour à Kep, baignade, repos... Samedi 10/11 : Nous devons quitter cet endroit agréable pour rejoindre la capitale car c'est demain la fin du voyage. Le bus pour Phnom Penh qui devait passer devant la gh à 8h30, arrive en fait à 9h10! Nous arrivons à Phnom Penh à 13h30, nous regagnons la « Okay gh ». Dimanche 11/11 : dernier achats au marché central, dernière balade sur le quai Sisovath et déjeuner au « Karma restaurant » sur le quai, petit restaurant que l'on aime bien... Vers 14h30, nous prenons le tuk-tuk jusqu'à l'aéroport (6$)
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Louer un vélo pour aller à Koh Dach depuis Phnom Penh
Bonjour,

Je prépare note voyage pour le Cambodge en février prochain. Hâte de partir découvrir ce beau pays !

J'ai quelques questions si toutefois vous pouvez y répondre ? Merci par avance.

- Comment se rendre en ville depuis l'aéroport de Phnom Penh ? Bus ou Tuc tuc ? (tarif ?) - Est-ce qu'il vaut mieux changer ses euros en dollars en France ou changer ses euros en Riels à PP ? - Où prendre les tickets de bus pour aller à Siem Reap ? Je voudrai réserver vers la société Giant Ibis qui semble très bien. Faut-il s'y prendre à l'avance ? Je veux prendre aussi le bus de nuit SIem Reap - Sianhoukville. Y a t-il plusieurs bus pour ce trajet de nuit ? - On souhaiterait aller sur l'ile de la Soie (réservation de 2 nuits sur cette ile) à vélo depuis Phnom Penh. Savez vous où louer un vélo (notre hôtel ne propose pas cette option) et est-ce facile d'accès ? - Idem pour visiter les temples d'Angkor, on souhaiterai les visiter à vélo. Où laisse t-on les vélos lorsqu'on visite un temple ? Y a t-il des risques de vol ?

Merci pour vos réponses et bon dimanche à tous !
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Retour de trois semaines au Cambodge: Phnom Penh (première étape)
Bonjour a tous, Je tiens a remercier chaque personne pour nous avoir donné plein de bonnes infos afin de bien préparer notre voyage.

LE 8 NOV 2010 Rendez vous est pris avec la compagnie ASIANA AIRLINES pour un vol PARIS SEOUL ET SEOUL PHNOM PENH. 23h50 aprés un long voyage nous arrivons a l aéroport de phnom penh comme prévus notre tuc tuc nous attend pour nous emmener a EUROPE GESTHOUSE.trop excité nous ne nous endormons pas avant 5h30 du mat .

LE 10 NOV 2010 PHNOM PENH 9 h nous sommes reveillés par les bruits de la rue qui s agite déja!! il fait environs 30° et grand soleil quel BONHEUR 10H30 nous sortons de l hotel pour aller prendre un bon petit dej et visiter les alentours.Cet apres midi nous visitons le PALAIS ROYAL ainsi que la PAGODE D ARGENT un site superbe puis nous allons flaner sur les quais ou il fait bon vivre. fin de journée nous allons diner au resto le CORNER tenu par un expat français ou la cuisine est délicieuse puis retour a l hotel car nous sommes fatigués mais hélas nous ne nous endormons pas avant 5h du mat

LE 11 nov 2010 PHNOM PENH C matin reveil difficile 11h nous allons prendre un petit dej frugal excellent d ailleur les fruits sont trop bon!!! Debut d aprem nous partons au MARCHE RUSSE au nous y faisons quelques achats a prix super interressant puis nous repartons a pied afin de flaner au grés de nos envies dans les rues de PHNOM PENH, nous finissons notre balade sur les quais ou nous nous arretons devant un stand de petit insectes grillés ou nous rencontrons un toulousain fort sympa qui nous parle de la vie au cambodge, et nous parle de la fete de l eau mais nous y reviendrons plutard. nous rentrons nous reposer un peu a l hotel car demain reveil 6h40 car départ pour kratie.

fin de premiere étape , nos impressions sur PHNOM PENH sont plutot positive pour une grande ville ci joint un lien vidéo HD de cette premiere etape a suivre la ville de KRATIE.

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Voyage à vélos, trois personnes en Thaïlande-Cambodge
Bonjour à tous, Nous partons en Thaïlande et au Cambodge durant 2 mois. On veut faire notre itinéraire à Vélos, mais on hésite à l'acheter en France ou à notre arrivée à Bangkok ? Notre budget étant restreint quelle solutions est la plus simple ? Connaissez vous éventuellement des adresses à Bangkok ? Merci d'avance pour vos réponses A bientôt
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15 jours au Cambodge en décembre - itinéraire
Bonjour à tous,

Nous venons passer deux semaines au Cambodge en décembre, et nous avons besoin de votre avis, voici un aperçu de notre itinéraire:

-15/12: arrivée à l'aéroport de Phnom Penh et nuit à Phnom Penh -16/12: trajet en bus vers le Ratanakiri - 17-18-19/12: Ratanakiri (trekk, Yak Laom, villages des minorités ethniques (?!)) - 20/12: trajet en bus vers Kratie - 21-22-23 ou 24/12: Kratie et alentours - 24/12 ou 25/12: trajet en bus vers Siem Reap - 25 ou 26 -27-28 : Siem Reap - 29/12: trajet en bus jusqu'à Bangkok (faut-il réserver?)

Nous hésitons sur le temps que nous devons passer à Siem Reap, on souhaite bien évidemment visiter les temples d'Angkor et faire une excursion sur le Tonle Sap (forêt immergée et village flottant). Qu'y a-t-il d'autre à faire dans le coin? Nous aimons les balades, la nature et nous déplacer en vélo... des rencontres avec la vie locale sont un plus non négligeable. Nous avons toutefois un peu peur des "villages zoos humains" que l'on peut voir ailleurs en Asie du Sud Est. Alors, 3 ou 4 jours à Siem Reap? des tuyaux, d'autres sites où s’arrêter? En ce qui concerne le logement, nous ne pensons réserver qu'à Siem Reap où la saison touristique bat son plein, et nous pensons à la Lovely Guest House.

Votre avis sur notre itinéraire sera le bienvenu!

Hokun Tran,

Sand et Antoine
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Itinéraire et visites pour 18 jours au Cambodge à partir du 22 décembre
Bonjour, nous partons le 22/12 /2019 pour 18jours au Cambodge . Voici le circuit que j'ai crée et j'aimerai avoir votre avis sachant que nous arrivons et repartons de Phnom Penh (PP) PP : 2 nuits, visite des marchés et des pagodes. Savez vous si la messe de Noël est célébrée et si oui , dans quelle église? (je n'ai rien trouvé sur ce sujet sur internet) Kompong Cham: 2 nuits, peut être prendre un guide avec tuk tuk pour visiter la ville et les villages environnants, louer un vélo pour se rendre sur l'ile de Koh Pen Kompong Thom: 2 nuits, visite des villages environnants. Kampong Phluk ? pour être au bord du Tolé Sap. Siem REap: 4 nuits, visites des temples d'Ankor et de la ville. Puis prendre le bateau jusqu'à Battambang : 8 h de bateau Battambang: 2 nuits , visite de la ville. Puis bus jusquà Kep ou alors faire une escale dans une ville entre Batttambang et PP ? A kep : louer une vespa et se ballader , Puis Kampot: louer une vespa, visiter une ferme de poivre Aller sur une ile? retour sur PP voilà plus ou moins notre périple . Le nombre de nuits n'est pas fixe. Pensez vous que c'est jouable en 18jours ou bien est ce trop fatiguant? Avez vous d'autres propositions? En arrivant à PP quel est le transport le plus adapté pour se rendre en ville? J'ai lu que le train était gratuit. Merci par avance pour vos conseils.
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Cambodge... pas si formidable que ça
J'ai passé 3 semaines au Cambodge et franchement, les problèmes que j'ai rencontrés là-bas pèse lourdement sur mon appréciation de ce pays. Je suis allé à Sieam Reap depuis la Thailande, puis Phnom Penh, Sianouk ville, Kampot et Kep. On a essayé de m'arnaquer constamment (parfois violemment). Je n'ai pas trouvé l'accueil excellent, sauf lorsque je sortais quelques billets verts. Les prix sont démesurés par rapport au service fournit (lorsque l'on vient de Thaïlande, la différence est flagrante). Bref un voyage qui ne m'a pas vraiment laissé une excellente impression (contrairement à la Thaïlande et le Laos). Les Cambodgiens devraient essayer de traiter les touristes comme des être humains et non des gros portefeuilles sur patte.

Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.

Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.

Badis
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Un mois au Cambodge
Bonjour,

Je quitte le Cambodge demain, après 30 jours. Chaque jour a été plus beau que le précédent, chaque jour m'apporté petits ou grands bonheurs.

J'ai longtemps préparé ce voyage. Merci à FabGreg pour m'avoir permis de rencontrer une personne extraordinaire qui m'a fait découvrir les temples de la région de Kompong Thom à moto. Merci à Schnacke67 pour ses conseils pour la visite des temples d'Angkor. J'ai trouvé l'apsara dont on voit les dents, j'avais tellement peur de la manquer que je les ai toutes regardées, de la première à la dernière ( au cas où il y en aurait eu deux ;) ). Merci à tous ceux qui écrivent dans les forums, font des blogs, vos interventions valent mieux que tous les guides papier. Parlant de guide, le livre Angkor, cité khmère s'achète aussi peu qu'1$ sur les sites du petit circuit, et se négocie entre 5$ et 15$ sur les autres sites.

Je n'ai pas vraiment la patience de détailler mon voyage maintenant, avec mon téléphone. Mais je veux préciser que le visa n'est pas de 30 jours mais d'un mois. Le mien est valide du 2 mars au 2 avril, mais j, avais calculé 30 jours pour l'achat de mon billet d'avion, si j'avais su, je serais restée deux jours de plus sans hésiter !

Mon parcours en bref, arrivée de Kuala Lumpur à Sihanouk ville, départ dans la foulée pour Kampot, puis Kep. Phnom Penh, Kompong Cham, Kompong Thom, Siem Reap, Battambang, Kompong Chhnang et Phnom Penh que je quitte pour la suite de mon voyage, vers l'Indonésie .

Je voyageais avec un budget prévu de 30$/jour. Sincèrement, je ne sais pas trop où j'en suis, mais je ne crois pas avoir dépassé cette somme. Des hôtels à plus ou moins 10$/Jr et de l'excellente nourriture de rue. Je vous donnerai volontiers mes bonnes adresses. La plupart des hôtels remplissent votre bouteille d'eau gratuitement ou pour quelques riels. Ça ne peut que faire du bien à un environnement mal en point.

Pas de souci pour l'argent non plus, même si on vous donne un prix en $, vous pouvez payer en riels et le contraire est aussi valable. On rend la monnaie dans les deux devises, selon ce que la personne ou son voisin à en poche.

Un dernier mot pour vous dire que je suis tombée amoureuse ce pays et des Cambodgiens, mais ça ne doit pas ètrès une surprise pour ceux qui le connaissent. ☺
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Retour de trois semaines au Cambodge en janvier-février 2012
7 jours après être rentré, je vous livre un compte-rendu de mes 3 semaines passées au Cambodge. Première fois au Cambodge, première fois en Asie, première fois en voyage sac à dos.

J1 : arrivée à Phnom Penh, un chauffeur de tuktuk m'attend pour me ramener directement à la Guest House (GH) que j'ai réservée par internet. Europe GH, très bon emplacement, tout près du quai sisowath, et patron très très sympa. 10 usd par nuit, ma maison pour 3 nuits. Pas grand chose ce jour là, marche sur le quai et repas au Khmer Saravan (très bon).

J2 : Découverte du marché situé juste à coté, Sadrom Market (??) puis on décolle en avec d'autres touristes de la GH direction les charniers de Choeung Ek (pas très intéressant, mais lieu pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé) et la prison S-21 (très poignant). Après-midi passé à visiter le marché central, énorme et regorgeant d'étals divers et variés, puis petite marche : Vat Phnom (temple où l'on vient prier la réussite + point zéro des routes nationales), bibliothèque nationale, ancienne gare.

J3 : Suite de la découverte de la ville : monument de l'indépendance, palais royal et sa fameuse pagode d'argent, et musée national. 14h30, direction CTN télé pour assister aux combats de boxe Khmer, bonne ambiance.

J4 : Bus matinal direction Siem Rap avec la Sorya : pratique car la zone de départ est à 15 minutes à peine de la GH (au marché central). Prix en hausse avec le nouvel an chinois...Un petit peu plus de 6h de bus, et on arrive au dépôt. j'avais envoyé à tout hasard un mail à la Lovely Guest House afin de réserver les 2 premières nuits. Après quelques errances de mon chauffeur, et une tentative de me déposer autre part..., nous voici arrivé à la Lovely. Il y a de la place, super. Super accueil, Marion, Nancy et même Krystel. 7usd la nuit mais le plus important est dans la qualité des conseils prodigués au jeune novice que je suis. Vraiment important. Direction le site d'Angkor pour acheter mon pass 7 jours et faire la connaissance de mon super Driver qui me tiendra compagnie pendant 8 jours. Coucher de soleil au Bayon, très belles couleurs et magnifique première rencontre avec l'art khmer, ce qui m'a fait venir au Cambodge. Tellement de choses à voir que je ne sais plus où donner de la tête.

J5 : je ne vais pas rentrer dans le détail, trop long, mais juste dire ce que j'ai vu et donner mes coups de cœur. Groupe des Roluos le matin, puis Angkor Vat et ses bas-reliefs et direction le Phnom Bokeng pour le coucher de soleil (beaucoup de monde). Personne en matinée, ce qui est le vrai luxe, et magnifiques bas-reliefs sur Angkor Vat.

J6 : on fait le petit tour à savoir : Angkor vat pour le lever du soleil, Baksei Chamkrong, puis Angkor Thom (Bayon, Baphuon, Phimeanakas, Prah Palilai, Ted Pranam, les 2 terrasses, Prah Pituh, les Kleang), Thomanon et Chan Say Tevoda, Takeo, Prasat Kravan, Banteay Kdei, Sras Srang et pour finir le Ta Phrom. Grosse journée, tout se mélange un peu dans ma tête... Coups de cœur pour le Ta Phrom et le Thomannon, les belles terrasses.

J7 : Après le petit, voici le grand ! Preah Khan, Banteay Prei, Neak Pean (hélas accès interdit à cause des inondations qui ont fragilisé les fondations), Kroi Ko, Ta Som, Mébon oriental, Pré Rup (très beau) et retour à Angkor Vat.

J8 : un peu plus de route ce jour avec le sublime Banteay Srei (de la vraie dentelle, de très beaux linteaux, le tout de très bonne heure et donc sans grand monde) , puis Kbal Spean (promenade sympa), le Banteay Samré et le Phnom Bok (superbe panorama)

J9 : Je suis toujours à la lovely où je prolonge mon séjour vu que tout se passe super bien. Beng Malea le matin (beau temple, un peu laissé à la végétation comme le Ta Prom, encore personne lors de ma visite) puis direction Ko Ker (piste bien défoncée, nous sommes recouverts de cette terre ocre, bel ensemble de temple. Hélas, plus possible de monter en haut de la pyramide du Prasat Thom mais cela parait logique vu l'état) Une super journée

J10 : Retour sur des temples appréciés : Angkor Vat, Baphuon, Mhimeanekas, les 2 terrasses (j'avais loupé des trucs la première fois), Preah Pituh) et direction de l'inédit avec le Ta Nei.

J11 : Grosse journée avec la visite des temples de Banteay Chmar ! 4 heures de moto pour y arriver, dont 2h pour faire les 30 derniers kms sur une piste ultra défoncée et poussiéreuse... mais ca en valait le déplacement ! Aucun touriste, visites de 5-6 temples dont le plus marquant est le principal hélas bien abimé. Des travaux débutent sur ce site.

J12 : journée promenade autour du Baray Occidental et ses petits temples. Je ne vais pas énumérer tous les temples, mais balade vraiment agréable, parfois un temple annoncé se trouve être... 2 pierres perdues au milieu des rizières... La encore, personne, hormis au point de départ du bateau vers l'ile du Mébon Occidental.

J13 : Au revoir Siem Rap et bateau direction Battambang. Sur le toit, avec un soleil qui cogne bien fort, pendant tout le trajet (long long et long, à faire une fois je pense). Arrivé bien fatigué, je me pose au Asia Hotel 8usd la nuit, bien moins sympa qu'une GH mais bien situé.

J14 : Bamboo train (rigolo, il semble que cela va bientôt s'arrêter suite au lancement de travaux sur la ligne ?), Phnom Sampeon (multiples temples et killings cave) et le temple Banane (déçu)

J15 : Promenade dans la campagne puis Phnom Aek (beau temple, un beau linteau de la barattage de mer de lait) et Prasat Bassaet.

J16 : visite de la ville de Battambang, de son musée (de belles pièces mais une présentation pas terrible)

J17 : Bus pour Phnom Penh, escale avant de repartir le lendemain. Pas de place à l'Europe GH dont je remonte un peu vers le marché central et tombe sur la Golden Boat GH (tout nouveau et presque tout beau..), marche en fin d'aprem.

J18 : Bus pour Kampot, je serai à la 333GH (couple propriétaire très sympa) pour 5usd la nuit. Très bien situé. Découverte de la ville, marche le long de la rivière, tour au marché.

J19 : Excursion au Bokor, beaucoup de brouillard une fois dans la montagne. Triste de voir ce que s'est en train de devenir (le dirigeant de la Sokimax a acheté un énorme terrain et veut créer un lieu de vacances pour gens fortunés. Ca construit à tout va des énormes édifices... Puis balade en bateau pour le coucher de soleil.

J20 : bus en début d'aprem pour revenir à Phnom Penh (bientôt la fin du voyage). Superbe bus, on a du bol. On ne passe pas par Kep et c'est en 3h15 que l'on atteint la capitale. J'avais envie de finir en beauté et j'avais réservé 2 nuits au Raffles Hotel Royal.

J21 : Je retourne au musée national (je n'avais pas pleinement profité de ma première visite) et direction le marché russe pour faire quelques achats (mais vraiment pas beaucoup, problème de place dans mon sac). Puis je rentre à pied à l'hôtel en passant par le stade olympique où se déroule un match de foot.

J22 : c'est le jour du départ, je profite de l'hôtel le matin, puis je pose mon sac à l'Europe GH pour profiter de l'aprem : marché central et quai Sisowath. Départ aéroport.

En résumé : beau voyage, belles rencontres, il ne m'est rien arrivé d'étrange (ha si, le gars sur le quai Sisowath à Phnom Penh qui voulait me ramener chez lui pour que je parle de la France à sa fille, proposition déclinée et il s'avère qu'en fait, après discussion avec un autre touriste qui a suivi le gars, que c'était pour piquer des sous à un jeu), des temples et des temples et encore des temples, ha que j'ai aimé ça ! Trajets effectués en motodop avec chauffeur (Siem Rap + Battambang) sinon en bus sur les longues distances, à pied dans les villes. Avec le recul, j'échangerai bien un jour de Battambang pour un jour à Siem Rap. 3 très bonnes GH : Europe à PP avec super Seng (2 bouteilles d'eau par jour), la Lovely à Siem Rap et la 333GH à Kampot. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, en espérant que cela puisse vous servir.
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Cambodge: première expérience de voyage non organisé par deux femmes seniors
Nous avons décidé de partir seules, ma soeur et moi (68 et 67 ans) au Cambodge pour la 1ère fois intégralement par nous-mêmes (la durée, les dates, le prix des voyages organisés ne nous conviennent pas et nous voulons tenter l'aventure). Nous y serons entre le 20 mars et le 20 avril. Pas d'appréhension pour l'hébergement (grâce aux forums, guides papier, tripadvisor) mais ce qui m'inquiète ce sont les déplacements : comment faire entre l'aéroport de Phnom Penh et la guest house en ville, faut-il des précautions pour prendre un taxi, négocier un prix, sur quelle base ? Peut-on circuler dans le pays en transport collectif avec des valises à roulettes sans que cela soit épuisant ? Sur quel critère choisir un guide pour la visite des sites d'Angkor ? Vaut-il mieux tout organiser avant notre départ ou suivre notre inspiration au fur et à mesure ? Et ce n'est que le début de mes interrogations... Merci pour vos informations et conseils.
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Préparation pour le Cambodge
Allo les gens 🙂

Voilà, étant donné que je me prépare pour mon premier voyage en solo hors d'Europe et pour le Cambodge, j ai parfois une petite tendance à me ronger les ongles mêlée à l'excitation du voyage qui se rapproche bientôt ( enfin pour le mois d'août... ). J'ai feuilleté le site pour glâner des informations quant à la préparation du voyage et aimerais savoir votre avis pour confirmer et/ou rectifier si je ne " pars pas en live " 🤪 Apparemment donc pour le visa, il suffit de faire une demande à l'aéroport de Phnom Penh pour environ $20 à $25 et on l'obtient en 10 minutes ? N'importe quelle devise convient, que ce soit en Dollard ou en Euro et qu'il est inutile de changer car on reçoit automatiquement des riels ? Au passage, que pensez-vous des travellers ? Etant donné que je pars un mois au Cambodge et un autre mois au Vietnam, j'aimerais éviter de transporter trop de liquide sur moi. Les guides recommandés seraient le Lonely Planet ou le Petit Futé ? Je ne songe pas à prendre un traitement anti malaria, serait-ce plus prudent pour moi d'emmener une moustiquaire ? Savez-vous en combien de temps on peut obtenir un visa vietnamien à l'ambassade à Phnom Penh ? J'ai lu quelque part dans le forum qu'il est possible de faire Phnom Penh - Siem Reap en bâteau mais y a t-il quelque chose d'intéressant à faire entre les deux endroits ? Enfin ma dernière question 🤪, combien de temps dure le trajet PP/saigon en bus ? Savez-vous où le bus s'arrête exactement dans la capitale vietnamienne ?

Arf, je sais cela fait beaucoup de questions 🏴‍☠️ ... Je vous remercie d'avance pour les réponses
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Thaïlande et Cambodge... un coup de pouce pour l'itinéraire au Cambodge, visa?
Bonjour,

J'ai beau chercher par mots-clés, toutes les informations que je trouve ne font que m'embrouiller et je me perds...

Nous partons pour 32 jours Thailande et Cambogde...

Nous arrivons à Bangkok Une partie du voyage en Thailande est déjà organisée mais la suite... les 10 derniers jours où nous voulons voir un peu le Cambodge reste encore à préparer...

Nous pensions prendre l'avion Bangkok - Phom pen rester deux nuits à PP et visiter la ville... puis aller à Siem Riep et Angkor 3 jours/4 nuits puis... ??? retour à PP et Battambang ou autre... que me conseillez-vous. ???

Nous reprenons un vol pour le Québec le matin du 11e jour... à partir de Bangkok... il faudrait donc y être de retour le soir du jour 10.

Je ne sais pas si ce sont les noms très différents d'ici ou la fatigue mais j'ai bien de la difficulté à m'orienter au Cambodge. J'espère que cela sera mieux sur place.... est-ce facile d'y voyager...

En parlant de visa.... là aussi je me perds... Pour la première partie en Thailande pas de problème... si je sors pour le cambodge, j'obtiendrai un visa à l'aéroport... Quand je reviens en Thailande, est-ce que j'obtiens le visa en passant la frontière... simplement, que ce soit terrestre ou aéroport... ou si je dois faire d'autres démarches au préalable...

Merci de m'aider...
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A Month in Laos and Cambodia
Hello everyone,

At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.

So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.

A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.

The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.

So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

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Retour d'expérience d'un mois au Cambodge
Bonjour, En fait nous sommes en route pour 3 mois en Asie. Tout le mois de novembre au Cambodge, décembre dans le Nord de la thaïlande et janvier au sri Lanka. Après 1 mois au Cambodge voici nos impressions sur ce pays surprenant. Arrivée à Siem Reap le 31 octobre après un vol Paris/Bangkok avec la Thaï très bien et un Bangkok/ Siem Reap bien, avec Bangkok airways. Nous avions décidé de prendre notre temps donc 1 samaine à Siem Reap nous a semblé correct. On vient ici pour Angkor évidemment et après coup voici les conseils qui nous semblent utiles. Deux jours pour Angkor c'est suffisant et il vaut mieux commencer par le grand circuit mais à l'envers (sens inverse des aiguilles d'une montre!) car vous commencerez par les temples les plus anciens (9ème siècle) pour progressivement avancer dans le temps et apprécier les différentes méthodes et matériaux de construction. Voilà pour le premier jour. Deuxième jour, le petit circuit mais démarrage pour Angkor à 06h30 pour les couleurs. Débuter par la porte Est. Très important pour éviter l'invasion chinoise qui déboule à 09h par la porte Ouest. Quand vous finnissez la visite vous ne faites que les croiser! Ouf! Sinon je vous promets que c'est infernal. Conseil important pour le chauffeur de tuktuk: bien choisir! Ah! oui mais comment? Nous vous conseillons Sunly qui nous a guidé durant 4 jours et ce fut super. Il est prudent, souriant et pratique des tarifs plus que raisonnables (après négication bien sûr!) Voici ses coordonnées: tél: +85512336001 ou + 85586861129 email: sunlysat@gmail.com Pour le logement nous éions chez Phalla à "Orientation lodge" sur Sok San road. Super accueil et belle piscine bien agréable après les journée chaudes et bien remplies. Troisième jour, Sunly nous emmène à Kampong Khleang à 40kms de Siem reap. Super visite en bateau des villages sur pilotis et flottant. Visiter Siem Reap en véloest plutôt sympa et ne pas rater le National Angkor Museum qui est vraiment un complément de la visite des temples. Je ne peux m'empêcher de vous parler d'un artiste français, Philippe Brousseau, qui fabrique des oeuvres d'art en papier mâché. Bluffant et très beau. De plus il explique bien son travail. Son atelier boutique se trouve au A25 Vithey Charles de Gaulle, c'est sur la gauche après le Sofitel et ça s'appelle: JAVAY ART. Très bon resto à Siem Reap: Le Viroth's Ensuite ce fut Battambang. A faire en bus ou en bateau selon le budget et l'envie car les avis divergent. Le "Battambang Resort" est un endroit magnifique et resto d'enfer! Balade en vélo dans la campagne alentour où l'on découvre la vie quotidienne des cambodgiens ainsi qu'un village de pêcheurs musulmans authentique. Ne pas rater Phnom Sampeu pour le temple sur la colline dominant cette belle région de rizières et la sortie des chauve souris que vomit carrément la falaise vers 18h et ce pendant 40 minutes! Estimation: 7 millions de bestioles! Impressionnant. Après, ce fut Phnom Penh que nous avions décidé de faire entièrement à pied durant 5 jours. Pollution, circulation infernale mais ville intéressante. Marchés, palais royal, pagodes, S-21 etc .... Très bon resto: Chiang mai riverside le long du quai. Etape suivante Kampot et Kep. Plus calme, beaucoup plus calme et jolie plage propre à Kep ainsi que le marché aux crabes et la dégustation du fameux crabe au poivre vert chez KIMLY (institution locale!). Très chouette hotel resto à Kampot: Le "Greenhouse", tenu par un jeune lyonnais au cambodge depuis 12 ans. très bien situé sur un méandre de la rivière. La dernière partie du séjour au Cambodge se fait à Koh Rong Samloem, petite île au large de Sihanouk Ville. île très sympa mais malheureusement très sale (plastique, canettes etc......) Par contre plage paradisiaque qui se mérite car accessible uniquement à pied ou en bateau (trop cher !!!). Une heure et demi de marche le long des plages puis traversée de la baie (eau jusqu'aux genoux) et enfin 35mn de traversée de jungle bien balisée en blanc sur les arbres pour arriver à "Clearwater Bay" et ce au départ de M'Pai dans le Nord de l'île. Resto sur place.Si vous emmenez un sac complet de détritus ( plastiques, canettes etc ....) au resto, c'est une bière gratos!!!!! Deux bons restos à M'Pai: Fishing Hook et Sunset bungalows. Pour le logement, sans hésitation: Rob's Canyon; adresse mail: beachhousecambodia.com Si vous avez des questions n'hésitez surtout pas! Le partage c'est ce qu'il y a de plus beau! Philippe
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De Dubaï au Cambodge
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée. Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps... DE DUBAÏ AU CAMBODGE Du 2 février 2015 au 28 février 2015

De l'éblouissement au désenchantement relatif.

Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.

Chapitre deux: une journée à Bangkok

A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.

La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.

L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.

Chapitre trois: Phnom Penh

Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.

Chapitre 4: À la campagne

Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.

Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernit�� et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!

Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.

Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.

La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.

Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.

Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.

Chapitre 6: deux journées très particulières(1)

Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!

27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.

Chapitre 7: deux journées particulières (suite)

Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.

Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.

A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.

Chapitre 8: enfin et fin!

Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!

FIN
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Quelques bonnes adresses à Siem Reap au Cambodge
Je suis en ce moment à Siem Reap depuis quelques jours et aimerai partager mes bonnes adresses avec les voyageurs en route vers cette belle destination. La liste n’est pas exhaustive, juste quelques coins sympas et que j’ai apprécié mais il y a des dizaines de guest house, restaurants, Spa et autre à Siem Reap. Siem Reap est une super petite ville, très sympa et de laquelle on sort facilement. Il y a des dizaines d’hotels et de guest houses et le choix peut être difficile. J’ai eu de la chance et suis tombé sur d’excellents endroits assez rapidement. Guest house : Oublions la première nuit dans une guest house « forcée » par le chauffeur de taxi (habitude locale…) mais ensuite, en me promenant, j’ai trouvé la Angkor Park GH à 300m du vieux marché et Pub Street. Parfaitement propre, des belles chambres avec salle de bain et TV pour seulement 6$/nuit et le personnel est plutôt aimable. A quelques mètres seulement de la rivière de Siem Reap en aval du vieux marché. Recommandé.. Restaurant : On pourrait écrire un livre entier mais mon préféré (j’y suis retourné 3 fois !!) est un petit restau sur Pub Street qui s’appelle le Bengal Tiger et sert de la nourriture indienne, locale, européenne et des pizzas au feu de bois (eh oui, tout ca…). Sinon des tas de restaurants dans le quartier du vieux marché, très sympa. Marchés : Le vieux marché, un peu de tout : nourriture, vêtements, bijoux, souvenirs etc… Le quartier est génial, pas le temps de s’ennuyer. Loisirs : Après 6 heures de marche dans les temples, un petit massage relaxant… Beaucoup d’endroit mais pas trop propres, j’ai finalement opté pour le SPA à coté de ma guest house, le Lotus Dream SPA (tout un programme… !). Superbe endroit qui a ouvert le mois dernier, parfaitement propre, musique douce, personnel sympa et qualifié, tout ce qu’il faut et j’y suis resté 2 heures ! 5 minutes à pied de Pub Street. Boites : pas vu grand chose d’intéressant à part pour les discos khmer qui font un bruit assourdissant, on ressort carrément sourd. Transports : Plein de Tuktuk (sorte de remorques tirés par des motos) en ville pour aller dans les temples ou se balader. 12/15 $ par jour, moyen de transport assez sympa, certains parlent anglais . Voilà, j’espère que mes petites adresses pourront servir à quelqu’un… Bernie
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Un mois en Asie: du nord-ouest du Vietnam au Cambodge
Bonjour,

Nous avons effectué un magnifique voyage de plus de quatre semaines au Vietnam et au Cambodge, du 6 août au 2 septembre 2014. Voici un petit compte-rendu. Les grands moments de ce voyage furent les paysages de rizières en terrasses en dormant dans diverses ethnies des montagnes du nord-ouest du Vietnam, notre croisière en jonque privée dans les baies d'Halong et de Tu Long et se balader en scooter à Kep et à Kampot. Nous avons choisi cette période afin de voir les rizières vertes, de trouver un compromis par rapport à l'ensemble du pays et aussi parce que ça nous arrangeait ! Nous n'avons pas été déçus du tout et avons eu un temps impeccable ! Globalement, nous avons toujours été bien accueillis avec le sourire au Vietnam comme au Cambodge. Il se peut que nous ayons payé un peu plus cher ici ou là sur quelque produit ou service, mais cela portait sur des sommes dérisoires qui correspondent à quelques centimes chez nous. Nous avions choisi de faire un tour au nord-ouest avec des randonnées et nuits chez l'habitant vers Mu Cang Chai et Sapa à l'aide d'un guide et d'un chauffeur afin d'aller dans des zones reculées, ce que nous n'aurions pas pu faire tout seul. Après beaucoup de recherches, nous avons finalement sélectionné l'agence Acacia Voyage (http://acaciavoyage.com/) que nous recommandons vivement. Nous sommes partis 5 jours avec Luong notre guide qui nous avait concocté un super périple et nous a expliqué des tras de choses sur son pays. Nous n'aurions pas partagé tous ces bons moments et fait autant de découvertes sans lui.

6 août : TGV Lyon-Paris, Vol Paris-Hanoï avec Vietnam Airlines. Sans encombre.

7 août : Arrivés à l'aéroport d'Hanoï, on découvre les formalités pour le visa : on donne la lettre d'invitation à un fonctionnaire d'état qui la transmet à un autre qui saisit, puis un qui vérifie, puis un qui met le tampon, puis un qui nous appelle, et le dernier qui récolte l'argent. Tout ça surveillé par le chef… Après avoir acheté une carte Sim à l'aéroport (très rentable), on décide de prendre le minibus pour rejoindre la ville. Nous avions réservé le Golden Sun Villa Hotel, près du lac de Hoan Kiem.



Après une bonne douche, on file se balader et manger notre premier pho dans une échope de rue ! Un régal ! Nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu : les ferblantiers, les soieries, les forgerons, les échelles de bambou, ... Le trafic est intense, les klaxons envahissants, c'est un méli-mélo de 2-roues, cyclo-pousse, piétons, ...mais quel dépaysement !





En fin d'après-midi, nous filons voir le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies.

8 août : Nous retrouvons Luong (notre guide) et Cuong (notre chauffeur) à l'hôtel et prenons la route de Duong Lam, village ancien typique, conservé et restauré régulièrement par l'état. Les maisons ont 150 ans, les cours servent au séchage du riz, aux mariages ou enterrements. Luong nous explique les traditions familiales et nous fait visiter la maison communale, la pagode et le temple et nous emmène faire un tour en vélo.









Nous reprenons la route 32 vers Nguya Lo en passant par Yen Chai. Sur la route, nous découvrons le fleuve rouge, des H'mongs et des Tays, des maisons sur pilotis…



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Asie du Sud-Est quand on a que trois semaines?
Je lis depuis des mois voyageforum mais là dur dur de me retenir... 😊

Je ris doucement quand je vois des personnes demander "est ce qu'on peut faire 3 pays en 3 semaines?" (ce qui est mon projet) et que TOUTES les réponses sont du type : "compte plutôt 3 semaines pour 1 seul pays et encore tu n'auras pas le temps de tout faire... moi je suis parti 3 mois..." 😠

Alors c'est bien gentil de nous "décourager" mais on a pas tous la possibilité de partir 3 mois, 6 mois ou 1 an... !!! Donc déjà en pouvant avoir 3 semaines de congé de suite on est content...

Bref, tout ça pour dire : - OUI j'ai le projet de faire Thaïlande-Cambodge-Vietnam (grosso modo faire Bangkok / Siem Reap / Ho chi Minh) en 3 semaines (1 semaine par pays quoi)... - OUI j'ai conscience que JAMAIS je ne pourrai TOUT voir... - OUI je ne sortirai pas trop des "sentiers battus"... - OUI je côtoierai forcément beaucoup de touristes dans ces lieux... - OUI je ne verrai pas forcément "l'authenticité" de ces pays dont vous parlez tous...

MAIS si on a pas le choix ? Les Tour Opérateurs proposent 2 pays en 1 semaine, s'ils le peuvent pourquoi pas moi ?

Bref, donc pour revenir à la question que je souhaite poser : J'ai 3 semaines, je veux faire 3 pays, en me fixant les 3 grosses destinations ci-dessus (tout en visitant les alentours) ! Je voudrais savoir si c'est possible tout simplement sans qu'on me dise "il te faudrait au moins 3 mois" (les 3 mois je ne les ai malheureusement pas) ? Je veux dire si techniquement c'est possible (avec les transports des pays tels que bus ou train, pas d'avion), sans trop courir, en ayant le temps de flâner, de visiter, de goûter, de m'émerveiller, de rencontrer et de profiter ?

Merci d'avance pour vos réponses... Car je suis convaincue que certains n'ont pas eu d'autre choix que le mien et ont tout de même tenté l'aventure...

Bonne soirée, Caro
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Votre avis sur mon futur voyage au Cambodge en juillet?
Bonjour à tous,

Je prévois un voyage au Cambodge pour le mois de juillet (les dates ne sont pas discutables, vu qu'elles dépendent entièrement de mon métier). Après maintes réflections et diverses lectures, j'ai pu établir un projet de voyage que j'ai officialisé ici: Cambodge, je sais, c'est en anglais, car c'est réalisé de façon à être compréhensible par tous. Mon but est d'y faire un voyage varié: je n'ai pas envie de ne faire que de la culture, ni que des randonnée ou de la plage, ... changer les plaisirs est ce que je cherche. Connaitre les gens du pays m'intéresserais aussi, et pas seulement ceux qui tentent de soutirer de l'argent aux touristes.

Donc voici mes questions: - Comment jugez-vous ce voyage ? - Y-a-t-il des choses qui manquent, auxquelles je n'ai pas pensé ? - Avez-vous remarqué une chose qui "n'en vaut vraiment pas la peine" ? - Vaut-il mieux réserver des demeures/transports à l'avance ou l'accès et le prix sur-place ne changent-ils pas trop ? - L'accès d'un endroit à un autre, peut-il poser des problèmes que je n'ai pas planifié ?

Au plaisir de lire vos réponses.
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Retour au Cambodge
Ca y est, je suis arrivee en Asie. Je ne suis pas la ou je voulais, mais j'y suis. La journee du 23 octobre aurait pu mieux commencer. Mon homme partait en meme temps que moi de notre hotel a Paris pour aller bosser. A 6h15, on sort, il pose son sac et une merde de chien subreptissement se retrouve dessous (sous le sac). Mais non, c'est pas un mauvais presage. Un bisou, les yeux en capote de fiacre, et on part chacun de notre cote. Une heure apres, je suis a CDG, carrement en avance pour enregistrer. Il faut maintenant passer par des bornes. Impossible d'y arriver seule, ca ne passe pas. Un mec de l'aeroport m'aide, il m'enregistre pour Paris Amsterdam, mais ne peut pas le faire pour Amsterdam Bangkok. Ce gros malin me dit que l'avion doit etre deja complet. Je blanchi et il insiste : c'est comme ca, maintenant, tous les vols sont surbookes. Je me vois mal passer des jours toute seule a Amsterdam. Au comptoire, ils sont deja un peu plus malins, il y a certainement eu une selection dans les competences. La femme sympa me dit : mais non, puisque votre bagage va a Bangkok, vous y allez aussi. Il reste sans doute de la place. Vous enregistrerez de nouveau a Amsterdam, vous verrez, c'est tout simple. Soit ! Je reste donc sagement a la porte dont le numero corespond a celui de mon ticket d'embarquement. Il y a bien marque Amsterdam, mais pas grand monde. Une femme me dit que la porte est bien plus loin et que de toute facon, tous les vols pour Amsterdam sont retardes ! Je change donc de porte, me renseigne et un beau gars a l'allure de pilote me dit qu' on va embarquer, aucun retard. Trois minutes apres, ils annoncent plus d'1h30 de retard, et en fait, ils ne savent rien. Je commence un peu a bouillir, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire un nouvel enregistrement a Amsterdam. Bref, apres etre restes longtemps coinces dans l'avion, on est parti et on est meme arrive a Amsterdam. Inquietude pour beaucoup de passagers. Tout le monde etait en transit, beaucoup savaient que leur avion etait deja loupe. La famille a cote de moi allait aussi a Bangkok, on a fait equipe. Dans l'aeroport, un bordel sans nom, du monde partout, pas grand chose d'affiche, mais il fallait qu'on fasse tres vite. Re-bref, on reussit a s'enregistrer tous les 6, avec juste un truc pour les bagages qu'on n'a pas trop compris. On finit par trouver la porte, passer la securite... et monter dans cet enorme avion. Ma place est devant les portes de secours. On nous donne plein d'instructions pour ces places en cas de pepin. Il faut etre valide, adulte, bien y voir (j'ai mis mes lunettes pour lire le truc) et aider le personnel navigant a evacuer les passagers. On se sent carrement investis d'une grande mission. Les deux russes a cote de moi ont compris encore moins de chose que moi, mais sur, on les aidera !!!. 11 heures apres, enfin, on atterrit. Passage de douane rapide, un douanier voyant la famille avec enfants est venu l'aider, et comme je suis devenue une "amie" de la famille, je suis passee avec. Ils allaient a l'hotel Sheraton, ils ont mis la meme chose sur ma fiche. On atttend les bagages, on attend les bagages..... pas de bagages. Quelqu'un vient nous voir : vous venez d'Amsterdam ? vos bagages y sont restes. Bazard de bazard, je devai partir aussi sec en bus pour le Cambodge, c'est loupe. Avec la famille, on fait de nouveau equipe pour y comprendre quelque chose. On nous explique qu'ils sont censes arriver demain matin. Je demande a la femme si elle peut me les envoyer au Cambodge : non. Voyant mon embarras, elle me dit de la suivre 10 m plus loin et me donne 50 dollars comme ca, sans recu ni rien en m'expliquant qu'elle ne peut le faire pour les autres passagers, on est trop a etre dans le meme cas.. Du coup, on prend un taxi et on file sur Bangkok au Sheraton. Si je veux une chambre, c'est 270 dollars...... j'irai ailleurs. Finalement, on s'est balade toute la journee dans les canaux de Bangkok en bateau, flane dans les ruelles pour finir au bord de la piscine du Sheraton. Elle est pas belle la vie ???? Demain, si tout va bien, je prends la route khmere.
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Itinéraire deux mois Asie du Sud-Est
bonjour, jeune couple nous aimerions prendre la route de l'Asie du sud est en mai/ juin pour une première virée hors d'Europe. :) DEUX MOIS donc !

notre question principale est celle de savoir OU PARTIR ?

sinon, en ce qui concerne le lieux, nous avons eu un coup de coeur pour le LAOS suite à diverses lectures et documentaires mais, avec quoi COMBINER ce pays ? le plus traditionnel étant de poursuivre le voyage au cambodge mais, je me demandais si ces deux pays ne sont pas trop semblable.. je n'entends par la rien de condescendant envers le cambodge, c'est juste au niveau des paysages et des cultures.. qu'est-ce qui change ? bien sur, les temples d'angkor mais, certains sont visibles me semble t-il au sud du laos.. pour une si courte durée n'y a t-il pas la possibilité d'un itineraire nous ouvrant à des paysages et des culltures différentes et ce, sans prendre l'avion (ou si c'est peu cher, budget restreint) ?

sinon, auriez vous des IDEES D'ITINERAIRES a nous conseiller ? un itinéraire assez diversifié.. et, a la roots !

nous pensions aussi à la BIRMANIE mais visiblement la situation politique est assez dangereuse, quelqu'un a des infos du terrain ? beaucoup de zones en rouge.. la violence des temps passés se ressent elle toujours en tant qu'étrangers ? ou bien il me semble aussi que des conflits inter-ethniques reviennent depuis peu sur le devant de la scène comme dans l'état de Rakhine ou au nord de l'état Shan ainsi que toutes les zones frontalières "sensibles".. est-il alors safe de se rendre en Birmanie meme si le reste du pays semble etre plutot tranquille ? simples "crises" momentanées ou dangers sur le long terme ? quelq'un aurait-il un retour d'un voyage recent ?

et la thailande, n'est elle pas trop gangrenée par le tourisme ?

merci de prendre le temps de me lire, de me repondre, de m'aider
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Recherche d'une agence locale au Cambodge
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche d'une agence locale Cambodgienne qui pourrait me concocter un circuit "aventure/découverte" sur 18 jours environs. J'ai déjà fait quelques recherches mais les devis que j'ai reçus (hors vols internationaux) sont presque aussi chers que certains forfaits (avec vols) au départ de Paris.

En vous remerciant

Nomade14
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Trois semaines au Cambodge (juillet/août)
Bonjour,

Nous nous sommes largement inspirés des divers posts relatifs au Cambodge sur Voyageforum, ils ont été d'une aide précieuse. A notre tour de faire un petit retour succinct sur nos 3 semaines.

D'abord, le programme : - 27 juillet : arrivée à PHNOM PENH à mi-journée. (Découverte de la ville) - 28 Juillet : PHNOM PENH (marché central Psaar Thmay / Wat Phnom / Quartier colonial / Marché couvert Psaar Chah / Marché de nuit) - 29 juillet : PHNOM PENH (Phnom Chisor / Tonlé Bati) - 30 Juillet : Bus (5h) de Phnom Penh à BATTAMBANG (après midi à vélo découverte ville) - 31 juillet : BATTAMBANG (Bambou train / Pagode Somrong Knomg / Fabrique poisson séché / Fabriques artisanales feuilles de riz, bananes séchées et alccol de riz / Temple hindou Ek Phnom / Maison Khmère traditionelle / culture de champignons /Bat cave) - 1er août : Bus (4h) de Battambang à SIAM REP (Temples Ta Prohm et Pre Roup) - 2 août : SIAM REP ( Temples BANTEAY SREY / PREAH NEAK PEAN / PREAH KHAN / BAYON / BAPHUON / ANGKOR WAT) - 3 août : Bus de Siam Rep à KAMPONG KHLEANG (village sur pilotis / village flottant et navigation sur le Tonlé Sap / repas et nuit chez l'habitant) - 4 août : Bus (4h) de Kampong Khleang à KAMPONG CHAM (île Koh Paen) - 5 août : Taxi privé de Kampong Cham à KRATIE puis bac jusqu'à KOH TRONG (tour de l'île à vélo) - 6 août : Bus de Koh Trong à KRATIE (à scooter : Sambok Mountain et campagne alentour) - 7 août : Bus (journée) de Kratie à KEP - 8 août : KEP (marché aux crabes / plantation poivre) - 9 août : Bus de Kep à KAMPOT (marché) - 10 août : Bus (journée) de Kampot à KOH DAH (île de la soie) - 11 août : KOH DAH (l'île en scoot) - 12 août : KOH DAH (l'île en vélo / communauté tisserands sur île Koh Oknha Tei) - 13 août : Bus de Koh Dah à PHNOM PENH (camp S21 / Marché Russe / spectacle de danse au musée national) - 14 août : PHNOM PENH (Palais Royal / Vieux marché) - 15 août : avion retour

A noter que nous avions prévu de rester plus longtemps dans le Sud, et passer 2 jours sur l'île KOH TA KIEV. Hélas, les fortes pluies et la météo à venir nous ont fait modifier notre programme. Nous serions bien restés 1 jour de plus à BATTAMBANG pour parcourir en scoot la campagne. On n'avait pas l'intention de rester sur Phnom Penh. Heureusement, Alan (de l'hôtel Saravoan Royal Palace) nous a conseillé au contraire de prendre le temps de découvrir cette capitale, ce que nous avons fait à notre rythme, et sans aucun regret.

Aucune difficulté particulière ni aucune fausse note durant ces 3 semaines.

Partout il est très facile de se déplacer. Les hôtels ou Guest Houses sont toujours là pour nous aider à réserver bus, taxi, tuk-tuk, vélo, scooter.

Pour plus de détails et photos, voici notre blog : http://totololocambodge.canalblog.com/

Nous avons mis en lien tous les hébergements, restaurants, organisations que nous avons particulièrement appréciés.
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