Bonjour,
Mon amie et moi souhaitons nous marier car nous n'en pouvons plus de vivre séparés. J'ai lu tous les posts sur le forum, et je dois bien avouer que je suis un peu perdu.
Je crois comprendre que la solution la plus "simple" serait de se marier en indonésie.
Je précise qu'elle est de confession musulmane, et moi non.
je ne peux pas faire des aller retour perpétuels entre la France et l'Indonésie, raison financière, mais bon j'ai de l'argent de côté.
quelle visa a telle besoint pour venir en france Merci à vous de vos conseils précieux.
je compte sur vous tous.
Voilà. Après 4 visites en Indonésie ( et une en France pour elle ), les choses se précisent mais les questions demeurent !!!
Le mariage est envisagé pour Juillet 2009. Dois-je constituer le dossier rapidement selon vous, que puis-je faire dans l'immédiat ?
J'ai vu qu'il fallait fournir un acte de naissance ( - de 3 mois ) donc impossible d'envisager les démarches maintenant ( ou suis-je
dans la plus grande erreur haha ! ).
J'ai pris des renseignements précieux ici : http://www.infoindonesie.com/Vivre_%20et_%20travailler_%20en_%20Indonesie.htm#mariage.
Je comptais me rendre à nouveau à Jakarta en Février pour les démarches, cela semble trop tôt ...
Doit-on impérativement se rendre à l'ambassade ( en France ou en Indonésie ) pour obtenir les papiers ( questionnaire AE 82/EC ) ou
peuvent-ils les envoyer ????
Désolé pour ces questions confuses. Merci pour toute aide 🙂
Le mariage est envisagé pour Juillet 2009. Dois-je constituer le dossier rapidement selon vous, que puis-je faire dans l'immédiat ?
J'ai vu qu'il fallait fournir un acte de naissance ( - de 3 mois ) donc impossible d'envisager les démarches maintenant ( ou suis-je
dans la plus grande erreur haha ! ).
J'ai pris des renseignements précieux ici : http://www.infoindonesie.com/Vivre_%20et_%20travailler_%20en_%20Indonesie.htm#mariage.
Je comptais me rendre à nouveau à Jakarta en Février pour les démarches, cela semble trop tôt ...
Doit-on impérativement se rendre à l'ambassade ( en France ou en Indonésie ) pour obtenir les papiers ( questionnaire AE 82/EC ) ou
peuvent-ils les envoyer ????
Désolé pour ces questions confuses. Merci pour toute aide 🙂
Bonjour,
je suis enseignante et envisage de prendre un mi temps annualisé l'année prochaine pour retrouver mon ami balinais. Nous n'arrivons pas obtenir de visa touristique pour qu'il vienne en France. Alors on prends le probleme dans l'autre sens. Or les visas pour l'Indonésie ne dépassent pas 6 mois. J'envisage de travailler de septembre a février puis de partir de février à aout compris.
Est ce que quelqu'un a deja fait l'experience du mi temps annualisé et qu'un saurait-il me renseigner sur les possibilités de rester 7 mois et non 6 ?
Merci pour vos infos
Bal'isa
Bal'isa
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes.
Lire la suite...
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.

Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 6 au 29 juillet 2012.
Participants: famille de 6 personnes entre 26 et 58 ans. Organisation : agence belge Déplacements : avion, train, van avec chauffeur Climat : chaud et humide, quelques jours de pluie à Sumatra et Bali mais pas de manière continue, ciel souvent nuageux.
Nos coups de cœur :
Sumatra : - le parc Gunung Lauser pour les orangs-outangs et autres singes - les maisons batak
Java : - les temples de Borobudur et Pranbanan - le wayang kulit, théâtre d’ombre au Sono Budojo à Jogjakarta - le lever du soleil au Bromo
Bali : - le temple de Gunung Kawi (the Rocky Temple) - le temple de Pura Gunung Kawi Sebaty (the Holy Spring Temple) - plongée sur l’épave du Liberty à Tulamben - le temple de Lempuyang
Observation : - Les indications sur les logements datant de 2012, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Jour 1 : Bruxelles - Singapour a.m. : Vol pour Francfort. p.m. : Vol pour Singapour
Le vol pour Singapour s’effectue en A 380 (12h).C’est la première fois que nous prenons cet avion avec ses ailes courtes et sa grosse tête qui lui donne un air de cachalot. Quand on y entre, on ne se rend pas compte de son volume car l’espace est fort compartimenté.

Jour 2 : Singapour – Medan – Bukit Lawang (Sumatra) a.m. : - Vol de Singapour à Medan p.m. : - route pour Bukit Lawang - nuit à Bukit Lawang
Arrivée à Singapour à 6h30 où nous n’avons que 50 mn pour prendre l’avion pour Medan (Sumatra). C’est évidemment trop peu mais l’avion nous attend et, apparemment, les bagages aussi. Beau temps à Singapour mais vol au-dessus des nuages. Comme on fait notre entrée en Indonésie à Medan, il faut demander un visa. Il n’y a qu’un seul guichet et ça n’avance pas. Un second guichet s’ouvre mais on nous dit qu’il faut passer par le 1er pour acheter le visa et par le 2d pour le cachet ! Ensuite, passage à l’immigration et, enfin, on peut aller chercher nos valises. Enfin, c’est ce qu’on croit, car de valises, il n’y en a guère. Aucune à nous ! On passe alors un temps fou à déclarer la « perte ». Les guides d’Indonésie signalent que les choses ne s’y passent jamais comme prévu et qu’il faut rester zen. On l’a vite constaté. Les valises devraient arriver par le vol suivant. Enfin, on sort avec notre guide, Elie, parlant français, et on s’installe dans notre van avec son chauffeur, direction le parc des orangs-outangs de Gunung Lauser. Medan est une ville très animée de 3 millions d’habitants où le trafic est épouvantable. D’avion, ça n’avait pas l’air très exotique mais, dans les rues, c’est bien différent. Tout est déglingué, il y a plein de petites échoppes, des énormes panneaux fleuris pour annoncer des événements, des becacs (prononcer bétchac), sortes de vélotaxis. C’est assez pittoresque et il y a de quoi voir. Pareil en dehors de Medan. On traverse ensuite une énorme forêt de palmiers, bien plantés et rangés dont on coupe les grappes de fruits pour en faire de l’huile. On voit d’ailleurs plein de camions débordant de ces fruits. Le paysage devient de plus en plus vert, se vallonne et on aperçoit les montagnes. Au bord de la route, quelques petites « paillottes » en pagodes. Après 3h de route, on entre dans le parc de Gunung Lauser où se trouve notre hôtel que nous croyions perdu au milieu de nulle part et pas touristique. Un monde fou ! C’est samedi et le début des vacances indonésiennes. Bukit Lawang est un lieu de villégiature pour les Indonésiens qui s’y rassemblent, s’y baignent (les femmes tout habillées) et font du rafting sur de grosses bouées. Plein de boutiques et de petits bistrots. Déjeuner dans un bistrot de l’autre côté de la rivière.


On gagne alors notre hôtel à pied car aucune route n’y mène. Le temps qu’on boive le verre d’accueil, il se met à pleuvoir. Impossible d’aller voir nourrir les orangs-outangs comme prévu, d’autant plus qu’on n’est pas très équipés sans nos valises. Assez épuisés, on s’installe dans nos chambres, un peu sombres mais avec hamac sur la terrasse et vue sur la rivière. Des macaques se promènent sur les toits, fréquentent beaucoup la terrasse de notre fille et entrent même dans sa chambre par une toute petite ouverture dans la fenêtre ! Ça nous fait du spectacle. Il pleut de plus belle et l’orage gronde.



C’est au moment où nous allons dîner que nos valises arrivent, amenées à pied par des porteurs. Ouf ! Au menu : nasi-goreng, satés, poulet, chips. Pas mauvais. On va enfin pouvoir prendre une bonne douche … mais sans eau chaude, ni essuie, ni savon. Heureusement que nous avions prévu ça, de même que les « sacs à viande » car il n’y a pas vraiment de draps. Nuit au « Sam’s Bungalows », très simple, avec lit à baldaquin fermé par une moustiquaire et ventilateur bienvenu car il faut fermer portes et fenêtres, salle de bain originale.
Hi there,
I’m planning my first trip to Asia next summer with my partner and our daughter, who’ll be 3 and a half at the time, for 4 weeks (maybe 5).
I’ve heard that the timing is better for visiting Indonesia, but I’m hesitant because Thailand seems more accessible, and I’m worried that traveling to Indonesia during high season might be less enjoyable and a lot more expensive due to the number of tourists. We love cultural sites as much as natural ones, and we’re big foodies. We’re not necessarily looking for luxury and tend to take our time, travel by public transport, and look for accommodations with a good value for money—though we do occasionally splurge on a high-end restaurant.
I’m also wondering when and where to buy flight tickets and how comfortable the journey will be (especially for our daughter) if we fly with Thai Airways or Garuda.
Thanks in advance for sharing your thoughts and tips!
Damien
I’m planning my first trip to Asia next summer with my partner and our daughter, who’ll be 3 and a half at the time, for 4 weeks (maybe 5).
I’ve heard that the timing is better for visiting Indonesia, but I’m hesitant because Thailand seems more accessible, and I’m worried that traveling to Indonesia during high season might be less enjoyable and a lot more expensive due to the number of tourists. We love cultural sites as much as natural ones, and we’re big foodies. We’re not necessarily looking for luxury and tend to take our time, travel by public transport, and look for accommodations with a good value for money—though we do occasionally splurge on a high-end restaurant.
I’m also wondering when and where to buy flight tickets and how comfortable the journey will be (especially for our daughter) if we fly with Thai Airways or Garuda.
Thanks in advance for sharing your thoughts and tips!
Damien
Bonjour à tous
Suite à un séjour passé à Bali , et n'ayant pas prévu de rencontrer tant de merveilles, je souhaite importer des objets de décoration.
Quelqu'un aurait-il une idée des frais à engager, cela m'aiderai beaucoup et pourrait m'éviter des mauvaise surprises
Je souhaite faire venir de Bali 2 M3 de bibelots (cadre en bambou et feuille de bananier, statuette en bois et en pierre...) pour un montant marchandise de 2000 € par exemple (Bali jusqu'au port de fos, toulon ou marseille). Au final : marchandise arrivée à mon domicile combien cela me coutera ?
si achat marchandise = 2000 € + prix transporteur ? + prix exportateur ? + prix 2M3 ? + prix importateur pour paperasse administrative au port d'arrivé ? + frais dédouanement ? + tva.
= MON COUT DE REVIENT = ???
merci par avance.
salut.
Je souhaite faire venir de Bali 2 M3 de bibelots (cadre en bambou et feuille de bananier, statuette en bois et en pierre...) pour un montant marchandise de 2000 € par exemple (Bali jusqu'au port de fos, toulon ou marseille). Au final : marchandise arrivée à mon domicile combien cela me coutera ?
si achat marchandise = 2000 € + prix transporteur ? + prix exportateur ? + prix 2M3 ? + prix importateur pour paperasse administrative au port d'arrivé ? + frais dédouanement ? + tva.
= MON COUT DE REVIENT = ???
merci par avance.
salut.
Bonjour
Une petite pensée pour dire que j'ai décidé de quitter la france debut 2009, le temps de tout mettre en place et voila que le
20 aout 2009 je me retrouve à bali avec ma femme et mes 2 enfants (5 et 7 ans) et franchement le seul regret : pourquoi n'ai je pas pris cette décision plut tot ?... Je ne peux pas dire que tout le monde se plairait ici, mais en tout cas pour nous
nous avons simplement trouvé le paradis, les gens sont formidables, toujours prêts à vous aider et , malheureusement les gens dont il faut le plus se méfier : les expatriés, qu'ils soient français ou autres... Sinon la vie n'est vraiment pas chere, le soleil donne le meilleur de lui-même et là on vit simplement pour vivre...
Si vous souhaitez d'infos pour venir s'installer...
Bonjour,
Je suis actuellement en Indonésie depuis le mois de Janvier avec un VISA KITAS qui expire en Juin 2010. Je souhaiterai m'installer à Singapour assez rapidement. Quelles sont les démarches à effectuer?? Puis-je sortir du territoire indo sans problème? J'ai entendu parler d'une somme à payer pour tout étranger voulant quitter le territoire indonésien. Qu'en est-il?? Une fois à Singapour, sachant que je viens d'Indonésie, et non de France, les démarches sont elles differentes pour obtenir un visa travail??
Merci d'avance pour vos précieuses réponses...
Julie
Je suis actuellement en Indonésie depuis le mois de Janvier avec un VISA KITAS qui expire en Juin 2010. Je souhaiterai m'installer à Singapour assez rapidement. Quelles sont les démarches à effectuer?? Puis-je sortir du territoire indo sans problème? J'ai entendu parler d'une somme à payer pour tout étranger voulant quitter le territoire indonésien. Qu'en est-il?? Une fois à Singapour, sachant que je viens d'Indonésie, et non de France, les démarches sont elles differentes pour obtenir un visa travail??
Merci d'avance pour vos précieuses réponses...
Julie
Bonjour , je viens a Bali en mai 2018 et j aimerais obtenir un visas longue duré afin d y passer ma retraite .Pourriez vous m indiquer les démarches a suivre et si un billet aller suffit pour pouvoir y entrer . Merci pour vos réponses .
Jack
Bonjour à toutes et à tous.
Je m'appelle Romain et je suis nouveau parmi vous.
Si je viens vers vous, c'est parce que je suis perdu et j'espère que vous pourriez m'éclairer
Je suis en couple avec une jolie Indonésienne que j'ai rencontré en France. Le problème est que pour ses études elle a du repartir chez elle. Depuis, nous sommes tous les deux rivés à internet sur les réseaux sociaux afin de se parler tous les jours. La relation à distance n’est pas facile du tout mais nous tenons bon. Pour être ensemble, je vais aller la rejoindre deux semaines et demie à la fin de l'année. Ainsi, nous allons pouvoir passer Noël et le nouvel an tous les deux. J'ai déjà acheté mes billets d'avion. Je pars le 21 décembre et je serai de retour le 9 janvier. J'ai mon passeport.
Le gros souci est le visa. Je ne sais pas comment l'obtenir. Sur le site de l'ambassade d'Indonésie, il y a bien la demande en ligne mais comment faire pour leur faire parvenir les pièces telles que les photos d'identité, le justificatif de domicile??? Et comment faire le règlement? J'ai bien appelé l'ambassade mais la personne a été incapable de m'expliquer et m'a juste dit qu'il y avait le service en ligne.
Aussi, comme je transite par Abu Dhabi, dois-je avoir un visa de transit, sachant qu'à l'aller j'ai 4h40min d'attente à Abu Dhabi et pour le retour j'ai 9 heures.
Voilà je pense avoir tout dit.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et si je sujet a déjà été posé, je m'en excuse de la redondance.
Merci à vous toutes et tous qui lirez ce message et qui peut être me répondront.
Bonne journée, Romain
Je suis en couple avec une jolie Indonésienne que j'ai rencontré en France. Le problème est que pour ses études elle a du repartir chez elle. Depuis, nous sommes tous les deux rivés à internet sur les réseaux sociaux afin de se parler tous les jours. La relation à distance n’est pas facile du tout mais nous tenons bon. Pour être ensemble, je vais aller la rejoindre deux semaines et demie à la fin de l'année. Ainsi, nous allons pouvoir passer Noël et le nouvel an tous les deux. J'ai déjà acheté mes billets d'avion. Je pars le 21 décembre et je serai de retour le 9 janvier. J'ai mon passeport.
Le gros souci est le visa. Je ne sais pas comment l'obtenir. Sur le site de l'ambassade d'Indonésie, il y a bien la demande en ligne mais comment faire pour leur faire parvenir les pièces telles que les photos d'identité, le justificatif de domicile??? Et comment faire le règlement? J'ai bien appelé l'ambassade mais la personne a été incapable de m'expliquer et m'a juste dit qu'il y avait le service en ligne.
Aussi, comme je transite par Abu Dhabi, dois-je avoir un visa de transit, sachant qu'à l'aller j'ai 4h40min d'attente à Abu Dhabi et pour le retour j'ai 9 heures.
Voilà je pense avoir tout dit.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et si je sujet a déjà été posé, je m'en excuse de la redondance.
Merci à vous toutes et tous qui lirez ce message et qui peut être me répondront.
Bonne journée, Romain
Bonjour,
Je part avec mon fils a Bali dans 10 jours et je me rend compte ce matin (avec horreur) que le passeport du petit est périmé !! Je suis en stress (on est samedi lol ca sert a rien je sais) je me renseigne sur le net, j'ai vu qu'on peut faire une demande "urgente" mais je sais pas si 'des vacances en famille" et une raison valable ... Il disent que la raison doit etre médicale ou une guerre ou ... vraiment urgent quoi :/
Si je refait son passeport en mode normal c'est sur il l'aura pas a temps ... je ne peut ni me faire rembourser ni changer les dates des billets.
Je sais pas quoi faire la :/ si vous avez des conseils ou astuces elles sont bienvenues !
Je part avec mon fils a Bali dans 10 jours et je me rend compte ce matin (avec horreur) que le passeport du petit est périmé !! Je suis en stress (on est samedi lol ca sert a rien je sais) je me renseigne sur le net, j'ai vu qu'on peut faire une demande "urgente" mais je sais pas si 'des vacances en famille" et une raison valable ... Il disent que la raison doit etre médicale ou une guerre ou ... vraiment urgent quoi :/
Si je refait son passeport en mode normal c'est sur il l'aura pas a temps ... je ne peut ni me faire rembourser ni changer les dates des billets.
Je sais pas quoi faire la :/ si vous avez des conseils ou astuces elles sont bienvenues !
Bonjour,
Ayant préparé mon voyage grâce au forum, je vous propose à mon tour notre itinéraire. J'avais beaucoup de questions avant de partir alors si vous aussi vous en avez, n'hésitez pas à me contacter !
Départ de Paris le mercredi 27/06 vers midi, arrivée à Denpasar vers 15h le jeudi 28/06 heure locale, Denpasar-Sanur
Pleins de taxis vous attendent à l'aéroport, le prix officiel du trajet Denpasar-Sanur étant de 95 000 rp, j'ai négocié ce prix. Arrivée à l'hôtel Flashback qui nous a réservé pour le lendemain deux tickets pour le bateau Perama pour aller à Nusa Lembogan.
Vendredi 29 juin : Sanur-Nusa Lembogan Attention, prendre du liquide car pas de DAB sur l’île. (Je n'ai pas vérifié ceci mais c'est ce que j'avais lu sur le forum)
Départ de l’hôtel avec la compagnie Perama qui vient vous chercher prendre leur bateau. Arrivée à Nusa à l'hôtel Lembogan Reef.
Découverte de l'île, snorkelling, baignade.
Samedi 30 juin : Nusa Lembogan
On nous a proposé du snorkelling le long de le route. Nous avons accepté, sommes montés sur des scooters. Un p^écheur nous a amenés avec son bâteau vers la mangrove vers un beau spot de snorkelling. Super. Nous aons ensuite discuté avec le pêcheur et toute sa famille. Il nous a aussi fait goûter ses algues...!
Dimanche 1er juillet : Nusa Lembogan-Sanur-Munduk
Départ de l’hôtel pour prendre le bateau Perama en direction de Sanur (la compagnie est venue nous chercher en scooter, avec tous nos bagages, c'était folklorique !)Depuis Sanur, un chauffeur nous a conduit à Munduk où j'avais réservé un homestay très modeste mais une superbe expérience là-bas. Nous sommes arrivés dans la journée chez Kadek, une vue magnifique sur les rizières.
Lundi 2 juillet : Munduk
Kadek est guide et nous sommes partis à 9h de chez lui le matin pour une marche de 4h avec lui. Super, nous avons pu voir des fèves de cacao, des plantations de café, pleins de fruits, les rizières et les cascades de Munduk.
Mardi 3 juillet : Munduk-Ubud
Départ de chez Kadek à Munduk pour Ubud en passant par : - Candikuning pour le temple Ulun Danau,
- par Bratanpour le Puru Ulun Danu Bratan, - et par Jatiluwih (C) (rizières en terrasse) et le Pura Luhur Batukau, un temple dans les nuages.J'avais réservé un chauffeur sur Internet mais finalement c'est le beau-frère de Kadek qui nous conduit. Ne vous inquiétez, même dans les montagnes de Munduk, vous trouverez toujours un chauffeur, du moins pendant la période pendant laquelle nous sommes partis.
Arrivée à Ubud à l'hôtel Ubud Bungalow. Ballade dans Ubud puis le soir spectacle de danse (barong et legong dances). Je vous conseille seulement legong dance. Nous n'avons pas vraiment apprécié le spectacle. Des costumes mais très peu de danse, une histoire que nous n'avons pas compris, on aurait plutôt dit un spectacle pour enfants... Par contre lorsque les femmes dansaient (legong) c'était top.
Mercredi 4 juillet : Ubud vers Selat
Visite de la monkey forest le matin.
Notre expérience : Avant de partir à Bali je m'étais rendue au service des maladies infectieuses de l'hôpital de ma ville pour faire les vaccins appropriés. La médecin m'avait recommandé de n'approcher ni les singes, ni les chiens à cause du risque de rage en cas de morsures. Nous n'avions pas fait le vaccin, puisque qu'en prenant cette précaution tout aurait dû bien se passer.
Quand nous sommes arrivés à la Monkey Forest et que j'ai vu le nombre de singes, je n'ai tout de suite pas été tranquille, ils ne sont en plus pas peureux vu qu'ils ont l'habitude de voir des touristes. L'un des singes est monté sur mon ami (nous n'avions pas acheté de nourriture pour les attirer). Et il l'a mordu à la main. Nous sommes vite retournés à l'hôtel, je pensais juste désinfecter la plaie et là ils nous ont conseillés de nous rendre à l'hôpital. J'étais un peu paniquée. L'un des membres du staff de l'hôtel nous a conduit à la clinique (ou hôpital) d'Ubud, l'hôtel a été formidable, puis nous avons vu un médecin qui nous a expliqué les recommandations dans un tel cas. La médecin en France m'avait déconseillé les injections si cela était possible mais là il a fallu faire deux injections du vaccin post-exposition à la rage. Puis nous avons dû par la suite retourner à Kuta pour une troisième injection et la quatrième se fera en France.
Bref, de par notre expérience, je vous conseille d'être prudent si vous approchez les singes, surtout avec des enfants...
Finalement nous avons pû quitter Ubud comme prévu vers midi pour aller à Sidemen. Là-bas nous voulions monter le mont Gunung Agung mais il s'est avéré qu'il y avait des cérémonies et que les touristes ne pouvaient pas y monter pendant 4 jours. Pas grave, la morsure m'avait quelque peu refroidie...
Départ donc de Ubud pour Sidemen en passant par : - Pura Tirta Empul , Kecamatan, Tampaksiring, Bali, Indonésie - Gunung Kawi, Pakrisan River, Tampaksiring, Bali, Indonésie ;
Arrivée à l’hôtel : Sawah Indah Villa. Superbe, au calme au milieu des rizières.
Jeudi 5 juillet : marche de 1h30 pour aller à un temple près du village et repos !
Vendredi 6 juillet : Sidemen – Amed Départ de Sidemen où nous avons trouvé par nous-même un chauffeur dans le village. L'hôtel nous demandait sinon 100 000 rp de plus ! Arrivée : homestay Titi Sedana à Amed.
Nous avons cherché deux billets pour le speed boat pour aller aux îles Gili. C'est sur la plage qu'un jeune homme nous a parlé de Amed sea express (compagnie que je souhaitais d'ailleurs prendre). Il nous a fait un bon prix alors nous avons réservé deux billets aller-retour pour Gili Trawangan. Je voulais le retour sur Amed et non Padang bai pour limiter le temps de trajet car j'ai le mal des transports...
Samedi 7 juillet :
Nous avons réservé un scooter auprès de notre homestay (50 000 rp la journée) et sommes allés à Tulamben pour l’épave du Liberty en snorckeling. Mais du coup l'épave me paraissait un peu loin en snorckelling... Nous sommes revenus sur Amed, avons longé la côte et nous sommes arrêtés pour l'épave d'un bâteau japonais. Là en snorckelling aucun problème, pleins de poissons, super. Par contre un peu de mal pour savoir à quel endroit de la plage il fallait s'arrêter pour voir cette épave. N'hésitez pas à demander aux habitants.
Dimanche 8 juillet : Amed-Gili Tr Départ de Amed pour Gili Tr. Arrivée à Gili Tr à l’hôtel Martas :
Notre expérience du speed boat : j'avais lu sur le forum qu'il valait mieux éviter de se placer à l'arrière du bateau pour éviter d'être mouillé et sentir l'essence. on s'est donc placé à peu prés au milieu du bateau et là l'horreur. vous ressentez chaque vague comme en jet ski. Ca tape sur l'eau. C'était une première pour nous alors assez impressionnant la première fois. J'ai eu très peur d'autant que j'avais pu lire que certains bateaux avaient pu se renverser... Au bout de quelques minutes j'ai été malade, je suis partie à l'arrière, j'ai effectivement été rincée mais c'était le dernier de mes soucis. Même avec un médicament, j'ai vomi deux fois (désolée des détails) et mon compagnon une fois...! Bref je n'ai fait que fixer les terres au loin pour tenter de faire passer ce mal de mer. Du coup pour le retour, grosse appréhension mais aussi mieux préparés. Nous nous sommes placés à l'arrière et j'ai fixé les terres dès le début. on ressent en plsu moins les vagues et nous n'avons pas été malades cette fois ! Par contre je trouve quand même ce speed boat mas très sûr... Apparemment les compagnies partant de Padang bai auraient de plus gros bateaux et on ressentirait moins les vagues...
Mais bon Gili Tr vaut vraiment le détour !! Une mer turquoise, snorkelling avec des tortues, génial !
Lundi 9 juillet : Gili Tr
Mardi 10 juillet : Gili Tr
Location d'un vélo pour se ballader sur l'île. Super sympa.
Mercredi 11 juillet : Gili Tr-Nusa Dua (Sud)
Retour dans le Sud pour se rapprocher de l'aéroport puisque le départ est le 13. Un chauffeur (que le compagnie Amed Sea nous avait réservé) nous attend pour nous amener à Nusa Dua à l'hôtel Ellie's en passant par la clinique BIMC de Kuta... (singe). L'hôtel est tout proche d'une très grande voie (je crois que c'est Ngurah rai) et donc il vous faudra absolument un moyen de transport. Mais pas de PB, l'hôtel en propose, ainsi que la livraison de plats de restau directement à l'hôtel, ce que nous avons fait le soir même.
Jeudi 12 juillet : Padang Padang beach + Uluwatu + Jimbaran Plutôt que prendre un chauffeur, nous avons loué un scooter, à vous de voir si vous souhaitez ou non conduire dans la circulation balinaise... Nous l'avions bien observée et tout s'est bien passé... Nous avons alors fait le tour du Sud en passant par Padang Padang beach, Uluwatu (le spot de surf et pas le temple, bourré de singes !) et les oir nous sommes allés déguster les fruits de mer sur la plage sur Jimbaran pour notre dernier bon repas sur Bali. Super..;
Vendredi 13 juillet : départ de Nusa Dua pour l’aéroport Notre vol de retour était à 19h20. Comme apparemment la chambre de l'hôtel n'était pas occupée dernière nous nous avons pu profiter de l'hôtel et de la piscine jusqu'au moment de partir. Une trsè gentille attention du patron. Il nous a appelé un taxi blue bird pour nous amener à l'aéroport.
Je précise que nous sommes un couple de 25 et 29 ans donc à chacun son séjour mais le notre était top, les étapes parfaites, je veux dire que rester un jour à Ubud était suffisant pour nous, 2 jours à Munduk très bien aussi, etc...
Ayant préparé mon voyage grâce au forum, je vous propose à mon tour notre itinéraire. J'avais beaucoup de questions avant de partir alors si vous aussi vous en avez, n'hésitez pas à me contacter !
Départ de Paris le mercredi 27/06 vers midi, arrivée à Denpasar vers 15h le jeudi 28/06 heure locale, Denpasar-Sanur
Pleins de taxis vous attendent à l'aéroport, le prix officiel du trajet Denpasar-Sanur étant de 95 000 rp, j'ai négocié ce prix. Arrivée à l'hôtel Flashback qui nous a réservé pour le lendemain deux tickets pour le bateau Perama pour aller à Nusa Lembogan.
Vendredi 29 juin : Sanur-Nusa Lembogan Attention, prendre du liquide car pas de DAB sur l’île. (Je n'ai pas vérifié ceci mais c'est ce que j'avais lu sur le forum)
Départ de l’hôtel avec la compagnie Perama qui vient vous chercher prendre leur bateau. Arrivée à Nusa à l'hôtel Lembogan Reef.
Découverte de l'île, snorkelling, baignade.
Samedi 30 juin : Nusa Lembogan
On nous a proposé du snorkelling le long de le route. Nous avons accepté, sommes montés sur des scooters. Un p^écheur nous a amenés avec son bâteau vers la mangrove vers un beau spot de snorkelling. Super. Nous aons ensuite discuté avec le pêcheur et toute sa famille. Il nous a aussi fait goûter ses algues...!
Dimanche 1er juillet : Nusa Lembogan-Sanur-Munduk
Départ de l’hôtel pour prendre le bateau Perama en direction de Sanur (la compagnie est venue nous chercher en scooter, avec tous nos bagages, c'était folklorique !)Depuis Sanur, un chauffeur nous a conduit à Munduk où j'avais réservé un homestay très modeste mais une superbe expérience là-bas. Nous sommes arrivés dans la journée chez Kadek, une vue magnifique sur les rizières.
Lundi 2 juillet : Munduk
Kadek est guide et nous sommes partis à 9h de chez lui le matin pour une marche de 4h avec lui. Super, nous avons pu voir des fèves de cacao, des plantations de café, pleins de fruits, les rizières et les cascades de Munduk.
Mardi 3 juillet : Munduk-Ubud
Départ de chez Kadek à Munduk pour Ubud en passant par : - Candikuning pour le temple Ulun Danau,
- par Bratanpour le Puru Ulun Danu Bratan, - et par Jatiluwih (C) (rizières en terrasse) et le Pura Luhur Batukau, un temple dans les nuages.J'avais réservé un chauffeur sur Internet mais finalement c'est le beau-frère de Kadek qui nous conduit. Ne vous inquiétez, même dans les montagnes de Munduk, vous trouverez toujours un chauffeur, du moins pendant la période pendant laquelle nous sommes partis.
Arrivée à Ubud à l'hôtel Ubud Bungalow. Ballade dans Ubud puis le soir spectacle de danse (barong et legong dances). Je vous conseille seulement legong dance. Nous n'avons pas vraiment apprécié le spectacle. Des costumes mais très peu de danse, une histoire que nous n'avons pas compris, on aurait plutôt dit un spectacle pour enfants... Par contre lorsque les femmes dansaient (legong) c'était top.
Mercredi 4 juillet : Ubud vers Selat
Visite de la monkey forest le matin.
Notre expérience : Avant de partir à Bali je m'étais rendue au service des maladies infectieuses de l'hôpital de ma ville pour faire les vaccins appropriés. La médecin m'avait recommandé de n'approcher ni les singes, ni les chiens à cause du risque de rage en cas de morsures. Nous n'avions pas fait le vaccin, puisque qu'en prenant cette précaution tout aurait dû bien se passer.
Quand nous sommes arrivés à la Monkey Forest et que j'ai vu le nombre de singes, je n'ai tout de suite pas été tranquille, ils ne sont en plus pas peureux vu qu'ils ont l'habitude de voir des touristes. L'un des singes est monté sur mon ami (nous n'avions pas acheté de nourriture pour les attirer). Et il l'a mordu à la main. Nous sommes vite retournés à l'hôtel, je pensais juste désinfecter la plaie et là ils nous ont conseillés de nous rendre à l'hôpital. J'étais un peu paniquée. L'un des membres du staff de l'hôtel nous a conduit à la clinique (ou hôpital) d'Ubud, l'hôtel a été formidable, puis nous avons vu un médecin qui nous a expliqué les recommandations dans un tel cas. La médecin en France m'avait déconseillé les injections si cela était possible mais là il a fallu faire deux injections du vaccin post-exposition à la rage. Puis nous avons dû par la suite retourner à Kuta pour une troisième injection et la quatrième se fera en France.
Bref, de par notre expérience, je vous conseille d'être prudent si vous approchez les singes, surtout avec des enfants...
Finalement nous avons pû quitter Ubud comme prévu vers midi pour aller à Sidemen. Là-bas nous voulions monter le mont Gunung Agung mais il s'est avéré qu'il y avait des cérémonies et que les touristes ne pouvaient pas y monter pendant 4 jours. Pas grave, la morsure m'avait quelque peu refroidie...
Départ donc de Ubud pour Sidemen en passant par : - Pura Tirta Empul , Kecamatan, Tampaksiring, Bali, Indonésie - Gunung Kawi, Pakrisan River, Tampaksiring, Bali, Indonésie ;
Arrivée à l’hôtel : Sawah Indah Villa. Superbe, au calme au milieu des rizières.
Jeudi 5 juillet : marche de 1h30 pour aller à un temple près du village et repos !
Vendredi 6 juillet : Sidemen – Amed Départ de Sidemen où nous avons trouvé par nous-même un chauffeur dans le village. L'hôtel nous demandait sinon 100 000 rp de plus ! Arrivée : homestay Titi Sedana à Amed.
Nous avons cherché deux billets pour le speed boat pour aller aux îles Gili. C'est sur la plage qu'un jeune homme nous a parlé de Amed sea express (compagnie que je souhaitais d'ailleurs prendre). Il nous a fait un bon prix alors nous avons réservé deux billets aller-retour pour Gili Trawangan. Je voulais le retour sur Amed et non Padang bai pour limiter le temps de trajet car j'ai le mal des transports...
Samedi 7 juillet :
Nous avons réservé un scooter auprès de notre homestay (50 000 rp la journée) et sommes allés à Tulamben pour l’épave du Liberty en snorckeling. Mais du coup l'épave me paraissait un peu loin en snorckelling... Nous sommes revenus sur Amed, avons longé la côte et nous sommes arrêtés pour l'épave d'un bâteau japonais. Là en snorckelling aucun problème, pleins de poissons, super. Par contre un peu de mal pour savoir à quel endroit de la plage il fallait s'arrêter pour voir cette épave. N'hésitez pas à demander aux habitants.
Dimanche 8 juillet : Amed-Gili Tr Départ de Amed pour Gili Tr. Arrivée à Gili Tr à l’hôtel Martas :
Notre expérience du speed boat : j'avais lu sur le forum qu'il valait mieux éviter de se placer à l'arrière du bateau pour éviter d'être mouillé et sentir l'essence. on s'est donc placé à peu prés au milieu du bateau et là l'horreur. vous ressentez chaque vague comme en jet ski. Ca tape sur l'eau. C'était une première pour nous alors assez impressionnant la première fois. J'ai eu très peur d'autant que j'avais pu lire que certains bateaux avaient pu se renverser... Au bout de quelques minutes j'ai été malade, je suis partie à l'arrière, j'ai effectivement été rincée mais c'était le dernier de mes soucis. Même avec un médicament, j'ai vomi deux fois (désolée des détails) et mon compagnon une fois...! Bref je n'ai fait que fixer les terres au loin pour tenter de faire passer ce mal de mer. Du coup pour le retour, grosse appréhension mais aussi mieux préparés. Nous nous sommes placés à l'arrière et j'ai fixé les terres dès le début. on ressent en plsu moins les vagues et nous n'avons pas été malades cette fois ! Par contre je trouve quand même ce speed boat mas très sûr... Apparemment les compagnies partant de Padang bai auraient de plus gros bateaux et on ressentirait moins les vagues...
Mais bon Gili Tr vaut vraiment le détour !! Une mer turquoise, snorkelling avec des tortues, génial !
Lundi 9 juillet : Gili Tr
Mardi 10 juillet : Gili Tr
Location d'un vélo pour se ballader sur l'île. Super sympa.
Mercredi 11 juillet : Gili Tr-Nusa Dua (Sud)
Retour dans le Sud pour se rapprocher de l'aéroport puisque le départ est le 13. Un chauffeur (que le compagnie Amed Sea nous avait réservé) nous attend pour nous amener à Nusa Dua à l'hôtel Ellie's en passant par la clinique BIMC de Kuta... (singe). L'hôtel est tout proche d'une très grande voie (je crois que c'est Ngurah rai) et donc il vous faudra absolument un moyen de transport. Mais pas de PB, l'hôtel en propose, ainsi que la livraison de plats de restau directement à l'hôtel, ce que nous avons fait le soir même.
Jeudi 12 juillet : Padang Padang beach + Uluwatu + Jimbaran Plutôt que prendre un chauffeur, nous avons loué un scooter, à vous de voir si vous souhaitez ou non conduire dans la circulation balinaise... Nous l'avions bien observée et tout s'est bien passé... Nous avons alors fait le tour du Sud en passant par Padang Padang beach, Uluwatu (le spot de surf et pas le temple, bourré de singes !) et les oir nous sommes allés déguster les fruits de mer sur la plage sur Jimbaran pour notre dernier bon repas sur Bali. Super..;
Vendredi 13 juillet : départ de Nusa Dua pour l’aéroport Notre vol de retour était à 19h20. Comme apparemment la chambre de l'hôtel n'était pas occupée dernière nous nous avons pu profiter de l'hôtel et de la piscine jusqu'au moment de partir. Une trsè gentille attention du patron. Il nous a appelé un taxi blue bird pour nous amener à l'aéroport.
Je précise que nous sommes un couple de 25 et 29 ans donc à chacun son séjour mais le notre était top, les étapes parfaites, je veux dire que rester un jour à Ubud était suffisant pour nous, 2 jours à Munduk très bien aussi, etc...
Bjr malgré de nombreuses recherches sur internet, je n ai pas trouvé de nouvelles rescentes de ce jeune francais emprisonné pour possession de 4 kilos de drogues, en indonesie.
qui en a?
c est dommage que notre bon president ne se decide pas a intervenir, car meme coupable (4 kilos "seulement") ca ne merite pas d'etre dans cette situation, il a definitivement payé!
c est bel et bien midnight express pour lui! triste!!
courage a lui et a sa mere.
Et me voilà de retour !
Trois semaines en Sulawesi pour voir les plus belles choses que vous m’aviez conseillé (pays Toraja et les îles Togian), pari gagné !
J’ai pourtant bien failli jeter l’éponge (trop de temps perdu dans les transports) mais grâce à DUC j’ai repris espoir et je ne regrette vraiment pas. Voici donc le récit :
1er jour arrivée à Bali après 17 heures de voyage (680 euros aller et retour). Arrivée avec un petit retard et sans nos bagages. Le transfert avait été trop court nos bagages n’ont pas pu suivre mais bon 1H30 après ils arrivent. Nous sommes cinq amis pour ces vacances et en plus de la préparation que j’ai effectuée Je pars avec un guide papier de voyage. Arrivée à l’aéroport nous prenons un taxi (2 euros par personnes) car c’était compliqué de trouver un bus. Comme dans tous les aéroports il faut sortir etc… Direction l’hôtel proposé à Kuta. Euh !! Pas terrible et beaucoup plus cher qu’indiqué. Nous demandons au taxi de nous en trouver un autre et c’est ce qu’il a fait très gentiment sans nous demander de supplément. Et voilà les vacances sont parties un petit hôtel à 13 euros la chambre avec clim et eau chaude, trop bien ! Un hôtel pour les routards que je conseille, bien placé tout près de la plage.
2ème jour
Repos sur la plage. Magnifique plage de sable mais avec des vagues et oui Bali et connue par les surfeurs. De jouer dans les vagues c’est sympa mais Nath se fait mal au genou aïe, aïe et voilà il faut trouver une pharmacie ! Il y a beaucoup de commerce de toute sorte pas de souci.
Première rencontre avec les temples. Ils habillent leurs statues, c’est étonnant !
Le soir nous allons au marché de nuit. Il faut le trouver et ensuite déception ce n’est pas un marché mais des petits restos. Nous sommes quelques français à avoir lu le livre et je crois que nous n’étions que nous sur cette place (trois groupes de Français). Bon nous n’avons pas regretté car nous avons bien mangé pour 2 euros, Mais bon….
Changement de nos euros en roupie (il dise roupia). Heureusement que j’avais lu les articles concernant le change frauduleux dans les magasins car mes amis ont failli se faire avoir. Il manquait deux cent milles roupies (un peu plus de 13 euros) à l’arrivée du change. Comme j’ai dit que je n’étais pas d’accord il a répondu qu’il ne comprenait rien de ce que je disais et qu’il souhaitait que nous partions. Nous sommes allés dans un vrai change et là aucun souci.
3ème jour
Retour à l’aéroport pour un Départ vers l’île de Sulawesi à 11 H arrivée à 12H30 à Macassar. Nous reprenons un taxi pour nous amener sur le bord de la mer (enfin sur la dique)et faire un tour en ville. Les départs des bus pour le pays Toraja ne commence pas avant 19H. Cette ville regorge de magasin de bijou en or. Nous mangeons pour trois fois rien dans un restaurant qui ressemblait plutôt à un magasin de vêtement. Les vendeuses sont ravies et nous prenons des pauses photos. 19H départ vers la gare routière, c’est loin et la route est mauvaise pour y arriver. Je vous conseille de prendre un taxi pour vous y rendre car même avec eux nous avons l’impression de ne pas y être. Il faut payer pour y rentrer 1000 roupies à peine 10 centimes (ce n’est pas cher mais surprenant). A l’intérieur plusieurs agences vous proposent des transports. Prenez des sièges couchettes et clim. Il me semble que c’était 170000 par personne (un peut plus de 10 euros). Départ à 20H30 arrivée à 5H30 à Rantépao, deux arrêts. Une agence vous propose le voyage avant d’entrée il me semble que c’est le même prix et vous évite de payer 1000 roupies mais bon !
4ème jour
J’avais trouvé un guide par Internet avant de partir (pour tout vous dire vous m’aviez donné quatre noms, j’ai envoyé des courriels aux quatre et j’ai pris celui qui me paraissait être proche de ce que je souhaitais), il est venu nous accueillir à l’arrivée du bus. N’ayez aucune crainte si vous y allez tout seul aucun Indonésien ne vous laissera sur le bord de la route. Nous avons pu le voir tout le long de notre voyage, ils sont adorables !!
J’avais opté pour une journée touristique visite de village traditionnel et si possible funérailles. Et là nous voici arriver pour honorer la mort enfin plutôt les deux morts d’une même famille (l’un des mort avait été gardé une année dans sa maison en attendant la fête). N’ayez pas peur d’y aller sauf si vous n’aimez pas qu’on tue des animaux car c’est un abattoir à ciel ouvert. Nous sommes très bien accueillis par le frère du défunt et nous participons à cette étrange cérémonie mais pour nous magique ! Quelle tradition ! C’est tellement compliqué qu’il faut aller sur place pour le voir ! Ensuite visite des tombeaux, dans la roche, dans les arbres etc.. Il y aurait trop de chose à raconter….Ouah ! Superbe journée, notre guide est passionnant.
5ème jour

Petit trek dans les rizières et croyez moi ce n’est pas évident de se mouvoir dans ces champs. Tous les chemins sont humides et les chutes nombreuses. Par contre le paysage est à couper le souffle ! Heureusement que nous marchons que deux jours car ce n’est pas très facile. Arrivée dans la montagne avec une vue splendide. Douche avec un saut et de l’eau froide et couché dans les maisons traditionnelles et voilà c’est mon tour d’attraper froid car ce soir il pleut.
6ème jour
Rizière et chemin dans les villages traditionnels. C’est dépaysant ! Petite randonnée car le guide a appris qu’il y avait une bataille de buffle. Nous décidons donc de nous y rendre. Et là les buffles qui seront offert aux funérailles se battent pour savoir lequel aura le plus de valeur. C’est impressionnant surtout que certains se sauvent de l’enclos et foncent dans la foule. De grosses frayeurs mais c’est encore une bonne journée !
7ème jour départ pour Tentena 12 H de route. Ce n’est pas que ce soit loin mais les routes sont défoncées, je suppose par les pluies diluviennes qui se sont déversées pendant la saison des pluies. Enfin je dis route dès fois ce n’est que des pistes et surtout la fin pour se retrouver sur le lac Poso nous croyons jamais y arriver.
8ème jour
C’est magique nous sommes les seuls touristes au bord d’un magnifique lac et sur le sable. Nous nous baignons et regrettons de devoir déjà partir. Une journée de plus aurait été bien appréciée mais bon il n’aurait pas fallu s’arrêter à Bali. Départ vers Ampana 5 heures de routes vers un hôtel près du port. Repas pris dans les gargotes en bordure de route. Change avant de partir car sur les îles ce n’est pas possible de convertir nos euros (le taux est moins intéressant qu’à Bali).
9ème jours
Nous prenons nos billets sur le quai avant l’embarquement. 50000 roupies 3.5 euros.
Départ pour Malengue 8 heures de bateau. Il fait beau et c’est une croisière qui nous attend. Nous nous arrêtons dans quelques villages pour leur apporter le ravitaillement qui se trouve dans le bateau, spectacle agréable. Le bateau public part tous les jours à 10H d’Ampana et va jusqu’à notre destination. Nous donnons l’endroit au capitaine que nous avons choisi dans le guide en espérant qu’il y ait de la place car nous arriverons de nuit. Il se chargera de l’appeler car quand nous arrivons à destination il est sur le quai et nous attend. Il n’y a plus de place sur l’île où nous voulions aller mais il peut nous coucher une nuit dans la cuisine car un bungalow se libère demain et il vient d’en construire un qui sera prêt également demain. Nous sommes chanceux ! Trois personnes couchent dans un lit de deux et mon mari et moi dans un lit à côté de la cuisine.
10ème 11ème 12ème jours
Nous recevons nos bungalows et là c’est le paradis. Il n’y en a que sept sur l’île et rien d’autre. La plage est magnifique. Bon il y a beaucoup de corail donc ce n’est pas facile de se baigner mais faire du snorkeling ne pose aucun problème. L’eau est à 32° un peu chaude pour des Normand mais bon nous n’allons pas faire nos difficiles ! Nous sommes sur l’île avec un groupe d’espagnol. Là vous pouvez rester à ne rien faire mais si vous voulez pour 2 euros le bateau peut vous emmener sur une plage paradisiaque ou faire du snorkeling. C’est ce que nous ferons pendant deux jours. Un autre nous tenterons d’aller voir les singes en randonnée mais nous ne les verrons pas cependant nous entrons dans une grotte avec des milliers de chauves souris, impressionnant ! Nous avons également eu la chance de voir un crabe coco. Nous avons été sur une plage juste à côté (dix minutes en bateau) sable fin, cocotier et mer turquoise pas de chance il c’est mis à pleuvoir. Dommage ! Le temps est incertain mais il fait toujours chaud 26 à 28°. Le prix pour ce petit coin de paradis est de 13 euros par personne les repas sont compris et nous avons très bien mangé. Bon ok il faut aimer le poisson car il n’y a que cela mais bon nous c’est notre cas donc nous nous sommes régalés sauf quelques fois parce qu’il y avait trop de piment dans les aliments.
13ème jours
Nous reprenons le bateau public (il n’y en a que deux par semaine) pour aller à wakai (plaque tournante des îles Togian). Nous mettrons 3 heures et payerons 80 centimes par personnes. Une fois débarqué il nous fallait trouver un pêcheur pour nous emmener à Kadidiri le lieu que nous avions choisi car un ami voulait faire de la plongée. Aucun souci pour trouver du monde, il y a toujours quelqu’un pour vous aider. Nous en avons profité pour lui demander s’il pouvait nous ramener sur terre trois jours plus tard et bien sûr aucun problème. Arrivée sur l’île là ce n’était plus vraiment le paradis, il y avait plus de touristes et surtout nous avons payé 21 euros par personnes (c’est toujours pension complète, de toute façon il n’y a pas de commerce). Nous avons mal mangé et la plage laissée à désirer. Pour se baigner il fallait grimper sur une échelle où il Manquait des barreaux. Bref c’est le seul lieu où il y a de la plongée dans les Togian alors ils en profitent. Néanmoins le personnel était adorables et la plongée magique !
14ème jour
Repos pour tout le monde il pleut et il y a du vent tout est annulé.
15ème jour
Départ pour le lac aux méduses. Comme son nom l’indique un lac avec plein de méduses mais qui ne piquent pas. Sympa sans plus. 5 euros par personnes.
16ème jour
Le pêcheur qui devait nous emmener à 9H pour Bunta est arrivé une heure avant et bien nous n’étions pas prêts ! Allez c’est reparti ! 3H30 de bateau toujours aussi plaisant. Nous lui indiquons que nous voulons rejoindre Luwuk en voiture et lorsque nous arrivons une voiture nous attend. Ils sont formidables ces Indonésiens ! Nous avons payé 1 millions 500 milles roupies. Comme nous étions cinq cela faisait 20 euros par personne pour la traversée. Bon cela parait cher par rapport à tout ce que l’on avait payé avant mais pour nous faire gagner quatre heures de voitures nous n’avons pas hésité et bien nous en a pris car encore une fois les routes étaient défoncées et la circulation carrément arrêtée de 13H à 17H. Nous arrivions à 16H30 donc nous avons attendu ½ heure. Et là nous avons vu des engins impressionnants venir enlever les blocs de pierre qui étaient en travers de la route (enfin en travers de la piste). Ils laissent passer les voitures et hop ils referment jusqu’à la prochaine heure d’ouverture. Bref nous sommes arrivés à Luwuk à 19H. Nous nous présentons au seul hôtel que nous avions dans le guide et là patatra pas de possibilité d’avoir un taxi à 5Heure du matin pour notre avion de 6 heures. Il fallait attendre 5H30 trop risqué. Nous partons en ville pour trouver un restaurant car nous avions faim et là bien sûr quelqu’un nous indique le meilleur restaurant de la ville. Encore de la chance nous étions à côté. Nous parlons avec les gens autour et nous leur expliquons notre problème. Là une personne se propose pour nous emmener à l’aéroport mais les personnes ont l’air de dire qu’il est fermé la nuit. Il va falloir coucher dehors. Mais c’est sans connaitre les Indonésiens, une autre personne se présente et nous dit qu’il connait un hôtel qui a des navettes gratuites pour l’aéroport. Un chauffeur se présente et nous emmène gratuitement à l’hôtel qui se trouve quand même à 20 mn de l’endroit où nous nous trouvions. Bon une grosse frayeur car l’hôtel est très classe, il surplombe la ville et brille de mille feux, oups combien cela va-t-il nous revenir pour une courte nuit ?? Mais non 25 euros par personnes et le déjeuner avant de partir plus la navette. Trop bien ! Un bon lit, pas de bestioles et une douche chaude, le pied.
17ème jours
Arrivée sans encombre à l’aéroport. Nos bagages sont trop lourds (10kg maxi). Il faut payer une taxe. Heureusement que nous avions de la marge car il faut faire les démarches et payer 10 euros pour nous cinq. Bref départ sans encombre vers Macassar puis Bali.
Nous avons pris des avions en liste noire mais nous ne regrettons pas car comme un internaute me disait tu risques moins dans un avion que de prendre les transports terrestres et tu gagnes du temps, beaucoup de temps, Merci !
Nous avions réservé nos vols mais il restait de la place. Le coût l’allée Balli, Macassar retour Luwuk, Macassar, Bali 175 euros par personne.
Arrivé sur Bali nous décidons après avoir discuté avec plusieurs personnes de nous diriger vers Ubud. Nous demandons donc à notre chauffeur de taxi de nous emmener dans un hôtel de luxe (25 euros par personnes, équivaut à un trois étoiles chez nous)pour finir nos vacances. Maintenant que nous avions vu que les hôtels n’étaient pas chers et que c’était que pour deux jours nous avons fini en beauté nos vacances dans un petit parc magnifique avec deux piscines, la télé (Bon nous avons appris le crash de l’avion de la Malaysia air line) et internet pour vérifier que notre avion était bien partant. Il faut dire qu’à l’allée à cause du crash du premier de leur appareil nous avions dû changer nos horaires et là ça recommençait, pas de chance pour cette compagnie. Mais non tout va bien nos horaires sont confirmés.
18ème jours
Randonnée autour d’Ubud proposé dans le guide. De nouveau les indonésiens nous ont indiqué le chemin car pour tourner après la rivière il fallait trouver mais bon ils sont tellement serviables qu’il ne peut rien nous arriver ! De plus ils nous ont dit que les Français passaient par là !
Il pleut de nouveau mais bon c’est quand même agréable (randonnée moyenne).
Visite des temples.
19ème jours
Ubud est le temple du commerce il y a énormément de magasin. Alors quelques petits achats avant de partir et notre voyage s’achève, il faut partir à l’aéroport après un petit saut à la piscine quand même. Départ 19Heure.
Conclusion : Merci à tous les internautes qui nous ont permis de faire ce voyage magique et magnifique. Comme ma fille m’avait dit les Indonésiens sont adorables. Les routes sont défoncées donc les déplacements sont longs il ne faut pas avoir peur de prendre les avions. J’ai su que pour les Togian il y avait deux autres aéroports possibles Palu et Poso, c’est bon à savoir. La plage paradisiaque va être vendu à des chinois parait-il, il ne faut donc peut-être pas trop trainer pour aller au paradis. Le pays Toraja se mérite et n’est pas près de changer. Il n’y a pas foule pour l’instant. Je pense que si c’était à refaire j’irai directement en Sulawasi sans passé par Bali en venant directement de la Malaisie ou de Jakarta. Il parait que l’île de Bomba est superbe aussi. Bon il faudra que l’on y retourne !
Trois semaines en Sulawesi pour voir les plus belles choses que vous m’aviez conseillé (pays Toraja et les îles Togian), pari gagné !
J’ai pourtant bien failli jeter l’éponge (trop de temps perdu dans les transports) mais grâce à DUC j’ai repris espoir et je ne regrette vraiment pas. Voici donc le récit :
1er jour arrivée à Bali après 17 heures de voyage (680 euros aller et retour). Arrivée avec un petit retard et sans nos bagages. Le transfert avait été trop court nos bagages n’ont pas pu suivre mais bon 1H30 après ils arrivent. Nous sommes cinq amis pour ces vacances et en plus de la préparation que j’ai effectuée Je pars avec un guide papier de voyage. Arrivée à l’aéroport nous prenons un taxi (2 euros par personnes) car c’était compliqué de trouver un bus. Comme dans tous les aéroports il faut sortir etc… Direction l’hôtel proposé à Kuta. Euh !! Pas terrible et beaucoup plus cher qu’indiqué. Nous demandons au taxi de nous en trouver un autre et c’est ce qu’il a fait très gentiment sans nous demander de supplément. Et voilà les vacances sont parties un petit hôtel à 13 euros la chambre avec clim et eau chaude, trop bien ! Un hôtel pour les routards que je conseille, bien placé tout près de la plage.
2ème jour
Repos sur la plage. Magnifique plage de sable mais avec des vagues et oui Bali et connue par les surfeurs. De jouer dans les vagues c’est sympa mais Nath se fait mal au genou aïe, aïe et voilà il faut trouver une pharmacie ! Il y a beaucoup de commerce de toute sorte pas de souci.
Première rencontre avec les temples. Ils habillent leurs statues, c’est étonnant !
Le soir nous allons au marché de nuit. Il faut le trouver et ensuite déception ce n’est pas un marché mais des petits restos. Nous sommes quelques français à avoir lu le livre et je crois que nous n’étions que nous sur cette place (trois groupes de Français). Bon nous n’avons pas regretté car nous avons bien mangé pour 2 euros, Mais bon….
Changement de nos euros en roupie (il dise roupia). Heureusement que j’avais lu les articles concernant le change frauduleux dans les magasins car mes amis ont failli se faire avoir. Il manquait deux cent milles roupies (un peu plus de 13 euros) à l’arrivée du change. Comme j’ai dit que je n’étais pas d’accord il a répondu qu’il ne comprenait rien de ce que je disais et qu’il souhaitait que nous partions. Nous sommes allés dans un vrai change et là aucun souci.
3ème jour
Retour à l’aéroport pour un Départ vers l’île de Sulawesi à 11 H arrivée à 12H30 à Macassar. Nous reprenons un taxi pour nous amener sur le bord de la mer (enfin sur la dique)et faire un tour en ville. Les départs des bus pour le pays Toraja ne commence pas avant 19H. Cette ville regorge de magasin de bijou en or. Nous mangeons pour trois fois rien dans un restaurant qui ressemblait plutôt à un magasin de vêtement. Les vendeuses sont ravies et nous prenons des pauses photos. 19H départ vers la gare routière, c’est loin et la route est mauvaise pour y arriver. Je vous conseille de prendre un taxi pour vous y rendre car même avec eux nous avons l’impression de ne pas y être. Il faut payer pour y rentrer 1000 roupies à peine 10 centimes (ce n’est pas cher mais surprenant). A l’intérieur plusieurs agences vous proposent des transports. Prenez des sièges couchettes et clim. Il me semble que c’était 170000 par personne (un peut plus de 10 euros). Départ à 20H30 arrivée à 5H30 à Rantépao, deux arrêts. Une agence vous propose le voyage avant d’entrée il me semble que c’est le même prix et vous évite de payer 1000 roupies mais bon !
4ème jour
J’avais trouvé un guide par Internet avant de partir (pour tout vous dire vous m’aviez donné quatre noms, j’ai envoyé des courriels aux quatre et j’ai pris celui qui me paraissait être proche de ce que je souhaitais), il est venu nous accueillir à l’arrivée du bus. N’ayez aucune crainte si vous y allez tout seul aucun Indonésien ne vous laissera sur le bord de la route. Nous avons pu le voir tout le long de notre voyage, ils sont adorables !!J’avais opté pour une journée touristique visite de village traditionnel et si possible funérailles. Et là nous voici arriver pour honorer la mort enfin plutôt les deux morts d’une même famille (l’un des mort avait été gardé une année dans sa maison en attendant la fête). N’ayez pas peur d’y aller sauf si vous n’aimez pas qu’on tue des animaux car c’est un abattoir à ciel ouvert. Nous sommes très bien accueillis par le frère du défunt et nous participons à cette étrange cérémonie mais pour nous magique ! Quelle tradition ! C’est tellement compliqué qu’il faut aller sur place pour le voir ! Ensuite visite des tombeaux, dans la roche, dans les arbres etc.. Il y aurait trop de chose à raconter….Ouah ! Superbe journée, notre guide est passionnant.
5ème jour

Petit trek dans les rizières et croyez moi ce n’est pas évident de se mouvoir dans ces champs. Tous les chemins sont humides et les chutes nombreuses. Par contre le paysage est à couper le souffle ! Heureusement que nous marchons que deux jours car ce n’est pas très facile. Arrivée dans la montagne avec une vue splendide. Douche avec un saut et de l’eau froide et couché dans les maisons traditionnelles et voilà c’est mon tour d’attraper froid car ce soir il pleut.
6ème jour
Rizière et chemin dans les villages traditionnels. C’est dépaysant ! Petite randonnée car le guide a appris qu’il y avait une bataille de buffle. Nous décidons donc de nous y rendre. Et là les buffles qui seront offert aux funérailles se battent pour savoir lequel aura le plus de valeur. C’est impressionnant surtout que certains se sauvent de l’enclos et foncent dans la foule. De grosses frayeurs mais c’est encore une bonne journée !
7ème jour départ pour Tentena 12 H de route. Ce n’est pas que ce soit loin mais les routes sont défoncées, je suppose par les pluies diluviennes qui se sont déversées pendant la saison des pluies. Enfin je dis route dès fois ce n’est que des pistes et surtout la fin pour se retrouver sur le lac Poso nous croyons jamais y arriver.
8ème jour
C’est magique nous sommes les seuls touristes au bord d’un magnifique lac et sur le sable. Nous nous baignons et regrettons de devoir déjà partir. Une journée de plus aurait été bien appréciée mais bon il n’aurait pas fallu s’arrêter à Bali. Départ vers Ampana 5 heures de routes vers un hôtel près du port. Repas pris dans les gargotes en bordure de route. Change avant de partir car sur les îles ce n’est pas possible de convertir nos euros (le taux est moins intéressant qu’à Bali).
9ème jours
Nous prenons nos billets sur le quai avant l’embarquement. 50000 roupies 3.5 euros.
Départ pour Malengue 8 heures de bateau. Il fait beau et c’est une croisière qui nous attend. Nous nous arrêtons dans quelques villages pour leur apporter le ravitaillement qui se trouve dans le bateau, spectacle agréable. Le bateau public part tous les jours à 10H d’Ampana et va jusqu’à notre destination. Nous donnons l’endroit au capitaine que nous avons choisi dans le guide en espérant qu’il y ait de la place car nous arriverons de nuit. Il se chargera de l’appeler car quand nous arrivons à destination il est sur le quai et nous attend. Il n’y a plus de place sur l’île où nous voulions aller mais il peut nous coucher une nuit dans la cuisine car un bungalow se libère demain et il vient d’en construire un qui sera prêt également demain. Nous sommes chanceux ! Trois personnes couchent dans un lit de deux et mon mari et moi dans un lit à côté de la cuisine.
10ème 11ème 12ème jours

Nous recevons nos bungalows et là c’est le paradis. Il n’y en a que sept sur l’île et rien d’autre. La plage est magnifique. Bon il y a beaucoup de corail donc ce n’est pas facile de se baigner mais faire du snorkeling ne pose aucun problème. L’eau est à 32° un peu chaude pour des Normand mais bon nous n’allons pas faire nos difficiles ! Nous sommes sur l’île avec un groupe d’espagnol. Là vous pouvez rester à ne rien faire mais si vous voulez pour 2 euros le bateau peut vous emmener sur une plage paradisiaque ou faire du snorkeling. C’est ce que nous ferons pendant deux jours. Un autre nous tenterons d’aller voir les singes en randonnée mais nous ne les verrons pas cependant nous entrons dans une grotte avec des milliers de chauves souris, impressionnant ! Nous avons également eu la chance de voir un crabe coco. Nous avons été sur une plage juste à côté (dix minutes en bateau) sable fin, cocotier et mer turquoise pas de chance il c’est mis à pleuvoir. Dommage ! Le temps est incertain mais il fait toujours chaud 26 à 28°. Le prix pour ce petit coin de paradis est de 13 euros par personne les repas sont compris et nous avons très bien mangé. Bon ok il faut aimer le poisson car il n’y a que cela mais bon nous c’est notre cas donc nous nous sommes régalés sauf quelques fois parce qu’il y avait trop de piment dans les aliments.
13ème jours
Nous reprenons le bateau public (il n’y en a que deux par semaine) pour aller à wakai (plaque tournante des îles Togian). Nous mettrons 3 heures et payerons 80 centimes par personnes. Une fois débarqué il nous fallait trouver un pêcheur pour nous emmener à Kadidiri le lieu que nous avions choisi car un ami voulait faire de la plongée. Aucun souci pour trouver du monde, il y a toujours quelqu’un pour vous aider. Nous en avons profité pour lui demander s’il pouvait nous ramener sur terre trois jours plus tard et bien sûr aucun problème. Arrivée sur l’île là ce n’était plus vraiment le paradis, il y avait plus de touristes et surtout nous avons payé 21 euros par personnes (c’est toujours pension complète, de toute façon il n’y a pas de commerce). Nous avons mal mangé et la plage laissée à désirer. Pour se baigner il fallait grimper sur une échelle où il Manquait des barreaux. Bref c’est le seul lieu où il y a de la plongée dans les Togian alors ils en profitent. Néanmoins le personnel était adorables et la plongée magique !
14ème jour
Repos pour tout le monde il pleut et il y a du vent tout est annulé.
15ème jour
Départ pour le lac aux méduses. Comme son nom l’indique un lac avec plein de méduses mais qui ne piquent pas. Sympa sans plus. 5 euros par personnes.
16ème jour
Le pêcheur qui devait nous emmener à 9H pour Bunta est arrivé une heure avant et bien nous n’étions pas prêts ! Allez c’est reparti ! 3H30 de bateau toujours aussi plaisant. Nous lui indiquons que nous voulons rejoindre Luwuk en voiture et lorsque nous arrivons une voiture nous attend. Ils sont formidables ces Indonésiens ! Nous avons payé 1 millions 500 milles roupies. Comme nous étions cinq cela faisait 20 euros par personne pour la traversée. Bon cela parait cher par rapport à tout ce que l’on avait payé avant mais pour nous faire gagner quatre heures de voitures nous n’avons pas hésité et bien nous en a pris car encore une fois les routes étaient défoncées et la circulation carrément arrêtée de 13H à 17H. Nous arrivions à 16H30 donc nous avons attendu ½ heure. Et là nous avons vu des engins impressionnants venir enlever les blocs de pierre qui étaient en travers de la route (enfin en travers de la piste). Ils laissent passer les voitures et hop ils referment jusqu’à la prochaine heure d’ouverture. Bref nous sommes arrivés à Luwuk à 19H. Nous nous présentons au seul hôtel que nous avions dans le guide et là patatra pas de possibilité d’avoir un taxi à 5Heure du matin pour notre avion de 6 heures. Il fallait attendre 5H30 trop risqué. Nous partons en ville pour trouver un restaurant car nous avions faim et là bien sûr quelqu’un nous indique le meilleur restaurant de la ville. Encore de la chance nous étions à côté. Nous parlons avec les gens autour et nous leur expliquons notre problème. Là une personne se propose pour nous emmener à l’aéroport mais les personnes ont l’air de dire qu’il est fermé la nuit. Il va falloir coucher dehors. Mais c’est sans connaitre les Indonésiens, une autre personne se présente et nous dit qu’il connait un hôtel qui a des navettes gratuites pour l’aéroport. Un chauffeur se présente et nous emmène gratuitement à l’hôtel qui se trouve quand même à 20 mn de l’endroit où nous nous trouvions. Bon une grosse frayeur car l’hôtel est très classe, il surplombe la ville et brille de mille feux, oups combien cela va-t-il nous revenir pour une courte nuit ?? Mais non 25 euros par personnes et le déjeuner avant de partir plus la navette. Trop bien ! Un bon lit, pas de bestioles et une douche chaude, le pied.
17ème jours
Arrivée sans encombre à l’aéroport. Nos bagages sont trop lourds (10kg maxi). Il faut payer une taxe. Heureusement que nous avions de la marge car il faut faire les démarches et payer 10 euros pour nous cinq. Bref départ sans encombre vers Macassar puis Bali.
Nous avons pris des avions en liste noire mais nous ne regrettons pas car comme un internaute me disait tu risques moins dans un avion que de prendre les transports terrestres et tu gagnes du temps, beaucoup de temps, Merci !
Nous avions réservé nos vols mais il restait de la place. Le coût l’allée Balli, Macassar retour Luwuk, Macassar, Bali 175 euros par personne.
Arrivé sur Bali nous décidons après avoir discuté avec plusieurs personnes de nous diriger vers Ubud. Nous demandons donc à notre chauffeur de taxi de nous emmener dans un hôtel de luxe (25 euros par personnes, équivaut à un trois étoiles chez nous)pour finir nos vacances. Maintenant que nous avions vu que les hôtels n’étaient pas chers et que c’était que pour deux jours nous avons fini en beauté nos vacances dans un petit parc magnifique avec deux piscines, la télé (Bon nous avons appris le crash de l’avion de la Malaysia air line) et internet pour vérifier que notre avion était bien partant. Il faut dire qu’à l’allée à cause du crash du premier de leur appareil nous avions dû changer nos horaires et là ça recommençait, pas de chance pour cette compagnie. Mais non tout va bien nos horaires sont confirmés.
18ème jours
Randonnée autour d’Ubud proposé dans le guide. De nouveau les indonésiens nous ont indiqué le chemin car pour tourner après la rivière il fallait trouver mais bon ils sont tellement serviables qu’il ne peut rien nous arriver ! De plus ils nous ont dit que les Français passaient par là !
Il pleut de nouveau mais bon c’est quand même agréable (randonnée moyenne).
Visite des temples.
19ème jours
Ubud est le temple du commerce il y a énormément de magasin. Alors quelques petits achats avant de partir et notre voyage s’achève, il faut partir à l’aéroport après un petit saut à la piscine quand même. Départ 19Heure.
Conclusion : Merci à tous les internautes qui nous ont permis de faire ce voyage magique et magnifique. Comme ma fille m’avait dit les Indonésiens sont adorables. Les routes sont défoncées donc les déplacements sont longs il ne faut pas avoir peur de prendre les avions. J’ai su que pour les Togian il y avait deux autres aéroports possibles Palu et Poso, c’est bon à savoir. La plage paradisiaque va être vendu à des chinois parait-il, il ne faut donc peut-être pas trop trainer pour aller au paradis. Le pays Toraja se mérite et n’est pas près de changer. Il n’y a pas foule pour l’instant. Je pense que si c’était à refaire j’irai directement en Sulawasi sans passé par Bali en venant directement de la Malaisie ou de Jakarta. Il parait que l’île de Bomba est superbe aussi. Bon il faudra que l’on y retourne !
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’apr��s nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’apr��s nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Bonsoir à tous,
Je vous écris d'Indonésie où je suis fraichement arrivée. Je suis actuellement en VIE pour le compte d'une entreprise et je vais donc obtenir dans les jours prochains un KITAS pour 7 mois (environ..). Mon ami souhaite me rejoindre et sur place, il n'aura pas d'activité professionnelle. Je me demande quelle est la meilleure solution en terme de visa. En parcourant le forum, il existe visiblement un visa B211 - Social Buddaya qui permet d'obtenir le visa pour 2 mois et de le renouveler 4 fois sur place ce qui serait super car cela nous éviterait d'avoir à sortir du territoire tous les 2 mois. Pour obtenir ce visa, il faut manifestement une lettre, soit d'un sponsor entreprise, soit d'un sponsor perso. Dans le second cas de figure, qui peut être ce sponsor ? il faut que ca soit un indonésien ? est ce que je peux le sponsoriser avec mon KITAS? d'après certains postes, il existe des agents qui sponsorisent ? comment les trouver sur Jakarta En terme de renouvellement, comment est ce que cela se passe? Si vous avez des contacts sur jakarta qui pourraient m'aider avec ces formalités ca serait génial...!
Je vous remercie par avance pour vos réponses
Bonne soirée,
C.
Je vous écris d'Indonésie où je suis fraichement arrivée. Je suis actuellement en VIE pour le compte d'une entreprise et je vais donc obtenir dans les jours prochains un KITAS pour 7 mois (environ..). Mon ami souhaite me rejoindre et sur place, il n'aura pas d'activité professionnelle. Je me demande quelle est la meilleure solution en terme de visa. En parcourant le forum, il existe visiblement un visa B211 - Social Buddaya qui permet d'obtenir le visa pour 2 mois et de le renouveler 4 fois sur place ce qui serait super car cela nous éviterait d'avoir à sortir du territoire tous les 2 mois. Pour obtenir ce visa, il faut manifestement une lettre, soit d'un sponsor entreprise, soit d'un sponsor perso. Dans le second cas de figure, qui peut être ce sponsor ? il faut que ca soit un indonésien ? est ce que je peux le sponsoriser avec mon KITAS? d'après certains postes, il existe des agents qui sponsorisent ? comment les trouver sur Jakarta En terme de renouvellement, comment est ce que cela se passe? Si vous avez des contacts sur jakarta qui pourraient m'aider avec ces formalités ca serait génial...!
Je vous remercie par avance pour vos réponses
Bonne soirée,
C.
Bonjour,
Difficile de tout résumer dans un titre.
Nous sommes en pleine réflexion sur la destination de notre premier gros voyage (nous sommes 2, sans enfant). La principale contrainte : les dates, à partir du 10/08/2019 et pour 2 semaines (ou 3 possibles).
On hésite entre plusieurs destinations très différentes, mais Bali et l'Indonésie nous tente. Nous n'avons jamais voyagé hors des sentiers battus (hormis Marrakech et la Turquie/izmir mais en club...).
Nous avons besoin de détente, de dépaysement, de découvrir le patrimoine local et avons un gros faible pour : les animaux (et leur bien-être) et le snorkeling.
Idéalement, je me dis qu'il serait dommage de ne faire que Bali. En effleurant quelques pages sur le web, j'ai vu que certaines îles permettaient d'aller à la rencontre de la faune sauvage terrestre (orang outan), d'autres plutôt des beaux spots de snorkeling, d'autres encore plutôt pour le patrimoine culture (rizières, temples)... bref, j'ai l'impression qu'il vaut mieux ne pas se contenter d'une île mais de 2, voir 3.
Mes questions aux avis éclairés : 1) 2 à 3 semaines permettent-elles de répondre à cela ? 2) Peut-on facilement passer d'une île à une autre comment : avion? Bateau? et à quels coûts ? 3) Est-il envisageable facilement de s'organiser tout soit même : vol, transfert, hôtels, excursions soit-même ou vaut-il mieux partir sur la base d'un séjour / circuit préparé ?
4) Les premières appréhensions concernent d'éventuelles difficultés de communication pour l'organisation (problème de la langue) et des amis à nous qui y sont allés se sont fait plusieurs fois arnaqués sur place (en bateau, par des faux guides ou autres). Qu'en pensez-vous ?
5) Vu notre "idée" de voyage et nos centres d'intêrets, quelle fourchette de budget prévoir. Pensez-vous que 6.000€ pour 2 est une somme raisonnable pour 3 semaines ou faut-il prévoir beaucoup plus (en comptant tout).
Je suis preneur de tous vos retours, suggestions... pour dégrossir cette hypothèse de voyage :-)
Nous sommes en pleine réflexion sur la destination de notre premier gros voyage (nous sommes 2, sans enfant). La principale contrainte : les dates, à partir du 10/08/2019 et pour 2 semaines (ou 3 possibles).
On hésite entre plusieurs destinations très différentes, mais Bali et l'Indonésie nous tente. Nous n'avons jamais voyagé hors des sentiers battus (hormis Marrakech et la Turquie/izmir mais en club...).
Nous avons besoin de détente, de dépaysement, de découvrir le patrimoine local et avons un gros faible pour : les animaux (et leur bien-être) et le snorkeling.
Idéalement, je me dis qu'il serait dommage de ne faire que Bali. En effleurant quelques pages sur le web, j'ai vu que certaines îles permettaient d'aller à la rencontre de la faune sauvage terrestre (orang outan), d'autres plutôt des beaux spots de snorkeling, d'autres encore plutôt pour le patrimoine culture (rizières, temples)... bref, j'ai l'impression qu'il vaut mieux ne pas se contenter d'une île mais de 2, voir 3.
Mes questions aux avis éclairés : 1) 2 à 3 semaines permettent-elles de répondre à cela ? 2) Peut-on facilement passer d'une île à une autre comment : avion? Bateau? et à quels coûts ? 3) Est-il envisageable facilement de s'organiser tout soit même : vol, transfert, hôtels, excursions soit-même ou vaut-il mieux partir sur la base d'un séjour / circuit préparé ?
4) Les premières appréhensions concernent d'éventuelles difficultés de communication pour l'organisation (problème de la langue) et des amis à nous qui y sont allés se sont fait plusieurs fois arnaqués sur place (en bateau, par des faux guides ou autres). Qu'en pensez-vous ?
5) Vu notre "idée" de voyage et nos centres d'intêrets, quelle fourchette de budget prévoir. Pensez-vous que 6.000€ pour 2 est une somme raisonnable pour 3 semaines ou faut-il prévoir beaucoup plus (en comptant tout).
Je suis preneur de tous vos retours, suggestions... pour dégrossir cette hypothèse de voyage :-)
Agression au Mont Batur -Bali- ! Appel au boycott !
Ceci est une alerte ! Nous espérons vivement sensibiliser les voyageurs car cela fait bien trop longtemps que ça dure ! Nous avons voulu tenter, en famille, l’ascension du Mont Batur, seuls. Nous sommes bons marcheurs et habitués à barouder, ce qui nous semblait être suffisant pour pouvoir tenter l’aventure sans guide. D’autant que cela ne paraissait pas bien difficile. Seulement voilà, amis citoyens, à Batur, votre droit élémentaire est tout simplement bafoué ! Le guide du Routard explique clairement qu’une mafia de guides y sévit et qu’il est préférable de céder à en prendre un. Nous pensions d’une part, que cela ne serait pas si terrible (si on avait su !) et d’autre part, et bien que l’on avait encore la liberté fondamentale de choisir ! Payer une entrée de site c’est une chose ! Mais céder aux prix prohibitifs d’une mafia qui assoit son autorité par la violence, c’en est une autre ! Dès notre arrivée sur le parking à 4h du matin, nous avons sentis l’atmosphère électrique. Mais habitués des rabatteurs trop zélés, nous nous disions qu’en restant silencieux et en passant simplement notre chemin, cela se calmerait. Et bien pas du tout ! Voilà 20 voir 30 hommes excités qui nous barrent ostensiblement le passage, décidés visiblement à en découdre avec nous. Persuadés d’être dans notre bon droit, nous insistons pour continuer. Mais cela dégénère complètement ! Les hommes sont hargneux, visiblement ivres et décidés à « casser du touristes ». Ce matin là, C’EST À UNE FAMILLE QU’ILS S’EN PRENNNET ! Nous sommes sept dont un enfant de 10 ans et un papy de 70 ans ! Ce fut littéralement une AGRESSION PHYSIQUE ! Et cela ne peut plus durer impunément ! Mon petit-ami a reçu des coups dans ses jambes et son dos, ils ont blessé mon père à la lèvre en jetant un projectile, j’ai moi-même été violemment bousculé et étranglé (je suis une jeune femme de 27 ans…) Ils ont même été jusqu’à menacer ma belle-mère qui tentait de protéger son fils de 10 ans en proie aux larmes et aux cris de terreur ! Et le fait que nous rebroussions chemin jusqu’à notre voiture ne les a pas calmé. Nous nous sommes littéralement enfuis, terrifiés, secoués ! Et j’irai même jusqu’à dire traumatisé : un enfant de 10 ans ! Merde ! Que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont de pauvres petits malheureux qui n’ont pas de quoi se nourrir ! Encore moins de les « aider » en contribuant à leurs revenus ! C’est du délire ! Sans parler de tous ceux qui ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe réellement et publie fièrement leurs photos du mont Batur en narrant leur « extraordinaire ascension » ! Il faut faire quelque chose ! Nous avons retrouvé des récits similaires au nôtre datant de 2010 !!! Hoooooooooo ! Après cette violente agression, nous ne nous sommes pas démontés et sommes allés déposé plainte à la police locale. Nous ne pourrons jamais savoir si ceux-là sont corrompus. Toujours est-il que les procédures misent en places semblaient bien réelles. Reste l’ambassade ainsi que le « web » à prévenir… Amis voyageurs, réagissez ! Boycottez !
Ceci est une alerte ! Nous espérons vivement sensibiliser les voyageurs car cela fait bien trop longtemps que ça dure ! Nous avons voulu tenter, en famille, l’ascension du Mont Batur, seuls. Nous sommes bons marcheurs et habitués à barouder, ce qui nous semblait être suffisant pour pouvoir tenter l’aventure sans guide. D’autant que cela ne paraissait pas bien difficile. Seulement voilà, amis citoyens, à Batur, votre droit élémentaire est tout simplement bafoué ! Le guide du Routard explique clairement qu’une mafia de guides y sévit et qu’il est préférable de céder à en prendre un. Nous pensions d’une part, que cela ne serait pas si terrible (si on avait su !) et d’autre part, et bien que l’on avait encore la liberté fondamentale de choisir ! Payer une entrée de site c’est une chose ! Mais céder aux prix prohibitifs d’une mafia qui assoit son autorité par la violence, c’en est une autre ! Dès notre arrivée sur le parking à 4h du matin, nous avons sentis l’atmosphère électrique. Mais habitués des rabatteurs trop zélés, nous nous disions qu’en restant silencieux et en passant simplement notre chemin, cela se calmerait. Et bien pas du tout ! Voilà 20 voir 30 hommes excités qui nous barrent ostensiblement le passage, décidés visiblement à en découdre avec nous. Persuadés d’être dans notre bon droit, nous insistons pour continuer. Mais cela dégénère complètement ! Les hommes sont hargneux, visiblement ivres et décidés à « casser du touristes ». Ce matin là, C’EST À UNE FAMILLE QU’ILS S’EN PRENNNET ! Nous sommes sept dont un enfant de 10 ans et un papy de 70 ans ! Ce fut littéralement une AGRESSION PHYSIQUE ! Et cela ne peut plus durer impunément ! Mon petit-ami a reçu des coups dans ses jambes et son dos, ils ont blessé mon père à la lèvre en jetant un projectile, j’ai moi-même été violemment bousculé et étranglé (je suis une jeune femme de 27 ans…) Ils ont même été jusqu’à menacer ma belle-mère qui tentait de protéger son fils de 10 ans en proie aux larmes et aux cris de terreur ! Et le fait que nous rebroussions chemin jusqu’à notre voiture ne les a pas calmé. Nous nous sommes littéralement enfuis, terrifiés, secoués ! Et j’irai même jusqu’à dire traumatisé : un enfant de 10 ans ! Merde ! Que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont de pauvres petits malheureux qui n’ont pas de quoi se nourrir ! Encore moins de les « aider » en contribuant à leurs revenus ! C’est du délire ! Sans parler de tous ceux qui ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe réellement et publie fièrement leurs photos du mont Batur en narrant leur « extraordinaire ascension » ! Il faut faire quelque chose ! Nous avons retrouvé des récits similaires au nôtre datant de 2010 !!! Hoooooooooo ! Après cette violente agression, nous ne nous sommes pas démontés et sommes allés déposé plainte à la police locale. Nous ne pourrons jamais savoir si ceux-là sont corrompus. Toujours est-il que les procédures misent en places semblaient bien réelles. Reste l’ambassade ainsi que le « web » à prévenir… Amis voyageurs, réagissez ! Boycottez !
Bonjour, nous sommes un couple de québécois, majeurs et vaccinés! Nous voulons nous marier civilement, à Bali l'été prochain 2010. Est-ce que quelqu'un a déjà vécu l'expérience, conseils, détails à prévoir, papier à remplir pour le Canada et le Québec. Qui est le célébrant ? Tout conseils est bienvenue! Merci, Geneviève
Bonjour nous organisons un voyage à plusieurs camping-cars Malaisie Laos Thailande Birmanie Cambodge Vietnam. Pour le Vietnam auriez vous des renseignements récents concernant le permis de conduire son véhicule ainsi qu'une agence qui puisse nous aider pour les démarches. Concernant les autres pays avez vous des informations récentes pour les papiers administratifs ainsi que les endroits à visiter.
Départ prévu octobre en bateau pour le CC anvers Kuala Lumpur malaisie en novembre pour environ 6 mois pour le retour on ne ses pas encore inchala????
coucou! j'ai besoin de vous!! je pars le 24 juin à Bali pour deux mois, et hier en remplissant les papiers pour le visa je me suis aperçue qu'il me manquait 20 jours de validité sur mon passeport, du coup direction la mairie, ils me font un passeport en urgence que j'aurai AU PLUS TOT le 14, sois 10 jours avant le depart, j'ai peur que le visa mette trop de temps a arriver et je voudrais donc envoyer une amie faire mon visa, car j'habite sur toulouse et elle sur marseille, ou il y a une ambassade, je voulais savoir si c'était possible de lui faire une procuration pour avoir mon visa plus vite. merci de vos reponses !
Bonjour à tous,
J'ai un ami indonésien qui désirerait venir en France pour deux mois de vacances. Je sais qu'il doit se rendre à Jakarta pour la demande de visa touristique, savez-vous le temps nécessaire pour l'obtention de ce visa ? Dans le cas où j' héberge cet ami, est-ce que je dois faire de mon côté des démarches ?
Merci pour vos réponses.
J'ai un ami indonésien qui désirerait venir en France pour deux mois de vacances. Je sais qu'il doit se rendre à Jakarta pour la demande de visa touristique, savez-vous le temps nécessaire pour l'obtention de ce visa ? Dans le cas où j' héberge cet ami, est-ce que je dois faire de mon côté des démarches ?
Merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je suis depuis maintenant un bon moment amoureux d'une femme indonésienne, et de nationalité indonésienne , né en Indonésie Nous envisageons nous marier, mais se pose le problème des lois, différentes, parfois lourdes, et de plus, je ne sais par où commencer. ma "future épouse", souhaiterais faire mariage en France
Les questions seront donc les suivantes:
1: Comment dois-je procéder pour prévoir ce mariage?
2: Ce mariage, pour être reconnu en france, nécessite sûrement des démarches administratives, lesquelles?
3: Le plus simple, et le plus rapide, est-il de se marier en France ou en Indonésie?
4: Je compte, bien sûr, vivre en France avec mon épouse, et, ayant peut-être omis quelques points, je vous laisse le soin d'éclairer ma lanterne sur les points oubliés par ma personne.
Je vous remercie en tout cas pour vos réponses à venir.
Très sincèrement Chris
Bonsoir. Voilà, on s'est marié le 16 Août en Indonésie. Je suis revenu en France seul 😕 pas le choix hehe.
La procédure veut que tous les papiers soient traduits, donnés à l'ambassade de Jakarta puis transmis à Nantes ( n'est-ce pas... ).
D'après vous, peut-elle faire dès maintenant une demande de visa long séjour ( et pourquoi pas venir me rejoindre dès Novembre 😏 ) avant même
que le livret de famille ne soit octroyé ??? C'est peut être stupide comme question !!! 😇
Mais je la veux près de moi au plus vite !!! Merci.
Bonjour à tous ,
Ma copine qui est indonésienne est enceinte depuis 1 mois ... Je vis en France et elle à Surabaya... je souhaiterai la faire venir en France afin qu'elle accouche en France et vive aussi en France ... nous ne sommes pas encore mariés et elle est chrétienne ( moi aussi chrétien )... je suis un peu perdu je l'avoue alors si vous avez des pistes n'hésitez pas !!!
J'attends vos retours ,
Ma copine qui est indonésienne est enceinte depuis 1 mois ... Je vis en France et elle à Surabaya... je souhaiterai la faire venir en France afin qu'elle accouche en France et vive aussi en France ... nous ne sommes pas encore mariés et elle est chrétienne ( moi aussi chrétien )... je suis un peu perdu je l'avoue alors si vous avez des pistes n'hésitez pas !!!
J'attends vos retours ,
Bonjour à tous,
je voyage depuis 9 mois, le but étant d'aller de France jusqu'à Bangkok sans prendre l'avion. Or j'ai atteint Bangkok il y a plus de deux mois, et comme tout le monde le sais, quand on goûte au voyage, on ne s'arrête plus! Actuellement en Malaisie, je souhaite donc maintenant de traverser l'Indonésie jusqu'à Papua sans prendre l'avion, d'où je serai contraint de prendre mon premier vol pour le Népal/Inde, et rentrer tranquillement par la route de la Soie.
Je serai à Sumatra dans quelques jours en provenance de Singapour et disposerai d'environ un mois en Indonésie.Premièrement, je souhaiterais acheter une moto à Sumatra et la revendre sans doute à l'est du Nusa Tengarra. J'ai lu pas mal de choses, notamment concernant les problèmes de propriété, de transfert de dossier à la Police lors du changement de Province, ... J'aimerais donc savoir si l'achat est possible, si certains l'ont déjà fait, même si tout n'est pas très légal (comme souvent!), quelles sont les démarches indispensables? Sachant que je ne souhaite pas revenir sur mes pas, la location n'est donc pas la bienvenue! Bref, je prends toute information concernant ce sujet, je n'arrive pas à trouver suffisamment d'infos.Deuxièmement, j'aimerais rejoindre Papua par bateau, mais Papua, c'est loin! Et je ne trouve pas les bons horaires pour la Pelni (société qui gère les transports maritimes en Indo). Donc où puis-je trouver les bons calendriers/tarifs? Combien de temps dure le trajet si on considère que je serai à l'est de Nusa Tengarra ou au Timor? Autrement, d'où faut-il que je prenne le bateau?Merci pour votre attention! Bien entendu, si vous avez quelconque question à me poser, n'hésitez pas à me contacter en privé ou sur le blog. Bonne route à tous!
je voyage depuis 9 mois, le but étant d'aller de France jusqu'à Bangkok sans prendre l'avion. Or j'ai atteint Bangkok il y a plus de deux mois, et comme tout le monde le sais, quand on goûte au voyage, on ne s'arrête plus! Actuellement en Malaisie, je souhaite donc maintenant de traverser l'Indonésie jusqu'à Papua sans prendre l'avion, d'où je serai contraint de prendre mon premier vol pour le Népal/Inde, et rentrer tranquillement par la route de la Soie.
Je serai à Sumatra dans quelques jours en provenance de Singapour et disposerai d'environ un mois en Indonésie.Premièrement, je souhaiterais acheter une moto à Sumatra et la revendre sans doute à l'est du Nusa Tengarra. J'ai lu pas mal de choses, notamment concernant les problèmes de propriété, de transfert de dossier à la Police lors du changement de Province, ... J'aimerais donc savoir si l'achat est possible, si certains l'ont déjà fait, même si tout n'est pas très légal (comme souvent!), quelles sont les démarches indispensables? Sachant que je ne souhaite pas revenir sur mes pas, la location n'est donc pas la bienvenue! Bref, je prends toute information concernant ce sujet, je n'arrive pas à trouver suffisamment d'infos.Deuxièmement, j'aimerais rejoindre Papua par bateau, mais Papua, c'est loin! Et je ne trouve pas les bons horaires pour la Pelni (société qui gère les transports maritimes en Indo). Donc où puis-je trouver les bons calendriers/tarifs? Combien de temps dure le trajet si on considère que je serai à l'est de Nusa Tengarra ou au Timor? Autrement, d'où faut-il que je prenne le bateau?Merci pour votre attention! Bien entendu, si vous avez quelconque question à me poser, n'hésitez pas à me contacter en privé ou sur le blog. Bonne route à tous!
Bonjour a tous,
Je me tourne vers ce forum dans l'espoir de trouver une solution pour mon visa. j'ai déjà lu bcp de choses à ce sujet mais n'ai pas vraiment trouvé la solution.. Alors voilà la situation : Mon conjoint travaille à Jakarta pour une entreprise française depuis deux mois. Nous comptons rester ici au moins 1 an. Il a donc un KITAS et une carte d'identité indonésienne étant un résident ici. Etant donné que nous ne sommes pas mariés mais juste pacsés, je ne peux pas être rattaché à son KITAS, son entreprise ne veut pas mon sponsorisé et nous ne voulons pas nous précipiter pour se marier à cause des papiers.
Alors voilà, je suis ici depuis deux semaines avec un visa touriste de 60 jours, je repars donc a Singapour en septembre. Je pensais avoir plus d'infos une fois sur place mais ce n'est pour l'instant pas vraiment la cas. On réalise juste que l'administration indonésienne est vraiment très compliquée...
J'ai rencontré une personne qui fonctionne avec le visa touriste depuis 4 ans. Qu'en pensez vous ?
Le visa touriste de 60 jours doit se faire à l'ambassade d'indonésie a Singapour ou pouvons nous le demander à l'aeroport ? Savez vous combien de temps cela prend ? ( en France cela a pris 3 semaines...).
Sinon j'ai lu que le visa touriste de 30 jours pouvait etre étendu sur place de 30 jours en +. Cela se fait il facilement ? j'en doute..
Dernières questions, nous avons pensé au visa social budaya. J'ai contacté Hanna express ( merci pour l'info que j'ai trouvé dans ce forum). Ils me proposent de faire ce visa dans la journée pour 100 euros. Ils disent qu'il me faut absolument un sponsor indonésien. Sur un site internet j'ai lu qu'un résident avec un KITAS pouvait être un sponsor. Pensez vous que mon conjoint pourrait donc être mon sponsor ?
Je vous remercie pour votre attention.
En espérant que vous ayez une solution pour moi...
Marine.
Je me tourne vers ce forum dans l'espoir de trouver une solution pour mon visa. j'ai déjà lu bcp de choses à ce sujet mais n'ai pas vraiment trouvé la solution.. Alors voilà la situation : Mon conjoint travaille à Jakarta pour une entreprise française depuis deux mois. Nous comptons rester ici au moins 1 an. Il a donc un KITAS et une carte d'identité indonésienne étant un résident ici. Etant donné que nous ne sommes pas mariés mais juste pacsés, je ne peux pas être rattaché à son KITAS, son entreprise ne veut pas mon sponsorisé et nous ne voulons pas nous précipiter pour se marier à cause des papiers.
Alors voilà, je suis ici depuis deux semaines avec un visa touriste de 60 jours, je repars donc a Singapour en septembre. Je pensais avoir plus d'infos une fois sur place mais ce n'est pour l'instant pas vraiment la cas. On réalise juste que l'administration indonésienne est vraiment très compliquée...
J'ai rencontré une personne qui fonctionne avec le visa touriste depuis 4 ans. Qu'en pensez vous ?
Le visa touriste de 60 jours doit se faire à l'ambassade d'indonésie a Singapour ou pouvons nous le demander à l'aeroport ? Savez vous combien de temps cela prend ? ( en France cela a pris 3 semaines...).
Sinon j'ai lu que le visa touriste de 30 jours pouvait etre étendu sur place de 30 jours en +. Cela se fait il facilement ? j'en doute..
Dernières questions, nous avons pensé au visa social budaya. J'ai contacté Hanna express ( merci pour l'info que j'ai trouvé dans ce forum). Ils me proposent de faire ce visa dans la journée pour 100 euros. Ils disent qu'il me faut absolument un sponsor indonésien. Sur un site internet j'ai lu qu'un résident avec un KITAS pouvait être un sponsor. Pensez vous que mon conjoint pourrait donc être mon sponsor ?
Je vous remercie pour votre attention.
En espérant que vous ayez une solution pour moi...
Marine.







