Discussions similar to: musique tzigane
FR
Musique tzigane comme thème de voyage en Roumanie
bonjour,

je vais certainement partir une semaine en roumanie en janvier. Je suis fan de musique tzigane et aimerait pouvoir en faire le théme de mon voyage.

Savez-vous s'il est encore possible (ou facile) de voir des formations de musiques tzigane ou musique traditionelle en roumanie? (j'ai en tête le film de tony gatlif, transylvania).

Si oui, dans quelle regions?

merci
Open
Musique Tzigane en Europe de l'Est
Bonjour, je voudrai partir cet été en Europe de l'est à la rencontre de musique tzigane et autre. L'été dernier je suis parti à Guca en Serbie et cette année je voudrai renouveler ce genre d'expérience mais plutôt pour les musiques à cordes (violon, cymbalum, taraf, etc....) Est ce que quelqu'un aurai une piste sur laquelle m'aiguiller?? Merci de vos réponses! Tonio
Open
Où écouter de la musique tzigane traditionnelle à Bucarest?
Bonjour a tous, J'habite a Bucharest depuis maintenant un mois et a la fin du mois de mai 2014 je vais y accueillir des amis francais. L'un de leurs fanstasmes roumain serait d'ecouter ce qu'on connait comme musique tsigane traditionnelle a violons, en live.

Je me suis donc renseigne parmi mes premieres connaissances roumaines, mais il est apparemment difficile de trouver autre chose que du manele (qui est lui partout). Je recherche plutot dans le style (classique pour nous?) des Yeux Noirs ou de Mahala Rai Banda.

J'ai bien vu d'autres sujets datant de plusieurs annees sur ce forum qui donnent des pistes pour trouver en Roumanie (ou ecouter de la musique tsigane, musique tsigane en Roumanie?) mais qui proposent de visiter des villages en Transylvanie ou autre: nous n'aurons pas le temps de nous eloigner de Bucarest.

Le seul lieu que je connais qui s'en rapproche serait le Cara cu Bere, mais la musique n'est pas live et le style musical change toutes les trois chansons - tres bon restaurant, mais pas ce que je cherche.

Quelqu'un en saurait-il plus sur les modalites d'acces a cette musique? Merci d'avance, tous les conseils sont les bienvenus :)

Pour etre plus clair: https://www.youtube.com/watch?v=kgF80aPztiI
Open
Fanfare de musique tzigane à louer
Bonjour à tous.. ma demande porte sur une fanfare de musique tsigane à faire venir dans le 71 pour un week end, pour jouer pour des particuliers lors d'une fête en plein air.... si quelqu'un a des plans... merci Karine
Open
Cherche apprentissage de musique tzigane ou irlandaise
🙂Bonjour tout le monde, je joue du violon et j'ai participé pendant deux ans à un groupe de musique Bulgare. Le probleme c'est que je vais déménager et ca fera trop loin du lieu de répétition. Je suis tres triste de devoir arreter cet apprentissage (j'insiste sur "apprentissage") alors voilà je cherche un groupe de musiciens, une assoc n'importe quoi qui jouerai de la musique tzigane ou irlandaise dans les parrages (vers Torcy), j'adore la pratique instrumentale folklorique et je voudrai vraiment exeller dans ce domaine! a bientot. Lily.
Open
Recherche musique gitane et manouche
BONJOUR, je cherche des musiques gitanes et manouche car j'en écoute beaucoup et je voudrai en connaitre d'autre ainsi que des films manouche ou gitan merci taicy-nelly@hotmail.fr
Open
Musique klezmer
Une discussion a été initiée il a quelques temps à propos du jazz manouche et c'est une très bonne idée. Je suis quant à moi une inconditionnelle de musique klezmer. J'aime cette musique triste mais gaie ou gaie mais triste (c'est selon). Hormis les formations ou chanteurs célèbres (Klezmatics, Kroke, Andy Statman, Moshe Leiser....), j'aurais aimé découvrir des groupes beaucoup moins connus. Alors si vous avez des suggestions.....
Open
Cherche à découvrir les voix du monde en musique
Bonjour,

Je recherche des morceaux émouvants à dominante vocale (choeur, petite formation ou solistes) de différents pays (musiques traditionnelle ou classique) Pourriez-vous me donner quelsques conseils ? De mon côté, je conseille : Anuna, Loreena mc Kennitt pour ambiance celtique. Denez Prigent pour les Gwerz En gospel, blues: Paul Robeson, Eric Bibb, take 6, Sweet honey in the rock. Musicalement! Emilie
Open
Guitariste de sanseverino
j'ai découvert un trio de musique tzigane http://www.opama.fr

le guitariste de sanseverino joue la BASS BALALAIKA dans ce groupe aller voir la transition, ca calme de passer de la guitare à un tel instrument excellent😉
Open
Jazz manouche
je suis une fan de jazz manouche, de musique tzigane et de tout ce qui s'en approche.

J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.

Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?

Qui a également ce goût?

Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.

Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.

Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.

Kénavo
Open
"Le Vrai-Faux Mariage de la Caravane Passe" au Cabaret Sauvage le 15 septembre
Concert : vendredi 15 septembre 2006 au cabaret sauvage

Entre musique des Balkans et rock français, La Caravane Passe fait un véritable appel à la fête. Depuis 5 ans, le public est nombreux et répond présent quand il s’agit de danser et de se défouler sur leurs rythmes tziganes endiablés. Autour de ce répertoire est né Le Vrai Faux Mariage, comme un « mégaconcert » réunissant, en plus de La Caravane, des danseurs, clowns, acrobates et magiciens… On y célèbre les noces de Sacha et de Mona, un tzigane et une juive, originaires de Plèchti, vrai faux village des Balkans.
Open
Cherche personne pouvant transcrire un morceau en langue slave en phonétique française
Bonjour, je fais partie d'un groupe musical : une Duo de Flamenco et musique du monde. Dans notre répertoire parfois nous mélangeons Flamenco et Musique Tzigane. J'aimerais voulu conserver des bouts de chant en langue slave. Le souci c'est que je ne connais pas du tout la langue. J'aurais souhaité savoir si quelqu'un connait un peu cette langue et s'il se sentirait de me transcrire 2 morceaux slaves en phonétique française pour que je puisse les chanter. Ce n'est vraiment pas facile de trouver quelqu'un dans ce domaine donc si quelqu'un est intéressé et maîtrise ces langues, merci de me faire signe, je vous passerez les morceaux en privé. Je suis prête à donner une compensation financière.

Merci ! Bonne soirée!
Open
Voyage en Tziganie pour monter un projet en collaboration avec des musiciens locaux
Bonjour à tous,

Je suis clarinettiste et je prépare un voyage dans les Balkans ou en Europe orientale pour y étudier la musique tzigane, ou la musique traditionnelle des Balkans. Je cherche un maestro avec qui bosser, et d'autre part j'aimerais trouver une structure sur place (association, centre culturel ou ONG) pour monter un projet en collaboration avec des musiciens locaux.

N'hésitez pas si vous avez des propositions!!
Open
Cirque Romanès
Latcho divès!!

Si ces voyageurs passent du côté de chez vous allez y ça vaut le coup! Vous serez enchantés par les numéros, la musique, les chants(car pas de sono ici!)et la magnifique voix de Delia, la simplicité et l'accueil de toute la kumpania!!!

Pour le moment le cirque est à Brest sur le port de commerce au parc à chaîne depuis le 16 sept au 5 novembre(si Dieu le veut!). Rens: 0298337070 Le Quartz.

Moi j'y retourenerai!!

www.cirqueromanes.com pour en savoir + !
Open
Budget par jour pour un logement en Turquie?
MOn ami et moi comptons partir en Turquie en indépendants. Quel est le budget moyen par jour qu'on peut compter, pour une pension simple mais correcte, la bouffe ds des petits restos, les transports locaux et les visites ? Quelles impressions vous a fait la Turquie ??? Est-il possible de voir des spectacles de danse orientale ou tzigane dans des endroits populaires ?? de bonnes adresses où passer une soirée à ecouter des musiciens ??

merci bcp
Open
Retour de l'hôtel Orlov 3000 à Albena en Bulgarie
L'hotel Orlov est simple et confortable, chambre au 3 ème donnant sur le Lookea et la mer (pas trop de nuisance de bruit) Je n'ai pas gardé un souvenir impérissable de cet hôtel mais on ne reste pas une semaine entière dans sa chambre ! Fer à repasser dans le couloir, petit + bien utile Restaurant avec des buffets entrées (qui sont souvent les mêmes) plats cuisinés, et grill et l'exterieur, buffet de desserts variés j'ai adoré la meringue à la crème et si vous aimez ça servez vous dès votre entrée dans la salle à manger à la fin du repas il n'y en a plus.. Je dirais cuisine moyenne. Personnel peu souriant au bar ou à la réception (sauf la charmante Iverina). les coffres ne sont pas dans la chambres mais à la réception, pas tres pratique ça non plus... 26 levas les 6 jours. Le bureau de change fermait tôt, passée l'heure il faut aller dans l'hotel des allemands à coté en face le Lookea L'animation est moyenne, ils font avec les moyens du bord, ne pas s'attendre à des spectacles type club med ! NOus avons eu droit à un petti concert de musique tzigane/folklore sur la terrasse. Les excursions nous en avons fait 2 (Nessebar 36 €/pers, jolie partie de ville ancienne, mais rien de rare, et la journée champêtre (27 €/pers) avec le monastère rupestre ça ne casse pas 3 pattes à un canard, le repas à la ferme était sympa par contre, j'y ai appris une recette sucrée à base de feuilles de filo que j'ai refaite mais en version salée pour l'apéro. Ces gens là produisent tout eux même des légumes, des fruits, des alcools, de la volaille jusqu'au céréales pour leurs animaux. Notre guide Naïa était très sympa. N'achetez pas la cassette des excursions que vous faites ça ne vaut rien. Faites plutôt des photos que vous monterez en diaporama et musique c'est plus sympa et moins cher.

Pour les autres jours nous somme partis le mercredi avec un autre couple à Dobrich, (80 levas soit environ 40 € pour 2 couples) Le chauffeur tres sympa vous conduit jusquà Dobrich, vous attend le temps qu'il faut, sur le chemin du retour il nous a arrêté dans une petite distillerie (1 l d'alcool d'abricot 10 levas : 5 euros) puis visite chez un tonnelier et enfin il est allé chez lui nous cueuillir un bouquet de fleurs ! Trop sympa ce chauffeur Le lendemain jeudi 9 h nous étions 4 couples cette fois, le même taxi plus un copain à lui direction le cap Kaliakra, puis déjeuner à Baltchick sur le port en passant par une toute petite route dans la campagne, nous avions invité nos chauffeurs, nous leur avions laissé le soin de choisir ce qu'il fallait manger ! Apéro, plat (délicieux), frites maison, dessert, vin blanc, et café : 197 levas pour 10 soit environ 10 €/pers. Nous sommes allés jusqu'au jardin botanique, il faut prendre 2 tickets un pour le palais à un endroit et un pour le jardin à un autre endroit pas tres simple comme organisation ça ! Sur le chemin de retour arrêt dans un atelier de céramiques, arrêt dans une petite épicerie locale, et sur le bord de la route dernier arrêt près d'une butte avec un point de vue splendide sur la baie. à 17 h 30 nous étions de retour. (j'ai conservé les coordonnées de notre taxi). Vraiment 2 jours agréables en sa compagnie, et surtout visite à notre rythme. (90 levas par taxi soit 45 € environ pour 2 couples) pour la journée) le pourboire est selon votre bon vouloir et recommandé quand même !

Bonne prise en charge par l'équipe d'animation lors de notre départ pour la France, arrivée tres tôt à l'aéroport et... pas d'avion, retour à l'hôtel et ré attribution de chambre pour finir notre nuit, avant de pouvoir décoller en début d'après midi, ça c'est tres sympa. Eh oui les avions bulgares semblent décoler un peu quand ils en ont envie, c'est le foutoir dans cet aéroport, mais maintenant qu'ils sont européen ça a du s'arranger. Notre tour opérator était Touristra.

Voilà un petit résumé ! Il est vrai que cette partie du pays est tres boisée et surtout à vocation agricole et l'architecture n'est pas des plus remarquable, On fait un petit bon dans le passé quand on visite ce pays (séjour du 26/8 au 02/09/06)
Open
Film indien Lastcho Drom
bojour a tous une perssonne connait le film "lastcho drom"un film musical indienne et de flamenco de Tony Gatlif. merci de me répondre
Open
Sri Lanka pour moins d'un mois sans visa et avec un aller simple
Bonjour,

Comme beaucoup de monde sur ce forum, je m'infor a max pour preparer mon tour de monde qui commencera par l'Asie.

La specifite de mon TDM, c'est que je ne sais pas pour combien de temps je pars et combien de temps je resterai dans chaque pays. J'ai commencé a faire mon itineraire dans la section parcours de mon site web (lien en bas du message). Je voyagerai en faisant des spectacles dans les alliances francaise (Accordeon) et aussi dans les ecole sur le style musette, et la musique tzigane (route des gitans) et swing manouche. Ceci permettra de finacer une partie du voyage

Les messages sur le SriLanka sont tout de meme assez rassurant, donc je commencerai par la.

Je prend un vol Aller Simple pour colombo, je resterai moins d'un mois dans ce pays, apres quoi je partirai dans le sud de l'Inde.

Question : moins d'une mois donc pas besoin de visa. Vais je avoir des probleme a l'aeroport en arrivant etant donné que j'acheterai mon billet pour l'inde sur place, et que les autorites Sri lankaise n'auront aucune preuve que je resterai moins d'un mois ? Devrais je acheter mon billet Colombo-sud de l'inde avant de partir (ca ne me tente pas car je ne sais pas combien de temps je vais y rester et je veux voyager sans pression de temps )

Benoit mon site : tourdumonde.mouchetabouche.com
Open
Situation en Thaïlande après le coup d'état? (19 septembre 2006)
Bonjour a tous,

Comme j'utilise ce forum pour préparer mon périple en Asie J'ouvre ce sujet pour avoir des information des gens sur place, la thailande est sur notre parcours tout comme le sri-lanka, des pays ou la situations est un peu plus tendue qu'ailleurs ...

Des nouvelles de gens sur place ?

Benoit (tour du monde en accordéon / musique tzigane)
Open
Les racleurs de vent, l'épopée vibrante d'un violon itinérant...
Je souhaite de tout mon coeur apprendre à voyager ; et ce livre donne un témoignage énorme de la richess du voyage ;

voilà je n'en dirait pas plus, , , si un peu quand meme...:

un violoniste écossais( Walter Starkie) part violon sous le bras sac au dos à la rencontre de la hongrie, l'aventure l'attend / sous toutes ses formes, on se sent comme un coucou perché sur la croche d'une rhapsodie tzigane,

aventures mystiques au coeur de contrées hostiles, un beau livre sur la musique et la culture hongroise.
Open
Rencontre à Paris dimanche 24 avril 2011
Salut tout l'monde...

Je débarque quelques jours à Paris demain après midi et jsuis un peu frustré de louper la rencontre de ce soir à Oberkampf...

Alors pourquoi pas organiser une ptite rencontre ce dimanche histoire de parler voyages... En plein air s'il fait beau ou peu importe ! Vers 17h je pense que ca serai pas mal mais à voir suivant vos disponibilités...

Je ne connais pas trop Paris alors je vous laisse proposer tel ou tel endroit !

Je propose également aux amis musiciens de venir avec leur instrument histoire de mettre un peu de musique dans cette rencontre !

Ps : De mon côté, je me prépare à partir début mai pour une vie de bohème autour du monde... Direction le Portugal en juillet pour débuter... Pour celles et ceux que ca interesse, voir mon annonce :

" Cherche artiste rêveur ou rêveuse pour vie de bohèmme autour du monde "

A dimanche peut être...

J'attends vos propositions !

😛
Open
Sur la route Tsigane en Europe
Bonjour à tous!

Je m'envolle en Roumanie début Février. Ce n'est pas un voyage touristique. Je suis éudiante et souhaite travailler dans le reportage du secteur social et culturel (si possible pour une ONG). Mon projet est de partir un peu partout en europe à la rencontre des communautés Tsiganes. Mon but est de contribuer activement, à distance et le plus possible sur le terrain, à l'information et à la connaissance d'une culture delaissée, sujette aux a prioris de toutes formes principalement parceque les sont ignorants de la culture Tsigane... Je souhaite donc pouvoir parler d'une culture riche humainement par un moyen qui permet de s'exprimer et qui est un don : l'art, la musique, la danse... Je finance mon trajet et l'hebergement mais je suis à la recherche d'organismes, centres culturels, associations en Roumanie qui seraient prète a m'aider dans mes recherches une fois sur place en février.

Si quelqu'un à des infos, des conseils... merci!!

Aurélie
Open
Auto-stop en Europe de l'Est
Bonjour, Mon frere et moi souhaitons partir durant le mois d'Aout 2012 visiter l'Europe de l'est. Notre projet serait de partir de la Bretagne, visiter les pays de l'Europe de l'est, puis revenir au point de départ, tout ça, uniquement en stop. Cependant, c'est notre premiere aventure dans le domaine, les question ne cessent d'affluer: Qu'est ce que vaux la stop en Europe de l'Est? Quels pays, villes sont immanquables? Moi qui aime les grands paysages, vers ou me diriger? Et, quel itinéraire est-il possible de réaliser en 3 semaines environ? Toutes les idées, conseils, témoignages sont bon a prendre. Merci :)
Open
Retour du festival de Guca 2010 en Serbie
Bonjour.

Simplement un retour d'expérience de quelques jours en Serbie (2 à Belgrade + 5 à Guca) pour ceux qui décideraient d'y aller par la suite :)

Nous sommes partis de Paris (couple) en prenant la compagnie de Bus EUROLINES (Bus et Compagnie LASTA pour l'Est). Le bus est un moyen assez économique pour voyager par contre c'est assez dur au niveau fatigue et puis nous n'avons pas forcement eu beaucoup de chances non plus 🤪 Pour résumer 28h de trajet non stop, panne de 5h au bord de l'autoroute sous la pluie (en france heureusement >> EUROLINES nous a renvoyé un autre bus qui est arrivé 4h plus tard). C'était en plein mois d'août donc il faisait très chaud surtout une fois la frontière française passée (des fois on a vraiment l'impression que la pluie ne dépasse pas les frontières françaises 😛)

L'avantage en bus est de voir un peu de paysages quand il fait jour même s'il ne roule que sur Autoroute. Ce que je retiendrais c'est que l'Allemagne est interminable à traverser (toute la soirée + nuit jusqu'à 09h du mat).

Nous sommes arrivé vers 06h du mat dans les Alpes Allemandes pas loin de la frontière Slovène en faisant semblant de se réveiller les yeux collés, brulants avec des cernes monstrueuses (car dans un bus, il est réellement très difficile de dormir) le paysage était magnifique. Pour le coup le soleil qui se lève au dessus des montagnes aide un peu à ouvrir les paupières même si ça fait mal 😄

La Slovénie à l'air vraiment superbe (rapide à traverser). Des petits villages avec plusieurs clochers, des kilomètres à l'horizon de forêts de sapins et de montagnes au loin, on l'imagine facilement comme le territoire des loups 🙂

La Croatie très longue à traverser ... la côte doit être chouette mais à l'Est de la Croatie à part des champs de maïs sur des kilomètres je n'ai rien vu d'autres ...

La frontière Croate est un peu chiante à passer, d'ailleurs il faut donner 5 Euros par personne pour que les douaniers nous foutent la paix et laisse passer le bus sans tout fouiller et nous bloquer pendant des heures.

Même histoire à la frontière Serbe sauf qu'il suffit de donner 3 Euros par personne. Même les chauffeurs du bus qui eux mêmes sont serbes donnent de leur poche et on a même aperçu un des chauffeurs déposer quelques bouteilles d'eau et "autres" 😄 dans la cabine d'un des douaniers.

Bienvenue en Serbie 😎

Je vous passe les heures de route interminables encore une fois ... une chaleur assez étouffante par rapport à la France ... des champs de maïs encore et encore ...

L'arrivée à Belgrade : La porte du bus s'ouvre (il faut déjà imaginer dans l'état ou l'on se trouve après être resté assis quasiment 30h sans bouger avec une climatisation qui envoi de l'ai chaud 😄)

Vieille claque de chaleur mélangé à une méchante odeur de diesel, la tu respires un grand coup, t'es bien à Belgrade 😉

Bon une fois de plus on s'est tapé une petite galère, on avait réservé une chambre dans une auberge de jeunesse avant de partir en France, mais avec nos 5h de retard nous n'avons pas pensé à tel à l'auberge pour les prévenir, du coup une fois arrivé nous avons cherché cette auberge (sous l'orage et la grêle avec nos gros sacs à dos), une fois trouvé, notre chambre avait été donné à quelqu'un d'autre donc obligé de rechercher une autre auberge ... à presque 23h.

Concernant Belgrade nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour visiter ... ce que je retiens c'est l'odeur de diesel, la chaleur, les immeubles bombardés, les vieux bus et tram, la basilique, et les clopes pas chères (1euro le paquet en moyenne - d'ailleurs 1 seule cartouche par personne est autorisée pour le retour en france, nous en avions 4 en tout, il nous en on gardé 1 - contrôlé à 20 km de paris un peu dégouté après 27h de bus 😕), le nom des rues en cyrillique (pas pratique pour se repérer avec un plan 🤪) ...

Ensuite nous avons rejoins des amis le lendemain matin qui eux avaient fait le trajet en voiture depuis Paris.

Direction Guca. La route est assez bonne, par contre il faut compter 4h pour faire 150 kilomètres. N'hésitez pas à acheter une pastèque le long de la route, elles sont énormes et il y en a partout 😄

A Guca nous avons installé nos tentes près de la rivière (qui sentait les égouts) un peu à l'écart, l'endroit était plutôt tranquille. Guca est une jolie petite ville entourée par des basses montagnes.

Le festival est vraiment sympa, très animé, c'est assez surprenant au départ de voir autant de serbes porter des drapeaux avec autant de fierté, il y en a partout (on a pas l'habitude en France de voir des drapeaux français 😏)

La musique est excellente, les concerts principaux dans l'arène sont énormes avec des drapeaux partout, des jets de bières dans tous les sens et la trompette à fond. Le centre ville super animé également avec plein d'orchestres dans tous les coins (tout comme les cochons rôti ... 🙁)

Ce que je retiens de Guca : La musique excellente, l'odeur de cochon rôti (perso je ne suis pas fan ^^ surtout au réveil), les beaux paysages entre Belgrade et Guca, la bière qui coule à flot, sans douche pendant 4 jours (le dernier jour douche dans jardin d'un habitant pour 100 dinars (un peu moins d'1euro) parce que l'odeur de cochon, mélangé à la bière (que l'on reçoit lors des concerts 😛) quand il fait entre 30 et 35 degré c'est pas fameux, surtout dans la tente 😇.

En résumé je garde un très bon souvenir de cette petite aventure en Serbie, si vous aimez la musique Tzigane il faut y aller au moins une fois, ça vaut le coup. De préférence prendre l'avion ou la voiture et ensuite se déplacer en train ou bus entre Belgrade > Cacak > Guca.

La serbie est un pays à visiter mais je pense qu'il faut avoir un peu de temps pour découvrir des endroits cachés qui ne sont pas forcement accessibles sans voiture. (Gorge, Montagnes, Forêt ... etc).
Open
Nuits albanaises (femme seule)
Samedi 30 janvier 2010. Quartiers branchés de Tirana. Des files de Mercedes attendent de se garer, rutilantes, dernier cri. Quatre-vingts pourcents de Mercedes en Albanie. Le tout vieux modèle. Mais dans ce quartier de la capitale, toutes sont flambant neuves, le dernier modèle. Je descends de celle qui m`y a menée. A l`entrée, la fouille est méticuleuse. Pour Korep, qui m`accompagne. Moi, on ne me touche pas. Je gravis les marches, tapis rouge, et franchis les portes du club privé. Korep est un habitué. On m`offre un boutelle de vodka sur un plateau d`argent. Le goulot est enduit de sel, subtilité albanaise. Nous trinquons. Je ne peux m`y faire. Chaque fois, mes doigts viennent saisir la bouteille à l`endroit du goulot. Je m`essuie discrètement sur mon pantalon. Sur un écran gigantesque, les images d`un défilé de mode au Palais de Chaillot. Korep connaît le Palais de Chaillot. Je lui dis que j`ai longtemps habité tout près. On m`offre une deuxième vodka. Ne pas trop boire. Cette fois, mon hôtel est loin. Ne pas trop boire, donc.

La veille, le soir, dans un bar, un petit vendeur de téléphones portables à la sauvette, Fatos, a insisté pour m`offrir un Martini. Je sais très vite à quoi m`en tenir. J`évite soigneusement de répondre à ses questions trop insistantes et détourne la conversation. Je lui pose des questions sur son pays : - Quelles relations entretenez-vous avec les Kosovars à présent qu`ils ont leur indépendance ? Cela a-t`il beaucoup changé ? Ça le saoûle. Je continue, exprès. Je lui livre mes analyses géostratégiques à la petite semaine sur le nouvel Etat. Je donne dans l`''adlérisme''. Ça m`amuse. Lui, ça l`emmerde. Je continue, exprès. D`abord, parce qu`il est bon qu`il sente à qui il a affaire. Ensuite, parce qu`il m`énerve. Parce qu`il croit, un de plus, qu`il suffira de quelques verres pour me mettre dans son lit. Je bois très lentement. Je sirote mon deuxième Martini d`une façon tout à fait exaspérante. Il veut me faire boire. J`en fais trop. - Ici, en Albanie, vous n`avez pas de problèmes avec les Chrétiens ? Il répond à peine. Je pose des questions dont je sais déjà les réponses. - Ils sont plutôt dans le Nord, les Chrétiens, dans la région de Skodër ? Je vais aux toilettes. Il a profité de mon absence pour commander des vodkas. Je me méfie. Par prudence, je profite d`un moment d`inattention pour inverser nos verres. J`ai le nez creux. Je continue à l`assaillir de questions. - Les étudiants manifestent-ils beaucoup ici ? Les fins de manifs sont-elles tendues parfois ? Mais déjà, ses propos deviennent confus. Il s`embrouille. Sa bouche s`amollit, sa langue devient pâteuse. Les yeux se ferment, la tête dodeline doucement, commence à pendre lamentablement. Il lutte. Puis, soudain, il s`écroule de tout son poids sur la table. Il n`a pas dû y aller de main morte, le drôle. Je ne règle pas les consommations, bien sûr. Par chance, mon hôtel n`est pas très loin. Je rentre à pied.

Ce soir, donc, prudence, ne pas trop boire. Mon hôtel est loin et je dépends de la Mercedes de Korep. Pas de carte bancaire, mon sac est vide. Pas si bête. Quelques billets, en nombre suiffisant, glissés au fond de ma poche. Mais ne pas trop boire quand même. La musique est rétro, années 80. J`aime bien. On alterne avec de la musique balkanique. - J`espère qu`il n`y aura pas de bagarre, me glisse Korep. Il semble nerveux, mal à l`aise. Il s`obstine à surveiller l`entrée du club, plein à craquer de cette jeunesse fortunée de Tirana. Les filles sont belles. Pas vulgaires. De certaines, l`on pourrait presque dire qu`elles sont habillées comme des Parisiennes. Passe de plus en plus de musique albanaise. Je n`y connaîs pas grand chose, mais cela sonne musique tzigane avec des accents de pop turque. Korep ne danse pas. Je prétexte une envie pressante pour m`éclipser et gagner le devant de la salle, où un groupe à l`allure sympathique fête un anniversaire. Champagne à flots. Ils sont beaux.

Je n`ai jamais dansé à la façon albanaise. Mais la musique me plaît. Je me laisse aller. Ils me font danser. J`apprends vite. Je leur dis que je suis française. - Merci beaucoup ! me dit, en français, celui dont on célèbre l`anniversaire. Ses manières sont élégantes. On ne cesse de trinquer, avec n`importe quel verre. On m`offre un mojito. On danse. Du coin de l`oeil, je vois Korep qui ne me quitte pas des yeux. Il me fixe depuis le coin de la salle dont il n`a pas bougé. Son regard est dur, glacial. Il ne danse toujours pas. Je lui fais signe, pour l`inviter à nous rejoindre. Plusieurs fois. Il ne bouge pas. Des hommes plus âgés, dont les tenues rivalisent de raffinements maffieux, exquis, me font danser. Dans leurs yeux emplis de fibrilles, passent les lueurs de l`alcool. Ne pas trop boire. De nouveau, je me retouve à danser, au centre d`un cercle. On frappe dans les mains. Le cercle grandit, se rétrécit. Alternativement. J`imite, j`invente, peu importe. Sifflets et appaludissements me donnent de l`assurance. A Lhasa, dans l`une des boîtes des plus modernes, je m`étais retrouvée, sans trop savoir comment, sur le podium central, à danser des heures durant. Cela n`est pas trop mon genre pourtant. Je crois, au reste, que l`on avait subrepticement glissé quelque substance désinhibante dans une boisson. Légère, mais suffisante néanmoins pour que ne me gênent plus les mains insistantes de quelque Chinois ou Tibétain sur ma poitrine. Au reste, l`importun avait très vite été expédié sans ménagement vers la sortie par d`intraitables vigiles.

Mais ce soir, à Tirana, je n`ai pas trop bu. Juste assez. Tout va bien. Je ne peux détacher mon regard d`un des fêtards, un des amis de celui dont on célèbre ce soir l`anniversaire. Il est beau. Il me rappelle un bassoniste qui jouait dans le même orchestre que moi quand j`étais plus petite. Il est beau. Bien habillé. Il fait très 16e. Mon côté '' petite dinde'', un reste dont j'ai décidément beaucoup de mal à me départir. il danse bien, vraiment. Korep me fait signe qu`il veut partir. Il pointe du doigt sa montre, d`un geste péremptoire. Il veut aller ailleurs. Ici, ça ne lui plaît pas. Il m`énèrve. Je n`ai pas du tout l`intention de partir, moi.

D`abord, je ne fais même pas exprès. Il enrage. Je le remarque. Il m`énèrve. Nous ne sommes pas mariés, il n`a aucun droit sur moi. Et quand bien même nous le serions, il n`en serait pas moins autorisé à se comporter de la sorte. Je l`ai rencontré il y a quelques heures à peine. Il m`exaspère. Le ''bassoniste'' n`a pas l`air de s`apercevoir qu`il nous fixe, n`a pas l`air de remarquer son regard dur. L`ambiance s`échauffe. On hurle. Les filles rient, la gorge renversée. Elle prennent des mines de chattes. Certaines me collent au passage des baisers alcoolisés sur la nuque. L`une d`elles se glisse entre mon ''bassoniste'' et moi, sensuelle. Nous dansons. Ses mains se posent délicatement sur moi alors qu`il me fait danser. Plus près, plus serrés. Doucement.

Alors, je ne l`ai même pas vu traverser la salle, tout soudain, Korep se jette sur mon ''bassoniste'', éberlué. Lui non plus ne l`a pas vu venir. Korep hurle, en albanais. Je pose un doigt sur ma bouche, tranquillement, tout en continuant à danser. Je pense pouvoir calmer le jeu. Comme je me trompe. Pas le ''bassoniste'', mais un autre, surgit. Il assène un énorme coup à Korep. Le ''bassoniste'' s`écarte. D`autres se mêlent, instantanément. On crie. Les filles crient. Sans attendre, les vigiles s`interposent et l`on évite de justesse le pugilat généralisé. Je reste interloquée. Je n`en crois pas mes yeux. Ni le ''bassoniste'' d`ailleurs, resté sur le côté, médusé. Nous n`avons été, manifestement, que le banal prétexe à un éclat, fruit de longues et incurables inimitiés. Qui nous dépassent. Korep me saisit brutalement par le bras et me tire sur le côté. Je lui dis qu`il n `a qu`à partir seul, s`il veut. Je suis furieuse. Je me dis que je trouverai bien le moyen de rentrer par mes propres moyens. A pied au besoin. Ça m`est bien égal. Mais il me répond d`un ton qui n`admet pas de réplique qu`il va ''lui casser la gueule''. Je préfère ne pas tenter le diable. Je connaîs mal les Albanais et j`ai très peu de pratique des boîtes de nuit albanaises. Au vrai, c`est même la première fois que j`y mets les pieds. Je sais que cela peut très vite mal tourner. Et n`y a-t`il pas, au frontipice de chaque boîte un petit panneau, ''armes à feu interdites'', symbolisé par un pistolet barré ? Pas pour rien.... Je n`insiste guère.

Nous descendons les marches, sans mot dire, et gagnons la voiture. - Il est tard, dit-il. Je ne réponds pas, bien décidée à lui faire comprendre que tout cela ne me plaît, mais alors, pas du tout. Il a l`air pitoyable, soudain. Il cherche quelque chose. - J`ai oublié les clefs de la maison, dit-il. - Et alors, je réponds. Je rentre à l`hôtel. - Oui, mais moi, je vais passer la nuit dehors. Il ment. Je le sais. Il sait que je le sais. Il me dit que mon hôtel est fermé à cette heure-ci et qu'il vaut mieux prendre une chambre, tous les deux, quelque part. Je lui dis que je rentre à l`hôtel, que cela lui plaise ou non. Il ne répond pas. Je change de tactique. Je lui dis que, très probablement, mon hôtel sera fermé, mais que je veux tout de même vérifier et qu`après j`aviserai. Bien entendu, j`ai pris soin d`avertir le gardien, avec lequel j`ai eu une petite conversation en ''croate'', quelques heures plus tôt. Il veille toute la nuit et m`attend. Pour l`instant, Korep a l`air de se satisfaire de la réponse. Mais, au dernier moment, alors que je reconnaîs le chemin, il oblique et s`engage dans une petite parallèle. Alors, je lui dis, avec toute l`agressivité contenue dont je suis capable et scandant chaque mot : - Tu t`arrête. Je finis a pied. Il ne me fait pas peur. C`est étrange mais je n`ai pas peur. Je sens qu`il ne me touchera pas. J`ai le dessus. Et il s`arrête. Je descends, gagne mon hôtel, ma chambre, enfin. Je me garde bien d`allumer la lumière en entrant et je regarde discrètement par la fenêtre. Je le vois qui rôde en voiture sous les fenêtres pendant près d`un quart d`heure, puis se décourage, s`en va, enfin. Il est cinq heures du matin, à Tirana.

R.S
Open
Improvisation Nomade (2) (Italie-Slovénie-Hongrie-Slovaquie)
Laisser l’hiver dehors.

Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.

Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther

Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !

Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…

Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.

Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Open
Trajet et camping en Bosnie-Herzégovine et Serbie?
Bonjour , Nous recherchons des conseils pour le trajet et les camping entre Plitvice en Croatie et Guca en Serbie et revenir par Sarajevo et Mostar en Bosnie pour arriver à Dubrovnik en Croatie et ensuite rentrer dans le sud de la France.Ce qui nous interesse c'est surtout la partie Serbe et Bih pour les routes les camping ou endroits pour dormir sachant que nous partons avec un fourgon aménagé.Vaut-il mieux après Plitvice rejoindre l'autoroute qui va à Belgrade. Merci pour vos réponses. Christian.
Open

You might also like