Bonjour à tous et toutes,
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines.
Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang.
(que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous,
Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Bonjour à tous. Voilà maintenant quelques mois que je me penche sur un séjour en Chine. Je devais partir avec un ami, mais il semblerait que finalement, je parte seul.
J'ai lu en intégralité le Petit Futé et le Guide du Routard, j'ai passé des dizaines d'heures (voire des centaines...) sur le net à lire les périples d'autres personnes et à parcourir ce forum...et je pense avoir à peu près terminé mon parcours de 5 semaines.
Après beaucoup d'hésitation, j'aimerai vous le soumettre, afin d'avoir vos avis...
__
J1 Lundi 18 novembre Départ en avion
J2 Mardi 19 novembre Arrivée à Pékin. Repos ou balade dans les alentours (éventuellement Tour de la cloche et des tambours, temple de confucius et des lamas)
J3 Mercredi 20 novembre Pékin : Temple du ciel, visite des hutongs en vélo (puis complexe olympique ou autre)
J4 Jeudi 21 novembre Pékin : Cité interdite +colline du charbon + Tiananmen
J5 Vendredi 22 novembre Grande muraille (Mutianyu).
J6 Samedi 23 novembre Pékin Palais d'été (Départ à 18h55 pour Pingyao en train couchette)
J7 Dimanche 24 novembre Arrivée à 7h33 à Pingyao
J8 Lundi 25 novembre Pingyao. (Départ à 20h47 ou 21h38 pour X'ian en train couchette).
J9 Mardi 26 novembre Xi'an (ville et éventuellement alentours)
J10 Mercredi 27 novembre Xi'an - armée en terre cuite
J11 Jeudi 28 novembre Xi'an – Mont Huashan
J12 Vendredi 29 novembre Xi'an – Départ pour Guilin en avion
J13 Samedi 30 novembre Balade à Guilin (grotte de la flûte aux roseaux)
J14 Dimanche 1 décembre Yangshuo (balade à vélo aux alentours)
J15 Lundi 2 décembre Croisière sur la rivière Li
J16 Mardi 3 décembre Alentours de Yanghsuo et retour à Guilin
J17 Mercredi 4 décembre Trajet Guilin-Kunming (train à 15-17h)
J18 Jeudi 5 décembre Arrivée à Kunming vers 11h. Trajet Kunming-Dali. Repos.
J19 Vendredi 6 décembre Journée en bateau sur le lac Erhai (pêche au cormorans ?)
J20 Samedi 7 décembre Balade aux alentours de Dali.
J21 Dimanche 8 décembre Xizhou et Shaxi. Trajet pour Lijiang en soirée.
J22 Lundi 9 décembre Lijiang. Balade dans la vieille ville et étang du dragon noir.
J23 Mardi 10 décembre Trajet Lijiang-Qiaotou. Trek dans les gorges du saut du tigre.
J24 Mercredi 11 décembre Suite du trek. Nuit à Qiaotou (sauf si je trouve un bus pour Shangri-la après le trek)
J25 Jeudi 12 décembre Trajet Qiaotou-Shangri-la (2h). Shangri-la.
J26 Vendredi 13 décembre Shangri-la et alentours
J27 Samedi 14 décembre Shangri-la et alentours
J28 Dimanche 15 décembre Shangri-la et alentours
J29 Lundi 16 décembre Deqin et alentours
J30 Mardi 17 décembre Deqin et alentours
J31 Mercredi 18 décembre Deqin et alentours
J32 Jeudi 19 décembre Deqin et alentours
J33 Vendredi 20 décembre Deqin. Bus de nuit Deqin -> Kunming
J34 Samedi 21 décembre Arrivée à Kunming le matin. Eventuellement Xi Shan (montagne de l'ouest).
J35 Dimanche 22 décembre Forêt de pierre de Shilin (sauf si problème de transport, auquel cas ça saute).
J36 Lundi 23 décembre Kunming. Vol vers Paris
J37 Mardi 24 décembre Arrivée à Paris
__
Autres itinéraires envisagés :
A la base, je voulais passer à Chengde, mais j'ai l'impression que c'est redondant avec le Palais d'Eté de Pékin.
J'ai aussi voulu aller à Zhangjiajie et Fenghuan, mais j'ai le sentiment que ça fait faire beaucoup de trajet...
J'ai aussi envisagé de faire le vol Xi'an -> Hong-Kong et d'y passer 2-3 jours, dont un à Ocean Park tant pour les attractions que pour l'aquarium et le zoo, mais tout seul, je ne suis pas sûr d'en profiter autant, et la vie à Hong-Kong étant plus chère, cela me fera des économies.
J'ai tiré un trait sur Yuanyang, car je suis déjà allé à Sapa au Vietnam, et cela m'a l'air assez similaire.
Autres points :
J'ai tablé sur un budget moyen de 40€ par jour tout compris.
Un point qui me tient à coeur aussi, serait de faire du cheval du côté de Shangri-la ou Deqin. Savez-vous si c'est possible de participer à une excursion de 2-3 jours à cheval ? Un idée du budget ?
C'est mon premier voyage seul, j'ai déjà eu l'occasion de partir à deux au Vietnam et en Malaisie (dont une semaine seul), et j'ai fais quelques autres pays avec ma famille. J'ai 24 ans, et suis un homme, pour info. Du genre assez timide, cela me forcera à aller vers les gens...mais si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur car j'avoue que j'ai un peu la trouille :)
Je me suis acheté un guide de conversation pour m'aider, je suis actuellement en train de le parcourir...
Je pars avec mon sac à dos, le plus léger possible (je me suis fait opérer de la colonne vertébrale l'an dernier, et je ne dois pas porter plus de 10kg :s). Je suis ouvert à dormir en auberge de jeunesse et hôtels pas chers. Je suis prêt à dormir dans des conditions pas terrible la plupart du temps, mais une nuit sur 3-4 dans un hôtel un chouya plus cher pour vraiment me reposer.
Merci d'avance pour tous vos avis et conseils ! Ce forum est une mine d'or !
J'ai lu en intégralité le Petit Futé et le Guide du Routard, j'ai passé des dizaines d'heures (voire des centaines...) sur le net à lire les périples d'autres personnes et à parcourir ce forum...et je pense avoir à peu près terminé mon parcours de 5 semaines.
Après beaucoup d'hésitation, j'aimerai vous le soumettre, afin d'avoir vos avis...
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J1 Lundi 18 novembre Départ en avion
J2 Mardi 19 novembre Arrivée à Pékin. Repos ou balade dans les alentours (éventuellement Tour de la cloche et des tambours, temple de confucius et des lamas)
J3 Mercredi 20 novembre Pékin : Temple du ciel, visite des hutongs en vélo (puis complexe olympique ou autre)
J4 Jeudi 21 novembre Pékin : Cité interdite +colline du charbon + Tiananmen
J5 Vendredi 22 novembre Grande muraille (Mutianyu).
J6 Samedi 23 novembre Pékin Palais d'été (Départ à 18h55 pour Pingyao en train couchette)
J7 Dimanche 24 novembre Arrivée à 7h33 à Pingyao
J8 Lundi 25 novembre Pingyao. (Départ à 20h47 ou 21h38 pour X'ian en train couchette).
J9 Mardi 26 novembre Xi'an (ville et éventuellement alentours)
J10 Mercredi 27 novembre Xi'an - armée en terre cuite
J11 Jeudi 28 novembre Xi'an – Mont Huashan
J12 Vendredi 29 novembre Xi'an – Départ pour Guilin en avion
J13 Samedi 30 novembre Balade à Guilin (grotte de la flûte aux roseaux)
J14 Dimanche 1 décembre Yangshuo (balade à vélo aux alentours)
J15 Lundi 2 décembre Croisière sur la rivière Li
J16 Mardi 3 décembre Alentours de Yanghsuo et retour à Guilin
J17 Mercredi 4 décembre Trajet Guilin-Kunming (train à 15-17h)
J18 Jeudi 5 décembre Arrivée à Kunming vers 11h. Trajet Kunming-Dali. Repos.
J19 Vendredi 6 décembre Journée en bateau sur le lac Erhai (pêche au cormorans ?)
J20 Samedi 7 décembre Balade aux alentours de Dali.
J21 Dimanche 8 décembre Xizhou et Shaxi. Trajet pour Lijiang en soirée.
J22 Lundi 9 décembre Lijiang. Balade dans la vieille ville et étang du dragon noir.
J23 Mardi 10 décembre Trajet Lijiang-Qiaotou. Trek dans les gorges du saut du tigre.
J24 Mercredi 11 décembre Suite du trek. Nuit à Qiaotou (sauf si je trouve un bus pour Shangri-la après le trek)
J25 Jeudi 12 décembre Trajet Qiaotou-Shangri-la (2h). Shangri-la.
J26 Vendredi 13 décembre Shangri-la et alentours
J27 Samedi 14 décembre Shangri-la et alentours
J28 Dimanche 15 décembre Shangri-la et alentours
J29 Lundi 16 décembre Deqin et alentours
J30 Mardi 17 décembre Deqin et alentours
J31 Mercredi 18 décembre Deqin et alentours
J32 Jeudi 19 décembre Deqin et alentours
J33 Vendredi 20 décembre Deqin. Bus de nuit Deqin -> Kunming
J34 Samedi 21 décembre Arrivée à Kunming le matin. Eventuellement Xi Shan (montagne de l'ouest).
J35 Dimanche 22 décembre Forêt de pierre de Shilin (sauf si problème de transport, auquel cas ça saute).
J36 Lundi 23 décembre Kunming. Vol vers Paris
J37 Mardi 24 décembre Arrivée à Paris
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Autres itinéraires envisagés :
A la base, je voulais passer à Chengde, mais j'ai l'impression que c'est redondant avec le Palais d'Eté de Pékin.
J'ai aussi voulu aller à Zhangjiajie et Fenghuan, mais j'ai le sentiment que ça fait faire beaucoup de trajet...
J'ai aussi envisagé de faire le vol Xi'an -> Hong-Kong et d'y passer 2-3 jours, dont un à Ocean Park tant pour les attractions que pour l'aquarium et le zoo, mais tout seul, je ne suis pas sûr d'en profiter autant, et la vie à Hong-Kong étant plus chère, cela me fera des économies.
J'ai tiré un trait sur Yuanyang, car je suis déjà allé à Sapa au Vietnam, et cela m'a l'air assez similaire.
Autres points :
J'ai tablé sur un budget moyen de 40€ par jour tout compris.
Un point qui me tient à coeur aussi, serait de faire du cheval du côté de Shangri-la ou Deqin. Savez-vous si c'est possible de participer à une excursion de 2-3 jours à cheval ? Un idée du budget ?
C'est mon premier voyage seul, j'ai déjà eu l'occasion de partir à deux au Vietnam et en Malaisie (dont une semaine seul), et j'ai fais quelques autres pays avec ma famille. J'ai 24 ans, et suis un homme, pour info. Du genre assez timide, cela me forcera à aller vers les gens...mais si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur car j'avoue que j'ai un peu la trouille :)
Je me suis acheté un guide de conversation pour m'aider, je suis actuellement en train de le parcourir...
Je pars avec mon sac à dos, le plus léger possible (je me suis fait opérer de la colonne vertébrale l'an dernier, et je ne dois pas porter plus de 10kg :s). Je suis ouvert à dormir en auberge de jeunesse et hôtels pas chers. Je suis prêt à dormir dans des conditions pas terrible la plupart du temps, mais une nuit sur 3-4 dans un hôtel un chouya plus cher pour vraiment me reposer.
Merci d'avance pour tous vos avis et conseils ! Ce forum est une mine d'or !
Bonjour!
je prépare mon voyage et je suis face à une question existencielle: Cela vaut-il vraiment la peine de monter jusqu'à Shangri-La? le nom me fait bien sûr rêver mais financièrement ça me rajoute beaucoup vu mon itinéraire: la rivière Li puis vol pour Kunming et 15 jours dans le Yunnan avec chauffeur ($$$).
je n'arrive pas à trouver de réels avis sur cette ville, j'adore la haute altitude, j'hésite, qu'en pensez vous?
merci pour vos avis !
je prépare mon voyage et je suis face à une question existencielle: Cela vaut-il vraiment la peine de monter jusqu'à Shangri-La? le nom me fait bien sûr rêver mais financièrement ça me rajoute beaucoup vu mon itinéraire: la rivière Li puis vol pour Kunming et 15 jours dans le Yunnan avec chauffeur ($$$).
je n'arrive pas à trouver de réels avis sur cette ville, j'adore la haute altitude, j'hésite, qu'en pensez vous?
merci pour vos avis !
Bonjour à tous, premier voyage en Chine en Septembre pour 20 j. Nous arriverons à Pékin avec retour Pekin. Je connais bien l'Asie du Sud Est que j'adore, ayant déjà visité le laos, cambodge, Myanmar et l'été dernier le Vietnam Nord.
A ce jour je me questionne sur un itinéraire de 3 semaines entre : -Pékin + Muraille de Chine et Yunan ou bien Pekin-Muraille-XIAN-PARC NATIONAL De ZHANGJIAJIE+ GUilin et Yang Shuo.
pOUR VOTRE information, nous n'aimons pas trop les mégalopoles et sommes plus intéressés par les endroits "cool" et ruraux.
Pouvez vous me venir en aide ?
En attendant vos réponses.
Cordialement
A ce jour je me questionne sur un itinéraire de 3 semaines entre : -Pékin + Muraille de Chine et Yunan ou bien Pekin-Muraille-XIAN-PARC NATIONAL De ZHANGJIAJIE+ GUilin et Yang Shuo.
pOUR VOTRE information, nous n'aimons pas trop les mégalopoles et sommes plus intéressés par les endroits "cool" et ruraux.
Pouvez vous me venir en aide ?
En attendant vos réponses.
Cordialement
Bonjour à vous connaisseurs de ce pays/continent,
Nous commençons à préparer notre voyage de cet été ou pour la première fois nous irons en Chine.
Nos objectifs de ce premier voyage de 30 jours (visa max)
Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine
Pas prioritaire sur ce voyage :
Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...
Donc nous nous dirigeons naturellement vers
Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi
Mais là... que privilégier ?
Merci de nous donner vos coups de cœurs.
Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine
Pas prioritaire sur ce voyage :
Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...
Donc nous nous dirigeons naturellement vers
Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi
Mais là... que privilégier ?
Merci de nous donner vos coups de cœurs.
Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu .
Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques)
Merci de vos précieux renseignements
From Beijing to Khiva: China, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan
Chronicle of anecdotes, highlights, and other adventures that marked this eight-week journey in 2018.

The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.
MENU PART 1: CHINA
1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)
1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.

No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.
Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.
More photos...
2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.

I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.
But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.
3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.
Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.
Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.
Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.
The Chinese Far West
4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.

Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.
Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...
5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.

This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.
Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.
I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!
Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.
This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.
The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...
6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.
However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.
The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.
Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...
7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.

To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.
Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.
Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...
Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.
The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...
8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.

Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...
Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...
Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...
9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.
- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...)
- Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside
- Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters
- Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages
- Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher)
- Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard
- Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge
- Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there
- Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...
With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...
10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.

Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.
After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.
Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...
11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.
Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.
Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...
With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.
What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.
What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.
As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.
And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!
PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.
More photos...
The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.

The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.
MENU PART 1: CHINA
1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)
1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.

No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.
Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.
More photos...
2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.

I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.
But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.
3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.
Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.
Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.
The Chinese Far West4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.

Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.
Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...
5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.

This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.
Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.
I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!
Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.
This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.
The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...
6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.
However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.
Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...
7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.

To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.
Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.
Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...
Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.
The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...
8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.

Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...
Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...
Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...
9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.
- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...)
- Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside
- Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters
- Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages
- Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher)
- Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard
- Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge
- Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there
- Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...
10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.

Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.
After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.
Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...
11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.
Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...
With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.
What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.
What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.
As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.
And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!
PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.
More photos...
The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.
Bonjour,
n’ayant pratiquement pas trouve d’infos sur VF sur cette partie de Chine, je ne savais pas trop s’il fallait mieux ecrire d’une maniere romancee ou bien pratique. Ce sera un peu des 2.Au fait desole pour les accents, mais ici y en a pas.
Au début de la planification de mon prochain voyage avec mon copain, je suis à la recherche de quelques conseils:
Nous souhaiterions visiter ces pays: -Russie (Lac Baïkal) -Mongolie (Altai) -Chine (Guilin?) -Népal (Trek aux alentours de l'everest) -Inde (Taj Mahal) -Birmanie -Cambodge -Vietnam -Laos -Thaïlande
En 6 mois plus au moins et avec un budget d'environ CHF 10'000.-/pers. est-ce possible? Sachant que tous ces pays ont des frontières communes (donc plus de possibilités pour voyager par voie terrestre)
Finalement avez-vous des conseils quant à l'itinéraire? Aux choses à faire ou ne pas faire?
Merci d'avance ;-)
Nous souhaiterions visiter ces pays: -Russie (Lac Baïkal) -Mongolie (Altai) -Chine (Guilin?) -Népal (Trek aux alentours de l'everest) -Inde (Taj Mahal) -Birmanie -Cambodge -Vietnam -Laos -Thaïlande
En 6 mois plus au moins et avec un budget d'environ CHF 10'000.-/pers. est-ce possible? Sachant que tous ces pays ont des frontières communes (donc plus de possibilités pour voyager par voie terrestre)
Finalement avez-vous des conseils quant à l'itinéraire? Aux choses à faire ou ne pas faire?
Merci d'avance ;-)
Bonjour,
Sympa ce site !!
Je pars 5 semaines en Chine ( 35 jours ) et j'aimerais avoir votre avis sur mon itinèraire ( pour savoir si je passe à côté de quelque chose ). J'avais prévu au début de voir Datong et Luoyang : mais je les ais supprimé pour avoir plus de temps dans les autres villes et éviter de passer trop de temps dans les trajets ( je privilégie l'avion ). 1er jour : arrivée à pékin 2éme j : Pékin : balade hutong - tour cloche - temple confucius - temple lama 3éme j : Pékin : tombeaux ming - palais d'été 4éme j : Pékin : temple ciel - marché soie 5émé j : Pékin : trajet en train vers Chengde - arrivée à Chengde - visite ville - temple 6éme j : Chengde : excursion sur la muraille à Simatai -7éme j : Chengde : visite des temples et environs8éme j : retour à Pékin en train9éme jour : Pékin10éme j : avion vers Taiuyan puis trajet bus vers Pingyao - arrivée Pingyao : visite ville11éme j : Pingyao12éme j : Pingyao13éme j : Pingyao14éme j : retour en bus vers Taiuyan puis avion vers Xian15éme j : Xian : visite armée enterrée16éme j : Xian17éme j: Xian 18éme j : avion vers Lijiang via Kunming19éme j : Lijiang : excursion saut du Tigre20éme j : Lijiang21éme j : trajet bus vers Dali22éme j : Dali23éme j : Dali24éme j : Dali25éme j : Dali : trajet avion ou train vers Kunming26éme j : Kunming : visite de la foret de Pierre27éme j : Kunming : avion vers Guiling et trajet bus vers Yangshuo28éme j : Yangshuo29éme j : Yangshuo30éme j : Yangshuo31émé j : Yangshuo32éme j : retour bus vers Guiling et avion vers Guangzhou ( Canton ) puis bus ou train vers Hong Kong 33 éme j : HK34éme j : HK35éme j : HK et retour en France...sniff
Je préfére rester quelques jours à Pingyao, à Dali et à Yangshuo pour faire des balades à vélo dans la campagne. Je veux faire un séjour "cool" sans trop de stress et de fatigue dans les trajets ( j'ai déjà fait il y a 2 ans un trajet en train sur siège dur au Vietnam pendant 18h et ce fut un bon "souvenir" pour mes ...fesses..... mais là je privilégie l'avion ). Et je souhaite rester dans certains endroits plus longtemps pour profiter de la "vie" à la chinoise. Bref voilà !
Merci de me dire ce que vous en pensez.
Je pars 5 semaines en Chine ( 35 jours ) et j'aimerais avoir votre avis sur mon itinèraire ( pour savoir si je passe à côté de quelque chose ). J'avais prévu au début de voir Datong et Luoyang : mais je les ais supprimé pour avoir plus de temps dans les autres villes et éviter de passer trop de temps dans les trajets ( je privilégie l'avion ). 1er jour : arrivée à pékin 2éme j : Pékin : balade hutong - tour cloche - temple confucius - temple lama 3éme j : Pékin : tombeaux ming - palais d'été 4éme j : Pékin : temple ciel - marché soie 5émé j : Pékin : trajet en train vers Chengde - arrivée à Chengde - visite ville - temple 6éme j : Chengde : excursion sur la muraille à Simatai -7éme j : Chengde : visite des temples et environs8éme j : retour à Pékin en train9éme jour : Pékin10éme j : avion vers Taiuyan puis trajet bus vers Pingyao - arrivée Pingyao : visite ville11éme j : Pingyao12éme j : Pingyao13éme j : Pingyao14éme j : retour en bus vers Taiuyan puis avion vers Xian15éme j : Xian : visite armée enterrée16éme j : Xian17éme j: Xian 18éme j : avion vers Lijiang via Kunming19éme j : Lijiang : excursion saut du Tigre20éme j : Lijiang21éme j : trajet bus vers Dali22éme j : Dali23éme j : Dali24éme j : Dali25éme j : Dali : trajet avion ou train vers Kunming26éme j : Kunming : visite de la foret de Pierre27éme j : Kunming : avion vers Guiling et trajet bus vers Yangshuo28éme j : Yangshuo29éme j : Yangshuo30éme j : Yangshuo31émé j : Yangshuo32éme j : retour bus vers Guiling et avion vers Guangzhou ( Canton ) puis bus ou train vers Hong Kong 33 éme j : HK34éme j : HK35éme j : HK et retour en France...sniff
Je préfére rester quelques jours à Pingyao, à Dali et à Yangshuo pour faire des balades à vélo dans la campagne. Je veux faire un séjour "cool" sans trop de stress et de fatigue dans les trajets ( j'ai déjà fait il y a 2 ans un trajet en train sur siège dur au Vietnam pendant 18h et ce fut un bon "souvenir" pour mes ...fesses..... mais là je privilégie l'avion ). Et je souhaite rester dans certains endroits plus longtemps pour profiter de la "vie" à la chinoise. Bref voilà !
Merci de me dire ce que vous en pensez.
Bonjour,
J'ecris car je pars dimanche pour une semaine de vacances dans le Guangxi, et je suis en train de me decider sur les choses a faire.
En arrivant a Guilin par avion le dimanche soir, nous pensons dormir la bas, et partir le lundi matin tot pour Ping An (le village etant plus pres de Guilin que de Yangshuo). Une fois la bas, on aimerais rester dans le coin - voir aller dans le Guizhou si c'est possible et si c'est interessant..
En fait ma question porte surtout sur les rando a faire dans la region. On voudrait passer 3 a 4 jours a se balader, aller de village en village, quitter un peu Ping An (qui doit etre devenu tres touristique) et en gros, randonner pdt qq jours... 1ere chose : Est ce qeu c'est possible ? niveau autorisation ? avec ou sans guides ? peut on obbtenir des cartes ? Niveau distance ? Peut on aller de village en village en faisant de 15 a 20 bornes par jours et trouver le soir un endroit ou dormir ? L'avez vous fait ? Et donc pour ceux qui connaissentm par ou faut il aller ? Jai lu plein de noms de villages et d'endroit qui ont l'air interessant, mais tout le monde a l'air de prendre le bus ou une voiture... On aimerait bien marcher un peu - beaucoup... (vivre a shanghai c bien, mais bon ya pas trop de moyen de se defouler en mode nature !)
Sinon, on pense retourner vers guilin - yangshuo le jeudi ou vendredi (soit 4 jours dans les villages) et faire 2 a 3 jours a yangshuo. La bas, il y a la croisiere en bateau dont tout le monde parle - mais il parait que c'est horrible niveau touriste - et - en plus on y va pendant la golden week donc j'aimerai eviter...
J'ai entendu parler du fait qu'on pouvait demander a des pecheurs de faire des ptites balandes en bateau dans les environ. Ce n'est pas la meme croisiere mais apparement c equivalent. Vous savez ou on peut oragniser ca ? Si c'est facile ou pas ?
Merci d'avance de vos reponses rapides... et bonne golden week aux habitants chinois !
J'ecris car je pars dimanche pour une semaine de vacances dans le Guangxi, et je suis en train de me decider sur les choses a faire.
En arrivant a Guilin par avion le dimanche soir, nous pensons dormir la bas, et partir le lundi matin tot pour Ping An (le village etant plus pres de Guilin que de Yangshuo). Une fois la bas, on aimerais rester dans le coin - voir aller dans le Guizhou si c'est possible et si c'est interessant..
En fait ma question porte surtout sur les rando a faire dans la region. On voudrait passer 3 a 4 jours a se balader, aller de village en village, quitter un peu Ping An (qui doit etre devenu tres touristique) et en gros, randonner pdt qq jours... 1ere chose : Est ce qeu c'est possible ? niveau autorisation ? avec ou sans guides ? peut on obbtenir des cartes ? Niveau distance ? Peut on aller de village en village en faisant de 15 a 20 bornes par jours et trouver le soir un endroit ou dormir ? L'avez vous fait ? Et donc pour ceux qui connaissentm par ou faut il aller ? Jai lu plein de noms de villages et d'endroit qui ont l'air interessant, mais tout le monde a l'air de prendre le bus ou une voiture... On aimerait bien marcher un peu - beaucoup... (vivre a shanghai c bien, mais bon ya pas trop de moyen de se defouler en mode nature !)
Sinon, on pense retourner vers guilin - yangshuo le jeudi ou vendredi (soit 4 jours dans les villages) et faire 2 a 3 jours a yangshuo. La bas, il y a la croisiere en bateau dont tout le monde parle - mais il parait que c'est horrible niveau touriste - et - en plus on y va pendant la golden week donc j'aimerai eviter...
J'ai entendu parler du fait qu'on pouvait demander a des pecheurs de faire des ptites balandes en bateau dans les environ. Ce n'est pas la meme croisiere mais apparement c equivalent. Vous savez ou on peut oragniser ca ? Si c'est facile ou pas ?
Merci d'avance de vos reponses rapides... et bonne golden week aux habitants chinois !
Bonjour,
Nous prévoyons nous rendre au Yunnan en février. Nous avons déjà visité le Myanmar, Laos, Cambodge et Vietnam ( on a vraiment aimé ces pays). Nous retournons au Myanmar et aimerions savoir si un détour vers le Yunnan (disons 2 à 3 semaines) vaut vraiment la peine avant de retourner au Vietnam.
Merci😎
Karlo61
Bonjour à tous et toutes.
Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Hello,
Je dois partir pour Kashgar via Urumqi et Pekin d'ici deux semaines, et passer quasi 4 semaines dans les montagnes aux alentours de Kashgar (Mustagh Ata).
Quelqu'un est il a Urumqi, a Kashgar ou ailleurs en ce moment ?
En dehors du tragique de la situation et de l'ambiance qui doit y regner, les autorites chinoises ont-elles entrepris de fermer la frontiere ? de restreindre l'acces aux etrangers d'une maniere ou d'une autre ?
Merci !
Je dois partir pour Kashgar via Urumqi et Pekin d'ici deux semaines, et passer quasi 4 semaines dans les montagnes aux alentours de Kashgar (Mustagh Ata).
Quelqu'un est il a Urumqi, a Kashgar ou ailleurs en ce moment ?
En dehors du tragique de la situation et de l'ambiance qui doit y regner, les autorites chinoises ont-elles entrepris de fermer la frontiere ? de restreindre l'acces aux etrangers d'une maniere ou d'une autre ?
Merci !
Bonjour,
J'aimerai connaitre les conditions meteo de la mi-novembre a decembre dans le Sichuan, Kham et l'Amdo ?
Je suppose que la journee est supportable et que la nuit les temperatures sont negatives ? Les hotels sont-ils depourvus de chauffage ? eau chaude ?
Merci.
Je suppose que la journee est supportable et que la nuit les temperatures sont negatives ? Les hotels sont-ils depourvus de chauffage ? eau chaude ?
Merci.
Bonjour,
Je pars en avril 2017 en Chine pour un mois. Provinces du Guizhou et Guangxi. J'aimerais découvrir ces provinces en évitant les coins les plus touristiques, sans pour autant me priver des beaux coins. Ma femme est chinoise, nous avons tous les deux le permis de conduire chinois. Il nous est facile de louer une voiture et de nous écarter du flux principal. Quelqu'un connait il suffisament ces régions pour nous conseiller un itinéraire ou des zones à explorer ?
Merci
Laurent et Wei
Je pars en avril 2017 en Chine pour un mois. Provinces du Guizhou et Guangxi. J'aimerais découvrir ces provinces en évitant les coins les plus touristiques, sans pour autant me priver des beaux coins. Ma femme est chinoise, nous avons tous les deux le permis de conduire chinois. Il nous est facile de louer une voiture et de nous écarter du flux principal. Quelqu'un connait il suffisament ces régions pour nous conseiller un itinéraire ou des zones à explorer ?
Merci
Laurent et Wei
Bonjour,
J'envisage un voyage en Chine que j'aimerais combiner avec un voyage au Laos en mars/avril prochains.
J'ai commencé mes recherches mais quelques questions subsistent :
- Je pense atterrir à Kunming et rejoindre progressivement la frontière Laotienne en passant par les rizières de Yuanyang mais j'hésite également à visiter le nord du Yunnan. Cette région est-elle réellement incontournable ? Faut-il obligatoirement repasser par Dali pour redescendre du Nord vers le Sud de la région?
- Peut-on acheter son visa pour le Laos depuis la France ou vaut-il mieux l'acheter directement à la frontière? Est-ce le même coût?
-Est-il facile de randonner (par le biais d'une agence locale par exemple) dans l’extrême sud du Yunnan?
- Est-il facile de rejoindre les différents petits villages autour des rizières de Yuanyang?
Merci d'avance pour vos réponses
J'envisage un voyage en Chine que j'aimerais combiner avec un voyage au Laos en mars/avril prochains.
J'ai commencé mes recherches mais quelques questions subsistent :
- Je pense atterrir à Kunming et rejoindre progressivement la frontière Laotienne en passant par les rizières de Yuanyang mais j'hésite également à visiter le nord du Yunnan. Cette région est-elle réellement incontournable ? Faut-il obligatoirement repasser par Dali pour redescendre du Nord vers le Sud de la région?
- Peut-on acheter son visa pour le Laos depuis la France ou vaut-il mieux l'acheter directement à la frontière? Est-ce le même coût?
-Est-il facile de randonner (par le biais d'une agence locale par exemple) dans l’extrême sud du Yunnan?
- Est-il facile de rejoindre les différents petits villages autour des rizières de Yuanyang?
Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour,
nous avons le week end pour nous décider sur la destination de notre voyage d'été avec notre fils de 7ans nous avions posé une option sur le Pérou /Bolivie et puis sur la Chine avec un retour de katmandou a propos de ce dernier ....voici en très gros le parcours que nous voulons faire avec donc une arrivée à Pekin le 25 Juin et un retour de Katmandou le 10 août. nous voulions en savoir un peu plus sur le train Pekin /Lhasa ensuite quel est le temps à cette période en particulier au Népal, pouvez vous m'indiquer ce qu'il faut comme visa etc ...... et puis quel budget faut il compter par jour.......... pour le trajet également, est ce une bonne idée ? enfin toutes les informations que vous pourrez me faire partager sont les bienvenues
Merci à vous
Virginie
nous avons le week end pour nous décider sur la destination de notre voyage d'été avec notre fils de 7ans nous avions posé une option sur le Pérou /Bolivie et puis sur la Chine avec un retour de katmandou a propos de ce dernier ....voici en très gros le parcours que nous voulons faire avec donc une arrivée à Pekin le 25 Juin et un retour de Katmandou le 10 août. nous voulions en savoir un peu plus sur le train Pekin /Lhasa ensuite quel est le temps à cette période en particulier au Népal, pouvez vous m'indiquer ce qu'il faut comme visa etc ...... et puis quel budget faut il compter par jour.......... pour le trajet également, est ce une bonne idée ? enfin toutes les informations que vous pourrez me faire partager sont les bienvenues
Merci à vous
Virginie
Bonjour à tous!
ca doit etre le 1000000e itineraire posté sur 3 semaines en chine, mais je vis un dilemne terrible! la chine c'est grand, il faut faire des choix, et j'ai bcp de difficultés à préparer mon itineraire...
Nous arrivons le 26 juillet à HK, et nous repartons le 17 aout de Pékin. Entre les deux, l'envie d'aller à Guilin (Xingping plus précisement) et Dazhai, les pandas à Chengdu, et l'armée enterrée à Xian.
J'ai imaginé 2 scénarios :
26-27 : HK
28-29 Canton
30, 31, 1er Xingping
2 : retour à guilin et départ vers Dazhai
3 dazhai
4 retour à guilin
5 avion pour chengdu et chengdu jusqu'au 9
9 : train de nuit pour xian
10 -11 xian
11 train de nuit pour pékin et pékin jusqu'au 17.
Voila, c'est le scénario "cool", qui ne maximise pas le temps. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire en 4 jours à Chengdu, ni si Xingping mérite 3 jours...
le 2e scénario raccourcit xingping (-1j), chengdu (-2j) et pékin (-1j). Ca me permet de gagner 4 jours, mais du coup, je ne sais pas trop comment les utiliser... pousser plus loin dans le sichuan? ou s'arreter dans le Guizhou, autour de Guiyang? aller à Kunming? ... Merci de vos avis experts! (je precise que j'ai séjourné en chine pendant 6 mois en 2008, je connais donc un peu deja le pays et les moyens de voyager, meme si j'ai vu que le TGV s'est bcp développé depuis!) merci!
le 2e scénario raccourcit xingping (-1j), chengdu (-2j) et pékin (-1j). Ca me permet de gagner 4 jours, mais du coup, je ne sais pas trop comment les utiliser... pousser plus loin dans le sichuan? ou s'arreter dans le Guizhou, autour de Guiyang? aller à Kunming? ... Merci de vos avis experts! (je precise que j'ai séjourné en chine pendant 6 mois en 2008, je connais donc un peu deja le pays et les moyens de voyager, meme si j'ai vu que le TGV s'est bcp développé depuis!) merci!
Bonjour à tous,
Je pars pour 1 mois en Chine fin septembre... et pour le moment la seule chose que j'ai c'est le billet d'entrée sur le territoire chinois! Nous arrivons à Pékin. Dans l'idée nous aimerions descendre jusqu'à X'ian après ça devient vite flou pour moi... nous pouvons repartir de Kunming ou de Shanghai... du coup je me demande, si il vaut mieux rester dans la région autour de Kunming ou remonter jusqu'à Shangai...
Je sais que pour le moment ce n'est pas très construit :) mais je suis preneur de vos avis pour étailler notre itinéraire!!
Merci par avance!
Guimiasse.
Je pars pour 1 mois en Chine fin septembre... et pour le moment la seule chose que j'ai c'est le billet d'entrée sur le territoire chinois! Nous arrivons à Pékin. Dans l'idée nous aimerions descendre jusqu'à X'ian après ça devient vite flou pour moi... nous pouvons repartir de Kunming ou de Shanghai... du coup je me demande, si il vaut mieux rester dans la région autour de Kunming ou remonter jusqu'à Shangai...
Je sais que pour le moment ce n'est pas très construit :) mais je suis preneur de vos avis pour étailler notre itinéraire!!
Merci par avance!
Guimiasse.
Bonjour
Je lis parfois que Kumning est une ville peu intéressante pour les voyageurs.
En fait, je pense passer du temps dans le Yunnan;y a t-il une ville plus intéressante comme point de départ vers d'autres endroits du Yunnan?
Je pense me limiter à Shanghaï, Xi-an et Yunnan;Xi-an(et les environs) est -elle une ville où il est agréable de séjourné plusieurs jours?
Je pense me limiter à Shanghaï, Xi-an et Yunnan;Xi-an(et les environs) est -elle une ville où il est agréable de séjourné plusieurs jours?
Bonjour a tous,
Voila, comme le titre l'indique, on prépare avec mon copain, un voyage en janvier 2014. On a pour l'instant fait cet itinéraire : Paris -> kuala lumpur : 10 jours en malaisie Kuala lumpur -> bangkok : 14 jours en Thailande Bangkok -> Yangon : 18jours en birmanie Yangon ->Pekin : 7jours à pekin.
Pour la malaisie, birmanie et chine nous avons de la famille et ami a visiter, c'est pourquoi on ne peut pas trop s'éloigne de la capitale.. Si certains d'entre vous peuvent nous renseigner sur ces pays, si vous avez des idées d'itinéraires...
Pour la malaisie, nous avons donc 10jours. Nous resterons dormir a Kuala lumpur en majorité, mais voulons bouger aussi pour visiter. Que pouvons nous faire sans trop s'éloigne de Kuala ? Pour la thailande, Nous avons donc 14 jours. on atterri a Bangkok et en repart. on a pas pris nos billets encore, avant d'être vraiment sur. Je me disais qu'il était peut être possible d'atterrir a bangkok et de rejoindre la birmanie par les terres.. ? 14jours ce n'est pas énorme, mais si quelqu'un connais bien ce pays, qu'es ce qui serait possible de faire en remontant vers la birmanie ? Pour la Biramnie, 18 jours, quelques jours a Yangon pour voir la famille, puis carte blanche, des conseils ? et pekin une semaine, est-il possible d'en sortir voir des choses dans un si bref délais ?
Voila, tous les avis sont bon a prendre, si vous connaissez bien l'un de ces pays, on vous ecoute ! Merci a vous
Voila, comme le titre l'indique, on prépare avec mon copain, un voyage en janvier 2014. On a pour l'instant fait cet itinéraire : Paris -> kuala lumpur : 10 jours en malaisie Kuala lumpur -> bangkok : 14 jours en Thailande Bangkok -> Yangon : 18jours en birmanie Yangon ->Pekin : 7jours à pekin.
Pour la malaisie, birmanie et chine nous avons de la famille et ami a visiter, c'est pourquoi on ne peut pas trop s'éloigne de la capitale.. Si certains d'entre vous peuvent nous renseigner sur ces pays, si vous avez des idées d'itinéraires...
Pour la malaisie, nous avons donc 10jours. Nous resterons dormir a Kuala lumpur en majorité, mais voulons bouger aussi pour visiter. Que pouvons nous faire sans trop s'éloigne de Kuala ? Pour la thailande, Nous avons donc 14 jours. on atterri a Bangkok et en repart. on a pas pris nos billets encore, avant d'être vraiment sur. Je me disais qu'il était peut être possible d'atterrir a bangkok et de rejoindre la birmanie par les terres.. ? 14jours ce n'est pas énorme, mais si quelqu'un connais bien ce pays, qu'es ce qui serait possible de faire en remontant vers la birmanie ? Pour la Biramnie, 18 jours, quelques jours a Yangon pour voir la famille, puis carte blanche, des conseils ? et pekin une semaine, est-il possible d'en sortir voir des choses dans un si bref délais ?
Voila, tous les avis sont bon a prendre, si vous connaissez bien l'un de ces pays, on vous ecoute ! Merci a vous
Bonjour tout le monde,
Je pars en Septembre 15 jours dans le Sichuan, Je n'aurai malheureusement que le weekend pour visiter. J'arriverai le samedi 8 dans l'âpres midi a Chengdu; J'ai donc véritablement que le 9 septembre pour visiter puis le weekend du 15-16 et du 22-23. Que me conseiller vous de visiter en priorité dans cette belle région dans ces quelques jours en sachant que je dormirai (en principe) tous les soirs a Chengdu ?
Merci d'avance,
jordan
Bonjour,
Je souhaite passer prochainement du Vietnam nord au Yunnan ou inversement soit Hanoï/Kunming. La ligne de train est elle à nouveau en service ? et si oui, quelqu'un peut il me donner des infos à quelle gare le prendre, tarif et temps ! à réserver à l'avance ou non.
Merci de vos réponses
Dan
Bonjour
nous partons 14 jours en chine début avril, je cherche des destinations "nature" et "petits" villages proches de Beijing car nous n'avons pas envie de parcourir de longues distances..
nous irons déjà 2 jours à Simatai, logés au Dongpo Inn, auberge au pied de la muraille et sinon j'ai trouvé le parc de Shidu, les wuling mountains, Longqing Gorge, le village de Chuandixia mais je ne sais pas lequel choisir ..
avez-vous des avis ? conseils ? propositions ?
merci d'avance
doro
doro
Bonjour,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Un week end à Lijiang et retour à Shanghai dans la foulée, est-ce bien raisonnable?
Il se trouve qu'à la mi-août, nous partons là-bas avec la boîte, probablement pour deux jours, ou deux et demi au maximum, pour notre sortie annuelle.
Deux jours c'est évidemment très court, et je me demandais s'il ne serait pas plus sage de prendre quelques jours de vacances pour mieux profiter de la région. Mais les jours de vacances ne sont pas non plus extensibles et je comptais les consacrer à d'autres destinations cette année.
Alors? Serait-ce vraiment du gâchis de ne rester que deux jours dans ce coin?
Il se trouve qu'à la mi-août, nous partons là-bas avec la boîte, probablement pour deux jours, ou deux et demi au maximum, pour notre sortie annuelle.
Deux jours c'est évidemment très court, et je me demandais s'il ne serait pas plus sage de prendre quelques jours de vacances pour mieux profiter de la région. Mais les jours de vacances ne sont pas non plus extensibles et je comptais les consacrer à d'autres destinations cette année.
Alors? Serait-ce vraiment du gâchis de ne rester que deux jours dans ce coin?
Je rentre tout juste d'un voyage en Chine. Après avoir récolté quantités d'informations précieuses sur ce site, à mon tour d'en partager. Ce n'est pas un récit à proprement parler, plutôt une description des endroits que j'ai traversés, avec des infos aussi pratiques que possible. Je précise (mais vous le verrez en lisant) que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots. Mon parcours fût le suivant : Pékin, Qinhuangdao/Shanhaiguan, Tianjin, Hohhot, Baotou/Gengis Khan, Jiayuguan, Zhangye, Lanzhou, LInxia, Xiahe, Chengdu, Emeishan/Leishan, Kangding, Tagong. Prenez ce qui vous intéresse !
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi à Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi à Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
We watched the show "Rendez-vous en terre inconnue" in Guizhou Province, China. Those stunning landscapes really made us want to go trekking in the region.
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