I’m adding my small contribution to the reopening celebration by posting this travel journal from India, made in January 2024.
We’re 4 friends (2 couples), and we did a 3-week loop in Rajasthan, stopping by Delhi and Agra (which, as everyone knows, aren’t in Rajasthan 😛).
Delhi - Agra - Jaipur - Bundi - Udaipur - Jodhpur - Jaisalmer - Delhi
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne
www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs.
Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois...
A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami.
A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger'
A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés).
EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?'
Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir.
Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Voyager au Rajasthan en individuel ne presente pas de difficultees, train, bus ... pas plus difficiles que les autres pays du sud est asiatique.
Habitue a voyager 3 mois par an, en Asie, Birmanie, Laos Vietnam Cambodge ... nous pensions que le Rajasthan ne nous poserait pas trop de soucis
durant 4 semaines, du 17 janvier au 17 Mars nous avons a notre rythme decouvert la region.
Nous avions occulte plusieurs choses, la journee 20 degrees, la nuit 10 degrees, les chambres sont de vrais glacieres dans les Havelis, pas de chauffage, bien souvent oblige de dormir tout habile.
Le pire n etait pas la, les centres des villes du Rajasthan sont pollue par les rejets industriels, les rejets des vehicules qui circulent, la poussiere, bref Paris ressemble au niveau respirable a une station des alpes, tres rapidement comme beaucoup de touristes nous etions sous anti toussif.
Voyager en train, meme en prenant la seconde classe sleeper ne met pas a l abri de certains soucis, les compartiments sont tres sales, tout donne l impression que depuis leur mise en service les wagons n ont pas ete nettoyes, sans compter les sollicitations pesantes tout au long du trajet.
Se ballader, presente un reel danger, comment eviter de marcher sur une bousse de vache ou sur des excrements de porcs, de glisser dans une rigole d egout a ciel ouvert, il faut une reelle agilite.
Il nous est egalement arrive, dans des restaurants frequentes par des touristes occidentaux de retrouver dans nos assiettes ou dans nos verres des traces des precedents consommateurs, donc comme tout le monde nous n avons pas echappe a une tourista redoutable, calmee par de l immodiom.
Bilan positif du sejour, une perte de poids de 6 kg en un mois, pas mal pour 4 semaines..
Ce compte rendu ne plaira pas a tous, mais il correspond a la realite.
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
je remercie Chris 70 pour toutes ses infos qui m'ont été très précieuses et qui m'ont permis de réaliser un voyage formidable, également Fabgreg, Giloug , Bijolaine ....
Je suis partie du 27 octobre au 13 décembre
je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé avec des photos à l'appui car j'en ai beaucoup et le choix sera très difficile
27 octobre
le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue.
La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros.
A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport.
J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30
Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS
Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau
A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert.
A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct
Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30.
J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille.
Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior.
Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!!
Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre
1ère journée à Gwalior
J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée
Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé
de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs
L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes
au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...
et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Ce forum, comme tous les autres, et surtout celui du Routard, regorge de récits (vrais ou faux) et questions (vraies ou fausses) sur le thème du chauffeur.
Ça a le don de m'énerver. Non pas que les gens choisissent ce mode de tourisme, non. (Même si ça ne me plait pas car les relents de colonialisme m'y semblent trop forts, mais bon, chacun son choix). Ce que je déteste, c'est cette publicité cachée sous forme de récit véridique. Je vous assure, je suis bien placée pour en parler, les agences, les voyages, les excursions, les guides, c'était mon job pendant des années. Une scribouillarde quelconque (euh, ça peut être un mec aussi) , souvent une stagiaire d'ailleurs, est payée (très mal, en plus) pour raconter son voyage. Voyage qu'elle n'a pas vécu non plus, of course. A coups de dépliants touristiques et de google, elle vous pond un texte plus faux que nature où l'unique objectif est de mettre en valeur Le trop bon chauffeur et La trop bonne agence, en faisant semblant que oui, franchement, quel bon chauffeur prudent et intéressant! C'est sournois.
Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat).
On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence.
Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers.
Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer.
Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade...
Et puis, ça passe.
Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde?
Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline.
Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar.
Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres.
Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.
Bon, je me suis un peu égarée.
Que les dieux du voyage soient avec vous tous!
Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ...
Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ...
Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ...
merci
meline
Tout d'abord.. je suis nouvelles sur le forum.. c'est mon premier post.. alors excuser moi d'avance si il n'est pas au bon endroit.. j suis encore un peu perdue..
Ma question est simple.. mais certainement un peu vague..
Je reve depuis longtemps de partir en Inde, et en Asie du sud est.. J'aimerais voir Le cambodge, la thaillande, la birmanie et l'inde.. En tout cas..!
Je ne sais pas encore exactement quand.. cela dependra de mes etudes..
Ma question est la suivante.. Par quoi commencer?
J'aimerais préparer ce voyage de sorte de pouvoir l'organiser plus facilement le moment venu..
Mais j'avoue que mon projet est encore tellement flou, je ne sais pas par quel bout commencer..
Quelles seraient les premieres questions que je devraient me poser?
A quoi dois-je reflechir en premier?
Notes éparses, plus ou moins au fil des jours. Elles ne peuvent qu’imparfaitement décrire (parce que j’suis pas un écrivain) :
- Le bruit qui règne dans toutes les rues, klaxons déchaînés. Bruit physique, agressif qui vrille le cervelet et que l’on intègre difficilement au fil des jours.
- Les couleurs belles, criardes, délavées, éclatantes…
- Les odeurs…
- L’aridité du désert du Thar…
- La beauté des femmes et la rudesse des hommes…
- La sécheresse qui vide lacs et rivières
- La richesse culturelle d’une civilisation que je découvre…
- Et mille autres merveilles ou horreurs…
OLD DELHI, peu après notre arrivée, nous partons au hasard à pied en remontant Main Road vers la gare, puis obliquons vers Connaught Place. Nous trouvons les rues défoncées par les travaux. Le bruit agressif, la foule, la chaleur, la fatigue du voyage… H. et S. sont choqués et ne trouvent rien de beau. Retour en métro, clean, « rafraîchissant ». Dans un restau pour touristes, climatisé, un couple d’européens, vêtus style religio-kitsch, mangent « à l’indienne » avec la main, communiant sûrement ainsi avec la population locale … qui n’a jamais mis les pieds dans cet établissement. Et nous repartons pour la JAMA MASJID (grande mosquée). Curieux retournement de situation, ce sont les familles indiennes qui nous abordent et nous photographient. Des cerfs-volants planent au-dessus des toits.
Le soir nous nous éloignons par une rue très animée. Nous prenons nos risques dans la traversée des transversales, où tout ce qui roule, ( voitures, camions, rick-shaws, vélos, motos) et tout ce qui coure, (vaches sacrées, chevaux) se rue sur nous et semble nous viser personnellement et vouloir nous ajouter à son tableau de chasse. Nous repérons une grande patisserie-restau. Végétarien, bondé, très middle-class indienne, seuls européens nous découvrons nos premiers thalis et autre dosas. Et nous nous prenons de passion pour les « gulab jamun ».
Lu dans le journal : un jeune couple se fréquente sans l’accord des familles. Les parents les invitent, puis les torturent et les tuent.
Les discussions autour des « fous de l’Inde » de Régis Airault, qui passe de mains en main rythmerons le voyage.
VARANASI. Le taxi de l’hôtel ALKA nous attend à l’aéroport. Nous nous comprenons mal avec le chauffeur, qui s’arrête un moment dans la rue la plus animée. 4 gaillards surgissent de la foule, s’emparent de nos bagages et filent dans les ruelles adjacentes. Et nous voilà suivant au loin nos sacs perchés sur leurs épaules, slalomant entre vaches, étals, vendeurs, gamins, mendiants, évitant bouses et flaques dans le labyrinthe des minuscules ruelles du CHOWK. Evidemment quand nous les rattrapons, c’est devant l’hôtel où ils exercent leur travail de porteurs.
Sadhus, puja, cérémonie nocturne, cranes rasés, ablutions, lumières flottant sur le fleuve, beaux saris, mômes s’entraînant au cricket, barques de toutes sortes, autels, temples, singes en liberté, odeur douce de l’encens et âcre de l’urine et les vaches toujours. Varanasi rêvée…La ville où l’on vient mourir. A Manikarnika Ghât, les nombreux bûchers crématoires nous divisent. Faut-il s’approcher, s’immiscer ou non dans ces cérémonies intimes ? Débat non clos. Nous ne visitons pas le Golden Temple, la cohorte de policiers, la nécessité d’être fouillé et les innombrables interdictions provoquant d’avance une allergie. Etonnement au petit temple Népalais et devant les sculptures sur bois qui l’entourent. Tranquillité de louer une barque pour remonter toute la ville le long des ghâts.
MANDAWA. En quittant Delhi, transsexuels mendiant, certainement des hijras, aux feux rouges(voir : . www.infoinde.com/inde_homosexualite.html ). Nous entamons une boucle de 2800km avec le chauffeur et la voiture louée. Sur la route d’improbables rick-shaws vite et banalement baptisés de « mad max », tant ils auraient pu figurer dans le film.
M. le chauffeur prie à voix basse et rote à voix haute à intervalles réguliers. Pratiques, nous le constaterons, assez communes à la partie mâle de la population.
Surmontant une colline dénudée, une statue géante d’Hanuman. Beau temple, lieu de pèlerinage dédié à une femme qui s’est jetée dans le feu pour accompagner son époux dans la mort. Temple à la gueule de lion. Dans les rues de Mandawa, des enfants parlant bien le français pratique un harcèlement qui reste supportable pour servir de vrai/faux guide. Celui que nous prendrons sera en tout cas parfait pour voir un grand nombre d’havelis, ces grandes et belles maisons de commerçants décorées de peintures.
BIKANER. Sur la route, étendues de sable et arbres isolés. Les havelis de Fatepur sont aussi belles que celles de Mandawa. Peu de voitures et aucun sentiment de danger sur la route. Peu de villages. Arrivée face à l’imposant Junagarth Fort et ses fortifications. Visite et musée: première approche de la vie sous les mahararaja. Partout, des chameaux, des chameaux.
Dégoût devant le grouillement des rats sacrés du temple de Deshnoke.
Lu dans le journal et vu à la télé : les naxalistes commettent un attentat (17 morts).
JAISALMER. La cité d’or du désert. Crénelages, ocre dorée, enfermant sur la colline le palais du Rajmahal, la cité et ses havelis. Hôtel Paradise perché dans la citadelle. Fenêtre de la chambre perçée dans la muraille. Vue jusqu’au désert, dans la brume de chaleur. Près de 50°. Coupures d’électricité. 5 douches « tièdes » par nuit. Vent violent, sable et poussière. Au « 8th of July », un australien scotché sur place depuis des années sert des plats végétariens revisités… Premiers temples jaïns et la finesse de leurs sculptures. Petites librairies, ce qui me vaut de recevoir en cadeau « vacances indiennes » de Sutcliffe. Cénotaphes dans le désert. Partout, on nous aborde en nous parlant du scandale des français à la coupe du monde.
JODHPUR . Ah les lassis de Jodhpur ! Première rencontre avec un éléphant dans la circulation. En quittant la ville, petite route en pays Bishnois. Antilopes petites et grandes. Les femmes sont couvertes de bijoux dont un piercing du nez à l’oreille. Les hommes : turbans et longues moustaches. Un couple de français en bob et short, au lieu de payer en bon argent le gardien de leurs chaussures, lui donne des échantillons de parfums(gratuits) et un stylo, siglé de leur boîte, tirés d’un grand sac à bonne conscience.
L’art culinaire est important en Inde. Je me régale du polar indien « saveurs assassines » de K. Swamirathan.
Lu dans le journal : manifestation au Cachemire et répression policière.
RANAKPUR. Dans les monts ARAWELI. Montagnes et plateaux très cultivés. Cultures en terrasse et murs en pierres sèches. Le temple jaïn d’Adinath, le plus beau et le plus grand d’inde. Fascinante profusion de1444 piliers entièrement sculptés. A l’hôtel le parfum des frangipaniers ramène le souvenir du jardin d’Abidjan. Impressionnante forteresse de Kumbhalgarh.
UDAIPUR. Ville plus verte. Arbres du voyageur dans le jardin de l’hôtel. Le Lake Palace trône au centre du lac Pichola désespérément vide. James Bond ne s’en aperçoit pas et plonge dans la boue.
Repas du soir sous les arbres au restaurant « The Garden ». La pluie se déchaîne. Coupure d’electricité. Les serveurs se saisissent de tout, tables, chaises, plats et clients pour les mettre à l’abri. Le repas se termine à la bougie.
Dans les rues un mariage défile, fanfare en tête. Foule des invités, femmes parées. Fier et légèrement coincé le marié enturbanné suit sur un cheval orné.
Cuisine de rue, samosas, halwas. Les Indiens sont des touristes comme les autres. Dans tous les monuments, ils sont en nombre avec femmes, enfants et appareils photos. Dans un grand jardin public, les bougainvilliers, palmiers, arbres du voyageur, cordylines, canas donnent-ils déjà un aperçu de l’Inde du sud ?
CHITTORGARH. Une enceinte de plusieurs kms de murs entourent la forteresse. A l’intérieur protégés par 7 portes monumentales : tours, ruines, palais, bassins, temples jaïn du 11ème et de Shiva, tours, etc…
BUNDI. Tranquille la ville mijote dans sa cuvette de collines sous le soleil impitoyable. Reçu dans l’hôtel par une anglaise grisonnante, fine et l’air absente. Pluie et inévitable coupure de courant. Retour dans la nuit. Choc, excusez-moi Mme la vache sacrée !.
Immense palais du 16ème, en partie ruiné, empli de chauve-souris. Les peintures précieuses ne sont même pas protégées. Levé avant tout le monde, dans l’hotel non éclairé, j’enjambe un jeune homme presque nu, qui dort sur un tissu au milieu du hall. (dédicace spéciale à Frédéric Mitterrand)..Tchai délicieux, dans la rue à l’aube.
Sur la route, lacs et rivières à sec.
AMBER. Les éléphants rapés du Palais d’Amber transportent laborieusement et pathétiquement les touristes sur 500 m. A l’arrière du palais, en redescendant vers le village il y a un très beau temple de Shiva.
JAIPUR. Des fillettes des rues traînent leur grand sac de « biffin ». une petite main tapote la vôtre, et soudain, les yeux dans les yeux, ce sourire lumineux et franc qui vous assassine la conscience.
Des chauffeurs de rick-shaws manifestent pour leurs salaires derrière des drapeaux rouges.
Gràce au livre de Tarun Chopra du même titre, je sais enfin « pourquoi les vaches sont sacrées ».
De jeunes et belles américainent se baignent, la moitié du personnel masculin de l’hôtel traîne autour de la piscine.
AGRA. Le chauffeur dit que c’est une dirty city », plus tard sur la route , il refusera énergiquement de s’arréter en Uttar Pradesh, répétant qu’il s’agissait de « dirty people ». Je crois qu’il fait allusions aux intouchables. Les livres « intouchable » de Narendra Jadav et « le tigre blanc » de Aravind Adiga m’en diront plus sur ces castes dont personne ne veut parler. Des milliers de visiteurs indiens au Taj Mahal. Sans doute l’appropriation de sa culture et de son histoire par un peuple en plein développement.
RETOUR A DELHI. Le Red Fort et l’empreinte coloniale anglaise. Le QUTB MINAR dresse ses 73m. un minaret et une mosquée du 12ème. Ainsi donc les musulmans avaient conquis l’Inde et personne ne m’avaient rien dit à l’école ! Le Khan Market, ou comment s’amusent les friqués de Delhi.
Lu dans le « Mail Today » : « The games makeover the city’s heart look like a bombed-out zone”. C’est exactement cela, une zone bombardée. Delhi défoncée, Delhi excavée, mais Delhi rénovée (à temps peut-être pour les Jeux du Commonwealth). Nous sommes début juillet et les jeunes touristes envahissent Pahar Ganj. Il leur faut à peine ½ journée pour l’équipement complet (baba-hippie, retour au 70’s) et on the road again…
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Vous avez décidé comme ça de partir en Inde, vous avez vu de beaux reportages à la télé, vous avez reçu le numéro spécial Inde de votre magazine photo ou voyage préféré et vous vous dites : j'y vais !
Avant d'acheter votre billet, prenez le temps de bien vous renseigner sur ce que vous recherchez dans un voyage et ce que vous êtes capable d'accepter.
J'ai à mon actif une douzaine de voyages dont six en totale autonomie sur 6 semaines. (Chine, Cambodge, Thaïlande, Mexique, ...).
Mes points d'intérêts sont le dépaysement, les beaux paysages (montagnes, mers, lacs, forêt, ...), les belles architectures (temples, forts, ...), les merveilles de la nature, la faune, la flore luxuriante, la rencontre avec le peuple. J’ai trouvé cela dans chacun de mes voyages avec des différences bien sûr.
Je suis en train de terminer un voyage de cinq semaines dans le Rajasthan et le sud de Delhi (Khajuraho, Orchha, Gwalior, Agra) et je dois dire que je suis très déçu.
Trois de mes cinq sens sont agressés constamment : l’ouïe : les klaxons me rendent dingue, tout le monde l’utilise dès que quelqu’un d’autre qu’eux se retrouve sur la même route (c'est-à-dire tout le temps !). Je sais même que certains l’utilisent dès qu’ils voient un touriste. L’odorat : soyez prêt à vivre dans les poubelles dès que vous sortez de votre hôtel. Mais tout ça est tout à fait normal, les vaches, les cochons, les chèvres, et tous les autres animaux (ça c'est plutôt sympathique) qui sont dans la rue ne peuvent faire autrement que de s’alléger dans la rue (c'est la nature). Remarquez que je n’ai pas dit « trottoirs », ce n’est pas une erreur … cela n’existe pas ! Tout le monde jette ses ordures dans la rue, ce qui nourrit d’ailleurs les animaux précités. D’ailleurs les magazines scientifiques devraient faire une étude sur le recyclage tout à fait particulier des déchets en Inde.Comment la vache peut faire du lait en bouffant des ordures, du carton, du plastique, … ? Quels sont les effets sur les caractéristiques du lait ?Je ne vous parle même pas de la qualité de la viande des cochons (c’est pas du bio), et contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire, des millions d’Indiens bouffent des cochons qui bouffent de la xxxxx. J’ai une pensée toute émue pour ces milliards de rats qui à cause de concurrence déloyale ne peuvent se nourrir tranquillement dans les rues. Enfin voilà, pour clore sur les odeurs et leurs origines, si c’est ça que vous recherchez, vous n’allez pas êtres déçu. Il y a même des odeurs que je n’avais pas senties avant ! La vue : tous les paysages sont gâchés par les ordures. Exemple : les lacs d’Udaipur avec ses lavandières (comme les cite un certain guide touristique) … en train d’œuvrer au milieu des poubelles flottantes. Il faut être très bon photographe ou expert en retouche d’image pour faire illusion mais les guides et les magazines sont très fort pour ça.Il y a bien entendu de belles choses à voir mais au final, la balance n’est pas équilibrée. Même le contact avec les gens est incomparable avec les merveilleux Cambodgiens, Thaïlandais, Mexicains, …
Mis à part les enfants de moins 10 ans, tous les autres sourires, « Hello », « Bonjour comment ça va ? », … sont réalisés afin d’alléger votre porte-monnaie. Les grosses nouilles caucasiennes et naïves ne se reconnaîtront pas dans ce que je dis. Il arrive parfois que ce soit franc mais allez faire un tour au Cambodge et vous comprendrez ce que gentillesse, compassion, humanité, respect de l’autre veulent dire.
J’ai tout compris lorsque l’on m’a expliqué pourquoi les Indiens roulaient comme des dingues, c’est tout simple, ils n’ont pas peur de mourir. Et oui, ça change tout ! Ils ont d'ailleurs encore moins peur de la mort des autres 🤪.
J’ai assisté à une scène où un couple de personnes très âgées tentait de traverser la route. En France, une voiture sur deux se serait arrêtée (si si, vu leur état j’vous jure) et bien là, le tuctuc dans lequel j’étais les poussait avec sa roue avant ! J’ai cru que j’allais lui en mettre une. Petite précision : il y avait 20 cm d’eau boueuse sur la route.
Je ne regrette pas d’être venu en Inde, je regrette simplement que quelqu’un n’ait pas écrit ça avant moi. J’aurais peut être été convaincu d’acheter un billet d’avion pour une des nombreuses autres destinations de notre merveilleuse planète.
J'ai rencontré un français qui travaille depuis deux ans à Delhi, nous avons beaucoup discuté, je lui ai fait part de mes impressions sur le pays et il m'a dit que beaucoup de touristes pensaient la même chose sans jamais vraiment l'avouer pour certains (pas facile de dire que ses vacances n'étaient pas terribles). Il m'a dit que le sud du pays est plus civilisé et mieux organisé.
S’il est encore temps pour vous, alors partez à la chasse aux renseignements et pensez à d’autres destinations. Je sais que ce post va recevoir une avalanche de contestations. Certains ont une expérience de 4, 5 voir des dizaines de voyages en Inde et vont dire que ce que je dis est faux (concernant l’attaque des sens, ils ne pourront pas dire ça) ou mal perçu. Peut-être que ceux là auraient dû aller visiter d’autres pays et ne pas se concentrer sur un seul. C’est ce que je préfère faire et, si certains pays, sont si beaux que j’y retournerai, je sais pour la première fois de ma vie que je ne reviendrai plus jamais en Inde.
(j'ai employé le "je" mais nous étions trois, mon épouse (41 ans) et notre fille (14 ans)).
We're off! After exploring the north, the four friends have now discovered the south.
We’re excited to share this new travel journal, dedicated to our little group and our strong friendship, written by Richard and illustrated with Kate’s photos.
I’ll chime in from time to time with practical tips.
First of all, a big thank you to everyone on VoyageForum who helped us plan this trip. It would’ve been quite different if we’d just relied on guidebooks.
The itinerary lasted just over 3 weeks: Mahabalipuram, Pondicherry, Thanjavur, the Chettinad region, Madurai, Munnar, Munroe Island, Cochin, and Chennai.
We traveled by train, taxi, and private car with a driver, took a domestic flight, and stayed in guesthouses, Airbnb apartments, and hotels.
For each of us, including flights, the total budget barely reached 2000 €, and we didn’t hold back—knowing we avoid resorts and love street food and small Indian restaurants.
Voilà cela fait à peu près un an depuis que j'ai vu l'emission Pékin Express je me suis pris de passion pour ce pays qu'est l'Inde .
J'avais vraiment l'intention de partir 15 jour un mois en Inde du Sud mais après plusieurs lecture de blog ( principalement http://lolotte.travelblog.fr/ )je me suis rendu compte que les Indiens n'en ont strictement rien à faire des touristes et ne cherche qu'à soutirer de l'argent et arnaquer les touristes . Il doit surement exister des indiens qui ne doive pas être trp cupide mais bon .
Je comptais faire mon premier vrai voyage en solitaire mais ce blog m'a vraiment un peu effrayé non pas sur le pays mais sur les gens .
Voilà je cois que je vais essayer de trouver une destination plus facile pour mon premier voyage
"Lancée cette semaine par Etihad, la ligne Bombay-New York propose le vol en 1ère classe le plus cher du monde. Un luxe inouï attend les passagers qui paieront plus de 30.000 euros l'aller simple.
Un an de salaire dans un billet d'avion. C'est ce que propose Etihad avec son nouveau vol Bombay/New-York (avec escale à Abu Dhabi) sur l'A380, en première classe, inauguré dimanche 1er mai. 33.000 euros l'aller simple: ce n'est ni plus ni moins que le billet d'avion de ligne le plus cher du monde. Un titre auquel la compagnie des Emirats Arabes Unis était habituée puisqu'elle détenait le précédent record avec un New-York/Abu Dhabi à 28.000 euros. "
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...
"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati.
Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part.
Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise.
On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens.
Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin…
« Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!!
Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise…
« Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement…
« Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés.
J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline.
Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête.
Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés.
Le paysage est incroyable…
Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya.
Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village.
Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois.
Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine.
Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien…
Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres…
Rzzz…"
Voici le retour de notre voyage (en couple) au Rajasthan du 15 juillet au 4 août.
Pour faire court j'ai ADORE ! Et d'abord l'ambiance : c'est bruyant, coloré, cracra, décrépi...et incroyablement esthétique : un appel à tous vos sens! Ensuite c'est une concentration de forts, palais, temples...bref un héritage culturel exceptionnel !
Comme j’aime bien trouver des infos pratiques quand je prépare mes voyages je vais essayer d’en mettre le maximum (vous lirez entre les lignes pour ceux qui ne sont pas en recherche d’infos !).
Le parcours :
Agra (2 nuits) - Jaipur (3N) - Pushkar (2N) - Udaipur (3N) - Ranakpur(1N) - Jodhpur (3N) - Jaisalmer (3N) – retour Jodpur vol Delhi (2N)
En terme de déplacements les routes sont très bonnes mais la circulation complètement anarchique (en particulier dans les villes !) et on ne roule pas vite (une vache, un chien, une chèvre voire un dromadaire… peuvent surgir à tout moment !).
Voilà les temps de trajets :
Delhi/Agra : 3h
Agra/Jaipur (visites de Fatehpur Sikri et Abhaneri sur le trajet) : 5h (+3h de visites)
Jaipur/Pushkar : 3h
Pushkar/Udaipur (visite de Chittorgarh) : 7h (+2h de visites)
Udaipur/Jodhpur (détours par Khumbalgarh et Ranakpur : on a fait une nuit sur Ranakpur) : 3h+3h
Jodhpur/Jaisalmer : 5h (visite d’Osian à l’aller 1h)
Vol Jodhpur/Delhi : 1h20 (+1h voiture aéroport/hotel)
Un point budget:
- le vol : Toulouse/Delhi via Istanbul (immense aéroport tout neuf, coin fumeur en F13 pour ceux que ça intéresse !) avec Turkish (classique, plutôt très bonne bouffe, 578€/pers).
- vol intérieur Jodhpur/ Delhi (en été la ligne Jaisalmer/Delhi ne fonctionne pas) avec Air India (48€/pers)
- visa ici : 72€/pers
- hôtels : plutôt très conforts (mais sans piscine) et toujours bien placés en centre ville : 862€ (19N soit une moyenne de 45€/N, de 20€ à 75€). Excellente wifi partout. Paiements par CB
- chauffeur privé : 645€ (les 3 semaines) + 80€ de pourboire (min 10% si c’est ok, on augmente en fonction du niveau de satisfaction)
Bien choisir son chauffeur, on passe quand même beaucoup de temps en voiture et ses conseils sont souvent bien utiles. Je vous recommande : Sevinder (son site: chauffeurpriveeninde , son tel -il est très réactif sur whatsapp- : +919958402866)
D’ailleurs il est tellement sympa que je me suis proposée pour faire l’intermédiaire si besoin (en privé). Attention son site est en français (il a payé très cher pour cela 🤪 mais à part quelques mots il s'exprime en anglais)
- sur place : attention aux retraits limités à 10000rps -environ 130€- (3 fois consécutifs possibles avec frais bancaires à chaque fois évidemment…il faut vraiment que j’ouvre un compte voyage avec CB sans frais…des retours à ce propos ???).
les repas : de 2€ à 10€ (« restos à touristes »), une moyenne de 5€ en général (mon mari a explosé le budget avec les bières qui coûtent plus chers qu’un repas…)
les visites : le budget que j’avais mal anticipé puisque les prix ont souvent doublé par rapport à ce que j’avais pu lire ! Je détaillerai mais entre 3 et 7€ par personne 2 ou 3 fois/ jour, ça chiffre vite ! (Taj mahal hors concours à 17€, billet à prendre en ligne sur leur site)
Environ 650€/pers pour ces 2 postes.
Budget total : 2150€/pers
Le climat :
Pas le choix pour nous mais il est clair que juillet n’est pas la meilleure période. Il fait chaud , trèssss chaud, humide, trèssss humide. Le matin on cuit en général sous le soleil puis le temps se couvre pour une ambiance sauna car la température est au max entre 14h et 18h. Bref on est trempe et poisseux toute la journée (la clim de la voiture et des hôtels est un vrai plus pour se ressourcer !).
Les 2 orages vécus montrent qu’il ne fait sans doute pas bon s’aventurer dans d’autres parties de l’Inde en cette saison …
PUSHKAR
L’avantage c’est que nous avons croisé très peu de touristes (sauf touristes locaux !) avec comme revers de la médaille une sollicitation quasi permanente : « Pic ?Pic ? » comprenez selfie avec moi…ça c’est le côté sympa mais aussi les « viens dans ma boutique » « achète » qui à la centième fois peuvent être légèrement lassants (et culpabilisants…parce que c’est quand même pas top leurs conditions de vie...et un achat peut faire la différence quand c'est le seul de la journée).
Tout est d’ailleurs un peu faussé par ce rapport à l’argent : de simples conversations qui semblent amicales finissent toujours par une proposition commerciale. Même faite avec le sourire c’est toujours un peu décevant (quoi ! on ne m’aime pas pour moi mais pour mon argent ???). Par contre (Delhi mis à part ) il y a moins de misère que des retours plus anciens m’avaient laissé supposer .
Serieux, j' y été allé en 2004 et cela avait été facile mais là.....j'ai halluciné devant tant de débilité...je croyais qu'on avait détruit la gestapo, je me suis trompé...comment peuvent ils autant nous prendre pour des pigeons.....C'est juste du blabla ou avoir le visa c'est un peu comme au loto?
je lis, la signature doit etre rigoureusement identique sur les 2 pages et sur le passeport, perso, je suis incapable de refaire 3 fois ma signature rigoureusement identique...le passeport doit etre en état neuf, j'ai une petite bande de scotch noir sur la tranche ( surtout pour pouvoir le reperer facilement parmi les autres quand en afrique, le douanier a dans ses mains 25 passeports)...sur certains sites, ils disent faut avoir impérativement 3 pages vierges à suivre et d'autres 3 dont 2 à suivre...moi j'ai plus que 2 pages vierges ( mais en face à face et de nombreuses pages ou y a que un seul tampon...., moi qui croyait avoir tout vu en afrique noire....l'administration africaine, à coté c'est du gateau...les indiens sont champions du monde des dérangés)
enfin bref, c'est vraiment si refusé que ça?
si dossier non complet, faut juste repayé les frais de post ou repayer aussi les frais de visa?
Je rencontre actuellement un gros problèmes de visa pour partir en stage en Inde et j'aurai voulu connaître votre point de vue, vos conseils et vos réactions.
Je suis actuellement en 4eme année de Bachelor International à Sup de Co La Rochelle et dans le cadre de mes études je dois partir faire un stage de 6 mois à l'étranger. Ayant eu la possibilité de partir en Inde faire une stage dans une organisation humanitaire, j'ai sauté sur cette occasion.
Malheureusement, je commence à m'en mordre les doigts.
En ce qui concerne la mission que je dois réaliser, celle-ci s'inscrit bel et bien dans le cadre de mes études puisque je dois réaliser des missions d'ordres commerciales au sein et pour l'organisation qui m'accueille. Ainsi, pour se faire, une convention de stage a été signée entre les trois parties concernées, l'ONG, mon école et moi-même.
Je me suis donc rendu à Paris pour faire ma demande de stage avec tous les papiers nécessaires pour obtenir un visa étudiant ("Student visa") et on m'a dit finalement que je ne pouvais partir en Inde avec un visa étudiant mais avec un visa de travail ("Work visa") malgré le fait que je pars là bas dans le cadre de mes études, pour y réaliser un stage qui plus est, un stage non rémunéré.
Il me manquait donc un document, "the Incorporation certificate", sorte de du "K-bis" français que j'ai réussit a obtenir 5 minutes avant la fermeture du centre de visa et de repartir chez moi à La Rochelle.
Bref, nous sommes finalement 13 étudiants à sup de co La Rochelle à ne pas pouvoir partir en stage humanitaire en Inde car l'ambassade nous demande désormais un papier de notre maitre de stage qui affirme qu'il versera une partie de notre salaire directement à l'Etat Indien comme taxes.
Je trouve cette histoire compliquée, j'en ai marre de me prendre la tête et j'ai vraiment hâte d'arriver en Inde.
Que me conseillez vous de faire?
En attente de vos réponses, je vous souhaite une agréable journée.
Bonjour,
je ne sais pas si j'aurai beaucoup de réponses à ce message vu que mes questions sont plutot hétéroclites.
Nous partons dans 3 semaines pour l'inde du sud avec nos 2 enfants de 18 mois et 4 ans, et je commence à ressentir comme un léger...enfin, vous savez bien ce que c'est, comme quand on part tout bientôt quoi !
Donc, voici en vrac plein de questions, si vous avez des réponses pour certaines d'entres elles, elles seront les bienvenues
Surtout au niveau des hotels, on ne sait pas trop où réserver à Mamalapuram.
Est-ce que le lonely planet est fiable (surtout au niveau des tarifs) ?
Avez-vous des adresses à nous conseiller pour mamalapuram, le parc de Wayanad, pondicherry, munnar, varkala ? Varkala d'ailleurs, ça vaut vraiment le coup ?
J'ai eu des echos carréments moyens (type St tropez de l'inde du sud, beaucoup trop touristique, etc...).... et comme on veut aller à Wayanad, j'ai un peu peur des distances que l'on ne souhaite pas trop grandes.
Est-ce qu'en haute saison, c'est vraiment compliqué de trouver des hotels, combien de temps doit-on réserver à l'avance ?
Avez-vous pris le train là-bas ? Je suis paumée avec le système de réservation par internet, je ne comprends pas comment trouver le train qu'il nous faut selon les trajets qu'on veut faire, surtout pour celui qui nous ramenera à Chennai avant de reprendre l'avion du retour.
Est-ce qu'il y a des coins auxquels nous n'aurions pas pensé et qui vous semblent vraiment chouettes à voir ? Des coins qui ne figurent pas forcément sur les guides...
Bon ça fait déjà pas mal de questions, comme je vous le disait, la pression monte un peu ;-).
Amicalement,
Corinne.
Pour les amoureux de l'Inde:
La Galerie Librairie IMPRESSIONS et "Les Comptoirs de l'Inde" vous invitent à différentes rencontres autour de l'exposition de photographies et textes de Gérard Clot : "Calcutta, aussi...". The Galerie Librairie IMPRESSIONS and "Les Comptoirs de l'Inde" invite you to differents events around the photos and texts exhibition of Gérard Clot : "Calcutta, aussi...".
- -- - Samedi 22 avril à 16 heures : Conférence "Les Comptoirs de l'Inde hier et aujourd'hui" par Douglas Gressieux et signature d'ouvrages sur les Comptoirs.
Vendredi 28 avril à 20 heures : Lecture de textes sur l'Inde par Simon (auteur de "Au corps de l'Inde") et Gérard Clot.
Dimanche 7 mai à 16 heures : Danse "Odissi" par la danseuse Barbara Curda.
Samedi 13 mai à 17 heures : Débats et échanges sur l'Inde avec Gérard Clot. - Exposition jusqu'au 13 mai 2006 -- Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04 Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures -- Exposition de photos de Gérard Clot : "Calcutta, aussi..."
"La violence qui s’empare de moi et me laisse étourdi de bruits et de silences, de beautés et de putréfactions, comme hagard d’être comblé, le cœur au bord des lèvres, depuis plus de vingt-cinq ans. Mes Indes : accablement et submersions continuels - cette violence qui vous fait violence, car elle est douleur et douceurs extrêmes, n’hésitant pas à se perdre, à mourir en exquis écoeurements. Chaque jour, l’Inde m’achève, et en s’achevant en moi elle se parachève au-delà de toutes ses violences.
La photo en figeant le silence vous impose un sommeil de l’Inde que l’écriture se doit de prendre en relais, pour mieux entendre ses cris. Cette absence de l’Inde se laisse découvrir à même l’instantané des gestes suspendus. Calcutta, aussi…. Tout est dans le « aussi ». Calcutta entre le sourire de la mère à l’enfant, Calcutta des effigies, des idoles, des abandonnées des ghâts, qui se décomposent en un retour vers elles-mêmes. Calcutta, de la création des Durgā, Kālī en accroissement des couleurs. Calcutta du marché aux fleurs sous Howrah Bridge, noyé dans la tourmente métallique des engorgements, de l’étouffement, des vibrations des poutrelles de fer. Calcutta dans l’ambivalence, entre être et disparaître. Calcutta des sculptures indiennes, qui dit l’Un et le Multiple."
Gérard Clot : ancien professeur d’anglais. Photographe - voyageur - écrivain - sillonne l’Inde, étudie, photographie le sous-continent depuis fort longtemps. Un livre achevé attend une publication, l’espère ardemment. Un autre en étroite collaboration avec la photographe Ruth Van der Molen verra le jour en 2006 chez Maisonneuve et Larose.
Bonjour,
mon départ approche et j'aimerais bien trouver un livre sympa a lire pendant les longs trajets. Je ne suis pas un grand adepte de lecture, je cherche donc un bouquin facile à lire et plutot sur l'inde, pourquoi pas un récit de voyageur....
Merci de vos recommandations
Ben
Suite et fin de - Amarkantak, l'Indologue et la cabale - Inde
Je dois avoir vu pas loin de 1000 noms cités, certains plusieurs fois, comme références dans les ouvrages que je lis sur l'histoire de l'Inde, sur ses religions, son architecture, ses arts. Des ouvrages écrits par des auteurs de différents pays, France, Allemagne, Angleterre, mais aussi Inde....
J'ai trouvé une fois le nom de Alain Daniélou, dans - Early India from the origins to AD 1300 - de Romila Thapar (Penguin Books India 2003), page 535, dans - Some sources in translation - à propos du chapitre 10. Elle cite la traduction d'une légende tamoule faite par Alain Daniélou : Manimekkalai (New Delhi, 1993). Cette grande historienne indienne, roulée en permanence honteusement dans la boue par le maigre mais très actif contingent des tenants de l'hindutva (les plus virulents de ces extrémistes hindous appartiennent le plus souvent à la diaspora), tolère donc les homosexuels ayant rompu avec leur bigotte de mère, adopté le shivaïsme, et non issu du milieu universitaire ? Cette promiscuité me fait frémir (ça va, je blague).
Etrange cet ostracisme international... Mondiale la cabale tout compte fait ! Inquiet devant ce côté sombre de l'histoire de Alain Daniélou je me suis permis de poser la question à certains de nos enseignants, français ou indiens. Pourquoi Alain Daniélou... Ce qui en ressort :
Il peut être considéré comme un indologue en tant que voyageur qui s'est immergé profondément dans la culture indienne mais pas comme un historien. Ses écrits sur l'histoire de l'Inde présentent des erreurs et ne peuvent pas être qualifiés de de scientifiques...De plus il ne prend aucune distance, il s'approprie certaines visions de l'histoire de l'Inde proches ou identiques à celles des nationalistes hindous.
Il a écrit des choses intéressantes sur les temples et sur la musique. Mais si vous citez le fait qu'il a été récompensé en tant que musicologue par l'Unesco je peux vous dire que beaucoup de musicologues experts en musique classique indienne ne se réclament pas de lui. Si vous prenez cette référence certains vous diront que l'Unesco aussi a ses préférences...
Pas d'enthousiasme pour Alain Daniélou. A la limite de l'indifférence. Je me dois de parler de cette nouvelle camarade de classe qui se serait fait saquer dans son ancienne faulté par un enseignant indien pro-Daniélou ? Pourquoi tant de haine de ce côté ? Bonne question. Oui, des intellectuels, indiens qui plus est, se réclament de Daniélou. Oui de la haine car l'histoire ancienne est celle d'aujourd'hui. Et elle provoque, justifie pour certains les violences d'aujourd'hui (peut-on toujours parler tranquillement en France de la guerre d'Algérie ? Une loi serait sur le point d'être discutée en Espagne au sujet du franquisme, loi qui inquiète beaucoup de monde...).
Je m'explique. Quand vous subissez autant de centaines d'années de colonisation vous avez envie de trouver une raison d'être fier de votre pays. Certains vont faire de leur mieux pour trouver un avenir à leur pays. D'autres s'en vont à la recherche de la gloire passée quitte à refaire, quitte à maquiller l'histoire. Tout les moyens sont bons. Au retour d'un séjour en Inde j'avais parlé de ces scientifiques indiens qui, ayant relevés les positions des étoiles et les descriptions de la personnalité de Krishna au temps du Mahabharata, avaient trouvé la date de naissance de celui-ci grâce à de savants calculs par ordinateur.
Lorsque des historiens étrangers écrivent que votre civilisation ancienne était la plus "belle" mais qu'elle a été écrasée, pervertie par de vilains musulmans bons qu'à faire couler des flots de sang, puis par des barbares d'anglais (là on peut en rediscuter après le match de rugby de dimanche) ces gens-là boivent du petit lait. Et bien c'est ce qui se passe. Les extrémistes hindous sont très heureux d'être soutenus en tout ou partie par un étranger comme Alain Daniélou qui leur sert une histoire partisane qui leur permet de se servir à la carte en prenant les bouts qui les arrangent. Mais souvent le même écrivain ne parlera pas trop des horreurs des sacrifices védiques (pour lui le brahmane sacrificateur n'est pas un tueur. Ah ? Himsa ?) ni des flots de sang et des déplacements de population causés par Ashoka (qui s'est repenti, il est vrai, mais après avoir adopté le boudhisme).
Conclusion : Alain Daniélou est ignoré par le plus grand nombre d'historiens. Les raisons principales en seraient son manque de rigueur et son manque de distance.
Lisez l'histoire avec circonspection (quelques livres ici). Celle de l'Inde est brûlante. Des factions existent prêtes à en découdre, voire physiquement. Je vous offre un divertissement à ce propos. Là.