Discussions similar to: Leasing long term achat voiture aux Etats Unis
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Travailler à Disney World Floride
Bonjour,

Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!

à bientot!

justine
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Miami: conséquences de se faire "flasher" plusieurs fois sans Sunpass?
Hello les amis,

Question importante pour les ami(e)s qui ont circulé en Floride ! J'ai loué cette année une voiture à Nashville, Tennessee, non-équipée de Sunpass ! 🤪

En 2010, à Miami, j'avais l'habitude de payer cash sur la piste réservée à cet effet pour emprunter les routes à péages. 🙂

Mais depuis, il n'y a plus de voies où on peut payer cash, de ce fait, je me suis fais piéger et flashé à plusieurs reprises dans la région, principalement le jour où je ramenais le véhicule à National Rent Car Airport. 🤪😕🤪

Alors qui a vécu la même mauvaise expérience que moi, et comment s'est déroulée la procédure ?Chargement des péages par la compagnie de locations sur vos cartes de crédits ? Amendes ? Procédures pénales ? Avertissements ?Tolérances ?Merci pour vos conseils, anecdotes et expériences !

J'ai zappé cette histoire de Sunpass, mais tout les reste était excellent !

Et je suppose que le Sunpass est avant tout un immense piège à touristes !

A + 😎
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Ryanair ouvre un site US
Ryanair, Europe’s favourite airline, today (23 Dec) launched its new United States Ryanair website, making it even easier for US customers to book Europe’s lowest fares on www.ryanair.com/us.Thousands of American customers explore Europe every year on Ryanair’s low fares with London, Dublin, Barcelona, Rome and Paris the top five destinations for US customers, with the most visitors coming from California, New York, Texas, Florida and New Jersey. US customers can now book Ryanair’s low fares in dollars. See more at: http://corporate.ryanair.com/news/news/141223-ryanair-launches-new-us-website/?market=en#sthash.fHY2yVi1.dpuf

Ryanair a ouvert un site spécialement pour ses clients habitant les Etats-Unis, qui peuvent y acheter leurs billets en dollars.Ils viennent principalement de Californie, New York, Texas, Floride et New Jersey et leurs destinations préférées sont Londres, Dublin, Barcelone, Rome et Paris.
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Embarquement d'un camping-car pour France - États-Unis
Bonjour à tous,

Départ d'un tour du monde avec 4 enfants et mon épouse en juillet 2011. Les préparatifs avancent bien. Or, ce soir, j'apprends que: 1) la traversée en cargo depuis Le Havre vers NYork ne peut se faire en RORO (possible de Zebrugge) ET 2) le camping car (LAIKA Eccovip 2) doit être dépourvu d'effet personnel

Avez-vous des experiences similaires, et des solutions??

Merci à vous tous!
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Air France en B747 pour le vol Paris-San Francisco?
Hello,

je voyagerais avec AF sur un B747 pour SFO le 20 septembre, j'ai dèjà effetuè cette route il y a 3 ans mais l'appareil etait vieux et vraiment pas confortable!

Savez vous si ils ont changé la configuration et notammenet, le sieges ont des ecran ou pas?

Enfin qui l'a utilisé recemment?

Merci de votre retour

Bonne journée
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"The Wave" trip... Une grosse semaine dans les Red Rocks en octobre 2016
Voilà voilà voilà...

(Attention ce carnet comprend des trucs un peu « perso », des anecdotes, du ressenti, etc… libre aux lecteurs de ne regarder que les photos… lol mais vous pouvez déjà descendre de quelques lignes dans ce cas. J’écris comme je parle, c’est bien connu, et je parle beaucoup… )

Mise en place des personnages et organisation (il vous faudra attendre un peu pour les photos)…

Le 1er juillet, 17h50 heure locale Belge, je reçois un mail qui commence de la même manière que les précédents, reçus depuis presque 4 ans...

" Do not reply to this message.

This email address is used strictly for emailing lottery information.

Lottery run date: July 1, 2016 " ...

Mais la phrase suivante était plus intéressante que d’habitude…

“Congratulations, Yves Deneyer!

You were selected in our lottery application process for a Coyote Buttes North permit.”

Ce qui s’est passé à cette minute-là a été assez psychédélique… une succession de bonds de joie, de cris, de “Yessss !” qui ont animé toute la maison…

Depuis le temps que j’attendais ça…

J’avais introduit la demande pour deux personnes, et j’ai obtenu les deux places, pour le 6 octobre.

J’ai fait cette demande pour tous les mois de mai, juin, septembre et octobre depuis 2012. Juillet et août sont réservés aux vacances en famille et j’ai toujours assez bien de travail…

Donc, il me fallait commencer à organiser le trip. Je n’allais pas partir « que » pour The Wave, et ma wish list est bien remplie depuis toutes ces années et ces voyages là-bas.

C’est ma 8ème visite dans l’ouest, et c’est une drogue. En fait, tant que je n’aurai pas vu tout ce qu’il y a à voir (et cela ne fait qu’augmenter année après année, merci VF !), je ne m’arrêterai pas…

Je suis indépendant, donc partir plus de 9-10 jours est inconcevable. En 2013 j’étais parti seul, mais les enfants sont maintenant plus grands. Grande question : si Valérie ma compagne m’accompagne, mes parents s’occuperont ils des enfants ? Un coup de fil et c’est réglé. Bon, ça sera la première fois qu’on part sans eux. Première fois qu’ils dorment ailleurs plus d’une nuit…

Il est prévu que Valérie s’installe comme indépendante le 3 octobre, ça attendra bien une dizaine de jours.

Quelques clics, et les vols sont réservés, et les hotels ne tardent pas, en suivant une liste de spots à voir et un itinéraire bien précis, qui permet quand-même des modifications suivant la météo.

Voici en gros ce qui est prévu :

3 octobre : vols Bruxelles-Chicago / Chicago-Las Vegas, prise véhicule Alamo – Mesquite

4 octobre : Snow Canyon St Park, The Vortex, Yant Flat – St George

5 octobre : Yant Flat Sunrise, route vers Kanab, BLM, Yellow Rock, Candyland – Kanab

6 octobre : Coyote Bute North – Kanab

7 octobre : matin repos/courses, Coyote Bute South, White Pocket – nuit WP

8 octobre : White Pocket, retour Kanab, Toadstool Hoodoos, Kanab

9 octobre : White domes, Huricane

10 octobre : red cliffs, Valley Of Fire, Las Vegas

11 octobre : Red Rock Canyon, quelques trucs de bagnoles, Las Vegas

12 octobre : remise véhicule, vols retour vers Bruxelles

13 octobre : arrivée Bruxelles

Ce n’est pas énorme, mais assez concentré.

Il est clair qu’en partant avec Valérie, je suis pertinemment conscient que ce n’est pas la même chose que seul. Même si elle « suit » très bien, suivre un passionné de photo est chiant à mourir… Elle connait ça depuis des années, que ça soit pour les vacances ou pour les sorties mycologiques, basées principalement sur la photo. On avisera.

Ici, je ne pars quasiment QUE pour la photo, disons que c’est mon but premier.

Ensuite je contacte quelques outfitters pour la nuit à White Pocket. D'ailleurs, je me suis empressé de réserver 2 permis pour le 7 à CBS dès l'ouverture du calendrier d'octobre sur le site du BLM... Il faut aller vite, ça part comme des petits pains...

Je contacte d’abord les Dodson, qui ne me répondront jamais (deux mails envoyés). ?!?

Les tours organisés font en général Coyote Bute South et White Pocket à la journée, mais je veux dormir là pour pouvoir faire des photos au sunset ET au sunrise.

Il n’y a que Dreamland Safari Tour et Grand Circle Tours qui me répondent. Pour DST, c’est très rapide. Le gars propose de de me téléphoner pour voir exactement ce que je veux faire. Professionnel. Je choisirai donc DST. Le prix est important, puisque c’est un Custom Tour et que nous ne sommes que deux. De deux à six le prix est quasiment pareil, puisque l’installation du campement, les trajets etc, sont identiques. A part quelques steaks en plus, rien ne change de 2 à 6 personnes. Je suis indépendant, je travaille souvent en régie, donc je comprends tout à fait le tarif demandé. Ca se fera du 7 à midi au 8 à midi.

Tout est booké en une grosse semaine, avec les réservations d’hôtels/motels via Hotels.com, avec des possibilités d’annulation. Voiture comme d’habitude chez Alamo, via le lien de Lost in USA pour avoir une remise.

Grosse préparation des trails, points GPS, souvent aidé par des gentils membres de VF qui se reconnaitront et que je remercie une fois de plus.

Les vacances de juillet sont réservées depuis quelques mois. Deux semaines dans les Alpes, Vallouise et Aussois. Oui, quand on ne va pas aux US, on est à la montagne. On marche, et on marche, et on marche…

Mais voilà, première rando du premier jour de la première semaine, grosse douleur au pied droit pour Valérie… Elle a mordu sur sa chique pour une rando glaciaire quelques jours après, mais le diagnostic est posé : tendinite… 🙁

Bon ben, les USA c’est pour octobre, d’ici là ça devrait aller, non ?

Ben non… kiné, acuponcture, et finalement ce sertont les ondes de choc qui amélioreront « un peu » la situation. Mais tant pis, on fera avec. On se dit que si jamais elle ne sait pas marcher du tout, j’ai une assurance voyage annuelle, on annulera son vol et je partirai seul.

Une semaine avant le départ, ça commence à aller mieux. Alleye, on tente le coup à deux. Je commande vite fait des Talkie Walkie 8 kms de portée (en ligne droite, lol).

On sait déjà que les White Domes je les ferai seul, elle patientera en bas, siestera, écrira son carnet, etc… Pour le reste ce ne sont pas des longs trails.

On y va…

3 octobre.

Les vols se déroulent sans encombre. On mange un bout à Chicago ORD chez Chili’s bar, et en mordant un Onion Ring, la croute se casse et la rondelle d’oignon me brûle le menton… une trace rouge pendant quelques jours… on s’en fout, ce n’est pas moi qu’on va photographier…

Arrivée Las Vegas, il ne fait pas trop chaud, on file chez Alamo en priant pour trouver un véhicule correct… Premiers soucis de carte de crédit. Oui, seulement 3 jours avant de partir, je me suis rappelé qu'il faut activer les Visa pour une utilisation aux USA. Ce n'était pas le cas lors de mes derniers voyages, donc je n'y avait pas pensé, et je l'ai fait sur le tard. Le problème c'est qu'il faut quelques jours pour que ça soit actif. Donc obligé de régler la "deposit" en liquide. Evidemment jusqu'au mardi ça posera des problèmes aussi dans les hôtels, mais rien d'insurmontable. J’arrive sur le parking et paf, un grand Cherokee sur le parking. Je sais que c’est top, donc je saute dessus (c’est ce que j’ai ici comme véhicule), les pneus sont bons, il y a une roue de secours. Nickel. Direction Mesquite. J’aime bien le Holiday in Express, ça rapproche de l’Utah, il est à 2 pas de l’autoroute mais en hauteur, et surtout à 2 pas d’un Supercenter Wallmart. Donc on commence par les courses habituelles (glacière à roulettes, boissons, trail mix, et quelques petits trucs) et dodo… Val n’a pas trop mal au pied, super.

4 octobre.

La nuit je pense à un truc : et si la Jeep n’était qu’un 4x2 ? Aux USA elle existe en 4x2… Et ouiiiiiiii, c’est un 4x2. Bon ben, à part la piste pour White Domes, je connais les autres pistes et je sais que ça passera. Je préfère un 4x2 bien haut, avec de bons pneus qu’un AWD merdique comme les autres qui étaient sur le parking… On fera avec. La météo s'annonce bonne. Fraiche, mais ensoleillée jusque fin de semaine, après c'est à voir...

On s’apprête pour démarrer vers Snow Canyon. Biiiiip, un témoin s'allume, ça sonne : pneu arrière gauche perte de pression ! Pfffff. Ça commence. Peut-être bêtement un manque de pression. Je m’arrête à St George, et je regonfle. On verra.

On arrive à Snow Canyon : la gentille préposée nous dit que le parc est fermé aux voitures, en cause une course cycliste (hill climb). Je ne porte pas le vélo de route dans mon cœur, encore moins maintenant. Je vois sur le GPS que Jenny’s Canyon n’est pas loin, donc on se gare avant l’entrée du parc, on marche, et là, la même dame m’arrête, ah mais le parc est fermé aux promeneurs aussi… Grrr vous ne pouviez pas me le dire tout de suite… lol… Bon, ça ne sert à rien de râler, allons au Vortex directement. Entre temps, la pression a chuté dans le pneu. Je m’arrête sur le parking du point de vue sur Snow Canyon, et je cherche la cause… un clou, côté intérieur à 1 cm du bord. On a eu la voiture comme ça vindedjousss. La poisse, je suis persuadé qu’ils ne voudront pas réparer c’est trop près du bord. Premier garage : 1h30 d’attente, trop long. 2ème garage : on ne peut pas réparer. 3ème garage : on ne peut pas réparer… là je m’excite un peu, j’ai bossé 12 ans dans l’automobile, et j’ai posé des mèches sur ce genre de fuite. « Ah mais non Mr, aux USA on ne peut pas poser de mèche, uniquement des patch par l’intérieur et le clou est trop près du bord. Mais il y a un Autozone plus bas (10 blocs) vous pouvez aller chercher le kit et le poser vous-même ici »… Bon ben, le pire c’est que j’ai un kit comme ça à la maison… j’achète vite fait les mèches, et je remonte au garage. Je pose la mèche moi-même, non sans bien rigoler avec le petit mexicain qui bosse là. Première fois qu’il rencontre un Belge, il est tout content.

Ca y est , on peut enfin partir dans la nature, le calme !!!

On arrive sur le parking du Vortex, et là 3 gros véhicules, et une dizaine de locaux… qui font un vacarme ahurissant, pour le calme on repassera… On démarre en même temps qu’un groupe de femmes d’une soixantaine d’année, on discute, puis je décide d’accélérer pour arriver les premiers au « trou »…un peu marre d’entre caqueter… Chouette endroit, calme, ça met bien dans l’ambiance des brainrocks et red rocks… On photographie les dadames, elles font pareil pour nous. On rigole bien…

Retour voiture, et direction Yant Flat. J’ai une trace GPX à suivre pour découvrir l’endroit, mais c’est ultra vaste… Val commence à ressentir une douleur dans le pied, donc décide de rester sur le bord du site. Zut on a oublié les Talkie dans la voiture, ce n’est pas une habitude. Je cours, je saute. Bon, je ne trouve pas le site extraordinaire, mais c’est surtout qu’il y a un vent à décorner les bœufs ! On va vers la suite du plateau, et le vent est encore plus fort. Val, qui me suit toujours à quelques mètres, me dépasse et se met à crier « AAaaaah, un serpent !! » . Je la rassure « Mais non, c’est un lézard… » « Si si c’est un serpent !» Je tape du pied, et effectivement, un petit serpent, mais rapide comme l’éclair ! Du coup, je pars faire quelques photos et elle n’osera même pas s’asseoir, restant debout avec une grosse pierre dans chaque main… Lol elle m’aura bien fait rire.

Mon intention était de rester jusqu’au sunset, mais franchement le vent est vraiment fort, et Val n’a pas envie de retourner à la voiture dans la pénombre à cause du serpent… Alleye, direction l’hôtel… 45 minutes de piste, je pense que demain matin je ne reviendrai pas, le site ne m’a pas vraiment emballé. mon avis il faut descendre plus bas directement, je le vois sur la trace GPX, mais on en avait pas trop envie ni l’un ni l’autre. Stop au Taco Bell qu’on apprécie assez pour avoir rentré les adresses des différents Taco Bell dans le GPS…

Quelques photos de la journée…



Les pipelettes au départ de The Vortex













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Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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Aller du T5 au T2 de LAX (aéroport de Los Angeles) à pied?
Bonsoir, voilà j'ai une question "bête". Je voulais savoir si on pouvait aller du T5 au T2 de LAX à pied sans passer devant le terminal Tom Bradley c'est à dire en passant pas la West Way. Sachant que j'arrive au T5 donc niveau inférieur et que je repars du T2 niveau supérieur.

merci beaucoup et bonne soirée
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Randonnées à Sedona avec enfants (Arizona)
Bonjour à tous ! Je cherche des infos sur les randonnés à Sedona. Etant donné que je pars avec un enfant de 8 ans et que je ne suis pas sportive, je ne veux pas me lancer dans n'importe quelle folie ! ;0) Voici mon plan de route :

En quittant Flagstaff vers 10h00, route 89A vers Sedona : - Stop à Oak creek vista pour le point de vue et le visitor center - Red rock crossing via la Upper red rock loop road : est-ce une marche facile ? Arrive-t-on vite au point de vue sur cathedral rock ? Se retrouve-t-on près d'une rivière dans cette ballade ? Durée de la ballade ? Est-ce une boucle ou doit-on compter le temps de revenir sur ses pas ? - Bell rock trail : facile ou pas ? Durée? - Holly cross chapel : y arrive-t-on directement en voiture, ou faut-il marcher pour l'atteindre ? En venant de red rock crossing, est-ce qu'on passe d'abord par bell rock ou par holly cross chapel ? - Airport mesa : dodo dans le coin

Le lendemain : - Slide rock state park le matin pour éviter la foule - West fork trail of Oak creek : j'ai lu que ça faisait environ 4h A-R. Est-ce que si je rebrousse chemin après 1h de marche j'aurai déjà eu l'occasion de marcher dans la rivière le long de belles falaises ?

Merci beaucoup, j'aimerai savoir si mon planning tient la route et si les randonnées sont réalistes ou pas !
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Transport économique de New York aux chutes du Niagara (Ontario)?
Bonjour à tous !!! Mon ami et moi partons 3 semaines(en mode routard), notre circuit:chutes du niagara, toronto , ottawa, montréal, québec, charlevoix, le lac...pour finir a new york , j attéri a new-york tard le soir (22h) et je ne sais pas comment relié New york aux chutes du niagara, le site du bus greyhound est en anglais impossible de le mettre en francais, il parait qu il y a une compagnie d avion ?Ou alors ! faut t il loué une voiture à l aéroport directe pour 3 semaines ? Quel est le plus economique ? Je sais pas comment faire.Merci d avance pour votre aide🙂
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Bus Greyhound de Montréal vers New York: tarif et réservation?
ymty6500Bonjour,

Quelqu'un peut-il me donner des infos récentes sur le tarif et la résa d'un ticket de Bus Montréal-New York AR ?? En fait, j'ai déjà eu qq réponses mais avec des infos différentes ... et je souhaiterais avec des infos plus précises.

- Combien coûte exactement l'aller-retour Montréal - New York avec Greyhound ? - Y a -t-il des réductions si on prend les billets au plus tôt ou d'une autre façon ?? - On peut réserver en ligne et combien de temps en avance ?? - ESTA obligatoire ??

Merci de prendre le temps de me répondre
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Côte ouest des Etats Unis
😛 Salut a tous ! et toutes!

Ma cherie et moi on a trois semaines pour se regaler aux USA,

On est ouvert a toutes idees et points de vue et tout le monde nous parle de la cote Ouest,

Ni a t'il rien " d'autre a voir?"

Merci 😏 😎
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Ouest Américain: En route pour le troisième monde


Préparation :

Ce 8e voyage dans l’Ouest Américain s’est décidé définitivement 1 mois avant le départ mais nous avions heureusement déjà en tête sa trame générale : essayer d’aller aux deux endroits qui nous faisaient rêver et que nous n’avions pas pu visiter en Septembre dernier : Happy Canyon et la confluence du Little Colorado et du Colorado.

Le titre du carnet a donc un rapport avec un de ses deux sites. Je vous laisse pour l’instant deviner lequel.

Au niveau de la préparation, elle fut plutôt simple car le temps nous manquait pour organiser des backpackings trop compliqués. On excluait donc les treks dans le Grand Canyon qui demandaient une longue préparation (même si nous aurions adoré explorer Kanab Creek Wilderness sur plusieurs jours). Donc quelques mails aux navajos, une demande de permis pour un overnight dans Canyonlands The Needles, quelques échanges avec notre ami Wavemaster et c’est tout !

Ah si j’oublie un truc assez important : le choix d’atterrir à Denver pour maximiser nos chances d’avoir un vrai 4*4 capable de nous accompagner sur les dizaines de miles de pistes qui nous attendent !

Jeudi 14 Avril ou la sempiternelle volonté de nous arnaquer…

Sachant que c’est simplement notre arrivée à Denver après un voyage somme tout classique, il serait naturel de s’arrêter à cela sauf que nos gentils agents au comptoir du loueur Dollars ont essayé de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Après avoir gentiment donné notre voucher, ils nous ont direct répliqué « est-ce ok pour vous si on vous donne un véhicule 2 roues motrices car nous n’avons pas de 4 roues motrices ?». Heu oui, enfin non, vraiment non, ça va pas être possible. « Mais si, regardez on vous a déjà préparé le véhicule qui vous attend devant ».

A nos têtes, ils ont vite compris que ce SUV citadin ne nous allait pas vraiment. Je demande donc où se situent les véhicules Standard Size pour me faire mon idée des véhicules vraiment disponibles et ils me répondent qu’ils ont peut-être un véhicule 4*4 mais dans la catégorie inférieure (mid-size) situé à l’entrée du parking. Bon je vais voir, c’est un patriot 4*4. Ce n’est pas l’idéal mais je demande si c’est quand même possible de le prendre et ils me répondent qu’il va falloir payer un supplément pour prendre une catégorie inférieure à ce que nous avons réservé !! Là ils nous prennent vraiment pour des jambons !

On refuse et on insiste pour aller voir de nous-même. Au bout de 10 minutes et après nous avoir encore proposé des véhicules qui nous convenaient pas, ils finissent enfin par nous indiquer l’allée des Standard Size et que voit-on ? Des Jeep Grand cherokee et une Nissan X-Terra !! Ils se sont vraiment foutus de nous.

On saute donc dans ce qui est pour moi le meilleur 4*4 de location que l’on peut trouver chez les loueurs traditionnels : le X-Terra. Des pneus presque Off road, une vraie roue de secours et non pas une galette, une garde au sol très haute et des réels capacités de franchissement.

Voilà, sinon à part cela on part dormir à Denver.

Vendredi 15 Avril ou cap à l’Ouest coûte que coûte.

Sego Canyon, Eye of the Whale Arch, Windows Section

Une grosse dépression descend directement du fin fond du Canada vers l’Est de l’Utah et l’Ouest du Colorado. Ils prévoient dans la soirée une trentaine de centimètres de neige à Denver et des conditions météorologiques très dures dans les Rocky Mountains.

Il nous faut donc traverser les rocky mountains avant d’être éventuellement bloqués sur la route.

Cap à l’Ouest avec le sentiment que la journée risque d’être au final une simple journée de transition. En effet, nous avions prévu la balade dans Rattlesnake Canyon pour aller voir les magnifiques arches de cette partie assez reculée à l’Ouest de Colorado National Monument.

Cependant, une fois arrivés à Grand Junction, nous devons nous rendre à l’évidence que le plafond nuageux est vraiment bas et qu’il fait vraiment froid. Le site est sûrement situé au milieu de tout ce mélange d’averses, vent et nuages. Bref, cela serait dommage de « gâcher » un si bel endroit et on décide de le remettre à la fin du voyage.

Bon bah on file donc vers Moab pour essayer de faire quelques petits trucs entre deux averses.

Sur la route, nous faisons un petit détour (vraiment petit) pour aller à Sego Canyon. C’était pas prévu mais comme c’est sur la carte de l’Utah ça doit être bien !

A vrai dire, c’est vraiment bien ! Le site est très petit mais il permet de voir des panels de pictographie assez impressionnants. Le site a été utilisé pendant 3000 ans et il y a donc des styles très différents : archaïque, Fremont, historic Ute.

Nous avons recensé 5 principaux panels. Attention à ne pas s’arrêter aux 2 principaux situés près du parking mais il faut continuer encore quelques dizaines de mètres le long de la piste pour voir les autres. Celui-là a un côté moyenâgeux avec son bouclier coloré. Réalisés par les Utes, ce sont les plus récents car on peut noter la présence de chevaux, ce qui indique qu'ils ont été faits après l'arrivée des espagnols.



Alors que celui-ci est plus classique. Réalisés par les indiens Fremont, on reconnait les formes trapézoïdales des personnages.



Certains font carrément flipper avec ces personnages aux yeux globuleux à la E.T. ou ressemblants à des fantômes. C'est le style Barrier Canyon.



Un peu plus loin, les deux derniers panels situés sur une parcelle privée (donc à voir de plus loin)





Tiens, il y a une petite arche à côté mais pas vraiment photogénique.



Le site est à voir !

Direction maintenant le parc de Arches National Park. On chamboule le programme et on avance la visite de Eye of the Whale Arch.

Si vous souhaitez vous éloigner un peu de la foule, ce parc national offre quelques opportunités. Eye of the Whale Arch en fait partie car la piste pour y accéder est assez difficile. Sable profond et parcours accidenté nécessitent d’avoir un bon 4*4.

Le X-terra n’aura aucun problème mais je suis persuadé qu’un autre 4*4 de location aurait eu quelques problèmes sur cette piste.



L’arche ressemble à l’œil d’une baleine une fois qu’on la traverse pour aller l’admirer de l’autre côté.



Ce n’est pas une arche majeure mais elle a le mérite de son originalité.

Dans l’œil de la baleine :



Un peu plus loin en contournant le massif se trouve Leaping Arch située en hauteur.



Le point de vue depuis le bas n’est pas le meilleur mais nous n’avons pas vraiment envie de faire le grand tour pour y accéder par le haut car le temps ne s’y prête pas.

Nous scrutons maintenant le temps en direction du Nord vers Tower Arch et il a l’air de pleuvoir pas mal. Aie ! Donc plan D : Windows section pour aller faire la photo de Turret Arch au travers de North Window !



Cela manque de couleurs mais dur de faire mieux avec ce temps maussade.



Au moins, il ne pleut pas sur nos têtes ! On en profite donc pour aller voir Double Arch.



Voilà, on part dormir à Moab (au bord de la route pour entendre des joyeux camions qui traversent la ville, mais bon on n’avait pas réservé).
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Arches méconnues et backpaking en Utah
Ce carnet est la suite de nos aventures de septembre 2015 en Oregon et en Uath

première partie ici: voyageforum.com/...regon-utah-d7219644/

Après un vol très court de 1h15 vers Salt lake city on retrouve enfin de la chaleur et direction le loueur de voitures en face du terminal. Salt lake est un « petit » aéroport donc les loueurs ne sont pas dans un bâtiment loin de l’aéroport mais juste en face du terminal. Le problème est qu’il n’y a en général pas grand choix et là je ne peux même pas choisir la voiture sur le parking car on me fournit les clés au comptoir sans choix possible. Je récupère donc une Chevrolet traverse donc n’ayons pas peur des mots une voiture de merde et le pire SUV que j’ai pu avoir depuis que j’en loue. Il y a en plus sur le parking une Cherokee mais déjà attribuée que j’aurais préféré avoir même si le modèle 2014 de la cherokee, le premier de l’ère FIAT, est loin de valoir les modèles précédents en matière de franchissement. Le traverse est une AWD avec une roue galette (toujours mieux que rien). Dans la précipitation, je ne vérifie que les pneus arrière et nous ne le savons pas encore mais cela aura son importance pour le reste du voyage…. Après avoir fait les courses au Wal mart au bord de l’I15, nous arrivons à Hanksville après 4 petites heures de route où viennent également juste d’arriver Olivier et Virginie qui viennent eux de commerncer leur voyage par un backpacking dans White domes suivi d'un autre dans Boulder mail trail (lien vers leur carnet de voyage ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7231520;page=last;#last) qu’ils ont parcouru du Boulder mail strip jusqu’à Escalante river trailhead. Après un bon diner au steak house local qui a changé de propriétaire (la dernière fois en 2013 ce n’était vraiment pas bon), il est temps de défaire les valises et préparer la voiture pour de nouvelles aventures plus sauvages dès le lendemain

Jour 12 : après un petit déjeuner copieux à la station service (inclus dans le prix de la chambre au whispering sands), nous faisons route vers le trail head de Hurst bridge, moi et lysiane dans notre voiture et Olivier et Virginie dans la leur, une jeep patriot qui est une bonne voiture mais uniquement 4x2 dans leur cas ce qui limite les escapades. D’ailleurs au bout d’à peine 1km de piste il ne pourra pas traverser un wash sablonneux et laisse sa voiture dans le wash. Avec le traverse cela passe en prenant de l’élan mais c’est juste. Nous voilà donc partis à 4 dans la voiture pour les 3 miles de pistes mais à la première difficulté, un petit wash de sable mou, la voiture s’ensable. C’est la première fois que cela m’arrive. Tout le monde descend, dégage le sable et met des pierres derrière les pneus mais rien n’y fait ce qui est un peu normal car au bout de quelques minutes je m’aperçois que je n’avais pas desserré le frein à main !!! ah ces satanés freins à main au pied…. Malheureusement même desserré, cela ne change pas grand-chose. La seule solution est donc de dégonfler les pneus. J’ai été bien inspiré d’acheter la veille un compresseur, la première fois également dans nos nombreux voyages. Avec la moitié de la pression en moins, là cela marche et j’arrive à m’extirper du wash en marche arrière. On se gare donc sur le bas côté et on fera les 2 miles de piste qui restent à pied. Si on l’avait fait dès le début on aurait évité de perdre quasiment une heure car c’est très long de regonfler les pneus avec un petit compresseur. La randonnée qui mène à Hurst Bridge n’est pas spécialement jolie et Ernies Bridge très petit.

Après environ 2h nous arrivons à Hurst Bridge qui est de bonne taille et correctement éclairé même si on est en plein midi.





Au moins on profite de l’ombre pour pique niquer car il fait assez chaud en cette première journée et cela change radicalement de l’Oregon. De retour à l’Hotel, Olivier me fait part de leur planning du lendemain pour aller explorer Happy canyon , un slot canyon très photogénique mais apparemment difficilement accessible par 16 miles de piste jusqu’à la dirty devil river. Vu les velléités de notre SUV hors piste, je décide d’annuler les 2 nuits à Green river pour aller à covert arch/la boca arch et five hole arch et de tenter de trouver un outfitter, via la patronne de l’hotel, qui nous emmène avec eux pour explorer ce slot canyon. Malheureusement, pas d’outfitter et je regrette de ne pas avoir fait un saut à Moab pour louer une jeep rubicon pour la journée du lendemain. Tant pis nous irons à Eagle canyon arch et nous anticiperons donc de 1 jour notre arrivée à Escalante

Jour 13 : Olivier et Virginie ont pas mal cogité la soirée dernière et ils ont d’une part renoncé à se taper les 16 miles de piste aller à pied pour accéder à la dirty devil river et ensuite au slot canyon (backpacking de 3 jours) et également de bypasser la piste par un sentier avec des passages vertigineux qui sont dangereux. Sage décision. En fait on va passer une nouvelle demi-journée ensemble pour aller voir Eagle canyon arch ce qui nous plait bien car ils sont très sympas et on a beaucoup de centres d’intérêt en commun, comme les voitures de sports…. Cette fois ci la piste pour accéder à Swasey cabin est facile et ne nécessite pas de 4x4 ni de high clearance donc pas de pb. La randonnée est facile, pas très longue et l’arche est impressionnante que ce soit de loin ou dessous.



De retour au trailhead , petit stop pour un pique nique à côté du pictogram de Lone warrior et il est temps que nos routes se séparent avec Oliver et Virgine. Dommage on aurait bien fait un backpaking avec eux… Arrivés à Escalante, j’ai un peu de travail pour préparer les sacs à dos pour le lendemain et être sûr de ne rien oublier pour notre premier backpacking dans Coyote Gulch : tente, réchaud, duvets, matelas, nourriture lyophilisée, pompe pour filtrer l’eau , petit matériel de camping et un minimum de boisson : ma poche camelback de 3l d’eau, 2 jus d’orange, 4 coca cola de 35cl, 2 gatorade de 60cl. Cependant, je dois modifier le programme car impossible d’aller jusqu’à Fortymile Ridge avec cette voiture et je n’ai pas envie de payer 300$ pour un shuttle . Tant pis, nous partirons de Hurricane wash, le chemin le plus court et irons jusqu’à la jonction avec la rivière Escalante, enfin c’est ce que l’on croit à ce moment-là….

Jour 14 : lever tôt ce matin car l’objectif est de démarrer au plus tard du trailhead à 9h, ce qui laissera 10h30 jusqu’au coucher de soleil donc largement assez de temps en théorie…. Les 37 miles de piste sont rapidement avalés et on démarre sur le coup de 8h30 donc en avance sur le timing. Nous ne sommes pas habitués à porter des sacs aussi lourds donc avant de partir nous avions fait quelques randonnées en configuration cible !!!. 1h15 après le départ, nous apercevons un homme seul d’environ 70ans qui lève les bras au ciel en nous voyant. Après quelques paroles, pas difficile de voir qu’il est français. Il nous raconte qu’il est savoyard, perdu depuis 2 jours et qu’il tourne en rond, réserve d’eau quasiment à sec (il lui reste 20cl) et pas de nourriture car il n’a que du lyophilisé. De plus son GPS est dans sa voiture et il m’explique qu’il espérait acheter la cartographie pour le GPS à Escalante !!! visiblement il n’y avait jamais mis les pieds… Je lui dis qu’au moins il aurait pu enregistrer le waypoint de sa voiture et aurait pu suivre le cap. Nous voyons qu’il n’est pas trop mal en point donc nous lui donnons un reste de bouteille de Gatorade, des pastilles isostar et lui expliquons le chemin tout en ne comprenant pas comment il est possible de se perdre sur ce chemin ou il y a fréquemment des cairns. Nous n’avons pas vu de voiture sur le parking le lendemain donc il a du s’en sortir sans problème…. Au bout d’environ 2h30, nous voyons la première source d’eau qui est à peu près claire. Nous ne le savons pas mais ce sera la seule qui ne soit pas extrêmement boueuse. Nous testons donc la pompe filtrante qui marche très bien et je remplis la gourde pour le déjeuner que nous prendrons au pied de Jacob Hamblin arch.







J’avais prévu un plat lyophilisé chacun par repas mais force est de constater que c’est trop car on est blindé. Ce n’est pas le tout mais on a encore pas mal de chemin à faire. Deuxième étape, Coyote Bridge où en route nous faisons un stop devant des petites cascades où je décide de remplir ma poche d’eau.







C’est là que les problèmes commencent car je ne comprends pas : la pompe ne pompe quasiment plus. Est-ce l’eau qui est trop chargée en sable car la cartouche filtrante se bouche très rapidement ? Les joints qui ne sont plus bien étanches et donc problème de dépression ? Toujours est-il que ce n’est pas rassurant et nous passons près de 45 minutes à pomper à peine un litre d’eau. Après coyote Bridge,



nous reprenons notre marche vers Cliff arch et nous perdons un peu de temps à vouloir prendre au plus court, ce qui est une mauvaise idée car il y a un passage plein de sables mouvants donc infranchissable et qui nécessite de revenir sur ses pas pour contourner par un chemin qui grimpe pour redescendre ensuite. La vue distante de Cliff arch n’est pas top



et je suppose qu’il faut aller en face pour accéder en dessous mais la végétation à l’air très dense et il est déjà tard car nous avons perdus du temps donc on continue notre chemin pour arriver à la cascade à laquelle nous nous étions arrêtés en 2007 en venant de Crack in the wall. Elle est moins photogénique car l’eau est trop boueuse.



C’est le moment de faire un ravitaillement d’eau pour la fin de la journée et là à nouveau nous perdons un temps fou pour essayer de pomper quelques centilitres. Rien à faire, j’ai beau démonter chaque pièce de la pompe, il n’y a quasiment pas de dépression dedans. On décide quand même de continuer en espérant que l’eau dans la rivière escalante sera plus claire mais peu après nous arrivons devant un passage assez raide et glissant. Je manque de tomber en essayant de descendre et je suis obligé de remettre mes chaussures de randonnées (nous marchions avec des chaussures prévues pour la marche en rivière) et de me faire tirer avec une corde par lysiane pour remonter. De plus le soleil se couche dans 1h30 et la fatigue se fait sentir avec toute l’énergie passée à pomper de l’eau dans le vide. On ne prendra pas de risque car pas question de risquer de se fouler une cheville donc tant pis nous n’irons pas jusqu’à la rivière escalante. En 2007 nous étions montés sur cette pente lisse mais un tronc d’arbre était présent… nous avions repéré un emplacement idéal sous une grande alcove à 15min de marche donc ce sera notre camp pour la nuit.



A 100m du camp, il y a une petite source d’eau toujours très boueuse donc je pense qu’il n’y aura pas de problème pour faire le plein d’eau mais encore une fois, grosse désillusion : je vais passer plus d’une demie heure à récupérer à peine 25cl juste de quoi manger car même si j’ai encore environ 2l dans le camelback, c’est de l’eau mélangée avec de la menthe donc pas terrible pour manger. Il faut se rendre à l’évidence, il va falloir gérer notre stock de liquide pour le lendemain car il nous reste 4l en tout pour le diner, la nuit et la journée du lendemain. Au pire, je sais qu’on pourra accéder à la seule source d’eau claire à une douzaine de kilomètre et que je pourrais la faire bouillir pour la boire mais nous nous endormons avec un sentiment d’inachevé et pas tellement rassurés pour le lendemain car il fait environ 35° en journée. C’est dans ces moments-là que l’on prend conscience de l’importante vitale de l’eau. Lysiane est quelque peu dépitée pour sa première expérience de Backpaking et m’indique que ce sera probablement notre unique expérience du genre...

jour 15: ...Heureusement, elle passe une excellente nuit sur notre tente Big agnes et elle a le moral ce matin et est décidée à avancer au maximum à la fraiche. Après un petit déjeuner rapide, nous remballons le camp et nous mettons en route. La progression sera plus facile que la veille (on ne refait pas les même erreurs deux fois)











mais arrivés à la source d’eau claire, la pompe ne marchera qu’une fois de quoi pomper 1 litre et nous remplissons les bouteilles vides d’eau non filtrée pour s’asperger sur le chemin et en faire bouillir au cas où nous n’aurions finalement assez d’eau sans trop se rationner. Arrivés à la voiture, nous sommes quand même contents de cette première expérience et c’est légers (au sens propre comme au figuré) qu’on reprend la piste. Le répit est de courte durée car le témoin de pneu crevé s’allume et effectivement le capteur m’indique environ la moitié de la pression : le pneu avant gauche a un gros boulot d’enfoncé dans la bande de roulement et je m’aperçois d’ailleurs à cette occasion que cette voiture n’aurait jamais dû être proposée à la location car les deux pneus avant sont usés au-delà du témoin donc quasiment plus de sculpture. Je décide de ne pas enlever le boulon et de regonfler le pneu car celui-ci a l’air enfoncé profondément. Une fois que c’est fait, je croise les doigts et ai les yeux rivés sur le capteur de pression au tableau de bord guettant la moindre chute. Par chance, bien que je roule vite, la pression ne chute à nouveau qu’à un mile de la fin de la route. Je me gare donc sur le bas côté pour retirer le boulon dans le pneu et mettre une mèche en caoutchouc pour colmater et regonfler le pneu. Il est samedi et 17H passé donc j’espère que le garage à Escalante est ouvert pour réparer à minima le pneu mais en arrivant devant, c’est fermé. La caissière à la station service me dit que le garage est censé être ouvert mais le mécano n’est pas venu le matin et personne dans la station n’a la clé pour l’ouvrir et m’aider. Je retourne à l’Hotel (Prospector INN) et je raconte mes mésaventures au patron qui me propose d’amener la voiture dans son garage derrière l’hôtel et mettre une mêche plus robuste. C’est très sympa à lui. La réparation devrait permettre de faire réparer le pneu dès le lendemain mais problème : il est peu probable que je trouve un garage ouvert le dimanche. Je pense bien au grand garage en face du Ruby’s INN sur la route de Bryce mais après vérification il est fermé le dimanche donc il va falloir que je trouve une autre solution car je ne m’engagerai pas sur la Cottonwood road le lendemain avec un pneu dans cet état. ..
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Vivre à New York sans visa
Bonjour, Je vois beaucoup de discutions qui parlent de personnes qui désirent tout quitter pour partir vivre aux USA, même sans visa.

Il y a maintenant 11 mois, je suis partit avec un visa touristique de 3 mois aux USA dans l'optique de monter un business. Pour la suite, je me disais "On verra plus tard".

Sauf que voila, cela fait maintenant 9 mois, j'ai monter un business qui marche vraiment bien.(je n'encaisse que tu cash jusqu'a present, et si je dois faire une facture, ça passe par la boite d'un amis qui garde les taxes et me donne la difference en cash.) J'ai monté une boite de production video. J'ai monté un networking récurrent, des boulots à la pele, environ 2000$ de moyenne par semaine.

Sauf que voila, à partir du 20 novembre, cela fera exactement 12 mois d'illegalité dans le pays. Et dans ce cas là, si je quitte le pays oû que je me fais attrapé hors NYC, c'est un ban de 10 ans !

Ban que je ne souhaites pas avoir bien évidement.

Je ne cherche pas à avoir une green card, mais plus un permis de travail de deux ans. Le soucis, c'est que je suis en freelance, que m'a boite n'a rien d'officiel et que jusqu'a present je n'ai presque rien déclaré pour prouver mes revenus.

Quelle serraient mes sollutions pour obtenir un permis de sejour/travail étant déjà sur place ?

Quelques informations sur moi, mon business etc... : J'ai 25 ans, Je parle 4 langues parfaitement Ma boite de production video marche car je propose un service qui consiste à utiliser une Steadycam tout en portant des rollers (je suis un ex champion mondial de roller). De ce fait, que 4 ou 5 personnes au monde peuvent fournir une telle qualité d'image en mouvement rapides. (action film commercial, music video etc...) Je me demandais si cela ne pouvait pas etre un atout pour moi ? Mon visa original était de 3 mois. Je suis venu aux us sans encombre il y a 3 ans pendant 3 mois aussi (respect du visa)

Merci d'avance.
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Roadtrip Californie - "Réduire" le trajet
Bonjour à tous,

Nous partons à 2 adules en road trip en Californie dans quelques semaines (on est un peu à la bourre niveau préparation, mais on fera avec), et avons déjà pas mal avancé sur notre planification. Comme on ne veut pas trop courir (ou rouler plutôt) je pense qu'on a peut-être voulu mettre trop de choses en pas assez de temps et donc j'aimerais avoir vos avis sur ce qui pourrait être le moins "intéressant", afin d'épurer/optimiser notre trajet.

Dans les grandes lignes on va faire Los Angeles -> Las Vegas -> Tournée des parcs (Grand Cayon, Antelope, Bryce, Zion, Death Valley, Yosemite) -> San Francisco -> Descendre la côte jusqu'à Los Angeles, le tout en 21 jours.

On ne passe pas trop de temps dans les villes, mais malgré tout, je suis pleinement conscient que la boucle n'est pas de tout repos en "si peu de temps" (si on peut dire ça de 3 semaines de vacances).

Je vous détaille pas tout le road trip, mais la partie problématique est dans cette partie là :

22.04 MA - J4 : Enjoy Las Vegas Nuit au Bellagio

23.04 ME - J5 : Départ pour Grand Canyon - trajet* : 4h et 260 miles / 420 km Départ le matin (tôt idéalement) A voir en route : Hover Dam / Hover Dam By Pass Bridge A voir en route : Lac Mead Arrivée prévue en milieu d’après-midi

24.04 JE - J6 : Enjoy Grand Canyon Activités diverses (helico / rafting) Ballade/Rando - aller aux différents Points de vue

25.04 VE - J7 : Départ pour Zion - trajet* : 5h00 et 260 miles / 420 km Antelope Canyon matin-midi Zion National Park (fin d’après-midi) Passer la nuit à “Zion”

26.04 SA - J8 : Enjoy Zion et départ pour Bryce Canyon - trajet* : 1h45 et 85 miles / 140 km Visiter Zion le matin Départ pour Bryce Canyon vers midi ou début d’après-midi Passer la nuit à Bryce Canyon

27.04 DI - J9 : Enjoy Bryce Canyon Lever du soleil 4 points de vue Une rando

28.04 LU - J10 : Retour à Las Vegas - trajet* : 4h50 et 290 miles / 470 km Partir de Bryce Canyon le matin Valley of Fire State Park (début d’après-midi) Fin d’après-midi et soirée à Las Vegas Dormir à Vegas

29.04 MA - J11 : Départ pour Death Valley - trajet* : 2h00 et 130 miles / 210 km

* Durées de trajet selon Google maps - sans les pauses !

Vous l'aurez constaté c'est déjà pas mal chargé. Je me trompe peut-être mais ça me parait quand même faisable dans une optique "on ne fait pas que traverser, on visite quand même un peu, mais clairement on approfondi pas non plus les visites". Le problème est que dans l'idéal j'aurai adoré encore y ajouter Monument Valley... et là... faut pas déconner, ça fait trop.

Donc ma question, y a-t-il des choses que vous feriez différemment, ou que vous sacrifieriez ? Monument Valley vaut-il d'aventage la peine que d'autres choses ? (en gardant à l'esprit que si on fait Monument Valley, ce serait juste quelques photos depuis les points de vue et tour de la Valley Drive en voiture, rien d'autre).

Je vous remercie déjà de votre temps et des avis précieux des connaisseurs (j'ai vu qu'il y a quelques bonnes références parmi vous ;-))
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Ouest américain en août: destination moins peuplée
Bonjour,

Avec des amis, nous avions décidé d'organiser pour le mois d'août 2017 un roadtrip de trois semaines dans l'ouest Américain (grands classiques : grand canyon, SF, LA, yellowstone etc...)

Bien entendu, nous nous y prenons au dernier moment. L'affluence et les prix des hébergements (quand encore disponibles) nous décourage.

Je sollicite donc les connaissances du forum. Existe-t-il des destinations alternatives aux US à cette période ?

En terme de centre d'intérêt, on est plutôt nature mais matinée avec un petit peu de ville (l'ouest américain permet de mixer grand parcs et LA / SF par exemple).

J'avais par exemple pensé aux rocky mountains. Quelqu'un aurait-il une idée de l'affluence dans ce coin des états unis en aout ? Y a t-il matière à se balader dans la région pour 3 semaines ?

Merci pour votre aide !!
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Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..."
Bonjour à tous,

Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.

Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.

J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.

Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami

Et le trajet "en gros" sur une carte



Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
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Mémoires de Floride, 4 ans après...
Hello à tous 😉

Voici le récit de notre voyage en Floride qui a eu lieu en juillet 2012 ! Non vous lisez bien : 2012 !!!!!

A l’époque je n’ai pas raconté notre trip par manque de temps. Aujourd'hui je viens de clôturer notre trip sur notre voyage dans l’ouest 2015… j’y ai pris goût ! Et on m’a soumis l'idée de faire (malgré les 4 ans déjà) celui de la Floride pour aider les futurs voyageurs.

Même si le temps s’est écoulé depuis, les souvenirs sont toujours là… Avec les photos, les vidéos et surtout mon carnet de voyage tenu jour après jour sur place en Floride.

Bon j'hésite encore pas mal...allez je me lance, ça fera un carnet de plus sur le forum ...et si ça peut faire rêver…

Une petite présentation rapide pour ceux qui ne me connaisse pas :

Moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....),

Mon cher et tendre, my darling accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !

Et il y a 2 petites (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

Lors de notre voyage en 2012 donc, Princesse a 11ans, Poupée 8 ans, Darling 40 ans et moi 39 ans.

Nous avons bien mis 2 ans préparer ce voyage, le tout premier aux USA . Un rêve qui ne demandait qu’à se concrétiser, afin de profiter au maximum avec nos 2 puces. Une envie de voyager que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’attirance pour ce pays, ses plages, le climat, les parcs d’attraction...n’est ce pas une destination de prédilection pour les familles? Et puis ce sera le premier grand voyage avec nos enfants à l'étranger !

Cette destination est un but pour nous et les lieux font figure de PARADIS. Rendez vous compte, Miami, Key West, les plages du Golf du Mexique et Orlando avec les 4 parcs à thème de DisneyWorld…..

Mais nous sommes conscients qu’en 19 jours, nous ne verrons pas tout ! Ce sera une excuse pour y revenir un jour...



Alors à travers ce carnet, moi, Egladil, je vais coucher sur ces futures pages, nos impressions, au départ, pendant et à la fin du voyage. Ça veut dire nos anecdotes, nos idées, temps forts et nos craintes mais aussi notre organisation, nos préparatifs…. Un carnet c’est aussi le moyen de garder nos souvenirs intacts et aussi de partager notre expérience avec vous.

Apres de nombreuses recherches sur internet, de nombreuses lectures de trips (merci à tous), nous concoctons notre programme. Il sera vu et revu de nombreuses fois avant d’arriver au projet final.

Voici notre itineraire :

Lundi 2 juillet 2012 : Arrivée à Miami dans l’apres midi Mardi 3 juillet : Miami Mercredi 4 juillet : Miami - Key West Jeudi 5 juillet : Key West Vendredi 6 juillet : Key West - Key Largo Samedi 7 juillet : Key Largo - Naples Dimanche 8 juillet : Naples Lundi 9 juillet : Sarasota Mardi 10 juillet : Sarasota - Orlando Disney World Mercredi 11 juillet : Orlando Epcot Jeudi 12 juillet : Orlando Sea World Vendredi 13 juillet : Orlando Typhoon Lagoon et Hollywood studio Samedi 14 juillet : Orlando Magis Kingdom Dimanche 15 juillet : Orlando Animal Kingdom Lundi 16 juillet : Orlando Blizzard Beach et Epcot Mardi 17 juillet : Orlando Hollywood Studio Mercredi 18 juillet : Orlando Magic Kingdom Jeudi 19 juillet : Orlando Discovery Cove Vendredi 20 juillet : Orlando - Highland Beach Samedi 21 juillet : Highland Beach - Miami (vol en soirée) Dimanche 22 juillet : Lyon

Donc c’est en février 2012, exactement le mercredi 15 février, à 23h30, que nous réservons nos billets d’avion avec British Airways , avec escale à Londres à l'aller et au retour. On réservera assez tard car ma boss ne me donnait pas de réponse pour mes congés. Ah le commerce c’est pas toujours simple !!!!!



C’est aussi le 15 février que nous prendrons contact avec Thierry , site Magie Pas à Pas. Il nous concoctera une planification superbe ! Il propose d'organiser en fonction des nos choix le programme des séjours à WDW et ce de façon très poussée (c'est à dire l'heure et l'ordre de passage des attractions).

Disney World n’a rien à voir avec notre Disneyland Paris !!!! Vu la grandeur du resort nous n’aurions jamais pu faire le quart de ce que nous avons fait et en plus en respectant un rythme qui nous a permis de pouvoir être en forme pendant les 10 jours à Orlando.



Grâce à l’extraordinaire planification de Thierry (qui est super sympa, attentif et à l’écoute), nous avons vécu un voyage magique au pays de Mickey. Au passage merci encore Thierry ! Il s’est occupé de tout, même des réservation des restaurants. Nous avions pris un pack avec ce qu’on appelle le dining Plan . Nous avions par jour et par personne : 1 service à table, 1 repas self service, 1 snack (qui nous servait pour le pdj souvent)+ 1 mug qu’on pouvait remplir à volonté au food court de l'hôtel.

Pour ce qui est de l'hôtel nous nous sommes occupés de la réservation (le 17 février), au Port Orleans - French Quater pour 10 nuits et sommes passes par le site anglais pour payer en livres sterling (moins cher) ça valait le coup !!! on a fait une belle affaire !

La location de voiture fut réservée via le site : location de voiture.fr (aujourd’hui rebaptisée Carigami) le 19 février. Ce sera une Ford Escape . Avec Alamo.

C’est aussi ce jour là que nous réserverons le spectacle du cirque du soleil “La Nouba” ainsi que Discovery Cove (avec nage avec les dauphins).

Du coup Thierry, avec ces réservations faites , a pu nous peaufiner notre planif . Il ne s’occupe que de la partie Disney (parcs) mais inclus quand même dans la planif les autres activités extérieures afin que l’on profite un max de nos journées.

Après dans la foulée, nous nous occuperons des hôtels:

-Le BEST WESTERN PLUS On the Bay Inn & Marina à Miami (2 nuits) -Le Parrot Key Hotel and Resort à Key West (2 nuits) -Le Holiday Inn à Key Largo (1 nuit) -Le BEST WESTERN Naples Inn & Suites (2 nuits) -Réservation du photo pass pour les parcs Disney (trop bien ce système !) -Le Holiday Inn à HIGHLAND BEACH-OCEANSIDE (1nuit) -The Helmsley Sandcastle Hotel à Sarasota (1 nuit)

Voila les grandes lignes de notre voyage.

J-6

Le départ approche à grands pas… des sensations, des émotions, un rêve qui s’éveille; des pensées qui s’émerveillent. Mon coeur bat la chamade, mon ventre commence à gargouiller, mes yeux pétillent… Il me tarde d'être au jour J et d’avoir ma valise à la main...J’ai peur aussi d’oublier des tas de choses.... La peur s’empare un peu de moi aussi ( l’avion) et puis il y a la tempête Debby qui approche la Floride !!!!

Tempête de niveau 1 sur 5 provoquant bourrasques de vent et trompes d’eau. La Floride est passé en état d’urgence. Aux infos les images sont impressionnantes. Quelle poisse ! Bon elle avance lentement. On surveille le site NHC (National Hurricane Center)



J-2

Ouf Débby est partie. Elle a traversé la Floride laissant quand même pas mal de dégâts sur son passage. Son déplacement lent a laissé des quantités d’eau assez important d'où les inondations à certains endroits. c’est surtout la cote nord ouest de la Floride qui a été touchée. Debby est la première tempête tropicale de la saison. La période la plus active étant quand même de mi août à fin octobre avec un pic vers le 10 septembre.

Les valises sont presque finies… Caramel notre mascotte est prêt !





Lundi 2 juillet

Et voilà le grand jour est arrivé ! je n’arrive pas à y croire !

Réveil donc à 5h45 après une nuit pas trop mauvaise ! Les filles n’ont pas eu de mal à se réveiller .

J’ai dit à Poupée que c'était l’heure d’aller à l’école, elle a fait non de la tête et m’a dit :” je vais à l’école à l’autre bout du monde!”!!!! trop trop chou, j’oublierai jamais !

Donc nous voilà sur le chemin de l'aéroport. On dépose les valises, 7h30 on avale un croissant et un café rapidos (express même) et c’est l’heure d’embarquer pour le vol Lyon Londres. On embrasse nos parents! je suis déjà émue qu’es! ce que ça va être arrivée à destination!!!!!

Nous voilà donc partis ! vol impeccable, sans soucis ! il ne fait pas beau, il pleut !





On aura le droit un une petite collation, petit sandwich et jus de fruit .



Le vol est rapide 1h35 environ. Les filles font leur baptême de l’air ! Et elles ont adoré !

On arrive à Londres à l’heure, même un peu en avance je crois. On se dirige vers notre prochaine porte, salle d’embarquement en passant par les boutiques notamment Harrod’s.







D’ailleurs dans la boutique avec Darling, on se souhaite un bon anniversaire de mariage ! Avec l’impatience, le stress, l’excitation on l’avait oublié !!!!

On doit décoller à 11h15, heure de Londres, nous sommes en salle d’embarquement 18 et il y a foule !



L’avion affiche complet. Et on décollera avec 1 heure de retard ! Une histoire de valise seule sans passager….En blonde que je suis, j’ai pas tout compris ce qu’à dit le stewart au micro !!!!

Zou ...cette fois c’est bon, l’avion se rend sur la piste, on attend 5 minutes et on décolle pour 9 heures de vol !...et moi qui stresse un peu…



Après le décollage, notre stewart James de son prénom, nous offre un jus de fruit. Puis le repas arrive. Chicken ou Pasta? Le repas est correct.



James est très sympa et s’est aperçu que nous étions français et il parle très bien notre langue….

On suit le trajet sur nos écrans...





on bouquine, les filles regardent des dessins animés sur la tablette. Je m’assoupis un peu aussi…. On approche ....



Et vers 16h00 nous arrivons à Miami.

Après 1 heure d’attente à l’immigration, nous passons enfin et entrons sur le territoire américain.Notre douanier, “Calvin” est un haïtien très sympa et parlant un peu français. Il fera un peu d’humour !

Nous récupérons toutes nos valises et nous prendrons le MIA MOVER , le métro, pour aller prendre notre voiture chez Alamo.



Nous choisirons une Ford Escape de couleur bronze parmi toute la rangée de voiture. Les filles voulaient une rouge mais celle là est mieux.



Après 20 minutes au moins à regarder et essayer les boutons, on adopte la voiture et nous voilà sur les routes de Miami ! yes !!!! it’s good !
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New-York, Yellowstone, Havasu Falls, Las Vegas en 3 semaines
Bonjour à tous,

Après un magnifique parcours dans l'ouest en juillet dernier (récit ici : http://voyageforum.com/discussion/recit-voyage-fantastique-dans-ouest-en-juillet-2015-d7128272/), l'envie de repartir aux States se refait sentir, même si rien n'est encore arrêté... en effet, le projet est pour l'été 2017 et la destination pas encore clairement définie.

Nous avons adoré notre circuit de cet été qui regroupait les principaux parcs de l'ouest ainsi que les villes de Los Angeles, San Francisco et Las Vegas. Un des parcs absent de notre circuit : Yellowstone, que nous n'avons pas inclus faute de temps mais que nous aimerions grandement voir !

Le projet est de repartir en famille (donc 2 adultes et 2 ados).

L'idée : New-York, le Yellowstone et un endroit qui me fait rêver : Havasu Falls..., le tout en 3 semaines avec vols internes.

Avant d'aller plus loin dans mes recherches (pas trouvé de circuit qui regroupe ces 3 destinations), est-ce que ce projet est réalisable ?

Je l'imagine avec :

New-York - une semaine (5-6 jours) Yellowstone - Grand Teton - une semaine (vol de New-York pour Salt Lake City ou autre aéroport plus proche mais lequel ?), location de voiture et redescendre direction Havasu Falls (avec des arrêts bien entendu !), Havasu Falls - 3 jours Terminer à Las Vegas avec vol retour

Est-ce complètement fou ou cela peut-il être réalisable ?

Merci pour votre opinion et remarques.

Vous m'aviez déjà bien aidée pour mon premier projet alors encore un grand MERCI !
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Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille
Bonjour à tous !

Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.

Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).

Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
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Bientôt quatre heures d'attente aux aéroports américains pour passer l'immigration?
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.

Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
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J'y suis allé et j'en suis revenu: quinze jours dans l'Ouest américain
Bonjour à tous

bon , ça y est ; j'y suis allé et j'en suis revenu !!!! Moi qui en revait, qui ai été elevé avec rintintin, les mysteres de l'ouest, au nom de la loi, bonanza, starsty et hutch, fort apache et teddy ted vous vous rendez compte !! un indien m'a meme tapé dans le dos!!!; bon, ok, il avait pas de plumes sur la tete et c'etait pour me vendre un collier , mais quand meme ...qui l'eut cru !!! Pourtant avant ce voyage, j'etais super tendu, limite angoissé, les usa pour moi c'etait enorme, trop gros pour moi, je pense que les plus jeune aujourd'hui ne voyent pas les choses comme ça et ils ont raison !!! !!! j'en rigole maintenant !!!!

ressenti : super positif, bien sur !! un sentiment de "yes , i can" je l'ai fait et c'etait genial !! ce pays avant d'y aller je l'aimais un peu deja (meme beaucoup, en fait) et ça me l'a confirmé j'ai concentre mon voyage sur les parcs, la nature et les paysages, j'ai pas été déçu !!!sauf par une chose : le temps passe trop vite et j'aurais aimé decouvrir encore plus chacun des parcs visités, un sentiment(justifié ) d'avoir seulement effleuré ces immensites

gens : super sympa, acceuillants, serviables , un régal !!! il faut surtout pas hésiter à leur demander quelque chose, si ils peuvent, ils vous aident !!et avec le sourire !! ça change de chez nous!! ils parlent vraiment peu voire pas le français, mais si ils connaissent qques mots, ils vous les disent amicalemnt !! un bon point de plus

temps : le nerf de la guerre : il faut du temps pour apprecier; nous on s'est leve tot, 6h tous les jours, on avait en moyenne 3h de route par jour (sauf 2 fois) mais c'etait bien . Des endroits comme zion, bryce, grand canyon, on peut pas les apprecier en descendant de voiture, clic-clac kodak et on repart Non, en tous cas pour nous pas possible; seule solution , les chaussures les gourdes et en avant guingamp, on crapahute et on respire, on regarde, on s'impregne de ces ambiances. Plus que de calculer l'heure exacte pour avoir les rayons optimum pour la photo de l'album(on n'est pas de ferus de photos), on privilegira plutot la rando au timing conseille pour certain view point Faire les deux est bien sur l'idéal mais pas toujours possible ! C'est notre choix, il n'engage que nous, bien sur !!!

A priori : on en avait plein mais les miens etaient surtout positifs, ils ont ete confirmés , extra !! sauf peut etre un cote un peu "tout pour le show, pour la vitrine " et leur cote "grand messe pour de bonnes cause" mais je crois que ça fait partie de leur culture, alors, bon , faut accepter

Bouffe : on bouffe bien aux us, et y a plein de choix, aucun probleme de ce cote là

Budget : j'ai reserve mes hotels, avion, excursions via une agence avant de partir (et avant de connaitre ce forum) donc je ne serai pas competitif mais on voulait surtout reussir ce premier trip, que tout se passe bien et de ce cote là, objectif atteint alors.............

Avion : Continental airlines Bordeaux/paris, paris /newark, newarl/las vegas un peu crevant ; correspondance ratee a l'aller entre NY et LV + une valise perdue; on sera sur le vol suivant et notre bagage livre 2 jours plus tard a l'hotel !!!! bonne organisation .....comme d'hab apparemment

Decalage horaire : aucun problemes, ni a l'aller, ni au retour(c'est limite frustrant!!!!!) en suivant les conseils du forum : se coucher et se lever aux heures locales desuite

Americaine : De la folie , j'etais comme un fou!!!!ma femme et ma fille en avait marre !!! J'arretais pas de matter !!vous imaginez pas : des mustangs, des corvettes, des camaros, des pick up de folie !!!! bon, nous on a herite d'une mitsubitshi galant !! pas de quoi frimer , la prochaine fois ça sera pas pareil !!!

Orientation : j'avais un atlas randy mac nally et un gps tomtom go 920; bon, pas de polémique mais moi, je suis un convaincu du gps (meme en france) alors j'ai beaucoup apprecie de l'avoir, un vrai confort et surtout je pouvais conduire tranquille pendant que ma femme et ma fille dormaient sans avoir besoin de m'arreter pour verifier la route

informations : j'avais prepare toutes mes journees grace a google map, google earth, les sites officiels des parcs et des villes ainsi que les super sites du forum ; ouestusa (et ses fiches imprimables), vazyvite (et ses supers conseils ) et roadtriping, merci beaucoup à eux !!!!!!!! avoir toutes les informations à l'avance permet de gagner pas mal de temps et ainsi de profiter encore plus des sites qui le valent bien !!

Itineraire

j1 : arrivee LV a 22h30, prise de la voiture, declaration bagage perdu, direction hotel, check in , dodo a 00h30

j2 :ZION lever 6h depart 7h apres un cafe au starbuck de l'hotel - route vers zion - je suis ému :je roule sur une route en plein désert aux usa (il me faut pas grand chose, vous voyez...) arrivee a zion 11h passe (3h route + 1/2 h arret essence et autres + 1h perdue en utah) -parking plein il faut se garer a springdale _ heureusement j'ai ma resa au zion lodge donc red permit delivre, je peux aller me garer au lodge Petit repas a la cafet -remplissage des gourdes - il est 13h, il fait +/- 40°c, keskonfait ? ben, angel landing, non ?? toujours tout dans en nuance chez nous!!!!!!!! Alors c'est parti !! objectif dans ma tete scoutlook out apres on verra Pour info, ma femme fait beaucoup de sport, et ma fille de 13 1/2 aussi et tout le monde n'a aucun probleme avec la marche Donc on fera angel landing jusqu'à scout, ensuite ma femme a le vertige, ma fille donne des signes d'enervement dans le passage avec les chaines donc on en reste là et c'est deja super bien !!! Petite trempette dans la riviere pour decompresser et admirer les paysages retour au lodge pour remplir les gourdes (on a vidé 6 ou 7 litres d'eau) et navette jusqu'a la fin du canyon On fera riverside walk jusqu'à "the narrow", tempette des pieds dans la riviere avant "the narrow" et retour au lodge hotel zion lodge tres confortable et super bien place - ras

j3 : BRYCE CANYON lever 6h depart 7h - petit dej sur la terrasse de la cafet du zion lodge _ le jour se leve tout est calme, j'adore!!!! route vers bryce - on arrive vers 10h a sunset point - on decouvre (la larme a l'oeil tellement c'est beau ) puis on descend navajo loop + queen garden trail + retour par rim trail, extraordinaire !! ces couleurs et ces contrastes !!!!!quelle atmosphere particuliere !

pique nique a sunset point - puis depart pour le bout du parc :yovimpa point, petite balade puis remontée vers l'amphitheatre en s'arretant aux view points : tres beau mais on a prefere la rando du matin, le parc dans le sud est tres abime par le feu Sunset a sunset point puis check in au brice lodge a 300 metres, ça c'est pratique !!!!!

bryce lodge tres bien aussi - ras

regret : n'avoir pas fait une autre rando (genre pekaboo trail) l'apres midi plutot que les view point info : le parc est rempli de touristes francais

j4 : MOAB VIA CAPITOL REEF lever 5h45 - sunrise a sunrise point - depart pour moab par la scenic 12 vers 7h30 Route sur la scenic drive , bon allez j'ose : c'est vrai, on domine, mais je m'attendais à mieux qquestion paysages, c'est perso, ça n'engage que moi Arrrivee a capitol reef:chimmey rock, panorama point, gooseneck puis arret a fruita historic district pour pique- nique (un vrai coup de coeur !!! a ne pas rater !! lieux d'une grande beauté degageaant une impression de calme et de sérénité - le temps s'est arreté içi !!!) Continuation : fruita school, petroglyphs et rando a hickman bridge( sympa, ça fait du bien de marcher ) puis depart vers moab Arrivee a Moab vers je sais plus trop, 18h, je crois Check in a hotel Aarchway inn, tres bien aussi, baignade dans la piscine pour decompresser au milieu de nos "compatriotes" : comment reconnaitre un francais dans un hotel aux usa : c'est celui qui plonge par-dessus le panneau "NO DIVING" , fastoche, non ? pas de polemique et surtout pas de generalites, heureusement !!! Repas le soir : moab brewery on a beaucoup aimé à tous points de vue

j5 : EXCURSION 4X4 ARCHE ET CANYONLAND excursion tag-a-long combine arcland/canyonland - on ne sera que tous les trois donc guide privé !! Bon c'est vrai, le 4x4 ne se justifie pas pour archland mais c'etait la seule façon, un peu rapide, c'est vrai, d'avoir un aperçu des 2 parcs en 1 jour !! Donc le matin, quelques arches a archland , pique-nique au bord du colorado (super!!) et depart pour canyonland : potash road , dead horse point (a l'endroit ou le final de "thelma et louise" a été filmé, emotion!!!), un bout de shaffer road, je crois et retour a l'hotel repas au sunset grill : bon resto, on a bien aime

regret : n'avoir pas descendu le colorado en rafting, moab est une ville sympa que l'on a bien aimé, plein de choses à faire, un gout de "revienzyvite" !!!

J6 : MESA VERDE lever6h depart 7h- arrivee a mesa verde visitor center vers 11h- queue pour les tickets pour visiter les ruines on sera a balcony pour la visite de 13h30 et cliff palace vers 15 h ; visites sympa guidees par un ranger, il faut bien comprendre l'anglais(perso, je capte +/- 40 à 50% de ce qu'il dit) balcony est haut place et marrante : echelle, couloir etc...cliff palace est un tres beau site !!! Ensuite petit tour au bar pour un cafe et depart pour la rando, petrglyph trail : super sympa, super paysages, personne sur le trail , un exellent souvenir +/- 2h à 2h30 de marche, je crois

check in au far view lodge- belle vue- tres bien repas a la cafet a cote : moyen mais pas cher

Tour en voiture a la tombee de la nuit pour voir des animaux info : le parc a beaucoup souffert des incendies

J7 MONUMENT VALLEY lever 6h -lever de soleil depuis la chambre avec des biches sous le balcon- tour en voiture pour voir des animaux, puis depart pour monument valley

Arrivée vers 11h a gooseneck state park - superbe point de vue !!! J'avais prevu "valley of the god" et "muley point" mais mes femmes rouspetent : marre de la bagnole!!! Bon on file sur monument !! On sera vers 12h au visitor center pour pique-niquer sur la terrasse face à ce lieu grandiose, y'a pire comme endroit!!! Ensuite scenic drive entre les buttes, c'est superbe et emouvant, achat de bijoux aux indiennes, mention speciale a artist point !! Petite visite a gouldin + marche indien et check in a l'hotel the view : grande classe, de loin le plus luxueux de tous les hotels que l'on aura et la vue !!! Repas au resto du visitor center avec vue sur les buttes - tres bien à notre gout

J'aurais bien aime faire le sunset sur la terrasse du visitor center car il passe une musique indienne en fonds qui rend l'endroit encore plus grandiose mais une bande de gosses, des français encore une fois, n'arretent pas de se disputer, de hurler dans l'indifference des parents Ca me prends la tete, je me refugie dans ma chambre et profite du sunset tout seul avec les chiens des navajos qui squattent devant les fenetres

info : il est possible de faire plus sur la journee : gooseneck, muley point, valley of the gods et monument valley me semblaient possibles mais des fois, il faut adapter le rythme du voyage à tout le monde pour que ça reste du plaisir, dont acte

J8 PAGE EXCURSION LAKE POWELL lever vers 6h -sunrise depuis la chambre, genial- puis depart page

arrivee vers10h00/10h30 , je sais plus - arret au barrage puis on va au lake powell resort pour rdv excursion sur la lake powell 12h30 depart pour rainbow bridge 2h de bateau aller 2h retour : on a un bon aperçu de lake powell qui est splendide - j'ai adoré l"endroit du "rainbow bridge" lieu sacré des indiens, ça ne m'etonne pas, il y a une atmosphere, ça s'explique pas , désolé checkin au lake powell resort et sunset sur le lac repas: glenn canyon steak house -Grosse deception - on deconseille vivement - attente de 30 minutes contre 10 annoncées - steak carbonises (commandes "rare") - tip de 20% d'office - Vraiment pas terrible et je suis gentil

J9 HORSE SHOES BEND / GRAND CANYON lever 6h depart 7h -arret au denys pour p'tit dej

Puis arret a "horse shoes bend" qui est maintenant indique par un panneau et parking goudronné- petite marche facile +/- 15 minutes Lieu superbe meme si on y arrive trop tot - en partie dans l'ombre- mais on le savait et depart pour Grand canyon

Arrivee par l'est et decouverte des views points le long de desert view road - on verra meme 2 abrutis sur le bout d'un piton rocheux surveilles de pres par une jeune ranger qui est degoutée devant tant de stupidité....no comment !! Pique nique sous les arbres entre grandview et yaki point - puis parking et navette pour hermist rest road - on descendra au premier arret "trailview overlook" et on marchera jusqu'à .......hermist rest !!! Superbe balade , tres peu de monde !!!, balade toute l'apres midi en face à face avec cette merveille naturelle, un tres grand souvenir !!!!aux view point, on croise ceux qui descendent de la navette pour les photos En fin de promenade, on s'offre une glace bien meritee devant le bridge angel lodge puis ma fille reclame "la piscine" - rien à dire elle l'a plus que meritée !!! mais on fait l'impasse sur le sunset... check in a tusayan au red father lodge - acceuil super sympa (il me confirme mon tour en helicoptere pour le lendemain) hotel correct sans plus repas : "we cook pasta and pizza" sympa et pas cher c'est ok

info : il y a un nouvel arret maintenant dans la portion "the abyss/pima point" a mi-chemin environ et une route goudronnée qui peut remplacer le sentier initial qui, des fois, longe le GC de plus que tres pres !!

Si on revient un jour, on se fera la descente dans le fonds du canyon et nuit sur place et remontee le lendemain, ça c'est sur !!!!

J10 SURVOL GC / LAS VEGAS Lever vers 6h45 , la grasse mat, quoi !! p'tit dej puis on va a papillon pour l'helico - notre vol est a 8h30, en fait ils nous appelle a 8h !!! ok let's go!! on est 5 : nous trois + un autre couple de français ; on met les ecouteurs : commentaires en français , sympa, on comprends tout !!! on longe le canyon - c'est notre bapteme à tous les trois- on voit pas grand chose du GC et puis l'helico change de cap, la musique s'emballe et là, on le decouvre , la faille !!!! , la bete !!! C'est carrément magique !!heureusement que l'on a tous les lunettes noires car tous les yeux sont humides et beaucoup plus que d'habitude!!!sont trop forts les ricains avec leur mise en scene !!! un moment extraordinaire, a conseiller à tous ceux qui peuvent

puis depart pour LV vers 9h encore tout secoué par le moment que l'on vient de vivre ! arret a kigsman pour repas/salade dans un subway passage par hoover dam (le barrage) queue enorme de voiture dans le sens inverse !!! arrivee a LV - direction bonanza le plus grand magasin de souvenirs du monde, royaume du made in china et du plastoc, décevant !!!!! donc on file au nord pour un outlet ; perso je suis pas tres fringues et encore moins marques, alors j'accroche pas ni ma femme d'ailleurs, seule ma fille achete une veste check in au monte carlo puis depart pour le strip a pied of course !!! Bon là je vais pas tourner autour du pot : on n'aime pas du tout !beaucoup de monde , de bruit, des "rabatteurs" partout !! on a encore la tete au bord du GC et le choc est trop violent !!! "sincity", je sais pas mais "fakecity" ça c'est sur !! tout semble faux !artificiel ! c'est pas notre truc!! Content quand meme de l'avoir vu mais on est plus fatigué par les outlet et le strip que par les 10 bornes à GC la veille, question de motivation sans doutes !!

on essaiera le buffet du Mirage, au moins 100 personnes font la queue donc on insiste pas et on mange ailleurs !!

J11 BISHOP VIA DEATH VALLEY lever 6h depart 7h grosse journee aujourd'hui Objectif bishop via death valley

Arrivée a dante view vers 10h30/11h, superbe point de vue, on sort et surprise, il fait moins chaud qu'à LV ; on est en hauteur et y a du vent, ça doit y faire on continue sur zabriski point puis on descend dans la vallée à badwater et retour par artist drive ; DV est une exellente surprise, c'est superbe, plein de couleurs , j'aurais jamais cru, ma femme non plus d'ailleurs !! vers 13h30/14h arret a furnace creek; petit repas au bar 2 hot dog pour nous et ma fille commande des wings de poulet qui lui seront servis dans une sauce "spicy", c'est carremnt du feu (pourtant on aime manger epicé), immangeable !!on jettera et je manquerai pas de le faire remarquer a la serveuse qui nous offre une poche de chips..... on continue la route en passant devant sand dunes puis on sort de la DV, changement de paysages, on traverse lone pine arrivee a bishop vers 17/18 h

check inn au best western creekside inn superbe hotel, kitchenette dans la chambre , ras, ma fille file a la piscine.......

Le soir, on souhaite manger et bishop est petit; on demande conseil à l'hotel qui nous conseille un steak house mais on a été échaudé par celui de Page, donc on choisit un mexicain; et là qu'est qui nous prend ??? je sais toujours pas !! on commande 2 super burritos et 1 super tostada !!! pourtant on le sais ne jamais prendre des protions "super" aux usa !!!!!!! les serveurs se ramenent avec 2 plats genre lasagnes pour 8 personnes dans chaque assiette et une crepe de 30 cm de diametre avec 10 à 15 cm de bouffe par dessus ; et là on est pris d'un fou rire de dingues, on est ecroulé sur les banquettes, les serveurs rigolent de nous voir, le patron arrive rigolard mais on pourra pas lui parler, on est gondolé, on a mal au ventre, on pleure ..... en plus, c'est triste mais c'est degueu de chez degueu !! quel gaspillage !! ça fait un peu mal au coeur quand meme !! si vous allez a bishop, je vous deconseille "la casita" vraiment pas bon !!!

J12 YOSEMITE lever 6h depart 7h apres un super breakfast au BW avec gauffre a faire cuire soi meme, la classe !!

a 9h on est au visitor center de tuolomme rando de 2h/2h30 dans tuolomme meadows, puis arret a tenaya lake et olmsted point, repas a white wolf vers 13h30 arrivee a bridalvail fall (ou on verra un ours) puis on se gare et navette pour la rando de 1h30/2h a mirror lake, puis passage a lower yosemite fall (a sec, dommage ) recuperation de la voiture et direction glacier point via tunnel view (et la photo), superbe panorama de la valley on arrive au check inn du yosemite view lodge a el portal vers 20h30/21h, on a fait une tres grosse journee (je m'en doutais en fait); il faut attendre 1h30 au resto, on se rabat sur le salad bar de la pizzeria l'hotel est bien place mais aucun charme : une impression de "piege à touristes piégés" un peu comme a DV mais bon, on a pas le choix et surtout on est crevé !!

info:beaucoup de monde dans la valley de yosemite, trop de voitures à mon gout; j'espere qu'il mettront en place un systeme de navettes comme à zion pour le plus grand bonheur de tous !!!

J13 YOSEMITE / SAN FRANCISCO lever 6h, depart 7h arrivee a mariposa grove vers 8h30, aucun probleme pour les places de parking rando jusqu'à 11h parmi les sequoias; j'ai beaucoup apprecie la ballade avec une mention speciale pour l'endroit ou siege le museum, superbe cabane de rondins, j'adore !! beaucoup d'arbres abimes par le feu

depart pour SF via merced (pause midi au super market, sympa) arrivee vers 16h et restitution de la voiture check inn a l hotel dans taylor st pres de market st descente d'une rue (au pif) en direction de fishermann, on voit un attroupement , c'est lombard st !!! photo donc !! arrrivee sur FW, que je trouve plutot sympa, on decouvre les otaries, alcatraz etc.. repas au pier 39 au bubba gump : superbe vue sur alcatraz, super crevttes , on a adoré

retour en taxi : FW -> market st +/- 10$

J14 SAN FRANCISCO lever 7h30 car tour de la ville en francais; pick up a l'hotel vers 8h30 tour guide par william de cali'fun tres sympa et complet retour a l'hotel et depart immediat pour prendre un cable car au terminus (merci VAZYVITE) arrivee a FW , location de velo vers 14h traversse du GG, continue sur sausalito retour par ferry de 18h20 restitution velo vers 19h (116$ à 3) on a faim le premier japonais fera l'affaire resto bon, tip de 20% inclu mais service tres bon et souriant donc ras

J15 SAN FRANCISCO lever vers 7h petit dej dans la chambre on part à pied vers haight ashbury vers 8h/8h30 en prenant market street et là c'est vraiment la cour des miracles : des sdf partout, des epaves au vrai sens du terme, des pauvres gars qui se sont echoués, c'est triste mais je dois dire : pas un geste , ou une parole ni meme un regard de travers, une impression de 2 mondes qui vivent en parallele mais sans se rencontrer, special...... on ira jusqu'a haigh asbury et ses maisons superbes , puis retour ; shopping et repas au centre commercial de market st, puis union square, descente de chinatown (bof bof) on rentre dans north beach, petit spectacle sur washington square , monte jusqu'à la coit tower pour finir comme d'hab sur FW (desole, on aime bien ..) on veut faire le dernier repas a bubba gump mais 1h1/2 d'attente (c'estle we) donc on se rabat sur pier market , tres bien aussi , belle vue ras

J16 leaving SF un sacre beau trip que l'on est pas pres d'oublier

J'ai essaye de ne pas etre trop long et de mettre les programmes de nos journees avec heures de depart pour vous donner une idée de ce que l'on peut ou ne pas faire sur une journee; j'espere que cela pourra vous servir dans vos preparation et que vous avez apprecie la lecture de ce récit autant que moi son ecriture

see you soon

jc
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Mon séjour à Disneyworld (Floride) en 2004
Faisant partie d'une famille fan de l'oncle Walt il était hors de question d'aller au states sans passé par Orlando et le pays de mickey. Finalement on a décidé ne de n'aller que là bas. Dès février 2004 nous voila ma mère, moi et mon frère à l'agence de voyage pour réserver notre séjour. N’ayant pas le budget de picsou, on opte pour un séjour de 7jours/6nuits à l'hôtel Disney all star movie. Ca y est, nous y voila ! Le jour du grand départ, lundi 2 août 2004, 11h10, direction Orlando, enfin ça sera d'abord Philadelphie car on a une escale!! Et là ça commence mal: malgré qu’on réussisse dans un temps record a changer de terminal et à attendre a la bonne porte de l'embarquement ; on nous annonce 1h de retard car il semblerait y avoir des orages a Orlando. 1h de retard ce n'est pas si grave mais on se demande si le guide parlant français devant nous conduire a l'hôtel et nous faciliter les démarches nous attendra encore (car je me débrouilles un peu en anglais mais ma mère et mon frère ne savent même comment on dit bonjour, enfin j'exagère un peu mais pas tant que ça!!). Finalement l'avion part avec 3 heures de retard donc autant dire que la fin de soirée prévue à downtown Disney c'est râpé pour aujourd'hui! On attend nos bagages....20min plus tard les voici mais toujours pas de traces du guide! On essaye d'appeler au numéro qui nous avait été donné par l'agence de voyage mais personne au bout du fil. On finit par prendre un taxi et la le rêve commence. Direction le disney all star movie!!!!!!!! On roule donc de nuit car l'avion avait 3h de retard et en août il fait nuit tôt contrairement en France (21h c’est nuit noire) et le spectacle est superbe. On n'est pas arrivé a disneyworld que je trouve tout magnifique. Tout est éclairé. On passe a coté de downtown Disney nous indique le chauffeur et 2 kilomètres plus loin on découvre un énorme mac do! Rien à voir avec ceux qu'on a en France même celui du Disney village parait ridicule! Encore 3 minutes et nous y voici : le Disney all star movie. Sans le guide c'est plus dur mais j'arrive à me faire comprendre et c’est bon, on y est! Chambre 2830 dans le coin Mighty ducks! Car je vous explique notre hôtel est reparti en plusieurs bâtiments représentant des films Disney. On trouve donc des immeubles à l'effigie de Toy Story, Fantasia, les 101 Dalmatiens, la Coccinelle et les Mighty Ducks! Tout est gigantesque! A chaque entrée de bâtiment vous admirez une statue de plusieurs mètres de haut ; même les escaliers de secours situés à chaque extrémités des immeubles est thématisé. Nous, c'était des cages de hockey et par exemple au Disney all star sport vous pouvez voir comme cage d'escalier des grands verres coca (et oui pub a mort mais c'est tellement gigantesque que c'est magnifique). Pour finir sur l'hôtel! On trouve une boutique et un resto self service sur le thème du cinéma bien entendu et au resto c'est boisson a volonté (le refill). Je m'explique: pour 12$ vous acheter un mug d'une contenance de 50cl environ et après vous pouvez aller vous servir au distributeur en coca, sprite, fanta etc. (ce système vous le retrouvez à mac do et dans les 2 parcs aquatiques). Enfin on trouve également 2 piscines extérieures: une basée sur fantasia et l'autre au pied de l'immeuble où il y a notre chambre donc sur les mighty ducks. Avec mon frère on visite déjà tout l'hôtel y compris les 2 situés à coté du notre et basé sur le même concept (c'est a dire un thème et des bâtiments construit sur ce thème. Pour nous c'est le cinéma, les 2 autres ce sont la musique et le sport). On est frappé par la chaleur car il est minuit et on est en short et tee shirt, c'est une chaleur humide (que j'affectionne beaucoup) du coup dans les bâtiments c’est la calotte glacière, il pousse la clim a fond pour rafraîchir mais finalement on s'acclimate très vite. Ayant reçu les plans et les horaires des parcs à notre arrivée a l'hôtel on décide du programme de demain et ça sera..... Les studios MGM. En fait contrairement a Disneyland paris où les parcs ont des horaires stables (à chaque périodes correspond des horaires fixes) ici chaque parcs ouvre et ferme à horaire variable ds la semaine! il est donc plus judicieux de faire les studios MGM qui ouvrent à 9h et ferment a 23 demain plutôt que le lendemain où il ferme 1 heure pluto (euh plutôt)! C’est pourquoi on planifie notre semaine de façon a visiter le parc lorsqu'il est le plus longtemps ouvert dans la journée car c’est notre première fois a disneyworld et il était hors de question de passer d'un parc a l'autre! Eh oui ce n'est pas Disneyland resort paris! Ici on passe d'un parc à l'autre par bus car ils sont assez loin les uns des autres! Sur ce il est 1h00 donc bonne nuit!
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Apprendre l'anglais à 50 ans aux Etats-Unis
Attention j'ai 50 ans et comme projet, j'envisage en 2007 de partir quelques mois aux Etats-Unis pour devenir bilingue!!! J'ai besoin de conseils : combien de temps dois je partir ? quelle ville ? quelles écoles ? quel budget ? J'ai visité NYork l'année dernière et j'ai été emballée mais frutrée de ne pouvoir communiquer. Bref avez vous des astuces ? merci à tous.
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Location de voiture pour un an aux États-Unis
Coucou tout le monde !!

Je vais partir un an en caroline du North ( charlotte) , mon entreprise se situe à 30 minute en voiture ( rock hill) , je n'ai pas trouvé de gare sur internet.. et je voulais savoir si il était possible de faire du leasing pendant 1 ans , ??

merci d'avance
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