On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie.
Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères.
Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales.
Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille.
Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question.
Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure.
Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent.
Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice.
Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions.
Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense.
Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent.
En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu.
Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.

Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....
J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.
Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok
J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.
Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....
Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...
J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !
Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....
Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...
Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...
J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....
J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....
Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....
Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.
N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
Bonjour,
De passage a ko kong nous avons passe 2 jours avec ses enfants qui demande de l affection, alors si vous etes de passage, faites une halte a l elephant blanc, ils vous attendent.
neige & jean claude
De passage a ko kong nous avons passe 2 jours avec ses enfants qui demande de l affection, alors si vous etes de passage, faites une halte a l elephant blanc, ils vous attendent.
neige & jean claude
Hello tout le monde !
Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge...
La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
PREAH VIHEAR, Cambodge - Pour la quatrième journée consécutive, le Cambodge et la Thaïlande continuaient vendredi à renforcer leurs effectifs militaires autour d'un temple historique et d'une portion de territoire revendiquée par les deux pays.
Cambodge et Thaïlande ont toutefois accepté de tenir des pourparlers à partir de lundi dans le but d'apaiser la tension et éviter une action militaire.
Les Thaïlandais disposent à présent de plus de 400 soldats, contre 200 la veille, en territoire cambodgien près du temple Preah Vihear, un sanctuaire du XIe siècle, en violation de la souveraineté du pays. Côté cambodgien, le nombre de soldats a plus doublé pour s'établir à 800 soldats contre 380 la veille.
Le Cambodge affirme qu'une quarantaine de soldats thaïlandais ont fait une intrusion sur son territoire alors que la tension monte entre les deux pays en raison d'un différend territorial portant sur un ancien temple, a annoncé un responsable cambodgien.
Cette intrusion survenait après l'arrestation par les autorités cambodgiennes de trois ressortissants thaïlandais qui ont franchi la frontière à proximité du temple, récemment inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Thaïlande et Cambodge revendiquent ce territoire de 4, 6km2 entourant le sanctuaire. En 1962, la Cour internationale de Justice de La Haye avait accordé au Cambodge la souveraineté sur le temple de Preah Vihear et sur la terre qui l'entoure; une décision qui, près de 50 ans après, continue d'irriter bon nombre de Thaïlandais même si ce temple est culturellement cambodgien, partageant un style hindou avec le célèbre site d'Angkor-Vat dans le nord-ouest du Cambodge
Bonjour à tous,
Je repars bientôt pour le Cambodge et cette fois pour y faire mon stage assistant ingénieur! Mais je me pose une question importante (j'ai regardé partout sans succès) alors voici ma situation:
Je travail 9 semaines (arrive et part du Cambodge 2 jours avant et après ces dates) à PP pour MobiTel , ce stage n'est pas rémunérés et ils ne prennent pas en charge le visas.
Ma première réaction à donc était de me dire je me fais un visa de travail à PoiPet (J'arrive par la Thaïlande) à la frontière pour 25$, mais il n'est valable que 1 mois, et pour le prolonger ce n'est que de 3 mois le plus court (quelqu'un connait t'il le prix?), donc je perds en gros de l'argent pour 2 mois de Visa inutilisé!
Donc est-ce que je peux rentrer avec un visa touristique et travailler? Attention je ne suis pas payé, et si je le fais je risque quoi? Il suffit que je dise que je suis touriste si on me contrôle dans la rue.
Sinon plus secondaire, fin Juin et ayant déjà utilisé le passage de PoiPet, est-il plus intéressant (Soit je fait ça, soit je m’arrêtes à Battambang que je n'ai pas encore découvert) de passer par le sud?
Merci à tous! D123
Je repars bientôt pour le Cambodge et cette fois pour y faire mon stage assistant ingénieur! Mais je me pose une question importante (j'ai regardé partout sans succès) alors voici ma situation:
Je travail 9 semaines (arrive et part du Cambodge 2 jours avant et après ces dates) à PP pour MobiTel , ce stage n'est pas rémunérés et ils ne prennent pas en charge le visas.
Ma première réaction à donc était de me dire je me fais un visa de travail à PoiPet (J'arrive par la Thaïlande) à la frontière pour 25$, mais il n'est valable que 1 mois, et pour le prolonger ce n'est que de 3 mois le plus court (quelqu'un connait t'il le prix?), donc je perds en gros de l'argent pour 2 mois de Visa inutilisé!
Donc est-ce que je peux rentrer avec un visa touristique et travailler? Attention je ne suis pas payé, et si je le fais je risque quoi? Il suffit que je dise que je suis touriste si on me contrôle dans la rue.
Sinon plus secondaire, fin Juin et ayant déjà utilisé le passage de PoiPet, est-il plus intéressant (Soit je fait ça, soit je m’arrêtes à Battambang que je n'ai pas encore découvert) de passer par le sud?
Merci à tous! D123
Bonjour a tous,
Je sais q'il est deja bien tard pour demander ceci, mais un ami et moi cherchons desesperement a participer cet été dans une association humanitaire a Phnom Penh. Si Quelqu'un parmi vous connaissais une organisation en manque d'effectif ce serai vraiment sympa de m'en faire part. Veuillez comprendre que parmi la multitude d'associations dites humanitaires présentes au Cambobge, je suis pris d'un grand doute concernant la "qualité" de ses associations. Quelles sont les boites a fric, ou quelles sont les ong déguisant une action politique?
En vous remerciant de votre réponse!
Je sais q'il est deja bien tard pour demander ceci, mais un ami et moi cherchons desesperement a participer cet été dans une association humanitaire a Phnom Penh. Si Quelqu'un parmi vous connaissais une organisation en manque d'effectif ce serai vraiment sympa de m'en faire part. Veuillez comprendre que parmi la multitude d'associations dites humanitaires présentes au Cambobge, je suis pris d'un grand doute concernant la "qualité" de ses associations. Quelles sont les boites a fric, ou quelles sont les ong déguisant une action politique?
En vous remerciant de votre réponse!
Bonjour,
J'ai 22ans, je suis étudiante et j'ai peu de moyen mais énormément de motivation!
J'aimerai partir au Cambodge pour une durée de un ou deux mois cet été 2011 pour participer à une association de bénévolat sur place. Malheureusement j'ai fait des recherches et toutes les associations sont payantes entre 1000 et 2500 euros par mois. Je trouve cela un peu bizarre de payer si chèr et la plupart des personnes me disent que c'est du vol:!
Connaitriez vous des associations qui ne soient peu ou pas payantes? Ou bien pourriez vous m'expliquer pourquoi cela coûte si chér?!
Merci d'avance pour vos réponses, j'attend avec impatiente de pouvoir trouver une association qui me permette de réaliser ce rêve.
J'ai 22ans, je suis étudiante et j'ai peu de moyen mais énormément de motivation!
J'aimerai partir au Cambodge pour une durée de un ou deux mois cet été 2011 pour participer à une association de bénévolat sur place. Malheureusement j'ai fait des recherches et toutes les associations sont payantes entre 1000 et 2500 euros par mois. Je trouve cela un peu bizarre de payer si chèr et la plupart des personnes me disent que c'est du vol:!
Connaitriez vous des associations qui ne soient peu ou pas payantes? Ou bien pourriez vous m'expliquer pourquoi cela coûte si chér?!
Merci d'avance pour vos réponses, j'attend avec impatiente de pouvoir trouver une association qui me permette de réaliser ce rêve.
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Bonjour à tous,
Je me rend en stage au Cambodge pour environ 2 mois et je serai hébergé dans une famille cambodgienne (composée de 5 femmes : la grand mère, une tante, la mère, les 2 filles). J'ai vécu une grande partie de ma vie à l'étranger (Europe de l'Est, Proche Orient notamment) et je sais combien il est important de connaître certaines spécificités locales, coutumes, habitudes pour pouvoir se fondre dans le moule. Je compte amener quelques cadeaux à cette famille pour les remercier de leur hospitalité, pour l'instant je n'ai pas beaucoup d'idée et j'aimerais tout d'abord savoir si cela "se fait" (question qui peut parraitre bête mais qui se pose dans certains pays!), si oui quels types de cadeau pourraient spécifiquement faire plaisir et être bien recues (sans faire de généralités sur les cambodgiens bien sur) et également si il y a des choses à ne pas faire, exceptés bien sur déroger aux règles de politesse standard, qui sont spécifiques au pays; je suis déja au courant de certaines règles (ne pas hausser la voix, enlever ses chaussures avant d'entrer, ne pas toucher le visage, ne pas entrer dans la cuisine sauf en y étant invité etc) et je voudrais être sur de ne rien faire qui puisse, malgré moi, heurter mes hôtes. Egalement je suis preneur de conseils plus généraux sur le cambodge dont il me tarde de faire la connaissance :) Merci d'avance !
Max
Je me rend en stage au Cambodge pour environ 2 mois et je serai hébergé dans une famille cambodgienne (composée de 5 femmes : la grand mère, une tante, la mère, les 2 filles). J'ai vécu une grande partie de ma vie à l'étranger (Europe de l'Est, Proche Orient notamment) et je sais combien il est important de connaître certaines spécificités locales, coutumes, habitudes pour pouvoir se fondre dans le moule. Je compte amener quelques cadeaux à cette famille pour les remercier de leur hospitalité, pour l'instant je n'ai pas beaucoup d'idée et j'aimerais tout d'abord savoir si cela "se fait" (question qui peut parraitre bête mais qui se pose dans certains pays!), si oui quels types de cadeau pourraient spécifiquement faire plaisir et être bien recues (sans faire de généralités sur les cambodgiens bien sur) et également si il y a des choses à ne pas faire, exceptés bien sur déroger aux règles de politesse standard, qui sont spécifiques au pays; je suis déja au courant de certaines règles (ne pas hausser la voix, enlever ses chaussures avant d'entrer, ne pas toucher le visage, ne pas entrer dans la cuisine sauf en y étant invité etc) et je voudrais être sur de ne rien faire qui puisse, malgré moi, heurter mes hôtes. Egalement je suis preneur de conseils plus généraux sur le cambodge dont il me tarde de faire la connaissance :) Merci d'avance !
Max
Bonjour !
Nous partons en famille cet été au Cambodge. Je souhaiterais en profiter pour suivre une formation ou un stage de massage(s). Notre parcours n'est pas défini, donc pour l'instant peu importe l'endroit, je suis preneuse de toute suggestion. Quant à "Monsieur" il est passionné par la culture de champignons comestibles, donc si vous avez des idées de visite de champinioneries, je lui ferais une belle surprise. Et puis pour le petit doudou de 7 ans cet été, un séjour sur le lac est il possible, car on m'a expliqué qu'y rester quelques jours était difficile???? Sachant que nous sommes des baroudeurs, et que nous avons une certaine experience des voyages sac à dos. Et enfin :) y a t il des iles un peu tranquilles sans trop de fréquentation? Je n'ai rien contre personne... bien entendu ! Voilà merci pour vos futures réponses. Bonne soirée🙂
Nous partons en famille cet été au Cambodge. Je souhaiterais en profiter pour suivre une formation ou un stage de massage(s). Notre parcours n'est pas défini, donc pour l'instant peu importe l'endroit, je suis preneuse de toute suggestion. Quant à "Monsieur" il est passionné par la culture de champignons comestibles, donc si vous avez des idées de visite de champinioneries, je lui ferais une belle surprise. Et puis pour le petit doudou de 7 ans cet été, un séjour sur le lac est il possible, car on m'a expliqué qu'y rester quelques jours était difficile???? Sachant que nous sommes des baroudeurs, et que nous avons une certaine experience des voyages sac à dos. Et enfin :) y a t il des iles un peu tranquilles sans trop de fréquentation? Je n'ai rien contre personne... bien entendu ! Voilà merci pour vos futures réponses. Bonne soirée🙂
Bonjour, quelqu'un de mon entourage qui est maintenant injoignable m'avais raconté que lors de son séjour au Cambodge il était allé visité un endroit où il était possible de faire l'utilisation d'armes à feu? (style militaire, etc)
Est-ce que ça dit quelque chose à l'un d'entre vous et si oui, dans quelles villes/villages est-ce que ce serait?
Merci!
Est-ce que ça dit quelque chose à l'un d'entre vous et si oui, dans quelles villes/villages est-ce que ce serait?
Merci!
Une Française de 28 ans a trouvé la mort aujourd'hui à Phnom Penh après avoir été heurtée par un minibus à la suite d'un vol à l'arraché commis par des hommes circulant à moto.
Aurélia Lacroix, originaire du sud-ouest de la France, se trouvait elle-même sur une "moto-taxi" lorsqu'elle a été agressée par deux jeunes qui lui ont volé son sac, a indiqué à l'AFP Ben Khun, chef adjoint de l'unité de police chargée de la circulation dans la capitale cambodgienne.
"La victime est tombée de la moto-taxi et le minibus l'a heurtée", a-t-il dit, précisant que la jeune Française était morte sur le coup. Les agresseurs se sont enfuis, tout comme les conducteurs de la moto et du minibus, a ajouté Ben Khun.
Aurélia Lacroix, juriste de formation, effectuait un stage dans l'administration cambodgienne, selon une source française.
Les vols à l'arraché sont très fréquents à Phnom Penh. Il est donc recommandé aux français expatriés une vigilance accrue.
www.diplomatie.gouv.fr
Aurélia Lacroix, originaire du sud-ouest de la France, se trouvait elle-même sur une "moto-taxi" lorsqu'elle a été agressée par deux jeunes qui lui ont volé son sac, a indiqué à l'AFP Ben Khun, chef adjoint de l'unité de police chargée de la circulation dans la capitale cambodgienne.
"La victime est tombée de la moto-taxi et le minibus l'a heurtée", a-t-il dit, précisant que la jeune Française était morte sur le coup. Les agresseurs se sont enfuis, tout comme les conducteurs de la moto et du minibus, a ajouté Ben Khun.
Aurélia Lacroix, juriste de formation, effectuait un stage dans l'administration cambodgienne, selon une source française.
Les vols à l'arraché sont très fréquents à Phnom Penh. Il est donc recommandé aux français expatriés une vigilance accrue.
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DE KOMPONG SOM À KLONG HAY EN TI-BATÔ (Cambodge)
Voilà bien trois jours que j’attends mon bateau sur les quais de Kompong Som (Sihanoukville) parmis les chats-orphelins et les chiens-à-personnes. Madame Lieling aurait bien aimé m’héberger mais la dernière place disponible dans le hangar est occupée par un paon magnifique qui se refuse à faire la roue. On s’est boudé lui et moi toute la journée précédant le départ. Même qu’une fois il a tourné le dos pour me montrer son cul! Ce qu’il peut être con ce paon!
De Sihanoukville Madame Lieling, aidée de ses filles, expédie vers la Thaïlande deux cargaisons par semaine (environ 30 tonnes en tout, glace et contenants inclus) de crustacés qu’elle achète des pêcheurs locaux. Son mari réceptionne la marchandise à Trat. Le bizness familiale semble bon. Ce qui n’est pas l’avis des pêcheurs qui se chamaillent continuellement avec elle. À chaque pesée de crevettes, crabes et autres langoustes, elle paie en riels le pêcheur qui argumente sur le poids ou le prix au kilo. Elle clôt la discussion d’un geste de la main et envoie paître celui qui retarde la file de vendeurs. J’observe le manège et me pose des questions. En fait je soupçonne le paon d’être le véritable patron de ce petit négoce. Y fout rien de la journée mais ne quitte jamais des yeux la scène!
J’offre mon aide à Madame Lieling pour la remercier d’embarquer sur le prochain rafio. Elle comprend plus que difficilement l’anglais, ne parle pas français et mon thaï se résume, pour l’instant, au salut que ses filles m’ont enseigné avec patience. J’essaie de lui dire : « MOI MARCEL, CANADA VROUM VROUM THAILANDE, CONTENT PRENDRE TI BATÔ PLOUCH PLOUCH À VOUS ET TUTI BLA BLA … ». Madame Lieling prend un air tout à fait éberlué, les filles ricanent et se mordent les lèvres. Le paon glousse. Il commence à s’agiter puis me dévisage en se demandant s’il doit courir à toute jambes ou pondre un œuf! ‘’Coudonc, y fait donc ben chaud icitte!’’ que j’me dit. ‘’Faut que j’sorte prendre l’air moé!’’. En passant près du paon je lui lance ‘’toé l’paon, ta gueule!’’…et sort du hangar.
Tard dans l’après-midi du 3e jour est apparu mon petit bateau. Tout de bois peint en bleu et blanc, le pont rouge, 15 mètres de long sur 4 de large, en‘’bois d’arbres’’ attaché avec d’la peinture en plusieurs couches et beaucoup d’espoirs, une cabine au deux tiers sur l’arrière de 3 mètres de haut, la proue et la poupe relevées. On aurait dit une banane multicolore à la mer! L’agitation gagne le quai. Dès l’accostage Madame Lieling discute avec l’équipage. Parfois elle me désigne du regard à celui que je devine être le capitaine. Vais-je embarquer? Vais-je me convertir au bouddhisme et finir mes jours en Asie? Bosser pour un con de paon? Traduire mes poèmes en Khmer? Toutes ces considérations existentielles trottinent dans ma tête comme autant de bestioles dans un hangar Cambodgien. Claude, un ami Franco-Vietnamien qui réside depuis belle lurette à Kompong Som, est venu aux nouvelles. C’est lui qui m’a mis en contact avec la famille Lieling. Il jase quelques instants en Cambodgien avec madame Lieling. Soudain tous les deux éclatent de rires. Claude s’approche vers moi, les yeux bridés-rieurs, m’enserre les épaules et susurre à mon oreille ‘’Marcel tu pars dans moins d’une heure!’’. Je l’aurais embrassé ce mec! Mais voilà, je réserve mes baisers aux femmes. Par contre je n’ai pas de pudeur à serrer très fort la poitrine d’un ami et lui chuchoter ‘’Un gros câlisse de merci Claude’’.
Nous avons levé l’ancre à 17 heures pile sous un ciel bleu-très-bleu en direction de Monsieur Soleil, tout rond et rouge-orangé d’arrogance. J’allais cette nuit là comme les conquistadores d’alors ‘’découvrir des étoiles nouvelles’’ (Hérédia, Les Conquistadores). À bord se trouvait le navigateur-pilote, quatre aides matelots et un vagabond québécois qui cette nuit se coucherait moins ‘’niaiseux’’ que la veille. Juste avant la fin de la jetée qui marque la limite du port le bateau s’est arrêté face à la pleine mer. Du moins le moteur a cessé de tourner. Panne mécanique déjà? Ben non ti-touriste-niaiseux!!! Regarde et instruits-toi! C’est l’équipage qui prépare la cérémonie demandant la protection des dieux de la mer et des crustacés morts. Chacune des personnes à bord, sauf moi, tenant une tite poignée de riz dans la main va à tour de rôle en jeter une pincette à tribord et bâbord près de la proue. Ensuite le navigateur-pilote à genoux sur le pont alluma quelques bâtons d’encens, les plaçant entre ses mains jointes à plats qu’il leva tout en courbant la tête. Puis il piqua les bâtons dans un panier d’osier rempli de fruits et de fleurs qu’il plaça sur la partie la plus élevée de la proue (elle sera du voyage jusqu’à la fin). Chacun se retire après une courbette face à la corbeille de fruits, de fleurs et d’encens, les mains jointes comme M. le Curé et les bonnes Sœurs m’ont enseignés quand on récite la prière. N’eut été des dieux et s’il avait fait partie du voyage, moi c’est l’paon que j’aurais lancé à l’eau! Ben dit donc! On a le bateau, on a lé poéssons et la protection des dieux, alors en route les mecs! L’horizon nous attend! En fait mon souhait était que chacun des madriers de bois reste à sa place et que tous ensemble ils aillent dans la même direction, c'est-à-dire la Thaïlande, avec la grâce des dieux s’il le faut…et du moteur bien sur!
Une fois le bateau relancé on s’est assis tous en rond sur le pont avant pour souper; grand bol de riz cuit, deux poulets grillés, une soupe de légumes un peu-beaucoup-trop épicée à mon palais occidental et de l’eau. Pas de flon-flon. Naïvement j’espérait qu’avec tout ce que lé batô transportait il y aurait crabes et langoustes au menu! Vers 18 heures 30 Môssieu Soleil s’est couché en un dernier éclat, un clin d’œil orangé à la mer berçant mon petit navire. Je fis de même, prenant possession du toit de la cabine, au dessus du poste de pilotage, pendant que le croisant de lune accrochait son hamac aux étoiles. J’ai repéré la Croix du Sud. C’était une nuit tiède, douce et apaisante. Un baldaquin piqué d’étoiles. Mon petit bateau filait bon vent. Il avançait droit devant, clapotant les eaux, heureux de flotter et semblait connaître l’horizon noir vers ou il allait. La lune éclairait la mousse blanche, une traînée de lait laissée dans notre sillage. J’ai rêvé toute la nuit les yeux grands ouverts, à rien, à tout, refaisant le monde à chaque heure mille et une fois. J’ai fais confiance à la mer m’emportant ailleurs. J’avais 45 ans, j’étais heureux! Ces doux instants sont rares et précieux dans la vie de chacun. Cela s’appelle la grâce je crois.
Au petit matin, après 12 heures de rêveries, Klong Hay se réveille. Un ti village de pêcheurs protégé d’une baie. Il n’est pas joli avec ses baraques de bois et de tôles ondulées. Des dizaines de quais montés sur pilotis de bois amarrent plusieurs bateaux semblables au mien. Dès l’aurore le village fourmille de partout, chacun besognant à son métier en profitant de la fraîcheur relative. Chats et chiens vont et viennent parmis les enfants nus ou en guenilles et les adultes affairés, chippant aux mouettes un restant de poisson oublié sur place. Des caisses changes de mains, on embarque des filets de pêche à bord des bateaux, on replie les hamacs sur les ponts (beaucoup de pêcheurs et leurs famille dorment à quai, En fait c’est souvent les seuls abris qu’ils possèdent). Des camionnettes transportent des choses et des trucs. Ce matin-là je fus l’attraction du port, chacun cessant un instant son occupation à mon passage avec un sourire mêlé de curiosité. Après avoir remercier ‘’mon’’ équipage, j’ai négocié le transport vers Trat avec un conducteur de camionnette qui s’est présenté à moi en me disant ‘’Taxi Mister? Taxi Mister? C’est un devin ce mec! Comment il a fait pour deviner mon intérêt pour le ti-camion Toyota que j’ai z’yeuté? Je sors de mon paqueton un bout de papier et j’inscris 160 (4$canadiens) et lui tend le papier. Il prend mon crayon et inscrit 800 (20$) et me retend le papier et le crayon (signe que les négociations ne sont pas terminées). J’écris 200 (5$), même manège, 600 (15$) de sa part, 240 (6$) du mien (souligné comme offre finale). Il repart à 450 (11$). Je refuse, lui montrant du doigt mon 240 souligné. Il hésite quelques instants, sourit la bouche fendue jusqu’aux oreilles, tourne en rond. Ca y est j’l’tiens!! Moi aussi je souriais, tout en gardant un œil sur mon crayon qu’il gardait à la main. Finalement il me dit OK. Je fais un geste pour reprendre le crayon. Il esquive. ‘’Non mais ça va pas Chose! Un porte-mine à 50 dollars, cadeau de ma marraine! Un chausson aux pommes avec ça?’’ J’insistai sans faire un geste et sans perdre le sourire. À regret il me remit le crayon avec le sourire cette fois fendu jusqu’à la nuque! Sans m’en rendre compte une vingtaine de curieux avaient fait cercle autour de nous. Un peu confus, désormais eux aussi iraient se coucher moins niaiseux ce soir!
J’ai sommeil (pas dormi depuis 24 heures, les rêveries et le teuf teuf-du-moteur-du- ti-navire aidant). Pour l’instant j’accompagne des boîtes de cartons, des poulets en cage et deux jeunes porcs discutant cochon entre eux dans un panier d’osier à l’arrière d’une camionnette Toyota. ‘’Coudonc cochons, cé où la frontière icitte?’’ que j’demande. D’après mes infos et ma carte ça doit faire un boutte qu’on roule en Thaïlande là! J’ai un passeport à tamponner moi! Houhou! z’êtes où les douaniers? En fait les emerdes ce sera dans quatre jours, à Bangkok…mais ça s’est une autre histoire!!!
Notes de voyage au Cambodge, cahier no. 3, janvier 1999.
DeCléricy
Voilà bien trois jours que j’attends mon bateau sur les quais de Kompong Som (Sihanoukville) parmis les chats-orphelins et les chiens-à-personnes. Madame Lieling aurait bien aimé m’héberger mais la dernière place disponible dans le hangar est occupée par un paon magnifique qui se refuse à faire la roue. On s’est boudé lui et moi toute la journée précédant le départ. Même qu’une fois il a tourné le dos pour me montrer son cul! Ce qu’il peut être con ce paon!
De Sihanoukville Madame Lieling, aidée de ses filles, expédie vers la Thaïlande deux cargaisons par semaine (environ 30 tonnes en tout, glace et contenants inclus) de crustacés qu’elle achète des pêcheurs locaux. Son mari réceptionne la marchandise à Trat. Le bizness familiale semble bon. Ce qui n’est pas l’avis des pêcheurs qui se chamaillent continuellement avec elle. À chaque pesée de crevettes, crabes et autres langoustes, elle paie en riels le pêcheur qui argumente sur le poids ou le prix au kilo. Elle clôt la discussion d’un geste de la main et envoie paître celui qui retarde la file de vendeurs. J’observe le manège et me pose des questions. En fait je soupçonne le paon d’être le véritable patron de ce petit négoce. Y fout rien de la journée mais ne quitte jamais des yeux la scène!
J’offre mon aide à Madame Lieling pour la remercier d’embarquer sur le prochain rafio. Elle comprend plus que difficilement l’anglais, ne parle pas français et mon thaï se résume, pour l’instant, au salut que ses filles m’ont enseigné avec patience. J’essaie de lui dire : « MOI MARCEL, CANADA VROUM VROUM THAILANDE, CONTENT PRENDRE TI BATÔ PLOUCH PLOUCH À VOUS ET TUTI BLA BLA … ». Madame Lieling prend un air tout à fait éberlué, les filles ricanent et se mordent les lèvres. Le paon glousse. Il commence à s’agiter puis me dévisage en se demandant s’il doit courir à toute jambes ou pondre un œuf! ‘’Coudonc, y fait donc ben chaud icitte!’’ que j’me dit. ‘’Faut que j’sorte prendre l’air moé!’’. En passant près du paon je lui lance ‘’toé l’paon, ta gueule!’’…et sort du hangar.
Tard dans l’après-midi du 3e jour est apparu mon petit bateau. Tout de bois peint en bleu et blanc, le pont rouge, 15 mètres de long sur 4 de large, en‘’bois d’arbres’’ attaché avec d’la peinture en plusieurs couches et beaucoup d’espoirs, une cabine au deux tiers sur l’arrière de 3 mètres de haut, la proue et la poupe relevées. On aurait dit une banane multicolore à la mer! L’agitation gagne le quai. Dès l’accostage Madame Lieling discute avec l’équipage. Parfois elle me désigne du regard à celui que je devine être le capitaine. Vais-je embarquer? Vais-je me convertir au bouddhisme et finir mes jours en Asie? Bosser pour un con de paon? Traduire mes poèmes en Khmer? Toutes ces considérations existentielles trottinent dans ma tête comme autant de bestioles dans un hangar Cambodgien. Claude, un ami Franco-Vietnamien qui réside depuis belle lurette à Kompong Som, est venu aux nouvelles. C’est lui qui m’a mis en contact avec la famille Lieling. Il jase quelques instants en Cambodgien avec madame Lieling. Soudain tous les deux éclatent de rires. Claude s’approche vers moi, les yeux bridés-rieurs, m’enserre les épaules et susurre à mon oreille ‘’Marcel tu pars dans moins d’une heure!’’. Je l’aurais embrassé ce mec! Mais voilà, je réserve mes baisers aux femmes. Par contre je n’ai pas de pudeur à serrer très fort la poitrine d’un ami et lui chuchoter ‘’Un gros câlisse de merci Claude’’.
Nous avons levé l’ancre à 17 heures pile sous un ciel bleu-très-bleu en direction de Monsieur Soleil, tout rond et rouge-orangé d’arrogance. J’allais cette nuit là comme les conquistadores d’alors ‘’découvrir des étoiles nouvelles’’ (Hérédia, Les Conquistadores). À bord se trouvait le navigateur-pilote, quatre aides matelots et un vagabond québécois qui cette nuit se coucherait moins ‘’niaiseux’’ que la veille. Juste avant la fin de la jetée qui marque la limite du port le bateau s’est arrêté face à la pleine mer. Du moins le moteur a cessé de tourner. Panne mécanique déjà? Ben non ti-touriste-niaiseux!!! Regarde et instruits-toi! C’est l’équipage qui prépare la cérémonie demandant la protection des dieux de la mer et des crustacés morts. Chacune des personnes à bord, sauf moi, tenant une tite poignée de riz dans la main va à tour de rôle en jeter une pincette à tribord et bâbord près de la proue. Ensuite le navigateur-pilote à genoux sur le pont alluma quelques bâtons d’encens, les plaçant entre ses mains jointes à plats qu’il leva tout en courbant la tête. Puis il piqua les bâtons dans un panier d’osier rempli de fruits et de fleurs qu’il plaça sur la partie la plus élevée de la proue (elle sera du voyage jusqu’à la fin). Chacun se retire après une courbette face à la corbeille de fruits, de fleurs et d’encens, les mains jointes comme M. le Curé et les bonnes Sœurs m’ont enseignés quand on récite la prière. N’eut été des dieux et s’il avait fait partie du voyage, moi c’est l’paon que j’aurais lancé à l’eau! Ben dit donc! On a le bateau, on a lé poéssons et la protection des dieux, alors en route les mecs! L’horizon nous attend! En fait mon souhait était que chacun des madriers de bois reste à sa place et que tous ensemble ils aillent dans la même direction, c'est-à-dire la Thaïlande, avec la grâce des dieux s’il le faut…et du moteur bien sur!
Une fois le bateau relancé on s’est assis tous en rond sur le pont avant pour souper; grand bol de riz cuit, deux poulets grillés, une soupe de légumes un peu-beaucoup-trop épicée à mon palais occidental et de l’eau. Pas de flon-flon. Naïvement j’espérait qu’avec tout ce que lé batô transportait il y aurait crabes et langoustes au menu! Vers 18 heures 30 Môssieu Soleil s’est couché en un dernier éclat, un clin d’œil orangé à la mer berçant mon petit navire. Je fis de même, prenant possession du toit de la cabine, au dessus du poste de pilotage, pendant que le croisant de lune accrochait son hamac aux étoiles. J’ai repéré la Croix du Sud. C’était une nuit tiède, douce et apaisante. Un baldaquin piqué d’étoiles. Mon petit bateau filait bon vent. Il avançait droit devant, clapotant les eaux, heureux de flotter et semblait connaître l’horizon noir vers ou il allait. La lune éclairait la mousse blanche, une traînée de lait laissée dans notre sillage. J’ai rêvé toute la nuit les yeux grands ouverts, à rien, à tout, refaisant le monde à chaque heure mille et une fois. J’ai fais confiance à la mer m’emportant ailleurs. J’avais 45 ans, j’étais heureux! Ces doux instants sont rares et précieux dans la vie de chacun. Cela s’appelle la grâce je crois.
Au petit matin, après 12 heures de rêveries, Klong Hay se réveille. Un ti village de pêcheurs protégé d’une baie. Il n’est pas joli avec ses baraques de bois et de tôles ondulées. Des dizaines de quais montés sur pilotis de bois amarrent plusieurs bateaux semblables au mien. Dès l’aurore le village fourmille de partout, chacun besognant à son métier en profitant de la fraîcheur relative. Chats et chiens vont et viennent parmis les enfants nus ou en guenilles et les adultes affairés, chippant aux mouettes un restant de poisson oublié sur place. Des caisses changes de mains, on embarque des filets de pêche à bord des bateaux, on replie les hamacs sur les ponts (beaucoup de pêcheurs et leurs famille dorment à quai, En fait c’est souvent les seuls abris qu’ils possèdent). Des camionnettes transportent des choses et des trucs. Ce matin-là je fus l’attraction du port, chacun cessant un instant son occupation à mon passage avec un sourire mêlé de curiosité. Après avoir remercier ‘’mon’’ équipage, j’ai négocié le transport vers Trat avec un conducteur de camionnette qui s’est présenté à moi en me disant ‘’Taxi Mister? Taxi Mister? C’est un devin ce mec! Comment il a fait pour deviner mon intérêt pour le ti-camion Toyota que j’ai z’yeuté? Je sors de mon paqueton un bout de papier et j’inscris 160 (4$canadiens) et lui tend le papier. Il prend mon crayon et inscrit 800 (20$) et me retend le papier et le crayon (signe que les négociations ne sont pas terminées). J’écris 200 (5$), même manège, 600 (15$) de sa part, 240 (6$) du mien (souligné comme offre finale). Il repart à 450 (11$). Je refuse, lui montrant du doigt mon 240 souligné. Il hésite quelques instants, sourit la bouche fendue jusqu’aux oreilles, tourne en rond. Ca y est j’l’tiens!! Moi aussi je souriais, tout en gardant un œil sur mon crayon qu’il gardait à la main. Finalement il me dit OK. Je fais un geste pour reprendre le crayon. Il esquive. ‘’Non mais ça va pas Chose! Un porte-mine à 50 dollars, cadeau de ma marraine! Un chausson aux pommes avec ça?’’ J’insistai sans faire un geste et sans perdre le sourire. À regret il me remit le crayon avec le sourire cette fois fendu jusqu’à la nuque! Sans m’en rendre compte une vingtaine de curieux avaient fait cercle autour de nous. Un peu confus, désormais eux aussi iraient se coucher moins niaiseux ce soir!
J’ai sommeil (pas dormi depuis 24 heures, les rêveries et le teuf teuf-du-moteur-du- ti-navire aidant). Pour l’instant j’accompagne des boîtes de cartons, des poulets en cage et deux jeunes porcs discutant cochon entre eux dans un panier d’osier à l’arrière d’une camionnette Toyota. ‘’Coudonc cochons, cé où la frontière icitte?’’ que j’demande. D’après mes infos et ma carte ça doit faire un boutte qu’on roule en Thaïlande là! J’ai un passeport à tamponner moi! Houhou! z’êtes où les douaniers? En fait les emerdes ce sera dans quatre jours, à Bangkok…mais ça s’est une autre histoire!!!
Notes de voyage au Cambodge, cahier no. 3, janvier 1999.
DeCléricy
Bonjour
voilà notre programme est bouclée, nous hésitons sur la 2ème semaine, quelques conseils seraient les bienvenus, voici notre programme :
25/02 : arrivée à Siem Reap (nuit à Siem Reap ) 26/02 : Siem Reap : visite temples, je vous conseille le grand circuit (nuit à Siem Reap ) 27/02 : Siem Reap 28/02 : Siem Reap : Visite des temples éloignées comme Banteay Srei, Banteay Samre et peut être Kbal Spean si cela vous tente. (nuit à Siem Reap ) 01/03 : Siem Reap lac tonlé sap et villages flottants, + marchés locaux 02/03 : Départ de Siem Reap pour Battambang 03/03 : Visite de Battambang (nuit à Battambang) 04/03 : Départ de Battambang pour Sihanoukville : nuit à Sihanoukville pour prendre le lendemain le bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem. (nuit à Sihanoukville) 05/03 : bateau pour Koh Rong Samloem. 06/03 : Koh Rong Samloem 07/03 : Koh Rong Samloem 08/03 : Départ de Koh Rong Samloem pour rejoindre Sihanoukville, 09/03 : Phnom Penh (nuit à Phnom Penh) 10/03 : Retour France.
mon interrogation porte sur la 2ème semaine : Battambang -sihanoukville -koh rong samloem ou Battambang - kep - kampot - ile du lapin aimerions bien finir peinards à buller sur une plage, mais au vu de la longueur du trajet... nous hésitons, ceci-dit Kep ne semble pas bcp moins loin que Sihanoukville.
Des conseils avisés ?
merci
voilà notre programme est bouclée, nous hésitons sur la 2ème semaine, quelques conseils seraient les bienvenus, voici notre programme :
25/02 : arrivée à Siem Reap (nuit à Siem Reap ) 26/02 : Siem Reap : visite temples, je vous conseille le grand circuit (nuit à Siem Reap ) 27/02 : Siem Reap 28/02 : Siem Reap : Visite des temples éloignées comme Banteay Srei, Banteay Samre et peut être Kbal Spean si cela vous tente. (nuit à Siem Reap ) 01/03 : Siem Reap lac tonlé sap et villages flottants, + marchés locaux 02/03 : Départ de Siem Reap pour Battambang 03/03 : Visite de Battambang (nuit à Battambang) 04/03 : Départ de Battambang pour Sihanoukville : nuit à Sihanoukville pour prendre le lendemain le bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem. (nuit à Sihanoukville) 05/03 : bateau pour Koh Rong Samloem. 06/03 : Koh Rong Samloem 07/03 : Koh Rong Samloem 08/03 : Départ de Koh Rong Samloem pour rejoindre Sihanoukville, 09/03 : Phnom Penh (nuit à Phnom Penh) 10/03 : Retour France.
mon interrogation porte sur la 2ème semaine : Battambang -sihanoukville -koh rong samloem ou Battambang - kep - kampot - ile du lapin aimerions bien finir peinards à buller sur une plage, mais au vu de la longueur du trajet... nous hésitons, ceci-dit Kep ne semble pas bcp moins loin que Sihanoukville.
Des conseils avisés ?
merci
Bonjour à tous
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
Bonjour à tous,
Actuellement au Vietnam, dans le Delta du Mékong, nous passerons la frontière cambodgienne d'Ha Tien dans qq jours, direction Kep, pour lézarder un peu et nous remettre d'aplomb avant de sillonner le Cambodge.
Mais grandes questions : - y a t'il un ATM à Kep ? etant notre première destination au Cambodge, nous n'aurons sur nous aucun Riels, et seulement quelques dollars, pas de quoi nous faire vivre quelques jours - Sinon, est il possible de changer des travellers chèques ? (banque ?) - en dernier recours quelle est la ville où l' ATM est le plus proche ?
désolée de cette question basique... mais d'importance pour nous !
Merci à tous
à plus,
cécile
Actuellement au Vietnam, dans le Delta du Mékong, nous passerons la frontière cambodgienne d'Ha Tien dans qq jours, direction Kep, pour lézarder un peu et nous remettre d'aplomb avant de sillonner le Cambodge.
Mais grandes questions : - y a t'il un ATM à Kep ? etant notre première destination au Cambodge, nous n'aurons sur nous aucun Riels, et seulement quelques dollars, pas de quoi nous faire vivre quelques jours - Sinon, est il possible de changer des travellers chèques ? (banque ?) - en dernier recours quelle est la ville où l' ATM est le plus proche ?
désolée de cette question basique... mais d'importance pour nous !
Merci à tous
à plus,
cécile
Je reviens juste du tour en bamboo train et je tiens a faire partager mon experience. Nous avons un peu hesite avant de faire ce tour (surtout eu egard au prix de 3.5dollards par personne apres negociation) mais devant les commentaires positifs trouves sur internet et la description du lonely planet, nous nous sommes lances. Quelle deception!!!!
Le parcours est entoure d arbre de telle sorte que l on ne peut meme pas voir la campagne environnante. Les qq ponts traverses ne sont pas du tout impressionnants contrairement a ce que dit le lonely. Une fois arrive au bout ca faisait encore plus attrape touriste avec les magasins de boissons et la speudo fabrique de brique ou la famille proprietaire te demande 1 dollard pour regarder (que nous n avons pas voulu payer). Bref decevant au plus au point, surtout pour ce prix!!! je ne comprends pas les qq touristes rencontres qui nous ont dit avoir apprecie le tour...
A l occasion du meme tour nous avons vu le temple connu pour son escalier, il est effectivement assez charmant (mais pas impressionant, surtout apres ceux d angkor) mais en plus il est payant, 2 dollards!!!
Bref, Battambang en soi n etant pas magnifique et le tour decevant, je deconseille fortement cette etape!!! Le seul point positif a ete le trajet en bateau entre siem reap et battambang: tres agreable du fait des villages traverses (mais TRES long aussi: 8H)
Voila! bonne visite du cambodge a tous!
J'ai passé 3 semaines au Cambodge et franchement, les problèmes que j'ai rencontrés là-bas pèse lourdement sur mon appréciation de ce pays. Je suis allé à Sieam Reap depuis la Thailande, puis Phnom Penh, Sianouk ville, Kampot et Kep. On a essayé de m'arnaquer constamment (parfois violemment). Je n'ai pas trouvé l'accueil excellent, sauf lorsque je sortais quelques billets verts. Les prix sont démesurés par rapport au service fournit (lorsque l'on vient de Thaïlande, la différence est flagrante). Bref un voyage qui ne m'a pas vraiment laissé une excellente impression (contrairement à la Thaïlande et le Laos). Les Cambodgiens devraient essayer de traiter les touristes comme des être humains et non des gros portefeuilles sur patte.
Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.
Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.
Badis
Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.
Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.
Badis
Est-ce que le sud du Cambodge (région de Sihanoukville) offre des belles plages et des lieux reposants en été avec des enfants? Est-ce que la mer est aussi dangereuse (les courants) que'en thailande? avez-vous des adresses intéressantes pour un séjour de 4-5 jours en famille? Merci.
Bonjour à tous,
Je dois me rendre 1 mois cet été à Siem Reap pour un stage. Pour cette durée, quelle solution vous apparait être la plus avantageuse (économique, sécurité, simple en formalités administratives...etc): loger dans un Guest House? ou bien louer un appartement? Quelle que soit la solution que vous me conseillerez, auriez-vous des contacts, sites internet vers lesquels m'orienter?
Merci d'avance pour votre aide!
Amicalement
Je dois me rendre 1 mois cet été à Siem Reap pour un stage. Pour cette durée, quelle solution vous apparait être la plus avantageuse (économique, sécurité, simple en formalités administratives...etc): loger dans un Guest House? ou bien louer un appartement? Quelle que soit la solution que vous me conseillerez, auriez-vous des contacts, sites internet vers lesquels m'orienter?
Merci d'avance pour votre aide!
Amicalement
Bonjour à tous,
Après plusieurs années de Madagascar, j'envisage de migrer vers le Cambodge.
Opportunités de travail, investissement sage, ambiance ???? Besoin de conseils et d'avis svp.
Mon profil: français, célibataire; 50 ans, pas alcoolique, pas de "fumette", pas obsédé.
Bref, normal, limite chiant !!! Mais de confiance.
Merci d'avance, Lino
Bonjour,
Après un mois et demi à bourlinguer à quatre au Laos puis au Cambodge, nous voulons terminer notre périple en prenant un peu de repos et donc se poser un peu (massage, plage, bouf...)
Après 3 nuits à Battamgam et 3 nuits à Phnom Penh, nous nous dirigerons vers Kompot soit 4 h de route je pense puis Kep et l'île aux lapins sachant qu'il nous restera à ce stade du voyage 7 jours avant le vol retour.
Je conserve une journée tampon pour faire le retour Kep Kompot Phnom Penh, il me reste 5.5 jours pour terminer ce voyage ( demi journée pour faire PP- Kompot, si un bus le matin??).
Ma question est donc de savoir si pour je fais 2 jours à Kompot, 2 jours à Kep et 2 jours à Tonsay, et donc changer de guesthouses tous le 2 jours où si je trouve une superbe guesthouse, pied dans l'eau, pour 6 nuits et je rayonne pour visiter les deux autres lieux en tuk tuk ou autre. (le nom et l'adresse d'une guesthouse seraient les bienvenus).
Vos conseils me seront précieux car je reconnais que sur cette fin de voyage et de programmation, je coince un peu.
Merci à tous
Après un mois et demi à bourlinguer à quatre au Laos puis au Cambodge, nous voulons terminer notre périple en prenant un peu de repos et donc se poser un peu (massage, plage, bouf...)
Après 3 nuits à Battamgam et 3 nuits à Phnom Penh, nous nous dirigerons vers Kompot soit 4 h de route je pense puis Kep et l'île aux lapins sachant qu'il nous restera à ce stade du voyage 7 jours avant le vol retour.
Je conserve une journée tampon pour faire le retour Kep Kompot Phnom Penh, il me reste 5.5 jours pour terminer ce voyage ( demi journée pour faire PP- Kompot, si un bus le matin??).
Ma question est donc de savoir si pour je fais 2 jours à Kompot, 2 jours à Kep et 2 jours à Tonsay, et donc changer de guesthouses tous le 2 jours où si je trouve une superbe guesthouse, pied dans l'eau, pour 6 nuits et je rayonne pour visiter les deux autres lieux en tuk tuk ou autre. (le nom et l'adresse d'une guesthouse seraient les bienvenus).
Vos conseils me seront précieux car je reconnais que sur cette fin de voyage et de programmation, je coince un peu.
Merci à tous
Bonjour à tous et toutes,
Après de nombreuses heures de consultation du forum et de plusieurs sites web, il me reste encore des interrogations concernant le voyage que nous prévoyons faire au Vietnam à la mi-décembre 2016.
Je suis désolée si mon message est long, mais j'essaie de vous donner le plus d'infos possible sur nous afin que vous puissiez mieux nous aider.
Ce message est tout d'abord pour valider le nombre de nuits par endroit et l'ordre dans lequel nous devrions les effectuer. Nous n'avons pas encore une idée fixe de chaque truc que nous voulons visiter...
Qui sommes-nous? Couple dans la mi-quarantaine... Ce que nous aimons: la nature, eau, montagne, formations rocheuses, végétation, routes scéniques, etc... Nous adorons les reliefs sous toutes ses formes et perdons rapidement l'intérêt lorsque nous sommes dans des endroits où le relief est absent (ex: plaines), Grosse villes (1 million et +) = NON. Mon conjoint déteste les villes (y être est son "sacrifice"), et je suis mal à l'aise avec les foules, le stress, le bruit... Nous sommes conscients qu'il est impossible de les éviter et acceptons, par contre, on tente de s'y attarder le moins possible.
Départ: Montréal le 9 déc au matin pour arriver à HCMV le 10 tard en soirée. Retour: HCMV le 30 décembre en soirée
Certains éléments du voyage me semblent incontournables (corrigez-moi si je fais erreur) mais je crois que puisque nous arriverons vers 23h, après avoir fait plus de 24hrs d'avion, il serait logique faire 2 nuits à HCMV à l'arrivée. Ensuite, pour ne pas subir des inquiétudes de fin de voyage, je me disais qu'il serait sage de faire la nuit du 29 déc à HCMV aussi... Donc, il me reste 17 nuits à placer soit du 12 au 28 inclusivement.
Voici les endroits où nous avions prévu séjourner... 3 nuits Dalat 2 nuits région de Ninh Chu 1 nuit HCMV 3 nuits Delta du Mékong 1 nuit Phnom Penh 4 nuits Siem Reap 3 nuits Phu Quoc
Les faire dans cet ordre vous parait-il logique? Où est-ce que l'une des options suivantes est mieux?
Mékong PQ SR PP HCMV Dalat Ninh Chu
ou
PP SR PQ Mekong HCMV Dalat Ninh Chu
ou
PQ (pour repos après bcp d'avion) SR PP Mekong HCMV Dalat Nin Chu
ou
Mekong PP SR PQ HCMV Dalat Ninh Chu
ou
Dalat Ninh Chu HCMV SR PP Mekong PQ
Voici les principales questions et/ou commentaires:
- Selon ce que vous savez de nos goûts et intérêts, est-ce que le nombre de nuits que nous prévoyons à chaque endroit est adéquat? - Dans la mesure du possible, j'aimerais bien terminer par Phu Quoc pour le repos avant le long retour. - Phnom Penh est-il vraiment un incontournable selon nos intérêts? - Les options ont été pensées avec pour prémisse que nous prendrions le bateau entre le delta du Mékong et PP... Si PP n'est pas incontournable, nous pourrions prendre un vol HCMV-SR - 3 nuits dans le delta du Mékong est-ce trop pour nous... 2 nuits suffiraient? - Nous sommes surtout interpellés par les images web que nous voyons de Dalat, les Parcs Nationaux de Phu Quoc, Nui Chua, Chu Yang Sin, Siem Reap. - Au départ nous avions songé aller à Nha Trang mais dès que je vois des photos sur le web, je vois des édifices de béton à profusion et cela ne m'inspire pas du tout. - Pouvons-nous éviter de dormir une nuit à HCMV au coeur du voyage? et si oui, quelle est la bonne façon de le faire?
Merci de prendre de votre temps pour lire ce message et je remercie à l'avance ceux qui y répondront.
Sur ce, à bientôt,
Allooo
Après de nombreuses heures de consultation du forum et de plusieurs sites web, il me reste encore des interrogations concernant le voyage que nous prévoyons faire au Vietnam à la mi-décembre 2016.
Je suis désolée si mon message est long, mais j'essaie de vous donner le plus d'infos possible sur nous afin que vous puissiez mieux nous aider.
Ce message est tout d'abord pour valider le nombre de nuits par endroit et l'ordre dans lequel nous devrions les effectuer. Nous n'avons pas encore une idée fixe de chaque truc que nous voulons visiter...
Qui sommes-nous? Couple dans la mi-quarantaine... Ce que nous aimons: la nature, eau, montagne, formations rocheuses, végétation, routes scéniques, etc... Nous adorons les reliefs sous toutes ses formes et perdons rapidement l'intérêt lorsque nous sommes dans des endroits où le relief est absent (ex: plaines), Grosse villes (1 million et +) = NON. Mon conjoint déteste les villes (y être est son "sacrifice"), et je suis mal à l'aise avec les foules, le stress, le bruit... Nous sommes conscients qu'il est impossible de les éviter et acceptons, par contre, on tente de s'y attarder le moins possible.
Départ: Montréal le 9 déc au matin pour arriver à HCMV le 10 tard en soirée. Retour: HCMV le 30 décembre en soirée
Certains éléments du voyage me semblent incontournables (corrigez-moi si je fais erreur) mais je crois que puisque nous arriverons vers 23h, après avoir fait plus de 24hrs d'avion, il serait logique faire 2 nuits à HCMV à l'arrivée. Ensuite, pour ne pas subir des inquiétudes de fin de voyage, je me disais qu'il serait sage de faire la nuit du 29 déc à HCMV aussi... Donc, il me reste 17 nuits à placer soit du 12 au 28 inclusivement.
Voici les endroits où nous avions prévu séjourner... 3 nuits Dalat 2 nuits région de Ninh Chu 1 nuit HCMV 3 nuits Delta du Mékong 1 nuit Phnom Penh 4 nuits Siem Reap 3 nuits Phu Quoc
Les faire dans cet ordre vous parait-il logique? Où est-ce que l'une des options suivantes est mieux?
Mékong PQ SR PP HCMV Dalat Ninh Chu
ou
PP SR PQ Mekong HCMV Dalat Ninh Chu
ou
PQ (pour repos après bcp d'avion) SR PP Mekong HCMV Dalat Nin Chu
ou
Mekong PP SR PQ HCMV Dalat Ninh Chu
ou
Dalat Ninh Chu HCMV SR PP Mekong PQ
Voici les principales questions et/ou commentaires:
- Selon ce que vous savez de nos goûts et intérêts, est-ce que le nombre de nuits que nous prévoyons à chaque endroit est adéquat? - Dans la mesure du possible, j'aimerais bien terminer par Phu Quoc pour le repos avant le long retour. - Phnom Penh est-il vraiment un incontournable selon nos intérêts? - Les options ont été pensées avec pour prémisse que nous prendrions le bateau entre le delta du Mékong et PP... Si PP n'est pas incontournable, nous pourrions prendre un vol HCMV-SR - 3 nuits dans le delta du Mékong est-ce trop pour nous... 2 nuits suffiraient? - Nous sommes surtout interpellés par les images web que nous voyons de Dalat, les Parcs Nationaux de Phu Quoc, Nui Chua, Chu Yang Sin, Siem Reap. - Au départ nous avions songé aller à Nha Trang mais dès que je vois des photos sur le web, je vois des édifices de béton à profusion et cela ne m'inspire pas du tout. - Pouvons-nous éviter de dormir une nuit à HCMV au coeur du voyage? et si oui, quelle est la bonne façon de le faire?
Merci de prendre de votre temps pour lire ce message et je remercie à l'avance ceux qui y répondront.
Sur ce, à bientôt,
Allooo
Dear friends,
I’m a chef and, while traveling in Cambodia, I’d love to take a few cooking classes—just like I did in Thailand and Brazil. Does anyone have any tips or maybe a good address to share? Thanks in advance!
I’m a chef and, while traveling in Cambodia, I’d love to take a few cooking classes—just like I did in Thailand and Brazil. Does anyone have any tips or maybe a good address to share? Thanks in advance!
Bonjour,
Nous partons avec mon amie pour la Thaïlande pour trois semaines et nous envisageons un saut au Cambodge avec Angkor Vat. PHnom penh vaut-il le coup d'y passer (2 jours ou non sachant que nous voulons passer minimum deux semaines en Thaïlande...
Sinon, nous voulons aller dans le Nord (Chaing Maï, Chiang Rai, trinagle d'or) les temples Khmers du nors-est, Bangkok, saut à Angkor (voir Phnom penh si cela vaut-le coup) et finir dans le sud vers les ïles ? Est-ce que nous oublions quelque chose d'inmanquable dans cet itinéraire ?
Merci de vos réponses !!!!
Désolé, mon message précédent ne contenait plus le texte, je ne sais pas pourquoi...
Nous partons avec mon amie pour la Thaïlande pour trois semaines et nous envisageons un saut au Cambodge avec Angkor Vat. PHnom penh vaut-il le coup d'y passer (2 jours ou non sachant que nous voulons passer minimum deux semaines en Thaïlande...
Sinon, nous voulons aller dans le Nord (Chaing Maï, Chiang Rai, trinagle d'or) les temples Khmers du nors-est, Bangkok, saut à Angkor (voir Phnom penh si cela vaut-le coup) et finir dans le sud vers les ïles ? Est-ce que nous oublions quelque chose d'inmanquable dans cet itinéraire ?
Merci de vos réponses !!!!
Désolé, mon message précédent ne contenait plus le texte, je ne sais pas pourquoi...
Bonsoir à tous !!
Pour mon deuxième voyage en Asie (le premier étant l'Inde), j'effectuerai un voyage au Laos (partie sud) et au Cambodge durant le mois de juillet (en pleine mousson, je sais, mais pas trop de choix quant aux dates). J'ai déjà fait une première petite ébauche de mon parcours mais j'aimerai néanmoins solliciter votre avis concernant la "faisabilité" de ce dit parcours, les lieux à voir et/ou à éviter. Sachant que mon arrivée se fait le 2 juillet et mon départ le 3 août. Voilà mon itinéraire:
Laos:
Jour 1: Arrivée à Bangkok le 2 juillet à 6h45. 11h35, avion pour Udon Thani et puis passage de frontière jusque Vientiane. Jour 2: Visite de vientiane. Jour 3: Vientiane-Thakhek. J'ai pensé rester environ 4 jours à Thakhek pour faire le "Thakhek loop" en moto/scooter et ainsi visiter les grottes de ko-Lor. Cependant je n'ai recelé aucunes informations quand au prix de la barque pour visiter les grottes de Ko-Lor. De plus, le "loop" est il faisable pendant le mois de juillet? Jour 8: Paksé, je consacre 3 jours à faire le tour du Plateau des Bolovens. Jour 11: Champassak Jour 12: Champassak Jour 13 à 15: 4000 iles
Cambodge:
Jour 16: Stung Treng - Phnom Penh Jours 17 à 19: Phnom Penh Jour 20: Kompong Chnnang (ça en vaut la peine? Sinon autre alternative sur le chemin Phnom Penh - Siem Reap) Jour 21: Kompong Chnnang - Battambang Jours 22 à 24: Battambang Jour 25: Battambang - Siem Reap en bateau Jours 26 à 30: Visite de Siem Reap et des temples d'Angkor Jour 31: bus retour pour Bangkok Jour 32: Retour en Belgique
Voilà je vous ai résumé mon itinéraire, si vous pouviez me donner quelques conseils dessus, ce serait absolument la bienvenue. De plus quelques adresses de GH pas trop chères et correctes (tournant aux alentours de 8 à 10$) ne seraient pas de refus.
Ce que je recherche avant tout est le contact avec la population et vivre un maximum l'aventure laotienne - khmère même si je suis bien conscient que mon temps sur place est très limité pour vivre totalement l'immersion culturelle.
Merci d'avance
Alex
Pour mon deuxième voyage en Asie (le premier étant l'Inde), j'effectuerai un voyage au Laos (partie sud) et au Cambodge durant le mois de juillet (en pleine mousson, je sais, mais pas trop de choix quant aux dates). J'ai déjà fait une première petite ébauche de mon parcours mais j'aimerai néanmoins solliciter votre avis concernant la "faisabilité" de ce dit parcours, les lieux à voir et/ou à éviter. Sachant que mon arrivée se fait le 2 juillet et mon départ le 3 août. Voilà mon itinéraire:
Laos:
Jour 1: Arrivée à Bangkok le 2 juillet à 6h45. 11h35, avion pour Udon Thani et puis passage de frontière jusque Vientiane. Jour 2: Visite de vientiane. Jour 3: Vientiane-Thakhek. J'ai pensé rester environ 4 jours à Thakhek pour faire le "Thakhek loop" en moto/scooter et ainsi visiter les grottes de ko-Lor. Cependant je n'ai recelé aucunes informations quand au prix de la barque pour visiter les grottes de Ko-Lor. De plus, le "loop" est il faisable pendant le mois de juillet? Jour 8: Paksé, je consacre 3 jours à faire le tour du Plateau des Bolovens. Jour 11: Champassak Jour 12: Champassak Jour 13 à 15: 4000 iles
Cambodge:
Jour 16: Stung Treng - Phnom Penh Jours 17 à 19: Phnom Penh Jour 20: Kompong Chnnang (ça en vaut la peine? Sinon autre alternative sur le chemin Phnom Penh - Siem Reap) Jour 21: Kompong Chnnang - Battambang Jours 22 à 24: Battambang Jour 25: Battambang - Siem Reap en bateau Jours 26 à 30: Visite de Siem Reap et des temples d'Angkor Jour 31: bus retour pour Bangkok Jour 32: Retour en Belgique
Voilà je vous ai résumé mon itinéraire, si vous pouviez me donner quelques conseils dessus, ce serait absolument la bienvenue. De plus quelques adresses de GH pas trop chères et correctes (tournant aux alentours de 8 à 10$) ne seraient pas de refus.
Ce que je recherche avant tout est le contact avec la population et vivre un maximum l'aventure laotienne - khmère même si je suis bien conscient que mon temps sur place est très limité pour vivre totalement l'immersion culturelle.
Merci d'avance
Alex
Nous venons de terminer notre 2e séjour au Cambodge construit en grande partie grace au forum.
Nous sommes vraiment ravis :
du séjour à Siem Reap (Le Tigre en papier : jardin agréable), avec Mr Am Nat le chauffeur de tuk tuk cultivé et de bon conseil, nous avons, hors pass Angkor, visitéBeng Malea (beaucoup de charme), le village sur pilotis de Phhluk (vrai village de pêcheurs, rien à voir avec celui visité lors de notre 1er séjour), la forêt pétrifiée. 3 jours sur le site d'Angkor, les indications pour monter au dessus d'une ou l'autre porte pour la vue et les photos, un petit temple accessible après 20mn de marches dans la forêt ...
de la descente du Tonlé Sap vers Battambang au milieu des villages flottants
le séjour chez Sam (qui commence à être un peu débordé par son succès), la vie quotidienne des paysans et petis artisans, le lac aux lotus (Kamping Puoi), les nuées d'oiseaux aquatiques au coucher du soleil, les balades en vélo ...
la route vers Kep depuis Phnom Penh et loes temples de la province de Takeo : les 2 temples au bord du Tonlé Bati, Phnom Chisor après plus de 400 marches (paysages superbe), Phnom Da , le plus vieux temple diu Cambodge, accessible en bateau depuèis Takéo,
Kep (Le Bout du Monde très bien), si agréable, Koh Tonsay idyllique, les alentours et Kampot ou nous avons passé quelques heures et qui semble aussi mériter un vrai séjour. Le Cambodge est un pays passionnant et qui évolue beaucoup (par rapport à notre 1er séjour en 2005) et que nous avons quitté avec beaucoup de nostalgie.
Donc que du bonheur sauf l'hotel LE CYCLO à Phnom Penh qui ne respecte pas les réservations et qui est vraiment bruyant. Merci aux forumistes et j'espère que ces quelques lignes aideront ceux qui se posent encore des questions sur leur futur séjour au Cambodge. Je ne redonne pas les adresses puisqu'elles sont déjà dans les témoignages précédents.
Donc que du bonheur sauf l'hotel LE CYCLO à Phnom Penh qui ne respecte pas les réservations et qui est vraiment bruyant. Merci aux forumistes et j'espère que ces quelques lignes aideront ceux qui se posent encore des questions sur leur futur séjour au Cambodge. Je ne redonne pas les adresses puisqu'elles sont déjà dans les témoignages précédents.
Pour repondre a plusieurs post emis ces temps ci et parce que j ai longtemps cherche un hotel confortable, a prix raisonnable, a Phnom Penh, je vous recommande chaudement ce petit nouveau, seduisant par bien des aspects.
Le cyclo noir bâché d’une toile blanche est suspendu au balcon du 1er étage, symbole d’un temps presque résolu. Dans la salle de restaurant- un ancien compartiment chinois élégamment aménagé- Jean Pierre, le patron mouille sa chemise depuis plus d’une heure.Qu’est ce qui vous ferait plaisir aujourd’hui ? Il est comme çà Jean Pierre. Avenant et toujours aux petits soins pour ses clients. Lorsqu’il voit passer la vinaigrette dans le petit bol blanc que son serveur Bory a disposé sur le plateau, il la scrute comme un joaillier face à une pierre précieuse. Et si par hasard, le joyau n’a pas l’éclat attendu, elle repart en cuisine bien avant d’avoir atteint la table du client.Une petite salade de tomate avec une mozzarella de buffle ?Non non, vire moi ce pesto de supermarché. La mozzarella, c’est la simplicité, De l’huile d’olive et du basilic frais, c’est tout ! Oui, il est comme ça Jean Pierre, fort en gueule et jovial, commerçant et généreux. Depuis trente ans qu’il travaille dans l’hôtellerie, il en connait toutes les ficelles. La fraicheur de ses tartares, la tendresse de sa côte de bœuf n’ont rien à envier aux plus grandes brasseries parisiennes. Mais ici, dans la touffeur de Phnom Penh, ce professionnalisme relève du tour de force. Côté cuisine Khmer, là aussi l’offre est variée et tout aussi délicieuse. Il y a presque huit ans que Jean Pierre est tombé amoureux du Cambodge et presque autant qu’il a rencontré sa femme Miel qui dirige l’établissement à ses côtés. Au Cyclo qu’il a ouvert en juin, le bouche à oreille a vite produit ses effets. Cambogiens et occidentaux y viennent déjeuner ou diner, pendant que d’autre s’interpellent joyeusement dans le bar. Au premier étage, les amateurs de billards se disputent des parties acharnées des heures durant. C’est toute une société qui défile sous vos yeux, le temps d’une Anchor pression ou d’un Ricard. Depuis un mois que je vis ici, j’en gardais l’adresse jalousement. Mais ne rêvons pas ! D’autres voyageurs l’ont découvert à leur tour et l’hôtel s’est remplie. Car les chambres lumineuses et d’une propreté rare dans la capitale, sont aussi d’un excellent rapport qualité prix. Je dois même dire que, pour avoir visité la quasi totalement des hôtels de la ville, le Cyclo est, de mon point de vue, « LE » bon plan de Phnom Penh dans cette catégorie. Situé en plein centre (près du Musée National et à deux pas du Palais Royal) l’hôtel compte 11 chambres réparties sur trois étages dont plusieurs dotées de balcons. La nuit, la rue est parfaitement calme, ce qui n’est pas le cas des rues situées à proximité, sans parler du quai Sisowath où les boules Quies sont de rigueur. A un bémol près, car il en faut bien un, la musique du karaoké d’en face s’avère quelquefois un peu … envahissante. Mais soyons indulgent, la boite à musique n’ouvre ses portes que de 19h à 23H. Vos siestes et vos nuits seront donc sereines. Allez, je vous laisse. Je vais déguster une bière à ma table favorite, installée sur le trottoir devant l’hôtel. De là, j’observe les enfants qui jouent devant la pagode Saravann. Ce matin, l’un des gamines de la bande avait revêtue une élégante robe rose dont elle faisait virevolter les volants au rythme du vent. Quelqu’un lui avait rasé le crane. La veille, elle gambadait presque nue au milieu de la rue, le visage maculée de crasse. Le Cyclo est situé au 50 de la rue 172. Mail : cyclo.hotel@gmail.com 012 560 398 023 992 128 L’adresse est facile à trouver puisque située dans la rue parallèle à celle du Musée National. Le prix des chambres varie de 15 à 20 USD, toutes avec avec clim, eau chaude, frigo et TV. Si vous êtes trois ou quatre ou si vous voyagez avec des enfants, vous pouvez aussi partager une des suites avec coin salon, deux chambres et deux SDB pour…. 40 USD !
Cordialement
Le cyclo noir bâché d’une toile blanche est suspendu au balcon du 1er étage, symbole d’un temps presque résolu. Dans la salle de restaurant- un ancien compartiment chinois élégamment aménagé- Jean Pierre, le patron mouille sa chemise depuis plus d’une heure.Qu’est ce qui vous ferait plaisir aujourd’hui ? Il est comme çà Jean Pierre. Avenant et toujours aux petits soins pour ses clients. Lorsqu’il voit passer la vinaigrette dans le petit bol blanc que son serveur Bory a disposé sur le plateau, il la scrute comme un joaillier face à une pierre précieuse. Et si par hasard, le joyau n’a pas l’éclat attendu, elle repart en cuisine bien avant d’avoir atteint la table du client.Une petite salade de tomate avec une mozzarella de buffle ?Non non, vire moi ce pesto de supermarché. La mozzarella, c’est la simplicité, De l’huile d’olive et du basilic frais, c’est tout ! Oui, il est comme ça Jean Pierre, fort en gueule et jovial, commerçant et généreux. Depuis trente ans qu’il travaille dans l’hôtellerie, il en connait toutes les ficelles. La fraicheur de ses tartares, la tendresse de sa côte de bœuf n’ont rien à envier aux plus grandes brasseries parisiennes. Mais ici, dans la touffeur de Phnom Penh, ce professionnalisme relève du tour de force. Côté cuisine Khmer, là aussi l’offre est variée et tout aussi délicieuse. Il y a presque huit ans que Jean Pierre est tombé amoureux du Cambodge et presque autant qu’il a rencontré sa femme Miel qui dirige l’établissement à ses côtés. Au Cyclo qu’il a ouvert en juin, le bouche à oreille a vite produit ses effets. Cambogiens et occidentaux y viennent déjeuner ou diner, pendant que d’autre s’interpellent joyeusement dans le bar. Au premier étage, les amateurs de billards se disputent des parties acharnées des heures durant. C’est toute une société qui défile sous vos yeux, le temps d’une Anchor pression ou d’un Ricard. Depuis un mois que je vis ici, j’en gardais l’adresse jalousement. Mais ne rêvons pas ! D’autres voyageurs l’ont découvert à leur tour et l’hôtel s’est remplie. Car les chambres lumineuses et d’une propreté rare dans la capitale, sont aussi d’un excellent rapport qualité prix. Je dois même dire que, pour avoir visité la quasi totalement des hôtels de la ville, le Cyclo est, de mon point de vue, « LE » bon plan de Phnom Penh dans cette catégorie. Situé en plein centre (près du Musée National et à deux pas du Palais Royal) l’hôtel compte 11 chambres réparties sur trois étages dont plusieurs dotées de balcons. La nuit, la rue est parfaitement calme, ce qui n’est pas le cas des rues situées à proximité, sans parler du quai Sisowath où les boules Quies sont de rigueur. A un bémol près, car il en faut bien un, la musique du karaoké d’en face s’avère quelquefois un peu … envahissante. Mais soyons indulgent, la boite à musique n’ouvre ses portes que de 19h à 23H. Vos siestes et vos nuits seront donc sereines. Allez, je vous laisse. Je vais déguster une bière à ma table favorite, installée sur le trottoir devant l’hôtel. De là, j’observe les enfants qui jouent devant la pagode Saravann. Ce matin, l’un des gamines de la bande avait revêtue une élégante robe rose dont elle faisait virevolter les volants au rythme du vent. Quelqu’un lui avait rasé le crane. La veille, elle gambadait presque nue au milieu de la rue, le visage maculée de crasse. Le Cyclo est situé au 50 de la rue 172. Mail : cyclo.hotel@gmail.com 012 560 398 023 992 128 L’adresse est facile à trouver puisque située dans la rue parallèle à celle du Musée National. Le prix des chambres varie de 15 à 20 USD, toutes avec avec clim, eau chaude, frigo et TV. Si vous êtes trois ou quatre ou si vous voyagez avec des enfants, vous pouvez aussi partager une des suites avec coin salon, deux chambres et deux SDB pour…. 40 USD !
Cordialement









