Nous avons séjournés 2 semaines au Be Live Grand Riviera Maya du 28 déc. au 11 janvier 2012 (pour le jour de l'An).
Température: assez nuageux mais chaud (entre 26 et 30 degrés le jour et 24 le soir). Nous n'avons eu que 45 minutes de pluie en 2 semaines.
Réception de l'hôtel: Service moyen, surtout lorsque vous avez des demandes à faire. Comme nous aimons profiter de notre balcon et que nous n'avions pas de chaises, cela a prit 3 jours avant d'en avoir. Finalement, ce n'est pas la réception qui a corrigé la situation, c'est un jardinier à qui j'ai demandé et ça a finalement prit 5 minutes. Le seul qui était vraiment sympathique et avenant s'appelle Jorge (et il parle un très bon français). À votre arrivée, demandez une carte du site (même si elle est +/- claire) ainsi que l'horaire des restaurants et le calendrier des activités pour être bien informés. Pour tous problèmes à régler, demandez le gérant: MIGUEL FERNANDEZ.
Hôtel: Quand vous arrivez à l'hôtel, sur le bord de l'autoroute il est indiqué 5*. Selon moi et beaucoup de gens que nous avons rencontrés, ne vous fiez pas au nombre d'étoiles, vous risquez d'être déçus... Il s'agit plutôt d'un 3* et demi. Il n'y a pas de bureau de change comme tel à l'hôtel mais c'est à la réception que vous pouvez changer la monnaie à un taux de 10 pesos pour 1$US au lieu de 12 ou 13 partout ailleurs. Lobby très moderne, superbe vue sur la mer. L'hôtel est bien entretenu. Ce qui est à déplorer, c'est le manque de signalisation sur le site. Nous avons trouvé le Café del Mar (bar avec magnifique terrasse sur le toit de l'hôtel) totalement par hasard. Vous devez monter les marches vers le buffet et l'escalier pour y monter est dans un racoin, près du studio de photo. Il n'y a aucune indication pour nous dire où il se trouve. Même chose pour le gym qu'on a trouvé car nous étions curieux de savoir pourquoi il y avait une porte d'ouverte! Il est situé près de la grande piscine et d'un autre endroit pour se faire masser.
Chambre: Nous avions une chambre vue jardin (2221) au 2e étage. Assez grande chambre, avec une salle de bain complète. Belle végétation mais l'étang sur lequel nous avions une vue n'est pas entretenu donc l'eau est brune mais heureusement, pas de moustique ni d'odeur d'eau stagnante. Matelas très confortable. Les balcons auraient besoin d'un rafraichissement ainsi que la plomberie. Nous n'avons jamais manqué d'eau chaude. L'air climatisé a brisé et cela a prit 3 jours avant qu'elle soit réparée. Les premiers jours, l'entretien des chambres était TRÈS sommaire malgré les pourboires laissés (bref, il n'y avait que le lit de fait) mais la situation s'est corrigé après avoir gentiment discuté avec la femme de ménage. Si vous faite une demande spéciale auprès de votre grossiste pour les chambres, n'ayez pas trop d'attente mais voici quelques infos pour vous donner comme repère:
Il y a les chambres de type "BACH" (qu'on ne parle pas dans les brochures que j'ai consulté): elles sont à une bonne marche de tout (lobby, plage, piscine). La seule chose dont elles sont près c'est de l'autoroute. Ces chambres n'ont pas de balcon. Il y en a des très grandes mais la plupart sont assez petites. Heureusement, il y a une navette gratuite qui vous emmène au lobby. La plupart des gens qui y était voulaient changer de chambres. Si vous aimez être isolés et tranquille, c'est l'option à prendre. Elles sont situées dans les #1000.
Chambres vue jardin: Décrit comme plus haut. Il y en a dans les #2000 (près de la mer, du lobby et de la piscine infinity. Superbe, on dirait qu'elle se jette dans la mer) et quelques unes dans les #3000 (près de la grande piscine).
Chambres vue piscine: dans les #3000. Elles sont joliment décorées, elles semblent plus récentes. Près d'une grande piscine où il y a 2 swim bar (1 standard et 1 bar santé).
Chambres vue mer: il y en a dans les #2000 (près du lobby et de la piscine infinity) parcontre le sable devant ces chambres ressemble plus à des coquillages cassés (coupant) mais la vue est superbe (près du Pier). Il y en a aussi dans les #4000 qui sont près de la mer, du buffet, des restos et d'une petite piscine. Nous avons fait un petit tour dans celles-là mais on ne s'est pas attardé car il y avait une forte odeur d'égoût, surtout dans le bloc près du buffet. Dans la chambre vue mer que nous avons vu, il n'y avait pas de bain mais une grande douche. Nos amis avait selon nous LA chambre de rêve, soit la 2117, juste en face du PIER au 1er étage. Si vous avez une chambre vue jardin, il en coûte 25$US/jour pour vous surclasser en vue mer.
Suites: Nous l'avons su là-bas mais il y a 3 suites (#2240 à 2243) qui ont une superbe terrasse au-dessus du spa où on fait des massage. On a une vue sur la piscine et la mer. Il en coûte 50$US/jour pour se surclasser dans ce type de chambre.
Plage: Levez-vous tôt pour avoir des chaises longues à la plage. Parfois à 7h am, il n'y en avait presque plus. Même chose pour les piscine. À la grande piscine, il n'y a que 20 chaises et la même chose pour les autres. Eau chaude cristalline, peu de vague à cause de la barrière de corail au loin. Parcontre, apportez avec vous des souliers d'eau car il y a du corail à plusieurs endroits et des oursins si vous vous aventurez plus loin. Moins belle que certaines plages que j'ai vu à Cuba mais quand on prend une marche et qu'on voit les plages des autres hôtels à côté, on se console!!! Contrairement à ce que j'ai lu dans les brochures, il n'y a pas de planche à voile ni de kayak qu'on peut emprunter. Parcontre, on peut emprunter masque, tuba et palmes gratuitement pour 2h (on peut renouveler ensuite pour un autre 2h). Et ça vaut la peine car il y a beaucoup de variétés de poissons qu'on peut observer!!! Donnez-leur du pain, vous les attirerez par centaines! Pour ce qui est du mini golf, il est près des chambres BACH et je n'ai jamais vu personne y jouer... À partir de midi ou 13h, une serveuse prend les commandes de boissons sur la plage mais ne soyez pas assoiffés car ça peut être long. La pauvre, elle est toute seule pour assurer le service.
Buffet, restaurants: Plusieurs choix au buffet mais ça pas mal tous les mêmes choix à chaque jour. Je crois qu'ils ont de la difficulté avec leur réchaud car souvent ce n'est pas tiède mais froid! Parcontre, on a une superbe vue de la mer à partir du buffet! Bar à salade, 2 choix de pâtes, plusieurs choix de viandes, desserts assez bons. Un des seuls serveurs sur le site à avoir toujours le sourire est le petit Angel. Ce qu'on déplorait, c'était le système pour les restaurants à la carte. Nous devions attendre devant la porte avant l'ouverture et ça nous est arrivé quelques fois d'attendre 45 minutes et de se faire dire qu'il n'y avait plus de place. S'il n'y avait pas de places à 18h30, on pouvait réserver pour le 2e service à 20h45, ce qui est un peu tard. Heureusement, la 2e semaine, ils ont améliorés le système en ajoutant un service à 19h30 et un 3e à 20h45. Les meilleurs restos à la carte selon nous: le Gourmet (situé dans le lobby), le Brésilien (qui est aussi le Mexicain en alternance) et l'Italien. Encore là, la qualité n'est pas constante, ça dépend du chef en service. Un soir, le poulet à l'italien était FROID et le porc très bon et un autre soir, c'était le contraire. Parcontre, les pizzas au four à bois de l'Italien sont toujours très bonnes. Pour le snack près de la plage, c'est correct: nachos, hamburgers, hot-dogs. Il y a aussi un comptoir à sushis à côté du bar de la plage (très bon). Nous avons su 2 jours avant notre départ que le resto italien se transformait en "late snack" entre minuit et 6h am.
Activités: le jour, Erika (qui parle bien le français), Luis et Angel passent voir les gens sur la plage pour leur proposer des activités. Si vous voulez vous reposer, ils n'insisteront pas. Il y avait: beach volley-ball, jeu de fléchettes, gymnastiques, cours de danse et de la zumba (demandez-leur car ce n'est pas toujours sur le programme). Activités de soir: karaoké, soirée mexicaine (très bien), disco, spectacles avec jongleurs de feu. Il n'y a pas de parc pour les bambins et jeunes enfants mais les adolescents s'amusent bien avec les animateurs. Je ne peux pas vous dire comment étaient les spectacles dans la salle de spectacle car nous avons su 2 jours avant notre départ où était la salle et encore là, ce fût par hasard. Pour vous aidez à la trouver: juste avant d'entrer à la porte principale du lobby, tournez à gauche. C'est dans le couloir à votre droite. Et il n'y a rien pour l'annoncer!
EXCURSIONS: Nous avons fait toute nos excursions en collectivo sauf le Coco Bongo. En collectivo, cela coûte 30 pesos (vaut 2,50$can) pour l'aller, même chose pour le retour/personne. C'est très simple: vous vous postez sur le bord de l'autoroute et vous faites signe au mini-van blanches. J'ai été très surprise de la propreté et du bon état de ces véhicules. Pour Playa Del Carmen, Akumal, Xcaret, Xplor, vous restez sur le même côté de l'autoroute que l'hôtel et pour Tulum, Xel-ha vous n'avez qu'à traverser l'autoroute.
À Tulum, nous n'avons pas prit de guide. À la boutique de l'hôtel, il y avait un livre touristique sur Tulum en français (70 pesos) et il y en a aussi à la boutique de Tulum. La visite prend 1h par soi-même et apportez votre maillot et serviette car la plage est très belle (mais attention aux vagues). Nous avons réservés Xcaret avec notre grossiste car en y allant par soi-même en collectivo, cela nous revenait au même prix que si on le prenait sur internet (109$US pour le billet PLUS avec repas, serviette et casier).
Parcontre, pour Rio secreto, nous l'avons réservé avec le bureau de réservation au lobby. Le monsieur parle français et il accepte l'$ US, Canadien et les pesos. Encore là, il le faisait au même prix que sur internet (en s'y rendant par soi-même) soit 69$US. Ce fût une très belle expérience! Notre guide, Benito (Benoit) est un gars qui a déjà vécu au Québec donc nous avons pu avoir notre visite en français sans problème (spécifiez-le lorsque vous réservez). La rivière souterraine est superbe, décor à couper le souffle, eau cristalline. Nous y sommes allés un matin où c'était frais, on se demandait si on avait bien choisit car on redoutait d'avoir froid à l'intérieur de la rivière mais nous avons été surprit, la température sous terre est tempérée: c'est chaud quand il fait frais à l'extérieur et le contraire quand il fait chaud. Un repas typique est servi à la fin de l'excursion et c'était très bon. Parcontre, les photos sont assez chères: 25$US/photo, 69$US pour le CD au complet et 99$US pour le CD + 3 cadeaux au choix (bouteille d'alcool, t-shirt ou casquette). Si vous allez à Rio secreto en collectivo, en sortant, n'attendez pas sous l'abri en palapas car c'est pour les bus ADO. Les collectivos passeront sans vous prendre, croyant que vous attendez pour les bus ADO. Nous avons eu de la chance de tomber sur une sympathique chauffeuse de taxi qui a vu qu'on était mal prit. Elle nous a reconduit à l'hôtel pour le même prix qu'en collectivo.
Nous avons été faire les boutiques sur la 5e avenue à Playa Del Carmen. Impossible de marchander dans les boutiques à grande surface ou les petites boutiques où le prix est indiqué. Parcontre, pour les bijoux, c'est autre chose... Vous pouvez facilement couper de moitié, sinon offrir le quart du prix qu'on vous propose. D'ailleurs, on ne se fait pas seulement offrir d'acheter des babioles mais aussi de la drogue. Faites attention car les policiers ne sont jamais loin et c'est parfois des trappes à touristes. Donc évitez les problèmes!!!
Nous avons passé une soirée MÉMORABLE au Coco Bongo!!! Il y a un(e) représentant(e) près de la plage qui vend des billets pour y aller. Le transport est inclus. Ça coûte 65$US pour un express pass ou 99$US pour VIP (place assise). Nous avons prit un billet régulier a 65$US et notre table était entre les 2 scènes; nous étions dans le feu de l'action! Là bas, TOUT est un spectacle! Essayez les shooters Hpnotik, vous serez étonnez de ce que vous fera la shooter girl! On a bien rit! Moi qui n'aime habituellement pas sortir dans les bars, j'avais peur de trouver le temps long mais la soirée a passé en un éclair et je voulais y retourner dès le lendemain. C'est vraiment quelque chose à voir et à vivre!!! Même si vous n'avez plus 20, 30 ou 40 ans, n'hésitez pas à vivre cette expérience... il y avait des gens de tous les âges!
Nous avons passé une belle journée à Xcaret. En collectivo, traverser l'autoroute puis après le viaduc, vous aurez un petit sentier pour aller jusqu'à la navette gratuite pour vous emmener jusqu'au site. Si elle n'est pas là, il y a des bancs pour patienter et elle passe aux 15 minutes. Nous y sommes allés un samedi. On redoutait que ce soit bondés mais le site est tellement grand que nous n'avons pas eu cette impression. Nous avons descendu les rivières assez tôt donc il n'y avait aucune attente. Nous avons bien mangé au buffet Dos playa (rôti, steak, grand choix de salade et accompagnements). Selon moi, ça vaut la peine de payer pour le billet PLUS car le buffet coûte 39$US/personne pour le diner et 49$US pour le souper. Le spectacle du soir est très beau mais on était trop crevé pour assister à la 2e partie.
Pour terminer, faites attention au poids de vos valises si vous voyagez avec Air transat. L'an passé, nous avions voyagé avec CanJet qui permet 10kg de + pour un séjour de 2 semaines mais ce n'est pas le cas avec Air Transat, ce qui nous a coûté 75$ en partant de Montréal...
En général, nous avons beaucoup aimé notre séjour. Nous avons rencontrés des gens très sympathiques (Alain, Chouchoune, Yanik, Stéphane et leurs enfants, Doris, Manon, Marilaine et Mario je vous salue!). Parcontre, je dois avouer que je m'attendais à mieux qu'à Cuba mais ce n'était pas le cas, sauf sur certains points. Il y a beaucoup plus de choses à faire au Mexique et c'est plus facile de se déplacer à petit prix mais pour le reste, c'est comparable à un 3* et demi de Cuba.
En bref, c'est un endroit simple où on peut se reposer. Pour faire la fête, il y a Playa Del Carmen.
Désolé pour mon compte-rendu détaillé mais j'espère que cela vous aidera à passer un beau séjour au Be Live!
Si vous avez des questions, ne soyez pas gênés!
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
Puerto Vallarta, dans mes mots…
Voici un résumé de mon voyage à Puerto Vallarta effectué du 8 au 22 janvier 2006. Je ne suis pas un voyageur aguerri, ce n’est que mon deuxième voyage dans le sud. J’ai voyagé à Acapulco au début des années 90. Cela sera ma seule référence. Je voyage avec un ami d’enfance et nous sommes tous les deux en début de trentaine. Ce sont mes impressions, mes mots, mes sentiments…
Évidemment, comme tout bon québécois qui veut du beau, bon, pas cher, j’ai voyagé avec Air Transat. Cela m’a rappelé cette phrase d’une guide française, avec son accent très perlé, à mon arrivée à Paris en 2004 : «Et puis, comment s’est passé votre vol sur Air Sardine?». Tassé, mais joyeux aller, l’excitation est bonne et joyeuse sur le vol et les cartes font passer le temps rapidement.
Juste quelques mots sur l’aéroport de Puerto Vallarta. On n’est pas supposé être dans un syndrome post 11 septembre? L’aéroport semble aussi sécuritaire que celui de Mascouche. Je veux bien croire qu’on est au Mexique… À vrai dire c’est ça, je suis au Mexique! Le douanier met ma carte de visiteur sur un tas de carte de visiteur et va probablement jeter le paquet à la fin de sa journée…
Déjà, entre l’avion et l’aéroport, la différence de chaleur se fait sentir. Ce matin il faisait -15°C à Montréal et il fait au-delà de 30°C cet après-midi sur la côte Ouest du Mexique. C’est pour cette raison que je suis ici…
Je divise le texte en trois parties à partir d’ici. Ceux qui ne veulent pas lire sur un sujet pourront facilement s’y retrouver. La première partie est une description de la ville de Puerto Vallarta. Ensuite je décrirai les deux hôtels où j’ai séjourné. La dernière partie sera un résumé des excursions que j’ai fait.
La ville et la région de Puerto Vallarta.
Tout d’abord, Puerto Vallarta est situé dans une baie, la baie de Banderas. Un guide nous expliquait que la baie de Banderas serait la troisième plus grande baie au monde derrière la baie d’Hudson et la baie de San-Francisco. C’est une énorme baie. Dans le plus reculé de la baie on y retrouve la ville de Puerto Vallarta.
(Photo 1)
Pour situer un peu la région, commençons par le centre-ville de Puerto Vallarta et sa sublime rue principale la Malecon. Tout de suite au nord commence une série interminable d’hôtels. En continuant, vous rencontrerez le port, où d’immenses bateaux de croisière accostent quotidiennement. Notez qu’après le port vous rencontrerez sur votre droite immédiatement le Bull Ring, où se déroule la Corrida, suivi du Wal-Mart de Puerto Vallarta qui est aussi le terminus. En continuant, sans vraiment la voir, vous passerez à coté de la marina sur la gauche, évidemment. Je crois que vient ensuite l’aéroport. Il vous faudra une dizaine de minutes avant d’entrer dans Vallarta Nayarit (autrefois connu sous le nom de Nuevo Vallarta), une ville qui s’étend en longueur longeant la baie. Vous ne verrez la fin de cette ville que 15 à 20 minutes plus tard avant d’apercevoir Buccerias.
Au sud de la Malecon on retrouve le vieux Vallarta où sont situés quelques hôtels et boutiques. En continuant vers le sud vous retrouverez un hôtel ici et la. Pour les amateurs de plongée, j’y ai vu un centre dédié à ce sport près d’où j’ai fait de la plongée dans ma croisière. À l’est de la ville, ce sont les montagne de la Sierra Madre.
Le centre-ville de Puerto Vallarta est fort joli. Pour décrire, il y a l’océan, en bordure il y a évidemment la plage. Il y a ensuite une large promenade qui longe la plage. La rue principale de l’endroit, la Malecon (sens unique direction sud) suit cette promenade de bout en bout. C’est sur cette rue que sont situés une multitude de restaurants, boutiques et bars. Il y en a aussi sur les rues perpendiculaires et sur les rues parallèles mais c’est sur la Malecon que ça se passe. Si vous cherchez un peu, vous trouverez ce que vous cherchez à un prix fort raisonnable. Preuve, nous avons trouvé dans un resto-bar sur la Malecon un sceau de 12 Coronita (bière) pour 15$ canadiens, pourboire inclus.
(Photo 2)
La région de Puerto Vallarta est faite sur le long et suit la plage. Il est très facile de s’y retrouver. C’est le même principe qu’Acapulco, il y a un chemin principal à contre-sens qui longe la baie et tout le commerce est situé en bordure de ce chemin principal. La seule exception est la Malecon qui est une rue à sens unique.
Pour le transport en commun (autobus) c’est aussi très facile de s’y retrouver. Wal-Mart est le centre du transport en commun. Le coût est de 1$ US pour la portion au nord du Wal-Mart. Il vous en coûtera un ridicule 45¢ pour la partie au sud du Wal-Mart. Les autobus passent très fréquemment.
La température? Début janvier sur la cote Ouest du Mexique ce n’est pas la canicule. Un guide nous a informé que comparativement à Acapulco on peut avoir 10 degrés de moins à Puerto Vallarta. Les journées sont généralement fraîches le matin, jusqu'à 10 heure 30. Après, c’est la joie du soleil jusqu'à 7 heure. Les soirées sont quand même chaudes, le problème c’est que l’on vient de passer la journée au soleil. Je crois que la température est parfaite pour quelqu’un qui veut bouger. On ne se sent pas écrasé par la chaleur tout en étant joyeux de voir le soleil. Évidemment pour les amateurs purs et durs de la chaise longue, vaut mieux attendre février ou voyager plus au sud.
Communication? Évidemment la langue d’usage est l’espagnol. Presque la totalité des gens travaillant dans le milieu touristique parlent anglais. Il est rare de rencontrer des francophones. Par contre même si votre anglais est limité, il est facile de se faire comprendre.
Le seul point qui accroche selon moi dans ces centres touristiques c’est la façon de payer. Comme une majorité de commerçants augmentent les prix à la vue des touristes, on ne sait jamais si on est en train de se faire rouler. Une simple balade en taxi peut bien être 12$ aller et 15$ retour. On se retrouve ainsi toujours sur la défensive quand vient le temps de payer. Si on ajoute à cela que le pourboire est souvent la vraie paye des travailleurs, on se retrouve coincé dans une délicate situation. Si j’ai payé mon excursion 20$ de plus que mon voisin, n’est ce pas déjà un pourboire? Je paie déjà cette course en taxi 3$ de plus… J’ai négocié pendant 15 minutes pour un bon prix, je ne donnerai pas la différence en pourboire… Mais d’un autre coté, est-ce que c’est la bonne personne qui reçoit l’argent en bout de ligne?
Les restaurants?
Évidemment tout est une question de goût et de ce que l’on recherche.
Nous avons fait quelques restaurants et voici mon appréciation de chacun.
Hooters Puerto Vallarta. Nous y avons fait un arrêt rafraîchissement. Ici on parle d’une chaîne de restaurants américains qui n’offre rien d’exceptionnel. J’aurais bien pu être à celui de Philadelphie que je n’y aurais pas vu de différence. À ne considérer que pour y voir du sport ou une urgence de nourriture grasse.
Le marché aux puces. Entre Puerto Vallarta et le vieux Vallarta il y a un ruisseau. Sur la partie nord se dresse plusieurs boutiques et au bout il y a un petit marché aux puces. En haut se trouve trois restaurants. À première vue, cela fait peur. Disons que les inspecteurs québécois en restauration auraient des arrêts cardiaques! Mais on est au Mexique et à Rome fait comme les romains. Ces restaurants nous avaient été recommandés comme de l’authentique cuisine mexicaine. Après une certaine hésitation, nous y avons mangé… C’était très mexicain de tous les jours. Rien d’extraordinaire, mais très bon. Aucune de nos deux assiettes ne fut trop épicée. Le repas avec une ou deux bières et le pourboire m’a coûté moins de 10$ US.
Carlos O’ Brien Chaîne de restaurants mexicains très populaire dans les régions touristiques. On parle ici plus d’un resto-bar que d’un simple restaurant. Ce restaurant et le Senor Frog (qui sont de la même chaîne) sont des destinations très populaires. Le Carlos O’ Brian offre une magnifique vue sur la baie car il est situé directement sur la Malecon. Évidemment on nous sert les traditionnelles nachos en entrée. Le repas que j’ai pris est connu sous l’appellation assiette du Mexique. On retrouvait deux mets. C’était délicieux. Ici on parle de mets très épicés. Vous savez quand votre front se met à transpirer… J’ai adoré mon repas, moi qui adore ces mets épicés. Je trouve par contre que le Carlos O’ Brian est un restaurant un peu surévalué. J’ai bien aimé mais je n’ai rien trouvé d’unique si ce n’est qu’une équipe d’animation qui vient mettre de l’ambiance. Peu être que quand le soir arrive et que le plancher de danse est plein… Des fruits de mer sont aussi servis. Le repas, bières et pourboire coûtent environ 25$ US.
Hector’s sunset Restaurant qui nous a été recommandé par une représentante de voyage à l’hôtel. Tout d’abord il faut situer le restaurant car il est difficile à trouver. Il est situé directement en face du concessionnaire Volkswagen, qui est juste au nord de la Malecon. Descendu de l’autobus avec de la chance vous verrez une minuscule affiche indiquant le nom du restaurant et une flèche. Il y a un petit chemin en face du Volkswagen qui est peut-être l’entrée privé du restaurant. Vous marchez quelques pas… Difficile à décrire mais le restaurant est juste sur votre gauche, mais il n’a pas de réel devanture digne de ce nom.
En fait la grande force de ce restaurant est qu’il est situé directement sur la plage. La vue que vous obtenez est grandiose et vous êtes loin de tout bruit, c’est donc calme sans bon sens. Un chansonnier vous chante quelques chansons d’usage entrecoupé du son des vagues. Comme les couchers de soleil sont spectaculaires, tout est en place pour un très agréable souper. La cuisine mexicaine est aussi très bonne, on sert aussi des fruits de mer. Repas, boissons et pourboire, environ 25$ US. Bien que le résultat ne soit pas cinq étoiles, les serveurs font réellement de leur mieux coté service.
À conseiller à tout le monde. Très fortement à conseiller aux amoureux.
Agave Grill Situé sur la rue Morelos, une rue à l’est de la Malecon, le Agave Grill nous fut recommandé par un guide. Endroit chaleureux et chic, on parle ici de haute cuisine mexicaine. Après l’entrée de nachos, on nous sert un repas qui est non seulement succulent mais aussi très joli pour les yeux. La présentation des repas au Mexique est généralement un aspect manquant, mais ici c’est spectaculaire. Les desserts aussi répondent aux même aspects. Repas, bières, dessert et pourboire pour 30$ US. Il y a aussi possibilité de déguster et d’acheter des tequilas de qualité. C’est ici, et de loin, que l’on a retrouvé le service le plus de qualité.
À conseiller à tout amateur de fine cuisine.
Je retiens évidemment comme point fort de ce voyage des températures de plus 35°C en janvier. Je retiens aussi d’avoir apprécié de nombreux repas de cuisine mexicaine. Je retiens aussi de bons souvenirs d’un hôtel où on pouvait bouger, bien manger et faire un peu de sport. J’ai en mémoire une ville qui est belle, sécuritaire, pas trop pauvre et vivante. Je me souviens d’une majorité de mexicains souriants et heureux de voir des touristes. J’ai aussi remarqué que les gens loin de leur train-train quotidien sont énormément joviaux et dégagent une aura de bonheur.
(photo 3)
Ce que j’essaierai d’améliorer dans mes prochaines vacances dans le sud. Réserver plus rapidement mes excursions ce qui me permettra plus facilement de balancer le nombre d’activité dans chacune des semaines. Me reposer avant de partir pour être moins coma durant le séjour.
Pour une appréciation globale, je dirais que je suis très satisfait de mon voyage. Je persiste à croire que l’appréciation du voyage est fortement influencée par les informations que l’on a eues avant de partir. Peu importe le genre de voyage, le touriste qui sait à quoi s’attendre passe de belle vacance.
Les hôtels.
Le Royal Decameron est situé à l’extrémité nord de Vallarta Nayarit à une cinquantaine de minutes (la brochure Transat dit vrai) du centre-ville de Puerto Vallarta. Quelques pas de plus vous suffisent pour changer de fuseau horaire, sérieux. Une image toute montréalaise serait de dire que l’action se passe dans le vieux-port et que votre hôtel est situé directement sur la rivière des Milles-Îles au nord de Laval avec un service de transport mexicain… En résumé, vous êtes prêts, mais loin de Puerto Vallarta. 50 minutes d’autobus (1.45 $ US ou 25-30 minutes de taxi, 20$ US) aller, plus le retour vous démoralisent pour faire des sorties fréquentes sur la Malecon. Immédiatement les mots de l’agente de voyage me reviennent à l’esprit : «t’es loin pour sortir dans les restos ou les bars.»
(photo 4)
L’hôtel? Difficile d’expliquer avec justesse ou de comparer avec ce qui se fait au Québec. Ici le terme «complexe hôtelier» prend toute sa signification. Oublier l’hôtel traditionnel avec ses 15 étages. Ici c’est 6 blocs de chambre de trois étages de haut. C’est très vaste comme endroit. Les couleurs et le style sont très mexicains. Les couleurs sont vives et joyeuses, c’est propre et sympathique. Sympathique est le mot que je crois qui décrit le mieux l’endroit. Ici, il n’y a pas de décoration luxueuse inutile. C’est bon chic, bon genre.
Quatre blocs sont situés sur le bord de l’océan et les deux autres sont situés à l’arrière. Nous sommes dans le bloc 6, le dernier et le plus récent. Selon certains, il aurait été terminé moins de deux semaines avant notre arrivée. Le reste du complexe est rempli des deux buffets, des trois courts de tennis, des cinq piscines, des cinq restaurants à la carte et de la salle de spectacle/discothèque.
À l’ouest, il y a l’océan. Au nord, une petite rue qui mène au minuscule village de Buccerias. À l’est, un espace vide, une rue d’employés de l’hôtel suivi de la route principale qui mène à Puerto Vallarta. Au sud, un espace vide.
(photo 5)
À l’extérieur du complexe, il n’y a donc que cette petite rue où on peut y manger le soir et qui mène au centre-ville de Buccerias, qui n’est autre chose que quelques restaurants et des vendeurs de souvenirs qui peut divertir le touriste. Sinon? L’autobus ou le taxi, direction Puerto Vallarta.
La bouffe? Comme c’est un tout inclus, il faut parler de la bouffe. On a quand même payé pour. Évidemment, tout est question de goût. 2 buffets et 5 restaurants à la carte au souper réussissent à créer une diversité bien appréciée. La cuisine est très internationale dans le goût et dans la présentation. Au restaurant mexicain (il y a aussi un Steak House, un italien, un japonais et un thaïlandais) ne cherchez pas les quesadillas, tacos et buritos. On vous offre du poulet à la mexicaine…
Comme le reste de l’hôtel, la cuisine est sympathique mais n’offre rien de vraiment spéciale. Pour ceux qui l’ignorent, le terme restaurant à la carte signifie ici que le serveur vous apporte un menu ou il y a cinq choix et qu’il vous servira le repas à votre table ainsi que le vin ou la bière. Oubliez le menu de 12 pages et les combos de toutes sortes. Le gros point positif vient des 7 endroits où on peut souper. Pour certains, le point négatif c’est de réserver. Comme les réservations se font à 8 heures le matin et que les places sont limitées, il faut se lever tôt.
Un autre point positif, c’est que l’on peut partager (ou non) les tables du soir au gré de nos émotions. Nous avons partagé nos soupers avec des gens hyper joviaux. Il faut aussi dire qu’une très forte majorité des gens en voyage sont extraordinairement et anormalement sympathique, moi inclus. Toujours plus facile d’être de bonne humeur autour d’une bonne table dehors en janvier, à explorer un mets que l’on n'a aucune idée de la présentation qui a été choisi au hasard, que lorsque l’on gratte ses vitres d’auto à moins 20 après avoir pelleté 15 minutes!
(photo 6)
Les activités sur le site? 3 courts de tennis qui étaient facile d’accès et disponibles. 5 piscines bien dégagées où on ne se marche pas sur les pieds. Des cinq piscines, une est vraiment petite et sert surtout au cours de plongé et une sert surtout aux activités des GO. Les trois restantes sont biens, mais toutes pareilles. Aucune n’est plus profonde, aucune n’a un tremplin et elles ont toutes la même couleur. Les GO font une bonne job à l’animation. On peut vous prêter des vélos. Ils sont vieux et de piètre qualité, mais ils font l’affaire, j’y reviendrai.
Le soir il y a des spectacles (à 10 heure) donnés par les GO, très orientés sur la danse ils sont vraiment de bonne qualité. La journée se termine à la discothèque. Ici, ce sont les touristes qui font l’ambiance, des fois c’est plein, des fois c’est vide. C’est plus discothèque que bar, peu de gens parlent et la plupart dansent.
L’océan? Comparativement à Acapulco c’est énormément mieux. J’ai entendu que je devais aller voir celle des caraïbes pour voir une vraie plage du sud, un jour… La plage est meilleure ici (près de Buccerias) qu’à Puerto Vallarta. Il y a un bon espace entre le complexe et l’océan, c’est vaste. On peut marcher un bout dans cette eau foncée avant d’en avoir aux épaules. Il y a quelques bonnes vagues mais rien de dangereux. L’eau n’est pas bouillante… La plage est propre et en sable, on y voit que très peu de roches. Il y a deux terrains de volley-ball sur la plage. On peut faire un tour de catamaran gratuitement tous les jours. Il y a des kayaks de mer, une ou deux places, de disponible. Il y a aussi des mini-planches disponibles pour aller taquiner les vagues, idéal pour prendre un bon bouillon d’eau salé… On retrouve sur la plage que deux ou trois vendeurs de souvenirs. Les couchers de soleil sont très jolis.
Les employés? Très majoritairement sympathiques, serviables et accommodants. Les sourires sont sincères et ils semblent majoritairement heureux de vous jaser.
La chambre? Comme nous étions dans la partie neuve, tout allait bien. On a vu qu’une petite chose que l’on ne savait pas c’est quoi. Ce n’était pas vraiment insonorisé. Heureusement nos voisins étaient tranquilles. Le seul gros reproche est au niveau du rangement. Comme on y passait deux semaines on voulait mettre le linge dans les tiroirs ou dans la garde-robe. Il n’y avait que deux petits tiroirs qui n’étaient pas plus large que le meuble télé. 2 fois 12 pouces de large par 12 pouces de profond. 5-6 supports et une tablette seulement dans la garde-robe.
De plus comme cet hôtel est une exclusivité (pour ce que ce terme de vente signifie) Transat, la clientèle est à 75% canadienne. La première semaine je dirais qu’elle devait être à 40% québécoise. Nous avons rencontré des gens hyper sympathiques et facile d’accès. Une ambiance très joyeuse, des vraies vacances reposantes loin du train-train quotidien à cet hôtel. Des forfaits mariages sont aussi disponibles.
Les représentants Transat? Peu à dire sur eux, ils vous souhaitent la bienvenue et ne servent que pour réserver les excursions. Ils vendent plus chère que les vendeurs locaux mais les informations qu’ils vous donnent sont plus honnêtes.
(photo 7)
Boissons? Le service était rapide et courtois. J’avais amené des gros verres de plastiques et je ne m’en suis pas servie. Boissons fait de rhum, vodka, tequila ou de Sol (bière locale).
Pour résumé l’hôtel, c’est sympathique et accueillant. On n’a rien réinventé coté service ou hôtellerie. On y mange bien, c’est vaste et propre. La clientèle est canadienne et variée en age. C’est loin du centre-ville.
(Photo 8)
Après dix jours passés au Royal Decameron, la direction nous offre de changer d’hôtel dû au fait qu’elle a vendu plus de place qu’elle n’en possède. Comme nous prévoyons passer les quatre derniers jours près du centre-ville pour diverses excursions, nous sommes très heureux de recevoir cette offre qui nous fera économiser au moins six heures de transport. De plus la direction nous offre deux chandails, une bouteille de tequila et une somme de 200$ américain. On croyait avoir fait une bonne transaction, c’était avant de rencontrer un autre transfuge qui avait négocié 200$ US pour une seule nuit.
Nous voilà rendu à l’hôtel Hola autrefois connu sous le nom de Qualton Club & Spa Puerto Vallarta. Mes attentes de l’hôtel sont assez minimes car j’ai lu plusieurs résumés qui n’étaient pas tendre envers l’endroit. De plus nous passons d’un hôtel quatre étoiles à un trois étoiles et demi.
D’entrée, on constate la différence côté hôtel. Ici, c‘est un édifice d’une hauteur d’une quinzaine d’étage faisant face à l’unique piscine et au Pacifique. Sur chaque coté de la piscine se dresse quatre étages de chambre. En gros, c’est un immense U qui entoure la piscine. En comparaison au Royal Decameron, on retrouve le tiers de client pour moins du septième d’espace.
(Photo 9)
Bouffe? Difficile de commenter car je n’y ai pris que les déjeuners, un dîner et un léger souper. Évidemment l’espace est plus restreint dans les restaurants ce qui occasionne de l’attente. Il n’y a que deux soupers à la carte (mexicain et international) par semaine. Le gros point positif, c’est la vue que ces restaurants ont. Il y a un restaurant qui est situé directement sur la plage et l’autre qui surplombe la piscine avec vue magnifique vue sur l’océan.
(Photo 10)
Clientèle? Je n’ai entendu parler québécois francophone qu’une seule fois sur les quatre jours que j’ai passé au Hola. Un couple arrivant tard le samedi soir, la veille de notre départ. De plus, la moyenne d’âge était d’environ 55-60 ans. 15 à 20 ans de plus que celle du Royal Decameron.
Personnel? Il y a deux catégories d’employés, ceux des activités (j’y reviendrai) et le reste. Les employés de la réception, des restaurants et des bars ont un petit coté sérieux, impersonnel et même un peu bête. Il faut toutefois dire, à la défense des employés de bar qu’ils sont insuffisants en nombre, ce qui mine plusieurs morale d’employé partout dans le monde.
Boisson? L’attente est souvent de cinq à dix minutes pour une consommation. Le service est machinal. On y retrouve sensiblement les mêmes mélanges qu’au Royal Decameron, soit des boissons fait rhum, vodka, tequila ou de Sol.
Activités? L’espace restreint jumelé à la moyenne d’âge élevée de la clientèle tue toute tentative d’activité. J’ai vu une partie de volley-ball dans la piscine avec très peu de participants. Bien que les GO soit nombreux et motivés, ils n’y peuvent rien. En revanche, ils sont les employés les plus gentils de l’hôtel. Ils sont parfois deux, même trois, à attendre impatiemment sous leur auvent que quelqu’un aille les voir. L’équipe d’animation est aussi chargée de produire des spectacles le soir. Difficile. J’ai vu trois spectacles. Deux était carrément affreux, voir même ridicule. Le troisième, un effet de néons noirs et de vêtements fluorescents, était réussi. Un terrain de tennis est disponible. En gazon synthétique et rempli d’une quantité incroyable de sable. Il y a aussi un gym, un jacuzzi et un spa mais je ne l’ai ai absolument pas essayé ou visité.
La plage? Comme les hôtels sont cordés les uns sur les autres, la plage est longue, très longue. Elle est propre mais étroite. Des quais fait de grosses pierres s’avancent dans l’eau. On peut même s’y faire masser à certains endroits. Se faire masser sur et au son de l’océan, c’est sans doute féerique. Le fond de l’océan disparaît rapidement sous nos pieds, peu favorable à de longue baignade. Il y a de nombreux vendeurs. Ils sont omniprésents mais non achalants. Les couchers de soleil y sont une attraction fantastique.
La chambre? La plupart des chambres sont avec vue sur l’océan mais pas la nôtre. Nous, c’est une vue partielle de l’océan que nous offre cette chambre du quatrième étage situé sur le coté de la piscine avec balcon. Chambre conventionnelle avec une quantité suffisante de rangement. Le seul point négatif de la chambre vient de cette petite senteur omniprésente d’humidité.
Situation géographique? Voilà l’énorme point positif de l’hôtel. Nous sommes en plein milieu de la zone hôtelière de Puerto Vallarta. Nous sommes à dix minutes d’autobus (45¢ US) du centre-ville. Nous sommes aussi situés près du port, de la corrida et du départ des activités que nous ferons durant ces derniers jours.
En résumé, le Hola est un hôtel bien situé, d’une architecture classique, peu porté sur la verdure ou le service spécialisé, où une clientèle anglophone assez âgée vient y passer ses vacances.
Les excursions.
Voici un résumé des excursions que nous avons faites dans la région de Puerto Vallarta.
La croisière.
Première sortie de l’hôtel en ce mercredi fort ensoleillé. Nous partons sur ce catamaran motorisé de deux étages (est-ce le bon terme?) en direction des baleines. Déception, les baleines sont absentes.
Nous passons donc à la deuxième activité, la plongée. Équipé d’un masque, d’un tuba et d’une veste de flottaison nous observons ces poissons tropicaux dans toute leur splendeur. Malheureusement le fond de l’océan n’offre que peu d’émerveillement.
(Photo 11)
Après la baignade nous nous dirigeons vers une plage accessible que par bateau pour une randonnée (ou équitation) en direction d’une magnifique petite chute en montagne. Bien que la chaleur soit au rendez-vous la marche est facile et agréable. Ceux qui le désirent peuvent se baigner au pied de cette chute. Un restaurant est disponible au pied de cette chute.
Ceux qui désirent faire de l’équitation auront droit à un âne docile mais pas très rapide. De retour sur la plage, un repas mexicain traditionnel (trois choix sont offert) viendra assouvir notre faim. On reprend le bateau pour aller visiter rapidement une autre plage et on retourne au port.
(Photo 12)
Rien d’extraordinaire pour cette croisière. Mais j’ai bien apprécié cette journée sur l’eau. De 10 heure le matin à 5 heure 30 le soir sur un bateau, avec un soleil de plomb au rendez-vous, avec escale, sept ou huit consommations (le bar n’est pas aussi ouvert qu’ils le prétendent), le repas du dîner, la plongée pour un ridicule 20$ US, faut le faire. Le prix de la croisière part à 40$ US et descend autant que vos talents de négociateur.
La promenade à bicyclette. Comme le Royal Decameron prête des bicyclettes nous avons décidé d’aller faire le tour du coin. Mentionnons deux choses. Un, les bicyclettes sont de piètre qualité (et beaucoup trop petite) et n’ont qu’une vitesse. Deux, les rues normales de la région sont faites de pierres rondes. Donc il est impossible de couvrir de grandes distances. Nous prenons le chemin qui longe l’océan en direction nord. Nous commençons par une visite du centre-ville de Buccerias. Le centre-ville est petit, c’est rempli de vendeurs de souvenirs et de restaurants. Aucun autre commerce ne semble habiter l’endroit. Une certaine tristesse, voisine d’une pauvreté évidente, flotte dans les aires. Le touriste se fait soit dévisager ou se fait offrir un article inutile. Qui a vraiment besoin d’un flocon de saveur de vanille?
Pour le retour, on regagne le chemin principal (très facile de s’orienter) qui est fait d’asphalte. Nous revenons au sud. Un canal, qui est aussi un chemin, attire notre attention. Il mène à des demeures de l’autre coté du chemin principal, opposé à l’océan. Ce canal est en fait le chemin naturel que prend l’eau pendant la saison des pluies pour se rendre à l’océan. Il sert aussi de chemin au plus riche (peu nombreux) qui peuvent se permettre une vieille voiture. Sur notre gauche des chemins grimpent la montagne. C’est avec nos bicyclettes à une seule vitesse que l’on entreprend l’ascension des côtes de Buccerias. Heureusement nous rencontrons rapidement un dépanneur, nous pourrons nous désaltérer. Ici, c’est le début du vrai Mexique. Aucun mot d’anglais n’est compris. Quand je fais le signe international du combien ça coûte, on comprend que je veux une bouteille en plastique…
(Photo 13 & 14)
Réhydratés, nous commençons la visite du quartier montagneux. Le dictionnaire décrit le mot bidonville dans ces mots : «agglomération de baraques où s’entasse la population misérable d’une ville.» Le mot est juste : bidonville. Le terme maison est trop fort pour la place. Ce sont des murs de blocs en bétons. Ces murs sont inexplicablement peu souvent recouverts d’un toit. Il y a trop de murs pour le nombre de toit. Beaucoup de murs sont inachevés ou en détérioration avancée. Je n’ai vu qu’un seul homme, il vendait des légumes dans son pick-up muni d’un haut-parleur. Il y avait énormément de femmes et de jeunes enfants en ce jeudi après-midi. Pauvre, très, très pauvre. Disons simplement que deux touristes blancs sur leurs bicyclettes jaunes faisaient un contraste évident avec le paysage de l’endroit. Quand tout le monde arrête de parler et te dévisage sur ton passage, tu comprends vite que tu es loin de l’hôtel. À deux heures de l’après-midi, je ne me suis pas senti menacé par cette population de femmes et de jeunes enfants, pas sur qu’a deux heures du matin… Nous étions à moins de vingt minutes de marche de l’hôtel..
Le retour fut pénible. Le pédalier de ma bicyclette se brisa.
La fête.
C’est en parlant avec un barman du Royal Decameron que l’on a appris qu’une fête importante commençait le lundi soir (notre deuxième semaine) pour quelques jours dans le village de Buccerias. C’est à pied que nous nous y rendîmes.
Rendu dans le village de Buccerias, on remarqua que les commerces de vente de souvenirs étaient fermés. Plusieurs vendeurs de nourriture envahissaient maintenant la place principale et les rues étaient remplis de manèges. Première agréable surprise, la majorité des gens (80-85%) sont mexicains. On est vraiment dans leur fête, chez eux et avec eux. Comment décrire? C’est sans doute comme une fête foraine qui se passait au Québec à la fin des années 60, sérieux. On n'est ici pas loin d’une scène de Retour vers le Futur. Les manèges avaient du vécu et ils étaient tous destinés pour les enfants. Au Mexique il n’y a pas de lois en matière de sécurité. Voir un manège qui est un petit train faire des tours n’a rien d’étonnant en soit, voir la structure littéralement se déplacé d’un pouce à chacun des tours…
Ce que j’ai trouvé de plus intéressant se sont les jeux d’adresse. Mon favori a été celui qui consistait à gagner de la bière en lançant des dards. On vous donne trois dards. Chacun des dards lancés sur une carte au mur vous donne une bière. Si vous réussissiez trois dards sur trois cartes on vous donnait six bières et trois dards sur la même carte vous méritait vingt-quatre bières, tout cela pour un seul dollar américain. Comme ces jeux étaient vraiment conçus pour les Mexicains, pauvreté oblige, il y avait des jeux pour gagner de la nourriture dans certains jeux d’adresse. Ensuite, comme les gens sont très religieux, ils leur étaient possibles de gagner une horloge avec une photo de Marie ou de Jésus. Un spectacle traditionnel gratuit était aussi présenté. Nous nous sommes même permis un arrêt au kiosque de nourriture. Le clou de la soirée a été ce feu d’artifice à la mexicaine. Ici, rien à voir avec nos feux d’artifice à grand déploiement. Une tour en bois où on alterne les pétards captera l’attention de cette foule qui doit bien rassembler un millier de personnes.
En résumé ce fût une très agréable soirée 100% mexicaine. J’y ai vu des mexicains s’amuser sans retenu dans une fête créée par eux, pour eux.
Le parachute.
Activité fort populaire dans les centres touristiques du sud, le tour en parachute tiré par un bateau. C’est une activité que j’effectuais pour une deuxième fois, l’ayant déjà fait à Acapulco. Il est à noter que cette activité est offerte autant sur la plage en face du Royal Decameron que sur la plage du centre-ville de Puerto Vallarta. De plus le prix peut varier considérablement. Au Royal Decameron le prix est de 45$ US et il ne semblait pas être négociable selon quelques personnes qui ont fait le tour. Nous avons fait le tour à partir du centre-ville de Puerto Vallarta. Le prix commençait à 40$ US et en moins de trente secondes on a eu le tour pour 30$ US. Prix que je trouvais juste.
(Photo 15)
Décrire le tour est difficile. Il est à noter qu’en haut, on a une impression de hauteur vraiment plus élevé que celle que l’on a en regardant les autres faire le tour. La grande révélation un coup en haut, c’est la vue que l’on a! C’est une deuxième raison pour laquelle je conseil le tour au centre-ville. Voir Puerto Vallarta de haut est vraiment impressionnant. Apportez-vous un appareil photo.
(Photo 16)
La Corrida?
Aller à la Corrida, c’est un peu renier tous ses principes moraux envers les animaux. Mais, à Rome, fait comme les romains. J’avais déjà vu une Corrida. J’ai beau trouver que c’est de la violence (ou cruauté) gratuite, mais j’ai bien aimé. Je crois que ce qui rend la chose intéressante c’est justement le fait que c’est tellement loin de toutes nos valeurs. Petite soirée tranquille à prendre de la bière… L’entrée était de 30$ US.
L’outdoor challenge?
C’est un peu par hasard que j’ai demandé des informations sur cette expédition. En feuilletant un magasine, une photo retint mon attention... J’ai demandé des informations… Une expédition qu’aucun guide nous avait offert ou proposé, pourtant…
Malgré le fait qu’elle ait été la plus onéreuse, environ 120$ US, ce fut l’activité la plus tripante du voyage.
Activité d’une journée en forêt montagneuse que l’on pourrait diviser en deux parties, les «zip-line» et les descentes en rappels. Qu’est-ce qu’un «zip-line»? Ce sont deux tours situées sur des collines différentes reliées par un câble. Le jeu consiste à se faire glisser à l’aide d’une poulie d’une tour à l’autre. Tout ceci se fait dans un décor enchanteur qui s’apparente drôlement à une jungle, irréel!
(Photo 17)
Comment décrire une descente en rappel? C’est un peu faire de l’escalade à l’envers. Vous partez du haut d’une colline attaché à une corde et vous descendez. Mais ici il y a une grande particularité, vous descendez directement dans une chute! Féerique!
Vraiment à faire pour toutes personnes de moins de 40 ans le moindrement en forme!
La Sierra Madre?
(Photo 18)
Excursion explicative dans la chaîne de montagne Sierra Madre où on nous informe des us et coutumes des gens de l’endroit. Fait à bord de camions, qui ressemble à des camions de l’armée transportant des militaires, on visite le Mexique plus profond et plus réel. On voit des plantations commerciales, un cimetière, un village, des mexicains proches de l’auto suffisance, une petite balade à pied en forêt suivi d’un repas sur une plage privée.
Excursion intéressante et instructive pour découvrir ce qui se passe au-delà des frontières du centre touristique.
Si vous le désirez, je peux vous envoyer les photos. Contactez-moi via e-mail sy8@hotmail.com Si vous avez des questions, gênez-vous pas...
Voici un résumé de mon voyage à Puerto Vallarta effectué du 8 au 22 janvier 2006. Je ne suis pas un voyageur aguerri, ce n’est que mon deuxième voyage dans le sud. J’ai voyagé à Acapulco au début des années 90. Cela sera ma seule référence. Je voyage avec un ami d’enfance et nous sommes tous les deux en début de trentaine. Ce sont mes impressions, mes mots, mes sentiments…
Évidemment, comme tout bon québécois qui veut du beau, bon, pas cher, j’ai voyagé avec Air Transat. Cela m’a rappelé cette phrase d’une guide française, avec son accent très perlé, à mon arrivée à Paris en 2004 : «Et puis, comment s’est passé votre vol sur Air Sardine?». Tassé, mais joyeux aller, l’excitation est bonne et joyeuse sur le vol et les cartes font passer le temps rapidement.
Juste quelques mots sur l’aéroport de Puerto Vallarta. On n’est pas supposé être dans un syndrome post 11 septembre? L’aéroport semble aussi sécuritaire que celui de Mascouche. Je veux bien croire qu’on est au Mexique… À vrai dire c’est ça, je suis au Mexique! Le douanier met ma carte de visiteur sur un tas de carte de visiteur et va probablement jeter le paquet à la fin de sa journée…
Déjà, entre l’avion et l’aéroport, la différence de chaleur se fait sentir. Ce matin il faisait -15°C à Montréal et il fait au-delà de 30°C cet après-midi sur la côte Ouest du Mexique. C’est pour cette raison que je suis ici…
Je divise le texte en trois parties à partir d’ici. Ceux qui ne veulent pas lire sur un sujet pourront facilement s’y retrouver. La première partie est une description de la ville de Puerto Vallarta. Ensuite je décrirai les deux hôtels où j’ai séjourné. La dernière partie sera un résumé des excursions que j’ai fait.
La ville et la région de Puerto Vallarta.
Tout d’abord, Puerto Vallarta est situé dans une baie, la baie de Banderas. Un guide nous expliquait que la baie de Banderas serait la troisième plus grande baie au monde derrière la baie d’Hudson et la baie de San-Francisco. C’est une énorme baie. Dans le plus reculé de la baie on y retrouve la ville de Puerto Vallarta.
(Photo 1)
Pour situer un peu la région, commençons par le centre-ville de Puerto Vallarta et sa sublime rue principale la Malecon. Tout de suite au nord commence une série interminable d’hôtels. En continuant, vous rencontrerez le port, où d’immenses bateaux de croisière accostent quotidiennement. Notez qu’après le port vous rencontrerez sur votre droite immédiatement le Bull Ring, où se déroule la Corrida, suivi du Wal-Mart de Puerto Vallarta qui est aussi le terminus. En continuant, sans vraiment la voir, vous passerez à coté de la marina sur la gauche, évidemment. Je crois que vient ensuite l’aéroport. Il vous faudra une dizaine de minutes avant d’entrer dans Vallarta Nayarit (autrefois connu sous le nom de Nuevo Vallarta), une ville qui s’étend en longueur longeant la baie. Vous ne verrez la fin de cette ville que 15 à 20 minutes plus tard avant d’apercevoir Buccerias.
Au sud de la Malecon on retrouve le vieux Vallarta où sont situés quelques hôtels et boutiques. En continuant vers le sud vous retrouverez un hôtel ici et la. Pour les amateurs de plongée, j’y ai vu un centre dédié à ce sport près d’où j’ai fait de la plongée dans ma croisière. À l’est de la ville, ce sont les montagne de la Sierra Madre.
Le centre-ville de Puerto Vallarta est fort joli. Pour décrire, il y a l’océan, en bordure il y a évidemment la plage. Il y a ensuite une large promenade qui longe la plage. La rue principale de l’endroit, la Malecon (sens unique direction sud) suit cette promenade de bout en bout. C’est sur cette rue que sont situés une multitude de restaurants, boutiques et bars. Il y en a aussi sur les rues perpendiculaires et sur les rues parallèles mais c’est sur la Malecon que ça se passe. Si vous cherchez un peu, vous trouverez ce que vous cherchez à un prix fort raisonnable. Preuve, nous avons trouvé dans un resto-bar sur la Malecon un sceau de 12 Coronita (bière) pour 15$ canadiens, pourboire inclus.
(Photo 2)
La région de Puerto Vallarta est faite sur le long et suit la plage. Il est très facile de s’y retrouver. C’est le même principe qu’Acapulco, il y a un chemin principal à contre-sens qui longe la baie et tout le commerce est situé en bordure de ce chemin principal. La seule exception est la Malecon qui est une rue à sens unique.
Pour le transport en commun (autobus) c’est aussi très facile de s’y retrouver. Wal-Mart est le centre du transport en commun. Le coût est de 1$ US pour la portion au nord du Wal-Mart. Il vous en coûtera un ridicule 45¢ pour la partie au sud du Wal-Mart. Les autobus passent très fréquemment.
La température? Début janvier sur la cote Ouest du Mexique ce n’est pas la canicule. Un guide nous a informé que comparativement à Acapulco on peut avoir 10 degrés de moins à Puerto Vallarta. Les journées sont généralement fraîches le matin, jusqu'à 10 heure 30. Après, c’est la joie du soleil jusqu'à 7 heure. Les soirées sont quand même chaudes, le problème c’est que l’on vient de passer la journée au soleil. Je crois que la température est parfaite pour quelqu’un qui veut bouger. On ne se sent pas écrasé par la chaleur tout en étant joyeux de voir le soleil. Évidemment pour les amateurs purs et durs de la chaise longue, vaut mieux attendre février ou voyager plus au sud.
Communication? Évidemment la langue d’usage est l’espagnol. Presque la totalité des gens travaillant dans le milieu touristique parlent anglais. Il est rare de rencontrer des francophones. Par contre même si votre anglais est limité, il est facile de se faire comprendre.
Le seul point qui accroche selon moi dans ces centres touristiques c’est la façon de payer. Comme une majorité de commerçants augmentent les prix à la vue des touristes, on ne sait jamais si on est en train de se faire rouler. Une simple balade en taxi peut bien être 12$ aller et 15$ retour. On se retrouve ainsi toujours sur la défensive quand vient le temps de payer. Si on ajoute à cela que le pourboire est souvent la vraie paye des travailleurs, on se retrouve coincé dans une délicate situation. Si j’ai payé mon excursion 20$ de plus que mon voisin, n’est ce pas déjà un pourboire? Je paie déjà cette course en taxi 3$ de plus… J’ai négocié pendant 15 minutes pour un bon prix, je ne donnerai pas la différence en pourboire… Mais d’un autre coté, est-ce que c’est la bonne personne qui reçoit l’argent en bout de ligne?
Les restaurants?
Évidemment tout est une question de goût et de ce que l’on recherche.
Nous avons fait quelques restaurants et voici mon appréciation de chacun.
Hooters Puerto Vallarta. Nous y avons fait un arrêt rafraîchissement. Ici on parle d’une chaîne de restaurants américains qui n’offre rien d’exceptionnel. J’aurais bien pu être à celui de Philadelphie que je n’y aurais pas vu de différence. À ne considérer que pour y voir du sport ou une urgence de nourriture grasse.
Le marché aux puces. Entre Puerto Vallarta et le vieux Vallarta il y a un ruisseau. Sur la partie nord se dresse plusieurs boutiques et au bout il y a un petit marché aux puces. En haut se trouve trois restaurants. À première vue, cela fait peur. Disons que les inspecteurs québécois en restauration auraient des arrêts cardiaques! Mais on est au Mexique et à Rome fait comme les romains. Ces restaurants nous avaient été recommandés comme de l’authentique cuisine mexicaine. Après une certaine hésitation, nous y avons mangé… C’était très mexicain de tous les jours. Rien d’extraordinaire, mais très bon. Aucune de nos deux assiettes ne fut trop épicée. Le repas avec une ou deux bières et le pourboire m’a coûté moins de 10$ US.
Carlos O’ Brien Chaîne de restaurants mexicains très populaire dans les régions touristiques. On parle ici plus d’un resto-bar que d’un simple restaurant. Ce restaurant et le Senor Frog (qui sont de la même chaîne) sont des destinations très populaires. Le Carlos O’ Brian offre une magnifique vue sur la baie car il est situé directement sur la Malecon. Évidemment on nous sert les traditionnelles nachos en entrée. Le repas que j’ai pris est connu sous l’appellation assiette du Mexique. On retrouvait deux mets. C’était délicieux. Ici on parle de mets très épicés. Vous savez quand votre front se met à transpirer… J’ai adoré mon repas, moi qui adore ces mets épicés. Je trouve par contre que le Carlos O’ Brian est un restaurant un peu surévalué. J’ai bien aimé mais je n’ai rien trouvé d’unique si ce n’est qu’une équipe d’animation qui vient mettre de l’ambiance. Peu être que quand le soir arrive et que le plancher de danse est plein… Des fruits de mer sont aussi servis. Le repas, bières et pourboire coûtent environ 25$ US.
Hector’s sunset Restaurant qui nous a été recommandé par une représentante de voyage à l’hôtel. Tout d’abord il faut situer le restaurant car il est difficile à trouver. Il est situé directement en face du concessionnaire Volkswagen, qui est juste au nord de la Malecon. Descendu de l’autobus avec de la chance vous verrez une minuscule affiche indiquant le nom du restaurant et une flèche. Il y a un petit chemin en face du Volkswagen qui est peut-être l’entrée privé du restaurant. Vous marchez quelques pas… Difficile à décrire mais le restaurant est juste sur votre gauche, mais il n’a pas de réel devanture digne de ce nom.
En fait la grande force de ce restaurant est qu’il est situé directement sur la plage. La vue que vous obtenez est grandiose et vous êtes loin de tout bruit, c’est donc calme sans bon sens. Un chansonnier vous chante quelques chansons d’usage entrecoupé du son des vagues. Comme les couchers de soleil sont spectaculaires, tout est en place pour un très agréable souper. La cuisine mexicaine est aussi très bonne, on sert aussi des fruits de mer. Repas, boissons et pourboire, environ 25$ US. Bien que le résultat ne soit pas cinq étoiles, les serveurs font réellement de leur mieux coté service.
À conseiller à tout le monde. Très fortement à conseiller aux amoureux.
Agave Grill Situé sur la rue Morelos, une rue à l’est de la Malecon, le Agave Grill nous fut recommandé par un guide. Endroit chaleureux et chic, on parle ici de haute cuisine mexicaine. Après l’entrée de nachos, on nous sert un repas qui est non seulement succulent mais aussi très joli pour les yeux. La présentation des repas au Mexique est généralement un aspect manquant, mais ici c’est spectaculaire. Les desserts aussi répondent aux même aspects. Repas, bières, dessert et pourboire pour 30$ US. Il y a aussi possibilité de déguster et d’acheter des tequilas de qualité. C’est ici, et de loin, que l’on a retrouvé le service le plus de qualité.
À conseiller à tout amateur de fine cuisine.
Je retiens évidemment comme point fort de ce voyage des températures de plus 35°C en janvier. Je retiens aussi d’avoir apprécié de nombreux repas de cuisine mexicaine. Je retiens aussi de bons souvenirs d’un hôtel où on pouvait bouger, bien manger et faire un peu de sport. J’ai en mémoire une ville qui est belle, sécuritaire, pas trop pauvre et vivante. Je me souviens d’une majorité de mexicains souriants et heureux de voir des touristes. J’ai aussi remarqué que les gens loin de leur train-train quotidien sont énormément joviaux et dégagent une aura de bonheur.
(photo 3)
Ce que j’essaierai d’améliorer dans mes prochaines vacances dans le sud. Réserver plus rapidement mes excursions ce qui me permettra plus facilement de balancer le nombre d’activité dans chacune des semaines. Me reposer avant de partir pour être moins coma durant le séjour.
Pour une appréciation globale, je dirais que je suis très satisfait de mon voyage. Je persiste à croire que l’appréciation du voyage est fortement influencée par les informations que l’on a eues avant de partir. Peu importe le genre de voyage, le touriste qui sait à quoi s’attendre passe de belle vacance.
Les hôtels.
Le Royal Decameron est situé à l’extrémité nord de Vallarta Nayarit à une cinquantaine de minutes (la brochure Transat dit vrai) du centre-ville de Puerto Vallarta. Quelques pas de plus vous suffisent pour changer de fuseau horaire, sérieux. Une image toute montréalaise serait de dire que l’action se passe dans le vieux-port et que votre hôtel est situé directement sur la rivière des Milles-Îles au nord de Laval avec un service de transport mexicain… En résumé, vous êtes prêts, mais loin de Puerto Vallarta. 50 minutes d’autobus (1.45 $ US ou 25-30 minutes de taxi, 20$ US) aller, plus le retour vous démoralisent pour faire des sorties fréquentes sur la Malecon. Immédiatement les mots de l’agente de voyage me reviennent à l’esprit : «t’es loin pour sortir dans les restos ou les bars.»
(photo 4)
L’hôtel? Difficile d’expliquer avec justesse ou de comparer avec ce qui se fait au Québec. Ici le terme «complexe hôtelier» prend toute sa signification. Oublier l’hôtel traditionnel avec ses 15 étages. Ici c’est 6 blocs de chambre de trois étages de haut. C’est très vaste comme endroit. Les couleurs et le style sont très mexicains. Les couleurs sont vives et joyeuses, c’est propre et sympathique. Sympathique est le mot que je crois qui décrit le mieux l’endroit. Ici, il n’y a pas de décoration luxueuse inutile. C’est bon chic, bon genre.
Quatre blocs sont situés sur le bord de l’océan et les deux autres sont situés à l’arrière. Nous sommes dans le bloc 6, le dernier et le plus récent. Selon certains, il aurait été terminé moins de deux semaines avant notre arrivée. Le reste du complexe est rempli des deux buffets, des trois courts de tennis, des cinq piscines, des cinq restaurants à la carte et de la salle de spectacle/discothèque.
À l’ouest, il y a l’océan. Au nord, une petite rue qui mène au minuscule village de Buccerias. À l’est, un espace vide, une rue d’employés de l’hôtel suivi de la route principale qui mène à Puerto Vallarta. Au sud, un espace vide.
(photo 5)
À l’extérieur du complexe, il n’y a donc que cette petite rue où on peut y manger le soir et qui mène au centre-ville de Buccerias, qui n’est autre chose que quelques restaurants et des vendeurs de souvenirs qui peut divertir le touriste. Sinon? L’autobus ou le taxi, direction Puerto Vallarta.
La bouffe? Comme c’est un tout inclus, il faut parler de la bouffe. On a quand même payé pour. Évidemment, tout est question de goût. 2 buffets et 5 restaurants à la carte au souper réussissent à créer une diversité bien appréciée. La cuisine est très internationale dans le goût et dans la présentation. Au restaurant mexicain (il y a aussi un Steak House, un italien, un japonais et un thaïlandais) ne cherchez pas les quesadillas, tacos et buritos. On vous offre du poulet à la mexicaine…
Comme le reste de l’hôtel, la cuisine est sympathique mais n’offre rien de vraiment spéciale. Pour ceux qui l’ignorent, le terme restaurant à la carte signifie ici que le serveur vous apporte un menu ou il y a cinq choix et qu’il vous servira le repas à votre table ainsi que le vin ou la bière. Oubliez le menu de 12 pages et les combos de toutes sortes. Le gros point positif vient des 7 endroits où on peut souper. Pour certains, le point négatif c’est de réserver. Comme les réservations se font à 8 heures le matin et que les places sont limitées, il faut se lever tôt.
Un autre point positif, c’est que l’on peut partager (ou non) les tables du soir au gré de nos émotions. Nous avons partagé nos soupers avec des gens hyper joviaux. Il faut aussi dire qu’une très forte majorité des gens en voyage sont extraordinairement et anormalement sympathique, moi inclus. Toujours plus facile d’être de bonne humeur autour d’une bonne table dehors en janvier, à explorer un mets que l’on n'a aucune idée de la présentation qui a été choisi au hasard, que lorsque l’on gratte ses vitres d’auto à moins 20 après avoir pelleté 15 minutes!
(photo 6)
Les activités sur le site? 3 courts de tennis qui étaient facile d’accès et disponibles. 5 piscines bien dégagées où on ne se marche pas sur les pieds. Des cinq piscines, une est vraiment petite et sert surtout au cours de plongé et une sert surtout aux activités des GO. Les trois restantes sont biens, mais toutes pareilles. Aucune n’est plus profonde, aucune n’a un tremplin et elles ont toutes la même couleur. Les GO font une bonne job à l’animation. On peut vous prêter des vélos. Ils sont vieux et de piètre qualité, mais ils font l’affaire, j’y reviendrai.
Le soir il y a des spectacles (à 10 heure) donnés par les GO, très orientés sur la danse ils sont vraiment de bonne qualité. La journée se termine à la discothèque. Ici, ce sont les touristes qui font l’ambiance, des fois c’est plein, des fois c’est vide. C’est plus discothèque que bar, peu de gens parlent et la plupart dansent.
L’océan? Comparativement à Acapulco c’est énormément mieux. J’ai entendu que je devais aller voir celle des caraïbes pour voir une vraie plage du sud, un jour… La plage est meilleure ici (près de Buccerias) qu’à Puerto Vallarta. Il y a un bon espace entre le complexe et l’océan, c’est vaste. On peut marcher un bout dans cette eau foncée avant d’en avoir aux épaules. Il y a quelques bonnes vagues mais rien de dangereux. L’eau n’est pas bouillante… La plage est propre et en sable, on y voit que très peu de roches. Il y a deux terrains de volley-ball sur la plage. On peut faire un tour de catamaran gratuitement tous les jours. Il y a des kayaks de mer, une ou deux places, de disponible. Il y a aussi des mini-planches disponibles pour aller taquiner les vagues, idéal pour prendre un bon bouillon d’eau salé… On retrouve sur la plage que deux ou trois vendeurs de souvenirs. Les couchers de soleil sont très jolis.
Les employés? Très majoritairement sympathiques, serviables et accommodants. Les sourires sont sincères et ils semblent majoritairement heureux de vous jaser.
La chambre? Comme nous étions dans la partie neuve, tout allait bien. On a vu qu’une petite chose que l’on ne savait pas c’est quoi. Ce n’était pas vraiment insonorisé. Heureusement nos voisins étaient tranquilles. Le seul gros reproche est au niveau du rangement. Comme on y passait deux semaines on voulait mettre le linge dans les tiroirs ou dans la garde-robe. Il n’y avait que deux petits tiroirs qui n’étaient pas plus large que le meuble télé. 2 fois 12 pouces de large par 12 pouces de profond. 5-6 supports et une tablette seulement dans la garde-robe.
De plus comme cet hôtel est une exclusivité (pour ce que ce terme de vente signifie) Transat, la clientèle est à 75% canadienne. La première semaine je dirais qu’elle devait être à 40% québécoise. Nous avons rencontré des gens hyper sympathiques et facile d’accès. Une ambiance très joyeuse, des vraies vacances reposantes loin du train-train quotidien à cet hôtel. Des forfaits mariages sont aussi disponibles.
Les représentants Transat? Peu à dire sur eux, ils vous souhaitent la bienvenue et ne servent que pour réserver les excursions. Ils vendent plus chère que les vendeurs locaux mais les informations qu’ils vous donnent sont plus honnêtes.
(photo 7)
Boissons? Le service était rapide et courtois. J’avais amené des gros verres de plastiques et je ne m’en suis pas servie. Boissons fait de rhum, vodka, tequila ou de Sol (bière locale).
Pour résumé l’hôtel, c’est sympathique et accueillant. On n’a rien réinventé coté service ou hôtellerie. On y mange bien, c’est vaste et propre. La clientèle est canadienne et variée en age. C’est loin du centre-ville.
(Photo 8)
Après dix jours passés au Royal Decameron, la direction nous offre de changer d’hôtel dû au fait qu’elle a vendu plus de place qu’elle n’en possède. Comme nous prévoyons passer les quatre derniers jours près du centre-ville pour diverses excursions, nous sommes très heureux de recevoir cette offre qui nous fera économiser au moins six heures de transport. De plus la direction nous offre deux chandails, une bouteille de tequila et une somme de 200$ américain. On croyait avoir fait une bonne transaction, c’était avant de rencontrer un autre transfuge qui avait négocié 200$ US pour une seule nuit.
Nous voilà rendu à l’hôtel Hola autrefois connu sous le nom de Qualton Club & Spa Puerto Vallarta. Mes attentes de l’hôtel sont assez minimes car j’ai lu plusieurs résumés qui n’étaient pas tendre envers l’endroit. De plus nous passons d’un hôtel quatre étoiles à un trois étoiles et demi.
D’entrée, on constate la différence côté hôtel. Ici, c‘est un édifice d’une hauteur d’une quinzaine d’étage faisant face à l’unique piscine et au Pacifique. Sur chaque coté de la piscine se dresse quatre étages de chambre. En gros, c’est un immense U qui entoure la piscine. En comparaison au Royal Decameron, on retrouve le tiers de client pour moins du septième d’espace.
(Photo 9)
Bouffe? Difficile de commenter car je n’y ai pris que les déjeuners, un dîner et un léger souper. Évidemment l’espace est plus restreint dans les restaurants ce qui occasionne de l’attente. Il n’y a que deux soupers à la carte (mexicain et international) par semaine. Le gros point positif, c’est la vue que ces restaurants ont. Il y a un restaurant qui est situé directement sur la plage et l’autre qui surplombe la piscine avec vue magnifique vue sur l’océan.
(Photo 10)
Clientèle? Je n’ai entendu parler québécois francophone qu’une seule fois sur les quatre jours que j’ai passé au Hola. Un couple arrivant tard le samedi soir, la veille de notre départ. De plus, la moyenne d’âge était d’environ 55-60 ans. 15 à 20 ans de plus que celle du Royal Decameron.
Personnel? Il y a deux catégories d’employés, ceux des activités (j’y reviendrai) et le reste. Les employés de la réception, des restaurants et des bars ont un petit coté sérieux, impersonnel et même un peu bête. Il faut toutefois dire, à la défense des employés de bar qu’ils sont insuffisants en nombre, ce qui mine plusieurs morale d’employé partout dans le monde.
Boisson? L’attente est souvent de cinq à dix minutes pour une consommation. Le service est machinal. On y retrouve sensiblement les mêmes mélanges qu’au Royal Decameron, soit des boissons fait rhum, vodka, tequila ou de Sol.
Activités? L’espace restreint jumelé à la moyenne d’âge élevée de la clientèle tue toute tentative d’activité. J’ai vu une partie de volley-ball dans la piscine avec très peu de participants. Bien que les GO soit nombreux et motivés, ils n’y peuvent rien. En revanche, ils sont les employés les plus gentils de l’hôtel. Ils sont parfois deux, même trois, à attendre impatiemment sous leur auvent que quelqu’un aille les voir. L’équipe d’animation est aussi chargée de produire des spectacles le soir. Difficile. J’ai vu trois spectacles. Deux était carrément affreux, voir même ridicule. Le troisième, un effet de néons noirs et de vêtements fluorescents, était réussi. Un terrain de tennis est disponible. En gazon synthétique et rempli d’une quantité incroyable de sable. Il y a aussi un gym, un jacuzzi et un spa mais je ne l’ai ai absolument pas essayé ou visité.
La plage? Comme les hôtels sont cordés les uns sur les autres, la plage est longue, très longue. Elle est propre mais étroite. Des quais fait de grosses pierres s’avancent dans l’eau. On peut même s’y faire masser à certains endroits. Se faire masser sur et au son de l’océan, c’est sans doute féerique. Le fond de l’océan disparaît rapidement sous nos pieds, peu favorable à de longue baignade. Il y a de nombreux vendeurs. Ils sont omniprésents mais non achalants. Les couchers de soleil y sont une attraction fantastique.
La chambre? La plupart des chambres sont avec vue sur l’océan mais pas la nôtre. Nous, c’est une vue partielle de l’océan que nous offre cette chambre du quatrième étage situé sur le coté de la piscine avec balcon. Chambre conventionnelle avec une quantité suffisante de rangement. Le seul point négatif de la chambre vient de cette petite senteur omniprésente d’humidité.
Situation géographique? Voilà l’énorme point positif de l’hôtel. Nous sommes en plein milieu de la zone hôtelière de Puerto Vallarta. Nous sommes à dix minutes d’autobus (45¢ US) du centre-ville. Nous sommes aussi situés près du port, de la corrida et du départ des activités que nous ferons durant ces derniers jours.
En résumé, le Hola est un hôtel bien situé, d’une architecture classique, peu porté sur la verdure ou le service spécialisé, où une clientèle anglophone assez âgée vient y passer ses vacances.
Les excursions.
Voici un résumé des excursions que nous avons faites dans la région de Puerto Vallarta.
La croisière.
Première sortie de l’hôtel en ce mercredi fort ensoleillé. Nous partons sur ce catamaran motorisé de deux étages (est-ce le bon terme?) en direction des baleines. Déception, les baleines sont absentes.
Nous passons donc à la deuxième activité, la plongée. Équipé d’un masque, d’un tuba et d’une veste de flottaison nous observons ces poissons tropicaux dans toute leur splendeur. Malheureusement le fond de l’océan n’offre que peu d’émerveillement.
(Photo 11)
Après la baignade nous nous dirigeons vers une plage accessible que par bateau pour une randonnée (ou équitation) en direction d’une magnifique petite chute en montagne. Bien que la chaleur soit au rendez-vous la marche est facile et agréable. Ceux qui le désirent peuvent se baigner au pied de cette chute. Un restaurant est disponible au pied de cette chute.
Ceux qui désirent faire de l’équitation auront droit à un âne docile mais pas très rapide. De retour sur la plage, un repas mexicain traditionnel (trois choix sont offert) viendra assouvir notre faim. On reprend le bateau pour aller visiter rapidement une autre plage et on retourne au port.
(Photo 12)
Rien d’extraordinaire pour cette croisière. Mais j’ai bien apprécié cette journée sur l’eau. De 10 heure le matin à 5 heure 30 le soir sur un bateau, avec un soleil de plomb au rendez-vous, avec escale, sept ou huit consommations (le bar n’est pas aussi ouvert qu’ils le prétendent), le repas du dîner, la plongée pour un ridicule 20$ US, faut le faire. Le prix de la croisière part à 40$ US et descend autant que vos talents de négociateur.
La promenade à bicyclette. Comme le Royal Decameron prête des bicyclettes nous avons décidé d’aller faire le tour du coin. Mentionnons deux choses. Un, les bicyclettes sont de piètre qualité (et beaucoup trop petite) et n’ont qu’une vitesse. Deux, les rues normales de la région sont faites de pierres rondes. Donc il est impossible de couvrir de grandes distances. Nous prenons le chemin qui longe l’océan en direction nord. Nous commençons par une visite du centre-ville de Buccerias. Le centre-ville est petit, c’est rempli de vendeurs de souvenirs et de restaurants. Aucun autre commerce ne semble habiter l’endroit. Une certaine tristesse, voisine d’une pauvreté évidente, flotte dans les aires. Le touriste se fait soit dévisager ou se fait offrir un article inutile. Qui a vraiment besoin d’un flocon de saveur de vanille?
Pour le retour, on regagne le chemin principal (très facile de s’orienter) qui est fait d’asphalte. Nous revenons au sud. Un canal, qui est aussi un chemin, attire notre attention. Il mène à des demeures de l’autre coté du chemin principal, opposé à l’océan. Ce canal est en fait le chemin naturel que prend l’eau pendant la saison des pluies pour se rendre à l’océan. Il sert aussi de chemin au plus riche (peu nombreux) qui peuvent se permettre une vieille voiture. Sur notre gauche des chemins grimpent la montagne. C’est avec nos bicyclettes à une seule vitesse que l’on entreprend l’ascension des côtes de Buccerias. Heureusement nous rencontrons rapidement un dépanneur, nous pourrons nous désaltérer. Ici, c’est le début du vrai Mexique. Aucun mot d’anglais n’est compris. Quand je fais le signe international du combien ça coûte, on comprend que je veux une bouteille en plastique…
(Photo 13 & 14)
Réhydratés, nous commençons la visite du quartier montagneux. Le dictionnaire décrit le mot bidonville dans ces mots : «agglomération de baraques où s’entasse la population misérable d’une ville.» Le mot est juste : bidonville. Le terme maison est trop fort pour la place. Ce sont des murs de blocs en bétons. Ces murs sont inexplicablement peu souvent recouverts d’un toit. Il y a trop de murs pour le nombre de toit. Beaucoup de murs sont inachevés ou en détérioration avancée. Je n’ai vu qu’un seul homme, il vendait des légumes dans son pick-up muni d’un haut-parleur. Il y avait énormément de femmes et de jeunes enfants en ce jeudi après-midi. Pauvre, très, très pauvre. Disons simplement que deux touristes blancs sur leurs bicyclettes jaunes faisaient un contraste évident avec le paysage de l’endroit. Quand tout le monde arrête de parler et te dévisage sur ton passage, tu comprends vite que tu es loin de l’hôtel. À deux heures de l’après-midi, je ne me suis pas senti menacé par cette population de femmes et de jeunes enfants, pas sur qu’a deux heures du matin… Nous étions à moins de vingt minutes de marche de l’hôtel..
Le retour fut pénible. Le pédalier de ma bicyclette se brisa.
La fête.
C’est en parlant avec un barman du Royal Decameron que l’on a appris qu’une fête importante commençait le lundi soir (notre deuxième semaine) pour quelques jours dans le village de Buccerias. C’est à pied que nous nous y rendîmes.
Rendu dans le village de Buccerias, on remarqua que les commerces de vente de souvenirs étaient fermés. Plusieurs vendeurs de nourriture envahissaient maintenant la place principale et les rues étaient remplis de manèges. Première agréable surprise, la majorité des gens (80-85%) sont mexicains. On est vraiment dans leur fête, chez eux et avec eux. Comment décrire? C’est sans doute comme une fête foraine qui se passait au Québec à la fin des années 60, sérieux. On n'est ici pas loin d’une scène de Retour vers le Futur. Les manèges avaient du vécu et ils étaient tous destinés pour les enfants. Au Mexique il n’y a pas de lois en matière de sécurité. Voir un manège qui est un petit train faire des tours n’a rien d’étonnant en soit, voir la structure littéralement se déplacé d’un pouce à chacun des tours…
Ce que j’ai trouvé de plus intéressant se sont les jeux d’adresse. Mon favori a été celui qui consistait à gagner de la bière en lançant des dards. On vous donne trois dards. Chacun des dards lancés sur une carte au mur vous donne une bière. Si vous réussissiez trois dards sur trois cartes on vous donnait six bières et trois dards sur la même carte vous méritait vingt-quatre bières, tout cela pour un seul dollar américain. Comme ces jeux étaient vraiment conçus pour les Mexicains, pauvreté oblige, il y avait des jeux pour gagner de la nourriture dans certains jeux d’adresse. Ensuite, comme les gens sont très religieux, ils leur étaient possibles de gagner une horloge avec une photo de Marie ou de Jésus. Un spectacle traditionnel gratuit était aussi présenté. Nous nous sommes même permis un arrêt au kiosque de nourriture. Le clou de la soirée a été ce feu d’artifice à la mexicaine. Ici, rien à voir avec nos feux d’artifice à grand déploiement. Une tour en bois où on alterne les pétards captera l’attention de cette foule qui doit bien rassembler un millier de personnes.
En résumé ce fût une très agréable soirée 100% mexicaine. J’y ai vu des mexicains s’amuser sans retenu dans une fête créée par eux, pour eux.
Le parachute.
Activité fort populaire dans les centres touristiques du sud, le tour en parachute tiré par un bateau. C’est une activité que j’effectuais pour une deuxième fois, l’ayant déjà fait à Acapulco. Il est à noter que cette activité est offerte autant sur la plage en face du Royal Decameron que sur la plage du centre-ville de Puerto Vallarta. De plus le prix peut varier considérablement. Au Royal Decameron le prix est de 45$ US et il ne semblait pas être négociable selon quelques personnes qui ont fait le tour. Nous avons fait le tour à partir du centre-ville de Puerto Vallarta. Le prix commençait à 40$ US et en moins de trente secondes on a eu le tour pour 30$ US. Prix que je trouvais juste.
(Photo 15)
Décrire le tour est difficile. Il est à noter qu’en haut, on a une impression de hauteur vraiment plus élevé que celle que l’on a en regardant les autres faire le tour. La grande révélation un coup en haut, c’est la vue que l’on a! C’est une deuxième raison pour laquelle je conseil le tour au centre-ville. Voir Puerto Vallarta de haut est vraiment impressionnant. Apportez-vous un appareil photo.
(Photo 16)
La Corrida?
Aller à la Corrida, c’est un peu renier tous ses principes moraux envers les animaux. Mais, à Rome, fait comme les romains. J’avais déjà vu une Corrida. J’ai beau trouver que c’est de la violence (ou cruauté) gratuite, mais j’ai bien aimé. Je crois que ce qui rend la chose intéressante c’est justement le fait que c’est tellement loin de toutes nos valeurs. Petite soirée tranquille à prendre de la bière… L’entrée était de 30$ US.
L’outdoor challenge?
C’est un peu par hasard que j’ai demandé des informations sur cette expédition. En feuilletant un magasine, une photo retint mon attention... J’ai demandé des informations… Une expédition qu’aucun guide nous avait offert ou proposé, pourtant…
Malgré le fait qu’elle ait été la plus onéreuse, environ 120$ US, ce fut l’activité la plus tripante du voyage.
Activité d’une journée en forêt montagneuse que l’on pourrait diviser en deux parties, les «zip-line» et les descentes en rappels. Qu’est-ce qu’un «zip-line»? Ce sont deux tours situées sur des collines différentes reliées par un câble. Le jeu consiste à se faire glisser à l’aide d’une poulie d’une tour à l’autre. Tout ceci se fait dans un décor enchanteur qui s’apparente drôlement à une jungle, irréel!
(Photo 17)
Comment décrire une descente en rappel? C’est un peu faire de l’escalade à l’envers. Vous partez du haut d’une colline attaché à une corde et vous descendez. Mais ici il y a une grande particularité, vous descendez directement dans une chute! Féerique!
Vraiment à faire pour toutes personnes de moins de 40 ans le moindrement en forme!
La Sierra Madre?
(Photo 18)
Excursion explicative dans la chaîne de montagne Sierra Madre où on nous informe des us et coutumes des gens de l’endroit. Fait à bord de camions, qui ressemble à des camions de l’armée transportant des militaires, on visite le Mexique plus profond et plus réel. On voit des plantations commerciales, un cimetière, un village, des mexicains proches de l’auto suffisance, une petite balade à pied en forêt suivi d’un repas sur une plage privée.
Excursion intéressante et instructive pour découvrir ce qui se passe au-delà des frontières du centre touristique.
Si vous le désirez, je peux vous envoyer les photos. Contactez-moi via e-mail sy8@hotmail.com Si vous avez des questions, gênez-vous pas...
Nous sommes partis à l’Hôtel Palladium Kantenah du 14 octobre au 21 octobre 2005.
Cet hôtel est merveilleux. Nous étions en suite la N° 5123 au premier étage.
Nous avions un king size très confortable, les draps changés, serviettes changées tous les jours.
Je conseille le premier ou deuxième étage car les chambres ou suites du rez de chaussée sont souvent humides.
La nourriture du Kantenah est variée. Tout est très propre ; nous n’avons jamais été malades malgré les fruits en salade et les crudités.
L’accueil est très agréable, très courtois, souriant. Un minimum d’anglais est souhaitable car le français est une langue inconnue !!!
Le système « all inclusive » est parfait et bien rôdé, boissons à volonté sauf pour les vins ou liqueurs français et vous avez un joli bracelet au bras.
L'hôtel reste dans des dimensions humaines et n'a pas ce côté "Disneyland". Il jouxte le Colonial qui est un peu plus bruyant en raison de la presence d'un theatre plein air.
Les restaurants supplementaires n'apportent rien de special, mis à part le restaurant japonais. A reserver des l'arrivée.
De jolis ponts de bois permettent de circuler a travers la mangrove et si vous vous levez tot, vous pourrez y croiser des tas d'animaux et oiseaux.
Les piscines tres propres et agréables mais la grande est très animée aussi si vous preferez le calme je vous conseille la plage du côte gauche en regardant la mer.
En bref, je retournerais dans cet hôtel avec plaisir.
Bonjour,
Voici un post pour faire part de notre expérience de 13 jours au Mexique : Yucatan, Chiapas et Teotihuacan.
Nous avons préparé notre voyage depuis la France avec l'agence française Mexique Découverte basée à Mexico DF. Après plusieurs échanges avec Brigitte la responsable de l'agence (c'est la seule agence qui nous a appelé directement pour en savoir plus sur nos goûts et notre façon de voyager, et ça c'est appréciable !), nous avons arrêté un circuit sur mesure pour un itinéraire avec chauffeur/guide (renouvellement d'une expérience similaire au Rajasthan : voyager en solo en étant drivé c'est vraiment top !).
Nous avons choisi de visiter une partie du Yucatan, un peu le Chiapas et terminer par Mexico DF pour visiter Teotihuacan (choix délibéré car la visite de la ville de Mexico n'étant pas une priorité pour nous).
Jour 1 : Arrivée à Cancun avec prise en charge par notre guide Rémi (franco-mexicain) et son mini bus de 15 places...pour 2 : le luxe !
Jour 2 : Visite du site de Tulum (site majestueux sur sa falaise au dessus des eaux turquoises) et Coba, pyramide maya au coeur de la jungle...magique.
Jour 3 : Session de snorkling à Isla Cozumel ' on a l'impression de plonger dans un aquarium !) et visite de l'île en voiture : plages magnifiques mais mer agitée.
Jour 4 : Route vers Mérida avec arrêt dans un cénote (magique !) et Chichen itza : c'est le site que j'attendais pour voir cette fameuse pyramide et c'est celui qui m'a le moins plus car les autres sites visités sont plus sauvages et dans la jungle. Des centaines de vendeurs balisent tous les chemins du site...c'est un peu la kermesse ! Arrivée à Mérida en soirée.
Jour 5 : Visite de Mérida, quartier historique.
Jour 6 : Excursion à la biosphère de Celestun et pause détente à l'écolodge Xilxim : plage déserte, piscine déserte et restaurant très fin.
Jour 7 : Route pour Campeche avec visite des sites de Uxmal, Sayil , écomusée du cacao (intéressant), arrivée à Campeche
Jour 8 : Visite de Campeche, et route pour Palenque
Jour 9 : Visite du site de Palenque et cascade de Misol-ha
Jour 10 : Pause détente à Agua Azul , visite du site de Tonina (superbe pyramide perdue dans la jungle (visite quasi privatisée !) et arrivée à San Cristobal de las casas
Jour 11 : Visite du village tzotsil Zinacantan et visite du village San juan de chamula
Jour 12 : Canyon del Sumidero puis aeroport de Tuxla Gutierrez pour soirée à Mexico avec l'agence Mexique Découverte : Mariachis, téquila et guacamole !
Jour 13 : Visite de Teotihuacan et vol vers la France en soirée
Bref un parcours intense en visites de sites archéologiques tous différents les uns des autres, donc pas de doublons. Les distances étaient très supportables.
Les hôtels (de charme) choisis avec Mexique Découverte étaient vraiment très confortables et sympas.
Bilan très positif : un gros bravo à l'agence Mexique Découverte qui a su nous organiser un très beau voyage avec de belles prestations. Mention spéciale à notre guide Rémi qui nous a fait découvrir le Yucatan et le Chiapas pendant 12 jours et qui par sa connaissance, il nous a fait découvrir de nombreuses facettes (culturelles, culinaires, historiques, architecturales...) du Mexique que l'on ne trouve pas forcément dans les guides ! Super contact aussi avec Paco qui nous a accompagné une journée sur Mexico/Teotihucan.
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Stéphane
Tulum
Campeche
Palenque
Voici un post pour faire part de notre expérience de 13 jours au Mexique : Yucatan, Chiapas et Teotihuacan.
Nous avons préparé notre voyage depuis la France avec l'agence française Mexique Découverte basée à Mexico DF. Après plusieurs échanges avec Brigitte la responsable de l'agence (c'est la seule agence qui nous a appelé directement pour en savoir plus sur nos goûts et notre façon de voyager, et ça c'est appréciable !), nous avons arrêté un circuit sur mesure pour un itinéraire avec chauffeur/guide (renouvellement d'une expérience similaire au Rajasthan : voyager en solo en étant drivé c'est vraiment top !).
Nous avons choisi de visiter une partie du Yucatan, un peu le Chiapas et terminer par Mexico DF pour visiter Teotihuacan (choix délibéré car la visite de la ville de Mexico n'étant pas une priorité pour nous).
Jour 1 : Arrivée à Cancun avec prise en charge par notre guide Rémi (franco-mexicain) et son mini bus de 15 places...pour 2 : le luxe !
Jour 2 : Visite du site de Tulum (site majestueux sur sa falaise au dessus des eaux turquoises) et Coba, pyramide maya au coeur de la jungle...magique.
Jour 3 : Session de snorkling à Isla Cozumel ' on a l'impression de plonger dans un aquarium !) et visite de l'île en voiture : plages magnifiques mais mer agitée.
Jour 4 : Route vers Mérida avec arrêt dans un cénote (magique !) et Chichen itza : c'est le site que j'attendais pour voir cette fameuse pyramide et c'est celui qui m'a le moins plus car les autres sites visités sont plus sauvages et dans la jungle. Des centaines de vendeurs balisent tous les chemins du site...c'est un peu la kermesse ! Arrivée à Mérida en soirée.
Jour 5 : Visite de Mérida, quartier historique.
Jour 6 : Excursion à la biosphère de Celestun et pause détente à l'écolodge Xilxim : plage déserte, piscine déserte et restaurant très fin.
Jour 7 : Route pour Campeche avec visite des sites de Uxmal, Sayil , écomusée du cacao (intéressant), arrivée à Campeche
Jour 8 : Visite de Campeche, et route pour Palenque
Jour 9 : Visite du site de Palenque et cascade de Misol-ha
Jour 10 : Pause détente à Agua Azul , visite du site de Tonina (superbe pyramide perdue dans la jungle (visite quasi privatisée !) et arrivée à San Cristobal de las casas
Jour 11 : Visite du village tzotsil Zinacantan et visite du village San juan de chamula
Jour 12 : Canyon del Sumidero puis aeroport de Tuxla Gutierrez pour soirée à Mexico avec l'agence Mexique Découverte : Mariachis, téquila et guacamole !
Jour 13 : Visite de Teotihuacan et vol vers la France en soirée
Bref un parcours intense en visites de sites archéologiques tous différents les uns des autres, donc pas de doublons. Les distances étaient très supportables.
Les hôtels (de charme) choisis avec Mexique Découverte étaient vraiment très confortables et sympas.
Bilan très positif : un gros bravo à l'agence Mexique Découverte qui a su nous organiser un très beau voyage avec de belles prestations. Mention spéciale à notre guide Rémi qui nous a fait découvrir le Yucatan et le Chiapas pendant 12 jours et qui par sa connaissance, il nous a fait découvrir de nombreuses facettes (culturelles, culinaires, historiques, architecturales...) du Mexique que l'on ne trouve pas forcément dans les guides ! Super contact aussi avec Paco qui nous a accompagné une journée sur Mexico/Teotihucan.
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Stéphane
Tulum
Campeche
PalenqueBonjour à tous,
J'arrive à Mexico en solo et sac à dos le 19 avril 2014... et 6 semaines plus tard, le 31 mai 2014, je repartirai vers l'Europe à partir de Guatemala City.
Je vais donc descendre de Mexico, vers Oaxaca, chiapas, Palenque, Yucatan ... puis descendre vers le Guatemala, tikal, peut-être un crochet à Coban au Honduras avant de revenir vers Guatemala city.
Sur ce trajet encore en "mode brouillon" ... je serais très intéressé par vos suggestions sur les étapes "à faire" vraiment à ne pas manquer ... le temps à y consacrer ...
Le trajet est long ... et à priori, je vais le faire beaucoup en bus ...
Je ne connais pas Mexico ... le DF ...
Quel temps me conseilleriez-vous de passer dans Mexico ... dans le DF ... Je sais que c'est personnel à chacun mais sur un voyage de 45 jours, quelle part mériterait selon vous la capitale ???
Je sais qu'il y a Teotihuacan (1 journée) ... La découverte du quartier historique ... Le marché de Coyoacan ... Le musée d'anthropologie et celui de Tenochtitlan ... et surement plein d'autres choses ... mais d'un autre coté, je me dis qu'il ne faut pas que je m'enlise dans la capitale non plus.
Quel est votre sentiment là-dessus ?
Merci vraiment pour vos réponses,
Fred
J'arrive à Mexico en solo et sac à dos le 19 avril 2014... et 6 semaines plus tard, le 31 mai 2014, je repartirai vers l'Europe à partir de Guatemala City.
Je vais donc descendre de Mexico, vers Oaxaca, chiapas, Palenque, Yucatan ... puis descendre vers le Guatemala, tikal, peut-être un crochet à Coban au Honduras avant de revenir vers Guatemala city.
Sur ce trajet encore en "mode brouillon" ... je serais très intéressé par vos suggestions sur les étapes "à faire" vraiment à ne pas manquer ... le temps à y consacrer ...
Le trajet est long ... et à priori, je vais le faire beaucoup en bus ...
Je ne connais pas Mexico ... le DF ...
Quel temps me conseilleriez-vous de passer dans Mexico ... dans le DF ... Je sais que c'est personnel à chacun mais sur un voyage de 45 jours, quelle part mériterait selon vous la capitale ???
Je sais qu'il y a Teotihuacan (1 journée) ... La découverte du quartier historique ... Le marché de Coyoacan ... Le musée d'anthropologie et celui de Tenochtitlan ... et surement plein d'autres choses ... mais d'un autre coté, je me dis qu'il ne faut pas que je m'enlise dans la capitale non plus.
Quel est votre sentiment là-dessus ?
Merci vraiment pour vos réponses,
Fred
Bonjour a tous,
Eh bien la bougeotte me reprends et a pres mon dernier voyage au Mexique en octobre dernier, je suis maintenant tentee de partir en Equateur... ou, de retourner au Mexique... Je pense que mon critere de decision final sera financier, les vols sont moins chers pour aller au Mexique qu'en Equateur... £440 pour le Mexique arrivee et retour Mexico City/ £630 pour l'Equateur mais avec arrivee a Quito retour de Guayaquil, ce qui evite de repayer un vol interne. Ma question est, une fois sur place, quel pays est le moins cher? Hotel, transport, restaurants...
Si quelqu'un ayant visité les 2 pays récemment pouvais m'éclairer :) Milles merci d'avance, et vive l'Amerique latine!!
Eh bien la bougeotte me reprends et a pres mon dernier voyage au Mexique en octobre dernier, je suis maintenant tentee de partir en Equateur... ou, de retourner au Mexique... Je pense que mon critere de decision final sera financier, les vols sont moins chers pour aller au Mexique qu'en Equateur... £440 pour le Mexique arrivee et retour Mexico City/ £630 pour l'Equateur mais avec arrivee a Quito retour de Guayaquil, ce qui evite de repayer un vol interne. Ma question est, une fois sur place, quel pays est le moins cher? Hotel, transport, restaurants...
Si quelqu'un ayant visité les 2 pays récemment pouvais m'éclairer :) Milles merci d'avance, et vive l'Amerique latine!!
Nous partons en famille(parents et enfants de 15 et 17 ans) passer Noël au Grand Palladium Colonial resort .Pouvez-vous éclaircir sur le lieu, les coutumes, les excursions, les sports ...les endroits à ne pas manquer, les souvenirs à emporter, vaut-il mieux emporter des dollars ou des euros?
C'est notre premier voyage en dehors de l'Europe
Merci pour votre avis
Mamounetje
C'est notre premier voyage en dehors de l'Europe
Merci pour votre avis
Mamounetje
Bonjour,
Fin juillet 08 nous atterrissons à Cancun, et rentrons depuis Mexico 3 semaines plus tard. Quel est l'itinéraire le plus sympa entre ces 2 villes, pour y voir des sites historiques et des belles plages ? La formule est à la routarde, sans de très gros moyens. J'ai vu bcp de discussions sur la location de voiture : est-ce le plus facile ou peut-on se débrouiller sans ? Merci d'avance, bye.
Fin juillet 08 nous atterrissons à Cancun, et rentrons depuis Mexico 3 semaines plus tard. Quel est l'itinéraire le plus sympa entre ces 2 villes, pour y voir des sites historiques et des belles plages ? La formule est à la routarde, sans de très gros moyens. J'ai vu bcp de discussions sur la location de voiture : est-ce le plus facile ou peut-on se débrouiller sans ? Merci d'avance, bye.
Bonjour a tous. J'ai réservé 15 jours au El Pueblito a Cancun en février ! Avez-vous séjourné à cet hotel ? Les opinions que j'ai lues sont plutot partagées. 😉
Bonjour à tous,
Amateurs de croisières, mais aussi d'autres formules de voyages qui nous ont tenus à distance des bateaux pendant ces dernières années, notamment pour cause de road trips dans l'ouest des USA, mon épouse favorite et moi avons réservé une "croisière Caraïbes" pour ce mois de décembre 2019.
Cette croisière qui se déroulera à bord du Costa Luminosa du 2 au 13/12/2019 nous conduira à faire escale aux Bahamas, en République dominicaine, Honduras, Jamaïque, Caïmans (îles), Mexique et aux Etats-Unis (Miami)...
La réservation de cette croisière étant toute récente, j'en "attaque" à peine la préparation et dans cette première approche, j'aimerais savoir si certains membres du Forum ont prévu ou déjà effectué cette croisière ou une autre similaire.
Merci d'avance pour votre retour et bon WE à tous
Amateurs de croisières, mais aussi d'autres formules de voyages qui nous ont tenus à distance des bateaux pendant ces dernières années, notamment pour cause de road trips dans l'ouest des USA, mon épouse favorite et moi avons réservé une "croisière Caraïbes" pour ce mois de décembre 2019.
Cette croisière qui se déroulera à bord du Costa Luminosa du 2 au 13/12/2019 nous conduira à faire escale aux Bahamas, en République dominicaine, Honduras, Jamaïque, Caïmans (îles), Mexique et aux Etats-Unis (Miami)...
La réservation de cette croisière étant toute récente, j'en "attaque" à peine la préparation et dans cette première approche, j'aimerais savoir si certains membres du Forum ont prévu ou déjà effectué cette croisière ou une autre similaire.
Merci d'avance pour votre retour et bon WE à tous
Bonxoir !
Je suis en train de cogiter notre voyage de 3 semaines en novembre et quelques questions me viennent à l'esprit.
Y'a t'il un sens de rotation dans la découverte de ces provinces ex: cancun valladolid merida campeche bacalar akumal puerto morelos cancun.sachant que je loue un véhicule au départ de l'aéroport et que je le restitue au même endroit.
En novembre les flamants roses et autres volatiles sont ils présent ? Depuis quelques temps je lis tout ce qui traîne sur le forum et le net pour me faire une idée d'hébergement et de conseils divers. En règle générale je réserve la premiére nuit et la dernière , est ce d'actualité au yucatan? La cuisine locale n'est pas trop épicée ? (Par rapport à la Thaïlande et Indonésie ). Mon circuit viendra plus tard.
En novembre les flamants roses et autres volatiles sont ils présent ? Depuis quelques temps je lis tout ce qui traîne sur le forum et le net pour me faire une idée d'hébergement et de conseils divers. En règle générale je réserve la premiére nuit et la dernière , est ce d'actualité au yucatan? La cuisine locale n'est pas trop épicée ? (Par rapport à la Thaïlande et Indonésie ). Mon circuit viendra plus tard.
Bonjour, je pars pour le Grand riviera princess la semaine du 24 février, départ de Québec. Je veux aller faire du kitesurf là-bas, je traîne tout mon matériel. Je veux surtout savoir à quoi ressemble la mer et la plage en face de l'hôtel. Les caractéristiques importantes pour le kitesurf sont un bon espace libre pour le décolage, donc au moins 25 pieds entre le début de l'eau et la forêt, une mer calme et peu profonde, 3-4 pieds d'eau est l'idéal et pour finir pas de roche ou d'objet dangereux dans l'eau. Ne vous inquiétez pas, je vais avoir mes booties, y'a assez de commentaires qui parles des petits coquillages dans le sable. S'il y a du monde qui seront présent la même semaine, ça serait toujours plaisant de prendre une bière ensemble. Ma copine et moi sommes un couple dans la fin 20aine début 30aine.
Je voudrais savoir s'il est possible d'être au troisième étage, du coté jardin et d'avoir une vue ( partielle) sur la mer. Si oui, est-ce que vous pourriez m'indiquer quel numéro d'édifice et quel est le numéro de la chambre. Si non, j'ai remarqué que les édifices sont comme décalés les uns par rapport aux autres, est-ce que quelqu'un peut m'indiquer quels sont les numéros de ceux qui sont plus avancé du côté jardin. Je me dis qu'en étant plus avancé on doit avoir une meilleur vue du balcon sur le complexe.
Autre demande. Mon retour est prévu pour le 3 mars, par contre, j'ai négocié avec air transat pour déplacer mon retour au 16 mars. Car du 4 au 9 mars il y aura une étape du championnat du monde de kitesurf. Donc je vais rester sur place pour assister à cet évènement. Je veux savoir s'il y a du monde qui seront présent pour leur vacance durant la semaine du 3 mars et qui sont seul et qui désirerait partager leur chambre. Ça me permettrais de ne pas déplacer tout mon stock. Peut-être que j'aurais de besoins d'un toit seulement pour 2 ou 3 nuits. Sinon je vais me trouver quelque chose de pas trop cher à Playa del Carmen. Moi après la compétition je descend au Bélize, précisément à Caye Caulker pour encore aller faire du Kitesurf. C'est un paradis sur terre pour le kite.
Je voudrais savoir s'il est possible d'être au troisième étage, du coté jardin et d'avoir une vue ( partielle) sur la mer. Si oui, est-ce que vous pourriez m'indiquer quel numéro d'édifice et quel est le numéro de la chambre. Si non, j'ai remarqué que les édifices sont comme décalés les uns par rapport aux autres, est-ce que quelqu'un peut m'indiquer quels sont les numéros de ceux qui sont plus avancé du côté jardin. Je me dis qu'en étant plus avancé on doit avoir une meilleur vue du balcon sur le complexe.
Autre demande. Mon retour est prévu pour le 3 mars, par contre, j'ai négocié avec air transat pour déplacer mon retour au 16 mars. Car du 4 au 9 mars il y aura une étape du championnat du monde de kitesurf. Donc je vais rester sur place pour assister à cet évènement. Je veux savoir s'il y a du monde qui seront présent pour leur vacance durant la semaine du 3 mars et qui sont seul et qui désirerait partager leur chambre. Ça me permettrais de ne pas déplacer tout mon stock. Peut-être que j'aurais de besoins d'un toit seulement pour 2 ou 3 nuits. Sinon je vais me trouver quelque chose de pas trop cher à Playa del Carmen. Moi après la compétition je descend au Bélize, précisément à Caye Caulker pour encore aller faire du Kitesurf. C'est un paradis sur terre pour le kite.
Bonjour à tous! 🙂
Une amie et moi prévoyons partir au Mexique au mois de mai ou juin prochain pour une quinzaine de jours. Nous souhaitons vivre un voyage qui combine l'aventure à la détente. Comme nous ne connaissons pas du tout le pays et que nous voulons voyager de façon autonome, nous avons grand besoin de conseils !!!
D'abord, est-il plus judicieux d'arriver par Mexico ou par Cancun ? Quel serait l'itinéraire idéal pour voir les incontournables du pays ? Est-ce que le transport en bus est efficace et adéquat? Peut-on considérer le Mexique comme un pays sécuritaire ? Quel budget doit-on prévoir pour profiter du voyage sans faire d'excès ?
En fait, nous souhaitons avoir un maximum d'information... Nous vous remercions de nous partager tout renseignement susceptible de nous aider dans les préparatifs de notre voyage ! Merci beaucoup ! 😊
Une amie et moi prévoyons partir au Mexique au mois de mai ou juin prochain pour une quinzaine de jours. Nous souhaitons vivre un voyage qui combine l'aventure à la détente. Comme nous ne connaissons pas du tout le pays et que nous voulons voyager de façon autonome, nous avons grand besoin de conseils !!!
D'abord, est-il plus judicieux d'arriver par Mexico ou par Cancun ? Quel serait l'itinéraire idéal pour voir les incontournables du pays ? Est-ce que le transport en bus est efficace et adéquat? Peut-on considérer le Mexique comme un pays sécuritaire ? Quel budget doit-on prévoir pour profiter du voyage sans faire d'excès ?
En fait, nous souhaitons avoir un maximum d'information... Nous vous remercions de nous partager tout renseignement susceptible de nous aider dans les préparatifs de notre voyage ! Merci beaucoup ! 😊
Bonjour à tous!
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.
Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.
Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Bonjour à tous,
Nous voilà de retour depuis moins d’une semaine et j’ai encore plein de superbes images dans les yeux 🙂.
J’ai beaucoup utilisé les différents carnets publiés sur ce forum (Rinanella, Lalee, Tberney…) et demandé des informations (Mimimicha, Alexval2...) pour préparer mon voyage, je viens donc apporter tout naturellement ma petite contribution 😊.
Outre le fait de relater notre séjour au Mexique, je vais essayer de donner un maximum d’informations utiles afin d’aider les futurs voyageurs 😉.
Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.
Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.
Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.
Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen
Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote

Site Maya et ville coloniale

Si vous ne souhaitez pas lire les discussions... la suite ici
Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.
Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.
Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.
Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen

Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote


Site Maya et ville coloniale


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SUR LA ROUTE DES MAYAS : LE MEXIQUE
Voyage en famille
Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.
BUDGET ( 5 personnes) : 6950e
Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.
Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours
Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e
Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e
Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2
Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e
TEMPS DE ROUTE
- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h
NOS HEBERGEMENTS:
- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.
- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.
- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;
- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .
- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$
- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.
- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.
- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking
- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.
- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !
- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !
- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .
LES RESTAURANTS
- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !
- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.
Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $
Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!
Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.
La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$
Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !
CARNET DE ROUTE
MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.
JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)
VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛
Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.
Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.
Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.
Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉
Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.
Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !
Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .
Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.
Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.
Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .
Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛
Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.
Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !
Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .
Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine
Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)
Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.
BUDGET ( 5 personnes) : 6950e
Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.
Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours
Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e
Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e
Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2
Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e
TEMPS DE ROUTE
- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h
NOS HEBERGEMENTS:
- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.
- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.
- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;
- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .
- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$
- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.
- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.
- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking
- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.
- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !
- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !
- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .
LES RESTAURANTS
- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !
- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.
Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $
Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!
Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.
La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$
Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !
CARNET DE ROUTE
MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.
JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)
VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛
Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.
Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.
Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.
Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉
Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.
Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !
Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .
Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.
Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.
Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .
Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛
Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.
Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !
Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .
Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine
Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)
Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Je me demandais si l on peut négocier à Riviera Maya, disons pour les excursions , les achats , bijoux, etc.
Voilà un article qui pourrait être utile à ceux qui préparent leur voyage et qui cherchent des idées d’itinéraires dans le Yucatán… enfin, la péninsule du Yucatán plus exactement, péninsule qui comprend l’Etat du même nom mais aussi celui de Campeche et de Quintana Roo.
Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.
Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.
Mais procédons par ordre :
Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.

Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :
Partie Farniente (ou presque) :
AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août
Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept
Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini
Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)
Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).
(à suivre......)
Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.
Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.
Mais procédons par ordre :Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.

Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :
Partie Farniente (ou presque) :
AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août
Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept
Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini
Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)
Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).

(à suivre......)
Retour du Grand Sirenis Mayan Beach
Séjour : 23 février au 1er mars 2008
Accueil : vite et sans aucun problème, nous sommes arrivés après 1h45 d’autobus à l’hôtel (nous avons fait 3 arrêts pour déposer des gens)., les chambres ont été prêtes à 14h.
Chambres : super, très grandes, nous étions au bloc CHUCUM (dans les 2200). Nous n’avions pas la vue sur la mer, mais plutôt sur ce qu’il appelle la jungle, et on pouvait voir le coucher du soleil. Nous avions 2 lits doubles, plusieurs d’entre nous avaient la vitre givrée entre la chambre et la salle de bain. Le bain-tourbillon est très grand, la toilette très haute, la douche a plusieurs jets. Nous n’avons pas manqué d’eau chaude, bien que celle-ci soit d’une couleur jaunâtre. Le plafond de la salle de bain est en stainless steel. L’air conditionné fonctionne bien. Si vous vouler une vue sur la mer, assurez-vous d’être au niveau 2 ou 3 car nous ne la verrai pas. Il y a des élévateurs. Le frigo est rempli tous les jours (eau, bières et boissons gazeuses). Coffret de sécurité gratuit dans chaque chambre, vous n’avez qu’à suivre les instructions et entrer votre propre code.
Site : Immense, beaucoup beaucoup de marchement à faire. Le service de navette est quasiment inexistant. Avis à ceux qui ont des problèmes de santé ! Par exemple de notre chambre, en marche assez rapide pour se rendre au buffet principal, il y a environ 8 minutes de marches si ça peut vous donner une idée. Toutefois, le site est super beau, il ne manque de rien. Beaucoup d’activités et beaucoup à voir. Très propre.
L’architecture est vraiment différente des endroits que nous avons visités. On aime ou on n’aime pas... moi j’ai aimé. Il est de style contemporain, en forme de pyramides. Beaucoup de vitres, zen.
Bar : Il y en a 7 ou 8, le service est rapide. On peut se faire servir même sur la plage. Il y a des serveurs qui passent régulièrement. Les breuvages sont très bons et on ne ménage pas la tequila.
Piscines : Il y en a 3, une pour les enfants, une grande du côté Mayan et une aussi grande, mais de forme allongée. Toutes aussi belles les unes que les autres.
Rivière lente : Vous pouvez vous laisser flotter et descendre le courant. On mentionne que ça prend 45 minutes pour la descendre. Fait cocasse, juste à prendre le tour d’embarquer sur le pneumatique peut prendre plusieurs minutes. Attention aux pneumatiques simples, je crois que nous avons tous fait une belle culbute en voulant y embarquer, rire assuré si vous n’êtes pas orgueilleux. Les pneumatiques doubles sont plus faciles.
Plage : Le paysage est époustouflant! L’eau est d’une belle couleur turquoise dépendamment du soleil et de la direction dont vous la regardez. Il y a 3 baies. Dans une première du côté maya, il vous faut définitivement des chaussures, car les roches sont nombreuses et grosses. Le sable est plus rocailleux. Dans la deuxième baie, il y a beaucoup moins de roches, on pourrait même s’y aventurer sans chaussures de plage. Endroit idéal pour y faire de l’apnée, beaucoup de poissons. Apportez du pain et vous les verrez sortir de l’eau. Les poissons se tiennent près des rochers. Ça vaut la peine de voir ça. Petits et gros poissons trensaprent, torpilles, et plusieurs autres que je ne connais pas. Dans la troisième baie, à l’autre bout est très belle, le sable est définitivement plus doux. Les chaises sont nombreuses, il y a plusieurs endroits à l’ombre. Ruines naturelles sur le site même.
Beaucoup d’activités, tels pétancle, darts, volleyball, Tir à l’arc, yoga etc...
Spectacles : Le théâtre est très vaste et est couvert. Les spectacles sont magnifiques ! Les spectacles sont habituellement bien et amateurs, mais pas au Sirenis, loin de là. Tout d’abord, il y a de l’amusement pour les jeunes, ensuite un jeu ou jeu-questionnaire pour tous et ensuite à 21h30 c’est le spectacle. Ils sont différents tous les soirs. Il ne faut surtout pas manquer la soirée du Roi lion, tellement coloré, décors et costumes impressionnants énormément de talents autant pour le chant que pour la danse. Il y a aussi la fiesta mexicaine. Lors de cette soirée, il y a dans le bar du lobby des bouchées mexicaines, des jeux pour toute la famille, des exposants allant des bijoux, aux masques, vêtements, cuir, etc. Assez dispendieux. Il ne faut pas manquer les artisans qui font des toiles avec les doigts et l’autre qui vous fait une toile avec des cannes de peintures, très orignal et quel talent... wow !
Bouffe : Le buffet principal est super grand, on y mange très très bien, nous n’avons pas été malades et je n’ai pas eu de commentaires à cet effet de personne. Variété très grande. On m’avait mentionné que c’était comme une cafétéria et ambiance froide. C’est vrai que ça ressemble à une cafétéria, mais il y a beaucoup de décors (selon le thème). Mais comme j’ai dit, le style est différent. AVIS AUX AMATEURS DE FRUITS DE MER. Il y en avait à tous les repas, crevettes, pétoncles, sushi, paella, moules, calmars, etc...
Il y a également des restaurants près des piscines, la nourriture est bonne, mais le choix est moindre. Il y a aussi de temps en temps, un BBQ sur la plage.
Restaurants à la carte : Il y a 7 restaurants à la carte (Méditéranéeen, Italien, Mexicain, Japonais, brésilien, cajun et créole et le français, mais il est payant). Si vous séjournez une semaine, vous avez droit à 4 restaurants à la carte. Réserver dès votre arrivée auprès des concierges qui se trouve à toutes les 2 unités des chambres. Ils sont là pour à peu près tous les problèmes que vous pouvez rencontrer. Nous avons essayé le steak house... délicieux. Le Méditerranéen, un peu déçu du service. Le japonais, bien malgré que les crevettes étaient vraiment trop cuites, le spectacle du chef est bien, un peu comme au japanese village. Le cajun, nous avons adoré, très bon... demandez-leur un CUCARACHA pour digestif. Surtout, soyez à l’heure ! Il y a également plusieurs endroits pour collations.
Nous étions avec Vacances Transat et nos représentants Olivier et Jacques ont été super. Nous avons été bien renseignés sur les activités suggérées pour les tours et endroits à visiter. On n’essaie pas de vous jouer. Il est préférable de réserver avec eux pour par exemple de la plongée sous-marine, moins dispendieux que si vous les prenez à partir de l’endroit sur la plage. Si vous désirez vous rendre par vous même par exemple à Playa del Carmen pour du magasinage sur la 5e avenue, vous vous rendez à la rue principale (une marche d’environ 8-10 minutes et vous prenez un collectivo (petite vannette qu’utilisent les mexicains) pour 2 dollars. Vous pouvez les reconnaître par 2 petites lignes soit rouge ou vertes dépendamment différente pour l’aller et le retour. Vous dites au chauffeur l’endroit désirez et il arrêtera à cet endroit. Le taxi coûte 23 $ de l’hôtel à playa del Carmen. Vous pouvez faire de même pour aller visiter Tulum, Xcaret etc...
Nous avons pris l’excursion de COBA (89$ - tout inclus) – recommandée si vous aimez connaître la culture MAYA. Nous avons un guide français du nom de VICTOR, une vaie encyclopédie sur pattes. - Visite d’une famille Maya - Visite de cenotes - Dîner (qui était succulent) - Visite des ruines COBA (il y a 2 km de marche aller et 2km au retour, vous pouvez prendre un vélo taxi pour 9, 50$ incluant l’aller-retour) Nous avons adoré notre journée de 08h30 à 18h. On demande de ne pas apporter de bonbons pour les enfants. On nous donne également eau, boisson gazeuse et bières à bord de l’autobus.
Service aérien : WESTJET. Rien à redire, le service excellent, bel avion, écran derrière chacun des sièges. Attention, on vous alloue 2 valises de 27kg chacun à l'aller, mais au retour, vos valises ne doivent pas dépasser 20kg.
Discothèque Éloignée, mais service de navette aussitôt le spectacle terminé. Ça vaut une visite.
Autres détails, Jamais manquer de serviettes de plages. Quelques boutiques ici et là. Commentaires, les boutiques à l’aéroport sont très dispendieuses. Faites vos achats avant.
Points négatifs : Le manque de navette Musique un peu trop américanisée, pas assez de folklore.
Site immense (2 autres sections seront ajoutées ainsi qu’un petit centre d’achats).
Internet : sur le site : 7 ou 9$ pour 15 minutes et vous devez le prendre d’un seul coup. Suggestion, il ne vous en coûte que 1, 50 $ pour 30 minutes à Playa Del Carmen.
Je suis disponible pour répondre à vous questions, profitez-en !
Accueil : vite et sans aucun problème, nous sommes arrivés après 1h45 d’autobus à l’hôtel (nous avons fait 3 arrêts pour déposer des gens)., les chambres ont été prêtes à 14h.
Chambres : super, très grandes, nous étions au bloc CHUCUM (dans les 2200). Nous n’avions pas la vue sur la mer, mais plutôt sur ce qu’il appelle la jungle, et on pouvait voir le coucher du soleil. Nous avions 2 lits doubles, plusieurs d’entre nous avaient la vitre givrée entre la chambre et la salle de bain. Le bain-tourbillon est très grand, la toilette très haute, la douche a plusieurs jets. Nous n’avons pas manqué d’eau chaude, bien que celle-ci soit d’une couleur jaunâtre. Le plafond de la salle de bain est en stainless steel. L’air conditionné fonctionne bien. Si vous vouler une vue sur la mer, assurez-vous d’être au niveau 2 ou 3 car nous ne la verrai pas. Il y a des élévateurs. Le frigo est rempli tous les jours (eau, bières et boissons gazeuses). Coffret de sécurité gratuit dans chaque chambre, vous n’avez qu’à suivre les instructions et entrer votre propre code.
Site : Immense, beaucoup beaucoup de marchement à faire. Le service de navette est quasiment inexistant. Avis à ceux qui ont des problèmes de santé ! Par exemple de notre chambre, en marche assez rapide pour se rendre au buffet principal, il y a environ 8 minutes de marches si ça peut vous donner une idée. Toutefois, le site est super beau, il ne manque de rien. Beaucoup d’activités et beaucoup à voir. Très propre.
L’architecture est vraiment différente des endroits que nous avons visités. On aime ou on n’aime pas... moi j’ai aimé. Il est de style contemporain, en forme de pyramides. Beaucoup de vitres, zen.
Bar : Il y en a 7 ou 8, le service est rapide. On peut se faire servir même sur la plage. Il y a des serveurs qui passent régulièrement. Les breuvages sont très bons et on ne ménage pas la tequila.
Piscines : Il y en a 3, une pour les enfants, une grande du côté Mayan et une aussi grande, mais de forme allongée. Toutes aussi belles les unes que les autres.
Rivière lente : Vous pouvez vous laisser flotter et descendre le courant. On mentionne que ça prend 45 minutes pour la descendre. Fait cocasse, juste à prendre le tour d’embarquer sur le pneumatique peut prendre plusieurs minutes. Attention aux pneumatiques simples, je crois que nous avons tous fait une belle culbute en voulant y embarquer, rire assuré si vous n’êtes pas orgueilleux. Les pneumatiques doubles sont plus faciles.
Plage : Le paysage est époustouflant! L’eau est d’une belle couleur turquoise dépendamment du soleil et de la direction dont vous la regardez. Il y a 3 baies. Dans une première du côté maya, il vous faut définitivement des chaussures, car les roches sont nombreuses et grosses. Le sable est plus rocailleux. Dans la deuxième baie, il y a beaucoup moins de roches, on pourrait même s’y aventurer sans chaussures de plage. Endroit idéal pour y faire de l’apnée, beaucoup de poissons. Apportez du pain et vous les verrez sortir de l’eau. Les poissons se tiennent près des rochers. Ça vaut la peine de voir ça. Petits et gros poissons trensaprent, torpilles, et plusieurs autres que je ne connais pas. Dans la troisième baie, à l’autre bout est très belle, le sable est définitivement plus doux. Les chaises sont nombreuses, il y a plusieurs endroits à l’ombre. Ruines naturelles sur le site même.
Beaucoup d’activités, tels pétancle, darts, volleyball, Tir à l’arc, yoga etc...
Spectacles : Le théâtre est très vaste et est couvert. Les spectacles sont magnifiques ! Les spectacles sont habituellement bien et amateurs, mais pas au Sirenis, loin de là. Tout d’abord, il y a de l’amusement pour les jeunes, ensuite un jeu ou jeu-questionnaire pour tous et ensuite à 21h30 c’est le spectacle. Ils sont différents tous les soirs. Il ne faut surtout pas manquer la soirée du Roi lion, tellement coloré, décors et costumes impressionnants énormément de talents autant pour le chant que pour la danse. Il y a aussi la fiesta mexicaine. Lors de cette soirée, il y a dans le bar du lobby des bouchées mexicaines, des jeux pour toute la famille, des exposants allant des bijoux, aux masques, vêtements, cuir, etc. Assez dispendieux. Il ne faut pas manquer les artisans qui font des toiles avec les doigts et l’autre qui vous fait une toile avec des cannes de peintures, très orignal et quel talent... wow !
Bouffe : Le buffet principal est super grand, on y mange très très bien, nous n’avons pas été malades et je n’ai pas eu de commentaires à cet effet de personne. Variété très grande. On m’avait mentionné que c’était comme une cafétéria et ambiance froide. C’est vrai que ça ressemble à une cafétéria, mais il y a beaucoup de décors (selon le thème). Mais comme j’ai dit, le style est différent. AVIS AUX AMATEURS DE FRUITS DE MER. Il y en avait à tous les repas, crevettes, pétoncles, sushi, paella, moules, calmars, etc...
Il y a également des restaurants près des piscines, la nourriture est bonne, mais le choix est moindre. Il y a aussi de temps en temps, un BBQ sur la plage.
Restaurants à la carte : Il y a 7 restaurants à la carte (Méditéranéeen, Italien, Mexicain, Japonais, brésilien, cajun et créole et le français, mais il est payant). Si vous séjournez une semaine, vous avez droit à 4 restaurants à la carte. Réserver dès votre arrivée auprès des concierges qui se trouve à toutes les 2 unités des chambres. Ils sont là pour à peu près tous les problèmes que vous pouvez rencontrer. Nous avons essayé le steak house... délicieux. Le Méditerranéen, un peu déçu du service. Le japonais, bien malgré que les crevettes étaient vraiment trop cuites, le spectacle du chef est bien, un peu comme au japanese village. Le cajun, nous avons adoré, très bon... demandez-leur un CUCARACHA pour digestif. Surtout, soyez à l’heure ! Il y a également plusieurs endroits pour collations.
Nous étions avec Vacances Transat et nos représentants Olivier et Jacques ont été super. Nous avons été bien renseignés sur les activités suggérées pour les tours et endroits à visiter. On n’essaie pas de vous jouer. Il est préférable de réserver avec eux pour par exemple de la plongée sous-marine, moins dispendieux que si vous les prenez à partir de l’endroit sur la plage. Si vous désirez vous rendre par vous même par exemple à Playa del Carmen pour du magasinage sur la 5e avenue, vous vous rendez à la rue principale (une marche d’environ 8-10 minutes et vous prenez un collectivo (petite vannette qu’utilisent les mexicains) pour 2 dollars. Vous pouvez les reconnaître par 2 petites lignes soit rouge ou vertes dépendamment différente pour l’aller et le retour. Vous dites au chauffeur l’endroit désirez et il arrêtera à cet endroit. Le taxi coûte 23 $ de l’hôtel à playa del Carmen. Vous pouvez faire de même pour aller visiter Tulum, Xcaret etc...
Nous avons pris l’excursion de COBA (89$ - tout inclus) – recommandée si vous aimez connaître la culture MAYA. Nous avons un guide français du nom de VICTOR, une vaie encyclopédie sur pattes. - Visite d’une famille Maya - Visite de cenotes - Dîner (qui était succulent) - Visite des ruines COBA (il y a 2 km de marche aller et 2km au retour, vous pouvez prendre un vélo taxi pour 9, 50$ incluant l’aller-retour) Nous avons adoré notre journée de 08h30 à 18h. On demande de ne pas apporter de bonbons pour les enfants. On nous donne également eau, boisson gazeuse et bières à bord de l’autobus.
Service aérien : WESTJET. Rien à redire, le service excellent, bel avion, écran derrière chacun des sièges. Attention, on vous alloue 2 valises de 27kg chacun à l'aller, mais au retour, vos valises ne doivent pas dépasser 20kg.
Discothèque Éloignée, mais service de navette aussitôt le spectacle terminé. Ça vaut une visite.
Autres détails, Jamais manquer de serviettes de plages. Quelques boutiques ici et là. Commentaires, les boutiques à l’aéroport sont très dispendieuses. Faites vos achats avant.
Points négatifs : Le manque de navette Musique un peu trop américanisée, pas assez de folklore.
Site immense (2 autres sections seront ajoutées ainsi qu’un petit centre d’achats).
Internet : sur le site : 7 ou 9$ pour 15 minutes et vous devez le prendre d’un seul coup. Suggestion, il ne vous en coûte que 1, 50 $ pour 30 minutes à Playa Del Carmen.
Je suis disponible pour répondre à vous questions, profitez-en !
Bonjour, Je suis à la recherche d'une petite ville côtière calme et pittoresque pour aller me reposer (je suis enceinte de quelques mois) avec ma famille.
Faites-moi part de votre coup de foudre pour cette petite ville où vous avez eu le goût de prolonger votre voyage. De préférence cet endroit typé et chaleureux serait reconnu pour sa gastronomie, ses marchés, ses possibilité de promenades dans la ville.
À titre de référence j'ai adoré Essaouira au Maroc, Hoi an et Hanoi au Vietnam...
merci pour vos suggestions
Faites-moi part de votre coup de foudre pour cette petite ville où vous avez eu le goût de prolonger votre voyage. De préférence cet endroit typé et chaleureux serait reconnu pour sa gastronomie, ses marchés, ses possibilité de promenades dans la ville.
À titre de référence j'ai adoré Essaouira au Maroc, Hoi an et Hanoi au Vietnam...
merci pour vos suggestions
Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com
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Et si nous partions tous ensemble en croisière dans les Caraïbes ? Tout commence lors d’une fête de famille où nous célébrons plusieurs anniversaires. L’idée de faire un voyage ensemble était déjà dans l’air du temps mais cet évènement ou plutôt… ces évènements étaient le moment idéal pour marquer le coup et se faire un superbe cadeau pour les 40 ans de mariage de mes parents, leurs 60 ans, mes 40 ans et les 30 ans de mon frère ! Nous sommes en 2011 et nous fixons l’échéance du voyage à 2013, nous donnant ainsi 2 ans pour organiser, réserver et bien sûr épargner une cagnotte d’environ 2500 euros/pers. budget global sur lequel je m’engage en ma qualité de trésorier de l’expédition ;–) La difficulté majeure fut de trouver le voyage idéal, celui qui allait susciter l’intérêt de chacun. Mes parents souhaitaient être en famille, dans un endroit ensoleillé avec de belles prestations hôtelières. Mon frère rêvait de retourner aux Etats-Unis après notre voyage à New York. Quant à nous, habitués à l’itinérance organisée, nous souhaitions vivre quelque chose d’inédit.
La croisière dans les Caraïbes au départ de Miami comblait toutes ces attentes ! Ma mère était impressionnée par le faste des soirées sur les bateaux … Mais elle en rêvait bien en secret ! Pour notre part, nous gardions un excellent souvenir de notre voyage en Floride avec l’image de ces immenses paquebots amarrés en file indienne dans le port de croisière de Miami. Ce voyage est certainement né à ce moment là, où nous imaginions déjà que ce serait génial de revenir ici en famille. Mes parents allaient découvrir l’Amérique, le frangin Miami Beach et son glamour et pour nous ce serait notre première croisière. Après quelques recherches je constate que les circuits longs au départ de Miami ne sont pas si nombreux, beaucoup d’itinéraires sur 5/6 jours mais très peu au delà d’une semaine. Seul Costa propose un circuit de 10 jours sur le nord des Caraïbes de Miami à Miami. Pour un beau contraste saisonnier nous décidons de partir en mars au cœur de l’hiver français et d’organiser un mini séjour à Miami avant le départ et à l’arrivée. Pour faire quelques économies sur les billets d’avion, vendus à un prix exorbitant par Costa, je fais quelques recherches (Florence dira des nuits et des nuits de recherches, mais il n’en fut rien…) et je trouve des billets très bon marché au départ de Bruxelles sur Air France. Bruxelles n’étant qu’à 1h20 de Paris notre choix est fait, le voyage débutera dans la capitale belge le 25 février, pour se terminer à Paris le 12 mars.
Lundi 25 février 2013 THALYS 16h00 GARE DU NORD 17h20 BRUXELLES MIDI
C’est le grand jour, les valises sont prêtes et bien bouclées ! Il vaut mieux pour celles des parents qui accusent 44kg pour les 46 autorisés. Selon maman, elle a vidé les armoires et dispose ainsi de toute la panoplie de la parfaite croisiériste ;–) Des 3 coins de France tout ce petit monde se met en route dans le froid et la neige, direction gare du Nord où nous embarquons dans le Thalys de 16h20 pour Bruxelles Midi. A notre arrivée, installation rapide à l’hôtel car nous partons en tramway pour le centre ville. Nous profitons de ce passage à Bruxelles pour dîner avec Vanessa et Xavier des amis belges. Nous avons rendez vous avec eux au restaurant Léon la friture, premier de la franchise LEON au cœur du quartier historique. En chemin nous passons par la superbe « grande place » qui malgré son éclairage en panne est vraiment magnifique. Dans les petites ruelles aux alentours, les chocolatiers sont tentants et l’envie ne manque pas d’emporter un ballotin ou mieux, une bonne gaufre liégeoise pour satisfaire l’estomac qui grogne de plus en plus. Mais bon… les valises sont déjà trop chargées pour un assortiment de chocolats et pour la gaufre, nous sommes quand même sur le point de passer à table alors on va se calmer ! Le restaurant LÉON est une vraie usine à touriste comme Xavier me l’avait dit. Cela ne gâche pas le plaisir de revoir nos petits belges que nous n’avions pas vu depuis « fort longtemps » comme ils disent ;–) Les moules, les frites et la bière coulent à flots jusqu’à minuit, heure à laquelle nous nous quittons en promettant de revenir les visiter lors d’un grand W.E. C’est une bonne première journée musclée et personne n’en redemande une fois rentré à l’hôtel. Les réveils sont réglés pour 6h00, extinction des feux.
Mardi 26 février 2013 THALYS 07h05 CDG 08h20 – AF690 CDG 10h45 MIA 14h20
C’est à l’aube et le ventre vide que nous rejoignons le comptoir d’enregistrement Air France situé au niveau inférieur de la gare de Bruxelles Midi. La journée s’annonce très longue puisqu’elle se terminera… 20 heures plus tard dans les rues de Miami Beach ! C’est la première fois que nous voyageons avec des billets AIR-TGV et je suis surpris de me voir remettre dès l’enregistrement initial, les cartes d’embarquements et les billets de Thalys estampillés d’un numéro de vol Air France. Après un petit déjeuner sur le pouce, (mon père ne le sait pas encore, mais il commence un régime sur le pouce ;–) nous embarquons à bord du Thalys direction CDG. Maintenant que nous sommes en route, sous la responsabilité d’Air France, et même avec la contrainte de partir de Bruxelles pour obtenir ce tarif, je commence à me dire que c’était vraiment un bon plan de vol ;–) Le fait de partir de Bruxelles nous a permis d’économiser 300 euros par pers. sur le billet d’avion direct avec Air France. Pour un trésorier.. ça compte ;–) Dans notre avion un boeing 777, nous avons réservé des places en 3+2 à l’aller comme au retour. Elles nous permettent ainsi de trinquer tous ensemble à l’apéritif, où chacun appréciera sa petite coupe de champagne, rare privilège des voyageurs en classe Eco sur la compagnie Française. C’est un vol de jour où personne ne trouvera le sommeil : Florence comme à son habitude, dévore les magazines gratuits de la compagnie, pour ma part je fais l’inventaire des films que j’ai soigneusement préparés sur l’Ipad, mais que comme d’habitude, je ne regarderai pas ! Guillaume profite des films à la demande pour revoir Forrest Gump (il rêve déjà du semi marathon qu’il va courir en avril ;–) et maman transforme son écran de divertissement en véritable machine à sous. Elle annonce d’ailleurs fièrement un gain de 15 dollars au bout d’une demi heure de vol. Quant à papa, très sage, il observe le microcosme de l’appareil… 9h et quelques turbulences plus tard, nous y sommes…
Qui l’eut crû ? Bernard et Pierrette de L’Honor de Cos, Tarn et Garonne sont à Miami, USA ! Au passage de l’immigration où nous attendons une bonne heure en file indienne, tant l’afflux de touristes est important à notre arrivée, le douanier demande en français à papa, de présenter son pouce pour le relevé des empreintes. Mon père, tellement surpris qu’on lui parle dans sa langue après avoir entendu des “thumbs please !” par paquet de 12, en aurait presque eu une hésitation ! Quel soulagement de constater que les valises sont bien là, détail qui m’inquiétait un peu dans le déroulement de ce voyage. En organisation individuelle avion+croisière, les points critiques étaient :1- le ratage d’avion qui pouvait compromettre sérieusement le séjour 2- un retard ou une perte de bagages qui rendait la croisière compliquée logistique-ment. Je rappelle quand même qu’il y a l’intégralité de l’armoire de mes parents dans les valises, soit : 37kg de costumes, robes de soirée, tong, short, bijoux etc. Celles ci étant récupérées, plus rien ne peut nous arrêter, attention Miami, les Fauré sont dans la place ! En sortant de l’aéroport, choc thermique ! Nous sommes partis à 0° et il fait environ 27°, une chaleur très humide et un ciel couvert. Les cols roulés tombent, nous galérons un peu dans l’aéroportpour trouver l’itinéraire jusqu’au métro aérien et nous rejoignons le terminal du Airport Flyer. Ce bus local nous transporte vers le centre ville de Miami Beach où nous logerons jusqu’au 28, jour de départ du Costa Mediterranea. Nous aurions pu prendre un taxi pour rallier Miami Beach, mais cette première immersion est plutôt sympa pour mes parents qui se retrouvent dans le bus en ambiance locale entre rabbi Jacob et 50 cents ! Il faudra quand même ménager les aînés… Cette journée de voyage est particulièrement fatigante et pourtant ils ne bronchent pas… Nous descendons à l’arrêt Washington et Lincoln à 300m de notre hôtel, le Crest suites. C’est une bonne surprise, il est très bien situé à un bloc de la plage, 5mn du quartier art deco et calme malgré son tarif compétitif (300 dollars, 2 nuits pour 5) Après notre installation, Guillaume et moi ne résistons pas à l’envie de faire un plouf dans la piscine avant de d’aller prendre notre diner sur Lincoln Road, la grande rue piétonne de Miami Beach. Pour papa et maman les cartes des restaurants sont en chinois, ils ne parlent pas l’anglais et même traduction, ils ont un peu de mal à s’imaginer à quoi va ressembler leur assiette… Pour papa ce premier repas sera sous le signe des épices ! Il commande des Wings Hot Sauce qu’il commence a manger sans broncher… Ne craignant pas les plats épicés, j’y risque un doigt, et je me rends compte que c’est immangeable pour les non initiés ! Et papa qui ne disait rien ! Nous lui commandons la même chose… sans sauce cette fois. Rattrapés par le jetlag nous ne faisons pas de vieux os dans les rues pourtant animées du quartier. Un petit tour au starbuck pour un café et tout le monde est couché à 22h00 !
Mercredi 27 février 2013 CREST HOTEL SUITE JAMES AVENUE MIAMI BEACH
C’est une grosse journée de visite au programme aujourd’hui mais elle ne débute qu’a 9 heures… Notre horloge interne étant encore à Bruxelles nous sommes presque tous réveillés à 6h00 du matin. Guillaume et moi partons faire un footing en bordure de plage (entretenir notre forme et garder nos formes était aussi un objectif du voyage) tandis que Florence et papa vont marcher vers quartier art déco encore tout éclairé. Au retour c’est dans un Mc Donald’s voisin de l’hôtel que nous prendrons notre petit déjeuner. Pour notre journée de visite nous partons avec Miami Tour Company compagnie qui présentait l’avantage d’avoir un audio-tour en français. 09h00, le van nous récupère devant l’hôtel et c’est parti pour un circuit Miami + Everglades pour une durée totale de 7h30. Avec Florence grâce au tour nous découvrons des endroits que nous n’avions pas eus le temps de visiter lors de notre premier voyage en 2011. Notamment le mémorial de l’holocauste, très émouvant avec les chants des enfants dans le tunnel Lonely Path, les quartiers de Coral Gables avec l’ancienne maison de Stallone et Madonna et enfin le Biltmore Hôtel, luxueux hôtel ayant appartenu Johnny Weissemuller. A Coconut Grove où nous stoppons 15mn chrono au Cocowalk Mall pour manger un morceau. Papa n’étant pas du genre à écourter ses repas, il commande tout de même une escalope milanaise … qu’il terminera à l’américaine, dans un doggy Bag ;–) L’après midi commence par un passage devant le Coconut Grove cemetery où Mickael Jackson tourna le video clip de « Thriller » Yeah ! Petit pas de danse et nous prenons un café sur 8th street, calle 8 au coeur du quartier cubain. Ici gros contraste avec Miami Beach, nous sommes en périphérie de la ville, c’est un quartier populaire, des anciens jouent au domino dans un parc, les devantures des boutiques sont exclusivement en espagnol. Nous continuons le périple en prenant la route des Everglades où nous stoppons à Gator Park. Observation de la faune à bord d’un air boat, spectacle mettant en scène serpents, crapauds et alligators. Papa et maman sous le charme, sont sur le point d’en adopter un…. mais abandonnent l’idée craignant qu’il ne bouffe le chat de la grand mère !
Nous rentrons en passant par Biscayne Bay où nous effectuons un petit repérage puisque c’est ici que nous logerons au retour de la croisière, juste en face de l’American Airlines Arena où nous verrons jouer l’équipe de basket championne en titre, les Miami Heat. Au retour à l’hôtel, nous faisons quelques achats au magasin Alvin’s Island, un superstore de fringues de plage, papa y essaye quelques casquettes. Les parents prennent un peu de repos, Guillaume, Florence et moi partons en repérage pour le resto du soir. En chemin nous buvons notre première Pina Colada (la toute première d’une longue série) offerte par Popeye de la BAC *** C’est au restaurant Il Bolognese que nous dinerons ce soir. Alpagués dans la rue par un coupon de réduction à 20% nous serons convaincus par une bouteille de vin offerte lors de notre deuxième passage devant le restaurant. Entre les pâtes aux fruits de mer, filet de bœuf et salade Caesar, tout est vraiment savoureux. Le tout arrosé d’un Malbec argentin qui glisse très bien, ce qui n’est pas pour déplaire à un certain Bernard. F. En fin de soirée, Guillaume et moi nous partons confiants vers le Mansion, une fameuse boite de Miami Beach où j’avais eu la chance de passer une soirée en 2011. Malheureusement nous sommes reçus par un physionomiste très hautain qui d’un « please gentlemen, wait here » nous fait comprendre que cela ne va pas être possible. Nous attendrons quelques minutes, le temps de voir rentrer quelques poupées qui elles, n’ont pas à attendre bien sûr…. Notons que cet employé physio était français et qu’après quelques recherches j’ai pu voir qu’il s’appelait Stéphane et que sa réputation le précédait. Alors mon petit Stéphane, si tu lis ces quelques lignes, saches que si tu veux rentrer un jour aux fêtes d’été de l’Honor de Cos, mon père qui est du comité te dira « Bonsoir Monsieur, restez sur le côté s’il vous plait, nous vous appellerons si une place se libère » ! *** Guillaume
Jeudi 28 février 2013 COSTA MEDITERRANEA EMBARQUEMENT
Aujourd’hui nous embarquons à bord du navire à partir de 13h00 ce qui nous laisse encore la matinée et le début d’après midi pour profiter de Miami Beach. Nous prenons tous le petit déjeuner à l’hôtel où nous sommes reçus par un couple sud américain très sympathique. Pancakes maison arrosées de sirop d’érable, rien de tel pour commencer une journée… LEGERS ;–) Après avoir bouclé les valises que nous stockons à la conciergerie, nous partons tous vers la plage. Guillaume va faire son footing quotidien (le dernier à terre du voyage) et le reste de la troupe part se baigner sur la célèbre plage de Miami Beach. Après la photo obligatoire devant les cabanes colorées des sauveteurs, Florence et maman se jettent à l’eau (se jeter, c’est peut être pas le bon terme, elles se faxent dans l’eau comme dirait Gad Elmaleh) Papa prend quelques photos (floues) en gardant quand même un œil sur la faune locale. Le ciel est encore couvert aujourd’hui mais la température reste agréable. Nous partons ensuite faire quelques achats dans les boutiques du quartier Art deco et notamment dans la boutique du Miami Design Preservation League où nous trouvons de belles affichettes pour la maison. Nous nous retrouvons tous pour le déjeuner chez Johnny Rocket’s une franchise typiquement américaine pour y manger des trucs horribles diététiquement parlant, mais qui ferait croire en Dieu une fois dans la bouche… Comme par exemple le plat que je commande et dont j’ai déjà longuement parlé dans ce blog les Chili Cheese fries. Papa qui ne veut plus aucune sauce depuis sa mésaventure du premier soir, commande un hamburger sec ! Il dira d’ailleurs, (accent du sud) ET BEH, C EST UN PEU SEC LE HAMBURGER ! Ma grand mère qui n’aurait pas contredit son fils aurait certainement dit : ESTOUFAREL ! Maman sympathise avec le serveur, un canadien qui parle très bien le français et qui l’embrasse pour l’occasion. L’hôtel s’est chargé de commander notre taxi qui sera là vers 14h30. A 5 personnes + 5 valises nous pensions devoir prendre systématiquement 2 taxis mais en fait ceux typé van sont assez nombreux. C’est donc très pratique et bon marché d’utiliser ce mode de transport en groupe. Notre course jusqu’au port de Miami est très rapide, à peine 20mn du centre de Miami Beach. Pour en avoir parlé avec un agent de voyages rencontré dans la matinée dans le quartier art deco, nous savons que le Costa Mediterranea est arrivé dans la nuit. C’est un moment sympa de longer le quai des bateaux du port de Miami en sachant que nous allons embarquer dans l’un d’eux. Plusieurs sont là : deux de la compagnie Carnival et un de la compagnie Norwegian Cruise Line et bien sûr le notre le Costa Mediterranea, 292 m de long, 2900 passagers avec l’équipage. Dans le hall d’enregistrement la prise en charge est très rapide. Il n’y a quasiment personne et nous nous retrouvons rapidement sur la passerelle d’embarquement.
C’est un véritable immeuble qui se retrouve face à nous quand on est au pied d’un tel navire. D’un tonnage de 85700 tonnes il n’est pourtant pas dans les plus gros et nous en verrons de plus impressionnants au cours de la croisière. Mais force est de constater qu’il a fière allure, une très belle ligne extérieure. Nous ne pourrons pas en dire autant de la déco intérieure mais nous en parlerons plus tard. A l’entrée du bateau, il y a bien sûr : le capitaine STUBBING et GOPHER le barman;–) Petit clin d’œil pour les fans de la série, Guillaume rappelle à maman, que dans ce bateau : nous montons à bord avec nos problèmes et ils disparaissent quand nous en descendons ! C’est comme ça que ça se passe sur le Pacific Princess ! Mais ici nous sommes à bord du Costa Mediterranea et le boss, c’est le commandant Mateo Fava. C’est d’ailleurs par cette phrase que le TODAY (journal de bord), déposé chaque jour sur le lit de nos cabines, commence : Le commandant Mateo FAVA vous informe ! Après la traditionnelle photo d’arrivée, nous découvrons nos cabines communicantes situées au pont 7 du navire, le Prometheo. A l’intérieur nous trouvons nos valises et nos cartes Costa où figure la mention « Extra » (all-inclusive), véritable sésame ouvrant les portes de tous les bars du navire ;–). Nos cabines sont en classe premium, et à ce titre nous disposons d’un balcon légèrement plus grand que dans une cabine classique. Les rangements sont nombreux, si bien que même à trois nous disposons de toute la place nécessaire pour bien nous organiser sans retrouver des chaussettes de Guillaume dans les culottes de Florence ! Le sofa/bed de chaque cabine se module assez rapidement, Guillaume alias « le romanichel du Mediterranea » pourra changer de cabine à la mi-séjour pour dormir avec les ainés, et ainsi laisser de l’intimité aux jeunes ! Oui car sur le bateau on peut se classer dans la catégorie « jeune » à 40 ans, la moyenne d’âge des croisiéristes étant plutôt autour de 50/60 ans. Nous constaterons quand même par la suite, que tout ce petit monde reste actif malgré les années… notamment lors des soirées et diverses animations. A 17h30 nous assistons à la réunion d’information de l’hôte francophone, Grégoire. Une jeune homme très sympa, qui distille quelques vannes bien pensées : » le top des questions que posent les croisiéristes ? – vous n’avez pas vu ma femme ? Est ce que cet ascenseur monte ou descend ? Est ce que l’équipage dort à bord ? Question à laquelle il répondait, non ils dorment à terre toutes les nuits pour être ramenés sur le navire en hélico le lendemain matin ! Cette réunion est surtout utile pour l’organisation à bord du navire: horaires des repas, spectacles, animations, utilisation de notre carte Costa, les excursions etc. Grâce à l’option premium nous avons pu choisir le deuxième service du dîner qui est à 21h00 (le premier étant à 18h15 comme en maison de retraite !) et nous bénéficions également du petit déjeuner servi gratuitement en cabine. Nous faisons connaissance avec notre steward German, qui comme la plupart des membres de l’équipage sera omniprésent et très attentionné tout au long de la croisière. L’exercice d’évacuation se déroule dans une ambiance bon enfant, et pendant le décompte des passagers rassemblés sur le pont, nous avons une petite pensée pour les victimes du Concordia. « In situ », on imagine aisément la terreur et la panique qui ont du s’emparer d’eux lorsque cet immeuble flottant s’est mis à vaciller. Nous découvrons le restaurant Degli Argentieri, où une superbe table pour 5 faisant face à l’arrière du navire nous attend. Nous prenons donc ce premier repas face au somptueux panorama du skyline de Miami. La qualité et la finesse des plats sont à la hauteur de nos attentes, papa revit après son stage de survie sur les terres de l’oncle Sam. Il est 22h30, nous assistons au départ du navire, accoudés aux balcons de nos cabines, sans agiter de mouchoirs, sans cris de joie, sans jets de confettis, mais avec une belle sensation de liberté. Après quelques miles dans le chenal, cap sur Nassau et le triangle des Bermudes où nous rappelons à maman que des navires, des avions et porte avions y ont disparu mystérieusement… A quoi elle répond « n’importe quoi ! » La plage de Miami Beach scintille encore au loin lorsque nous disparaissons dans la nuit noire de l’océan… et dans l’ultra confort de nos Queen size !
Vendredi 1er mars 2013 NASSAU, BAHAMAS 09H30 -18H00
Les premières lueurs du jour transpercent les rideaux de la cabine, je me glisse en silence sur le balcon pour assister au sunrise sur la mer des Caraïbes. Le soleil ne sera pas encore au rendez vous aujourd’hui, mais une belle lumière comme seul un ciel chargé peut en procurer illumine les eaux caribéennes. Nous arrivons à Nassau, capitale colorée des Bahamas, où nous passerons une grande partie de la journée (09h30-18h00). Nous prenons notre petit déjeuner en famille dans le restaurant Perla Del Lago où chacun trouve son bonheur même s’il manque à mon goût quelques bonnes crêpes maison ;–) A 10h00 nous débarquons dans la foule du terminal car 3 autres navires sont également dans le port. Il y a le Carnival Breeze, le Norwegian Epic et le superbe Disney Dream, l’un des 4 bateaux de la compagnie aux grandes oreilles Disney Cruises. Les nombreux taxis à la sortie du terminal demandent tous 5 dollars par tête. Une bonne course pour un trajet d’à peine 10 minutes ! Nous visitons ce matin l’ ATLANTIS PARADISE ISLAND, complexe hôtelier du milliardaire Sol Kerzner, qui est le second employeur de l’état des Bahamas (6000 employés). Son extrême rentabilité a poussé son propriétaire à en construire un deuxième à Dubaï ATLANTIS The Palm où nous avons eu la chance de séjourner il y a deux ans. La particularité de cet hôtel est d’abriter l’un des plus grands aquarium du monde qui réunit près de 200 espèces marines dans 11 millions de m3 d’eau. Guillaume et les parents feront cette visite, pendant que Florence et moi, connaissant celui de Dubaï, rejoignons la marina colorée de l’Atlantis pour faire une pause au Starbuck.
Dans le casino de l’hôtel maman dépouille Sol Kerzner de quelques dollars sur un bandit manchot. Nous regagnons le centre ville de Nassau par le Sydney Poitier bridge, afin d’avoir une vue aérienne sur l’Atlantis et sur le port de croisière. Au sommet du pont, nous constatons que le Mediterranea qui paraissait si gros hier, n’est plus qu’un petit joueur au milieu des 130 000 tonnes affichées par le carnival Breeze et le Disney Dream. Info pour les futurs visiteurs : sur la carte de l’île nous constatons qu’il existe un petit ferry permettant de rallier l’Atlantis du terminal pour à peine 3 dollars. Nous regagnons le bateau après une dégustation de Cake au rhum dans la ville et c’est déjà l’heure de la ripaille où nous retrouvons les parents et Guillaume enchantés de leur visite. L’après midi nous repartons vers la plage de Junkanoo beach qui se trouve à proximité du terminal. Mais nous n’y restons pas longtemps puisque le soleil n’est toujours pas là ;–( Au retour nous faisons un crochet par le straw market, un marché de la vannerie sans grand intérêt mais qui nous permet d’apprécier le départ du Carnival Breeze si démesuré derrière les huttes des petits marchands de sac de plage ! Le soir après un bon dîner bien arrosé d’un vin californien blanc dont j’ai oublié le nom, c’est la première incursion dans la boite de nuit du navire : « Disco Selva ». L’endroit est sympa même s’il n’y a pas foule quand nous y rentrons vers minuit. La main lourde d’Isaac sur les doses de whisky dans mon coca précipiteront mon retour vers la cabine 7184.
Samedi 2 mars 2013 Journée de navigation
Pour démarrer cette première journée de navigation nous prenons le petit déjeuner dans nos cabines, afin de profiter de notre balcon avec vue imprenable sur l’océan. Nous transférons la table des parents de notre côté car il n’était visiblement pas possible d’ouvrir la séparation des terrasses (pour les futurs croisiéristes en cabines communicantes, l’ouverture de cette porte de séparation se fait par une clé carrée de pompiers). Le petite déjeuner est copieux, même très copieux puisque la veille nous avions sélectionné toutes les options du menu ! Pendant que les filles sont à l’aquagym sous les ordres d’une italienne gironde et bronzée, je me risque sur la piste de footing du navire, un anneau jaune d’une centaine de mètres sur lequel je fais 100 tours… en changeant de sens à la mi-course pour casser la monotonie de ce manège infernal ! Trop court pour vraiment y prendre du plaisir. Mais le sport sur le navire ça se passe essentiellement dans la salle de gymnastique Olympia au pont 10. C’est là que presque quotidiennement se retrouvent les boulimiques de sport, les beaux italiens bronzés, mais aussi ceux, qui de manière préventive, éliminent les calories ingurgitées chaque soir au repas ! (nous faisons plutôt partie de cette dernière catégorie). Le dîner est vraiment une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Nous pensions avoir une cuisine basique servie en abondance, industrielle ou surgelée mais il n’en fût rien… Pour ces repas qui sont, il faut le dire, une vrai fête, le point d’orgue de la journée, c’est une vrai cuisine élégante et savoureuse servie à la carte par des serveurs tirés à 4 épingles. Sur la carte tout est possible ! Que souhaitez vous ce soir monsieur ? Le menu ? Plusieurs entrées ? Tous les plats ? Aucun problème monsieur, vous pouvez goûter à tout ! Un vrai bon moment ponctué d’entractes animées par des serveurs attentionnés qui n’hésitent pas à faire le spectacle en faisant danser les dames à chaque table. Vraiment la grande classe, d’autant plus que l’élégance du costume pour les hommes et des robes de soirée pour les dames, qui nous avait un peu effrayés dans un premier temps, ajoute un côté magique à la soirée. C’est l’occasion de se faire photographier comme des stars et de s’imaginer un destin à la Jack Dawson ou Rose De Witt Bukater… Pas jusqu’au dénouement final quand même ! Aujourd’hui nous retiendrons également que le soleil n’est toujours pas au rendez vous, que le casino tourne à plein régime et que papa s’est trouvé quelques concurrents dans sa marche matinale sur le pont du navire. Guillaume l’a surpris en train de dépasser énergiquement un concurrent qui avait eu l’audace de le dépasser au tour précédent… C’est l’esprit de compétition Fauré qui frappe ! Même ici au milieu de la mer des Caraïbes. Durant la nuit nous naviguerons avec une route sud-est dans l’océan Atlantique, à environ 20 miles de l’archipel des Bahamas, de l’île de San Salvador et de notre destination, l’archipel des îles Caïcos. Merci pour ces infos commandant Matéo ;–)
Dimanche 3 mars îles turks and Caïcos 08h00 – 12h30 – temps variable 26°
Arrivée aujourd’hui aux iles turks and caicos département britanniques perdus au milieu des Caraïbes. C’est encore sous un soleil voilé que nous débarquons ça commence vraiment à manquer d’autant plus que le paysage est superbe. Le bateau accoste prés d’une plage de rêve très proche et donc propice aux photographies avec le bateau en arrière plan. Patience… une petite éclaircie à notre départ sauvera les clichés. guillaume attendra cette éclaircie ce matin sur la plage et nous faussera compagnie pour la matinée. Son envie de soleil est plus forte que tout ! Nous débarquons donc au signal sur cette île. Un passage obligé dans les boutiques de détaxe sans aucun intérêt et nous voilà dans un taxi direction cockburn town la capitale de l’île. A première vue rien de bien folichon à visiter dans cette ville mais nous partons quand même déterminés à faire connaissance avec les autochtones ! arrêt dans le centre où il n’y à personne nous passons derrière le village pour avoir une Vue sur les marais salants (instructifs, grâce aux panneaux explicatifs ) puis nous revenons vers la prison du centre ville qui semble aménager pour les visites. Le garde nous renseigne mais cela ne nous intéresse guère. Notre intérêt est irrésistiblement attiré par une petite musique qui s’échappe de l’église qui fait face à la prison. Je me risque a demander au garde de la prison si notre présence poserait un problème, il se renseigne et nous voilà installé au milieu d’un office évangélique haïtien. Pour mes parents totalement étranger aux pratiques évangélique c’est la grande surprise. Présentations embrassades nous n’échappons à rien. Le sermon du révérend est à la hauteur de nos attentes. Engagé, passionné c’est l’église évangélique. Les prêcheurs pleurent , supplient, ma mère est submergées par l’émotion et trouve là son plus beau souvenir de voyage. Comme quoi l’aventure à du bon !
Nous revenons au bateau par les bordures de plages déchaînées. Guigui a pu se baigner, il parade sur la superbe plage avec enfin le soleil au RDV ! Un petit coup d’oeil sur le musée de la Nasa (oui monsieur) car John Glenn a atterri dans le coin après son vol spatial. On remonte à bord du bateau où une pizza party nous attend, puis c’est l’heure de la sieste et du sport pour guigui et moi, toujours adeptes de la salle olympia où nous avons nos petites habitudes avec le cdt de bord Mateo Fava! Le soir spectacle avec Alex Carroli (véritable gymnaste aux talents multiples) arrosé de quelques apéritifs musclés en famille avant le repas du soir qui sera suivi d’un buffet de minuit constitué essentiellement de desserts (50 mètres de buffet) que les filles louperont en allant au lit trop tôt! Ce ne sera pas le cas des hommes qui finiront dans la boite de nuit pour la deuxième fois!! Ocho Rios, Jamaïque le 4 mars 12h00 – 18h00 – temps variable 28°
Aujourd’hui nous arrivons en Jamaïque. L’escale est prévue à 12h et nous avons donc le temps de faire notre sport quotidien, même papa qui annonce fièrement 45 tours des ponts du navire soit plus de 11km. Pour cette escale nous avons programmé une activité commune pour toute la famille : l’ascension des chutes de Dunn’s. Il ne s’agit pas des chutes les plus fantastiques que nous ayons vues, mais l’aménagement et le soleil aidant, c’est un vrai moment de plaisir où maman fera même sa téméraire en empruntant les chemins de traverses avec nous pour gravir les chutes. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette ascension, notre photographe reporter Bernard ayant rencontré un problème de mise au point ! Ambiance reggae de rigueur en sortant du parc (Jamaïque oblige) parmi les vendeurs ambulants tous rasta à souhait. Nous retiendrons également notre passage à Dolphin’s Cove en sortant des chutes qui nous a permis de regarder les diverses démonstrations avec ces merveilleux mammifères. Soleil couchant sur les côtes de Jamaïque au retour, séance photo obligatoire en famille sur notre balcon terrasse à bord du Mediterranea. La nouvelle de la journée c’est l’arrivée du grand beau temps, le vrai grand beau temps que nous attendions, on va quand même pas passer notre temps à courir après le soleil dans les Caraïbes ! Pour fêter ça, c’est la tournée de tout le monde au bar. Il faut pas grand chose !
Grand Cayman le 5 mars 09h00-18h00 – beau temps 28°
Aujourd’hui grande journée (9h-18h) à Grand Cayman, paradis des plages et paradis fiscal, les banques sont omniprésentes (la finance est vraiment l’activité principale de l’île). C’est une Journée où chacun fera sa vie puisque Florence et moi allons rencontrer les raies Pastenagues sur un sand bank (banc de sable) , Guillaume va se faire bronzer sur la plus belle plage de l’île (seven mile beach), tandis que papa et maman testeront le petit train du centre ville avant de remonter sur le bateau. Notre excursion démarre assez tôt car Stingray City est située de l’autre côté de l’île. Ballade agréable en bus jusqu’à l’embarquement où nous pouvons apercevoir quelques iguanes le long du chenal. Nous accostons à Stingray city une demi heure après le départ. De nombreux touristes sont déjà là. La densité de raies Pastenagues présentes est incroyable. Du haut du bateau on peut voir toutes les petites taches brunes dans l’océan, c’est vraiment impressionnant.
Nous ne pensions pas en voir autant, et avoir tant de proximité avec les bestioles. On s’équipe ( masques, chaussures ) et c’est la rencontre ! Les raies sont douces et câlines c’est assez incroyable. Il est possible de les caresser, de les nourrir, et de nager avec elles, un vrai beau souvenir. Nous regagnons le bus environ une heure plus tard. Nous demandons au chauffeur de nous déposer à Seven Miles Beach. C’est à mi-chemin entre le départ pour les raies et le bateau. La plage est grandiose, bordée d’un sable d’une blancheur éclatante. Nous trouvons un petit coin tranquille pour nous installer puis nous passons une partie de l’après midi à l’ombre d’un filao avant de nous réfugier dans un centre commercial très américain pour acheter donuts et milk shake ( on ne mange sans doute pas assez à bord du bateau!!! ). Pour le retour nous partagerons avec une résidente chargée de courses, un taxi qui nous ramènera vers la dernière chaloupe une demi heure avant le départ du bateau. Guillaume s’est aussi trouvé un coin de plage tranquille ( plus ensoleillé que la nôtre, ses pieds s’en souviendront !) et papa et maman semblent satisfaits de leur tour en petit train. Ce soir on recule l’horloge d’une heure, passage au fuseau d’Amérique du sud oblige. Une journée complète de navigation nous attend avant d’atteindre Roatan au Honduras, patrie de German notre steward ( responsable de notre chambre ) qui descendra également à terre pour voir femme et enfants quelques heures. Un article concernant le régime du personnel embarqué à bord qui travaille 8 mois pour 2 mois de congés. Les 2 personnes auxquelles nous avons affaire chaque jour sont German et notre serveur philippin Chrisostomos. Ils sont attentionnés et super efficaces. Comme chaque employé du navire d’ailleurs une autre grosse satisfaction du voyage : le service.
journée en mer le 6 mars temps variable 30°
deuxième journée en mer de notre croisière alors que nous faisons route vers l’Amérique du sud et les côtes du Honduras. A bord du bateau nous avons nos habitudes, sport pour Guillaume et moi, tour des ponts pour papa, casino pour maman et cours de Salsa pour Florence. Mais avant ça c’est l’heure de la visite des cuisines du navire avec Grégoire l’hôte francophone du séjour. Nous nous réunissons dans un premier temps au théâtre Osiris où Grégoire nous fait un speech agrémenté de quelques diapos, puis nous partons vers les cuisines où c’est le branle bas de combat. Tout est en ordre de bataille pour le repas de midi. La première surprise c’est la propreté. Tout est vraiment rutilant dans cet espace qui sert quotidiennement des milliers de repas.
Ensuite c’est l’organisation. En témoigne cette fiche recette scotchée sur un frigo. Beaucoup d’apéros pour moi aujourd’hui qui trinque avant le cours de Salsa, après et avant le repas de midi, je me ballade tel un pacha sur les ponts du navire, mes verres de martini à la main. Je me risque au cours de Salsa malgré l’ivresse légère et en profite pour filmer les déhanchés de ma femme. Dans l’après midi il y a une vente spéciale à bord. J’y risque un oeil. Il s’agit d’une vente de montres et de stylos Belle and Roses ( comme ils disent ). Oui vous avez bien entendu il n’y pas d’erreurs, ce n’est pas Bell and Ross. C’est vraiment cheap mais ça ne semble pas décourager les croisiéristes qui achètent en nombre. Ah ces italiens, l’imitation c’est leur truc ! Dans l’aprés midi nous offrons à maman quelques billets de bingo, ce qui nous permet de déguster un très bon cappuccino dans le salon où le tirage est effectué. Costa c’est quand même l’Italie, super bon le cappuccino! Le spectacle du soir est orchestré par un grand ténor italien qui nous émeut beaucoup, la présentation du show en 5 langues est toujours dirigée par le grand Max le directeur de croisière, très drôle, très charismatique ( vu les cris des croisiéristes allemands, il doit être teuton.) Ce soir après le repas c’est soirée blanche ( nous ne serons pas totalement blancs, personne ne nous ayant prévenu du dress code avant le départ ). Les danseurs du navire rejoindront les passagers pendant la soirée, ce qui nous permet d’admirer de plus près la sculpturale Natalia une danseuse black caliente ! Et pour finir c’est une démonstration de sculpture sur végétaux (mangues, citrouilles) nous apprendrons qu’il s’agit d’une spécialité de certains cuisiniers philippins. Impressionnant.
Jeudi 7 mars 2013 ISLA ROATAN ONDURAS 08h00 – 16h00 – beau temps 30°
Arrivée aujourd’hui au Honduras. Nous avons décidé de faire une sortie groupée vers la plus belle plage de l’île Tabyana Beach du côté de West Bay. Il s’agit d’une plage aux eaux translucides très proche de la barrière de corail. Sur le port, Guigui, Flo, maman et moi nous trouvons un chauffeur de taxi qui accepte de nous emmener au niveau du Bananarama hôtel et de nous y attendre jusqu’à 14h. Papa reste au niveau du village d’accostage pour y faire sa promenade. Le chauffeur du taxi est peu loquace et essaye de nous vendre durant le trajet « le canopy » l’attraction tyrolienne de l’île au parc Gumbalimba. Arrivé sur place il se gare sur un parking et encaisse la deuxième moitié de notre course à 40 euros, de bonne guerre cela vaut bien l’attente jusqu’à 14h. Malgré la foule nous trouvons un coin tranquille sur la plage et c’est l’installation. Ne m’étant pas encombré de mon masque et tuba j’en loue sur la plage pour 2 euros! Nous commençons à explorer les fonds riches en variétés de poissons mais toutefois moins gros que ceux vus en Mer Rouge. C’est tout de même un spectacle éblouissant avec une mention spéciale au snorkling à la frontière de la barrière, tout près du bleu profond ! De retour sur le quai d’embarquement nous achetons quelques cartes postales et je déguste une glace offerte par le personnel de la cie princess qui ont leur bateau amarré juste à cote du notre. L’eau est translucide sur le ponton, des poissons multicolores virevoltent au pied du bateau! Des honduriens jouent de la musique folklorique pour notre départ, un touriste anglais ivre se fait prendre en photo avec eux, il est ridicule, c’est aussi ça le tourisme de masse!
Vendrdi 8 mars 2013 Cozumel Mexique, 9h00 – 19h00 Beau temps 30°
Escale attendue de notre croisière voici enfin le Mexique où nous arrivons sous un super soleil. Pour Guillaume, Flo et moi ce sera aujourd’hui une journée complète de visite entre les ruines de Tulum et le parc de Xel Ha. Les parents quant à eux vont visiter des ruines maya à san gervasio à proximité de playa del Carmen lieu du débarquement. Quant à nous, nous prenons un bus vers Tulum accompagnés d’une super guide francophone. Nous avons la chance d’être nombreux pour cette excursion et nous bénéficions de notre propre guide aujourd’hui. (ce n’est pas du luxe à Tulum). Le temps du trajet nous pouvons ainsi nous enquérir de diverses infos sur les mexicains et les environs du site maya. La riviera aux alentours est un haut lieu du springbreak américain donc densément bordée d’hôtels luxueux. Nous arrivons sur le site vers 10h30 et nous y resterons 1H30 montre en main. C’est court mais le prix à payer pour admirer ce site exceptionnel en étant croisiériste. Il était impossible de faire l’impasse sur cet endroit, et encore plus en étant sur ce site en bordure des eaux limpides mexicaines. Après quelques explications culturelles et des centaines de photographies nous quittons les lieux avec le regret de ne pouvoir y passer plus de temps, notamment pour la baignade su la plage en contrebas des ruines, accessible par un charmant escalier en bois. Notre repas de midi est programmée au parc de Xel Ha où un buffet mexicain nous attend. Nous traversons par la suite ce parc où sont visibles quelques poissons dans des lagunes aménagées, mais restons franchement déçus par les lieux en rapport avec les autres fonds que nous avons pu voir au Honduras. Peut être faudrait t-il prévoir une excursion plus longue à Tulum? Mais elle n’existe malheureusement pas dans le catalogue Costa, et venir ici par ses propres moyens et trop dangereux avec le délai de route pour attraper la dernière chaloupe. Nous regagnons le navire sous un superbe soleil couchant. Cette nuit nous changerons une dernière fois d’heure en avançant la pendule d’une heure pour revenir sur le fuseau de Miami.
Samedi 9 mars 2013 Journée en mer beau temps 30°
Dernière journée de navigation de notre croisière. Nous en profitons pour explorer les endroits du bateau que nous ne connaissions pas, comme par exemple la salle de jeu des enfants qui a une vue imprenable sur le pont de l’équipage. Nous faisons également une visite dans la petite chapelle du navire où nous constatons que des touristes se sont éclatés sur le livre d’or « satan est mon seul dieu » et nous emportons une image de saint Elme le patron des marins ! D’un téléphone du navire nous appelons la cabine des parents avec un fort accent espagnol, pour signaler un prétendu problème. Problemo problemo madame Fauré !!! Crise de rire. Ce soir pour fêter la fin de la croisière une soirée romaine est donnée. Des toges sont distribuées dans nos cabines avec un fascicule comportant le mode d’emploi pour les enfiler. Florence et moi faisons honneur aux toges tandis que les parents et Guillaume reste Smart. Nous préparons les valises, qui seront rassemblées sur le pont dans la nuit. Une dernière soirée qui se termine à la boite de nuit du navire puis nous rentrons dans nos cabines vers 1h00 du matin. Demain matin arrivée à Miami où nous restons deux jours avant le retour en France.
Dimanche 10 mars 2013 Miami débarquement à 10h00
Après un rassemblement au pont 10 nous retrouvons nos valises et un taxi sur le quai de débarquement. Un dernier petit tour dans nos cabines qui sont déjà préparées pour les nouveaux arrivants et en route vers notre hôtel, à seulement à dix minutes du bateau. La plus courte course que n’ai eu à faire notre taxi selon ses dires. Il y a beaucoup de monde dans cet Holiday Inn qui a visiblement été pris d’assaut par d’autres croisiéristes du MSC Poésie, de retour de 4 jours dans les Caraïbes. Dans le lobby nous discutons avec un groupe de marseillais habitués des croisières qui nous confie être très satisfait des prestations à bord. Ah ces retraités les petits veinards. Nous découvrons notre chambre, vaste avec deux grands lits et un sofa bed convertible qui lui s’avérera peu confortable ! Mais qu’importe nous sommes ensemble, nous rentrons d’une croisière dans les Caraïbes et nous sommes à Miami !!! Le reste de la matinée est consacré à la recherche d’un restaurant. Nous trouvons notre bonheur sur Bayside Market Place au bord de la marina. L’après midi nous embarquons pour la fameuse croisière Millionaire’s row où nous naviguerons à proximité de Star Island et Fisher Island, lieux de villégiature de stars telles que Shaquille o’ Neal, Sinatra ou encore Shakira. Au départ du bateau dans le chenal, une vedette nous frôle avec à son bord une superbe paire de fesses qui s’agite de haut en bas pour amuser les touristes. Papa n’en perd pas une miette et pense que malgré leurs lacunes culinaires ces américains ont de la ressource ! Au retour les hommes prennent la direction de l’American Airlines Arena où nous allons voir jouer les champions en titre, les Miami Heat contre les Indiana Pacers. Pendant ce temps là maman et Flo se baignent dans la piscine de l’hôtel puis vont se promener dans le centre commercial de Market Place. Nous arrivons dans l’arena vers 17h30 où la foule est déjà en place, bien compacte. Je récupère mes places réservées plusieurs mois auparavant via le « Will Call » (échange des places sur présentation de l’ID) et nous prenons place dans notre tribune section 401 rang 4.
Des places en hauteur tout en haut du dôme, mais idéales pour une vue d’ensemble avec un excellent rapport d’ambiance. L’American Airlines Arena est vraiment un superbe endroit. A chacun des étages nous trouvons de quoi nous restaurer et les places sont idéalement situées pour apprécier le spectacle (pourtant à 30 dollars à peine! ). C’est vraiment un grand show ! De la présentation des joueurs au moindre temps mort, tout est spectacle ! Le savoir-faire américain parle, il y a rien à dire ils savent vendre. Papa est très étonné par la capacité de nos voisins de travées à ingurgiter pizzas, hot dog et bières à tout moment du match ! (Ils passent tout leur temps à manger ma parole!). A l’extérieur Flo et Maman font la queue pour nous obtenir une table au Hooters de Market Place. C’est bien là bas que nous les retrouverons mais nous n’y mangerons pas à cause d’un mauvais emplacement de la table. Les jolies serveuses de la franchise attendrons le lendemain pour nous revoir. Ce soir c’est au restaurant Forrest Gump que nous mangerons. Une bonne assiette de friture rien de tel pour bien dormir ! Maman en fera malheureusement les frais une partie de la nuit !!! Nous rentrons tout de même repus et guillerets de cette soirée sur Bayside et nous nous endormons du sommeil du juste (sauf maman qui est malade!) dans notre immense chambre (pour Flo et moi ce sera quand même un peu dur sur le sofa bed!) Demain dernière journée sur le sol américain avant notre vol prévu en soirée.
lundi 11 mars 2013 Miami Embarquement aéroport 18h55
Dernier jour de voyage pour la famille Fauré ! Nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner au RDC de notre hôtel. Papa a droit au buffet mais il ne prendra qu’un café avec un croissant. Pour avoir un croissant il faut payer un buffet au holyday inn… Ça c’est une société de consommation ;–) Dans la matinée nous visitons le centre de Miami en metromovers, il s’agit d’un métro aérien gratuit sillonnant le centre de la ville. C’est une belle ballade, il fait beau et nous poursuivons la visite à pied à la recherche d’un bureau de poste. Les cartes postales achetées la veille n’attendent plus que l’affranchissement pour être envoyées. Trouver un bureau de poste c’est une tâche qui à l’air relativement simple, surtout dans un grande ville comme Miami. C’est pourtant avec les plus grandes difficultés que nous trouvons un bureau de l’USPS (US postal service) dans un immeuble confidentiel du centre ville (sur Brickell Av) même l’employée de la poste semble surprise de nous voir ici ! Voilà qui ne va pas redorer le blason des USA aux yeux de papa ! Il doit penser qu’il est bien plus simple d’acheter un timbre à l’Honor de Cos et c’est sûrement vrai ! Flo, Guillou et moi nous mangeons enfin au Hooters de Biscayne Bay, tandis que nous confions papa et maman aux mains des employés d’un grill argentin à volonté ( ils en ont assez de la nourriture américaine, enfin surtout papa ! ). Chez HOOTERS la nourriture est conforme à notre attente ( soit : de la grosse cavalerie américaine ! ) je vais y manger mes dernières chili cheese fries du séjour ! Ce qui démarque cet établissement des autres ce sont les serveuses: sexy en diable qui doivent vraisemblablement passer un casting avant d’être embauchées. Nous retrouvons papa et maman ravis de leur repas au grill argentin où il pleuvait de la viandeautant que dans les rêves les plus fous de papa ! Un tour au Hard Rock Café voisin où Flo effectue quelques achats, un passage à la boutique des Miami Heat, où je trouve une visière qui pourrait, qui sait, parfaitement être adaptée à l’UTMB ! Et c’est déjà l’heure du taxi vers l’aéroport commandé par la réception de l’hôtel. En arrivant dans l’aérogare nous dépensons nos derniers dollars en café et friandises puis c’est l’heure de notre vol retour vers CDG : AF7185 à 18h55. Nous savions que le temps à l’arrivée n’était pas au mieux mais nous étions loin d’imaginer les difficultés à venir. Air France m’avait pourtant envoyé un mail conseillant le report du vol, mais une fois n’est pas coutume, je n’avais pas consulté les emails. Le vol se déroule néanmoins sans inquiétude et comme il se doit arrosé au champagne ! Au réveil nous sommes en mode mode grand blanc, c’est à gros flocons qu’il neige sur la capitale…
Mardi 12 mars 2013 Paris Arrivée aéroport CDG à 08h20 grand blanc, 25cm de neige -3°
L’appareil perd de l’altitude puis, à quelques mètres, au moment de toucher la piste, relance les gaz pour repartir. Grand silence dans l’appareil. Je dois avouer que c’est bien la première fois que j’ai une frayeur sérieuse en avion ! S’ensuivent de longues minutes sans aucune explication … Le commandant de bord s’adresse enfin à nous en expliquant que des rafales de vent au pied des pistes empêchent l’appareil d’atterrir dans de bonnes conditions. Dans l’appareil, nous entendons les mouches voler ! Un petit quart d’heure plus tard notre 777 atterrit enfin sans problème. Inutile de vous dire que c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le commandant pose l’appareil. Avec les intempéries c’est un bazar sans nom qui s’empare de l’aérogare et de la gare TGV de Roissy.
Tous les trains venant du nord sont apparemment annulés. Nous attendons 2 bonnes heures nos bagages pour cause de gel des fermetures de soute et manque de personnels au sol. Dans la gare TGV, des couvertures et des chocolats chauds sont distribués, nous finissons vraiment en beauté ! Après avoir demandé à Air France un formulaire de réclamation (et bien oui nous sommes français quand même ! nous allons réclamer pour la forme, même si Air France ne peut pas faire grand chose contre la neige !) Papa et maman descendent vers MONTAUBAN, Guillaume doit rentrer à MELUN et nous sur LYON. Miraculeusement chacun prendra place dans un train adéquat aux différentes destinations en début d’après midi. Après un atterrissage à 8h20 et au vu des conditions climatiques, je crois que nous pouvons parler de miracle ! Pour l’anecdote nous obtiendrons 75 euros chacun de la part d’Air France, qui ne demande rien n’a rien ! En quelques mots, une superbe croisière en famille qui restera un de mes plus beau souvenir de voyage! Le point fort: nous étions ensemble et cela ça n’a pas de prix ! Le prix parlons en ! En quelques chiffres clés et quelques références voici les données techniques de ce trip. ————————————————————————————————— Les vols : air France Bruxelles-Miami : aller départ Bruxelles AF7182 07h05 gare BRUXELLES MIDI-08h20 arrivée PARIS CDG puis AF690 PARIS CDG 10h50 arrivée MIAMI 14H40- retour départ Miami 18h55 le 11 mars 2013 arrivée CDG 08h20 le 12 mars 2013: 564 euros + Thalys vers Bruxelles 30 euros Frais ESTA USA: 10.3 euros La croisière COSTA Mediterranea cabines 7182-7184 Premium balcon accollées avec suppléments all-inclusive (19.5 euros/jour): 1352 euros Les faux frais à bord + excursions : 300 euros Hôtel IBIS Bruxelles midi : 38 euros Crest hôtel suites Miami le 26 et 27/02: 67 euros Hôtel holyday inn port of Miami Downtown : 37 euros (grande chambre 5 places) Transports, excursions et repas sur Miami : 170 euros (le 26 et 27/02 le 10 et 11/03) Match Miami Heat – Indiana Pacers section 401, row 4, seats 5-7 par TICKETMASTER : 36.82 euros Excursions Miami tout company (audio guide français Miami + everglades) 44 euros Le train retour de CDG vers nos différentes destinations fut gracieusement offert par la SNCF puisqu’il n’y eu aucun contrôle et que nous n’avions pas de billets. Le capharnaüm ambiant a fait que c’était sauve qui peut sans billet et sans reproches ! Le plaisir d’être avec ceux qu’on aime au bout du monde PRICELESS ;–)
Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube
Et si nous partions tous ensemble en croisière dans les Caraïbes ? Tout commence lors d’une fête de famille où nous célébrons plusieurs anniversaires. L’idée de faire un voyage ensemble était déjà dans l’air du temps mais cet évènement ou plutôt… ces évènements étaient le moment idéal pour marquer le coup et se faire un superbe cadeau pour les 40 ans de mariage de mes parents, leurs 60 ans, mes 40 ans et les 30 ans de mon frère ! Nous sommes en 2011 et nous fixons l’échéance du voyage à 2013, nous donnant ainsi 2 ans pour organiser, réserver et bien sûr épargner une cagnotte d’environ 2500 euros/pers. budget global sur lequel je m’engage en ma qualité de trésorier de l’expédition ;–) La difficulté majeure fut de trouver le voyage idéal, celui qui allait susciter l’intérêt de chacun. Mes parents souhaitaient être en famille, dans un endroit ensoleillé avec de belles prestations hôtelières. Mon frère rêvait de retourner aux Etats-Unis après notre voyage à New York. Quant à nous, habitués à l’itinérance organisée, nous souhaitions vivre quelque chose d’inédit.
La croisière dans les Caraïbes au départ de Miami comblait toutes ces attentes ! Ma mère était impressionnée par le faste des soirées sur les bateaux … Mais elle en rêvait bien en secret ! Pour notre part, nous gardions un excellent souvenir de notre voyage en Floride avec l’image de ces immenses paquebots amarrés en file indienne dans le port de croisière de Miami. Ce voyage est certainement né à ce moment là, où nous imaginions déjà que ce serait génial de revenir ici en famille. Mes parents allaient découvrir l’Amérique, le frangin Miami Beach et son glamour et pour nous ce serait notre première croisière. Après quelques recherches je constate que les circuits longs au départ de Miami ne sont pas si nombreux, beaucoup d’itinéraires sur 5/6 jours mais très peu au delà d’une semaine. Seul Costa propose un circuit de 10 jours sur le nord des Caraïbes de Miami à Miami. Pour un beau contraste saisonnier nous décidons de partir en mars au cœur de l’hiver français et d’organiser un mini séjour à Miami avant le départ et à l’arrivée. Pour faire quelques économies sur les billets d’avion, vendus à un prix exorbitant par Costa, je fais quelques recherches (Florence dira des nuits et des nuits de recherches, mais il n’en fut rien…) et je trouve des billets très bon marché au départ de Bruxelles sur Air France. Bruxelles n’étant qu’à 1h20 de Paris notre choix est fait, le voyage débutera dans la capitale belge le 25 février, pour se terminer à Paris le 12 mars.
Lundi 25 février 2013 THALYS 16h00 GARE DU NORD 17h20 BRUXELLES MIDI
C’est le grand jour, les valises sont prêtes et bien bouclées ! Il vaut mieux pour celles des parents qui accusent 44kg pour les 46 autorisés. Selon maman, elle a vidé les armoires et dispose ainsi de toute la panoplie de la parfaite croisiériste ;–) Des 3 coins de France tout ce petit monde se met en route dans le froid et la neige, direction gare du Nord où nous embarquons dans le Thalys de 16h20 pour Bruxelles Midi. A notre arrivée, installation rapide à l’hôtel car nous partons en tramway pour le centre ville. Nous profitons de ce passage à Bruxelles pour dîner avec Vanessa et Xavier des amis belges. Nous avons rendez vous avec eux au restaurant Léon la friture, premier de la franchise LEON au cœur du quartier historique. En chemin nous passons par la superbe « grande place » qui malgré son éclairage en panne est vraiment magnifique. Dans les petites ruelles aux alentours, les chocolatiers sont tentants et l’envie ne manque pas d’emporter un ballotin ou mieux, une bonne gaufre liégeoise pour satisfaire l’estomac qui grogne de plus en plus. Mais bon… les valises sont déjà trop chargées pour un assortiment de chocolats et pour la gaufre, nous sommes quand même sur le point de passer à table alors on va se calmer ! Le restaurant LÉON est une vraie usine à touriste comme Xavier me l’avait dit. Cela ne gâche pas le plaisir de revoir nos petits belges que nous n’avions pas vu depuis « fort longtemps » comme ils disent ;–) Les moules, les frites et la bière coulent à flots jusqu’à minuit, heure à laquelle nous nous quittons en promettant de revenir les visiter lors d’un grand W.E. C’est une bonne première journée musclée et personne n’en redemande une fois rentré à l’hôtel. Les réveils sont réglés pour 6h00, extinction des feux.
Mardi 26 février 2013 THALYS 07h05 CDG 08h20 – AF690 CDG 10h45 MIA 14h20
C’est à l’aube et le ventre vide que nous rejoignons le comptoir d’enregistrement Air France situé au niveau inférieur de la gare de Bruxelles Midi. La journée s’annonce très longue puisqu’elle se terminera… 20 heures plus tard dans les rues de Miami Beach ! C’est la première fois que nous voyageons avec des billets AIR-TGV et je suis surpris de me voir remettre dès l’enregistrement initial, les cartes d’embarquements et les billets de Thalys estampillés d’un numéro de vol Air France. Après un petit déjeuner sur le pouce, (mon père ne le sait pas encore, mais il commence un régime sur le pouce ;–) nous embarquons à bord du Thalys direction CDG. Maintenant que nous sommes en route, sous la responsabilité d’Air France, et même avec la contrainte de partir de Bruxelles pour obtenir ce tarif, je commence à me dire que c’était vraiment un bon plan de vol ;–) Le fait de partir de Bruxelles nous a permis d’économiser 300 euros par pers. sur le billet d’avion direct avec Air France. Pour un trésorier.. ça compte ;–) Dans notre avion un boeing 777, nous avons réservé des places en 3+2 à l’aller comme au retour. Elles nous permettent ainsi de trinquer tous ensemble à l’apéritif, où chacun appréciera sa petite coupe de champagne, rare privilège des voyageurs en classe Eco sur la compagnie Française. C’est un vol de jour où personne ne trouvera le sommeil : Florence comme à son habitude, dévore les magazines gratuits de la compagnie, pour ma part je fais l’inventaire des films que j’ai soigneusement préparés sur l’Ipad, mais que comme d’habitude, je ne regarderai pas ! Guillaume profite des films à la demande pour revoir Forrest Gump (il rêve déjà du semi marathon qu’il va courir en avril ;–) et maman transforme son écran de divertissement en véritable machine à sous. Elle annonce d’ailleurs fièrement un gain de 15 dollars au bout d’une demi heure de vol. Quant à papa, très sage, il observe le microcosme de l’appareil… 9h et quelques turbulences plus tard, nous y sommes…
Qui l’eut crû ? Bernard et Pierrette de L’Honor de Cos, Tarn et Garonne sont à Miami, USA ! Au passage de l’immigration où nous attendons une bonne heure en file indienne, tant l’afflux de touristes est important à notre arrivée, le douanier demande en français à papa, de présenter son pouce pour le relevé des empreintes. Mon père, tellement surpris qu’on lui parle dans sa langue après avoir entendu des “thumbs please !” par paquet de 12, en aurait presque eu une hésitation ! Quel soulagement de constater que les valises sont bien là, détail qui m’inquiétait un peu dans le déroulement de ce voyage. En organisation individuelle avion+croisière, les points critiques étaient :1- le ratage d’avion qui pouvait compromettre sérieusement le séjour 2- un retard ou une perte de bagages qui rendait la croisière compliquée logistique-ment. Je rappelle quand même qu’il y a l’intégralité de l’armoire de mes parents dans les valises, soit : 37kg de costumes, robes de soirée, tong, short, bijoux etc. Celles ci étant récupérées, plus rien ne peut nous arrêter, attention Miami, les Fauré sont dans la place ! En sortant de l’aéroport, choc thermique ! Nous sommes partis à 0° et il fait environ 27°, une chaleur très humide et un ciel couvert. Les cols roulés tombent, nous galérons un peu dans l’aéroportpour trouver l’itinéraire jusqu’au métro aérien et nous rejoignons le terminal du Airport Flyer. Ce bus local nous transporte vers le centre ville de Miami Beach où nous logerons jusqu’au 28, jour de départ du Costa Mediterranea. Nous aurions pu prendre un taxi pour rallier Miami Beach, mais cette première immersion est plutôt sympa pour mes parents qui se retrouvent dans le bus en ambiance locale entre rabbi Jacob et 50 cents ! Il faudra quand même ménager les aînés… Cette journée de voyage est particulièrement fatigante et pourtant ils ne bronchent pas… Nous descendons à l’arrêt Washington et Lincoln à 300m de notre hôtel, le Crest suites. C’est une bonne surprise, il est très bien situé à un bloc de la plage, 5mn du quartier art deco et calme malgré son tarif compétitif (300 dollars, 2 nuits pour 5) Après notre installation, Guillaume et moi ne résistons pas à l’envie de faire un plouf dans la piscine avant de d’aller prendre notre diner sur Lincoln Road, la grande rue piétonne de Miami Beach. Pour papa et maman les cartes des restaurants sont en chinois, ils ne parlent pas l’anglais et même traduction, ils ont un peu de mal à s’imaginer à quoi va ressembler leur assiette… Pour papa ce premier repas sera sous le signe des épices ! Il commande des Wings Hot Sauce qu’il commence a manger sans broncher… Ne craignant pas les plats épicés, j’y risque un doigt, et je me rends compte que c’est immangeable pour les non initiés ! Et papa qui ne disait rien ! Nous lui commandons la même chose… sans sauce cette fois. Rattrapés par le jetlag nous ne faisons pas de vieux os dans les rues pourtant animées du quartier. Un petit tour au starbuck pour un café et tout le monde est couché à 22h00 !
Mercredi 27 février 2013 CREST HOTEL SUITE JAMES AVENUE MIAMI BEACH
C’est une grosse journée de visite au programme aujourd’hui mais elle ne débute qu’a 9 heures… Notre horloge interne étant encore à Bruxelles nous sommes presque tous réveillés à 6h00 du matin. Guillaume et moi partons faire un footing en bordure de plage (entretenir notre forme et garder nos formes était aussi un objectif du voyage) tandis que Florence et papa vont marcher vers quartier art déco encore tout éclairé. Au retour c’est dans un Mc Donald’s voisin de l’hôtel que nous prendrons notre petit déjeuner. Pour notre journée de visite nous partons avec Miami Tour Company compagnie qui présentait l’avantage d’avoir un audio-tour en français. 09h00, le van nous récupère devant l’hôtel et c’est parti pour un circuit Miami + Everglades pour une durée totale de 7h30. Avec Florence grâce au tour nous découvrons des endroits que nous n’avions pas eus le temps de visiter lors de notre premier voyage en 2011. Notamment le mémorial de l’holocauste, très émouvant avec les chants des enfants dans le tunnel Lonely Path, les quartiers de Coral Gables avec l’ancienne maison de Stallone et Madonna et enfin le Biltmore Hôtel, luxueux hôtel ayant appartenu Johnny Weissemuller. A Coconut Grove où nous stoppons 15mn chrono au Cocowalk Mall pour manger un morceau. Papa n’étant pas du genre à écourter ses repas, il commande tout de même une escalope milanaise … qu’il terminera à l’américaine, dans un doggy Bag ;–) L’après midi commence par un passage devant le Coconut Grove cemetery où Mickael Jackson tourna le video clip de « Thriller » Yeah ! Petit pas de danse et nous prenons un café sur 8th street, calle 8 au coeur du quartier cubain. Ici gros contraste avec Miami Beach, nous sommes en périphérie de la ville, c’est un quartier populaire, des anciens jouent au domino dans un parc, les devantures des boutiques sont exclusivement en espagnol. Nous continuons le périple en prenant la route des Everglades où nous stoppons à Gator Park. Observation de la faune à bord d’un air boat, spectacle mettant en scène serpents, crapauds et alligators. Papa et maman sous le charme, sont sur le point d’en adopter un…. mais abandonnent l’idée craignant qu’il ne bouffe le chat de la grand mère !
Nous rentrons en passant par Biscayne Bay où nous effectuons un petit repérage puisque c’est ici que nous logerons au retour de la croisière, juste en face de l’American Airlines Arena où nous verrons jouer l’équipe de basket championne en titre, les Miami Heat. Au retour à l’hôtel, nous faisons quelques achats au magasin Alvin’s Island, un superstore de fringues de plage, papa y essaye quelques casquettes. Les parents prennent un peu de repos, Guillaume, Florence et moi partons en repérage pour le resto du soir. En chemin nous buvons notre première Pina Colada (la toute première d’une longue série) offerte par Popeye de la BAC *** C’est au restaurant Il Bolognese que nous dinerons ce soir. Alpagués dans la rue par un coupon de réduction à 20% nous serons convaincus par une bouteille de vin offerte lors de notre deuxième passage devant le restaurant. Entre les pâtes aux fruits de mer, filet de bœuf et salade Caesar, tout est vraiment savoureux. Le tout arrosé d’un Malbec argentin qui glisse très bien, ce qui n’est pas pour déplaire à un certain Bernard. F. En fin de soirée, Guillaume et moi nous partons confiants vers le Mansion, une fameuse boite de Miami Beach où j’avais eu la chance de passer une soirée en 2011. Malheureusement nous sommes reçus par un physionomiste très hautain qui d’un « please gentlemen, wait here » nous fait comprendre que cela ne va pas être possible. Nous attendrons quelques minutes, le temps de voir rentrer quelques poupées qui elles, n’ont pas à attendre bien sûr…. Notons que cet employé physio était français et qu’après quelques recherches j’ai pu voir qu’il s’appelait Stéphane et que sa réputation le précédait. Alors mon petit Stéphane, si tu lis ces quelques lignes, saches que si tu veux rentrer un jour aux fêtes d’été de l’Honor de Cos, mon père qui est du comité te dira « Bonsoir Monsieur, restez sur le côté s’il vous plait, nous vous appellerons si une place se libère » ! *** Guillaume
Jeudi 28 février 2013 COSTA MEDITERRANEA EMBARQUEMENT
Aujourd’hui nous embarquons à bord du navire à partir de 13h00 ce qui nous laisse encore la matinée et le début d’après midi pour profiter de Miami Beach. Nous prenons tous le petit déjeuner à l’hôtel où nous sommes reçus par un couple sud américain très sympathique. Pancakes maison arrosées de sirop d’érable, rien de tel pour commencer une journée… LEGERS ;–) Après avoir bouclé les valises que nous stockons à la conciergerie, nous partons tous vers la plage. Guillaume va faire son footing quotidien (le dernier à terre du voyage) et le reste de la troupe part se baigner sur la célèbre plage de Miami Beach. Après la photo obligatoire devant les cabanes colorées des sauveteurs, Florence et maman se jettent à l’eau (se jeter, c’est peut être pas le bon terme, elles se faxent dans l’eau comme dirait Gad Elmaleh) Papa prend quelques photos (floues) en gardant quand même un œil sur la faune locale. Le ciel est encore couvert aujourd’hui mais la température reste agréable. Nous partons ensuite faire quelques achats dans les boutiques du quartier Art deco et notamment dans la boutique du Miami Design Preservation League où nous trouvons de belles affichettes pour la maison. Nous nous retrouvons tous pour le déjeuner chez Johnny Rocket’s une franchise typiquement américaine pour y manger des trucs horribles diététiquement parlant, mais qui ferait croire en Dieu une fois dans la bouche… Comme par exemple le plat que je commande et dont j’ai déjà longuement parlé dans ce blog les Chili Cheese fries. Papa qui ne veut plus aucune sauce depuis sa mésaventure du premier soir, commande un hamburger sec ! Il dira d’ailleurs, (accent du sud) ET BEH, C EST UN PEU SEC LE HAMBURGER ! Ma grand mère qui n’aurait pas contredit son fils aurait certainement dit : ESTOUFAREL ! Maman sympathise avec le serveur, un canadien qui parle très bien le français et qui l’embrasse pour l’occasion. L’hôtel s’est chargé de commander notre taxi qui sera là vers 14h30. A 5 personnes + 5 valises nous pensions devoir prendre systématiquement 2 taxis mais en fait ceux typé van sont assez nombreux. C’est donc très pratique et bon marché d’utiliser ce mode de transport en groupe. Notre course jusqu’au port de Miami est très rapide, à peine 20mn du centre de Miami Beach. Pour en avoir parlé avec un agent de voyages rencontré dans la matinée dans le quartier art deco, nous savons que le Costa Mediterranea est arrivé dans la nuit. C’est un moment sympa de longer le quai des bateaux du port de Miami en sachant que nous allons embarquer dans l’un d’eux. Plusieurs sont là : deux de la compagnie Carnival et un de la compagnie Norwegian Cruise Line et bien sûr le notre le Costa Mediterranea, 292 m de long, 2900 passagers avec l’équipage. Dans le hall d’enregistrement la prise en charge est très rapide. Il n’y a quasiment personne et nous nous retrouvons rapidement sur la passerelle d’embarquement.
C’est un véritable immeuble qui se retrouve face à nous quand on est au pied d’un tel navire. D’un tonnage de 85700 tonnes il n’est pourtant pas dans les plus gros et nous en verrons de plus impressionnants au cours de la croisière. Mais force est de constater qu’il a fière allure, une très belle ligne extérieure. Nous ne pourrons pas en dire autant de la déco intérieure mais nous en parlerons plus tard. A l’entrée du bateau, il y a bien sûr : le capitaine STUBBING et GOPHER le barman;–) Petit clin d’œil pour les fans de la série, Guillaume rappelle à maman, que dans ce bateau : nous montons à bord avec nos problèmes et ils disparaissent quand nous en descendons ! C’est comme ça que ça se passe sur le Pacific Princess ! Mais ici nous sommes à bord du Costa Mediterranea et le boss, c’est le commandant Mateo Fava. C’est d’ailleurs par cette phrase que le TODAY (journal de bord), déposé chaque jour sur le lit de nos cabines, commence : Le commandant Mateo FAVA vous informe ! Après la traditionnelle photo d’arrivée, nous découvrons nos cabines communicantes situées au pont 7 du navire, le Prometheo. A l’intérieur nous trouvons nos valises et nos cartes Costa où figure la mention « Extra » (all-inclusive), véritable sésame ouvrant les portes de tous les bars du navire ;–). Nos cabines sont en classe premium, et à ce titre nous disposons d’un balcon légèrement plus grand que dans une cabine classique. Les rangements sont nombreux, si bien que même à trois nous disposons de toute la place nécessaire pour bien nous organiser sans retrouver des chaussettes de Guillaume dans les culottes de Florence ! Le sofa/bed de chaque cabine se module assez rapidement, Guillaume alias « le romanichel du Mediterranea » pourra changer de cabine à la mi-séjour pour dormir avec les ainés, et ainsi laisser de l’intimité aux jeunes ! Oui car sur le bateau on peut se classer dans la catégorie « jeune » à 40 ans, la moyenne d’âge des croisiéristes étant plutôt autour de 50/60 ans. Nous constaterons quand même par la suite, que tout ce petit monde reste actif malgré les années… notamment lors des soirées et diverses animations. A 17h30 nous assistons à la réunion d’information de l’hôte francophone, Grégoire. Une jeune homme très sympa, qui distille quelques vannes bien pensées : » le top des questions que posent les croisiéristes ? – vous n’avez pas vu ma femme ? Est ce que cet ascenseur monte ou descend ? Est ce que l’équipage dort à bord ? Question à laquelle il répondait, non ils dorment à terre toutes les nuits pour être ramenés sur le navire en hélico le lendemain matin ! Cette réunion est surtout utile pour l’organisation à bord du navire: horaires des repas, spectacles, animations, utilisation de notre carte Costa, les excursions etc. Grâce à l’option premium nous avons pu choisir le deuxième service du dîner qui est à 21h00 (le premier étant à 18h15 comme en maison de retraite !) et nous bénéficions également du petit déjeuner servi gratuitement en cabine. Nous faisons connaissance avec notre steward German, qui comme la plupart des membres de l’équipage sera omniprésent et très attentionné tout au long de la croisière. L’exercice d’évacuation se déroule dans une ambiance bon enfant, et pendant le décompte des passagers rassemblés sur le pont, nous avons une petite pensée pour les victimes du Concordia. « In situ », on imagine aisément la terreur et la panique qui ont du s’emparer d’eux lorsque cet immeuble flottant s’est mis à vaciller. Nous découvrons le restaurant Degli Argentieri, où une superbe table pour 5 faisant face à l’arrière du navire nous attend. Nous prenons donc ce premier repas face au somptueux panorama du skyline de Miami. La qualité et la finesse des plats sont à la hauteur de nos attentes, papa revit après son stage de survie sur les terres de l’oncle Sam. Il est 22h30, nous assistons au départ du navire, accoudés aux balcons de nos cabines, sans agiter de mouchoirs, sans cris de joie, sans jets de confettis, mais avec une belle sensation de liberté. Après quelques miles dans le chenal, cap sur Nassau et le triangle des Bermudes où nous rappelons à maman que des navires, des avions et porte avions y ont disparu mystérieusement… A quoi elle répond « n’importe quoi ! » La plage de Miami Beach scintille encore au loin lorsque nous disparaissons dans la nuit noire de l’océan… et dans l’ultra confort de nos Queen size !
Vendredi 1er mars 2013 NASSAU, BAHAMAS 09H30 -18H00
Les premières lueurs du jour transpercent les rideaux de la cabine, je me glisse en silence sur le balcon pour assister au sunrise sur la mer des Caraïbes. Le soleil ne sera pas encore au rendez vous aujourd’hui, mais une belle lumière comme seul un ciel chargé peut en procurer illumine les eaux caribéennes. Nous arrivons à Nassau, capitale colorée des Bahamas, où nous passerons une grande partie de la journée (09h30-18h00). Nous prenons notre petit déjeuner en famille dans le restaurant Perla Del Lago où chacun trouve son bonheur même s’il manque à mon goût quelques bonnes crêpes maison ;–) A 10h00 nous débarquons dans la foule du terminal car 3 autres navires sont également dans le port. Il y a le Carnival Breeze, le Norwegian Epic et le superbe Disney Dream, l’un des 4 bateaux de la compagnie aux grandes oreilles Disney Cruises. Les nombreux taxis à la sortie du terminal demandent tous 5 dollars par tête. Une bonne course pour un trajet d’à peine 10 minutes ! Nous visitons ce matin l’ ATLANTIS PARADISE ISLAND, complexe hôtelier du milliardaire Sol Kerzner, qui est le second employeur de l’état des Bahamas (6000 employés). Son extrême rentabilité a poussé son propriétaire à en construire un deuxième à Dubaï ATLANTIS The Palm où nous avons eu la chance de séjourner il y a deux ans. La particularité de cet hôtel est d’abriter l’un des plus grands aquarium du monde qui réunit près de 200 espèces marines dans 11 millions de m3 d’eau. Guillaume et les parents feront cette visite, pendant que Florence et moi, connaissant celui de Dubaï, rejoignons la marina colorée de l’Atlantis pour faire une pause au Starbuck.
Dans le casino de l’hôtel maman dépouille Sol Kerzner de quelques dollars sur un bandit manchot. Nous regagnons le centre ville de Nassau par le Sydney Poitier bridge, afin d’avoir une vue aérienne sur l’Atlantis et sur le port de croisière. Au sommet du pont, nous constatons que le Mediterranea qui paraissait si gros hier, n’est plus qu’un petit joueur au milieu des 130 000 tonnes affichées par le carnival Breeze et le Disney Dream. Info pour les futurs visiteurs : sur la carte de l’île nous constatons qu’il existe un petit ferry permettant de rallier l’Atlantis du terminal pour à peine 3 dollars. Nous regagnons le bateau après une dégustation de Cake au rhum dans la ville et c’est déjà l’heure de la ripaille où nous retrouvons les parents et Guillaume enchantés de leur visite. L’après midi nous repartons vers la plage de Junkanoo beach qui se trouve à proximité du terminal. Mais nous n’y restons pas longtemps puisque le soleil n’est toujours pas là ;–( Au retour nous faisons un crochet par le straw market, un marché de la vannerie sans grand intérêt mais qui nous permet d’apprécier le départ du Carnival Breeze si démesuré derrière les huttes des petits marchands de sac de plage ! Le soir après un bon dîner bien arrosé d’un vin californien blanc dont j’ai oublié le nom, c’est la première incursion dans la boite de nuit du navire : « Disco Selva ». L’endroit est sympa même s’il n’y a pas foule quand nous y rentrons vers minuit. La main lourde d’Isaac sur les doses de whisky dans mon coca précipiteront mon retour vers la cabine 7184.
Samedi 2 mars 2013 Journée de navigation
Pour démarrer cette première journée de navigation nous prenons le petit déjeuner dans nos cabines, afin de profiter de notre balcon avec vue imprenable sur l’océan. Nous transférons la table des parents de notre côté car il n’était visiblement pas possible d’ouvrir la séparation des terrasses (pour les futurs croisiéristes en cabines communicantes, l’ouverture de cette porte de séparation se fait par une clé carrée de pompiers). Le petite déjeuner est copieux, même très copieux puisque la veille nous avions sélectionné toutes les options du menu ! Pendant que les filles sont à l’aquagym sous les ordres d’une italienne gironde et bronzée, je me risque sur la piste de footing du navire, un anneau jaune d’une centaine de mètres sur lequel je fais 100 tours… en changeant de sens à la mi-course pour casser la monotonie de ce manège infernal ! Trop court pour vraiment y prendre du plaisir. Mais le sport sur le navire ça se passe essentiellement dans la salle de gymnastique Olympia au pont 10. C’est là que presque quotidiennement se retrouvent les boulimiques de sport, les beaux italiens bronzés, mais aussi ceux, qui de manière préventive, éliminent les calories ingurgitées chaque soir au repas ! (nous faisons plutôt partie de cette dernière catégorie). Le dîner est vraiment une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Nous pensions avoir une cuisine basique servie en abondance, industrielle ou surgelée mais il n’en fût rien… Pour ces repas qui sont, il faut le dire, une vrai fête, le point d’orgue de la journée, c’est une vrai cuisine élégante et savoureuse servie à la carte par des serveurs tirés à 4 épingles. Sur la carte tout est possible ! Que souhaitez vous ce soir monsieur ? Le menu ? Plusieurs entrées ? Tous les plats ? Aucun problème monsieur, vous pouvez goûter à tout ! Un vrai bon moment ponctué d’entractes animées par des serveurs attentionnés qui n’hésitent pas à faire le spectacle en faisant danser les dames à chaque table. Vraiment la grande classe, d’autant plus que l’élégance du costume pour les hommes et des robes de soirée pour les dames, qui nous avait un peu effrayés dans un premier temps, ajoute un côté magique à la soirée. C’est l’occasion de se faire photographier comme des stars et de s’imaginer un destin à la Jack Dawson ou Rose De Witt Bukater… Pas jusqu’au dénouement final quand même ! Aujourd’hui nous retiendrons également que le soleil n’est toujours pas au rendez vous, que le casino tourne à plein régime et que papa s’est trouvé quelques concurrents dans sa marche matinale sur le pont du navire. Guillaume l’a surpris en train de dépasser énergiquement un concurrent qui avait eu l’audace de le dépasser au tour précédent… C’est l’esprit de compétition Fauré qui frappe ! Même ici au milieu de la mer des Caraïbes. Durant la nuit nous naviguerons avec une route sud-est dans l’océan Atlantique, à environ 20 miles de l’archipel des Bahamas, de l’île de San Salvador et de notre destination, l’archipel des îles Caïcos. Merci pour ces infos commandant Matéo ;–)
Dimanche 3 mars îles turks and Caïcos 08h00 – 12h30 – temps variable 26°
Arrivée aujourd’hui aux iles turks and caicos département britanniques perdus au milieu des Caraïbes. C’est encore sous un soleil voilé que nous débarquons ça commence vraiment à manquer d’autant plus que le paysage est superbe. Le bateau accoste prés d’une plage de rêve très proche et donc propice aux photographies avec le bateau en arrière plan. Patience… une petite éclaircie à notre départ sauvera les clichés. guillaume attendra cette éclaircie ce matin sur la plage et nous faussera compagnie pour la matinée. Son envie de soleil est plus forte que tout ! Nous débarquons donc au signal sur cette île. Un passage obligé dans les boutiques de détaxe sans aucun intérêt et nous voilà dans un taxi direction cockburn town la capitale de l’île. A première vue rien de bien folichon à visiter dans cette ville mais nous partons quand même déterminés à faire connaissance avec les autochtones ! arrêt dans le centre où il n’y à personne nous passons derrière le village pour avoir une Vue sur les marais salants (instructifs, grâce aux panneaux explicatifs ) puis nous revenons vers la prison du centre ville qui semble aménager pour les visites. Le garde nous renseigne mais cela ne nous intéresse guère. Notre intérêt est irrésistiblement attiré par une petite musique qui s’échappe de l’église qui fait face à la prison. Je me risque a demander au garde de la prison si notre présence poserait un problème, il se renseigne et nous voilà installé au milieu d’un office évangélique haïtien. Pour mes parents totalement étranger aux pratiques évangélique c’est la grande surprise. Présentations embrassades nous n’échappons à rien. Le sermon du révérend est à la hauteur de nos attentes. Engagé, passionné c’est l’église évangélique. Les prêcheurs pleurent , supplient, ma mère est submergées par l’émotion et trouve là son plus beau souvenir de voyage. Comme quoi l’aventure à du bon !
Nous revenons au bateau par les bordures de plages déchaînées. Guigui a pu se baigner, il parade sur la superbe plage avec enfin le soleil au RDV ! Un petit coup d’oeil sur le musée de la Nasa (oui monsieur) car John Glenn a atterri dans le coin après son vol spatial. On remonte à bord du bateau où une pizza party nous attend, puis c’est l’heure de la sieste et du sport pour guigui et moi, toujours adeptes de la salle olympia où nous avons nos petites habitudes avec le cdt de bord Mateo Fava! Le soir spectacle avec Alex Carroli (véritable gymnaste aux talents multiples) arrosé de quelques apéritifs musclés en famille avant le repas du soir qui sera suivi d’un buffet de minuit constitué essentiellement de desserts (50 mètres de buffet) que les filles louperont en allant au lit trop tôt! Ce ne sera pas le cas des hommes qui finiront dans la boite de nuit pour la deuxième fois!! Ocho Rios, Jamaïque le 4 mars 12h00 – 18h00 – temps variable 28°
Aujourd’hui nous arrivons en Jamaïque. L’escale est prévue à 12h et nous avons donc le temps de faire notre sport quotidien, même papa qui annonce fièrement 45 tours des ponts du navire soit plus de 11km. Pour cette escale nous avons programmé une activité commune pour toute la famille : l’ascension des chutes de Dunn’s. Il ne s’agit pas des chutes les plus fantastiques que nous ayons vues, mais l’aménagement et le soleil aidant, c’est un vrai moment de plaisir où maman fera même sa téméraire en empruntant les chemins de traverses avec nous pour gravir les chutes. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette ascension, notre photographe reporter Bernard ayant rencontré un problème de mise au point ! Ambiance reggae de rigueur en sortant du parc (Jamaïque oblige) parmi les vendeurs ambulants tous rasta à souhait. Nous retiendrons également notre passage à Dolphin’s Cove en sortant des chutes qui nous a permis de regarder les diverses démonstrations avec ces merveilleux mammifères. Soleil couchant sur les côtes de Jamaïque au retour, séance photo obligatoire en famille sur notre balcon terrasse à bord du Mediterranea. La nouvelle de la journée c’est l’arrivée du grand beau temps, le vrai grand beau temps que nous attendions, on va quand même pas passer notre temps à courir après le soleil dans les Caraïbes ! Pour fêter ça, c’est la tournée de tout le monde au bar. Il faut pas grand chose !
Grand Cayman le 5 mars 09h00-18h00 – beau temps 28°
Aujourd’hui grande journée (9h-18h) à Grand Cayman, paradis des plages et paradis fiscal, les banques sont omniprésentes (la finance est vraiment l’activité principale de l’île). C’est une Journée où chacun fera sa vie puisque Florence et moi allons rencontrer les raies Pastenagues sur un sand bank (banc de sable) , Guillaume va se faire bronzer sur la plus belle plage de l’île (seven mile beach), tandis que papa et maman testeront le petit train du centre ville avant de remonter sur le bateau. Notre excursion démarre assez tôt car Stingray City est située de l’autre côté de l’île. Ballade agréable en bus jusqu’à l’embarquement où nous pouvons apercevoir quelques iguanes le long du chenal. Nous accostons à Stingray city une demi heure après le départ. De nombreux touristes sont déjà là. La densité de raies Pastenagues présentes est incroyable. Du haut du bateau on peut voir toutes les petites taches brunes dans l’océan, c’est vraiment impressionnant.
Nous ne pensions pas en voir autant, et avoir tant de proximité avec les bestioles. On s’équipe ( masques, chaussures ) et c’est la rencontre ! Les raies sont douces et câlines c’est assez incroyable. Il est possible de les caresser, de les nourrir, et de nager avec elles, un vrai beau souvenir. Nous regagnons le bus environ une heure plus tard. Nous demandons au chauffeur de nous déposer à Seven Miles Beach. C’est à mi-chemin entre le départ pour les raies et le bateau. La plage est grandiose, bordée d’un sable d’une blancheur éclatante. Nous trouvons un petit coin tranquille pour nous installer puis nous passons une partie de l’après midi à l’ombre d’un filao avant de nous réfugier dans un centre commercial très américain pour acheter donuts et milk shake ( on ne mange sans doute pas assez à bord du bateau!!! ). Pour le retour nous partagerons avec une résidente chargée de courses, un taxi qui nous ramènera vers la dernière chaloupe une demi heure avant le départ du bateau. Guillaume s’est aussi trouvé un coin de plage tranquille ( plus ensoleillé que la nôtre, ses pieds s’en souviendront !) et papa et maman semblent satisfaits de leur tour en petit train. Ce soir on recule l’horloge d’une heure, passage au fuseau d’Amérique du sud oblige. Une journée complète de navigation nous attend avant d’atteindre Roatan au Honduras, patrie de German notre steward ( responsable de notre chambre ) qui descendra également à terre pour voir femme et enfants quelques heures. Un article concernant le régime du personnel embarqué à bord qui travaille 8 mois pour 2 mois de congés. Les 2 personnes auxquelles nous avons affaire chaque jour sont German et notre serveur philippin Chrisostomos. Ils sont attentionnés et super efficaces. Comme chaque employé du navire d’ailleurs une autre grosse satisfaction du voyage : le service.
journée en mer le 6 mars temps variable 30°
deuxième journée en mer de notre croisière alors que nous faisons route vers l’Amérique du sud et les côtes du Honduras. A bord du bateau nous avons nos habitudes, sport pour Guillaume et moi, tour des ponts pour papa, casino pour maman et cours de Salsa pour Florence. Mais avant ça c’est l’heure de la visite des cuisines du navire avec Grégoire l’hôte francophone du séjour. Nous nous réunissons dans un premier temps au théâtre Osiris où Grégoire nous fait un speech agrémenté de quelques diapos, puis nous partons vers les cuisines où c’est le branle bas de combat. Tout est en ordre de bataille pour le repas de midi. La première surprise c’est la propreté. Tout est vraiment rutilant dans cet espace qui sert quotidiennement des milliers de repas.
Ensuite c’est l’organisation. En témoigne cette fiche recette scotchée sur un frigo. Beaucoup d’apéros pour moi aujourd’hui qui trinque avant le cours de Salsa, après et avant le repas de midi, je me ballade tel un pacha sur les ponts du navire, mes verres de martini à la main. Je me risque au cours de Salsa malgré l’ivresse légère et en profite pour filmer les déhanchés de ma femme. Dans l’après midi il y a une vente spéciale à bord. J’y risque un oeil. Il s’agit d’une vente de montres et de stylos Belle and Roses ( comme ils disent ). Oui vous avez bien entendu il n’y pas d’erreurs, ce n’est pas Bell and Ross. C’est vraiment cheap mais ça ne semble pas décourager les croisiéristes qui achètent en nombre. Ah ces italiens, l’imitation c’est leur truc ! Dans l’aprés midi nous offrons à maman quelques billets de bingo, ce qui nous permet de déguster un très bon cappuccino dans le salon où le tirage est effectué. Costa c’est quand même l’Italie, super bon le cappuccino! Le spectacle du soir est orchestré par un grand ténor italien qui nous émeut beaucoup, la présentation du show en 5 langues est toujours dirigée par le grand Max le directeur de croisière, très drôle, très charismatique ( vu les cris des croisiéristes allemands, il doit être teuton.) Ce soir après le repas c’est soirée blanche ( nous ne serons pas totalement blancs, personne ne nous ayant prévenu du dress code avant le départ ). Les danseurs du navire rejoindront les passagers pendant la soirée, ce qui nous permet d’admirer de plus près la sculpturale Natalia une danseuse black caliente ! Et pour finir c’est une démonstration de sculpture sur végétaux (mangues, citrouilles) nous apprendrons qu’il s’agit d’une spécialité de certains cuisiniers philippins. Impressionnant.
Jeudi 7 mars 2013 ISLA ROATAN ONDURAS 08h00 – 16h00 – beau temps 30°
Arrivée aujourd’hui au Honduras. Nous avons décidé de faire une sortie groupée vers la plus belle plage de l’île Tabyana Beach du côté de West Bay. Il s’agit d’une plage aux eaux translucides très proche de la barrière de corail. Sur le port, Guigui, Flo, maman et moi nous trouvons un chauffeur de taxi qui accepte de nous emmener au niveau du Bananarama hôtel et de nous y attendre jusqu’à 14h. Papa reste au niveau du village d’accostage pour y faire sa promenade. Le chauffeur du taxi est peu loquace et essaye de nous vendre durant le trajet « le canopy » l’attraction tyrolienne de l’île au parc Gumbalimba. Arrivé sur place il se gare sur un parking et encaisse la deuxième moitié de notre course à 40 euros, de bonne guerre cela vaut bien l’attente jusqu’à 14h. Malgré la foule nous trouvons un coin tranquille sur la plage et c’est l’installation. Ne m’étant pas encombré de mon masque et tuba j’en loue sur la plage pour 2 euros! Nous commençons à explorer les fonds riches en variétés de poissons mais toutefois moins gros que ceux vus en Mer Rouge. C’est tout de même un spectacle éblouissant avec une mention spéciale au snorkling à la frontière de la barrière, tout près du bleu profond ! De retour sur le quai d’embarquement nous achetons quelques cartes postales et je déguste une glace offerte par le personnel de la cie princess qui ont leur bateau amarré juste à cote du notre. L’eau est translucide sur le ponton, des poissons multicolores virevoltent au pied du bateau! Des honduriens jouent de la musique folklorique pour notre départ, un touriste anglais ivre se fait prendre en photo avec eux, il est ridicule, c’est aussi ça le tourisme de masse!
Vendrdi 8 mars 2013 Cozumel Mexique, 9h00 – 19h00 Beau temps 30°
Escale attendue de notre croisière voici enfin le Mexique où nous arrivons sous un super soleil. Pour Guillaume, Flo et moi ce sera aujourd’hui une journée complète de visite entre les ruines de Tulum et le parc de Xel Ha. Les parents quant à eux vont visiter des ruines maya à san gervasio à proximité de playa del Carmen lieu du débarquement. Quant à nous, nous prenons un bus vers Tulum accompagnés d’une super guide francophone. Nous avons la chance d’être nombreux pour cette excursion et nous bénéficions de notre propre guide aujourd’hui. (ce n’est pas du luxe à Tulum). Le temps du trajet nous pouvons ainsi nous enquérir de diverses infos sur les mexicains et les environs du site maya. La riviera aux alentours est un haut lieu du springbreak américain donc densément bordée d’hôtels luxueux. Nous arrivons sur le site vers 10h30 et nous y resterons 1H30 montre en main. C’est court mais le prix à payer pour admirer ce site exceptionnel en étant croisiériste. Il était impossible de faire l’impasse sur cet endroit, et encore plus en étant sur ce site en bordure des eaux limpides mexicaines. Après quelques explications culturelles et des centaines de photographies nous quittons les lieux avec le regret de ne pouvoir y passer plus de temps, notamment pour la baignade su la plage en contrebas des ruines, accessible par un charmant escalier en bois. Notre repas de midi est programmée au parc de Xel Ha où un buffet mexicain nous attend. Nous traversons par la suite ce parc où sont visibles quelques poissons dans des lagunes aménagées, mais restons franchement déçus par les lieux en rapport avec les autres fonds que nous avons pu voir au Honduras. Peut être faudrait t-il prévoir une excursion plus longue à Tulum? Mais elle n’existe malheureusement pas dans le catalogue Costa, et venir ici par ses propres moyens et trop dangereux avec le délai de route pour attraper la dernière chaloupe. Nous regagnons le navire sous un superbe soleil couchant. Cette nuit nous changerons une dernière fois d’heure en avançant la pendule d’une heure pour revenir sur le fuseau de Miami.
Samedi 9 mars 2013 Journée en mer beau temps 30°
Dernière journée de navigation de notre croisière. Nous en profitons pour explorer les endroits du bateau que nous ne connaissions pas, comme par exemple la salle de jeu des enfants qui a une vue imprenable sur le pont de l’équipage. Nous faisons également une visite dans la petite chapelle du navire où nous constatons que des touristes se sont éclatés sur le livre d’or « satan est mon seul dieu » et nous emportons une image de saint Elme le patron des marins ! D’un téléphone du navire nous appelons la cabine des parents avec un fort accent espagnol, pour signaler un prétendu problème. Problemo problemo madame Fauré !!! Crise de rire. Ce soir pour fêter la fin de la croisière une soirée romaine est donnée. Des toges sont distribuées dans nos cabines avec un fascicule comportant le mode d’emploi pour les enfiler. Florence et moi faisons honneur aux toges tandis que les parents et Guillaume reste Smart. Nous préparons les valises, qui seront rassemblées sur le pont dans la nuit. Une dernière soirée qui se termine à la boite de nuit du navire puis nous rentrons dans nos cabines vers 1h00 du matin. Demain matin arrivée à Miami où nous restons deux jours avant le retour en France.
Dimanche 10 mars 2013 Miami débarquement à 10h00
Après un rassemblement au pont 10 nous retrouvons nos valises et un taxi sur le quai de débarquement. Un dernier petit tour dans nos cabines qui sont déjà préparées pour les nouveaux arrivants et en route vers notre hôtel, à seulement à dix minutes du bateau. La plus courte course que n’ai eu à faire notre taxi selon ses dires. Il y a beaucoup de monde dans cet Holiday Inn qui a visiblement été pris d’assaut par d’autres croisiéristes du MSC Poésie, de retour de 4 jours dans les Caraïbes. Dans le lobby nous discutons avec un groupe de marseillais habitués des croisières qui nous confie être très satisfait des prestations à bord. Ah ces retraités les petits veinards. Nous découvrons notre chambre, vaste avec deux grands lits et un sofa bed convertible qui lui s’avérera peu confortable ! Mais qu’importe nous sommes ensemble, nous rentrons d’une croisière dans les Caraïbes et nous sommes à Miami !!! Le reste de la matinée est consacré à la recherche d’un restaurant. Nous trouvons notre bonheur sur Bayside Market Place au bord de la marina. L’après midi nous embarquons pour la fameuse croisière Millionaire’s row où nous naviguerons à proximité de Star Island et Fisher Island, lieux de villégiature de stars telles que Shaquille o’ Neal, Sinatra ou encore Shakira. Au départ du bateau dans le chenal, une vedette nous frôle avec à son bord une superbe paire de fesses qui s’agite de haut en bas pour amuser les touristes. Papa n’en perd pas une miette et pense que malgré leurs lacunes culinaires ces américains ont de la ressource ! Au retour les hommes prennent la direction de l’American Airlines Arena où nous allons voir jouer les champions en titre, les Miami Heat contre les Indiana Pacers. Pendant ce temps là maman et Flo se baignent dans la piscine de l’hôtel puis vont se promener dans le centre commercial de Market Place. Nous arrivons dans l’arena vers 17h30 où la foule est déjà en place, bien compacte. Je récupère mes places réservées plusieurs mois auparavant via le « Will Call » (échange des places sur présentation de l’ID) et nous prenons place dans notre tribune section 401 rang 4.
Des places en hauteur tout en haut du dôme, mais idéales pour une vue d’ensemble avec un excellent rapport d’ambiance. L’American Airlines Arena est vraiment un superbe endroit. A chacun des étages nous trouvons de quoi nous restaurer et les places sont idéalement situées pour apprécier le spectacle (pourtant à 30 dollars à peine! ). C’est vraiment un grand show ! De la présentation des joueurs au moindre temps mort, tout est spectacle ! Le savoir-faire américain parle, il y a rien à dire ils savent vendre. Papa est très étonné par la capacité de nos voisins de travées à ingurgiter pizzas, hot dog et bières à tout moment du match ! (Ils passent tout leur temps à manger ma parole!). A l’extérieur Flo et Maman font la queue pour nous obtenir une table au Hooters de Market Place. C’est bien là bas que nous les retrouverons mais nous n’y mangerons pas à cause d’un mauvais emplacement de la table. Les jolies serveuses de la franchise attendrons le lendemain pour nous revoir. Ce soir c’est au restaurant Forrest Gump que nous mangerons. Une bonne assiette de friture rien de tel pour bien dormir ! Maman en fera malheureusement les frais une partie de la nuit !!! Nous rentrons tout de même repus et guillerets de cette soirée sur Bayside et nous nous endormons du sommeil du juste (sauf maman qui est malade!) dans notre immense chambre (pour Flo et moi ce sera quand même un peu dur sur le sofa bed!) Demain dernière journée sur le sol américain avant notre vol prévu en soirée.
lundi 11 mars 2013 Miami Embarquement aéroport 18h55
Dernier jour de voyage pour la famille Fauré ! Nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner au RDC de notre hôtel. Papa a droit au buffet mais il ne prendra qu’un café avec un croissant. Pour avoir un croissant il faut payer un buffet au holyday inn… Ça c’est une société de consommation ;–) Dans la matinée nous visitons le centre de Miami en metromovers, il s’agit d’un métro aérien gratuit sillonnant le centre de la ville. C’est une belle ballade, il fait beau et nous poursuivons la visite à pied à la recherche d’un bureau de poste. Les cartes postales achetées la veille n’attendent plus que l’affranchissement pour être envoyées. Trouver un bureau de poste c’est une tâche qui à l’air relativement simple, surtout dans un grande ville comme Miami. C’est pourtant avec les plus grandes difficultés que nous trouvons un bureau de l’USPS (US postal service) dans un immeuble confidentiel du centre ville (sur Brickell Av) même l’employée de la poste semble surprise de nous voir ici ! Voilà qui ne va pas redorer le blason des USA aux yeux de papa ! Il doit penser qu’il est bien plus simple d’acheter un timbre à l’Honor de Cos et c’est sûrement vrai ! Flo, Guillou et moi nous mangeons enfin au Hooters de Biscayne Bay, tandis que nous confions papa et maman aux mains des employés d’un grill argentin à volonté ( ils en ont assez de la nourriture américaine, enfin surtout papa ! ). Chez HOOTERS la nourriture est conforme à notre attente ( soit : de la grosse cavalerie américaine ! ) je vais y manger mes dernières chili cheese fries du séjour ! Ce qui démarque cet établissement des autres ce sont les serveuses: sexy en diable qui doivent vraisemblablement passer un casting avant d’être embauchées. Nous retrouvons papa et maman ravis de leur repas au grill argentin où il pleuvait de la viandeautant que dans les rêves les plus fous de papa ! Un tour au Hard Rock Café voisin où Flo effectue quelques achats, un passage à la boutique des Miami Heat, où je trouve une visière qui pourrait, qui sait, parfaitement être adaptée à l’UTMB ! Et c’est déjà l’heure du taxi vers l’aéroport commandé par la réception de l’hôtel. En arrivant dans l’aérogare nous dépensons nos derniers dollars en café et friandises puis c’est l’heure de notre vol retour vers CDG : AF7185 à 18h55. Nous savions que le temps à l’arrivée n’était pas au mieux mais nous étions loin d’imaginer les difficultés à venir. Air France m’avait pourtant envoyé un mail conseillant le report du vol, mais une fois n’est pas coutume, je n’avais pas consulté les emails. Le vol se déroule néanmoins sans inquiétude et comme il se doit arrosé au champagne ! Au réveil nous sommes en mode mode grand blanc, c’est à gros flocons qu’il neige sur la capitale…
Mardi 12 mars 2013 Paris Arrivée aéroport CDG à 08h20 grand blanc, 25cm de neige -3°
L’appareil perd de l’altitude puis, à quelques mètres, au moment de toucher la piste, relance les gaz pour repartir. Grand silence dans l’appareil. Je dois avouer que c’est bien la première fois que j’ai une frayeur sérieuse en avion ! S’ensuivent de longues minutes sans aucune explication … Le commandant de bord s’adresse enfin à nous en expliquant que des rafales de vent au pied des pistes empêchent l’appareil d’atterrir dans de bonnes conditions. Dans l’appareil, nous entendons les mouches voler ! Un petit quart d’heure plus tard notre 777 atterrit enfin sans problème. Inutile de vous dire que c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le commandant pose l’appareil. Avec les intempéries c’est un bazar sans nom qui s’empare de l’aérogare et de la gare TGV de Roissy.
Tous les trains venant du nord sont apparemment annulés. Nous attendons 2 bonnes heures nos bagages pour cause de gel des fermetures de soute et manque de personnels au sol. Dans la gare TGV, des couvertures et des chocolats chauds sont distribués, nous finissons vraiment en beauté ! Après avoir demandé à Air France un formulaire de réclamation (et bien oui nous sommes français quand même ! nous allons réclamer pour la forme, même si Air France ne peut pas faire grand chose contre la neige !) Papa et maman descendent vers MONTAUBAN, Guillaume doit rentrer à MELUN et nous sur LYON. Miraculeusement chacun prendra place dans un train adéquat aux différentes destinations en début d’après midi. Après un atterrissage à 8h20 et au vu des conditions climatiques, je crois que nous pouvons parler de miracle ! Pour l’anecdote nous obtiendrons 75 euros chacun de la part d’Air France, qui ne demande rien n’a rien ! En quelques mots, une superbe croisière en famille qui restera un de mes plus beau souvenir de voyage! Le point fort: nous étions ensemble et cela ça n’a pas de prix ! Le prix parlons en ! En quelques chiffres clés et quelques références voici les données techniques de ce trip. ————————————————————————————————— Les vols : air France Bruxelles-Miami : aller départ Bruxelles AF7182 07h05 gare BRUXELLES MIDI-08h20 arrivée PARIS CDG puis AF690 PARIS CDG 10h50 arrivée MIAMI 14H40- retour départ Miami 18h55 le 11 mars 2013 arrivée CDG 08h20 le 12 mars 2013: 564 euros + Thalys vers Bruxelles 30 euros Frais ESTA USA: 10.3 euros La croisière COSTA Mediterranea cabines 7182-7184 Premium balcon accollées avec suppléments all-inclusive (19.5 euros/jour): 1352 euros Les faux frais à bord + excursions : 300 euros Hôtel IBIS Bruxelles midi : 38 euros Crest hôtel suites Miami le 26 et 27/02: 67 euros Hôtel holyday inn port of Miami Downtown : 37 euros (grande chambre 5 places) Transports, excursions et repas sur Miami : 170 euros (le 26 et 27/02 le 10 et 11/03) Match Miami Heat – Indiana Pacers section 401, row 4, seats 5-7 par TICKETMASTER : 36.82 euros Excursions Miami tout company (audio guide français Miami + everglades) 44 euros Le train retour de CDG vers nos différentes destinations fut gracieusement offert par la SNCF puisqu’il n’y eu aucun contrôle et que nous n’avions pas de billets. Le capharnaüm ambiant a fait que c’était sauve qui peut sans billet et sans reproches ! Le plaisir d’être avec ceux qu’on aime au bout du monde PRICELESS ;–)
Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube
Bonjour,
En ce moment je poste pas mal car je cherche une destination pour mon voyage de noce. Nous nous sommes décidé et ca sera surement le Mexique (ou peut être Cuba). En admettant que ca soit le Mexique j'essaie de nous faire un petit Itinéraire sur trois semaines (19 jours plutot en comptant le trajet avion).
Déjà nous allons éviter les hotels de luxe et voyages organisés. Nous aimons plutôt visiter les sites en pleines natures, pyramides mer lac rivière .... éventuellement les musées mais moins, nous preferons les activités en pleine air. Nous aimons bien sûr aussi la plage, farniente et fiesta. Et bien sûr rencontrer les locaux.
Après le pays est tellement grand que nous ne savons pas quoi visiter ou du moins par ou commencer, prendre l'avion jusqu'à Mexico, puis aller jusqu'à Cancun en passant par Acapulco et d'autres coins sympa .... , nous ne savons pas ...? Comment bouger dans le pays ? voiture ou bus ? avion ?
Comme c'est la première fois nous ne savons trop comment nous y prendre, nous voulons voir le plus de choses possible;
Merci aux expert de nous donner des tuyaux ou conseils.!
En ce moment je poste pas mal car je cherche une destination pour mon voyage de noce. Nous nous sommes décidé et ca sera surement le Mexique (ou peut être Cuba). En admettant que ca soit le Mexique j'essaie de nous faire un petit Itinéraire sur trois semaines (19 jours plutot en comptant le trajet avion).
Déjà nous allons éviter les hotels de luxe et voyages organisés. Nous aimons plutôt visiter les sites en pleines natures, pyramides mer lac rivière .... éventuellement les musées mais moins, nous preferons les activités en pleine air. Nous aimons bien sûr aussi la plage, farniente et fiesta. Et bien sûr rencontrer les locaux.
Après le pays est tellement grand que nous ne savons pas quoi visiter ou du moins par ou commencer, prendre l'avion jusqu'à Mexico, puis aller jusqu'à Cancun en passant par Acapulco et d'autres coins sympa .... , nous ne savons pas ...? Comment bouger dans le pays ? voiture ou bus ? avion ?
Comme c'est la première fois nous ne savons trop comment nous y prendre, nous voulons voir le plus de choses possible;
Merci aux expert de nous donner des tuyaux ou conseils.!
J'ai l'intention de partir une semaine au Mexique avec mon chéri. Du 8 au 15 décembre, vers Playa del Carmen. Et, j'ai pleins de question à poser.
J'ai entendu parler de la fête de Notre Dame de Guadalupe le 12 décembre. Est-ce une fête qui empêche de pratiquer certaines activités comme c'est le cas dans d'autres pays ?
En ce qui concerne les excursions. Nous pensions faire Tulum. Qu'en pensez vous, et combien de temps de transport y a t'il au départ de PDC ? J'aimerais également faire un parc comme Xel-Ha ou Xcaret. Lequel me conseillez vous, sachant qu'on aimerait voir un max de poissons avec nos masques et tubas. D'ailleurs, peut on voir des poissons en général de la plage des hôtels, en apnée toujours ? Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas.
Quelle est la monnaie que l'on utilise ? Pour le courant, quel est le voltage ?
Qui y a t'il de sympa à voir dans la ville de PDC et comment s'y rendre de l'hôtel ? Est-ce risquer de s'y promener ?
Quels types de souvenirs y a t'il à ramener et à quel prix ? Faut il marchander ? J'ai également lu qu'il fallait faire savoir aux vendeurs que nous ne sommes pas des gringos=touristes américains ?
Est il nécessaire de prendre un traitement antipaludisme ?
L'année dernière, nous sommes allés à Cuba, et les locaux appréciaient qu'on leur offre toutes sortes choses, stylos, parfums..., est-ce le cas au Mexique ?
Y a t'il des poissons dangereux à connaître en faisant de l'apnée ?
Je sais que certaines de mes questions vont paraître idiotes mais c'est pas grave, je prends le risque.😊
D'avance merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre.
J'ai entendu parler de la fête de Notre Dame de Guadalupe le 12 décembre. Est-ce une fête qui empêche de pratiquer certaines activités comme c'est le cas dans d'autres pays ?
En ce qui concerne les excursions. Nous pensions faire Tulum. Qu'en pensez vous, et combien de temps de transport y a t'il au départ de PDC ? J'aimerais également faire un parc comme Xel-Ha ou Xcaret. Lequel me conseillez vous, sachant qu'on aimerait voir un max de poissons avec nos masques et tubas. D'ailleurs, peut on voir des poissons en général de la plage des hôtels, en apnée toujours ? Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas.
Quelle est la monnaie que l'on utilise ? Pour le courant, quel est le voltage ?
Qui y a t'il de sympa à voir dans la ville de PDC et comment s'y rendre de l'hôtel ? Est-ce risquer de s'y promener ?
Quels types de souvenirs y a t'il à ramener et à quel prix ? Faut il marchander ? J'ai également lu qu'il fallait faire savoir aux vendeurs que nous ne sommes pas des gringos=touristes américains ?
Est il nécessaire de prendre un traitement antipaludisme ?
L'année dernière, nous sommes allés à Cuba, et les locaux appréciaient qu'on leur offre toutes sortes choses, stylos, parfums..., est-ce le cas au Mexique ?
Y a t'il des poissons dangereux à connaître en faisant de l'apnée ?
Je sais que certaines de mes questions vont paraître idiotes mais c'est pas grave, je prends le risque.😊
D'avance merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre.
Bonjour tout le monde.
Voila après quelques recherches, j'ai pu trouver quelques post sur des voyages similaires, cependant, ils se faisaient un peu vieux, et j'avais peu d'espoir de réponse.
Je fais beaucoup de voyages a pied, avec très peu de ressources ( presque sans argent) sur longue, très longue durée en solitaire. Apres plusieurs voyages en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, je me tourne vers l'Amérique, et plus précisément l'Amérique latine. Donc dans un an presque jour pour jour, je désire me lancer dans une marche me menant du Mexique à Ushuaia. Je n'ai pas de limite de temps particulière. En revanche, je voyage vraiment à l'arrache, belle étoile et pain dur sont mes amis, avec mon sac à dos.
Je viens donc à vous à la recherche de tout témoignage, toute information utile concernant un tel voyage. J'ai déjà bien pigé que la frontière panama/Colombie va m'obliger a mettre de côté le full marche à pied, tant pis, je ferrais une entorse à ma règle. Sinon, pouvez vous me parler de l'hospitalité? Du contact avec les habitants, la possibilité du bivouaque ou du logement chez l'habitant, l'approvisionnement en eau ( particulièrement en zone reculées, ce sont mes favorites), des difficultés que le climat peut poser à un tel voyage ( soleil de plomb ou gadoue en certains endroit) etc.... Peut être quelques lieux à ne pas manquer qui aurait échapper à la triste vigilance des guides touristiques. ( je parle pas des endroits ultra fréquentés machines touristiques) Quelques tracés intéressant à suivre peut-être, des paysages à ne pas manquer. Le degré de liberté laissé par les autorités aux routards. Des infos sur la traversée de la Patagonie aussi ( la grimpette n'est pas un problème) , bref, tout ce qui peut-être utile a un tel voyage.
Pour le moment, je débute mes recherches, je glane donc un maximum d'informations.
Merci d'avance à tout ceux qui répondront.
Je fais beaucoup de voyages a pied, avec très peu de ressources ( presque sans argent) sur longue, très longue durée en solitaire. Apres plusieurs voyages en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, je me tourne vers l'Amérique, et plus précisément l'Amérique latine. Donc dans un an presque jour pour jour, je désire me lancer dans une marche me menant du Mexique à Ushuaia. Je n'ai pas de limite de temps particulière. En revanche, je voyage vraiment à l'arrache, belle étoile et pain dur sont mes amis, avec mon sac à dos.
Je viens donc à vous à la recherche de tout témoignage, toute information utile concernant un tel voyage. J'ai déjà bien pigé que la frontière panama/Colombie va m'obliger a mettre de côté le full marche à pied, tant pis, je ferrais une entorse à ma règle. Sinon, pouvez vous me parler de l'hospitalité? Du contact avec les habitants, la possibilité du bivouaque ou du logement chez l'habitant, l'approvisionnement en eau ( particulièrement en zone reculées, ce sont mes favorites), des difficultés que le climat peut poser à un tel voyage ( soleil de plomb ou gadoue en certains endroit) etc.... Peut être quelques lieux à ne pas manquer qui aurait échapper à la triste vigilance des guides touristiques. ( je parle pas des endroits ultra fréquentés machines touristiques) Quelques tracés intéressant à suivre peut-être, des paysages à ne pas manquer. Le degré de liberté laissé par les autorités aux routards. Des infos sur la traversée de la Patagonie aussi ( la grimpette n'est pas un problème) , bref, tout ce qui peut-être utile a un tel voyage.
Pour le moment, je débute mes recherches, je glane donc un maximum d'informations.
Merci d'avance à tout ceux qui répondront.
Quelqu'un sait-il comment est la situation actuelle à Oaxaca ? Je planifie 3 semaines au Mexique en juin prochain et j'aimerais passer au moins une semaine à Oaxaca, si les conflits et les manifestations sont terminées. Merci de votre collaboration !
Bonjour à tous !
Je suis tombée amoureuse du Mexique et j'envisage d'y retourner une 3ème fois l'été prochain pour 2 ou 3 semaines selon mon budget. Le hic, c'est qu'on a déjà vu pas mal de choses lors de nos deux premiers voyages.
Ce qu'on a fait avec agence :
- Isla Contoy / Isla Mujeres
- Xel-Ha
- Nage avec les requins baleines + Isla Mujeres
- la réserve de Sian Ka'an
Ce qu'on a fait par nous même :
- ruines de Tulum
- un petit tour à Playa del Carmen
- le Gran Cenote
- Playa Paraïso
- La plage aux tortues d'Akumal
- la lagune de Yal-Ku
Il y a dans tout ça des choses que nous aimerions refaire mais aussi faire des nouvelles choses. J'envisage déjà Xcaret (vous me le conseillez ?), et au moins Coba ou Ek Balam (lequel des 2 préférez vous ?).
Après, je sèche, y a-t-il des choses auxquelles je n'ai pas pensé. Je sais qu'il y a sur ce forum des amoureux de la région donc je compte sur vos idées et vos bons plans.
En dehors de la plage d'akumal, y a-t-il d'autres belles plages sans trop de vagues ?
J'avais pensé aussi à Rio Secreto mais je crois que c'est très cher, et comme nous sommes 4, je suis pas sûre que ce sera possible financièrement.
Quelqu'un a-t-il déjà fait Rio Lagartos ? Est-ce intéressant après avoir vu la réserve de Sian Ka'an ?
Je compte sur vous. Si je trouve des bonnes idées, ça pourrait m'aider à convaincre mon mari d'y retourner une 3ème fois !! Alors merci à l'avance:-)
Katy
Katy
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau vég��tation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été dé��u. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau vég��tation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été dé��u. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 8 alertes quiquas (et +) et sommes à la recherche d'une agence locale ou d'un receptif au Mexique (+ Guatémala) pour le coté pratique de notre voyage (du 01.11 au 19.11.),
pour les minibus avec chauffeurs, (guides locaux à certains endroits), les hôtels, bateaux, petits trekkings, etc., ..., les vols domestiques (voir internationaux si meilleurs tarifs -pour le moment nous avons pris des options Frankfort-Toronto-Mex par Air Canada à 592, 00 EUR l'A/R-)
Voyage classique au Mexique; départ Mexico-City, Puebla, Oaxaca, San Cristobal, Guatemala par la route, lac Attilan, Antigua, Flores (vol), Bethel, Palenque, Campeche, Merida, 2 jours de récupération du coté de Tulum, retour (vol) via Mexico-City.
Merci par avance pour les bons tuyaux et conseils.
Merci par avance pour les bons tuyaux et conseils.









