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Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010)
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.

Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »

Nous sommes une famille de 4 personnes.

Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.

Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.

Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.

Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.

Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.

La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »

Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.

Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria

La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.

Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.

Ben c’est pas grave, on se couvrira.

La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »

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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »

Mardi 13 juillet

Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.

Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.

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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.

Mercredi 14 juillet

Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.

3 - Aéroport de Windhoek

Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.

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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.

5 - Bougain Villa guesthouse

Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!

Jeudi 15 juillet

Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.

Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.

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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!

7 - Nids Républicain social

8 - koudous

Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.

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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.

Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.

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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.

Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.

Vendredi 16 juillet

La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.

Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.

Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).

Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.

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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.

Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.

L’emplacement N°3 nous est attribué.

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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.

Coucher vers 20h30

Samedi 17 juillet

La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)

Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.

Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.

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Une autruche tente de faire la course.

Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...

Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)

Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.

16 17 - dune 45



On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.

Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.

Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.

20 - Dead Vlei



Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.

Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.

L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.

21 - Dead Vlei



Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.

L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.

Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.

Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.

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24 Panorama vallée Tsauchaub



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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.

Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.

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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.

Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.

La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.

Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.

28 - Canyon de Sesriem

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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.

Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.

Nous réinstallons le campement.

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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.

Dimanche 18 juillet

Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.

Direction le parc de Naukluft.

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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.

34 - accès à Olive trail

Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.

35 - Zèbres dans le parc de Naukluft

Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.

36 - Solitaire

37 - Boutique à Solitaire

Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».

38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp

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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.

Lundi 19 juillet

Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.

La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.

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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.

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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...

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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.

Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.

44 - chambre Brigadoon lodge

Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.

Mardi 20 juillet

Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.

A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.

Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.

Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.

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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.

48 - Retour de Cape Cross

Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.

Mercredi 21 juillet

Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.

Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis

Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.

Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.

Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.

49 - Image furtive de nos premiers éléphants

Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.

Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.

Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.

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52 - La douche

53 - Vue depuis la douche...

Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.

Jeudi 22 juillet

Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.

54 - site de Twyfelfontein

55 - Lion man

Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.

56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).

Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.

Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.

Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.

Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.

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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.

60 - Apéritif dans le bush

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Nous nous retournons vers le lodge.

Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.

Vendredi 23 juillet

Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.

Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.

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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.

Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.

Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.

La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.

L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.

63 - Warmquelle

Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.

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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable

Samedi 24 juillet

Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.

Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.

La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.

Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.

Coup de chaud…

Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.

Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.

Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.

68 - Cattle

Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.

69 - Epupa falls

70 - Ponton bar restaurant du community camp

71 - vue depuis le ponton

Dimanche 25 juillet

La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.

Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.

La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?

Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…

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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.

On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.

De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.

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78 - Palmiers Makalani



L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…

79 - Epupa falls

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Lundi 26 juillet

Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.

Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.

Le paysage est ennuyant au possible.

Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.

Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.

Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.

En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.

Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.

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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.

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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.

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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.

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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.

Mardi 27 juillet

Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.

Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.

Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.

Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.

85 - Secretary

86 - Oryx

Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.

87 - Rhinocéros

88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....

Mercredi 28 juillet

Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.

89 - Point d'eau d'Okaukuejo

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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.

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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.

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Aujourd’hui, pas d’éléphant.

Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.

Jeudi 29 juillet

Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.

En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.

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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.

Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.

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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.

Vendredi 30 juillet

Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.

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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.

Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.

Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.

Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.

Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.

Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.

Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.

Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.

Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.

Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.

Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.

Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.

Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.

Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.

Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.

Samedi 31juillet

Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.

Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.

Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.

L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.

Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.

96 - Manhangu camp

97 - L'Okavongo

Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.

Dimanche 1er août

Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.

Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!

Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.

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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.

Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.

Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.

99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.

Lundi 2 août

Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.

Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.

Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.

Mardi 3 août

Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…

De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.

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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.

Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…

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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.

Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.

Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.

Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.

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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.

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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.

Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.

Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.

Mercredi 4 août

Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).

Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.

En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.

Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.

Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.

L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.

Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.

Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.

La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.

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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.

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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.

Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!

Jeudi 5 août

Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.

Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.

A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.

Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.

Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.

Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.

Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.

En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.

Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !

L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…

Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.

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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.

Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.

Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.

Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.

Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.

Nous dînons à l’hôtel.

Vendredi 6 août

Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.

En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.

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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.

Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.

L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.

122 - Victoria Falls hôtel

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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.

Samedi 7 août

Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.

Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août

Au boulot…c’est brutal…

Le bilan :

Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.

Le voyage s’est décanté.

Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.

J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...

Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
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Afric'anchor
Les premiers jours

Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.

Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!

Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.

Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.

Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.

Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.

De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.

Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!

Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?

Un festival de baleines

A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.

Oasis

C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.

Lire ou camper

Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?

Wupperthal

Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon mod��le, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
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Le Zimbabwe en voiture?
Hello. Je cherche des renseignements sur la location de voiture au zimbabwe, du style: l'état des routes en août et la facilité d'accès aux parcs combien ca coute pour 1 mois? (si qqun a un bon plan je suis preneur!!) peut-on entrer dans les parcs avec une voiture de loc? même question sur les passages de frontière les conséquences de la pénurie d'essence actuelle pour les trajets en voiture?
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Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1

La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.

Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.

Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.

L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.

En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.

29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.

30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».

Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay

Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"

31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.

1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.

Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach

Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...

Maison, que tu es loin, c'est si bon...

Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance

Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive

2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.

Une cellule collective dans la prison de Robben Island

La cellule de Nelson Mandela

3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.



Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme

Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.

4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.

Au loin, les Montagnes du Naukluft

Premier camping : le bonheur !

5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…

L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir

Le sommet est proche

Le désert à perte de vue

6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.

L'imposante dune "Big Daddy"

Vue du sommet de "Big Daddy"

Lever de soleil sur Dead Vlei

Au coeur de Dead Vlei

La traversée de Dead Vlei

Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…

La photo parle d'elle-même...

Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?

7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.

Là encore, la légende est superflue

8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.

Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay

L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...

Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.

Tout plein de flamands dans le lagon

Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc une petite chance de rester stable.

9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.

On se croirait effectivement en Allemagne

Une église Luthérienne !

10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.

Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4

Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...

11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.

Sur les routes du Damaraland...

Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"

12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.

De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse, c'est un peu surréaliste

Natacha passe en premier : l'expérience est unique

Bataille de gros chats dans un jardin namibien

Le dîner des guépards en semi-liberté

Les bébés du printemps dernier

13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.

Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.

La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
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Trois semaines en Namibie (jusqu'aux chutes Victoria) avec un guide
Bonjour à tous,

Nous aimerions partir avec mon conjoint en Namibie en août prochain, pour 3 semaines. Voici quelques informations : - Nous sommes dans l’impossibilité de conduire, donc nous devrons prendre un guide local (même si nous savons que les coûts sont bien plus importants !). - C’est notre premier voyage en Afrique (hors Afrique de Nord) - Nous sommes tous les 2 passionnés de photo, donc nous voulons profiter des belles lumières, nous arrêter fréquemment au bord de la route et voir plein de choses différentes (comme tout le monde je suppose) - Notre budget est de maximum 3 600 € sur place par personne, tout compris (ca parait beaucoup et en même temps assez juste avec un guide). - Nous retournerons peut-être dans quelques années en Namibie, si le pays nous plaît, en espérant pouvoir prendre notre propre voiture et conduire à ce moment là. Nous souhaitons donc ne pas « tout » voir (je sais qu’il est de toutes façons illusoire de voire toute la Namibie en 3 semaines !) mais nous concentrer sur les zones où la présence d’un guide nous apportera quelque chose.

Voilà pour les infos générales…

Après avoir lu attentivement des dizaines de sujets concernant la Namibie (sur ce forum notamment) et notamment sur les voyages de 3 semaines, nous avons dessiné un itinéraire, avec 13 ou 14 nuits dans la partie « classique » de la Namibie et 6 ou 7 nuits au Caprivi, jusqu’au chutes Victoria (pour pouvoir repartir de là bas en avion et éviter la route pour retourner à Windhoek).

=> Nous avons inclus le Caprivi pour différentes raisons : - il nous semble sympa de profiter de la présence d’un guide pour visiter cette région (si nous revenons, nous espérons être en auto-tour) - nous serions un peu déçus de repartir de notre premier voyage en Afrique sans avoir vu de crocodiles, d’hippopotames ou d’oiseaux colorés - nous avons pas mal voyagé en Amérique du Sud et en Asie, et la jungle nous a toujours beaucoup plus

=> Du coup, pour se limiter à 2 semaines dans la partie centrale, nous pensons ne pas aller tout au sud (jusqu’à Keetmanshoop et Aus ou Luderitz mais en zappant le Fish River Canyon), et au nord mais pas jusqu’à Epupa Falls - Nous connaissons déjà le Grand Canyon et le Canyon du Colca (au Pérou) et on nous a dit que Fish River Canyon était moins impressionnant. Par contre, Kokerboom Forest et Aus nous tentent pas mal… - Pour Epupa Falls, cela fait un détour de 2 ou 3 jours d’après ce que j’ai vu et vu qu’onveut aller jusqu’aux Victoria Falls, cela n’en vaut peut-être pas la peine.

Nous sommes en contact avec différentes agences, francophones ou anglophones (nous sommes tous les 2 presque bilingues donc un guide anglophone nous convient tout à fait), qui nous ont proposé des trajets relativement différents, du coup c'est encore plus compliqué pour choisir…

Ma question sera donc double :

1. Quel trajet recommandez-vous ? Y a-t-il des éléments à ajouter / retirer de notre itinéraire ? Une alternance 2 jours de camping (probablement 4x4 avec une tente de toit) et 1 jour en lodge est-elle recommandée ? (histoire d’avoir sa propre salle de bain et de dormir dans un vrai lit de temps en temps !)

2. Connaissez-vous les agences suivantes ? (outre Damarana et Tourmaline qui ne nous ont pas encore répondu mais paraissent assez chères) - > Francophones : Omanda tours, Sutrailts safaris, Madiza tours, Kupenda Safaris - > Anglophones : Cardboard box travel shop et suricate safaris Si vous les connaissez, savez vous quel est le « niveau » des guides ?

Voici le programme auquel nous pensons :

Départ J0 – Départ de Paris / Arrivée à Windhoek à J1 (probablement autour de 13h – 14h si on passe par Johannesburg)

3,5 jours de boucle dans le Sud pour arriver à Sesriem (3 nuits) J1 – Arrivée vers 14h à l’aéroport -> Mariental J2 – Mariental -> Keetmanshoop et visite de la Kokerboom Forest J3 – Keetmanshoop -> Aus ou Luderitz ? (le but étant de voir les chevaux sauvages et la ville abandonnée de Kolmanskop)

2 nuits Sesriem J4 – Aus (ou Luderitz) -> Sesriem (camping dans le parc pour voir le lever du soleil le lendemain matin) J5 – Sesriem (dunes)

2 nuits Skeleton coast J6 – Sesriem (visite du Canyon) -> Swakopmund J7 – Swakopmund (« croisière » Walvis bay + Sandwich harbour -> possible dans la journée ?)

3 nuits Damaraland + Kaokoland J8 – Swakopmund - > Twyfelfontein (gravures + safari éléphants) J9 – Twyfelfontein -> Palmwag (safari pour essayer de voir les rhinocéros noirs) J10 – Palmwag -> Kaokoland ? (on ne sait pas trop où…)

3 nuits à Etosha J11 – Etosha : Okaukuejo Camp J12 – Etosha : Halali Camp J13 – Etosha : Namutoni Camp

1 nuit Waterberg J14 – Waterberg (pour le CCF et une vue de la réserve)

6 à 7 nuits Caprivi Là, tout se complique, car les informations sur cette partie sont plus rares : - Comment y aller ? Voiture depuis le Waterberg ? Ou faut il privilégier un avion depuis Windhoek pour gagner 2 jours et aller directement dans les parcs les plus intéressants ? - Quels sont les parcs les plus intéressants ? Vaut-il mieux rester en Namibie ou passer 2 ou 3 nuits au Botswana (Chobe) Damarana, sur son site internet, propose ce tour : qu’en pensez-vous ? * Mahango – 2 nuits (un bon jour de route entre Waterberg et Mahango) * Mudumu et Mamili – 1 nuit * Kasane – Parc de Chobe – 2 nuits * Victoria falls – 2 jour

Voilà, j’arrête là ce très très long post (merci à ceux qui ont tout lu !). J’ai joint une carte avec notre itinéraire (pour les 14 premiers jours), pour faciliter la visualisation du trajet.

Merci pour vos commentaires !

Audrey
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Vingt-trois jours en auto-tour en Zambie-Malawi-Zimbabwe
Bon allez, je me lance. Voilà ti pas que je vous raconte le voyage avant de le faire… Tout autant pour partager l'avant voyage que pour recevoir vos avis sur la Zambie, le Malawi, le Zimbabwe...

N'hésitez surtout pas me contredire, à commenter, à ajouter toutes infos utiles à tous. Merci d'avance.

Notre objectif cette année : voir des léopards, ou son cousin le Guépard (on ne fera pas les difficiles), et voir le Lac Malawi qui nous fait tant rêver depuis si longtemps. J'ai l impression que les gens y sont les plus gentils au monde, ça nous changera des ambiances quotidiennes...

Quand Pas beaucoup de choix : ce sera du 20 Juillet au 13 Aout 2012. 23 jours sur place.

Budget : 8000 euros pour deux tout tout compris. Va falloir faire des impasses sur les hébergements, parce que les entrées des parcs, c’est environ 80 euros par jour… ! et comme on aime bien les drives (game, walk, bush, night, boat…)

Trajet Lusaka – South Luangua – Malawi (Senga, Cap Mc Calear) – Lower Zambezi – Nord Zimbabwe Kariba – Matusadona – Chizarira – Hwange – Vic Falls. 3600 kms en 23 jours. Ce sera toujours moins que les 3900 km difficiles en 18 jours en Tanzanie. On était parti pour faire un grand tour par le sud du Malawi, Mozambique, Nord Zimbabwe. Mais le loueur nous a interdit de passer au Mozambique pour cause de vols répétés ( ??? ). C'est à partir de cela que nous avons réduit notre parcours. Ensuite, descendre au Sud Malawi pour remonter sur Lilongwe - Chipata - Lusaka, ça faisait trop de kms... on vieillit ? 😎 Si ça continue on partira avec un TO ... 😛

PARTIR - On partira avec Air Namibia de Francfort - Windhoek - Lusaka - On reviendra par Victoria Falls airport - Windhoek - Francfort Les temps d’escales sont assez longs pour récupérer les bagages et les ré-enregistrer. Ceci afin d'éviter British airways et Nerf France... L'expérience des uns profitant aux autres... 😉 Et aussi parce qu’on paye le billet 840 euros A/R pp (sans l'A/R Paris Francfort).

Q1-A : Paris Francfort : en train ou en avion ? Quel est votre avis ?

Les billets sont achetés sur Opodo comme tous les ans. Je ne pense pas que le prestataire intermédiaire change quelque chose. Votre avis ? On y prend aussi toujours une assurance annulation – perte de bagage… etc (60 euros inclus dans le prix ci-dessus). Je ne cherche pas à savoir si ma carte Bleue (pas Gold, ça sert à rien) assurerait quoi que ce soit.

Visas. Q1-B : Peut on prendre les visas à l'aéroport, on vaut il mieux les demander ici à Paris ? Moins cher ? Plus rapide pour sortir de l'aéroport ?

MOYENS On ne va pas déroger à la règle : 4x4 avec tente sur le toit. J'ai l impression que les pistes peuvent être... surprenantes. En cas de surprise sur la longueur d un trajet, on va peut-être expérimenter le camping Sauvage.

Q2 : vous en pensez quoi ? Avez vous une technique pour "dormir tranquille" ? Caché derrière un rocher ? Dans la cours du commissariat ou du chef du village ? Derrière un Lodge en ayant demandé la permission d’utiliser leurs douches ?

Pour le 4x4, il y avait plusieurs solutions. Sitaelle liste plusieurs prestataires possibles sur son site : http://tawana.over-blog.com/ Il y a longtemps que je suivais les avis sur Limo Car Hire à Lusaka, et en plus ils louent des Toy 76 (Diesel - Boite Méca) un peu surélevé par rapport au Hilux. Voyageant seuls, je préfère assurer sur la qualité du matériel. Budget Location 4x4 : 3800 euros (camping équipement et Taxes comprises).. L’autonomie et la sécurité ont un prix... Frigidaire et matériels de camping fournis.

Pour le 4x4, je me bats pour avoir deux roues de secours et des pneus neufs ou récents, qui ne soient pas des pneus de route d’origine. Je passe du temps sous le 4x4 en arrivant pour inspecter la rouille et les graissages. Pour le moteur, c’est un peu la loterie, mais l inspection générale donne une petite idée de l’entretien moteur… Au moins regarder s il y a le niveau d'huile. Vérification du Frigidaire. Vérification du cric et autres petits outils.

Préparation – Internet Le site de Sitaelle est très bien fait. Il donne plein d’infos pratiques. Voyageforum n’est pas très bavard sur le Malawi. Sur GoogleEarth, il y peu de photos qui me servent d’habitude à « évaluer la qualité des routes » et donc les temps approximatifs des trajets. J ai ainsi plein de questions sur les pistes. Voir plus bas.

Ma technique de préparation est la suivante : - Je fais une trace rapide sur Google Earth, pour relier les différents points et connaitre les km pour chaque jour, voir si c’est réaliste. En Zambie, le goudron semble correct mais les pistes sont défoncées chaque saison des pluies. - Sur Google Earth, je repère les points de chutes : camping, petits lodges… (grâce à Tracks4africa.co.za… J ai un fichier .kmz à votre disposition si besoin) avec les quels je fais une recherche de tarifs et photos sur Google. - Quand j ai une question très pointue sur une piste praticable ou pas, je vais tout de suite sur 4x4community.co.za : il y a toujours quelqu’un qui sait, c’est incroyable, et les Sud’Af sont très serviables (comme les français, les belges, les canadiens, les Suisse… biensur 😉 - Quand le parcours semble « tenir la route », je fais le parcours détaillé sur MapSource – le logiciel Garmin qui reçoit aussi les cartes tracks4africa avec les hébergements. Je bascule ce parcours détaillé dans Google Earth pour vérifier s il y a des pistes qui permettent de prendre des raccourcis et/ou d’éviter les grandes villes. J y constate parfois qu’une piste part en cul de sac (rivière sans pont / Montagne) et m’aurait fait perdre plusieurs heures pour le constater sur le terrain.

Monnaie Q3 : On emportera des dollars en petite coupure, et datés d’après 2006 : problème de faux billets en Tanzanie, je ne sais pas si c’est pareil en Zam-Mal-Zim ? Et aussi quelques euros. Je me servirai le moins possible de ma carte bleue (l’expérience des uns…). La Zambie semble assez réputée pour chopper les N° de cartes. Sur ma carte bleue je ne signe jamais derrière et j’efface toujours les 3 chiffres derrière qui permettent de commander sur internet… ! Comme ça, si je la perds… ;-) De même que je m’apprête à annuler ma carte bleue en rentrant.

Santé La santé, ça va merci… 😉

J ai lu que la Bilharziose (Michelle ? ça s’écrit comme ça ? 😉…) était présente au bord du lac Malawi. Q4 : c’est quoi cette maladie ? Quelles sont les séquelles ? Quels sont les risques, les symptômes ? Y a-t-il un vaccin et/ou un traitement préventif ? Pour le palu : pas de question. On prendra le traitement qu’il faut. Point. (malarone, l’autre, moins cher, a des effets secondaires qui rendent dépressifs… On va pas partir en vacances déprimés quand même.. 😉 )

La mouche Tse-Tse sévit par endroit en Zambie-Zimbabwe. Q5 : quelqu’un connait-il les conséquences des piqûres (va-t-on vraiment dormir 😊 … longtemps 😕 ? Comment se protéger ? Nous on va fabriquer et emporter un chapeau large avec un grand voile de tulle pour se protéger. Il parait aussi que le produit pour se laver les mains à sec les repousse. Il ne faut pas s’habiller en bleu : les pièges à mouche sont bleus. Et autres conseils ici : http://tawana.over-blog.com/...zambie-91801286.html

A emporter. Je garde cette conversation VF en mémoire : http://voyageforum.com/v.f?post=1877794 Il y a presque tout. Et je rouvre et complète chaque année ma liste Excel Pour le principal : - GPS Garmin avec cartes Tracks4africa - Téléphone Satellite - Appareils photos (+++) - Petit outillage de réparation - Sac à dos pour partir à pied en cas de gros soucis. - Road Book complet et détaillé + Cartes Google Earth (avec Lattitude – Longitude) imprimées pour chaque jour et zoomées pour chaque difficulté / point d’intérêt sur la piste. - J’ai un Lutin (cahier avec feuilles dans des plastiques) pour conserver toute la paperasse du voyage. Celui là, faudrait pas le perdre (photocopie des pièces d’identité, billets d’avion, cartes, réservation, tous les N° de téléphone et adresses utiles…) Q5-B : Vous faites comment vous pour garantir de toujours retrouver vos billets d'avion et vos vouchers ? - Permis de conduire international.

Je n’emporte pas de quoi sauvegarder mes photos (cartes mémoires uniquement) Q6 : vous emporter quoi pour sauvegarder vos photos ? Qui ne serait pas trop lourd ni fragile ?

Les Parcs Pour la Zambie, on trouve certaines choses ici : http://www.zawa.org.zm/ Mais ce n’est pas exhaustif. Prix des parcs : 30 $ pppj + 10$ par voiture. J’ai compris qu’il n y a pas besoin de réserver à l’avance pour les parcs en Zambie, du moins évidemment pour les campings. Q7 : Pouvez vous me confirmer qu’on arrive la fleur au fusil et que l on trouve une place de camping à Lower Zambezi.

Pour le Zimbabwe, c’est plus compliqué pour réserver dans les parcs. Il y a un organisme central à Harare (on n'y passe pas) et une antenne au moins à Victoria Falls (c’est là que l on termine le voyage). Donc par internet : reservations@zimparks.co.zw Ou par Fax (pas encore testé le Numéro de fax fourni par Sitaelle sur Tawana-blog). Q8 : Est-ce qu’ils ne vont pas me laisser entrer à Chizarira, au milieu de nulle part, si j’arrive en milieu d’après midi. Si j’ai un jour d’avance à Lower Zambezi, vont-ils accepter que je campe une nuit de plus ?

Je ne vais pas réserver de canoë sur le Zambèze, et ma chère et tendre ne va pas ramer trois jours… 😠 Q9 : Vais-je trouver quelqu’un sur place qui nous emmène juste la journée en canoë ?

Bon c’est à vous les gars et les filles...

Merci à tous.

Je détaillerai mon circuit avec d’autres questions, vous inquiétez pas…

Franck
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Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 2
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite) On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous. Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes. Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.

Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali

15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…

Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel

La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive

Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.

16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.

Le village « traditionnel »

Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier

La confection d’un arc

En route dans le bush

Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau

Quelques danses…

17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.

18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.

19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.

Plaines inondées du delta de l’Okavango

Un peu la même chose

Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même

20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.

Notre convoi au départ pour Moremi

Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.

Third Bridge, qui nécessite quelques réparations

En arrière plan, la carcasse du buffle

Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?

Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.

Fourth Bridge, coupé en son milieu

La harde d’éléphant traverse le bras d’eau

Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen

21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…

Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près

Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.

Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois

Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous

C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous

22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.

Monsieur et Madame dans le bush…

Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.

Sur les routes inondées de MBoma Island

Une girafe nous salue à la tombée du jour

23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.

24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.

Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !

Rencontre furtive avec un guépard

S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.

Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise

Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.

La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter

Babar passe...

Toute la famille se désaltère

Quelques buffles méfiants

Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile



Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne

25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.

Le dîner des girafes

Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30

26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.

Un buffle solitaire nous observe

Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.

Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation

Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire

Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin

Coucher de soleil sur fond d’éléphants

27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.

Elles sont majestueuses ces chutes

Un nuage s’en dégage

Par moments, un arc en ciel est visible

28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.

29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…

Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.

Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.

Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.

Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
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Circuit organisé de 25 jours Namibie, Botswana et Zimbabwe
Le 25 octobre prochain je vais aller à une rencontre d'information sur le circuit mentionné ci-dessus, soit Namibie, Botswana, Zimbabwe et ça c'est de la faute, ou plutôt grâce à tous les carnets que j'ai lus car vous m'avez donné envie d'aller là-bas mais la condition médicale de mon mari nous empêche de faire du "self-drive".

Ce circuit de 25 jours est proposé par Voyages Lambert inc. de Québec. Mais 21 jours en enlevant l'aller-retour, c'est loin pour nous !!!!.

Je voudrais avoir votre avis sur ce circuit car vu le prix .... j'aimerais, si je m'inscris, en profiter au max. Et si vous trouvez que ça n'a pas d'allure hésitez pas à me le dire !!!.

Quelles questions sont à poser au présentateur (en l'occurrence une présentatrice !). ?.

Je vous remercie à l'avance de votre aide
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Zambie et Zimbabwe: découverte de leurs parcs
Hello tous,

Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".

"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.

Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs

De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE

HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?

MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?

Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?

MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google

MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.

Côté ZAMBIEN:

LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?

KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?

SOUTH LUANGWA: très réputé également.

En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS

2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple

3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA

Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR

Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
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Situation politique au Zimbabwe
Je compte aller au zimbabwe en juin 05, à Vic Falls, puis visiter les parc du nord (Hwange, Matusadona et Mana Pools) pour faire de la photographie animalière.

Depuis les dernières élections, la situation au Zimbabwe a-t-elle évoluée ? si oui avec quels impacts sur le tourisme ? j'étais déjà allé à Vic Falls et Hwange en 2002 et je n'avais rencontré aucun pb (je garde un excellent souvenir de ce séjour).

Par ailleurs, j'ai entendu dire l'année dernière que le braconnage s'intensifiait dans les parcs, et que d'autre part le gouvernement avait fait abattre des centaines d'éléphants en 2003/2004. Si cela est vrai, les animaux risquent d'être très craintifs...

Merci de vos réponses.
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Circuit de 17 jours Namibie - Botswana - chutes Victoria
Bonjour à tous

Un TO Français organise ce circuit. Est-ce que c’est cohérent ou vraiment une course ? Sachant que l’observation des animaux n’est pas du tout ma priorité je recherche à voir surtout des paysages d’exceptions !

Jour 1 : Paris - Windhoek

Jour 2 : Windhoek - Namib Naukluft Park - Namibgrens Guestfarm

Jour 3 : Namibgrens Guestfarm - Sesriem et son canyon

Jour 4 : Sossusvlei et Dead Vlei – Swakopmund

Jour 5 : Swakopmund - Lagon de Walvis Bay – Brandberg

Jour 6 : Brandberg - Twyfelfontein – Korixas

Jour 7 : Korixas - Etosha – Okaukuejo

Jour 8 : Ethosha : journée de safari - Halali – Namutoni

Jour 9 : Etosha - Namutoni -Tsumeb - Grootfontein - ferme de Dornhuegel

Jour 10 : Grootfontein – Tsumkwe

Jour 11 : Tsumkwe - delta de l'Okavango - Etsha - Guma Lagoon Camp

Jour 12 : Delta de l'Okavango - Etsha - Guma Lagoon

Jour 13 : Etsha - Divundu - Kongola - Namushasha River

Jour 14 : Safari dans le parc de Bwabwata - Kongola - Namushasha River

Jour 15 : Kongola - Katima Mulilo - Kasane – Chobe

Jour 16 : Chobe - Kasane - chutes Victoria – Zimbabwe

Jour 17 : Chutes Victoria - Paris
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Voyage de 3 semaines au Zimbabwe (en 4x4)
Bonjour, Je prépare avec ma maman un voyage au Zimbabwe pendant 3 semaines pour le mois de novembre. Nous sommes en pleine lecture des guides sur le Zimbabwe, et nous cherchons d'avantage d'informations et d'avis.

Nous avons l'habitude de voyager en mode sac à dos, nous ne recherchons pas de logement de luxe ni de restaurant haut de gamme, ce serait plutôt auberge de jeunesse et marchés locaux. Notre objectif principal étant la découverte des paysages et de la faune (photographes amateurs).

Nous avons pensé a cet itinéraire pour le moment: - Harare => Masvingo et le Great Zimbabwe notamment => Bulawayo et le PN Matobo=> PN Hwange => Victoria falls => Lac Kariba => Harare Si vous avez des conseils sur différents arrêts ou incontournables n'hésitez pas !

Avez vous des agences de locations de 4x4 avec tentes au sol ou plutôt sur le toit, (car pour moi sur le toit cela me semble plus rassurant) a nous recommander ? Est il compliqué de s'y retrouver sur les routes ou chemins ? Faut-il réserver les campements en avance, si oui par quel moyen ?

Pour le moment ce sont les seules questions qui me viennent a l'esprit. Merci d'avance !!

Ax&Co
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Road trip, 15 jours pour 2 familles (Botswana - Zimbabwe)
J'ai un peu honte d'utiliser ce forum, de me délecter des carnets des autres sans avoir rien poster. Alors je me lance. Nous sommes partis en octobre 2017 pour 2 semaines faire un circuit au Botswana. Nous sommes 2 familles, nos amis avec é enfants de 10 et 11 ans. Et la mienne composée de mon mari et moi ainsi que nos 4 enfants agés de 17 ans, 17ans, 13 ans et 11 ans. Nous habitons le Sud de la France et partons de Nice. Nous avons pris EasyJet pour Nice-Rome. Puis Rome-Addis Abeba-Victoria Falls avec Ethiopian Airlines. Départ le Vendredi 20 octobre en fin d'après midi pour arriver au Zimbabwe vers 12h30 le samedi.
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Quatre mois en mode "backpacker": Namibie ou Zimbabwe?
Bonjour, je projette de faire un voyage en Afrique en mode backpacker pendant une période de 4 mois ( de juin à septembre). Je commencerais par le Rwanda, la Tanzanie ( peut-être le Malawi), la Zambie et finir par aller en Afrique du sud et au Lesotho. Mais il y a un dilemme pour passer de la Zambie à l'Afrique du Sud : je n'arrive pas à choisir entre la Namibie et le Zimbabwe. De ce que j'ai vu sur internet les paysages du Zimbabwe sont assez semblables à ceux de la Zambie (dites moi si j'ai tort) et la Namibie est plutôt désertique avec de magnifiques canyons. Pouvez-vous me donner le pour et le contre de ces 2 pays et lequel vous me conseillerais? Aussi, est-ce qu'il est possible de profiter de ces pays sans louer de 4*4 ( avec les transports en commun en gros)?
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Zimbabwe et Zambie: retour d'un voyage entre amis
Bonjour à tous Voici un résumé rapide de notre voyage au Zimbabwe et en Zambie en juillet / août 2016.

POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ... Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂

La genèse

Suite à une agréable rencontre en janvier 2015 avec des amis de Voyage Forum (Pierre, Eric, Jean-Luc, Julie, Vincent, Marie-Gabrielle et Yves) le virus m’a repris … on veut retourner en Afrique Australe. On voudrait en profiter pour faire un voyage long, du moins pour nous, donc au moins 3 semaines … au final il fera même 3.5 semaines, donc obligatoirement en juillet/août. Seulement voilà, Valérie ne veut pas retourner en Afrique Australe s’il fait froid, elle trouve qu’on a eu trop froid au Botswana en 2012 !. C’est Pierre qui me trouve la solution « va donc au nord du Zambèze il y fait nettement moins froid ! ». Je sors la carte, la Zambie ok, ça a l’air top ! … et pourquoi pas un peu de Zimbabwe. Je lance une discussion sur VF et grâce à mes amis on construit petit à petit un itinéraire sympa. J’en profite pour alimenter la discussion avec toutes les infos que j’ai pu glaner. C’est au court de cette discussion que le 19 mars 2015, date à marquer d’une pierre blanche, que je reçois un message de Mayrig (qu’on avait vu lors de la rencontre chez Eric) : « si on peut faire un bout de chemin ensemble, ce serait avec plaisir » … GENIAL … de connaissances ils deviendront des amis et ensemble nous avons préparé ce grand voyage, le « un bout de chemin » c’est transformé en 3.5 semaines de voyageJ.

Se rajouterons deux amis, attirés par les belles photos et le dépaysement de l’Afrique Australe. Un avantage, c’est qu’on sera 2 4x4, ce qui est beaucoup plus sécurisant vu qu’on ne sera pas directement sur des « autoroutes touristiques ». Un autre avantage c’est que les frais seront divisés par 6, cela nous a permis de louer, dès que c’était possible, des camp exclusifs (à Hwange et à Mana Pool). Et un troisième … nous serons deux pour préparer le voyage et c’est un grand plaisir que de partager ainsi une préparation, les idées rebondissant de l’un à l’autre. Et un quatrième … que c’est agréable de partager avec d’autres ces moments uniques …

Les véhicules Pour Marie-Gabrielle et Yves c’est simple, ils ont un 4x4 en Afrique Australe qui les attend à Maun. C’est un magnifique Defender (mon rêveJ) tout équipé avec tentes au sol.

Pour ma part j’ai consulté Asco (avec qui on a l’habitude de travailler), Hemingway basé à Livingstone et très bien réputé et Bushlore en Afrique du Sud. Au final on a retenu Bushlore. Financièrement ils étaient intéressant, d’autant plus que le Rand est très bas ce qui a fait une économie substantielle apr rapport à Hemingway. En plus chez n a choisi un Land Cruiser 79 alors que Hemingway n’a que des Hilux 2.5 D. Pourquoi pas de Defender me direz-vous, alors qu’on adore ce véhicule … personne n’a voulu nous le livrer si loin dans un pays avec peu d’infrastructure … parait que le Def n’est pas assez fiable !!!!.

Quelques semaines avant le voyage j’avais recontacté Clyde chez Bushlore pour lui rappeler qu’on sera loin et que ce serait bien qu’on ait un véhicule au top … mon message sera entendu puisque le LandCruiser accusera 6.000 kms lorsqu’on le prendra à Livingstone, ce qui est rien sachant qu’il a déjà dû venir de voyage Johannesburg. L’aménagement du véhicule est le meilleur que nous ayons eu (désolé Asco !) avec un très grand tiroir et des rangements bien pensés. Le seul hic c’est les tentes qui étaient anciennes et usées. Comme bien souvent les fermetures éclairs avaient du mal à passer les angles. Pour le reste rien à dire, on était content du véhicule et du service. Lorsque nous avons rendu la voiture il y avait quelques rayures, un pneu à plat et un projecteur arrière avec une vitre cassé, ils ne nous en ont pas tenu rigueur et rien réclamé. Point très important, bien vérifier que tous les papiers sont là pour le passage des différentes frontières !.

Ce n’est pas forcément tout simple vu qu’il y a autant de réglementation que de douaniers au Zimbabwe … et en Zambie ils ne sont pas en reste. Par exemple lorsque nous sommes revenus en Zambie la douanière a trouvé qu’il nous manquait un papier, alors qu’on était déjà en Zambie … Elle voulait un certificat du propriétaire nous autorisant à traverser la frontière avec son véhicule. Jusque-là ça semble normal et nous l’avions … de Bushlore … sauf que les véhicules sont acquis en crédit-bail donc in fine le propriétaire c’est Toyota Finance … et nous n’avions pas de papier de Toyota et d’ailleurs un tel papier n’existe pas et est impossible à avoir … inextricable. Du coup ça c’est réglé à l’Africaine … lentement, d’un bureau à l’autre, à chaque fois une petite attente et au fil du temps le papier semble être devenu de moins en moins indispensable et nous avons fini par avoir nos tampons sans avoir payé de bakchich ni rien fait de spécial … A chaque fois un « facilitateur » nous a choisis … on s’est laissé faire. Ils ont la technique pour court-circuité les files, savent à quel guichet aller et c’est de bonne guerre, du moment qu’ils restent raisonnable en commission et que ça se passe avec le sourire. Le premier a même voulu nous donner un reçu … bon on l’attend encore. De mémoire on leur a donné 10 ou 20 dollars à chaque passage. Au final on peut dire que les passages se sont bien passés mais nous ont à chaque fois coûté environ 1h30.

Voici ce que Julie nous avait communiqué concernant les passages de frontière :

Equipement spécifique pour la Zambie et le ZImbabwe Stickers réfléchissants (2 blancs de 60 mm x 50 mm à l’avant et 2 rouges de 60 mm x 50 mm à l’arrière) Extincteur homologué de 1,5kg 2 triangles

Le loueur doit te fournir pour un véhicule immatriculé en dehors de la Zambie et du ZImbabwe : Les papiers du véhicule Une lettre d'autorisation de circuler en Zambie et au Zimbabwe Le TIP pour la Zambie La facture de la road tax zambienne Le papier de l'assurance tierce au moins valable pour la Zambie La facture de la taxe carbone

A la frontière Zambienne Documents à présenter Passeport avec une validité de plus de 6 mois et 2 pages vierges Permis original accompagné d’un permis de conduire international Autorisation du loueur de circuler dans les pays où vous souhaitez vous rendre Papiers du véhicule Assurance tierce si obligatoire dans le pays traversé (cette assurance peut être achetée aux frontières)

Documents à obtenir au poste Visa individuel Permis temporaire d’importation du véhicule mentionnant le numéro de châssis et le numéro du moteur (pense à vérifier où se situent ces numéros dans le véhicule au moment de la remise de la voiture, ça peut aider si la police fait un contrôle, ce qui arrive rarement) Facture des taxes payées (taxe carbone, droit de passage …) Assurance tierce si non obtenue au préalable

Formalités pour les véhicules entrant en Zambie TIP (Temporary Import Permit) Road Toll : 20 USD pour un véhicule sud-africain, valide 1 an Assurance : 260 ZMW pour 1 mois ou 400 ZMW pour 3 mois (peut se négocier ;-) ) Taxe Carbone : 150 ZMW pour un 4×4, due à chaque entrée Kazungula District Council : 30 ZMW pour le Motor Vehicule Levy, (sans doute demandé uniquement au poste de Kazungula)

Au final le passage au Zimbabwe nous avait coûté 165 $ pour nous 4 et le véhicule. A l’aéroport de Livingstone ils n’avaient pas de visas commun Zimbabwe / Zambie. Le retour en Zambie : 40$, nous avions déjà des visas à entrées multiples pris à l’aéroport de Livingstone à notre arrivée. Dans ce prix il y a la road taxe qui nous a permis de ne pas avoir à payer le péage « autoroutier » que nous avons croisé vers Lusaka.

Au niveau pratique

Réservation Nous avons transité par Bushlore, ce qui est pratique car on peut facilement faire un virement en AFS (contrairement au Zimbabwe qui est sur blacklist) et tout payer en une fois. Néanmoins ça n’a pas été de tout repos car Nicole chez Bushlore n’est pas très à l’aise avec les chiffres. Normalement au courant de 2016 Zimpark (organisme officiel de réservation des parcs au Zimbabwe) met en place un système de booking sur internet.

L'itinéraire 29 juillet - Livingstone Course au Shoprite, bien achalandé +++ Stations-service Nuit Maramba River Lodge en « bungalow » - chambre correct sans plus Localisation et lodge bien, bungalow correct, repas bien Réservé à l’avance par internet.

30 juillet – Hwange - 260 kms Passage de frontière (165 $ pour nous 4 et la voiture) et courses côté Zimbabwéen à Victoria Falls pour acheter ce qui risquait de ne pas passer la frontière. Le supermarché de Vic est encore mieux achalandé que celui de Livingstone, mais plus cher. Route pour Hwange, macadam puis piste en bon état. A l’intérieur du parc les pistes sont aussi en bon état Particularité de Hwange, de magnifiques Hide pour contempler les animaux aux points de vue. Nuit à Sinamatella en camping, très bel endroit au bord de la falaise Repas au restaurant du camping

30 juillet – Hwange – 26 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Masuma Dam Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – exceptionnel. Avec vu sur le waterhole etoutetout

31 juillet – Hwange – 146 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Ngweshla Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – très beau également, en revanche on ne voit le waterhole.

1 août – Hwange à Mlibilizi – 190 kms … si on y va directement Déjeuner et ravitaillement essence à Main Camp Route en très bon état Nuit initialement prévu au Manzini Lodge, qui en fait a fermé. On a fini au Mlibizi Resort, où nous avons loué deux chalets. Bel endroit au bord du lac Kariba. Ils ne servent pas à manger en revanche les chalets sont équipés.

2 août – Ferry sur le lac Kariba – 22 heures de bateau On dort sur le ferry, il y a des matelas. La nourriture très bonne est incluse dans le prix. Attention il n’y a que 3 emplacements pour des voitures surélevé, sinon il faut déposer tout ce qu’il y a sur le toit. En tout le ferry peut contenir 12 voitures et 72 personnes. Départ à 9h et arrivée le lendemain à 7h

3 août – Kariba à Mana Pool – 173 kms Ravitaillement essence + course à Kariba (avec du choix) Route jusqu’à Marongora où il y a l’office du parc. Paiement et remplissage de registresss Puis piste en bon état jusqu’à la gate de Nyakasikane Puis re-piste correct jusqu’à Nyamepi ranger Office Nuit à BBC Exclusive Camp. Emplacement privatif … il n’y a que nous et … et … beaucoup d’animaux autour de nous. Exceptionnel, impossible de faire 50 mètres sans devoir contourner un éléphant, un Impala, le tout sous les rires des hippos.

4 août – Mana Pool Divagation dans le parc Pistes en bon état Nuit à BBC Exclusive Camp. 5 août – Mana Pool – 20 kms Divagation dans le parc Nuit à Nkupe Exclusive Camp … très bel endroit, plus isolé que BBC mais moins « giboyeux »

6 août – Mana Pool – 60 kms Divagation dans le parc Pistes en bon état sans rien de particulier, la partie finale à partir de la piste principale est déjà plus « hard ». Nuit à Chitake 2 Exclusive Camp … exceptionnel, là vous êtes réellement seul, il n’y a que vous à 50 kms à la ronde. Le point d’eau est une résurgence dans un canyon. Certainement un des endroits les plus « hors normes » où nous ayons été. C’est ici que le matin on a assisté à une « charge » de buffle depuis la rive du canyon jusqu’au fond pour venir boire

7 août – Mana Pool – Bridge Camp – 404 kms Départ vers 7h Attention prendre de l’essence AVANT de passer la frontière, côté Zimbabwéens, car de l’autre côté il n’y a rien. Nous avons dû attendre d’être sur la Great East Road. Passage de frontière à Chirundu – 1h30 Ensuite on a tourné à droite vers Lower Zambezi pour emprunter la Leopard Road Là niveau piste c’est déjà nettement plus costaud, très peu fréquenté (il vaut mieux qu’il ne vous arrive rien), piste pas entretenue avec des ornières très profondes et quelques montées sérieuses. Du moment où on quitte la route de Lower Zambezi jusqu’à Chwonge il y a 103 kms, on mettra presque 4 heures. Ensuite belle route goudronnée jusqu’à Bridge Camp où nous arriverons vers 19 h Nuit en chalet au Bridge Camp, correct. Repas sur place correct également. Le patron est un blanc …

8 août – Bridge Camp à South Luangwa – 481 kms Stop à Chipata pour déjeuner + ravitaillement + essence Fruit et légumes … il y en a plein à vendre le long de la route Route goudronnée jusqu’à Chipata De Chipata très bonne piste (ou goudron) jusqu’à South Luangwa, de mémoire 2h30. Il y a une station-service et un petit shop. C’est touristique. Attention la station n’est pas toujours approvisionnée, dans ce cas aucun plan B. Nuit à Wildlife Camp, bien placé le long de la rivière, en tente sur le toit. C’est déjà un grand camping où il peut y avoir des groupes. Repas correct dans le restaurant du camp.

9 août – South Luangwa – 32 kms sans les divagations Secteur Mfuwe le matin Après-midi secteur Nsefu Nuit au Zikomo Lodge qui a 4 emplacements de camping. Nous avons particulièrement apprécié l’accueil qui n’a pas fait de différence entre clients « en dur » et campeurs (cocktail d’accueil, piscine, ..) Repas restaurant sur place bien. Un de nos coups de cœurs. En revanche c’est assez loin de la piste principale et elle n’est pas trop roulante. A privilégier pour visiter Nsefu d’autant plus qu’ils ont un passage privé pour accéder à cette partie du parc.

10 août – South Luangwa – 32 kms Visite Nsefu secteur Nuit à Wildlife Camp.

11 août – South Luangwa – Muntinondo – 223 kms Départ vers 7h – arrivée à Muntinondo vers 16 h Plein au village de South Luangwa La M5 qui traverse SL a quelques passages très très raides, encore plus que la Leopard Road, mais sans les ornières. C’est aussi du très costaud. Celle-là et la Leopard Road sont les deux pistes les plus costauds et longues qu’on ait fait. Beaucoup plus qu’en Namibie où ce ne sont que quelques passages qui sont raides. Un autre élément c’est la présence en nombre des mouches Tsé Tsé lorsqu’on commence à monter l’escarpement, on a croisé les doigts et on s’est retenu pour ne pas avoir à sortir, elles étaient des centaines à nous tourner autour et profiter du capot de la voiture comme transport en commun. Nuit Muntinondo Wilderness Lodge en chalet (ils n’en ont que 4). Repas restaurant sur place … exceptionnel aussi bien pour la beauté des lieux que la qualité des prestations. Ils ont aussi un camping.

12 août – Muntinondo à Bangwelu – 150 kms Piste d’accès très fatigante entre bumps et sable. Il y a des habitations dispersées sur les 30 derniers kms. Le Shoebill Camp est fermé depuis juin 2016 … peut-être un nouveau campement mais pour le moment on n’a rien vu. Nuit au Nsobe Community Camp. Très bien, pas d’emplacements délimités, ils vous installent sous un arbre. On a de la place …. Possibilité d’organiser une excursion « Shoebill », il suffit de le demander au gardien. Août n’est pas la bonne saison pour voir les becs-en-sabots … mais nous aurons la chance d‘en voir un.

13 août – Bangwelu à Kundalila Falls – 184 kms Excursion Shoebill retour vers 11h Toujours cette même piste fatigante. A la gate de Bangwelu nous avons pris à droite vers Waka Waka. Stop à Waka Waka pour déjeuner. Le camp semble désaffecté, énormément de mouches, désagréable. Au moment de partir un gars passe et réclame de l’argent pour avoir pique-niqué sur place (de mémoire 20 $) !!! .. dire qu’on avait prévu de s’arrêter ici pour profiter du lac et passer la nuit. Du coup on a repris la voiture avec comme objectif Kundalila Falls. Toujours cette même mauvaise, très mauvaise piste. Dire qu’elle est en « blanc » sur la carte, il y en a en « pointillé » qui sont en bien meilleur état. Une fois sur la Great East Road macadam puis une très bonne piste jusqu’à Kundalila. Nous arriverons vers 17h30. Le camp est en fait le parking de la journée endroit bof !.

14 août – Kundalila Falls à Fringilla Farm – 427 kms Macadam tout du long. Pour l’essence il y a régulièrement des stations et des villes avec des supermarchés (Serenje, Mkushi, Kapiri, Kabwe) Nuit Fringilla Farm réputé pour la viande … ne fait c’est surtout les saucisses leur spécialité, et elle est excellente. Fringilla est un gros centre de vacances (à l’échelle de la Zambie). Nous avons pris des chambres, on y a bien dormi, mais sans charme particulier

15 août – Fringilla Farm à Kafue NP – 307 kms Retour en arrière jusqu’à Landless Corner. Macadam presque tout du long. Parfois on longe le macadam sans avoir le droit d’aller dessus … mais dans l’ensemble c’est roulant .. sauf si on suit le GPS qui au rond-point de Mumbwa vous dit d’aller tout droit. Là c’est beaucoup moi drôle, piste complètement ravinée alors que si au rond-point on prend à gauche on reste sur le macadam. Ravitaillement essence à Mumbwa. Ensuite macadam jusqu’à l’entrée du parc. Piste correct à moyennement défoncé jusqu’au Kafwala Rapids Camp. On est arrivée vers 15h30 Nuit en chalet (pas prévu, ce fut la bonne surprise) Endroit magnifique, si vous donnez vos aliments ils se feront un plaisir de vous faire la cuisine. Possibilité de faire une croisière d’un soir sur la rivière Kafue … qui en fait est un fleuve très large à cet endroit. Un coup de cœur également.

16 août – Kafue NP – 230 kms Busangas Plains – 115 kms / 3h30 de piste Le lodge nous a laissé partir à 4h du matin pour pouvoir être de bonne heure sur place. Pistes pas forcément évidentes lorsqu’on arrive aux Busangas avec de « sérieux » bumps Nuit idem.

17 août – Kafue NP – 190 kms De Kafwala à Kaing U Nuit en Camping à Kaing U Possibilité de faire une croisière … sauf quand on y était car il y avait des américains qui monopolisaient le lodge. Les animaux sont de l’autre côté de la rivière par rapport au lodge, donc peu d’intérêt de faire un tour en 4x4, il faut avoir un bateau disponible pour traverser ou alors arriver par l’autre rive et y laisser le 4x4. Les gens du lodge viennent vous chercher, mais dans ce cas comment camper ???. Nous n’avons pas apprécié l’accueil, on a très bien senti qu’’on était « que » campeurs. L’emplacement de camping est bien agencé mais comme on est entouré d’arbres il n’y a plus ce sentiment d’immensité qu’on a ressenti ailleurs. Nuit idem.

18 août – Kafue à Livingstone – 480 kms 11 heures avec les arrêts. Là il faut savoir par où passer car les pistes peuvent être en réalité des routes et des routes des pistes … De Kaing U revenir par la petite piste pas facile pour rejoindre la route de Itezhi-Tezhi Road. Ensuite descendre sur la piste (qui longe la route) jusqu’à Itezhi, où il y a une possibilité de refaire le plein un peu au sud de du pont. Ensuite il faut longer la rive nord de la Kafue jusqu’à 10 kms environ à l’Est de Shimbizi. Là il y a un bac qui permet de traverser le rivière. Ensuite quelque kms de bumb, très bump (marécage séché) et tout d’un coup un peu avant Namwata du macadam tout beau … et on en aura jusqu’à Livingstone. Ce qui fait, alors qu’on avait prévu un stop, on a continué jusqu’à Livingstone où nous sommes arrivé vers 18 h. Nuit au Maramba River Lodge, mais cette fois en camping. On a trouvé le camping très bien et très peu fréquenté. Si vous prenez les emplacements E, F, G, … vous serez à la lisière du camp bien isolé des autres. Le diner au lodge est très bien.

19 août – Livingstone Survol des chutes en hélicoptère avec United Air Charter. Je crois que nous avons payé entre 130 et 160 $ par personne je crois pour un ¼ heure. Ils sont venus nous chercher au Lodge. Nuit idem.

20 août – retour Restitution du 4x4 à l’aéroport avant d’embarquer sur la SAA

Si vous voyez un point que vous souhaitez que j’aborde n’hésitez pas à demander c’est avec plaisir que je parlerais d’une région qui m’a énormément plu .. POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ...

Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
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Impressions de Namibie, Botswana et Zimbabwe
Bonsoir, Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE. Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.

Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.

Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .

Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !

Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).

L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.

La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.



Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.

Ci-dessus : Zebra crossing

La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable



Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.

Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :

1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...



2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !



Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...



Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...

So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.



Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.

Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.



Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.

Les paysages

La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)

Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...



Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)



Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)



D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)





Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....



Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,



journée combiné catamaran + sandwich harbour,

(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)

rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),

(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)

Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...

En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.

Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.

Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...



Celui-ci nous attend l'année prochaine :



Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
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Troisième voyage en Afrique (Botswana/Zimbabwe)
Hé oui, nous repartons pour un troisième voyage en Afrique!

Je voulais encore remercier toutes les personnes qui nous ont aidé pour nos deux premiers voyages!

Cette fois nous voulons faire le Savuti, mais comme je vois, nous nous y sommes pris un peut tard, le Camping de Savuti est déjà complet! La nuit d'avant nous serons à Khwai - Nord Gate campsite et comme nous ne pouvons pas dormir 2 nuits à Savuti nous avons pris une nuit à Mwandi View (camping proposé par Pierre dans une autre discussion), alors où aller dormir entre?

Tara nous propose deux alternatives: Linyanti campsite ou Dijara (bushman for "many years") campsite.

Maintenant j'ai une question pour le Zimbabwe:

Nous pensons dormir 4 nuits à Mana Pools, 2 à Chitake et 2 à Nyamepi , mais Chitake est déjà complet, alors faire 4 nuits à Nyamepi, s'est pas trop long?

Merci!
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Ciircuit en Afrique du Sud, location de voiture...?
Bonjour à toutes et à tous,

Non seulement heureux de vous trouver sur ce Forum, nous tenons à vous remercier par avance pour tous renseignements que vous voudrez bien nous communiquer .

Nous voulons faire plaisir à nos petits enfants, 16 et 18 ans, nous voudrions visiter une mine d'or, Johannesbourg si typique, faire le Kruger ou autre réserve avec ou sans Rangers , Victoria Falls et retour. Nous n'avons aucune idée de circuit, nous pouvons louer un vehicule, aller à la rencontre des traditions....etc

Suivant reservation vols Madrid/Johannesbourg 4 personnes du 4 au 17 juillet 2013, nous souhaitons organiser un périple Merci de vos réponses Cordialement

Ffraco
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Sécurité au Zimbabwe?
je pars après demain au zimbabwe (je découvre seuleùment aujourd'hui ce forum...) Qq connait-il hwange, , etv qq bons plans sur les camps là bas ? est ce si dangereux qu'on le dit ? Merci
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Campements sauvages et prix des hébergements en Zambie ou au Zimbabwe (en 4x4 )
Bonjour amis voyageurs,

Le retour en Afrique australe est prévu pour fin 2020. Duree entre 2 et 3 mois. Souhaits de pays: Zambie, Zimbabwe et peut être Malawi.

Après lecture des différents posts réside beaucoup de question!

Location de vehicule: quel pays est le mieux? Zambie ou Zimbabwe? Indication de prix pour un 4x4 Un ordre de prix pour un emplacement camping? Est il possible de faire du camping sauvage (hors parc) dans ces pays? Quels sont les parcs à "obligatoirement" visiter?

Lâchez vous et innondez moi de bons conseils! Mais avant, soyez déjà remerciés d'avoir prix le temps de me lire et de me répondre.

Bien à vous et au plaisir de vous lire.
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Itinéraire en 4x4 au Zimbabwe
Bonjour,

Nous partons le 18 octobre prochain pour le Zimbabwe. Nous attirerons à Johannesburg et prendrons possession de notre Toyota Hilux pour découvrir ce superbe pays. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous comptons emprunter.

18-oct Montréal - Avion 19-oct Avion - Johannesburg 20-oct Johannesburg - Louis Trichards 21-oct Louis Trichards - Masvingo 22-oct Masvingo - Harare 23-oct Harare 24-oct Harare - Mana pools 25-oct Mana pools 26-oct Mana pools 27-oct Mana pools 28-oct Mana pools - Matusadona 29-oct Matusadona 30-oct Matusadona 31-oct Matusadona - Hwange 01-nov Hwange 02-nov Hwange 03-nov Hwange - Bulawayo 04-nov Bulawayo - Parc national Matobo 05-nov Parc national Matobo 06-nov Parc national Matobo - Louis Trichards 07-nov Louis Trichards - Johannesburg 08-nov Johannesburg - Avion 09-nov Avion - Montréal

Merci à l'avance Julie
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Préparer un voyage au Zimbabwe
Bonjour voyageurs et voyageuses !

J'aimerais beaucoup visiter le Zimbabwe mais je n'ai aucune idée ni du coût, ni de la faisabilité !

Est-ce possible de faire appel à des agences locales ?

Est-ce abordable ?

Un grand merci pour vos partages d'expériences.

Aurélie !
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Itinéraire 18 jours Botswana / Caprivi / Victoria Falls
Bonjour à tous, Nous partons avec mon mari découvrir le Botswana + bande de Caprivi et les chutes Victoria en 18 jours. L'idée est de partir en 4x4 avec tente sur le toit et d'alterner camping et lodges. L'anéee dernière nous avons fait une boucle de 5 500km en Namibie en 18 jours (de Fish River Canyon à Etosha). Nous avons l'habitude d'avoir une activité très intense en vacances et adorons la conduite en 4*4. Nous aimons les paysages variés et changer d'endroits souvent afin de profiter un maximum. Nous sommes sur le point de finaliser notre itinéraire, et j'aimerais avoir vos avis, retours selon vos expériences personnelles. 02/07 Waterberg Waterberg Wilderness Lodge 03/07SeroweKhama Rhino Sanctuary - Camping 04/07SeroweKhama Rhino Sanctuary - Camping 05/07 CKGR Camping sauvage - camping sauvage 06/07 CKGR Camping sauvage - camping sauvage 07/07 Makgadikgadi Pans Planet Baobab 08/07 Makgadikgadi Pans Planet Baobab 09/07 MaunAudi Camp 10/07 Moremi GR Xakanaxa camp - 11/07 Moremi GR Third Bridge Camp 12/07 Moremi GR Third Bridge Camp 13/07 Okavango Delta Drotsky’s Cabin 14/07 Bagani Mahangu Safari Lodge 15/07 Kongola Camp Kwango 16/07 Kasane ? 17/07 Kasane ? 18/07 Victoria Falls Bayete Guesthouse 19/07 Retour en avion à Joburg

Ce trajet vous parait-il réaliste au niveau des kms et des temps de parcours ? Comment est la conduite au CKGR ? Nous avons lu que c'était conduite difficile car très sablonneux. Avons-nous loupé des étapes et quelles sont les incontournables ? Avez-vous des conseils sur les camping et lodge ?

Merci bcp à tous pour vos retours et conseils.

A très bientôt.
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Zimbabwe avec 2 enfants?
Bonjour,

Je suis très tentée par un voyage orienté plutôt "safari" au Zimbabwé en août 2016 (pendant environ 2 semaines). J'ai 2 enfants qui, au moment du voyage auront 9 et 12 ans. J'ai choisi cette destination car ce pays est encore très préservé du tourisme, hormis Vic Falls. Quant à mon expérience, j'ai déjà parcouru quelques pays (Bolivie, Mexique, Birmanie pour ne citer qu'eux) en mode routard mais sans enfants, et je serai seule avec eux pour ce voyage.

Le trajet donnerait cela : Great Zimbabwé, Bulawayo, Hwangé, Vic Falls, traversée du lac Kariba en ferry, Mana Pools (ordre à optimiser ?!). J'aimerais éviter Harare (mais peut-être est-ce une erreur ?) et plutôt passer du temps à Bulawayo car selon PonnyExpress cette ville est très agréable. J'aimerais découvrir les safaris canoé et à dos d'éléphant, histoire de changer du 4x4. Côté hébergement, je n'ai pas besoin de luxe, mais pour mon confort et celui des enfants, il me faut une douche :)

Je réalise actuellement des devis dans des agences (Maisons du Monde, Sikiliza (agence locale tenue par une francophone)), qui estiment à environ 2500$ (minimum) le budget par personne hors vol international. Je me dis qu'il y a forcément matière à réduire ce budget bien qu'apparemment le Zimbabwé soit un pays assez cher, mais pas autant que ses voisins...

Alors voici mes questions pour avoir vos précieux conseils :) - Partir au Zimbabwé avec des enfants est-il complètement fou ou complètement faisable ? - Great Zimbabwé doit-il être visité pour un premier voyage dans ce pays ? - Les Mana Pools valent-elles vraiment le détour ? - Les distances pour rallier chaque site à visiter me semblent longues, mais comment est réellement le réseau routier ? Ne vais-je pas passer mon temps sur la route en 2 semaines ? - Si je réserve par moi-même, vais-je moins dépenser qu'en passant par une agence ? Je ne sais pas trop sur quels postes une agence se rémunère, et je voudrais que mon argent aille plutôt à la population locale... - J'aurais aimé pousser le circuit dans le sud du pays, car ce qu'en dit PonnyExpress est très tentant (parc Gonarezhou) mais je crains que dans mon timing et surtout mon budget ce soit trop optimiste ! Qu'en dites-vous ?

En vous remerciant chaleureusement pour toutes les infos et tous les conseils que vous pourrez me donner !

Voyageusement :)

Géraldine
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Zimbabwe: tarifs des parcs et campings
Bonjour à tous, Nous partons au Zimbabwe fin septembre, connaissez vous les tarifs des entrées des principaux parcs ainsi que les tarifs pour camper? Et plus globalement à combien estimez vous un voyage de 3 semaines au Zimbabwe (hors location 4x4 et billets d'avion)? La vie sur place est elle chère? Essence, nourriture, etc... De plus notre loueur bushlore à jnb n'a pas de véhicule libre à nos dates, en connaissez vous un autre fiable? Et est il possible de trouver un 4x4 au Zimbabwe directement ou préférable de louer en Afrique du Sud? Merci d'avance pour vos réponses et conseils Et bon voyage à tous ceux qui partent bientôt!
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Circuits Botswana - Namibie - Zimbabwe
bonjour ; je souhaite partir en namibie cet été, mais j hesite beaucoup entre deux tours operateurs (nouvelles frontieres et salaun holidays).l un propose le circuit en 17jrs (namibie, botswana, zimbabwe) pour , et l autre avec nf de 23jrs (chemins oubliés d afrique australe.) j aimerai avoir vos avis sur les circuits et sur lequel votre choix se porterai je vous mets en détail les programmes. celui de salaun holidays : Programme de votre circuit Botswana - Namibie - Zimbabwe Jour 1 : Région, aéroport de départ / Paris… Transferts région / aéroport non inclus. A souscrire à la réservation avec supplément. Si non souscrit, début et fin du programme en aéroport. départ de votre région (voir villes de départ p. 379) pour l'aéroport de départ. Formalités d'enregistrement et vol régulier Air France ou British Airways pour Windhoek, via Paris (avec escale). Repas nuit à bord.Jour 2 : …Windhoek (Namibie) à votre arrivée à Windhoek, débarquement, accueil par votre guide et repas libre (ou à bord selon les horaires de vol). Tour de ville de Windhoek, appelée par les premiers indigènes "l'endroit de la vapeur" ou "eau de feu", à cause des nombreuses sources d'eau chaude qui entourent la ville. Découverte du vieux fort et du Tinten Palace qui surplombent la ville. dîner nuit.Jour 3 : Windhoek, Kalahari route pour Kalahari. repas. Balade en véhicule 4x4 découvert pour découvrir le paysage de désert aride et semi-aride sablonneux du Kalahari, entre les bassins des fleuves Zambèze et Orange. Dîner nuit.Jour 4 : Kalahari, Désert du Namib départ pour Solitaire. repas. Arrivée dans le désert du Namib, considéré comme le plus vieux désert du monde. De nombreux reptiles (lézards, geckos...) et petits rongeurs (gerbilles, taupes…) y vivent. Dîner nuit.Jour 5 : Désert du Namib, Sesriem Canyon, Swakopmund découverte de Dead Vlei, lac asséché au milieu des dunes. A Sossusvlei, découverte des plus hautes dunes du monde (plus de 300 mètres) dans le désert du Namib. Découverte du Sesriem Canyon, gorge de 50 mètres de profondeur, creusée par la rivière Tsauchab. Déjeuner puis découverte du Kuiseb Canyon. Route pour Swakopmund. dîner nuit.Jour 6 : Swakopmund embarquement pour une croisière vers Pelican Point à la rencontre des flamants roses, pélicans, otaries et dauphins. repas. Visite de Swakopmund : le phare de 1910, la vieille poste, la jetée. Cette ville aux allures cosmopolites s'est développée avec l'ouverture de la mine de Rössing. C'est aujourd'hui la première station balnéaire de Namibie. Dîner nuit.Jour 7 : Swakopmund, Khorixas visite de Twyfelfontein, dans le Damaraland, ce site pariétal et ses centaines de gravures rupestres constituent une étape indispensable. Déjeuner puis route pour Khorixas et visite de la Forêt Pétrifiée, site paléontologique remarquable. Dîner nuit.Jour 8 : Khorixas, Parc National d'Etosha visite d'un village Himba, peuple semi-nomade originaire de la région, caractérisé par leur allure très fière, leur peau rouge et leur coiffure. Votre guide vous initiera à toute leur culture. Déjeuner. Route pour Etosha. Dîner nuit.Jour 9 : Parc d'Etosha journée complète de safari en autocar au sein du parc national d'Etosha, "le grand espace blanc", théâtre de nombreux mirages. Les poussières "diaboliques" se transforment, à la saison des pluies, en un large marécage. Déjeuner en cours de safari. Traversée de divers paysages à la rencontre d'une faune et d'une flore très variées. dîner nuit.Jour 10 : Parc d'Etosha, Rundu route pour Rundu, situé à l'entrée ouest de la bande Caprivi. Traversée des petits villages essaimés le long de la route. Déjeuner en cours de route. dîner nuit.Jour 11 : Rundu, Divundu départ vers l'est en direction de Divundu. Déjeuner. Safari en bateau dans la réserve du lodge, à la découverte des magnifiques espaces sauvages d'Afrique. Dîner nuit.Jour 12 : Divundu, Kongola safari en autocar à Mahango, petite réserve située entre les chutes de Popa et la frontière du Botswana le long de la rivière Okavango. Route pour Kongola. Déjeuner. Safari en 4x4 dans le Parc National de Bwabwata. dîner nuit.Jour 13 : Kongola, Caprivi, Rivière Chobe visite du village de Bangani et découverte du mode de vie de ses habitants. Tour de ville de Katima Mulilo, ses maisons coloniales, son marché artisanal et les rapides de Mpandwa. Déjeuner puis safari en bateau sur la rivière Chobe à la découverte des oiseaux, reptiles et des grands mammifères. dîner nuit.Jour 14 : Parc National de Chobe (Botswana), Chutes Victoria (Zimbabwe) départ pour Chobe, passage de la frontière et entrée au Botswana. Déjeuner. Safari en 4x4 dans le parc de Chobe puis route vers les Chutes Victoria. Passage de la frontière. Installation à l'hôtel. Départ pour une croisière sur le fleuve Zambèze, apéritif et snacks servis à bord. Dîner nuit.Jour 15 : Chutes Victoria départ pour un tour guidé à pied des Chutes Victoria côté Zambie. Un rideau d'eau long de 1700 mètres s'effondre d'une falaise haute de 108 mètres au point le plus profond. Déjeuner. Après-midi libre. Possibilité de survol des Chutes Victoria en hélicoptère (à réserver et à régler sur place). Dîner nuit.Jour 16 : Chutes Victoria... temps libre selon l'horaire du vol. Déjeuner libre. Transfert à l'aéroport et vol pour Paris (avec escale). dîner nuit à bord.Jour 17 : ...Paris / aéroport de départ, région Transferts région / aéroport non inclus. A souscrire à la réservation avec supplément. Si non souscrit, début et fin du programme en aéroport. petit déjeuner à bord. Arrivée à Paris. Débarquement ou continuation vers votre aéroport de départ, puis retour dans votre ville de départ.

et celui de nf : FICHE TE

Jour 1 : FRANCE - LE CAP Envol en soirée à destination du Cap. Dîner et nuit à bord. Jour 2 : LE CAP • Breakwater Lodge Accueil à l'aéroport par votre représentant puis tr ansfert au Breakwater Lodge. Déjeuner et après-midi libres. Activités optionnelles proposées (Table Mou ntain...). Dîner libre. Jour 3 : LE CAP • Breakwater Lodge Le Cap, situé à proximité des célèbres et majestueu ses "Table Mountains" (1 084 m), ainsi que de nombreux sites historiques et culturels, offre une vue splendide. Nous partons du lodge à 8 h pour une visite de la péninsule en longeant la côte Atlantiq ue et en passant par Hout Bay et le pic de Chapman. Nous marchons sur la Pointe du Cap avant d e retourner à notre hôtel avec vue sur l'océan. Déjeuner, après-midi et dîner libres. Jour 4 : NAMAQUALAND (RÉGION D'HANTAM) (425 km/7 h) • Campement Au départ du Cap, nous passons par la pittoresque r égion de Namaqualand qui offre des vues spectaculaires sur le Van Ryns. Nous arrivons proch e de notre campement à pied au pied de la montagne Hantam. Des mois d'août à octobre, les pa ysages sont une explosion de couleurs grâce aux milliers de fleurs sauvages. Déjeuner et dîner au campement. Jour 5 : PARC NATIONAL DES CHUTES D'AUGRABIES (450 km/6 h) • Campement Nous partons en direction du Nord pour les chutes A ugrabies, en passant par une oasis luxuriante et des exploitations viticoles : à cet endroit, le pui ssant fleuve Orange se jette de ses 56 m dans les gorges en contrebas. On appelle ces chutes "Aukoere bis" ou la "place au bon son". Nous passons l'après-midi à profiter des chutes depuis les nombr eux points d'observation. Déjeuner et dîner au campement. Jours 6 et 7 : PARC KGALAGADI (370 km/5 h) • Campement Nous continuons vers le Nord jusqu'au Kalahari et a u magnifique Parc Kgalagadi. Avec plus de 3.6 millions d'hectares, c'est l'une des plus vastes ré serves d'Afrique. Grâce à une végétation éparse dan s cette zone, une excellente observation des prédateu rs, dont le célèbre lion noir, est possible. Des safaris sont prévus matin et soir. Déjeuner et dîne r au campement. Jour 8: FISH RIVER CANYON (495 km/7 h) • Campement Nous traversons la frontière namibienne pour attein dre le Fish River Canyon. Après l'installation du campement, nous marcherons le long du canyon et att endrons le coucher du soleil afin de profiter de ces nombreuses teintes de couleurs différentes se r eflétant sur l'eau. Déjeuner et dîner au campement. Jours 9 et 10 : SESRIEM – SOSSUSVLEI (520 km/8 h) • Campement Toujours en direction du Nord, nous avançons à trav ers des paysages très changeants jusqu'à notre Camp situé aux limites du désert namibien. Nous pro fitons d'une marche dans les dunes au coucher du soleil. Le lendemain matin, nous partons très tô t pour Sossusvlei, en nous arrêtant de temps à autre pour comparer les différentes couleurs de sa ble des plus hautes dunes au monde (environ 5 h de marche) jusqu'à Sossusvlei. Déjeuners au campeme nt. Dans l'après-midi, nous partons pour une courte randonnée dans le canyon de Sesriem. Dîners au campement. Jour 11: SESRIEM - SWAKOPMUND (300 km/5 h) • Dunedin Star Guesthouse Nous arrivons jusqu'à la côte de Walvis Bay et déje unons face aux nombreux flamants roses. Nous continuons sur Swakopmund pour passer l'après-midi à explorer cette ancienne colonie allemande. Dîner libre. Jour 12 : SPITZKOPPE (80 km/1 h) • Campement Après le déjeuner, nous levons le camp pour les mon tagnes de Spitzkoppe. Déjeuner. L'aprèsmidi, balade dans les alentours. Nous installons notre ca mp sur un site spectaculaire propice à de beaux clichés souvenirs. Dîner au campement. Jour 13 : DAMARALAND ET HIMBAS (460km / 7 h) • Campement Nous prenons la route pour la région du Damaraland aux vastes terrains accidentés. Les montagnes se terminent par une vaste plaine de graviers et un e végétation aride. Déjeuner. Dans l'après-midi, nous irons visiter les tribus semi-nomades Himba, v ivant dans des habitats très épars dans la région. Ils sont caractérisés par leur allure fière mais am icale et les femmes pour leur beauté, leur coiffure complexe et leurs habits traditionnels. Nous passer ons plusieurs heures à apprendre sur leur mode de vie. Dîner au campement. Jour 14 : PARC NATIONAL D'ETOSHA (200 km/3 h) • Campement Okakeujo. Nous débutons notre première journée safari à trave rs le parc d'Etosha. Déjeuner et dîner au campement. Jour 15 : PARC NATIONAL D'ETOSHA • Campement Namutoni. Ce parc est l'une des plus importantes réserves d'A frique et les safaris nous permettent d'y observer des milliers d'animaux, comme des gnous bleus, des springboks, des zèbres, des koudous, des girafes, des éléphants, des guépards, des léopards, des lions... Des points d'eau éclairés au campement d'Okaukuejo et Namutoni attirent le soir de nombreux animaux. Cela permet d'assister à des scènes de vie incroyables. Safari tôt le matin et en fin d'après-midi. Déjeuner et dîner au campement. Jours 16 et 17 : OKAVANGO RIVER (660 km/9 h) • Campement Nous entrons dans la bande de Caprivi et installons notre campement le long de la végétation luxuriante de la rivière Okavango. Les baignades da ns la rivière sont très rafraîchissantes et agréables au coucher du soleil. Le jour 17 est libr e et des activités en option sont possibles comme une marche pour découvrir les espèces d'oiseaux afr icains. Déjeuners et dîners au campement. Jours 18 et 19 : CHOBE RIVER (460 km/7 h) • Campement Nous déplaçons notre campement jusqu'à la célèbre r ivière Chobe qui offre des vues splendides sur les couchers de soleil et l'abondance de la faune. Matinée du jour 19 libre pour un safari en option. Après-midi détente sur la rivière Chobe pour une pe tite croisière. Déjeuners et dîners au campement. Jours 20 et 21 : CHUTES VICTORIA (100 km/3 h) • Campement Traversée des frontières du Zimbabwe jusqu'aux chut es Victoria, l'un des plus spectaculaires sites d'Afrique. Visite du marché local et activités (en option) au choix : rafting dans les eaux blanches, saut à l'élastique, survol des Chutes en hélicoptère, sa fari à dos d'éléphant, visite des chutes. Déjeuners et dîners libres.

merci pour votre aide.

FICHE TECH
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3 semaines au Bostwana et Zimbabwe
bonjour a tous, après un superbe periple de " semaine en NAMIBIE en 4/4 avec tentes sur le toit, nous projetons de refaire la meme chose au BOSTWANA ET ZIMBABWE cette année au mois de février en partant de JOHANESBURG, toutes vos infos nous serons précieuses , sachant que nous voyageons a 4 , et que nous sommes des jeunes vieux, un peu roots et pas regardant, mais appréciant la faune la flore les découvertes et la bonne vie en vous remerciant par avance bonne route

ERIC
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21 jours en Afrique du Sud et Zimbabwe
Premières impressions d'Afrique du Sud

Comment dire j'adore ;-) Et oui un nouveau piqué de ce pays

Le voyage d'abord avec Turkish Airlines impecable très bonne compagnie, avions propres et service à bord plus que bien !

Le Cap et ses alentours sont magnifique pour qui aime les paysages c'est à ne pas louper ! Le jardin botanique, la scenic road et le cap de bonne espérance sont les points forts de mon passage au Cap. Je n'ai pas fait la route des vins, ni la Garden Road.

Je ne parlerais pas de la plongée avec le grand blanc, ni de l'observation des baleines, c'était hélas jour de tempête nous n'avons pas pu sortir en mer. Mais rien que l'observation depuis le rivage à hermanus vaut le détour.

Pour les logements :

- Fullham lodge était parfait, super petit déjeuner, chambre spacieuse, avec une magnifique vue sur l'océan et un accueil de Tina et de son équipe aux petits oignons. Par contre les vagues ça fait un peut de bruit - Roundhouse gansbaai. Le lodge est très bien, et le plus c'est qu'ils s'occupent de vos réservations requin + Baleines le breakfast est aussi très. Mais si vous êtes dans le coin et qu'il pleut ... ben il y a pas grand chose à faire pour ne pas dire rien - Le Ritz hôtel au Cap, à éviter vous trouverez des hôtels moins cher et nettement mieux ! La chambre était salle, j'ai demandé à changer et ce n'était pas mieux et je vous parle pas de l'odeur. Heureusement que je n'y suis resté qu'une nuit

Pour le moment je suis en route pour le kruger, je me suis arrêté à Del Roza Guest House, c'est vraiment fabuleux comme Guest House. Nous avons mangé sur place, repas très simple mais très bon

Plus de détails et de photos sur mon blog et la suite au prochain épisode

En tout cas je me régale, mais pas fille .... qui n'aime pas l'Afrique du Sud et les voyages en général .... 😠
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