Discussions similar to: Ballade tibétaine départ Katmandou
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Guest house sympa à Katmandou?
Bonsoir!

Si quelqu'un a une bonne adresse à me recommander à Katmandou question logement et dans des tarifs raisonnables je suis preneuse. De même un lieu à aller visiter dans les environs (tout proche, je n'y resterai pas très longtemps), je prends aussi.

Merci.
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Les pieds au Népal... et la tête dans les étoiles
Recit d'1 mois au Nepal par Sophie et Christophe en ballade autour de la planette. Pour les photos qui vont avec:http://www.lespiedssurterre.org. Bonne lecture. Mardi 24 Octobre: arrivée au Népal Petit bilan après 3 mois sur la route, on est. vivant!!!! Mais encore… Et bien ça n'est pas si facile que ça de jouer les apprentis voyageurs. Pour le moment on a toujours pas eu de coups de blues, on ne ressent pas l'envie de rentrer et ces trois premiers mois déjà une aventure extraordinaire. Cependant, ces vacances un peu plus longues que d'habitude commencent à laisser imperceptiblement quelques traces: on ne s'émerveille plus autant, notre curiosité est un peu moins aiguisée et certaines choses inhérentes à notre quotidien deviennent plus pesantes certains jours: faire et défaire son sac régulièrement, se taper de longs trajets inconfortables, s'adapter à un nouveau pays sans avoir digéré le précédent, visiter, être harcelé par les "pro" du tourisme, etc…En fait le besoin de se poser se fait de plus en plus sentir, l'envie de ne plus bouger. Jusqu'à présent le physique et le mental n'ont pas été ménagés avec trois pays pas forcement faciles sans farniente puis l'Inde qui pointe le bout de son nez. Allez courage, dans trois mois c'est les Maldives. "Il ne manquerait plus qu'ils se plaignent ces deux là!!!!" Finalement, ce qui nous fatigue le plus et malheureusement qui nous colle a la peau, c'est notre condition de … touriste! Ca se voit a 10kms et on ne peut pas circuler sans qu'on nous propose du change, des souvenirs, un rickshaw, avec l'impression omniprésente d'être pris pour un porte monnaie ambulant. Certes les premiers temps ça fait parti du dépaysement, mais au bout d'un moment ça devient pénible et on a envie de se fondre dans la masse, de circuler incognito quoi! Mais ne vous méprenez pas, ne comptez pas nous revoir de sitôt (tant mieux diront certains…), car c'est trop de la baaaaaaaaaaalle!!!!!!!!!!!

Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...

Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.

Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée. en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué Vendredi 27 Octobre: la séparation Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci. Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra. Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.

Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner

Sniff

Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.

Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.

Vendredi 28 Octobre:

Spécimens en voie d'extinction

Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.

Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":

Marc: plus connu sous le pseudonyme de " l'ours béarnais ", autant pour sa pilosité que pour son caractère. Il animera ces 2 semaines de ses gaudrioles et de son humour légendaire. " Afin d'amuser la galerie, je crache des gauloiseries ...". Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point. Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années. Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union. Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.

Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.

Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces. Beau comme un camion ! Petite présentation de la communauté népalaise qui nous accompagne:

Panta, notre guide, d'un naturel très rieur, il a toujours une petite anecdote, une histoire ou une chanson a nous faire partager. Homme de principe et de valeurs, autodidacte, cultive, nous auront de nombreuses discutions intéressantes sur "les choses de la vie". Et surtout, il sera a nos petits soins pendant ces 17 jours, une véritable croisière de luxe ce trek.

Nos porteurs:

Harry, 19 ans, marie a 13 ans, 1 enfant, le jeune homme s'avérera très porte sur le sexe et nous certifiera palier ces longues périodes d'abstinences par un travail fréquent du poignet (3 fois par jour même a 5000m!). Impressionnant le bougre, pourvu qu'il lui reste assez d'énergie pour passer le col… Robin, 23 ans, 1 enfant, sera le plus résistant et avec ses quelques mots d'anglais, nous pourrons avoir quelques échanges. Tapa le patriarche, 49 ans, une tripotée d'enfants à son actif. C'est en fait le plus pauvre des 3, il quitte son métier de charpentier pendant la saison touristique pour faire quelques sous. Le secret de sa forme himalayenne : jamais d'alcool ni cigarettes et quelques expéditions dans l'Everest a l'occasion. Ils portent autour de 20/25 kgs chacun, aides d'une lanière sur le front (namlo), les sacs étant ficelles entre eux. Déjà lourdement charges, ils me promettent une bouteille de Brandy si je passe le col du Thorong La (5416m) avec mon sac a dos. Quand je vois leur équipement bien moins adapte que le notre et l'age de Tapa, je me promets de faire mon possible. Coinche et jungle speed animent la soirée et nous nous couchons lamentablement à 21h00. Nous ne savons pas encore que les jours suivants, nous nous coucherons plus tôt encore.

Samedi 29 Octobre:

On s'est connu, on s'est reconnu …

Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah! Maoiste A mesure que l'environnement change, les gens évoluent également. L'influence tibétaine se fait de plus en plus sentir, les visages s'arrondissent, leurs joues rosissent et l'architecture me rappelle quelques souvenirs de Chine. Les tibétains ont fui en masse après l'invasion chinoise et sont très présents sur les grands plateaux himalayens. Alors que nous sommes en plein débat philosophique sur la dictature de la beauté en occident, nous croisons une étrange patrouille maoïste armée. De jeunes femmes d'a peine vingt ans manient le treillis et la carabine... en tongues, petite touche de coquetterie féminine dans cette ambiance de guérilla!

Dimanche 30 Octobre:

L'air " pur " de Kirtipur

Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène. Scène de vie Nous arrivons à Kirtipur, village perche sur une colline. Les immeubles en construction aux abords de la ville nous font regretter d'être venus. Mais en arrivant au sommet, nous découvrons de charmantes petites places paisibles ou la vie semble s'écouler tranquillement, cela change de l'ambiance trépidante de Thamel. Il y du riz étalé partout sur des nattes, les femmes le balaient ou le font " sauter " dans des jattes, les hommes bavardent ou font une partie de jeux dont je ne connais pas les règles. Ici pas de touristes et ça fait du bien. A notre retour, nous rentrons à Thamel en passant par Indra Chowk, le quartier commerçant des népalais. On se croirait dans la rue Rivoli en période de soldes. De nombreux stands vendent des guirlandes lumineuses et des sachets de poudre de toutes les couleurs. C'est demain que commence Tihar, la fête des lumières qui dure jusqu'au 3 novembre. Impossible d'avancer dans les rues étroites au milieu des voitures, vélos, motos, un vrai parcours du combattant. Il faut d'ailleurs préciser qu'au Népal il n'existe pas de code de la route! C'est l'anarchie la plus totale, chauffards étant synonyme de chauffeurs, c'est la loi du plus fort. Je me rends au rendez-vous prévu avec Naranjan pour régler les derniers détails. Pas de bol, il faut que je retourne a l'autre bout de la ville, la d'ou je viens! Retour difficile, tous les taxis sont pris. Je rencontre Sudeep qui me propose son aide puis me raccompagne a la guest. Il veut se joindre a moi demain et boire un verre ce soir, en tous cas il n'est pas acide a partir et je commence a trouver les népalais un peu collants. Heureusement, Thomas est la et j'en profite pour dire au revoir a mon nouvel "ami". Puisque Sarah est partie, je prends sa place et partage la chambre de Sylvain. Je m'endors au son du hard rock dont me fait profiter le disquaire au bas de ma fenêtre. Faut absolument que je change de guest!

1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe, Construction de route nous apercevons la chaîne du Manaslu, c'est à partir de cette gorge que partent les expéditions vers ce sommet majestueux. Puis une violente pluie vient nous surprendre nous offrant l'occasion de vérifier l'étanchéité des équipements et de patauger gaiement dans la boue. Nous finissons épuises dans une auberge. En fait je ne m'attendais pas a tant de confort. Toutes les 2 heures, nous croisons des lodges ou il est possible de dormir ou se restaurer. La nourriture est bonne et variée même si les prix augmentent avec l'altitude, et nous bénéficions souvent de douches chaudes grâce à des capteurs solaires. A intervalles réguliers, nous trouvons des " safe drinking station " qui nous permettent de remplir nos bouteilles d'eau à moindre coût et d'éviter les déchets plastiques. Par ailleurs, notre guide Panta maîtrise parfaitement 3 types de massage, indien, japonais et suédois... Et ce soir on y a droit. " Les Annapurnas, pffft, meme ma semaine au Club med était plus roots! "

Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "

Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras. Fenêtres sur cour J'arrive enfin à Sankhu avec une heure de retard. C'est une ville moyenâgeuse ou rien ne semble avoir change depuis des siècles. Je suis la seule touriste du coin et je dois faire un peu tache avec mon sac a dos. Les gens, surtout les enfants me saluent d'un "namaste" les mains jointes. Littéralement, cela signifie:"Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protéges des dieux". Plus simplement: bonjour, bienvenue, au revoir, etc.… Je grimpe au temple de Vajra Yogini. Arrive là-haut, je suis accueillie par des singes, c'est la première fois que j'en vois en liberté. Ils me font flipper car ils sont un peu agressifs. Ils suffit de les regarder trop longtemps surtout dans les yeux pour qu'ils chargent. Le pire c'est lorsqu'on a de la nourriture, comment vais-je faire pour manger mon sandwich? Heureusement il y a aussi des chiens qui les chassent. Le revers de la médaille, c'est qu'eux aussi ils en veulent a mon sandwich, sans oublier cette drôle de chèvre au comportement félin qui n'arrête pas de se frotter a moi pour recevoir des caresses…et bouffer mon pantalon! L'endroit est chouette mais pas autant qu'ils le laissent entendre dans le guide. Ce n'est pas tout mais le temps presse et je dois marcher jusqu'a Changu Narayan un autre village, puis me rendre a Bhaktapur ou je vais passer la nuit. Jérôme m'avait bien indique de traverser une rivière mais il ne m'avait pas préciser qu'il n'existait pas de pont. Pas d'autre possibilité, faut "chausser". Je remettais mes chaussettes les pieds mouilles lorsque j'aperçois un homme qui traverse en en portant un autre, a 5 mn près j'aurais peut-être pu aussi me faire porter… Je marche a travers champs et rizières a étages au milieu des paysans qui travaillent et d'enfants qui jouent. C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on me propose de dormir chez l'habitant, cela aurait été une expérience super mais on m'attend ce soir à Bhaktapur, finalement la vraie liberté c'est de n'avoir aucun engagement même si c'est nous qui nous l'imposons. Une heure et demi plus tard, j'aperçois Changu Narayan sur fond de coucher de soleil. Cette vielle ville aux tons chauds est juchée sur un promontoire au sommet duquel se trouve un magnifique temple. Etant donnée l'heure tardive, tous les touristes sont partis et, mis a part quelques gamins qui me réclament du chocolat, je profite seule de ce lieu. La nuit tombe, il est trop tard pour rejoindre Bhaktapur a pieds, je prends le dernier bus. Bhaktapur by night c'est plutôt sombre. Un jeune m'indique la direction du centre puis téléphone a Indra. Il ne s'agit pas du dieu de la pluie des hindouistes mais d'un jeune homme de 25 ans qui s'occupe d'une association d'aide scolaire pour enfants indigents. Je l'avais contacte par Internet il y a plusieurs mois. Il me fait passer par un chemin qui m'évite de payer la taxe d'entrée de 10$ pour m'amener à la Khwopa guesthouse. Je visite ensuite son bureau où il m'explique plus en détails son association.

L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal. Ravitaillement Les premières neiges font leur apparition, ce n'est pas vraiment de bon augure pour la suite… C'est étrange de dépasser 3000m et d'être toujours entoure d'une riche végétation et de cultures, alors qu'à cette altitude nos fières Pyrénées sont déjà couvertes de pierriers et de neiges. La différence de latitude sans doute. Les porteurs, ravis que je continuasse à porter mon sac, (depuis le temps que je rêvais de placer un subjonctif!) m'ont affublé du surnom de "tulle" (grand homme, grand frère). Le trek des Annapurnas mérite aujourd'hui celui d'"autoroute du Népal". En effet il y avait plus de monde sur cette étape qu'a la foire aux cochons de Champigny! Nos check points quotidiens auront le mérite de nous apprendre une chose a la vue de leurs registres: Pyrénées, Alpes et volcans auvergnats ne semblent plus satisfaire les fiers représentants de la patrie de Baudelaire et Bernard Menez, les français débarquent en masse sur le Toit du monde. Finalement les journées sont rythmées par une forme de routine: Dal Bath pour Alexandre comme a tous les repas, Aurélie affairée avec ses pinceaux (très belles aquarelles), Alexandra et son échappée quotidienne sur du plat (bien vite rattrapée a la première grimpette), Poupette derrière son objectif et Marc qui amuse la galerie de ses ronchonneries béarnaises.

Mardi 1er Novembre:

Un Tihar a Bhaktapur Tihar chez Indra Pour la prospérité... Calme le soir, Bhaktapur est plutôt bruyante le matin, d'autant plus que ma fenêtre donne sur une rue ou s'installent les vendeurs à l'étalage. La ville révèle toute sa beauté dans la douce lumière du matin. Son aspect médiéval, ses rues pavées et ses superbes maisons de briques avec encadrements de fenêtres en bois sculpte, en font une merveilleuse petite ville. Je loge près de Taumadhi Tole, une ravissante place ou se tient un marché toute la journée y compris le soir. De la terrasse du Sunny restaurant ou je déjeune, je contemple l'animation qui y règne et les temples qui la bordent. Avec ses cinq toits superposés, le temple de Nyatapola est le plus haut du Népal. Je poursuis avec la visite habituelle du Durbar square, un peu décevante, le fameux palais aux 55 fenêtres étant de plus en rénovation. En tant que touriste, je me fais harceler par des jeunes proposant leur service de guide ou se faisant passer pour des étudiants devant mon refus. J'en deviens désagréable et suis obligée d'en arriver a leur dire :" I don't need any guide, any student, I want to be alone ! " Avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche. Je rencontre le type d'hier soir a la descente du car qui m'emboîte le pas jusqu'à l'Internet café. A ma sortie il est la a m'attendre, il veut a tous prix me faire visiter son école de Thangka painting (peinture sur soie). Décidément les népalais sont coriaces. J'aurais un mal fou a lui faire comprendre après ¾ d'heure de ses explications mystico-religieuses-meditationnelles que je ne suis pas intéressée, ce qu'il savait d'emblée. Je demande mon chemin à un autre jeune qui finalement va m'accompagner jusqu'à Hanuman Ghât ou se trouve un lieu de crémation et des vaches qui à leur tour ont eu le droit d'être honorée. La ballade se termine dans un rad local ou il me fait goûter à la bière népalaise, la jhad faite a base d'eau et de riz, le tout fermente. J'aurais droit à deux cuvées, celle de la veille et celle du jour, plus douce. C'est pas terrible mais bien moins pire que l'airag ! Je teste aussi le " king's curd ", élu roi des yaourt, fait a l'ancienne et présente dans un pot en terre, une spécialité de Bhaktapur. Excellent. Au détour de ruelles, je tombe par hasard sur des jeux de rues style kermesse et des gens qui dansent autour de musiciens avant une prière collective. C'est Tihar aujourd'hui et c'est aussi Deepavali la nouvelle année pour les Newars, c'est la fête pour tout le monde. Les gens accrochent des guirlandes de fleurs aux balcons et font leurs derniers achats. Les potiers du quartier de Kumale dont la technique n'a pas changée depuis des siècles sont affaires à leurs tours de pierre. Ils doivent fournir d'énormes quantités de petits récipients qui serviront ce soir de lampes a huile. Ca y est, la nuit tombe et les locaux commencent à poser des bougies à l'entrée des maisons, à l'encadrure des fenêtres et un peu partout dans les rues transformant les chemins en de magnifiques pistes d'atterrissage. Cela m'inquiète un peu de voir les flammes lécher le bois d'aussi près mais c'est tellement beau. Les enfants se postent devant les boutiques et les marchands pour quémander des cadeaux, un peu comme pour Halloween. Dans leur grand plateau circulaire où se trouvent des bougies et des fleurs, les gens donnent de l'argent, des fruits ou des bonbons. Des petites filles habillées en rouge et or, maquillées pour l'occasion, réalisent des chorégraphies ou chantent. Les garçons eux emploient la manière forte et crient une rengaine, assez efficace pour que les gens donnent rapidement pour s'en débarrasser. C'est alors que le festival est interrompu par plusieurs camions de pompiers. Ce qui devait arriver arriva... Plusieurs incendies ont pris dont un qui s'est rapidement propage a tel point que les deux camions de la ville n'ont pas suffit. D'autres sont arrives en renfort de Katmandou, Patan et de l'aéroport. Puis c'est la panne électrique et nous voila bientôt plonges dans l'obscurité. La soirée se termine au resto avec Indra. Il m'invite a passer Tihar dans sa famille, je vais finalement rester ici pour les fêtes.

Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes Lac à Manang de Panta qui nous a mis en garde sur l'origine de la viande a cette altitude: elle vient de Pokhara en avion jusqu'a Jomson et n'est plus de toute première fraîcheur quand elle atterrit dans nos assiettes. Marc, solide comme un ours béarnais, se sortira de cette expérience culinaire sans séquelle. Mon estomac par contre, déjà fragilise, me rappellera à l'ordre avec une perfide tourista. Quant aux autres: Alexandra est très fatiguée, Aurélie est rouge comme un pinson (la protection 15 n'est apparemment pas suffisante a ces altitudes), Alexandre saigne du nez et Poupette a perdu l'appétit. Bref, tout est réuni pour aborder sereinement les choses sérieuses. Nous avons profite de notre après-midi libre pour visiter le lac du coin (sieste interdite si on veut dormir le soir). Plus tard, entre 2 aller-retour aux toilettes, Internet m'offrira l'opportunité d'envoyer des nouvelles à ma douce et tendre restée a la capitale. Inespéré a 3500m! Manang se révèle un sympathique village traditionnel, niche au fond d'une vallée et juche sur des falaises de terre. Il représente l'ultime halte avant d'aborder la longue ascension vers le col. Dernières recommandations de Panta en matière de mal d'altitude : a partir de maintenant, on mange de l'ail et on boit beaucoup d'eau. La fête Deepavali bat son plein au village, les percussions résonnent, mais pour nous ce sera une claque sur les bourses et au lit...

Mercredi 2 Novembre: Bonne année !

Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée. Indra et moi Je fais la connaissance de deux fillettes croisées déjà la veille. Contrairement a la plupart des enfants d'ici, elles ne m'ont pas jeté un " hello " impersonnel et encore moins réclame " one roupie ". L'une a 12 ans et l'autre 7, nous réussissons à échanger quelques mots en anglais, 2e langue officielle du pays. En fin d'après-midi, des danseuses donnent une représentation sur le podium installe sur la place. C'est la première fois que j'assisterai à du théâtre au micro. Vient alors le dîner dans la famille d'Indra. Nous sommes 10 assis en L déchaussés sur de bas tabourets en bois presque à même le sol. Je prends soin de ne pas étendre mes jambes et de diriger mes pieds vers quelqu'un comme il est de coutume. Je m'assois donc en tailleur, ça me fait mal aux genoux mais bon… Face a chacun, sur le sol tapisse de glaise, est trace le contour d'un cercle en poudre blanche au centre duquel il y a un point rouge recouvert de fleurs, riz, banane, noix, autres petits fruits et d'un morceau de corde. Dans l'angle du L, il y a un peu de tout ça, des bougies et 3 petits bonhommes blancs aux yeux noirs qui ressemblent a Roswell en pâte de riz. Il y a plein d'autres choses puis du yaourt dont une louche sera mélangée aux riz et a la poudre rouge pour compose le pûjâ (offrande). Commence le rituel : on mange la banane, on se met les fleurs sur la tête, puis on reçoit le tikka sur le front a base du pûjâ, le collier de fleurs, une corde autour du cou. On est ensuite aspergé de pétale de fleurs et on allume la corde qui se trouve au centre du cercle devant nous positionnée d'une certaine façon. Le Chef découpe un gros fruit rond et distribue des morceaux à tout le monde, c'est doux et légèrement citronne. Puis le balaie est passe a chaque extrémité du L en direction du coin ou y'a plein de trucs. Je ne comprends rien à tout ce tralala. Les deux soeurs s'occupent du rituel et du service, seule la mère est assise. Le tout dans un silence que je n'ose interrompre alors que j'ai plein de questions a poser. Cela ressemble davantage à des rites superstitieux que religieux, c'est peut-être un mélange des deux !? Nous passons maintenant au repas. Dans une grande assiette en aluminium sont disposes des aliments; j'ai reconnu du riz sous sa forme séchée style pétales, des pommes de terre, de la viande, des haricots. Pour le reste ce sera la surprise. Puisque tous mangent avec la main, je m'y essaie avec la main droite ce qui est d'usage. Je prends un peu de ce qui ressemble a du thé humide mélange avec du riz. Ce n'est pas évident, quelques miettes de ce mélange peu goutu tombe par terre. Ils rient non pas parce que je mange comme un goret mais parce que je viens d'avaler la nourriture des dieux ! La viande qui était soi-disant du boeuf se révèle être du mouton et j'aime pas ça, les haricots ont un goût si infecte que j'ai failli vomir. Je pense que je n'aurai plus de problème de dissociation bucco-nasale à la plongée ! Le pire, c'est lorsque j'ai réussi à vider la quasi totalité de mon assiette (mis a part les énormes morceaux de gras) et que l'on m'a servie une seconde fois. L'alcool de riz qu'ils nomment " vin " m'a aide à faire passer tout ça et tant pis si je suis saoule ! Dernière gaffe de la soirée, j'ai traverse la " table " au lieu de la contourner et failli rentrer dans la cuisine, séparée par un minuscule muret. Cette interdiction de rentrer dedans vient du système des castes, quelqu'un n'appartenant pas à la caste est considèré comme impur et peut donc " polluer " la nourriture.

Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très Long is this road... belle performance de la Pologne qui du coup sera beaucoup plus silencieuse le soir venu. Un "Here is the strong girl" lance le lendemain par un guide couronnera ainsi son effort de la veille… Les buffles laissent maintenant place aux yaks (si vous saviez combien ils m'ont manqué depuis la Mongolie), beaucoup plus dangereux. Conseil: dégager le passage a la vue du premier, armes de leurs longues cornes et complètement apeurés, ils foncent n'importe ou. Avant de se poser, une dernière petite marche en hauteur pour se fabriquer quelques globules rouges puis redescente au lodge. L'ascension plus difficile que prévue se soldera par une tourista en pleine neige.

Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité Mes nouvelles copines d'enseignement y est meilleure et l'anglais obligatoire. Les élèves portent tous un uniforme avec cravate, les fillettes ont la jupette, les chaussettes et les couettes. Ce soir, Tihar prend fin avec la célébration des frères et soeurs. Pour l'occasion, les soeurs qui vivent avec leur maris et enfants chez leur belle-famille sont revenus dans la maison familiale. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes. Les rituels sont a peu près les mêmes qu'hier avec plus de faste, inutiles d'essayer de comprendre quoi que ce soit les népalais eux-mêmes n'en sont pas capables hormis les "anciens". Seule chose remarquable, les colliers de fleurs ne sont plus oranges mais violets et les frères et soeurs s'offrent des cadeaux. Les soeurs pratiquent les rituels du tikka (pour leur souhaiter longue vie) puis leur tendent des fruits et autres nourritures qui n'ont rien a voir avec le repas. Les frères posent leur tête dessus puis en échange leur donne un billet ou un cadeau, généralement un vêtement. Les hommes sont assis pendant que les soeurs les servent puis les resservent ainsi que les enfants. Elles ne s'asseiront pour dîner que lorsque les hommes auront quasiment termine. Il semble que ce soit une société hyper machiste. Quand a la place de l'invite, elle ne parait pas revêtir une importance particulière, j'ai passe le repas derrière un poteau et on a oublie de me servir a boire, personne n'a remarque que je n'ai pas bu de tout le repas! Cote ambiance, pas de discussions enflammées ni même de chant ou de danse, c'est d'un ennui à mourir même pas une engueulade pour se divertir. Ce n'est pas du tout festif à moins que je ne sois tombée dans une famille morose. Indra me donne l'impression d'être surtout intéressée par la caméra, et c'est moi qui ai le rôle du cameraman, il a d'ailleurs acheté une puissante lampe pour éclairer la pièce étant donne la mauvaise qualité des images de la veille. Bref, je suis déçue!

Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!

Vendredi 4 Novembre:

La longue marche

Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel Sur la route du Namo Bouddha ou je dois passer la nuit. Puis c'est reparti pour 3-4 heures de marche. J'avais oublie de préciser que j'ai un sac a dos sur le dos d'environ 11 ou 12 kilos. J'emprunte le mauvais chemin et demande ma route a trois gamins de 7 a 12 ans qui parlent l'anglais. Ils m'escortent un moment le temps de me demander mon nom, mes origines, mon age, les échanges habituels quoi. Puis, très intrigues par l'ipod, ils me demandent ce que c'est. La meilleure réponse fut de leur faire écouter a tour de rôle tout en continuant a marcher. Ils ont eut l'air d'apprécier la tecno mais n'ont pas ose se trémousser sur ces sons endiables. Je me suis donc rajouter une bonne demi-heure de rab et me voila sur la bonne voie. Le chemin de crête me fait découvrir en surplomb de magnifiques paysages de rizières en escaliers et en plus c'est en descente. Au bout de deux heures mon sac devient de plus en plus lourd et le frottement se fait sentir au niveau des épaules et des hanches. A la troisième heure, un homme patibulaire m'interpelle. Il n'est pas très clair voire ivre et me montre le couteau qu'il a fabrique lui-même dans l'espoir de me le vendre. Je n'ai aucune intention de lui acheter mais le bougre insiste et je commence a m'inquiéter car après tout, il n'y a personne aux alentours…je suis a sa mercie. Heureusement, trois types arrivent en sens inverse. Ils réagissent après leur avoir explique mon problème et lui feront rebrousser chemin. Le soleil déclinant et la fatigue achèvent de me faire abandonner à 5 km de la fin avec tout de même la satisfaction d'avoir parcouru 30 km avec mon sac sur le dos, je ne m'en croyais pas capable. Quelques étirements en attendant le bus et me voici sur son toit, y'a plus de place a l'intérieur. Les autres voyageurs relayes au dessus m'aident a monter le sac. C'est rigolo de rouler les cheveux au vent, c'est même un peu vertigineux car la route domine des rizières. J'arrive à la Shiva Guesthouse excentrée mais au calme. Je monte sur la terrasse. Enfin, je les aperçois: blancs, acérés ils sont la devant moi, je peux presque les toucher: les sommets de l'Himalaya. Le soleil se couche les éclairant d'une lumière rouge flamboyante. Il est 18h et pas le courage de retourner en ville. Le tenancier me concocte une bonne soupe, me tape la discute et direction dodo.

Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.

Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.

Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de Le lit de la Kali Gandaki a l'horizon Kagbeni marque la frontière avec l'Upper Mustang. A 70$ de droits journaliers, nous préférerons le Dolpo (cf Himalaya le film) pour notre prochaine expédition. Panta nous décrit cette région comme la plus belle du Népal. Ca laisse rêveur... Ici vivent beaucoup de Takali. Chez cette ethnie, les femmes sont aux commandes et font le business, pendant que les hommes parient et palabrent. Tout comme les paysages, ça en laisse plus d'un rêveur... Plus loin ce sont les brahmanes et les Chetri, de lointains descendants des Aryens qui n'ont plus ni tête blonde ni yeux bleus mais qui conservent de leurs ancêtres une grande silhouette et un visage fin. C'est captivant de voir sur le terrain comment guerres et migrations passées ont influence chaque vallée népalaise. En arrivant à Jomson, nous auront droit à 3 chekpoints successifs, la police, les militaires et le ministère du tourisme. Au moins, si il nous arrive quelque chose, la piste sera facile à suivre. La fin de la journée sera éprouvante. Nous marchons dans le lit de la rivière Kali Gandaki, portes par le chant de nos godillots et le charme des villages tout de blanc vêtus. Le vent se lève et nous ralentit, nos yeux ont quitte les cimes enneigées pour se focaliser sur nos pieds. C'est sur, Jean Pierre Mader est passe par la... Ce soir on reprend les bonnes habitudes, apero Ricard et cidre, Marpha rivalisant avec Morteaux-Courlibeuf, dans le calvados, pour le titre de capitale mondiale de la pomme… Hic!

Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de On est pas arrivé... poussière remontent en chandelle. C'est un enfer de rocailles. Le vent hurle." Je ne vous cache pas que ça été plus calme en ce qui nous concerne, mais peut être qu'il était un peu marseillais le Herzog!!! Nous continuons de suivre le Kali Gandaki qui se transforme bientôt en une des gorges les plus profondes du monde, puisque 6000m séparent le torrent des 2 sommets qui le bordent. La journée sera marquée a midi par l'attaque sournoise du Swiss Rosty, saute de patates avec ail, oignons et un oeuf pour lier le tout. Marc sera le premier a tomber avant le repas du soir, je le rejoindrais au banc des victimes (c.a.d aux toilettes...) dans la nuit. Un concours de sifflante s'engagera alors sur plusieurs jours, match très serré qui s'achèvera par un score nul et encore quelques kilos en moins.

Lundi 7 Novembre:

Et-Patan! Durbar Square a Patan Interdit aux moins de 16 ans Dernier spot de la vallée a visiter: Patan. Je saute dans un taxi un peu neu-neu. Je n'avais pas prononcé Patan assez bien, il fallait dire Pa-ha-tan! Il m'a donc trimétal je ne sais ou sans réfléchir au fait que, touriste, cela ne pouvait être que la et malgré le plan que je lui avais montré. Arrivée à bon port, j'ai réussi à esquiver les "péages" pour entrer dans le coeur historique de la ville. Ancienne ville royale, elle a laisse derrière elle un magnifique ensemble architectural. Durbar square est constitue d'une dizaine de temples et du palais royal. Sur la place, des saddhu ou ascètes itinérants se sont ici reconvertis en mannequins-photos pour touristes et réclament 10 roupies pour la pose! Sinon, en se baladant au hasard des rues, on tombe parfois sur des scènes de vie assez surprenantes comme cette vieille femme se lavant les cheveux torse nu près du puit ou cette séance de toilette collective dans une fontaine. Rendez-vous avec Sylvain et Thomas pour la soirée. Apres le resto, on termine la soirée au Fullmoon ou l'ambiance est excellente. Un groupe népalais donne un concert acoustique a base de reprises de tubes comme la Bamba, Alabama, Bob Marley etc.… La température a baissée et il fait frisquet dans ma chambre, dans ces conditions je vais mettre 3 heures à m'endormir comme hier. Je me fais donc une bouillotte avec ma poche plastique " Platipus ", elle est faite pour résister à tous les traitements.

Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête! Jour de fête

Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne. Sèche linge local Sinon voici quelques recommandations pour avoir une bonne étoile sur ce genre de trek: toujours passer a gauche des stupas, ne jamais enjamber les loungtas (drapeaux de prières multicolores disposes en bannière au sommet d'un cairn, d'un stupa etc.…), tourner les moulins a prière de gauche a droite pour que les mantras soient entendus et éviter a tout prix le Yak burger et le Swiss rosty!!!!

Mercredi 9 Novembre:

Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une Bodnath agilité incroyables, ils jouent, se bagarrent, plongent et nagent comme des poisons, les bébés sont aussi adorables. Je me rends ensuite a Bodnath peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. C'est un des sanctuaires du bouddhisme et son stuppa central est sans doute le plus grand du Népal. J'y rencontre un jeune népalais parlant assez bien le français qui s'invite à déjeuner avec moi. J'en profite pour lui expliquer les bonnes manières! Ce jeune homme me fait une étonnante démonstration de gymnastique oculaire. A force de méditation, il réussit à faire osciller ses yeux de manière frénétique, ça fait presque flipper. De retour a Thamel, je réserve mon billet de bus pour Pokhara et je teste un nouveau resto indique dans le routard. Il ne se sont pas trompes, la pizza au poulet tandoori est vraiment excellente. Abracadabra Chitre (2350m) Gurundi point of view (3200m) Bathanti (2660m) 5h de marche Apres une sévère montée dans la foret népalaise, nous atteignons le Gurundi view point ou nous bénéficions d'une vue imprenable sur la face sud de la chaîne des Annapurnas. Pour une fois on arrivera tôt au gîte. Une guitare, et Marco se lance dans une interprétation à 4 cordes de Radio head... Ce sera une soirée magie et logique, et a la vue des tours proposes, Garcimore a du se " retournech pluch d'une foich dans chon chapeau ".

Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise

Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le Intitutrices coup, ils étaient tout chauds et croustillants. Ce matin, j'ai décidé d'aller visiter une école publique et ça n'a pas été une mince affaire d'en trouver une. Finalement je tombe sur Mongol (car originaire de Mongolie) qui me conduit dans celle ou il a lui-même enseigne. Les élèves sont tous vêtus de la même manière et je remarque que les institutrices aussi ont un uniforme...rose! Ils sont assis sur des bancs sans dossiers dans une classe dépourvue de tout affichage. Des le plus jeune age ils ont plusieurs professeurs comme au collège et pas d'instituteur attitré. J'assiste à un cours de science dont le thème est " l'eau ". J'admire les élèves pour leur patience et leur indulgence a l'égard de leur prof dont le cours se résume a un expose magistral fait la moitie du temps en anglais ! Cela semble très ennuyeux et sans aucune activité de la part des élèves ; en France ils me l'auraient déjà fait payer! Le seul plaisir qu'il me reste à Thamel c'est de tester un resto par jour. Ce soir c'est le Third eye, pas mal mais pas super économique. T'es ou? Bathanti (2660m) Ghandruk (2000m) 4h de marche De nombreux langurs (singes a tête blanche) escaladent la falaise voisine et nous saluent de bon matin. Toujours pas de téléphone dans cette vallée, l'armée les a tous réquisitionnés l'an passé. Impossible donc de causer a Sophie, ça commence a me peser sérieusement. Heureusement on double l'étape demain et on sera à Pokhara un jour plus tôt. Nous croisons plusieurs fois les porteurs d'agences telles que "nouvelles frontières". Leurs charges sont très lourdes, l'équipement limite, les repas ne sont pas inclus (ils se font la popotte avec les ingrédients qu'ils portent) et ils sont payés a coups de lance pierre (presque 2x moins que les nôtres dixit Panta). Quand le package n'est pas cher pour le client, la marge reste la même pour la compagnie et c'est les équipes locales qui trinquent… Nous nous posons en fin d'après midi au Gurung cottage, superbe auberge Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.

Vendredi 11 Novembre:

C'est la panne

Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans Batmobile ma direction, la honte. La seule solution pour ne pas asphyxier le car entier fut de mettre mon pied dans un sac plastique. Au 2/3 du trajet voici que le car s'arrête, c'est la panne. Apres une heure d'attente, je décide avec 6 autres personnes de monter dans le bus local. C'est sale, bonde, je suis coincée au milieu d'énormes sacs de riz et les vitres sont en verre. A chaque nid de poule j'ai l'impression qu'elles vont exploser, et ce n'est pas du "securit"! La guest est nickel et la chambre chaude. Je fais la rencontre de mon voisin d'Internet, Quentin, un prof de sport qui vient d'inventer le bâton de marche avec amortisseur intégré. Petit resto en sa compagnie et au lit…a 21h00!

Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails… La troupe au complet

Samedi 12 Novembre :

Retrouvailles

Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.

La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...

Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!

Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de Un éléphant ça trompe énormement petite plage de sable installés dans des chaises longues pour le coucher du soleil. Sur le chemin, le cri de Sophie a la vue d'un bout de sac plastique ressemblant vaguement a un serpent et le sursaut arrière d'Alexandra ayant confondu un papillon noir avec une chauve-souris laissent sceptique quant a la suite du safari! Nous aurons droit ensuite à un diaporama sur la faune du parc, histoire de nous mettre l'eau a la bouche.

Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant Eléphant safari Gavial Lever 6h pour un tour en pirogue. La brume matinale a la surface de l'eau et la cote noyée dans ce brouillard nous donne l'impression d'être des explorateurs en pleine jungle sauvage. Que ni! Nous ne sommes pas les seuls, une autre nous suit de près avec à son bord 7 hollandais pas très discrets. L'Homme sera en effet l'animal que nous pourrons observer le plus près dans ce parc! Nous passons près d'un gavial de bonne taille en pleine sieste, pas d'inquiétudes à avoir, ce crocodile à la longue gueule ne se nourrit que de poissons. Apres une heure, nous accostons sur la terre ferme pour un retour a pieds. Des touristes nous ont déjà précédé et cela nous donne quelques craintes sur l'éventualité d'apercevoir quelque animal sauvage. Ces doutes seront confirmés par l'arrivée d'autres touristes. Qu'a cela ne tienne, notre guide, en tongue nous fait part des conseils de sécurité : chaussures montantes pour les serpents, pas de couleurs flashi ça énerve les rhino, ne pas tourner le dos a un tigre mais reculer doucement en arrière, en cas de rhino, grimper a un arbre ou, a défaut, prendre ses jambes a son coup tout en effectuant un strip-tease (nous gagnerons de précieuses secondes pendant qu'il reniflera les vêtements), face a un éléphant, l'arbre doit être massif, enfin, pour ce qui est de l'ours, rien a faire, dans tous les cas c'est cuit (il court, nage et grimpe aux arbres). Christophe nous apprendra que si quelqu'un tombe a l'eau dans une rivière infeste de crocos, dans le cas d'une attaque de croco, tout le monde doit se jeter aussi a la baille et faire un maximum de boucan, vas-y Christophe, montre-nous l'exemple... Les 2h30 de jungle walking seront pitoyables : 3 poules sauvages, deux singes en haut d'un arbre a dix mètres de hauteurs, et une araignée tissant sa toile. Le plus " impressionnant " furent les empreintes de tigres et les crottes de rhino! Nous serons tout de même ravis d'avoir vu un pic-vert! Tout a coup, un bruit de feuillage nous a alerte, c'est sans doute un éléphant sauvage. Christophe propose de grimper à un arbre pour l'observer. La réponse de notre guide est négative car trop dangereux, c'est un peu paradoxal lorsqu'il s'agit justement du but de " l'expédition ". Nous apprendrons à notre retour que des chanceux ont vu passer un tigre quelques mètres seulement devant nous, et m.... ! L'après-midi se fait a dos d'éléphant. Le " chauffeur " est assis sur sa nuque devant une nacelle destinée à recevoir 4 personnes. L'animal est dressé a la perfection, il effectue virages a gauche, a droite, marche arrière et arrache les lianes ou branches indésirables avec sa trompe sur demande. En plus, on se sent vraiment en sécurité sur cette bête de plusieurs tonnes qui nous trimbale à travers la jungle et entre les arbres. On se prend au passage quelques toiles d'araignées ou des branchages mais c'est assez sympa. Le seul hic sont les deux hollandais qui partagent notre nacelle et qui ont papotte pendant toute la ballade. C'est le moyen idéal pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel sauf qu'il n'y en a pas, des animaux! Nous sommes 4 ou 5 éléphants à évoluer dans le même périmètre et, à notre retour, d'autres touristes prennent le relais pour une rotation de 2 heures. Cela fait beaucoup d'agitation, pas étonnant que les animaux soient dans les coins plus reculés du parc, pas folles les bêtes! En plus, compte tenu de temps qui nous était imparti, le conducteur n'a pas voulu faire un détour de 10 minutes pour voir de plus près un Marsh crocodile. Nous sommes très déçus, ça ressemble davantage à un Disneyland avec activités a gogo mais rien n'est fait pour réunir les conditions favorables à un safari. C'est de la poudre au yeux et on est bien décide a le faire savoir a l'hôtel! Les activités devraient être plus longues de manière à entrer dans le coeur du parc, loin de l'activité humaine et avec peu de touristes... Finalement, ils nous proposent demain matin une autre ballade de 3 heures a dos d'éléphant a la place du bird watching qui ne nous intéressait pas. Super! Apero " happy hour " sur la plage avec free pop-corn et bière pour le coucher de soleil.

Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui Le premier à l'eau à perdu risquerait de nous foncer dessus pour protéger son bébé. Et oui, ici c'est pas les tigres qui font le plus de morts, mais les rhinos... Sophie passe sur la tête d'un autre éléphant le temps de vérifier la nacelle défectueuse et Christophe se joint aux 2 Alex et Aurelie. Finalement Sophie effectue un dernier passage à 3 mètres du sol en sens inverse pour se retrouver a nouveau sur la nacelle défectueuse mais seule cette fois. Nous assistons, et participons pour certains, à " l'éléphant bath " qui est en fait l'occasion pour les 2 Alex et Christophe de monter sur ce dernier pendant qu'il est dans son bain. Au commandement de son jeune maître, le pachyderme se secoue, tous les trois auront donc partage sa baignoire! Apres une petite sieste ou Sophie passera en compagnie du chaton de l'hôtel, nous montons a bord de la jeep pour une dernière excursion dans la jungle. Nous serons assez chanceux, rhino, daims et sangliers (mais toujours pas de tigres, dernière solution: le zoo). Soirée spectacle de danses et percussions traditionnelles ou les filles auront l'occasion de montrer leur talent de danseuses puis échange de tours de magie avec notre guide.

Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.

La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner. Salut, moi c'est Sophie

Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping. Les pieds sur terre tet la tête dans les étoiles... Samedi 20 Novembre: La Royal Kumari Visite de Katmandou : Durbar square et Freak street. On emprunte des chemins de traverse qui nous mène au milieu de places et petites cours intérieures ou se trouvent stuppas et autres chaityas. On réussit à esquiver l'entrée payante du site en contournant par des petites ruelles, c'est toujours amusant de frauder, comme dans le metro quand on avait 14 ans. La place est très belle mais finalement on en fait vite le tour étant donne qu'on n'a pas le droit de pénétrer dans les temples, notamment la demeure de la Kumari. Cette déesse vivante (la seule au Monde), est choisit à l'age de 5 ans pour la perfection de son corps. Elle incarne la déesse Taleju qui selon la légende fut désirée par le roi Jayaprakash Malla. Pour le punir, il ne pourra désormais la contempler qu'à travers le corps d'une enfant de basse caste. Cette gamine ne doit pas saigner ce qui mettrait fin à sa " pureté " comme le fera d'ailleurs l'arrivée de ses premières règles, date a laquelle elle sera remplacée par une autre. Elle n'a donc pas le droit de bouger, de jouer, de marcher, etc.… et restera vierge toute sa vie durant. Chaque népalais rêve de la voir apparaître a la fenêtre de sa prison dorée mais il est interdit de la photographier. Les rois du Népal lui rendent visite une fois l'an et des cérémonies ont lieu en son honneur. L'ancien quartier hippy de Freak street juxtapose le Durbar square. Il a perdu de son ambiance d'antan et la rue est bien calme. On se plait a l'imaginer pendant sa grande époque seventies. Sur le retour nous craquons sur un gong que nous espérons pouvoir "confier" à nos amis de retour sur Paris. En revenant à la guest, Alexandra et Poupette ont elles aussi craquées sur des tables basses et cadre en bois. C'est pas gagne pour l'enregistrement des bagages, on craint le surpoids... Dernière soirée ensemble a notre cantine habituelle, l'Everest Steack house.

Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!

Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
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Premier voyage au Népal
bonjour on envisage un sejour la seconde quinzaine de fevrier 2014 au nepal. (dates non changeables) premiere fois dans l'himalaya. On aime marcher y compris en montagne mais on n'est pas tres attiré à priori par les treks. Pas par la marche elle meme, mais par le fait de devoir à priori changer de lieu tous les jours, avoir un itineraire à respecter... En fait on prefere randonner en étoile autour d'un endroit sympa ou on se pose quelques jours. Est ce réaliste? Car si on fait une ballade , qui nous amene d'un point A à un point B trouve t'on des moyens de transport pour rentrer à ce point A le soir?

Que nous conseillerez vous comme lieux ou se poser 4 ou 4 jours en cette saison, avec village ou petite ville sympa, accessible depuis Katmandou? Avec un petit hotel ou guesthouse sympa et des randos autour .

Durée du voyage sur place maxi 2 semaines, je sais c'est court.
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Népal 2010: la découverte...
Bonjour à tous, après mon voyage de deux semaine au Népal en Février 2010, je viens vous faire partager cette aventure fabuleuse ! J'avais déjà écrit en partie mon aventure sur un blog créé pour l'occasion, je veux poursuivre mon récit ici, en compagnie d'autre voyageur !



Katmandou, nom mystérieux, lointain mais pourtant particulièrement attirant.

Le Nepal, l'Himalaya, tous les mythes qui entourent cette région, les images que nous en avons, les fantasmes que nous nous en faisons, tous les films, les livres, les bandes dessinées, tous les reportages, toutes les chroniques, les articles ... A coup sur, rien ne vaut le voyage.

C'est en plein moi d'octobre 2009 que l'idée d'un voyage au Népal à été abordé à la maison. Un collègue de mon père, passionné, organise tous les ans un voyage dans le pays. Cette année, après mure réflexions, nous avons décidé de l'accompagner. Quand je dit nous, je parle de mes deux parents de ma petite sœur, et de moi ( les deux plus grand ayant d'autres impératifs ).

Nous partons donc du 12 au 28 Février 2010 pour deux semaines en plein cœur du Nepal authentique, au programme, principalement, la visite des villes de Katmandou et de Pokara, avec comme accompagnateur un passionné qui à déjà réalisé des dizaine de voyages dans le pays. Nous ne seront pas en "Voyage Organisé" ( on est pas très guide avec son petit drapeau, excursion à la touriste en bermuda et basket ) se serra quelque chose d'assez authentique, on pourra flâner, visiter, rester le temps que nous souhaitons à chaque endroits, marcher, découvrir le pays quoi ( et pas simplement les sites des cartes postales ).

Je vous donne rendez vous sur un prochain poste pour plus d'infos sur notre voyages qui s'approche à grands pas !

Suivez la petite famille sur les chemins de Katmandou ...
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Un mois au Népal en mars - avril (trek)
Bonjour à tous !

C'est mon premier message sur ce forum et je suis enchanté de pouvoir profiter de votre expérience de voyageur pour enrichir mes futurs voyages ! J'en ferais de même sur les endroits où je me suis déjà rendu ! :)

Je commence à organiser un voyage d'un mois au Nepal en mars/avril 2020 à deux avec ma conjointe et je voulais avoir votre retour sur mes premières idées quant à l'organisation de ce trip !

1ère semaine : la Vallée de Katmandou. Nous visiterons Bhaktapur, Bodhnath, Patan, Nagarkot ainsi que d'autres villes et lieux emblématique de cette vallée. Je n'ai pas encore fait de recherche poussé sur les lieux plus cachés, moins touristiques, ... Je suis donc preneur si vous avez visité des choses sympa !

2ème et 3ème semaine : Trek. Go vers Pokhara puis mon idée première est de faire le Tour des Annapurnas en s'arrêtant à Jomsom pour prendre l'avion et revenir à Pokhara. C'est le point où j'ai vraiment besoin de conseil, ne trouvant pas entièrement mon bonheur sur les sites que j'ai pu visiter. Nous ne sommes pas des randonneurs et trekkeurs aguerris, bien qu'étant jeune et sans problème de santé nous pensons pouvoir nous confronter à un minimum de difficulté (sans abuser pour un niveau restant tout de même débutant).

Plusieurs choses me questionnent : - Est ce le bon circuit pour des personnes peu "préparées" ? - Savez-vous quelle météo fait il à cette époque dans cette région ? Je ne sais pas trop quel est le moment idéal entre le début du mois de mars qui est froid et l'arrivée des nuages à l'arrivée du printemps. - Combien faut-il de temps pour faire ce trek ? Certains sites annoncent 14 jours tandis que d'autres penchent plus pour une dizaine. La différence dépend est elle vraiment de la cadence de marche ou plus du temps qu'il faut pour éviter le mal des montagnes ? - Est-il nécessaire d'être accompagné d'un guide ? Pour être franc, je penche plus pour en prendre un, question de sécurité et de facilité pour les réservations, mais je souhaiterai tout de même avoir votre retour. De plus, si vous avez des bonnes adresses je suis preneur. (Et comment cela se passe pour l'avion dans ce cas, faut il lui payer ?) - Combien de temps avant et après le trek faut il prendre pour avoir une marge de sécurité ? - Et enfin d'où faut il démarrer le trek ? J'ai vu des trekkeurs partir de Besisahar, de Bhulbule mais également de Jaggat. Je ne sais donc pas qu'est ce qui est le mieux en terme de beauté du paysage par rapport à la fatigue accumulé dés le début du trek.

4ème et dernière semaine : le Téraï. Là-bas nous visiterons bien sûr le parc de Chitwan et je voulais savoir quels étaient les bons guides pour ce type de sortie. J'ai ne voudrais pas être accompagné par quelqu'un ne sachant pas quoi faire devant un ours eheh. Et combien de temps ce parc nécessite t-il pour vraiment en profiter ? S'il y a d'autres choses à faire dans cette région, je suis preneur également.

Et voila ! Les deux (ou trois ?) derniers jours seront destinés à retourner sur Katmandou et garder une marge de sécurité pour prévenir les aléas des routes et services de transports népalais.

Savez vous s'il y a beaucoup de touristes en mars/avril au Népal ? Vu que ce n'est pas la grosse saison d'octobre à novembre j'ai espoir que ça soit plus calme.

Désolé pour le nombre de questions mais si vous avez des réponses rien qu'à quelques-unes ça me sera déjà grandement utile ! Merci par avance de vos réponses. :)
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Inde et Népal à l'automne
Bonjour,

je suis en train de planifier mon premier voyage en Inde et au Népal. J'envisage de partir un mois vers le 20 octobre. Je n'ai pas encore les billets... Je début dans mes recherches d'information mais je pense faire 3 semaines en Inde et 1 semaine au Népal. Qu'en pensez vous ? Quels sont vos conseils ?

Je pense arriver à Bombay ou New Dehli, visiter ces deux villes et voyager aux alentours. Peut être aller jusqu'à Goa. Je ne me rends pas bien compte de la durée des transports en Inde et je ne sais pas ce que je pourrais faire en 3 semaines ?

ensuite rejoindre le Népal. A cette période, le mieux est il de privilégier l'avion pour faire le trajet entre New Dehly et Kathmandu ? La bas, je n'aurais environ qu'une semaine. C'est court mais je pensai aller à Tokhara et Thamel.

Merci d'avance pour tous vos conseils.

MiK
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On remonte le temps: Népal 2000, Camp de base de l'Everest
Allez on se retrouve en Asie cette fois pour tutoyer le toit du monde 😛 Là internet commençait à pointer le bout de son nez, VF en 1999 je sais pas si ça existait, en tout cas je ne connaissait pas 🙂. Il y avait la possibilité de partir tout seul et de trouver un guide, des porteurs sur place ..... J'ai préféré passer par un agence spécialisée dans le trekking pour réaliser se voyage !

C'est un voyage de 22 jours que je vais vous conter !

Le groupe est constitué de 15 personnes, dont l'age va de 23 à 62 ans. Mise à part un couple particulièrement pénible tout le monde à fait les efforts nécessaires pour que le voyage se passe bien. Des parties acharnées de Uno tous les soirs ont grandement contribué à la bonne humeur du groupe et des porteurs qui ne comprenaient pas pourquoi un jeu de carte pouvait nous faire autant rire.

Le guide un accompagnateur en haute montagne, c'est en grande partie grâce à lui si le voyage c'est aussi bien passé il a toujours était disponible pour tout le monde et il a su désamorcer tous les petits conflits, inhérent à ce type de voyage, dans l’œuf.

Vendredi 21/04/2000 : Paris Katmandou

Le rendez vous est fixé 20 heures à l'aéroport Charles de Gaulle, pour un décollage à 23h30 la compagnie que nous allons prendre est Pakistan Airlines ce qui est loin d'être le top. Nous partons finalement avec 1 heure de retard. J'adore les consignes qui sont ponctués avec un à la grâce de dieu 🤪, J'ai dormi tout le long du vol, dors du sommeil du juste jusqu'à notre première escale Islamabad, capitale du Pakistan. Maintenant j'ai plus de mal à dormir en avion pas parce que j'en ai peur, mais avec l'age j'ai besoin d'un peux plus de confort 😇

Nous allons prendre notre deuxième avion à destination de Katmandou terminus de notre voyage, bonjour les formalités dans l'aéroport 4 contrôles de passeport et des bagages de soute, alors que nous sommes toujours dans la zone franche. Nous atterrissons à l'aéroport de Katmandou, un court transfert en car nous fait découvrir la ville, les premières impressions sont la pauvreté et la pollution qui entourent la ville, nous finissons par arriver dans un magnifique Hotel, dans le centre de la ville, vers 17 h 50. Le temps de déposer nos affaires, nous descendons manger et direction le lit.

Là vous vous dites quelle mémoire, ben non faut pas croire, j'ai pris des notes pour ce voyage et je les ai encore 🙂

Pour le moment mon record d'altitude ( 5 895 m) va-t-il être battu ? Vous le saurez en me suivant

A demain
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Nepal Ecology Treks, attention
Vous rêvez d'effectuer un voyage dans ces contrées d'Asie Népal, Tibet, Chine. Quantité d'Agences se proposent de vous y aider. Nous avons été dans cette

situation et avons choisi l'Agence Nepal Ecology Trek, l'expérience qui s'en est suivie mérite un article dans ce forum. J'espère en faisant cela éviter à

d'autres les graves déboires que nous avons connus.

Nous avons commandé à Nepal Ecology Treks un voyage pour deux couples comprenant: * Un Visa pour la Chine * Un aller avion Kathmandu-Lhassa. * 3 nuitées dans un hotel de Lhassa. * Un guide qui devait nous faire visiter: - Le petit monastère de Gongar. VISITE NON FAITE. - Le Potala. FAITE. - Le monastère du Jokhang. FAITE. - Centre de médecine tibétaine. VISITE NON FAITE. - Monastère de Drepung. FAITE. - Monastère de Sera. FAITE. Pour la partie visite, En résumé 3 prestations assurées sur 5. La qualité du guide (courtoisie, désir de se faire comprendre car il parlait anglais)

laissait plus qu'à désirer.

* Un aller Lhassa-Beijing par le train (Dragon de fer). Nous avons payé à Nepal Ecology Treks pour cette prestation 1250 Eur par personne, ce qui selon mes calculs (en prenant les coûts en ligne de chaque

prestation séparée, j'estime le coût de ce voyage à 800 Eur) est très largement majoré. Nous n'étions pas seuls embarqués dans ce début de galère, nous

avons donc choisi de poursuivre malgré tout avec cette agence et mal nous en a pris. Tout ceci ne serait que détail si la partie de la prestation de Nepal

Ecology Treks concernant le visa pour la Chine avait été correctement menée. Ce ne fut pas le cas, loin s'en faut. Les faits sont les suivants: Chacune des quatre personnes des deux couples a effectué sa demande de visa. Sur ces demandes individualisées étaient donc bien précisés les dates et lieux

de retour en France qui étaient différents pour les deux couples. Nos amis devaient rentrer le 18 Avril depuis Beijing, nous devions rentrer le 26 Avril

depuis Hong-Kong. Le dernier jour de notre séjour au Népal, l'agence Nepal Ecology Treks nous remet notre visa. Nous lui faisons remarquer qu'un visa de groupe a été établi

et qu'il n'y a donc qu'un seul document pour les quatre personnes alors que devons retourner en France depuis des lieux et à des dates différents. Le

représentant de l'Agence nous affirme alors qu'il n'y aura aucune difficulté en nous fournissant mille solutions toutes aussi peu claires les unes que les

autres. Je tiens à votre disposition un mel envoyé par cette agence à nos amis où ils reitèrent encore ces mensonges. Nous sommes acculés, devant partir le

lendemain à 8h00 pour Lhassa nous n'insistons pas.

Dès notre arrivée à Beijing, nous nous inquiétons de cette situation auprès de l'ambassade de France qui nous a renvoie vers le PSB (Police Security Bureau)

seul organisme habilité dans ce domaine. Ce service nous explique alors que la seule solution envisageable est de rentrer tous les 4 ensemble par le même

vol en France. Conséquences:

Notre séjour en chine se trouve complètement amputé (nous devions poursuivre sur Shanghaï, Guilin, Canton, Hong Kong), outre ces prestations non faites, nous

devons annuler nos 4 vols retour pour racheter 4 places sur un même vol.

Mon souhait est d'éviter à d'autres une telle mésaventure et je compte sur vous pour y contribuer. Attention cette agence se recommande d'un guide qui a

pignon sur rue qui n'est pas apriori en cause que j'ai alerté bien évidemment et qui m'a accusé réception

Mon diagnostic est que l'Agence Nepal Ecology Trek est incompétente. Toute l'Agence puisque les dires erronés de la personne qui nous a remis le visa ont

été validés par un mel récent du directeur de l'Agence adressé à nos amis. Cette Agence a fait preuve de la plus grande désinvolture et d'un manque de

sérieux notoire à notre égard pour un prix exagérément élevé.

Cette agence revendique l'étiquette "Humanitaire", il est possible qu'elle soit efficace dans ce domaine et je n'en sais absolument rien. Si j'en juge par

la surfacturation que cette Agence pratique (je l'estime à 40% à 50%), sa contribution à l'humanitaire doit être importante. Il serait bon que ses clients

aient connaissance de la part exacte de cette contribution dans leur facture et choisissent ainsi en connaissance de cause, faute de quoi des mauvais

esprits pourraient penser à une publicité mensongère et de plus indécente par la nature des arguments de vente invoqués.

Dans les faits, le site de l'Agence affiche en gros caractères son étiquette "Humanitaire" s'exposant à donner l'impression par la suite aux clients abusés

que cette noble cause qu'est l'humanitaire n'est qu'un argument publicitaire comme un autre.

Arrivés en France, nous avons fait part à l'agence de notre mécontentement et donc demandé le remboursement des sommes perdues...aucune réponse de sa part.

A votre disposition pour toute précision complémentaire.

Caplande
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Compte rendu voyage Tibet (Ü-Tsang-Ngari-Amdo)
Je souhaiterais partager avec vous un bref compte rendu de mon expérience lors de mon voyage au Tibet en novembre de 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de faire profiter à d'autres voyageurs de mon expérience, mes conseils, mes recommandations, du fait des nombreuses interrogations suscitées par la complexité de voyager au "Pays des Neiges." J'ai eu moi même beaucoup de mal à trouver une agence fiable, bon marché, basée au Tibet et administrée 100% par des tibétains. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé d'information très fiable sur le forum pour construire mon voyage, il me semble donc juste de pouvoir faire profiter même très tardivement au forumistes qui souhaitent découvrir cette merveilleuse région du globe.

Le plateau tibétain, situation géographique et géopolitiques

Le plateau tibétain est un immense plateau qui s'étend entre les Monts Kunlun, au Nord, le Karakoram, à l'Ouest, et l'Himalaya au Sud. L'est du Tibet est constitué de nombreuses chaînes chaotiques entre lesquelles s’engouffrent les plus grand fleuves d'Asie de l'Est et du Sud-Est: Mékong, Yang Tse Kiang, Salouen, Irrawady. Il est s'est formé par la collision de la plaque Indienne et de la plaque eurasienne. Son altitude varie considérablement selon la région: les vallées du Tsang sont situées à moins de 4000 mètres d'altitude, alors que les grandes étendues de l'Est et du Nord (Ngari, Chang Tang) s'élèvent à plus de 4500 mètres. Le plateau Aksai Chin aujourd'hui sous dominion chinois atteint même des altitudes de plus de 5500 mètres. La zone du canyon de la Sutlej ou Zanda - Tsamda, dans lequel s'est développé le mythique royaume de Gugé, est pour sa part située un peu plus bas que les hauts plateaux au pied du Kailash (3700 mètres), tout comme les grands espaces de l'Amdo, connus pour ses grandes plaines verdoyantes l'été (3000 mètres).



Le Tibet est littéralement le château d'eau de l'Asie, nécessaire à la survie de plus de 2 milliards d'êtres humains. Outre les fleuves cités plus haut, qui s'écoulent tous vers le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est, l'Indus, la Sutlej et le Bhramapoutre prennent tous leurs sources dans les plaines situées au Nord de la chaîne de l'Himalaya, traversent parfois des centaines de kilomètres le long des failles géologiques, avant de franchir les plus hautes chaînes montagneuses du monde à travers des gorges vertigineuses avant de rejoindre les grandes plaines du sous continent indien.



L'immensité du haut plateau fait que le Tibet comprend des paysages et des climats très diversifiés. Les plateaux de l'Amdo connaissent une saison de pluies abondantes l'été et des précipitations fréquentes hors de la saison, transformant ces hautes plaines en de grands pâturages où paissent de grands troupeaux de yaks notamment autour de Labrang, et s'étendant en partie sur le Gansu, le Nord du Sichuan et la partie Nord-Est de l'immense Qinghai. La région Ü-Tsang est constituée de massifs et de chaînes arrondies et entrecoupées par de vastes vallées arrosées durant l'été, la mousson traversant l'Himalaya jusqu'au début de l'automne (octobre, même si les "queues" de mousson se produisent maintenant parfois encore plus tard dans la saison). L'automne est une superbe saison pour la lumière, les températures n'ayant pas encore chuté, et le ciel souvent bien bleu pour le plus grand plaisir des photographes. Au contraire, l'été est très pluvieux, et connaît souvent de grandes crues dans la vallée du Yarlung Tsangpo connu comme le Bhramapoutre lorsqu'il arrive dans l'état indien de l'Assam après avoir franchi l'Himalaya au pied de la Namcha Barwa. Du fait de sa latitude très méridionale, Lhasa est une ville aux températures plutôt chaudes l'été, ayant même des températures plus clémentes que la glaciale Pékin en hiver, bien loin des clichés. En revanche, les grandes étendues du Ngari, du Chang Tang et la région des lacs est une terre inhospitalière qui connaît des températures glaciales durant une grande partie de l'année. Le Chang Tang et le Nord-Ouest du Qinghai sont traversés par un grand plateau désertique enneigé une grande partie de l'année et abritant de grandes populations d'antilopes et de gazelles tibétaines, et même les derniers yaks sauvages. Il n'est pas rare d'observer des loups tibétains lors du voyage en train entre Xining et Naqchu, suivant la grand migration des antilopes vers la réserve de Kekexili. La cuvette de Gugé est un monde minéral bien particulier qui connaît également la moisson en été et des températures plus chaudes l'automne et l'hiver. Le pays Podpa est très arrosé l'été et connaît même un climat subtropicale, abritant de grandes forêts malheureusement surexploitées par les chinois, juste au Nord de la Grande Boucle du Yarlung Tsangpo, au fond de la plus haute gorge au monde. Enfin, le Kham qui est entièrement situé dans la région administrative du Sichuan, est la partie la plus pluvieuse du Tibet, entrecoupée de larges vallées partiellement boisé par de belles forêts de conifères, et des forêts subtropicales de bambous dans les piémonts à son extrême Est.

Il faut d'ailleurs bien distinguer l'entité culturelle et géographique du Tibet de la Province administrative du Tibet ou TAR (acronyme pour Tibet Autonomous Region), cœur de la civilisation tibétaine dans laquelle se trouvent les grandes villes Lhasa, Gyantse ou encore Shigatse en rapide processus de sinisation. Siège de grandes transformations culturelles, c'est aussi une zone de grandes ressources minières dont l'exploitation devrait s’accélérer avec le développement de la voie ferrée. Elle est le lieu de grands changement démographiques et culturels, avec la colonisation des peuples Han ou sinisation, et oubli de la culture monastique et plus globalement tibétaine sous l'effet de programmes de sinisation massifs orchestrés par le Gouvernement central de Pékin. Autour, les parties tibétaines des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu ont pour le moment réussi à préserver leur culture et traditions millénaires, c'est à mon sens le but de tout voyageur désirant découvrir le vrai Tibet aux traditions souvent encore intactes, Lhasa étant la destination de voyageurs souhaitant plutôt connaître le patrimoine et la richesse exceptionnelle du Tibet historique qui ont fleuri durant la main-mise des ordres Sakyapas puis surtout Gelugpa.



Je souhaiterais d'ailleurs rappeler à tous voyageurs que si les zones tibétaines du Sichuan, Qinghai et Gansu souffrent parfois de fermetures au tourisme sans préavis de l’administration chinoise, ce sont pas des zones à l'accès limité au contraire de la province administrative du Tibet ou TAR, où sévissent les contraintes sous forme de permis contraignants. Il est donc tout à fait possible de visiter les vastes régions tibétaines du Kham et de l'Amdo depuis Kunming, Chengdu ou encore Lanzhou ou Xining, sans devoir incorporer un groupe de même nationalité et autres formalités décourageantes pour le touriste désireux de se rendre au Tibet.

Voici quelques photos des différentes régions culturelles du Tibet:

L'Amdo (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)









Je vous invite à découvrir également l'album de mon ami David Ducoin, guide conférencier spécialiste du Tibet et de l'Himalaya, qui accompagne de nombreux voyages chez l'agence de trekking Allibert: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157622933215210/ David cherche chaque année à construire de nouveaux itinéraires innovants, dans des régions en dehors des sentiers battus.

Le Kham (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)







Les albums de David son éloquents, le Kham est une région authentique, aux traditions bien vivantes, au contraire du Tibet Central ou Ü-Tsang en fort procesus de sinisation: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157633185430516/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634500911919/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634864963193/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157625651289151/

Le Far Ouest Tibétain (photos personnelles)













Il faut également jeter un œil sur l'album de David sur la Kora du Kailash durant la Saga Dawa: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157630318582852/

Je ne poste pas de photos du Tibet Central ici, étant donné que vous pourrez observer de nombreuses photos de cette région au cours de la lecture de ce récit.

Voici les liens d'images des cartes utilisées dans ce post: http://image.chinatour360.com/map/tibet.jpg http://www.yowangdu.com/...Orgplateaumap_lg.jpg http://tibetantrekking.com/.../Tibet-Map-Large.jpg
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Rapport Inde du Nord/Népal (octobre 2008/décembre 2008)
Carnet de Voyage 6 mois en Inde/NépalDisponible format Word sur demande (mise en page simplifiée et claire) (Octobre 2008 a fin Mars 2009) Quelques données :

Change 1 euros : 61, 6 et 65 Rps (Roupilles Indiennes) à donc 100 Rps = 1, 6 euros Puce téléphone : 300 Rps chez Vodaphone ac 190 rps crédit ; prévoir Z photos identité 1h d’internet : 15 à 40 Rps de l’heure (moyenne 30Rps/H) 4 photos d’identité : 40 à 50 Rps Appel en France : entre 30 et 40 Rps/min Linge/pressing : 5 à 40 Rps/article (suivant le tissus et la taille) Barbier : 15 à 20 Rps Bouteille d’eau : 10 à 13 Rps (dans la rue) 15 à 25 Rps dans les hôtels. Verre de Chai : 3 Rps. Voir 15 à 20 Rps dans certains restaurants ou Hôtel. Cigarettes : 60 à 100 Rps, prenez plusieurs cartouches à l’arrivée dutyfree…ou pas Paquet de biscuits : Local (4 à 22 Rps) plutôt bons (ex : Parle-G, ou Brittania) Importé (45 à 100 Rps)

Voyage en couple : elle, française, moi, marocain, respectivement 26 et 28 ans. Premier voyage en Inde mais nous avions déjà chacun voyagé en mode back-pack mais jamais l’Asie et jamais 6 mois entiers donc on a préféré prendre des précautions. Idée du voyage : Faire « un » tour de l’Inde et du Népal en 6 mois : en faisant une boucle Mumbai àMumbai Idée de cette page : Donner le plus d’infos pratiques et utiles, ou juste un plan sympa sur certaines villes ou régions pour, peut être, faciliter un peu les choses pour quelqu’un ; il ne s’agit pas de retracer intégralement nos aventures ; peut être sur une autre page un jour... Annexe Nourriture pour plus de bon plans et explications sur les menus Qu’avons-nous emporté ? Trop de chose certainement, mais beaucoup se sont avérées utiles : Deux gros sacs à dos de 80l : 2 sacs de couchages avec matelas gonflables intégrés, deux capes anti pluie, quelques médicaments (anti diarrhéique, contre infection alimentaires, vitamines, paracétamol, pépin de pamplemousse, anti-allergènes, pansements gastrique, trousse de premier secours, inhalateur pour l’asthme, 2 couvertures de survie réutilisable, anti moustiques en spirales (40 spirales), anti-moustique en spray (3 DEET à 40 et 50%), un adaptateur, une multiprise antichocs électriques, et un gros vêtement pour le froid chacun (genre poncho), plus une énorme trousse de toilette pour madame. (Plus quelques habits mais rien de trop car toute la garde robe à été refaite dans les premières semaines de voyage, un jeans et pleins de sous vetements avec 2 ou 3 t-shirts et une paire de chaussure de sport + 1 paire de tongs ca va très bien) Un sac à dos de 35l : Un laptop, 2 ipods, câbles, antis moustiques, 4 paires de lunettes, guides, livres, cartes, documents de voyage, impressions « voyage forum », 2 cadenas (1 rigide et 1 à filin extensible), 1 couteau suisse, coussin gonflable d’appoint, documents administratifs photocopiés et reçus traveler’s chèques copiés. Un sac bandoulière : Appareil photo reflex, deux objectifs, clé-usb et disque dur externe. Deux ceintures ventrales : Passeports, argent liquide, carte de crédit et traveller’s chèques répartis entre nous deux. (80% de notre budget total en traveller’s chèques, 5% espèces et 15% sur compte via Mastercard gold demandée à l’occasion du voyage) Beaucoup d’amour et c’est parti !!

Départ de Paris CDG avec la British Airways, escale à Londres puis vol direct jusqu'à Bombay (2h puis 9h de vol à 435 Euros TTC/pers vol aller-retour au départ de Paris pour Bombay) MUMBAI (3 nuits/3 jours les 7, 8, 9 et 10 Octobre 2008) (Bentley’s Hôtel, Chambre avec clim et sdb : 2210 Rps la nuit avec Pdj) Pour ne pas être pris au dépourvu dès l’arrivée à Bombay, ( minuit et demi heure locale), on avait réservé un hôtel avec transfert depuis l’aéroport (un peu cher 850 Rps mais sécurisant après le long vol pour une première visite en Inde) Bombay, il est 1h du matin et il fait une chaleur terrible (heureusement la température n’a pas augmentée beaucoup avec l’apparition du soleil), moite et collante! Premières impressions, les odeurs vous prennent aux narines dans tous les sens et se mélangent, puis les bruits ensuite, klaxons en pagaille (et pourtant je vis au Maroc et on pratique aussi à haut niveau). On arrive à notre hôtel, on préfère prendre une chambre avec douche et petit balcon, pour être à l’aise le temps de récupérer et préparer la suite du voyage. Mais avec le recul la chambre était vraiment trop chère pour la qualité, très spacieuse mais pas particulièrement accueillante et le personnel idem, de plus le pdj ‘inclus’ est tout simplement ridicule bien que servi en chambre. On découvre la ville notre guide à la main et les yeux écarquillés beaucoup de vie, ca grouille, ca s’occupe, ca va dans tous les sens et dans la tête c’est un peu pareil. Pour donner mes impressions en ce qui concerne un sujet souvent abordé en Inde, la misère, je dirais que ca dépend tout simplement de votre vécu personnel en la matière. (Certaines images de misère ont eu des effets plus marquant sur ma compagne que sur moi, notamment les enfants qui dorment à même le bitume, surement du au fait qu’au Maroc on à aussi notre lot d’images qui retournent le ventre quand on y à grandit et qu’on y vit ou pour ceux qui se sont écartés des chemins touristiques balisés) N’ayant pas apporté beaucoup de vêtements on cherche ou faire quelques emplettes sur Bombay, et on tombe sur Fabindia (excellents magasins qu’on retrouve à Delhi, Jaipur et autres…) avec des bons vêtements femme/homme d’un rapport qualité prix correct. Recommandations : Les grillades dans la rue au stand Bade Miya la nuit New Kulfi Centre pour les glaces aux parfums exquis Pour un repas un peu plus occidental le Churchill ou le Basilico (plus haut de game) Pourquoi pas la petite excursion en bateau depuis l’imposant Gate of India jusqu'à l’Elephant Island pour visiter les temples-grotte (en tout et pour tout ca vous fera une sortie de 4/5h pour un peu moins de 1000 Rps a deux)

Mumbai à Ahmedabad : 12h de train couchette pour 816 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 21h en classe AC2 (on prendra toujours celle-ci pour les trains de nuit car plus de sécurité pour les bagages et un peu plus intime, cabines de 4 personnes)

AHMADABAD : (2 nuits les 10 et 11/10/2008) (Hotel Moti Mahal, chambre avec clim et sdb 730 Rps/Nuit) Concernant l’hôtel (très proche de la gare), bonne surprise, l’accueil est chaleureux, la chambre est correcte et très propre. L’hôtel comprend un restaurant au RdC qui donne sur la rue, et on est vite rassuré par la qualité de sa nourriture quand on voit le flux incessant de clients en file derrière le comptoir des commandes a emporter alors que le restaurant est déjà bondé. Quelle chance il livre aussi dans les chambres et les prix sont très corrects. Capitale du Gujarat (état réputé pour sa gastronomie), Ahmedabad est une ville à forte communauté musulmane et Jain, de nombreuses mosquée à visiter, faites un saut à la SEWA pour encourager les coopératives d’artisanat fait par des femmes. Surtout n’oubliez pas de visiter l’Ashram de Gandhi, à quelques km à peine. Vous y découvrirez un lieu paisible qui retrace l’histoire du Mahatma à travers des plaques, images, gravures et photos ; vers la chambre qu’occupait Gandhi vous aurez peut être la chance de croiser des enfants ou une femme qui vous tendra un mp3 pour une visite audio guidée (en anglais) par la voix d’un enfant.(Gratuit), si vous êtes intéressés il y’a aussi une bibliothèque avec de nombreux livres sur Gandhi, l’indouisme, la philosophie… a prix doux. Ce qui devait être une ville étape c’est transformé en agréable moment, et aussi en découverte culinaire, on commence à repérer 4/5 références sur les cartes maintenant et on prend un air un peu plus assuré que les premiers jours. Recommandations : Visite de l’Ashram de Gandhi Promenade nocturne dans les rues animées des souks Nos restaurants favoris Nutan (excellente nourriture, copieux et à pris doux) Moti-Mahal (room service^^ et très bons) Havmor (un peu plus « moderne » mais belle carte)

Ahmedabad à Udaipur : 11h de train couchette pour 548 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 22h en classe AC2

UDAIPUR : (3 nuits/4jours 13, 14 et 15/10/2008) (Hotel Dream Heaven Guest House, Chambre avec sdb pour 600 Rps/nuit) Sur ce coup on aurait vraiment pu se loger moins cher, mais je voulais faire une surprise à ma douce, et donc pour 600 Rps on a eu une grande chambre digne des 1001 nuits, décorée avec gout et surtout avec une vue incroyable sur les Ghats et une petite terrasse d’où on pouvait admirer les palais et leur reflets sur les flots. Super espaces communs aussi notamment la terrasse/restaurant et son mobilier spécial décontraction et farniente. Ajouter à ca une bonne équipe et le prix devient alors tout doux ! Prévoyez moustiquaire ! Pas grand-chose à faire cependant à Udaipur, se prélasser en admirant la vue, se promener dans les petites ruelles sinueuses de ce grand ‘village’ et visiter les quelques lieux environnants dont voici nos préférés : La balade à Rickshaw pour aller admirer le coucher du soleil depuis le « Palais de la Mousson » (Sajjan Garh) est à couper le souffle ; le point de vue est bluffant. Compter 150 Rps pour la course et 180 Rps pour l’acces au Palais (péage sur la route) soit 330 Rps au total pour ce joli moment partagé a deux. La visite des 250 Cénotaphe (Gratuite) à AHAR à 2 km d’Udaipur, mais des que vous arriverez vous serez pris en charge par le « guide/gardien/jardinier/nettoyeur » qui travaille seul sur place et qui vous fera une jolie petite visite guidée, lui laisser (entre 30/50 Rps) pour son temps. Le lieu est délaissé par les touristes donc la visite est paisible et bien agréable. Les photos sont normalement interdites mais le site est tellement beau, qu’avec un sourire et quelques billets vous pourrez volez quelques images tout le monde fermera les yeux. Pour les amateurs allez voir la collection de voiture vintage, très bonne visite à faire juste une heure avant la fermeture, vous serez plus près d’un des moments de grâce de notre séjour à Udaipur à Diner au Natraj, un restaurant typique indien de Thalis à volonté, très bon marché vous n’y verrez que des indiens, personne ne vous comprendra, mais peu importe : ici tout le monde mange la même chose et tant que vous ne ferez pas comprendre que vous êtes repus on vous resservira ! C’est bon, c’est frais (et plutôt bien épicé), c’est dépaysant, et c’est 45 Rps/pers. Autre bons restaurants : Lotus café (demander la table mezzanine très romantique) Udaipur à Ajmer : 6 ou 7h de train de jour pour 346 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe AC Chair

On saute à peine du train qu’on se fait encercler de rickshaw comme rarement avant ce jour là, exception ou pas c’était plutôt oppressant surtout qu’on avait nos sacs énormes sur le dos et que ce n’est jamais facile dans ces moments là de gérer la foule. On décide de filer au plus vite et on prend finalement un vélo rickshaw (notre premier) et vraiment fatigué et la chaleur et les sacs aidant on oublie l’idée du bus et on craque pour un taxi climatisé (Compter 350 à 400 Rps) mais surtout négociez bien le prix qui commence à 500 Rps en général voir plus. Si vous êtes plus persévérants que nous, le bus ne coûte quasiment rien (12 Rps) et passe toute les heures ou ½ heure dans les deux sens (solution qu’on choisira pour le retour) 30 min plus tard on est à Pushkar

PUSHKAR : (2 semaines ; du 16 au 30/10/2008) (Sai Baba Guest House, chambre avec sdb, 300 Rps /nuit) De loin la meilleure adresse depuis le début de ce voyage, un rapport qualité prix imbattable (vous pouvez avoir la chambre à 200 Rps/nuit avec toilettes turques), vous serez accueillis par Lola (française qui s’est installée en Inde à 21 ans) et son mari Fatou, et toute la grande famille. Les chambres sont simples mais très propres, spacieuses et pratique mais sans aucun superflu, moustiquaire sur toutes les fenêtres (intérieures et extérieures) superbe cour intérieure et toit terrasse avec une jolie vue sur le lac. Le menu annonce plats italiens, indiens, français… et en effet vous pourrez y manger entre autres succulents plats indiens, des pâtes ‘al dente’, des lasagnes ‘fraiches’ et un gratin dauphinois à tomber par terre, c’est simple tout est bon ! Et vous pouvez commander en continu jusqu'à 23h ! A noter que toute la ville est exclusivement végétarienne, il est possible d’avoir des œufs dans certains restaurants au Pdj. Beaucoup de touristes à Pushkar, cette ville fait partie du tiercé des « babas, hippies, tranceux, rastas » avec Goa et Manali, une rue hyper-commerçante, deux hautes collines (ou petite montagne comme on voudra) à escalader pour admirer la ville d’en haut. Puskhar c’est Super mignon y’a pas d’autre mot ! Ville idéale pour flâner, se reposer un peu, pas de stress ici, a part quelques sollicitations parfois oppressantes. Mais chouette endroit pour reprendre son souffle, et s’imprégner doucement de l’environnement. Bon plan pour acheter des vêtements (Très bon marché, mais qualité qui laisse très souvent à désirer) mais ca vaut le coup de prendre 5 ou 6 chemises et 5 ou 6 pantalons confortables à 100 Rps/pièce même si leur durée de vie ne sera pas bien longue. Mon conseil, choisir un magasin avec un vendeur qui a l’air correct et dont les produits ne sont pas trop bas de gamme et vérifier les coutures avant d’acheter (couture droites, régulières) profitez des petits défauts pour renégocier le prix du produit à la baisse.

Pushkar (Ajmer) à Agra : 7h de bus de nuit pour 260 Rps/Pers Bus couchette mais plutôt inconfortable, préférez les places assises moins chères.

AGRA : (3 nuits, 3 jours, du 31/10/2008 au 3/11/2008) (Tourist Guest House, Chambre avec Sdb, 350 Rps/nuit) Chambre assez propre avec une petite salle de bain, isolée du bruit et de l’animation de la ville, joli jardin ombragé pour détente et repas, nourriture très moyenne. Agra est une ville ultra touristique, donc des que vous approchez des sites phares (Taj Mahal, et Fort d’Agra, ainsi que le Baby Taj), attendez vous à être pris d’assaut par les vendeurs et rabatteurs en tout genre, c’est vite épuisant et assez stressant. De plus la ville affiche des prix assez élevés pour la nourriture et les visites de sites. Nous avons décidé de ne pas faire la visite du Taj Mahal mais de profiter de la vue arrière en passant par les berges du fleuve asséché (200 Rps aller/retour plus attente). Le temps de prendre quelques clichés on se dirige vers les terrasses avec vue pour diner et admirer le coucher du soleil sur le Taj Mahal (face avant cette fois ci) Le lendemain visite du Fort d’Agra, (a mon avis bien plus intéressante que celle du Taj), compter 300 Rps le ticket d’entrée, mais ca vaut largement le détour. Rien de transcendant à Agra et 2/3 jours suffisent amplement a faire le tour des principaux sites.

Agra à Delhi : 5 à 6h de train de jour pour 260 Rps/Pers Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe Chair Notez qu’il existe un train express vers 18h qui fait le trajet en à peine plus de 2h

DELHI : (4 heures, en attendant train suivant pour Gorakhpur) On dépose nos bagages à la consigne de la gare, prévoir une file d’attente conséquente (10 Rps par article) et on saute dans un vélo rickshaw (200rps aller retour) pour se rendre à la Mosquée (30 min de route), pour une visite éclair, superbe architecture avec vue sur le fort de Delhi. On déjeune rapidement puis retour à la gare ou on récupère nos bagages et on saute dans notre train.

Delhi à Gorakhpur : 13/14h de train de nuit pour 1154 Rps/Pers Ce train propose soupe et thalis très correcte et à très bas prix Trajet en train de nuit : départ vers 15h en classe AC2

DIRECTION NEPAL (Coupures de courant très fréquentes avec en général une longue coupure de 15/17h à 20/21h suivant les villes) Arrivé à Gorakhpur (infestée de moustiques), pas la peine de trainer, de toute façon vous serez tout de suite pris d’assaut par les taxis-Jeep qui se livrent un combat sans merci pour remplir rapidement leurs véhicules, (100 Rps/pers ou comptez 600 à 700Rps pour privatiser une Jeep) Direction Saunali (compter 1h30 de route avec un arrêt Pdj) Une fois à Saunali l’idéal est de prendre un vélo rickshaw (40 à 50 Rps) qui vous déposera au bureau d’immigration Indien, puis au service des visas Népalais (Compter 30min pour le tout) Prévoir pour le visa 1 photo/pers, et 40 dollars/pers pour un visa d’un mois. ATTENTION LES PRIX SUIVENT SONT EN ROUPILLES NEPALAISES 1 Euro = 93 à 99 Rps Prendre ensuite un autre vélo Rickshaw qui fera le trajet Saunali à Bairhawa (15min ; 50rps)

BAIRHAWA : (2 jours, 1 nuit du 04 au 05/11/08) (Hôtel jouxtant l’hôtel Everest, chambre avec sdb, 450rps/nuit) Nous voila enfin au Népal, le changement d’ambiance est radical, tout est plus doux et Bairhawa est une petite ville très plaisante (mais pas grand-chose à y voir ou y faire), prenez le temps d’aller déguster un repas ou un Pdj ou juste des pâtisseries chez Sakura, un vrai délice. Attention Beaucoup de moustiques ici aussi.

Bairhawa à Lumbini : 1h à 1h30 de bus local pour 40 Rps/Pers Trajet en bus de jour : départ réguliers le matin.

LUMBINI : (3 jours, 2 nuits les 05 et 06/11/2008) (Garden Guest house, chambre avec Sdb (sans eau chaude) 450 Rps/nuit) Petite guest house sans prétention, idéalement placée et avec de jolies chambres. Possibilité de louer des vélos à la journée (100 rps/jour), nous n’avons pas essayé de louer ailleurs mais il doit être possible de louer moins cher. Lumbini est un lieu de pèlerinage (comme Lourdes ou la Mecque) et il faut donc se vêtir en circonstance et respectez les lieux saints. Aller visiter le lieu de naissance de Buddha (85 Rps/pers), puis ensuite enchainer avec la pagode de la paix (World Peace Pagoda), en prenant bien soin de passer par l’imposante cloche tibétaine et en longeant les multiples temples construits par divers pays pour honorer le Buddha. Une très jolie balade qui se fait en une journée tranquillement. Une fois la nuit venue (vers 17h) la ville s’endort complètement, et il devient carrément difficile de trouver un lieu qui serve à manger après 20h. Petit coup de mou après ce long voyage de Delhi à Lumbini sans repos, on est tous les deux un peu malade alors on décide d’assurer le trajet du lendemain avec un bus (réservé à notre hotel) touriste climatisé et places réservées pour se rendre à Katmandou (750 Rps/pers).

Lumbini à Katmandou : 9 à 10h de bus de jour pour 750 Rps/Pers Plusieurs pauses pour se restaurer dont une pause déjeuner. Trajet en bus de jour : départ vers 07h du matin.

KATMANDOU : (7 nuits, 6 jours, du 07 au 14/11/2008) (Annapurna Guest House, chambre sans sdb (sdb communes propres), 250 Rps/nuit) Le bus ‘touristique’ nous dépose à la station de bus principale de Katmandou (très excentrée), la nuit commence à tomber et on est un peu perdus, la circulation est folle, on nous explique qu’il faut qu’on se rende à Sundhara (pour se rendre à Freak Streat aussi appellé Jochne). On saute alors (avec nos sacs) dans un des minibus (20rps/pers) que nous indique un policier. Ici au Népal les bus et minibus ont toujours un « Crieur » à la porte qui, comme son nom l’indique, hurle les différents arrêts du bus. Une fois à Sundhara, on nous lâche sur un pont, on décide de terminer la route à pied (les taxis proposent des prix scandaleux), comme il n’est pas vraiment évident de se faire comprendre voici notre chemin : On prend à droite après le pont puis après 10 min de marche (vous verrez des galeries commerciales sur la gauche et un grand parc sur la droite) on arrive à un grand croisement, prendre à gauche en utilisant le pont suspendu pour traverser la route, marcher encore 10 minutes et demandez Durbar Square, Freak street est juste en face. Pas de réservations, on essaye plusieurs Guest house de freak street, toutes complètes, on désespère il est déjà tard quand on tombe sur l’Annapurna Guest House, il leur reste une chambre (au dernier étage, plutôt chouette car le seul étage qui reçoit du soleil en journée) ; douche communes sur le palier mais on va pas faire les difficiles on est heureux d’avoir une chambre, surtout à ce pris là ! On y est tellement bien qu’on y restera 7 jours ! Le restaurant dans la cour ombragée au Rdc est plutôt une très bonne surprise, prix très corrects et nourriture fraiche et savoureuse. Le Pdj est varié (essayez les French Toasts) et copieux. Freak St est une très bonne option à mon avis, toute proche de Durban Sq., calme et à 15 min de marche de Thamel avec des prix bien plus intéressants. On vous demandera 200rps/pers pour les tickets de visite de Durban Sq. on a fait faire un passe pour la semaine (au bureau face à la place) mais nous n’avons jamais été contrôlés. A Katmandou on à vécu une semaine de repos total, ponctué de visites et de shopping, achetant des Dvd (30 à 40 rps en négociant bien) pour les longues nuits ; ville très agréable bien qu’extrêmement polluée (se fournir un masque en pharmacie si on compte y passer du temps). Ne pas manquer les gâteaux légendaires de Snowman (petit café discret dans une rue perpendiculaire à Freak St) (La crème caramel à la faveur de ma moitié et chocolat/banane étant mon favori 50/60 Rps la part).

Prévoir une journée pour la visite de Bakthapur, (billets à 750 Rps/pers), Prendre un bus à Sundhara (celui avec le crieur qui crie « Bakthapur ») (18 rps/pers) Bakthapur est une ville musée aux ruelles sinueuses et aux multiples temples, prenez un café sur une terrasse panoramique et n’oubliez pas de faire un tour par l’école de peinture (Mandalas) tibétaine. Beaucoup de jolies photos à prendre et les habitants sont sympathiques. Entre autre Katmandou est aussi un bon choix pour envoyer des cartes postales aux proches (10Rps/carte ; 25Rps/timbre) ca fait toujours son effet une carte de Katmandou !

Katmandou à Pokhara : 6h de bus de jour pour 450 Rps/Pers Arrêt pour déjeuner. Trajet en bus touriste: départ à 7h du matin. (250 rps et 8h/9h pour un bus local)

On aurait voulu faire un arrête à Manakanama pour prendre le téléphérique qui monte à flanc de montagne jusqu'à un temple des plus important du Népal et qui surplombe les rapides. Malheureusement le téléphérique était en grève pendant notre séjour.

POKHARA : (15 jours dont 4 jours de Trek du 14/11/08 au 29/11/08) (Gauri Shankar Guest House, Chambre avec Sdb, 450 Rps/nuit) Plusieurs visites de guest house avant de finalement avoir le coup de cœur pour Gauri Shankar : excellent rapport qualité/prix, idéalement placé au début de lakeside, équipe britanico/népalaise très sympathique et restaurant savoureux avec menu du jour et soupe du jour et le tout moins cher que la concurrence. Malgré un aspect ultra touristique qui nous à un peu rebuté le premier soir, on a vite trouvé nos marque dans cette ville qui s’étend le long du lac (pour sa partie touristique) entourés par les sommets de l’Annapurna Range. Ou que vous soyez (si le ciel est clair), vous serez hypnotisé par la vue sur le lac ou le Machhapuchhare. C’est un petit coin de paradis sur terre sans aucun doute ! Demandez toujours les prix à l’avance avant d’acheter un service même les plus courants (on pourrait vous sortir une affiche de prix après coup et vous demander de payer 250 Rps pour un tour chez le barbier au lieu de 60 à 70 rps qui serait le prix normal) Seul hic, manger ici est vite hors de prix (et service en sus de 10%) (Surtout si on à encore le référentiel Indien en tête), bien sur il est possible de s’en tenir aux momos, veg fried rice, thalis (népalis sets) et autres classiques (déjà plus cher qu’ailleurs), mais certains restaurants proposent des mets de grande qualité à des prix beaucoup plus élevés (compter facilement 500 rps/pers pour se faire plaisir (entrée +plat), voir le double si vous prenez du vin). Le « Rice Bowl » offre des prix très corrects et un cadre lounge très agréable ! Mon restaurant coup de cœur « Caffe Concerto » qui sert de bonnes salades et plats mais surtout une pizza à tomber par terre (compter 400 rps pour la grande pizza service compris…pâte fine et croustillantes et ingrédients importés d’Italie, un vrai régal pour les vrais amateurs de pizza) A ne pas manquer : Un trek de quelques jours, Poon-Hill est une bonne option si vous disposez de moins d’une semaine, compter 40 à 45 Dollars/jour tout compris ou 15 à 20 dollars/jour si vous partez sans guide et sans porteur). (Andra Guest House a Tikhdunga, demandez la paper room 100 rps/nuit et passez le bonjour a Nani et toute la famille) Souvenirs mémorables ! Un saut en parapente (70 euros/pers pour un vol de 30 min chez Sunrise Paragliding) ; c’est un moment inoubliable ; si vous sautez avec Christophe, peut être aurez vous la chance d’être gratifié de quelques figures acrobatiques si vous supportez bien la première partie du vol. Une balade en barque sur le lac (compter 200 roupies/heure), avant le coucher du soleil. Un « vrai » club-sandwich chez Mike’s restaurant au bord du lac (très bons nachos au fromage, tomate et piments aussi, comptez 250 Rps/plat) Monter a Sarangkot, quelque soit le moyen de locomotion choisi (vélo, moto, pédestre) vous serez content d’arriver en haut et d’admirer la vue. Pokhara à Royal Chitwan National Park : 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes.

CHITWAN : (4 jours et 3 nuits du 30/11/08 au 03/12/08) (Attention Moustiques zone Malaria) (Hôtel River Side) Fautes de temps sur place nous avons pris l’option du package tout compris acheté chez Sunrise Paragliding (80$/pers pour 2 nuits et 3 jours et 100$/pers pour 3 nuits et 4 jours) Pour infos (la chambre hors package 15$ et le trajet en bus 300rps/pers) Le package comprend le trajet depuis Pokhara le transfert en Jeep jusqu'à l’hôtel « River-Side » un jus ou une limonade de bienvenue les repas sur place (à la carte en général mais très moyens) Visite d’un village traditionnel et visite du centre de reproduction des éléphants 45 min de kayaking (en réalité une pirogue locale pour observer les oiseaux au lever du jour) Le retour à l’hôtel à pied (1h30) à travers les hautes herbes pour observer les animaux (si vous avez beaucoup de chance comme ce fut notre cas) Observer et, si le cœur vous en dit, participer (100 rps) à la baignade des éléphants spectacle de musique et danse traditionnelle safari à dos d’éléphant Le trajet retour vers Pokhara/Katmandou ou Bairhawa (pour nous) L’hôtel en lui-même est vraiment agréable, de très jolies chambres bien aménagées et confortables (moustiquaires, literie et linge de lit de qualité, moquette, Sdb carrelée…), cependant le Pdj et les repas laissent un peu à désirer, nous avons décidé de prendre tous nos repas le dernier jour à l’extérieur alors qu’ils étaient déjà inclus dans notre package. Le restaurant KC’s offre une jolie vue un très bon service et une nourriture de qualité. Concernant les activités, ca rappelle parfois les sorties scolaires de notre jeunesse, mais ca reste très agréable dans l’ensemble. Nous avons eu une chance énorme, celle de croiser un Rhinocéros à moins de 10 mètres lors de la ballade à pied (ce qui arrive très rarement), mais si vous comptez vraiment observer des animaux il faudra envisager un safari de plusieurs jours à pied ou en Jeep. Le site de Chitwan est très agréable, calme et reposant, il fait bon flâner aux bords du lac, si vous en avez les moyen préférez les logements à l’intérieur même du parc qui permettent surement de vivre l’expérience encore plus pleinement. Royal Chitwan National ParkàBairhawa 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes

Rebelote dans l’autre sens cette fois, douane Népalaise, immigration indienne, puis là il faut se blinder aux ondes maléfiques de Saunali côté Indien : Ne surtout pas faire de change après avoir passé la frontière indienne ; prévoyez des roupilles Indiennes en quantité suffisante pour éviter les taux ahurissants pratiqués a la frontière.

Le bus express (11h de route) pour Varanasi comptez 650 Rps/pers, pour un bus normal (15h de route) un peu plus de 250 Rps/pers, nous venions de faire 6h de bus et le moral dans les chaussettes de quitter le Népal on décide de casser la tirelire pour une agence de voyage qui nous propose un taxi à 4000 Rps et normalement 7h de route, il est déjà tard et on accepte.

Expérience désastreuse, les deux chauffeurs qui se relaient enchainent les arrêts divers et finissent par se perdre sur la route d’Agra je crois ; bref au final c’est un peu plus de 11h que nous aurons passés dans ce taxi ! Expérience à oublier, et pilule dure a avaler vu le budget investi pour un peu moins de stress et de fatigue à Grosse Foirade sur ce coup ! On se promet de plus parler de ce trajet, il est 4h30 du matin et on cherche notre Guest House dans les ruelles sombres et inquiétantes de Varanasi.

VARANASI : (14 nuits, du 03/12 au 17/12/2008) (Mona Lisa Peace Cottage, chambre avec sdb, 300 Rps/nuit) La première nuit c’est madame qui aime pas trop l’endroit, ensuite c’est moi, on cherche un peu ; puis on fini par s’attacher à notre chambre et surtout aux gérant (Raju) et sa troupe, si on revient un jour on choisira la même adresse. Notre chambre est spacieuse avec une vue bien dégagée sur le Gange (dernier étage), la salle de bain laisse un peu à désirer en terme « d’ergonomie » et l’eau chaude est capricieuse ; les draps sont plus tout neufs (on fera justement faire coudre un jeu (2) de draps chez le tailleur en face, pour du coton de bonne qualité compter 600 Rps pour 8 mètres2) ; quelques bébêtes envahissent la chambre la nuit venue et le courant est OUT entre 11h et 15h environ dans la ville. Je ne vais volontairement pas trop en dire sur Varanasi pour vous laisser les plaisirs de la découverte. Mais on était parti pour rester une semaine et on a fini par passer 15 jours mais on aurait aimé rester 2 ou 3 mois en réalité. La ville est shanti shanti et bouillonne de vie. Juste quelques infos en vrac: Super cours de Yoga chez Yoga Training Center (300 Rps/2h) Nombreuses échoppes (dosas et autre galettes de pommes de terre) et restaurants pour manger bon et pas cher, ne pas manquer les sucreries a base d’amande/ riz soufflé/sésame et miel sur la place du marché et un peu partout ailleurs. De bons tailleurs pour confectionner des vêtements à très bons prix ; le meilleur endroit sans aucun doute pour ca. Beaucoup de belles rencontres partout et surtout sur les Ghats Ballades le longs des Ghats très tôt (5/6h) le matin et de 17 à 19h le soir Regarder voler les cerfs volants par dizaines Circuler par les Ghats c’est plus simple de se repérer Méditer en écoutant les bruits de la ville d’une terrasse élevée ou d’un toit. Excellentes Lasagnes à l’aubergine à la German Bakery et bons sandwichs au fromage de Yak
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Voyage au Yunnan et pays Kham
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu . Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques) Merci de vos précieux renseignements
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Récit de mon voyage autour de Katmandou
25/12/2011 – 10h35 Après une petite nuit, départ pour le Népal. 24 heures de voyage, cela risque d'être long et fatiguant. Mon co-voyageur m'a lâché en route. Qu'à cela ne tienne, il faut que je positive et que je me réjouisse de ce petit séjour en terre himalayenne, même si j'y resterai que peu de temps. 26/12/2011 – 11h15 Ayait, je suis à Katmandou, dans mon hôtel....très sympa avec un beau jardin ; mais pour l'instant, trop fatiguée pour profiter. l 'arrivé en avion à Katmandou est impressionnante. On a une vue magnifique sur la montagne Himalayenne et les villages avoisinants. Et quand on parle de vallée de Katmandou, c'est vraiment çà !!!! Katmandou est une énorme vallée jonchée en plein milieu de la montagne... avec un énorme nuage de pollution. Sinon, la circulation est moins dense et mieux réglée qu'en Inde. Les femmes ont l'air plus libres aussi, au moins vestimentairement. Allez, un repos bien mérité avant d'essayer d'aller voir un peu la ville. 19h49 – Après un bon sommeil réparateur, visite du quartier de Thamel, quartier touristique, jonché de boutiques, restaurants et hôtels. Les rues sont très propres, contrairement au reste de la ville que j'ai vu en arrivant depuis l'aéroport. Les fils électriques sont un vrai labyrinthe, d'ailleurs il y a restriction d’électricité dans la journée et nombreuses coupures de courant. On se retrouve dans le noir, en pleine rue, avec seulement quelques générateurs ici et là en marche. Les touristes sont très « baba-cool » pour la plupart ; la ville garde bien son image « peace and love ».... la musique est très actuelle dans les rues, dans les boutiques., Je m'arrête pour manger dans un restaurant recommandé par le routard, le Jatra. Un décor magnifique et un repas typique excellent pour 300 roupies. Le personnel est sympa et manger à l'extérieure, à coté d'un feu de bois, c'est super. Retour à l’hôtel pour essayer de ne pas se coucher trop tard et profiter de demain pour visiter les alentours. 27/12/2011 – 11h05 Ce matin, départ pour Bodhnath en taxi (230 roupies). Je pense que ce dernier m'a légèrement rallongé le parcours, mais bon, pas grave. 50 roupies en plus dans ses poches. Le stupa est magnifique ; c'est la première fois que e vois un temple bouddhiste. Puis, je pars dans les ruelles qui sont très propres. Rien à vois avec l'Inde. Je rentre au hasard dans un monastère, où de jeunes bouddhistes apprennent à faire … des statues ???? Cela les amuse de me voir débarquer, comme çà... 11h36 – Rencontre d'une jeune femme qui a fait un petit bout de chemin avec moi et m'a indiqué la route pour arriver à Pashupatinath, ville de pèlerinage. La route (les chemins) sont rudes à monter – descendre et il fait bon en journée, par rapport aux soirées froides.
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Trek jusqu'au camp de base de l'Annapurna
Bonjour,

Mon ami souhaite faire un trek jusqu'au camp de base de l'Annapurna. Or bien que sportive, je ne me sens pas forcément capable de le faire. Pour ce qui ont déjà parcouru ces sentiers pouvez vous me dire le niveau de difficulté? Si le manque d'oxygène se fait sentir? s'il fait froid? De quelle manière devons nous nous équiper?

Nous parton mi octobre D'autre part ma grande inquiétude est de savoir les paysages que nous allons rencontrer à cette période et combien de temps sur ce trek. Plutôt cailloux, paysages désertiques et neige tout le long du trek ou juste les deux derniers jours et rizières et villages en majeure partie??

J'attends vos témoignages, merci d'avance pour vos réponses.

Description ci-dessous :

13-10-13/ 1er Jour: Arrivée à Katmandou, accueil à l’aéroport et transfert à l’hôtel avec un membre de l’agence.

14-10-13/ 2ème Jour: Visite culturelle de la vallée en voiture privée: Pashupatinath, un des plus importants temples et haut lieu de crémation Hindous, Swambunath ou le temple aux singes situé sur une colline est le plus vieux stupa du Népal. Bouddhanath est le grand stupa au monde, également connu comme le quartier du Tibétain.

15-10-13/ 3ème Jour: Départ de Katmandou en bus touristique pour Pokhara (900m) environ 6h de trajet, hôtel près du lac.

16-10-13/ 4èmeJour: Départ de Pokhara en bus local pour Phedi puis trek jusqu'à Pothana (1890m) 3h de marche, nuit en lodge.

17-10-13/ 5ème Jour: Départ de Pothana pour Jhinu (1780m) 7h de marche, nuit en lodge. La source naturelle de l’eau chaude. On prend le bain naturel.

18-10-13/ 6ème Jour: Départ de Jhinu pour Dovan (2600m) 6h de marche, nuit en lodge.

19-10-13/ 7ème Jour: Départ de Dovan pour Deurali (3230m) 4h30 de marche, nuit en lodge.

20-10-13/ 8ème Jour: Départ de Deurali jusqu’au camp de base de l’Annapurna (4130m)via le camp de base de Machhapurchhare (3700m) 4h de marche, nuit en lodge.

21-10-13/ 9ème Jour: Départ de Camp de base de l’Annapurna pour Dovan (2600m) 6h de marche, nuit en lodge.

22-10-13/ 10ème Jour: Départ de Dovan pour Chhromrung (2170m) 5h de marche, nuit en lodge.

23-10-13/ 11ème Jour: Départ de Chhromrung pour Tadapani (2600m) 5h de marche, nuit en lodge.

24-10-13/ 12ème Jour: Départ de Tadapani pour Ghorepani (2860m) 4h30 de marche, nuit en lodge. 25-10-13/ 13ème Jour: Départ de Ghorepani pour Nayapul (1070m) via Birethanti 6h de marche, bus local pour rejoindre Pokhara 2h de trajet nuit à l'hôtel près du lac. NB: Tôt le matin, montée jusqu’à Poonhill (3200m) environ 45mn pour admirer le lever du soleil et la vue magnifique des chaînes du Dhaulagiri, Nilgiri, Barasikhar, Annapurna I, Annapurna II, Annapurna sud, Hiuchuli, Machhapuchhre... 26-10-13/ 14ème Jour: Pokhara journée libre

27-10-13/ 15ème Jour : Rafting et trajet pour arriver à Chitwan à Wild Life Adventure Lodge. Dîner et nuit au lodge 16h : visite du village de Tharu, Observation des oiseaux et retour au lodge. 19h : Dîner
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Népal en avril-mai 2011: guest house sympathique à Katmandou
Bonjour,

Je vais au Népal du 13 avril au 13 mai. Connaissez vous un guesthouse sympa à Katmandou?

Est ce qu'il y a des lieux qui vous ont marqués et que vous pourriez me conseiller?

Est ce que certains voyageurs seraient près à faire un bout de route ensemble?

Je suis toute excitée!!! Elsa
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Travailler dans un orphelinat près de Bouddha Stupa au Népal?
Salut.. Alors, je vais partir pour le Népal la semaine prochaine pour travailler dans un orphelinat. Au départ, on devait être à Katmandou même, vers Thamel mais le directeur nous demande si on accepterait d'aller à côté de Bhudda Stupa... Après recherche sur Google Earth, nous avons vu que Bhudda Stupa n'est pas dans Ktm mais plutôt au nord Cela nous embête un peu car on est au Sénégal depuis six semaines, en périphérie de Dakar et que ces 6 semaines ont quand même étaient longues bien qu'intéressantes!!! Donc on se réjouissait d'être plus en ville pour pouvoir en profiter un peu plus...

Quelqu'un aurait-il des infos sur Bhudda Stupa? Est ce loin de Ktm et est ce facile de rejoindre la ville? est ce qu'il y a des choses à voir dans ce coin là? J'ai l'impression qu'il pourrait y avoir de belles ballades à faire car ça a l'air au pied de l'Himalaya...

Merci pour votre aide Lilian
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Népal: trek en solo ou agence?
Bonjour,

Je viens de prendre mes billets pour le Népal, départ le 26/10/2014 de Lyon et retour le 14/11/2014 de Katmandou. Etant plutôt sportive, j'ai l'intention d'y faire le max de trek. Cela fait toutefois 10 ans que je n'ai pas voyagé seule et j'appréhende un peu.

En lisant les blogs et forums, j'ai l'impression que le Népal c'est un peu l'autoroute du Trek alors j’hésite entre partir marcher seule au risque de me retrouver pendant trois semaines confrontée à ma solitude ou avec un groupe de 15 personnes genre colo de vieux croûtons.

Je caricature ou pas ?

Merci de vos réactions

Agathe
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Népal - deux semaines en juillet - conseils?
Namaste !

J'ai mon billet pour Kathmandu. Départ le 9 juillet (impossible de partir à une autre date ...). J'ai déjà bien "potassé" mes guides et fait des recherches sur VF mais malgré tout j'aimerais avoir vos conseils, vu la saison, sur ce qui est mieux de voir et/ou faire, où loger, quels villes/villages à privilégier ou à éviter, etc ...

D'avance, merci pour vos réponses.

@+, Sabaïdee
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Népal, visites, hébergement
Bonjour !

On programme le Népal. Quand ? Et bien justement, c'est quand la période la plus sympa (météo, éviter la mousson). On est entre Nimes et Montpellier, pour le vol, je ne vois pas de départ depuis ces villes, il va falloir forcément monter à Paris pour l'avion ? On cherche à se loger dans des lieux typiques (temples, chez les locaux), auriez-vous des adresses ici ou en message privé ? Des idées e parcs où voir des animaux ? Niveau temps je pense qu'on aura entre 15 et 20 jours mais rien n'est figé. Merci à vous !!
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Compagnies de bus au Népal
Bonjour,

Je pars au Népal bientôt et j'aurais voulu savoir s'il existait d'autres compagnies de bus que Green Line et Mountain Over Land?

Notre itinéraire sera Katmandou - Parc National de Chitwan - Lumbini - Pokara - Katmandu. Il se pourrait que l'on aille directement à Pokara sans passer par Lumbini.

Quelles compagnies de bus conseillez-vous pour les trajets ci-dessus?

Merci! ;-)
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La haute route de l'Everest (octobre/novembre 2013)
J’ai réalisé ce voyage avec mon père (65 ans) sans porteur ni guide. Niveau équipement, j’avais notamment : - Un appareil photo numérique Sony RX100 et ses 2 cartes mémoire (64 GB et 32 GB); - Un GPS GARMIN 550 avec une carte des sentiers du Solukumbu trouvée là : http://www.nepal-trilogy.de/index.php/de/nepal-garmin-karten-everest-annapurna-langtang-gps-etrex.html ; - Un chargeur solaire Brunton restore : a permis de recharger les 2 accus de mon GPS chaque jour - 6 accus de rechanges pour l’appareil photo et 4 pour la frontale - Un sac de couchage Tundra (The North Face) - Une douille voleuse à baïonnette achetée à Namche Bazaar et qui permet de charger les appareils électroniques au niveau de l’ampoule électrique puisqu’il n’existe pas de prise de courant dans les chambres.

Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.

Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).

Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.

Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)



- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.

Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !



- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...

Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.



Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.



- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).





- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

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Tour des Annapurnas en avril 2012 (deux semaines), partie 1
Bonjour à tous,

Il y a 1 an, je préparais mon voyage au Népal en Avril, pour notamment effectuer le trek du tour des Annapurnas. Et grâce à ce forum, j'avais pu glaner beaucoup d'informations qui se sont avérées assez utiles..et d'autres m'ont manquées... Alors avec quelques mois de retard, et pour ceux qui à leur tour prépareraient cet itinéraire dans les semaines à venir, peut être mon retour d'expérience pourra informer certaines personnes...😎

Quelques informations d'ordre général:Nous sommes parti avec un ami la 2e quinzaine d'avrilLes grandes lignes de notre itinéraire: 1 journée à Kathmandou, transfert en bus à Bulbhule et trek sur la 1ère partie du circuit des Annapurnas, de Bhulbule à Muktinah. De Muktinah, plusieurs bus pour rejoindre Tatopani, et trek de 2 jours Tatopani -> Poon Hill -> Naya Pull, puis 1 journée à PokharaNous avons voyagé avec Lufthansa (2 escales à Frankfort + Delhi), pour un billet à 690€ l'A/R par personneSur place, notre budget a été de 400€/p, qui comprend: le visa, les permis de trek, le retour en avion de Pokhara à Kathamndou une nuit en Hotel++ 0 Kathmandou, les transports, et les nuits/repas en lodge le long du trekJ1 Après quasiment 24h de vols/transit (dont celui à Delhi qui paraissait interminable, en plus des moustiques dans l'aéroport!), nous arrivons un peu crevé à Kathmandou vers 8AM. On galère un peu pour obtenir les visas, puis on retrouve le van de l'Hotel Ganesh, que j'avais réservé à l'avance. Bien qu'un peu cher pour Kathmandou (17$), l'endroit est vraiment paisible alors qu'il est situé en plein centre ville. On en profite donc pour se détendre un peu dans la cour intérieur très sympa. Après le dej, on passe notre après midi à obtenir les permis de trek nécessaires pour les Annapurnas (prévoyez vos photos à l'avance c'est plus simple!), tout en se promenant dans les rues de KTM qui sont particulièrement tumultueuses. A l’hôtel, le manager nous propose d'organiser le transport de demain jusque Besi Sahar: au lieu de prendre un bus public direct pas très confortable, il nous conseille plutôt de prendre un bus "VIP" (plus cher...) jusque Dumre et ensuite de récupérer un van local jusque Besi Sahar. On se laisse convaincre (ce qui ne sera pas forcement une excellent idée...). Le soir, ballade dans les rues commerçantes de KTMJ2 On rejoint le terminal des bus. Nous retrouvons le nôtre, qui ne nous parait pas particulièrement plus VIP que les autres... Nous arrivons à Dumre aux alentours de 1PM...C'est un vrai bazar!! On a l'impression d'être les seuls occidentaux à être déposés là! On essaye de trouver un van pour Bulbhule, tout en évitant les gros pièges à touristes. On en trouve finalement un, mais il faut attendre 30mn...En attendant, on nous fait attendre dans une salle de resto où bien évidemment on nous pousse à la conso (mais bon..c'est l'jeu ma pauv lucette!). Nous ne sommes plus seuls, 2 japonais attendent comme nous...ils ne parlent pas un mot d'anglais, et ont l'air encore plus méfiant que nous! Finalement, après 2h d'attente, notre carosse est prêt...un bus plus que local, bondé à rabords, 35° à l'intérieur , poules et enfants qui braillent et la musique à fond. Le voyage va être long... L'objectif du jour était d'aller jusque Bulbule et ainsi d'économiser le trajet a priori sans intérêt de Basi Sahar à Bulbhule. Nous ne sommes déjà pas en avance, mais à quelques km de Besi Sahar...le bus crève!! 1H plus tard nos repartons. Arrivée à Besi Sahar, nous sommes sur le point de nous lancer au pas de course pour les 2h de marche jusque Bulbhule, mais on abandonne l'idée avec l'arrivée d'un orage! Comme nous avions prévu d'être le lendemain soir à Tal, cad 2 étapes plus loin. On se dit que l'on prendra demain une jeep entre Bhulbule et Syange pour rattraper le retard...J3 Cà y'est c'est enfin le grand départ, beaucoup d'incertitudes et d’excitations... On se lève aux aurores et partons dès 6h de Besi Sahar à pied. La journée s'annonce très belle! Nous avons fait le choix de faire cette partie à pied, plutôt que d'attendre les premières jeep. Le trajet n'a certes rien d'extraordinaire, mais il permet d'apprécier de très loin les premières cimes à plus de 6000m, et nous ne sommes qu'à 800m!! Il faut dire qu'à cette heure là, nous ne sommes pas embêtés par le ballet poussiéreux des jeep. On arrive à Bhulbule pour une pause ptit dej méritée, nous avons fait ces 2h de marche au pas de course (et ce n'est pas fini!!). Le village a vraiment un côté très bucolique et paisible, on regrette de ne pas y avoir pu passer la nuit! On part ensuite se renseigner sur la jeep reliant Bhulbule à Syange...on annonce un prix démentiel, pour a priori 1h en moins... On fait nos calculs et on se dit que en se dépêchant, on peut relier Syange en 4h, puis Tal en 4h, donc a priori 8 h de marche...ahah! Naïfs que nous sommes! Si la 1ère partie est assez facile (plate et à l'ombre), les difficulté apparaissent aux alentours de Bahundanda, le chemin est en montagne russe, et la t° commence à grimper! Qui plus est, tout notre équipement est dans notre sac, et nos rations d'eau sont au max, les sacs sont assez lourd! On arrive exténuer vers 1PM à Syange. J'ai déjà les épaules ont miettes, et mon ami ressent quelques douleurs au genou... Et nous sommes censés faire 4h de marche de plus pour atteindre à 1700m...700m de dénivelé plus haut... On repart, mais on se rend vite à l'évidence que nous ne saurons pas aller plus loin que Jagat...1300m et à 2,5h de Tal. Pour ma part, je suis au bord de l'épuisement, et j'ai quelques signes de nausées (à 1300m déjà le mal aigu des montagnes???). On prend donc du retard sur cette 1ere étape, nous ne le rattraperons que 2 jours plus tard. Nous avions vraiment été trop optimistes en voulant faire ces 2 étapes en 1, d'autant qu'il s'agissait de notre toute 1ère étape, et sous une chaleur importante! Nos organismes ont donc bien été mis dans le bain! Côté paysages, après une vallée assez ouverte et verdoyante jusque Syange, celle ci se transforme en gorges très profondes dont on ne distingue pas le haut. par la suite. Jagat est un petit village situé sur un promontoire rocheux, on a l'impression qu'il est accroché à la montagne. A partir de 13/14h, le temps s'est couvert et devient menaçant, mais ce sera ainsi souvent le cas tout le reste du séjour. On loge dans une petite GH sans prétention, mais agréable. On se couche exténué, mais contents au final d'être bien lancé! Petite remarque budgétaire ici: on l'avait plus ou moins senti à Besi Sahar et aussi avec le prix de la jeep (que nous n'avons pas pris!), mais les prix pratiqués ont connu une belle inflation que ceux indiqués dans mon Guide Book (pourtant assez récent): si le prix de la chambre est réglementé et donc toujours aux ~de 1€, les repas eux ne sont pas réglementé, et les prix s'avèrent 2x plus cher que prévu. Rien de démentiel bien évidemment (surtout au regard de notre PA), mais il n'y a aucun DAB sur le parcours, et nous devons donc tenir avec ce que nous avons, et même si nous avions prévu du rab, il va donc falloir qu'on fasse attention à nos dépenses. Par la suite, on est même aller jusqu'à négocier 0,5€ sur le prix de la chambre! Radins que nous sommes!!!J4 Aie aie!! On est tendu de chez tendu au réveil!! Ça tire de partout!! Objectif du jour: Dharapani en pessimiste, Danakyu en réaliste..ou Timang en très optimiste! On reprend donc la chemin dans les gorges. Le départ est difficile pour les organismes, mais les douleurs disparaissent au fur et à mesure, et on atteint assez rapidement Chamje, en ayant emprunté un itinéraire bis plus sauvages et permettant de contempler de magnifiques cascades! Après un petite halte, nous repartons en direction de Tal. On commence aussi à croiser pas mal de sherpa avec leur ânes sur le chemin, mais pas encore beaucoup de touristes à ce stade. Les gorges se ressèrent à l'approche de Tal, et avant l'arrivée au village, nous avons la premier gros dénivelé avec un escarpement rocheux de 250m de déniv qu'il faut grimper. Dans la montée on croise quelques militaires, et un camp est installé juste en haut, une certaine agitation semble animer les lieux...on se demande pourquoi et on le comprendra plus tard! Une fois la montée effectué, nous arrivons à Tal, qui se situe au début d'une long plateau dans une vallée qui s'est bien élargie. On fait une halte pour reposer les épaules dans le village. Tal devait être notre village étape de la veille, et on regrette là aussi de ne pas y passer la nuit car le village est très sympa. A défaut, on décide d'y déjeuner, on choisit un lodge à la sortie du village, conseillé dans mon guide book pour ses quelques mets succulents! Et on ne sera pas déçu! Mais alors que l'on profite du déjeuner, une énorme déflagration a lieu! Sur le coup on est vraiment surpris et on se demande de quoi il s'agit. Un gigantesque nuage de poussière se forme et remplit toute la valet, on est obligé de rentrer pour ne pas être dérange, un vrai Sirocco!! On apprend qu'il s'agit en fait des militaires qui font péter des pans de montagnes à la dynamite, pour la construction de la future route carrossable menant à Manang! Heureusement que nous n'étions pas à proximité quand tout çà a pété! Après cette pause dej pétaradante, on repart en direction de Dharapani. On doit d'abord longer la rivière sur un long plat assez fatigant car dans un pierrier important et avec des bourrasques de vents. Avant Nache, la vallée se ressère à nouveau, et le chemin se fait aérien par endroit, avec des passages assez humides sur des cascades en plein milieu du chemin. La particularité du chemin dans cette vallée et qu'il change régulièrement de rive, on traverse donc assez régulièrement des des ponts suspendus, et parfois accompagnés de troupeaux d'ânes. On avance assez bien finalement, et vers 15h nous arrivons à Dharapani, célèbre notamment pour être le point de départ/arrivée de trek du Manaslu. On est en meilleure forme qu'hier, on décide donc de prolonger l'étape au moins jusque Danakyu. Petit passage obligé au check point pour pointer nos permis avant de repartir. La montée vers Dankyu est un peu plus soutenu...ou bien c'est nous qui sommes plus fatigués...ou les 2? A partir de Dharapani, le paysage se transforme: alors que jusqu'ici la flore se voulait surtout subtropicale, on passe désormais d'avantage vers un univers alpin, avec l'apparition d'arbres épineux. Après 1h30 de marche, on arrive à l'entrée de Danakyu, mais le lodge que nous voulions se situe dans la partie supérieure du village, et on marche quasi 30mn de plus pour y arriver, et là çà commence à devenir difficile!! On arrive donc assez épuisé au final! En voyant ce qui nous attend demain matin, on se dit que dans tous les cas, nous n'aurions pas été capable de continuer plus loin auj: une belle montée de 500m de déniv jusqu'à Timang! On restera bien là pour la nuit. Après s'être couvert dans l'ap midi, le temps se dégage pour le couché de soleil, et on aperçoit les premières cimes enneigées en surplomb sûrement aux alentours de 6000m (!!!). Petit luxe du lodge, on peut prendre une "douche" chaude. La dernière remontait à 48h, avec la poussière sur les chemins, on commençait à se sentir poisseux! L'avantage de stopper dans des villes intermédiaires, comme Danakyu plutôt que dans les villes étapes plus "officielles" (Tal, Chame, etc..) c'est qu on y rencontre moins de touriste et un peu plus d'authenticité! C'est l'avantage que l'on se trouve dans le retard pris depuis le 1er jour...Le soir, on dine en compagnie de jeunes locaux particulièrement excité, et proches de la bagarre..ambiance!!J5 On a bien dormi! Encore une fois le ciel est bien dégagé, et c'est dans une vallée ensoleillé et verdoyante que nous repartons. L'objectif initial du jour est Dukhur Pokhari, mais finalement nous comblerons notre retard jusque Pisang après une très longue journée! On démarre très fort, puisque comme on l'avait vu hier, la montée au prochain village, Timang 2550m, nécessite une montée de 500m sur un chemin sinueux, à travers falaises, cascades, sapins, et rhododendrons. Cette montée, bien que physiquement difficile, est entouré d'un cadre enchanteresse. Tout semble si paisible. En milieu de montée, on se fait doubler par un jeune couple, et sans bâtons qui plus est! Mon ego en prend un coup, mais mon ego à mal au dos aussi! On atteint Timang au bout de 1,5h de montée exténuante. Et dire que nous ne sommes qu'à 2500m!! Timang est un village vraiment rustique, très peu d'infrastructure. Du village .On ne s'y arrête pas et on continue en direction de Chame. Sur le chemin, on a une vue imprenable à l'est sur le Manaslu, 8e sommet au monde tout de même.. Juste après Timang, on passe un pont suspendu assez impressionnant. Faut pas avoir le vertige, près de 100m de vides sous nos pieds... On continue ensuite vers une vallée assez ouverte, une sorte de plateau d'alpages avec bon nombre d'élevages, et notamment de chevaux. On approche Chame, la capitale administrative de la vallée, et avec Chame, nous apercevons notre premier 7000! Il s'agit de l'Annapurna IV. Quand vous voyez un pic de plus de 7000m depuis 2600m, çà fait une drôle d'impression! On se sent vraiment, vraiment petit! On arrive à Chame pil poil pour la pause dej! Mais on est dejà un peu sur les rotules! On prend donc une longue pause de 2h dans un resto du village. Chame possède quelques boutiques Internet&Tél, on en profite donc pour se brancher au monde quelques instants (modernité quand tu nous tiens!!). Après nos 2h de pause, on repart un peu tendu en direction de Dukhur Pokhari (3240m), 800m de dénivelé et 3h de marche au programme de l'après midi. Après une montée rude vers Bhratang, la pente se fait un peu plus douce mais sûr tout de même. On pert un peu de temps à la sortie de Bhratang, car le chemin principal est fermé à cause des travaux d’aménagements, et on a un peu de mal à trouver le chemin alternatif. Après Bhrathang, la vallée bifurque plein nord et on marche face à montagne très impressionnant géologiquement parlant, qui forme un virage en forme de toboggan incurvée haut de 1000m. Les locaux lui ont donné un nom dont je ne suis plus sur, mais qui ressemblait à qqchose comme "Stairway to Heaven" (ou qqchose comme çà...et non non je ne suis pas fan de de groupe de rock!:p)...bref très impressionnant. Comme d'hab, le temps se grise, et aujourd'hui on sent clairement que l'on approche la haute montagne, le vent s'est levé et la t° a baissé, on enfile d’ailleurs pour la 1ère fois notre polaire. Nous arrivons finalement à Dukhur vers 4PM...Et on n'hésites... Même si on est crevé, Pisang n'est qu'à une grosse heure de marche, et sans vraiment de dénivelé, et mon guide book parle d'n resto qui fait de très bonnes pizzas...et l'ambiance à Dukhur est un peu morose. Qui plus est cela nous permettrait d'enfin rattraper notre retard initial, puisque Pisang devait être notre arrivée du jour. On prend donc notre courage à 2 mains (enfin à 2 pieds...) et on repart en direction de Pisang. 2 villages existent en fait: Lower Pisang à 3150m avec des lodges de bonnes catégories, et Upper Pisang à 3300m avec des logements plus basiques mais bénéficiant de vues panoramiques. Étant donné notre état de fatigue, on opte plutôt pour Lower Pisang (tant pis pour la vue on l'aura demain!) alléchés par cette histoire de pizzas....mais 30mn après Dukhur, on commence à se poser des questions...on a l’impression de monter monter, alors que le village est plus bas...Et on arrive bien à Pisang...mais à Upper! Bon qu'à cela ne tienne pour notre pizzas, au moins c'est fait, et il est vrai que la vue décoiffe même si le ciel est vraiment couvert et que la nuit tombe. Avec l'arrivée à Upper Pisang, c'est aussi l'arrivée en territoire d'influences tibétaines, l'architecture s'est clairement modifié, et de nombreux drapeaux à prières ornent les villages. On choisit une lodge des plus basiques qui nous fait même la chambre gratos..pour peu que l'on dine chez elle (ahh on est bien français tien!). On nous prépare un sceau d'eau chaude pour que nous prenions notre "douche", qui en réalité se situe dans les toilettes...du grand luxe! Une fois la nuit tombée, on sent vraiment que l'on a passé un cap auj, la nit est vraiment fraîche et on dort avec un ts cette nuit! Mais on finit cette soirée avec un sentiment d'effort accompli! J6 Aujourd'hui est un grand jour, on entre enfin dans le domaine de la haute montagne et nous allons faire toute une journée avec un panorama permanent sur la chaine des Annapurnas. Contrairement aux autre matin, il fait certes plutôt beau, mais il y a un léger voile dans le ciel, qui durera une bonne partie de la journée. La journée débute par une rude montée au village de Ghyaru à 3620m. 300m de dénivelé de lacets infernaux qui montent abruptement. Ghyaru est un village célèbre bon son temple. Tout comme Upper Pisang, Ghyaru est dans la pure tradition tibétaine. On s'arrête 15mn pour reprendre notre souffle, le temps également de discuter avec l'instituteur de l'école du village, qui nous explique comment fonctionne son école. Après Ghyaru, le chemin suit le flan de la montagne avec une vue panoramique extraordinaire sur les massif des Annapurnas. Le spectacle est littéralement grandiose!! On poursuit donc tranquillement jusque Ngawal, où nous nous arrêtons pour la pause dej. On trouve un resto très sympa, où l'on déjeune sur le toit face aux montagnes, dément!! le vent souffle en bourrasque, mais cela a eu pour effet de chasser les nuages. L'étape de l'après midi s'annonce assez pénard puisqu'il s'agit dune descente vers Bragha, on prend donc notre temps le midi en se reposant au soleil et profitant du panorama. La fin de l'étape se fait donc assez rapidement par une descente rapide sur Bragha, 250m plus bas à 3450m. Après l’accalmie du midi, le ciel se recouvre à nouveau et on a même droit à quelque gouttes! Mais l'arrivée à Bragha est somptueuse: l'ancien village est situé au cœur d'une cirques de rochers sculptés par le vent, et le mélange entre les lumières du couché de soleil et l'ombre menaçant des nuages et de ces rochers créent un paysages d'un contraste saisissant! Les lodges du village sont un peu à l'écart. On choisi le plus huppé, avec pâtisserie et accès internet (mais qui ne fonctionnera pas faute de satellites!). Thomas est un peu crevé à l'arrivée et me laisse donc aller visité le village tout seul, village qui nécessite une petite grimpette, qui fait un peu mal aux jambes! mais quel plaisir de se promener au milieu d'un tel panorama! Arrivée dans la village, je passe devant le temple, et une vieille dame me propose d'entrer...un peu sceptique au départ (...je crois à une démarche commerciale..), je la suis tout de même...et heureusement car il s'agira d'un de mes moments préférés du séjour. En effet, cette vieille dame n'était autre que la gardienne du temple, et elle a opéré tout une cérémonie, rien que pour moi..et sans rien n'attendre en retour...moment magique coincé dans le temps... à la fin de la cérémonie, elle me marque le Tilak sur le front, signe porte bonheur! Je sors de là un peu déboussolé, conscient que je viens d'assister à un moment unique. Je redescend en oubliant la marque que j'ai sur le front...du coup Thomas se demande ce qu'il m'est arrivée!! Ahah, ben t'aurais du venir!! La soirée se termine tranquillement. Demain est censé être une journée de repos avec seulement une très courte étape pour atteindre Manang, mais si je suis en forme, je compte bien m'acclimater et faire un aller retour au View Point à 4000m!· J7 Levé à 6h, il fait un temps magnifique, idéal a priori pour l’objectif du jour, un point de vue en surplomb à 4000m, 600m plus haut. Le side trip complet consiste à aller au Ice Lake à 4600m, cad 1200m plus haut, mais sur le coup, cela me parait assez compliqué. J’ai ressenti quelques douleurs au genou en fin de journée hier, il ne faut donc pas trop prendre de risques…çà, c’est ce que je me dits !! Au-delà de l’intérêt visuel, le but est d’acclimater le corps à l’altitude en vue des prochaines étapes. Après avoir retraversé à nouveau le village, la montée débute fort en lacets pour rejoindre un replat à 3800m. Grosse différence ce matin, je n’ai pas de sac de rando, seulement un petit sac pour l’eau, et je le ressent clairement dans les jambes. La montée se fait très tranquillement à un bon rythme, je dépasse même la plupart des groupes parti jusqu’à 1h avant moi. Après le replat, une montée assez vertigineuse le long d’une crête aérienne permet d’atteindre le fameux View Point à 4000m…Que j’atteins donc au bout de 1,5h, au lieu des 3h escomptés… Et je me sens très bien, je me dis donc que je peux pousser encore un peu… Au final, et 1h plus tard, j’arrive au Ice Lake à 4600m sans réelle difficulté. Je suis assez étonné, et optimiste du coup pour la suite, du peu de symptômes ressentis ! Je suis par ailleurs le 1er à arriver sur les lieux, les prochains rares randonneurs n’arriveront que 30mn après. Du coup, un sentiment se totale solitude m’envahit : je suis à 4600m, au pied d’un pic à 6000m qui me parait si proche, et en face de moi, le plus beaux panoramas de mon trek, avec l’ensembles des Annapurna et un ciel complètement dégagé. A 4600m, j’ai l’impression d’être à hauteur du glacier du Gangapurna juste en face moi. C’est le genre de décor que je ne pourrais admirer que peu de fois dans ma vie. L’Ice Lake est un lieu très paisible, il n’y a aucun bruit aucun son, je suis seul face au gigantisme de la nature. Sur les bords du lac, seul un petit monument religieux tibétain est présent, ce qui confère un côté très spirituel au lieu. Il fait par contre assez froid, et au bout de 20mn, je commence en plus à ressentir un petit début de maux de tête (je viens de passer de 3400 à 4600m en 2,5h…). Je fais donc un tour rapide de l’Ice Lake, me recharge en eau dans le lac (si elle n’est pas pur ici, elle ne le sera nulle part !), et reprend l’itinéraire en sens inverse. Au moment de partir, les randonneurs dépassés dans la montée arrivent seulement. Je descends assez rapidement, mais en faisant tout de même attention à ne pas trop forcer sur les genoux. Je suis d’autant plus satisfait que le temps se gâte, et que les randonneurs qui ne montent que maintenant ne jouiront pas du même panorama (hihihi). Dans la descente, je croise le couple qui nous avons dépassé 2 jours plus tôt, et que nous avions revu dès l’arrivée à Upper Pisang. Contrairement à nous, ils ne se sont pas installés à Bragha, mais juste plus haut à Manang, là où nous irons aujourd’hui. On les rejoindra d’ailleurs au même lodge un peu plus tard dans la journée. Je reviens vers 12h à Bragha. Thomas fait bronzette au soleil (même s’il commence à se voiler !) en m’attendant. Le temps de remettre les sacs sur le dos, et nous partons de Braga, pour juste 30mn de marche assez simple jusque Manang, qui est le cœur de la vallée de la Marsyangdi. Il existe même un petit aérodrome ! Pour certains, Manang est un peu trop développé. Mais il faut y voir des bons côtés. Cela permet de profiter de quelques plaisirs (bon lodges, resto, pâtisserie, et même un petit cinéma très…folklo !) avant les prochaines étapes beaucoup plus rudes. On s’installe dans un lodge à bonne réputation grâce à ces pâtisseries, qui s’avérera donc être le même que celui de notre couple avec qui l’on va sympathiser dans la soirée, et qui s’avéreront donc ne pas être un couple mais 2 amis suisses de Genève, dont la fille a pas mal d’expérience en randonnée (c’est donc ça !! Mon égo est rassuré !). Après un bon repas, où nous n’avons pas pu nous empêcher de gouter au hamburger local, on part au Tourism Center pour se renseigner sur les conditions d’accès au Tilicho Lake. Nous voulons en effet faire ce side trip, qui nécessite 2 jours de plus sur l’itinéraire habituel. Mais les conditions d’accès sont réputées assez compliquées et l’on va donc se renseigner. Mais la réponse nous sera apportée quelques heures plus tard. En effet, cette fois ci, si le temps se dégrade, cela va au-delà du ciel couvert, puisqu’il se met à neiger à gros flocon !! On est tout de même à 3400m et en plein cœur d’un des plus hauts massifs au monde… Problème, la neige n’est pas que provisoire, et elle tombe toute l’après-midi jusque dans la soirée. Cela remet évidemment en question notre détour au Tilicho Lake. Nous nous renseignons auprès des locaux, qui nous déconseillent d’y aller, le chemin sera encore plus que d’habitude sujet au glissement de terrain. On ne peut qui plus est pas se permettre de perdre une journée. On discute aussi avec le couple suisse qui eux aussi veulent faire l’étape au Tilicho. Ils ont un peu plus de marche de manœuvre que nous, et peuvent donc se permettre éventuellement de prendre 1 journée supplémentaire si le parcours est difficile. Résignés, et vraiment déçus, je prends la décision qui apparait plus sage(pourtant ça ne me ressemble pas !) en continuant sur le chemin normal montant au col de Thorung La. L’avantage est que notre parcours sera un peu plus serein : le side trip au Tilicho devait être fait au pas de course et sans marche de manœuvre, c’était donc un peu tendu. Au moins la neige nous règle le problème. Autre problème, nous ne sommes qu’à 3400m, s’il neige comme cela, dans quelles conditions sera le col à 5416m ! Nous avions fait le choix de ne prévoir qu’un équipement léger, et je crains de ne pas être bien équipé ! C’est donc un peu déçu et avec quelques doutes que l’on se couche ! Dehors, le ciel est à nouveau dégagé, c’est déjà ça…

FIN DE LA 1ERE PARTIE! (suite ici ==> http://voyageforum.com/...ost=5767645;#5767645)
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Trek au Népal en novembre: choisir Manaslu ou les Annapurnas?
Bonjour à tous et à toutes !

C'est aujourd'hui à mon tour de poster ici pour bénéficier des conseils ô combien avisés des vénérables Voyageonautes parcourant ces espaces de discussions :p

Je projette, avec mon père et un ami, un trek au Népal pour Novembre. Comme ce n'est sans doute pas de sitôt que je pourrai poser autant de jours, je souhaiterais faire la balade la plus longue possible. Je me suis renseignée auprès de quelques agences ayant bonne réputation (Trinetra et celtic trekking pour ne pas les citer) et j'hésite entre plusieurs possibilités:

Grand tour des Annapurnas (+ tichilo ou camp de base): itinéraire traditionnel

Tour du Manaslu et Tsum valley: itinéraire classique

Ou bien le combiné manaslu annapurna: l'itinéraire proposé est le suivant:

Katmandu-Chanaute-Duteni; Dhuteni–Barpak; Barpak–Laprak; Laprak-Kholabesi; Kholabesi-Jagat; Jagat-Deng; Deng -Namrung; Namrung-Sama Gaon

Sama Gaon -Samdo Samdo-Larke Glacier Larke Glacier-Larke-La 5300m-Bhimtang Bhimtang-Tilje Tilje-Koto Koto-Pisang Pisang-Manang; Manang–Lether;

Lether –Phedi; Phedi-Col du Thorong-Muktinath Muktinath-Jomsom

J'aimerais avoir votre avis sur ces différentes balades. J'aimerais bien faire le tour des anas mais à ce que j'ai lu c'est devenu assez touristique... Est-ce également le cas en novembre?

Le tour du manaslu me dirait bien car réputé "plus sauvage" mais est-ce aussi beau que le tour des anas? A ce qu'il parait la première partie n'est pas interessante car se situant dans des gorges, ce qui empeche d'avoir une bonne visibilité

Le combiné permettrait de faire "un peu des deux" mais comme je ne connais absolument pas les itinéraires, je sais pas si la combinaison est intéressante

Le budget n'est pas une considération première, j'ai vraiment envie de me faire plaisir et vu l'age de mon père ce sera sans doute le dernier trek de cette envergure (c'est aussi le premier aussi grand lol) qu'on fera ensemble, en plus il me laisse organiser le tout (pressiooooon) donc j'ai vraiment envie que ce soit réussi !

Si vous pouviez toutes info, avis etc pour que j'arrive à me décider ce serait génial

Merci par avance :)

Raphaelle
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La demeure des dieux: le Népal
Dans la demeure des dieux : le Népal

Minuscule royaume, " la demeure des dieux ", l’Himalaya, le lieu de naissance de Bouddha, ce n’est pourtant pas en ces termes que j’ai rêvé du Népal et de Kathmandu la première fois ! A l’apogée de ma crise d’ado, je rêvais des baba cool. J’ai lu " les chemins de kathmandu " et j’ai vu les yeux de Bouddha que j’ai eu envie de croiser.

Ce voyage a deux particularités. La première étant que cette fois au lieu de laisser les enfants choisir, j’ai imposé la destination ! ben oui, en tout égoîsme, au bout de 6 ans c’était mon tour de choisir ! La seconde est que nous avons voyagé avec un élément de moi à notre tribu car notre fils aîné pour des raisons scolaires est resté en France. Personne avant le départ, ni lui, ni nous, ne pensions que ce serait aussi difficile !😕

Alors toutes résolutions prises, que faire au Népal ? On avait plus pensé aux côtés culturels de la vallée de Katmandou, au côté humain, à la rencontre avec l’hindouisme et le bouddhisme, qu’au trek . C’était avant que Nancy ne vienne nous perturber ! Nous avons donc choisi un mini-trek dans la vallée de Kathmandu pour se mettre en appétit et tester notre condition physique, la suite vous dira que ce ne sera pas un réel succès !

AVANT LE DEPART : Formalités Visas de transit pour l’Inde : 232 e Visas pour Népal : pris sur place 25$ (payable en $, euros…) Nous avons pris par souci d’économie, deux vols : Lyon-Delhi puis Delhi-Kathmandu. Quelle galére, on allait s’offrir ! Transiter par l’Inde est une vraie épreuve de force tant sur l’obtention des visas( onéreux 50e et que mon mari a dû aller chercher à l’ambassade après 6 semaines, la veille du départ, car ils n’étaient toujours pas traités !) que sur les conditions, dans des salles parqués comme des bêtes ! Vous avez compris, la prochaine fois, nous prendrons un vol direct !

TRANSPORTS

Aérien Lyon-Delhi via Bruxelles : 2600 e Delhi- Kathmandu : 888e Soit par personne : 872 e

Local Notre point faible en négociation !😕 Nous avons essayé de tenir compte des prix annoncés sur le forum et de la hausse des carburants. Nous avons favorisé les taxis car à 4 c’est facile et vite amorti ! Journée Kathmandu avec attente du chauffeur : 800 rp Baktapur – Patan ( grand taxi type van) 600 Hôtel summit- durbar square Patan : 200 Patan-thamel : 300 Thamel-Pashupatinah : 300 Bodnath- Thamel : 300

BUDGET Par personne comprenant les transports aériens mais hors achats des souvenirs : 1640 e

ITINERAIRE 22 oct : Lyon/ Delhi 23 oct : Delhi / Kathmandu 24 oct : Visite Kath. et swayambu 25 oct : Trek : sanghu / Nagarkot 26 oct : Nagarkot / Nala/ banepa/ Dulikhel 27 oct : Dulikhel- Panauti ( bus local) – Godavari 28 Oct : Chitwan 29 oct : Chitwan 30 oct : Chitwan / Bhaktapur 31 oct : Bhaktapur 1er nov : Bhaktapur – Patan 2 nov : Patan- Kath 3 nov : Pashupatinah- Bodnath 4 nov : retour

HEBERGEMENT Une des surprises du voyage ! Je n’estime pas être une chochotte ! Je ne suis pas déranger par le rudimentaire mais pour être à l’aise il nous faut du " propre ! ! ! ! ! c’est la première fois que nous avons souffert du manque d’hygiène. J’avais réservé dans la catégorie " moyenne ou chic " mais ce fut quand même parfois limite.

Kathmandou : International GH😇 Réservation par internet pour 2 deluxe mais sur place une standard et une suite pour le prix convenu à la réservation. Soit 50e par nuit pour deux chambres avec petit déj Un peu à l’écart de Thamel mais à 5mn à pied. Chouette jardin. Chambre standard plus ou moins tristounette mais suite très belle et agréable. Pensez à réserver car c’est toujours complet.

Dulikhel : Royal GH🏴‍☠️ Initialement prévu par le guide mais pourrie ! ! ! ! Après première inspection : moquette très sale, serviettes de toilette non changées, lit humide, rideau tâchés, …et j’en passe ! On s’est d’abord dit qu’on coucherait dans nos sacs de couchage mais finalement on a quitté les lieux !

Dulikhel : Dulikhel lodge resort : coup de cœur !😇😇😇 90$ pour 2 chambres avec vue sur Himalaya et petit déjeuner ( buffet) En contrebas de la rue principale, bien au calme. Chambre spacieuse, très propre, agréable, terrasse Super ! ! ! !

Nagarkot : Galaxy tower view Gh rustique dans des bâtiments disséminés dans un jardin. Chambre triple. Très rudimentaire mais propre

Godavari : Birkuti hôtel L’hôtel va fermer ses portes, je ne m’étends pas.

Chitwan : Safari adventure lodge😇 Beau lodge avec chambres dans bâtiment principal ou en cabanon disséminés. Sommaires mais beaucoup de charme et très propre. Situé en dehors de la ville à côté de l’Elephant Center dans un village Taru. Très bon repas. Bonne organisation des activités et guide anglophone. Personnel extrémement serviable et attentionné ; eau purifiée à volonté. Piscine

Bhaktapur: Bhadgaon GH Idéalement situé en plein centre, en face du temple Nyatapola. Chambre quadruple spacieuse, propre : 50e avec petit déjeuner Resto dans jardinet.

Patan : Summit Hotel😇 Du haut standing ( et pour une fois, cela nous a fait beaucoup de bien !) Chambre sur jardin, très propre, déco soignée : 2 ch double : 120e Piscine Situé à l’est de la ville, taxi conseillé pour durbar square. Excellent et copieux petit déjeuner ( buffet)

REPAS

On a toujours trouvé toute sorte de cuisine ( locale, italienne, chinoise...) .

La cuisine népalaise est épicée. Plats les plus connus : Dal (lentilles) bath ( riz) le plat national se composant de soupe de lentilles, riz, et curry de légumes parfois de viande. : les momos : raviolis de viande ou légumes frits ou vapeur : le yaourt de Bhaktapur

Prix moyen : toujours très bon marché Soda : entre 30 et 50 Fried rice : entre 100 et 150 Momos : entre 90 et 150 Pizza : entre 220 et 350

Roadhouse à Thamel Accueil sympa Large choix de pizzas, pâtes…

Diyalo Freak street prés durbar square à Kathmandou Dans un petit jardin à l’écart du bruit. Prix sympa

Badhgaon café à Bhaktapur Un peu plus cher que le Sunny mais service extrêmement lent !

Sunny restaurant à Bhaktapur😉 Du newar, chinois, italien… Très bon rapport qualité/prix Patron parlant français, très sympa Terrasse sur Thaumadi square

GUIDES Le lonely planet pour ce qui est à visiter Le routard pour débrousailler et les adresses resto et hôtel.

CHANGE Taux sensiblement pareil partout. Environ 1 e = 98 rp Pas de commission

CLIMAT Soleil tous les jours au programme ! Frais le matin et le soir mais juste une petite veste Pas eu besoin de sac de couchage même à Nagarkot ( oui, oui c’est bien moi la grande frileuse qui le dit !)

SOUVENIRS Aie, aie, aie ! Nous adorons le bois, les masques, le bouddhisme, les poteries. 🤪 Au choix ( c’est vrai, nous n’en avons pas beaucoup fait !😉) :sculptures, masques, bronze, moulin à prières, bol chantant, marionnettes, tangka, laine (ouf on n’aime pas ça gratte ! ), couteaux… Marchandage indispensable mais dans la bonne humeur !

VISITES

Durbar square à Kathmandou : 250 / pers . Pass possible pour la durée du visa avec photo et passeport Durbar square à Bhaktapur : 750 / Pers idem Durbar square à Patan : 200/ pers . Enfant demi-tarif Musée de Patan : 200 / pers . Enfant demi-tarif Pashupatinah : 250 / adulte Bodnath : 200 / adulte Swayambunath :

TREK Réservé sur les conseils de Nancy et d’autres vfétistes à Nepal ecology trek. Prix légèrement supérieur à d’autres agences mais une partie des bénéfices est reversé dans un but humanitaire à un dispensaire, ce qui nous plaisait.

Prix : 209 e par personne Comprenant : le trek dans la vallée de kathmandu 4 nuits/ 5 j : un guide et deux porteurs : 3 repas par jour : hébergement : transferts aéroport et trek

Nos accompagnateurs : Un guide Rishi : jeune homme de 26 ans, parfaitement francophone, très proche de nous et adorable avec les enfants . ce fut très intéressant de pouvoir échanger sur la vie au Népal . Il travaille aussi en solo basnet_rishi2004@hotmail.com . n'hesitez pas!!!

Les porteurs : Souas et Kuma . Quand Thomas et Lucie les ont vus, ils nous ont dit : " il y a un jeune et un vieux " . On apprendra pendant le trek que " le vieux monsieur " au visage buriné a, en fait, 42 ans, c’est à dire notre âge : gloups !🤪 et qu’il est deux fois grand-père : regloups ! 🤪Merci les enfants ! ! ! ! ! 🤪🤪Ils étaient charmants. On avait deux sacs pour nous quatre ( et deux petits que nous portions nous même). Nous avons limité au maximum la charge car au début, nous ne voulions pas de porteurs. L’agence nous a fait comprendre que ce serait plus confortable et qu’au Népal c’était une source de revenus. Le jour J, nous donnons les deux sacs (entre 8 et 10 kg chacun), le regard baissé . Au bout de 10 mn, Rishi nous dit qu’ils sont très contents car les sacs sont légers ! Hourra, nous sommes soulagés, l’aventure peut commencer ! Tout le trek se fera à la même cadence, jamais les uns sans les autres . Nous prendrons tous nos repas ensemble. Super sympa !

Pourboire : on a tenu compte de la moyenne annoncée mais aussi de ce que nous avions envie de donner et tant pis si certains disent que c’est excessif ! ( 20 e par porteurs et 40 pour le guide)

Contenu du sac : On est parti avec une tenue propre Une tenue de rechange : tee-shirt, slips, chaussettes Une trousse de toilette Pyjama Une polaire zippé avec un coupe-vent Un tee-shirt longue manche pour les soirée Des chaussons Une trousse d’occupation : jeux de cartes, livres, dés, carnet de voyage, livres Une trousse médecine Lampes frontales

Journée type Lever 6h Petit-déj : 6h30 Départ 7h Marche 5h Pause déj 1h Marche 1à 2 h Pause au lodge entre 15/ 16h à 18h Balade dans village 1h Dîner 19h Gros dodo !

Repas Compris dans forfait Très simple mais copieux La vallée de Kathmandu n’offre que peu de gargotes, petites boutiques, nous n’avons donc pas réussi à prendre de repas 2j sur 4 .

Les lodges On s’imaginait dans des refuges de montagnes et là fut notre grande déception car en fait, nous sommes redescendus chaque jour en ville pour loger dans des GH. Le confort est vraiment rudimentaire ( là n’est pas le souci) mais dés le 2éme jour c’était en plus sale . Nous avons demandé à changer et avons payé un supplément . Le routard extrême ce n’est pas pour nous . Dommage pour l’ambiance refuge !

Condition physique Donnée pour 2200 m maxi d’alt. Ne nécessitant pas d’expérience de la rando et à la portée de tout le monde . Là on n’est pas tout à fait d’accord ! Voir J3. Nous n’avions pas choisi Jom Som en pensant que notre condition physique ne nous le permettrait pas, ce qui a bien fait rire le guide qui nous a avoué que premièrement les guides ne se battaient pas pour accompagner les treks de la vallée de Kath, car il faut chaque jour monter ( souvent entre 800 et 1000 m ) puis redescendre coucher dans la vallée et que deux le trek de Jom son demande moins de conditions physiques car moins de denivellé sur une journée. Bon ben tant pis, on sera obligé d’y retourner pour faire la comparaison ! ! ! ! !

Nous avons adoré : les petits village de montagne : l’accueil et les bons moments passés avec la population : la bonne ambiance du groupe : le cachet du village de Nala : les cultures en terrasse

Nous avons moins aimé : les nuages accrochés à l’Himalaya : la route poussiéreuse et embouteillée entre Nala et Banepa : plus aucune motivation à marcher : Ne pas être prévenu qu’il n’y aurait rien pour se restaurer et s’approvisionner : se perdre : toujours inquiétant ! : ne pas profiter de l’ambiance refuge.

SAFARI A CHITWAN

Prix : 95 e par pers : 2 nuits / 3 j : comprenant : le lodge et les 3 repas : les activités : le guide naturologue anglophone : boisson à volonté dont eau purifiée

Organisation : Le guide vous annonce le programme de la journée. J1 : Village Taru visite, danses locales J2 : Pirogue : balade dans la jungle 2h : Visite de l’elephant center : observation des oiseaux le long de la rivière : safari à dos d’éléphant 2h J3 retour sur Kathmandu

Transport en voiture privée Supplément de 55 e le trajet mais totalement hors de prix ! Nous avons choisi cette formule car nous nous sommes décidés le matin pour la journée même et que le jour du retour les bus touristiques ne fonctionnaient pas à cause de la fête. J’ai aussi voulu tenir compte des remarques quant aux nombreux accidents avec les bus sur cette route ;

On a aimé : Le safari à dos d’éléphant Voir les derniers rhino unicorne Le calme du Teraï L’atmosphère africaine

On a moins aimé : Se retrouver, pour le prix exhorbitant de la prestation, à 7 dans une berline !

En bref : Chitwan n’était pas prévu au programme car j’avais privilégié la vallée de Kath. à cause de l’instabilité politique de l’époque et que j’avais eu peur du côté trop bien bordé des activités. Au final, nous avons fait toutes les activités seuls ! Bref Foncez ! ! ! ! ! c’est un autre aspect du Népal !

LE CARNET DE ROUTE

22 octobre : vol pour Delhi

23 octobre Delhi – Kathmandou avec en toile de fond l’Himalaya ! ! ! Passage de l’immigration ( 1h) en prenant visa sur place L’agence nous attend comme prévu. Nous faisons connaissance de Rishi, notre guide, qui bonne surprise est parfaitement francophone ! Accueil avec un collier de fleurs et premier : Namasté ! Installation à l’International GH et grooossse sieste réparatrice. Découverte de Thamel, de la pollution, des klaxons, des boutiques touristiques, des crachats, de la population… déroutant mais fascinant

24 octobre Petit déjeuner copieux On prend un taxi à la journée pour visiter kathmandou . Durbar square : les bâtiments en bois sont tous plus beaux les uns que les autres, on ne sait plus où donner du regard. A cette ambiance médiévale, se mêlent les ricksaws, les femmes aux saris multicolores, les vendeurs en tout genre, les faux shadus, : du grand spectacle ! un régal ! ! ! ! !😇 Visite de la maison de la Kumari : dernière déesse vivante dont l’histoire nous fait frissonner… Je vous passe le détail de chaque temple. Nous avons aimé : la finesse des sculptures, le bois ( style newar ) de partout, la vie sur la place, être assis en haut du Megu dal et observer la vie plus bas, la ferveur des hindous devant Hanuman. Balade à Chow Indra. On se mêle à la foule, on se perd, on fouine. On est, à nouveau, admiratif devant la ferveur hindouiste . inculte en la matiére, on essaie de comprendre. On observe, en retrait, dans un petit coin, les rituels. Ici la pratique religieuse prend toute sa dimension !

Repas au diyalo et découverte des momos ( avec une petite pensée pour Nancy et Fifi)

Visite de Swayambu C’est le temple des singes, ben oui, ça c’est sur ! ! ! Premiers temples, premiers drapeaux de prière qui flottent au vent, et à mesure qu’on gravit les escaliers l’émotion m’envahit… j’attends, j’attends de voir les yeux de Bouddha. Mon émotion est palpable et Thomas me dit " tu vas pleurer, maman, ? " suis-je prévisible à ce point ? On arpente les ruelles, on s’arrête ici et là observer les sculptures sur ardoise, les moulins à priére … on s’approche… Et là, au détour d’une rue, aux sons du Om mani padme um, j’ai mes yeux dans les yeux de Bouddha. Ben oui, je pleure ! ! Je pleure de joie d’être ici à réaliser mes rêves ( quelle chance !), d’émotion à l’idée que cette fois, mon fils ne partage pas cela avec nous, de tristesse en pensant à mes deux patients( 43 et 48 ans) dont une bouddhiste, décédés et qui auraient tant aimé rencontrer les yeux de Bouddhas . Le regard plongé dans son regard, je fais le tour, deux tour. On admire la vallée. A 15h, on va s’installer dans un coin pour assister à l’office, de l’école tibétaine, aux sons des cors, trompettes, cymbales, on est subjugué. Le temps passe… On finit par quitter les lieux, à contre cœur.

25 Octobre

Rishi et les porteurs nous attendent à l’hôtel pour le trek .

Départ en bus local jusqu’à Sanghu. On utilise rarement les bus locaux car en famille un taxi est vite amorti. On découvre ici comment partir assis un peu prés confortablement et finir entassés avec le panier de la paysanne sur les genoux et les bidons du laitier au pied, le tout avec les relents de transpiration de chacun. Certains sont tout étonnés de nous trouver ici avec les enfants…sourires, regards interrogateurs, un jeune se lance " d’où venez-vous ? ", " de France, mais pourquoi venir ici alors que la France est paraît-il un magnifique pays ? " Et ben oui mais ici, on vous sourit, on vous parle… et tant d’autres choses.🙂

A Sanghu, départ pour Nagarkot, soi-disant en légère montée, je dirai en montée ou alors le poids de nos 42 ans ? Il fait très chaud et c’est parti ! Jamais de faux –plats pour se reprendre alors on grimpe !

Pause déjeuner dans une gargote avec apparition de l’Himalaya . je n’ai jamais été impressionnée par les montagnes. Le Mont-Blanc, 4807 m, oui et alors ? mais ici, je suis bluffée ! ! ! ! On est à 2000m, il y a des montagnes plus hautes et encore tout derrière des sommets immenses, à la même hauteur que notre avion à l’arrivée ! Respect ! Encore une heure de grimpette et nous voici à Nagarkot, les cuisses un peu endolories. Douche froide mais ô combien bénéfique. Pause carnet de voyage, lecture…

En soirée, balade avec l’équipe dans le village. Repas convivial au lodge où on découvre les saveurs du dal bat.

On décide de se coucher tôt ( 21h) pour être en forme demain sans savoir que l’hôtel est bondé par une troupe de jeunes venus de Kath. faire la fête : rires, guitare…A 22h30, Eddy péte les plombs ; on finit par s’endormir vers minuit .

26 octobre : 1er jour de la fête de Tihar : on célèbre les corbeaux

Au petit-déjeuner le patron ose nous demander si on a bien dormi ? On lui dira le reste ! Départ jusqu’à la Tower view tout en grimpette puis descente vers Nala à travers une campagne magnifique, des jardins, des fleurs, bambous, rizières…On est aux anges. La population est adorable ! Dés que nous lançons un Namaste, les sourires apparaissent et les réponses fusent ! Scènes de vie pittoresques à Nala avec ses allures médiévales. Route totalement inintéressante entre Nala et Banepa. Le soleil cogne dur ! On débarque dans un Gh complétement pourrie à Dulikhel😕. Nous refusons d’y dormir ( conf. Hebergement) et finissons dans le merveilleux Dulikhel Lodge resort pour le bonheur de tous ! Dans un moment d’éclaircie, Lucie aperçoit enfin l’Everest ( enfin ce qu’on en voit…), elle exulte !

27 octobre : 2éme jour de la fête : on célèbre les chiens ( car ils aident les âmes à traverser la rivière de la mort ;

Lever 6h et petit dej avec vue sur l’Himalaya

Départ en bus local pour Panauti. Visite de la ville, temple… pendant 1h.

Départ pour Godavari. On abandonne rapidement le goudron pour un magnifique sentier qui suit la rivière. La vie des champs, les pêcheurs, les mêmes sourires, les enfants qui réclament à être pris en photo… en l’écrivant, j’y suis encore !

Puis on quitte les villages pour la montagnes par un chemin escarpé, très escarpé ! ça grimpe, devient glissant, plus d’ échoppe mais nous ne savons encore pas que le porteur a voulu montrer un raccourci au guide, qu’il va se perdre, que nous ne rencontrerons plus du tout d’échoppe, que nous sommes donc en pleine nature sans rien à manger, ni à boire, à marcher encore jusqu’à 16h sans aucun ravitaillement possible : l’hypoglycémie nous guette. Dénivelle 1000m en monter puis en descente. Un villageois propose de nous guider pendant 2h durant que nous remercierons en lui offrant deux paquets de cigarettes car il refuse le modeste billet qu’Eddy lui tend . D’autres villageois nous proposeront à 16h quelques biscuits et un thé ! Nous arriverons à la tombée de la nuit à Godavari. On débarque dans un hôtel complètement vide ; cette nuit ont peut faire la fête, encore faut-il le pouvoir car nous sommes épuisés !

28 octobre : 3éme jour de la fête : On célèbre les vaches et Lakshmi, la déesse de la lumière qui vient visiter chaque foyer éclairé, les maisons sont donc ornées de bougies.

Lever difficile. La nuit ayant portée conseil et les enfants nous ayant fait part la veille de leur déception de ne pas aller à Chitwan, dés l’arrivée de Rishi, nous lui demandons s’il est possible d’organiser Chitwan dés demain. Quelques coups de téléphone, et la réponse tombe : oui si c’est dés aujourd’hui ! alors on se lance ! Nous abandonnons la dernière journée de trek qui ne correspond de toute façon pas à notre réelle attente ( et puis nous reviendrons pour Jomson !) pour un départ vers Chitwan. Passage éclair à l’international GH pour y récupérer du linge propre et nous quittons Kat. Arrivée à 15h Le Népal a ici complètement changé de visage : paysage plat, chaleur torride, maisons en torchis…Magnifique coucher de soleil, danses Taru, repas et gros dodo.

29 octobre : 4éme jour : on célèbre les bœufs et la nouvelle année Newar . Nous sommes en 1129

Départ en jeep pour remonter la rivière et la redescendre ensuite en pirogue : oiseaux multicolores, crocodiles, singes… en toute quiétude, au fil de l’eau … on savoure !

Balade à pied dans la jungle. On n’a pas la chance d’apercevoir de rhino mais ambiance Indiana Jones assurée !

On revient par l’éléphant center. Cela nous fend le cœur.

Pause piscine et dej

On pense faire une sieste mais le guide nous emmene observer les oiseaux .

15h30 safari à dos d’éléphant. 4 personnes par éléphant pendant 2h en pleine jungle( pantalon conseillé) : ça finit par faire mal aux fesses en chantant " la balade des éléphants " ( mais t’inquiète Fifi pour la trompe tu restes le meilleur !😉) Mais quel spectacle ! ! ! ! ! ! ! ! On y verra 4 rhino unicorne, des paons, biches, oiseaux…A mesure que le soleil baisse, les couleurs changent. On traverse tantôt la jungle, tantôt les herbes grasses. On traverse les rivières afin que Basenti kali puisse se désaltérer ( non, elle ne nous a pas arrosé bien que cela nous aie frôlé l’esprit ). On a apprécié que le maoté ne cherche pas à suivre les copains car nous avons ainsi passé les 2h seuls et non à la file, les uns derrière les autres. Très belle relation entre le maoté et son éléphant ; nous y serons très sensibles. Fin de soirée au lodge . Notre séjour à Chitwan nous a enchanté ! 🙂

30 octobre : 5éme jour de la fête : on célèbre les frères et sœurs.

Départ de Chitwan pour Bhaktapur. Arrivée à Bhaktapur à 13h. La situation idéale de la Gh nous permet de partir de suite se promener et découvrir taumadhi tole. On admire le temple Nyatapola. On ne se fixe rien, on erre dans les rues à notre gré, le nez tantôt levé pour admirer les sculptures Newar, tantôt baissé pour savourer les mélanges de couleurs, de fruits, de légumes et toute l’animation du dernier jour de fête . Aujourd’hui, les frères et sœurs s’offrent colliers et sucrerie ; thomas et Lucie se joignent au rituel !

31 octobre Grasse mâtinée : ouf ! ! ! ! ! ! Visite d’une école de Tangkas tibétains. Passionnant ! Visite du Durbar square avec une mention particulière pour le palais aux 55 fenêtres. Tout est calme aujourd’hui et on apprécie la sérénité des lieux.

1er novembre Départ en taxi pour Patan. Visite de la ville( circuit lonely planet), du Durbar square, et du musée : super car bien mis en valeur et excellente présentation de l’hindouisme et du bouddhisme. Flânerie l’après midi dans les jardins de l’hôtel.

2 novembre Retour à l’international GH. Balade à pied jusqu’à Durbar square( itinéraire lonely planet) et retour. On apprécie mieux encore le Durbar car notre œil est plus avisé et moins attiré par le tumulte qui règne autour de nous, ce qui nous permet de voir certains détails qui nous avaient échappés.

3 novembre Taxi jusqu’à Pashupatinah, ensemble de temples ( dont le principal interdit aux non-hindouistes) et lieu de crémation sur la rivière sacrée Bagmati. On s’est posé la question sur notre présence. Thomas y était opposé mais la majorité l’a emportée. On était cependant tous unanimes sur le fait que nous ne prendrions pas de photos. Pour moi, me présence se justifiait par le fait que nous étions là pour comprendre une culture différente de la nôtre, tout comme nous nous serions posés pour observer un mariage ; la mort n’est pas tabou. Nous déclinons l’offre des 2 hindous qui nous proposent de monter sur le toit pour filmer. Nous avons traversé la rivière et nous sommes assis sur la rive opposée des ghats. Nous avons pu observer trois accompagnements à la mort différents : un avec la famille, un avec des voisins et un sans personne. Trois choses nous ont marquées : l’humilité de la cérémonie, le fait que la crémation ait lieu sans personne qui accompagne le défunt, la fascination morbide de certains touristes à se mêler aux famille et à filmer à 20 cm du visage du mort ou télé-objectif et jumelles en mains( nous ne le jugeons pas, nous nous en étonnons ! car au retour et sorti de son contexte culturel avec qui partager cela ?)

En quittant les lieux, Thomas parle le premier : " cela m’a miné ! on n’est rien ! " Et bien oui, on en discutera beaucoup de suite puis dans la soirée, nous ne sommes rien et nous prenons ici une belle leçon d’humilité. Je demande aux enfants de ne retenir qu’une chose : rien ne sert d’être méprisant envers les autres car avec 100 kg de bois et 4h sur un bûcher, nous sommes tous égaux : il ne restera de nous que ce qu’on a bien voulu donner aux autres.

Nous rejoignons Bodnath à pied avec les explications du lonely planet ( en 30 mn). Nous attendons tous ce jour depuis notre arrivée ! Et au détour d’une rue, de la foule, des klaxons : les yeux de Bouddha, la sérénité des lieux aux sons du " Om mani padme um ". On est ébloui par les blancheur du dôme et par la paix qui règne ici. On se met à tourner, les larmes se mettent à couler ( Thomas ne m’a pas demander cette fois si j’allais pleurer car je crois qu’il connaissait déjà la réponse !) . On aura du mal à s’arracher des lieux…

Retour à Thamel, à la pollution, aux bruits, aux couleurs, au marchandage, bref à la vie après une journée de reflexion…

4 novembre

Nous quittons aujourd’hui le Népal qui me manque déjà ! Mais la belle leçon de vie va me laisser sur mon nuage encore longtemps car je n’ai toujours pas quitté le Népal en pensée à l’heure d’aujourd’hui.

On a aimé : La quiétude de Bhaktapur Etre au pied de l’Himalaya L’artisanat La gentillesse et les sourires de la population Le Népal africain de Chitwan Les couleurs partout et toujours ! L’art Newar

On a moins aimé : Avoir à mettre cher en hôtellerie pour avoir du propre La formule trek que nous avons choisie La lenteur du service à table ( pas question de dej en moins d’une heure) L’amplitude permanente des décibels à Kath.
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Itinéraire pour 19 jours au Népal avec trek
Bonjour! Je prévois faire un voyage de 3 sem au népal en novembre 2007. En fait, il reste 19 jours quand on calcule le voyagement aller & retour (je pars de montréal). J'aimerais faire un trek et visiter la vallée de katmandou, et si possible aller au parc de Chitwan mais ce n, est pas obligatoire. J'ai vérifié les sites internet de plusieurs agences népalaises qui offrent des itinéraires de trek et en leur envoyant des courriels elles me disent toutes qu'elle peuvent arranger quelque chose "sur mesure" selon notre demande, nous ne sommes que 2 et ne voulons pas marcher avec un groupe.

J'ai peine à me décider sur un itinéraire de trek .... et je me demande combien de jours max je peux consacrer au trek si je veux me garder quelques jours pour la vallée de ktm et chitwan .... j'hésite entre un trek nommé "balcon des annapurnas" 8 jours de marche: ktm-POKHARA-TOLKA-MACHHAPUCHHARE-Ghandrung -Tadapani -GHOREPANI-POONHILL-HILLE-NAYAPUL-pokhara- retour à katmandou. dans ce cas, il me resterais 11 jours pour visiter katmandou, la vallée, et pê chitwan aussi .....

ou encore 15 jours: ktm-pokhara-marche à Ghyandruk- Tadapani - Banthanti et Ghorepan-Lete - Marpha - Kagbeni -Muktinath -Jomsom - avion vers pokhara - vers le parc de chitwan, 2 jours au parc - il me resterait 4 jours pour visiter katmandou et les alentours, est-ce suffisant???

Les treks au langtang ont l'air aussi intéressants et possible en 10-12 jours, mais j'aurais aimé passer par pokhara, est-ce que ça vaut la peine ou si je ne devrais pas me soucier de cela??

j'aimerais tant partir plusieurs mois ...... !!

merci de votre aide. :)
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Vallée de l’Everest, trek des 3 cols: le récit
Bonjour,

Nous revenons de 3 semaines de trek dans la région de l’Everest pendant lesquelles nous avons franchi les 3 cols : Kongma La, Cho La et Renjo La. Nous avions prévu de le faire dans l’autre sens mais les locaux nous ont recommandé de le faire d’Est en Ouest (moins de dénivelé en moyenne, meilleure acclimatation avant le 1er col, le soleil sur les pentes ouest le matin pour éviter le froid… c’est à mon sens une bonne option). Nous avons atterri à Lukla le 14 novembre et sommes repartis le 3 décembre 2013.

Quelques réponses aux questions que peuvent se poser ceux qui préparent ce voyage :

Fréquentation du trek : nous avons choisi cette période pour éviter le « rush » d’octobre. D’après les chiffres des années précédentes, il y aurait environ 12000 personnes dans la vallée du Khumbu en octobre contre 8000 en novembre et 2000 en décembre. Le départ sur la deuxième quinzaine de novembre nous a donc paru un bon compromis entre météo et fréquentation.

La réalité sur place : sur la vallée de l’Everest on croise du monde certes, mais ce n’est pas les files indiennes décrites dans certains post. L’étape la plus critique reste bien entendu vers Gorak Shep, où les défilés de japonais et d’américains nous ont dissuadés d’aller au camp de base de d’Everest. Nous avons dû voir 200 personnes ce jour là. Le reste du temps, nous avons dû croiser 20 à 40 personnes à tout casser sur des étapes de 6 heures en moyenne. Hors de la vallée de l’Everest, c’est un autre voyage, nous n’avons croisé que quelques personnes. Dans la vallée de Thame, nous n’avons croisé personne !

Organisation et logistique : Nous sommes partis tous les deux, sacs à dos sur le dos. Pas de porteurs, pas de guide. Pas besoin de guide pour aller dans le Khumbu, quoi que vous fassiez. Côté portage, il faut quand même avoir l’habitude de porter un bon sac sur le dos. Nous avions franchement optimisé les sacs mais j’avais quand même 12kg sur le dos et mon compagnon environ 14kg. Bien que nous ayions l’habitude de partir en raid à ski avec le même poids, au bout d’une semaine, le sac se fait lourd. Et à 5000m d’altitude, on aurait bien allégé un peu plus…mais la fierté de le faire seuls prend le dessus. Ca a été un peu dur mais on l’a fait J ! Attention tout de même à 1 point : bien se renseigner sur les conditions de neige au niveau des cols. Arrivés à Namche bazar, plusieurs personnes nous ont indiqué qu’il avait beaucoup neigé en octobre et que les cols étaient difficiles. Nous avons donc acheté des « mini-crampons » à Namche Bazar (2000 roupies). Ce n’était franchement obligatoire (certains sont passé sans) mais ça aide grandement ! Les crampons ne pèsent rien alors à vous de voir…

Hébergement : Il y a des lodges partout. La seule étape où nous avons eu de la chance c’est Tengboche, 2 ou 3 lodges seulement et un immense hôtel. Nous avons trouvé une chambre dans une petite lodge derrière le monastère mais il semble que c’était la dernière… Sinon, c’est un peu dommage mais il y a des lodges (1 au moins) dans le village juste après. En moyenne nous n’avons eu que très peu de monde dans les lodges, il nous est même arrivé d’être seuls. Attention aux lodges choisies, préférez une lodge en pierre, elle sera un peu mieux isolée. En moyenne il a fait 0°C dans les chambres avec -6°C dans les parties les plus hautes. Un bon duvet et une doudoune sont indispensables.

Côté nourriture, fini le dhal baht tous les jours… Pâtes, patates, momos, œufs, riz… il y a de la variété. Pancakes, pains tibétains, pooridge, muesli au petit déjeuner. Bon j’avoue qu’au bout de 3 semaines je rêvais d’un bon magret de canard quand même (ben oui on est français….).

Sanitaires : Il y a des toilettes partout et du papier toilette en vente dans toutes les lodges. Pour la douche en revanche, beaucoup de lodges proposent des douches chaudes mais attention au budget (500 à 1000 roupies la douche) et la température du local de la douche est sensiblement égale à celle de l’extérieur… Nous avons donc pris 3 douches au cours de ce voyage. Le reste du temps : lingettes et gant à l’eau froide. Je m’étais fabriqué un gant à l’aide d’une serviette en microfibre décath : le top !

Budget : Un grand merci à notre guest house de Thamel (Dolphin Guest house), il nous avait indiqué de prendre 3000 roupes/pers/jour (soit 30 dollars/pers/jour) et le compte est parfait (sans de restreindre mais sans excès) ! Nous sommes rentrées avec seulement 4000 roupies en poche après 20 jours de trek à deux. Les endroits les plus onéreux sont ceux les plus hauts avec un record pour Gokyo. Le prix de la chambre est dérisoire : 200 roupies mais c’est le repas qui leur rapporte de l’argent.

Quelques exemples approximatifs :

1 bière : 500 roupies

1 plat : de 350 à 700 roupies

1 soupe : 300 roupies

1 mango juice (un délice !!!) : 300 à 500 roupies

1 tasse de thé : de 40 à 80 roupies (un thermos : 350 roupies)

Médicaments : Nous avions pris pas mal de choses, proposées par notre médecin généraliste et heureusement… Nous avons eu pas mal de petits tracas : infection urinaire, bronchite/sinusite, problèmes d’estomac et d’intestin… Il faut en réalité prévoir de palier à tous vos petits soucis de santé cumulés dans l’année. On trouve un dispensaire à Phériche (apparemment un autre à Macchermo) mais le reste du temps, il est difficile de trouver quoi que ce soit. Il y a des « pharmacies » à Namche en cas de besoin…

Mal d’altitude : Nous n’avons eu aucun effet indésirable lié à l’altitude. Notre recette : monter progressivement (Namche, Tengboche, Pangboche, Dingboche et Chukkung) et surtout boire beaucoup ! La déshydratation provoque de très forts maux de tête.

Le reste : je vous laisse découvrir mais en un seul mot : M-A-G-I-Q-U-E !!!!!!!

N'hésitez pas à m'envoyer des messages si vous avez des questions...

Bon voyage !!!!
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Récit du tour des Annapurnas et lac Tilicho en mars 2011
Le Tour de l'Annapurna reste un trek magnifique😎 (malgré la construction de la route), à condition de choisir quelques variantes au tour "classique" et de faire certaines portions en bus ou 4x4. Les vues sur les sommets sont nettement plus impressionnantes que celles du tour du Manaslu, que j'avais effectué l'an dernier. Pour ce 2ème trek au Népal, je suis parti seul avec un guide que j'ai recruté via internet suite à une recommandation trouvée sur un blog d'un randonneur français. Je peux vous donner ses coordonnées par MP. Mon guide de trek habite dans le quartier de Bodanath, au nord de l'aéroport de KTM), il connait parfaitement le tour des Annapurnas et le lac Tilicho, et ses choix de lodges ont toujours été très judicieux, son anglais est tout à fait correct, et c'est un homme très sérieux que je peux aussi recommander à des femmes qui souhaiteraient partir seules avec un guide "de confiance", il fume peu et boit peu, il est plutôt du genre "sobre et efficace". Il peut éventuellement porter un peu, mais pas plus de 10 kg en plus de ses affaires perso (sinon le poids le gêne pour faire correctement son boulot de guide).

Mon hébergement avant et après le trek : Kathmandu Garden House (tenue par un sympathique couple franco-népalais.

Tous les français de passage sont vivement invités à remplir le formulaire en ligne disponible sur le site de l’ambassade de France à Katmandou, cela peut être utile en cas de problème : http://fdp.ambafrance-np.org/ (à remplir une fois qu’on a son contrat d’assurance et son agence de trek)

Une mauvaise surprise pour le vol aller, effectué avec Qatar Airways : contrairement à mon précédent voyage effectué avec Gulf Air, et malgré une escale de 9h40 à l'aéroport de Doha, pas de nuit d'hôtel incluse dans le prix du billet d'avion ! Résultat, des heures interminables à errer, bouquiner et surtout attendre dans l'aéroport... Question : comment savoir, quand on achète son billet d'avion sur internet, si la nuit d'hôtel est incluse ou pas ? Ca ne saute pas aux yeux en tous cas...

Au printemps il y a nettement moins de monde qu'à l'automne. En mars 2011, il y avait environ 4 fois moins de monde qu'en octobre 2010 selon les statistiques officielles de l'ACAP, résultat dans certains lodges j'étais le seul client, heureusement que j'avais emporté des bouquins... Avantage : on est chouchoutés dans les lodges, le cuisto a le temps de nous faire de la bonne cuisine, on n'attend pas, et on peut choisir la chambre avec la meilleure vue !...

Mon itinéraire détaillé : - Kathmandu – Dumre - Besi Sahar (déjeuner à Besi Sahar) : 7h de bus - Besi Sahar – Khudi (2h de bus) - Khudi - Syange (2h de 4x4, à 16 dans la jeep = 9 dedans et 6 sur le toit ! quelques passages dangereux où les roues passent à ras du précipice, quelques népalais font leur prière dans la jeep, pas très rassurant...) - Syange – Tal (5h de marche) - Tal – Danaque (4h de marche) - Danaque – Chame (5h de marche) - Chame – Pisang (4h30 de marche) - Pisang – Ghyaru – Ngawal – Braga - Manang (6h à 7h de marche) : assurément une des plus belles étapes, le village de Ngawal, de pur style tibétain traditionnel, a été un de mes gros coups de coeur😎, donc je recommande particulièrement cette variante par rapport au chemin classique, j'aurais volontiers passé une nuit à Ngawal s'il n'y avait eu ce jour-là un vent de folie qui garantissait une mauvaise nuit, du coup j'ai poussé jusqu'à Manang, en dégustant en chemin un pain au chocolat tout juste sorti du four d'une mini boulangerie de montagne... hmmm... délicieux !... 2 nuits à Manang, gros village touristique et convivial, avec jolie ballade d'acclimatation de 2h au-dessus du lac Gangapurna (à Manang surtout n'allez pas au lodge du même nom, très mal tenu, préférez le Yack). - Manang – Khangsar - Sheree Kharaka (3h30 de marche) - Sheree Kharaka - Tilicho Base Camp - Tilicho lake - Tilicho Base Camp - Sheree Kharaka (11h de marche dont 2h dans la neige entre 4900m et le col situé à 5200m) : journée épuisante mais magnifique, surtout la marche d'approche entre Sheree Kharaka et le Tilicho Base Camp, les plus beaux paysages du trek😎 assurément !... Le superbe passage des pierriers se fait bien, en gardant un œil constant sur les hauteurs pour anticiper les quelques pierres qui dévalent de temps en temps. Malheureusement le lac Tilicho était recouvert de neige, donc on n'avait pas vraiment l'impression d'être au bord d'un lac... - Sheree Kharaka - Yak Kharka (5h de marche) : journée de transition, marche facile, j'ai mangé un très bon yack burger à Yak Kharka, faisant une entorse à mon régime végétarien habituel... - Yak kharka – High Camp (5h30 de marche) : comme j'étais déjà monté à 5200m pour aller au lac Tilicho, cette journée n'a pas été particulièrement difficile. - High Camp - Thorong La (5416m) – Muktinath (6h de marche) : montée au col assez facile car j'étais bien acclimaté, par contre interminable et très fatigante descente vers Muktinath, les genoux ont un peu souffert (idem pour les autres trekkers que j'ai croisés). A Muktinath le lodge "Bob Marley" est très convivial avec sa terrasse ensoleillée où des trekkers de toutes nationalités bavardent joyeusement un verre à la main... Détente et décompression pour fêter le passage du col (que plusieurs des trekkers que j'ai croisés n'ont pas pu franchir, à cause du mal des montagnes...) - Muktinath – Kagbeni (3h30 de marche) : journée facile. - Kagbeni - Marpha : Marpha est un superbe village, spécialisé dans la production de pommes, d'ailleurs les apple pie et autres apple crumble sont dé-li-ci-eux !... - Marpha - Tatopani (via Jomsom) en mini bus (4h30) : choix de faire cette portion en bus à cause des désagréments de la route (bruit des véhicules et surtout poussière dans la figure à chaque passage de véhicule. Le bus secoue pas mal, mais la route n'est pas dangereuse, contrairement à ce que j'ai pu lire sur certains forums. Dans le bus, l'ambiance est joyeuse (l'approche des "hot springs" de Tatopani ? où j'ai pris un bain chaud effectivement fort agréable), et la musique népalaise du bus nous accompagne jusqu'à Tatopani. - Tatopani – Ghorepani (7h de marche) : journée très difficile à cause de la très longue montée sur les escaliers de pierre, mais heureusement je suis récompensé par les beaux paysages et la vue des rhododendrons en fleurs... - Ghorepani - Poon Hill (45 mn de montée) – Ghorepani : jolie vue malgré des nuages, mais la vue que j'aurai quelques jours plus tard en marchant sur les crêtes après Pothana sera encore plus belle. Puis Ghorepani - Tadapani – Ghandruk (6h de marche) : beaucoup de passages en forêt, grosse averse qui traverse mon pancho et mouille l'intérieur de mon sac à dos). - Ghandruk – Landruk - Bichok Deurali - Pothana (6h30 de marche) : très jolis paysages, particulièrement à partir de Bichok Deurali (on est sur la crête). - Pothana - Dhampus – Phedi (2h de marche) : superbes paysages et vues magnifiques sur les sommets. Puis Phedi – Pokhara en taxi (30 mn). Jolie ballade en barque sur le lac jusqu'au temple. - Nuit à Pokhara - Pokhara – Kathmandu (6h en bus) : convivial - Nuit à Kathmandu

Méthode pour choisir un bon lodge : suivre un groupe, car les guides sont au courant des lodges confortables. Sinon il y a le risque de se retrouver dans un lodge mal tenu, peu confortable ou avec de la mauvaise bouffe.

Guide-porteur ou porteur ? Tarifs Le métier de guide-porteur n'existe pas officiellement. Il y a d'un côté les guides et de l'autre les porteurs. Parmi les guides il y a les "trekking guides" (guides de trek, c.a.d moyenne montagne, donc 6200 m maxi au Népal quand même !) et les "climbing guides" (guides de haute montagne, pour l'alpinisme). Certains guides de trek acceptent parfois, à la demande du client, de porter une partie de ses affaires, en échange d'une meilleure rémunération. Pour un trek de moyenne altitude et de difficulté moyenne comme le tour des Annapurnas, les prix sont début 2011 de : - 35 € / jour tout compris (soit 49 $/jour) = 630 euros pour un trek de 18 jours - 18,50 € / jour uniquement le guide-porteur (soit 25 $/jour) = 330 euros pour un trek de 18 jours + bonus (le "TIP") équivalent à 3 jours de trek si trek de 3 semaines (soit 50 €), à payer le dernier jour Ne pas hésiter à négocier un peu. Moi j'ai payé 18 euros par jour à l'agence, donc mon guide-porteur a touché environ 11 à 12 euros par jour d'après ce que j'ai compris. Les prestations "tout inclus" reviennent cher au final, donc à éviter. Sachant qu'en payant soi-même ses repas et son hébergement on arrive à un grand maximun de 12 euros / jour (à condition de ne pas abuser des bières et des desserts😉). Ceci dit, comme me l'a fait remarquer un internaute, souvent les occidentaux ont tendance a tout vouloir programmer et réserver à distance avant l'arrivée alors que sur place on peut comparer, parler avec les guides et voir leur niveau d'anglais (ou de français), faire jouer la concurrence et négocier bien plus qu'à distance.

Lieux où il y a des cybercafés durant le trek : Beshisahar, Chame, Manang, Muktinath, Kagbeni, Jomsom, Tatopani, Ghorepani, Pokhara.

Le Dal Bhat (plat national à base notamment de riz et de lentilles, équivalent du thali indien) : plus l’altitude monte, moins il est bon. En dessous de 3000m il est souvent délicieux. A Kathmandou je regrette de n'avoir pas suffisamment testé les bons restos conseillés dans les guides, car certains sont vraiment délicieux mais souvent ils sont situés au 1er étage et on ne les voit pas bien depuis la rue.

Je remercie sincèrement tous les membres de VF qui m'ont donné plein de bons conseils pour préparer ce trek, et je souhaite bonne routes à celles et ceux qui sont sur le départ !
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Court séjour "en transit" au Népal à pied
Bonjour.

Je suis actuellement au nord du Pakistan. Mon visa pour ce pays se termine le 20 aout... Ensuite, je passe en inde, mais comme ces cons a l'ambassade indienne d'Islamabad m'ont juste donne un visa 3 mois au lieux des 6 demandes😠, je vais devoir aller au nepal pour m'en refaire faire un, car je repart a Paris par Delhi le 24 octobre...(visa indien bon jusqu'au 2 septembre)

Comme je voulais de toutes manieres aller dans la valle du Spiti et dans l'utaranchal, c'est pas dramatique, c'est sur le chemin...

Je ne connait absolument rien au nepal, je sais meme pas ou sont les postes frontiere.

Donc ma question:

Quel trajet conseillez vous pour 2-4 semaines au nepal, sachant que:

_ Je suis "photographe", pas pro, mais juste un amateur qui prend le temps d'attendre la bonne lumiere, le bon site pour pouvoir declencher. Les coins spectaculaires et photogeniques ont ma preference...

_ je pratique la rando, seul, sans guide, et normalement en autonomie complete, mais ce sera la fin du voyage, je serais un peu creve par le pakistan, donc autant profiter des infrastructures sur les itineraires nepalais. Si il y a des trajets sympas, meme de 100 km, avec guesthouse tout les 10-20 km, dans des coins ou les locaux ne prennent pas encore les touristes pour des abrutis qu'il faut plumer par tout les moyens, et proche d'un poste frontiere avec l'inde, je suis evidement tres interresse par vos conseils.

_J'aime bien la moto, et comme je vais aller a katmandou pour le visa indien et qu'il va me faloir attendre 1 semaine pour l'avoir, je compte essayer de louer une royal enfield et me ballader 5-6 jours dans la region. Quels sont vos conseils sur l'itineraire a suivre quand on a moins d'une semaine autour de katmandou ???

Un grand merci pour vos infos...
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Petit périple d'un mois en Inde du Nord et Népal
Namaste !! bonjour tout le monde !!

je pars en inde et au népal (pour la 1ère fois les 2) du 27.09 au 25.10... à priori tout seul (peut-être qu'une amie m'accompagnera...rien de sûr) j'arrive a delhi le 27 au soir, le lendemain je pars sur agra histoire d'aller voir le taj, le fort, etc.. et peut-être un ptit tour à fatehpur... ensuite je pars sur varanasi où je resterai plusieurs jours pour après remonter sur le népal via sunauli je m'arrêterai une ou deux journées à lumbini je pense puis direction pokhara (je m'y arrêterai peut-être quelques jours) puis ktm ! je reste quelques jours à ktm et alentours puis je repasse la frontière côté est du népal pour me retrouver vers darjeeling j'y reste quelques jours encore et reprends l'avion pour delhi pour également y passer quelques jours avant de rentrer en france :(

si des gens sont dans le coin au même moment on pourrait se croiser ?

sinon je me demandais...entre lumbini et ktm, je sais pas trop quoi faire... pokhara vaut-il le coup (le lac ?) ? directement de lumbini à ktm ? ou ya des ptits coins sympa à faire un peu reculés de la route principale ?

j'ai cru lire je sais plus où que c'était possible d'aller passer la journée au bhoutan quand on est vers darjeeling...quelqu'un l'a t'il déjà fait ? est-ce que ça vaut le coup ou on se ballade en troupeau de touriste ? le prix ?

si vous avez des conseils sur l'itinéraire, des choses à voir, des ptites guesthouses sympa, des bonnes adresses, etc... jsuis preneur :D

à bientôt sur les routes ;)
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Le tour du Manaslu
Lorsque le rêve devient réalité ! Depuis très longtemps j'y pensais, mais mon activité professionnelle m'en empêchait ; aussi je m’étais promis que des ma retraite je partirais marcher au Népal, et depuis 5 ans c'etait mon unique objectif ! La destination final n’était pas choisie mais je souhaitais trecker loin des grands axes, alors avec un ami nous avons décidé de partir faire le tour du Manaslu. Malheureusement en 2015 un terrible séisme est venu anéantir ce projet car l'epi-centre se trouvait en plein sur le circuit. Impossible de passer, la plupart des ponts n'existent plus, les villages sont dévastés, et donc les structures d'accueil non plus. Aucune autre destination ne me tente aussi je décide d'attendre pour voir si........ Et en mars 2016 les premiers trecks reprennent ! Sauvé et heureux "je vais pouvoir réaliser mon rêve !" Marcheur depuis longtemps je mets toutes les chances de mon coté et pars régulièrement faire des randos de plusieurs jours dans les Pyrénées en prenant soin de faire un maximum de dénivelé sur des les sommets autour de 3000 m. Pour compléter le tout, entrainement en VTT et natation ! Et oui j'ai le temps maintenant alors j'en profite. Apres de nombreuses peripeties pour trouver le bon voyagiste, la plupart (en dehors des gros porteurs) refusent car le gouvernement français "déconseille le voyage sauf nécessité absolue" je me tourne donc vers une agence locale (que l'on m'avais indiquée comme tout a fait sérieuse) Les derniers jours sont longs, faire , défaire le sac, le refaire, supprimer, ajouter pour en définitif changer de sac d'un 50L passer à un 70L car il faut tout rentrer (3 semaines de treck, 1 semaine entre Pokara et le Chitwan, et après 15 jours en Inde !!) Et le 9 novembre 2016 nous voila dans l'avion destination Katmandou. Notre guide nous attend comme convenu et c'est rassurant, choc de culture, de vie, enfin tout est différent, mais les gens sont d'une gentillesse exceptionnelle. 1/2 journée d'adaptation a la vie Népalaise et le 11 novembre nous voilà partis en voiture pour Balawa lieu du départ de notre treck. Il faut savoir que nous mettrons plus de 7 h (dont 3 h de piste) pour faire les 200/250 km qui nous sépare de Katmandou car il n'y a qu'un seul axe principal qui traverse de long en large le Népal et donc tout le trafic se fait par là (camions, voitures, 4 x 4 de touristes, etc.....) Nous commençons a voir les effets du séisme (ce n'est que le début) mais la population est très fataliste (religion oblige) et les phrases qui reviendront régulièrement tout au long de notre aventure sont "que pouvons nous y faire", et "c'est comme ça". Changement de rythme, car nous vivons avec le soleil et donc le jour se lève vers 6h et il fait nuit à 18h, donc les repas du soir sont vers 18h30 et nous sommes au lit vers 20h, ce qui les 2/3 premiers jours nous parait tôt mais qui ensuite sera tout a fait normal (le besoin de récupérer étant nécessaire). 12/11 départ pour Barpak avec 1150 m de dénivelé mais 4h de marche pour le 1er jour avec des marches, des marches et encore des marches !! Épuisant mais les paysages sont tellement beaux et nouveaux que nous oublions la difficulté et regardons les champs de millets, les femmes en train de le battre, de nombreuses rizières qui donnent à ces lieux une impression de bien être avec de magnifiques couleurs . Ce sera notre dernier jour avec de électricité !! Nous profitons de la vue dégagée (ce sera comme cela pendant tout notre parcours) pour voir notre premier sommet à plus de 6000m le Bouddha Moutain. La suite dans notre prochain épisode !
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