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Ecuador itinerary with a 16-month-old baby
Hi there!

After scouring the forum, reading several guides, and browsing websites, here are a few questions about our upcoming trip to Ecuador this summer.

We’re planning to travel with our 16-month-old son (he’s already been to Russia, Argentina, and Uruguay in his first three months), and here are some questions we have.

The big question: What type of baby carrier would you recommend? (We have a JPMBB, but I’ve never really been able to use it—it digs into my shoulders and isn’t comfortable. For short walks or strolls with the baby, we need something solid!)

Roughly, we’d arrive in Quito and return from Guayaquil (with the end of the trip in the Galápagos). The route would be something like this: Quito, Quilotoa, Papallacta, Cotopaxi, Baños, Riobamba, Chimborazo, Cuenca, Guayaquil, and the Galápagos.

For the Galápagos, we were thinking of 8 days—does that seem reasonable?

Regarding transportation, what are the buses like in Ecuador? (More like Argentina/Chile or more like Bolivia/Nicaragua?) How manageable is it with a baby?

Does the itinerary seem doable, and how much time would you roughly spend in each place? It’s clear we won’t be doing any major ascents, but we enjoy walking—a 2-3 hour hike to see the wildlife and flora at the foot of Chimborazo doesn’t scare us.

Without a baby, what do you think of the Baños-Puyo route? Some recommend the Chimborazo descent instead. With a baby, is the Baños-Puyo route doable? Is it possible to have a baby carrier on the bike?

Thanks so much! :)
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L'Equateur avec Iberia
Bonjour, Ayant eu la malchance de voyager avec la compagnie aérienne Ibéria pour me rendre, au mois d'Août, en Equateur, je tiens à déconseiller vivement celle-ci. En effet, le personnel naviguant y est particulièrement désagréable, notamment avec avec les non-hispaniques, (les hôtesses et stewards ne saluent pas les passagers, pas plus que le commandant de bord d'ailleurs). De plus, voyageant avec notre fille, nous avions pris soin de valider nos billets la veille sur Internet, et de téléphoner à la compagnie (numéro surtaxé), pour nous assurer que nous serions ensemble dans l'avion pendant ce vol de 12 heures. Le lendemain, surprise, notre fille se trouvait plusieurs rangs derrière nous et malgré nos demandes, il fut impossible de changer, alors que les espagnols et les sud-américains se déplaçaient à leur guise dans l'avion, sympathisaient avec le personnel et obtenaient à volonté des suppléments de boisson et de nourriture tandis que nous devions vraiment insister pour avoir un verre d'eau, souvent tendu avec mépris et d'un air agacé. A l'arrivée, impossible d'atterrir à Quito à cause d'un orage, nous nous sommes donc posés à Guayaquil (450km). Là, cinq heures d'attente quasiment sans explications dans l'aéroport, avec un sandwich immangeable pour tout repas, pour finalement découvrir que nous devrions reprendre deux avions différents (nous dans l'un, notre fille dans l'autre), protestations et discussion impossible avec le personnel une nouvelle fois très désagréable, voire agressif! A Quito, nouvelle surprise, les valises n'étaient pas là, et nous ne les avons eues finalement que 24 heures plus tard, dont deux étaient très abîmées. Nous attendons aujourd'hui un dédommagement. Pour avoir beaucoup voyagé, avec différentes compagnies aériennes, je renouvelle mon conseil: évitez si vous le pouvez Ibéria, qui est vraiment l'une des pires compagnies que je connaisse!
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Séquestré entre la frontière péruvienne et équatorienne, le récit
Il y a encore peu de temps, je me targuais de n’avoir pas rencontré le moindre problème lors de mon voyage en Amérique Latine. Je ne me suis même jamais senti menacé, de jours comme de nuits. Pourtant, le 26 novembre 2011, alors que je traversais la frontière péruvienne/équatorienne, ce jour aurait put être le dernier de ma vie…

Observation : le présent témoignage n’a pas pour objectif de terroriser les voyageurs, ni même de discréditer l’un des deux pays. Il vise simplement à renseigner les futurs routards sur les risques et donc de pouvoir les contourner, afin de passer un séjour sans problèmes. Ce récit est tiré de mon blog : http://breakborder.blogspot.com/. Attention, c'est très long! Encore une fois, je n'écris pas ce message sur le forum pour effrayer les voyageurs, juste pour vous montrer l'erreur commise et comment la contourner.

Il est 8h30 du matin. Mon bus arrive enfin à destination de Tumbes. Je n’ai que très peu dormi depuis que je suis parti de Trujillo au Pérou. En effet, un homme au regard louche était assis à mes côtés dans le véhicule. J’ai donc veillé sur mon sac tout au long de la nuit. Je descends du bus sous une chaleur, déjà accablante.

Un homme, de bonne allure, me demande si je me rends au terminal de bus de CIFA (ndlr : la compagnie qui s’occupe du transfert depuis le Pérou vers l’Equateur). Je lui rétorque : « qui êtes vous ? ». C’est alors qu’il se lance dans une explication des plus synthétiques : « je suis chauffeur de taxis et je m’occupe des transferts vers le terminal de bus CIFA ». Etonné, je lui demande « Depuis quand une compagnie de bus se préoccupe des voyageurs et envoi des chauffeurs de taxis ? ». « Depuis que plusieurs voyageurs soient morts la semaine dernière, attaqués à mains armées, monsieur ».

Mon instinct me dit de ne pas l’écouter et de trouver un chauffeur au hasard dans la rue. Cependant, la fatigue de la nuit diminue considérablement mes capacités à réfléchir correctement. De plus, l’heure avance et je dois coûte que coûte prendre le prochain bus pour arriver à temps en Equateur ou des personnes m’attendent. J’accepte. Nous sortons du premier terminal. Je remarque que son véhicule n’a rien à voir avec ceux des autres locaux. Alors que généralement, les chauffeurs disposent des voitures les moins chères sur le marché, lui se targue d’avoir un modèle sport, neuf avec intérieur tout en cuir. Mes soupçons s’effacent lorsque je vois que plusieurs policiers l’on salué. Grave erreur…

Un deuxième homme monte dans la voiture. Je questionne sur la raison de sa présence. Le chauffeur me répond, que lui aussi va passer la frontière. Le véhicule démarre. Nous passons une rue puis deux. Je savais que le terminal de bus de CIFA n’était pas très loin de mon point d’origine. Je lui fais signe que je souhaite descendre. « Monsieur, la compagnie CIFA m’indique que le bus est en passe d’arriver à la frontière péruvienne. Votre place dans le véhicule est déjà réservée mais la compagnie m’a dit de vous accompagner jusque la frontière Equatorienne. » Me répond sèchement le chauffeur. Je sais que quelque chose de mauvais est en train de passer. Mon sac étant dans le coffre, je ne peux sortir de la voiture à l’arracher. Mon sixième sens est en alerte maximum. Je commence à transpirer. Je me dis que je dois m’échapper, quitte à perdre mon bien le plus précieux : mon sac et donc toutes mes affaires. Au prochaine feu rouge, j’ouvrirai la portière et courrais à toutes jambes. A quelques mètres de la signalisation, je me prépare. C’est le moment ! D’un coup sec je tente d’ouvrir la portière…elle est bien évidemment fermée.

Le chauffeur du taxi s’est rendu compte de ma tentative de fuite futile. C’est alors qu’il commence à me poser des questions. On parle de tout et de rien afin que je ne me préoccupe pas de ce qui est en train de se tramer sous mes yeux. Nous arrivons à la frontière péruvienne. Le chauffeur sort du véhicule avec moi. Il me tient par l’épaule. Je comprends qu’il souhaite que je garde le silence. Il monopolise l’attention des policiers en parlant du beau temps. Je ne cesse de jeter des regards aux policiers pour qu’ils me comprennent. Je montre ma main tremblante. C’est alors que je sens un objet pointu dans mon dos. Est-ce une lame ? Je ne le saurai jamais. Mais cela aura suffit pour me faire fermer ma bouche.

Nous remontons dans le véhicule. Un paysage vide se présente à moi. Je comprends alors ce qu’il va se passer. Nous somme entre les deux frontières. Deux kilomètres qui n’appartiennent à aucun des deux pays et où les autorités ne se rendent pas. Nous sommes seuls. Ils ont pris le passage d’une seconde frontière, celle où personne ne passe. Comme je m’y attendais, le piège se referme sur moi. Le chauffeur arrête la voiture au milieu de la route entre les deux frontières Péruvienne et Equatorienne : « Descends du véhicule ! Me crie-t-il. - Pourquoi faire ? La frontière est en face ! Vous m’avez dit que vous m’emmènerez jusque là » répondis-je en tentant de gagner du temps. - Descends bordel ! dit-il en haussant le ton » Je finis par m’exécuter tout en gardant mon sang froid. A l’extérieur, les deux hommes sortent une arme à feu. L’une est collée sur ma tempe droite et l’autre sur mon front. « Donne nous tout l’argent que tu as sur toi ou nous te tuons. Comme tu le vois, personne ne t’aidera et personne ne saura que tu seras mort avant de longues semaines ». Il avait raison. L’endroit n’est qu’un champ vide de vie. Aucune voiture ne passe par ici. Je suis seul, avec deux pistolets en joue sur ma tête. Je me suis souvent posé la question sur ce que je ferai dans ce cas là. Comment je réagirai. On le voit dans les films Hollywoodiens ou on l’entend parfois en discutant avec des voyageurs, mais jamais on se dit que cela nous arrivera un jour.

Je garde mon calme. Je sors les billets que j’avais sur moi. 120 dollars en tout et pour tout. Je lui tends l’argent. Il m’en demande plus. Je n’ai plus rien… Il s’énerve et presse un peu plus l’arme sur ma tempe. De désespoir, je commence à élever la voix : « Tu vois bien que je n’ai plus rien ! Fouille mes sacs ou tue moi, mais tu vois bien que je n’ai plus rien ! - Tu nous mens, espèce d’enculé ! crie le chauffeur » Ça main tremble. Je ne sais pas s’il va tirer ou non. C’est alors que le deuxième homme, lui ordonne de partir. Je regarde fixement le pistolet pensant à « tirera ou ne tirera pas… »

Il finit par baisser son arme. Les deux ravisseurs prennent même la peine de me remettre les sacs à dos. Je me demande pourquoi, ils n’ont pas volé mes affaires. Peut être qu’ils ont peur d’être repéré au passage de la frontière avec un sac de « gringo » dans leur véhicule.

Quoiqu’il en soit je me retrouve seul, au milieu de ce « No man’s land » (ndlr : terre sans hommes). Je retrouve mes esprits de suite et marche vers la frontière équatorienne. Lorsque j’aperçois les policiers et que et que je tends mon passeport pour recevoir le précieux visa, ma main tremble. Les autorités me demandent ce que j’ai. Je leur explique ce qui vient de se passer et me répondent à l’unanimité « tu as eu beaucoup de chance, jeune homme ». Bien ! Je me contenterai de ces paroles…

On m’offre un passage gratuit jusque Huaquillas, ville frontière de l’Equateur. A la station de bus, j’attends impatiemment mon bus vers Guayaquil. Je veux partir et vite. Tout à coup, un homme m’attrape par le bras. Il me regarde fixement dans les yeux avant de répéter : « Tuer, Tuer, Tuer… ». Je me dis vraiment que c’est la fin du monde. Je ne peux pas être attaqué deux fois dans la même matinée tout de même ?! Visiblement l’homme, est à moitié fou. Raison de plus, pour surveiller ses faits et gestes. « Offre moi 50 dollars ou tuer, tuer, tuer… » Me dit-il. C’est alors que j’explose de colère. Je suis nerveux, prêt à passer à l’action et à régler son compte. Je ne suis plus vraiment moi-même pour tout vous dire. Je jette mes sacs à terre et crie de toutes mes forces « Putain ! On vient de me voler TOUT ce que j’avais ! Tu crois vraiment que c’est le moment de m’attaquer une deuxième fois dans la même journée ! ». Durant 2 à 3 secondes, le temps s’est arrêté dans la station de Huaquillas, pourtant fortement animée. Mon nouveau ravisseur, tout comme la population ont abandonné leur propre conversation pour me regarder aussi fixement qu’ils le pouvaient. J’ai l’impression de lire dans leurs yeux « C’est qui se fou ? ». Le voleur s’en va aussi rapidement qu’il est venu, et la vie reprend dans le terminal de Huaquillas …

A vrai dire, je commence à croire que j’ai eut beaucoup de chance. Mes ravisseurs auraient put me tuer entre la frontière Péruvienne et Equatorienne, sans que mon corps soit découvert pendant plusieurs semaines. Si cette histoire me laisse un goût amère dans la bouche, elle n’a pas entamé ma volonté de terminer mon voyage, ni même de vivre sur le continent Sud-Américain. Bien au contraire ! J'ai fait l'erreur de monter dans une voiture avec une deuxième personne..Une faute grave même après 13 mois de voyages.

Si vous souhaitez plus de renseignement sur ces destinations, je vous invite à consulter mon blog : http://breakborder.blogspot.com/

Bon voyage et prenez soin de vous
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Vol direct France-Equateur?
Bonjour,

j'aimerai savoir s'il exite un vol direct france -equateur (ou du moins amerique du sud) sans passer par les States?

merci😉
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Le trésor du Mandango (Équateur)
On est en mai de cette année 2006. Je vis depuis 6 mois dans un village des andes en Equateur qui est plutot connu pour sa montagne "sacrée".

J'avais rencontré un suisse plus ou moins inconscient qui avait passé une semaine à se lever au chant du coq et à revenir tard le soir sans dire un mot avec le sourire de quelqu'un qui a envie de dire quelque chose mais qui se retient, genre grosse connerie.

Au bout d'une semaine, lors d'une conversation tardive, alors que la chinoise qui vivait avec moi dormait dans la pièce d'à coté, je lui fait boire un alcool de caña (punta) qu'un ami peruvien mélange à des plantes de la foret, du genre à faire craquer les filles qui le boient. Son visage s'illumine et je sens qu'il bouillone comme une grosse marmite.

"Ca te dirais d'aller chercher un trésor?..."

"????" " :) "

"un trésor??"

C'est le genre de moment que j'adore, ce silence sur 2 visages qui sourient en conivence qui preparent une grosse connerie.

"Ca fait une semaine que je monte là haut, et des gars sont en train de creuser 2 trous gigantesques. Je les ai approché, j'ai joué le touriste idiot (il le joue très bien de nature) et les ai questionné sur l'endroit..."

"Ah...et..."

"4 gars creusent, 1 est caché dans les buissons en snyper...ils ont des talkye Walkyes et chacun a un pistolet á la ceinture...Je leur ai posé des questions idiotes sur ce qu'ils faisaient et ca leur a pas beaucoup plus..."

"..."

"Hier je suis rentré tard le soir apres les avoir suivis, eux et leur ane chargé comme une mule de pierres, empruntant le chemin de derriere, puis en passant par le petit village de derriere la montagne, une vielle femme m'a proposé de venir boire un café, et m'a naturellement parler de la légende du trésor des Incas"

"...donc...si je comprends bien...tu veux qu'on aille la haut, ..., non?"

Le lendemain, apres avoir acheté une barre a mine, preparer nos sacs, nos sandwichs comme des scouts, on part la haut en fin d'aprem. En haut, un type, machette en bandouliere, l'air tendu, a l'air de garde, on cache vite la barre a mine et on va lui parler. Il nous dit de circuler parce que labas derriere c'est dangereux, il faut pas y aller.

Il est con ou c'est moi. Ou alors il fait pas parti des pirates, mais est un gars du village qui est venu faire la garde. On respire, bavarde, nous dit qu'il ya quelque chose de dangereux pres de la falaise labas.

"Tiens on voit ma maison de là!!!!" (Là, c'est moi...en fait c'est moi qui ai été super con, car le mec apres, nous racontent que ca fait 3 semaines qu'il apporte la nourriture a 5 personnes qui travaillent les trous)

Là j'en crois pas mes oreilles, ca fait 5 minutes que ce type, nous raconte tout, le tresor, tout, il nous demande meme si c'est pas un de nous 2 qui vient tous les jours faire chier les gars.) Là on doit réfléchir à un plan.

"Ce con va jamais se casser tant qu'on est là!!"

"On lui dit qu'on va la haut et lui raconte qu'on va faire le tour par le passage de derriere pour pas qu'il nous attende."

On s'en va, se promene un peu comme 2 idots et se posent sur la falaise de l'autre coté de la montagne d'où on pouvait l'apercevoir sans que lui nous voit. Fume du tabac, bavarde un peu, jusqu'a voir le type s'en aller et prendre le chemin qui vient vers nous. là, on descend la montagne en speed et cherchent une cachette pour l'entendre passer sans que lui...

"Mais si il nous voit?...qu'est ce qu'on dit, affalés dans l'herbes comme 2 imbéciles, il va nous massacrer"

"On a qu'à dire qu'on est homos et...tu vois quoi...?" "t'es con...:)"

On attend, un aigle passe au dessus de nous, repasse et repasse.

"Eh!!! j'le connais, il vient chasser pres de ma maison presque tout les matins quand je ptitdejeune"

Je le salue. Il est beau. On entend les pas du gars descendant la montagne, attend un peu, puis on se met en route, pour remonter là haut. Le soleil se couche dejà, et là je commence à comprendre que c'est plus pour rire. J'ai une montée d'adrenaline comme jamais, en fait j'ai les jambes qui tremblent et le corps à moitié contrôlable. Mon pote, lui, trace, il jubile, je le vois, un plan qu'il avait preparé depuis une semaine.

On va chercher la barre a mine cachée dans les buissons de l'autre coté de la montagne.

Ca y est on y voit plus que le dégradé de rose orange rouge des nuages, c'est la pénombre. On prend un petit sentier qui mène a la falaise, et là se retrouvent devant 2 gigantesques trous d'au moins 3 metres de profondeurs en dénivelé, avec des metres cubes de terre deblayée derniere nous qui tombe de la falaise. Car les trous sont á moins de 5 mètres de la falaise. 5 métres en pente, sur terran callouteux, et de nuit.

On commence a creuser. Enfin il commence a creuser. Moi il faut dejá que je calme mes nerfs, mon corps qui m'a envoyé une dose surealiste d'adrénaline, à plus rien controler...

il creuse...on se rend compte qu'en fait, c'etait de la terre "rebouchée", certainement pour cacher quelque chose.

une heure... on se relaye... il fait nuit.

Et là je commence a penser que toute la terre qu'on a bougé...

"on peut plus faire marche arriere" me dit il.

"comment ca?"

"Tu te rappelles que t'as montré où t'habitais au type...t'es vraiment con!"

"...."

Là je commence à me rende compte de l'étendue du tableau.

Il creuse...je creuse...on creuse...

mon imagination s'évade et j'ai alors la vision apocaliptique de 5 hommes balafres se penchant par dessus les trous avec des fusils a pompes, tes torches nous aveuglant et le sourire au levres nous tabassant jusqu a la mort pour nous enterrer dans nos propres trous et les leurs d'ailleurs.

Je prends conscience que on est pas dans un jeu comme quand on est jeune où on s'invente des défis. Mais pourtant on est encore 2 enfants creusant, sous un putain de ciel etoilé qui nous regarde sans broncher. Le ciel est là...meme la lune, elle sourit même, la conne... On est pieds nus, torses nus, une pioche et des pierres servant de peleteuses. Et tout d'un coup on tombe sur quelque chose...un sac.

"Merde."

On se regarde. Lui il jubile. Moi pas du tout. J'ai envie d'etre a la maison pour regarder les etoiles de ma terrace et etre tranquille. Et là je veux meme pas savoir ce qu'il y a dans le sac. Lui creuse sans m'ecouter, deblaye autour du sac (ceux de 50 kg de riz). On se rend vite compte qu'en fait c'est un sac de terre qui sert de porte qui mene a une autre "porte". Effectivement, derriere, une porte en bois. Puis un tunnel d'au moins 4 metres, une chaise, des assiettes, des piolets, des machins, tout un arsenal pour creuser pro.

"Putain, on est où??? Tu veux pas qu'on aille jouer aux billes plutot, il est 2 heures du mat et j'ai plus envie de trouver un tresor...Tu vois ca me faisait marrer tout le debut, mais d'habitude, on trouve jamais rien quand on part en expedition, et là...les gars sont armés et savent où j'habite...ca veut dire qu'on doit partir demain matin pour la frontiere peruvienne et plus jamais revenir, finit tout ce que j'ai entrepris ici depuis 6 mois...."

Discussion... on regarde le tunnel...

"on va se prendre un maté, tranquille...? a la maison...et se cuisiner une soupe aux choux bien chaude et réconfortante?"

"...."

On rebouche les trous...sans parler, rapidement, preofessionel meme, le mieux qu'on pouvait pour ne pas laisser de traces et descend de la montagne. Mon coeur se calme petit a petit, et on peut enfin resentir les etoiles au dessus de notre tete, la lune, ecouter la vie nocturne, se refumer du tabac...vivre, sentir quoi...

On rentre a la maison...

Les jours suivant les villageois apprennent que des bandits armés pillent leurs terre, un cammando de quelques paysans montent la nuit a l'endroit qu'on leur a indique. Ils rebouchent les trous, fruit du labeur de 3 semaines de travail a raison de 5 hommes, des barres a mine, un ane pour transporter le trésor...

2 jours apres, les bandits descendent de la montagne fous de rage, pillent quelques personnes, sur le passage et vont s'en prendre a la maison qu'ils pensaient qu'on abitait, la saccage, la mettent a sac, allume le gaz et se cassent. C'etait pas la mienne... Le lendemain, ils attaquent la famille du consul americain sans savoir en haut meme de cette montagne, et menacent de violer la fille, la famille en balade du dimanche (c'est une montangne tres connue en Equateur et touristique). Ca arrive aux oreilles de l'embassade aussitot descendu de la montagne.

Le soir meme des patrouilles d'Interpol sillonent les rues du village ala recherche des bandits. Ils ne savent pas a quoi ils ressemblent, sauf mon pote qui a meme des photos et un enrengistrement d'une conversation avec l'un des types.

On ne dit rien, en profite pour se faire petit et part a 30 km de la en velo. La on rencontre des militaires, et des compagnies en train de creuser des mines, on parle avec quelqu'uns des militaires, tout d'un coup on entend une explosion incroyable qui nous soufle le corps, puis 30 secondes plus tard, une autre plus petite. Ils etaient en train de lancer des obus a partir de la vallée ou on se trouvait par dessus la montagne, et la petite detonation etait en fait le bruit de l'obus sur le versant arriere. Une 20 aie d'obus en une heure ont ete tires.

Pauvre montagne...

"Mais on est où là??? Tu trouves pas que ca a quelque chose d'irreel? ce décor, ces militaires qui s'entrainent a tirer des obus, et ces enormes engins qui deblayes des tonnes de terre..."

On se casse. on est a 30 bornes de la maison, la nuit tombe, les paysages sont magnifiques, genre canyon du colorado. Mon pote creve une roue. On arrivera que vers la moitie de la nuit, apres des heures de galeres merveilleuses sur des routes inconnues et caillouteuses, mal renseignés par un groupe de moines bénedictins se rendant à leur monatere, et un village phantome qui n'existe pas avec des gens qui n'existe pas non plus dans un monde dans une autre dimension, une sorte de vie en parallele, dans laquelle on a traversé une porte sans s'en rendre compte.

C'est magnifique pourtant, à mi chemin entre le rêve et la réalité.

"Ya pas de temps ici, tu sens pas?"

"?"

"les gens se rient de nous, tu vois pas qu'ils existent pas???"

"?"

"on doit retrouver la sortie!"

Vers 2 heures on arrivera à la maison...

2 jours plus tard je pars vers la plage pour prendre des "vacances", je rencontre l'un des militaires croisé dans la montagne. Comment c'est possible???

Sauf que cette fois, c'etait a la plage, 6 heures du soir, couché de soleil. Des putains de vagues, un putain de vent. Personne sur la plage, à part nous. Le type avoisinait les 100 kilos de gras musclés, faciès a la Lebowsky, en slip noir échancré aux elastiques trop grands, laissant depasser des partis de lui qu'on a pas envie de regarder plus d'une fois. Des tongs aux pieds, la gueule Balafré, la levres completement refaite jusqu'au nez, des lentilles de contact bleu clair, une bouteille de whisky a la main, lui donne une apparence a la dracula latino. Il fete l'anniversaire de son pote colombien, maigre et poilu, un chapeau de cow boy, a bord de la renault megane que le militaire s'etait paye et qu'il avait gare sur la plage, toutes portes ouvertes, une cumbia colombienne au volume maxi, sort du haut parleur rafistole du coffre. Il essaye de se donner un air, mais a l'air en fait insignifiant. Un autre ami colombien egalement en slip me temps le whisky deja bien entamé et me force a boire. Il pleut, il vente, la mer est dechainnée.

Il faut que je me sorte de ce guepier, car les gars me degoutent, ils sont tombes dans les fins fonds de la condition humaine. Ils transpirent l'alcool. Ils sont completement bourrés et abêté, ils me forcent à boire a chaque tournée de bouteille et le militaire commence à lorgner sur mes tongues. Il aimerait bien me les échangé contre les siennes plus moches et plus grandes. Il me lache pas, arrive meme à me les retirer pour les essayer. Elles lui vont bien, il trouve. Il aime bien la sensation de confort, la matière, et "Ipanema do Brasil" sur le coté...

Je me sors de là.

Je pars vers la capitale Quito. Ici c'est la decadence citadine, des meufs partout, des bars, de l'alcool, de la drogue, des putes, des néons, des jeunes anglais qui parlent fort et très voyant partout, qui projettent des treks de type aventure...Apres 6 mois reclu dans la montagne, j'ai du mal à gérer. Je tente une biere au bar, en 2 secondes une pute vient m'acoster.

Demain je rentre "à la maison"...
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Voyage à velo en Équateur et en Amérique du Sud: possibilité de sortir des grands axes?
Actuellement en voyage en amerique du sud a velo pour un trajet prevu quito ushuai....

Mais les debuts du periple en equteur me decoivent...... depuis le depart de quito, actuellement a baños, je n'arrive pas a sortir de la panamericaine au trafic trop dense a mon gout.... 🙁 peu de route secondaire et quand il y en a elles sont a 90 pourcent paves... et difficilement praticable en velo de voyage, j ai pourtant essaye plusieurs fois... 🏴‍☠️ pourtant ce aui me plait dans le voyage a velo est justement de sortir des sentiers battus Y a t-il des gens qui ont deja fait ce trajet ou une partie a velo? avez vous des solutions? savez vous si c est pareil dans le sud de l equateur? ou y til moins de monde sur les routes goudronnees? au perou bolivie chili argentine????

merci de vos conseils

dam http://les-andes-en-roue-libre.over-blog.com/
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"L'Avenue des volcans" en Équateur
Bonjour,

Je compte faire la boucle de QUILOTOA et ensuite me rendre dans le site de l'avenue des volcans (c'est très distant l'un de l'autre ?)

Y a t-il des bus qui s'y rendent et si oui, où faut il les prendre et où faut il s'arrêter pour s'approcher au plus près de l'avenue des volcans ?

Sur l'itinéraire de la route des volcans, y a t-il des villages et des petits hôtels ?

D'avance merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.

Cordialement

Le coeur est un chasseur solitaire
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De la sierra à la selva
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: apr��s le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
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Sécurité pour les touristes au Pérou et en Équateur
Bonjour à tous. Je souhaite effectuer un voyage l'année prochaine au Pérou ou en Équateur. Je ne suis pas encore tout à fait fixé sur ma destination. En revanche, j'ai lu, avec inquiétude, que ces deux pays sont très dangereux pour les touristes. Ceux d'entre-vous qui avez des informations fiables à ce sujet peuvent-ils me dire ce qu'il en est exactement ? Merci pour vos réponses claires bien étayées.

Cordialement. Pascal.
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Chiens errants et voyage Amérique Latine
Bonjour,

Je reviens d'un mois en Thaïlande où on a eu à deux reprises des problèmes avec des chiens. Une fois, je me suis fait mordre (heureusement, légèrement). Je pars en septembre pour un an en Amérique Latine (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine). J'aimerais avoir des conseils de voyageurs ayant peur des chiens qui ont voyagé sur ce continent ou ailleurs. Comment avez-vous géré les chiens? J'ai lu quelque part qu'un sifflet à ultra-son pouvait aider. Est-ce vrai? Je suis vaccinée contre la rage et j'ai eu une dose de vaccin curatif suite à ma morsure. Je n'ai vraiment pas envie que cela me pourrisse mon voyage et m'angoisse quand je sors marcher (j'aime bien me déplacer à pied chaque fois que c'est possible). Je sais que certaines personnes n'ont pas peur des chiens et trouvent ces questions exagérées mais quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas évident d'adopter l'attitude adéquate.

Merci d'avance de vos conseils et/ou témoignages,

Laurence
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Mini voiture de location en Équateur
Bonjour,

Nous pensons louer une (toute) petite voiture (type Chevrolet Spark) pour nous déplacer en Equateur. Les guides de voyage donnent très peu d'infos sur les accès routiers (oui, je sais, le bus va partout, est pratique et pas cher et on y rencontre les locaux - mais pour diverses raisons, on opte malgré tout pour la location).

La route Latacunga-Quilotoa est-elle praticable avec ce genre de véhicule (la Chevrolet Spark, pas le bus😮🙂)?

J'ai lu que les vols de véhicules étaient fréquents. Est-il illusoire d'espérer retrouver sa voiture si on la laisse en fin de route goudronnée pour aller randonner en montagne? Si oui, comment faire: la laisser dans un village auprès d'une personne dénichée comme ça à l'arrache?

Merci pour vos conseils avisés.

Karin
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Cyclocosmos en tournée (Quito-Ushuaïa à vélo)
Bonjour à toutes et tous,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que nous diffuserons notre "projection-conférence" un peu partout en Wallonie durant ces prochains mois.

Nous-nous rapprocherons ainsi de nos cousins (frères) français en étant notamment présents à Mons et Habay-La Vieille.

Pour rappel, notre « Projection-Conférence » retrace la double traversée de la cordillère des Andes que nous avons effectuée en 2008 et 2010.

Pour retrouver les premières dates, vous pouvez vous rendre sur : http://www.cyclocosmos.com/pages/AGENDA-6155805.html

D’autres lieux et dates se rajouteront prochainement.

Réservation conseillée : 0032 475 89 94 38 ou info@cyclocosmos.com (N'oubliez pas de mentionner votre nom ainsi que le nombre de places que vous souhaitez réserver)



Bien à vous tous !

Corinne et Enzo
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Vivre en Équateur
Hola!

Voilà, je veux aller vivre en Amérique Latine. Je pensais aller dabord en Equateur, en tant que Volontaire, mais du coup, comment faire pour avoir un visas de longue date?

Je pense ensuite monter une petite entreprise de massage, un spa peut-être, est-ce que ça peut bien marcher là-bas?

Tous les conseils, suggestions, sont les bienvenus.

Muchas Gracias,

Stèph 😇
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Notre itinéraire de 17 jours en Équateur / Galapagos
Bonsoir, nous partons ma fille (15ans) et moi, le 18 oct pour 17 jours en Équateur.

J'aimerais passer une bonne semaine aux Galapagos.

- arrivée le 18 à Quito - 19, 20 et 21 à Quito, - le 22 départ tôt, petite balade vers le cotopaxi, puis nuit à Latacunga, - le 23 Quilitoa, nuit à Latacunga ( peur des nuits fraiches à Quilatoa) - le 24 route pour Banos - le 25 descente en Vélo, nuit à Banos - le 26 Banos-Quito en bus puis vol pour Galapagos

le reste sur les iles..

voila, est ce un peu cours d'aller à Banos pour un jour et demi...?

merci, Natacha
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Retour de trois semaines en Équateur au mois de mai 2010
après avoir profité de ce site pour voyager, je vous donne quelques bonnes adresses en Equateur .sommes arrivés le 17/05 à Quito Hôtel INN qui est bien situé 20 $ la ch. avons pris le téléphérique, belle vue sur la ville. Le 19/05 sommes partis à Otavalo, hôtel Maria bon accueil 12 $ la ch mais salle bain pas propre. avons été à la cascade de Peguche à pied environ 2kms très joli de même que le lac Cuicocha.LE 21/05 nous avons pris le bus au nouveau terminal de Quito pour Tena Hôtel Austria 20$ avec p dej TB. Le 22/05 nous avons pris le bus pour aller aux cabanes Nanambiki 105$ les 2 jours 3 nuits , 1 ballade sur le fleuve30$ en +, 1 ballade en forêt et un super accueil tout compris le site est sur internet. Le 25/05 direction Banos hôtel Dinastia très bon accueil 12$l la ch, ballade à bellavista, massage, cascades, tarabitas, buggy et piscine d'eau chaude le bonheur. Le 27/05 on est arrivé le soir à Riobamba pas beau temps, n'avons pas pu voir le chimborazo, hôtel Estacion 24 dol la ch période basse 28/05 Puerto lopez hôtel SOL INN TB 14$l ch ballade en mer avec Winston churchill pour 25$l super journée 31/05 guayaquil malecon très sécurisé. le 2/6 Cuenca jolie ville hôtel casa cuenca super accueil 14$ avons fini les vac à Playas hôtel Cabanas tipica 20$ et agua caliente 25$ en basse saison ballade dans la mangrove dauphins frégates repas de crabes. retour à guayaquil cimetière tout blanc à voir et pour finir le marché artisanal. Arrivée en France le 10/06. Ce sont vraiment des gens adorables qui aiment beaucoup communiquer Notre coup de coeur: Puerto lopez et aussi l'Amazonie La meilleur période pour y aller est je pense avril , il fait beau sur la côte fin mai début juin c'est le début de l'hiver et le ciel est gris même s'il fait bon
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Équateur: nouvel aéroport à Quito
L'aéroport Mariscal Sucre de Quito qui se trouvait auparavant dans le nord de la ville vient de déménager à Tarabela.

Suivant l'endroit où vous vous rendez en ville, la distance est d'environ 40 KM.

Comme les routes spécifiques d'accès ne sont pas terminées, compter deux heures en journée pour faire le trajet.

Possibilités de transport:

BUS PUBLICS: 0,68 usd (Jusqu'à RIO COCA - Nord) --

BUS SPECIAUX SEMI-DIRECTS

Depuis/jusqu'à Rio Coca (Terminal Ecovia Nord): 2 usd Depuis/jusqu'à Quitumbe (Terminal Buss Sud): 2 usd

Entre 04.45 HR et 24.00 HR

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BUS ou VAN "EJECUTIVO" avec WIFI AEROSERVICIOS

Toutes les 15 minutes aux heures de pointe Toutes les 30 minutes le reste de la journée

Coût: Bus: 8 usd / Van: 12 usd

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TAXIS

Tarifs prédéterminés variant entre 20 usd (INCA - Nord près de Rio Coca) et 33,50 usd (GUAMANI - Sud). Le prix du trajet aller peut différer légèrement du trajet retour.

La taxe d'aéroport a augmenté mais est incluse dans le prix du billet.

Etant donné la distance de l'aéroport par rapport à la ville et la difficulté actuelle d'accès, si vous faites un trajet intérieur, il faut mieux évaluer s'il vaut mieux prendre l'avion ou le bus, surtout si vous êtes dans le sud de Quito.

Pour ceux qui sont dans le sud de la ville, l'aéroport de Latacunga offre quelques vols vers Guayaquil.

Bus:

Prix moyens: Quito - Guayaquil: 7 - 10 usd Quito - Esmeraldas: 7-9 usd Quito - Puerto Lopez: 7 - 9 usd

Il existe aussi des taxis collectifs entre Quito et d'autres villes (Ibarra, Ambato, etc) voir mail précédent
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Equateur
message sans interrogation, seulement que je ne vois jms aucune interrogation à propos de l'Equateur.

Mais ! personne ne parle jamais de l'Equateur .... wow ! alors, pour ceux qui hésitent ds ses environs, c'est le pays qui m'a le plus appris .... mm si ce n'est, là comme ca, pas très révélateur, ni mm très convaincant, bien alors croyez moi juste !

Astride
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Tentative de coup d'état en Équateur
Juste un petit message pour faire part de la tentative de coup d'état qui vient d'avoir lieu en Équateur. Une partie des forces armées s'est soulevée et a bloqué l'aéroport de Quito pour protester contre un loi supprimant les primes à l'ancienneté pour les policiers et les militaires. La situation a dégénéré et le président, R. Correa, s'est réfugié dans un hôpital où il est resté bloqué toute la journée. Les forces armées restées fidèles au gouvernement (dont le chef d'état major) viennent de le libérer à l'instant. Pour le moment, la situation est assez confuse et ca tire dans les rues de Quito. Le Pérou a fermé sa frontière avec l'Équateur pour raisons de sécurité. Bref, c'est le bordel. http://www.caracoltv.com/...os-reta-a-asesinarlo
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Mariage en Équateur?
Salut!

Ce message s'adresse à quelqu'un qui est présentment en Équateur!! Je voudrais savoir comment s'y prendre pour se marier en Équateur à l'église ou civilement....Combien ça peut couter, comment on doit le planifier? Si vous connaissez un site internet avec les infos (gouvernement ou autre....) La question est très pontue je le reconnais...🙂

Merci à ceux qui pourront m'aider!
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Logement à Quito (Equateur)
comme je disais dans un message avant je pars le 10 janvier sur quito si vous avez des bonnes adresses logement et bouffe la bas ca serait cool
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Nouvel an en Équateur
Bonjour,

pour mon premier message dans ce forum, j'aimerais tout à bord saluer tout le monde et remercier les personnes qui ont crée et entretiennent ce forum.

Avec ma femme nous serons en Equateur du 31 décembre au 29 janvier. Nous arrivons donc pour le nouvel-an !

J'aimerais savoir comment les habitant de ce pays fêtent le nouvel-an. Est-ce comme en Espagne ou les gens restent plutôt chez eux ? Ou bien est-ce la grande fête dans toute la ville ? A quoi devons nous nous attendre ?

Nous n'avons pas encore d'hôtel pour ce jour-la, pensez vous qu'on en trouvera sur place facilement même ce jour-là ? Ou bien mieux vaut-il réserver à l'avance depuis chez nous. Avez-vous un hôtel à conseiller pour un budget moyen ?

J'aurais certainement d'autres question ultérieurement, mais je vous remercie déjà de vos réponses pour celles-ci.

A+
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Partir d'Equateur en bateau?
Hola amigos,

Je vous envoie ce message depuis le Brésil. Je cherche juste un moyen de rejoindre le Panama où tout autre pays de l'Amérique Centrale par bateau au départ de l'Equateur, ou bien de Colombie. L'idée est que je puisse tracer rapidement jusqu'au Canada en 10 jours à peu près. Je comptais rejoindre donc un pays de l'A.C. et de là prendre les ticabus jusqu'au Mexique et continuer en Bus jusqu'au Canada. Certains l'ont-ils fait ? avez-vous des plans pour moi ? des infos ?

Merci d'avance et bonne route à tous ! Julien
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Météo à Quito?
Hello à tous !

Je me permets de poster ce petit message car j'ai une petite question. En fait j'ai retrouvé une amie d'enfance sur Facebook, le courant passe super bien et elle m'invite 2 mois cet été chez elle à Quito. Seulement, différents trucs m'inquiètent : Tout d'abord la météo. Je regarde actuellement sur mon ordinateur la météo de Quito et il n'arrête pas de pleuvoir, c'est dingue o-O je vai avoir le droit a ça pour mes vacances ? Si c'est ça vive la déprime, je voudrais du soleil moi, prendre des couleurs. Vous pouvez m'en dire plus ?

Ensuite, 2 mois ce n'est pas trop long ? Je vais pas m'ennuyer ? Je pense pas mais je préfére m'en assurer.

À bientôt :)
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Voyage en Équateur et aux Galapagos
Bonjour à tous!

Ceci est mon premier message, mais ca fait deja un bon bout de temps que je lis vos nombreux posts très utiles pour la préparation d'un voyage!

Je m'en vais faire le tour de l'Amérique du sud en janvier 2009. J'arrive en Équateur le 11 avril, et je pars pour la Colombie le 25 avril, je reste donc un bon 14 jours en Équateur. J'aimerais passer 8 jours aux Galapagos.

J'ai lu sur ce site que la compagnies TAME offre des vols de Quito vers les Galapagos.Existe-il d'autres compagnies qui offrent des vols pour les Galapagos à partir de Quito? Laquelle vous me conseiller? Est-ce que vous me conseiller de réserver d'avance ou est-ce que je peux me permettre de réserver une fois arriver à Quito?Je veux évidemment passer quelques jours à Santa Cruz et à Isabella, mais j'aurais aussi aimer visiter les iles voisines (Española, Bartolomé, Santiago, Santa Maria, San Cristobal). Pour visiter ces iles, est-ce qu'il est possible/préférable de prendre des tours d'un jour directement de Santa Cruz ou il est préférable de prendre une croisière de 4 ou 5 jours sans revenir à Santa Cruz? Avez-vous des agences à me conseiller?

Je vous remercie d'avance pour votre aide!
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Y a-t-il des consignes dans les gares routières ou aéroport en Équateur?
Bonjour, Tout est dans le titre. Je pense en particulier à la gare routière de Quitumbre à Quito , à l'aéroport de Quito, à la gare routère de Latacunga. Si oui peut-on même laisser les bagages plusieurs jours ? Et est-ce coûteux ? J'ai posté un message sur l'ensemble de mon programme de voyage mais je pense que c'est plus simple peut-être de poser une question précise par message. D'avance merci pour vos réponses. Cordialement. Michèle
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Apprendre l'espagnol à Quito en Equateur
Bonjour,

Je pars pour L'ams fin d'année prochaine. Souhaitant profiter au max de ce voyage, j'ai décider de suivre des cours d'espagnol lors de mon arrivé à Quito. Le but de ce message est de recevoir un retour d'expérience de voyageur ayant fait la même chose:

- Bonnes adresses, bons plans à faire partager.....??

- Est ce que deux ou trois sem de cours intensif peuvent suffir (je ne demande pas non plus de maitriser la langue sur le bout des doigts, c histoire de pouvoir tenir une conversation "banal")

- Conseilleriez vous de loger en famille d'accueil ou plutot en auberge de jeunesse ou autre(toujours dans le but d'apprendre)?

Merci de l'attention porté à ce message,

A+
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Équateur: trajet en bus de Coca à Tena
Je cherche à savoir si le trajet en bus Coca-Tena est facile et pas trop long, si la route est bonne, s il y a de nombreux departs et quelles compagnies de bus assurent ce service. Merci pour tous renseignements sur ce message
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