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D'Istanbul à Delhi... Turquie-Iran. Toutoubidou
6 avril 2005

L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…

8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…

On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.

Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…

De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.

Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
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Tandem Morpheus: pale copie ou bonne alternative au pinohase?
Bonjour

Je viens de découvrir, il y a peu, un nouveau tandem qui suscite mon questionnement. Il s'agit du tandem morpheus, de marque circe cycles. Il ressemble au tandem de chez hase que la plupart d'entre nous connaissent. J'aimerais savoir s'il existe des avis sur ce vélo. Je me pose notamment la question de la possibilité de faire de longue distance avec des roues de 20 pouces, d'autant plus chargé avec des bagages.

Merci beaucoup
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Départ en famille pour contrat de travail à Port-Gentil (Gabon)
bonjour à tous voila mon mari a eu une proposition de contrat à port gentil, nous sommes tous enchantés mais mon soucis principal est la santé de mes enfants j'ai deux garcons de 13 et 8 ans et une petite poupette de 4 mois. tout d'abord j'aimerai savoir si les hopitaux sont fiables, si il y a des pediatres mais je me pose aussi beaucoup de questions sur l'hygienne courante et les précautions quotidienne dans une discution j'ai pu lire que pour le bain des bébés il fallait faire bouillir l'eau avant quel inconvénient!!! ma petite puce ne pourra pas etre vaccinée contre la fievre jaune avant de partir trop jeune le risque existe t il vraiment? de plus je sais en qualité d'infirmière que les anti paludéens ne peuvent etre pris au long court faute de détruire le foie bref c'est la seule chose qui m'inquiète bien qu'après 4 ans passés aux antilles nous avons tous eu la dengue et nous sommes tous en pleine santé. en ce qui concerne les cours par le cned pour mon fils qui rentrera en sept prochain au lycée est ce mieux approprié que la pension a libreville on ne s'est jamais quitté donc pour moi la pension ce serait rude et concernant mon 2eme petit oustiti vaut il mieux l'inscrire depuis la fance ou une fois sur place merci à toutes et tous pour vos réponses à venir barbara dans le 01
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Les "prix touristes": arnaque ou pas? Débat!
Je voudrais parler d'un sujet assez sensible, ou a mon avis il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse, mais je voulais savoir votre avis. c'est au sujet des sites ou les "gringo, touristes, blanc" paye entre 2 et 87 fois!!!( a sigirila en 1997) le prix des locaux. ce qui a mon avis n'est pas justifier pour plusieurs raisons:normalement un touriste a plus d'argent qu'un local et dois payer plus (ce qui est déja profondément choquant!)mais qu'en est t'il lorsque comme cela c'e'st produit, tu arrive avec ton vélo au guichet et qu'on te réclame 15$ !!, 10 seconde apres (véridique!!!!), une famille "locale" descend de sa mercedes a (40 000 euro), camescope en bandoulliere et qu'il paye des ticket "locaux " a 0, 15 $ !!!! l'argument qu'on nous donne généralement est : c'est pour que les locaux est acces a la culture de leur pays !!ok je suis d'accord mais concretement qui a dans ses pays l'ouverture d'esprit d'aller visiter des "pierres", qui a les moyen de prendre des vacances, de payer le transport, l hotel, etc, etc ..les riches !!!! idem par exemple pour le coin en jordanie ou tu peux te baigner dans la mer morte (1$ pour les locaux, 2 $pour les touriste du gofl et 4 $pour les européens !!!!vraiment n'importe quoi !! (un emir paye la moitié d'un smicard francais qui lui paye le meme prix qu'un riche francais !!) Alors je vais donner une astuce pour les voyageurs au long court (qui on le temps!! car en générale les vacancier n'on pas envie de "perdre "du temps), rester polie et calme, faites la démonstration que c'est injuste et 90% entre 2 minutes et 5 h!!!!( a pétra!!), vous obtiendrez le tarif local !!!. mais bon les avis des gens de vf m'intérrésse
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Traversée de l'Afrique en 4x4?
Bonjour, en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4. Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade. Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:

Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours

et vous ?
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Différences entre la France et les Etats-Unis?
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
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On part en vadrouille en Thaïlande!
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Qui connait "projects-abroad"?
Bonjour tout le monde !!

Je viens de trouver le site suivant : http://www.projects-abroad.fr/

qui propose des missions de 1 à 3 mois voir plus, un peu partout dans le monde et qui ont l'air super intéressantes !

Seulement quand je lis le site j'ai plus l'impression que c'est orienté sur le développement personnel du volontaire (c'est très bien!) plutôt que sur les missions en elles-mêmes...

Ils insistent bcp sur le fait que tout le monde peut le faire, pas besoin de qualifs particulières, qu'on peut passer notre diplome de plongée, expérimenter plusieurs domaines professionnels avant de s'engager dans une voie etc etc. Après je m'y connais pas trop donc c'est surement moi qui me fait des idées, mais est ce quelqu'un connait? C'est sérieux? Les actions menées ont elles un réel impact positif sur les populations ou l'environnement?

En fait je pars vivre en Polynésie dans quelques mois et j'envisage sérieusement de faire régulièrement des allers-et retour pour des missions humanitaires de 2, 3 mois. Donc ce genre d'organisme a priori ce serait super pour moi!

Merci bcp d'avance :)

Nana
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Type de matériel vélo pour un an en Angleterre
Bonjour, je suis la recherche de conseils sur la randonner à vélo. Nous avons pour projet de partir une année en Angleterre et en vélo pour l'été 2016.

Nous avons déjà voyagé avec ce mode de transport mais, tous les deux, sur des temps plus court, en France et avec des vieux vélos. Aujourd'hui, je pense que pour un tel périple et avec le petit il nous faudra du meilleur matériels.

Quelles sont les vélos les plus adaptés à la rando et si il y a une préférence pour la traction d'une remorque? En terme de remorque sont elles adaptées à de longs voyages?

Nous avons pas un budget pouvons trouver du bon matériels d'occasions? Si vous avez d'autres conseils pour ce type de voyages ils seront les biens venus.

Merci
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A Month in Laos and Cambodia
Hello everyone,

At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.

So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.

A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.

The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.

So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

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Acceptation du risque en voyage
Risque et voyage

Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.

Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.

Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.

Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.

D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?

Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
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Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
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Travel Journal: Northern Laos, Chiang Mai, Bangkok
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013. Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions. We hope our own story will do the same for other travelers.

**10 JULY 2014**

We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.

Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.

We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!

A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.

**11 JULY**

We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.

We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.

There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.

The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.

We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.

Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.

Here’s a very incomplete sample of what we admired:

























Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.

The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
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De Cape Town à Johannesburg
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
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Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres). Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
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Mon séjour californien au jour le jour
Bonjour,

Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.

JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013

Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.

Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.

Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.

Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.

A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.

L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.

A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.

Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.

Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....

A suivre ...
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60 jours au Sud-Ouest américain - 2012
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012 Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).

Données principales :

60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine

Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :

Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)

Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash

J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.

J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.

J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.

J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html

J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.

J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.

J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.

J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !

Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.

J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)

J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.

J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?

J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.

J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.

J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).

J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.

J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.

J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.

J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.

J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.

J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.

J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !

J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.

Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).

Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.

J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.

J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.

Fin de la première partie.
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Hôtel à Shanghai?
J'ai l'intention de partir pour une semaine à Shanghai en février. Pourriez-vous me conseiller un hotel, facile d'accès et situé dans "le centre commerçant" (le Bun, Nanjing road, etc...) - et très bien rapport qualité-prix - Merciiiiiiiiiiiii
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Islande à vélo: itinéraire et équipement
Je pars en Islande l'été prochain. Pour 40 jours.

Voici l'itinéraire :

Keflavik-Selfoss (F425, F427, F34) Selfoss-Landmannalaugar (N1, F30, F32, F26, F208) Landmannalaugar-Höfn (F208, N1) Höfn-Faskrudsfjordur-Egilstedir (N1, F96, F955, F92) Egilstadir-Skjoldolfsstadir-Askja (N1, F923, F910) Askja-Myvatn-Akureyri (F88, N1) Akureyri-Gulfoss-Laugarvatn-Pingvellir (N1, F35, F37, F365, F36) Pingvellir-Reykjavik-Keflavik (F36, F41)

Quelqu'un pourrait-il me dire les endroits où il faut prévoir une autonomie en eau et en nourriture de plus de 24 heure ? Y a-t-il des endroits très difficiles (gué etc...). Cet itinéraire n'est-il pas trop gourmand pour 40 jours?

Et voici la (longue) liste de matériel. (?) : les choses incertaines. J'hésite aussi à emporter un peu de nourriture depuis la France (semoule, pâtes, fruits secs...). Qu'en pensez vous?

VÉLO

casque pompe porte bagages arrière et avant(?) sacoches arrière et avant (?) sacoche de guidon avec porte carte 1 gourde 0,75L+ 1 bouteille plastique 1,5L compteur vélo éclairage avant et arrière ou frontale (?)

DORMIR & MANGER

tente Mountain Hardwear Viperine 2 réchaud primus Gravity II sac de couchage duvet naturel Boulder 450 Sac à viande en soie, fabrication maison thermos 1L lampe frontale moustiquaire (?) matelas mousse Thermarest Z-Lite popotte et gobelet couvert sporrk plastique assiette alu creuse sucre petite éponge 2 tupperwares huile d'olive briquet opinel thé sel, poivre, sucre sachets ziploc et contenats étanches de sucre pour l’huile semoule et pâtes emportés depuis la France (?) 2 plats lyophilisés de “secours” (?)

RÉPARER, BRICOLER

multi-outil (allen, dérive chaîne, tournevis, cruciforme) clé à molette tournevis plats (petit et moyen) rouleau de scotch rustines 1 chambres à air rayons de rechange clé à rayon 1 câble frein + 1 câble dérailleur maillons de chaîne petit tube graisse rose à vélo bouts de tissus cordelette tendeurs en vieille chambre à air

ELECTRONIQUE

chargeur camera mini DV chargeur appareil photo radio-lampe dynamo ETON

HABITS

gants polaire bonet polaire 2 t-shirts manches courtes respirants (decath) 1 T-Shirt manches longues (merinos decath) 1 laine polaire légère 1 laine polaire poil long (Mountain Harwear Monkey Man) pantalon pluie (vaude drop pant) coupe vent (vaude slight jacket) 1 cuissard cycliste (court) 1 cuissard cycliste (long) 2 slips 3 paires chaussettes dont une en Gore tex 1 pantalon convertible en pantacourt 1 chèche

PHOTOGRAPHIER, ÉCRIRE, S'ORIENTER

appareil photo Nikon D50 3 cartes mémoires 1 giga camera mini DV 4 cassettes mini dv cahier 1 stylo carte Rough Guide1 : 425000

TROUSSE DE TOILETTE ET PHARMACIE

stick à lèvre anti-gerçures. brosse à dents dentifrice savon de marseille shampoing coupe-ongles papier toilette serviette légère (décath) mouchoirs paracétamol désinfectant antispasmodique crème solaire micropur
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L'alimentation idéale en voyage à vélo
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .
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Vingt heures d'avion avec enfants en bas âge? (vol vers Tahiti avec Air Tahiti Nui)
Bonjour à tous,

Je me prépare à partir pour tahiti dans un mois avec mon mari et mes 2 enfants de 19mois et 4 ans. Pour les enfants, c'est leurs premier voyage en avion, je ne peux reserver mes places ou une nacelle pour le petit sur la compagnie (air tahiti nui) en avance nous allons donc arriver tot pour l'enregistrement. mais ce qui me tracasse le plus, c'est les restrictions de liquide a bord ( il me faut pas mal de lait pour le voyage pour les 2) et comment gerer avec eux la longueur du trajet. si vous avez qqs infos a me communiquer, n'hesitez pas!
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Thaïlande: est-ce ambitieux de ne pas réserver?
Bonsoir , Nous partons en Thaïlande avec 2 enfants (6 et 11 ans et demi ) fin juillet ...c est leur premier grand voyage !! Sauf que pour l instant je n ai reservé que 2 / 3 nuits à Bangkok: ensuite je connais dans les grandes lignes mon itinéraire mais , pour plus de souplesse , je ne souhaitais peut être pas forcément réserver les hôtels, est ce ambitieux ? ( surtout dans les îles )! Nous pensions aller à Bangkok jours) Ayutaya , sukkothai , lampang , chang mai puis , descendre dans les îles du Sud en essayant de s'éloigner un peu des sentiers battus pendant 2 semaines ..( ko kut à l est me tentait mais a l air moins conseillée par rapport à la météo ??? ) donc samui , ko pen gan , ko tao ( quelqu un est il allé à ao kanom?) Je ne sais pas encore si je commence par ko tao ou si je finis par cette île ....chang mai / chumphon est ce aussi simple que chang mai ko Samui en avion ? Je reste un tout petit peu plus de 3 semaines .... Merci beaucoup pour vos réponses !!;) Pristyle
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Voyager à vélo avec un euro par jour
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible? A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France. Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?

La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
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Thaïlande avec un enfant de 21 mois
Bonjour,

Nous programmons de partir en Thaïlande en mai/juin environ 3 semaines avec notre fils qui aura un peu plus d'1 an 1/2. Nous voudrions aller dans le nord (Chang Mai...), dans une îles et quelques jours à Bangkok, tout ça sac au dos, en train/bus/bateau et peut être vols intérieurs.

On a l'habitude de voyager en Europe (à 3) et en Afrique (à 2) mais on ne connait pas encore l'Asie. Notre fils a l'habitude d'être trimballé un peu partout, mais pas encore si loin.

J'ai d'abord des questions médicales : Faut-il prévoir un traitement anti-palu à cette période pour notre fils et pour nous. Pour un enfant de cet âge, je pense que la malarone est la plus apropriée, il en existe pour les enfants si petits ? les vaccinations à faire pour un enfant ? en cas de problème est-il possible de se faire soigner facilement sur place ?

J'ai pu lire sur d'autre discussions qu'il semblait facile de trouver du lait, couches, petits pots... est-ce que quelqu'un peut me le confirmer ?

Mes autres questions, sur l'organisation du circuit, si vous avez des conseils sur les endroits à ne pas manquer, je suis preneuse... Je ne suis pas le première à poser la question mais quelle île choisir quand on cherche un endroit tranquille, avec pas trop de monde, où on peut se ballader, profiter de la plage...

Merci de vos réponses.
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Bagages et voyage en bus avec enfants en Équateur
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 2 semaines à Pâques avec 2 enfants de 11 et 14 ans. J'ai parcouru toutes les discussions et blogs et je n'ai pas trouvé réponse aux questions que je me pose.

1. Je voudrais savoir si certains d'entre vous ont voyagé en bus avec des enfants, comment vous faites pour la gestion des bagages: sac-à-dos, valises? Nous avons voyagé jusqu'à présent avec un guide/chauffeur, donc véhicule privé, mais vu le budget conséquent en Équateur, on se pose la question du voyage en autonomie.

2. Je n'arrive pas à me décider sur l'itinéraire car sur 2 semaines il faut faire des choix. Problème: je voudrais aller en Amazonie, dans les Andes et au bord de la mer. Que me conseillez-vous? Devrai-je prendre un vol intérieur?

3. Peut-on voir des animaux marins comme les raies manta sans aller aux Galapagos?

4. Quel budget minimum dois-je envisager pour ces 2 semaines?

Merci de votre aide😉
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GPS, comment ça marche?
J'ai souvent voyagé en vélo avec des cartes plus ou moins précises... A 55 ans je me suis dit qu'il fallait vivre avec son temps et j'aimerais tester le GPS pour un futur périple autour de la Mer Noire. Seulement n'y connaissant rien, j'ai du mal à me décider et aimerais bien que quelqu'un me montre un peu comment ça marche... Voilà, j'habite à Bersée, non loin de Lille et si quelqu'un de la région possédant déjà un GPS voulait bien me consacrer une heure ou deux ...
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États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande"
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USA 2012 – Au long du Rio Grande

J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...

Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.

Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas

Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.

High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.



Vue du balcon sur la mer.

Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.

Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.

Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.



Vol de pélicans

Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.



Presque une scène dans "The birds"

Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.



Poissons trop gros pour les mouettes

Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.

Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge

Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune. Petites villas de vacances, en hauteur.

De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)

La plage à Isla del Sol

A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.

Galveston Toll Bridge

Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.



Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.

La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.

White-tailed deer

Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.

Aigrette dans son petit bassin

Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.

Ça change des rencontres habituelles

Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.

On en avait vu que en vol

Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage

Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.

Port Aransas, du ferry

Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.



La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.

Entre les algues et la dune

Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).

Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.

Sternes Huppées Cormoran Grand Héron

Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?

Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.

Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !

A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.

La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo

La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.

Mémorial – face William Travis et David Crockett

Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.

Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...

Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.

La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite

Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.

Ocotillos, cactus et palmiers

On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.

Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo

Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.

Avec le Rio San Antonio Cruises

C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire. La Cucaracha !

Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.

La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.

Vue d'ensemble de la mission Concepcion

La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.

Façade de la mission San José A l'intérieur de la mission San José

Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.

Le clocher de la petite église de Espada

Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.

Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique

De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.

Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.



Petit coin de pêche

En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km

Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.



Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous

Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,



Governors Landing

Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina

Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "

En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100

Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.

Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "

L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.



Le Rio Pecos vu de la US90

Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.



The Law West of the Pecos

Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.



Cactus, Yuccas, Agaves etc.

Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.



Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.



Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.



Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?

Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.



Une des 60 espèces de Cactus du parc

Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.



Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?

La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.



L'entrée du Boquilla Canyon

Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.



Pas de coyote à l'horizon

De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.



Casa Grande, 7325 feet

Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.



The Window

Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.



Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?

Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite

L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.

Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.



Il y aura une punaise de plus sur la carte

La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.



Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool

Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.



Au pied de la Burro Mesa

Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.



Le Tull Canyon vu du west overlook

Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.



Le Rio pas très Grande

Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.



Le chemin dans le canyon



Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps

Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.



La piste de Old Maverick Road

Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.



Jacal, c'est le type d'habitation

Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.

Carmen Mountains white-tailed deer

Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "

Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.



Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "

Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.



L'ancien cimetière est très Ghost !

On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.



Fausse entrée

Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.



On voit le site avant le panneau

Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.



Pour une courte halte

En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.



Carton-pâte !

A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.



Les tentes sont en dur

Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.



Urubus à tête rouge

La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.



Vue d'en haut sur le Rio Grande

A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.



Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.

Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.









Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.



Victorio

Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.

Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.

Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas

S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.



El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?

Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).



Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.



Guadalupe Peak, 2667m

La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.



L' Apache Plume

Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.



L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge

Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.



Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !

Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.



Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.



La descente



Ici la marche est plus facile

Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.



Traversée empierrée

En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.



Whites City downtown

Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.

Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.

Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!

Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave

Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.



Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.

The Big Room

Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.

Le circuit est en sens unique anti-horaire

Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.

Stalactites et colonne

Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.

Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.

Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.

Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.

Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens

Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.

Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands

La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...

Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.



Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.

Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge. Un bâtiment dans le style mexicain

La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.

Là, les bas-côtés de la route changent

Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.

Ici, c'est la route qui change

Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.

Et là, c'est blanc tout autour.

Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.

Le balisage de Alkali Flat

Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.





Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.

Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque

Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.







L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.

Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow

Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.

Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.

A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent

Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.

Rien à voir avec son homonyme du Nevada.

Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.

Noir, c'est noir

Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.

Au milieu du parc

Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.

Quelques stands autour du terrain

Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.

Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses

Les danseurs avec leur gourde

Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :

Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.

Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.

Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.

Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens. Les anciens sont toujours à l’honneur

Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.

Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.

Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest

Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge

La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails

Les piments à sécher, mode locale ?

Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.







L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):

Les Danses du Pow Wow

Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.

Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.

Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.

Les danses des hommes Danses des femmes

Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.

Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.

Les drums se relaient pour assurer musique et chants

Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)

Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon

Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes

Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.

Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.

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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683

et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053

et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
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Un petit tour de chauffe à vélo dans les Alpes françaises et italiennes
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.

Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.

Volcan Tuzgle Volcan San Francisco Volcan Socompa

Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !

Itinéraire de ces 9 jours

Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.

Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.

Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.

Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.

Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.

Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.

Quiquillon d'Orpierre

A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.

La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.

Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.

Pic de Bure

Crête des Bergers

Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.

mon vélo pour pays "civilisés"

Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaire

Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.

Col de Rioupes

Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !

Pilier Desmaison Pic de Bure

Un signe du passé

L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.



Nous y sommes

Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.

Le Drac

Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.

Premier bivouac
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