Bonjour,
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi).
La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films.
Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi.
Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner.
Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable.
Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
bonjour à tous,
On est un couple de 21 et 24 ans, on ne connait vraiment pas grand chose à la navigation mais on a soif d'apprendre. Partir sur son voilier faire le tour du monde, c'est le reve de mon copain. Je suis prete à le suivre et même l'aider pour realiser ce reve. On commencerait evidemment par naviguer avec des personnes ayant de l'experience... afin d'apprendre et tout simplement de voir si ça nous convient (après tout on ne sais jamais). Ceci dit je me pose beaucoup plus de questions que lui
Comment acheter ce voilier ?
Comment vivre sur le voilier ? Il nous faudra bien de l'argent pour manger et payer ce qu'il y a, à payer !
Trouve t on facilement du travail lors des escales ?
Et puis j' aurais certainement d'autres questions encore
Pouvez vous me dire comment avez vous reussit a avoir votre premier voilier et le debut de votre reve ?
Merci et désolé de poser autant de questions 
On est un couple de 21 et 24 ans, on ne connait vraiment pas grand chose à la navigation mais on a soif d'apprendre. Partir sur son voilier faire le tour du monde, c'est le reve de mon copain. Je suis prete à le suivre et même l'aider pour realiser ce reve. On commencerait evidemment par naviguer avec des personnes ayant de l'experience... afin d'apprendre et tout simplement de voir si ça nous convient (après tout on ne sais jamais). Ceci dit je me pose beaucoup plus de questions que lui
Comment acheter ce voilier ?
Comment vivre sur le voilier ? Il nous faudra bien de l'argent pour manger et payer ce qu'il y a, à payer !
Trouve t on facilement du travail lors des escales ?
Et puis j' aurais certainement d'autres questions encore
Pouvez vous me dire comment avez vous reussit a avoir votre premier voilier et le debut de votre reve ?
Merci et désolé de poser autant de questions 
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt !
Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien.
Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses.
Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent.
Joburg Joburg Joburg : nous voici !
Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers
Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule.
Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique.
Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable.
La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie.
Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés.
L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs...
Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget.
Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit.
Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas !
Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit
Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret.
Mais le Lesotho nous attend.
Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances.
Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune.
Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho.
Les enfants le mangent dans la rue.
Paysages de plateaux,
nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A.
A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée.
Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' !
Des bergers partout.
Et des villages
Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent.
Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés...
Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale !
Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir.
Et je l'ai vu.
Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique.
Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale.
Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha!
Bon, OK , j'arrête.
Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!!
J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes.
C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha.
Boudha est né là au Lesotho ?
C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte !
Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus !
Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille.
Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part...
Ah! Roma à gauche, je tourne.
De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4.
Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.


Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur.
En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais.
Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas.
Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique.
Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire.
Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons.
Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...).
Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même...
Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde !
Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.

Voilà, je me suis décidée, je repars en Inde début 05, mais par la route. (Seule ou pas.. Allo Simba? ;o))
Belgique - Italie - Grèce - Turquie - Iran - Pakistan - Inde. Le plus "facile"...
Suivant les indications lues dans les forums, je peux avoir un visa iranien en Turquie (de transit, renouvelable qques jours), et en Iran, je peux avoir un visa de transit pour le Pakistan. Entrée en Inde près d'Amritsar (merci Pyaasa:)). J'espère avoir mon visa indien au Pakistan.
En train, bateau, bus... Je ne serai pas la première... Si qqun à des infos, je prends! Merci!!! 🙂
Suivant les indications lues dans les forums, je peux avoir un visa iranien en Turquie (de transit, renouvelable qques jours), et en Iran, je peux avoir un visa de transit pour le Pakistan. Entrée en Inde près d'Amritsar (merci Pyaasa:)). J'espère avoir mon visa indien au Pakistan.
En train, bateau, bus... Je ne serai pas la première... Si qqun à des infos, je prends! Merci!!! 🙂
Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Bonjour à tous,
après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Salut,
Je suis passé par là il y a 1an.
Réfléchi bien avant de demander ta mutation !!!!!!!!!
Voici pourquoi :
1 - Mayotte est extrêmement polluée. Les déchets se trouvent partout, pas de système de ramassage d'ordure efficace, bonjour les odeurs et l'hygiène (elle est loin la carte postale !!!)
2 - l'indemnité d'éloignement est versée systématiquement avec retard et elle est calculée sur le traitement net et non brut (11, 5 mois). Il faut donc retrancher les charges 2 fois !!!!, environ 25%
3 - IFCR, c'est environ 8000 euros pour une famille avec 2 enfants . Attention au frais réels de déménagement (environ 7000 euros). Tu es obligé d'emmener tes meubles et ta bagnole (ici, contrairement à la légende, tout est hyper cher, meuble, électroménager, voiture ...)
4 - le coût de la vie est prohibitif!!!!!!!!!!!!! l'indemnité d'éloignement et l'IFCR te servent tout juste à avoir le même niveau de vie qu'en métropole. en plus, le racisme ambiant fait que les prix pour les insulaires et les prix pour les blancs ne sont pas les mêmes - vive l'arnaque !!!
5 - Le logement c'est la galère - la société SIM te fait payer des frais de réservation non justifiés - tu es obligé d'accepter un logement pourri au début et changer par la suite.
6 - Les mahorais et les blancs ne se mélangent pas !!!!!!!! impossible d'aller vers les locaux sans qu'ils te demandent du pognon pour tout. La vie en communauté recluse de blanc n'est pas toujours facile.
7 - faut pas venir ici pour voyager !!!!!! les prix des billets d'avions sont indécents - ne comptez pas sur l'indemnité d'éloignement pour voyager ou voir votre famille en métropole.
8 - le système éducatif ici c'est n'importe quoi. Les gosses ne parlent pas français et retardent considérablement l'évolution des petits blancs (obligé d'inscrire tes gosses dans une école privée - c'est hyper cher)
9 - les déplacements sur l'île sont infernaux, bouchons à l'approche de Mamoudzou, les gens ne savent pas conduire, les taxi ne sont pas fiables et les routes sont pourries !!!!!!
10 - coté culturel c'est proche du néant !!!!!! faut pas venir ici pour voir autre chose que la mer ...
11 - coté sécurité, vous avez 1 chance sur 1 (100%) de vous faire voler, agresser ou cambrioler tous les 6 mois. N'achetez rien qui dépasse les 50 euros ..... et prévoyez d'acheter une télé et un lecteur DVD tous les 6 mois !!!
12 - coté boulot, en gros y a que les blancs qui bossent ici, dans l'administration les locaux ne foutent rien ... les métros se tapent tout le boulot et du coup c'est l'enfer (horaires, ambiance, ...)
13 - coté climat faut aimer (chaud, chaud, humide et pluie d'enfer pendant plusieurs jours ... de la boue et des routes défoncées)
BIEN SUR CE TÉMOIGNAGE EST HYPER NÉGATIF, MAIS IL A LE MÉRITE DE DIRE CE QUE LES AUTRES NE DISENT JAMAIS DANS CE GENRE DE FORUM...
ALORS FAITE VOTRE CHOIX ...
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
Je saisis au vol cette remarque d'Attila (que je partage!)
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
bonjour
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
Bonjour,
Enfin la nouvelle tant attendue, une mutation sur Mayotte acceptée et maintenant plein de chose à préparer.
Or, j'ai absolument besoin de vos témoignages afin de m'aider à cette nouvelle organisation.
Petit résumé de la situation.
J'arrive au plus tard le 1er septembre 2011, mais certainement fin juillet début août. J'arriverais seul dans un premier temps, mon épouse
me rejoindra définitivement en fin d'année. Entre temps, elle passera quelques séjours.
J'ai un logement offert pour environ 3 mois le temps de trouver une solution, j'ai donc un emploi en zone industrielle de Mamoudzou
et après l'inconnu.
Pouvez vous m'aider sur l'immobilier ( lieu, difficulté pour rejoindre mon travail, bouchon...)
Que dois je emmener ou surtout ne pas oublier pour vivre le plus facilement sur place.
les liaisons téléphones et internet ( dois je prendre mon ordi portable, dois je prendre mon téléphone portable avec carte française...)
dois je amener mon véhicule
enfin plein de chose...
Toutes les informations et suggestions de votre part m'aideront dans cette nouvelle vie, je compte sur énormément sur vous.
Merci d'avance
Toutes les informations et suggestions de votre part m'aideront dans cette nouvelle vie, je compte sur énormément sur vous.
Merci d'avance
Salut a tous
Je viens de retourner en Australie, et recherche a travailler sur 1 voilier ou catamaran en partance d'Australie et peu importe la destination, car la raison principale est d'acquerir 1 premiere experience sachant que je cuisine et suis tres motive a apprendre a naviguer et tout ce qui a rapport a la navigation
Je pense monter a Cairns et voir sur la cote est, a partir de la, longer la cote vers le sud, si necessaire, le temps de chercher et faire le tour des ports
si vous avez des infos, des experiences dans les voyages en bateau, des sites a conseiller ou autre, je vous remercie d'avance
😎keep cOOl bANANA'ssSSS
Je viens de retourner en Australie, et recherche a travailler sur 1 voilier ou catamaran en partance d'Australie et peu importe la destination, car la raison principale est d'acquerir 1 premiere experience sachant que je cuisine et suis tres motive a apprendre a naviguer et tout ce qui a rapport a la navigation
Je pense monter a Cairns et voir sur la cote est, a partir de la, longer la cote vers le sud, si necessaire, le temps de chercher et faire le tour des ports
si vous avez des infos, des experiences dans les voyages en bateau, des sites a conseiller ou autre, je vous remercie d'avance
😎keep cOOl bANANA'ssSSS
salut a tous,
apres avoir eu ma maison sur koh phangan, je passe a koh tao. pour l'hiver prochain ou debut printemps. (on va dire l'hiver...) on va chercher sur place, je crois que c'est ce qu'il y a de mieux mais qui sait...des conseils sont toujours bienvenus.
sur koh phangan c'est tres simple. la geographie de l'ile permet bcp plus de construction que sur koh tao...c'est ce qui me fait douter de la simplicité d'y acquerir une maison en location. en fait on voudrai s'installer pour une bonne année....au moin. si possible sur sairee beach ou dans les environs. (pas loin de la BAN'S dive school qui est sur cette plage)... je vais demander a l'ecole voir si ils ont des bons plans. et attends vos avis...si l'un de vous connais un coin ou des maisons sont a louer. je n'ai pas preter attention à d'eventuel affichage rent house la derniere fois...j'aurai du. bonne nuit à tous. merci;)
apres avoir eu ma maison sur koh phangan, je passe a koh tao. pour l'hiver prochain ou debut printemps. (on va dire l'hiver...) on va chercher sur place, je crois que c'est ce qu'il y a de mieux mais qui sait...des conseils sont toujours bienvenus.
sur koh phangan c'est tres simple. la geographie de l'ile permet bcp plus de construction que sur koh tao...c'est ce qui me fait douter de la simplicité d'y acquerir une maison en location. en fait on voudrai s'installer pour une bonne année....au moin. si possible sur sairee beach ou dans les environs. (pas loin de la BAN'S dive school qui est sur cette plage)... je vais demander a l'ecole voir si ils ont des bons plans. et attends vos avis...si l'un de vous connais un coin ou des maisons sont a louer. je n'ai pas preter attention à d'eventuel affichage rent house la derniere fois...j'aurai du. bonne nuit à tous. merci;)
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012
Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell
Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Bonjour à tous!
Après avoir parcouru assidument le lonely-planet, je reste encore peut perdue en ce qui concerne le budget pour deux personnes à Bali et Lombok pendant un mois et demi en février.
Quelqu'un pourrait -il m'aider?
merci par avance!🙂
Après avoir parcouru assidument le lonely-planet, je reste encore peut perdue en ce qui concerne le budget pour deux personnes à Bali et Lombok pendant un mois et demi en février.
Quelqu'un pourrait -il m'aider?
merci par avance!🙂
Bonsoir à tous, je fais ce post pour savoir qui partira pour les Caraibes le 3 décembre 2013 afin de préparer ce voyage au mieux et si possible discuter ensembles de nos futures escales et apporter vos expériences du MSC MUSICA que je ne connais pas encore.
Les autres départs sont les bienvenus bien-sur.
Amitiés à tous les croisiéristes.
😛 😎
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
A bientot !
A bientot !
Bonjour à tous !
Je suis pas mal de blogs de tour du monde, et j'ai l'impression que beaucoup de voyageurs ont un rythme extrêmement intensif, enchaînant les villes et les "hot spots". En un an de voyage, on pourrait se dire qu'on a le temps... et pourtant j'ai l'impression que pour beaucoup, cela devient vite la course.
Cela fait pusieurs années maintenant que mon homme et moi préparons un tour du monde pour novembre 2011 (durée 11 mois) et je me rends compte qu'il est facile de tomber dans ce piège du "vouloir tout voir". Au début, 11 mois, cela nous paraissait large, large, mais large ! Et puis, en potassant les guides de voyage, en parcourant les blogs, on s'est dit qu'il fallait absolument qu'on rajoute cet endroit, et aussi cet endroit... Or, je pense que c'est sans fin !
Et vous, comment avez-vous vécu le rythme de votre tour du monde, pour ceux qui sont déjà partis ? Aujourd'hui, feriez-vous différemment ? Comment l'envisagez-vous, pour ceux qui préparent ?
Je suis pas mal de blogs de tour du monde, et j'ai l'impression que beaucoup de voyageurs ont un rythme extrêmement intensif, enchaînant les villes et les "hot spots". En un an de voyage, on pourrait se dire qu'on a le temps... et pourtant j'ai l'impression que pour beaucoup, cela devient vite la course.
Cela fait pusieurs années maintenant que mon homme et moi préparons un tour du monde pour novembre 2011 (durée 11 mois) et je me rends compte qu'il est facile de tomber dans ce piège du "vouloir tout voir". Au début, 11 mois, cela nous paraissait large, large, mais large ! Et puis, en potassant les guides de voyage, en parcourant les blogs, on s'est dit qu'il fallait absolument qu'on rajoute cet endroit, et aussi cet endroit... Or, je pense que c'est sans fin !
Et vous, comment avez-vous vécu le rythme de votre tour du monde, pour ceux qui sont déjà partis ? Aujourd'hui, feriez-vous différemment ? Comment l'envisagez-vous, pour ceux qui préparent ?
😛Bonjour, j'habite à Mayotte et je me mets à votre disposition pour répondre à vos interrogations concernant votre future mutation professionnelle ici même.
Je pourrais vous donner quelques conseils objectifs pour préparer votre séjour.
Voici déjà quelques indications:
- Le véhicule: Si votre véhicule à plus de un an et que vous étes sûr de celui-ci, amener le votre! Faire une bonne révision.
Pourquoi? ici, les véhicules sont chers, et vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber!
Quel type de véhicule?: Peu importe! ici tout roule! Bien sûr une petite préférence pour les véhicules 4x4 ( j'ai perso un scénic 4x4), mais si vous n'en avez pas ne faites pas l'investissement! A savoir qu'il y a de nombreux garages automobiles toutes marques, euromaster etc...
- Les logements: soit vous étes logés par votre organisme, soit a vous de trouver mais alors là... les prix des loyers sont prohibitifs! Le moindre appartement coûte 1000 euros/mois! Je parle bien sûr d'appart' correct.
- La vie au quotidien
1/ Alimentation: Ce qui va être parlant pour une famille voici un exemple de ticket de caisse de mes courses de hier: Tomates locales 6€50 le kilos ( info: prix variable 2.50€ le moins cher en saison) Pain de mie longue conservation: 3€90, 1L huile 2€55, Fromage de chèvre la bûche casino: 4.95€, 30 oeufs: 8.40€, jambon blanc à la coupe le moins cher: 12€95/kg, beurre premier prix:1€85, nutella:6€90, lait premier prix: 1€03/litre... en gros oui c'est plus cher qu'en métropole! Et honnetement contrairement à ce que j'ai pu lire sur le forum, les prix sont kifkif de petite terre ou grande terre c'est pareil!
Sur petite terre y'a le SHOPI( produits intermarché) et le SCORE ( produits casino) Globalement moins cher chez SHOPI, mais trés bonne viande chez SCORE et même moins chère qu'en métropole du moins pour le boeuf!
2/Habillement: Bien sûr si vous avez les moyens habillez-vous avant de partir et chaussez-vous surtout! En clair, ici on trouve de quoi shabiller et des choses sympas! par contre au niveau du prix c'est moins sympa^^ alors le tee-shirt souvenir baobab, tee et cie etc... de jolis ensembles pour les enfants, de jolies robes et tenues pour les femmes etc... mais faites vous votre garde robe globale en métropole c'est mieux! Quoi? tee-shirt anti-uv, maillots de bains, chaussures deplage, oui je sais c'est ringard mais aprés avoir vécue l'expérience OURSIN dans le pied... croyez moi on mets des chaussures pour aller se baigner! ici on en trouve mais c'est encore une fois trés trés cher!!!Donc ici on s'habillera plaisir ( le tee-shirt touriste!) ou vraiment au pire dépannage mais vaut mieux partir avec sa garde robe. INNEVITABLE: Partir avec toutes ses chaussures de sport! ici soit on en trouve pas soit elles coûte un bras et pour des modèles limites limites! A savoir que les chaussures s'abîme 3 fois plus vite u'en métro. A savoir aussi que LA chaussure ici c'est la TONG!!! on en trouve ici pas de soucis mais pas trop le choix ou alors des havaianas a 25 € pour un enfant par exemple! Donc prévoir un petit stock aussi! pour les enfants en particulier franchement les tongs sont suffisantes +une paire de baskets pour le sport a l'école et une paire de chaussure de marche ( si vous avez envie de visiter la forêt tropicale)
- la vie ici: perso, j'aime beaucoup je suis sur petite terre et bien contente par rapport a grande terre. Demandez moi plus d'info si besoin.
Je reste à votre disposition
Bonjour,
Projettant de réaliser très prochainement un tour du monde, je souhaiterais visiter 2 iles du pacifique mais j'hésite actuellement entre les possibilités suivantes:
- Polynésie Française + Iles Cook (Rarotonga et Aitutaki) - Polynésie Française + Fidji (Viti Levu et Yassawa)
Quel choix me conseillez vous de faire sachant que je recherche avant tout un paradis tropical qui m'en mettra plein les yeux sans pour autant me ruiner. D'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, les 2 archipels proposent des logements de type backpackers donc le choix se fera sans doute sur la beauté des paysages et les facilités de déplacement proposées.
Vaut il mieux privilégier une petite ile comme Rarotonga sur laquelle il est facile de se déplacer à moindre coût (Vélo) mais qui propose une liaison inter ile assez onéreuse et notamment si l'on souhaite rejoindre Aitutaki? Ou plutôt une grande île comme Viti Levu avec des distances beaucoup plus importantes à parcourir, dont les liaisons avec les Yassawas sont nombreuses mais peuvent vite coûter cher.
Les Fidjis ont ils un intérêt si l'on se cantonne uniquement à visiter l'île principale de Viti Levu? Même question pour les îles Cook si l'on reste uniquement sur Rarotonga. D'ailleurs laquelle des 2 iles est la plus jolie?
Si vous deviez choisir un endroit paradisiaque, lequel de ces 2 archipels choisiriez vous?
Merci d'avance à ceux qui m'aideront à me décider
Projettant de réaliser très prochainement un tour du monde, je souhaiterais visiter 2 iles du pacifique mais j'hésite actuellement entre les possibilités suivantes:
- Polynésie Française + Iles Cook (Rarotonga et Aitutaki) - Polynésie Française + Fidji (Viti Levu et Yassawa)
Quel choix me conseillez vous de faire sachant que je recherche avant tout un paradis tropical qui m'en mettra plein les yeux sans pour autant me ruiner. D'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, les 2 archipels proposent des logements de type backpackers donc le choix se fera sans doute sur la beauté des paysages et les facilités de déplacement proposées.
Vaut il mieux privilégier une petite ile comme Rarotonga sur laquelle il est facile de se déplacer à moindre coût (Vélo) mais qui propose une liaison inter ile assez onéreuse et notamment si l'on souhaite rejoindre Aitutaki? Ou plutôt une grande île comme Viti Levu avec des distances beaucoup plus importantes à parcourir, dont les liaisons avec les Yassawas sont nombreuses mais peuvent vite coûter cher.
Les Fidjis ont ils un intérêt si l'on se cantonne uniquement à visiter l'île principale de Viti Levu? Même question pour les îles Cook si l'on reste uniquement sur Rarotonga. D'ailleurs laquelle des 2 iles est la plus jolie?
Si vous deviez choisir un endroit paradisiaque, lequel de ces 2 archipels choisiriez vous?
Merci d'avance à ceux qui m'aideront à me décider
comme je le disais il y a peu, mais décrié, voici un article de l'express mada ce jour
Visiteurs - 250 000 vrais touristes. Madagascar vise 250 000 touristes pour la prochaine saison touristique, contre 204 000 en 2007. Les vrais touristes sont ceux qui viennent visiter le pays et dépenser de l'argent. Plus de 344 000 étrangers au total sont arrivés à Madagascar en 2007.
voila ce que mada a besoin, des touristes avec des euros a dépenser, pas des sacs a dos a l'économie. 😏
Visiteurs - 250 000 vrais touristes. Madagascar vise 250 000 touristes pour la prochaine saison touristique, contre 204 000 en 2007. Les vrais touristes sont ceux qui viennent visiter le pays et dépenser de l'argent. Plus de 344 000 étrangers au total sont arrivés à Madagascar en 2007.
voila ce que mada a besoin, des touristes avec des euros a dépenser, pas des sacs a dos a l'économie. 😏
Bonjour à toutes et à tous.
Ce carnet a pour but d'aider les futurs voyageurs éventuels (du moins je l'espere), car on trouve très peu d'informations sur cette archipel éloigné (merci a Lolodesiles et Ayis qui ont répondu à mes questions pour préparer ce voyage)

Contexte 4ème voyage en couple en Indonésie après Java-Bali en 2011, Flores-Komodo en 2013, Sulawesi en 2016, chaque fois en 3 semaines, notre dixième voyage en Asie du Sud-Est.
Nous voyageons comme les années précédentes, avec un itinéraire théorique, qui est souvent modifié en fonction des rencontres, des conseils d'autres voyageurs, de la fatigue, de nos envies du moment, etc Aux Moluques, il sera modifié en permacence, surtout en fonction des transports.
Une seule réservation de logements : les 1eres nuits a Ambon à notre arrivée.
Itinéraire prévu, a affiner sur place : Ambon - iles Banda - iles Lease - Ternate -Tidore, Halmahera (entre Sofifi et Tobelo) - Morotai et archipel voisin sans nom
Vol Lyon-Paris-Singapour sur Air France (428€ A-R) avec bon repas, champagne et vins (on aime bien notre petit confort pour partir en vacances 😏), puis Singapour-Jakarta-Ambon (Air Asia + Garuda) Vol retour Ternate-Jakarta-Singapour sur Lion Air, 3 jours de visite à Singapour, puis retour.
1er épisode : Ambon-Banda Notre guesthouse réservé 2 jours avant le départ est a 45 min de l'aéroport d'Ambon, proche de la plage de Natsepa (nord-est de Leihitu) : plage assez quelconque tranquille en semaine mais bondée le dimanche (on a pu voir la différence) bordée par une série de warung. Cette journée au temps pluvieux nous permet de nous réacclimater avec l'ambiance de ce pays qu'on aime tant.
Notre "Solim Guesthouse" est une belle maison avec salon-salle manger, jardin, pour 15€/nuit pour 2 avec copieux petit déjeuner. Les repas du soir se font au Gaba Gaba, bon resto a 2 pas, au bord de l'eau, conseillé par notre hote. Pour info, il est sur le Lonely P, et c'est peut-être la seule adresse du LP-Moluques qui correspond a ce qui est écrit (les autres soit sont inexistant, soit n'ont rien a voir avec ce qui est annoncé 😠)
Les 2 jours suivants, le propriétaire hyper sympa nous prête son scooter. On part à la découverte des villages cotiers du nord de Leihitu (la partie ouest de l'ile d'Ambon à la forme curieuse).
Lavage du linge et des camions dans le même cours d'eau

La plage de Liang décrite comme la plus belle de l'ile n'existe quasiment plus (réchauffement climatique ou autre ?), mais les couleurs sont magiques.
On continue 25 km en direction d'un spot de snorkeling indiqué par notre logeur, par une magnifique petite route déserte qui traverse de minuscules villages dans les plantations de girofliers (ah ces odeurs inoubliables!), de superbes criques, une forêt extrêmement dense.

On est interpelé des dizaines de fois par les "Hello Mister", ce qui sera la règle de chaque journée passée aux Moluques. A chaque arrêt, on pose pour entrer dans les smartphones des habitants du coin, ils ne doivent pas voir souvent des touristes.

On demande notre chemin pour le spot de snorkeling (pas facile, on ne maitrise pas l'indonésien a part Selamat pagi, siang, sore .... et autres formules de politesse), pas grand monde connait (surtout qu'on ne sait jamais dans quel village on est) mais finalement on arrive dans un petit village, ça a l'air d'être ici 🙂

On demande a un habitant de nous y mener en bateau (pas possible par la terre).

Le spot fait tout au plus 100m de long, mais les coraux sont en bon état (visiblement pas dynamité par les pêcheurs comme souvent dans ce beau pays ou les méthodes de pêche sont expéditives et tant pis pour la nature😠!) et les poissons sont nombreux et variés. Le site est très chouette, c'est un bon début avant les Banda. On est assez content d'être seuls sur ce site ... on ne sait pas encore que ce sera le cas partout pendant ce voyage, ou ne verra pas un touriste !
Après 2 jours de repos, départ le matin pour le port de Tulehu , objectif les iles Banda. On sait que le trajet est souvent compliqué : le ferry Pelni passe 2 fois par mois, mais ne correspond pas a nos dates, l'avion Suzi Air de 10 places est toujours plein (pas possible de réserver, il faut aller sur place le lundi et le vendredi) et souvent annulé a cause des conditions météo, donc on se rabat sur le speedboat du mardi (qui est aussi annulé en cas de vagues ou de vent), le suivant étant le samedi On est habitué aux ports indonésiens avec la foule, les bateaux rouillés, personne qui parle anglais, mais on se sent quand même vite perdu : en effet quand je demande le speedboat pour Bandaneira, on me fait de grands gestes, puis quelqu'un m’emmène a la "capitainerie", puis on me dit qu'il n'y a pas de bateau, puis on veut me vendre des tickets, d'autre me disent "No boat", , etc...

Heureusement on est abordé par un habitant parlant anglais, qui me confirme que le speedboat est en panne, et que le prochain sera samedi s'il est réparé, sinon plus tard. 🤪 😠 On prend un très gros coup au moral, on est venu ici pour les Banda ..... 🙁 On se dit qu'attendre 5 jours pour un hypothétique bateau n'est pas possible, alors on prend la décision de filer directement vers les Moluques du Nord, ce qui était prévu mais plus tard. On est tellement déçu qu'on n'a plus envie de rester dans les parages : les iles Lease ne nous font pas envie malgré ce qu'on a pu lire et Seram mériterait un voyage a elle seule avec ses ethnies retirées dans les montagnes impénétrables. Très très grosse déception, car on rêvait des Banda depuis des mois, avec son fabuleux tombant du même style que celui de Bunaken, ses iles recouvertes de muscadiers, etc .... j'avais lu que Banda fait partie du top 5 mondial avec Bunaken (magnifique on y est allé en 2016), Komodo (fabuleux on y est allé en 2013), Sipadan et un autre spot que j'ai oublié.
On part en taxi à Ambon (45 min de route) dans une agence de voyage acheter des billets d'avion pour Ternate, il y a un vol quotidien en ATR72 a 12h ça tombe bien. Ambon est la capitale des Moluques du sud (ou du centre c'est selon !) avec 300000 habitants. Bien que la ville ne paraisse pas désagréable, , on ne s'y arrête pas. Dans l'avion, on est une dizaine de passagers seulement pour 72 places. Les hôtesses sont superbes comme toujours chez Wings Air, il est évident qu'ils les embauchent sur leur physique 😊

Escale a Bacan, une piste au milieu des cocotiers qui dessert une toute petite ville, puis survol de quantité de volcans, dont le dernier domine la ville de Ternate
Prochain épisode à venir : Ternate
Ce carnet a pour but d'aider les futurs voyageurs éventuels (du moins je l'espere), car on trouve très peu d'informations sur cette archipel éloigné (merci a Lolodesiles et Ayis qui ont répondu à mes questions pour préparer ce voyage)

Contexte 4ème voyage en couple en Indonésie après Java-Bali en 2011, Flores-Komodo en 2013, Sulawesi en 2016, chaque fois en 3 semaines, notre dixième voyage en Asie du Sud-Est.
Nous voyageons comme les années précédentes, avec un itinéraire théorique, qui est souvent modifié en fonction des rencontres, des conseils d'autres voyageurs, de la fatigue, de nos envies du moment, etc Aux Moluques, il sera modifié en permacence, surtout en fonction des transports.
Une seule réservation de logements : les 1eres nuits a Ambon à notre arrivée.
Itinéraire prévu, a affiner sur place : Ambon - iles Banda - iles Lease - Ternate -Tidore, Halmahera (entre Sofifi et Tobelo) - Morotai et archipel voisin sans nom
Vol Lyon-Paris-Singapour sur Air France (428€ A-R) avec bon repas, champagne et vins (on aime bien notre petit confort pour partir en vacances 😏), puis Singapour-Jakarta-Ambon (Air Asia + Garuda) Vol retour Ternate-Jakarta-Singapour sur Lion Air, 3 jours de visite à Singapour, puis retour.
1er épisode : Ambon-Banda Notre guesthouse réservé 2 jours avant le départ est a 45 min de l'aéroport d'Ambon, proche de la plage de Natsepa (nord-est de Leihitu) : plage assez quelconque tranquille en semaine mais bondée le dimanche (on a pu voir la différence) bordée par une série de warung. Cette journée au temps pluvieux nous permet de nous réacclimater avec l'ambiance de ce pays qu'on aime tant.

Notre "Solim Guesthouse" est une belle maison avec salon-salle manger, jardin, pour 15€/nuit pour 2 avec copieux petit déjeuner. Les repas du soir se font au Gaba Gaba, bon resto a 2 pas, au bord de l'eau, conseillé par notre hote. Pour info, il est sur le Lonely P, et c'est peut-être la seule adresse du LP-Moluques qui correspond a ce qui est écrit (les autres soit sont inexistant, soit n'ont rien a voir avec ce qui est annoncé 😠)
Les 2 jours suivants, le propriétaire hyper sympa nous prête son scooter. On part à la découverte des villages cotiers du nord de Leihitu (la partie ouest de l'ile d'Ambon à la forme curieuse).
Lavage du linge et des camions dans le même cours d'eau

La plage de Liang décrite comme la plus belle de l'ile n'existe quasiment plus (réchauffement climatique ou autre ?), mais les couleurs sont magiques.

On continue 25 km en direction d'un spot de snorkeling indiqué par notre logeur, par une magnifique petite route déserte qui traverse de minuscules villages dans les plantations de girofliers (ah ces odeurs inoubliables!), de superbes criques, une forêt extrêmement dense.

On est interpelé des dizaines de fois par les "Hello Mister", ce qui sera la règle de chaque journée passée aux Moluques. A chaque arrêt, on pose pour entrer dans les smartphones des habitants du coin, ils ne doivent pas voir souvent des touristes.
On demande notre chemin pour le spot de snorkeling (pas facile, on ne maitrise pas l'indonésien a part Selamat pagi, siang, sore .... et autres formules de politesse), pas grand monde connait (surtout qu'on ne sait jamais dans quel village on est) mais finalement on arrive dans un petit village, ça a l'air d'être ici 🙂

On demande a un habitant de nous y mener en bateau (pas possible par la terre).

Le spot fait tout au plus 100m de long, mais les coraux sont en bon état (visiblement pas dynamité par les pêcheurs comme souvent dans ce beau pays ou les méthodes de pêche sont expéditives et tant pis pour la nature😠!) et les poissons sont nombreux et variés. Le site est très chouette, c'est un bon début avant les Banda. On est assez content d'être seuls sur ce site ... on ne sait pas encore que ce sera le cas partout pendant ce voyage, ou ne verra pas un touriste !
Après 2 jours de repos, départ le matin pour le port de Tulehu , objectif les iles Banda. On sait que le trajet est souvent compliqué : le ferry Pelni passe 2 fois par mois, mais ne correspond pas a nos dates, l'avion Suzi Air de 10 places est toujours plein (pas possible de réserver, il faut aller sur place le lundi et le vendredi) et souvent annulé a cause des conditions météo, donc on se rabat sur le speedboat du mardi (qui est aussi annulé en cas de vagues ou de vent), le suivant étant le samedi On est habitué aux ports indonésiens avec la foule, les bateaux rouillés, personne qui parle anglais, mais on se sent quand même vite perdu : en effet quand je demande le speedboat pour Bandaneira, on me fait de grands gestes, puis quelqu'un m’emmène a la "capitainerie", puis on me dit qu'il n'y a pas de bateau, puis on veut me vendre des tickets, d'autre me disent "No boat", , etc...

Heureusement on est abordé par un habitant parlant anglais, qui me confirme que le speedboat est en panne, et que le prochain sera samedi s'il est réparé, sinon plus tard. 🤪 😠 On prend un très gros coup au moral, on est venu ici pour les Banda ..... 🙁 On se dit qu'attendre 5 jours pour un hypothétique bateau n'est pas possible, alors on prend la décision de filer directement vers les Moluques du Nord, ce qui était prévu mais plus tard. On est tellement déçu qu'on n'a plus envie de rester dans les parages : les iles Lease ne nous font pas envie malgré ce qu'on a pu lire et Seram mériterait un voyage a elle seule avec ses ethnies retirées dans les montagnes impénétrables. Très très grosse déception, car on rêvait des Banda depuis des mois, avec son fabuleux tombant du même style que celui de Bunaken, ses iles recouvertes de muscadiers, etc .... j'avais lu que Banda fait partie du top 5 mondial avec Bunaken (magnifique on y est allé en 2016), Komodo (fabuleux on y est allé en 2013), Sipadan et un autre spot que j'ai oublié.
On part en taxi à Ambon (45 min de route) dans une agence de voyage acheter des billets d'avion pour Ternate, il y a un vol quotidien en ATR72 a 12h ça tombe bien. Ambon est la capitale des Moluques du sud (ou du centre c'est selon !) avec 300000 habitants. Bien que la ville ne paraisse pas désagréable, , on ne s'y arrête pas. Dans l'avion, on est une dizaine de passagers seulement pour 72 places. Les hôtesses sont superbes comme toujours chez Wings Air, il est évident qu'ils les embauchent sur leur physique 😊

Escale a Bacan, une piste au milieu des cocotiers qui dessert une toute petite ville, puis survol de quantité de volcans, dont le dernier domine la ville de Ternate
Prochain épisode à venir : Ternate
😉 Bonjour à tous,
Ca y est, c'est déjà fini !!!! 14 jours et le rêve est déjà terminé....
Le parcours était le suivant :
SAVONE/NAPLES/SANTORIN/IZMIR/DARDARNELLES/ISTAMBUL/BOSPHORE/ CONSTANZA/ODESSA/YALTA/LE PIREE/KATAKOLON/SAVONE.
Je vous dévoile maintenant les bons comme les moins bons afin de vous faire une idée sur ce trajet un peu à part certes et de savoir ce que devient ce bateau pour ceux qui l'ont pris.
Tout d'abord, commençons par l'embarquement....
Nous avons rejoins Savone en voiture, le samedi 14 septembre. Bien qu'ayant préparé ma croisière largement à l'avance, je dois vous faire part pour ceux qui n'ont jamais fait le trajet en véhicule perso, que tout est fait pour suivre un itinéraire bien précis.
On trouve rapidement dés l'entrée en ville des panneaux fléchés indiquant : PALACROCIERE COSTA - DIRECTION PORTO.
A l'approche de la grosse forteresse, le port est à quelques mêtres. Nous sommes rapidement prix en charge par un responsable qui nous indique la marche à suivre : paiement en liquide du montant du parking de 09€/JRS en fonction du nombre de jours de la croisière, remise d'une fiche avec comme indication : l'état de la carrosserie, l'immatriculation du véhicule, mes coordonnées, la date et l'heure d'arrivée et du retour. Cette fiche servira ensuite à reprendre la clef du véhicule dont le double sera gardée par le préposé pendant toute la croisière. les bagages : ceux-ci sont pris en charge rapidement et nous nous retrouvons dirigés vers le Palais des Croisières. Il y a des agents de Costa partout et à chaque moment, nous avons les informations qui peuvent nous être utiles.
Je précise que le COSTA VICTORIA était à quai à l'opposé du Palais des Croisières. Le quai principal était occupé par le Costa MAGICA.
Les passagers descendant du VICTORIA rencontrent les nouveaux qui vont se positionner vers le Palais pour attendre l'embarquement.
Il est 10h30 et mon épouse et moi, n'avons jamais étaient génés par le mouvement de foule. Nous sommes acheminés du quai n° 2 vers le Palais des Croisières, en bus.
Nous sommes dans le Palais des croisières avec en poche la carte portant le n° 2. Cette carte est attribuée en fonction de votre arrivée sur le site et remise par un agent Costa. Ce qui veut dire que nous attendrons pas longtemps pour l'embarquement sur ce navire. Le temps de se rafraîchir en dégustant quelque chose, nous savons que l'embarquement s'effectuera à partir de de 13h30. J'en profite pour faire un tour sur la terrasse afin de voir comment se passe l'embarquement des bagages, des vivres, etc....
Je constate comme l'a précisé quelques personnes sur ce forum que certaines valises sont bousculées... Les mini containers sont remplit et sont acheminés vers un accés en partie basse du bateau. Le va et vient des camions est continuel. Je prends consience à ce momen là du niveau de cette entreprise....
Vers 15h00, on nous annonce la prochédure d'embarquement pour les personnes portant le 1 et 2. Nous suivons un cheminement qui jouxte le bateau et nous arrivons au pieds de la passerelle. Vérification des passeports, nous empruntons la passerelle et déjà, j'entends certains commentaires de personnes d'origine française ralant car ils pensaient certainement éviter la montée un peu rude de la passerelle. Cet accés, nous permet d'arriver au pont n° 5 du bateau. Un comité d'accueil sympathique de différentes personnes représentant les divers métiers à bord, nous saluent.
Excellent point pour notre arrivée à bord.
Nous pouvons être guidés vers nos cabine mais j'ai tellement cherché des informations sur ce bateau sur le net que je n'ai pas besoin d'être accompagné. Mon épouse et moi, prenons l'ascenceur et nous rendons directement au pont n° 10 "NORMA". La cabine se trouve à l'arrière et porte le n° 10453. Nous avons toute les indications afin de suivre le cheminement vers la cabine. Tout va bien, nous continuons. Nous découvrons la cabine extérieure, salle de bain, literie, armoire (un peu petite pour deux). Sur le lit, nous trouvons toutes les informations concernant la crosière, cartes COSTA VICTORIA, la clef d'accés cabine au nombre de deux, le mini bar.
Particularité d'une cabine à l'arrière : sur ce bateau, le hublot ne permet pas d'avoir un accés directement sur la mer mais sur un petit pont. Inconvénient si vous ne baissez pas le store, des personnes curieuses jettent souvent des regards au travers du hublot.
Là ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!!!
Départ à l'heure vers 17h30, la croisière commence.....
Mes prochaines remarquent se feront sur les escales. Je ferais un commentaire sur chacune d'elle. J'ai fait le choix aussi de réaliser certaines excursions par moi-même, en taxi, et je peux vous dire que nous avons apprécié l'aspect touristique avec autant d'intérêt sachant que nous avons gagner aussi sur le plan financier. Nous avons proposé à un autre couple de partager ce mode de déplacement et à chauqe fois, ce fut un succés.
Commentaires sur le bateau :
Construit en 1996, rénové en 2004, nous avons constaté un vieillissement avancé dans certaines parties du bateau. La couleur des coursives d'un bleu défraîchi est à la longue monotone et tristounette. Plusieurs incidents sur les évacuations des toilettes, climatisation en cabine bruyante au démarrage, vibrations intempestives du bateau en mer. Malgré un entretien journalier par du personnel comptétent, apparition de traces diverses aussi bien sur les ponts qu'à l'intérieur des salles à manger, tissus des banquettes et des fauteuils abimés et trés décolorés, boutiques peu achalandées et proposant des articles provenant des pays nordiques !!!! Rien pour les enfants, peu de choses pour les femmes (à part des bijoux, des foulards, des parfums, des gadgets de la compagnie, des cigarettes et de l'acool), par contre rien pour les hommes...
Les intervention techniques sur les machines à sous sont journalières provoquant des désagréments pour les fanas.
L'équipage a été trés individuel et peu communicatif durant cette croisière. L'intervenant pour nous français à bord n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, avec beaucoup de lacune sur sa propre culture générale.
Les spectacles étaient d'un niveau moyen avec souvent des répétitions peu attractives.
Le service en restauration dans les buffets (quatre en tout) au pont n° 11 n' a jamais offert de diversité. Les thèmes par pays ont duré 02 jours seulement. Les menus dans les restaurants FANTASIA et SINFONIA étaient plus appréciés. 1er service à 18h30 et 2° à 20h30 permettant d'accéder au spectacle dans les temps.
Nous avons apprécié avec un plus majeur pour le personnel de cabine, notre responsable de prénom "GERLINE", originaire des Philipines qui a donné entière satisfaction aux passagers des 22 cabines sous sa responsabilité.
Un plus majeur aussi pour le personnel de service en restaurant. Ceux sont des gens vraiement adorables. Le sourire est permanent et malheureusement certains passagers se comportaient avec eux comme des imbéciles pour ne pas dire autre chose.
Avant de finir cette page, je voudrais vous dire ce que je pense des passagers et cela quelque soit leur nationalité. Il y a eu de trés mauvais comportement aussi bien chez des français que chez des italiens. Si les seconds parlent forts et cela nous le savons tous, les premiers ont rien à leur envié quand on voit leur comportement en excursion. Je me serais cru parfois dans le métro à des heures de pointes pour avoir une place préférentielle dans le bus, ou au cours de l'excursion pour se trouver à coté du guide !!!
Une dernière remarque : priorité à la langue italienne, anglaise, allemande et quelque mots en français. Malgré la présence en majorité de français, beaucoup de passagers ont été déçu. Je vous donne un conseil, si je peux me permettre, apprenez quelque mots dans ces langues, faites un petit effort car cela peu vous servir.
J'ai réalisé beaucoup de photos et je ne manquerais d'en rajouter au fur et à mesure des discussions et pour ceux qui seraient intéressés par cette croisière.
La suite du programme sera sur les excursions....
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas de vos remarques ou commentaires.
Je prépare la prochaine pour 2009.....
Cordialement
Ca y est, c'est déjà fini !!!! 14 jours et le rêve est déjà terminé....
Le parcours était le suivant :
SAVONE/NAPLES/SANTORIN/IZMIR/DARDARNELLES/ISTAMBUL/BOSPHORE/ CONSTANZA/ODESSA/YALTA/LE PIREE/KATAKOLON/SAVONE.
Je vous dévoile maintenant les bons comme les moins bons afin de vous faire une idée sur ce trajet un peu à part certes et de savoir ce que devient ce bateau pour ceux qui l'ont pris.
Tout d'abord, commençons par l'embarquement....
Nous avons rejoins Savone en voiture, le samedi 14 septembre. Bien qu'ayant préparé ma croisière largement à l'avance, je dois vous faire part pour ceux qui n'ont jamais fait le trajet en véhicule perso, que tout est fait pour suivre un itinéraire bien précis.
On trouve rapidement dés l'entrée en ville des panneaux fléchés indiquant : PALACROCIERE COSTA - DIRECTION PORTO.
A l'approche de la grosse forteresse, le port est à quelques mêtres. Nous sommes rapidement prix en charge par un responsable qui nous indique la marche à suivre : paiement en liquide du montant du parking de 09€/JRS en fonction du nombre de jours de la croisière, remise d'une fiche avec comme indication : l'état de la carrosserie, l'immatriculation du véhicule, mes coordonnées, la date et l'heure d'arrivée et du retour. Cette fiche servira ensuite à reprendre la clef du véhicule dont le double sera gardée par le préposé pendant toute la croisière. les bagages : ceux-ci sont pris en charge rapidement et nous nous retrouvons dirigés vers le Palais des Croisières. Il y a des agents de Costa partout et à chaque moment, nous avons les informations qui peuvent nous être utiles.
Je précise que le COSTA VICTORIA était à quai à l'opposé du Palais des Croisières. Le quai principal était occupé par le Costa MAGICA.
Les passagers descendant du VICTORIA rencontrent les nouveaux qui vont se positionner vers le Palais pour attendre l'embarquement.
Il est 10h30 et mon épouse et moi, n'avons jamais étaient génés par le mouvement de foule. Nous sommes acheminés du quai n° 2 vers le Palais des Croisières, en bus.
Nous sommes dans le Palais des croisières avec en poche la carte portant le n° 2. Cette carte est attribuée en fonction de votre arrivée sur le site et remise par un agent Costa. Ce qui veut dire que nous attendrons pas longtemps pour l'embarquement sur ce navire. Le temps de se rafraîchir en dégustant quelque chose, nous savons que l'embarquement s'effectuera à partir de de 13h30. J'en profite pour faire un tour sur la terrasse afin de voir comment se passe l'embarquement des bagages, des vivres, etc....
Je constate comme l'a précisé quelques personnes sur ce forum que certaines valises sont bousculées... Les mini containers sont remplit et sont acheminés vers un accés en partie basse du bateau. Le va et vient des camions est continuel. Je prends consience à ce momen là du niveau de cette entreprise....
Vers 15h00, on nous annonce la prochédure d'embarquement pour les personnes portant le 1 et 2. Nous suivons un cheminement qui jouxte le bateau et nous arrivons au pieds de la passerelle. Vérification des passeports, nous empruntons la passerelle et déjà, j'entends certains commentaires de personnes d'origine française ralant car ils pensaient certainement éviter la montée un peu rude de la passerelle. Cet accés, nous permet d'arriver au pont n° 5 du bateau. Un comité d'accueil sympathique de différentes personnes représentant les divers métiers à bord, nous saluent.
Excellent point pour notre arrivée à bord.
Nous pouvons être guidés vers nos cabine mais j'ai tellement cherché des informations sur ce bateau sur le net que je n'ai pas besoin d'être accompagné. Mon épouse et moi, prenons l'ascenceur et nous rendons directement au pont n° 10 "NORMA". La cabine se trouve à l'arrière et porte le n° 10453. Nous avons toute les indications afin de suivre le cheminement vers la cabine. Tout va bien, nous continuons. Nous découvrons la cabine extérieure, salle de bain, literie, armoire (un peu petite pour deux). Sur le lit, nous trouvons toutes les informations concernant la crosière, cartes COSTA VICTORIA, la clef d'accés cabine au nombre de deux, le mini bar.
Particularité d'une cabine à l'arrière : sur ce bateau, le hublot ne permet pas d'avoir un accés directement sur la mer mais sur un petit pont. Inconvénient si vous ne baissez pas le store, des personnes curieuses jettent souvent des regards au travers du hublot.
Là ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!!!
Départ à l'heure vers 17h30, la croisière commence.....
Mes prochaines remarquent se feront sur les escales. Je ferais un commentaire sur chacune d'elle. J'ai fait le choix aussi de réaliser certaines excursions par moi-même, en taxi, et je peux vous dire que nous avons apprécié l'aspect touristique avec autant d'intérêt sachant que nous avons gagner aussi sur le plan financier. Nous avons proposé à un autre couple de partager ce mode de déplacement et à chauqe fois, ce fut un succés.
Commentaires sur le bateau :
Construit en 1996, rénové en 2004, nous avons constaté un vieillissement avancé dans certaines parties du bateau. La couleur des coursives d'un bleu défraîchi est à la longue monotone et tristounette. Plusieurs incidents sur les évacuations des toilettes, climatisation en cabine bruyante au démarrage, vibrations intempestives du bateau en mer. Malgré un entretien journalier par du personnel comptétent, apparition de traces diverses aussi bien sur les ponts qu'à l'intérieur des salles à manger, tissus des banquettes et des fauteuils abimés et trés décolorés, boutiques peu achalandées et proposant des articles provenant des pays nordiques !!!! Rien pour les enfants, peu de choses pour les femmes (à part des bijoux, des foulards, des parfums, des gadgets de la compagnie, des cigarettes et de l'acool), par contre rien pour les hommes...
Les intervention techniques sur les machines à sous sont journalières provoquant des désagréments pour les fanas.
L'équipage a été trés individuel et peu communicatif durant cette croisière. L'intervenant pour nous français à bord n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, avec beaucoup de lacune sur sa propre culture générale.
Les spectacles étaient d'un niveau moyen avec souvent des répétitions peu attractives.
Le service en restauration dans les buffets (quatre en tout) au pont n° 11 n' a jamais offert de diversité. Les thèmes par pays ont duré 02 jours seulement. Les menus dans les restaurants FANTASIA et SINFONIA étaient plus appréciés. 1er service à 18h30 et 2° à 20h30 permettant d'accéder au spectacle dans les temps.
Nous avons apprécié avec un plus majeur pour le personnel de cabine, notre responsable de prénom "GERLINE", originaire des Philipines qui a donné entière satisfaction aux passagers des 22 cabines sous sa responsabilité.
Un plus majeur aussi pour le personnel de service en restaurant. Ceux sont des gens vraiement adorables. Le sourire est permanent et malheureusement certains passagers se comportaient avec eux comme des imbéciles pour ne pas dire autre chose.
Avant de finir cette page, je voudrais vous dire ce que je pense des passagers et cela quelque soit leur nationalité. Il y a eu de trés mauvais comportement aussi bien chez des français que chez des italiens. Si les seconds parlent forts et cela nous le savons tous, les premiers ont rien à leur envié quand on voit leur comportement en excursion. Je me serais cru parfois dans le métro à des heures de pointes pour avoir une place préférentielle dans le bus, ou au cours de l'excursion pour se trouver à coté du guide !!!
Une dernière remarque : priorité à la langue italienne, anglaise, allemande et quelque mots en français. Malgré la présence en majorité de français, beaucoup de passagers ont été déçu. Je vous donne un conseil, si je peux me permettre, apprenez quelque mots dans ces langues, faites un petit effort car cela peu vous servir.
J'ai réalisé beaucoup de photos et je ne manquerais d'en rajouter au fur et à mesure des discussions et pour ceux qui seraient intéressés par cette croisière.
La suite du programme sera sur les excursions....
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas de vos remarques ou commentaires.
Je prépare la prochaine pour 2009.....
Cordialement
ns vivons au belize et cherchons des frncophones comme ns vivant ici ou cherchant à s y installer?
😏merci
nath
Salut a tous, j'aimerais travailler au Club Med. Pouvez vous me renseigner sur la durée des contrats, le temps entre 2 contrats, la rémunération, l'ambiance, les conditions de travail, etc... et est ce que quelqu'un a deja travailler au service maintenance ?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕










