Discussions similar to: Trésors Asie cité Angkor reportage sur France 5 3 avril 2007
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Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne
Bonjour à tous

J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.

Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.

"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.

Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.

"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).

On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.

On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.

Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.

Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.

Inconvénients : je n'en vois pas.

Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.

"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.

"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…

Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…

Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.

"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).

Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…

On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.

Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.

Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs

"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).

Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...

Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.

"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.

Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !

"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.

Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.

Inconvénients : je n'en vois pas.

En résumé je conseille les livres suivants :

Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.

Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen

Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau

(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"

Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.

En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.

Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.

Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…

Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.

J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…

Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.

Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.

Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.

Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???

Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €

Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"

Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.

C'est quand même curieux tout cela.

Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…

Jacques
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Retour de la Thaïlande, Vietnam, Cambodge (40 jours)


Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)

J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....

J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.

Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok

J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.

Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....

Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...

J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !

Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....

Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...

Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...

J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....

J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....

Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....

Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.

N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
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Ushuaïa Nature au Cambodge
J'ai regardé l'émission le 1er août sur TF1, et l'attendais avec impatience, puisque je savais que le tournage avait eu lieu en décembre 2005, quelques semaines avant mon propre séjour là bas. Finalement, je suis très déçu. Certes de très belles images (pas difficile quand on a le site d'Angkor rien que pour soi), mais monsieur Hulot est un peu trop contemplatif, et nous n'apprenons pratiquement rien ! Il semblerait qu'il n'a pas su cette fois s'entourer de bons spécialistes. Il faut dire aussi qu'il a eu une rude concurrence avec de nombreux autres reportages, excellents, sur le sujet ces derniers mois. Qu'en pensez-vous ?
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Six semaines entre Vietnam, Cambodge et Laos
Bonjour à tous 🙂

Voyage effectué en janvier et février derniers : 6 semaines entre Vietnam, Cambodge et Laos, 3 pays déjà partiellement visités depuis 2001 (nombreux courts séjours de 2 semaines).

Itinéraire articulé autour de 3 projets : - l’archipel de Nam Du, au S du Vietnam, proche de Phu Quoc : ces îles jusqu’à présent interdites d’accès aux étrangers s’entrouvrent au tourisme moyennant l’obtention d’une autorisation (pas encore vraiment facile pour un voyageur lambda) - le site de Preah Vihear, au N du Cambodge, à la frontière avec la Thaïlande : plusieurs fois source de conflits entre ces 2 pays et donc fermé au tourisme, il est maintenant accessible sans souci et pas encore trop couru (cul-de-sac un peu éloigné de Siem Reap et à l’écart des grands axes de circulation) ; et tant que nous y étions, nous avons poussé jusqu’au temple de Koh Ker - le S du Laos pour découvrir une autre partie de ce pays dont nous ne connaissions que la capitale, Vang Vieng et ses environs ainsi que Luang Prabang et sa région.

Nous avons choisi d’arriver à Saïgon et découvrir les îles Nam Du, puis de rejoindre Kampong Cham (Cambodge) pour remonter le Mékong par voie terrestre jusqu’à Vientiane (Laos) et de terminer à Hanoi. Vols internationaux réalisés avec Qatar Airways (courtes escales à Doha) : aller Paris/Saïgon, retour Hanoi/Paris. Famille visitée à Saïgon et Hanoi. Vol Vientiane/Hanoi acheté directement sur le site http://www.laoairlines.com/ avant notre départ de France.

En dehors de nos dates aller/retour en France et du vol Vientiane/Hanoi, rien de fixé en terme de temps passé à chaque endroit, de déplacements ou d’hébergements. Nous avons circulé en bus entre les différentes villes et en 2 roues (location de vélos ou petite moto semi-automatique) autour de ces différentes étapes. Wifi plus ou moins rapide mais disponible gratuitement dans tous les hôtels et GH où nous avons logé.

Je posterai prochainement un lien vers notre carnet photos. Dans l’immédiat, quelques vidéos au fil de nos étapes :

SAÏGON : Vous les avez sûrement croisés ou entendus ces marchands ambulants qui sillonnent les quartiers à pied ou en vélo, avec leur petite musique ou ritournelle accrocheuse : "Marchand ambulant dans une ruelle de Cholon" https://youtu.be/paTBOJV9h_Q

Promenade dans le quartier chinois de Cholon avec cette ruelle typique restée « dans son jus » et des pagodes à l’ambiance feutrée (si, si… ça existe) : "Ruelle du quartier chinois de Cholon" https://youtu.be/NWdnjAebSN0

Plus « conforme » au bouillonnement de Saïgon, la folle soirée populaire à l’issue de la qualification du Vietnam pour la finale de foot de la Coupe d’Asie « Espoirs » : "Le Vietnam en finale de la Coupe d'Asie Espoirs" https://youtu.be/gbpo6l8bUiE
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Le Cambodge adresse un ultimatum à la Thaïlande (13 octobre 2008)
Voulant peut-être profiter de la situation intérieure troublée en Thaïlande, HunSen vient de lui adresser un ultimatum : retirez vos troupes des frontières ou c'est la guerre ...

Il faut noter que les troupes cambodgiennes ont, elles, été renforcées, et que demander le retrait de "celles d'en face" n'est pas raisonnable !

N'est-ce qu'une gesticulation oubien l'annonce d'une tentative militariste style Saakachvili ?

http://bangkokpost.com/topstories/topstories.php?id=131403

NB:En Juillet, il avait été question d'un retrait simultané des troupes, que la Thaïlande avait accepté mais au dernier moment HunSen a exigé que les thaïlandais "se retirent d'abord" ...
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L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
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Le Cambodge et l'ogre...
méfiez vous des rêves vendus à la TV !

suite à une émission à la tv ( sur 7 à 8) sur une petite ville balnéaire du Cambodge , j'ai vu, sur un forum du pays , que quelques personnes étaient prêtes à y venir ; pourquoi pas ? afin d'échapper à la grisaille et la morosité ambiante ; afin honnêtement de donner qq infos autres , et non pas que du rêve, habitant cette petite ville , je me dois d'ajouter que ;si ce pays est , par sa population agréable, il est depuis quelque temps , sous l'emprise des chinois qui sont en train de le coloniser ! ainsi , une ville comme Sihanoukville , est complètement asphyxiée par les dizaines de casinos , les constructions de buidings énormes près des plages, pour hotels de luxe , les 3/4 des restaurants sont achetés par eux , les terrains en bord de mer , les business petits et gros , etc ceci au détriment des cambodgiens qui n'ont pas , non plus, les moyens d'acheter , ni même de louer à prix raisonnables, vu l'explosion des prix suite à leur arrivée !! ainsi , même des petites villes voient cet envahissement , ce qui crée des conflits ; en conclusion , même au niveau des gens de passage , des visiteurs , il y a des conséquence négatives puisque TOUS les prix ont nettement augmentés ! ce petit pays mérite mieux . bons voyages
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Budget à prévoir pour une visite d'Angkor?
Bonjour à tous.....

Je sais que la visite d'Angkor est un sujet déjà bcp abordé dans ce forum, mais après avoir lu plusieurs messages j'aurai besion d'encore quelques précisions........

Nous allons traverser le Cambodge pour nous rendre au Vietnam... Il est donc évident que l'on va s'arrêter à Angkor...

Maintenant la question qu'on se pose c'est de savoir si c'est possible de le faire par nos propres moyens.. ???(petit budjet oblige)

C'est sur que la visite avec un guide sera bcp mieu mais certainement plus cher......

Enfin bref :

Combien coûte l'entrée du site ???

La visite ce fait à pied? à vélo ?? à moto ????

Je dois avouer que j'ai de la peine à m'imaginer la taille du site ??????

Et pour le logement à Siem reap ??? J'ai lu à plusieurs reprise des adresses de GH mais relativement cher (40US), alors j'aimerais encore savoir si c'est le prix moyen ou si on peut trouver quelque chose de moins cher (chambre correcte quand meme 😉 Je sais je suis difficile...........)

Alors voilà merci bcp d'avance ...........
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Retour du Cambodge
😎 salut a tous ma petite contribution infos pratiques recentes sur voyage cambodge dont je rentre juste pp: sary rega guesthouse (tres connue des francophones, mais bien si on debarque car permet une transition ) patronne et equipe tres sympa, ile de la soie : quelques belles rencontres avec ceux qui travaillent la soie siem reap: pour aller de pp à siem reap compagnie angkor express tres correcte . bus bon etat, petite bouteille eau et cookies offert, et parfois vient vous chercher à la guesthouse. si vous avez le choix, preferez une autre compagnie que soraya car ses bus sont fatigués, mais bon, cela le fait quand meme

loger: la sary rega guesthouse (relié a celle de pp) est tres sympa, la patronne (qui apprend avec energie le français) et l'equipe sont adorables et efficaces. . elle est un peu à l'ecart du centre ville, donc pas encore tres frequenté (car pas encore repertorié dans les guides) ce qui lui donne son cote chaleureux . chambres a 8 $ . l'equipe de tuk tuk est tres reglo et sympa (faites gaffe, au billard, sont redoutables) faut profiter de siem reap le plus vite possible, car au rythme des constructions (les hotels et autres constructions), cela va vite devenir le supermarket disneyland à la sauce kmer visites des temples bien sur passionnante surtout si vous arrivez à eviter les groupes made in japan et korean . mais je vous encourage surtout a sortir des grands circuits, il y a des temples tres interessants un peu plus loin et surtout allez dans les villages des alentours, sur les pistes, le contraste est immense entre la foule des touristes et l'extreme denuement de ces villages . c'est clair ils ne profitent pas du tout de l'argent qui tombe sur angkor . vous serez tres (trop) sollicité par plein de gosses, mais si vous dites non, faites le avec un grand sourire, car ils sont craquants et c'est vraiment pas facile pour eux. quasiment tous ceux qui sollicitent de l'argent proposent quelque chose a vendre (ne serai ce qu'une fleur) . cout d'un tuk tuk : entre 15 et 20 $ selon longueur circuit construction d'une route a l'est angkor qui reliera la thailande, les gens du coin disent qu'ils en ont pour 3 ans a manger de la poussiere . possible d'aller aux villages sur pilotis en bateau sur le lac, c'est plus que recommandé vu le coté etonnant de ces villages et l'accueil qu'il y a . deja la ballade bateau pour les rejoindre est assez folklo

siem reap à battambang par le bateau c'est magnifique, la durée est variable vu la hauteur des eaux, mais se glisser au mieu de ces communautés de pecheurs, de leurs maisons flottantes et houses boat pendant des heures (avec toujours pleins de signes chaleureux), se frayer un chemin dans la vegetation restera un grand moment cela peut se faire sur le toit du bateau, vue imprenable mais attention au soleil, ou a l'interieur avec la population locale . j'etais avec un bonze qui fumait allegrement des cigarettes alain delon .... cout : 16 $ et la encore ils viennent vous chercher a votre guesthouse

battambang essayez de rester plusieurs jours, laissez un peu les temples et partez sur les routes et pistes decouvrir les villages, rencontrez autant que possible les personnes, prennez le temps.. logement : pour ceux qui aiment un peu de confort : star hotel, il fait parti du meme groupe que les autres du quartier, mais etant recent, pas encore repertorié dans les guides, donc pas trop de monde et possible de negocier les prix : 8-10$ pour tres bon confort la encore, equipe jeune et tres sympa toujours prete a rendre service et a blaguer tres bon moto top : "mister rich", un grand jeune un peu fou, mais qui vous emmenera en toute securité sur des pistes pas possibles decouvrir les villages. avec d'autres moto top, ils emmenent les gens un peu curieux dans une ferme manger le poulet histoire de se mettre au diapason de la vie a la campagne ou decouvrir des artisans . il vous emmenera aussi voir pres d'une pagode et d'une ecole un memorial a la memoire des victimes des kmers rouges . une fresque resume tout autre solution logement : l'asso de la maison de l'eau de coco qui en plus de son action a construit plusieurs maisons traditionnelles sur pilotis cout : a partir de 10$ et c'est gardé . c'est bien sur l'occasion de voir le boulot de cette asso, a proximité autre asso basé sur le cirque : passionnant un resto tres surprenant au sud, le monorum restaurant, dans un genre de parc autour d'un lac, different espace ammenagé style paillote, vous vous installez et au bout d'un moment on vient prendre votre commande et on vous sert. comme il y a des hamacs (le cambodia sport...) sieste quasi evidente sequence train : essayez le bambou train, cela peut etre sur quelques km, moi j'ai eu droit a plus de 35 km(environ 15$ en emmenant moto top pour un aller simple) sur ce cadre en bois posé sur deux petits essieux, c'est un peu dingue vu l'etat des rails . c'est pas qu'un truc a touriste, les paysans s'en servent pour transporter leurs marchandises, vu que le fameux train battambang pp ne roule que le dimanche . pour combien de temps je ne sais pas, vu que maintenant c'est plus en heures que l'on compte mais en jour ... lorsque je l'ai pris on a mis plus 8 h pour rejoindre pursat (un plus de 100 km). les buffles auraient pu nous depasser l'arrivée etait prevue (sans rire) le lendemain vers 8 h . j'ai fini en bus . le train est dans un etat plus que delabré et il n'y a plus que des marchandes qui l'utilisent en remplissant le wagon de leur marchandises, quelques touristes, et les employés du train et le policier dont la premiere activité est d'installer leur hamac, on comprend pourquoi . mais la vegetation freine bien le train, les rails vont finir par s'echapper pour de bon a moins que les wagons ne se desagregent completement pp-kampot prenez de preference compagnie de bus hua lian logement : long villa autour des 5$ la chambre, tres bonne cuisine. le gars de la reception est tres sympa, organise tout ce qu'il peut, m'a emmener dans les villages des alentours, marais salants, en plus des ballades traditionnelles contrairement a siem reap, location de moto bike possible j'aime bien kampot, c'est assez tranquille . kep est encore plus tranquille voila donc quelques elements pour aider ceux qui partent j'ai pris vietnam airlines qui est une alternative interessante pour les provinciaux, car le preacheminement est apparemment quasi gratuit
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Visiter le Cambodge ou le Vietnam?
Bonjour, voila nous sommes un couple de 27 ans, l'annee derniere nous avons visiter la Thaïalande pendant 1 mois. Ce que nous avons préférer c'est les endroits sans touristes, les temples bien sur et aussi les plages qui sont magnifiques. L'annee prochaine nous voulons repartir 1 mois, nous hésitons entre le Cambodge et le Vietnam !! Pourriez vous me dire ce qui vous a plu et déplu dans chaque pays ? Et quels sont les endroits a ne pas louper ? en vous remerciant
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Retour de trois semaines de vacances au Cambodge
Bonjour à toutes et à tous,

Nous rentrons de trois semaines de vacances au Cambodge. Nous avions choisi d’y rester tout notre séjour plutôt que de parcourir la région Laos Vietnam, afin de nous imprégner du pays, et de tout ce que j’en avais lu d’enchanteur. J'ai énormément eu recourt à voyage forum pour organiser mon voyage, aussi cela me parait tout naturel de venir y mettre mon feed back. Avant tout chose je vous demanderai d’être indulgents et tolérants avec moi, car je vais m’exprimer librement et sincèrement sur ce séjour. Personnellement, ce qui me fait aimer mes voyages/les pays que je visite, c’est : les paysages, les habitants (leur hospitalité, ou même simplement leur curiosité ou leur gentillesse), la nourriture, la culture, en général avec aussi, bien sur, la musique…

Nous avons été enchantés par la beauté du Cambodge, ses rizières à perte de vue, ses buffles nonchalants, ses terres rouge, et ses enfants malicieux. Nous avons arpenté le pays de long en large, et partout ce ciel bleu contrastant avec le vert omniprésent était un réel enchantement. Bien sur nous avons aussi été fascinés par les temples d’Angkor qui sont une pure merveille et auxquels nous avons accordé de nombreux jours de visite. Par contre, qu’elle ne fut notre déception en découvrant les cambodgiens ! D’abord, ils ne vous sourient que pour vous vendre quelque chose. Ils ne vous parlent que pour vous emmener quelque part et vous vendre quelque chose. Leur sourire s’éteint aussi vite que votre réponse négative. Quelle déception, nous entendions tellement parler du « sourire cambodgien » ! Et puis le reste… combien de fois nous sommes nous faits rouler ! Je ne pourrais même pas vous énumérer le nombre de fois où ils nous ont arnaqués (pour des trajets en tuk tuk comme pour des repas pris aux marchés ou par des compagnies de tourisme). Là bàs, tout ce qui compte c’est le dollar, le dollar, tout le temps, comme monnaie de référence, comme s’il s’agissait d’un centime. Lassés par tant de malhonnêteté (car oui, nous l’avons vécu comme tel) nous avons, à la fin de notre séjour, procédé à un « test ». Nous étions près d’un marché (le grand art déco, jaune, au bout de la rue 136). Nous voulions aller faire quelques courses ou du moins jeter un œil au centre Soraya, nous regardons sur une carte, nous rendons compte que c’est à une minute à pied et y allons bien sur à pied. En sortant du centre plusieurs tuk tuk se jettent, comme dhabitude sur nous. Et c’est là que nous leur demandons (juste pour voir) « combien pour aller au marché » (le marché situé à 1 mn à pied)…tous réfléchissent, (comme toujours avant de vous arnaquer ils font l’air de réfléchir) et nous demandent….4 dollars… voilà, cela résume bien l’état d’esprit du cambodgien, qui finalement ne voit dans le blanc qu’un vulgaire porte monnaie un porte monnaie cash machine en dollars, à arnaquer le plus possible. 4 dollars pour faire 100 mètres. Si on avait été de vrais pigeons (comme on l’a été dans d’autres villes et à d’autres moments, un de ces tuk tuk nous aurait emmené, aurait fait un espèce de détour, pour empocher les 4 dollars) Idem au Ream national Park, où nous nous sommes rendus pour effectuer une randonnée de 2h dans la jungle. Le lonely indique qu’il faut payer 6 dollars par personne, le guide compris. Arrivant sur place un adolescent tenant l’office de tourisme du ream national park nous dit que c’est lui le guide qu’il faut effectivement payer 6 dols par personne plus 6 pour lui. Rodés à leur petit jeu cambodgien de « soutirer à tout prix le max de pèse au blanc » nous refusons, marchandons à 2 dollars pour lui. Il ne nous donne aucun ticket de reçu ni quoi que ce soit, et nous emmène 45 mn (et non 2 heures) dans une espèce d’ « entrée » de jungle. Nous hallucinons littéralement sur sa mauvaise foi, mais l’ado s’énerve (comme précisé dans le Lonely planet, je cite « le cambodgien est sanguin et le couteau n’est jamais très loin »). Nous préférons décamper. Et ce n’est pas la seule fois où nous avons fui un cambodgien caractériel. Qui passe du sourire appâtant aux yeux fous injectés de sang. Enfin, cela étant un mini résumé de nos contacts avec le peuple cambodgien. Quelque peu décevant La nourriture cambodgienne quant à elle..Comment dire…durant 3 semaines, nous avons mangé un peu partout, pour tous types de budgets, dans toutes les gammes, toujours à la recherche de l’authentique cuisine cambodgienne. Amok de poisson, soupe tom yum, beef lok lak, nous avons tout mangé, dans des marchés comme dans des restaurants chics pour expats aisés, (chez Romdeng ou Malis (seuls noms qui me reviennent là). Et la sensation qui nous est resté à chaque fois, à chaque fin de repas est : on mange au Cambodge comme au chinois du coin à paris. Même niveau de nourriture. Même type de steam rice (un riz épais avec très peu de gout, loin, bien liin du riz qu’on peut langer en Thaïlande par exemple)… La seule différence d’avec le chinois parisien étant que les produits sont plus frais, ca c’est vrai. Au Cambodge tout est cuisiné avec des légumes frais. Mais pour un résultat toujours fade, sans réelle saveur particulière, comme ce qu’on peut manger au chinois du coin, voilà. Ni plus ni moins. Pas de spiritualité non plus au Cambodge…des encens et des offrandes partout, oui. Mais pour quoi ? pour qui ? Nul ne sait le dire. On essaye de parler avec des cambodgiens, « êtes-vous bouddhiste ? » ils vénèrent les moines bouddhiste, mais ne savent pas ce que c’est. Peut être que le mot se dit autrement…En tout cas nous sommes loins, bien loins, de ce que mon ami et moi avons ressenti lors de nos voyages en inde… Dont le bouddhisme n’a de commun avec le Cambodge que les encens. En inde les femmes sont coquettes, parées de toutes les couleurs. Au Cambodge les femmes sont toutes (mais vraiment toutes) habillées en pyjamas assortis. Je me doute bien qu’il ne s’agit pas d’un costume national, mais peut être d’une mode. Une mode bien déroutante. En tout cas, vous vous doutez bien que ce n’est pas que sur le critère des tenues des femmes que je n’ai pas aimé ce pays..mais enfin.. En Inde les couleurs sont omniprésentes, et la musique aussi. Je ne vais pas vous décrire la musique indienne, mondialement connue et apprécie. Mais je pourrais vous décrire la « musique » cambodgienne, déversée partout, parfois à base de haut parleurs et baffles tonitruantes….musique imposée d’office dans tous les trajets en bus (et je peux vous dire que 12 heures de bus sous karaoké cambodgien, ca fait mal). Je sais, je sais ce que le Cambodge a vécu, je sais que c’est un pays qui s’ouvre au monde. Je connais son histoire, je l’ai lue avant de m’y rendre (et je la connaissais avant également). Je sais aussi ce qu’est un pays du tiers monde (j’en viens ; je suis née dans un pays du tiers monde, un pays pauvre) Mais j’ai aussi énormément voyagé, j’ai visité les 5 continents, je suis ouverte au monde. Mais j’ai rarement (jamais ?) été autant déçue par un pays/ voyage. Je vous ai cité quelques unes des arnaques faites à notre encontre. Je dirais, pour finir, que l’arnaque finale, et en même temps la plus symbolique est celle (officielle cette fois) que l’on découvre à l’aéroport : 25 dollars par personne à payer pour quitter le territoire (en plus des 20 euros payés pour le visa ?! oui !) payer pour partir. Nous l’avons déjà fait, au Pérou par exemple. Avec la différence qu’aujourd’hui nous serions prêts à payer pour y revenir..
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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
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Premier voyage seule, Thaïlande début 2016
Bonjour,

Après quelques voyages en couple, entre camarades de promo, en famille, avec mon père seulement, mais surtout une année 2015 sans voyage à l'étranger pour des raisons professionnelles, je projette de partir en Thaïlande en janvier ou février 2016. Vous compatirez, que c'est long d'attendre !!! Pour nourrir le rêve et patienter, je glane quelques infos sur le forum, et aimerais échanger avec vous.Vaut-il mieux partir en janvier ou en février ? Je crois que janvier est à peine plus humide, et au niveau des tarifs avion et hôtels ??Ce sera mon premier voyage seule, cette fois-ci c'est mon compagnon qui reste à quai pour raisons professionnelles... Je partirai vraisemblablement pour un peu moins de 3 semaines. Je recherche une certaine authenticité, j'aimerais découvrir des sites culturels ou religieux préservés "non attrape touriste" (que je suis), mais j'aime aussi profiter de la plage et du snorkeling. J'ai lu que le mot authenticité n'avait plus sa place dans beaucoup d'endroits en Thaïlande, rassurez-moi, il en reste encore ?? Ou dois-je songer à changer de destination ? Je fais un peu de photo et voudrais en prendre plein les mirettes avec de beaux paysages, et en bonne Pyrénéenne (que je suis aussi), j'aime la marche et les randos en montagne ou non (je ne m'appelle pas Kililan Jornet non plus...).

Si oui, j'ai une première question pour les voyageurs récents et/ou les expats : la Thaïlande, depuis 2013/2014, est-elle sûre pour une jeune femme seule ? Ressentez vous l'insécurité ou recommanderiez-vous des endroits à éviter ?

J'ai lu les recommandations de diplomatie.gouv.fr et j'ai appris que les frontières cambodgiennes autour du temple de Preah Vihear ainsi que la région de Mae Hong Son et la frontière birmane étaient à proscrire. Dommage, c'était justement là où je pensais aller en priorité. Quelles solutions de rechange proposeriez-vous ? Rejoindre Siem Reap pour visiter le site d'Angkor est-il envisageable sans trop de soucis en 2015 ? Ou est-ce plus "intéressant et authentique" du côté birman ? Je ne connais pas du tout la Birmanie, sauf quelques photos de magnifiques montagnes vues dans des magazines...

Quelles sont les plages et îles les plus épargnées par le tourisme de masse, et si possible, celles où l'on peut encore snorkeler (et voir des choses intéressantes...) ?

Question plus subjective : quels endroits avez-vous préféré en Thaïlande ?

A très vite et merci d'avance pour le temps que vous prendrez à me répondre. Meysi
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Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
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Anghkor Wat, Ta Promh, Anghkor Thom, encore, encore, encore. Bienvenue à Siem Reap!
De sortie de plusieurs semaines de gueule de bois laossienne, Je suis fin prêt pour vous montrer de quel bois je me chauffe. Mon pote Steve est repartit vers des horizons tous thaïlandais, Et moi, je redécouvre les plaisirs de l'écriture face à la page blanche.

Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...

La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.

En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure

A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.

J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)

Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!

Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.

A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...

La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.

On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!

On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.

Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...

C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!

Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!

La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).

Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.

Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!

Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!

Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.

On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!

On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...

En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!

Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!

L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.

Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!

Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.

On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...

Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.

Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!

Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!

Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!

Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!

On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...

Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!

Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur

Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
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Itinéraire de deux semaines au Cambodge (avis sur les visites)
Bonjour,

je prépare un itinéraire de 2 semaines pour fin mars au Cambodge,

les étapes principales seront Phnom Penh, Siem Reap et Battambag,

afin de savoir comment organiser exactement ce séjour, je souhaiterais avoir votre avis sur d'autres sites à visiter (sur la route entre PP et Siem Reap ou entre PP et Battambag): Phnom Chisor, Kampong Cham, Kampong Thom, Oudong, Pursat, Kampang Chhnang?

Je ne pourrais pas tout voir, donc lesquels privilégier? lesquels valent le détour? combien de temps y consacrer?

Merci pour vos réponses

Joanne
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On part en vadrouille au Cambodge!
Hello tout le monde ! Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge... La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!

9 février - Vers un nouveau départ...

L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !

Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :

Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !

Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.

Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.

Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.

Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...

Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !

La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.





Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Récit de six semaines au Cambodge (fin février-début avril 2013)
🙂 cher(e)s camarades voyageurs !!!

Voici le récit de notre voyage individuel au Cambodge de fin février à début avril 2013 (6 semaines, extension de visa à PNP,43 dol !!! chez Lucky Moto):

Entrée par le poste frontière terrestre de Cham Yeam/ Hat Lek (e-visa, r-a-s). 1ere nuit à Krong Koh Kong, à la Blue Moon GH, correcte.

Jour 2: bus local pour la paisible & "reculée" bourgade d'Areng via Thma Bang (dépose au pont, sur le trajet, puis moto-taxi 5 dol/p-1h, puis re-moto taxi 10 dol/p-1h30).Nuit chez l'habitant, homestay.Le lendemain, les garde-forestiers nationaux étant en repos pour plusieurs jours, nous n'avons pû nous joindre à leur patrouille dans la jungle des Cardamones, nous nous sommes rabattus sur une petite marche (le long de la river, principalement):déçus pour le "trekk", mais ambiance du village sympa.Nuit du 3ème jour à la Meang Chang Hong GH de Thma Bang (uniquement 2 GH dans le village);

Du coup, le lendemain direction Chi Phat (via Andung Tuek), en espérant trouver un "bon" trekk (projet ecotouriste du CBET).Parmi plusieurs options, avons choisi un "trekk" de 2 jours/1 nuit en hammack, dans la forêt, un peu cher (35 dol/p, en groupe de 3 avec guide&cuisto) mais sympathique.

Aprés Chi Phat, direction la péninsule de Botum Sakor, voiture-taxi jusqu'à Andung Tuek puis moto-taxi jusqu'à Thmor Sor -20 dol/p, en tout 2h30).Village animé de pêcheurs, en partie sur pilotis, "dans son jus", très "photogénique", pas de touriste en vue, 2 nuits à la Hang Meas GH.

Poursuite vers Poï Yopon, embarcadaire pour Koh Sdach, nuit à la Mean Chey GH (correcte), mitoyenne du bon resto Yvonne tenu par le sympa Didier. Ensuite 3 nuits au Nomad's Land, unique "resort" de la petite île voisine de Koh Totang, géré respectueusement et chaleureusement par un charmant couple Suisse.Le bungalow Deluxe double recommandé (25 dol/nuit).

Poursuite du voyage par Kampot, en mini-van (avons zappé par choix perso Sihanoukville).Ville au charme colonial.Hébergement à la Ta Eng GH -clean, accueil francophone chaleureux-.Chouette balade en vélo dans la campagne environnante, marais salants...Excursion en scooter de la grotte de Phnom Chnork, dans un beau cadre buccolique.

Etape suivante:Kep.Nuits à la Boat House GH -la N°1; belles chambres au dessus des parties communes "hautement" recommandées.Mles Pech Restaurant conseillé au Marché aux crabes (le Kimly devenu trop "touristique").Recommandé également le sélecte Sailing Club, pour un drink, belle demeure.Balade de 2h dans le parc national.Visite agréable en scooter de loc des plantations de poivre et de la plage d'Angkoul aux environs.

Phnom Penh: belle surprise,10ans aprés un 1er passage, la capitale s'est embellie.Hébergement à la Tat GH, bien tenue, économique, centrale.Restos "coup de coeur" le Red Cow Restaurant -"phnom pleung"/montagne de feu=barbecue de table- et surtout le Samba Brazilian Steakhouse, pour les "viandards", prés d'Independance Momument."Pélerinage" sur la terrasse du Foreign Correpondent's Club -FCC pour les intimes- pour un sunset drink.Superbes Musée National & Palais Royal.Visite sympa du stade Olympique et de la Bokator Sor Association toute proche (entraînement de Bokator, sport de combat traditionnel Khmer).

Cap à l'Est: Kompong Cham, en bord de Mékong.Hébergement à la Pkay Rah GH (clean, économique).Visite sympa en scooter des environs: Vat Maha Leap (pagode en bois), village de tisserands (Krama) de Prey Chung Kran.Et bien sûr, l'incontourné pont en bamboo!!!

Kratie: Hébergement à la Balcony GH (en train de déménager dans une belle maison en bois, toujours en bord de Mékong).A conseiller également les 2 adresses de la You Hong GH (pour dormir et/ou boire un pot/avaler un burger), notamment celle en face du marché central;Chouettes balades en scooter le long du Mékong, traversant de paisibles et pittoresques villages, en direction du Sud (Chlong) et du Nord ( temple de Phnom Sombok, rapides de Kampi-1 dol/p l'emplacement, tres raffraîchissant et sympa).

Stung Treng:hébergement à la Chhour Sun GH, face au marché (room 306 ou 304, Mekong view,6 dol/nuit, recommandées).A relever la gentillesse et la pertinence de Mr Taing (francophone) qui tient un petit resto face à la gare de bus, à côté de la Riverside GH (bof!!).Recommandé également Le Tonlé, pour hébergement (room Ratanakiri,8 dol/nuit) et/ou son bon resto.Séjour de 2 nuits (homestay) à O'svay, belle balade de 5 heures en bâteau sur le Mekong (chuttes d'eau, dauphins, forêt inondée,20 dol).

Route Stung Treng-Tbeng Meanchey en moto-taxi (40 dol/p,2h30), par l'entremise de Mr Taing (traversée de paysages de forêts moins exploitées).Nuit à la Monyroit GH, impec'.Le lendemain bus pour Sra Em, nuit à la Sok San GH & Restaurant (correct).Visite de la cité de Prasat Preah Vihear en moto taxi.

Poursuite de l'itinéraire en bus pour Siem Reap via Anlong Veng. Hébergement chez Mommy GH (pas mal, économique,7 dol/nuit).Visite d'une journée, en vélo, d'Angkor Vat (belles réalisations de restauration,10ans aprés notre 1ere venue).Bons restos: Curry Walla (Indien), Cuisine Wat Damnak (fusion franco-khmer, interessant), re-"pélerinage" au FCC-Angkor (hummm excellent afternoon tea à 5 dol/p).

Enfin, avant dernière étape Cambodgienne: Battambang. Hébergement à la Tomato GH (excellent accueil, room à 3 dol/nuit !!!).A conseiller le Battambang BBQ&Buffet, sur l'autre rive, pour les affamés.Spectacle sympathique du Cirque Phare.Bain (de soupe) à la piscine municipale.Balade à bicyclette vers le village de Vat Kor, et ses maisons traitionnelles (visite payante, bof), et la "mystérieuse" ancienne usine Pepsi (re-bof!!).

Ultime étape Cambodgienne avant notre retour en Thaïlande:Psar Pruhm, poste frontière.Nuit au Diamond Crown GH&Hotel, la "classe" pour 15 dol.Visites des casinos de la ville.Passage très matinal (7h) de la frontière tranquille.Moto-taxi pour Ban Pakard puis Songté pour Chantanaburi.

Globalement nous avons kiffé notre séjour, pays beaucoup moins "touristique" que la Thaïlande ou le Viet Nam.Les Khmers ne sont pas doués pour l'Anglais, pas plus pour le Comedia ou autre Pictionnary (hihi), bref pour se faire comprendre au quotidien...Par contre gentils, pas "vicieux".La nourriture:euh, passons (à part les nouilles humm)...Les routes (transports) correctes dans l'ensemble, en bonne voie (ahah) d'amélioration, avec le temps...(!!). Nos coins préférés: parc de Botum Sakor, Kampot, PNP, la remontée du Mékong (dommage pour le trekking mais c'est la même "chanson" partout en Asie du Sud Est..).Activités coup de coeur: séjour dans un temple Bouddhiste, balades en scooter dans les campagnes, rapides de Kampi, boat-trip d'O'Svay, visites de marchés alimentaires (Kampong Cham, Battambang, Sra Em...). Préférer peut-être une période de visite moins sèche, en novembre-dec, pour les paysages de rizière.Le Cambodge n'a sans doute pas autant d'"atouts touristiques" que ses voisins, aussi, à mon sens, pour l'apprécier et le découvrir un séjour de 3 semaines minimum s'impose car les PNP, Siem Reap, Sihanoukville et autres Battambang ne sont pas à mon avis très représentatifs de la spécificité Khmer.

Merci de votre attention, j'espère avoir été surtout "pratique" dans mon compte-rendu, les impressions "poétiques" personnelles n'engageant que celui qui les écrit et donc n'intéressant que l'auteur...

Cordialement,

Yellowmop.😉

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Informations sur le Vietnam et Cambodge
Je prévois un voyage au Vietnam en mars 2013. On me conseille de faire également les trésors angkoriens. Est-ce que ça vaut la peine de voir Sapa. Que me conseillez-vous? Faire seulement le Vietnam ou le combiner avec le Cambodge. Je partirais dans un tout inclus pour trois semaines.

Merci
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Retour d'expérience Laos-Cambodge
Salut bon je vais pas détailler trop car je suis fainéant ce soir, mais donner mon point de vue global, j'ai fais 1 mois Cambodge, 1 mois Laos:

Ce que je donnerai pour ceux qui veulent partir en sac à dos dans ces deux pays: Pas obliger d'organiser un itinéraire, c'est simple...par contre si vous cherchez plus de "l'authentique" ( j'aime pas trop ce mot ) alors faut chercher un peu pour vous éloigner des touristes ou partir en moto, en vélo en dehors des villes...le vrai Cambodge et le vrai Laos je l'ai pas vue réellement dans les sites touristiques ( normal )

Laos: Du nord au Sud > Nord du Laos, Luang prabang, vang vieng, vientiane, pakse, boloven, 4000 iles:

ce que j'ai aimé au Laos: Les gens superbes, très gentil, vous pouvez rencontrer des gens facilement , contrairement à ce que j'ai lu ailleurs, les locaux sont ouverts. Paysage au nord superbe, au sud aussi , partout en fait, boloven aussi , c'est sec mais il y a des coins à chercher et ou on peut se poser bien une semaine. Luang prabang regorge de trésors cachés aux alentours et la ville en elle même : superbe....une des plus belle ville que j'ai vue de ma vie. Après je suis très intéressé par le bouddhisme, donc ca joue surement...beaucoup restent que deux jours, c'est pas assez selon moi...

La nourriture, très varié et très bonne, même dans les boui boui que je privilégie pour le contact ou le budget, ca dépend.

Pakse et ces alentours,

Champassak et ces alentours,

Le nord et ces ethnies, les villageois adorable malgré leur difficultés et leur problèmes en tout genre pour certains( accès à l'eau potable, santé...)

ce que j'ai pas aimé au Laos: Les jeunes abrutis avec leur maillot tubbing , jvais me faire des ennemies, tampis... , je fuis ces jeunes à Vang vieng sur des bouées, aux 4000 iles à don det qui respectent rien, qui gueulent la nuit, qui ne savent pas boire et qui donnent une image de merde de l'occidental! Aux 4000 iles allez sur Don kong en face si vous voulez la paix, Don det c'est vang vieng center II. D'un coté c'est pas plus mal que tout ces jeunes là se regroupent au même endroit, on les croise pas ailleurs mais ce serait mieux qu'ils aillent tous à Goa en Inde. Le Laos a pas besoins de ca pour son tourisme je crois, c'est mon avis perso.

Conseil Vang vieng: n'allez pas au lagon bleu si vous cherchez la paix ou un vrai voyage, c'est de la rigolade, remplie de jeunes comme dans le centre et pas sensationnel à voir sauf la campagne avant. j'ai pas aimé les touristes qui ne respectent pas les moines et se croient au zoo à 5 heure du matin pour prendre les moines aux offrandes de luang prabang, c'est pourtant écrit en trois langues partout sur les temples...à croire qu'ils ne savent pas lire mais se servir d'un reflex.

Ce que j'ai aimé au Cambodge: Idem les gens, ( locaux ) 😇, la nourriture kmer, les sites kmers ( angkor) et ces alentours, j'ai adoré battambang et ces alentours...j'y suis resté un moment...tout comme Kampot et Kampong cham, les iles du cambodge, les rencontres, kampong cham et son ile en face

kratie et son ile en face; bref Cambodge il y a de quoi faire aussi

phnom penh oui, kampot oui, superbe autours et si vous êtes pas trop difficile, débrouillard, laissé de coté votre lonely ou votre routard et vous arrêter dans les ptits bled, il y a plein de choses à voir...et des gens toujours adorable partout. Je pense que ce conseil je le donnerai à ceux qui voyage pour la découverte, pour les gens etc et pas pour le repos et c'est valable partout dans le monde.

La musique, (oui oui ), j'assume :)

Les temples, les transports

Ce que j'ai pas aimé au Cambodge: Les vieux ( cette fois, pas les jeunes ) occidentaux qui se permettent d'aller pratiquer leur sexualité avec des jeunes, parfois mineur ( sihanouk ville et siem reap sont leur repères...) c'est triste mais faut savoir que le Cambodge a un des tourismes sexuels les plus crades de la planète.

La corruption, les militaires à la frontière Laos > cambodge. Je peux me tromper mais je pense que globalement le cambodge est bien plus pauvre que le Laos et celà à cause du régime en place.

Deux films valent mieux qu'un long discours je vous invite à visionner ce que j'ai réalisé en rentrant:

Un film Laos pour une asso Suisse qui s'occupe de villages et d'enfants au laos: https://vimeo.com/67988384

Au cambodge: https://vimeo.com/68950691

voila j'y retournerai c'est sur..

A+ Nico
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Cambodge: hôtel au bord du Tonlé Sap?
Bonjour Tout est dans la question. Lors de mon prochain voyage au Cambodge, j'aimerais si possible passer une nuit ou 2 ou 3 ... dans un hotel au bord du Tonlé sap, pour pouvoir découvrir pleinement la vie au bord du Tonlé. J'ai vécu cette chance l'an passé au bord du lac inlé ou j'ai séjourné 4 jours. Nous avions pdt cette période à disposition une longue barque motorisée pour 3/4 pers. avec 2 jeunes bateliers pour taxi. C'était formidable de découvrir à notre rythme tous les trésors que cache le lac inlé. Je me demandais si on pouvait vivre un peu la même chose sur le tonlé sap. Mais je ne trouve pas d'hotel au bord du lac, et je n'ai trouvé ds le forum que des balades à la journée en charter à touristes.... Avez vous des suggestions ?? merci
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Mon road trip culinaire en Asie du Sud-Est
Bonjour, Je suis cuisinier depuis 3 ans, et très intéressé par la cuisine asiatique, j'aimerais faire un road trip culinaire de 3 mois en Asie du sud est. Je voudrais aller au Cambodge, au Vietnam, Au Laos, et pour finir la Thaïlande. J'avais comme idée de base de commencer mon voyage a Phnom Penh au Cambogde, de voyager un peu jusqu'au sud vers Kampot suivre la côte a l'ouest vers Sihanouk ville et remonter au nord vers Siem Rap. J'aimerais dans l'idéal me trouver des restaurant sur le chemin, proposer mon aide bénévolement dans les restaurant qui me plaisent et pourquoi pas y faire quelques services (2-3). Ce trip au Cambogde durerait 2-3 semaines. Ensuite revenir a Phnom-Penh pour prendre un vol jusqu'a Hô-chi Minh-ville, au Vietnam pour descendre jusqu'au sud vers Bac Lieu. et remonter la Cote en transport en commun jusqu'au nord, en s’arrêtant dans les plus grandes villes, et toujours pareil, me dégoter des petits restaurants. La durée serait de 3 semaines. Aller ensuite jusqu'au Laos, monter au nord, pour redescendre a la capital au Sud. La durée serait de 3 semaines aussi. Finir par la Thaïlande, à Chiang Maï, prendre un vol en interne jusqu'a Bangkok, Pattaya... La durée serait de 3 semaines aussi.

Donc voila mes questions: -Est il préférable de traverser les pays du nord au sud ou d’atterrir dans une région et d'évoluer autour de celle ci? -Est ce qu'il est réellement possible de proposer ses services en restauration? Les gens sont ils réellement ouvert à cela? (toujours bénévolement, ou contre un logement, un repas) -Est ce que 3 semaines par pays est suffisant? -Auriez vous une petite liste d'adresse sympathique dans ces pays la? (je compte bien sur faire des recherche via les livres lonely planet).

Merci d'avance pour vos réponses.
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Visites du Laos et du Cambodge
bonjour, j'ai un projet de voyage pour le Laos et le Cambodge, pour une durée maxi de 15 j sachant que pour le Cambodge je me limiterai à la visite du site d'Angkor, je crois que 4 ou 5 j peuvent être suffisants. Donc je peux estimer rester environ 10 ou 11 j au Laos. Je sais que c'est court très court mais ayant des impératifs je dois donc privilégier l'essentiel. Pouvez vous me communiquer justement les visites incontournables, j'ai noté que Luang Prabang faisait justement partie des incontournables, puis il me faudrait élaborer un circuit découverte des endroits les plus intéressants. Merci pour vos suggestions
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Visiter Phnom Penh ou Luang Prabang?
Bonjour, Au cours d'un voyage en Asie du Sud-Est, après avoir visité la Birmanie et les temples d'Angkor, il me faut choisir entre visiter Phnom Penh au Cambodge (2 jours) ou Luang Prabang au Laos (2 jours).

Vous qui connaissez bien ces deux villes, que me recommanderiez-vous? Je vous en remercie à l'avance.
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