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Projet circuit Ouest américain 2017
😉 bonjour tout le monde... Nous ne sommes pas encore partis pour notre futur voyage en juin dans l'ouest américain, que déjà, dans nos têtes, germe l'idée de repartir en 2017......

Ce serait pour un départ soit de fin juin à juillet, ou de fin août à septembre 2017 pour 23à30 jours.

Vol vers SALT LAKE CITY - ANTELOPE ISLAND - IDAHO FALLS - GD TETON (Jackson)- YELLOWSTONE avec 3 points de chute (Old Faithful ou West Thumb - Canyon village ou West Yellowstone ou Norris - Mammoth hot springs ou Gardiner) MISSOULA - WHITEFISH - GLACIER NP (st Mary) LEWIS &CLARK FOREST (Great falls) - BIG HORN CANYON (Sheridan - Hardin) SPEARFISH - Mt RUSHMORE (Keystone - Custer) - BADLANDS puis vol vers la France depuis RAPID CITY

que pensez-vous de cette ébauche ???? - Après Salt lake City vaut-il mieux monter par FLAMING GORGE ??? - je précise que nous tenons à visiter Glacier NP, nous connaissons déjà le côté canadien (Waterton) et nous avons trouvé cette région superbe.

Merci d'avance pour vos critiques et commentaires 😛 cordialement Sonia
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Heurs et malheurs de la première icône de l'Amérique 
Bonjour,

Le thème du serpent à sonnettes est un ''classique'' sur les forums... mais derrière l'intérêt immédiat du voyageur il y a une histoire…. une histoire qui se confond à l'origine avec celle du pays lui-même, qui a généré un nouveau symbole politique lequel crée parfois des frictions internes…

Si le rattlesnake , à l'instar du tumbleweed est généralement perçu comme une icône de l'Ouest par la grâce du cinéma et en particulier des Westerns, son image va bien au-delà et c'est à mon avis plutôt intéressant..

A leur arrivée dans le Nouveau Monde les colons européens découvrirent un serpent propre à ce nouveau continent, plus dangereux et plus terrifiant que tout ce qu'ils avaient pu connaître antérieurement. Faute de références il semble qu'il aient été tenté, dans un premier temps, de le rapprocher du fabuleux ''basilisk'' du Moyen Age et de lui attribuer certaines de ses capacités…. lui qui pouvait tuer par son haleine, son regard en hypnotisant sa proie...

Avant d'avoir reçu '' l'enseignement '' des tribus amies on n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire pour traiter les morsures subies et donc rapidement on rétribua des ''chasseurs'' pour réduire le risque à proximité des communautés..

Une sorte de ''rattlesnake roundup'' avant la lettre mais alors plus justifié et qui fait penser aux ''chasseurs de vipères'', ces personnages un peu bizarres, parfois également rebouteux qui dans la France rurale de la première moitié du XX ème siècle opéraient dans chaque canton habité par le reptile. A la différence près que le chasseur de vipères alimentait avant tout les laboratoires fabriquant l'anti venin avant que celui ne devint synthétique, ainsi bien sûr que les nombreux particuliers désirant concocter une Thériaque ou une simple liqueur vipérine faisant macérer un(e) vipère introduit(e) vivante dans une bouteille de gnôle…. Comme il y en avait une chez nos aieux et, par exemple, mon propre grand-père qui la tenait de son père, … à côté de la cave à vins.



bref…. !

Pour rester dans le Nouveau Monde ….

dans les traditions orales amérindiennes le reptile est également associé à des forces occultes, parfois malévolentes, rarement bénéfiques, en même temps qu'il sert à confectionner nombre de potions ou onguents censés avoir des vertus curatives ou des amulettes protectrices

chez les Européens il faut commencer , par lire ce qu'en écrit au milieu du XVIII ème siècle le grand Buffon qui le décrit sous le nom de boiquira .

Le serpent y est en effet l'objet de quelques paragraphes délectables, oû le merveilleux et le démon ne sont pas loin :

'' tranquilles habitans de nos contrées tempérées, que nous sommes heureux, loin de ces plages oû la chaleur et l'humidité règnent avec tant de force ! Nous ne voyons point un serpent infecter l'eau, au milieu de laquelle il nage avec facilité, les arbres dont il parcourt les rameaux avec vitesse, la terre dont il peuple les cavernes les bois solitaires oû il exerce le même empire que le tigre dans ses déserts brûlants, et dont l'obscurité livre plus sûrement sa proie à sa morsure. Ne regrettons point les beautés naturelles de ces climats plus chauds que les nôtres, leurs arbres plus touffus, leurs feuillages plus agréables, leurs fleurs plus suaves, plus belles : ces fleurs, ces feuillages, ces arbres cachent la demeure du serpent à sonnette.''

et un autre:

''On a écrit que la pluie augmentoit la fureur du boiquira, mais il faut que ce soit une pluie d'orage, car il ne craint point d 'aller à l'eau. C'est lorsque le tonnerre gronde qu'il est le plus redoutable, on frémit lorsqu'on pense à l'état affreux et aux angoisses mortelles qu'éprouve celui qui, poursuivi par un orage terrible, au milieu des ténèbres épaisses qui lui dérobent sa route, cherche un asile sous quelque roche avancée, contre les flots d'eau qui tombent des nues, aperçoit au milieu de l'obscurité les yeux étincelants du serpent à sonnette, et le découvre à la clarté des éclairs, agitant sa queue et faisant entendre son sifflement funeste''

à cette époque, quand Nouvelle France et Colonies Britanniques étaient rivales, le serpent est plutôt mal vu.

1. Amérique coloniale : naissance de l'icône

En 1751 lorsque Benjamin Franklin, qui ne manquait pas d'humour, s'en prend dans le Pennsylvania Gazette à la pratique britannique d'envoyer les condamnés dans les 13 colonies. Il suggère que les colons retournent la politesse en envoyant à Londres un bateau plein de rattlesnakes pour être distribués à Saint James Park, Spring Garden et d'autres lieux bien fréquentés par le beau monde ainsi que… dans les jardins de la noblesse.

Et il ajoute que ces serpents apprendraient à la dite noblesse à ramper, se faufiler, baver, se tortiller dans tous les sens

…. une plutôt mauvaise image !

En 1754 en Europe c'est la Guerre de Sept Ans.

Sur le continent Nord Américain c'est, pour les Français, la Guerre de la Conquête connue depuis par les Américains sous le nom de French and Indian War. Les colons (les futurs Américains) se battent aux cotés des Britanniques et avec leurs alliés Indiens contre les Français de la Nouvelle France soutenus par d'autres nations Indiennes. C'est à cette occasion que George Washington livre bataille contre une petite force française qu'il avait embusquée

ironie de l'histoire... !

En 1754 donc, dans le même journal Benjamin Franklin publie le dessin d'un rattlesnake découpé en huit tronçons représentant les colonies de l'époque, dans l'ordre géographique, la tête pour l' ensemble de la Nouvelle Angleterre et la queue pour la Caroline du Sud. Ce dessin est souvent considéré comme le premier political cartoon publié en Amérique

pourquoi découpé en tronçons … ?

une légende Indienne disait que si l'on coupe un rattlesnake en plusieurs morceaux et que l'on ''recolle'' les morceaux avant la tombée de la nuit.... le serpent revient à la vie...

oû quelque chose comme çà..

A ce moment la devise qui accompagne le serpent "Join, or Die" appelle les colons à l'unité dans la lutte contre les Français et leurs alliés Indiens

et le serpent change d'image, il devient le symbole d'un pays qui se cherche

Toujours dans le Pennsylvania Journal , sous le pseudo de American Guesser, Benjamin Franklin écrit en 1975 que le rattlesnake lui semblait un bon symbole de l'esprit de l'Amérique :

'' j'ai en tête la brillance de ses yeux qui dépasse celle de tout autre animal.

Il n'a pas de paupières, ce que l'on peut considérer comme un emblème de la vigilance.

Il n'attaque jamais le premier mais, si on l'engage, il ne s'avouera jamais vaincu, ce que l'on peut considérer comme un signe de magnanimité et de grand courage.

Si on prend garde de ne pas le provoquer il n'exhibera pas ses crochets de sorte que ceux qui ne le connaissent pas bien le prendront pour un animal sans défense. Et même quand il les exhibe en position de défense ils semblent peu de chose et négligeables et cependant leurs blessures sont décisives et fatales. Conscient qu'il en est, il ne mord jamais son ennemi sans avertissement préalable sur le risque encouru par ceux qui lui marchent dessus.

N'ai-je pas raison de dire, Sir, qu'il est une image forte du tempérament et du comportement de l'Amérique ?''

2. Amérique Révolutionnaire : la force du symbole

En 1774 les choses ont encore changé, les Britanniques ne sont plus les protecteurs contre la Nouvelle France et depuis le Stamp Act 1765 les choses ne vont plus trop bien entre les colonies et Londres. Paul Revere insère dans la manchette du Massachusetts Spy un rattlesnake '' recollé'' représentant l'Amérique affrontant le dragon Britannique

En 1775 le symbole déjà repris par d'autres journaux apparaît un peu partout, sous sa forme enroulée, prêt à frapper : - sur les accessoires de certains militaires - sur les billets de banque - sur les boutons d'uniforme ou autres, - sur les bannières et drapeaux divers avec l'apparition du Gadsden flag

3. Vu du côté Britannique

Les Britanniques , après leur défaite, ont aussi rapidement assimilé le rattlesnake à leurs colonies émancipées. comme en témoignent les caricatures politiques de l' époque

British cartoons on Britain's defeat in the war - America in ...

dans un dessin le rattlesnake américain apporte un panier de grenouilles à son allié français dans un autre , à Yorktown, l'armée britannique est complètement encerclée par le serpent américain dans un autre encore le lion britannique s'adresse au coq gaulois, au rattlesnake américain et aux chiens représentant Espagne et Hollande en France Voltaire lui-même légende une caricature oû l'on voit le léopard britannique assailli par le rattlesnake américain, le coq français et le lion espagnol

sur le sujet : une toute nouvelle revue historique en ligne lancée en 2012 et qui commence à sortir, en 2015, en version papier :

“The Rattlesnake tells the Story” | Journal of the American ...

à suivre… Amérique moderne IYWS
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Circuit dans les Rocheuses américaines: visiter le parc national de Glacier?
Bonjour,

Y a t il quelqu'un qui a deja visite le Montana ? et plus particulierement Le glacier national park ?

je finalise mon voyage du mois d'aout. J'hesite encore entre partir de Denver ou de Salt lake city.

Pour l'instant mon voyage et plus dirige en partant de Salt lake city, pour visiter Yellowstone, cody, flathead lake, Glacier, Virginia city, Grand Teton, Jackson hole.

Je pars en Rv (camping car) 2 adultes, 2 enfants (4ans 1/2) et 1 ado .

J'hesite a visiter le Glacier, cela vaut il le coup?

merci
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En direct: agréable retour dans le "southwest" américain
Bonjour a tous les habitues du forum. Nous sommes actuellement a Alamogordo ( NM). Apres une semaine a New York ( impressions mitigees), nous revivons sous le chaud soleil de l'ouest. Ici au moins c'est sec et sain. Pas eu de pb avec Dollar a Phoenix. On a meme pu choisir parmi les autos sur 2 rangees et on est partis avec une jeep liberty donc 4x4. Ici, dans le sud de l Arizona et NMexique il n y a pas de touristes. Les hotels sont quasi vides. Ce n'est pas la saison. Avons croises seulement 2 touristes francais a la piscine de l hotel hier soir. Balades tres chouettes : sonora desert museum tres sympa, Tombstone divertissant et bonne ambiance, Chiricahua : super ! White sands au sunset: tres agreable meme si le soleil etait a moitie dans les nuages, on s est bien amuses. Seule peripetie : une double crevaison ( les 2 pneus de cote) apres avoir roule sur une branche sur le bas cote . Attente tres longue dans le desert sur route quasi deserte entre Chiricahua et Willcox pour depannage mais de nombreux locaux se sont arretes. Je vous conterai tt ca mais la avec la tablette c est pas pratique. Aujourd hui nous roulons vers Santa Fe.
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Quelques parcs américains rarement évoqués
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.

Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.

Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.

Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?

CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park

Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.

Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...

Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.





Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.



On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.



Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.



Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.



Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.



A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.



Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.



A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************

IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone

C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons. Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.

Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.



Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.





A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.

La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)



A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.



Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.

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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day

C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).



Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !

Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.



Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.



Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.

Henry

Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.

Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter. Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.

C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.



Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.

Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte. Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).



En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.



Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.



Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.

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Washington : le Mount St Helens NVM

La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif. Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).



Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.

En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route). Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.



Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.



La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.

Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.



Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.



Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.





Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.



Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.



Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O

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Colorado : première découverte au Colorado National Monument

C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument. Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.

Décidément trop petit, pour les USA

Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.

Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.



Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.





Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.



Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses. Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day.

Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.

Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.

Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.

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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !

Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.



Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.



Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.



Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.

Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant. le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.

un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.

pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range. Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea

La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park

C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.



En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.



Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.



Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.



L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.



Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.



Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.



A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.



Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.



Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.







En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.



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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc

Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?

Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.



A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.

La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...

Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.

La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.



La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.

Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.

Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?



La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.



A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.



A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.



Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.



Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?



Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.



C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.



Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.

Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street



Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.



Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !



La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.

Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.



Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.



A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.



Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.



Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».







Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.







Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.





Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.



Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.

D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.

Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.



Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.



Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).



Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.

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Arizona – Organ Pipe Cactus

Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.

Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)

L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.



Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.



Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.

Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.



L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la t��te – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.



Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.



Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.



La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu



Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.



L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.



Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...

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Arizona – Tonto National Monument

Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.



Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.

L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.

Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...



mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.

Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.





Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.





Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?

L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.



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Nevada – Cathedral Gorge State Park

Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).

Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.

L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.



De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.





Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.

A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.



Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.





Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.



Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.

Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.

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Californie – les Redwood Parks

Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.

Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.

C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches. Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.



Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.

En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)

A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.



Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !



A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.

Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.



Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.





La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.



Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.

Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .



Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.

La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.



En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !



Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière





Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.



Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !

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Californie – La Mojave National Preserve

Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.



Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).



Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.

La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.



A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.



Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons



Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...



Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.





Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...





Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.



Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .





Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.



C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.



Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.



Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.

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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?

Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.

Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.

Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille

Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.

Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.

Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.

Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.

Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !

Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).

Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.

Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …

Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.

Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.

Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.

Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.

La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.

Nevada – Great Basin National Park

Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.



L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.

Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.





Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.





Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.





Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.

L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.



La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.



Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.

Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.

En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?



A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.





A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres

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Programme de Salt Lake à Denver en passant par Moab et Yellowstone
Bonjour à tous,

comme beaucoup, après un premier "trip" classique dans l'Ouest (Californie, Nevada, arizona) une irrépressible envie d'étendre la visite m'a pris 😎 Alors voilà, apres 2008 ce sera 2011. Et d'ici le mois de Juillet prochain, je risque de vous embêter avec mon circuit 🤪

Voilà l'programme :

3/7/2011Salt Lake City (arrivée 14:05) 4/7/2011SLC ->Torrey 5/7/2011Torrey 6/7/2011Torrey ->Moab 7/7/2011Moab 8/7/2011Moab 9/7/2011Moab 10/7/2011Moab ->Dinosaur 11/7/2011Dinosaur 12/7/2011Dinosaur ->Flaming Gorge 13/7/2011Flaming Gorge 14/7/2011Flaming Gorge ->Grand Teton (Jackson) 15/7/2011Grand Teton 16/7/2011Grand Teton ->Yellowstone 17/7/2011Yellowstone 18/7/2011Yellowstone 19/7/2011Yellowstone 20/7/2011Yellowstone ->Cody 21/7/2011Cody- >Devils Tower 22/7/2011Devils Tower ->Deadwood 23/7/2011Deadwood ->Custer 24/7/2011Custer 25/7/2011Custer ->Cheyenne 26/7/2011Cheyenne 27/7/2011Cheyenne ->Denver 28/7/2011Denver 29/7/2011DEPART

Alors voilà... les questions dans l'ordre chronologique.
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Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain au départ de Las Vegas
bonjour, Nous partons en oaût avec 3 jeunes enfants pour 19 jours de LVegas. iti bouclé mais avant d'entamer les réservations d'hôtels, motels etc, vos conseils et expériences nous seraient vraiment utiles. Pas facile de sélectionner un circuit avec des petits loups compte tenu de la chaleur etc... On attend viiiiite vos réactions. merci infiniment à tous. j1 : LVegas, hôtel circus circus booké j2, j3 : lvegas j4 : Zion j5 : page, lake powell j6 : lake powell j7 : monument valley j8 : cortez ou durango (mesa verde) j9: id j10 : Taos j11 : santa fe j12: santa fe j13 : gallup ou Albunquerque ? j14 : canyon de chelly j15: canyon de chelly j16 : grand canyon south rim j17 : grand canyon et départ pour ???? Henderson ? (25 km de vegas car c'est un samedi, les hôtels sont chers le we à vegas) j18 : 6 am remise de la voiture Voilà, vous en pensez quoi ?des adresses sympas pour petits ? (ranchs, chouettes piscines) Marie
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Circuit/boucle de neuf jours Phoenix-Phoenix
Bonsoir !😎

J'aimerais avoir des petits conseils et des avis (et oui encore ...) pour un petit circuit de Phoenix à Phoenix du 17 au 27 août (9 jours)

Voilà à quoi j'ai pensé :

Arrivée le 17 à Phoenix à minuit donc récupération de la voiture et dodo près de l'aéroport

Le 18 : visite de Flagstaff, Walnut Canyon, Meteor crater, Sunset Crater Dodo Flagstaff

Le 19 : visite de Grand Canyon Dodo ???

Le 20 : Walpi, Canyon de Chelly Dodo Mexican Hat

Le 21 : Monument Valley (Visite en voiture+balade à cheval+coucher du soleil!!) Dodo Mexican Hat

Le 22 : Navajo National Monument, Page, baignade Lac Powell Dodo Page

Le 23 : Lac Powell, Antelop Canyon, Horseshoe Bend Dodo Page

Le 24 : Brice Canyon, Zion National Park (il parait qu'on le traverse en voiture...) Dodo Saint George

Le 25 : Las végas Dodo Las végas

Le 26 : Barrage de Hoover, visite des petites villes sur l'ancienne route 66, Sedona Dodo Phoenix (proche de l'aéroport)

Le 27 : Départ de l'aéroport, tôt le matin....

Voilà qu'en pensez vous ? Est-ce faisable ? Et puis si en passant vous avez de bonnes adresses pour des hotels/motels.... 😊

Merci, merci!!😉
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Découverte de la culture amérindienne: Canada ou Etats-Unis?
Bonjour, je suis en train de prévoir tout doucement un voyage en famille car ma fille de 5 ans aimerait beaucoup découvrir la culture amérindienne. J'ai lu pas mal de discussions ici sur le Canada ou les USA et j'avoue que j'ai beaucoup de mal à me décider. Les deux pays sont complètement différents et ont chacun des atouts, des paysages à couper le souffle, bref vraiment pas facile de faire un choix.

Idéalement, nous aimerions dormir dans un teepee quelques nuits et découvrir le maximum de choses sur les indiens d'Amérique du Nord (musées, photos, artisanat) et si possible rencontrer et échanger avec des autochtones.

Nous sommes 4 (deux enfants de 5/6 ans et 2/3 ans dans un an) et nous aimerions partir 15 jours en juillet ou en août.

Merci beaucoup de vos réponses.
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New York pour la quatrième fois: que faire?
Bonjour,

Avec ma femme nous partons pour une semaine à NYC début juin. Il s'agira pour nous de notre 4 ème escapade à Big Apple après 10 jours en décembre 2008, 20 jours en aout-sept 2011 et 10 jours en novembre 2013. Aussi, nous avons déjà vu les immanquables et nous projetons de visiter la ville sous un angle nouveau et différent. Avez vous des bonnes idées, insolites, à nous proposer? J'avais pensé à une ballade en vélo sur une journée sur Governor Island et Staten Island par exemple, ou encore la visite de la Réserve Fédérale dans South Manhattan.
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Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres...
...Il y a plus de 150 ans



"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.

Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.

Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.

Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".

Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
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Deux semaines entre les États-Unis et le Canada (New York et Nouvelle-Angleterre, Ontario et Québec)


Au mois d'avril 2012, je suis parti pendant 2 semaines aux Etats-Unis (New York & Nouvelle Angleterre) et au Canada (Ontario & Québec), voici le résumé de ce voyage. Vous pouvez aller le lire directement sur mon site : http://samiharrat.wordpress.com/ (ou en cliquant sur les titres de chaque épisode) pour y voir les photos déjà postées en haute résolution, de nombreuses photos supplémentaires, et même quelques vidéos ...

Episode 0 : Itinéraires & Préparatifs



Les vacances de Pâques cette année, on les a passera en Amérique du Nord. D’abord ce sera la grosse pomme, la capitale du monde : New-York City ! Puis on continuera notre périple sur les routes canadiennes (des Grands Lacs à l’embouchure du Saint-Laurent) et américaines (à travers la Nouvelle-Angleterre).

1. New York ; (VOL) New York > Buffalo ; 2. Niagara Falls ; 3. Kingston ; 4. Montréal ; 5. Québec ; 6. Boston

A New-York on devrait voir les incontournables tout en essayant de sortir un peu des sentiers battus. En 7 jours ça devrait être faisable … En même temps, il y a tellement de choses à faire sur place qu’il faudra sûrement faire des choix. Mais gardons le suspens … Pour le Canada, même si cela fait maintenant près de 6 mois que l’on prépare ce voyage et qu’à 3 semaines du départ, tout est désormais fin prêt, ça a été plus dur à organiser! Pour l’itinéraire tout d’abord ; j’ai mis plusieurs semaines pour me décider, à peser le pour et le contre. S’il était acquis que l’on passerai la première semaine à NYC, la seconde était beaucoup plus floue. Visiter de fond en comble l’est du Canada en une semaine, c’est impossible !En premier lieu, j’avais imaginé une arrivée à Toronto avec location d’une voiture. Ensuite on serai remonté par la rive Nord du lac Ontario jusqu’à Ottawa la capitale fédérale avant de rentrer au Québec. Là nous aurions visité Montréal et Québec et un parc national (sans doute celui de la Mauricie) avant de reprendre un avion pour New York. Malheureusement, ce projet était beaucoup trop ambitieux, plus de 600 € d’avion juste pour la liaison Québec > New York plus la liaison New York > Toronto pour environ 200 €. C’était totalement hors budget ! Et en plus, l’hiver pouvant durer plus longtemps au Canada qu’en Europe la visite d’un parc national aurait pu être compromise. Finalement voici l’itinéraire qui a été retenu : Après notre semaine new-yorkaise, nous prendrons donc l’avion en direction de l’aéroport international Buffalo Niagara. L’avantage d’arriver à Buffalo c’est qu’on peut louer une voiture sur le sol US. ce qui nous permettra de la rendre à New York en fin de séjour (ce qui est impossible si on loue la voiture au Canada). Grâce à ce “stratagème” on économise les 600 € du billet Québec > New-York, mais on rajoute presque 1000 km de route ! En contrepartie, on pourra passer une nuit dans l’un des berceaux de la jeune nation américaine : Boston. On commencera donc par les chutes du Niagara avec une nuit à Niagara Falls (2) côté canadien. Le lendemain matin, direction Toronto et sa tour CN avant de foncer l’après midi vers Kingston (3) et la région des Milles Îles. Pour le 3ème jour direction Montréal (4) (où on restera 2 nuits) puis Québec (5) (2 nuits également) avant de terminer notre boucle par une dernière nuit à Boston (6) avant notre retour à NYC.

Episode 1 : Un dimanche de Harlem au Brooklyn Bridge



Hier, nous sommes enfin arrivé dans la ville qui ne dort jamais après 1h de bus, 2 heures d’attentes à Paris-CDG, 8 heures de vol ponctuées par une escale à Dublin et des dizaines de questions des très zélés douaniers américains. On a rapidement pris possession dans la soirée de notre appartement dans l’East Village avant de s’effondrer terrassés par le décalage horaire. Aujourd’hui, par contre, nous sommes très vite sur le pont ! Au programme, une messe à Harlem, la découverte de Central Park et de l’Upper East Side avant de terminer par le Brooklyn Bridge.

Jour 1 (15 avril 3012) : Harlem – Central Park – Upper East Side – Grand Central – Nations Unies – Brooklyn & East River

D. Domicile ; 1. First Corinthian Baptist Church ; 2. Apollo Theatre ; 3. Central Park ; 4. Guggenheim ; 5. Grand Central ; 6. Nations Unies ; 7. Brooklyn Bridge & East River

Ce premier jour, c’est dimanche, le jour du seigneur. Et à New York, le dimanche il faut aller voir une messe gospel à Harlem. Nous voilà donc parti à 7 heures tapantes en direction de la 116ème rue, au nord de Central Park. Nous avons jeté notre dévolu sur la First Corinthian Baptist Church qui fait l’angle de la 116th st. et de l’Adam Clayton Powell Boulevard. Et là c’est parti pour deux heures de prêches enflammés, de chants et de danses aux accents afro-américains. Même si l’on n’est pas croyant, on ne peut qu’être touché par cette débauche d’énergie et de ferveur.



Une fois la messe terminée, on prend le breakfast dans un déli (delicatesense) puis on se dirige vers la 125ème rue, centre névralgique d’Harlem ou se situe le fameux Appolo Theater qui a accueilli parmi les plus grands artistes afro-américains.



Pour continuer cette matinée, on retourne par le métro en direction de Central Park. On descend à la station se trouvant sur la 81ème rue, au niveau du musée d’Histoire Naturelle. Puis on rentre dans Central Park que l’on traverse d’Ouest en Est. Tous les new-yorkais se sont donnés rendez-vous en ce dimanche aux allures estivales dans le poumon de la Big Apple. Et, enfin, au détour d'un bosquet, nous apercevons nos premiers grattes-ciel un peu plus loin au sud de Manhattan.



En continuant la traversée du parc, on voit se profiler entre les arbres les buildings de la 5ème avenue. Arrivé sur la 5ème avenue, nous remontons en direction du MET et du musée Guggenheim.



On longe les façades des riches immeubles de l’Upper East Side qui donnent directement sur Central Park avant de s’enfoncer plus en avant dans ce quartier huppé. Direction Lexington avenue et Park avenue que l’on parcourt à tour de rôle. Après le déjeuner dans un Subway on descend en métro jusqu’à Grand Central. On aperçoit sur Park avenue l’immense Chrysler Building entouré d’autres grattes-ciel comme le Met Life.



Puis, on oblique vers l’Est en direction du bâtiment des Nations-Unies construit par l’architecte français le Corbusier de 1947 à 1952. De retour vers Grand Central pour reprendre le métro on tombe sur un super marché qui sort de l’ordinaire des standards américains. Son nom : l'Amish Market. Il vend toutes sortes de produits peu courants aux USA comme des fromages à pâte persillé.



Reprenant le métro, on traverse l’East River direction Brooklyn. On sort au grand air tout près du pont du même nom dans le quartier de DUMBO. On s’installe au pied du pont de Brooklyn pour observer la skyline de Manhattan juste en face. On dîne de hot-dogs en attendant le couché du soleil et ses reflets orangés sur un Lower Manhattan qui s’illumine.



Ereintés par une longue première journée, on attrape un taxi pour nous ramener dans notre pied à terre new-yorkais pour un repos bien mérité. Le lendemain sera consacré à la visite de Liberty Island et Ellis Island, de Lower Manhattan, Ground Zero avant de terminer par un match des New Jersey Nets face à Miami Heat au Prudential Center de Newark.

Episode 2 : Sous le regard de Miss Liberty



Pour cette deuxième journée, c’est le sud de Manhattan qui retient notre attention, la matinée sera consacrée à la statue de la Liberté et à Ellis Island puis l’après midi, on ira voir Wall Street et ses indignés, Ground Zero avant de finir par un match de NBA à Newark.

Jour 2 (16 avril 2012) : Liberty & Ellis Island – Financial District – World Trade Center & 9/11 Memorial – Newark

D. Départ ; 1. Bowling Green ; 2. Liberty Island ; 3. Ellis Island ; 4. Wall Street ; 5. 9/11 Memorial ; 6. Newark

Ce matin, en direction du métro, on s’arrête dans une bakery (boulangerie) pour prendre un déjeuner à la new-yorkaise : blueberry muffin et iced coffee. Aujourd’hui les new-yorkais sont au travail malgré les 30 degrés qu’affichera le thermomètre au plus fort de la journée. Arrivés dans le Lower Manhattan, station Bowling Green, on se dirige le Charging Bull, l’un des emblème de la toute puissance financière américaine, un car de japonais se fait prendre en photo devant alors que le taureau en lui même est désormais inaccessible, entouré par des grilles.Puis, on s’insère dans la file qui mène aux ferry pour Liberty Island, se félicitant d’avoir pris un billet à l’avance évitant ainsi une queue de plusieurs centaines des mètres (jusqu’au bout de Battery Park !)

On à le droit alors comme à l’aéroport aux portiques de sécurité avec passage des sacs aux rayons X. Puis c’est l’embarquement sur l’un des nombreux ferry de la Statue Cruise qui font l’aller retour toutes les 20 minutes. La traversé nous offre un magnifique panorama sur la skyline et la Statue de la Liberté.



Arrivés à mi-chemin, on délaisse Manhattan et la vue sur Jersey City pour se tourner vers l’avant du navire. Celui ci contourne Liberty Island par la gauche et nous permet d’avoir un beau point de vue sur la statue.



Inaugurée en 1886, oeuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi et de l’ingénieur Gustave Eiffel, offerte par la France aux Etats-Unis pour fêter le centenaire de leur indépendance, la “Statue de la Liberté éclairant le monde” mesure 46 mètres de haut (96 socle compris) pèse 225 tonnes et l’index de la main mesure à lui seul 2,4 mètres …



Après une brève halte à la terrasse d’une buvette on reprend le bateau vers Ellis Island et son musé de l’immigration.A l’intérieur d’Ellis Island sont racontées les 4 siècles de l’émigration aux USA des premier colons achetant Manhattan aux indiens algonquins pour 28 $ aux différentes vagues irlandaises, italiennes, allemandes … des XIX et XX ème siècles.



De retour sur Manhattan, on s’arrête dans un buffet chinois pour manger ou l’addition se paye au poids (5,89 $ la livre). Puis, on continue notre ballade vers Wall Street et le Stock Exchange (la bourse). Quelques indignés sont rassemblés près de la statue de Georges Washington observés par l’oeil bienveillant de touristes et d’agents de police de la NYPD.



On s’arrête ensuite chez Century 21, magasin de dégriffé par excellence pour lequel on se concentre surtout aujourd’hui sur le rayon chaussure (des Nike Air Max à 33 $ ça ne se loupe pas !). 16 heures arrivant, on se dirige vers le World Trade Center juste à côté et le 9/11 Memorial.



De nouveau queue, portiques de sécurité pour observer le site des 2 tours aménagé en un mémorial ainsi que les nouvelles tours qui remplaceront celle abattues il y a de ça 11 ans.



Pour terminer notre journée, on prend ensuite le PATH (sorte de RER) à direction de Newark Penn Station. Juste à côté au Prudential Center se joue le match de NBA opposant les New Jersey Nets aux Miami Heat.



On a droit à un show à l’américaine, avec hymne à cappella, cheerleaders, concours de dunks, et musique non stop. Sur le plan du jeu, les Nets tiennent longtemps tête au Miami Heat de LeBron James, Dwayne Wade et Chris Bosh grâce a un excellent Kris Humphries comptant même jusqu’à 10 points d’avance. Mais ils craquent dans les dernières secondes de la partie s’inclinant finalement 101 à 96 !
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Trois mois de route aux États-Unis: préparation et carnet... à venir!
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !

25 Février 2010 :

L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.

Guide du Routard : Louisiane et Floride

Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec

Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.

Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.

Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?

Entre ces points et la suite c'est à construire.

Retour de New-York le 13 Juillet 2011.

A bientôt
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Réserve indienne au Canada et aux États-Unis
je souhaterais réaliser un voyage en amérique du nord et rencontrer des indiens......! faire la danse de la pluie et oumpah oumpah autour du feu!

Sérieusement, je suis photographe, passioné par les peuples indiens du nord comme du sud de l'amérique et suis attéré de voir dans quel condition vivent aujourd'hui les PREMIERS habitants de ce continent. Je cherche (entre autre) des informations sur la situation dans les réserves actuellement, et j'ai beau chercher sur internet, les sites sont confus, spécialisé à outrance (par exemple: Site amérindien sur les Navajo ayant vécu au Dakota parlant le Kuiduje et ayant vécu entre 1587 et le 12 octobre 1674).

Donc si vous savez ou trouver des infos EN FRANCAIS (site web compétent et lisible), revues, forum spécialisé sur la question indienne AVEC DES PARTICIPANTS.

Quelques questions préscises: faut il des papiers précis pour rentrer dans les réserves au Canada? aux USA? Quels sont les réserves qui sont les plus concervatrices niveau tradition au Canada? aux USA? Quels sont les organismes avec lesquels travailler sur place?

enfin bref énormément de question auquel je n'ai pas trouvé de question en naviguant sur le web, donc si vous pouvez m'aider, sinon je me verrais obligé de vous poser toutes les questions!!
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Etats-Unis: je suis choquée!
Bonjour à tous,

Je suis, comme beaucoup, choquée par les images qu'on nous montre aux divers JT concernant les Etats-Unis, depuis les ouragans. Tout d'abord, le pays le plus puissant du monde est un collosse aux pieds d'argile : la France lui envoie du pétrole (mm?? pardon?? j'ai dû mal comprendre!) ; ensuite, on voit toute la misère des Etats touchés par la catastrophe, on a du mal à y croire même si on le sait ; enfin, il y a deux jours on nous montre ce monsieur noir qui se fait tabasser par des flics blancs. Aujourd'hui, on sait qu'il est sorti de l'hôpital et qu'il n'a jamais été saoul comme l'affirmaient les policiers pour se justifier : il a demandé s'il y avait toujours à couvre-feu à un flic. Toute cette descrimination envers les noirs... Dans un pays où l'on parle de Melting-pot, la tolérance ne devrait-elle pas plus qu'ailleurs dans le monde triompher ? Je suis choquée. Vraiment.
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Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.

La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.

Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?

A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
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Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" ! Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble. Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure. Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.

Pour planter le décor :

3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels

Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.

Bonne lecture, bon voyage !

vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO

Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !



Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...



Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.

Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...



C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.



Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.

Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

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Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n��importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

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Étudier les civilisations amérindiennes dans l'Ouest américain: trois ou six mois?
bonjour à tous 🙂

voila un nouveau projet qui nous tiens à coeur. Se rendre aux Etats-Unis pour découvrir l'ouest americain et ainsi ésperer pouvoir rentrer en contact avec les amerindiens " dans les réserves".

j'ai beaucoup de questions à vous poser !!

voila déja en gros le voyage avec les principales étapes :

Dakota du sud : pine ridge, wounded knee, badlands, blackhills Wyoming : yellowstone, grand teton Utah : bryce canyon NP, canyon lands NP, Colorado : Mesa verde NP Arizona : Monument valley, grand canyon, reserve navajos, hopis, apache, canyon de chelly, Tucson Californie : joshua tree NP, mojave nat preserve, death valley NP, san francisco

pour ceux qui ce sont déja rendus la-bas j'accepte toutes critiques au sujet du projet . J'accepte aussi votre aide si vous avez des contatcs déja présent aux USA et dans les reserves.

voila les grandes questions :

- pour vous quelle est la meilleure période pour se rendre la-bas?

- je sais que pour 3 mois le visa n'est pas obligatoire, au dela oui et j'aimerais savoir si nous avons des chances de pouvoir se le procurer puisque c'est un voyage touristique mais également un voyage d'études personnelles sur les civilisations amérindiennes avec en retour des expositions sur les amerindiens et leurs vie aujourd'hui dans les réserves.

- pour ce qui est du billet d'avion nous aurons des amis à montréal à partir de septembre 2011, donc selon vous, est-il possible de prendre un billet aller retour lyon-montréal. Acheter un van à montréal, passer la frontiere americaine et se rendre dans l'ouest sans soucis? Car j'ai également constaté qu'il faut absolument un billet retour mais le faut-il obligatoirement " france-USA directement"??😕

- pour le coût global d'un voyage comme celui -ci 8000 € pour deux cela vous sembles t-il correct ???

merci d'avance pour votre aide

bonne journée julien
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USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON. Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme. Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...

Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...

Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :



Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !

2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal

La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.

Que des oiseaux British Airways sur le parking !...

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...

Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.

Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.

A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !

Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...

Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...



Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !



Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...



Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...



Et puis soudain de l'eau !



Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !

Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …

Bon, ben on le prend quand même hein ?!



Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !

La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.

Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !













Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.

En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......

Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.

Ah, quel bonheur !
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WI-FI dans les hôtels: en direct depuis l'Ouest américain (Cendryon)
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).

Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.

Jour 1 : Un voyage stressant !

On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...

En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.

C'est à partir d'ici que cela se complique.

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...

Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.

Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁

C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!

Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..

C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.

Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪

Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪

C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer �� commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.

Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.

Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...

Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.

J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.

FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.

Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
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Voyage de quinze jours Seattle-Portland: parcours, incontournables et parcs aux alentours?
Bonjour,

Je vais rejoindre ma copine à Seattle du 10 août au 25 août 2010. J'aimerais faire un tour à Portland étant donné que je souhaite partir étudier un an là bas. Je suis assez citadin mais j'aimerais quand même visiter quelques lieux "champêtres" ^^ (je sais marcher, mais je ne suis pas du genre à faire des randonnées pendant 3 jours). Donc avez-vous des idées de parcours, notamment de choses incontournables à visiter à Seattle et Portland (à part le Space Needle ^^) et des parcs aux alentours. Nous louerons théoriquement une voiture pour aller à Portland et revenir sur Seattle. Cela vaut-il le coup de monter à Vancouver avant de descendre sur Portland?

Je vise un budget de 600 € pour l'hébergement, 400 pour la voiture, et 400 de repas, est ce raisonnable?

Si vous avez des questions pour pouvoir me répondre plus précisément, je suis là ^^

Merci d'avance.
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Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson. Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture. Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair. Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.

Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.

Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...

Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.

Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :

Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!



Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !



Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes .. C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.

On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.

Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.





Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....

Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres). EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !

Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements. Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ? Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va ! C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊 Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !! Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠 Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum. Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..

Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !

J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"

Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début ! Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.

Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.

Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road.. Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !

Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu. Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.

C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . : Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry: Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra ! Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal ! Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique. On roule vers Seligman .. Même le ptit coin est très convivial !! L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman. Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits. Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite. Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle. Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!

Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique. 😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville. Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC. The Chapel of the Holy Cross Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable. Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course! Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition... A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo" Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse ! Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant ! Super soirée. Promis, on reviendra !

Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.

Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.

Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...

Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..

Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.

Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo. Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs. Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo. White House Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage ! Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley. La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's. Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!

L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? ! Pour dormir .. Et pour se laver . Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !! Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠 Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi . Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉 Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley. Mexican Hat Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..

Vendredi 25 Avril :



Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière. Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo

Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB

Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.

A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!

Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.

Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !

Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.

Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎



Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!



Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.

Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!

Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.

ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :

Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.

Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
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Anecdotes sur les américains!
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains! J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai? merci pour vos reponses
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Préparation d'un autre voyage dans l'Ouest américain
Hello les VForumeurs,

Et bien voilà, c'est reparti pour un tour l'été prochain avec une boucle à partir de Denver pour 5 semaines. Si vous voyez quelque chose d'anormal quelque part, un oubli, une aberration, un coup de cœur que j'aurais omis ... n'hésitez pas à m'en faire part !

J1 : Arrivée à Denver en soirée : prise en charge du véhicule, repas et hôtel.

J2 : Courses à Denver puis route vers Georgetown (moins d’une heure) et Glenwood Springs (158 miles –2h40) nuit en camping, bain possible après 18h dans les Hot Springs.

J3: visite de Crystal Mill le matin puis questionnement pour l'après-midi :visite de Crested Buttes ? tour à vélo ? Aspen et Maroon Bells ? Nuit au même camping.

J4 : Route vers Colorado National Monument (déjà visité) , visite de Rattlesnake Canyon (si conditions de piste favorables) puis nuit au camping de Colorado National Monument.

J5: CNM- Mill Creek -Delta Pool près de Moab - coucher de soleil à Marlboro Point, nuit au camping à Deadhorse Point SP.

J6: Rando False Kiva, rando Faux falls puis coucher de soleil sur Deadhorse State Park, nuit au même camping.

J7: Lever de soleil sur Mesa Arch, courses à Moab puis direction Canyon de Chelly avec avant la visite de ruines indiennes au sud ouest de Chinle. Sunset sur le canyon de Chelly puis nuit au Lodge Sacred Canyon Lodge.

J8: Sunrise sur Canyon de Chelly - the Lukachukai mountains - Window Rock et Navajo Nation Museum Au retour vers Chinle, arrêt au Hubbell Trading Post et visite de la rim sud du canyon de Chelly (si pas faite complètement en J7). Nuit au même endroit.

J9: Sunrise sur Hope Arch. Route vers Cameron pour prendre le permis (3 h de route) puis direction Shoshone Point (Grand Canyon South Rim) puis nuit dans les environs (Mather Campground).

J10: :visite Adeii Eechii Cliffs puis route vers Page, nuit à Alstrom Point.

J11: journéeà Page (Jetski) + courses et nuit à Kanab (camping)

J12: tirage au sort pour CBN puis CBS (si permis en poche) camping à Kanab

J13: tirage au sort CBN ou CBN (si tiré au sort la veille) ou rando White Domes près d'Hildale (camping à Kanab).

J14: CBN ou ... puis direction Grand Canyon North Rim, nuit au Lodge.

J15: Grand Canyon North Rim puis direction Toroweap Point et nuit en bivouac.

J16: Direction Zion puis rando Many Pools + Pine Creek Falls (camping dans Zion)

J17: The Subway (si tiré au sort) sinon Parunuweap canyon à Zion puis direction Snow Canyon et nuit sur place (camping)

J18: Snow Canyon- Red Cliffs Recreationnal Area – Yant Flat (bivouac possible ?)

J19: Yant Flat - Las Vegas

J20 et 21 : Las Vegas . Les 3 jours sont plutôt attendus par nos "jeunes" qui auront 16 et 19 ans : shopping, détente et spectacles sont au programme. Une sortie à Red Rock Canyon prévue un soir.

J22: Las Vegas - Oatman - Phoenix (nuit à ?)

J23: Phoenix Apache trail – Saguaro National Park –Tucson (nuit en B&B)

J24: Sonora desert Museum – mission San Xavier del Bac- Tombstone – Chiricahua , nuit à Bonita Canyon Campground

J25: Chiricahua– Fort Bowie- Guadalupe Mountains

J26: GuadalupeMountains – Carlsbad Caverns

J27: Carlsbad Caverns - Roswell - White Sands

J28: White Sands - Albuquerque (déjà vu donc bref arrêt) - partie du turquoise trail (où dormir sur ce Turquoise Trail ?)

J29: Cerillos - Tent Rock - Chaco Canyon

J30: Chaco Canyon - Ah-shi-sle-pah - King of The Wings (nuit en bivouac)

J31: King of The Wings puis route vers Great Sands Dunes (déjà visité) nuit au Lodge.

J32: Great Sands Dunes - Cripple Creek

J33: Cripple Creek - Victor - Garden of the Gods - nuit à Colorado Springs

J34: Colorado Springs- Denver (vol en soirée).

Voilà, il me reste un jour à caser quelque part. J'ai déjà pas mal d'idées pour le placer mais peut être qu'il servira à combler une incohérence quelque part ...
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Voyage dans l'Ouest américain de Las Vegas à San Francisco en vingt-quatre jours
Hello ! Je suis en train de preparer un voyage direction le gd ouest US pour Aougt 2009. Nous avons deja nos tickets d'avion: arrivee a Las Vegas 01/08/09 retour de San Francisco le 24/08/09.

Les gdes lignes: Las Vegas - boucle trad. ds Arizona/Utah - direction LA - direction SF par la cote. N'hesitez pas a me donner vos conseils, partager votre parcours.

Comment/dans quel sens incorporer la Death Valley??

Thanks...
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