"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means.
Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans.
Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat.
"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis).
"Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977.
Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.
Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage:
Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites )
etc...
Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation.
Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut.
Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi!
Joyeux Noël ( en Lakota )
Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.
Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …
Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.
Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.
Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.
Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.
La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.
La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.
Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.
Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !
Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.
Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !
Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.
Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.
A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.
Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.
Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.
Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.
L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.
Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂
Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :
J1 Arrivée à Salt Lake City
J2 SLC > Moab
J3 Moab
J4 Moab
J5 Moab > Monticello
J6 Monticello
J7 Monticello > Caineville via UT 95
J8 Caineville > Torrey via UT 24
J9 Torrey
J10 Torrey > Escalante via UT 12
J11 Escalante > Cannonville
J12 Cannonville > Cedar City
J13 Cedar City > Provo
J14 Provo > SLC et vol retour
Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité
- varier les paysages : mer, déserts, montagnes ;
- découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ;
- alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ;
- essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire :
24/06 : vol Paris > San Francisco
25/06 : San Francisco > Monterey
26/06 : Monterey > Big-Sur
27/06 : Big-Sur > Morro Bay
28/06 : Morro Bay > Santa Barbara
29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley
30/06 : Yucca Valley > Kingman
01/07 : Kingman > Sedona
02/07 : secteur de Sedona
03/07 : Sedona > Holbrook
04/07 : Holbrook > Albuquerque
05/07 : Albuquerque > Santa Fe
06/07 : les environs de Santa Fe
07/07 : Santa Fe > Taos
08/07 : Taos
09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP
10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango
11/07 : train Durango > Silverton
12/07 : Durango > Ouray
13/07 : Ouray > Cortez
14/07 : Cortez > Monument Valley
15/07 : Monument Valley > Page
16/07 : secteur de Page
17/07 : Page > Tuba City
18/07 : Tuba City > Mesa
19/07 : Apache Trail
20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important.
Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :
Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps.
Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier.
J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien.
Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois :
- sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte.
- sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter.
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Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après)
- vol pour Seattle
- frontière Canadienne
- Yoho N.P.
- Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours)
- Jasper, Lac Maligne
- Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route
- Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse
- généralités sur la ruée vers l'or du Klondike
- passage en Alaska, Skagway
- retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City,
- Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage
- route vers Homer, Homer
- Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux)
- péninsule de Kenai, Anchorage
- route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska)
- Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours),
- route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane
- Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier)
- route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours)
- A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier
- Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours)
- ferry vers Sitka, Sitka
- en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours)
- Anan Creek (ours très nombreux)
- Ketchikan
- retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle.
- vol vers Las Vegas, route vers Page
- The Wave (route défoncée), autour de Page
- Secret Canyon
- Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas
- Havasupai
- Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra.
Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée.
Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.
De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde.
Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.
Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés.
Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques.
La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agr��ablement une soirée bon enfant.
Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
21 juin
Encore en vadrouille ???
Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.
La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.
Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?
A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Je pars aux Etats-Unis et je souhaiterais savoir quelles sont les choses à ne pas faire là-bas?
Par exemple, j'ai l'impression que les américains n'aiment que l'on se plaignent, ou que l'on dise ce que l'on pense directement aux personnes concernées...
Je souhaiterais éviter quelques surprises là-bas...
Bonjour à tous, eh oui, un nouveau carnet sur l'Ouest des USA ! J'en ai lu quelques-uns avant de me lancer et j'ai hésité au vu de la qualité de certains. Malgré tout, mon expérience en famille pourrait peut-être servir alors je me lance !
Nous sommes une famille de 5 : Didier, Nathalie (votre serviteur !), Mélina (19 ans), Julien (10 ans) et Jonathan (7 ans).
Le voyage s'effectue du 28 juin au 22 juillet, vols par Air France, voiture chez Avis, chaine d'hôtels "Choice Hotels".
Budget global : 9 000 € (tout compris !)
Programme
J 01 - L 28/06 : CDG - LAX - Nuit à Los Angeles
J 02 - M 29/06 : Los Angeles : Beverly Hills - Santa Monica - Venice -
Downtown - Hollywood - Nuit à Los Angeles
J 03 - m 30/06 : Universal Studios - Nuit à Ventura
J 04 - J 01/07 : Santa Barbara - Monterey Bay Aquarium - 17 Mile Drive - Carmel -
Nuit à Monterey
J 05 - V 02/07 : San Francisco : Downtown - Fisherman's Wharf - Nuit à San Francisco
J 06 - S 03/07 : Golden Gate Bridge - Alcatraz - Nuit à Sacramento
J 07 - D 04/07 : Sacramento : Old Town - California State Railroad Museum - Lac Tahoe -
Nuit à Carson City
J 08 - L 05/07 : Mono Lake - Yosemite National Park - Nuit à Fresno
J 09 - M 06/07 : King's Canyon NP - Generals Highway - Sequoia NP - Nuit à Bakersfield
J 10 - m 07/07 : Death Valley NP - Nuit à Las Vegas
J 11 - J 08/07 : Las Vegas : Le Strip et Hôtels-Casinos - Nuit à Hurricane
J 12 - V 09/07 : Zion NP - Mount Carmel Highway - Nuit à Kanab
J 13 - S 10/07 : Bryce Canyon NP - Capitol Reef Scenic Drive - Nuit à Caineville
J 14 - D 11/07 : Arches NP - Nuit à Moab
J 15 - L 12/07 : Dead Horse Point State park - Canyonlands NP - Nuit à Monticello
J 16 - M 13/07 : Mesa Verde NP - Nuit à Cortez
J 17 - m 14/07 : Canyon de Chelly National Monument - Nuit à Blanding
J 18 - J 15/07 : Valley of the Gods - Goosenecks State Park - Monument Valley Navajo
Tribal Park - Lake Powel - Nuit à Page
J 19 - V 16/07 : Grand Canyon NP - Nuit à Williams
J 20 - S 17/07 : Historic 66 Route - Déjeuner au "Bagdad Cafe" - Barstow Outlet -
Nuit à Barstow
J 21 - D 18/07 : San Diego : Zoo - Old Town - Nuit à San Diego
J 22 - L 19/07 : Sea World - Nuit à Anaheim
J 23 - M 20/07 : Disneyland Resort - Nuit à Anaheim
J 24 - m 21/07 : Disneyland Resort - Long Beach - Venice - LAX-Paris CDG
Petites précisions : 1) Didier a pris ses billets avec ses "Miles" donc il partait de CDG, en revanche j'ai dû aller avec les enfants à Heathrow pour le vol aller -Londres-Paris-Los Angeles-. Ce qui me prendra environ 8h pour faire Paris-Paris !!!
2) Concernant les hôtels nous avons réservé des chambres pour 4 sauf à 3 reprises où nous avons pris des suites (pour 6), nous n'aurons aucun souci non plus de ce côté là. Nous avons choisi cette chaine pour la piscine (quelques fois intérieure) et pour les petits déjeuners inclus.
3) Pour les bagages nous avions 2 gros sacs de presque 25 kilos chacuns plus une valise taille cabine plus tout l'attirail électronique afin d'immortaliser ce périple. Le principe pour ne pas décharger la voiture tous les soirs : ne prendre que la petite valise en y mettant les trousses de toilettes, les pyjamas, les maillots de bains et les tenues pour le lendemain de façon à ce que le matin on échange le linge sale (dans les sacs fournis à l'hôtel) contre le linge propre pour le lendemain, enfin le but du jeu était de ne pas sortir les gros sacs du coffre et se trimballer les 50 kilos de fringues tous les soirs.
JOUR 1
La nuit a été courte, et c'est fin prêts que nous allons à la Gare du Nord prendre l'Eurostar de 8h10 qui nous conduit à Londres. Je ne me charge pas inutilement de bagages car c'est Didier qui les passe en Business. Une seule petite valise nous suffit amplement pour traverser cette ville que nous n'aurons malheureusement pas le temps de visiter. Les enfants sont pressés de monter dans l'A380 pour ce court vol pour Paris où Didier nous attend avec impatience pour notre vol de 16h35.
Joie qui sera de courte durée car arrivés à CDG nous sommes bloqués sur une piste par un remorqueur tombé en panne. Normalement nous aurions eu le temps de faire la correspondance, surtout que dans le Terminal 2 nous devons prendre un train automatique pour nous mener à notre porte. Après moult appels téléphoniques avec mon chéri et 45 minutes passées à s'énerver et à piaffer d'impatience, le remorqueur est enfin dégagé et ni une, ni deux, une course folle commence dans le Terminal. Nous courrons si vite que nous en bousculons quelques personnes mais j'ai décidé qu'il était hors de question que je dorme à l'hôtel ce soir et les enfants sont d'accord avec moi. Je n'ai jamais passé la douane aussi vite et tant pis pour les ceintures, nous les remettrons plus tard. A l'arrivée à la porte d'embarquement, quel soulagement de voir que Didier nous attend encore et de ce fait, notre avion aussi. C'est tout essoufflés et le coeur battant la chamade que nous embarquons enfin après les formalités. Ceci étant dit, ce sera la seule anicroche du voyage ! Le vol Paris-Los Angeles se passe sans encombre, Mélina et moi dormons par bribes, les enfants arrivent à dormir plusieurs heures d'affilé et Didier dort comme un loir, le pacha !
Nous arrivons à LAX à 19h05, sautons dans une navette Avis et le temps de récupérer notre Crossover Nissan Murano, il fait déjà nuit. Quelle déception pour Nathalie et Mélina ! La découverte de L.A en voiture à 20h n'est pas très engageante, nous devons rejoindre le Downtown par l'autoroute pour nous rendre à l'hôtel. La chose qui nous a surpris en sortant de l'aéroport c'est le nombre de restaurants "restauration rapide", il y en a partout et pour tous les goûts, ceci nous met déjà l'eau à la bouche, gourmands que nous sommes ! Les enfants ouvrent grand leurs yeux à l'approche du centre-ville, et là, la déception du départ s'évapore pour laisser place à l'enchantement des buildings illuminés et agglutinés les uns sur les autres. C'est notre premier soir aux Etats-Unis et je crois qu'il n'en fallait pas beaucoup pour nous émerveiller. Ah oui, je tenais à dire également que nous n'avions pas de "Tom-tom" et consorts et que nous nous sommes très bien débrouillés sans. Tous les trajets avaient été conçus avec Google map et imprimés à la maison, le lutin ne quittera pas la boite à gants pendant ces 24 jours.
Nous logeons au Comfort Inn City Center, dans un quartier populaire, pas loin de la station de métro Mc Arthur Park. La piscine est à l'extérieur, donnant sur le parking et vu la température dehors nous n'avons pas trop envie de nous baigner. Nous montons finalement nous coucher sans dîner car nous avons bien mangé dans l'avion et n'aurons pas assez d'énergie pour ressortir au Mc Do du coin.
JOUR 2
Le soleil s'est levé tôt, et nous avec. Le jet lag ne nous fait pas de cadeau et à 5h30 tout le monde est sur le pied de guerre. Il faut attendre que la salle de petit déjeuner ouvre à 6h30, d'ailleurs nous y sommes les premiers et nous délectons de gauffres, muffins et autres tartines.
Première déception de la journée, il fait un froid de canard : 18 ° tout au plus et on dirait que les nuages ont décidé de venir se frotter aux toits des immeubles. Ça commence bien ! surtout que toutes les visites sont prévues en transports en commun et à pied. Tant pis, nous attrapons un gilet et en route pour l'aventure Californienne ! Mais quand même, Mélina et moi on se dit que c'est pas ce qu'ils nous vendent à la télé, on a cru qu'à Los Angeles il faisait toujours beau. Remboursés !!!
Nous prenons le métro à la station Mc-Arthur Park afin de rejoindre Wilshire Blvd, où le "Metrobus" rapide nous pousse jusqu'à Beverly Hills. Pour ce faire, nous avons acheté 5 DayPass à 5$ l'unité, qui seront vite amortis.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C.
Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6.
Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40.
Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ).
Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés.
Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale.
Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé.
Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu.
Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague !
Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures.
Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place.
Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports.
Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ?
Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant.
Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking.
C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple !
La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur !
Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach.
Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite.
Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi...
Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin.
Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”.
Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis.
Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris.
Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3.
A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph.
Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique !
Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville.
Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer.
Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach !
Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins!
Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner.
En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite.
Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain.
Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux !
Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là.
Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là !
Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus !
Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes.
Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“.
Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral.
Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres...
L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur.
Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt.
Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées.
Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche !
A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit.
C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs.
Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées.
Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette.
Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs.
Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable.
La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants.
Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français.
Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite.
Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”.
Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir.
Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied.
Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle.
Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique.
Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler...
Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque.
Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux.
Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur.
Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle.
Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”.
Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672.
Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis.
Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles.
Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages.
Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel.
Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites !
Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée.
Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles.
Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid.
Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando !
Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin.
Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World.
L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild.
Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre.
Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir.
Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce.
Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau.
Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher.
La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine.
Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine.
Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil.
Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants.
Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant.
Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis.
Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux !
Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace !
Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte.
Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol!
Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc.
Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment.
A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux.
Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants.
Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes...
Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés !
Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes.
Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée.
Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté !
Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo !
De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits.
Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables.
Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end.
Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert.
Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture.
Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste...
Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique !
Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants !
Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties.
Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace !
The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique.
L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations.
Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes !
Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés !
Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”.
Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues...
on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là...
Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars.
Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D.
Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi.
Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes !
Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse...
N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps.
A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi.
Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur.
E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner.
Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour.
“Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc !
Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués !
“Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres.
Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié !
Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions...
Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films.
Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan.
Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations...
Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes...
Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild.
Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures.
A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004.
Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!!
Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film.
Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon.
Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans !
Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel.
Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde !
Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports.
Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure !
Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas.
Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public...
Du grand spectacle !
Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette.
2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild.
Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard !
Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique.
Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis.
Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau.
Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois !
Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu.
Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ;
mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante !
Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic.
Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux.
Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir.
Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney.
Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces.
Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes...
Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures...
Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ).
Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois.
Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom.
A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir.
Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre.
Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres.
Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons...
Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® .
Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim !
Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”.
Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens !
Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise.
Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée.
Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est.
La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos.
The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations...
Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables !
Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions !
Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise.
Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof !
Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir !
Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation.
Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail.
Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy...
A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $.
Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun.
Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle !
Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises !
Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne...
Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney.
Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ).
Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park !
Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes...
Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type.
On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer !
Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” !
Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure.
Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe !
Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc.
Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains.
Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant.
Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo !
Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl.
Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin.
Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma.
Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans.
Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh.
Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc.
The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre...
Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“.
Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!!
Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse.
Réellement terrifiant.
Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet !
Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre...
Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts !
Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris.
Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon!
Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres.
Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement.
Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu.
Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”.
Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant !
Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure !
Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis !
Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants...
Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés.
Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom.
Bof !
Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance !
A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide.
Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique.
Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild.
Ce qui va d’ailleurs se confirmer...
Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés !
Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous !
Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi?
Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur.
Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique !
Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel !
Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild.
Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille...
Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis.
Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants...
Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal.
Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace.
Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004
( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle.
Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test !
Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” !
A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile.
Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins !
Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER !
Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ).
“Please Remain Seated” !
Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin.
En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World !
“Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!!
Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde...
En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”.
Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens.
Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques.
Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui !
Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars.
Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs.
Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire !
Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme.
Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables.
La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!!
Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant :
La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière.
Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise !
Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis.
Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer.
Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite.
Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur.
Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés.
Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie !
Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable.
Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions.
Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant.
Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa.
Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui.
Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine.
Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal.
Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas...
Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur.
La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry.
Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage.
Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud.
Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur !
Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster !
Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire !
Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”).
Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek...
Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange !
Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante.
Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens.
Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive...
Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux !
Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir.
Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant...
Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World.
Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée...
Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux.
Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués.
Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an !
Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe.
Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales.
Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali.
Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage.
Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King.
Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses.
Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”.
Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste.
Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41.
Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable...
Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians.
L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise.
Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €...
Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme.
Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues.
Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière...
Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants !
Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués!
C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant.
Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades.
Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés.
“Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”.
De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité!
Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses.
Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo !
Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables !
Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras.
Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie.
Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis.
Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ).
Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place.
Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30.
Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale.
Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” !
Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert.
Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir.
Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus.
Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là.
Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami.
Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol.
Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent !
Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30.
Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir.
Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires !
Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” !
Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable !
Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit !
Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers !
Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste.
Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer.
C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire !
Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal.
Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe.
Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé.
Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture !
C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami.
Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure !
Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine.
Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage !
Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°...
Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ...
C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues !
A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue.
Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui.
1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf !
Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé.
Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques.
Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando.
Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau !
Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent.
Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos.
Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement.
Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT.
Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques.
Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”.
Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir !
Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France.
Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente !
Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King.
Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés !
Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort...
Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris.
L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami.
L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999.
C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes.
Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° !
Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller.
Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle.
Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents.
Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir...
Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h !
Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique.
Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”.
A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy.
Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France !
Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France...
De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!
No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!
From Fort Worth Airport, we had two options:
- Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado
- Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.
The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.
One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.
Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!
As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.
We’ll get to savor these special moments together.
The itinerary:
Day 1 - 07/15: Fort Worth
Day 2: Dallas
Day 3: Jefferson - Caddo Lake
Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion
Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge
Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park
Day 7 - 8: Pensacola Beach
Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans
Day 10 - 11: New Orleans
Day 12: Plantation Route
Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin
Day 14: Baton Rouge - USS Kidd
Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour
Day 16: Galveston, Texas
Day 17: Space Center Houston - Painted Churches
Day 18: San Antonio
Day 19: Texas Hill Country
Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio
Day 21: Austin and Waco
Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap.
Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!
The connecting flight to London goes smoothly.
During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!
With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.
We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!
With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.
Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!
There are about thirty cars waiting. Too many choices!
After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.
On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.
Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
Nous voilà de retour et je profite du jetlag pour commencer mon carnet. Je souhaite remercier par avance tous ceux qui ont répondu à mes questions, qui m'ont donné des conseils, grâce à vous, on a fait un voyage magique.
Ce voyage, je l'ai en tête depuis 2014. J'en ai parlé à mon homme, quand il a vu le budget d'un tel voyage (on partirait obligatoirement en août et avec nos 2 enfants), il a fait glouuups 🏴☠️. Bon, fallait pas que j'y compte tout de suite à ce voyage... Mais hors de question de laisser tomber : puisque pour l'instant il n'est pas chaud, je lui soumets l'idée qu'on pourrait y aller en 2017, ça laisse le temps de mettre de l'argent de côté. Et puis, ça tombe bien, ça sera l'année de nos 40 ans mais aussi de nos 20 ans de rencontre. Une bonne excuse non ?
A partir de 2015, je potasse sérieusement l'itinéraire, je lis pleins de carnets et voici ce qui en ressort :
J0 : Départ pour Nantes
J1 : Vol Nantes - Los Angeles
J2 : LA
J3 : LA
J4 : LA - Kingman
J5 : Kingman - GC
J6 : GC - Page
J7 : Page - MV
J8: MV - Moab
J9 : Canyonlands Island In The Sky – Dead Horse Point State Park
J10 : Arches
J11 : Moab - Torrey
J12 : Torrey – Bryce Canyon
J13 : Bryce Canyon
J14 : Bryce – Zion
J15 : Zion – Las Vegas
J16 : Las Vegas
J17 : LV – Death Valley
J18 : DV – Lee Vining
J19 : Lee Vining - Yosemite
J20 : Yosemite
J21 : Yosemite - SF
J22 : SF
J23 : SF
J24 : Vol retour SF- Nantes
Le voyage aura donc lieu du 28/07 au 21/08/2017.
Voilà, l'itinéraire est bouclé, il n'y a plus qu'à s'occuper des billets d'avion, des hôtels et de la location de voiture. Encore grâce aux forumeurs, j'aurai trouvé des astuces pour gagner un peu de sousous : vols réservés sur Airfrance.ca, voiture sur Hertz.de, du cashback sur les hôtels, une nuit d'hôtel et 2 buffets diner et petit déj à Las Vegas gagnés sur le jeu Myvegas, l'utilisation de la carte Revolut qui me permet d'éviter les frais bancaires (bon là, je n'ai pas été gagnante car j'avais changé mes euros en dollars à un taux plus faible que celui en cours lors du voyage).
Ci-dessous la récap du budget :
Avion : 3800€
Voiture : 860€ (Kia Sportage)
Hôtels : 2800€
Restaurants et courses pour pique nique/petit déj : 1500€
Essence : 280€ pour 5380 kms
Activités/visites : 500€
Souvenirs : 500€
Divers : 150€
Estas : 52€
Passeports enfants : 34€
Soit un budget total de 10500€ 😮 (Bonne surprise, je pensais en avoir pour beaucoup plus).
Le carnet va bientôt pouvoir commencer mais avant ça une petite présentation s'impose :
Moi, Emmanuelle, 40 ans depuis avril : organisatrice exclusive du voyage
Eric, pas encore 40 ans mais plus que 3 jours et il passe le cap aussi 😄 : il n'a rien vu de l'organisation, il suit, il conduit.
Alan, 11 ans, le râleur mais qui suit quand même 🙂
Manon, 8 ans, la rêveuse
A bientôt pour la suite, mais pour l'instant au dodo, c'est pas le tout, mais y a boulot demain 🙁. La reprise va être très mais alors très difficile...
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
Inspirée et aidée par de nombreuses personnes du forum, je voulais partager notre premier roadtrip familial ! (et le début de nombreux autres, je l’espère!)
En effet j’ai passé tellement de temps à lire tous vos carnets de voyages ou autres messages qu’il me paraissait inconcevable de ne pas partager notre expérience, si petite soit-elle.
Et puis, depuis notre retour (d’ailleurs suis-je vraiment revenue ?) je me sens tellement nostalgique que narrer nos aventures me permet de prolonger le voyage, et aussi de le graver dans la pierre.
Alors les présentations :
Moi Sabrina, 41 ans, initiatrice, organisatrice, rédactrice un peu obsessionnelle...
Lionel, mon amoureux, 45 ans, qui me suit les yeux fermés, sauf quand il conduit bien sûr !
Et nos 2 loulous : Hélio 12 ans et Adélie 10 ans, qui m’auront épatés pendant ces 3 semaines ! Ils se chamaillent beaucoup mais s’aiment beaucoup aussi, bien qu’ils ne veuillent pas se l’avouer...
Nous vivons en Haute-Corse et de ce fait, avons l’habitude des randonnées en terrain accidenté.
L’été dernier, en « vieux » couple que nous sommes, nous nous sommes enfin dits « oui »...
Après avoir eu deux beaux enfants...
Je cherchais une destination pour notre voyage de noces, qui se déroulerait à 4 !
En effet, nous étions 3 ans auparavant, partis en amoureux 10 jours à NYC...
On aime bien faire les choses de « travers », en quelque sorte un voyage de noces pré-nuptial !
😉
Nous avons hésité...
L’Islande, le Pérou, l’Ouest Américain, ou le Costa Rica, ou …
Finalement, on se décide pour les USA !
On se dit que pour un premier roadtrip home made, cela sera plus facile et surtout que cela sera plus ludique pour nos 2 moustiques !
Tout s’enchaîne assez vite car quand bibi a une idée en tête et bien, elle l’a en tête...
J’écume Internet, je lis beaucoup et comme conseillé, je prépare l’itinéraire avant de prendre les billets d’avion.
Le programme :
J1-28 juin : Vol Paris-San Francisco.
J2-29 juin : San Francisco
J3-30 juin : Les alentours de San Francisco
J4-01 juillet : San Francisco
J5-02 juillet : De San Francisco à Yosémite
J6-03 juillet : Yosémite/Panorama Trail
J7-04 juillet : Yosemite-Bridgeport via la Tioga Road+Mono Lake
J8-05 juillet : Bridgeport-Death Valley via Bodie
J9-06 juillet : Death Valley-Las Vegas
J10-07 juillet : Las Vegas/Spectacle The Dream
J11-08 juillet : Las Vegas-Zion
J12-09 juillet : Zion/Observation Point-Bryce
J13-10 juillet : Bryce/Navajo loop, Queen Garden-Torrey via l’UT12
J14-11 juillet : Torrey-Moab/Capitol Reef & Goblins Valley
J15-12 juillet : Moab-Arches National Park & Mill Creek
J16-13 juillet : Canyonlands-Arches/Windows Section
J17-14 juillet : Moab à Monument Valley/Natural Bridges+Muley Point & Mocky Dugway
J18-15 juillet : De Monument Valley à Page
J19-16 juillet : Page/Lower Antelope Canyon-Horseshoe Bend
J20-17 juillet : Page-Grand Canyon
J21-18 juillet : Grand Canyon-Los Angeles (oups...)
J22-19 juillet : Los Angeles-Universal Studios
J23-20 Juillet : Los Angeles
J24-21 juillet : Le départ et la conclusion
Les préparatifs :
Je m’inscris sur "algofly " et saute sur une promo au mois d’octobre en direct sur" United" :
Environ 2.000 € pour nous 4, pour un Paris-San Francisco, Los Angeles-Paris du 28 juin au 21 juillet !!!
Je trépigne ! Enfin du concret !!!
Le plus " compliqué " sera par contre le transport Bastia-Paris...
Rien à moins de 1.000€, soit la moitié de la somme investie pour nous rendre outre-atlantique...
Psychologiquement, je ne suis pas prête, je fulmine et je rage.
Et je trouve une « solution »...
Alors pour sûr cela sera moins cher mais plus long...
Nous ferons :
A l’aller : Vol Bastia-Lyon, nuit à Lyon où vit ma soeurette et le lendemain Ouigo jusqu’à Paris, et nuit à Paris où vit ma petite tantine !
Pour le retour, nous ferons un Ouigo Paris-Aix, nuit à Aix où vit ma belle-soeur et le lendemain vol Marseille-Bastia, où vit ...où nous vivons..
L’opération nous permet tout de même d’économiser près de 400€...
Ensuite s’enchaînent les réservations d’hôtels et de campings !
En effet, le blog de BonCampeur (Orionide), que je remercie au passage, nous a inspiré et décidé à sauter le pas.
Nous casserons tout de même la tirelire dans quelques hôtels...
Au Coventry Motor Inn à San Francisco car c’est la ville qui le veut, dans la Death Valley au Furnace Creek Ranch, à Las Vegas au Marriott Grand Château, à Dead Horse State Park pendant 2 nuits dans une yourte, le Red Cliff Lodges à Moab, et à Page au Best Western View.
Pour les campings, les réservations ont été faites dès l’ouverture des ventes...
Pour Zion, Bryce, le Grand Canyon, aucun problème, par contre pour Yosemite, j’ai dû batailler pour les 2 nuits.
La 1ère nuit dans la vallée au Upper Pines Campground et la 2ème au Hodgdon Meadows Campground...Mon dieu, la bouffée de stress, pourtant je m’étais entraînée !!!
Et puis je me prends au jeu...
Après les réservations, je me lance dans le programme un peu plus détaillé...
Oh non je ne ferai pas de roadbook, c’est trop long et trop « rigide ».
Et en fait j’en ferai un. Un gros classeur, qui nous sera utile, indispensable.
Pour ce voyage nous avons décidé de payer au fur et à mesure les logements, location de voiture et activités quand cela était possible afin d’étaler les dépenses.
Du coup, je paie des frais bancaires quand les transactions sont en $.
A cette époque 1€=1,05$, ce qui je pense gonflera bien la note par rapport à cet été où l’€ remonte...
Ultérieurement, j’apprendrai que la Société Générale propose des forfaits mensuels qui permettent l'exonération des frais...
10€ pour un mois pour 6 opérations, 17,50€ en illimité...
Finalement, sur place ne nous resteront à payer « que » quelques nuits d’hôtel, la nourriture, l’essence et les souvenirs...
Budget détaillé pour 4 personnes pour 23 nuits :
A la louche environ 10.000€
Vol Paris-San Francisco/ Los Angeles-Paris : 1.979,16€
Hôtels et campings : 2.800€
Location Avis SUV standard sur le site irlandais : 820€
Visite Alcatraz : 126€
Navette Yosémite jusqu’à Glacier Point : 75€
Spectacle The dream à las Vegas : 512€
Visite Lower Antelope : 80€
Universal studios par Viator : 367€
Et tous les frais classiques afférents à l’ESTA, le Passeport...
Sur place nous dépenserons :
Nourriture : 2.400€
Matériel camping : 117€
Essence : 370€
Et les souvenirs, visites...
Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide
La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !
USA 2012
Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !
Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules !
Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !
Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !
Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.
Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.
Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !
On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.
Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.
À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?
Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !
Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.
Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !
Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.
On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !
On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !
Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.
Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !
Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.
Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.
Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !
Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...
Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !
J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué.
On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.
Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.
Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…
Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.
Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…
Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !
Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.
1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)
On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...
frisbee, cricket...
La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !
L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.
De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).
Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.
Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.
Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !
On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.
Au passage, on voit le célèbre taureau.
Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable.
Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place.
Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !
Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.
Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !
Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.
Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).
Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Voici le récit de notre voyage en Floride qui a eu lieu en juillet 2012 !
Non vous lisez bien : 2012 !!!!!
A l’époque je n’ai pas raconté notre trip par manque de temps.
Aujourd'hui je viens de clôturer notre trip sur notre voyage dans l’ouest 2015… j’y ai pris goût ! Et on m’a soumis l'idée de faire (malgré les 4 ans déjà) celui de la Floride pour aider les futurs voyageurs.
Même si le temps s’est écoulé depuis, les souvenirs sont toujours là… Avec les photos, les vidéos et surtout mon carnet de voyage tenu jour après jour sur place en Floride.
Bon j'hésite encore pas mal...allez je me lance, ça fera un carnet de plus sur le forum ...et si ça peut faire rêver…
Une petite présentation rapide pour ceux qui ne me connaisse pas :
Moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....),
Mon cher et tendre, my darling accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !
Et il y a 2 petites (enfin grandes) trésors dans nos vies:
-l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde !
-la benjamine surnommée Poupée, plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…
Lors de notre voyage en 2012 donc, Princesse a 11ans, Poupée 8 ans, Darling 40 ans et moi 39 ans.
Nous avons bien mis 2 ans préparer ce voyage, le tout premier aux USA .
Un rêve qui ne demandait qu’à se concrétiser, afin de profiter au maximum avec nos 2 puces.
Une envie de voyager que nous voulons transmettre à nos enfants.
L’attirance pour ce pays, ses plages, le climat, les parcs d’attraction...n’est ce pas une destination de prédilection pour les familles? Et puis ce sera le premier grand voyage avec nos enfants à l'étranger !
Cette destination est un but pour nous et les lieux font figure de PARADIS.
Rendez vous compte, Miami, Key West, les plages du Golf du Mexique et Orlando avec les 4 parcs à thème de DisneyWorld…..
Mais nous sommes conscients qu’en 19 jours, nous ne verrons pas tout ! Ce sera une excuse pour y revenir un jour...
Alors à travers ce carnet, moi, Egladil, je vais coucher sur ces futures pages, nos impressions, au départ, pendant et à la fin du voyage. Ça veut dire nos anecdotes, nos idées, temps forts et nos craintes mais aussi notre organisation, nos préparatifs….
Un carnet c’est aussi le moyen de garder nos souvenirs intacts et aussi de partager notre expérience avec vous.
Apres de nombreuses recherches sur internet, de nombreuses lectures de trips (merci à tous), nous concoctons notre programme. Il sera vu et revu de nombreuses fois avant d’arriver au projet final.
Voici notre itineraire :
Lundi 2 juillet 2012 : Arrivée à Miami dans l’apres midi
Mardi 3 juillet : Miami
Mercredi 4 juillet : Miami - Key West
Jeudi 5 juillet : Key West
Vendredi 6 juillet : Key West - Key Largo
Samedi 7 juillet : Key Largo - Naples
Dimanche 8 juillet : Naples
Lundi 9 juillet : Sarasota
Mardi 10 juillet : Sarasota - Orlando Disney World
Mercredi 11 juillet : Orlando Epcot
Jeudi 12 juillet : Orlando Sea World
Vendredi 13 juillet : Orlando Typhoon Lagoon et Hollywood studio
Samedi 14 juillet : Orlando Magis Kingdom
Dimanche 15 juillet : Orlando Animal Kingdom
Lundi 16 juillet : Orlando Blizzard Beach et Epcot
Mardi 17 juillet : Orlando Hollywood Studio
Mercredi 18 juillet : Orlando Magic Kingdom
Jeudi 19 juillet : Orlando Discovery Cove
Vendredi 20 juillet : Orlando - Highland Beach
Samedi 21 juillet : Highland Beach - Miami (vol en soirée)
Dimanche 22 juillet : Lyon
Donc c’est en février 2012, exactement le mercredi 15 février, à 23h30, que nous réservons nos billets d’avion avec British Airways , avec escale à Londres à l'aller et au retour. On réservera assez tard car ma boss ne me donnait pas de réponse pour mes congés. Ah le commerce c’est pas toujours simple !!!!!
C’est aussi le 15 février que nous prendrons contact avec Thierry , site Magie Pas à Pas. Il nous concoctera une planification superbe !
Il propose d'organiser en fonction des nos choix le programme des séjours à WDW et ce de façon très poussée (c'est à dire l'heure et l'ordre de passage des attractions).
Disney World n’a rien à voir avec notre Disneyland Paris !!!! Vu la grandeur du resort nous n’aurions jamais pu faire le quart de ce que nous avons fait et en plus en respectant un rythme qui nous a permis de pouvoir être en forme pendant les 10 jours à Orlando.
Grâce à l’extraordinaire planification de Thierry (qui est super sympa, attentif et à l’écoute), nous avons vécu un voyage magique au pays de Mickey. Au passage merci encore Thierry !
Il s’est occupé de tout, même des réservation des restaurants. Nous avions pris un pack avec ce qu’on appelle le dining Plan . Nous avions par jour et par personne : 1 service à table, 1 repas self service, 1 snack (qui nous servait pour le pdj souvent)+ 1 mug qu’on pouvait remplir à volonté au food court de l'hôtel.
Pour ce qui est de l'hôtel nous nous sommes occupés de la réservation (le 17 février), au Port Orleans - French Quater pour 10 nuits et sommes passes par le site anglais pour payer en livres sterling (moins cher) ça valait le coup !!! on a fait une belle affaire !
La location de voiture fut réservée via le site : location de voiture.fr (aujourd’hui rebaptisée Carigami) le 19 février. Ce sera une Ford Escape . Avec Alamo.
C’est aussi ce jour là que nous réserverons le spectacle du cirque du soleil “La Nouba” ainsi que Discovery Cove (avec nage avec les dauphins).
Du coup Thierry, avec ces réservations faites , a pu nous peaufiner notre planif .
Il ne s’occupe que de la partie Disney (parcs) mais inclus quand même dans la planif les autres activités extérieures afin que l’on profite un max de nos journées.
Après dans la foulée, nous nous occuperons des hôtels:
-Le BEST WESTERN PLUS On the Bay Inn & Marina à Miami (2 nuits)
-Le Parrot Key Hotel and Resort à Key West (2 nuits)
-Le Holiday Inn à Key Largo (1 nuit)
-Le BEST WESTERN Naples Inn & Suites (2 nuits)
-Réservation du photo pass pour les parcs Disney (trop bien ce système !)
-Le Holiday Inn à HIGHLAND BEACH-OCEANSIDE (1nuit)
-The Helmsley Sandcastle Hotel à Sarasota (1 nuit)
Voila les grandes lignes de notre voyage.
J-6
Le départ approche à grands pas… des sensations, des émotions, un rêve qui s’éveille; des pensées qui s’émerveillent.
Mon coeur bat la chamade, mon ventre commence à gargouiller, mes yeux pétillent… Il me tarde d'être au jour J et d’avoir ma valise à la main...J’ai peur aussi d’oublier des tas de choses....
La peur s’empare un peu de moi aussi ( l’avion) et puis il y a la tempête Debby qui approche la Floride !!!!
Tempête de niveau 1 sur 5 provoquant bourrasques de vent et trompes d’eau. La Floride est passé en état d’urgence. Aux infos les images sont impressionnantes. Quelle poisse ! Bon elle avance lentement. On surveille le site NHC (National Hurricane Center)
J-2
Ouf Débby est partie.
Elle a traversé la Floride laissant quand même pas mal de dégâts sur son passage. Son déplacement lent a laissé des quantités d’eau assez important d'où les inondations à certains endroits. c’est surtout la cote nord ouest de la Floride qui a été touchée.
Debby est la première tempête tropicale de la saison. La période la plus active étant quand même de mi août à fin octobre avec un pic vers le 10 septembre.
Les valises sont presque finies… Caramel notre mascotte est prêt !
Lundi 2 juillet
Et voilà le grand jour est arrivé ! je n’arrive pas à y croire !
Réveil donc à 5h45 après une nuit pas trop mauvaise ! Les filles n’ont pas eu de mal à se réveiller .
J’ai dit à Poupée que c'était l’heure d’aller à l’école, elle a fait non de la tête et m’a dit :” je vais à l’école à l’autre bout du monde!”!!!! trop trop chou, j’oublierai jamais !
Donc nous voilà sur le chemin de l'aéroport.
On dépose les valises, 7h30 on avale un croissant et un café rapidos (express même) et c’est l’heure d’embarquer pour le vol Lyon Londres. On embrasse nos parents! je suis déjà émue qu’es! ce que ça va être arrivée à destination!!!!!
Nous voilà donc partis ! vol impeccable, sans soucis ! il ne fait pas beau, il pleut !
On aura le droit un une petite collation, petit sandwich et jus de fruit .
Le vol est rapide 1h35 environ.
Les filles font leur baptême de l’air ! Et elles ont adoré !
On arrive à Londres à l’heure, même un peu en avance je crois.
On se dirige vers notre prochaine porte, salle d’embarquement en passant par les boutiques notamment Harrod’s.
D’ailleurs dans la boutique avec Darling, on se souhaite un bon anniversaire de mariage ! Avec l’impatience, le stress, l’excitation on l’avait oublié !!!!
On doit décoller à 11h15, heure de Londres, nous sommes en salle d’embarquement 18 et il y a foule !
L’avion affiche complet.
Et on décollera avec 1 heure de retard ! Une histoire de valise seule sans passager….En blonde que je suis, j’ai pas tout compris ce qu’à dit le stewart au micro !!!!
Zou ...cette fois c’est bon, l’avion se rend sur la piste, on attend 5 minutes et on décolle pour 9 heures de vol !...et moi qui stresse un peu…
Après le décollage, notre stewart James de son prénom, nous offre un jus de fruit. Puis le repas arrive. Chicken ou Pasta? Le repas est correct.
James est très sympa et s’est aperçu que nous étions français et il parle très bien notre langue….
On suit le trajet sur nos écrans...
on bouquine, les filles regardent des dessins animés sur la tablette. Je m’assoupis un peu aussi….
On approche ....
Et vers 16h00 nous arrivons à Miami.
Après 1 heure d’attente à l’immigration, nous passons enfin et entrons sur le territoire américain.Notre douanier, “Calvin” est un haïtien très sympa et parlant un peu français. Il fera un peu d’humour !
Nous récupérons toutes nos valises et nous prendrons le MIA MOVER , le métro, pour aller prendre notre voiture chez Alamo.
Nous choisirons une Ford Escape de couleur bronze parmi toute la rangée de voiture. Les filles voulaient une rouge mais celle là est mieux.
Après 20 minutes au moins à regarder et essayer les boutons, on adopte la voiture et nous voilà sur les routes de Miami ! yes !!!! it’s good !
Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés des terres lointaines de l'Ouest américain.
Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.
Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !
Cet été nous sommes partis aux Bahamas et en Floride, 3 semaines pendant lesquelles nous avons découvert des paysages magnifiques et des plages paradisiaques. Je suis en pleine rédaction de ce carnet de voyage que je poste également sur mon blog avec moultes photos : http://samiharrat.wordpress.com Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de parcourir ce compte rendu.
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Les Bahamas, première terre découverte par Colomb au XVème siècle, repaire de pirate au XVIIème, refuge pour les loyalistes anglais au XVIIIème, paradis terrestre pour vacanciers au XXIème. Depuis longtemps, ces eaux limpides et ces paysages idylliques m’ont donné envie de les découvrir. Voilà désormais plusieurs mois que l’on prépare ce voyage …
Au Bahamas, il y a 700 îles et îlots dont seulement une vingtaine sont habitées. Les deux plus peuplées New Providence et Freeport sont des escales de croisières, recouvertes de luxueux resorts et prises d’assaut par les touristes américains. Les autres sont appelées Out Islands (les Îles Extérieures). Peu peuplées, elles sont préservées du tourisme de masse et conservent toute leur authenticité. C’est ces îles là que l’on veut découvrir en priorité.
Les Bahamas ne sont pas une destination très prisée des touristes français. Très peu de tours opérators y proposent des voyages. Là bas le touriste américain et le billet vert y règnent en maître. Il y a très peu de voyages organisés qui permettent de découvrir les Out Islands, et aucun ne nous convenait réellement.
Pour préparer ce voyage, j’utilise Internet bien entendu (VoyageForum.com et Trip Advisor pour les avis de voyageurs et Kayak pour trouver les vols au meilleur prix) et des guides de voyage papier. Des guides francophones sur les Bahamas, il n’y en a en fait qu’un seul ! Le Petit Futé Bahamas. Ne voulant pas rester sur un seul avis et n’étant pas totalement convaincu par ce guide, j’achète également le Lonely Planet Bahamas en anglais
Première difficulté, il n’y a pas de vols directs depuis la France pour se rendre à Nassau, la capitale bahaméenne. Une escale à Miami en Floride est indispensable. Histoire de ne pas faire de détour pour rien, très vite on prend la décision de garder quelques jours pour découvrir la Floride.
Deuxième dfficulté, il n’y a pas de vols directs entre les Out Islands, il faut obligatoirement repasser par Nassau la capitale. Comme pour Miami, on en profitera pour s’arrêter à Nassau et pour découvrir les îles de New Providence et Paradise Island.
Après moultes hésitations et simulations je m’arrête finalement sur cet itinéraire qui s’étalera sur une période de 3 semaines.
Nous arriverons à Miami le 11 juillet et nous rendrons directement en direction des Florida Keys. Nous passerons notre première nuit à Key Largo (1). Le lendemain nous continuerons notre route au beau milieu de la mer des Caraïbes en direction de la très branchée Key West (2) ou nous resterons deux nuits. Puis nous reprendrons la direction de Miami (3) où nous passerons une nuit avant notre départ pour les Bahamas le 15 juillet. Ce jour là, nous partirons en direction de l’archipel des Exumas (4) un chapelet de 360 îles situées au sud de Nassau. Nous y resterons pour 6 jours avec au programme, plongée, farniente et découverte des îles principales de Great Exuma et Little Exuma. Le 21, nous décollerons pour Nassau (5) où nous resterons deux nuits, nous en profiterons pour aller visiter le célèbre hotel Atlantis et son parc aquatique. Le 23 juillet, on prendra la route de l’île d’Eleuthera. Là-bas 2 jours sont prévus pour découvrir Harbour Island (6), l’île de la jet-set et 5 autres pour partir à l’assaut des plages de la grande île d’Eleuthera (7). Enfin nous terminerons notre boucle par 2 dernières nuits à Miami Beach (8).
En tout nous prendrons 6 fois l’avion, dormirons dans 8 hôtels différents, louerons 2 voitures et découvrirons des dizaines d’îles disséminées dans 2 pays différents …
Episode 1 : Premier coucher de soleil à Key Largo
Ca y est, le jour du départ tant attendu est enfin arrivé. Direction Orly pour prendre notre vol Ibéria en direction de Miami (avec escale à Madrid). C’est vers 15h30 que nous foulons le sol américain pour la deuxième fois de l’année.
Jour 1 (11 juillet 2012) : Miami International Airport – Key Largo
1. Miami International Airport ; 2. Hilton Key Largo
Après avoir récupéré notre voiture de location (une Nissan Altima comme 2 mois auparavant) chez Dollar Rent-a-Car, nous prennons de suite la direction des Florida Keys et de la première d’entre elles : Key Largo. On emprunte pour celà le Flordia Turnpike autoroute à péage sans guichets.
Des caméras suspendues au dessus de la route prennent les plaques d’immatriculation en photos. Si vous avez souscrit à leur abonnement (le SunPass), RAS. Sinon, le paiement s’effectue directement par débit sur votre compte bancaire !
Après une traversée furtive des Everglades (à l’aide d’une ligne droite de 30 kilomètres!) on arrive à Key Largo.
Un rapide dîner chez Wendy’s et on s’installe à notre hôtel pour la nuit. On en profite pour faire notre premier bain des vacances et pour observer ce premier coucher de soleil floridien.
Episode 2 : Sur les traces d'Ernest Hemingway
Nous quittons Key Largo et reprenons la route des keys direction Key West, la ville la plus méridionale des USA l’un des lieux de villégiature d’Ernest Hemingway. C’est près de 2 heures de route entre ciel et mer qui nous attendent avec pour point d’intérêt le Seven Miles Bridge et le parc de Bahia Honda.
Jour 2 (12 juillet 2012) – Key Largo – Bahia Honda Key – Key West
D. Key Largo ; 1. Bahia Honda State Park ; A. Key West
Avant de prendre la route en direction de Key West, on décide de profiter cette fois ci de jour de notre hôtel de Key Largo. Une baignade rapide dans cette eau verte bordée de palétuviers et nous voilà partis sur la US Road n°1.
Premier arrêt à Islamorada dans un Burger King pour manger et on reprend la route pour franchir le Seven Miles Bridge, parmi les plus longs ponts du monde lors de sa construction en 1982 (près de 11km).
De l’autre côté du pont on arrive dans les Lower Keys et on en profite pour s’arrêter sur Bahia Honda Key (8 $ l’entrée) dont le parc national est réputé pour avoir l’une des plus belle plage des Keys.
Belle plage ? C’est vite dit, on fait les deux plages les plus à l’est (sur 3 dans le park) et les 2 sont recouvertes d’algues noires. La couleur de l’eau elle aussi est décevante et tire plus sur le jaune que sur le bleu turquoise. On se demande comment sont les autres si cette plage fait partie des 10 plus belles des USA comme la présente de nombreux guides !
On reprend la route vers Key West à travers les Lower Keys mais ne croisons pas de “Key Deer”, le cerf des Keys, espèce en voie de disparition. On arrive enfin sur Key West, la dernière île habitée des Keys, le bout de la route. On s’installe dans notre Guest House sur Eaton Street, une maison victorienne du XIXème siècle, toute proche de Duval Street, l’artère principale et la plus animée de la ville.
Mais le soleil déclinant on en profite pour se rendre sur Mallory Square pour assister au coucher du soleil, réputé comme l’un des plus beau du monde.
Heureusement, la journée de demain nous permettra de découvrir plus en profondeur cette ville de Key West.
Episode 3 : Key West, the Southernmost City
Cette journée au coeur de Key West s’annonce sous les meilleurs auspices, au programme : shopping sur Duval Street, visite du Conservatoire aux papillons, de la maison d’Hemingway et de la borne marquant le point le plus au sud du pays …
D. Départ ; 1. Key West Butterfly Conservatory ; 2. Southernmost Point ; 3. Hemingway’s House
Key West est une ville floridienne très célèbre. Célèbre pour avoir accueilli deux écrivains américains de grand talent : Ernest Hemingway et Tennessee Williams. Cette ville à l’atmosphère surannée et aux vieilles bâtisses victoriennes ne manque pas de charme. La Old Town qui s’étend à l’ouest de l’île est le quartier le plus intéressant de la ville et celui dans lequel nous nous baladons aujourd’hui, Duval Street en est la rue principale.
Après un petit déjeuner dans le jardin de notre guesthouse construite entre 1890 et 1898 on descend Duval Street avant que la chaleur de l’été ne devienne insupportable.
On en profite pour flâner dans quelques boutiques avec comme objectif le Key West Butterfly Conservatory. Dans ce conservatoire, une serre rassemble de nombreuses espèces de lépidoptères venant des 4 coins de la planète. Ceux-ci volent au milieu des visiteurs et des fleurs tropicales.
Puis, on se dirige à un block de là vers la borne représentant le point le plus au sud des USA. Théoriquement, celui ci ne se trouve pas à cet endroit mais sur un terrain militaire dont l’entrée est intedite au public. Mais bon … Tout le monde joue quand même le jeu.
Une foule de touriste américain attends là sous un soleil de plomb pour se faire photographier à côté de leur “petite Tour Eiffel”. Nous, pas fous, on attend juste un instant de répis (un changement entre 2 touriste entre 2 poses) pour prendre notre photo de la borne, et on se passera de la photo souvenir.
On préfère se rendre sur la plage juste à côté pour manger avant de continuer notre visite de la ville.
Et là, en plein milieu de notre cheesebaconburger, une averse tropicale arrive depuis l’océan et s’abat sur l’île pendant deux bonnes heures.
On en profite pour commander un dessert, il pleut toujours. Vers 15h30, l’orage laisse place au ciel bleu et on remonte Duval Street en pataugeant dans les étangs (vu leur taille, le mot flaque est un peu réducteur …). On remonte jusqu’à hauteur de Truman Avenue en regardant les boutiques puis on rejoint Whitehead Street dans laquelle se trouve la maison de Heminghway.
C’est dans cette maison qu’Hemingway a écrit la plupart de ces romans pendant les années 1930 (comme “Les neiges du Kilimandjaro” ou “Pour qui sonne le glas”). Cette maison fut offerte à l’écrivain en tant que cadeau pour son mariage avec Pauline Pfeiffer. Il y vivra jusqu’à son divorce en 1940, date à laquelle il déménagera pour la Havane. Le prix de 13 $ la visite pour quelques pièces nous décourage, on immortalisera la maison seulement depuis l’extérieur.
Fatigué par la chaleur et alléché par l’Happy Hour offert par notre hébergement. On rentre se prélasser dans la piscine. On aura même pas le courage de ressortir. Surtout que demain, il faut retourner sur Miami !
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles.
Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an.
La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Je part en Août pour un 1 an dans une famille d'accueille au USA, en Virginie dans un petite ville près de Norfolk. C'est une famille composé de deux parents d'une quarantaine d'année, deux filles de 20 et 21 ans et un garçon de 15 ans.
Et bien-sûr pour les remercier de m'accueillir je veux leur offrir des cadeaux.
Pour la mère et les filles j'avais pensé à des parfums de marque française, mais je bloque un peu pour le fils et le père je sais qu'ils aiment beaucoup le sport alors j'avais pensé à un maillot de l'équipe de France de football (soccer).
Je suis de St Etienne mais je ne connais pas beaucoup la région Rhône Alpes et comme je suis d'origine bretonne alors je pensais leur offrir palet breton... Et aussi j'ai entendu parler qu'il n'avais pas d'haribo alors pourquoi pas. Ensuite tous ce qui est t-shirt I love Paris, petite tour Eiffel... Ils ont déjà acceuilli beaucoup de Français j’ai peur qu'il en ai déjà beaucoup.
Alors avez vous d'autre idée surtout pour le père et le fils et si vous connaissez mieux que moi la Région Rhône-Alpes et avez des idées de spécialité locale je suis preneur.
Bonjour à tous, comme beaucoup d’entre vous, je me retrouve en repos forcé, ça va être très difficile.. J’ai beaucoup consulté ce forum, et beaucoup d’entre vous m’ont persuadé sans le savoir de voyager. Je vous en remercie. Comme j’ai du temps je me lance à mon tour dans la rédaction d’un carnet de voyage. Pour les photos, je ne suis pas un pro, il y en a de très belles sur de nombreux sites, je souhaitais juste quelques souvenirs et ne pas passer mon temps à mitrailler pour profiter. Avec le souhait que cela donne envie à d’autres de faire leurs valises.
Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions.
Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.
Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!
Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris
Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.
Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco
Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé.
Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux.
Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.
Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.
San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste
Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.
J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.
Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.
Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…
Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco
Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.
Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déjà ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.
Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!!
Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large.
Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz.
C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent .
Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit...
Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud.
Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :
San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317
Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699
Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378
Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268
Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792
Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820
Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181
et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049
Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427
Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261
Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975
Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499
Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930
la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094
City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Faisant suite a l'incident survenu sur le vol Amsterdam / Chicago, les autorités Américaines décident de renforcer les mesures de sécurité, je pensais que nous étions arrivés au maximum concernant les pertes de temps dues aux controles approfondies, cette fois ci on risque bien de nous demander de retirer notre pantalon, car le pseudo terroriste avait le produit collé a la cuisse.Pourvu que le prochain ne nous oblige pas a un controle rectal.
Bonjour,
Nous partons pour New York le 20 juillet a bord du Queen Mary 2.
J'ai vu qu'apparemment il faisait assez frais sur les ponts (18 degrés).
Nous avions prévu de profiter des piscines et de se dorer la pilule, mais cela semble compromis ...
Je voulais donc savoir s'il était possible de "bronzer" (non pas que ce soit notre activité principale, mais bon sur 7 jours il aurait été sympa de profiter du soleil) ou s'il fallait se contenter des activités proposées à bord ? Je me dis qu'en plein milieu de l'été nous aurons peut être la chance d'avoir un peu de soleil ...
J'ai vu qu'il y avait un Spa, des spectacles le soir, du sport, mais cela semble un peu répétitif, d'où ma question !
Bonjour à tous, après 4 voyages dans l'Ouest, un autre en perspective, j'en arrive avec mes compagnons de voyage à une réflexion assez étonnante: les endroits les plus banals sont ceux qui nous ont créé les plus beaux souvenirs. A l'inverse, les lieux connus, même si nous les avons appréciés, nous ont légèrement déçus et laissé moins de bons souvenirs.
Exemple de lieux a priori sans intérêt qui nous ont fait sentir immergés dans un autre pays: un motel familial banal à Page et la ville de Page, San Luis Obispo, la ville fantôme de Randsburg, la route déserte entre Mono Lake et Las Vegas, un burger à Los Alamos en Californie, le lac Tenaya désert scintillant à 8 h du matin, la lumière du matin dans un quartier pavillonnaire de Los Angeles, la terrasse d'un petit resto où voletaient des colibris à Bluff en Utah, Valley of the Gods, un mini Monumeny Valley mais sans personne et donc infiniment plus marquant. Evidemment ce ne sont pas des endroits que les guides touristiques vont conseiller: il n'y a rien d'intéressant. Mais c'est ce que nous avons le plus aimé.
A l'inverse, Las Vegas nous épuise à chaque fois, les parcs sont beaux mais envahis de monde et on a l'impression de jouer au touriste de base, marcher sans fin dans les rues de San Francisco nous a vidés, la boucle de Monument Valley, on l'a finie sans même plus regarder le paysage. On a tellement vu de vidéos, photos et commentaires sur Bryce que le voir est sympa mais c'est un peu comme voir la Tour Eiffel: on le voit parce qu'on s'en mordrait les doigts de ne pas le "faire", mais c'est un "wow" moyen. C'est incontournable, mais moins charmant que tomber sur une ville fantôme inattendue, au bout d'une route infinie où l'on ne croise personne.
Les parcs très courus, sauf hors saison, c'est comme aller dans les Gorges de l'Ardèche en août. Aucun Français sensé ne va le faire. Et dans notre cas, nous irions plutôt dans les Causses pour le dépaysement. Et puis les parcs c'est tellement contraignant: se lever extrêmement tôt, rouler beaucoup, payer cher pour dormir... A côté de ça, les endroits loin des touristes sont plus authentiques, avec des motels pas chers, des vrais Red Necks typiques comme on déteste mais qu'on observe comme une curiosité. Des découvertes inattendues. Je sais qu'on va immédiatement me dire qu'en marchant un peu, on sème la foule dans les parcs. Ca n'enlève rien au fait qu'un parc comme le Grand Canyon, même si c'est impressionnant, ça ne l'est pas autant qu'attendu, car on l'a vu sous toutes ses coutures à l'avance. Il n'y a pas la surprise. Et aller de point d'intérêt en point d'intérêt avec le troupeau de touristes, c'est à faire une fois mais pas mémorable.
J'imagine que mes remarques vont déplaire mais au final c'est l'impression que j'ai à l'issue de ces voyages.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
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Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage :
- la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison
- la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage :
- 60 jours du 29/4 au 29/6,
- "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada,
- 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona),
- scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ
Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure.
Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein.
Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo.
Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement.
En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu).
Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses
Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas.
La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009.
Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns.
Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd
Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point.
Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée.
Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route.
Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque.
Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux.
Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir.
La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri.
Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds.
En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe.
Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine
Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C.
Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur).
Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009.
Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠).
Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car.
Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ).
Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre.
Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible.
Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C).
À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass
Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉.
Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C.
Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) .
Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide.
Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain.
Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R.
Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes.
J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone
Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien.
Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes.
Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C.
Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films.
Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade.
La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible.
En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle).
Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert.
Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM
Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années.
Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...).
Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires.
Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres !
La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée.
Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante.
Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz.
Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
C'est notre première transatlantique et je me questionne à savoir quelles vêtements apporter et quelle température il peut faire sur l'océan à cette période de l'année.
Départ le 27 octobre Celebrity Equinox.
(Palma De Mallorca, Valence, Malaga, Lanzarate, Tenerife...........Fort-Lauderdale).
Je sais, qu'il fera chaud à Fort-Lauderdale mais à partir de Barcelone, je me questionne à savoir si je dois porter du linge d'automne?
À cette période de l'année, linge d'automne, printemps ??
Avis aux passagers du vol à destination de San Francisco : en raison du jetlag persistant, ce carnet risque de durée longtemps...
J'avais en tête, lors d'un précédent road trip en 2016 (https://voyageforum.com/v.f?post=7473211;search_string=Road%20trip%20en%20famille%20du%20Pacifique) , de continuer mon parcours à travers les USA et visiter quelques endroits que je n'avais pas eu l'occasion de voir. Le facteur déterminant, qui ne nous a pas fait réfléchir longtemps, est un billet d'avion à 1500 € pour ma petite tribu.
2 adultes et 3 enfants (5 ans, 11 ans et 14 ans).
Nous embarquons pour la ville de San Francisco, le voyage commence fort avec la visite du Golden Gate Bridge.
Pas de brume et une vue dégagée.
. Monument emblématique de San Francisco, le pont du Golden Gate a été construit de 1933 à 1937.
https://youtu.be/3lYvXqhqakk
Petit crochet à Saint Ignatius Church impressionnant édifice située sur le campus de l'Université de San Francisco.
Les premières impressions à San Francisco sont très bonnes, nous visiterons la ville plus en détail à la fin du séjour.
Nous avons joué les prolongations en combinant le tour de Miami à Miami en 10 jours et le retour vers Savone en 17 jours...
Cela fait 28 jours sur le bateau et je ressens encore les effets du mal de terre...cela diminue peu à peu!!!!Enfin, je suis prête à commencer mon récit..
Je remarque que, comme la photo de mon avatar est le Luminosa, il n'y a rien à changer...C'était à Saint-Martin il y a deux ans!!!
Voici le début...