La dengue et le zyka, deux virus portés par des moustiques, se propagent actuellement en Polynésie française où 50 000 cas sont recensés.
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Bonjour à tous,
Nours partons en famille (enfants de 8 et 11 ans) très prochainement pour la Polynésie (Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Moorea) et nous sommes un peu inquiêts suite à la lecture de notre guide. Pour ceux qui habitent là bas ou y sont déjà allés, avez-vous eu des ennuis avec : les poissons pierre les coquillage 'cône' la dengue. Cette fièvre mortelle semble toucher majoritairement les enfants et ceci nous inquiète particulièrement... Savez-vous si une épidémie est en cours ?
En vous remerciant par avance de nous rassurer et de nous donner tout conseil utile pour passer un séjour en sécurité,
Marco.
Nours partons en famille (enfants de 8 et 11 ans) très prochainement pour la Polynésie (Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Moorea) et nous sommes un peu inquiêts suite à la lecture de notre guide. Pour ceux qui habitent là bas ou y sont déjà allés, avez-vous eu des ennuis avec : les poissons pierre les coquillage 'cône' la dengue. Cette fièvre mortelle semble toucher majoritairement les enfants et ceci nous inquiète particulièrement... Savez-vous si une épidémie est en cours ?
En vous remerciant par avance de nous rassurer et de nous donner tout conseil utile pour passer un séjour en sécurité,
Marco.
A mon tour de vous raconter mon voyage de noces, en espérant que ça aide quelques personnes.
J’ai tout organisé par moi-même sauf un package billet d’avion internationaux + pass inter île + hôtel le Maitai Polynésia à Bora Bora, que j’ai acheté auprès d’Easy Tahiti. Pourquoi ? Car pour les billets internationaux, j’ai 25% sur le billet HT de la mariée, pour le pass inter île, c’était le même prix (donc pourquoi s’enquiquiner…) et pour le Maitai, j’avais un meilleur tarif qu’en passant en direct. Toutes les autres pensions, je les ai réservées par mail de France au mois de décembre 2013 et janvier 2014, en donnant un acompte quand il était demandé. J’ai réservé les plongées et les excursions au mois de septembre 2014.
Nous sommes restés 25 jours sur place, avec visite des îles de la société et des Tuamotus.
Nous avons acheté une carte Vini pour téléphoner, ça nous a bien servi (1ère carte à 850 cfp comprenant la Sim et 500 cfp de crédit)
Nous avons acheté le Tahiti Fun pass pour Moorea, pour un prix de 29 €, grâce auquel nous avons économisé sur pas mal de prestations (il existe aussi sur Bora Bora et sur Tahiti mais ce n’était pas intéressant pour nous).
Nous sommes arrivés le samedi 4 octobre au soir sur Tahiti, nous avons dormi sur place.
Dimanche 5 octobre 2014
ILE DE LA SOCIETE
MOOREA 4 NUITS
J'ai réservé un transporteur collectif pour aller jusqu'à l’hôtel les Tipaniers, j'ai pris Torea Nui, c'est le moins cher des 3 existants (1 000 cfp/personne contre 1 200 avec Alberts Transports et 1 500 avec Moorea Explorer).
Avis sur les Tipaniers : j'ai choisi cet hôtel pour sa localisation sur une des meilleures plages de l'île, et son bon rapport qualité/prix car de chers bungalows sont vendus par les agences mais il y a des chambres que nous pouvons réserver uniquement en direct pour environ 75 Euros la nuit (contre 140 € en bungalow standard !). Nous sommes à la chambre 1, avec coffre fort, frigo et petite terrasse. Nous sommes juste derrière la réception et les bungalows sont dispersés dans le jardin, jusqu'à la plage. Nous ne prendrons pas d'extra car le petit déjeuner est par exemple à 16,50 Euros/personne... Les vélos sont gratuits. Nous avons bien aimé résider dans cet hôtel.
Prix : 8 995 cfp/nuit – 75 € / + 150 cfp taxe de séjour/jour /personne soit 9 295 cfp/nuit – 78 €
On loue un kayak chez Tip Nautic, sur la plage, pour 1 000 cfp de l'heure pour un double. Pour information, le Coco Beach a brûlé une semaine avant notre venue, je ne sais pas s’il est prévu qu’il soit reconstruit.
A 17h, nous avons réservé un massage avec le couple Bruno et Marjorie de "Reikilibre-toi", qui viennent avec leur table de massage dans notre chambre. C’est extra ! A recommander !
Prix : 6 000 cfp/heure/personne (50 €)
Lundi 6 octobre 2014
7h30 : plongée avec Scubapiti (sur la plage des Tipaniers). Le site s'appelle "cayon d'Opunohu" et c'est le site de prédilection des requins citrons. Niveau plongée, le corail est pauvre et nous n'avons pas vu un seul requin citron, c'est la petite déception. Par contre, ça nous a permis de nous re-familiariser avec la plongée, c'était pour nous important de faire une plongée un peu "test" avant toutes les autres belles que nous allons vivre ! (nous avons eu notre niveau 1 en mars…)
Prix d’une plongée (15% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 5 091,50 cfp (43 €)/personne
13h30 : excursion baleines avec Scubapiti. On a entendu un mâle chateur sous l’eau (on ne l’a pas vu). On a trouvé maman et bébé, on nous a donné le feu vert pour aller à l’eau et là, c'est tout simplement magique, la maman est là, le bébé remonte à la surface, c'est trop beau ! Retour au bercail, il est un peu plus que 18h, Henri et son équipe ont été super et on a passé des moments magiques et merveilleux.
Prix (10% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 6 300 cfp/personne (53 €)
Mardi 7 octobre 2014
Programme Apnéa à l’hôtel Intercontinental, qui consiste à rester 30 minutes dans le bassin avec les dauphins et on nageant avec eux (2 fois). C'est pour 4 personnes maximum donc en petit comité. Expérience sympathique à vivre mais que je ne recommencerai pas car j’ai préféré nager avec les dauphins en liberté à Rangiroa. Ca n’a rien à voir et d’avoir vécu les 2, je sais maintenant ce que je veux.
Prix (réduction avec Tahiti Fun Pass pour 2 personnes) : 46 410 cfp (389 €) pour 2.
Nous avons loué une voiture avec Albert Transports, pour 2 journées.
Visite de l'usine de fruits Rotui, qui propose des visites guidées (presque) gratuites à 9h et 14h (juste 100 cfp pour la charlotte obligatoire par rapport à l'hygiène). Par contre, l'inconvénient de l'après-midi est que les chaînes de production tournent moins que le matin, dommage.
Visite du Moorea Tropical Garden, tenu par une petite mamie qui vend, entre autres, des confitures. Nous en profitons pour visiter le jardin. Nous avons acheté 2 pots de confiture mais ils ont coulé dans la valise… Donc bien faire attention à ce que ce soit bien fermé…
Tiki Village : coco show, ouverture du four traditionnel tahitien, petite visite du village avec un guide. Repas sous forme de buffet. Show pour nous montrer les différentes manières de nouer un paréo pour une femme, puis pour un homme. Et pour finir, le spectacle.
Bilan : sympa mais cher pour ce que c’est.
Prix soirée au Tiki Village repas + spectacle (10% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 8 955 cfp/personne (75 €)
Mercredi 8 octobre 2014
Tour de l'île en voiture (qui fait 60 km) : le belvédère, le marae, le lycée agricole. C'est un vrai lycée qui propose gratuitement une visite de l'exploitation avec un guide papier. Ensuite, petite dégustation de confiture et possibilité d'acheter les produits (confitures, glaces, miel etc). Nous continuons notre chemin pour faire tout le tour de l’île. Visite de l'usine "Tahiti Arômes" qui est à côté des Tipaniers.
Jeudi 9 octobre 2014
Nous rendons la voiture vers 12h15 et nous sommes pris en charge par le bus-navette vers l'aéroport. Avion pour Huahine. Nous sommes attendus par Flora, qui tient la pension Tifaifai et Café. Cet après-midi, nous ne faisons rien à cause de la pluie…
HUAHINE 3 NUITS
Avis Tifaifai et Café : superbe endroit, avec vue sur la mer. Tous les soirs, nous nous sommes endormis avec le bruit des vagues, magique ! Super petit déjeuner copieux avec plein de fruits ! Et Flora est très sympa, nous avons adoré séjourner ici. Le dîner est en supplément contre 2 000 cfp/personne, de toute façon, il n'y a rien d'autre autour accessible à pied et nous n'avons pas de moyen de transport.
Prix en petite chambre double avec petit déjeuner, transfert gratuit : 7 500 cfp/nuit – 63 €
Vendredi 10 octobre 2014
2 plongées de suite avec le centre Mahana Dive tenu par Annie, et nous plongeons avec Mathieu.
Nous commençons avec le site Fa'a Miti. Normalement, c'est une plongée calme mais aujourd'hui, il y a du courant, donc on se fait balloter à droite et à gauche.
2nde plongée sur le site de la passe d'Avapehi. Cette plongée est plus technique que la première car c'est une plongée avec courant mais comme nous l'avons vécu avec l'autre, tout va très bien.
Prix : 2 plongées à 12 000 cfp/personne (100 €)
16h15 : Eric de "La Petite Ferme" vient nous chercher. Nous avons prévu de faire une balade à cheval, le sunset. Il nous prévient qu'il peut pleuvoir et veut savoir si nous voulons faire la balade. Il n'y a plus de place demain soir donc oui, nous gardons la balade. Nous serons seulement 3 + 2 accompagnateurs (Eric et Christelle). Nous démarrons la balade vers 17h45, un peu de trot léger et nous prenons un chemin afin d'aller sur la plage. Le sunset est quasiment fini, on voit encore légèrement du rosé dans le ciel, de toute façon, il y a des nuages (on le savait). Fin de la balade de nuit en traversant le lac, avec de l’eau jusqu’aux genoux. Nous rentrons, il est 19h30 environ. Anne-Céline, la femme d'Eric, nous a préparé une citronnade avec les citrons de son jardin.
Bilan : trop de marche, pas assez de trot à mon goût (2 petites fois) et déception sur le galop (il faisait déjà trop sombre, Eric ne trouvait pas que c’était sécuritaire), par contre, j'ai adoré la partie lac et j'étais très en confiance sur mon cheval.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Samedi 11 octobre 2014
9h : excursion 4x4 organisée par Poe. Notre guide et conductrice s'appelle Jocelyne. Nous serons en tout 3 couples. Visite : marae Manunu, parcs-pièges à poissons, musée du fare-pote'e, maison de la vanille, ferme perlière, anguilles sacrées, belvédère, Huahine Iti, maison du paréo.
Nous rejoignons un autre 4x4 de 10 personnes qui ont passé la journée avec Poe. Nous assistons à la préparation du repas. Très bon repas, une petite déception toutefois pour le dessert, juste de la mangue, j'aurais aimé un dessert typique. Après le repas, nous allons dans le jardin : ouverture de la noix de coco et panier à fruits avec des feuilles de bananiers pour les garçons, couronne de fleurs pour les filles.
Prix : 9 000 cfp/personne (75 €)
Dimanche 12 octobre 2014
RAIATEA 4 NUITS
C’est le centre de plongée Hemisphere Sub qui vient nous chercher. Aujourd'hui, nous allons plonger sur l'épave du Nordby, une des rares épaves de Polynésie. Elle est située à quelques mètres du ponton, donc nous n'avons pas besoin de prendre le bateau. Nous faisons juste un saut dans l'eau. C'était sympa de faire une épave niveau expérience, mais moi, je préfère voir les poissons !
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Retour à notre pension, Opeha, tenue par Vetea et Emma. Nous sommes au bungalow 1, avec vue sur la mer, il y a 5 bungalows en tout.
Avis Opeha : petits déjeuner extras ! Bungalow sympa, notre lit est fait tous les jours (contrairement aux autres pensions) mais pas la poubelle (lol), à la fin, ça sentait très mauvais. Pas de possibilité de restauration le soir, il faut commander un repas aux prestataires pour se faire livrer ou Emma nous emmène à une roulotte, pratique.
Prix en bungalow avec petit déjeuner : 10 000 cfp/nuit – 84 €
Transfert : 1 000 cfp/personne AR – 8,40 € (15 minutes de l’aéroport)
Machine à laver pour 500 cfp
Cet après-midi, nous prenons les 2 kayaks simples (gratuit) de la pension pour nous rendre au motu Iriru. On met 30 à 40 minutes, à notre rythme.
Lundi 13 octobre 2014
Excursion bleue avec Bruno. Cette excursion, je l'ai réservé de chez Flora. Je voulais la faire avec Edwin, qui est sur Tahaa et propose un tour moitié pirogue, moitié 4x4, mais il ne répondait pas aux mails. Donc je l'ai contacté samedi soir et il était déjà complet pour ces prochains jours (sauf mardi), à savoir 16 personnes en tout ! J'ai donc contacté Bruno (j'hésitais entre les 2 donc comme ça le choix a été fait), il était dispo et on est maximum 12 dans le bateau et aujourd'hui, 8. Ca a l’air bien mieux.
Nous démarrons l’excursion vers 9h : maison de la vanille, ferme perlière Champon, arrêt aux raies et requins pointes noires en snorkeling, arrêt à un jardin de corail, repas sur un motu, arrêt au jardin de corail près du motu Tau Tau. Après en avoir pris plein les yeux, nous remontons sur le bateau et revenons sur Raiatea, il est 17h.
Bilan : j’ai adoré cette journée, en plus, Bruno m’a envoyé par mail les photos qu’il a prises durant l’excursion (c’est gratuit).
Prix : 9 500 cfp/personne (80 €)
Mardi 14 octobre 2014
A 8h15, Thierry notre guide nous attend pour la randonnée au Temehani (environ 15 km). Nous ne serons que tous les 2 avec lui. A midi, nous sommes sur le plateau, en haut, et nous mangeons. Nous allons ensuite voir la fameuse fleur "tiare apetahi". Il n'y a plus qu'une trentaine de pieds de tiare apetahi, cette fleur est endémique du plateau Temehani et ne pousse nulle part ailleurs dans le monde, elle est en grand danger. Surtout l'homme qui ne fait pas attention et l'abîme ou la cueille (voire la dégrade intentionnellement pour les pires), ou par le rat qui mange le pied. J'espère que les bons soins de Thierry et d'un botaniste vont porter leurs fruits et que cette belle plante va survivre. Nous rejoignons la route vers 16h, retour à la pension.
La randonnée nous a enchantés et nous espérons que toutes les personnes qui voudront aller voir la belle tiare apetahi passeront par un guide, afin de la préserver au maximum.
Prix : 8 000 cfp/personne (67 €)
Mercredi 15 octobre 2014
Plongée avec Hemisphere Sub. Je voulais absolument faire la passe Teavapiti, réputée pour être très poissonneuse mais ce n'est pas possible aujourd'hui (le courant est sortant et la visibilité est moins bonne). Nous faisons à la place le site Miri Miri. C'était assez poissonneux avec de jolis coraux et surtout, une très bonne visibilité.
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Location de voiture chez Moana Rent a car, pour un forfait de 8h pour 4 000 cfp, ce n’est carrément pas cher ! Nous faisons le tour de l’île et en profitons pour visiter le marae Taputapuatea. C'est le plus sympa de tous ceux que nous avons vus.
Jeudi 16 octobre 2014
BORA BORA 2 NUITS
Avis Maitai Polynésia : très bel hôtel, nous avons adoré nous retrouver dans un bungalow sur pilotis pour notre voyage de noces. Seul bémol : j’aurais aimé plus de fruits au petit déjeuner, il n’y avait par exemple aucune banane ni ananas.
Nous devions faire du jet ski cet après-midi mais le temps ne le permet pas (ni le lendemain après-midi), donc finalement, nous n’en ferons pas du séjour.
Vendredi 17 octobre 2014
8h30 : excursion sur la matinée avec Pure Snorkeling by Reef, qui coûte extrêmement cher (10 000 cfp/personne – 84 €, que la matinée, sans repas, alors que l'excursion complète avec Nono tours toute la journée avec repas coûte 9 600 cfp – 80 €, mais plus de monde et du feeding de raies et de requins).
Nous sommes 8 sur le bateau (c'est le maximum) avec Damien, le guide.
Sites : l'aquarium, le jardin de corail, site avec des anémones et poissons clown, site avec une belle raie léopard-aigle. Il a plu pendant l’excursion, Damien nous a prêté des k-ways jaunes. Retour au ponton du Maitai vers 13h30, pour un tour qui devait durer environ 3h30, soit 1h à 1h30 de rab, Damien a assuré !
Et je suis très contente de ne pas avoir fait le Nono tour car d’autres personnes nous ont raconté leur expérience, ils font du nourrissage de requins et ils s’amusent à grimper sur une raie pastenague pour le show, je n’aurais pas aimé du tout !
Samedi 18 octobre 2014
ARCHIPEL DES TUAMOTUS
TIKEHAU 3 NUITS
Avis pension Hotu : bungalow avec vue sur la plage, assez petit mais sympa tout de même (surtout la vue), avec une moustiquaire au dessus du lit mais prévue pour une personne donc nous sommes serrés… Pour la douche, l'eau normalement chaude est en fait froide et pue le souffre.
Excellent dîner sur une table commune et conviviale (entrée/plat/dessert travaillés), petit déjeuner copieux
Prix en ½ pension, transfert gratuit : prix spécial 17 000 cfp/nuit au lieu de 19 400 – 142 €
Dimanche 19 octobre 2014
2 plongées avec Tikehau Plongée tenu par Jaime et Françoise et rattaché à la pension Hotu.
1ère plongée : nous allons d'abord sur le site des raies manta, dans 6 mètres d'eau. La visibilité est très mauvaise et nous nageons une quinzaine de minutes mais pas de raie. Jaime nous propose de finir notre bouteille dans la passe, il nous reste en moyenne 150 bars sur les 200 du début.
Nous reprenons le bateau et allons jusque la passe. La visibilité est très bonne, les fonds sont magnifiques. Dès la mise à l'eau (en bascule arrière), une raie manta passe en dessous de moi !
2ème plongée : les fonds sont à nouveau magnifiques, et nous voyons de nouveau deux raies mantas, elles sont magnifiques !
Les plongées aux Tuamotus n’ont rien à voir avec celles de l’île de la Société, on est carrément plusieurs crans au dessus !
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Après-midi : vélo (gratuit), nous allons faire le tour de la piste qui fait 10 à 12 km.
Lundi 20 octobre 2014
Excursion sur l’île aux oiseaux
Site des raies mantas, le même qu'hier, mais en snorkeling, nous avons la chance d’y voir une raie manta. Nous remontons sur le bateau, cap vert le nord. C'est très houleux et ça tape dans les vagues. Nous allons sur un motu, direction snorkeling pendant qu’ils préparent le repas.
Repas puis nous repartons vers 13h, pour 40 minutes de bateau. Nous arrivons à l'île aux oiseaux, nous accostons et devons finir à pied dans l'eau puis, nous faisons le tour de l'île à pied avec le conducteur du bateau. C'est speed, on n'a pas trop le temps de regarder en détail, s'arrêter, contempler etc. Nous retournons au bateau et allons non loin de là, à l'île d'Eden. C'est une sorte de secte religieuse fana du bio qui a créé tout ça. Il y a actuellement 4 personnes (2 couples), qui vivent sur l'île en quasi complète autarcie.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Mardi 21 octobre 2014
RANGIROA 3 NUITS
Avis pension Cécile : la chambre est magnifique, bien plus qu'à la pension Hotu ! Super grand lit décoré de fleurs, ainsi que sur les tables de nuit, la commode, la salle de bain. Et une vraie moustiquaire 2 personnes. Dehors, une terrasse couverte avec 2 transats avec matelas, pour contempler le lagon. Plus loin, un ponton d'où admirer les poissons et une échelle pour descendre à l'eau. Par contre, la nourriture est moins sympa qu’à la pension Hotu, pour le dîner, c’est juste un buffet de 2 plats + 1 plat de légumes et les desserts sont moins travaillés (un soir, on a juste eu une pomme, dommage).
Ici, l’eau est libre service et on peut se faire du thé et autres, c’est sympa.
Les douches sont froides dans les chambres, mais il y a une douche près de la salle commune qui est chaude.
Prix en ½ pension, transfert gratuit : prix spécial 14 400 cfp/nuit au lieu de 16 000 – 121 €
2 plongées avec Yaka Plongée. C'est génial, nous avons plongé 60 minutes et 57 minutes, nos plus longues plongées ! La 2ème plongée, c’était la plongée de 16h, le sunset. Nous pouvons voir à cette heure-ci des scènes de reproduction, notamment les chirurgiens bagnard, ou des scènes de chasse (en fait, nous n'avons rien vu de tout ceci, tant pis).
Nous avons vu : napoléon, 4 types de requins (les pointes noires, les pointes blanches du lagon, les pointes blanches du récif et les gris), les dauphins passer au dessus de nous plusieurs fois et une raie manta est passée près de nous.
Prix spécial 6 plongées à 2 pour 41 400 cfp soit 6 900 cfp la plongée (58 €)
Mercredi 22 octobre 2014
Plongée avec Yaka Plongée. Toujours aussi sympa.
En fin de journée, nous allons à vélo (gratuit) jusque la passe de Tiputa. Dès que le courant change et forme des vagues, les dauphins s'en donnent à cœur joie, ils jouent dans les vagues et sautent, c'est très beau de les voir.
Jeudi 23 octobre 2014
Léon de Paati excursion doit venir nous chercher vers 8h45, nous prenons des autres personnes à différents hôtels, nous serons en tout 12 personnes + 1 enfant de 5 ans + nos 2 guides, ce qui en fait notre plus grosse excursion. Surtout que le bateau que nous prenons est fait pour une capacité de 9 personnes...
Nous allons déjà voir les dauphins dans la passe de Tiputa, puis, nous avons 1 heure de bateau pour arriver à l'île aux récifs. Arrivés sur place, il fait toujours nuageux, et ça durera tout le temps que nous y serons, dommage car avec le vent qui rafraîchit, sans soleil, ce n'est pas pareil. Ca gâche un peu même.
Le matin, nous allons voir les fameux récifs avec des petits bassins, il faut passer dans l’eau (on en a jusqu’au cou à un moment). Repas, puis Léon offre à toutes les dames un sac fait avec de feuilles de bananier. Et nous repartons pour une heure de bateau. Arrivés en face, snorkeling au même site qu'hier, l'aquarium, car le site de snorkeling près de l'île des récifs n'était pas propice à la baignade. Nous rentrons au port vers 16h30.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Vendredi 24 octobre 2014
Visite de la Gauguin's Pearl Farm qui est localisée à côté de notre pension. La visite démarre à 8h30 et c'est très détaillé et intéressant, ça vaut le coup. On voit également les employés travailler. Notre guide nous explique clairement tout le processus. Nous avons acheté une perle, non pas à la Gauguin mais chez Ikimasho, car c’est là que nous avons trouvé notre bonheur.
FAKARAVA 3 NUITS
Avis pension Veke Veke : la chambre est sympa, en face de la mer. Niveau nourriture, le cuisinier Jimmy a bien assuré pendant notre séjour.
Ici aussi, l’eau est libre service et on peut se faire du thé et autres, c’est sympa.
Les douches sont froides (tièdes dirons nous) dans les chambres.
Prix en ½ pension en bungalow plage sur un total de 6 bungalows : prix spécial 16 200 cfp/nuit au lieu de 18 900 – 135,75 €, transfert à 2 000 cfp (8 km de l’aéroport)
Samedi 25 octobre 2014
Matinée en vélo (gratuit avec la pension mais en très mauvais état)
Après-midi : 1 plongée avec Dive Spirit. Nous avons réservé une plongée en septembre et nous avons bien fait car il n'y a plus de place ! (il y a même 8 personnes sur la liste d'attente...) En effet, il n'y a plus que Top Dive et Dive Spirit dans le secteur, le 3ème centre est en vente. Ca fait peu pour Fakarava.
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Dimanche 26 octobre 2014
Excursion vers les sables roses. Un bateau vient nous chercher au ponton vers 8h15. Aujourd'hui, nous allons au Sud, normalement à 1h30 à 2h de bateau mais le lagon est très calme, c'est de l'huile sur laquelle nous glissons et nous mettons 1h. Ce matin, nous plongeons avec le centre Tetamanu Diving pendant que les non-plongeurs font du snorkeling. Normalement prévu à 10h30 mais il faut attendre que le courant change de sens, nous plongeons finalement vers 11h-11h15. Et encore, selon le moniteur, Romain, nous aurions pu attendre 15 minutes de plus pour voir plus de requins. Repas puis nous partons aux fameux sables roses en bateau. Puis, retour près du centre de plongée, nous faisons du snorkeling. Le site est exceptionnel et riche en poisson, ça vaut le coup. Nous repartons vers 16h15, pour 1 heure de bateau sur lagon calme.
Nous avons adoré et espérons séjourner ici, au sud, lors d’un prochain séjour.
Prix : 12 000 cfp/personne pour les sables roses soit 100 € + 7 000 cfp/personne la plongée soit 59 €
Lundi 27 octobre 2014
Journée vélo : nous continuons toujours tout droit, passons devant l'aéroport et ensuite, la piste est finie, il reste juste les cailloux. Nous sommes au PK 4. Nous continuons et allons jusqu’au PK 9, où il y a une plage. Nous allons ensuite jusqu’au bout de la piste et nous rebroussons chemin.
Nous nous arrêtons à la boutique de perles Heipoe, qui est ouverte. La dame fait de superbes bijoux et les perles sont belles. Nous en achetons une.
TAHITI 3 NUITS
Avis Caro Studio : famille très sympathique et serviable, un must à recommander !
Prix : 50 €/nuit + 2 000 cfp pour le transfert aller/retour (17 €)
Mardi 28 octobre 2014
Caro nous prend à 7h pour nous emmener 2 km plus loin, à la location de voiture Tahiti Auto Center. Nous avons une petite voiture pour 24 heures. Prix : 6 600 cfp (55 €)
Visite du centre de Papeete, achats, on continue jusque la pointe Venus et son phare, avec son sable noir (brûlant par cette chaleur) et vue sur Moorea, demi-tour et arrêt à un point de vue puis au tombeau du roi Pomaré IV. Nous repassons ensuite par Papeete, et nous arrêtons beaucoup plus loin aux grottes de Maraa. Ca ne paie pas de mine mais c'est très joli et il y a de belles fleurs tropicales (et des moustiques...).
Mercredi 29 octobre 2014 Aujourd’hui, il pleut et de toute façon, je ne me sens pas très bien… Nous avons finalement déclaré, mon mari et moi, la dengue… (seule consolation, nous ne l’avons pas eu pendant le séjour et avons bien pu en profiter, ouf !)
Retour en France le jeudi 30 octobre par l’avion du matin.
Bilan : nous avons adoré notre voyage de noces et du coup, on a très envie d’y retourner pour nos 10 ans de mariage ! On y était bien, les gens étaient très sympa (aux Tuamotus, tout le monde te dit bonjour ou t’adresse un signe de main quand tu passes en vélo), les dégradés de bleus sont à couper le souffle etc.
Total dépensé pendant notre séjour, tout compris : environ 12 500 € pour nos 25 jours et 26 nuits.
N’hésitez pas si vous avez des questions !
Sabrina
J’ai tout organisé par moi-même sauf un package billet d’avion internationaux + pass inter île + hôtel le Maitai Polynésia à Bora Bora, que j’ai acheté auprès d’Easy Tahiti. Pourquoi ? Car pour les billets internationaux, j’ai 25% sur le billet HT de la mariée, pour le pass inter île, c’était le même prix (donc pourquoi s’enquiquiner…) et pour le Maitai, j’avais un meilleur tarif qu’en passant en direct. Toutes les autres pensions, je les ai réservées par mail de France au mois de décembre 2013 et janvier 2014, en donnant un acompte quand il était demandé. J’ai réservé les plongées et les excursions au mois de septembre 2014.
Nous sommes restés 25 jours sur place, avec visite des îles de la société et des Tuamotus.
Nous avons acheté une carte Vini pour téléphoner, ça nous a bien servi (1ère carte à 850 cfp comprenant la Sim et 500 cfp de crédit)
Nous avons acheté le Tahiti Fun pass pour Moorea, pour un prix de 29 €, grâce auquel nous avons économisé sur pas mal de prestations (il existe aussi sur Bora Bora et sur Tahiti mais ce n’était pas intéressant pour nous).
Nous sommes arrivés le samedi 4 octobre au soir sur Tahiti, nous avons dormi sur place.
Dimanche 5 octobre 2014
ILE DE LA SOCIETE
MOOREA 4 NUITS
J'ai réservé un transporteur collectif pour aller jusqu'à l’hôtel les Tipaniers, j'ai pris Torea Nui, c'est le moins cher des 3 existants (1 000 cfp/personne contre 1 200 avec Alberts Transports et 1 500 avec Moorea Explorer).
Avis sur les Tipaniers : j'ai choisi cet hôtel pour sa localisation sur une des meilleures plages de l'île, et son bon rapport qualité/prix car de chers bungalows sont vendus par les agences mais il y a des chambres que nous pouvons réserver uniquement en direct pour environ 75 Euros la nuit (contre 140 € en bungalow standard !). Nous sommes à la chambre 1, avec coffre fort, frigo et petite terrasse. Nous sommes juste derrière la réception et les bungalows sont dispersés dans le jardin, jusqu'à la plage. Nous ne prendrons pas d'extra car le petit déjeuner est par exemple à 16,50 Euros/personne... Les vélos sont gratuits. Nous avons bien aimé résider dans cet hôtel.
Prix : 8 995 cfp/nuit – 75 € / + 150 cfp taxe de séjour/jour /personne soit 9 295 cfp/nuit – 78 €
On loue un kayak chez Tip Nautic, sur la plage, pour 1 000 cfp de l'heure pour un double. Pour information, le Coco Beach a brûlé une semaine avant notre venue, je ne sais pas s’il est prévu qu’il soit reconstruit.
A 17h, nous avons réservé un massage avec le couple Bruno et Marjorie de "Reikilibre-toi", qui viennent avec leur table de massage dans notre chambre. C’est extra ! A recommander !
Prix : 6 000 cfp/heure/personne (50 €)
Lundi 6 octobre 2014
7h30 : plongée avec Scubapiti (sur la plage des Tipaniers). Le site s'appelle "cayon d'Opunohu" et c'est le site de prédilection des requins citrons. Niveau plongée, le corail est pauvre et nous n'avons pas vu un seul requin citron, c'est la petite déception. Par contre, ça nous a permis de nous re-familiariser avec la plongée, c'était pour nous important de faire une plongée un peu "test" avant toutes les autres belles que nous allons vivre ! (nous avons eu notre niveau 1 en mars…)
Prix d’une plongée (15% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 5 091,50 cfp (43 €)/personne
13h30 : excursion baleines avec Scubapiti. On a entendu un mâle chateur sous l’eau (on ne l’a pas vu). On a trouvé maman et bébé, on nous a donné le feu vert pour aller à l’eau et là, c'est tout simplement magique, la maman est là, le bébé remonte à la surface, c'est trop beau ! Retour au bercail, il est un peu plus que 18h, Henri et son équipe ont été super et on a passé des moments magiques et merveilleux.
Prix (10% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 6 300 cfp/personne (53 €)
Mardi 7 octobre 2014
Programme Apnéa à l’hôtel Intercontinental, qui consiste à rester 30 minutes dans le bassin avec les dauphins et on nageant avec eux (2 fois). C'est pour 4 personnes maximum donc en petit comité. Expérience sympathique à vivre mais que je ne recommencerai pas car j’ai préféré nager avec les dauphins en liberté à Rangiroa. Ca n’a rien à voir et d’avoir vécu les 2, je sais maintenant ce que je veux.
Prix (réduction avec Tahiti Fun Pass pour 2 personnes) : 46 410 cfp (389 €) pour 2.
Nous avons loué une voiture avec Albert Transports, pour 2 journées.
Visite de l'usine de fruits Rotui, qui propose des visites guidées (presque) gratuites à 9h et 14h (juste 100 cfp pour la charlotte obligatoire par rapport à l'hygiène). Par contre, l'inconvénient de l'après-midi est que les chaînes de production tournent moins que le matin, dommage.
Visite du Moorea Tropical Garden, tenu par une petite mamie qui vend, entre autres, des confitures. Nous en profitons pour visiter le jardin. Nous avons acheté 2 pots de confiture mais ils ont coulé dans la valise… Donc bien faire attention à ce que ce soit bien fermé…
Tiki Village : coco show, ouverture du four traditionnel tahitien, petite visite du village avec un guide. Repas sous forme de buffet. Show pour nous montrer les différentes manières de nouer un paréo pour une femme, puis pour un homme. Et pour finir, le spectacle.
Bilan : sympa mais cher pour ce que c’est.
Prix soirée au Tiki Village repas + spectacle (10% de réduction avec le Tahiti Fun Pass), soit 8 955 cfp/personne (75 €)
Mercredi 8 octobre 2014
Tour de l'île en voiture (qui fait 60 km) : le belvédère, le marae, le lycée agricole. C'est un vrai lycée qui propose gratuitement une visite de l'exploitation avec un guide papier. Ensuite, petite dégustation de confiture et possibilité d'acheter les produits (confitures, glaces, miel etc). Nous continuons notre chemin pour faire tout le tour de l’île. Visite de l'usine "Tahiti Arômes" qui est à côté des Tipaniers.
Jeudi 9 octobre 2014
Nous rendons la voiture vers 12h15 et nous sommes pris en charge par le bus-navette vers l'aéroport. Avion pour Huahine. Nous sommes attendus par Flora, qui tient la pension Tifaifai et Café. Cet après-midi, nous ne faisons rien à cause de la pluie…
HUAHINE 3 NUITS
Avis Tifaifai et Café : superbe endroit, avec vue sur la mer. Tous les soirs, nous nous sommes endormis avec le bruit des vagues, magique ! Super petit déjeuner copieux avec plein de fruits ! Et Flora est très sympa, nous avons adoré séjourner ici. Le dîner est en supplément contre 2 000 cfp/personne, de toute façon, il n'y a rien d'autre autour accessible à pied et nous n'avons pas de moyen de transport.
Prix en petite chambre double avec petit déjeuner, transfert gratuit : 7 500 cfp/nuit – 63 €
Vendredi 10 octobre 2014
2 plongées de suite avec le centre Mahana Dive tenu par Annie, et nous plongeons avec Mathieu.
Nous commençons avec le site Fa'a Miti. Normalement, c'est une plongée calme mais aujourd'hui, il y a du courant, donc on se fait balloter à droite et à gauche.
2nde plongée sur le site de la passe d'Avapehi. Cette plongée est plus technique que la première car c'est une plongée avec courant mais comme nous l'avons vécu avec l'autre, tout va très bien.
Prix : 2 plongées à 12 000 cfp/personne (100 €)
16h15 : Eric de "La Petite Ferme" vient nous chercher. Nous avons prévu de faire une balade à cheval, le sunset. Il nous prévient qu'il peut pleuvoir et veut savoir si nous voulons faire la balade. Il n'y a plus de place demain soir donc oui, nous gardons la balade. Nous serons seulement 3 + 2 accompagnateurs (Eric et Christelle). Nous démarrons la balade vers 17h45, un peu de trot léger et nous prenons un chemin afin d'aller sur la plage. Le sunset est quasiment fini, on voit encore légèrement du rosé dans le ciel, de toute façon, il y a des nuages (on le savait). Fin de la balade de nuit en traversant le lac, avec de l’eau jusqu’aux genoux. Nous rentrons, il est 19h30 environ. Anne-Céline, la femme d'Eric, nous a préparé une citronnade avec les citrons de son jardin.
Bilan : trop de marche, pas assez de trot à mon goût (2 petites fois) et déception sur le galop (il faisait déjà trop sombre, Eric ne trouvait pas que c’était sécuritaire), par contre, j'ai adoré la partie lac et j'étais très en confiance sur mon cheval.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Samedi 11 octobre 2014
9h : excursion 4x4 organisée par Poe. Notre guide et conductrice s'appelle Jocelyne. Nous serons en tout 3 couples. Visite : marae Manunu, parcs-pièges à poissons, musée du fare-pote'e, maison de la vanille, ferme perlière, anguilles sacrées, belvédère, Huahine Iti, maison du paréo.
Nous rejoignons un autre 4x4 de 10 personnes qui ont passé la journée avec Poe. Nous assistons à la préparation du repas. Très bon repas, une petite déception toutefois pour le dessert, juste de la mangue, j'aurais aimé un dessert typique. Après le repas, nous allons dans le jardin : ouverture de la noix de coco et panier à fruits avec des feuilles de bananiers pour les garçons, couronne de fleurs pour les filles.
Prix : 9 000 cfp/personne (75 €)
Dimanche 12 octobre 2014
RAIATEA 4 NUITS
C’est le centre de plongée Hemisphere Sub qui vient nous chercher. Aujourd'hui, nous allons plonger sur l'épave du Nordby, une des rares épaves de Polynésie. Elle est située à quelques mètres du ponton, donc nous n'avons pas besoin de prendre le bateau. Nous faisons juste un saut dans l'eau. C'était sympa de faire une épave niveau expérience, mais moi, je préfère voir les poissons !
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Retour à notre pension, Opeha, tenue par Vetea et Emma. Nous sommes au bungalow 1, avec vue sur la mer, il y a 5 bungalows en tout.
Avis Opeha : petits déjeuner extras ! Bungalow sympa, notre lit est fait tous les jours (contrairement aux autres pensions) mais pas la poubelle (lol), à la fin, ça sentait très mauvais. Pas de possibilité de restauration le soir, il faut commander un repas aux prestataires pour se faire livrer ou Emma nous emmène à une roulotte, pratique.
Prix en bungalow avec petit déjeuner : 10 000 cfp/nuit – 84 €
Transfert : 1 000 cfp/personne AR – 8,40 € (15 minutes de l’aéroport)
Machine à laver pour 500 cfp
Cet après-midi, nous prenons les 2 kayaks simples (gratuit) de la pension pour nous rendre au motu Iriru. On met 30 à 40 minutes, à notre rythme.
Lundi 13 octobre 2014
Excursion bleue avec Bruno. Cette excursion, je l'ai réservé de chez Flora. Je voulais la faire avec Edwin, qui est sur Tahaa et propose un tour moitié pirogue, moitié 4x4, mais il ne répondait pas aux mails. Donc je l'ai contacté samedi soir et il était déjà complet pour ces prochains jours (sauf mardi), à savoir 16 personnes en tout ! J'ai donc contacté Bruno (j'hésitais entre les 2 donc comme ça le choix a été fait), il était dispo et on est maximum 12 dans le bateau et aujourd'hui, 8. Ca a l’air bien mieux.
Nous démarrons l’excursion vers 9h : maison de la vanille, ferme perlière Champon, arrêt aux raies et requins pointes noires en snorkeling, arrêt à un jardin de corail, repas sur un motu, arrêt au jardin de corail près du motu Tau Tau. Après en avoir pris plein les yeux, nous remontons sur le bateau et revenons sur Raiatea, il est 17h.
Bilan : j’ai adoré cette journée, en plus, Bruno m’a envoyé par mail les photos qu’il a prises durant l’excursion (c’est gratuit).
Prix : 9 500 cfp/personne (80 €)
Mardi 14 octobre 2014
A 8h15, Thierry notre guide nous attend pour la randonnée au Temehani (environ 15 km). Nous ne serons que tous les 2 avec lui. A midi, nous sommes sur le plateau, en haut, et nous mangeons. Nous allons ensuite voir la fameuse fleur "tiare apetahi". Il n'y a plus qu'une trentaine de pieds de tiare apetahi, cette fleur est endémique du plateau Temehani et ne pousse nulle part ailleurs dans le monde, elle est en grand danger. Surtout l'homme qui ne fait pas attention et l'abîme ou la cueille (voire la dégrade intentionnellement pour les pires), ou par le rat qui mange le pied. J'espère que les bons soins de Thierry et d'un botaniste vont porter leurs fruits et que cette belle plante va survivre. Nous rejoignons la route vers 16h, retour à la pension.
La randonnée nous a enchantés et nous espérons que toutes les personnes qui voudront aller voir la belle tiare apetahi passeront par un guide, afin de la préserver au maximum.
Prix : 8 000 cfp/personne (67 €)
Mercredi 15 octobre 2014
Plongée avec Hemisphere Sub. Je voulais absolument faire la passe Teavapiti, réputée pour être très poissonneuse mais ce n'est pas possible aujourd'hui (le courant est sortant et la visibilité est moins bonne). Nous faisons à la place le site Miri Miri. C'était assez poissonneux avec de jolis coraux et surtout, une très bonne visibilité.
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Location de voiture chez Moana Rent a car, pour un forfait de 8h pour 4 000 cfp, ce n’est carrément pas cher ! Nous faisons le tour de l’île et en profitons pour visiter le marae Taputapuatea. C'est le plus sympa de tous ceux que nous avons vus.
Jeudi 16 octobre 2014
BORA BORA 2 NUITS
Avis Maitai Polynésia : très bel hôtel, nous avons adoré nous retrouver dans un bungalow sur pilotis pour notre voyage de noces. Seul bémol : j’aurais aimé plus de fruits au petit déjeuner, il n’y avait par exemple aucune banane ni ananas.
Nous devions faire du jet ski cet après-midi mais le temps ne le permet pas (ni le lendemain après-midi), donc finalement, nous n’en ferons pas du séjour.
Vendredi 17 octobre 2014
8h30 : excursion sur la matinée avec Pure Snorkeling by Reef, qui coûte extrêmement cher (10 000 cfp/personne – 84 €, que la matinée, sans repas, alors que l'excursion complète avec Nono tours toute la journée avec repas coûte 9 600 cfp – 80 €, mais plus de monde et du feeding de raies et de requins).
Nous sommes 8 sur le bateau (c'est le maximum) avec Damien, le guide.
Sites : l'aquarium, le jardin de corail, site avec des anémones et poissons clown, site avec une belle raie léopard-aigle. Il a plu pendant l’excursion, Damien nous a prêté des k-ways jaunes. Retour au ponton du Maitai vers 13h30, pour un tour qui devait durer environ 3h30, soit 1h à 1h30 de rab, Damien a assuré !
Et je suis très contente de ne pas avoir fait le Nono tour car d’autres personnes nous ont raconté leur expérience, ils font du nourrissage de requins et ils s’amusent à grimper sur une raie pastenague pour le show, je n’aurais pas aimé du tout !
Samedi 18 octobre 2014
ARCHIPEL DES TUAMOTUS
TIKEHAU 3 NUITS
Avis pension Hotu : bungalow avec vue sur la plage, assez petit mais sympa tout de même (surtout la vue), avec une moustiquaire au dessus du lit mais prévue pour une personne donc nous sommes serrés… Pour la douche, l'eau normalement chaude est en fait froide et pue le souffre.
Excellent dîner sur une table commune et conviviale (entrée/plat/dessert travaillés), petit déjeuner copieux
Prix en ½ pension, transfert gratuit : prix spécial 17 000 cfp/nuit au lieu de 19 400 – 142 €
Dimanche 19 octobre 2014
2 plongées avec Tikehau Plongée tenu par Jaime et Françoise et rattaché à la pension Hotu.
1ère plongée : nous allons d'abord sur le site des raies manta, dans 6 mètres d'eau. La visibilité est très mauvaise et nous nageons une quinzaine de minutes mais pas de raie. Jaime nous propose de finir notre bouteille dans la passe, il nous reste en moyenne 150 bars sur les 200 du début.
Nous reprenons le bateau et allons jusque la passe. La visibilité est très bonne, les fonds sont magnifiques. Dès la mise à l'eau (en bascule arrière), une raie manta passe en dessous de moi !
2ème plongée : les fonds sont à nouveau magnifiques, et nous voyons de nouveau deux raies mantas, elles sont magnifiques !
Les plongées aux Tuamotus n’ont rien à voir avec celles de l’île de la Société, on est carrément plusieurs crans au dessus !
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Après-midi : vélo (gratuit), nous allons faire le tour de la piste qui fait 10 à 12 km.
Lundi 20 octobre 2014
Excursion sur l’île aux oiseaux
Site des raies mantas, le même qu'hier, mais en snorkeling, nous avons la chance d’y voir une raie manta. Nous remontons sur le bateau, cap vert le nord. C'est très houleux et ça tape dans les vagues. Nous allons sur un motu, direction snorkeling pendant qu’ils préparent le repas.
Repas puis nous repartons vers 13h, pour 40 minutes de bateau. Nous arrivons à l'île aux oiseaux, nous accostons et devons finir à pied dans l'eau puis, nous faisons le tour de l'île à pied avec le conducteur du bateau. C'est speed, on n'a pas trop le temps de regarder en détail, s'arrêter, contempler etc. Nous retournons au bateau et allons non loin de là, à l'île d'Eden. C'est une sorte de secte religieuse fana du bio qui a créé tout ça. Il y a actuellement 4 personnes (2 couples), qui vivent sur l'île en quasi complète autarcie.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Mardi 21 octobre 2014
RANGIROA 3 NUITS
Avis pension Cécile : la chambre est magnifique, bien plus qu'à la pension Hotu ! Super grand lit décoré de fleurs, ainsi que sur les tables de nuit, la commode, la salle de bain. Et une vraie moustiquaire 2 personnes. Dehors, une terrasse couverte avec 2 transats avec matelas, pour contempler le lagon. Plus loin, un ponton d'où admirer les poissons et une échelle pour descendre à l'eau. Par contre, la nourriture est moins sympa qu’à la pension Hotu, pour le dîner, c’est juste un buffet de 2 plats + 1 plat de légumes et les desserts sont moins travaillés (un soir, on a juste eu une pomme, dommage).
Ici, l’eau est libre service et on peut se faire du thé et autres, c’est sympa.
Les douches sont froides dans les chambres, mais il y a une douche près de la salle commune qui est chaude.
Prix en ½ pension, transfert gratuit : prix spécial 14 400 cfp/nuit au lieu de 16 000 – 121 €
2 plongées avec Yaka Plongée. C'est génial, nous avons plongé 60 minutes et 57 minutes, nos plus longues plongées ! La 2ème plongée, c’était la plongée de 16h, le sunset. Nous pouvons voir à cette heure-ci des scènes de reproduction, notamment les chirurgiens bagnard, ou des scènes de chasse (en fait, nous n'avons rien vu de tout ceci, tant pis).
Nous avons vu : napoléon, 4 types de requins (les pointes noires, les pointes blanches du lagon, les pointes blanches du récif et les gris), les dauphins passer au dessus de nous plusieurs fois et une raie manta est passée près de nous.
Prix spécial 6 plongées à 2 pour 41 400 cfp soit 6 900 cfp la plongée (58 €)
Mercredi 22 octobre 2014
Plongée avec Yaka Plongée. Toujours aussi sympa.
En fin de journée, nous allons à vélo (gratuit) jusque la passe de Tiputa. Dès que le courant change et forme des vagues, les dauphins s'en donnent à cœur joie, ils jouent dans les vagues et sautent, c'est très beau de les voir.
Jeudi 23 octobre 2014
Léon de Paati excursion doit venir nous chercher vers 8h45, nous prenons des autres personnes à différents hôtels, nous serons en tout 12 personnes + 1 enfant de 5 ans + nos 2 guides, ce qui en fait notre plus grosse excursion. Surtout que le bateau que nous prenons est fait pour une capacité de 9 personnes...
Nous allons déjà voir les dauphins dans la passe de Tiputa, puis, nous avons 1 heure de bateau pour arriver à l'île aux récifs. Arrivés sur place, il fait toujours nuageux, et ça durera tout le temps que nous y serons, dommage car avec le vent qui rafraîchit, sans soleil, ce n'est pas pareil. Ca gâche un peu même.
Le matin, nous allons voir les fameux récifs avec des petits bassins, il faut passer dans l’eau (on en a jusqu’au cou à un moment). Repas, puis Léon offre à toutes les dames un sac fait avec de feuilles de bananier. Et nous repartons pour une heure de bateau. Arrivés en face, snorkeling au même site qu'hier, l'aquarium, car le site de snorkeling près de l'île des récifs n'était pas propice à la baignade. Nous rentrons au port vers 16h30.
Prix : 7 500 cfp/personne (63 €)
Vendredi 24 octobre 2014
Visite de la Gauguin's Pearl Farm qui est localisée à côté de notre pension. La visite démarre à 8h30 et c'est très détaillé et intéressant, ça vaut le coup. On voit également les employés travailler. Notre guide nous explique clairement tout le processus. Nous avons acheté une perle, non pas à la Gauguin mais chez Ikimasho, car c’est là que nous avons trouvé notre bonheur.
FAKARAVA 3 NUITS
Avis pension Veke Veke : la chambre est sympa, en face de la mer. Niveau nourriture, le cuisinier Jimmy a bien assuré pendant notre séjour.
Ici aussi, l’eau est libre service et on peut se faire du thé et autres, c’est sympa.
Les douches sont froides (tièdes dirons nous) dans les chambres.
Prix en ½ pension en bungalow plage sur un total de 6 bungalows : prix spécial 16 200 cfp/nuit au lieu de 18 900 – 135,75 €, transfert à 2 000 cfp (8 km de l’aéroport)
Samedi 25 octobre 2014
Matinée en vélo (gratuit avec la pension mais en très mauvais état)
Après-midi : 1 plongée avec Dive Spirit. Nous avons réservé une plongée en septembre et nous avons bien fait car il n'y a plus de place ! (il y a même 8 personnes sur la liste d'attente...) En effet, il n'y a plus que Top Dive et Dive Spirit dans le secteur, le 3ème centre est en vente. Ca fait peu pour Fakarava.
Prix : avec le pass 10 Te Moana (63 000 cfp pour 10 plongées – 528 €)
Dimanche 26 octobre 2014
Excursion vers les sables roses. Un bateau vient nous chercher au ponton vers 8h15. Aujourd'hui, nous allons au Sud, normalement à 1h30 à 2h de bateau mais le lagon est très calme, c'est de l'huile sur laquelle nous glissons et nous mettons 1h. Ce matin, nous plongeons avec le centre Tetamanu Diving pendant que les non-plongeurs font du snorkeling. Normalement prévu à 10h30 mais il faut attendre que le courant change de sens, nous plongeons finalement vers 11h-11h15. Et encore, selon le moniteur, Romain, nous aurions pu attendre 15 minutes de plus pour voir plus de requins. Repas puis nous partons aux fameux sables roses en bateau. Puis, retour près du centre de plongée, nous faisons du snorkeling. Le site est exceptionnel et riche en poisson, ça vaut le coup. Nous repartons vers 16h15, pour 1 heure de bateau sur lagon calme.
Nous avons adoré et espérons séjourner ici, au sud, lors d’un prochain séjour.
Prix : 12 000 cfp/personne pour les sables roses soit 100 € + 7 000 cfp/personne la plongée soit 59 €
Lundi 27 octobre 2014
Journée vélo : nous continuons toujours tout droit, passons devant l'aéroport et ensuite, la piste est finie, il reste juste les cailloux. Nous sommes au PK 4. Nous continuons et allons jusqu’au PK 9, où il y a une plage. Nous allons ensuite jusqu’au bout de la piste et nous rebroussons chemin.
Nous nous arrêtons à la boutique de perles Heipoe, qui est ouverte. La dame fait de superbes bijoux et les perles sont belles. Nous en achetons une.
TAHITI 3 NUITS
Avis Caro Studio : famille très sympathique et serviable, un must à recommander !
Prix : 50 €/nuit + 2 000 cfp pour le transfert aller/retour (17 €)
Mardi 28 octobre 2014
Caro nous prend à 7h pour nous emmener 2 km plus loin, à la location de voiture Tahiti Auto Center. Nous avons une petite voiture pour 24 heures. Prix : 6 600 cfp (55 €)
Visite du centre de Papeete, achats, on continue jusque la pointe Venus et son phare, avec son sable noir (brûlant par cette chaleur) et vue sur Moorea, demi-tour et arrêt à un point de vue puis au tombeau du roi Pomaré IV. Nous repassons ensuite par Papeete, et nous arrêtons beaucoup plus loin aux grottes de Maraa. Ca ne paie pas de mine mais c'est très joli et il y a de belles fleurs tropicales (et des moustiques...).
Mercredi 29 octobre 2014 Aujourd’hui, il pleut et de toute façon, je ne me sens pas très bien… Nous avons finalement déclaré, mon mari et moi, la dengue… (seule consolation, nous ne l’avons pas eu pendant le séjour et avons bien pu en profiter, ouf !)
Retour en France le jeudi 30 octobre par l’avion du matin.
Bilan : nous avons adoré notre voyage de noces et du coup, on a très envie d’y retourner pour nos 10 ans de mariage ! On y était bien, les gens étaient très sympa (aux Tuamotus, tout le monde te dit bonjour ou t’adresse un signe de main quand tu passes en vélo), les dégradés de bleus sont à couper le souffle etc.
Total dépensé pendant notre séjour, tout compris : environ 12 500 € pour nos 25 jours et 26 nuits.
N’hésitez pas si vous avez des questions !
Sabrina
Bonjour, je viens de postuler pour travailler à temps plein dans un Institut Médico Educatif (IME) a Papeete, embauche annoncée le 15/02, et j'aimerais avoir des infos sur comment s'installer rapidement la-bas avec un bébé: je viendrais avec ma petite fille de 10 mois, et je me demande si c'est facile de trouver une nounou de confiance - et à quel prix.
Le salaire proposé est de 256.000 fpc avec une prime de logement de 50.000 fcp, est-ce que c'est "viable" compte tenu du cout de la vie et des logements, sachant que je préfère la nature aux activités "de consommation"?
et avez vous des échos de cet IME raimanutea,
merci!
Quinze premiers cas endémiques de chikungunya en Polynésie française
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/11/quinze-premiers-cas-endemiques-de-chikungunya-en-polynesie-francaise_4504541_3244.html
😐
😐
Bonsoir a tous
En Septembre prochain, nous embarquerrons a Honolulu , pour 17 jours, sur le radiance OTS, de RCI.
Nous aurrons 5 escales, soit : Papetee, Bora-Bora, Mooréa, Wellington et Picton(Nouvelle-Zélande), pour se terminer a Sydney, ou nous sejournerrons 3 jours , avant de revenir sur Montréal.
Ma question est la suivante : a-t'on besoin d' un vaccin pour se secteur du globe??
Cela sera notre premiere fois dans ce secteur du globe, nous sommes habitués aux voyages terrestre en Europe et dans les Iles Européennes, ou nous n' avons pas besoin de vaccin. Nous avons aussi fait l' été dernier les Iles Hawaii, ou nous avions pas plus besoin de vaccin.
Ma clinique voyage me mentionne que nous avons besoin d' un vaccin, peut-importe ou l' on voyage....!!!
Est-ce que cela parrait que j' ai peur des piqures???
Merci et bonne soirée
Propane
En Septembre prochain, nous embarquerrons a Honolulu , pour 17 jours, sur le radiance OTS, de RCI.
Nous aurrons 5 escales, soit : Papetee, Bora-Bora, Mooréa, Wellington et Picton(Nouvelle-Zélande), pour se terminer a Sydney, ou nous sejournerrons 3 jours , avant de revenir sur Montréal.
Ma question est la suivante : a-t'on besoin d' un vaccin pour se secteur du globe??
Cela sera notre premiere fois dans ce secteur du globe, nous sommes habitués aux voyages terrestre en Europe et dans les Iles Européennes, ou nous n' avons pas besoin de vaccin. Nous avons aussi fait l' été dernier les Iles Hawaii, ou nous avions pas plus besoin de vaccin.
Ma clinique voyage me mentionne que nous avons besoin d' un vaccin, peut-importe ou l' on voyage....!!!
Est-ce que cela parrait que j' ai peur des piqures???
Merci et bonne soirée
Propane
Bonjour à toutes et à tous,
Je viens sur ce forum pour vous demander des infos car on ne sait pas trop quoi faire...😕
Je vous explique...
Nous avions prévu de partir en voyage de noces à tahiti deuxième quinzaine de novembre 2008 mais un problème de santé nous à forcer à faire demi tour à l'embarquement d'air tahiti nui...🙁
Nous projetons donc de repartir dès que possible, mais est ce que dès que possible est une bonne période???
On pensait partir vers février, mais d'après ce que j'ai pu entendre c'est la saison des pluies... mais qu'est ce que la saison des pluies la bas? est ce qu'il pleut tout le temps? ou des grosses averses de temps en temps, est ce qu'on peut esperer avoir du soleil?
Ce sont toutes les questions que je me pose...
Sinon au pire on pourrait prévoir de partir en mars est ce que c'est mieux?
J'en profite aussi car j'aurais aimé me faire faire un petit tatouage, mais ca serait avant notre départ de tahiti vers la france... Est ce que quelqu'un connait un serieux et bon tatoueur a papeete?
Merci d'avance pour vos réponses...😕
Je viens sur ce forum pour vous demander des infos car on ne sait pas trop quoi faire...😕
Je vous explique...
Nous avions prévu de partir en voyage de noces à tahiti deuxième quinzaine de novembre 2008 mais un problème de santé nous à forcer à faire demi tour à l'embarquement d'air tahiti nui...🙁
Nous projetons donc de repartir dès que possible, mais est ce que dès que possible est une bonne période???
On pensait partir vers février, mais d'après ce que j'ai pu entendre c'est la saison des pluies... mais qu'est ce que la saison des pluies la bas? est ce qu'il pleut tout le temps? ou des grosses averses de temps en temps, est ce qu'on peut esperer avoir du soleil?
Ce sont toutes les questions que je me pose...
Sinon au pire on pourrait prévoir de partir en mars est ce que c'est mieux?
J'en profite aussi car j'aurais aimé me faire faire un petit tatouage, mais ca serait avant notre départ de tahiti vers la france... Est ce que quelqu'un connait un serieux et bon tatoueur a papeete?
Merci d'avance pour vos réponses...😕
Nous ferons bientot une croisiere en Polynesie et avons ete informe de la presence de "Zika fever" a cet endroit.
Quelqu'un est au courant et quel est la dangerosite de ce virus? Apparemment il se transmet par les moustiques.
Salut a tous 🙂 j'ai une petite question😛 je suis plongeur professionel et je voudrai vivre a tahiti comment faire ? es qu'on peu pratiquer ce metier la bas ? ou habité ?😕
INTRO
En ces temps épidémiques troublés, la Polynésie Française - et en particulier l' archipel des Marquises - ont des atouts exceptionnels en matière de tourisme. A ce jour, l' épidémie de Coronavirus a juste effleuré le Territoire -presque uniquement Tahiti et Moorea - dont les îles éloignées ont été strictement confinées dès le départ, les offres sanitaires et hospitalières sur place étant très limitées. Pour l' instant, la situation est sous contrôle.
Le tourisme retrouve lentement ses marques depuis la mi-juillet. Il s'agit actuellement plus de tourisme local que de tourisme international, bien que la destination Polynésie / Marquises soit attirante : beauté et unicité des paysages, authenticité d'un archipel, certes situé à 4 heures d'avion ATR de Tahiti, mais que l' on peut facilement découvrir en solo et donc en dehors de la très onéreuse croisière sur l' Aranui, sécurité physique mais aussi sanitaire. Les Européens - dont une majorité de Français - arrivent... Ils avaient déjà leurs billets depuis des mois et l' entrée sur le territoire est facilitée.
Nous devions faire ce second voyage aux Marquises en mai dernier, mais il fut annulé jusqu'à la reprise progressive des vols en interne.
Nous avons simplement acheté un billet Air Tahiti en ligne, sans utiliser le Pass Marquises qui ne permet pas de visiter les deux îles les plus méridionales, à savoir Tahuata et Fatu Iva, dépourvues d'aéroport. On ne peut y aller qu' en bateau, en excursion à la journée ( ou plus bien sur ) pour Tahuata et en navette municipale au départ de Hiva Oa pour aller à Fatu Iva.
Les horaires changeant fréquemment, la première chose à faire est de se renseigner sur les jours de passage vers Fatu Iva. En ce moment, il y en a trois : le lundi ( départ à 2 heures du matin ), le mardi ( départ à 6 heures ) et le samedi ( départ à 6 heures également ). Mais tout cela aura peut-être changé dans 3 mois. Il faut donc une stratégie d'approche !
On peut rajouter la visite de ces deux îles à celles qui sont incluses dans le Pass, à savoir Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Prévoir alors une extension de 8 jours environ, à partir de Hiva Oa.
Pourquoi vouloir absolument visiter ces deux îles peu accessibles ? Justement parce qu'il faut les mériter ! Elles demeurent très différentes.
L' une, Tahuata, a un lagon, des plages de sable blanc, des falaises abruptes, des baies échancrées ourlées d'une végétation luxuriante, des couleurs uniques dans les bleus et turquoise et culmine à plus de 1000 mètres.
L' autre, Fatu Iva , est une beauté sauvage et altière avec ses à-pics qui dévalent vers l' océan bleu outremer ( ou 'moana' en tahitien ), connue surtout pour sa fameuse baie des Vierges, considérée par beaucoup - en particulier les navigateurs - comme la plus belle île de Polynésie.
Dans mon premier carnet sur les Marquises, j' avais déjà mentionné notre séjour à Hiva Oa, un peu trop court. Cette fois, entre notre arrivée et notre retour, nous passerons 4 nuits à Hiva Oa et 4 nuits à Fatu Iva. Une journée et demie sera consacrée aussi à Hiva Oa.
Avant de partir à la découverte de ces îles polynésiennes lointaines et peu visitées, quelques chiffres édifiants qui montrent que les Marquises ont échappé de peu à l' oubli, à la perte de leur identité singulière et à la disparition de leur culture. L' archipel comptait 20000 habitants en 1842, seulement 2000 en 1920, environ 8000 actuellement en 2020. Au début des années 1920, c'est grâce à la politique nataliste du Dr Rollin, administrateur des Marquises de l' époque, que la situation commença lentement à s' améliorer. Ensuite et paradoxalement, ce fut un évêque, Mgr Lecleac'h, qui s'érigea en animateur engagé du réveil identitaire, via la sauvegarde du patrimoine, la reconnaissance de la langue marquisienne ( et non tahitienne ), les danses ( jugées trop lascives par les missionnaires ), les chants, le tatouage, enfin l' artisanat inspiré des motifs et des symboles de la culture ancienne. L' icône du renouveau marquisien est sans conteste le tiki, demi-dieu et créateur de l' homme. En lui réside la divinité et les ancêtres légendaires.

TAHUATA ou Île Lumière
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von Langsdorff
Retour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècle
L' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
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TAHUATA ou Île Lumière
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von LangsdorffRetour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècleL' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
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Bonjour,
Je devais aller cet été au Groenland mais j'ai annulé. Du coup, je devais passer 21 jours aux marquises en 2021 mais comme je tiens absolument à me rendre au Groenland l'année prochaine, les Marquises ça sera pour 2022.
ça me permet de prendre mon temps pour trouver ce qui me correspond le mieux. J'ai déjà échangé avec plusieurs d'entre vous.
J'ai l'intention de rester 3 semaines dans la même île. Au début, j'avais choisi Maupiti puis mon choix s'est porté sur Hiva Oa. J'ai échangé avec une autochtone qui loue des bungalows. J'en ai trouvé un pour 100 euros/nuit. Elle me fait un prix car j'y resterai 3 semaines. 100 euros en demi pension par jour. ça me semble honnête. Peut être que ça aura augmenté dans deux ans ?
Qui s'est rendu à HIVA OA et peux m'en parler ? Je suis contemplative mais trois semaines au même endroit n'est ce pas trop long ?
Le cas échéant, n'est il pas préférable que je me rende sur une autre île ? Je pense à Maupiti mais la liaison aérienne Maupiti Hiva Oa est est possible et vous me conseilleriez de le faire dans quel ordre ? D'abord Hiva Oa ou d'abord Maupiti ? La liaison aérienne entre les deux îles est elle coûteuse ?
En effet, le vol Paris-Papetee-Hiva Oa est coûteux et je crains qu'il en soit de même pour Hiva Oa-Maupiti.
Enfin, Maupiti n'est il pas devenu trop touristique par rapport à Hiva Oa ? Je précise que je m'y rendrai au mois d'octobre.
Un grand merci pour votre aide.
Confinement vôtre.
Nat
Je devais aller cet été au Groenland mais j'ai annulé. Du coup, je devais passer 21 jours aux marquises en 2021 mais comme je tiens absolument à me rendre au Groenland l'année prochaine, les Marquises ça sera pour 2022.
ça me permet de prendre mon temps pour trouver ce qui me correspond le mieux. J'ai déjà échangé avec plusieurs d'entre vous.
J'ai l'intention de rester 3 semaines dans la même île. Au début, j'avais choisi Maupiti puis mon choix s'est porté sur Hiva Oa. J'ai échangé avec une autochtone qui loue des bungalows. J'en ai trouvé un pour 100 euros/nuit. Elle me fait un prix car j'y resterai 3 semaines. 100 euros en demi pension par jour. ça me semble honnête. Peut être que ça aura augmenté dans deux ans ?
Qui s'est rendu à HIVA OA et peux m'en parler ? Je suis contemplative mais trois semaines au même endroit n'est ce pas trop long ?
Le cas échéant, n'est il pas préférable que je me rende sur une autre île ? Je pense à Maupiti mais la liaison aérienne Maupiti Hiva Oa est est possible et vous me conseilleriez de le faire dans quel ordre ? D'abord Hiva Oa ou d'abord Maupiti ? La liaison aérienne entre les deux îles est elle coûteuse ?
En effet, le vol Paris-Papetee-Hiva Oa est coûteux et je crains qu'il en soit de même pour Hiva Oa-Maupiti.
Enfin, Maupiti n'est il pas devenu trop touristique par rapport à Hiva Oa ? Je précise que je m'y rendrai au mois d'octobre.
Un grand merci pour votre aide.
Confinement vôtre.
Nat
Bonjour,
Voilà je suis en Polynésie française ( il n'y aura plus de vols air France du 28 mars au 5 mai entre Papeete -Paris ;french bee est-il bien le low Costa d'air France? )actuellement et mes vols vers le Costa Rica ont été annulés. Je voyage dans le cadre d'un tour du monde avec une agence spécialisée. J'aurais besoin de conseils de personnes actuellement en France et en voyages en Amérique latine. Je devais ensuite me rendre en Amérique latine ( Colombie, chili, argentine et Brésil). Les frontières de ferment sauf pour le dernier pays cité pour le moment. Je pense sincèrement à me faire rapatrier ( je paye mon billet) même si je ne trouverai pas de travail dans ma branche au retour ( enseignante contractuelle). J'ai encore des droits au chômage que j'avais obtenu il y a quelque temps. En France, je réside avec mon compagnon dans une métropole. Combien de temps de confinement? Est ce qu'en pratique, le quotidien n'est pas trop difficile? ( Cela fait presque trois mois que je voyage..) Est ce que j'attends ici en espérant que les frontières vers l'Amérique du sud se débloquent rapidement ou suis - je bien trop optimiste?
Merci d'avance pour les retours.
Voilà je suis en Polynésie française ( il n'y aura plus de vols air France du 28 mars au 5 mai entre Papeete -Paris ;french bee est-il bien le low Costa d'air France? )actuellement et mes vols vers le Costa Rica ont été annulés. Je voyage dans le cadre d'un tour du monde avec une agence spécialisée. J'aurais besoin de conseils de personnes actuellement en France et en voyages en Amérique latine. Je devais ensuite me rendre en Amérique latine ( Colombie, chili, argentine et Brésil). Les frontières de ferment sauf pour le dernier pays cité pour le moment. Je pense sincèrement à me faire rapatrier ( je paye mon billet) même si je ne trouverai pas de travail dans ma branche au retour ( enseignante contractuelle). J'ai encore des droits au chômage que j'avais obtenu il y a quelque temps. En France, je réside avec mon compagnon dans une métropole. Combien de temps de confinement? Est ce qu'en pratique, le quotidien n'est pas trop difficile? ( Cela fait presque trois mois que je voyage..) Est ce que j'attends ici en espérant que les frontières vers l'Amérique du sud se débloquent rapidement ou suis - je bien trop optimiste?
Merci d'avance pour les retours.
Bonjour 🙂
J'avais ouvert une discussion sur cette destination il y a un an, mais comme mes préoccupations ne sont plus tout à fait les mêmes, je préfère créer un nouveau post... Nous envisageons un voyage en PF pour l'été 2021 (en espérant que la situation s'améliorera d'ici là 😇). A vrai dire j'ai déjà réservé les 4 seules nuits disponibles au Maupiti Lodge début juillet. Maupiti est une priorité pour nous. Nous disposerons d'environ 3 semaines. Les billets ne sont bien sûr pas encore réservés. Donc s'il faut ajouter ou supprimer un jour par ci ou part la, cela ne pose pas vraiment de problème.
L'itinéraire serait le suivant: Arrivée Tahiti / Maupiti / Raiatea & Tahaa / Bora/ Fakarava (ou Fakarava + Tikehau)/ Moorea / Tahiti
En tenant compte de la rotation des vols d'îles en îles, je me heurte à plusieurs ( tout petits) problèmes et j'ai besoin de vos avis...
Rester 5 nuits à Raiatea n'est ce pas un peu trop long ? Ne serait il pas préférable de couper la poire en deux et de passer 2 nuits sur Tahaa, puis 3 (ou 2) nuits à Raiatea ? ou encore 4 nuits uniquement à Raiatea ? Nous aimerions bien avoir de la place au Sunset beach.
Nous envisageons 3 nuits à Bora. Peut être le Mataï ou encore le Blue Heaven... ?
Maintenant concernant Fakarava...Nous ne sommes pas plongeurs et J'ai lu des avis contraires sur cette destination. Certains disent qu'il vaut mieux être plongeurs et d'autres disent que la destination se prête bien aussi au snorkeling. C'est la beauté de cet atoll qui nous attire. Concernant le logement, nous avons pensé au Haivaki Lodge si nous restons 4 nuits . Une autre idée serait de rester 2 nuits à Tetamanu pension et Haïvaki 3 nuits. Qu'en pensez-vous ? ou encore Fakarava 3 nuits et Tikehau 3 nuits.
Nous comptons passer quelques jours à Moorea, probablement aux Tipaniers. 4 nuits sont-elles suffisantes ? Nous prévoyons 2 jours pleins à Tahiti avant le départ.
C'est un peu long et j'en suis désolée... Un grand merci d'avance !
J'avais ouvert une discussion sur cette destination il y a un an, mais comme mes préoccupations ne sont plus tout à fait les mêmes, je préfère créer un nouveau post... Nous envisageons un voyage en PF pour l'été 2021 (en espérant que la situation s'améliorera d'ici là 😇). A vrai dire j'ai déjà réservé les 4 seules nuits disponibles au Maupiti Lodge début juillet. Maupiti est une priorité pour nous. Nous disposerons d'environ 3 semaines. Les billets ne sont bien sûr pas encore réservés. Donc s'il faut ajouter ou supprimer un jour par ci ou part la, cela ne pose pas vraiment de problème.
L'itinéraire serait le suivant: Arrivée Tahiti / Maupiti / Raiatea & Tahaa / Bora/ Fakarava (ou Fakarava + Tikehau)/ Moorea / Tahiti
En tenant compte de la rotation des vols d'îles en îles, je me heurte à plusieurs ( tout petits) problèmes et j'ai besoin de vos avis...
Rester 5 nuits à Raiatea n'est ce pas un peu trop long ? Ne serait il pas préférable de couper la poire en deux et de passer 2 nuits sur Tahaa, puis 3 (ou 2) nuits à Raiatea ? ou encore 4 nuits uniquement à Raiatea ? Nous aimerions bien avoir de la place au Sunset beach.
Nous envisageons 3 nuits à Bora. Peut être le Mataï ou encore le Blue Heaven... ?
Maintenant concernant Fakarava...Nous ne sommes pas plongeurs et J'ai lu des avis contraires sur cette destination. Certains disent qu'il vaut mieux être plongeurs et d'autres disent que la destination se prête bien aussi au snorkeling. C'est la beauté de cet atoll qui nous attire. Concernant le logement, nous avons pensé au Haivaki Lodge si nous restons 4 nuits . Une autre idée serait de rester 2 nuits à Tetamanu pension et Haïvaki 3 nuits. Qu'en pensez-vous ? ou encore Fakarava 3 nuits et Tikehau 3 nuits.
Nous comptons passer quelques jours à Moorea, probablement aux Tipaniers. 4 nuits sont-elles suffisantes ? Nous prévoyons 2 jours pleins à Tahiti avant le départ.
C'est un peu long et j'en suis désolée... Un grand merci d'avance !
Je tiens à remercier tous ceux qui, avant moi, ont rapporté sur ce forum leur expérience. Je vous recommande la lecture cette discussion http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/.
Je vais raconter notre expérience, l’organisation de notre voyage, nos impressions, nos coup de cœur, les déceptions…. Mais sans jamais comparer ce que je n’ai pas testé. Il s’agit de mon expérience, de mon ressentit…comme tout avis, ça reste subjectif, même si je tiens à rester objectif.
Notre voyage était prévu pour concilier la découverte de la Polynésie sur terre (population, faune, flore, paysage..) et sous mer (plongée sous-marine). Mon épouse ne plongeant pas, la plongée n’a pas était le point principal de notre voyage, mais vous verrez que cela a pesé dans le choix des iles.
J’ai organisé ce voyage de bout en bout depuis la métropole. Cela demande du temps, de penser à beaucoup de chose pour que tout soit parfait, mais c’est tout à fait réalisable avec un peu de patience. Il n’y a pas de barrière de la langue, tous les hôtels, pensions, locations…ont un site internet.
A l’origine ce voyage devait se dérouler en Août 2015, mais après une rapide comparaison, il a été avancé au mois de mai. L’écart sur les billets est significatif entre ces deux périodes, de plus avec tous les ponts du mois de mai, l’impact sur mon activité professionnelle a été limité.
LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.
VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même bénéficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).
NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.
HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’hébergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…
ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/
A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu��une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).
QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.
Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).
LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.
LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).
LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.
NOTRE PARCOUR :
Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).
Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…
MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.
TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.
Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.
BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.
TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…
Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.
RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…
FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.
TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.
Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.
VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même bénéficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).
NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.
HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’hébergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…
ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/
A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu��une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).
QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.
Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).
LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.
LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).
LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.
NOTRE PARCOUR :
Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).
Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…
MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.
TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.
Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.
BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.
TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…
Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.
RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…
FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.
TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.
Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum,
Nous sommes des habitués de voyage mais pas à une si lointaine destination.
Je m'apprête à prendre des billets Paris/Papeete pour un séjour d'un mois en mars/avril mais je me pose
des questions par rapport au 0 stops et 1 stops.
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ? : est-ce qu'avec un 0 stops (donc si j'ai bien compris pas de changement d'avion), on
descend obligatoirement de l'avion ? car ayant des problèmes circulatoires, je n'arrive pas à envisager Paris/Papeete sans descendre de l'avion pour me dégourdir les jambes (mon mari ne veut pas de nuit d'hôtel à L.A.)
Quant au 1 stops : là changement d'avion c'est ça ? et reprise obligatoirement des bagages ? durée du stop variable selon les vols ?
Par ailleurs sur le retour Papeete/Paris il y a soit le TN8 avec 1 stop (durée totale 22h31) soit le TN102 et TN8 à partir de L.A. (durée totale 22h50), dans ce deuxième cas bien que ce soit Air Tahiti Nui pour les 2 vols, il y a changement d'avion et reprise des bagages ? (le deuxième étant plus cher de 20 euros environ)
C'est fréquent ? le TN8 part de Papeete à 23h59 et le TN102 à 23h40 = 2 vols en à peine 20 minutes pour Los Angelès.
Merci de m'éclairer car je nage et j'aimerais mieux m'apprêter à voler...
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Ce voyage est une alternative plus économique - et plus courte aussi- à la croisière sur l'Aranui 5 qui dure 14 jours dont quelques jours en pleine mer, avec un détour par Bora Bora dans les îles sous le Vent au retour. L' avantage de la croisière est de permettre de voir et visiter ( trop rapidement cependant ) les deux îles de Tahuata ainsi que Fatu Iva , dépourvues d'aéroport. En avion, on ne pourra que se poser sur 4 îles sur 6. Cependant Tahuata est accessible, à partir de Hiva Oa, en navette à la journée ( ou pour deux jours ). Prévoir deux jours supplémentaires dans le total dédié aux Îles Marquises ( appelées ' Fenua Enata ' en langue marquisienne ).
Notre circuit convient à ceux qu'une croisière n'excite pas et qui préfèrent aller plus au contact des populations. Ce séjour de 9 jours nous aura coûté environ 2500 euros tout compris.
Pour une croisière sur l' Aranui de 14 jours, compter 2300 euros par personne en cabine économique à 4 et 3800 euros par personne en cabine double supérieure.
La compagnie Air Tahiti offre un Pass Marquises 4 îles ( Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa ) au tarif de 86000 FCP ( environ 700 euros ). Le voyage se fait en ATR 72 de Tahiti à Nuku Hiva ou Hiva Oa et en Twin Otter 19 places entre les îles ( souvent 13 ou 15 en raison du frêt, d'où la nécessité de réserver très à l' avance ). Nous voyageons en couple. Les séjours en pension de famille ont été réservés au Salon du Tourisme du début février, là où l'on peut rencontrer les propriétaires de pensions et faire son choix. Les séjours sont pratiquement toujours en demi-pension ou avec petit déjeuner seulement. Les transferts sont généralement inclus, mais on peut toujours réserver une voiture ou un taxi.
NUKU HIVA
UN PEU DE GEOGRAPHIE NH est située à environ 1500 kms de Tahiti au nord du Territoire. Avec ses 387 km2, c'est la seconde plus grande île de Polynésie française après Tahiti. Elle est issue de formidables phénomènes et cataclysmes volcaniques survenus il y a entre 1 et 6 millions d'années qui ont surélevé l'île de plusieurs milliers de mètres au dessus de la mer. Même après des millénaires de lente érosion, d'écroulements et de tassements, NH reste la plus majestueuse des Marquises, avec ses falaises abruptes, ses vallées encaissées dotées d'immenses cascades et ses murailles noires correspondant à d'anciennes parois internes de volcans énormes.
UN PEU D'HISTOIRE Les premiers contacts des habitants de NH se firent en 1595 avec des navigateurs espagnols qui ne restèrent sur place que brièvement. il fallu attendre la fin du 18ème siècle pour voir les Européens débarquer en plus grand nombre sur NH ( et les autres îles des Marquises ) et bouleverser un équilibre social et culturel très fragile. On pense qu'il y avait presque 100.000 personnes qui habitaient Nuku Hiva à cette époque, une population décimée au fil des décennies par les épidémies, les maladies apportées par les Européens et l' alcool qui servait de troc. Résultat calamiteux de cette période : il ne restait plus que 2500 personnes au début des années 30, qui avaient largement perdu leur identité et vivaient dans le dénuement. Actuellement, l'île compte environ 2600 âmes répartis sur plusieurs villages, dont Taioahe, le village principal.
NUKU HIVA DANS LA LITTERATURE
1 / L'un des célèbres écrivains ayant visité NH et y ayant séjourné fut Herman Melville, débarquant en juillet 1842, auteur célèbre de 'Moby Dick '. L'île vient de passer sous protectorat français. Melville, séduit par les vahinés enjôleuses et étourdi par sa vision paradisiaque des lieux, déserte le navire.il se retrouve prisonnier d'une tribu locale, les Taipi, à Taipivai, y demeure pendant 1 mois et demie jusqu'à ce qu'un capitaine de navire australien obtienne sa libération en échange d'un mousquet et d'un rouleau de cotonnade ! Melville fera un roman, considéré comme classique de la littérature de voyage, de cet épisode mouvementé de sa vie. Ce roman, intitulé ' Typee : A Peep at Polynesian Life ', publié en 1846 aux Etats-Unis, aura un succès considérable.
2 / Un autre écrivain célèbre écossais, Robert Louis Stevenson, arrivera à NH à bord d'un yacht qui jette l' ancre dans la baie d' Anaho, la plus belle de l'île, en juillet 1888. Stevenson est déjà connu pour deux magnifiques romans qui ont marqué leur époque: 'Treasure Island ' et Dr Jekyll & Mr. Hyde '. Stevenson, lui aussi, est conquis par la beauté naturelle de l' île, ce qui ne l'empêche pas de faire le constat accablant du déclin identitaire, socio-culturel et physique d'une population ravagée par la maladie et l' alcool. Le récit de son séjour, " In the South Seas , an account of experiences and observations in the Marquesas, Paumotus and Gilbert Islands, in the course of two cruises on the yacht Casco ( 1888 ) and the schooner Equator " ( 1889 ). Son récit sera publié en 1896 à New York, quatre ans après sa mort à Apia, aux Îles Samoa Occidentales où il était venu s'installer. Il sera aussi publié en 1900 à Londres.
3 / En août 1903, c'est Victor Segalen, médecin de marine, ethnologue et archéologue français qui débarque à NH du navire La Durance expédié en Polynésie pour récupérer les possessions du peintre Paul Gauguin mort en avril de la même année. Lui aussi est subjugué par les Marquises, mais déplore la perte d'identité, de dignité et de fierté des Maori aliénés par une christianisation qui détruit leur culture et leurs coutumes, renie leurs dieux et annihile leur passé. Il parlera de son expérience, de ses doutes et de ses craintes dans ' Les Immémoriaux '.
4 / En décembre 1907, c'est Jack London qui débarque à NH du voilier le Stark, sur les traces de son illustre prédécesseur, Herman Melville. London est dans un mauvais état physique, épuisé par ses voyages incessants qui l'ont mené du Klondike au Canada, au Japon, puis en Australie puis à Londres en Europe. Il est effaré et choqué par la situation sanitaire dégradée de Nuku Hiva : Là où son prédécesseur Melville avait rencontré plus de 2000 guerriers marquisiens vigoureux et en bonne santé, il n' en retrouve plus que 12 souffrant de diverses maladies : les autres ont été décimés par la tuberculose ! Sa démarche est toujours humaniste et il garde une conscience géopolitique aigüe devant ces cultures traditionnelles polynésiennes fragilisées par l' avancée inexorable de la modernité en ce début de 20ème siècle.... Il continuera son voyage vers les Tuamotu puis Tahiti et publiera ' Martin Eden ', le récit émouvant de son voyage initiatique dans le Pacifique Sud en 1911.
5 / Alain Gerbault enfin, écrivain, linguiste, ethnologue et voyageur infatigable, arrive aux Marquises, via le Canal de Panama, en décembre 1933. Il est totalement épuisé par une traversée interminable sur un simple voilier, le Firecrest. Enthousiasmé par son séjour aux Marquises, il continue vers les Tuamotu en 1934, puis Tahiti en 1935. Gerbault se bat pour que perdurent les traditions ainsi que les chants et les danses interdites par les Eglises et par l' Administration Française. ( Ces interdictions dureront plus de 50 ans tout de même... !!! ) Bora Bora restera son île de prédilection. Pétainiste farouche pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sera obligé de fuir BB vers les Samoa, puis les Tonga et enfin Timor, île à moitié portugaise, donc neutre pendant la guerre en cours. Les récits de ses voyages et de ses séjours, ' A la Poursuite du Soleil, Journal de bord, de New York à Tahiti ' et ' Un paradis se meurt ' seront publiés à la fin des années 40. Il mourra à Timor en 1941 et ses cendres seront rapatriées à Bora Bora.
Retour à notre voyage et séjour.
1er jour : 27 avril
Départ de Papeete à 6 H 30, il faut se lever deux heures auparavant et rejoindre l'aéroport dans la nuit. Décollage à l'aube, beau temps sur le trajet, durée du vol 4 heures.
Arrivée vers 10 heures 30 à Nuku Hiva, première étape de ce voyage. Nous avons réservé deux nuits en demi-pension à la Pension Koku'u, transferts inclus. Peut-être pas une si bonne idée que cela, les transferts inclus, en ce qui concerne cette île singulière où l'aéroport est situé sur Terre Déserte, de l' autre côté de la montagne, à l' opposé et à quelque 45 kms du village principal de Taioahe . Ceux-ci sont facturés à un prix trop élevé. Compter 6000 FCP AR en taxi, 15000 FCP facturés par les pensions ou hôtels. La différence est donc notable. Ce n' était pas la meilleure idée, mais on ne peut revenir en arrière. Même pour des résidents comme nous qui savons voyager en Polynésie, l' employé d' Air Tahiti qui m' a vendu le Pass a été incapable de donner en sus des conseils judicieux relatifs au séjour lui-même, n' étant sans doute jamais allé aux Marquises. C 'est vraiment agaçant ! En bref, la bonne idée à retenir, c'est la location d'une voiture ( genre Suzuki ) pour être libre de gérer son temps et de s'arrêter à loisir. La signalisation sur route est un peu sommaire, mais on s'en sort facilement tout de même. Notre hôte Alvane nous attend - sans pancarte ( sic! ) - et nous voilà - après nous être cherchés pendant 5 minutes- embarqués pour un trajet de plus d'une heure ( avec les arrêts-photos ) en Land Rover aux pneus lisses ( Heureusement il ne pleut pas ! ). La route de montagne, récemment goudronnée et balisée, est impeccable. Pas le temps de souffler à la pension, nous repartons immédiatement ( voilà une très mauvaise idée après un lever aux aurore plus 4 heures d'avion ) pour une randonnée à la demie-journée qui était aussi incluse dans le séjour pré-payé. Un sandwich a été prévu ( vraiment minable pour l' effort physique qui sera exigé ), nous avons de l'eau et nous allons remplir quelques bouteilles à la source près de l'ensemble cérémoniel de Taipivai, premier arrêt. Ensuite commence la randonnée dans la vallée de Hanaheu avec re-descente vers la baie de Anaho et sa plage du même nom. Endroit magnifique et sauvage, quelques bateaux de voiles à l'ancre, on se baigne, l' eau est vraiment très chaude, plus de 30° au bord. Aussi chaud, c'est rare et pas forcément agréable. Il faudra ensuite remonter une pente très raide, cette randonnée est finalement assez difficile, l'air est immobile, humide et étouffant sous les frondaisons, il y a un peu de boue, et de minuscules fourmis ( qui ne piquent pas, je le précise ) , dites " fofolles " localement , qui courent sur les chaussures, les chevilles et les mollets. Pas très agréable...! Il y a de surcroît des moustiques dont il faut se protéger ! A posteriori, il me semble judicieux de se munir, avant le départ de Papeete, de barres chocolatées énergétiques, si l'on décide de randonner l' après-midi du jour d'arrivée. Nous ne nous étions pas méfiés... Résultat : un coup de faiblesse pour moi, et une crise d'hyper-ventilation à la remontée de la baie de Anaho !!! Retour à la nuit à la pension. On y retrouve Claudine et ses 4 enfants, ambiance à la marquisienne, sympathique et sans façon. On partage la vie familiale. Chambre très simple avec salle de bain, pas de moustiques, on peut dormir la fenêtre ouverte, mais la nuit sera bruyante comme souvent en Polynésie. Les coqs pullulent et ne dorment pas, les chiens aboient ou gémissent. On est donc amené à se lever tôt... comme tout le monde.
2ème jour, 28 avril
Nous avons réservé une excursion à la journée avec Thierry: elle commence par 45 mn en pleine mer pour rejoindre la plage de Hakatea cachée dans une petite baie secrète comme il en existe beaucoup le long des côtes de Nuku Hiva. A partir de là, la randonnée dure la journée, 11 kms AR sur terrain plat, mais aussi accidenté - les anciens chemins de circulation empierrés et surélevés et qui ont plus de 1000 ans - et puis des traversées de rivières à gué. Prévoir les bonnes chaussures ( genre crocs en plastique avec chaussettes montantes, pas très élégantes mais pratiques ). On traverse l'ancien village de Hakaui, on longe les soubassements des habitations, il y a encore des tikis patinés et usés par le temps et le climat humide dans la végétation luxuriante. Le but ultime de cette randonnée est d'atteindre la grande et haute cascade de Vaipo. Le lieu est magique, les ouvertures dans la végétation et les arbres immenses permettent de prendre des photos des cimes et de voir les grottes où l'on déposait autrefois les pirogues funéraires contenant les os de chefs ou grands guerriers. Retour par le même chemin vers la plage et de nouveau un tour en mer pour rejoindre le port de Taihoae. Retour à la pension après un aperçu du front de mer de Taihoae.











UA POU
3ème jour, 29 avril
Retour à l'aéroport en fin de matinée pour le second vol du séjour vers Ua Pou. 20 mn de traversée en Twin Otter ( 18 places mais seulement 13 sont effectivement occupées car il y a toujours du prêt à transporter entre les îles ). Temps magnifique, mer bleue, jolies photos à prendre au départ de NH et à l'arrivée sur UP. Nous sommes attendus par Jérome, ancien militaire reconverti dans le tourisme et qui tient la pension Pukue'e avec sa femme Elisa, originaire de UP. Nous allons passer deux jours exceptionnels. La pension est confortable, Jérome et Elisa sont très professionnels et agréables. Jérome est randonneur professionnel aussi, Elisa, elle, est excellente cuisinière. Nous repartons rapidement pour une excursion à la demi-journée vers Hohoi, après un arrêt sur le site archéologique- culturel et cultuel- de Maui'a, tribu des Tavaka. Jérome est là pour donner toutes les explications permettant de comprendre comment fonctionnait la société marquisienne à l'époque et les évènements qui avaient lieu sur un site dont une grande partie est encore enfouie sous la végétation. Ensuite nous allons voir un sculpteur de pierres fleuries de sa connaissance, le seul endroit aux Marquises on l' on trouve ces pierres. On les ramasse dans la rivière qui se jette dans la mer à Hohoi, parfois sur la plage elle-même. Retour à la pension.
4ème jour,30 avril
Est inscrite à notre programme une randonné- nature en montagne- moyennement difficile -vers la cascade Vaiea pendant 4 bonnes heures. Il fait chaud, il y a des moustiques, et le bain dans la vasque sous cascade ( eau à 24° ) est un plaisir rare. Déjeuner chez un ami de Jérome, ancien cuisinier de François Fillon ministre et qui nous prépare de bonnes choses. Elisa vient nous chercher en voiture pour le retour à la pension. Très belle et élégante île que Ua Pou avec ses pics effilés et sa nature sauvage. Notre coup de coeur, grâce à Jérome et son épouse également.







UA HUKA
4ème jour,1er mai
Départ pour Ua Huka, la plus petite île habitée du groupe nord des Marquises et située à environ 1300 Kms au nord-est de Tahiti. L'atterrissage se fait sur le plus ancien aérodrome des Marquises, construit en 1972, entre les villages de Vaipaee et Hane. Ua Huka compte environ 680 habitants au dernier recensement répartis sur 3 villages ( dès les années 1870 ) : Vaipaee, Hane et Hokatu. L' île culmine au mont Hitikau à 884 mètres seulement. A son origine : un volcan-bouclier de genre hawaiien qui - sur une durée de quelques millions d' années- s'est effondré pour devenir une caldeira ( ou depression elliptique ) dans laquelle deux petits volcans sont apparus, les cratères de Tahoatikiau et de Teepoepo faisant actuellement partie du parc de Vaikivi. L'île est rugueuse et sauvage, plus basse que les autres, donc moins accrochée par les nuages et plus sèche. Les baies sont déchiquetées, le littoral donne dans les tons d'ocre au dessus du bleu intense de la mer, les plages sont en permanence troublées par le ressac puissant de la mer. Le village de Hokatu est à quelques kms ( seulement 14 kms de route dans l'île ) mais Maurice, notre hôte, roule au pas et on met du temps à monter et descendre. La route est entièrement goudronnée ou bétonnée, ce qui n'est pas le cas à Ua Pou par exemple. Pension décevante en surplomb du village donc isolée. Belle vue sur le fameux motu Hane et la mer qui scintille sous le beau soleil. A part cela, il y a des moustiques et des cafards, le bungalow n'est pas propre. Les repas sont pris chez Maurice et Delphine au village, la gastronomie n'est pas de mise ! Aïe !!! On est mal tombé....
5ème jour, 2 mai
Tôt le matin, après le petit-déjeuner, Delphine nous conduit au centre artisanal qui se révèle être une déception, les objets offerts à la vente étant - à mon avis - grossiers et mal sculptés. Rien à voir avec ce qu'offre le Salon des Marquises qui se tient deux fois l' an à Papeete, et où l'on peut admirer et acheter de petites merveilles, sculptures sur bois, pierre fleurie et corail. Delphine est déçue que nous ne soyons pas intéressés, et cela se voit... Elle fait un peu la tête ! Ce sont des articles que l'on doit refiler aux croisiéristes de l' Aranui qui débarquent sur Ua Huka une fois tous les quinze jours... Delphine ne parle que de cela, des touristes en solo comme nous ne l' intéressant que moyennement, semble-t-il. Le reste de la journée - passée avec Maurice - sera consacrée à la visite des centres culturels et petits musées tels le Musée de la Mer à Hane et ses pirogues anciennes, le musée archéologique municipal sur le site de Te Tumu, au dessus de l' aérodrome, la maison du pétroglyphe aux abords de la plage de Hokatu, enfin l'arboretum de Papuakeikaraa qui rassemble des plantes endémiques de toute la Polynésie et une impressionnante collection d'agrumes. Pas d' excursion prévue dans le parc de Vaikivi, vers les cratères précédemment nommés qui rappellent le passé volcanique de l'île. Aussi pour les points de vue, la végétation endémique unique et surtout les pétroglyphes. C'est dommage... au prix de la journée !!! Tout de même, en soirée, nous irons pêcher - avec sandwiches et boissons dans des glacières- avec d'autres villageois à partir du quai du village situé au bout de la route goudronnée. Il fait frais, avec du vent, pas de moustiques, beaucoup de poissons pêchés et une bonne ambiance . En prime, des cieux magnifiquement étoilés .
Ua Huka est l' une des rares îles n' ayant pas été envahie par le rat noir, ce qui a préservé sa faune aviaire, en particulier le lori ultra-marin ( ou ' pihiti ' en marquisien ) qui se nourrit presque exclusivement de nectars de fleurs ( bananier, cocotier, hibiscus, manguier, goyavier). Une chienne importée de Nouvelle-Zélande a été dressée spécialement à détecter les rats : elle inspecte le frêt débarqué des bateaux et les quais du port.
Je vous conseille de passer deux jours complets sur l'île, l'une pour la visite des différents musées, l' autre pour randonner dans le parc du centre de île, là où se trouvent les sites archéologiques , dans leur jus, c'est à dire sous forme de vestiges : soubassements de murs de terrasses agricoles, places de rassemblement ( ou ' tohua ' ), pavages d'habitations ( ou ' paepae ' ), édifices sacrés ( ou ' me'ae ' en marquisien , 'marae ' en tahitien ) avec leurs tikis et pétroglyphes.
Pour terminer, quelques infos sur le nom de l'île, liées à la culture orale marquisienne : si l'on en croit la légende de création des 6 îles marquisiennes, Ua Huka est celle qui met la touche finale à la construction de la maison du dieu Oatea, chacune d'entre elles ayant une fonction architecturale définie. Ua Huka représente le trou ( dit 'ua ' ) dans lequel le dieu dépose ce qui reste ( en marquisien ' huka ' ) des matériaux inutilisés lors de la construction.
HIVA OA
6ème jour, 3 mai
Départ en fin de matinée pour Hiva Oa. Maurice- qui avait autre chose à faire - nous largués à l' aérodrome avec 3 heures d' avance... pour dire que cette escale est un peu ratée, même si nous avons décidé de positiver ! Hiva Oa est la troisième plus grande île de Polynésie Française après Tahiti et Nuku Hiva et avant Raiatea dans les Îles sous le Vent. L' île est belle, verdoyante, luxuriante, découpée. Les montagnes grimpent au ciel, les ouvertures sur la mer sont grandioses, la lumière est sublime, nous avons de la chance. Temps magnifique. Tania de la pension Kanahau nous attend à l'aéroport. Nous allons passer, en sa compagnie, deux jours formidables. Tania est avenante, souriante, dynamique. Quel plaisir d'être avec elle, chez elle, elle cuisine divinement et sert le meilleur thon du monde ( le Big Eye réservé aux Japonais ) et des croquettes de langouste, chevrette et crabe avec des dés de uru ( arbre à pain ) par exemple. Bungalow confortable, pas de moustiques la nuit, on peut dormir fenêtre ouverte. C' est formidable ! Après installation, Tania nous conduit en ville à Atuona, petite bourgade agréable et bien agencée. On commence par déjeuner d'un poisson cru au lait de coco excellent, et puis on poursuit avec le tour des attractions incontournables : le cimetière catholique où se trouvent les tombes de Paul Gauguin et de Jacques Brel en surplomb de la ville, le cimetière protestant, désaffecté et retourné à la brousse, où se trouvent d'impressionnants tombeaux de guerriers marquisiens faits d'énormes dalles de corail et ornés d'une tête de tiki ( plus difficile à trouver, car personne n' y va... demander le chemin ! ) le centre artisanal, le musée Gauguin ( et le musée Jacques Brel ), le front de mer. Pendant que nous nous promenons tranquillement, Tania nous a organisé une excursion pour le lendemain 4 mai, la journée entière avec Pifa O' Connor, un garçon de 36 ans qui connait son île par coeur, est féru d'histoire locale et avec qui nous allons sympathiser.
7ème jour, 4 mai
Pifa débarque à 8 heures tapantes à la pension, et nous allons derechef acheter les sandwiches et l' eau dans une supérette de Atuona. Nous allons d'abord faire une brève halte en bord de route, un endroit non signalé, à partir duquel nous dévalons un petit sentier dans la végétation dense qui nous mène au célèbre tiki souriant, le seul du genre aux Marquises et en Polynésie. L' endroit est improbable, le tiki n' est pas immense, mais beau et impressionnant. Puis nous voilà roulant sur la route qui, de façon vertigineuse, longe et surplombe la côte nord de l' île, en limite de l' ancien volcan. On croise peu de véhicules, la route devenue piste empierrée est pleine de trous et on avance au pas. ( A signaler que cette route est entièrement goudronnée depuis 2018 ). Les panoramas sont majestueux, avec tous les verts de la création sur bleu de la mer. Nous faisons halte de nouveau en haut d'une falaise agrémentée d'une énorme pierre, dite ' pierre aux sacrifices ', d'où l'on jetait à la mer, aux temps anciens, de jeunes fille vierges offertes aux dieux courroucés. Encore une pause pour le déjeuner cette fois, dans un petit restaurant proche de l' exceptionnel site archéologique de Puamau. Nous allons connaître les moments forts de ce séjour lors de cette excursion avec notre guide, Pifa, jamais avare d'explications. Nous découvrons sur une immense esplanade, les ensembles cérémoniels de Ta'a Oa et de Meae Te I'Ipona, ce dernier possédant de superbes tikis, en particulier le tiki couché - ou ' Maki Taua Pepe ' représentant la Maternité, à savoir une femme accouchant en position accroupie comme c'était souvent le cas dans de nombreuses civilisations, et le ' Takaii ', le plus grand tiki répertorié de Polynésie à ce jour. A noter aussi, une énorme pierre au tranchant désormais émoussé et sur l' arête de laquelle on pratiquait la circoncision de fils de chefs et de notables pré-adolescents. Rude épreuve ! Mais voilà, ce n' est pas tout ! Il parait qu'il y en a d'autres encore sur le flanc de la montagne qui s'élance en pente raide derrière le site archéologique, tikis renversés, plates-formes et , parait-il, un tiki géant tout en haut, qui a du tomber mais que l'on voyait de loin sur la mer il y a encore 30 ou 40 ans., selon les anciens de l' île. Cet endroit de rencontre, de culte et de vie - c'était en fait une petite ville - étant immense. Il y avait autrefois dans cette partie de île des milliers d'habitants. Le site - sanctuaire religieux, social, culturel - aurait la taille des plus grands sites maya du Yucatan, mais les quelques propriétaires concernés - deux Lou trois familles, ceux qui possèdent le versant de montagne - ne veulent pour l'instant pas entendre parler de débroussaillage intensif ni de coupes d'arbres. L'UNESCO demande - à juste titre - quelques efforts de mise en conformité pour accorder un traitement de faveur à Hiva Oa en particulier et aux Marquises en général. On n' en est pas là, car, hélas, il y a des rigidités locales insurmontables ! Ce genre d'attitude est assez typique en Polynésie : on a peur de mettre à jour les " marae " enfouis sous la végétation : ils sont tabous et parfois censés dégager des ondes négatives et mortelles, et donc il vaut mieux ne pas déranger ou fâcher les esprits ou les dieux anciens qui pourraient se venger. La religion ancienne n' est jamais loin en Polynésie malgré les succès engrangés par les missionnaires.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Dernière nuit aux Marquises chez Tania qui nous a préparé un repas fin et succulent. A noter que le dîner est facturé 2500 FCP par personne.
8ème jour, 5 mai
Nous reprenons l' avion comme prévu, via Nuku Hiva ( escale courte ). Arrivée à l'heure à Papeete.
Puisse ce carnet donner l'envie à beaucoup d'entre vous de visiter un jour les Marquises. C' est loin, c'est cher, c'est le voyage d'une vie, c' est incontournable et inoubliable.
La compagnie Air Tahiti offre un Pass Marquises 4 îles ( Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa ) au tarif de 86000 FCP ( environ 700 euros ). Le voyage se fait en ATR 72 de Tahiti à Nuku Hiva ou Hiva Oa et en Twin Otter 19 places entre les îles ( souvent 13 ou 15 en raison du frêt, d'où la nécessité de réserver très à l' avance ). Nous voyageons en couple. Les séjours en pension de famille ont été réservés au Salon du Tourisme du début février, là où l'on peut rencontrer les propriétaires de pensions et faire son choix. Les séjours sont pratiquement toujours en demi-pension ou avec petit déjeuner seulement. Les transferts sont généralement inclus, mais on peut toujours réserver une voiture ou un taxi.
NUKU HIVA
UN PEU DE GEOGRAPHIE NH est située à environ 1500 kms de Tahiti au nord du Territoire. Avec ses 387 km2, c'est la seconde plus grande île de Polynésie française après Tahiti. Elle est issue de formidables phénomènes et cataclysmes volcaniques survenus il y a entre 1 et 6 millions d'années qui ont surélevé l'île de plusieurs milliers de mètres au dessus de la mer. Même après des millénaires de lente érosion, d'écroulements et de tassements, NH reste la plus majestueuse des Marquises, avec ses falaises abruptes, ses vallées encaissées dotées d'immenses cascades et ses murailles noires correspondant à d'anciennes parois internes de volcans énormes.
UN PEU D'HISTOIRE Les premiers contacts des habitants de NH se firent en 1595 avec des navigateurs espagnols qui ne restèrent sur place que brièvement. il fallu attendre la fin du 18ème siècle pour voir les Européens débarquer en plus grand nombre sur NH ( et les autres îles des Marquises ) et bouleverser un équilibre social et culturel très fragile. On pense qu'il y avait presque 100.000 personnes qui habitaient Nuku Hiva à cette époque, une population décimée au fil des décennies par les épidémies, les maladies apportées par les Européens et l' alcool qui servait de troc. Résultat calamiteux de cette période : il ne restait plus que 2500 personnes au début des années 30, qui avaient largement perdu leur identité et vivaient dans le dénuement. Actuellement, l'île compte environ 2600 âmes répartis sur plusieurs villages, dont Taioahe, le village principal.
NUKU HIVA DANS LA LITTERATURE
1 / L'un des célèbres écrivains ayant visité NH et y ayant séjourné fut Herman Melville, débarquant en juillet 1842, auteur célèbre de 'Moby Dick '. L'île vient de passer sous protectorat français. Melville, séduit par les vahinés enjôleuses et étourdi par sa vision paradisiaque des lieux, déserte le navire.il se retrouve prisonnier d'une tribu locale, les Taipi, à Taipivai, y demeure pendant 1 mois et demie jusqu'à ce qu'un capitaine de navire australien obtienne sa libération en échange d'un mousquet et d'un rouleau de cotonnade ! Melville fera un roman, considéré comme classique de la littérature de voyage, de cet épisode mouvementé de sa vie. Ce roman, intitulé ' Typee : A Peep at Polynesian Life ', publié en 1846 aux Etats-Unis, aura un succès considérable.
2 / Un autre écrivain célèbre écossais, Robert Louis Stevenson, arrivera à NH à bord d'un yacht qui jette l' ancre dans la baie d' Anaho, la plus belle de l'île, en juillet 1888. Stevenson est déjà connu pour deux magnifiques romans qui ont marqué leur époque: 'Treasure Island ' et Dr Jekyll & Mr. Hyde '. Stevenson, lui aussi, est conquis par la beauté naturelle de l' île, ce qui ne l'empêche pas de faire le constat accablant du déclin identitaire, socio-culturel et physique d'une population ravagée par la maladie et l' alcool. Le récit de son séjour, " In the South Seas , an account of experiences and observations in the Marquesas, Paumotus and Gilbert Islands, in the course of two cruises on the yacht Casco ( 1888 ) and the schooner Equator " ( 1889 ). Son récit sera publié en 1896 à New York, quatre ans après sa mort à Apia, aux Îles Samoa Occidentales où il était venu s'installer. Il sera aussi publié en 1900 à Londres.
3 / En août 1903, c'est Victor Segalen, médecin de marine, ethnologue et archéologue français qui débarque à NH du navire La Durance expédié en Polynésie pour récupérer les possessions du peintre Paul Gauguin mort en avril de la même année. Lui aussi est subjugué par les Marquises, mais déplore la perte d'identité, de dignité et de fierté des Maori aliénés par une christianisation qui détruit leur culture et leurs coutumes, renie leurs dieux et annihile leur passé. Il parlera de son expérience, de ses doutes et de ses craintes dans ' Les Immémoriaux '.
4 / En décembre 1907, c'est Jack London qui débarque à NH du voilier le Stark, sur les traces de son illustre prédécesseur, Herman Melville. London est dans un mauvais état physique, épuisé par ses voyages incessants qui l'ont mené du Klondike au Canada, au Japon, puis en Australie puis à Londres en Europe. Il est effaré et choqué par la situation sanitaire dégradée de Nuku Hiva : Là où son prédécesseur Melville avait rencontré plus de 2000 guerriers marquisiens vigoureux et en bonne santé, il n' en retrouve plus que 12 souffrant de diverses maladies : les autres ont été décimés par la tuberculose ! Sa démarche est toujours humaniste et il garde une conscience géopolitique aigüe devant ces cultures traditionnelles polynésiennes fragilisées par l' avancée inexorable de la modernité en ce début de 20ème siècle.... Il continuera son voyage vers les Tuamotu puis Tahiti et publiera ' Martin Eden ', le récit émouvant de son voyage initiatique dans le Pacifique Sud en 1911.
5 / Alain Gerbault enfin, écrivain, linguiste, ethnologue et voyageur infatigable, arrive aux Marquises, via le Canal de Panama, en décembre 1933. Il est totalement épuisé par une traversée interminable sur un simple voilier, le Firecrest. Enthousiasmé par son séjour aux Marquises, il continue vers les Tuamotu en 1934, puis Tahiti en 1935. Gerbault se bat pour que perdurent les traditions ainsi que les chants et les danses interdites par les Eglises et par l' Administration Française. ( Ces interdictions dureront plus de 50 ans tout de même... !!! ) Bora Bora restera son île de prédilection. Pétainiste farouche pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sera obligé de fuir BB vers les Samoa, puis les Tonga et enfin Timor, île à moitié portugaise, donc neutre pendant la guerre en cours. Les récits de ses voyages et de ses séjours, ' A la Poursuite du Soleil, Journal de bord, de New York à Tahiti ' et ' Un paradis se meurt ' seront publiés à la fin des années 40. Il mourra à Timor en 1941 et ses cendres seront rapatriées à Bora Bora.
Retour à notre voyage et séjour.
1er jour : 27 avril
Départ de Papeete à 6 H 30, il faut se lever deux heures auparavant et rejoindre l'aéroport dans la nuit. Décollage à l'aube, beau temps sur le trajet, durée du vol 4 heures.
Arrivée vers 10 heures 30 à Nuku Hiva, première étape de ce voyage. Nous avons réservé deux nuits en demi-pension à la Pension Koku'u, transferts inclus. Peut-être pas une si bonne idée que cela, les transferts inclus, en ce qui concerne cette île singulière où l'aéroport est situé sur Terre Déserte, de l' autre côté de la montagne, à l' opposé et à quelque 45 kms du village principal de Taioahe . Ceux-ci sont facturés à un prix trop élevé. Compter 6000 FCP AR en taxi, 15000 FCP facturés par les pensions ou hôtels. La différence est donc notable. Ce n' était pas la meilleure idée, mais on ne peut revenir en arrière. Même pour des résidents comme nous qui savons voyager en Polynésie, l' employé d' Air Tahiti qui m' a vendu le Pass a été incapable de donner en sus des conseils judicieux relatifs au séjour lui-même, n' étant sans doute jamais allé aux Marquises. C 'est vraiment agaçant ! En bref, la bonne idée à retenir, c'est la location d'une voiture ( genre Suzuki ) pour être libre de gérer son temps et de s'arrêter à loisir. La signalisation sur route est un peu sommaire, mais on s'en sort facilement tout de même. Notre hôte Alvane nous attend - sans pancarte ( sic! ) - et nous voilà - après nous être cherchés pendant 5 minutes- embarqués pour un trajet de plus d'une heure ( avec les arrêts-photos ) en Land Rover aux pneus lisses ( Heureusement il ne pleut pas ! ). La route de montagne, récemment goudronnée et balisée, est impeccable. Pas le temps de souffler à la pension, nous repartons immédiatement ( voilà une très mauvaise idée après un lever aux aurore plus 4 heures d'avion ) pour une randonnée à la demie-journée qui était aussi incluse dans le séjour pré-payé. Un sandwich a été prévu ( vraiment minable pour l' effort physique qui sera exigé ), nous avons de l'eau et nous allons remplir quelques bouteilles à la source près de l'ensemble cérémoniel de Taipivai, premier arrêt. Ensuite commence la randonnée dans la vallée de Hanaheu avec re-descente vers la baie de Anaho et sa plage du même nom. Endroit magnifique et sauvage, quelques bateaux de voiles à l'ancre, on se baigne, l' eau est vraiment très chaude, plus de 30° au bord. Aussi chaud, c'est rare et pas forcément agréable. Il faudra ensuite remonter une pente très raide, cette randonnée est finalement assez difficile, l'air est immobile, humide et étouffant sous les frondaisons, il y a un peu de boue, et de minuscules fourmis ( qui ne piquent pas, je le précise ) , dites " fofolles " localement , qui courent sur les chaussures, les chevilles et les mollets. Pas très agréable...! Il y a de surcroît des moustiques dont il faut se protéger ! A posteriori, il me semble judicieux de se munir, avant le départ de Papeete, de barres chocolatées énergétiques, si l'on décide de randonner l' après-midi du jour d'arrivée. Nous ne nous étions pas méfiés... Résultat : un coup de faiblesse pour moi, et une crise d'hyper-ventilation à la remontée de la baie de Anaho !!! Retour à la nuit à la pension. On y retrouve Claudine et ses 4 enfants, ambiance à la marquisienne, sympathique et sans façon. On partage la vie familiale. Chambre très simple avec salle de bain, pas de moustiques, on peut dormir la fenêtre ouverte, mais la nuit sera bruyante comme souvent en Polynésie. Les coqs pullulent et ne dorment pas, les chiens aboient ou gémissent. On est donc amené à se lever tôt... comme tout le monde.
2ème jour, 28 avril
Nous avons réservé une excursion à la journée avec Thierry: elle commence par 45 mn en pleine mer pour rejoindre la plage de Hakatea cachée dans une petite baie secrète comme il en existe beaucoup le long des côtes de Nuku Hiva. A partir de là, la randonnée dure la journée, 11 kms AR sur terrain plat, mais aussi accidenté - les anciens chemins de circulation empierrés et surélevés et qui ont plus de 1000 ans - et puis des traversées de rivières à gué. Prévoir les bonnes chaussures ( genre crocs en plastique avec chaussettes montantes, pas très élégantes mais pratiques ). On traverse l'ancien village de Hakaui, on longe les soubassements des habitations, il y a encore des tikis patinés et usés par le temps et le climat humide dans la végétation luxuriante. Le but ultime de cette randonnée est d'atteindre la grande et haute cascade de Vaipo. Le lieu est magique, les ouvertures dans la végétation et les arbres immenses permettent de prendre des photos des cimes et de voir les grottes où l'on déposait autrefois les pirogues funéraires contenant les os de chefs ou grands guerriers. Retour par le même chemin vers la plage et de nouveau un tour en mer pour rejoindre le port de Taihoae. Retour à la pension après un aperçu du front de mer de Taihoae.











UA POU
3ème jour, 29 avril
Retour à l'aéroport en fin de matinée pour le second vol du séjour vers Ua Pou. 20 mn de traversée en Twin Otter ( 18 places mais seulement 13 sont effectivement occupées car il y a toujours du prêt à transporter entre les îles ). Temps magnifique, mer bleue, jolies photos à prendre au départ de NH et à l'arrivée sur UP. Nous sommes attendus par Jérome, ancien militaire reconverti dans le tourisme et qui tient la pension Pukue'e avec sa femme Elisa, originaire de UP. Nous allons passer deux jours exceptionnels. La pension est confortable, Jérome et Elisa sont très professionnels et agréables. Jérome est randonneur professionnel aussi, Elisa, elle, est excellente cuisinière. Nous repartons rapidement pour une excursion à la demi-journée vers Hohoi, après un arrêt sur le site archéologique- culturel et cultuel- de Maui'a, tribu des Tavaka. Jérome est là pour donner toutes les explications permettant de comprendre comment fonctionnait la société marquisienne à l'époque et les évènements qui avaient lieu sur un site dont une grande partie est encore enfouie sous la végétation. Ensuite nous allons voir un sculpteur de pierres fleuries de sa connaissance, le seul endroit aux Marquises on l' on trouve ces pierres. On les ramasse dans la rivière qui se jette dans la mer à Hohoi, parfois sur la plage elle-même. Retour à la pension.
4ème jour,30 avril
Est inscrite à notre programme une randonné- nature en montagne- moyennement difficile -vers la cascade Vaiea pendant 4 bonnes heures. Il fait chaud, il y a des moustiques, et le bain dans la vasque sous cascade ( eau à 24° ) est un plaisir rare. Déjeuner chez un ami de Jérome, ancien cuisinier de François Fillon ministre et qui nous prépare de bonnes choses. Elisa vient nous chercher en voiture pour le retour à la pension. Très belle et élégante île que Ua Pou avec ses pics effilés et sa nature sauvage. Notre coup de coeur, grâce à Jérome et son épouse également.







UA HUKA
4ème jour,1er mai
Départ pour Ua Huka, la plus petite île habitée du groupe nord des Marquises et située à environ 1300 Kms au nord-est de Tahiti. L'atterrissage se fait sur le plus ancien aérodrome des Marquises, construit en 1972, entre les villages de Vaipaee et Hane. Ua Huka compte environ 680 habitants au dernier recensement répartis sur 3 villages ( dès les années 1870 ) : Vaipaee, Hane et Hokatu. L' île culmine au mont Hitikau à 884 mètres seulement. A son origine : un volcan-bouclier de genre hawaiien qui - sur une durée de quelques millions d' années- s'est effondré pour devenir une caldeira ( ou depression elliptique ) dans laquelle deux petits volcans sont apparus, les cratères de Tahoatikiau et de Teepoepo faisant actuellement partie du parc de Vaikivi. L'île est rugueuse et sauvage, plus basse que les autres, donc moins accrochée par les nuages et plus sèche. Les baies sont déchiquetées, le littoral donne dans les tons d'ocre au dessus du bleu intense de la mer, les plages sont en permanence troublées par le ressac puissant de la mer. Le village de Hokatu est à quelques kms ( seulement 14 kms de route dans l'île ) mais Maurice, notre hôte, roule au pas et on met du temps à monter et descendre. La route est entièrement goudronnée ou bétonnée, ce qui n'est pas le cas à Ua Pou par exemple. Pension décevante en surplomb du village donc isolée. Belle vue sur le fameux motu Hane et la mer qui scintille sous le beau soleil. A part cela, il y a des moustiques et des cafards, le bungalow n'est pas propre. Les repas sont pris chez Maurice et Delphine au village, la gastronomie n'est pas de mise ! Aïe !!! On est mal tombé....
5ème jour, 2 mai
Tôt le matin, après le petit-déjeuner, Delphine nous conduit au centre artisanal qui se révèle être une déception, les objets offerts à la vente étant - à mon avis - grossiers et mal sculptés. Rien à voir avec ce qu'offre le Salon des Marquises qui se tient deux fois l' an à Papeete, et où l'on peut admirer et acheter de petites merveilles, sculptures sur bois, pierre fleurie et corail. Delphine est déçue que nous ne soyons pas intéressés, et cela se voit... Elle fait un peu la tête ! Ce sont des articles que l'on doit refiler aux croisiéristes de l' Aranui qui débarquent sur Ua Huka une fois tous les quinze jours... Delphine ne parle que de cela, des touristes en solo comme nous ne l' intéressant que moyennement, semble-t-il. Le reste de la journée - passée avec Maurice - sera consacrée à la visite des centres culturels et petits musées tels le Musée de la Mer à Hane et ses pirogues anciennes, le musée archéologique municipal sur le site de Te Tumu, au dessus de l' aérodrome, la maison du pétroglyphe aux abords de la plage de Hokatu, enfin l'arboretum de Papuakeikaraa qui rassemble des plantes endémiques de toute la Polynésie et une impressionnante collection d'agrumes. Pas d' excursion prévue dans le parc de Vaikivi, vers les cratères précédemment nommés qui rappellent le passé volcanique de l'île. Aussi pour les points de vue, la végétation endémique unique et surtout les pétroglyphes. C'est dommage... au prix de la journée !!! Tout de même, en soirée, nous irons pêcher - avec sandwiches et boissons dans des glacières- avec d'autres villageois à partir du quai du village situé au bout de la route goudronnée. Il fait frais, avec du vent, pas de moustiques, beaucoup de poissons pêchés et une bonne ambiance . En prime, des cieux magnifiquement étoilés .
Ua Huka est l' une des rares îles n' ayant pas été envahie par le rat noir, ce qui a préservé sa faune aviaire, en particulier le lori ultra-marin ( ou ' pihiti ' en marquisien ) qui se nourrit presque exclusivement de nectars de fleurs ( bananier, cocotier, hibiscus, manguier, goyavier). Une chienne importée de Nouvelle-Zélande a été dressée spécialement à détecter les rats : elle inspecte le frêt débarqué des bateaux et les quais du port.
Je vous conseille de passer deux jours complets sur l'île, l'une pour la visite des différents musées, l' autre pour randonner dans le parc du centre de île, là où se trouvent les sites archéologiques , dans leur jus, c'est à dire sous forme de vestiges : soubassements de murs de terrasses agricoles, places de rassemblement ( ou ' tohua ' ), pavages d'habitations ( ou ' paepae ' ), édifices sacrés ( ou ' me'ae ' en marquisien , 'marae ' en tahitien ) avec leurs tikis et pétroglyphes.
Pour terminer, quelques infos sur le nom de l'île, liées à la culture orale marquisienne : si l'on en croit la légende de création des 6 îles marquisiennes, Ua Huka est celle qui met la touche finale à la construction de la maison du dieu Oatea, chacune d'entre elles ayant une fonction architecturale définie. Ua Huka représente le trou ( dit 'ua ' ) dans lequel le dieu dépose ce qui reste ( en marquisien ' huka ' ) des matériaux inutilisés lors de la construction.

HIVA OA
6ème jour, 3 mai
Départ en fin de matinée pour Hiva Oa. Maurice- qui avait autre chose à faire - nous largués à l' aérodrome avec 3 heures d' avance... pour dire que cette escale est un peu ratée, même si nous avons décidé de positiver ! Hiva Oa est la troisième plus grande île de Polynésie Française après Tahiti et Nuku Hiva et avant Raiatea dans les Îles sous le Vent. L' île est belle, verdoyante, luxuriante, découpée. Les montagnes grimpent au ciel, les ouvertures sur la mer sont grandioses, la lumière est sublime, nous avons de la chance. Temps magnifique. Tania de la pension Kanahau nous attend à l'aéroport. Nous allons passer, en sa compagnie, deux jours formidables. Tania est avenante, souriante, dynamique. Quel plaisir d'être avec elle, chez elle, elle cuisine divinement et sert le meilleur thon du monde ( le Big Eye réservé aux Japonais ) et des croquettes de langouste, chevrette et crabe avec des dés de uru ( arbre à pain ) par exemple. Bungalow confortable, pas de moustiques la nuit, on peut dormir fenêtre ouverte. C' est formidable ! Après installation, Tania nous conduit en ville à Atuona, petite bourgade agréable et bien agencée. On commence par déjeuner d'un poisson cru au lait de coco excellent, et puis on poursuit avec le tour des attractions incontournables : le cimetière catholique où se trouvent les tombes de Paul Gauguin et de Jacques Brel en surplomb de la ville, le cimetière protestant, désaffecté et retourné à la brousse, où se trouvent d'impressionnants tombeaux de guerriers marquisiens faits d'énormes dalles de corail et ornés d'une tête de tiki ( plus difficile à trouver, car personne n' y va... demander le chemin ! ) le centre artisanal, le musée Gauguin ( et le musée Jacques Brel ), le front de mer. Pendant que nous nous promenons tranquillement, Tania nous a organisé une excursion pour le lendemain 4 mai, la journée entière avec Pifa O' Connor, un garçon de 36 ans qui connait son île par coeur, est féru d'histoire locale et avec qui nous allons sympathiser.
7ème jour, 4 mai
Pifa débarque à 8 heures tapantes à la pension, et nous allons derechef acheter les sandwiches et l' eau dans une supérette de Atuona. Nous allons d'abord faire une brève halte en bord de route, un endroit non signalé, à partir duquel nous dévalons un petit sentier dans la végétation dense qui nous mène au célèbre tiki souriant, le seul du genre aux Marquises et en Polynésie. L' endroit est improbable, le tiki n' est pas immense, mais beau et impressionnant. Puis nous voilà roulant sur la route qui, de façon vertigineuse, longe et surplombe la côte nord de l' île, en limite de l' ancien volcan. On croise peu de véhicules, la route devenue piste empierrée est pleine de trous et on avance au pas. ( A signaler que cette route est entièrement goudronnée depuis 2018 ). Les panoramas sont majestueux, avec tous les verts de la création sur bleu de la mer. Nous faisons halte de nouveau en haut d'une falaise agrémentée d'une énorme pierre, dite ' pierre aux sacrifices ', d'où l'on jetait à la mer, aux temps anciens, de jeunes fille vierges offertes aux dieux courroucés. Encore une pause pour le déjeuner cette fois, dans un petit restaurant proche de l' exceptionnel site archéologique de Puamau. Nous allons connaître les moments forts de ce séjour lors de cette excursion avec notre guide, Pifa, jamais avare d'explications. Nous découvrons sur une immense esplanade, les ensembles cérémoniels de Ta'a Oa et de Meae Te I'Ipona, ce dernier possédant de superbes tikis, en particulier le tiki couché - ou ' Maki Taua Pepe ' représentant la Maternité, à savoir une femme accouchant en position accroupie comme c'était souvent le cas dans de nombreuses civilisations, et le ' Takaii ', le plus grand tiki répertorié de Polynésie à ce jour. A noter aussi, une énorme pierre au tranchant désormais émoussé et sur l' arête de laquelle on pratiquait la circoncision de fils de chefs et de notables pré-adolescents. Rude épreuve ! Mais voilà, ce n' est pas tout ! Il parait qu'il y en a d'autres encore sur le flanc de la montagne qui s'élance en pente raide derrière le site archéologique, tikis renversés, plates-formes et , parait-il, un tiki géant tout en haut, qui a du tomber mais que l'on voyait de loin sur la mer il y a encore 30 ou 40 ans., selon les anciens de l' île. Cet endroit de rencontre, de culte et de vie - c'était en fait une petite ville - étant immense. Il y avait autrefois dans cette partie de île des milliers d'habitants. Le site - sanctuaire religieux, social, culturel - aurait la taille des plus grands sites maya du Yucatan, mais les quelques propriétaires concernés - deux Lou trois familles, ceux qui possèdent le versant de montagne - ne veulent pour l'instant pas entendre parler de débroussaillage intensif ni de coupes d'arbres. L'UNESCO demande - à juste titre - quelques efforts de mise en conformité pour accorder un traitement de faveur à Hiva Oa en particulier et aux Marquises en général. On n' en est pas là, car, hélas, il y a des rigidités locales insurmontables ! Ce genre d'attitude est assez typique en Polynésie : on a peur de mettre à jour les " marae " enfouis sous la végétation : ils sont tabous et parfois censés dégager des ondes négatives et mortelles, et donc il vaut mieux ne pas déranger ou fâcher les esprits ou les dieux anciens qui pourraient se venger. La religion ancienne n' est jamais loin en Polynésie malgré les succès engrangés par les missionnaires.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Dernière nuit aux Marquises chez Tania qui nous a préparé un repas fin et succulent. A noter que le dîner est facturé 2500 FCP par personne.
8ème jour, 5 mai
Nous reprenons l' avion comme prévu, via Nuku Hiva ( escale courte ). Arrivée à l'heure à Papeete.
Puisse ce carnet donner l'envie à beaucoup d'entre vous de visiter un jour les Marquises. C' est loin, c'est cher, c'est le voyage d'une vie, c' est incontournable et inoubliable.









