Bonjour à tous,
Je suis nouveaux sur le forum.
Comme ils est difficiles de trouver de très bon vélo au Laos, quel est la procédure pour emmener sont vélo par avion?
Si vous avez des bon plans pour louer des vélo au Laos, ils seront les biens venu.
Merci à vous tous pour une réponse à se sujet.🙂
Henri
Hello !
Je viens chercher des idées d'itinéraire, des conseils, des avis, pour notre prochain grand voyage à 3. Nous avons entre 2 mois et demi et 3 mois (selon l'accord que me donnera ma chef 😄 ) pour découvrir l'Asie du Sud Est. Nous avons souvent voyagé en Europe et sur des destinations plus lointaines comme le Brésil, la Malaisie, Singapour... Mes enfants ont donc l'habitude de voyager sac au dos, ils s'endorment instantanément dans tout ce qui roule/vole/navigue, et s'adaptent très facilement. On aimerait découvrir le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Thailande. L'idée étant d'éviter de bouger tous les jours (2/3 jours au même endroit serait idéal), et de faire quelques pauses détentes/baignades pendant le trajet. Je me suis un peu inspirée de cet itinéraire trouvé sur Google, en réduisant les étapes avec seulement 10 jours sur les plages du Sud de la Thailande (1 ou 2 plages max).
Si je devais raccourcir mon trajet de 2/3 semaines je zapperai cette étape ainsi que le nord du Vietnam et je ferais surement le trajet en sens inverse (arrivée à Bangkok pour finir à HCMV).
Merci à tous ceux qui auront un petit avis à me donner !
Je viens chercher des idées d'itinéraire, des conseils, des avis, pour notre prochain grand voyage à 3. Nous avons entre 2 mois et demi et 3 mois (selon l'accord que me donnera ma chef 😄 ) pour découvrir l'Asie du Sud Est. Nous avons souvent voyagé en Europe et sur des destinations plus lointaines comme le Brésil, la Malaisie, Singapour... Mes enfants ont donc l'habitude de voyager sac au dos, ils s'endorment instantanément dans tout ce qui roule/vole/navigue, et s'adaptent très facilement. On aimerait découvrir le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Thailande. L'idée étant d'éviter de bouger tous les jours (2/3 jours au même endroit serait idéal), et de faire quelques pauses détentes/baignades pendant le trajet. Je me suis un peu inspirée de cet itinéraire trouvé sur Google, en réduisant les étapes avec seulement 10 jours sur les plages du Sud de la Thailande (1 ou 2 plages max).
Si je devais raccourcir mon trajet de 2/3 semaines je zapperai cette étape ainsi que le nord du Vietnam et je ferais surement le trajet en sens inverse (arrivée à Bangkok pour finir à HCMV).
Merci à tous ceux qui auront un petit avis à me donner !
Northern Laos, Nov 25
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!
At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!

At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
Prologue
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L’appel des pistes du nord Laos à vélo
Le Laos je l’avais déjà traversé à vélo du nord au sud il y a maintenant trois ans, principalement par les grands axes sur 1800 kilomètres. J’en garde un très bon souvenir, les longues et raides pentes du nord où l’on sue au cours d’un effort soutenu, les longues lignes droites du sud que l’on remonte à vive allure dès le lever du jour, en regardant la vie s’éveiller. Mais cette chevauchée me laissa un peu sur ma faim, car je trouvais que le Laos profond des pistes je ne l’avais pratiquement pas pénétré. Voilà que l’opportunité de réparer cette lacune se présente lorsque Gérard cherche une destination en Asie qui soit un peu en dehors des chemins battus. Le Laos et ses pistes du nord me semblent tout indiqués. Il ne nous faut pas longtemps pour nous décider à tenter cette nouvelle aventure. 
Effectivement, cette partie du monde je l’ai souvent regardée sous toutes les coutures à partir de google earth ou de cartes. Ces dernières ne sont jamais à des échelles vraiment compatibles pour le voyage à vélo, cependant elles permettent de rêver. Ma préférée est la Reise au 1/600 000. A côté des grands axes, on y voit apparaître un certain nombre de pistes en jaune, blanc voire marron pour les plus confidentielles. Que de mystères semblent se cacher dans ces lignes perdues au milieu des montagnes et des forêts impénétrables. Et puis il y a le Mékong, fleuve mythique qui de temps à autre est bordé d’une piste, incertaine par endroits, qui invite au départ.
Je crois que chez beaucoup de cyclistes, et chez les autres voyageurs aussi, la passion du lointain est née en regardant en rêvant des cartes ou atlas, à bâtir d’hypothétiques itinéraires. Je ne sais pas si je possède plus de livres que de cartes, mais les deux participent à ce besoin d’évasion. Donc cette carte du Laos, malgré ma petite connaissance du pays, me fait des clins de pistes. Je repère plusieurs passages, chacun d’une longueur de 100 à 200 kilomètres. Ils semblent parfaits pour satisfaire nos exigences de très loin. Je sens l’appel de la route et j’entends le chant des pistes, il est temps de partir. 
C’est justement le parcours de ces quelques 800 kilomètres de piste sur les 1750 de notre parcours à vélo que je me propose de vous relater. Ils hument bon le mystère et la surprise, car je n’ai trouvé que très peu de renseignements les concernant. Les deux portions sur lesquelles des informations m’ont été fournies, sont les deux que nous n’allons pas parcourir. C’est le hasard des imprévus qui en a décidé. D’une part, un problème mécanique sur des freins hydrauliques trop sollicités par la poussière, la chaleur, les descentes à plus de 20% et le poids des bagages, d’autre part l’intervention de l’inspecteur Lee qui un soir débarque dans notre chambre à Anouvong, et nous interroge sur notre itinéraire. Il nous interdira de poursuivre notre route vers le pied du plus haut sommet du pays (pic Bia 2819m), pour des raisons de sécurité nous dira-t-il sans trop de conviction, parlant aussi de route en réfection non praticable. Nous ne saurons pas exactement pourquoi nous avons été bloqués, certainement la raison a trait aux relations entre une ethnie habitant les environs du pic Bia point culminant du pays, et le gouvernement. 

Les portions que je vais décrire sont les suivantes : 1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong 2) Muang Nan à Luang Prabang 50 km : située au sud de Luang Prabang le long du Mékong 3) Luang Prabang à Napong 125 km : située à l’ouest de Luang Prabang en traversant le Mékong 4) Vientiane à Thao 80 km : située à l’est de Vientiane le long du Mékong 5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord 6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2, 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant il faut prendre le bateau, 1h30 de trajet. 7)Xang à Xanakham 185 km : départ 50 km au nord de Vang Vieng sur N 13 8) Vang à Hinheup 130 km : départ sur bord du Mékong arrivée sur 13 N à 50 km au sud de Vang Vieng 9) Nanokkhoum à Somsavad 50 km : départ 40 km au nord de Vientiane sur la 10 et arrivée sur la 13 S à mi-distance entre Vientiane et Pakxan

Effectivement, cette partie du monde je l’ai souvent regardée sous toutes les coutures à partir de google earth ou de cartes. Ces dernières ne sont jamais à des échelles vraiment compatibles pour le voyage à vélo, cependant elles permettent de rêver. Ma préférée est la Reise au 1/600 000. A côté des grands axes, on y voit apparaître un certain nombre de pistes en jaune, blanc voire marron pour les plus confidentielles. Que de mystères semblent se cacher dans ces lignes perdues au milieu des montagnes et des forêts impénétrables. Et puis il y a le Mékong, fleuve mythique qui de temps à autre est bordé d’une piste, incertaine par endroits, qui invite au départ.
Je crois que chez beaucoup de cyclistes, et chez les autres voyageurs aussi, la passion du lointain est née en regardant en rêvant des cartes ou atlas, à bâtir d’hypothétiques itinéraires. Je ne sais pas si je possède plus de livres que de cartes, mais les deux participent à ce besoin d’évasion. Donc cette carte du Laos, malgré ma petite connaissance du pays, me fait des clins de pistes. Je repère plusieurs passages, chacun d’une longueur de 100 à 200 kilomètres. Ils semblent parfaits pour satisfaire nos exigences de très loin. Je sens l’appel de la route et j’entends le chant des pistes, il est temps de partir. 
C’est justement le parcours de ces quelques 800 kilomètres de piste sur les 1750 de notre parcours à vélo que je me propose de vous relater. Ils hument bon le mystère et la surprise, car je n’ai trouvé que très peu de renseignements les concernant. Les deux portions sur lesquelles des informations m’ont été fournies, sont les deux que nous n’allons pas parcourir. C’est le hasard des imprévus qui en a décidé. D’une part, un problème mécanique sur des freins hydrauliques trop sollicités par la poussière, la chaleur, les descentes à plus de 20% et le poids des bagages, d’autre part l’intervention de l’inspecteur Lee qui un soir débarque dans notre chambre à Anouvong, et nous interroge sur notre itinéraire. Il nous interdira de poursuivre notre route vers le pied du plus haut sommet du pays (pic Bia 2819m), pour des raisons de sécurité nous dira-t-il sans trop de conviction, parlant aussi de route en réfection non praticable. Nous ne saurons pas exactement pourquoi nous avons été bloqués, certainement la raison a trait aux relations entre une ethnie habitant les environs du pic Bia point culminant du pays, et le gouvernement. 

Les portions que je vais décrire sont les suivantes : 1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong 2) Muang Nan à Luang Prabang 50 km : située au sud de Luang Prabang le long du Mékong 3) Luang Prabang à Napong 125 km : située à l’ouest de Luang Prabang en traversant le Mékong 4) Vientiane à Thao 80 km : située à l’est de Vientiane le long du Mékong 5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord 6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2, 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant il faut prendre le bateau, 1h30 de trajet. 7)Xang à Xanakham 185 km : départ 50 km au nord de Vang Vieng sur N 13 8) Vang à Hinheup 130 km : départ sur bord du Mékong arrivée sur 13 N à 50 km au sud de Vang Vieng 9) Nanokkhoum à Somsavad 50 km : départ 40 km au nord de Vientiane sur la 10 et arrivée sur la 13 S à mi-distance entre Vientiane et Pakxan
Salut les globtrotters !!!
Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.
Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).
Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.
Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!
A bientot :)
Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.
Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).
Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.
Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!
A bientot :)
Bonjour amis voyageurs,
Ayant largement puisé sur vos publications concernant le Laos à vélo il n'est que justice qu'à mon tour je vous apporte la petite contribution.
Plantons le décor. J'ai 52 ans, pas sportif, curieux, des idées o!D'un la tête et des envies particulières!D'un le coeur.
Mes lectures scientifiques m'ont conduit à organiser, un peu à l'arrache, la traversée du Laos en solo!O du 11 novembre au 09 décembre 2016.
Voilà trois trois semaines que je suis rentré et je me sens aujourd'hui en mesure d'expliquer mon périple.
J'avais décidé de suivre l'itinéraire Vientiane, Luang Prabang, Phonsavon, Pakxan, Takhek, savanakhet, Pakse, Don Det.
C'est fut à peu près cela. Sauf que j'ai préféré Senior à Savanakhet, je suis passé par Champasak et la rive ouest du Mékong. Mais pour le reste c'était bon.
J'ai parcouru au total 1713 km sur mon fidèle compagnon Kalao. Contraction de la marque du vélo, un Kalkhoff et du pays Lao.
Je ne saurais rédiger aussi bien que nombres d'entre vous aussi, je prépare une petite vidéo d'illustration que je partagerais ici prochainement.
Le Laos est un très beau pays où il fait bon pedalér.
Le nord montagneux réclame quand même un vélo avec une transmission adaptée au risque de marcher plus que de pedalér par endroit.
Les gens sont dans l'ensemble accueillant même si comme partout ils ont aussi leur lot d'abrutis.
Mes coups de coeur dans ce voyage vont au Wat sisatek, la plaine de jarre, la ville de Takhek, la ville de Seno, Champasak, la piste rive ouest du Mékong entre Champasak et les 4000 îles, le Wat Phou....Mais aussi toutes ces rencontres extraordinaire Lao et voyageurs qui portent haut les valeurs humanistes.
Pour rassurer ceux qui sont sur le départ le Laos est un pays paisible, les gens sont honnêtes, il t'a des GH quasiment partout, des commerces dans tous les hameaux et villages pour se ravitailler en eau en bouteille et nourriture. N'hésitez pas à visiter chaque marché local. Vous irez de surprises en étonnement mais surtout en immersion. Dans chacun d'eux ont peut s'approvisionner mais aussi se restaurer. Pour le changer pas de souci des distri ugeurs fleurissent partout et sont économiques. Utilisez MAPS ME, c'est un régal.... Les routes sont dans des états variables, mais en saison sèche on passe partout. Attention aux petits ponts, l'un d'entre eux à cédé sous ma roue !!! Je déconseille de rouler la nuit où les camions et bus sont à toute allure mais surtout où il est parfois impossible de voir le trou dans lequel la roue va se planter.
Pour autant j'ai parcouru tout mon périple sans aucune crevaison ni aucune casse.
Et en cas de souci vous pouvez sans souci compter sur la bonté du temple local qui échappe aux rigueurs du pouvoir politique en place et ses règles discutables.
Malgré l'effort quotidien c'est un V où j'ai pris deux kilos.....Nourriture sainé et variée pourvu qu'on manage local.
Pour des raisons personnelles j ai fait le choix de donner mon vélo au Laos à Pakse. Ainsi il continue à se promener joyeusement quelque part entre Pakse, Champasak et la plaine des Bolavens. Je le sais heureux dans ce pays où il m'a porté avec abnégation. Adieu Kalao....
Allez au Laos et revenez différent. Bon voyage
Ayant largement puisé sur vos publications concernant le Laos à vélo il n'est que justice qu'à mon tour je vous apporte la petite contribution.
Plantons le décor. J'ai 52 ans, pas sportif, curieux, des idées o!D'un la tête et des envies particulières!D'un le coeur.
Mes lectures scientifiques m'ont conduit à organiser, un peu à l'arrache, la traversée du Laos en solo!O du 11 novembre au 09 décembre 2016.
Voilà trois trois semaines que je suis rentré et je me sens aujourd'hui en mesure d'expliquer mon périple.
J'avais décidé de suivre l'itinéraire Vientiane, Luang Prabang, Phonsavon, Pakxan, Takhek, savanakhet, Pakse, Don Det.
C'est fut à peu près cela. Sauf que j'ai préféré Senior à Savanakhet, je suis passé par Champasak et la rive ouest du Mékong. Mais pour le reste c'était bon.
J'ai parcouru au total 1713 km sur mon fidèle compagnon Kalao. Contraction de la marque du vélo, un Kalkhoff et du pays Lao.
Je ne saurais rédiger aussi bien que nombres d'entre vous aussi, je prépare une petite vidéo d'illustration que je partagerais ici prochainement.
Le Laos est un très beau pays où il fait bon pedalér.
Le nord montagneux réclame quand même un vélo avec une transmission adaptée au risque de marcher plus que de pedalér par endroit.
Les gens sont dans l'ensemble accueillant même si comme partout ils ont aussi leur lot d'abrutis.
Mes coups de coeur dans ce voyage vont au Wat sisatek, la plaine de jarre, la ville de Takhek, la ville de Seno, Champasak, la piste rive ouest du Mékong entre Champasak et les 4000 îles, le Wat Phou....Mais aussi toutes ces rencontres extraordinaire Lao et voyageurs qui portent haut les valeurs humanistes.
Pour rassurer ceux qui sont sur le départ le Laos est un pays paisible, les gens sont honnêtes, il t'a des GH quasiment partout, des commerces dans tous les hameaux et villages pour se ravitailler en eau en bouteille et nourriture. N'hésitez pas à visiter chaque marché local. Vous irez de surprises en étonnement mais surtout en immersion. Dans chacun d'eux ont peut s'approvisionner mais aussi se restaurer. Pour le changer pas de souci des distri ugeurs fleurissent partout et sont économiques. Utilisez MAPS ME, c'est un régal.... Les routes sont dans des états variables, mais en saison sèche on passe partout. Attention aux petits ponts, l'un d'entre eux à cédé sous ma roue !!! Je déconseille de rouler la nuit où les camions et bus sont à toute allure mais surtout où il est parfois impossible de voir le trou dans lequel la roue va se planter.
Pour autant j'ai parcouru tout mon périple sans aucune crevaison ni aucune casse.
Et en cas de souci vous pouvez sans souci compter sur la bonté du temple local qui échappe aux rigueurs du pouvoir politique en place et ses règles discutables.
Malgré l'effort quotidien c'est un V où j'ai pris deux kilos.....Nourriture sainé et variée pourvu qu'on manage local.
Pour des raisons personnelles j ai fait le choix de donner mon vélo au Laos à Pakse. Ainsi il continue à se promener joyeusement quelque part entre Pakse, Champasak et la plaine des Bolavens. Je le sais heureux dans ce pays où il m'a porté avec abnégation. Adieu Kalao....
Allez au Laos et revenez différent. Bon voyage
Je veux savoir si le transport de vélos sur les compagnie aérienne (Air Asia) servant le Sud-Est est gratuit et fiable!!! Je veux faire le chemin Bangkok-Vientiane en avion! Puisque les vols Montreal-Vientiane sont extraordinairement cher...(3300$) et que Montreal-Bangkok est plus économique (1700$)...
Bonjour,
Lors de notre tour du monde avec nos 3 enfants (4,7 et 9 ans) nous faisons halte au Laos pour 3 semaines.
Nous avons prévu deux nuits à ventiane, 3 à Vang Vieng, une semaine à Luang Prabang.
Nous pensons relier le sud du pays (Pakse) en avion. nous aimerions visiter les alentours, nous prévoyons d'aller à Tad Lo. Selon vous, est ce possible compte tenu de la saison ? Nous ne savons pas encore si nous resterons sur Pakse et relieronsTad Lo pour la journée ou resterons dormir.
Nous prévoyons 4 jours aux 4000 iles, avez vous de bonnes adresses en transport et guest house ?
dernier point mais pas des moindres : nous envisageons de relier le cambodge par le bus. Je sais que certains d'entre vous l'ont déjà expérimenté. Quelle compagnie pouvez vous nous conseiller ?
nous sommes preneurs de toutes les infos de voyageurs ;-)
Merci
Caroline
Lors de notre tour du monde avec nos 3 enfants (4,7 et 9 ans) nous faisons halte au Laos pour 3 semaines.
Nous avons prévu deux nuits à ventiane, 3 à Vang Vieng, une semaine à Luang Prabang.
Nous pensons relier le sud du pays (Pakse) en avion. nous aimerions visiter les alentours, nous prévoyons d'aller à Tad Lo. Selon vous, est ce possible compte tenu de la saison ? Nous ne savons pas encore si nous resterons sur Pakse et relieronsTad Lo pour la journée ou resterons dormir.
Nous prévoyons 4 jours aux 4000 iles, avez vous de bonnes adresses en transport et guest house ?
dernier point mais pas des moindres : nous envisageons de relier le cambodge par le bus. Je sais que certains d'entre vous l'ont déjà expérimenté. Quelle compagnie pouvez vous nous conseiller ?
nous sommes preneurs de toutes les infos de voyageurs ;-)
Merci
Caroline
Actuellement en voyage pour un an avec nos trois enfants (15, 13 et 8 ans), nous venons de passer 30 jours au Laos.
Nous avons fait dans l’ordre, 2 nuits à Pakse, 3 nuits à Tad Lo, 1 nuit à Pakse, 4 nuits à Champassak, 4 nuits à Don Khon, 1 nuit à Pakse, 14 nuits à Luang Prabang.
Voici quelques chiffres et informations qui, nous l’espérons, pourront aider de futures familles vagabondes.
PAKSE
Logement : nous avons logé au total 4 nuits (2+1+1) à Pakse chez l’habitant, au NKM Mékong Homestay, où nous avions deux chambres, chacune avec sa salle de bains. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 55€, avec le petit déjeuner. Le NKM se situe au bord du Mékong, à quelques 4 km du marché de Pakse. La maison est très agréable avec sa grande terrasse couverte, les couchers de soleil y sont magnifiques, les propriétaires adorables. Le NKM nous a servi de camp de base pour explorer le Sud Laos, le plateau des Bolaven, Champassak et les 4 000 îles. Une superbe adresse ! Transports : pour nous déplacer, nous avons utilisé des tuk tuk, assez chers à Pakse. Activités : sur les conseils de Nicolas, propriétaire du NKM, nous avons visité le marché, le centre-ville et randonné dans des ruelles cachées. Nicolas réalise et prête des cartes de Pakse où sont indiqués toutes sortes de bons plans, de randonnées… Nicolas est une mine d’informations sur le Sud Laos. Nourriture : Les dîners au NKM réalisés par Khiao, la femme de Nicolas, sont délicieux. Ils sont pris avec les autres voyageurs et les propriétaires.
TAD LO
Logement : nous avons logé 3 nuits à Tad Lo, au Palamei Guesthouse où nous avions deux chambres mitoyennes avec chacune sa salle de bains. Prix d’une nuit pour 5 personnes sans petit-déjeuner, 15€. Certainement la meilleure adresse de Tad Lo. Les 3 nuits à Tad Lo nous ont paru suffisantes. Transports : pour nous rendre à Tad Lo, nous avons pris un transfert privé depuis Pakse, qui comprenait la visite des cascades, Tad Fane, Tad Yuang et Thamchampy. Au départ, nous voulions faire la petite boucle du plateau des Bolaven en moto. Nicolas du NKM nous a déconseillé de la faire avec des enfants. Avec le recul, il a eu raison, la route est longue, poussiéreuse et éprouvante pour de jeunes enfants. De plus, en saison sèche la nature est moins belle. Nous sommes partis de Pakse à 9h et sommes arrivés à Tad Lo vers 15h. Nous avons pris notre déjeuner à Tad Yuang, très bien ! Il est aussi possible de se rendre plus directement à Tad Lo en bus. Après Tad Lo, nous devions aller à Champassak. Pour cela, nous sommes retournés à Pakse (en bus), notamment pour récupérer quelques bagages laissés au NKM. Depuis Tad Lo, il est néanmoins facile d’organiser son transfert vers Champassak ou ailleurs sans repasser par Pakse. Activités : nous nous sommes promenés à Tad Lo, baignés dans les cascades, avons loué des mobylettes pour découvrir les environs. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au Palamei Guesthouse où les dîners se font en grande tablée avec tous les touristes et la famille. Vous pouvez même participé à la préparation des repas. Prix d’un repas à 5, 16€.
CHAMPASSAK
Logement : nous avons logé 4 nuits à La Folie Lodge dans un bungalow disposant de 2 chambres mitoyennes. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 293€, une vraie folie pour notre budget, mais un vrai coup de cœur. La Folie Lodge se trouve sur l’île de Don Daeng, en face de Champassak. Le temps sur l’île semble comme suspendu. Nous aurions pu y rester bien plus longtemps, tant l’ambiance nous avait séduits. Transports : pour nous rendre sur l’île de Don Daeng, nous sommes partis du NKM en bateau (encore un bon plan de Nicolas). Prix du transfert pour nous 5, 45€. Durée de la croisière 1h30. Une belle manière de découvrir le Mékong. La Folie Lodge prête des vélos et assure gratuitement les transferts vers et depuis Champassak. Nous avons aussi loué des mobylettes pour découvrir les environs de Champassak. Prix de la location de 3 mobylettes à la journée, 34€. Activités : nous avons fait le tour de l’île de Don Daeng en vélos, nous avons visité Champassak et le sublime Wat Phu, où il faut se rendre de préférence le matin de bonne heure pour profiter de la meilleure lumière et pour avoir moins de monde sur le site. Nous avons trouvé que Champassak et ses environs méritent d’y passer au moins 4 nuits. Nourriture : nous avons pris presque tous nos repas à la Folie Lodge, bien qu’ils soient très chers pour le Laos, 40€ à 5 personnes.
DON KHONE
Logement : nous avons logé 4 nuits à Don Khone au Sala Done Khone, dans deux chambres mitoyennes. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 128€, très cher, trop cher ! L’hôtel est mal entretenu et les petits déjeuners très moyens. Nous ne recommandons pas cet hôtel, même s’il possède un beau potentiel. Les 4 nuits à Don Khone nous ont paru suffisantes pour découvrir l’île. A vrai dire, les îles de Don Khone et Don Det nous ont un peu déçus, surtout après Don Daeng à Champassak ! Transports : pour nous rendre à Don Khone, nous avons pris un van privé à Champassak, trouvé par le biais de l’office de tourisme de Champassak. Prix du transfert pour nous 5, 80€. Durée 3h30. Il est aussi possible de prendre un bus qui doit passer à Champassak, vers 8h30. Le van nous a conduits à Ban Nakasang où nous avons pris le bateau pour Don Khone. Prix du transfert en bateau pour 5, 11€, durée 20 minutes. Sur place, nous avons loué des vélos à la journée. Au retour, pour nous rendre à Pakse, nous avons pris des billets qui combinaient bateau et bus pour moins de 6€ par personne. Rien à redire sur l’organisation parfaite du transfert. Nous avons acheté nos billets la veille de notre départ auprès de « Fred et Lea » des restaurateurs de Don Khone. Activités : nous avons fait le tour de l’île de Don Det à vélo, nous sommes allés aux cascades Tad Somphamit, Li Phi Falls, Tad Khone Pa Soi, nous nous sommes rendus en fin de journée à la très belle plage de Bo Hu. Nourriture : Nous avons mangé tous les jours « chez Fred et Lea », tant la cuisine nous a plu. Nous avons testé deux fois d’autres restaurants, à chaque fois moins bons, voire mauvais. Prix moyen d’un repas à 5, 25€.
LUANG PRABANG
Logement : nous avons logé 14 nuits à Luang Prabang, tant la ville nous a enchantés. Au départ nous devions y rester 6 nuits. Nous avons d’abord logé pour 6 nuits à la Thongbay Guesthouse dans un bungalow familial au bord de la rivière Nam Khan. Une adresse vraiment exceptionnelle. Prix d’une nuit pour 5 avec petit déjeuner très copieux, 77€. La guesthouse est un peu éloignée du centre-ville, mais elle assure gratuitement les transferts vers et depuis le centre-ville et prête des vélos. Prolonger notre séjour en plein nouvel an chinois n’a pas été facile, la plupart des hôtels affichaient complets ou n’avaient pas de disponibilités pour 8 nuits consécutives. Quant aux tarifs, ils ont tendance à augmenter durant cette période. Nous avons passé 5 nuits au Sanctuary Hôtel où nous avions deux chambres mitoyennes à l’étage avec balcon privatif. Rien à redire sur le cadre de l’hôtel, les petits déjeuners, l’emplacement. Mais après le Thongbay Guesthouse, nous avions l’impression de n’être qu’un numéro de chambre ! Prix d’une nuit pour deux chambres avec petit-déjeuner, 180€. Nos 3 dernières nuits, nous les avons passées à la Villa Oudomlith, dans une grande chambre familiale. La guesthouse est très bien placée en plein centre-ville, mais hors période d’affluence, il est facile de trouver beaucoup mieux et surtout moins cher. Prix d’une nuit pour 5 avec petit-déjeuner, 158€. Au final, nous avons trouvé que séjourner dans des quartiers différents pour de longs séjours permettait de rompre avec ses habitudes et de découvrir plus profondément la ville. Transports : pour nous rendre à Luang Prabang, nous avons pris l’avion à Pakse avec la compagnie Lao Airlines. Sur place, nous avons pris des tuk tuk et nous nous sommes déplacés à vélos. Activités : Les activités à Luang Prabang et autour sont très nombreuses, il y en a pour tous les goûts. De notre côté, nous sommes allés au Green Jungle Flight pour y faire de la tyrolienne (140€ pour 5, y compris les transferts aller-retour Luang Prabang, le parc se trouvant à environ 15 km du Luang Prabang). Nous nous sommes rendus aux cascades Kuang Si Waterfalls où il faut partir tôt pour éviter la foule. Le site ouvre ses portes à 8h. Nous sommes arrivés à 8h30 au bout d’une heure de trajet et sommes repartis à 11h. Comptez 20€ l’aller-retour en tuk tuk et 10€ l’entrée du site à 5 personnes. Nous sommes allés au Nam Dong Parc qui est superbe, il est possible de faire de la tyrolienne, de se baigner, d’y manger, le tout dans un cadre enchanteur. Ne surtout pas manquer la librairie « Big Brother Mouse » pour converser en anglais avec des laotiens. Il y a tellement de choses à faire et à voir qu’en 14 jours, nous n’avons pas eu le temps de nous rendre aux cascades de Tad Sae, aux grottes de Pak Ou. Nous reviendrons… Nourriture : toutes sortes de restaurants, pour tous les budgets. Un bon plan : après 21h, de nombreux restaurants de la rue principale proposent leurs pâtisseries à moitié prix !
Dépenses pour 30 jours (29 nuits) au Laos:
Logements 3 721€, soit une moyenne de 128€ par nuit Transports 1 032€ dont 514€ de vol Pakse – Luang Prabang Nourriture 1 530€, soit une moyenne de 25.5€ par repas Activités et Divers 591€
soit un montant total de 6 874€, soit 45,80€ par jour et par personne.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas.Merci de les poser, via ce forum, afin qu’elles profitent au plus grand nombre !
L’adresse de notre site : www.lanneebuissonniere.fr
YOLO
Nous avons fait dans l’ordre, 2 nuits à Pakse, 3 nuits à Tad Lo, 1 nuit à Pakse, 4 nuits à Champassak, 4 nuits à Don Khon, 1 nuit à Pakse, 14 nuits à Luang Prabang.
Voici quelques chiffres et informations qui, nous l’espérons, pourront aider de futures familles vagabondes.
PAKSE
Logement : nous avons logé au total 4 nuits (2+1+1) à Pakse chez l’habitant, au NKM Mékong Homestay, où nous avions deux chambres, chacune avec sa salle de bains. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 55€, avec le petit déjeuner. Le NKM se situe au bord du Mékong, à quelques 4 km du marché de Pakse. La maison est très agréable avec sa grande terrasse couverte, les couchers de soleil y sont magnifiques, les propriétaires adorables. Le NKM nous a servi de camp de base pour explorer le Sud Laos, le plateau des Bolaven, Champassak et les 4 000 îles. Une superbe adresse ! Transports : pour nous déplacer, nous avons utilisé des tuk tuk, assez chers à Pakse. Activités : sur les conseils de Nicolas, propriétaire du NKM, nous avons visité le marché, le centre-ville et randonné dans des ruelles cachées. Nicolas réalise et prête des cartes de Pakse où sont indiqués toutes sortes de bons plans, de randonnées… Nicolas est une mine d’informations sur le Sud Laos. Nourriture : Les dîners au NKM réalisés par Khiao, la femme de Nicolas, sont délicieux. Ils sont pris avec les autres voyageurs et les propriétaires.
TAD LO
Logement : nous avons logé 3 nuits à Tad Lo, au Palamei Guesthouse où nous avions deux chambres mitoyennes avec chacune sa salle de bains. Prix d’une nuit pour 5 personnes sans petit-déjeuner, 15€. Certainement la meilleure adresse de Tad Lo. Les 3 nuits à Tad Lo nous ont paru suffisantes. Transports : pour nous rendre à Tad Lo, nous avons pris un transfert privé depuis Pakse, qui comprenait la visite des cascades, Tad Fane, Tad Yuang et Thamchampy. Au départ, nous voulions faire la petite boucle du plateau des Bolaven en moto. Nicolas du NKM nous a déconseillé de la faire avec des enfants. Avec le recul, il a eu raison, la route est longue, poussiéreuse et éprouvante pour de jeunes enfants. De plus, en saison sèche la nature est moins belle. Nous sommes partis de Pakse à 9h et sommes arrivés à Tad Lo vers 15h. Nous avons pris notre déjeuner à Tad Yuang, très bien ! Il est aussi possible de se rendre plus directement à Tad Lo en bus. Après Tad Lo, nous devions aller à Champassak. Pour cela, nous sommes retournés à Pakse (en bus), notamment pour récupérer quelques bagages laissés au NKM. Depuis Tad Lo, il est néanmoins facile d’organiser son transfert vers Champassak ou ailleurs sans repasser par Pakse. Activités : nous nous sommes promenés à Tad Lo, baignés dans les cascades, avons loué des mobylettes pour découvrir les environs. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au Palamei Guesthouse où les dîners se font en grande tablée avec tous les touristes et la famille. Vous pouvez même participé à la préparation des repas. Prix d’un repas à 5, 16€.
CHAMPASSAK
Logement : nous avons logé 4 nuits à La Folie Lodge dans un bungalow disposant de 2 chambres mitoyennes. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 293€, une vraie folie pour notre budget, mais un vrai coup de cœur. La Folie Lodge se trouve sur l’île de Don Daeng, en face de Champassak. Le temps sur l’île semble comme suspendu. Nous aurions pu y rester bien plus longtemps, tant l’ambiance nous avait séduits. Transports : pour nous rendre sur l’île de Don Daeng, nous sommes partis du NKM en bateau (encore un bon plan de Nicolas). Prix du transfert pour nous 5, 45€. Durée de la croisière 1h30. Une belle manière de découvrir le Mékong. La Folie Lodge prête des vélos et assure gratuitement les transferts vers et depuis Champassak. Nous avons aussi loué des mobylettes pour découvrir les environs de Champassak. Prix de la location de 3 mobylettes à la journée, 34€. Activités : nous avons fait le tour de l’île de Don Daeng en vélos, nous avons visité Champassak et le sublime Wat Phu, où il faut se rendre de préférence le matin de bonne heure pour profiter de la meilleure lumière et pour avoir moins de monde sur le site. Nous avons trouvé que Champassak et ses environs méritent d’y passer au moins 4 nuits. Nourriture : nous avons pris presque tous nos repas à la Folie Lodge, bien qu’ils soient très chers pour le Laos, 40€ à 5 personnes.
DON KHONE
Logement : nous avons logé 4 nuits à Don Khone au Sala Done Khone, dans deux chambres mitoyennes. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 128€, très cher, trop cher ! L’hôtel est mal entretenu et les petits déjeuners très moyens. Nous ne recommandons pas cet hôtel, même s’il possède un beau potentiel. Les 4 nuits à Don Khone nous ont paru suffisantes pour découvrir l’île. A vrai dire, les îles de Don Khone et Don Det nous ont un peu déçus, surtout après Don Daeng à Champassak ! Transports : pour nous rendre à Don Khone, nous avons pris un van privé à Champassak, trouvé par le biais de l’office de tourisme de Champassak. Prix du transfert pour nous 5, 80€. Durée 3h30. Il est aussi possible de prendre un bus qui doit passer à Champassak, vers 8h30. Le van nous a conduits à Ban Nakasang où nous avons pris le bateau pour Don Khone. Prix du transfert en bateau pour 5, 11€, durée 20 minutes. Sur place, nous avons loué des vélos à la journée. Au retour, pour nous rendre à Pakse, nous avons pris des billets qui combinaient bateau et bus pour moins de 6€ par personne. Rien à redire sur l’organisation parfaite du transfert. Nous avons acheté nos billets la veille de notre départ auprès de « Fred et Lea » des restaurateurs de Don Khone. Activités : nous avons fait le tour de l’île de Don Det à vélo, nous sommes allés aux cascades Tad Somphamit, Li Phi Falls, Tad Khone Pa Soi, nous nous sommes rendus en fin de journée à la très belle plage de Bo Hu. Nourriture : Nous avons mangé tous les jours « chez Fred et Lea », tant la cuisine nous a plu. Nous avons testé deux fois d’autres restaurants, à chaque fois moins bons, voire mauvais. Prix moyen d’un repas à 5, 25€.
LUANG PRABANG
Logement : nous avons logé 14 nuits à Luang Prabang, tant la ville nous a enchantés. Au départ nous devions y rester 6 nuits. Nous avons d’abord logé pour 6 nuits à la Thongbay Guesthouse dans un bungalow familial au bord de la rivière Nam Khan. Une adresse vraiment exceptionnelle. Prix d’une nuit pour 5 avec petit déjeuner très copieux, 77€. La guesthouse est un peu éloignée du centre-ville, mais elle assure gratuitement les transferts vers et depuis le centre-ville et prête des vélos. Prolonger notre séjour en plein nouvel an chinois n’a pas été facile, la plupart des hôtels affichaient complets ou n’avaient pas de disponibilités pour 8 nuits consécutives. Quant aux tarifs, ils ont tendance à augmenter durant cette période. Nous avons passé 5 nuits au Sanctuary Hôtel où nous avions deux chambres mitoyennes à l’étage avec balcon privatif. Rien à redire sur le cadre de l’hôtel, les petits déjeuners, l’emplacement. Mais après le Thongbay Guesthouse, nous avions l’impression de n’être qu’un numéro de chambre ! Prix d’une nuit pour deux chambres avec petit-déjeuner, 180€. Nos 3 dernières nuits, nous les avons passées à la Villa Oudomlith, dans une grande chambre familiale. La guesthouse est très bien placée en plein centre-ville, mais hors période d’affluence, il est facile de trouver beaucoup mieux et surtout moins cher. Prix d’une nuit pour 5 avec petit-déjeuner, 158€. Au final, nous avons trouvé que séjourner dans des quartiers différents pour de longs séjours permettait de rompre avec ses habitudes et de découvrir plus profondément la ville. Transports : pour nous rendre à Luang Prabang, nous avons pris l’avion à Pakse avec la compagnie Lao Airlines. Sur place, nous avons pris des tuk tuk et nous nous sommes déplacés à vélos. Activités : Les activités à Luang Prabang et autour sont très nombreuses, il y en a pour tous les goûts. De notre côté, nous sommes allés au Green Jungle Flight pour y faire de la tyrolienne (140€ pour 5, y compris les transferts aller-retour Luang Prabang, le parc se trouvant à environ 15 km du Luang Prabang). Nous nous sommes rendus aux cascades Kuang Si Waterfalls où il faut partir tôt pour éviter la foule. Le site ouvre ses portes à 8h. Nous sommes arrivés à 8h30 au bout d’une heure de trajet et sommes repartis à 11h. Comptez 20€ l’aller-retour en tuk tuk et 10€ l’entrée du site à 5 personnes. Nous sommes allés au Nam Dong Parc qui est superbe, il est possible de faire de la tyrolienne, de se baigner, d’y manger, le tout dans un cadre enchanteur. Ne surtout pas manquer la librairie « Big Brother Mouse » pour converser en anglais avec des laotiens. Il y a tellement de choses à faire et à voir qu’en 14 jours, nous n’avons pas eu le temps de nous rendre aux cascades de Tad Sae, aux grottes de Pak Ou. Nous reviendrons… Nourriture : toutes sortes de restaurants, pour tous les budgets. Un bon plan : après 21h, de nombreux restaurants de la rue principale proposent leurs pâtisseries à moitié prix !
Dépenses pour 30 jours (29 nuits) au Laos:
Logements 3 721€, soit une moyenne de 128€ par nuit Transports 1 032€ dont 514€ de vol Pakse – Luang Prabang Nourriture 1 530€, soit une moyenne de 25.5€ par repas Activités et Divers 591€
soit un montant total de 6 874€, soit 45,80€ par jour et par personne.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas.Merci de les poser, via ce forum, afin qu’elles profitent au plus grand nombre !
L’adresse de notre site : www.lanneebuissonniere.fr
YOLO
Bonjour a tous cyclistes-interautes,
Je suis actuellement en voyage en sac a dos debute en Thailande il y a 1mois maintenant.
Je voyage pendant plusieurs mois en asie du sud est. Mon "plan" initial etait d'acheter un velo a Taiwan et de faire le tour de l'ile a velo.
Il se trouve que ayant rencontre des cyclotouristes en Thailande, j'ai envie de faire du cyclotourisme plus tot que intitialement prevu a Taiwan (ou j'y serai vers le mois de mai environ).
Bon du coup je suis partagee entre le fait d'etre totalement improvisee et du coup cela demanderait une petite logistique (envoi du sac a fos chez une amie a Taiwan), de plus je n'ai pas de tres solides connaissances en mecanique du velo. Mais j'aime faire du velo.
Mes prochains pays sont : los, cambodge, vietnam, taiwan.
J'aimerais avoir votre avis sur ces points : 1. Quel type de velo (hybrid ou vtt). Etant actuellement a Chiant Mai, j'ai repere le velo Trek 7.3fx. Cependant quelqu'un me l'a deconseille pour les routes en terres du Laos et Cambodge. Qu'en pensez vous ? Ou si vous avez des velos a conseiller ?
2. Je suis sportive et aime faire du velo, mais je n'ai jamais fait de vacances velo. Est-ce fou vous pensez de se lancer d'un coup ? 3. Afin de me mettre au cyclotourisme progressivement, connaissez vous des agences qui transportes nos valise d'une ville a une autre (en Thailande ou au Laos) ? Ca me permettrait de tester sur plus courte duree avec un velo que je pourrais louer... Je vous remercie de votre aide.
Marine
J'aimerais avoir votre avis sur ces points : 1. Quel type de velo (hybrid ou vtt). Etant actuellement a Chiant Mai, j'ai repere le velo Trek 7.3fx. Cependant quelqu'un me l'a deconseille pour les routes en terres du Laos et Cambodge. Qu'en pensez vous ? Ou si vous avez des velos a conseiller ?
2. Je suis sportive et aime faire du velo, mais je n'ai jamais fait de vacances velo. Est-ce fou vous pensez de se lancer d'un coup ? 3. Afin de me mettre au cyclotourisme progressivement, connaissez vous des agences qui transportes nos valise d'une ville a une autre (en Thailande ou au Laos) ? Ca me permettrait de tester sur plus courte duree avec un velo que je pourrais louer... Je vous remercie de votre aide.
Marine
Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 6-9-12 ans.
Premier trip asiatique ensemble.
L'idée serait:
Arrivée à Bangkok et tout de suite prendre un vol pour Luang Parbang puis après qq jours là bas, prendre un bateau sur le Mékong pour 2 jours jusqu'à la frontière avec la thailande de là Chang Rai, chang Mai qq jours avec éventuellement un trek.
Ensuite train de nuit pour Bangkok puis bus (?) vers Siem reap et 4 bons jours à Angkor, ensuite rejoindre Battambang via l'eau(?) puis en bus vers les îles de Koh Chang, Koh mak, Koh kood.... Ensuite retour Bangkok.
Je crains que ce ne soit trop ambitieux comme tour, surtout avec les enfants...
J'ai tellement entendu de bien de Luang Parbang que c'est pour cela que je voulais l'intégrer dans notre trip, mais je commence à penser que " le mieux est l'ennemi du bien" et qu'il serait sans doute raisonnable de laisser tomber le Laos.
Voyageurs expérimentés (en famille) qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses!
Je mets en ligne un montage réalisé par mes soins sur notre voyage, ma fille de 5 ans et demi et moi même, dans le sud du Laos (depuis Paksé) en janvier 2012.
Tous les commentaires et les questions sont les bienvenus.
http://www.youtube.com/watch?v=3EHJuDgALrY&feature=relmfu http://www.youtube.com/watch?v=6XHa0zj6rts&feature=channel&list=UL
http://www.youtube.com/watch?v=3EHJuDgALrY&feature=relmfu http://www.youtube.com/watch?v=6XHa0zj6rts&feature=channel&list=UL
Bonjour,
Je prépare un voyage de 5-6 mois à vélo seule avec mes deux enfants de 8 ans et 2 ans et demi (tandem adapté pour la grande plus carriole derrière pour le petit)de septembre à février à travers l'asie du sud est et souhaiterais élaborer un itinéraire adéquat en fonction du climat. Je souhaite me concentrer essentiellement sur le Vietnam, Loas, cambodge mais pourquoi pas une petite escursion en chine et/ou thailande...
Je me pose beaucoup de questions...
Sur l'itinéraire tout d'abord en fonction du climat et des saisons:
Nord vers sud ou l'inverse?
Quelles zones éviter?
Quelles zones adéquates (vraiment pas trop de dénivelé car le tandem et la carriole tirent vers l'arrière dès que la pente est très importante; et le minimum de pistes car c'est compliqué avec le tandem)?
Et à quel mois être dans tel ou tel pays?
Sur les visas ensuite:
Avez vous pris les visas à l'avance?
Sur les devises:
Avez vous changé facilement au fur et à mesure? Avec quel argent et moyen de paiement êtes vous partis?
Sur l'hebergement:
J'ai un budget vraiment limité...est ce possible de trouver facilement un hébergement pas cher? Je pensais prendre ma tente (légère) pour être autonome avec les enfants. Qu'en pensez vous?
Sinon
Avez vous des contacts sur place?
Des coin à ne pas rater?
Des régions à éviter?
Des astuces et conseils?
A partir de l'itinéraire je vais aussi me poser les questions d'un éventuel billet d'avion (car je n'ai pas l'opportunité de voyager plus longtemps en train...et j'ai testé à plusieurs reprises le tandem dans le train avec deux petits c'est TRES compliqué!!) ... Je vais chercher un billet d'avion avec un aller arrivée dans un pays et un départ d'un autre pays...Mais si vous avez des conseils de quelle compagnie ou agence est la plus adaptée? J'ai déjà l'expérience d'itinérance à vélo avec les petis en France (Loire puis vendée avec le même équipage) et seule à l'étranger (afrique du nord)...mais là je me pose beaucoup de questions. Merci de tous vos conseils ! Claire
A partir de l'itinéraire je vais aussi me poser les questions d'un éventuel billet d'avion (car je n'ai pas l'opportunité de voyager plus longtemps en train...et j'ai testé à plusieurs reprises le tandem dans le train avec deux petits c'est TRES compliqué!!) ... Je vais chercher un billet d'avion avec un aller arrivée dans un pays et un départ d'un autre pays...Mais si vous avez des conseils de quelle compagnie ou agence est la plus adaptée? J'ai déjà l'expérience d'itinérance à vélo avec les petis en France (Loire puis vendée avec le même équipage) et seule à l'étranger (afrique du nord)...mais là je me pose beaucoup de questions. Merci de tous vos conseils ! Claire
Bonjour à tous
Voilà je quitterais Phnom Penh le 3 janvier pour me diriger vers le Laos j'ai besoin de vos conseils et infos pour m'indiquer le meilleur itinéraire pour me rendre jusqu'à le frontiere avec le Laos Faire le trajet de la capitale cambogienne vers la frontiere est ce possible en bus combien de temps, quel est le meilleur ponit accés vers la frontiere, faut il faire son visa pour le Laos à la frontiere ou bien le faire à Paris Ensuite une fois arriver à la frontiere vos conseils pour un itinéraire je reste 15 jours au Laos je reprendrais un vol à LUang Prabang pour BKK merci
Voilà je quitterais Phnom Penh le 3 janvier pour me diriger vers le Laos j'ai besoin de vos conseils et infos pour m'indiquer le meilleur itinéraire pour me rendre jusqu'à le frontiere avec le Laos Faire le trajet de la capitale cambogienne vers la frontiere est ce possible en bus combien de temps, quel est le meilleur ponit accés vers la frontiere, faut il faire son visa pour le Laos à la frontiere ou bien le faire à Paris Ensuite une fois arriver à la frontiere vos conseils pour un itinéraire je reste 15 jours au Laos je reprendrais un vol à LUang Prabang pour BKK merci
Bonjour,
Voici un petit retour sur mon séjour au Laos que j'ai beaucoup apprécié. J'y retournerai pour faire le sud cette fois.
Période : mars 2019 Durée du séjour : 2 semaines Trajet : Paris > Bangkok > Luang Prabang > Bangkok > Paris Billet d’avion : 800€/personne aller, retour Air France sur le vol Paris Bangkok : 618€/personne Bangkok Airways : Bangkok > Luang Prabang : 182€/personne
Je suis partie avec une amie et ma fille de 3 ans et demi. Heureusement car mon bagage, je l’ai récupéré en quittant le Laos. Le bagage de mon amie a été notre bagage :-). C’est un voyage vraiment pépère que j’ai fait. Ma fille est petite donc je ne voulais pas prévoir trop de chose et l’amie qui nous a accompagné cherchait plus à se reposer qu’autre chose mais voulait du dépaysement.
Les + - J’ai trouvé le Laos tranquille, facile. Invite à flâner, à prendre son temps. - Luang Prabang qui mérite d’y rester quelques jours et prendre son temps. Un sacré mélange cette ville, très touristique, moderne et à la fois très traditionnelle, beaux bâtiments hérités d'une période contestable, histoire riche. Bref, j'ai beaucoup aimé. - La nourriture est bonne - Globalement, les gens sont très sympathiques et souriants. - facile avec un enfant (qui a l’habitude de voyager)
Les – Avec un enfant en bas âge, impossible de faire les nombreux Trek qu’offre le nord donc attention aux frustrations. Bien prendre cela en compte avant de boucler un séjour là-bas avec de très jeunes enfants Heureusement pour nous, c’est arrivée à la toute fin du séjour : le ciel enfumé qui gâche totalement le paysage. Mais cela aurait eu un vrai impact sur mon séjour si cela avait été sur tout mon séjour.
Bon plan : le meilleur Mango Shake de Luang Prabang : quand vous arrivez au marché de nuit par la rue principale (le palais royal est sur votre droite), une série de vendeurs vous propose des Fruits Shake. Prenez le dernier, une dame avec sa petite fille qui harangue les clients. Tellement bon que j’y suis retournée tous les jours sur nos 4 derniers jours.
Petites anecdotes du voyage : - J’ai réalisé la veille du voyage, en recevant une alerte email pour m’enregistrer que je m’étais trompée sur la date de départ du vol Bangkok > Luang Prabang (j’avais acheté un billet pour le même jour que mon départ à Paris alors que le vol arrivait le lendemain à Bangkok). J’ai quand même eu de la chance de trouver de la place mais du coup, un dernière minute sur Bangkok Airways... le vol m’est revenu plus chère. - Un homme est parti avec mon sac en arrivant à Luang Prabang. Son sac était identique au mien sauf que le mien était dans un sac plastique. Ce qui visiblement ne l’a pas fait tiquer. Comme nous sommes sorties les dernières de la queue visa/formalité douane, il ne restait plus que son sac. La compagnie a mis plusieurs jours pour le retrouver. Il avait quitté Luang Prabang immédiatement en arrivant et était partie dans le nord. Donc pas de bagage, pas d’affaires pour ma fille et moi, pas de medoc, RIEN. Sur le moment, j’ai eu envie d’étriper ce mec et de l’incendier sur son facebook. Puis ça m’est passée.
Jour 1 : départ Paris
Jour 2 : arrivée Bangkok. Petit tour au Magic Food Point de l’aéroport pour un Mango shake /Pad Thai / Mango Sticky rice en attendant notre vol pour Luang Prabang. L’année dernière, presqu’un an jour pour jour, nous étions en transit dans ce même aéroport en attendant notre vol pour Phuket et on avait adoré manger là-bas. Bref, un must si vous avez du temps (et faim) à SUVARNABHUMI. Plongeon direct dans une ambiance asiatique. 15h, nous décollons pour Luang Prabang et contente d’arriver, 24h après avoir quitté Paris. Nous logeons à la Villa Santi pour 3 nuits (138$/nuit pour une « suite royale », le lit King size permet d’y dormir à 3 confortablement). Je voulais démarrer le séjour (après un long voyage) dans un endroit de luxe. L’endroit est charmant mais après coup, très chère par rapport à d’autres établissements de Luang Prabang. Ce n’est pas un must.
Donc ma fille et moi, on a que ce que l’on a sur nous puisque nous n’avons pas de bagage. Mais l’avantage des vacances c’est qu’on relativise à mort, donc tout va bien, on sort.
Le soir nous dinons au marché de nuit, mhmmm un bon bouillon ou nous rajoutons des ingrédients au hasard qu’une dame cuit sur place. Accompagné d’un Mango Shake. L’air est doux et tiède. Le bonheur. Le lit king size et je dois le dire, l’excellente literie de la Villa Santi nous permettra de passer une très bonne nuit. Et puis ils mettent à dispo des indispensables de toilette (brosse à dent, dentifrice, etc…), ouf je prends puisque je n’ai rien.
Jour 3 : après un bon petit déjeuner, direction le D&T supermarket pour acheter des sous-vêtements, effets de base, habits. Mon amie me propose de me prêter des vêtements pour le séjour (heureusement car plus facile de trouver pour ma fille que pour moi). Puis c’est partie pour la visite de la charmante Luang Prabang. On déambule dans ses ruelles, j’adore. Après une visite au Vat Xien Thong, on traverse le pont tressé de la Nam Khan (ma fille adoooooore, elle appelle ça « un pont dangereux »).

Un arrêt super sympa à Dyen Sabai pour boire un jus frais. On se dit qu’on y reviendra pour diner. Quelques petites boutiques, on se ballade, il fait chaud mais c’est super. En fin de journée, on emprunte un 2ème « pont dangereux » pour le plus grand bonheur de ma fille à l’embouchure de la Nam Khan et du Mekong pour un magnifique couché de soleil.

Le soir, encore un bon bol de bouillon au marché de nuit. Ce n’est vraiment pas chère (42 000 Kip à 3) et bien bon.
Jour 4 : Pour 300 000 Kip, un chauffeur dans un song theo nous propose de nous emmener à Kuang SI, nous attendre autant qu’on veut et nous ramener. On accepte sans négocier. En fait, les départs partagés se font à heure fixe. Nous on n’avait rien réservé et bon, avec ma fille, je prends le temps donc on a privatisé d’où le prix. Donc, aujourd’hui, chutes de Kuang Si (beaucoup de monde mais super jolie). Alors, je dois avoir des pieds bien sec parce-que dans l’eau, tous les poissons venaient me manger les pieds, pas ceux de mon amie, pas ceux de ma fille. Après il parait que c’est bon pour les pieds.

En partant, passage au Bear rescue center (ma fille adore, elle avait un peu peur aux chutes mais je pense à cause de moi car je poussais des petits cris à cause des poissons qui me chatouillaient les pieds). On y voit des ours noir d’Asie, sauvés des braconniers. Vu que je suis en manque de vêtement, on achète des Tee-shirt, en plus, ça contribue financièrement à leurs actions (80 000 Kip le Tee-shirt)

Après un déjeuner dans l’un des nombreux restau bordant l’entrée aux chutes (pas le meilleur rapport qualité prix du séjour et en plus, ils m’ont mis du lait dans mon mango shake, 156 000 Kip à 3 le dej), on file au Butterfly Park, très sympa, très jolie, un bon moment. Enfin, juste avant, j’achète un maillot de bain à ma fille (qui s’était baigné en culotte dans les chutes). Un maillot rigolo délavé à souhait, il devait être là depuis des années, la dame a dû se dire, pas possible, je vais le vendre… mais voilà, quand on n’a pas son bagage hein… donc 40 000 Kip plus tard, on est au Butterfly Park. Il est déjà 16h30, on retrouve notre chauffeur qui nous dépose à notre demande au resort de la villa santi pour profiter de la piscine (en séjournant à la villa, on peut profiter la piscine de leur resort qui est à l’extérieur de la ville).

L’endroit est chouette mais je préfère séjourner dans le centre. Retour avec la navette gratuite de l’hôtel.
Petite douche et hop, on part se faire masser au Sabai Sabai. Mon amie prend 1h (70 000 Kip), moi 30 minutes (40 000 Kip) car je ne sais pas si ma fille va aimer. Quand ça se termine, je l’entends dire « déjà ». Ce soir on dine à côté de notre futur guest house, la Sakahrin Guest house. Rouleaux de printemps, Nem, Laap, poissons dans une feuille de banane. Mais ce soir, 3ème dodo à la Villa Santi.
Jour 5 Direction la gare routière Nord (50 000 Kip) pour prendre le Bus pour Nong Khiaw (40 00 Kip/personne). Départ prévu à 11H mais on partira à 13h car il reste le strapontin et ils veulent le vendre. Puis ma fille paye plein pot mais il me la mette sur les genoux et au final, rajoute 3 personnes. On est serré comme des sardines à 17 dans un mini bus de 14 places, 16 touristes et une Laotienne avec 10 sacs qui la pauvre, n’a pas de dossier et dors à moitié sur moi. Puis ils chargent encore des sacs sur le dessus lors d’un stop et le bus roule à 2 à l’heure. Bon, il ne faut pas être pressée je me dis au Laos. Du coup on met quasi 4h vu notre poids, de plus sur une route relativement défoncée. Heureusement, ma fille trouve ça drôle et au final, s’endort bercé par les secousses provoquées par les trous sur la route.
Arrivée à Nong Khiaw, on se pose au Mandala Ou qui est juste à côté. Le cadre est magnifique. Il faut marcher (15mn) ou prendre des vélos pour aller vers le centre.

Et surtout, nous avons diné le soir au Vongmany, vraiment je vous recommande c’est excellent. Goutez leurs Fresh Spring Roll, une tuerie.

Mandala Ou resort : 68€/nuit avec petit déjeuner (un lit king size donc sous-entend que nous avons comme à la villa Santi dormi toutes les 3 dans le même lit) Encore beaucoup de touristes à Nong Khiaw.
Jour 6 Après un très bon petit déjeuner dans un cadre de rêve, on prend le bateau public pour Muang Ngoi à 10h. Muang Ngoi est très touristique mais n’en demeure pas moins une étape pour moi à faire. Nous sommes parties crapahuter dans les environs, j’imagine que ce doit être encore plus beau en juillet mais j’ai beaucoup aimé. Le cadre est magnifique.


Nuit à Lattanavongsa Guest house (180 000 Kip pour une chambre triple avec petit déjeuner)
Jour 7 Pour 300 000 Kip, on privatise un bateau pour la journée qui nous ramènera le soir à Nong Khiaw. Il nous emmène dans les villages alentours. Puis nous empruntons le sentier vers les chutes de Tat Mok. C’est vraiment facile (surtout nous étions en saison sèche) avec un enfant de 3 ans et demi qu’il faut seulement porter de temps en temps. Nous sommes accompagnés sur une partie du chemin par des enfants qui accompagnent ma fille. Dans tous les villages, ma fille est entourée par une horde d’enfants qui l’emmènent jouer. Elle rentre dans les maisons, je ne sais pas ce qu’elle y fait, je laisse faire… On rentre en Kayak sur la Nam Ou, j’adoooore, c'est très beau. Mais avant d’arriver à Nong Khiaw on en peut plus de pagayer et surtout, ma fille prend des gouttes d’eau et s’énerve et m’empêche de pagayer, mon amie est à bout de force, on décide de finir en bateau. Notre chauffeur amarre les kayaks sur un bord de la Nam ou et nous finissons le trajet en bateau.

On arrive assez tard à Nong Khiaw, la nuit va tomber. Je laisse ma fille avec mon amie sur la terrasse du Delilahs (qui n’a plus de chambre dispo) à siroter bière et jus et je pars chercher une chambre. Je trouve très vite à la Nam Ou View Villa une chambre à 130 000 Kip pour nous 3 avec petit déjeuner. Très propre, très bien. A côté, il y a un restaurant qui donne sur la Nam ou avec de la musique qui hurle et rempli de laotiens. Bon ça nous attire donc on décide d’y manger. Plats super bon, pimentés à souhait. Un riz frit pour ma fille, tout va bien. Elle danse avec une petite fille, c’est la fête ce soir.
Jour 8 Bus pour Luang Prabang à 10h. Cette fois, pas de surbooking, ma fille a bien sa place et on part à l’heure… je ne m’y attendais pas, quel luxe. Le chauffeur roule à une vitesse démentielle et on arrive en moins de 3h à Luang Prabang Direction la Sakahrin Guest house qui nous propose une chambre triple pour 130 000 Kip (pas de petit déjeuner). On la prend pour 2 nuits. Ils sont très gentils, la chambre est très fatiguée mais ça va. Puis on s’attaque au Mont Phousi, la redéscente de l’autre côté et la vue sur le marché de nuit et le temple sont splendide.

On dine au Coconut Garden. Ils ont un excellent menu végétarien (110 00 Kip) que je vous recommande vivement. Évidemment, la note globale est plus élevée (230 000 Kip pour nous 3 avec les boissons).
Jour 9 C’est journée pour ma fille. On prend un bon petit déjeuner au Banneton café, puis on va à la pistoche, la piscine de la ville (30 000 Kip en Tuk Tuk puis 30 000 Kip l’entrée par personne). On glande, on bronze, on se baigne, on mange des fruits, on boit des fruit shake, on se repose, c’est très sympa. En milieu d’après-midi, ça se remplit beaucoup. Les laotiens qui viennent là-bas (tous les âges) consomment beaucoup sur place.

On quitte vers 17h, direction le Dyen Sabai, on a faim car on a sauté le déjeuner. On prend un gros menu à 300 000 Kip pour 2 qu’on partagera avec ma fille. Une série de plat végétarien tous meilleurs les uns que les autres, puis la fondue Laotienne et enfin une série de dessert dont le meilleur Mango Sticky rice de ma vie. Au fil des heures, le restaurant est plein à craquer. Heureusement que nous sommes arrivées tôt. Excellente cuisine, bons produits, que je recommande fortement mais allez diner tôt.
Jour 10 On doit se lever tôt car nous partons à 8h tapante pour le centre de conservation des éléphants à Sayaboury. Quitte à se lever tôt, on décide de voir le Tak Bat (aumône des moines) dans une rue parallèle car la rue principale est bordée de touristes. J’ai bien aimé les moines silencieux qui passent furtivement dans cette fin de nuit. Les habitants qui sortent aux aurores pour faire leur offrande. Plus loin, nous avons vu des hordes de touristes assis sur des petits bancs se prendre en photo. Bon, je ne critique pas, chacun son truc.
Nous arrivons en fin de matinée à l’ECC et nous y resterons jusqu’au lendemain (ils font un séjour découverte 2 jours une nuit à 210$/personne, enfant de moins de 5 ans gratuit donc je n’ai pas payé pour elle). C’est très cher mais ils expliquent très bien ce qu’ils font, leurs objectifs, l’endroit est superbe et c’était vraiment une très belle étape. Personnellement, je recommande. Ma fille a adoré.

Jour 11 Mâtiné à l'ECC ou on passe encore de super moments au centre à apprendre sur les éléphants puis retour à Luang Prabang en fin d’après-midi. On prend au hasard une guest house du nom de Sokdee Residence. 200 000 Kip la chambre avec petit déjeuner. Chambre superbe, très bon petit déjeuner (on peut choisir le petit déjeuner asiatique, je l’ai testé miamm). Le personnel est super sympa, bref, un heureux hasard, un excellent rapport qualité prix. Nous y resterons 3 nuits, soit jusqu’à notre départ pour Bangkok. Le soir, on file au Night Bazaar. Sorte de grand marché avec pleins d’endroit pour manger, des attractions pour les enfants. On y a passé une super soirée et on a très bien mangé pour 50 000 Kip à trois. Je recommande pour une sortie moins touristique.
Jour 12 Visite du Palais royale puis bateau pour rallier l’autre rive du Mekong. Ban Xieng maen, vat long khoun, Wat Chomphet. Super. Le soir, on assiste à une représentation du Ballet du palais royale (100 000 kip/personne, gratuit pour ma fille). J’ai bien aimé le début et la fin, moins le milieu mais c’était sympa dans l’ensemble.
Jour 13 Aujourd’hui le ciel est voilé comme s’il y avait de la fumée dans l’air. Dommage car on a prévu d’aller aux grottes de Pak ou et il y a une longue ballade sur le Mekong (1h30 à l’aller, moins au retour à cause des courants). Adieu les belles photos. On a raté le départ du bateau partagé donc plus le choix, on doit privatiser. On nous demande 400 000 Kip, je dis non puis 350 000 Kip et on dit ok. Traversé sympa mais vue vraiment enfumé quel dommage alors qu’il avait fait si beau avant.

On fait une halte au Whisky village, on fait quelques achats, puis les grottes, c’est sympa. C’est un tout comme visite, la traversée, les villages et les grottes. Chouette journée mais quel dommage pour la vue. Le soir on s’offre 1H de massage chacune au Sabai Sabai puis on dine au Big Tree café. Le jeune homme m’a massé comme un ostéopathe, j’avais un peu mal au bas du dos, tout a disparu. Le soir, je dépense presque tous mes Kip au marché de nuit puis on dîne au café Toui.
Jour 14 Mince, c’est le jour du départ. Notre vol est à 17h donc on prend notre temps ce matin. Les bagages bouclés, on les laisse à la Guest House et on file acheter quelques derniers trucs à ramener. On file ensuite au Sabai Sabai s’offrir encore 1h de massage. Il nous reste 80 000 Kip à 2 en enlevant le cout du transport pour l’aéroport donc suffisamment pour manger. On file dépenser au croissant d’or (le petit restau dans la rue de la Sakahrin Guest House) pour déguster des rouleaux de printemps, nems et vermicelles, un dernier Mango Shake, avant de se rendre à l’aéroport (50 000 Kip) A Bangkok, on dort au Novotel de l’aéroport car notre vol est tôt le lendemain. La piscine est TOP. On dinera dans l’aéroport car l’hôtel est haut de gamme et les prix aussi. On a payé 150€ la nuit.
Jour 15 Départ le matin pour paris.
Le mot de la fin Un pays que je recommande pour ceux qui aime prendre leur temps :).
Voici un petit retour sur mon séjour au Laos que j'ai beaucoup apprécié. J'y retournerai pour faire le sud cette fois.
Période : mars 2019 Durée du séjour : 2 semaines Trajet : Paris > Bangkok > Luang Prabang > Bangkok > Paris Billet d’avion : 800€/personne aller, retour Air France sur le vol Paris Bangkok : 618€/personne Bangkok Airways : Bangkok > Luang Prabang : 182€/personne
Je suis partie avec une amie et ma fille de 3 ans et demi. Heureusement car mon bagage, je l’ai récupéré en quittant le Laos. Le bagage de mon amie a été notre bagage :-). C’est un voyage vraiment pépère que j’ai fait. Ma fille est petite donc je ne voulais pas prévoir trop de chose et l’amie qui nous a accompagné cherchait plus à se reposer qu’autre chose mais voulait du dépaysement.
Les + - J’ai trouvé le Laos tranquille, facile. Invite à flâner, à prendre son temps. - Luang Prabang qui mérite d’y rester quelques jours et prendre son temps. Un sacré mélange cette ville, très touristique, moderne et à la fois très traditionnelle, beaux bâtiments hérités d'une période contestable, histoire riche. Bref, j'ai beaucoup aimé. - La nourriture est bonne - Globalement, les gens sont très sympathiques et souriants. - facile avec un enfant (qui a l’habitude de voyager)
Les – Avec un enfant en bas âge, impossible de faire les nombreux Trek qu’offre le nord donc attention aux frustrations. Bien prendre cela en compte avant de boucler un séjour là-bas avec de très jeunes enfants Heureusement pour nous, c’est arrivée à la toute fin du séjour : le ciel enfumé qui gâche totalement le paysage. Mais cela aurait eu un vrai impact sur mon séjour si cela avait été sur tout mon séjour.
Bon plan : le meilleur Mango Shake de Luang Prabang : quand vous arrivez au marché de nuit par la rue principale (le palais royal est sur votre droite), une série de vendeurs vous propose des Fruits Shake. Prenez le dernier, une dame avec sa petite fille qui harangue les clients. Tellement bon que j’y suis retournée tous les jours sur nos 4 derniers jours.
Petites anecdotes du voyage : - J’ai réalisé la veille du voyage, en recevant une alerte email pour m’enregistrer que je m’étais trompée sur la date de départ du vol Bangkok > Luang Prabang (j’avais acheté un billet pour le même jour que mon départ à Paris alors que le vol arrivait le lendemain à Bangkok). J’ai quand même eu de la chance de trouver de la place mais du coup, un dernière minute sur Bangkok Airways... le vol m’est revenu plus chère. - Un homme est parti avec mon sac en arrivant à Luang Prabang. Son sac était identique au mien sauf que le mien était dans un sac plastique. Ce qui visiblement ne l’a pas fait tiquer. Comme nous sommes sorties les dernières de la queue visa/formalité douane, il ne restait plus que son sac. La compagnie a mis plusieurs jours pour le retrouver. Il avait quitté Luang Prabang immédiatement en arrivant et était partie dans le nord. Donc pas de bagage, pas d’affaires pour ma fille et moi, pas de medoc, RIEN. Sur le moment, j’ai eu envie d’étriper ce mec et de l’incendier sur son facebook. Puis ça m’est passée.
Jour 1 : départ Paris
Jour 2 : arrivée Bangkok. Petit tour au Magic Food Point de l’aéroport pour un Mango shake /Pad Thai / Mango Sticky rice en attendant notre vol pour Luang Prabang. L’année dernière, presqu’un an jour pour jour, nous étions en transit dans ce même aéroport en attendant notre vol pour Phuket et on avait adoré manger là-bas. Bref, un must si vous avez du temps (et faim) à SUVARNABHUMI. Plongeon direct dans une ambiance asiatique. 15h, nous décollons pour Luang Prabang et contente d’arriver, 24h après avoir quitté Paris. Nous logeons à la Villa Santi pour 3 nuits (138$/nuit pour une « suite royale », le lit King size permet d’y dormir à 3 confortablement). Je voulais démarrer le séjour (après un long voyage) dans un endroit de luxe. L’endroit est charmant mais après coup, très chère par rapport à d’autres établissements de Luang Prabang. Ce n’est pas un must.
Donc ma fille et moi, on a que ce que l’on a sur nous puisque nous n’avons pas de bagage. Mais l’avantage des vacances c’est qu’on relativise à mort, donc tout va bien, on sort.
Le soir nous dinons au marché de nuit, mhmmm un bon bouillon ou nous rajoutons des ingrédients au hasard qu’une dame cuit sur place. Accompagné d’un Mango Shake. L’air est doux et tiède. Le bonheur. Le lit king size et je dois le dire, l’excellente literie de la Villa Santi nous permettra de passer une très bonne nuit. Et puis ils mettent à dispo des indispensables de toilette (brosse à dent, dentifrice, etc…), ouf je prends puisque je n’ai rien.
Jour 3 : après un bon petit déjeuner, direction le D&T supermarket pour acheter des sous-vêtements, effets de base, habits. Mon amie me propose de me prêter des vêtements pour le séjour (heureusement car plus facile de trouver pour ma fille que pour moi). Puis c’est partie pour la visite de la charmante Luang Prabang. On déambule dans ses ruelles, j’adore. Après une visite au Vat Xien Thong, on traverse le pont tressé de la Nam Khan (ma fille adoooooore, elle appelle ça « un pont dangereux »).

Un arrêt super sympa à Dyen Sabai pour boire un jus frais. On se dit qu’on y reviendra pour diner. Quelques petites boutiques, on se ballade, il fait chaud mais c’est super. En fin de journée, on emprunte un 2ème « pont dangereux » pour le plus grand bonheur de ma fille à l’embouchure de la Nam Khan et du Mekong pour un magnifique couché de soleil.

Le soir, encore un bon bol de bouillon au marché de nuit. Ce n’est vraiment pas chère (42 000 Kip à 3) et bien bon.
Jour 4 : Pour 300 000 Kip, un chauffeur dans un song theo nous propose de nous emmener à Kuang SI, nous attendre autant qu’on veut et nous ramener. On accepte sans négocier. En fait, les départs partagés se font à heure fixe. Nous on n’avait rien réservé et bon, avec ma fille, je prends le temps donc on a privatisé d’où le prix. Donc, aujourd’hui, chutes de Kuang Si (beaucoup de monde mais super jolie). Alors, je dois avoir des pieds bien sec parce-que dans l’eau, tous les poissons venaient me manger les pieds, pas ceux de mon amie, pas ceux de ma fille. Après il parait que c’est bon pour les pieds.

En partant, passage au Bear rescue center (ma fille adore, elle avait un peu peur aux chutes mais je pense à cause de moi car je poussais des petits cris à cause des poissons qui me chatouillaient les pieds). On y voit des ours noir d’Asie, sauvés des braconniers. Vu que je suis en manque de vêtement, on achète des Tee-shirt, en plus, ça contribue financièrement à leurs actions (80 000 Kip le Tee-shirt)

Après un déjeuner dans l’un des nombreux restau bordant l’entrée aux chutes (pas le meilleur rapport qualité prix du séjour et en plus, ils m’ont mis du lait dans mon mango shake, 156 000 Kip à 3 le dej), on file au Butterfly Park, très sympa, très jolie, un bon moment. Enfin, juste avant, j’achète un maillot de bain à ma fille (qui s’était baigné en culotte dans les chutes). Un maillot rigolo délavé à souhait, il devait être là depuis des années, la dame a dû se dire, pas possible, je vais le vendre… mais voilà, quand on n’a pas son bagage hein… donc 40 000 Kip plus tard, on est au Butterfly Park. Il est déjà 16h30, on retrouve notre chauffeur qui nous dépose à notre demande au resort de la villa santi pour profiter de la piscine (en séjournant à la villa, on peut profiter la piscine de leur resort qui est à l’extérieur de la ville).

L’endroit est chouette mais je préfère séjourner dans le centre. Retour avec la navette gratuite de l’hôtel.
Petite douche et hop, on part se faire masser au Sabai Sabai. Mon amie prend 1h (70 000 Kip), moi 30 minutes (40 000 Kip) car je ne sais pas si ma fille va aimer. Quand ça se termine, je l’entends dire « déjà ». Ce soir on dine à côté de notre futur guest house, la Sakahrin Guest house. Rouleaux de printemps, Nem, Laap, poissons dans une feuille de banane. Mais ce soir, 3ème dodo à la Villa Santi.
Jour 5 Direction la gare routière Nord (50 000 Kip) pour prendre le Bus pour Nong Khiaw (40 00 Kip/personne). Départ prévu à 11H mais on partira à 13h car il reste le strapontin et ils veulent le vendre. Puis ma fille paye plein pot mais il me la mette sur les genoux et au final, rajoute 3 personnes. On est serré comme des sardines à 17 dans un mini bus de 14 places, 16 touristes et une Laotienne avec 10 sacs qui la pauvre, n’a pas de dossier et dors à moitié sur moi. Puis ils chargent encore des sacs sur le dessus lors d’un stop et le bus roule à 2 à l’heure. Bon, il ne faut pas être pressée je me dis au Laos. Du coup on met quasi 4h vu notre poids, de plus sur une route relativement défoncée. Heureusement, ma fille trouve ça drôle et au final, s’endort bercé par les secousses provoquées par les trous sur la route.
Arrivée à Nong Khiaw, on se pose au Mandala Ou qui est juste à côté. Le cadre est magnifique. Il faut marcher (15mn) ou prendre des vélos pour aller vers le centre.

Et surtout, nous avons diné le soir au Vongmany, vraiment je vous recommande c’est excellent. Goutez leurs Fresh Spring Roll, une tuerie.

Mandala Ou resort : 68€/nuit avec petit déjeuner (un lit king size donc sous-entend que nous avons comme à la villa Santi dormi toutes les 3 dans le même lit) Encore beaucoup de touristes à Nong Khiaw.
Jour 6 Après un très bon petit déjeuner dans un cadre de rêve, on prend le bateau public pour Muang Ngoi à 10h. Muang Ngoi est très touristique mais n’en demeure pas moins une étape pour moi à faire. Nous sommes parties crapahuter dans les environs, j’imagine que ce doit être encore plus beau en juillet mais j’ai beaucoup aimé. Le cadre est magnifique.


Nuit à Lattanavongsa Guest house (180 000 Kip pour une chambre triple avec petit déjeuner)
Jour 7 Pour 300 000 Kip, on privatise un bateau pour la journée qui nous ramènera le soir à Nong Khiaw. Il nous emmène dans les villages alentours. Puis nous empruntons le sentier vers les chutes de Tat Mok. C’est vraiment facile (surtout nous étions en saison sèche) avec un enfant de 3 ans et demi qu’il faut seulement porter de temps en temps. Nous sommes accompagnés sur une partie du chemin par des enfants qui accompagnent ma fille. Dans tous les villages, ma fille est entourée par une horde d’enfants qui l’emmènent jouer. Elle rentre dans les maisons, je ne sais pas ce qu’elle y fait, je laisse faire… On rentre en Kayak sur la Nam Ou, j’adoooore, c'est très beau. Mais avant d’arriver à Nong Khiaw on en peut plus de pagayer et surtout, ma fille prend des gouttes d’eau et s’énerve et m’empêche de pagayer, mon amie est à bout de force, on décide de finir en bateau. Notre chauffeur amarre les kayaks sur un bord de la Nam ou et nous finissons le trajet en bateau.

On arrive assez tard à Nong Khiaw, la nuit va tomber. Je laisse ma fille avec mon amie sur la terrasse du Delilahs (qui n’a plus de chambre dispo) à siroter bière et jus et je pars chercher une chambre. Je trouve très vite à la Nam Ou View Villa une chambre à 130 000 Kip pour nous 3 avec petit déjeuner. Très propre, très bien. A côté, il y a un restaurant qui donne sur la Nam ou avec de la musique qui hurle et rempli de laotiens. Bon ça nous attire donc on décide d’y manger. Plats super bon, pimentés à souhait. Un riz frit pour ma fille, tout va bien. Elle danse avec une petite fille, c’est la fête ce soir.
Jour 8 Bus pour Luang Prabang à 10h. Cette fois, pas de surbooking, ma fille a bien sa place et on part à l’heure… je ne m’y attendais pas, quel luxe. Le chauffeur roule à une vitesse démentielle et on arrive en moins de 3h à Luang Prabang Direction la Sakahrin Guest house qui nous propose une chambre triple pour 130 000 Kip (pas de petit déjeuner). On la prend pour 2 nuits. Ils sont très gentils, la chambre est très fatiguée mais ça va. Puis on s’attaque au Mont Phousi, la redéscente de l’autre côté et la vue sur le marché de nuit et le temple sont splendide.

On dine au Coconut Garden. Ils ont un excellent menu végétarien (110 00 Kip) que je vous recommande vivement. Évidemment, la note globale est plus élevée (230 000 Kip pour nous 3 avec les boissons).
Jour 9 C’est journée pour ma fille. On prend un bon petit déjeuner au Banneton café, puis on va à la pistoche, la piscine de la ville (30 000 Kip en Tuk Tuk puis 30 000 Kip l’entrée par personne). On glande, on bronze, on se baigne, on mange des fruits, on boit des fruit shake, on se repose, c’est très sympa. En milieu d’après-midi, ça se remplit beaucoup. Les laotiens qui viennent là-bas (tous les âges) consomment beaucoup sur place.

On quitte vers 17h, direction le Dyen Sabai, on a faim car on a sauté le déjeuner. On prend un gros menu à 300 000 Kip pour 2 qu’on partagera avec ma fille. Une série de plat végétarien tous meilleurs les uns que les autres, puis la fondue Laotienne et enfin une série de dessert dont le meilleur Mango Sticky rice de ma vie. Au fil des heures, le restaurant est plein à craquer. Heureusement que nous sommes arrivées tôt. Excellente cuisine, bons produits, que je recommande fortement mais allez diner tôt.
Jour 10 On doit se lever tôt car nous partons à 8h tapante pour le centre de conservation des éléphants à Sayaboury. Quitte à se lever tôt, on décide de voir le Tak Bat (aumône des moines) dans une rue parallèle car la rue principale est bordée de touristes. J’ai bien aimé les moines silencieux qui passent furtivement dans cette fin de nuit. Les habitants qui sortent aux aurores pour faire leur offrande. Plus loin, nous avons vu des hordes de touristes assis sur des petits bancs se prendre en photo. Bon, je ne critique pas, chacun son truc.
Nous arrivons en fin de matinée à l’ECC et nous y resterons jusqu’au lendemain (ils font un séjour découverte 2 jours une nuit à 210$/personne, enfant de moins de 5 ans gratuit donc je n’ai pas payé pour elle). C’est très cher mais ils expliquent très bien ce qu’ils font, leurs objectifs, l’endroit est superbe et c’était vraiment une très belle étape. Personnellement, je recommande. Ma fille a adoré.

Jour 11 Mâtiné à l'ECC ou on passe encore de super moments au centre à apprendre sur les éléphants puis retour à Luang Prabang en fin d’après-midi. On prend au hasard une guest house du nom de Sokdee Residence. 200 000 Kip la chambre avec petit déjeuner. Chambre superbe, très bon petit déjeuner (on peut choisir le petit déjeuner asiatique, je l’ai testé miamm). Le personnel est super sympa, bref, un heureux hasard, un excellent rapport qualité prix. Nous y resterons 3 nuits, soit jusqu’à notre départ pour Bangkok. Le soir, on file au Night Bazaar. Sorte de grand marché avec pleins d’endroit pour manger, des attractions pour les enfants. On y a passé une super soirée et on a très bien mangé pour 50 000 Kip à trois. Je recommande pour une sortie moins touristique.
Jour 12 Visite du Palais royale puis bateau pour rallier l’autre rive du Mekong. Ban Xieng maen, vat long khoun, Wat Chomphet. Super. Le soir, on assiste à une représentation du Ballet du palais royale (100 000 kip/personne, gratuit pour ma fille). J’ai bien aimé le début et la fin, moins le milieu mais c’était sympa dans l’ensemble.
Jour 13 Aujourd’hui le ciel est voilé comme s’il y avait de la fumée dans l’air. Dommage car on a prévu d’aller aux grottes de Pak ou et il y a une longue ballade sur le Mekong (1h30 à l’aller, moins au retour à cause des courants). Adieu les belles photos. On a raté le départ du bateau partagé donc plus le choix, on doit privatiser. On nous demande 400 000 Kip, je dis non puis 350 000 Kip et on dit ok. Traversé sympa mais vue vraiment enfumé quel dommage alors qu’il avait fait si beau avant.

On fait une halte au Whisky village, on fait quelques achats, puis les grottes, c’est sympa. C’est un tout comme visite, la traversée, les villages et les grottes. Chouette journée mais quel dommage pour la vue. Le soir on s’offre 1H de massage chacune au Sabai Sabai puis on dine au Big Tree café. Le jeune homme m’a massé comme un ostéopathe, j’avais un peu mal au bas du dos, tout a disparu. Le soir, je dépense presque tous mes Kip au marché de nuit puis on dîne au café Toui.
Jour 14 Mince, c’est le jour du départ. Notre vol est à 17h donc on prend notre temps ce matin. Les bagages bouclés, on les laisse à la Guest House et on file acheter quelques derniers trucs à ramener. On file ensuite au Sabai Sabai s’offrir encore 1h de massage. Il nous reste 80 000 Kip à 2 en enlevant le cout du transport pour l’aéroport donc suffisamment pour manger. On file dépenser au croissant d’or (le petit restau dans la rue de la Sakahrin Guest House) pour déguster des rouleaux de printemps, nems et vermicelles, un dernier Mango Shake, avant de se rendre à l’aéroport (50 000 Kip) A Bangkok, on dort au Novotel de l’aéroport car notre vol est tôt le lendemain. La piscine est TOP. On dinera dans l’aéroport car l’hôtel est haut de gamme et les prix aussi. On a payé 150€ la nuit.
Jour 15 Départ le matin pour paris.
Le mot de la fin Un pays que je recommande pour ceux qui aime prendre leur temps :).
Je ne sais plus trop comment le Laos est venu dans les projets de voyage....sans doute l'image d'un pays encore épargné par le tourisme de masse, avec de beaux paysages.
Et puis, nos précédents voyages en Asie nous avaient laissé de très bons souvenirs.
A partir de là, élaborer un trajet sur 2 semaines n'a pas été simple, le Laos demande du temps. Après avoir imaginé tout un tas d'options, on a fini par opter pour un circuit très classique, sur une toute petite partie du pays: Luang Prabang/Nong Khiaw/retour Luang Prabang/Vang Vieng sur 10 jours. Restaient 3 jours. De Vang Vieng, où aller? le sud et les 4000 îles? du côté de Phonsavan?
Bon, finalement, on a choisi de reprendre l'avion à Vientiane en direction de la Thaïlande et de profiter des derniers jours au bord de la mer. Le challenge consistait alors à trouver une plage tranquille alors qu'on était en pleine saison touristique (mission accomplie).
J'ai attendu quelques jours pour laisser décanter mais au final, cette impression mitigée demeure avec des déceptions mais aussi, heureusement, d'excellents souvenirs. Je n'avais lu avant de partir que des carnets (très) positifs, je vais donc peut-être un peu détoner.
Les déceptions:
- les touristes: on en a vu beaucoup (et surtout beaucoup de français). Je sais, on en fait partie et en plus, on n'a pas choisi des endroits peu connus. - la météo: et oui, on n'y peut rien. Il n'a pas fait mauvais, loin de là mais nous n'avons jamais eu de ciel vraiment bleu. Au mieux, un ciel bleu pâle et un horizon voilé, au pire du brouillard, beaucoup de nuages qui restent accrochés aux montagnes. D'où ma frustration: d'abord des photos pas terribles et surtout l'impression de rater quelque chose, des paysages qui doivent effectivement être splendides....quand le temps est dégagé 😕. - les trajets: d'habitude, j'aime bien. Soit je conduis, soit je regarde les paysages. Au Laos, entre la poussière omniprésente sur les routes et les nuages qui cachent la vue, difficile d'apprécier les paysages...sans parler de l'état des routes, souvent calamiteux, j'y reviendrai. On a pris essentiellement des transports locaux mais un transport privé n'aurait pas changé grand-chose. Les coups de coeur: - les Kuang Si falls (même si elles sont très fréquentées). - la vue depuis le view point de Nong Khiauw - la matinée passée avec les éléphants à Mandalao
- la balade à scooter dans les environs de Vang Vieng.
Le voyage s'est déroulé du 09 au 23 février.
09/02: nous partons de Bruxelles avec la Thai. Pour nous, c'est plus près que Paris, les horaires sont tops (départ vers 13h et arrivée à LP vers 10h30 le lendemain avec un changement à Bangkok) et cela permet d'avoir un seul billet pour les trajets principaux.
Nous effectuons notre premier change à l'aéroport: 1€ vaut 9600 kips ... on devient vite millionnaire! On ne trouvera pas mieux dans Luang Prabang, c'est 9500 ou 9600, y compris à la poste.
Comme prévu, un chauffeur de l'hôtel nous attend à la sortie. Il est un peu tôt, nous patientons quelques minutes devant une boisson rafraîchissante. Il fait beau (c'est l'un des plus beaux jours que nous aurons, mais ça, on ne le sait pas encore), il fait chaud, c'est vert et fleuri, on est tout de suite dépaysé 😎 . Par contre, étonnamment, il y a très peu d'oiseaux (sauf les coqs 😠) où qu'on soit allé.

Nous sommes au "My dream Boutique hotel", situé un peu à l'écart du centre-ville, à l'est de la rivière Nam Khan.
Avantages: c'est au calme et du bout du jardin, il y a de très belles vues sur la rivière. Inconvénients: il faut marcher (ou encore emprunter les vélos ou la navette de l'hôtel) pour se rendre au centre-ville. Ce n'est pas très loin, mais ça peut être un frein pour y retourner juste faire un petit tour. Après avoir déballé les bagages, un peu de repos au bord de la piscine (sans s'endormir!) et
nous partons à la découverte de Luang Prabang.
Mission du jour: trouver un moyen de transport pour aller demain matin aux Kuang Si falls, situées à une trentaine de km de la ville. Nous empruntons donc pour la première fois le pont de bambou qui enjambe la Nam Khan à la saison sèche. Ce pont est payant (5000 kips par personne l'aller-retour) car il est détruit chaque année par les eaux à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche.
Dans la rue principale, on ne risque pas d'oublier que le Laos est une République Démocratique Populaire...😏.

Des agences qui vendent des billets en tout genre (comme sur la photo), ça ne manque pas! Sont affichés les trajets, horaires, le mode de transport...mais rarement les prix. La plupart des départs pour Kuang Si falls sont proposés à 11h ou en début d'après-midi. On finit par tomber sur une agence qui propose un départ à 9h. Il y a même le prix affiché: 35 000 kips par personne: on prend!
Bien qu'inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Luang Prabang est une ville très calme. Certes, la rue principale est essentiellement bordée de cafés, de restaurants, d'agences mais ça n'a rien à voir avec Ubud par exemple. Et dès que l'on prend les rues transversales ou parallèles, on est transporté dans une autre époque avec une atmosphère un peu surannée et très tranquille.
Rue principale
Rue transversale
Le soir, nous mangeons au Dyen sabai. C'est le restaurant le plus près de l'hôtel, du même côté du pont, le cadre est sympa et la cuisine très bonne.... mais il y a toujours beaucoup de monde.
Muriel
A partir de là, élaborer un trajet sur 2 semaines n'a pas été simple, le Laos demande du temps. Après avoir imaginé tout un tas d'options, on a fini par opter pour un circuit très classique, sur une toute petite partie du pays: Luang Prabang/Nong Khiaw/retour Luang Prabang/Vang Vieng sur 10 jours. Restaient 3 jours. De Vang Vieng, où aller? le sud et les 4000 îles? du côté de Phonsavan?
Bon, finalement, on a choisi de reprendre l'avion à Vientiane en direction de la Thaïlande et de profiter des derniers jours au bord de la mer. Le challenge consistait alors à trouver une plage tranquille alors qu'on était en pleine saison touristique (mission accomplie).
J'ai attendu quelques jours pour laisser décanter mais au final, cette impression mitigée demeure avec des déceptions mais aussi, heureusement, d'excellents souvenirs. Je n'avais lu avant de partir que des carnets (très) positifs, je vais donc peut-être un peu détoner.
Les déceptions:
- les touristes: on en a vu beaucoup (et surtout beaucoup de français). Je sais, on en fait partie et en plus, on n'a pas choisi des endroits peu connus. - la météo: et oui, on n'y peut rien. Il n'a pas fait mauvais, loin de là mais nous n'avons jamais eu de ciel vraiment bleu. Au mieux, un ciel bleu pâle et un horizon voilé, au pire du brouillard, beaucoup de nuages qui restent accrochés aux montagnes. D'où ma frustration: d'abord des photos pas terribles et surtout l'impression de rater quelque chose, des paysages qui doivent effectivement être splendides....quand le temps est dégagé 😕. - les trajets: d'habitude, j'aime bien. Soit je conduis, soit je regarde les paysages. Au Laos, entre la poussière omniprésente sur les routes et les nuages qui cachent la vue, difficile d'apprécier les paysages...sans parler de l'état des routes, souvent calamiteux, j'y reviendrai. On a pris essentiellement des transports locaux mais un transport privé n'aurait pas changé grand-chose. Les coups de coeur: - les Kuang Si falls (même si elles sont très fréquentées). - la vue depuis le view point de Nong Khiauw - la matinée passée avec les éléphants à Mandalao
- la balade à scooter dans les environs de Vang Vieng.
Le voyage s'est déroulé du 09 au 23 février.
09/02: nous partons de Bruxelles avec la Thai. Pour nous, c'est plus près que Paris, les horaires sont tops (départ vers 13h et arrivée à LP vers 10h30 le lendemain avec un changement à Bangkok) et cela permet d'avoir un seul billet pour les trajets principaux.
Nous effectuons notre premier change à l'aéroport: 1€ vaut 9600 kips ... on devient vite millionnaire! On ne trouvera pas mieux dans Luang Prabang, c'est 9500 ou 9600, y compris à la poste.
Comme prévu, un chauffeur de l'hôtel nous attend à la sortie. Il est un peu tôt, nous patientons quelques minutes devant une boisson rafraîchissante. Il fait beau (c'est l'un des plus beaux jours que nous aurons, mais ça, on ne le sait pas encore), il fait chaud, c'est vert et fleuri, on est tout de suite dépaysé 😎 . Par contre, étonnamment, il y a très peu d'oiseaux (sauf les coqs 😠) où qu'on soit allé.

Nous sommes au "My dream Boutique hotel", situé un peu à l'écart du centre-ville, à l'est de la rivière Nam Khan.
Avantages: c'est au calme et du bout du jardin, il y a de très belles vues sur la rivière. Inconvénients: il faut marcher (ou encore emprunter les vélos ou la navette de l'hôtel) pour se rendre au centre-ville. Ce n'est pas très loin, mais ça peut être un frein pour y retourner juste faire un petit tour. Après avoir déballé les bagages, un peu de repos au bord de la piscine (sans s'endormir!) et
nous partons à la découverte de Luang Prabang.
Mission du jour: trouver un moyen de transport pour aller demain matin aux Kuang Si falls, situées à une trentaine de km de la ville. Nous empruntons donc pour la première fois le pont de bambou qui enjambe la Nam Khan à la saison sèche. Ce pont est payant (5000 kips par personne l'aller-retour) car il est détruit chaque année par les eaux à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche.
Dans la rue principale, on ne risque pas d'oublier que le Laos est une République Démocratique Populaire...😏.
Des agences qui vendent des billets en tout genre (comme sur la photo), ça ne manque pas! Sont affichés les trajets, horaires, le mode de transport...mais rarement les prix. La plupart des départs pour Kuang Si falls sont proposés à 11h ou en début d'après-midi. On finit par tomber sur une agence qui propose un départ à 9h. Il y a même le prix affiché: 35 000 kips par personne: on prend!
Bien qu'inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Luang Prabang est une ville très calme. Certes, la rue principale est essentiellement bordée de cafés, de restaurants, d'agences mais ça n'a rien à voir avec Ubud par exemple. Et dès que l'on prend les rues transversales ou parallèles, on est transporté dans une autre époque avec une atmosphère un peu surannée et très tranquille.
Rue principale
Rue transversaleLe soir, nous mangeons au Dyen sabai. C'est le restaurant le plus près de l'hôtel, du même côté du pont, le cadre est sympa et la cuisine très bonne.... mais il y a toujours beaucoup de monde.
MurielLaos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
~
« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
~
TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
~
Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
~
TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
Bonjour à tous ! :)
Jenvisage de partir au Laos départ de Paris pour vientiane le 14 fevrier 2006 pour un mois retour 13 mars 2006, en compagnie dune copine . je souhaiterais obtenir des conseils pratiques notemment les endroits à visiter à exclure aussi, si kkun a un carnet de route à proposer ou des idees ... alors je ss prenante, n'hesiter pas .... Aussi si une personne a un tuyaux pour obtenir un billet A/R à bon prix ce serait vraiment sympa!!
Jenvisage de partir au Laos départ de Paris pour vientiane le 14 fevrier 2006 pour un mois retour 13 mars 2006, en compagnie dune copine . je souhaiterais obtenir des conseils pratiques notemment les endroits à visiter à exclure aussi, si kkun a un carnet de route à proposer ou des idees ... alors je ss prenante, n'hesiter pas .... Aussi si une personne a un tuyaux pour obtenir un billet A/R à bon prix ce serait vraiment sympa!!
Hello everyone,
At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.
So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.
A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.
The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.
So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.
So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.
A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.
The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.
So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

Déjà un mois que nous sommes rentrés de ce fabuleux voyage et je vais tenter de donner un certain nombre d'infos qui pourraient être utiles aux futurs voyageurs.
Le parcours et les vols : Vol Barcelone - Dubai - Bangkok avec Emirates , sans problème (environ 800 € par adulte) Vols internes avec Air Asia , Asia wings et Lao air lines17 jours au Myanmar :Etant donné la météo pluvieuse du mois de juillet , nous avions exclu la côte ouest (Ngapali) et le rocher d'or). Yangon , Inle , Kalaw , Bagan , Monywa, Mandalay, Pyin U Lin, Mandalay6 jours dans le nord de la Thailande ( Nong Khai)14 jours au Laos : Ventiane , Vang Vieng , Luang Prabang , Ban Nam Nga, Nong Kwaw , Muang Noi, Luang PrabangPremière partie : Le Myanmar
Le premier dilemme lors de l'organisation a été agence ou pas agence, car nous partions à 4 avec 2 enfants de 10 et 11 ans et nous sommes plutôt du genre à réserver le maximum de choses pour éviter les galères sur place et de perdre trop de temps. Après avoir fait faire 3 devis (Manipura, Santa Maria que nous avons failli choisir) nous avons abandonné l'idée vu le prix et c'est sans regret car nous avons pu très bien organiser nous même. Nous avons pris l'option transport en commun et hôtels réservés depuis la France (un peu compliqué pour réserver le vol Yangon Inle et certains hôtels ne répondent pas longtemps à l'avance aux mels) Nous avons rencontré d'autres familles qui avaient réservé directement une voiture avec chauffeur (entre 100 et 180 US$ par jour tout compris) : cette option offre l'intérêt de la liberté et le chauffeur parvient à mieux négocier les chambres d’hôtels : intéressant quand on est 4 ! nous avons toujours pris 2 chambres de 2 , faute de trouver des chambres familiales mais certains logent à 4 dans des chambres de 3 : ça aussi le chauffeur vous l'arrange avec l’hôtelier. De plus on peut prendre le chauffeur à Yangon et le laisser à Mandalay ( ce que je n'avais pas imaginer avant le départ) Néanmoins , nous avons vraiment aimé varier les transports ; avion, taxi et surtout bus et train avec les locaux !
Comme nous n'avions que 4 h de battement entre notre arrivée à Suvarnabhumi et le vol pour Yangon au départ de Dong Muang nous n'avons pas pris le risque de le rater et nous avons passé une nuit à Bangkok et réservé le vol du lendemain matin. Malheureusement Air asia nous a modifié l'horaire et décalé au vol de l'AM : 2 vols sur 3 ont été modifié avec air asia : Ne prévoyez pas de timing trop serré avec cette compagnie...). Finalement une bonne nuit de repos avant d'attaquer le Myanmar , c'est pas mal ! ( Bel Aire Hotel dans Sumkhovit soi 5 , 83 € pour 4 avec pdj et apéro à volonté !) Nous avons occupé notre matinée avec la ferme aux serpents (sympa de voir l'extraction de venin le matin à 11 h) et le parc Lumpini , super calme le matin.
Vol Bangkok Yangon à 16h20 , arrivée 17h20 et première découverte : le décalage horaire n'est que de une demie heure ! Change super intéressant : 1 € = 1270 kyats Ocean Pearl Inn est là pour nous accueillir et c'est rassurant car il commence déjà à faire nuit. L'hotel est à l'est de downtown , OK pour le prix , 30 $ la double : propre , eau chaude, wifi, pdj bof. On part de nuit dans Anawrahta Bd pour trouver un resto: beaucoup de restos de rue, plein de birmans, pas facile de trouver de nuit dans une ville qu'on découvre , un resto correct. On s'arrête enfin à Bharat Restaurant, Mahabandola Rd , resto indien très correct. Notre plus grand plaisir : pouvoir circuler de nuit dans une ville inconnue sans aucune insécurité , juste le risque de tomber dans une bouche d'égout ! (lampe de poche obligatoire à Yangon !)
Le lendemain , départ en taxi pour La paya Schwegadon : on demande l'entrée nord pour éviter le droit d'entrée mais le plan d'entrer gratuitement par le nord ou l'ouest ne marche plus, aucun cadeau , même les enfants de 10 et 11 ans ont payé 5 $. Belle ballade dans ce joli édifice , on sort par la porte est pour visiter le parc à 200 m de là, mais on n'a finalement pas envie de débourser 2$ de plus / personne , alors on reprend le taxi pour la gare pour faire le train circulaire. Il est midi , le prochain train est à 13h , juste le temps d'aller grignoter à la cafet du mini supermarché que l'on trouve en revenant vers la ville après le pont sur la gauche. propre et avec toilettes ! On prend le train quai 6 après avoir payé 1$ et on a adoré ce tour dans la banlieue de Yangon où on a pu assister à de nombreuses scènes de vie . Il est 16h, on est fatigué , on part néanmoins vers le marché Boyoké qu'on fait rapidement car on n'a rien envie d'acheter puis quartier chinois. On mange dans un resto chinois de la 19e street entre les 2 boulevards principaux , bon poisson , bonne ambiance. Dodo car demain , réveil 4h45 pour le vol de 7h30 pour Inle .On préfère partir tôt ( taxi 8000 kyats) et on a eu raison ! A l'aéroport, on apprend qu'on ne part plus avec air bagan mais asia wings et le vol est parti à 6h30 au lieu de 7h30 ! En guise de vol direct , on a fait une escale à Bagan, une autre à Mandalay et enfin Heho ! L'intéret a été qu'on a pu voir les pagodes de bagan du ciel et c'est magique ! j'avais acheté et payé le billet de France avec le site air-mandalay.com , le tiret a son importance, qui met en contact avec une agence à bangkok qui encaisse le billet en CB en baths avant de partir.
Inle : Un taxi confortable envoyé par princess garden vient nous chercher, 30000 kyats tout de même ! princess garden : 48 $ le bungalow , 35 $ chambre standard (déjà TB). Accueil très attentionné , le patron aide dès qu'on a des questions , piscine un peu trouble mais très agréable. Ambiance très calme et il vaut mieux que les enfants ne sautent pas partout, je ne suis pas sure que les très jeunes enfants soient bienvenus ....Resto green Chili , à 2 pas de princess garden , très raffiné, bon repas pour des prix restant corrects.Resto lotus : au nord de Nyaugschwe , pas loin du marché, simple bon et pas cher.Miss Nyaugschwe : au nord du stade, simple et bon.Ballade en bateau super , on a eu un temps extra , pris chez Thu Thu (yone gyi Rd) 20000 K . On a pu décider du parcours et on a évité la visite des cigares , des bijoux, des ombrelles ..., on a aimé tout le reste : marché de NamPan, jardins flottants, Indhein , pêcheurs ... Le resto à Ywana , bof, mais on est captif , on a pas vraiment le choix.
On a hésité à faire une ballade en vélo mais notre fils de 10 ans ne manipulant pas TB les grands vélos chinois dans le sable, on a abandonné l'idée du vélo sans casque dans la circulation tumultueuse et folklorique. On part donc en rando à pied vers l'est de Nyaugschwe (yone GYi Rd) jusqu'à la sortie du village, on laisse sur la droite la route principale et on continue tout droit , prochaine bifurcation on continue tout droit le chemin de terre qui monte. Il faut monter jusqu'au 1er village le traverser vers la gauche et on trouver les caves qu'on doit visiter pieds nus !!!! On revient au hameau et on prend un chemin vers le sud vers Loi Kin. Ca monte et ça se corse car évidemment aucune indication et personne pour nous renseigner. On se perd un peu mais on finit par arriver à Loi Kin , on le traverse et on descend au réservoir que l'on longe vers la gauche pour aller vers les reds mountains. On se perd encore un peu mais heureusement on aperçoit la winery en contre bas et on finit par couper par les vignes . Il est 14h30 nos fils sont affamés , et miracle il y a un restaurant à la winery ! repas bien mérité et arrosé d'une bonne bouteille de syrah après cette ballade très sympa dans l'arrière pays. ( mais au moins 6 h !)
Kalaw : beaucoup de personnes font le trek Kalaw inle en 3 j : nous avions hésité mais avec les 2 enfants (bons randonneurs mais ...) et le risque de pluies diluviennes , nous avons décidé de commencer par inle et de rejoindre Kalaw par le train. On rejoint Schwenyaung en tuk tuk (6000 K) et on prend le train de 9h30. On achète les billets de 1ere classe (3$): ballade super de 3h parmi des paysages sublimes à 20 km/h , pas de problème pour les photos (vu qu'il n'y a pas de fenêtres !). Le train est archi vieux, ça tangue mais les enfants adorent . A la gare de kalaw , pas de taxi , seulement 2 calèches trop petites pour nous 4 avec les valises et chères . On commence à tirer les sacs vers la ville et voila l'averse qui arrive; par chance on trouve un tuk tuk qui accepte de nous amener à Natureland hotel, réservé depuis Inle seulement. hotel un peu excentré (400m du centre en quittant vers thazi), hotel calme avec aucun européen, beau jardin fleuri, bon accueil , pdj correct :30 $ la standard , 45 $ le bungalow , nécessiterait un peu d'entretien mais OK. A midi on mange à l'hotel car il tombe des trombes d'eau , quand le soleil revient on part acheter nos billets de bus pour bagan et réserver notre trek d'un jour. On cherche thiri dont l'adresse circule sur le forum mais elle n'est plus sur union road entre les 2 restaurants indien et birman. C'est maintenant une antenne de golden lily !!! On part se renseigner à eversmile au dessus de la poste : le contact est bon avec toe toe et on réserve notre trek de 1 j (8000 K par adulte) Soma , une jeune guide dynamique de 22 ans va nous mener à un rythme d'enfer 7 h durant , les enfants ont tenu bon mais on a bien dû faire 25 km ! On a mangé dans sa famille dans son village. belle ballade parmi les rizières et juste une petite ondée de 10 mn à midi.
Resto : 7 sisters : union road , vers thazi : on a été déçu , réputation surfaite. beaucoup de monde , donc d'attente, repas (bon quand même !) servis en décalé, et patronne pas authentique du tout qui aime le fric ( beaucoup de petits groupes)
Resto : Thazi garden , au dessus de la poste: accueil chaleureux mais ils n'avaient rien de ce qui était inscrit sur la carte , ils nous ont servi ce qu'il y avait dans le frigo !
Bagan : Bus de 9h à 15h entre kalaw et bagan , 10 000 K . Il faut s'adapter au fait qu'on monte et descend du coté de la route , conduite à droite avec volant à droite oblige ! le chargement des bagages au milieu de la route est folklorique ! Route pleine de virages au départ mais beaux paysages. A la gare de bus de bagan , ls taxis voient arriver les touristes : 12000 K pour nous emmener à new bagan , on refuse . Finalement on trouve une vieille jeep qui veut bien nous emmener pour moitié prix ! il faut s'éloigner , pas toujours facile avec les sacs et les enfants! Hotel Kumudara : 45$ la double réservée sur agoda. bel environnement , belle piscine (aux margelles qui glissent , on a assisté à un accident) , bon pdj , accueil professionnel, bonne adresse. On réserve la calèche pour le lendemain , pas facile de faire bouger les prix , on a négocié 1 h de plus : 15000 K les 5h. On a beaucoup aimé ce lieu fabuleux mais une journée de pagode a suffi aux enfants ! AM à la piscine. Pour notre dernière journée , on hésite à relouer une calèche ou de prendre un taxi pour les temples éloignés , finalement on part à pied dans New bagan et on se balade le long de l'irawady , on fait une balade d'1 h en bateau (négociée à 8 000K, sympa mais pas transcendant et on va voir le site qui est au sud de new bagan vers le village de thiripyitsaya et la pagode avec une grosse boule dorée.
Resto black rose au centre de new bagan à midi : OK resto : Silver , très bien
Monywa : même si ça reste une destination touristique , on n'y a pas vu beaucoup de touristes ! A commencer par le bus local qui nous y a emmené en 4 h. On a bien aimé l'ambiance de cette ville , beaucoup plus grosse que je ne l'imaginais (100 000 habitants). On a beaucoup aimé aller à Hpo Win daung , pour ces temples creusés dans la falaise : ça se mérite , il faut traverser la rivière en bateau privé (pas le choix !) et ensuite jeep 4*4 pour 20 000 K pour nous 4. L'AM nous sommes allés voir Thanboddhay , kitsch mais sympa et le plus haut bouddha du monde (ou presque ) de 129 m bodhi tataung. montée sympa mais parmi pleins de marchands ! On y est allé en tuk tuk et c'était un peu long. Nous avons aussi adoré nous balader tranquillement dans la pagode de la ville sans touriste avec les locaux souriants
Hotel : monywa hotel 40 $ la double supérieure. OK resto : pleasant island : super cadre idyllique au bord du lac , bon repas , prix corrects, 500 m au nord de monywa hotel resto : shine shine : à 200 m du monywa hotel , sympa dans une grande cour arborée , bon repas
Mandalay : Départ en bus pour mandalay (3500 K) Hotel peacock lodge que j'avais réservé facilement par mel depuis la france : 35 $ la standard. Maintenant cette guest house est tenue par un jeune couple dynamique et commercial (on aperçoit de temps en temps la vieille dame) . Bon accueil , bons renseignements : un bémol pour le repas du soir : 7000 K par personne (très cher pour le pays) pour un plat de poisson immangeable et une petite soupe et une bol de pastèque , vraiment décevant. Finalement j'ai bien aimé Mandalay après tout ce que j'avais lu ! La montée à Mandalay Hill est très sympa , beaux paysages, la visite du monastère kyaung shwe in bin très sympa même s'il est petit , j'ai aimé le retour à pied dans les rues pour découvrir les scènes de vie . Le contraste avec les centres commerciaux naissants. On n'a pas visité le palais , on n'a pas pris le pass. On a beaucoup aimé notre circuit d'une journée en taxi au pont U bein à amarapura , le déjeuner des moines à 10h 15 près du pont , le repas des pythons à 11 h à Paleik : c'était super de les toucher pour les enfants. Ensuite on a fait Sagaing et on a bien aimé la montée . On a pas fait inwa car on n'avait pas le pass ni mingun . Au retour on s'est arrêté à la paya kyauktawgyi , très sympa.
resto : crystal jade dans la 27e rue , pas très loin de peacock , très bon green éléphant : très touristique et cher , bien néanmoins ; nous étions pressés car nous allions au théatre de marionnettes de la 66e rue : bien mais un peu court pour le prix.
Pyin U Lin : On avait hésité dans la prévision du circuit de monter jusqu'à Kyaukme mais on a préféré réduire le parcours et profiter davantage de chaque lieu : On était tenté quand même par Pyin U lin même si les avis étaient divergents. Nous y sommes allés en taxi collectif réservé par l'hotel (6000 k par personne ) , très confortable. j'avais réservé un hotel via agoda : aster hotel : TB , pas cher , 27€ la double avec pdj , simplement situé 5 km avant la ville mais ils ont des navettes. beaucoup mieux que tous les bouis bouis du centre ville . Malgré la pluie qui ne nous a pas quitté , on a bien aimé cette ville : beaucoup de restos indiens (descendants des mineurs ?) , ballade sympa en calèche parmi les belles villas anglaises. On a juste regretté de ne pas avoir pu faire les cascades de Anisakan à cause du temps (facile à organiser depuis l'hotel)
On a repris l'avion de Mandalay à Bangkok , sans souci , si ce n'est qu'ils nous ont décalé le vol de 2 h , et qu'on a dû repasser une nuit à bangkok non prévue.
Ce que nous avons adoré : L'absence d'insécurité, la gentillesse des birmans pas encore pervertie par le tourisme, les beaux paysages
Ce que nous avons moins aimé : les prix de l'hébergement élevé pour un pays d'asie , même si je m'attendais à pire en rapport qualité/prix. La nécessité de tout négocier (taxi, calèche) car les prix proposés sont près du double de ce qu'ils sont prêts à accepter.
Dans un prochain post , suite en thailande et Laos
Le parcours et les vols : Vol Barcelone - Dubai - Bangkok avec Emirates , sans problème (environ 800 € par adulte) Vols internes avec Air Asia , Asia wings et Lao air lines17 jours au Myanmar :Etant donné la météo pluvieuse du mois de juillet , nous avions exclu la côte ouest (Ngapali) et le rocher d'or). Yangon , Inle , Kalaw , Bagan , Monywa, Mandalay, Pyin U Lin, Mandalay6 jours dans le nord de la Thailande ( Nong Khai)14 jours au Laos : Ventiane , Vang Vieng , Luang Prabang , Ban Nam Nga, Nong Kwaw , Muang Noi, Luang PrabangPremière partie : Le Myanmar
Le premier dilemme lors de l'organisation a été agence ou pas agence, car nous partions à 4 avec 2 enfants de 10 et 11 ans et nous sommes plutôt du genre à réserver le maximum de choses pour éviter les galères sur place et de perdre trop de temps. Après avoir fait faire 3 devis (Manipura, Santa Maria que nous avons failli choisir) nous avons abandonné l'idée vu le prix et c'est sans regret car nous avons pu très bien organiser nous même. Nous avons pris l'option transport en commun et hôtels réservés depuis la France (un peu compliqué pour réserver le vol Yangon Inle et certains hôtels ne répondent pas longtemps à l'avance aux mels) Nous avons rencontré d'autres familles qui avaient réservé directement une voiture avec chauffeur (entre 100 et 180 US$ par jour tout compris) : cette option offre l'intérêt de la liberté et le chauffeur parvient à mieux négocier les chambres d’hôtels : intéressant quand on est 4 ! nous avons toujours pris 2 chambres de 2 , faute de trouver des chambres familiales mais certains logent à 4 dans des chambres de 3 : ça aussi le chauffeur vous l'arrange avec l’hôtelier. De plus on peut prendre le chauffeur à Yangon et le laisser à Mandalay ( ce que je n'avais pas imaginer avant le départ) Néanmoins , nous avons vraiment aimé varier les transports ; avion, taxi et surtout bus et train avec les locaux !
Comme nous n'avions que 4 h de battement entre notre arrivée à Suvarnabhumi et le vol pour Yangon au départ de Dong Muang nous n'avons pas pris le risque de le rater et nous avons passé une nuit à Bangkok et réservé le vol du lendemain matin. Malheureusement Air asia nous a modifié l'horaire et décalé au vol de l'AM : 2 vols sur 3 ont été modifié avec air asia : Ne prévoyez pas de timing trop serré avec cette compagnie...). Finalement une bonne nuit de repos avant d'attaquer le Myanmar , c'est pas mal ! ( Bel Aire Hotel dans Sumkhovit soi 5 , 83 € pour 4 avec pdj et apéro à volonté !) Nous avons occupé notre matinée avec la ferme aux serpents (sympa de voir l'extraction de venin le matin à 11 h) et le parc Lumpini , super calme le matin.
Vol Bangkok Yangon à 16h20 , arrivée 17h20 et première découverte : le décalage horaire n'est que de une demie heure ! Change super intéressant : 1 € = 1270 kyats Ocean Pearl Inn est là pour nous accueillir et c'est rassurant car il commence déjà à faire nuit. L'hotel est à l'est de downtown , OK pour le prix , 30 $ la double : propre , eau chaude, wifi, pdj bof. On part de nuit dans Anawrahta Bd pour trouver un resto: beaucoup de restos de rue, plein de birmans, pas facile de trouver de nuit dans une ville qu'on découvre , un resto correct. On s'arrête enfin à Bharat Restaurant, Mahabandola Rd , resto indien très correct. Notre plus grand plaisir : pouvoir circuler de nuit dans une ville inconnue sans aucune insécurité , juste le risque de tomber dans une bouche d'égout ! (lampe de poche obligatoire à Yangon !)
Le lendemain , départ en taxi pour La paya Schwegadon : on demande l'entrée nord pour éviter le droit d'entrée mais le plan d'entrer gratuitement par le nord ou l'ouest ne marche plus, aucun cadeau , même les enfants de 10 et 11 ans ont payé 5 $. Belle ballade dans ce joli édifice , on sort par la porte est pour visiter le parc à 200 m de là, mais on n'a finalement pas envie de débourser 2$ de plus / personne , alors on reprend le taxi pour la gare pour faire le train circulaire. Il est midi , le prochain train est à 13h , juste le temps d'aller grignoter à la cafet du mini supermarché que l'on trouve en revenant vers la ville après le pont sur la gauche. propre et avec toilettes ! On prend le train quai 6 après avoir payé 1$ et on a adoré ce tour dans la banlieue de Yangon où on a pu assister à de nombreuses scènes de vie . Il est 16h, on est fatigué , on part néanmoins vers le marché Boyoké qu'on fait rapidement car on n'a rien envie d'acheter puis quartier chinois. On mange dans un resto chinois de la 19e street entre les 2 boulevards principaux , bon poisson , bonne ambiance. Dodo car demain , réveil 4h45 pour le vol de 7h30 pour Inle .On préfère partir tôt ( taxi 8000 kyats) et on a eu raison ! A l'aéroport, on apprend qu'on ne part plus avec air bagan mais asia wings et le vol est parti à 6h30 au lieu de 7h30 ! En guise de vol direct , on a fait une escale à Bagan, une autre à Mandalay et enfin Heho ! L'intéret a été qu'on a pu voir les pagodes de bagan du ciel et c'est magique ! j'avais acheté et payé le billet de France avec le site air-mandalay.com , le tiret a son importance, qui met en contact avec une agence à bangkok qui encaisse le billet en CB en baths avant de partir.
Inle : Un taxi confortable envoyé par princess garden vient nous chercher, 30000 kyats tout de même ! princess garden : 48 $ le bungalow , 35 $ chambre standard (déjà TB). Accueil très attentionné , le patron aide dès qu'on a des questions , piscine un peu trouble mais très agréable. Ambiance très calme et il vaut mieux que les enfants ne sautent pas partout, je ne suis pas sure que les très jeunes enfants soient bienvenus ....Resto green Chili , à 2 pas de princess garden , très raffiné, bon repas pour des prix restant corrects.Resto lotus : au nord de Nyaugschwe , pas loin du marché, simple bon et pas cher.Miss Nyaugschwe : au nord du stade, simple et bon.Ballade en bateau super , on a eu un temps extra , pris chez Thu Thu (yone gyi Rd) 20000 K . On a pu décider du parcours et on a évité la visite des cigares , des bijoux, des ombrelles ..., on a aimé tout le reste : marché de NamPan, jardins flottants, Indhein , pêcheurs ... Le resto à Ywana , bof, mais on est captif , on a pas vraiment le choix.
On a hésité à faire une ballade en vélo mais notre fils de 10 ans ne manipulant pas TB les grands vélos chinois dans le sable, on a abandonné l'idée du vélo sans casque dans la circulation tumultueuse et folklorique. On part donc en rando à pied vers l'est de Nyaugschwe (yone GYi Rd) jusqu'à la sortie du village, on laisse sur la droite la route principale et on continue tout droit , prochaine bifurcation on continue tout droit le chemin de terre qui monte. Il faut monter jusqu'au 1er village le traverser vers la gauche et on trouver les caves qu'on doit visiter pieds nus !!!! On revient au hameau et on prend un chemin vers le sud vers Loi Kin. Ca monte et ça se corse car évidemment aucune indication et personne pour nous renseigner. On se perd un peu mais on finit par arriver à Loi Kin , on le traverse et on descend au réservoir que l'on longe vers la gauche pour aller vers les reds mountains. On se perd encore un peu mais heureusement on aperçoit la winery en contre bas et on finit par couper par les vignes . Il est 14h30 nos fils sont affamés , et miracle il y a un restaurant à la winery ! repas bien mérité et arrosé d'une bonne bouteille de syrah après cette ballade très sympa dans l'arrière pays. ( mais au moins 6 h !)
Kalaw : beaucoup de personnes font le trek Kalaw inle en 3 j : nous avions hésité mais avec les 2 enfants (bons randonneurs mais ...) et le risque de pluies diluviennes , nous avons décidé de commencer par inle et de rejoindre Kalaw par le train. On rejoint Schwenyaung en tuk tuk (6000 K) et on prend le train de 9h30. On achète les billets de 1ere classe (3$): ballade super de 3h parmi des paysages sublimes à 20 km/h , pas de problème pour les photos (vu qu'il n'y a pas de fenêtres !). Le train est archi vieux, ça tangue mais les enfants adorent . A la gare de kalaw , pas de taxi , seulement 2 calèches trop petites pour nous 4 avec les valises et chères . On commence à tirer les sacs vers la ville et voila l'averse qui arrive; par chance on trouve un tuk tuk qui accepte de nous amener à Natureland hotel, réservé depuis Inle seulement. hotel un peu excentré (400m du centre en quittant vers thazi), hotel calme avec aucun européen, beau jardin fleuri, bon accueil , pdj correct :30 $ la standard , 45 $ le bungalow , nécessiterait un peu d'entretien mais OK. A midi on mange à l'hotel car il tombe des trombes d'eau , quand le soleil revient on part acheter nos billets de bus pour bagan et réserver notre trek d'un jour. On cherche thiri dont l'adresse circule sur le forum mais elle n'est plus sur union road entre les 2 restaurants indien et birman. C'est maintenant une antenne de golden lily !!! On part se renseigner à eversmile au dessus de la poste : le contact est bon avec toe toe et on réserve notre trek de 1 j (8000 K par adulte) Soma , une jeune guide dynamique de 22 ans va nous mener à un rythme d'enfer 7 h durant , les enfants ont tenu bon mais on a bien dû faire 25 km ! On a mangé dans sa famille dans son village. belle ballade parmi les rizières et juste une petite ondée de 10 mn à midi.
Resto : 7 sisters : union road , vers thazi : on a été déçu , réputation surfaite. beaucoup de monde , donc d'attente, repas (bon quand même !) servis en décalé, et patronne pas authentique du tout qui aime le fric ( beaucoup de petits groupes)
Resto : Thazi garden , au dessus de la poste: accueil chaleureux mais ils n'avaient rien de ce qui était inscrit sur la carte , ils nous ont servi ce qu'il y avait dans le frigo !
Bagan : Bus de 9h à 15h entre kalaw et bagan , 10 000 K . Il faut s'adapter au fait qu'on monte et descend du coté de la route , conduite à droite avec volant à droite oblige ! le chargement des bagages au milieu de la route est folklorique ! Route pleine de virages au départ mais beaux paysages. A la gare de bus de bagan , ls taxis voient arriver les touristes : 12000 K pour nous emmener à new bagan , on refuse . Finalement on trouve une vieille jeep qui veut bien nous emmener pour moitié prix ! il faut s'éloigner , pas toujours facile avec les sacs et les enfants! Hotel Kumudara : 45$ la double réservée sur agoda. bel environnement , belle piscine (aux margelles qui glissent , on a assisté à un accident) , bon pdj , accueil professionnel, bonne adresse. On réserve la calèche pour le lendemain , pas facile de faire bouger les prix , on a négocié 1 h de plus : 15000 K les 5h. On a beaucoup aimé ce lieu fabuleux mais une journée de pagode a suffi aux enfants ! AM à la piscine. Pour notre dernière journée , on hésite à relouer une calèche ou de prendre un taxi pour les temples éloignés , finalement on part à pied dans New bagan et on se balade le long de l'irawady , on fait une balade d'1 h en bateau (négociée à 8 000K, sympa mais pas transcendant et on va voir le site qui est au sud de new bagan vers le village de thiripyitsaya et la pagode avec une grosse boule dorée.
Resto black rose au centre de new bagan à midi : OK resto : Silver , très bien
Monywa : même si ça reste une destination touristique , on n'y a pas vu beaucoup de touristes ! A commencer par le bus local qui nous y a emmené en 4 h. On a bien aimé l'ambiance de cette ville , beaucoup plus grosse que je ne l'imaginais (100 000 habitants). On a beaucoup aimé aller à Hpo Win daung , pour ces temples creusés dans la falaise : ça se mérite , il faut traverser la rivière en bateau privé (pas le choix !) et ensuite jeep 4*4 pour 20 000 K pour nous 4. L'AM nous sommes allés voir Thanboddhay , kitsch mais sympa et le plus haut bouddha du monde (ou presque ) de 129 m bodhi tataung. montée sympa mais parmi pleins de marchands ! On y est allé en tuk tuk et c'était un peu long. Nous avons aussi adoré nous balader tranquillement dans la pagode de la ville sans touriste avec les locaux souriants
Hotel : monywa hotel 40 $ la double supérieure. OK resto : pleasant island : super cadre idyllique au bord du lac , bon repas , prix corrects, 500 m au nord de monywa hotel resto : shine shine : à 200 m du monywa hotel , sympa dans une grande cour arborée , bon repas
Mandalay : Départ en bus pour mandalay (3500 K) Hotel peacock lodge que j'avais réservé facilement par mel depuis la france : 35 $ la standard. Maintenant cette guest house est tenue par un jeune couple dynamique et commercial (on aperçoit de temps en temps la vieille dame) . Bon accueil , bons renseignements : un bémol pour le repas du soir : 7000 K par personne (très cher pour le pays) pour un plat de poisson immangeable et une petite soupe et une bol de pastèque , vraiment décevant. Finalement j'ai bien aimé Mandalay après tout ce que j'avais lu ! La montée à Mandalay Hill est très sympa , beaux paysages, la visite du monastère kyaung shwe in bin très sympa même s'il est petit , j'ai aimé le retour à pied dans les rues pour découvrir les scènes de vie . Le contraste avec les centres commerciaux naissants. On n'a pas visité le palais , on n'a pas pris le pass. On a beaucoup aimé notre circuit d'une journée en taxi au pont U bein à amarapura , le déjeuner des moines à 10h 15 près du pont , le repas des pythons à 11 h à Paleik : c'était super de les toucher pour les enfants. Ensuite on a fait Sagaing et on a bien aimé la montée . On a pas fait inwa car on n'avait pas le pass ni mingun . Au retour on s'est arrêté à la paya kyauktawgyi , très sympa.
resto : crystal jade dans la 27e rue , pas très loin de peacock , très bon green éléphant : très touristique et cher , bien néanmoins ; nous étions pressés car nous allions au théatre de marionnettes de la 66e rue : bien mais un peu court pour le prix.
Pyin U Lin : On avait hésité dans la prévision du circuit de monter jusqu'à Kyaukme mais on a préféré réduire le parcours et profiter davantage de chaque lieu : On était tenté quand même par Pyin U lin même si les avis étaient divergents. Nous y sommes allés en taxi collectif réservé par l'hotel (6000 k par personne ) , très confortable. j'avais réservé un hotel via agoda : aster hotel : TB , pas cher , 27€ la double avec pdj , simplement situé 5 km avant la ville mais ils ont des navettes. beaucoup mieux que tous les bouis bouis du centre ville . Malgré la pluie qui ne nous a pas quitté , on a bien aimé cette ville : beaucoup de restos indiens (descendants des mineurs ?) , ballade sympa en calèche parmi les belles villas anglaises. On a juste regretté de ne pas avoir pu faire les cascades de Anisakan à cause du temps (facile à organiser depuis l'hotel)
On a repris l'avion de Mandalay à Bangkok , sans souci , si ce n'est qu'ils nous ont décalé le vol de 2 h , et qu'on a dû repasser une nuit à bangkok non prévue.
Ce que nous avons adoré : L'absence d'insécurité, la gentillesse des birmans pas encore pervertie par le tourisme, les beaux paysages
Ce que nous avons moins aimé : les prix de l'hébergement élevé pour un pays d'asie , même si je m'attendais à pire en rapport qualité/prix. La nécessité de tout négocier (taxi, calèche) car les prix proposés sont près du double de ce qu'ils sont prêts à accepter.
Dans un prochain post , suite en thailande et Laos
Je pars le 19 février 2007 au Laos pour 4 à 6 semaines.
Quelqu'un peut il me donner des conseils sur le Laos du Sud?
Comment avez vous trouvé le Laos du Sud ?
Que faut il absolument voir? Quelles îles?
Moyens de transport?
Avez-vous quelques adresses de Guesthouse sympa?
Merci beaucoup
Jozefa
Quelqu'un peut il me donner des conseils sur le Laos du Sud?
Comment avez vous trouvé le Laos du Sud ?
Que faut il absolument voir? Quelles îles?
Moyens de transport?
Avez-vous quelques adresses de Guesthouse sympa?
Merci beaucoup
Jozefa
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions... So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted. Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some! Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.

In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to. From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km! Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites. We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized. We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line! At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris. You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter. To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Bonjour, j'ai hésité à poster ces carnets de voyage. Le but étant de partager avec amis et famille, faire rêver , interpeller et surtout partager. Je pars régulièrement avec mon meilleur ami à la découverte d'autres paysages , d'autres cultures. Aucune prétention dans ces petits textes.
J'ai du rater qq billets mais l'essentiel est bien là A bisousssssss
Salut tous, Pré billet .... On est sur les starting-blocks 🙂.Départ le 13 ( putain le 13 comme par hasard le jour où les avions tombent le plus ) Nice - Frankfurt - Singapour - Danang ... 3 chances de s’écraser 😞 Cette année j’ai décidé qu’en plus de la télékinésie pour maintenir l’avion en l’air, j’allais battre des bras très vite et très fort pour aider le maintien en l’air tout le temps du trajet. Chuis épuisé d’avance. À bisoussss
Salut tous, On suppose que nous arrivions sains et saufs à destination.... on verra pour le retour .... qui qui se dévoue pour faire une compilation des textes et tofs de notre escapade sur FB ? En fait la seule manipulation que je sache faire est de coller le texte et le reproduire via mail mais dans ce cas il n’y a pas de photos n vice et versa . Bon ok chuis pas doué ou alors ce sont ces salauds de pirates , je suis et reste innocent 😇 À bisoussss
Modifier Salut tous, Avec cette nouvelle technique qui consiste à battre les bras alliée à mes performances télékinésiques, j’ai sauvé le premier vol : avion , équipage et passagers jusqu’à Frankfurt. Je reprends des forces pour Singapour. Il est remarquable que toutes ces années à brasser de l’air et faire du vent portent enfin leurs fruits pour le bien commun. L’année dernière il y avait une espèce d’errance mystique et de quête initiatique qui se matérialisait par le fait que tous les jours j’abandonnais un t-shirt sur place comme autant de mauvais souvenirs. Je voulais réitérer cette année, j’ai encore nombre de vêtements et de pensées parasites, inutiles . Mais je souhaitais me renouveler et surtout garder mes t-shirts manches longues pour me protéger du bobo soleil. L’idée m’est venue lorsque nous nous sommes pesés Olivier et moi . Je vais larguer mes kilos et mon poids superflu! Oliv étant d’un naturel coquet, assez féminin n’avouera jamais combien il pèse et comme je suis respectueux de ses secrets de beauté : je ne dirai rien ! Moi la balance m’a affublé de 107 kg ( soit 30 de plus qu’Oliv ... Oupsss salauds de pirates!) . C’est le challenge de cette année.... Bon allez Singapour.... À bisoussss si on arrive à la deuxième étape, surtout ne pas dormir! Veiller sur mon petit monde
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Salut tous, Un dernier flip avant d’être enfin au Vietnam. Le contrôle douanier. Il faut savoir qu’Olivier Gédon vient de découvrir qu’il ne fixe pas les protéines, rien de grave en soi, mais son toubib lui a prescrit des compléments alimentaires. Je me trimballe dans mon sac à dos 3 boites d’un kilo de poudre blanche .... Je me fais un film , avec comme scénario un pot pourri de “Voyage au bout de l’enfer Et Midnight express” . J’en tiens le rôle principal évidemment. Tous les bagages des voyageurs nous précédant sont vérifiés et passent dans le tunnel radio qui va bien . Aucun doute! Au mieux je suis torturé quelques heures avant d’être relâché, avec des excuses certes, mais la tronche en biais. oliv est devant avec son baluchon et moi je suis Sherpa derrière à pousser nos malles cabine sur un trolley. Embouteillages! La douanière lui fait signe de passer, il ne comprend pas et pose quand même son sac sur le tapis roulant, elle a un petit geste d’impatience. Ho Oliv , la meuf elle te fait signe de passer! Du coup moi aussi ! Et là : bonheur! Je défile sous les ovations de tous mes mois intérieurs ( nous sommes très nombreux dans ma tête ) qui m’applaudissent et me lancent des paillettes. Mon film vient de remporter le Golden Globe, l’Oscar et le César. Quel soulagement. Notre chauffeur nous attend avec la pancarte qui va bien, on lui explique qu’il nous faut un peu de Dôngs et changer de l’argent. Je me retrouve instantanément millionnaire. Tout va bien . J’ai survécu aux différents crashs, à la prison et l’opprobre de tous les miens, il fait doux, je suis riche. Nous sommes attendus par les fillettes de la pension de famille que nous avions quitté l’année précédente précipitamment et dans la douleur ( la maman d’Oliv étant très fatiguée) . C’est marrant ces rencontres. On avait alors fort sympathisé avec nos hôtes, et cette année nous avons apporté deux peluches pour les filles.... Retrouvailles magiques. Nous décidons d’aller promener et boire un godet dans la vieille ville, en plus un peu de marche après ces dizaines d’heures engoncés dans ces boîtes de mort n’est pas fait pour me déplaire. On choisit un troquet pas trop touristique près de la rivière , une Delarue, une Saigon et quelques grignotes plus tard , nous commençons enfin à réaliser que ayé we did it! La serveuse est enjouée, à chaque commande on dirait qu’elle saute de joie, vraiment l’impression de lui faire plaisir. Marrant. Il est 23 h , temps de rentrer. Peu de monde dans les rues, je me demande si le couvre feu est toujours en vigueur . On se fait harponner par la faune interlope qui nous propose des “happy ending” , promesses de toutes les voluptés de l’Asie. Je dois être béat , les types m’interpellent : “Happy Bouddha” , hè ouaissss c’est moi . Insomnie. Tout est normal, tout va bien . A bisousssss
Salut tous, Il est 9h , généralement nous nous retrouvons pour un petit déjeuner commun et une planification de notre néant du jour. Olivier Gédon doit encore dormir et je vais le laisser récupérer. Je vois bien qu’il fatigue, un peu de dodos supplémentaire lui sera bénéfique. Généralement c’est lui qui toque à ma porte, le temps que je oigne mon corps d’athlète d’essences rares, il file dans la cuisine et prépare le petit dej sous la surveillance « d’eau tiède » . Il essaie de s’initier aux subtilités de la cuisine asiate. Régulièrement nous nous régalons d’un panndmy ( pain de mie : héritage phonétique et culinaire de la colonisation française). Il s’agit d’un sandwich constitué d’une baguette croustillante à souhait fourrée avec des légumes crus et d’un œuf frit , sauce aigre douce et mayo locale. Délicieux. Thé, café, fruits frais .... c’est parti pour la journée. On descend la rue sur une cinquantaine de mètres et on récupère notre scooter. C’est le notre à nous perso! Il nous est réservé car on a fait le plein d’essence le premier jour, sinon généralement après chaque location ils siphonnent le réservoir et le prochain fait le plein pour la journée etc ... Pas de petites éconocrocs. Ce matin surprise: Jane me dit qu’elle ne nous fera pas le petit déjeuner car elle nous invite à déjeuner à 11 h et elle n’à pas le temps. Jane c’est notre hôtesse : elle est jolie comme un cœur, un charme ravageur, gracile, aérienne , toujours souriante et elle se met en quatre pour nous rendre service, nous informer, nous faire sentir que nous sommes accueillis non comme des clients mêmes privilegiés mais comme des amis. Je pense que c’est surtout une apparence , c’est une femme d’affaire redoutable, qui tient sa maisonnée d’une poigne de fer, son business marche à la baguette. Elle est partout, je ne l’ai jamais vue se reposer, toujours sur la brèche. Elle coud, elle ravaude, elle va nous chercher des échantillons de cuir ( j’ai commandé une trousse de toilette de voyage, l’autre jaloux veut la même dans une autre couleur), réserve les taxis, les bus, nous a pris nos cartes SIM (les a confié à son mari qui a oublié de nous les donner). Elle s’occupe en plus de ses trois enfants : Mika, Maya et eau tiède (son mari et troisième enfant) . Lui est souriant, ne parle pas anglais, et disponible et dit oui à tout sans rien comprendre . Brave, agréable, quasi décoratif. Bon j’entame ma mangue, je vais m.en mettre plein les doigts . À bisousssss
Salut tous, J’ai encore failli demander aux salauds de pirates de produire un nouveau billet, piqué parmi ceux qui datent de lonnnng, et puis je me suis dit que peut-être vous finiriez par vous en rendre compte . J’adore ce pays, vraiment , j’adore tout: la culture, les gens, la bouffe, le dépaysement, le temps, la chaleur, la sonorité chantante et nasillarde de la langue et même le fait d’être touriste. Potentiellement me faire arnaquer fait parti du jeu. Il faut prendre l’habitude de négocier le bout de gras tout le temps et accepter de « perdre » quelques centimes par rapport à ce que paierait un autochtone. Mais certains parmi les meilleurs d’entres nous , ne supportent pas de surpayer. Oliv a calculé qu’entre les T-shirts achetés en boutique , les mangues prises à la sauvette dans la rue auprès d’une marchande ambulante et les prix du marché local hors zone colifichets pour gogos.... Et bien depuis le début de notre séjour il (on) s’était avoir de l’équivalent de 3.80€. Moche! Bouhhhhh l’est tout énervé mon poto. Du coup il refuse toute négociation.... j’ai suggéré de louer deux vélos ( ben oui deux, il refuse de pédaler avec moi derrière sur le porte bagage) pour changer. Devant l’énormité de la somme : 60.000 dôngs les deux vélos , soit plus de la moitié du prix journalier de notre scooter, il fait la moue. On s’en va et la nana nous hèle : 50.000 ! Du coup c’est un non définitif.... 2€ de chiffre d’affaire raté pour elle. Bien fait 🙂 Je connais maintenant Hoi An comme ma poche, de la grande artère, à la petite ruelle, en passant par la moindre impasse, le plus petit cul de sac . Je peux sans problème faire taxi, guide, office du tourisme, critique gastronomique , bottin mondain, page jaune .... Et je connais le nom de tous les habitants, ça c’est facile, ils s’appellent tous Nguyen ( message perso : Maï-Lan je t’embrasse). Bref j’ai hâte de bouger de coin et faire de nouvelles découvertes . On s’en occupe ce soir lorsque nous aurons fini notre rien du jour. Pour le moment je vous écris de la plage , où je déguste une soupe aux crevettes en guise de petit déjeuner. Oliv s’est baigné mais moi je suis moins courageux, je trouve que l’eau s’est vachement refroidie depuis mon dernier plouf, elle doit titrer dans les 20 degrés . Pas pour moi . À bisousssss
Salut tous, Je sais que mes nuits vous passionnent : presque 7h de dodo d’affilées ! Un exploit. Il y a un paradoxe au Vietnam, une dimension culturelle qui touche au sacré et que je n’arrive pas à appréhender... Grrrrrr. C’est un pays communiste, mais l’éducation est payante, il n’y a pas de retraite et surtout je ne veux pas connaître la qualité des services de santé . Culturellement les vieux sont pris en charge par les enfants. Il y a des temples, des autels, des exvotos partout. Pour le têt, chaque maison est nettoyée, repeinte parfois, embellie avec des fleurs, des arbres, afin que les Dieux soient attirés et viennent prendre l’endroit sous leur protection pour la nouvelle année lunaire. Beaucoup de ferveur religieuse. Je pense que c’est bien plus profond que chez nous Noël et nouvel an réunis : symbiose de païen et de religieux, finalement une teuf où on bouffe trop, boit trop, se sent seul s’il n’y a pas d’enfant. Ici je pense que les 10 jours que durent les festivités sont différents. Au Vietnam il y a une effervescence, une énergie journalière qui se ressent, surtout lorsque l’on est promeneur contemplatif, les gens bossent, font des affaires, sont à l’affût de la moindre opportunité. Le PIB est l’un des plus important d’Asie . Si je prends comme exemple notre hôtesse : non seulement elle s’occupe de son home stay mais , également propose de faire des vêtements sur mesure, prend les dimensions , réalise les patrons sur simples photos ; mais également coud , ravaude, te fait choisir les tissus, négocie les prix.... Tout pareil avec le cuir, l’année dernière à la nuit noire, elle nous a amené dans un dépôt , ouvert spécialement pour notre visite, , qui tenait plus d’un garage et l’arrière cour coupe gorge , que d’une boutique chic où s’amoncellent des dizaines et des dizaines de peaux de toutes qualités et couleurs possibles. Pour finalement nous faire des sacs de voyages’ ceintures et chaussures suivant nos desiderata et à un prix dérisoire. Pour le lendemain!!!!!! Cette année nous avons commandé des trousses de toilettes.... Et tout pareil. Le scooter que nous prenons tous les jours, c’est dans sa famille au bout de la rue, mais le magasin vend également des chaussures de sport et des vêtements. Si nous cherchons un produit spécifique, on demande et il y a toujours une solution. Tous travaillent , sont besogneux, avides de gagner. Si tu n’avances pas .... je ne pense pas qu’il y ait des services sociaux aussi développés qu’en France. Hoi An et surtout la vielle ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale, vit du tourisme. En cette période il y a affluence du monde entier . Et c’est là où se place ce paradoxe, je n’arrive pas à comprendre, les très très nombreuses boutiques au mieux fonctionnent au ralenti ou bien sont carrément fermées. Nos hôtes qui sont toujours sur la brèche , disparaissent pour la journée. L’autre matin Olivier Gédon accueille des nouveaux arrivant et téléphone afin de savoir dans quelle chambre les placer. Conciergerie une nouvelle vocation ? On pourrait se barrer sans payer.... va nous retrouver!
Aujourd’hui Disney land .... ou pas . Je vous raconterai. À bisousssss
Salut tous, Deux scooters, un pour chacun ! D’habitude nous louons un seul scooter , Olivier Gédon conduit à la vietnamienne, en klaxonnant tout en regardant où aller sur son smartphone, alors que moi je hurle de terreur derrière lui. En fait on se fait des blagues et on teste l’humour de l’autre..... Je regarde un pendentif féminin, il me jette un regard courroucé voire de pitié, puis se rend compte que ma démarche était sciemment faite pour l’énerver lorsque je lui dis : « bah quoi c’est la St Valentin dans pas long ». On revient de la plage et il déboite pour doubler un bus. Il n’y a ni la place, ni le temps, ni la puissance. Je vocifère « Nannnnn là ça va pas le faire », il se marre. En nous baladant en ville nous remarquons une affiche publicitaire proposant un « daily trip to Ban Ha » .... in peto et en moi même je me mets à chanter un refrain de Lio « Banana split, banana split, c’est un amour de dessert. Hum banana..... et laloulala ». Les pirates espèrent vous avoir mis cet air pourri dans la tête . De rien! Il se trouve que cette affiche montre le Golden Bridge. C’est un ouvrage qui m’a frappé lorsque je regardais différents blogs consacrés au Vietnam. Un pont dont les arches sont de gigantesques mains ouvertes et qui soutiennent une passerelle surplombant la forêt primaire. De toute beauté ! Oliv est d’accord on ne peut pas rater un tel spectacle. Renseignements pris c’est à environ 60 kilomètres de Hoi An , à 1500 mètres d’altitude. Les deux pépés titines se préparent donc pour l’ascension. Je fais remarquer à Oliv que c’est haut et que peut-être nous risquons d’avoir froid. Petite laine dans le baluchon.( en fait j’ai cru crever de chaud ). Lui me dit que sur un seul scoot, grimper à l’intérieur des terres , vu notre poids (surtout le mien quoique je sois en phase de maigritude totale ) , l’engin va rendre l’âme. Deux scooters! Il faut que je m’habitue, que je me concentre. D’abord c’est très léger , je promène usuellement les 300 kilos de ma Harley. Mais c’est marrant ils sont débridés. Nous atteignons plus de 100km/h avec des 50 cc. Yessss. Les règles de circulation sont simples : vert, je passe. Orange, je passe. Rouge, je passe et je klaxonne. Celui qui freine ou qui hésite est un lâche. Nous arrivons en fait dans un complexe du genre sous Disney Land asiate. Impossible de promener que sur le pont, on est obligé de prendre toutes options. Deux téléphériques plus tard nous survolons la canopée d’une forêt primaire à plus de 130 mètre au plus haut, entre deux cimes. C’est magnifique, c’est vert, c’est terrorisant pour un fils du béton comme moi. Je n’arrive même pas à m’imaginer promener dans cet enfer vert, encore moins y survivre. Ben ouiii lorsque je suis en l’air je ne peux pas m’empêcher de penser que je vais finir par m’écraser . Après 20 minutes d’ascension on arrive dans un sous Disney, un sous sous sous Las Vegas. Des châteaux en carton pâte sensés être les répliques conformes de certains existant en Europe. Toute vague similitude avec des bâtisses situées sur le vieux continent ne pourrait être que fortuite. Une maison de vigneron , une d’un tonnelier , ne vendent que t-shirt et ours en peluche, une espèce de foire foraine propose des manèges. Le clou c’est un pseudo musée genre Madame Tussaud ou Grévin . Nous sommes obligés de lire les pancartes pour savoir que l’effigie représente Michael Jackson ou Marylin.... Mais bon , il y a foule. Et puis ce pont , franchement c’est ce qui attire les touristes comme nous. Je ne suis pas du tout déçu, je m’attendais à autre chose mais je suis ravi de ce que j’ai pu découvrir et arpenter. Retour rapide. On fait la course! Olivier est persuadé qu’il a gagné. Je suis généreux, c’est mon joyeux Nani . Soirée avec nos hôtes que nous invitons dans un super restaurant, ils me font la surprise d’apporter un gâteau, les petites jouent à me faire des couettes. Demain bateau, plongée et découverte d’une des 10 plus belles îles du Vietnam . À bisousssss
Salut tous, Ne vous laissez pas manipuler! Les salauds de pirates essaient de vous mettre des airs dans la tête depuis quelques temps. Hier c’était ça : https://youtu.be/juqTxbUiYnQ
Aujourd’hui bien que de plus haute tenue, cela n’en reste pas moins une perversion de l’esprit . Reprenez avec moi : Cham, Cham, Cham......
L’île de Cham est donnée pour faire parti des 10 plus belles îles du Vietnam, réserve naturelle et paradis pour le snorkelling et/ou la plongée . Jane nous propose d’y aller en speed boat et si l’on veut on peut même y séjourner deux nuits . Olivier Gédon est né sur une île (Guadeloupe); j’ai eu la chance grâce à mon occupation de skipper de débarquer dans nombre d’entres elles et même d’y habiter plusieurs mois d’affilée comme en Martinique . Je connais, on connaît. On en a vite fait le tour et on s’y fait yech très très rapidement même sur une grande île . Alors une petite.... on se méfie.... Et heureusement. Ce sera un : « thời gian lưu trú tối đa » comme on dit chez nous . Par contre on nous vante également la richesse des fonds marins, que ce soit pour les bestioles qui viennent faire copain/ copine avec les plongeurs ou pour la beauté de la flore sous marine. Je sais maintenant pourquoi je suis voileux avant tout. Éloge de la lenteur, j’accompagne et je déroule les vagues. Le speed boat lui coupe à travers, à pleine vitesse , s’envole au dessus des crêtes et s’écrase à l’atterrissage . À chaque fois, j’ai l’impression que mes vertèbres se tassent et de perdre plusieurs centimètres en hauteur de taille. Mal de crâne rapidement et l’impression de multiples cou du lapin. En fait ne sachant pas à quoi m’attendre je m’étais positionné derrière le chauffeur ( il mérite pas l’appellation skipper) afin d’observer comment il jouait avec les manettes de gaz. Je connais la théorie, je voulais voir en pratique. En fait lorsque le bateau décolle, on doit couper les gaz sinon on flingue les moteurs qui s’emballent , et on remet pleine balle dès que la coque retrouve l’eau . Heuuuu là nannnnn , c’est comme en scooter celui qui freine est un lâche. Au retour nous squatterons la banquette arrière. L’arrivée est très jolie, plein de petits bateaux de pêche, bariolés, en bois, qui dansent au gré des vaguelettes . Un petit village de maisonnettes de couleurs vives. On dirait Marie Galante me souffle Oliv. On suit notre guide, petit bonhomme boitillant, un béret basque vissé sur la tête, qui nous explique que l’on va d’abord visiter le musée. (Yesssss j’adore, à priori. À la vue d’une dizaine de bocaux de formole contenant entres autres spécimens un mérou, un bébé requin et une murène.... bof ! 3 ou 4 tortues ratées par le taxidermiste, je déchante.) Puis la ville (bof) , enfin reprendre le bateau pour débarquer les non plongeurs sur la plage, snorkelling pour les autres, grignote et enfin retour au bercail. Du moins en comparant notre compréhension de son sabir Anglo-viet c’est ce que nous en déduisons . L’eau est délicieuse, nous sommes une quinzaine à patauger. Il n’y a absolument rien à voir ! Que dalle, nib de nib, wallou , zéro, le néant . Fond gris , pas d’herbier, ni de posidonie , quelques très rares poissons. J’ai eu la chance de plonger dans d’autres endroits tout aussi beaux, aussi sauvages mais avec des visions animales et végétales tellement plus belles, vrais poissons, vraies tortues, vrais requ... nannn c’était des dauphins ! Je garde de cette visite effectivement une très belle plage, vous avez pu voir les photos, mais surtout l’image de ce vieillard, ayant objectivement fait l’effort de mettre de très beaux atours, en train de prier devant un autel dressé à l’entrée du salon de coiffure de ses filles, du moins je le suppose. C’était beau, puissant, une passerelle vers le sacré. Un émerveillement du profane et athée que je suis. Retour tôt , sieste. J’ai mal au cou et je demande à Oliv s’il serait partant pour un massage? Mais comment donc ! Justement il a repéré un nouveau salon, nous y allons. Les prix sont outrageusement gonflés. Je propose que nous retournions au précédent qui m’avait bien plu. Oui mais comme c’est le têt, il y a un afflux de touristes, donc de travail alors les prix marqués sont augmentés. Cette fois-ci c’est moi qui met un veto pour le principe ! Finalement à force de tourner, virer et négocier, notre choix s’arrête devant une devanture pas loin de la maison . Oliv demande un truc dur ( hardcore , avec des ustensiles et tout .... nannnnn je déconne!) et moi comme je suis scoufiniette , du soft. Sa meuf est debout sur lui et lui pétrit le dos en lui marchant dessus. Je me marre à chaque fois qu’il grogne . Moi je m’installe confortablement pour qu’elle s’occupe doucement, gentiment, avec toute la bienveillance possible de ma nuque endolorie. Grignote . Une aspirine et au lit . Demain Marble Mountain , ou pas . À bisousssss
Xin chào, hôm nay chúng tôi đã đi dạo quanh Ngũ Hành Sơn. Như thường lệ, chúng tôi lấy xe tay ga của chúng tôi. Điều này không rõ ràng vào ngày sau năm mới vì phần lớn các cửa hàng đều đóng cửa, kể cả ở các khu vực du lịch. Chúng tôi chọn tùy chọn thang máy để lên đỉnh núi này. Trong thực tế, nó là một bugger Chúng tôi đến một nền tảng đầu tiên. Từ đó bạn phải lê bước trên hàng trăm bước không bằng phẳng và trơn trượt. Tôi nhẹ nhàng nhổ phổi, tôi đổ mồ hôi và nghẹt thở, trong khi Olivier Gedon, với một ân sủng trên không đáng ngạc nhiên, vui vẻ làm cho đứa trẻ trên sườn dốc. Tôi suy luận rằng trong số 3 kg mà tôi có vượt quá tôi vẫn còn 25 để mất. Và chúng tôi bị lạc. Trong một cái hang. Tôi đến trong đau đớn, trong khi tôi đã thực hiện một số điểm dừng bởi một số đội tàu, chỉ để cung cấp cho mình một năng lực và để làm kéké. Chúng tôi trượt vào một cái vỏ dẫn đến một bàn thờ cầu nguyện, từ đó tôi lẻn vào, treo trên móng vuốt và móng tay bắt chước để giữ tôi lại và không đổ lại và cuối cùng kết thúc thành một vòng tròn nơi chúng ta nhìn thấy bầu trời khoảng 20 mét phía trên chúng ta. Có một lối đi nhỏ hẹp-rikiki-mời gọi leo lên cao hơn, cao hơn. Không phải đối với tôi, tôi thích sự vinh quang và sự xui xẻo khi chết vì virus Trung Quốc hơn là ngất xỉu trong một hang động ảm đạm và được cứu thương (vâng tôi biết điều đó không tồn tại) bởi các dịch vụ cứu hộ và thậm chí không có phẩm giá cao quý của cơ thể tôi được kéo dài (nếu nó tồn tại) bởi các nhân viên cứu hỏa màu vàng đang làm nhiệm vụ. Oliv tiếp tục đi lên, tôi nói với cô ấy rất hẹp và dốc đến nỗi tôi thậm chí không gặp ác mộng. Có anh đi. Tôi đợi lonnnnggg và anh ấy không quay lại nữa. Rõ ràng điện thoại không vượt qua. Khi tôi hỏi anh ấy có chết không, không có câu trả lời. Tôi trở lại con đường được đánh dấu. Trên thực tế, toàn bộ ngọn núi được điểm xuyết bằng những hang động, thác nước, những ngôi đền xa hoa, ít nhiều, cho phép nhìn ra khung cảnh xung quanh. Những ngôi làng nhỏ, shantytowns với mái tôn và khách sạn sang trọng đang được xây dựng bên bờ biển. Thành thật mà nói tôi yêu nó và nếu sự biến dạng về thể chất của tôi làm tôi thương hại, tôi sẽ ở lại thêm vài giờ để chọc ngoáy và tìm hiểu. Cuối cùng chúng tôi gặp nhau ở lối ra. Olivier đã kiểm tra độ rắn chắc của tảng đá bằng đầu, ngọn núi đã thắng ..... Cuối cùng, bãi biển, yum, một giấc ngủ ngắn và nhảy rất lớn ???? Thực tế chúng tôi không biết ngoại trừ ngày mai chúng tôi sẽ chuyển đến Huế ..
Je m’efforce de faire beaucoup d’efforts d’intégration, mais pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la syntaxe, ci-après la traduction :
Salut tous, Aujourd’hui nous sommes allés promener du côté de Marble Mountain . Comme d’habitude nous avons pris notre scooter. ce qui n’est pas évident un lendemain du jour de l’an car la majorité des commerces sont fermés, y compris dans les zones touristiques! En nous baladant nous avons remarqué qu’énormément d’autochtones brulent les décorations mises en place. J’interroge Jane sur la signification mystique du geste. Deux fois par mois, les gens rendent grâce à la mémoire des ancêtres, espérant ainsi que ceux-ci intercèdent pour les vivants auprès des Dieux. C’était la minute culturelle. Nous prenons l’option ascenseur afin de nous rendre au sommet de la dite montagne. Enfait c’est un attrape couillon. On arrive à une première plateforme. Delà il faut crapahuter sur des centaines de marches inégales et glissantes. Je crachote gentiment mes poumons, je sue sous l’effort et la chaleur de bête, je suffoque . Olivier Gedon , avec une surprenante grace aérienne s’amuse à faire le cabris sur les pentes escarpées. J’en déduis habilement que sur les 3 kilos que j’ai en trop j’en ai encore 25 de plus à perdre. Et on s’est perdu . Dans une grotte. J’arrive en agonisant, alors que j’ai fait plusieurs arrêts ponctués de plusieurs rasades de flotte, histoire de se donner une contenance et faire le kéké en espérant donner le change, dans le genre j’ai trop trop soif . Je tente de reprendre un souffle qui me fait défaut . On se glisse dans un boyaux qui débouche sur un autel de prière, de là je me faufile en m’accrochant avec les griffes des pieds et les ongles des mimines pour me retenir et ne pas verser en arrière. Aboutir, comme récompense, dans un demi cercle d’où l’on voit le ciel à environ 20 mètres au-dessus de nous. Il y a un minuscule-étroit-rikiki-petit passage qui invite à escalader plus loin , plus haut . Pas pour moi , je préfère la gloire et la malchance de mourir du virus chinois que défaillir dans une grotte lugubre et être ambulancé ( oui je sais ça n’existe pas ) par des services de secours et ne même pas avoir la noble dignité d’avoir mon corps brancardé (si ça existe) par les jaunes pompiers de service. Oliv lui continue l’ascension, je lui dis que c’est tellement étroit et abrupte que je même pas en cauchemar je pourrais passer. Il y va. J’attends lonnnnggg et il ne revient plus. Évidemment le téléphone ne passe pas . Lorsque je lui demande s.il est mouru, aucune réponse. Je regagne le chemin balisé. En fait toute la montagne est parsemée de grottes, cascades , de temples plus ou moins somptueux, de belvédères qui permettent une vue sur les alentours. Petits villages , bidonvilles aux toits de tôle et hôtels de luxe en construction en bord de mer . Franchement j’adore et si ma méforme physique avait eu pitié de moi je serais bien resté quelques heures de plus à fouiner et découvrir. Finalement on se retrouve à la sortie . Olivier a testé la solidité de la roche avec sa tête, la montagne à gagné..... Finalement plage , miam , une très grosse sieste et hop ???? En fait on sait pas sauf que demain nous bougeons sur Hué.. À bisousssss
Bon je fais un dernier essai !!! Salut tous, Suite à notre rencontre avec les deux djeuns médecins tourdumondistes , ils nous ont conseillé et convaincu d’essayer cette application qui a priori (cela demandera confirmation à l’usage) cumule les avantages du texte, des tofs ET surtout une géolocalisation précise . J’avoue que je galère un peu pour accéder et comprendre les différents menus ..... Aujourd’hui: rien! Mais un rien rempli de plein de petits détails qui font la saveur du voyage. J’ai trouvé MON troquet! Olivier me demande si je me souviens des massages faits par les aveugles dont il a profités, et moi subis, lorsque nous étions au Cambodge. J’étais tombé, où plutôt un ancien gladiateur se vengeait de sa cécité, en m’arrachant la peau, m’éclatant les os et me démembrant les articulations alors que lui se faisait papouiller par une jolie meufette. Bref il avait apprécié et moi moins . Il s’est mis dans l’idée de recommencer l’expérience ici. Lorsque nous déambulons, il s’arrête, regarde les devantures, compare les prix et opère choix et qualifications . Je lui suggère de demander à Jane, notre hôtesse ( il faut que je vous parle de notre maman poule, besogneuse et toujours souriante, ravissante et charmante ) si parmi ses amis ou connaissances elle ne connaîtrait pas une personne digne de confiance. Et bé oui justement ! Sauf que c’est entre deux et trois fois plus onéreux que la moyenne des prix lissés par Oliv. Nous allons donc à l’endroit repéré et choisi par mon ami. Moi je me méfie, ouaissss et lui aussi car il me confie tout le fric qu’il a sur lui. Et puis j’ai peur d’un traquenard monté par des demoiselles peu vertueuses et qui en voudraient à mon intégrité physique. Je ne suis pas un garçon facile, ni volage (quoiqueuuuue) et surtout pas « in the mood for love » en ce moment. Je m’installe donc dans un troquet, admirablement situé à l’intersection de deux artères. Et je me pose en observant la vie des gens. C’est incroyable comme l’endroit grouille d’activités . En face il y a une clinique dentaire peu engageante, d’autres bars et restaurants de rue, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, des habitations ouvertes laissant voir l’intérieur et l’autel des ancêtres où brûle l’encens . Je vois passer des scooters évidemment, mais avec trois ou quatre passagers, des mamans avec leur très jeunes rejetons soit assis sur leur genoux pendant qu’elle conduisent, soit debout devant elles accrochés au guidon pour ne pas tomber, sans casque ni aucune protection . Le conducteur qui m’a le plus estomaqué tenait carrément son bébé dans un bras et accélérait et freinait de l’autre. Hallucinant! Concert de klaxonnes. Mais aussi des charrettes à bras tirés ou poussés par de vielles personnes et charriant des emballages plastiques, des cartons, également des cantines de rue fumantes et faisant saliver par la bonne odeur répandue. Certains ont bricolé une remorque avec un plateau et des roues de vélo et pour faire le lien attelage-scooter c’est simple il s’assoient sur la barre transversale qui relie les deux bras. Un camion de livraison ne trouve pas où se garer? Pas de problème : il s’arrête au milieu du carrefour pour décharger sa marchandise en laissant de droite et de gauche, d’avant et derrière suffisamment de place pour que les autres usagers puissent passer et le contourner pendant qu’il décharge. Un anglais arrive, se gare, embrasse la serveuse et on se met à papoter. C’est le propriétaire. Il est marié à la cuisinière et vit ici depuis 7 ans. Il est heureux, le dit et ça se voit. Oliv arrive. Il a l’air détendu . Il me rassure, j’en avais besoin, absolument aucun geste équivoque de la part de la masseuse, qui a descendu et remonté sa colonne vertébrale accroupie sur lui et avec les genoux le disloquant . Demain j’essaie ! En passant nous visitons une sublime, somptueuse maison magnifique, des meubles tri centenaires sculptés dans des bois précieux (oui je sais des fois je le laisse emporter et j’en fait un peu trop) invités par une femme dont la famille est propriétaire depuis 6 générations et qui essaye de nous vendre des bijoux en argent. J’ai failli me laisser tenter par une bague mais tout d’un coup j’ai eu son mari et sa fille comme des arapèdes pépiants autour de moi, qui me touchent, me parlent tous ensemble bref me gonflent. On ne se met pas d’accord sur le prix . Ouf dehors pour continuer notre maraude. À bisousssss
Salut tous, Deux petits riens, presque anecdotiques pour certains, mais qui pour moi font le sel de notre voyage. Coutumes et traditions. Ma petites copines est aux anges. Radieuse elle étale sur la table nombre de petites enveloppes colorées, chatoyantes, décorées, enluminées. Dans chacune : des sous, un ou plusieurs billets (les pièces n’existent plus au Vietnam) . Pour le nouvel an, les personnes zagées , bons les vieux, offrent des étrennes aux plus jeunes. Le sens de la famille et de l’entraide sont beaucoup plus élevés et importants que chez nous. Il est normal, et la tradition est toujours très fortement ancrée, que plusieurs générations d’une même famille cohabitent dans le même endroit. Chacun prenant soin de l’autre. L’épouse quitte sa famille à son mariage pour s’installer chez son mari et s’occupe non seulement de son ménage; mari et enfants, mais également de ses beaux-parents . Un million d’argent de poche..... À la plage, je suis fasciné par notre parasol. Entièrement confectionné en bambou, tout : le pied, l’armature, les portants, le toit. Ni clous ni visses. Le toit est composé de feuilles, toutes coupées à la même longueur, accolées les unes aux autres et maintenues par un cerclage en bambou, il y en a des dizaines en fonction du diamètre voulu, sur plusieurs étages, jusqu’à ce que la pointe du cône du chapeau soit atteint . C’est un travail qui touche à la perfection. Que j’imagine long, difficile et fastidieux. L’art peut prendre différentes formes. A bisoussss
Salut tous, Ce matin mon Thermo-sensible m’annonce dès le petit déjeuner que non, décidément non, aujourd’hui il ne sort pas: « je préfère rester enfermer dans ma chambre à domestiquer l’air conditionné afin de pouvoir enfin jouir d’une température décente frisant les 30 degrés ». Nous planifions les jours suivants en fonction de la météo. Bahhhh en bateau j’ai l’habitude, je fais suivant les contraintes du temps. Ici aussi. Nous confirmons donc à notre hôtel notre souhait de réserver 2 nuits supplémentaires, car la météo s’améliore sensiblement. L’avantage d’avoir le temps. Je loue un scooter et décide de partir à l’émerveillement de ce parc national, où fut très récemment découverte une des plus grande grotte du monde. Capable de contenir un building haut de 40 étages, elle bénéficie d’un biotope unique de plantes et d’animaux capables de vivre, croître et se développer sans lumière . On peut la visiter. L’entrée est filtrée et soumise à deux conditions : pas plus de 5000 visiteurs par an (c’est trop) et 3000 USD (trois milles dollars) par personne le ticket (c’est pas assez)! J’ai pas cet argent sur moi et Olivier Gédon non plus. Il y a par contre d’autres endroits plus abordables que nous comptons bien visiter, notamment la « Dark cave », qui nous fait vraiment baver d’envie : imaginez: non seulement c’est une grotte immense, mais en plus on peut y nager, faire du kayak, prendre des bains de boue et faire de la tyrolienne. Yessssss! Je lis que la tyrolienne est limitée à un poids maximum de 90 kg....Arghhhh . J’ai beau être en phase de maigritude ascétique extrême, perdre plus de 15 kg en moins de 24h, même en buvant l’eau directement à l’embouchure du Mékong.....Difficile. Et me voilà parti noble aventureux aventurier. Première mission : trouver rapidement de l’essence, je suis passé devant la pompe sans la voir, puis trouver la bonne route . Raté. C’est quand même plus facile en bateau , l’énergie c’est le vent, pour la direction et bé tu calcules le cap et la dérive qui vont bien et zouuuuu. J’avoue je suis paumé, il n’y a pas beaucoup d’habitations, ma jauge flirte très largement avec la partie noire qui se trouve après la zone rouge. Je vois un jeune homme sortir d’un garage, je m’arrête et lui fais comprendre par signes : glou-glou-miam-miam scooter. Il revient avec deux bouteilles en plastique pleines d’essence. Chuis trop fort! Je décide de quitter cette route sans intérêt pour prendre des chemins de traverse, aller vers plus d’authenticité, aller à la rencontre, provoquer le hasard. Un troupeau de chèvres partage un moment la route avec moi, bien en rang sur sa file. Il n’y a pas de berger mais le bouc veille. Dès qu’une coquine a des velléités de sortir du rang, un petit coup de corne sur le côté et hop le troupeau est réformé. Plus loin ce sont des buffles qui traversent nonchalamment en laissant en souvenir des bouses monstrueuses sur lesquelles je n’aimerais pas glisser. Tout est vert. Il y a aussi quelques bovidés qui sont attachés par une longe, elle-même raccordée à un fléau en équilibre sur un balancier lesté à l’autre bout afin qu’ils ne s’éloignent pas trop, ou bien pour définir une zone à brouter, je ne sais. Je m.approche de plus en plus des montagnes que je voyais au loin. En fait ce sont des pitons rocheux, vaguement menaçants . Je m’enfonce dans le Mordor. Des dents de dragon. Entièrement végétalisés, ces pics sont recouverts d’arbres, de roseaux, de palmiers, de verdure. Les troncs et les branches sont vampirisés par des grimpants, genre lierre, qui redescendent en corolles, comme autant de parasols, c’est très très dense, touffu, impénétrable. Je me demande comment les arbres’ et autres plantes, peuvent trouver à s’implanter sur ces rochers. Je grimpe, il fait vraiment froid. Je traverse des nappes de brouillard, mais je suis récompensé par des points de vue féeriques . Magnifique. Les descentes des cols sont plus aléatoires. Notre loueur à l’hotel m’a affirmé que certes il était plus cher, mais que les engins étaient neufs. Pas de freins, j’ai beau écraser les poignées , je ralentis à peine. Heureusement je suis seul, j’aurais mon fragile derrière moi, avec le poids je pense que l’on se serait pris des gadins. Je retrouve ma porcelaine à l’hôtel, grignote , café, sieste..... À bisousssss
Salut tous, J’ai l’air cool, j’ai l’air laxiste ( l’air con aussi ? Toi ta gueule salaud de 🏴☠️ c’est pas le moment! ). J’ai râlé fort hier lorsque j’ai rendu le scooter qui m’avait été vendu comme quasi neuf donc plus cher que les autres locations . Pas de frein c’est criminel. Le mec me promet que demain j’en aurais un tout droit sorti d’usine, préparé course mais luxueux quand même. On se prépare : ou qu’il est ? Et la meuf me tend la clé du mien d’hier.... Nannnnn . Le patron au téléphone me propose d’attendre 5 minutes et me ramène un scooter, Oliv le teste : pareil... je pète un plomb et je lui dis qu’il se garde et sa mobylette et les trois autres nuits ( x 2 chambres) . On cherche où dormir .... À bisoussss
Salut tous, On s’est fait courser par notre hôtelier.... Olivier Gédon avait oublié de rendre sa clé. Oupssss skuse mi! Solide petit déjeuner. Je trouve à nous loger pour DEUX gros euros la chambre . Pour cela il aurait fallu que je fus seul 😂, j’ai jugé que le confort était trop spartiate pour le meilleur d’entre nous. C’était quand même cosy. Pour s’isoler on tire un rideau, douche et toilettes communes, pas d’isolation ( il fait froid pour nous mais les moustiques indigènes se portent bien et ils ont faim). Finalement un œil sur booking : juste en face de nous , après un parking terrain vague notre hôtel. Que des critiques élogieuses. Et puis il affiche une très vague ressemblance avec la maison de Gomez et Mortissia Adams. J’y vais je visite et réserve. Franchement plein centre ville, l’autre était à plus 1/2 h de marche forcée ( chuis en vacances, j’aime pas me forcer) , très propre, nickel ! Ça c’est fait en plus bcp moins cher, mais bon au retour de notre virée mes tongs ont disparu cette coutume de se déchausser avant de pénétrer dans une demeure..... Pfff demain je pique une paire de pompes au hasard. Pour le scooter on a fini aussi par y arriver..... Tout va bien . Direction Paradise Cave. En chemin nous découvrons trois ou quatre églises catholiques en l’espace de quelques kilomètres. Étonnant. Le paysage de plaine qui jouxte les pains de sucre sont entièrement cultivés, les très nombreux paysans qui s’affèrent dans les champs font des tâches de couleurs, comme dans un tableau impressionniste. Je ne sais pas pour vous mais moi dans mon imaginaire : pour visiter une grotte ON DESCEND ! Le paradis se gagne .... on commence déjà par marcher lonnng, mais lonnng pour arriver au pied d’un piton rocheux. La grotte est tout en haut de cet appendice, pain de sucre . J’ai du m’arrêter une dizaine de fois avant d’atteindre l’entrée. Je crachouille mes poumons, poisson hors de l’eau, j’essaie de reprendre mon souffle, je sue sang et eau... ce n’est plus de l’escalade, de la varape: je suis en mode survie, les tempes battent, mon chapeau est trempé de sueur. Les jaunes qui croisent mon chemin à contre sens s’amusent à se moquer en haletant exagérément. Vé me venger là également et bloquer leurs réincarnations sur trois générations! Dès demain j’achète des actions chez Monsanto et je nettoie tous ces communistes ricanants à l’agent orange. Depuis ce matin il faut pas me chatouiller et le karma en son intégralité se joue de moi, ça va pas ce bordel! Oliiv lui m’attend patiemment. Je reprends vie sur la plateforme et je lis que la grotte découverte en 2005 fait plus de 31 kilomètres. Je jette un œil dans le gouffre. Oliv m’encourage moyen : les gens qui en sortent on l’air de ne plus en pouvoir. Je renonce! Lui est plus volontaire, plus en forme, plus léger.... il s’enfonce. Je lui demande de prendre des tofs et moi je sirote une bière dans l’espoir de son hypothétique retour. 300x2 marches et environ deux kilomètres de souterrains plus tard, il émerge en m’avouant qu’il s’est demandé s’il reverrait la surface un jour. Par contre il parait que c’est magnifique, je le crois bien volontiers à la découverte des photos prises dans les profondeurs. Nous regagnons notre engin par le même chemin, plus long mais sans aucune marche à travers la forêt primaire. Nous devons être les derniers visiteurs. Nous flânons et prenons le temps d’observer et surtout d’écouter la forêt. Évidemment il y a les pépiements des oiseaux dans les arbres , mais aussi dans les buissons. Un bruit gorge ou de glotte nous interpelle en hauteur. Nous voyons la queue d’un singe qui bat la mesure comme un chat énervé, l’animal restera caché ; et puis un son étrange, jamais entendu auparavant. Olivier plaisante et parle d’une tronçonneuse, moi je pencherai plutôt pour un ampli mal réglé. C’est très puissant. J’essaie d’enregistrer mais je ne suis pas assez rapide. Quelques mètres plus loin le même son semble lui repondre puis disparaît. Je suis frustré. Spa mon jour. Il est relativement tard . Nos rentrons par des routes désertiques, nous somme entourés d’un mur végétal, pas âme qui vive sur des kilomètres . Lorsque l’on s’éloigne des agglomérations le revêtement n’est plus fait de macadam mais de plaques en bétons d’environ 5 par 4 très légèrement disjointes. Les amortisseurs de notre scooter avec presque 200 kilos de charge ne remplissent plus leur fonction et chaque passage d’un tronçon à l’autre, chaque aspérité, inégalité de la route sont intégralement répercutées du bas du dos à la racine des cheveux. En arrivant à destination : pharmacie , mon fragile préféré s’arrête pour quelques emplettes, moi je fais le plein de mangues à côté. Impossible de repartir ! Et hop encore un petit kilomètre à pied ..... Il faut relever la béquille sinon la sécurité se met en coupe circuit. À bisoussss
alut tous, Petit blog culturel. Lorsque nous fûmes à Hué nous avons remarqué lors de la visite du palais impérial la calligraphie qui orne les murs. Elle est de toute évidence chinoise. Or toute l’écriture actuelle est cursive, elle fut mis au point par un prêtre français au 16 siècle, le père Alexandre de Rhodes. Le dernier empereur quant à lui , Bao Daï , est décédé en 1997 à Paris. Notre hôtesse parlant parfaitement anglais, Olivier Gédon lui demande des précisions pour savoir quand officiellement la langue a muté sino/latine. En fait ce que nous apprenons c’est que la calligraphie prise pour chinoise est en fait une écriture vietnamienne propre certes dérivée du grand frère ennemi mais qui reste culturellement que vietnamienne. La passation en lettre latine se faisant progressivement lors de l’occupation française de la cochichine . De rien . À bisousssss
Salut tous, Effectivement je n’ai plus fait de billet depuis looonnngggg . J’ai pensé que les photos et vidéos se suffisaient à elles mêmes. À l’unanimité des votants (moins une voix) nous avons décidé d’un commun accord de différer notre visite à la Dark Cave. Il y a surtout des activités aquatiques et étant donné la température frisquette dont nous avons bénéficiée , nous avons supposé que l’eau était glacée. Et cette fois-ci la majorité absolue s’est prononcée pour revenir en mars. Ce soir nous prenons le bus vers 21h30 direction Hanoï pour une arrivée vers 7h afin d’y découvrir quelques jours et obtenir nos visas pour le Laos ( où nous avons rendez-vous avec mon pote Berni Toocourt.... Mais ce seront d’autres histoires) et également pour la Birmanie. Du coup aujourd’hui Olivier Gédon en consultant la carte me dit que la frontière laotienne n’est pas très loin et que l’on pourrait y faire un saut.... Pour voir. Check out de notre hôtel, on récupère nos passeports, on fait le plein du scouter. La meuf essaie de m’endoffer sur la monnaie, mais Oliv veille. La saloooooope en plus elle m’a touché le ventre pour être bénie. Je la maudis sur plusieurs générations. La route est sublime, nous ne croisons personne sur plusieurs dizaines de km.... puis au détour d’une courbe : une barrière, des gardes et un panneau qui avertit : surtout ne klaxonnez pas ou vous serez très sévèrement fusillés! Après un bon moment un uniforme apparaît et nous fait signe de passer, mais sans lever pour autant le barrage. On se contorsionne et on continue notre chemin sur une route qui se dégrade très rapidement, sur notre droite un joli petit village ..... on se relaie pour conduire car la place du conducteur est mieux rembourrée et notre séant nous brûle tous les feux de l’enfer, surtout à l’arrière car les amortisseurs étant écrasés, la moindre bosse remonte la vibration dans l’échine, nous fait claquer les ratiches et s’échappe par les cheveux . Je dis à Oliv depuis que l’on roule il n’y a personne, aucune cabane, rien. Aucun moyen de se ravitailler en essence . À moitié du réservoir nous décidons de rebrousser chemin à moins de trouver du pétrole dans le village croisé plus bas . Rien , que nenni et les rares habitants ne semblent pas d’humeur à faire des bisous. Parfois sur le bas côté, il y a un scooter recouvert de branchages, comme dans les films pour échapper à l’aviation ennemie, mais aucune maison visible. Intrigués nous cherchons et trouvons de tous petits passages en terre qui s’enfoncent dans la jungle. Nous en suivons un sur une centaine de mètres et effectivement il y a bien une cabane cachée dans la verdure luxuriante. On déboule à tombeau ouvert le plus possible moteur éteint et en roues libres afin de prendre de l’élan pour les montées et hop juste avant de s’arrêter on rallume, on met les gaz ... on arrive finalement réservoir vide.... à bisoussss
Salut tous, Nous arrivons vers 6h du matin après une nuit d’insomnie pour moi et de demi sommeil pour Oliv. 10 heures de voyage . Il fait nuit, crachin. Les faubourgs sont peu engageants. La gare des bus n’est en fait qu’un arrêt au milieu d’une rocade . Tout le monde descend et nous suivons le mouvement. Je me fais aborder par un taxi qui charge nos bagages et nous dépose au coin d’une rue coupe gorge près de la gare ferroviaire centrale. Je vérifie l’adresse.... je suis fatigué, usé, méfiant . Le taxi me dit que c’est au bout de la rue, je laisse Oliv payer le trajet. Le ton monte , Oliv me hurle: “prend la photo de la plaque”, malheureusement je n’obtiens qu’un reflet miroir. Le compteur marquait 470 et le taxi nous réclame 470.000dg , en fait 10 fois le prix de la course . Trop tard Olivier avait présenté un billet de 500.000dg. Le taxi ne veut rien entendre et s’enfuit. Dépité et furieux, Olivier peste sur le trottoir mais note le plaque. L’aube n’est toujours pas levée. Tous les commerces alentours sont fermés. Je propose qu’en l’on aille jusqu’à la gare; il doit bien y avoir un buffet ouvert nuit et jour. On atterrit dans une supérette, la meuf est désagréable au possible, ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que l'on veut un café, un thé. Bref sandwich sous blister, une bouteille de jus et on se casse. La première impression de notre visite à Hanoï est désastreuse. Je m’enfonce dans le trou noir supposé abriter notre hôtel. Il y a plein d’étals de street food, on doit longer un marché. Je découvre une toute petite échoppe qui porte le nom de notre hôtel. C’est le plus dispendieux de tous les logements que j’ai retenus jusqu’à présent. Soit je me suis fait avoir soit le taxi nous a mené à une mauvaise adresse. La serveuse a l’air étonné d’avoir un blanc d’aussi bon matin. En bonne commerçante elle m’invite à entrer: café? Nannnn ! Hôtel! ???? Appartement! ??? Flat! ???? Condominium!??? Studio! Ha studio yes come with me . Nous nous enfonçons encore plus loin dans ce qui s’avère être une impasse, on zigzague entre scooters et étals et on arrive devant une porte fermée: Le Narcissus. Hé ouaisss ça s’invente pas! Elle tambourine contre le volet roulant un bon moment avant que celui-ci n’ouvre. Surprise agréable , au premier coup d’œil c’est propre et engageant. Le préposé parle un anglais très correct, je demande si on peut laisser nos sacs en attendant le check in. Mais vouiiii en plus vos appartements sont libres et vous pouvez en disposer immédiatement. Quel luxe! C’est le cri du coeur d’Olivier, une mini suite avec bureau, cuisine , mobilier cossu mais moderne. Un temps de récupération plus tard nous partons explorer la ville. Nous voulons voir ce petit train qui serpente en pleine ville. D’après les reportages vus à la télé, dès que la locomotive déboule, très lentement, tout le petit monde de commerçants qui a squatté les rails se précipite pour récupérer la marchandise disposée sous peine de la voir disparaître et avaler par les wagons. En fait maintenant l’accès est interdit aux touristes. Les flics veillent et nous interdisent l’entrée. On observe bien vite comment contourner le blocus instauré par les pandores. Ils sont de mèche avec les gargotiers qui longent la voie ; il suffit d’être accompagné par une tenancière de troquet , s’installer et siroter un .... café à l’œuf pour Oliv, qui s’en délecte ( yearkkkk) et une bière pour moi. Le tour est joué. Il n’y a qu’à attendre le train qui n’arrivera qu’à la nuit plusieurs heures d’attente dans le froid. C’est le têt personne pour faire le spectacle , on déquanille. Autre fait remarquable qui me revient à l’esprit: une voiture monte sur le trottoir en nous coupant le passage et en descend un cadavre enveloppé dans un linceul blanc immaculé. Brrr... On rentre siester . Oliv me rejoint en début de soirée dans le hall où je suis en grande conversation avec un couple de pakistanais . Nous nous racontons nos déboires et autres mésaventures devant la jeune préposée, mademoiselle Sunshine ☀️, qui prend fait et cause contre le voleur taxi, nous demande son numéro de plaque et la tof que j’ai prise . Elle téléponne à la compagnie, qui fait une enquête, le chauffeur reconnaît son erreur! Et promet de venir nous rembourser ce matin à la première heure. Suspense ....... À bisoussss
Salut tous, Et donc le taxi est revenu nous rembourser en s’excusant pour l’erreur commise. J’ai cru qu’Olivier allait s’étrangler. Nous sommes toujours à Hanoï. La moitié de notre quête au Graal bridé est remplie: nous avons nos visas pour le Laos 🇱🇦. Ce matin mission Birmanie.... Ratée! Comme c’est une junte militaire au pouvoir, on peut moins le faire à la ouaneugaine. Il faut vraiment réserver les hôtels ce qui induit de connaître la date exacte d’entrée sur le territoire et par où . Si c’est voie terrestre on doit obligatoirement passer par la Thaïlande ( Bruno Boschiero Claude Amiel vous y êtes en ce moment, on pourrait en profiter pour se faire des bisoussss?!), préciser par quel poste frontière et tout un tas de détails que mon acolyte refuse que j’improvise. Pourtant je suis doué en version stand up impro totale. Si par avion ( nannnnnn y tombent tous là bas ) , il faut indiquer le jour, le numéro de vol et la compagnie. Nous ferons les démarches du Laos , il y a une ambassade à Ventiane. Par contre pour des raisons de sécurité la frontière est fermée entre les deux pays . Hier soir soirée retrouvailles bisoussss câlins avec nos deux toubibs en devenir professionnel. Ils ont fait la grande boucle du Nord que nous projetons d’accomplir en mars .... Et ouaissss mais nous on a regardé la météo ( réflexe de marin), eux ils ont hurlé de glaciation gelée de froidure hivernale mouillée glaçante. Avec dodo sans chauffage, sans isolation et parfois sans eau chaude. Bon ils sont djeuns eux et puis ils peuvent se tenir chaud dans les bras de l’autre. Nous non. Mars c’est bien comme projet. J’avoue être un peu déçu par la capitale et par ricochet Olivier Gédon également. Je lui ai survendu l’énergie, le monde, la foule, la vie qui se dégagent de la ville. Dans mon souvenir, qui date que de quatre ou cinq ans au plus, tout était beaucoup plus animé, plus fun, avec plus de monde. La pluie n’aide pas bien sûr mais quand même. Anecdote : j’ai de plus en plus une tête de pirate Scarface depuis mon opération, on m’a proposé de la weed . La peine encourue ici pour trafic : la mort ! Moi chuis innocent 😇 c’est bien connu. À bisoussss
C’est bien ces souvenirs ..... Ils m’évitent les cloques aux doigts à force de produire des billets 🙂 Donc je précise pour ceux qui ne suivent pas : nous sommes toujours à Hanoï. On déambule et nous découvrons des nouveaux endroits tous les jours . On alterne les zones touristiques et les coins improbables ( en fait ceux que je préfère) . Mon indiscrétion et ma curiosité naturelles m’incitent à pousser toujours plus loin dans les ruelles, à jeter des regards furtifs, m’étonner du courant et de l’extraordinaire qui font la vie du peuple. Jamais choqués du fait de nos croyances et déformations culturelles occidentales, nous sommes parfois ébahis par l’ingéniosité, le travail, la débrouillardise et la méticulosité dont font preuve les hanoiens, hanouiais, hanoinanichous, ... bref les habitants de la capitale. Par rapport à l’année dernière Olivier Gédon est sur un plan culinaire devenu un explorateur presque, quasi, moyen, à quelques exceptions , un découvreur de nouvelles saveurs . Sauf pour le petit dej où il reste bloqué sur du sûr , du certain. Je viens de vérifier la météo..... Et merde! Et merde pour les deux prochains jours. Notre prochaine étape se dessine: ce sera vraisemblablement la baie d’Along TERRESTRE, avant de rallier le Laos. Puis peut-être, sûrement ? Une escapade en Thaïlande , à Pattaya où mon pote Claude se reconstruit une vie ( message perso : Mag March tu as les coordonnées de Bruno?) . À bisousssss
Salut tous , Nous continuons nos déambulations à Hanoï . En plus je deviens comme mon mentor es statistiques et calculs : toutes les fins de journée , dans la solitude de mon alcôve , je regarde le nombre de pas marchés depuis le matin ..... Trop fier de moi. En fait en moyenne depuis notre arrivée nous rampons 5 km/jour. En moyenne!!!!!! Alors que nous avons loué les scooters , ça compte pas! Nous sommes allés à la plage, ça compte pas! J’ascétise à vue d’œil. Povvvvv presque plus de peau sur les os . J’ai peur , si je continue à être aussi émacié, voire squelettique, mon corps va lâcher, mes défenses immunitaires itou et hopppp corona sans le morceau de citron qui va bien. Povvvvv. Aujourd’hui nous avons visité le Hilton Palace . Très impressionnant comme hôtel. De police . C’est le surnom donné par dérision à la prison centrale de Hanoï, construite par les français, au bon temps de l’invasion coloniale, en 1889. Avec toutes les options possibles et inimaginables dans l’horreur et l’abject. Tortures, confinement, surpopulation, maladies, , sous alimentation chronique, cachots, chaînes au pied et même deux guillotines. Depuis les horreurs ont persisté jusqu’en 1975. Théoriquement car j’ai des gros doutes quant aux images montrées de prisonniers américains si bien traités que l’on se demande pourquoi ils ont voulu repartir chez eux. Ne soyons pas dupes. Lorsque l’on sait ce que sont devenus les prisonniers français après Dien Bien Phu, du moins selon les témoignages des rares qui ont survécus. D’après les divers blogs que nous consultons d’abord pour connaître les sites remarquables , puis pour pouvoir organiser nos journées ; il y a une tour panoramique , en fait 65 étages, de laquelle on a une vue splendide sur toute la capitale. Dommage qu’il fasse grisouille. J’ai adoré, en plus demander à un local de nous prendre en tof dans coin des amoureux , se marrer devant sa tête gênée mais polie..... Demain on prend le train direction Nin Binh , la baie d’Along terrestre . A bisousssss
Salut tous,
lỗi là của con người Errare humanum est L’erreur est humaine
Nous nous réveillons à Hanoï une nouvelle fois sous le crachin, une nouvelle fois dans le froid (14*). Mais aujourd’hui départ pour Nin Binh, la baie d’Along terrestre. J’avais très. Brièvement découvert cet endroit en 2014, et j’en ai gardé un souvenir de merveilleux et d’amusement . Merveilleux du fait des paysages, une cérémonie dans un temple isolé de tout et découvert au hasard de mes promenades rêveries . Amusement, car la capitaine de mon embarcation , chargée de faire découvrir le site, ne savait dire et répétait à l’envie: “Vietnam beaucoup beaucoup bananes”. Un coup d’œil sur la météo du lieu: temps moyen mais 27*! Olivier est sidéré qu’en l’espace de seulement 200 km à vol d’oiseau il puisse y avoir un tel changement de température. Moi cela ne m’étonne pas du tout : à Hoi An on se baignait alors qu’ à Hanoï on se pèle tellement que j’ai du acheter une doudoune..... Hanoï/ Hoï An : Avertissement! Saloperie d’anagramme, encore un coup des pirates pour nous tromper en géographie, ne vous laissez pas embobiner ! Le pays est tout en longueur : 2500 bornes. Imaginez une distance encore plus importante que celle séparant les deux capitales : Pomérols ( capitale de l’Hérault en Occitanie, où je réside pas loin du bar du village) à Stockholm (Suède, pays froid au nord de l’Europe). Sauf que, sauf que, on continue à se geler une fois arrivés à destination. Et ouaissss il y a plusieurs Nin Binh , dont un situé à l’extrême sud du pays; dans le notre il caille sévère. Puisque j’en suis à parler de géographie, pourquoi pas évoquer les fuseaux horaires ? Pour ceux qui ont encore quelques difficultés à nous situer, nous sommes en Asie pas en Afrique. Les billets sur le Cambodge datent de l’année dernière et nous ne serons au Laos que dans 4 jours, pas avant. IL Y A 6 HEURES DE DÉCALAGE avec la France ! Par exemple lorsqu’il est 20 h en France, il est 2 h ici ( du matin , je précise on ne sait jamais ) . Là tout de suite je suis dans ma période d’insomnie . Merci de ne pas m’appeler en rentrant le soir du boulot, certes cela fait grand plaisir, mais vous flinguez ma nuit..... Du coup dans le train qui m’amène ici, je m’endors profondément et lorsque j’entends le haut parleur annoncer l’arrivée en gare de Nan Binh , je fais un bon , secoue Olivier. Et on descend pour commander notre GRAB ( le GRAB est l’équivalent de UBER ici, c’est un peu plus cher que le taxi, mais le prix est fixé d’avance, ce qui évite les discussions, négociations et les mésaventures avec les rongeurs margoulins chauffeurs malhonnêtes). Putain de merde! Comment ça une heure de route? Alors que notre hôtelier nous informe que le logement n’est qu’à 6 km?! Nous sommes à NaN Binh.... Pas NiN Binh! Fo que je révise mon accent. À bisousssss
Salut tous , Bon on va attendre mon insomnie ..... je sors de l’apéro avec Olivier Gédon, deux viets et un Russe . Mais en résumé: je kiffe ma laïfe !
Salut tous, Jules Verne pour: « voyage au centre de la terre » Francis Ford Coppola : Apocalypse Now Steven Spielberg : Jurassic park Sont autant de références et d’images pour l’imaginaire qui surgissent à l’esprit lors de cette navigation de trois heures au cœur de la baie D’Ha Long terrestre. Ayant eu la chance de découvrir la « vraie » , maritime, il y a quelques années , ce titre n’est pas usurpé. Nous avons comme d’habitude loué un scooter, comme d’habitude on a tourné, viré, paumé avant d’arriver enfin à destination. Olivier Gédon sent venir le piège à touriste grandiose, je lui reponds que vouiiii bien sûr, mais 1) on est touristes 2) c’est à faire et à voir et nous avons fait plus de 200 bornes que pour ça . Il y a trois itinéraires possibles et nous devons choisir sur un petit leaflet qui nous est donné avec nos billets. Évidemment nous n’avons rien lu. Il faut se décider sur l’instant. Tous durent trois heures. Nous prenons celui qui propose le plus de grottes .... on verra bien. On embarque à quatre sur un petit bateau à fond plat, instable et dont le franc bord est au maximum de 10 cm haut dessus de l’eau ( glacée, j’y ai plongé ma mimine). C’est un peu rock n roll et taillé pour les minuscules rachitiques asiatiques et non pour les magnifiques sculptés et musculeux européens. Et en plus faut être amoureux collés serrés. Notre rameur me fait un peu de peine à pousser la barque surchargée de touristes ébahis. Car réellement c’est magnifique, féerique, extraordinaire, magique, somptueux.... je cherche d’autres qualificatifs.... ça va viendre. Heureusement nous sommes en semaine, temps dégueulasse, crachouille et froid. Corollaire : il y a peu de monde. En pleine saison le plan d’eau doit ressembler à place de l’étoile aux heures de pointe. Il y a une quiétude et une réelle sérénité à se laisser bercer par la légère ondulation générée par les coups de rames, le silence , et cette verdure partout qui nous entoure, nous avale. La première grotte , il y en a neuf en tout, arrive juste après la visite d’un temple de toute beauté, ors et bordeaux à l’intérieur contrastent avec le côté monastique gris de l’extérieur. Ce ne serait notre conducteur, nous aurions raté l’entrée cachée dans le méandre de l’eau et le mariage de la forêt. Un panneau nous indique 720 mètres de long. Les salauds de pirates rappellent à Oliv qu’il est claustrophobe.... Héhé ! Tout se déroule au mieux, il faut juste faire très attention à ne pas abîmer les concrétions et les stalactites avec la tête. Ça passe juste, mais ça passe ! Et on sort sur un cirque végétal, entouré de pitons de plusieurs centaines de mètres, dans le silence. Je suis déçu de ne pas voir de pérodactyles .... cet enchantement perdure sur nos trois heures de trajets. On rentre. Gelés. On s’arrête pour une bonne soupe bien chaude . Phò c’est délicieux et roboratif. Puis nous promenons un peu avant de rentrer prendre l’apéro. Choc du souvenir! J’étais là exactement à cet endroit en 2014, 2013 ou 12 ? Faut vraiment que je fasse un effort devant ce temps qui fuit. Je suis rassuré car ce n’est pas du tout la même visite que j’ai faite à l’époque, bon en plus il faisait beau et chaud. Dernière référence filmographique : Rocco Siffredi « j’en ai plein le cul » d’avoir eu les genoux au niveau du menton sans pouvoir bouger pendant 3 plombes. Demain on se rapproche un peu plus du Laos . À bisoussss
Salut tous, C’est donc la troisième fois que nous nous faisons masser, en tout bien tout honneur comme il se doit! C’est assez drôle à analyser. Tout d’abord , en ce qui me concerne, je tombe toujours sur des brindilles. Elles essaient de me faire craquer, mais malgré mon gabarit de moins en moins délicieusement entrelardé, la carcasse a tellement été éprouvée par plus de 35 années de sports de combat durs , que même en me piétinant à pieds joints sur moi elles n’y arrivent pas. Ce qui me rend perplexe c’est que les massages ne sont pas symétriques. Si on papouille le côté droit de telle façon, normalement on doit papouiller le côté gauche exactement tout pareil. Mêmes gestes, mêmes amplitudes. Et bien non. Très déstabilisant pour moi.... enfin je souffre en silence, comme d’habitude. Après ou avant suivant la masseuse s’acharne sur d’Hypothétiques noeuds nerveux.... Mais je suis tellement détendu et relaxe en Asie que ceux-ci n’existent pour ainsi dire pas ou peu et je commence à somnoler voire à m’endormir. Les dames finissent toujours par se demander si je suis bien là.... Are you ok Sir ? Yessssss... quant au “happy ending” , on doit systématiquement se tromper d’endroit , et aussi bien Olivier Gédon que moi, nous ne sommes pas du tout “in the mood for love” . Beaucoup trop cérébral, pas assez reptilien . Le drame de ma laïfe. À bisoussssss
Salut tous, J’aime bien cette nervosité, cette fébrilité qui précède les départs . Ce matin le taxi doit venir nous chercher à l’hôtel afin de nous conduire à la gare à 7h30. Direction Vinh. Évidemment il arrive à 7 heures. Oliv n’est pas encore prêt, moi j’ai pas pris mon petit dej. D’habitude je rattrape mes folles insomnies le matin , là le réveil est méchant dès 6h30. Le wagon est sympa, des couchettes lits qui permettent le repos. En plus il y a des écrans qui projettent des Toms et Jerry, fort le son! Trop ! J’arrive quand même à m’assoupir quand le contrôleur me secoue pour me demander mon passeport. Il a un recul devant ma réaction instinctive de défense..... pffff ya qu’à pas m’agresser lorsque je repose enfin. Impossible de repartir promener avec Morphée. Je profite du paysage. On s’enfonce dans le profond, le rural, l’inconnu. Rizières à perte de vue, les paysans s’y affairent. Jolis taches de couleurs, chapeaux coniques dans le vert des pousses qui commence à pointer. La tâche doit être rude car chaque brin est planté à la main. Des bottes de brins verts sont réparties tout au long du champ afin d’éviter les aller-retours. Gain de temps, efficacité, mais le dos et les cuisses doivent être en compote en fin de journée. Nous arrivons à Vinh . Il y a entre nous un jeu ou un rituel ou une entraide. Lorsque l’un n’a pas envie de causer ou se faire embêter , il décide qu’il ne parle pas anglais ou bien fait comprendre à l’interlocuteur que c’est l’autre le décisionnaire. À la descente du train c’est moi qui m’y colle. En fait Oliv n’a toujours pas digérer de s’être fait plumer par le taxi de Hanoï; et juste à la descente, je n’ai même pas mis le deuxième pied sur le quai , qu’un rongeur me fait la danse traditionnelle vietnamienne. Taxi, taxi, taxi , taxi, taxi .... Merde ! Il ne me suit pas, il me colle, met sa tête carrément devant mon écran , cherche à prendre mes bagages de force. Ce n’est pas encore la Saint Valentin ! Je m’énerve! Je dois faire un peu peur, il disparaît. La ville est sans attrait et sans âme, peut-être connue car c’est le lieu de naissance d’oncle Ô? J’ai regardé les sites à visiter sur Trip A et ..... Rien , que dalle, nib de nib. La frontière est à environ 45 km. Nous nous renseignons pour un bus : 800kdg par personne pour un départ à 2 heures du matin. Pour nous retrouver vers 3 h , seuls dans la nuit glacée comme un yench abandoned sur une terre inconnue et à priori hostile ( en fait la température est très agréable, mais j’aime bien me plaindre et surtout me faire consoler. Calimero). Et puis idée lumineuse? De génie? Un peu d’autosatisfaction. Je dis à Olivier Gédon, demande un peu au taxi combien il nous prendrait.... 1 million. Bingo! La population est jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, qui jouent ou se chamaillent, se promènent. Ils sont tous toujours très souriants, lorsque nous les croisons à pied ou en scooter, il nous font des petits signes de la main , nous interpellent . Les adultes sont très légèrement plus réservés, mais ne demandent qu’à papoter, communiquer. La plupart des personnes croisées sont adorables. J’adore l’Asie ! Je l’ai déjà dit ? Spas grave , à mon âge on devient liquide.... À bisousssss
Salut tous, Je suis réellement tombé amoureux de ce pays! Saint Valentin oblige.... les gens bossent, profitent de toutes les opportunités, en ce moment lorsque nous nous promenons dans certains quartiers, il y a une odeur de roses 🌹 qui flotte dans l’air. Les échoppes mettent à profit la période pour proposer des bouquets, des compositions florales en forme de cœurs. Les vendeurs au bord des routes, masque sur le nez , tendent des roses rouges magnifiques à qui veut bien acheter. Ça embaume, c’est joyeux ... bref moi ça me plaît . Mon côté titine. J’adore offrir des fleurs . Nostalgie : l’année dernière j’avais fait livrer 100 roses rouges.... Petite anecdote souvenir : lorsque j’étais marié.... y’a lonnnnggg.... j’offrais un bouquet toutes les semaines à mon épouse pendant bouhhh plus de 15 ans. Déjà les pirates... faisaient remarquer le fait aux amis lors des dîners et ces salauds demandaient innocemment : « comment ton mari n’a pas cette attention pour toi ? Pourtant tu le mérites ... » Héhé 🤣 . Chuis innocent . Le problème c’est que tout ce travail , toute cette énergie, ce dynamisme doivent se transformer en ventes, en argent, générer des profits . Les gens cumulent parfois plusieurs boulots au même endroit. Je me souviens du jour où nous avons loué un scooter, chez une dame qui faisait également épicerie, matériel de plage, manucure et massages. Rentabiliser. Lorsqu’un client se présente, il ne doit absolument pas repartir les mains vides. Pas que pour les fleurs. Pour tout! Petit lexique pour touristes débutants : Yes = oui Yes = non Yes yes = peut-être Yes yes = ou pas Et on peut développer à l’infini... Oké = bien sûr Oké oké =certainement Yes yes oké oké = j’ai pas tout compris. Avant de parler couramment vietnamien Olivier Gédon crisait un tout petit peu , maintenant il fait avec. Il n’hésite pas à passer derrière les comptoirs, fouiller, prendre par le bras et montrer du doigt et même comme ça il a parfois des envies de renoncement . En désespoir de cause il sort son traducteur, étonnement, peu de gens savent lire. Mais ils savent compter. Et moi je me marre. L’autre soir on décide de prendre l’apéro : vodka à base de riz ( ben vouiii de riz), mais pas de bobo à la tête le lendemain, car, prudents, on avait joué la qualité ! 4€ le litre quand même ! À mélanger avec du Schweppes, impératif ! Sinon c’est dégueulasse. Olivier Gédon se met en quête de bulles, et dans plusieurs boutiques toujours le même scénario : vous avez du Schweppes ( je traduis directement c’est plus facile pour les non polyglottes) ? Yesssss ! Et la meuf lui montre une cannettes Pepsi. No Schweppes. Yes yes ! Et elle lui tend la cannette. No Schweppes ! Yes yes ok ok et lui sort un carton de Pepsi . Je hurle de rire. Finalement il ouvre le frigo et farfouille. Ce qui est très étonnant ce sont les contrastes avec les mêmes vendeurs mais qui n’ont pas tous la lumière sous leur crâne. Pendant presque 10 jours tous les matins nous allions au même troquet tenu par la même personne commander deux expresso et un thé citron. Là c’est moi qui devenais hystérique : impossible d’avoir deux fois d’affilé la même commande, un coup il y avait du lait concentré sucré, un coup un seul café , un coup un thé avec des trucs bizarres, etc ... mais c’était le plus proche et le seul à faire un expresso. Arghhhh ! Ce matin pareil, il a fallu 3/4 d’heure pour avoir deux autres cafés. J’avoue c’était compliqué. Un expresso et un Americano. Les deux boissons notées sur la carte. Et on montre avec le doigt. Yes yes ok ok . Putain on aurait du se méfier.... surtout lorsque je suis retourné avec les deux tasses vides. Same same ! En viet ça veut dire : tout pareil, la même chose, commande identique, kifkif.... Oliv a pris le relais après l’avoir calmé. Il demandait au traducteur de transmettre : t’es vraiment con où tu as eu un accident ? Allez une dernière..... À midi , je demande une bière, on a marché plusieurs km et enfin sous une bonne chaleur estivale, j’ai soif! J’attends . Rien . Je recommande une bière. Rien. Quatre fois de suite. Finalement le jeton finit par tomber et j’ai mes 4 bières livrées en même temps. J’adore ma laïfe ! À bisoussss
Salut tous , Je suis la version masculine de « la belle au bois dormant »! Je viens de déployer ma traîne virginale autour de ma couche. Moustiquaire. Et j’attends ma Valentine qui ne viendra pas ce soir. 😔 . Mais j’anticipe notre périple pour arriver au 🇱🇦. Le taxi est en avance , je ne suis pas prêt 😁 , l’hôtel ne prend pas les cartes de crédit et j’ai mal dormi. Je soupçonne le lieu d’être un hôtel de passe . Bruits de gerbe, engueulades, cris et suçotements, ont eu raison de mon sommeil déjà bancal. Olivier Gédonmonte à l’avant et dès que nous sortons de l’agglomération il commence à râler . Les paysages sont superbes, je ne sais par où le gps nous fait passer mais rapidement nous gagnons des petites routes qui se transforment en petits chemins de découvertes . Les paysans dans les rizières binent, bêchent, plantent, arrachent. Certains travaillent la terre à l’ancienne, pour nous, avec socs et charrues tirés par des buffles. Dépaysant, déroutant, déconcertant. Au bout d’un moment je demande à notre chauffeur de nous arrêter dans un Ca Phé pour un petit déjeuner que voulons évidemment partager avec lui. Yes yes ok ok ! Après plusieurs demandes réitérées : okok yes yes : Il a fallu que nous trouvions le troquet nous mêmes ... Oliv s’impatiente, en ligne droite nous ne dépassons pas 40km/h. Grâce au traducteur il lui indique que nous avons rd. Speed un peu Gonzales ! Puis à quelle vitesse est la limitation? Et enfin s’il peut accélérer.... Yes yes ok ok . Je hurle de rire dans ma tête . On quitte la plaine pour attaquer la montée, la moyenne chute encore. Oliv bout. Dans une pente prononcée, nous sommes à 20 km/h en troisième. La voiture en sous sous sous régime cale et notre chauffeur se demande pourquoi ? Oliv peste et l’insulte. Et il m’élabore toute une théorie, son côté Dr Financier. « Je suis certain qu’il fait ça en étant persuadé de faire des econocrocs d’essence ! Mais son raisonnement est faux : non seulement il consomme plus, il abime sa voiture ( là détails techniques sur des pignons .... ) mais en plus il perd du temps qu’il pourrait mettre à profit pour faire d’autres clients et augmenter.... » et lalou et lala..... bref ! Nannnnn long! Nous arrivons à la frontière. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas infectés par le virus . Température dans les normes .... quoique 35*, il ne faut pas que je refroidisse plus. On se fait délester d’un peu de tunes, sans factures ni reçus, après moult A /R entre différentes guitounes et des uniformes pliés de rire à chacune de nos déconvenues. Enfin le Laos ! 9 guichets et plusieurs tampons plus tard .Libres! Berni Toocourt et son pote Vieng nous retrouvent.... L’aventure commence. À bisoussss
Salut tous, Pacsé ..... ! Vous êtes les premiers à le savoir . Il fallait bien vous le dire . Nannnnn chuis sérieux . Je sais que vous allez croire que c’est encore un coup de ces salauds de pirates . Mais c’est la vraie vérité pure. Croix de bois ... juré, craché! Pacsé.!!! Promis c’est vrai. D’ailleurs les photos le prouvent . Nous sommes donc arrivés à destination, un peu fracassés par 9 heures de routes. Belle et bonne chaleur. Enfin. Plouffff piscine de l.hotel. Puis apéro PASTIS. Ça j’avoue , cela me manquait . Note à moi même : dans les futurs voyages toujours penser à prendre une ou deux bouteilles. Essaie des masseuses Lao , je me suis endormi. Ça aussi c’est vrai! Puis grignote au marché. Ce qui est génial dans notre périple , c’est d’être avec Vieng. Le pote de Bernie. Cela fait 17 ans qu’il vit au Lao ( ceci est le nom indigène , Laos c’est français. Un peu comme Myanmar et Birmanie) , non seulement il traduit , mais il informe, il conduit, il anecdote et en plus il est très drôle, bon sens de l.humour et toujours en train de se marrer..... Très respectueux aussi de nos coutumes : nannnnnnn on va pas courir deux heures avec toi sous un soleil de plomb , c’est l’heure de l’apéro! Mais il est 17h30! Et alors? Bref tout se passe au mieux . Une vraie réelle conviction d’être des privilégiés . Le luxe. Le temps passé à voir défiler le paysage, permet de se faire une première impression. Au niveau architectural , par rapport au Vietnam , c’est plus joli. Il y a toujours pas de style propre mais, les maisons ne sont plus en hauteur uniquement et de la largeur d’une boutique/garage, elles s’étalent. Suivant les endroits, beaucoup sont soit surélevées soit carrément sur pilotis du fait des inondations en période de mousson. Bernie nous raconte que parfois les gens sont obligés de se réfugier et vivre sur la route, toujours en hauteur par rapport aux édifices en contrebas, en attendant la décrue. Les paysages quant à eux ressemblent énormément à ceux que nous avions découverts au Cambodge. Aujourd’hui nous restons au même endroit afin de découvrir les trésors cachés autour de Pacsé. Notre ville depuis hier. Héhé salauds de pirates, en plus ils vont encore jurer : chuis innocent ! À d’autres.... À bisousssss.
Salut tous, Qu’il est doux de ne rien faire.... Franchement jusqu’ici j’étais déçu par le pays. Je m’attendais à tellement d’extraordinaire, de magnifique, de magique, d’irréel. Toutes les personnes rencontrées au cours de nos déplacements vantaient tant et tant les paysages, les gens, la mentalité, la façon de vivre. Il faut dire également que nous n’avons pas vraiment pris le temps de nous poser. Et rendu dans notre guest house : Le paradis, la douceur de vivre, mon hamac ! J’excelle dans le rien, je suis dans mon élément de vide rempli de rêves. Lorsque nous sommes arrivés à l’embarcadère, j’ai pourtant eu un très très gros doute. L’endroit était peu engageant. En plus j’ai vraiment failli finir à la baille en montant sur la barcasse. Et puis on démarre et on s’enfonce dans un paradis vert, sur un Mékong d’eau limpide. Nous nous étions jurés avec Oliv de ne jamais nous y mouiller un orteil! Eau boueuse, déchets de toutes sortes, cadavres d’animaux et autres yearkkkkk et là : miracle. Nous voguons sur une eau claire, qui laisse voir les rochers affleurants , les algues, quelques poissons . Il faut vraiment connaître le coin pour pouvoir diriger l’embarcation sans rien percuter et racler le fond. On s’enfonce dans un trésor de paysage constitué de toutes petites îles, îlots, touffe de verdure, rochers. Il s’en dégage une sérénité extraordinaire.... je sais mais je suis à court d’adjectifs. Bref j’ai trouvé mon coin , là où je me sens bien. Quelques petites anecdotes : hier soir alors que nous dînions sur une terrasse dominant le fleuve , mon regard est attiré par des lumières sur le Mékong qui apparaissent puis s’effacent en s’enfonçant sous l’eau. C’est une autre forme de pêche au lamparo, les gens nagent, marchent et plongent avec une lampe étanche et une arbalète pour attraper les poissons. En plus les îles sont reliées entre elles par des ponts qui sont les vestiges du premier train du Laos , construit par les français lors de l’occupation. Le train n’est plus qu’une relique mais les voies servent de route pour nos scooters. Des pilotes conduisent des moines , tout vêtu d’orange et assis en cavalières . Ce matin nous partons en exploration , moi je vais aux chutes afin de jouer avec une tyrolienne et promener tout en faisant des activités ..... Et Olivier va au village pour acheter une rallonge électrique . C’est lui qui conduit on ira aux chutes demain. Au retour on s’arrête à la piscine pendant que les potes s’activent en cuisine . Au menu : soupe au Canabis .... vous raconterait .... peut-être... mais après la sieste . Juste avant Morphée et avant que je sombre .... on entend le bruit du silence ... Et ouaissss À bisoussss
Salut tous, En fait je ne voulais pas faire ce billet, ou du moins pas tout de suite... Avant la sieste! C’est presque un péché . Mais voilà les circonstances, le fatum, les vissicitudes de nos vies en déshérence sociale, la volonté des dieux ou peut-être l’insouciance de la jeunesse, encore le gâtisme de nos âges avancés... le choix est vaste! Suivant vos inclinaisons, l’amitié ou l’amour portés à nos povvvvv personnes vous pencherez pour une ou l’autre raison... Ou également en cumuler plusieurs. Nous sommes installés dans un endroit paradisiaque de l’île , restaurés, abreuvés, repus. C’est l’heure des projets: café et sieste puis piscine ou sieste à la piscine ? On discute âprement. C’est important ! On tergiverse, papote, discute, féminise ! Ok.... Café et après on voit.... the addition plizz! Je m’améliore en Lao. Arghhhh pas assez de sous, évidemment comme il n’y a rien alentours pas de DAB. On est très éloigné de la civilisation, au moins une heure de piste. Oliv s’y colle et moi je cligne des yeux sur mon minuscule écran . Ce matin je dormais enfin profondément lorsque vers 5h30 le pêcheur réservé par Bernie et Vien Phannoudej s’amarre toute musique hurlante juste en bas de ma chambre. Je n’ai rien contre les goûts musicaux des laotiens, même s’ils sont très éloignés de ma polyculture symphonique allant de Sylvie Vartan à Mireille Mathieu . Chuis fan...! Je sors à poil évidemment et je devine à la lueur des yeux brillants d’envie que me jette ma voisine de palier que si je veux garder ma dignité et mon intégrité physique il faut que j’aille mettre un slip. Je descends voir le travailleur matinal et lui susurre de ma gentille voix chantante, sirupeuse et empreinte d’une mélodie désuète : « FUCK OFF » comme quoi avec de la patience, de l’ouverture d’esprit et une bonhomie affichée on arrive très très bien à se faire comprendre. Après si la violence ne résout rien c’est que l’on ne tape pas assez fort. Il m’a quand même flingué le reste de ma nuit. Rd a 8h avec Olivier Gédon pour une grande première : descente en tyrolienne au dessus des chutes .... Géniale ! En plus coup de chance depuis que j’ai drastiquement maigri je suis juste à la limite de poids autorisé. Bon ayé on est rentré. Sieste. À bisoussss
Salut tous, Effectivement plus de billets depuis quelques jours ..... Mais d’abord je suis deborded, ensuite chuis en vacances et tertio je n’avais rien à raconter de prenant , spécial , notable. En fait, on a roulé, roulé, roulé.... arrêt dodo, miam , rien de prenant . Vous avez eu des photos. Et puis nous sommes arrivés à Vientiane. Vien Phannoudej nous a reçu chez lui et fait découvrir son paradis à lui . 7 hectares de terrain en bordure du Mékong, un maison dans les arbres et une autre, atypique, sur pilotis mais façon tente d’indien. Je veux être Vien ! Ce type a tout compris à la vie! Il est heureux ! Il a sérié ses envies et ses besoins et fait en fonction de ses moyens en profitant de chaque moment à fond et sans se prendre la tête. Il aime les bestioles, il veut monter un petit zoo avec des autruches qu’un pote lui garde en attendant et des sangliers, il a construit un enclos.....Il aime courir, il fait ses 15 bornes tous les matins à l’aube. Il aime nager, il descend sur sa berge . Il a faim : miam. Soif : glouglou. Aucun sens du temps ni de la distance et ses points de repères partent tous du même endroit : le fleuve. En ça on se ressemble beaucoup pour le temps et la géographie. Donc lorsqu’il nous dit c’est pas loin et on en a pour maximum deux heures de route on se fout tous de lui et on double le temps nécessaire afin d’avoir une idée approximative du trajet. Il faut que je m’y mette sérieusement. Je sais déjà ce que je ne veux plus, reste à définir mes besoins , quant aux moyens.... patience ça va venir d’ici un an ou deux , le temps de la réflexion. Décidément je me vois bien finir en Asie, dès mon retour j’en parle à Sweety. À bisousssssss
Salut tous,
Donc ce matin vers 6h45 Oliv m’envoie un smeuss pour me demander si c’est à 8 ou 9 heures que nous avons rd nous deux pour le petit dej. Je suis tellement dans le pâté que je réponds 9 mais sans appuyer sur envoi. Bernie dort dans un autre hôtel de riche avec piscine et Vien toujours chez son pote avec ses autruches. Quant à Oliv , lorsqu’il vient toquer à ma porte et bé mon gros bobo il fait peur à voir , il a des petits yeux larmoyants et il est engoncé dans une doudoune grand froid... Qu’il veuille bien se restaurer me rassure sur le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait mort, mais plutôt dans une phase d’agonie avancée . Je le rassure immédiatement en lui disant que s’il était infecté par le virus , je l’amènerais daïrekt à l’ambassade de France , plutôt que dans un mouroir Lao. C’est ça les amis, toujours prévenants et plein d’attentions. Et ouaissss! En attendant je lui conseille de prendre sa température, ça tombe bien il a emporté dans sa malle de premiers secours un thermomètre. Moi j’ai rendez-vous promenade / découverte de Vientiane avec Bernie. Nous marchons vers un marché où Bernie sait trouver plusieurs officines pour changer des sous. Et moi j’écarquille les yeux. Comme d’habitude jessaie de tout voir , tout enregistrer, me souvenir .... Il y a devant la poste tout une file de diseuses de bonne aventure. Comme j’aurais aimé que Vien soit avec nous afin de traduire, je me serais laissé tenter; dans le genre :” j’adore ces tests “ . Également des thérapeutes locaux qui proposent des médecines traditionnelles à base de plantes et de décoctions. Un petit enfant se fait administrer un liquide blanchâtre, une purge si j’en crois son rejet. Nous continuons notre visite par deux musées temple. Dans l’un il y a toute une équipe de starlettes en promotion pour une “novella” télé réalité sauce Lao. Je veux faire pompom girl derrière mais J’en suis empêché par l’autre rabat joie. Dommage j’étais persuadé d’un succès à l’international.... D’ailleurs Rudolf Valentino a percé de la même manière ! Je remarque que le bout des tétons de toutes les statues représentant Bouddha sont polis. Je fais un parallèle avec la statue équestre de Louis XIV dans le hall de l’hôtel de Paris à Monte-Carlo; le genou droit du cheval est également poli car il est sensé porter chance aux joueurs. Je sais c’est moche mais j’ai pas pu m’empêcher d’être superstitieux. Dans l’autre temple, Bernie se fait dénoncer par un “farang ” ( salaud de touriste blanc ) auprès du gardien car il essaie de prendre des photos, totalement interdit! Du coup nous sommes suivis et épié par le pandore soupçonneux tout au long de notre visite .... Je reçois un message d’Oliv . Il n’a pas de fièvre , Ouf! J’annule l’avion de Mondial Assistance. Puis grignote du coup tous les trois, puis sieste et rd vers 16h pour d’autres zaventuresss. A bisousssss
Salut tous, Et donc suite des réjouissances . Après la sieste: massage ! Berni Toocourtconnaît un salon qu’il nous recommande comme un des meilleurs. Oliv est requinqué après son repos matinal et sa sieste . Nous voilà tous les trois poussant la porte pour être accueillis par une dame d’un certain âge parlant très bien français. Massage des pieds pour Bernie et à l’huile pour nous . Lorsque nous pénétrons l’endroit il y a qu’une masseuse en activité, personne d’autre. J’ai l’impression d’une volée de moineaux. Tout le personnel descend de l’étage. Magie et ordre secret. Évidemment tous veulent des meufs. D’accord pour un keum . Enfin je n’ai pas une brindille pour me papouiller ! Mon masseur est doux mais ferme, connaît son affaire, jauge la masse, évalue le temps et hop c’est parti pour une heure de relaxation. Super. J’en profite pour regarder la construction, l’architecture du lieu. Haut de plafond, toit en pente, tout en bois. On dirait un chalet. La différence réside dans les madriers, moins épais car ils ne supportent pas le poids de la neige. Entre, au lieu de lattes de bois , il y a des trames de bambous tressés. Et pour l’exotisme un ventilateur plafonnier... ça sent le sang et karaté... le Splendide, je fais immédiatement le rapport avec la chanson. Nous décidons d’aller chez le coiffeur, Oliv part à la chasse aux chemisettes. Le salaud! L’ignoble individu ! Même pas il remarque que je suis beau! Cheveux et barbe taillée, je vais féminiser et faire la gueule ça lui apprendra! Réservation faite pour le Myanmar..... mais ça c’est une autre histoire.
À bisoussss
Salut tous, Je... Nous nous sommes créés des obligations, comme ça , sans s’en rendre compte. Insidieusement. Je l’ai réalisé hier après-midi, suite à un appel téléphonique qui m’a réveillé de la sieste. Olivier Gédon est mal foutu depuis quelques jours, d’où notre arrêt prolongé à Vientiane. À l’origine nous devions juste faire un saut dans cette ville le temps d’obtenir nos visas pour le Myanmar. Première tentative avortée à Hanoï, le personnel de l’ambassade étant aimable et ouvert comme une promesse de goulag. Au Laos par contre les gens sont aimables, souriants, serviables et donnent vraiment l’envie de tenter l’aventure. Par contre c’est compliqué. Impossible de s’y rendre directement du Laos; frontière terrestre fermée aux touristes. Dangerosité due aux mines, aux tensions avec des groupes opérant toujours dans le fameux triangle d’or ? Par contre de la Thaïlande cela ne semble poser aucun problème. Et puis le Siam cela fait plus de quinze ans que je n’y suis plus allé, j’en garde un souvenir mitigé : mon fils était dcd depuis peu et mon épouse venait de décider unilatéralement que nous allions nous séparer d’un commun accord. Une autre vie (c’était ma séquence nostalgie. Stop.). Nous, nous avons également ébauché un projet de promenades au Laos avec deux incontournables, que voulait voir absolument Olivier : la fête des éléphants et visite de Luang Trabang. Les deux endroits proches l’un de l’autre mais au nord du Laos, la Thaïlande étant au sud du pays. Les visas seront obtenus sous réserve de quelques menues conditions : il faut réserver un hôtel à Rangoon. Ok. Déterminer un point de passage obligatoire à un check-point, un jour précis. Sur les trois passages possibles seul un est autorisé aux touristes. Il est ouvert un jour dans un sens, un jour dans l’autre et nous devons fournir la preuve de l’achat d’un billet de bus . Ainsi qu’une date de retour fixe , même principe : avec preuve. Compliqué ! Un autre facteur entre en ligne de compte : ma trouille de l’avion. C’est alors que je fais le sacrifice et montre ma bravitude, mon courage, mon abnégation , mon sens du devoir au groupe de 2 , de l’abnégation (je l’ai déjà dit?spa grave!): okiiii on prend l’avion de Bangkok! Oliv me dit ébahi d’admiration, les yeux mouillés de larmes de gratitude devant mon dévouement à la cause: je n’osais même pas te le suggérer. Et ouaisssss chuis comme ça . On se réfugie à l’extérieur de l’ambassade (j’adore le concept surréaliste) , dans un troquet-wifi , je réserve les billets d’avion pour le 9 mars et retour sur Hanoï le 23 (arghhhh, en plus si il tombe ce sera dans la jungle et moi je suis un fils du béton) .... Enfin on a tout pour obtenir le sésame ....que nous aurons sous 48h . On fait un compte à rebours du temps. C’est serré pour tout faire. Oliv veut rester sur place pour continuer à récupérer . Mon fragile ne supporte ni le vent des vitres ouvertes en voiture, ni l’air conditionné et avec la paranoïa du corona , il a peur d’être refoulé à l’embarquement. Il me propose d’aller sans lui dans le nord avec Vien . Rd est pris pour un départ ce matin à 6h. Berni Toocourt repart en France le deux mars de Bangkok, moi j’ai deux potes qui y résident à l’année. Bruno juste sur le chemin qui mène à la Capitale et l’autre Claude au sud du pays à Pattaya. Évidemment je les ai contacté . Pas de problème : « viendez! Viendez! Je vous loge » , le cœur des vierges. Sauf que pour l’un bahhhh justement cette semaine, il est pas là. C’est ballot. Pour l’autre c’est compliqué. C’est à ce moment exact que je réalise que je/nous faisons fausse route et que l’on se crée ces fameuses obligations. Non nous ne sommes pas obligés d’accompagner Bernie le 2. Non je n’ai pas envie d’aller seul dans le nord et laisser mon pote. Non je ne vais pas m’imposer chez des gens pour qui c’est difficile, embêtant, compliqué de nous recevoir. Notre seul et unique impératif étant de nous présenter en temps et heure devant l’épave volante. Arghhhh. À bisousssss par un des trois check-point terrestre ,
Salut tous, Suivant l’adage : une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Lorsque nous nous retrouvons pour notre rituel petit dej, avec Olivier, habitude de vieux garçons qui s’installe.... Il m’annonce demain on part. Sous-entendu : j’ai suffisamment récupéré et je me sens assez en forme pour aller dans le nord. Yessss! On va enfin bouger. Pas que je n’aime pas Vientiane, tout au contraire! C’est une ville qui est déconcertante. Nous sommes en plein centre ville. Ça bouge et j’adore . Mais en fait la citée est tellement étalée sur environ 130 km/2 (merci Wikipedia) que ça frémit partout et surtout dans des coins improbables. Hier soir nous sommes allés dîner à quelques kilomètres du centre, près du coin des ambassades, où se regroupent tous les hôtels de luxe . Nous passons par de drôles d’endroits tantôt pistes de laterite mal éclairées, tantôt des artères lumineuses et pleines d’effervescence. Ville tout en contraste. Dîner canard.... je ne suis pas très fan du volatile. En Asie les gallinacés sont découpés au hachoir en petits morceaux. Marinés, frits, poêlés, rôtis mais quasiment toujours en petits morceaux. Plein d’escarbilles d’os qui se coincent dans les ratiches et que j’ai peur d’avaler ( toujours mon côté scoufiniette ). Pas enthousiaste, mais curieux. J’ai une tendance certaine à goûter avant de dénigrer, mais là j’ai découvert un nouveau plat .... je n’ai pas pu ( c’est la deuxième fois que ça m’arrive avec les poussins cuits juste avant l’éclosion) ! C’est idiot je sais. La soupe de sang de canard frais que l’on déguste juste au début de la coagulation. Nannnn rejet-répulsion bête de ma part. Vien Phannoudej nous propose un vrai sauna Lao.... Quid ? Bien sur nous acceptons, surtout que je suis persuadé que cela ne pourra avoir qu’un effet bénéfique sur mon Oliv. En fait de sauna il s’agit plutôt d’une étuve genre hammam mais avec des herbes aromatiques qui macèrent sur ou dans le foyer. Citronnelle changée très régulièrement par la patronne. La vapeur d’eau est tellement dense que je suis incapable d’identifier le départ de la source de chaleur . Plusieurs aller-retour plus tard , entrecoupés de douches vivifiantes, je n’ose les qualifier de glacées et de thé-infusion-detox rouge carmin, nous attendrons en vain les masseuses commandées. Grignote et somnolence en attendant de nous rendre à l’ambassade Birmane pour récupérer nos visas. Entre 15 et 16 h. Très précis comme rendez-vous. La préposée avant de nous remettre nos documents nous dit : « j’ai une ultime question à vous poser ». Arghhhh ! Êtes-vous passés par la Chine ? Nous partons pour le nord demain à 6 h . À bisousssss
Salut tous, 10 heures dans la folie des hommes. Bien sûr les 200 kilomètres qui nous séparaient de notre destination xanapoury et la fête des éléphants. Le Mékong quasi sec , on peut traverser d’une rive à l’autre à pied à certains endroits. Faute à un barrage mis en fonction juste l’année dernière et il y a en projet 8 autres barrages en construction!!!! Folie de la piste qui sera une énorme route afin de désenclaver le nord du pays, des hectares de montagnes et forêts ravagés. Folie de la déforestation et de l’écobuage, des milliers d’hectares en feu et la terre mise à nu pour la culture du manioc. Il va y avoir des glissements de terrain aux prochaines pluies de mousson . Plus rien ne repoussera avant longggg . La désertification est en marche. Folie de la maltraitance animale pour l’amusement des foules avec ces éléphants enchaînés. Autant je peux comprendre l’utilité dans les temps anciens pour les travaux, la guerre ou les déplacements. Mais aujourd’hui pourquoi? Je suis révolté. A bisoussss
Salut tous , Je constate que vous avez de plus en plus de mal à nous situer géographiquement .... je vous propose un récapitulatif succinct. J’ai quitté mon joli village ( Pomérols) en occitanie pour rejoindre mon autre village dans l’autre sud ( cap d’ail) de là j’ai entamé un raid dangereux (milieu hostile, patois des habitants chantant, tessiture difficile à appréhender...) pour rejoindre Olivier Gédon à Cagnes sur mer. Nous prîmes l’avion de Nice pour le Vietnam via l.allemagne ou la suisse ( je sais plus car j’étais en transe télékinésique) via Singapour pour Danang ( VietnamCentre) , puis scooter, train, bus, voiture jusqu’au Laos où nous sommes actuellement. ATTENTION !!!! Ça se complique : dans quelques jours nous irons en Thaïlande puis de Bangkok au Myanmar . Et c’est là que ça devient très difficile, je veux dire encore plus , ardu, compliqué, abscons le pays a DEUX noms ! En français il est connu sous le nom de Birmanie et PARTOUT ailleurs dans le monde sous le nom de Myanmar.... Si je reste confus ou incomplet ou peu clair ... n’hésitez pas à demander à Olivier avec qui je voyage ( je savais que j’avais oublié un détail ) depuis le début ( même si entre-temps nous avons rejoins deux amis : Berni Toocourt qui lui est resté à Vientiane.Laos. Et Vien Phannoudej avec qui nous sommes toujours pour encore quelques jours). Aujourd’hui, première approche de luang Trabang (cf carte infra) . C’est vraiment une jolie charmante ville touristique , inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Effet Coronabier, nous bénéficions de peu d’afflux touristique. J’imagine la ville bondée en temps normal. L’idée superbe qu’a eu le gouvernement ou l’UNESCO est de n’autoriser aucune construction ou amélioration de l’habitat s.il n’est pas conforme extérieurement en tous points à l’original. Il se dégage un charme désuet des anciennes maisons coloniales, mélangées au style original des maisons Lao. C’est superbe , c’est propre, c’est touristique. 4 h du matin, mon insomnie touche à sa fin . Je dois récupérer vite le train du sommeil. À bisousssss
Salut tous, Wouahhh quel régal que cette baignade. Comme d’habitude notre journée démarre réellement à l’aube. Vers 11h. Aujourd’hui Vien Phannoudej nous conseille d’aller aux chutes de Kuan Si à environ 30 km de Luan Prabang, en plus en passant on pourra aller au sanctuaire des éléphants. Je suis contre, mais Oliv est pour, et puis on passe devant, et puis ce serait idiot de ma part de refuser. Pauvres bestioles, parquées dans un enclos. Grand mais grillagé, électrifié. À l’entrée payante, du coup je deviens ratchou et je refuse de m’acquitter de l’écot du, il y a un menu des activités : - promenade à dos d’éléphants... tant. - promenade avec l’éléphant en laisse comme un petit yench... tant. - baignade avec les éléphants .... tant. - douche des éléphants plants ... tant. - panier de friandises pour les éléphants... tant. Ceux que je peux apercevoir à l’entrée ont le haut du crâne entaillé par le pic acéré qui sert aux cornacs pour les guider. On dirait que les oreilles sont coupées en biais. J’apprends quand même que les femelles en Asie n’ont pas de défenses et que comparés à leurs congénères africains ils sont beaucoup plus petits en taille. Sanctuaire? Mon cul ! Nous arrivons à l’entrée du parc aux cascades. Après notre droit d’entrée (1 euro pour l’autochtone, 2 pour le touriste.... pffff ça devrait être gratuit pour les gens du cru), nous passons par un espèce zoo ( décidément!) où se trouvent enfermés des ours. Je ne savais pas du tout et je n’en avais aucune idée: les ours noirs sont une espèce indigène du territoire Lao ( et asiatique). Bien sûr chassés et braconnés. Ceux qui se trouvent ici ont été récupérés d’un esclavage forcé ou pire mais d’un négoce interdit. Ils semblent couler des jours heureux et jouent ensemble. À partir de ce point, nous nous avançons facilement à travers la forêt primaire. Je suis étonné par le chemin que nous foulons. Totalement lisse, couleur terre, des racines des arbres gigantesques qui nous entourent en sortent. Je suppose que la main de l’homme n’est pas étrangère à ce bitume qui se fond harmonieusement dans le paysage. Pour une fois. Et bien non , je découvrirai plus tard que le chemin est constitué de boue en voie de sédimentation par le calcaire déposé lors du ruissellement des eaux. La forêt bruisse des sons émis par les bestioles qui volent qui rampent, les feuilles des arbres jouent avec le vent . Il y a des papillons partout. C’est magnifique. Nous arrivons à un premier plan d’eau, il y a foule. Nous continuons et au fur et à mesure de notre avancée, le touriste se fait de plus en plus rare. Jusqu’à notre arrivée au pied de ces somptueuses chutes d’eau dont l’apothéose est la magnifique cascade au bas de laquelle le bassin invite à la baignade. Interdite ! Arghhh! La montée continue sur encore 45 minutes , trop raide pour moi. Il fait déjà plus de 30 degrés. Nous redescendons bien décidés à trouver une marmite d’eau claire où plouffer ( c’est moi qui écrit et j’invente les mots que je veux) . Un bassin nous attend justement, il n’y a personne. Eau pure, limpide, la transparence n’est pas troublée par les tourbillons de surface. Vien nous confirme que nous avons le droit de nous y baigner. Par contre ce droit se mérite doublement. Il faut descendre sur une patinoire d’humus en se cramponnant comme on peut aux racines des arbres. Merci les arbres. Et on met le pied dans une eau glaglaglacée. Entrée extrêmement prudente, le froid, les cailloux, la glisse, le courant. Le plus dangereux ce sont les morceaux d’arbres immergés. Très pointus, sédimentés, autant de pièges sur lesquels s’empaler. Quelle récompense ! Des petits poissons viennent nous grignoter les pieds. L’eau s’avère fraîchement délicieuse. On barbote heureux . Au retour Vien s’arrête chez un bouilleur de cru local. Le riz fermenté dans de grande cuves chauffées au bois , le serpentin de l’alambic plonge dans de la flotte afin de condenser et liquéfier l’alcool recueilli dans un petit récipient. Il veut en acheter pour un pote qui adore ça . Je goûte. Putain ça arrache sa mère que les yeux y pleurent! Il achète 3 sacs plastique ! Vous avez bien lu. L’alcool est vendu moins cher en vrac dans des sacs plastoc transparents. Miam. Sieste. Et hop on verra ce soir. À bisousssss
Salut tous, Je vous rassure nous sommes au Laos . Tout va bien. À lire différentes publications : vous êtes totalement parano sur le coronabière . Nous sommes en Asie que nous parcourons depuis lonnngggg et ici rares sont les gens qui portent un masque. J’ai l’impression que c’est plus par politesse et pour NOUS protéger d’une éventuelle contamination que l’inverse . Arrivée à Vientiane aujourd’hui, par la route des montagnes. Le trajet est le plus mortifère du pays! Un camion sur le dos dans une épingle de la « bonne » route ( celle de la montagne. La différence avec celle de la piste c’est que des fois il y a du macadam ) , une bagnole dans le fossé. Normal, tout va bien. Berni Toocourt part en éclaireur ( c’est son rôle! Infirmier légionnaire : il doit se sacrifier ) en Thaïlande . Si tout va bien , si pas de catastrophe, si pas de Corona, si pas ......etc ! Il nous accueillera après demain à Bangkok . À bisousssss
Salut tous, Dernière journée à Vientiane. Nous quittons le Laos en train cet après-midi pour la Thaïlande. Destination Bangkok , arrivée vers 6 plombes du mat et où nous passerons un dernier moment avec Berni qui lui, regagnera la France le lendemain. Quelques petites anecdotes qui m’ont marqué durant notre séjour. Nous devenons très facilement millionnaire en kip. Le taux de change avec l’euro est d’environ 1/1000 . Par contre lorsque les laotiens parlent de grosses sommes, il discutent en baths thaï . Si le montant est réellement conséquent c’est alors le dollars us qui prend le dessus. Le nord du pays va connaître un véritable essor économique et touristique sous peu. En projet bien avancé il y a l’autoroute, l’amélioration de la route du Mékong ( c’est par celle-ci que nous avons vécu notre Paris-Dakar personnel) , le TGV et la construction d’autres barrages. Le tout en grande partie financé par les chinois qui vont accroître de façon exponentielle leur main mise sur le pays. Le nord est privilégié pour, à mon humble avis, plusieurs raisons : proximité du grand frère chinois et grâce également à la France . Et ouaissss! À la suite d’une guerre contre le Siam , les Laos ont perdu toute la partie droite du Mékong (ou gauche ça dépend comment on regarde) , annexée par la Thaïlande. Mais suite à la guerre menée et gagnée par les français le prince de Luan Prabang a demandé à ce qu’on lui rende les territoires pris par le Siam . Le nord du Laos possède donc les deux rives du Mékong et construit des barrages à tout va au grand dam de la Thaïlande. Merci Vien pour ce cours d’histoire. Pour être propriétaire terrien au Laos, outre le fait d’être impérativement de nationalité . Il suffit de défricher et de cultiver une parcelle vierge. Ceci explique également en partie l’écobuage outrancier pratiqué. Il est dans la mentalité du cru d’avoir son lopin de terre pour y cultiver et élever le nécessaire quotidien . D’où l’étendue des villes, sans centre réel et ces putains de volailles qui chantent des 3 heures du matin . Où que l’on soit même dans des hôtels luxueux, il y a toujours une bestiole pour faire chier en pleine nuit . Autre source de chagrin : les déchets plastiques omniprésents. À tel point que je n’ai jamais été étonné du fait de les trouver en bordure des champs clôturés, jusqu’à ce que je remarque la symétrie de l’étalonnement des sacs accrochés aux barbelés. En fait il s’agit et de marquer son territoire et d’épouvantails à oiseaux. Trois endroits nous ont enthousiasmés au sud les 4000 îles, au centre Vientiane, au nord Luan Prabang. Et surtout surtout la gentillesse et la joie de vivre, la disponibilité et l’enthousiasme de Vien . Un grand merci à Berni pour nous avoir permis, facilité , aidé à découvrir. Le Laos, ses racines. À bisousssss
Salut tous, Internet est capricieux, erratique, féminin , fainéant, capricieux, en grève perlée ( pffff me fait penser à Sweety lorsqu’elle fait semblant de ne pas comprendre) dans notre hôtel de Bangkok et pourtant FB m’enjoint : exprimez-vous ! J’hésite.... pas que pour internet. Je chasse de vieux démons dont je ne suis pas fier du tout. Ce matin nous avons eu un aperçu rapide du quartier chinois, où nous avons déambulé avec Berni pendant quelques heures. Quels contrastes avec les différents marchés asiates que nous avons déjà foulés, parcourus, explorés. Ici c’est du sérieux ! Tout est plus rangé, policé. On n’ose pas discuter les prix. Pourtant le principe est le même : vendre! Et la boutique qui propose des produits qui ressemblent plus à un inventaire à la Prevert dans le choix . Mon esprit pourtant peu cartésien a du mal à faire le lien entre un câble téléphonique, du baume du tigre et un ensemble de manucure pro.... Tout cela est pourtant mis à la disposition du client au même endroit et proposé par le même vendeur , les allées sont presque rectilignes et l’air conditionné des magasins rafraîchis les traverses séparant les différents étals . Et hop internet vient de sauter ....! Grrrrr! Nous avons fait quelques emplettes . Je soupçonne Berni de vouloir faire un trafic de masques anti Coronabière. Sieste pour récupérer de la nuit précédente passée dans le train . Fort de notre expérience vietnamienne (cf les billets de l’année dernière ) , j’ai commandé d’office en première classe. Pas l’envie de passer 11h de voyage entassés à 6 dans la cabine sur 3 hauteurs de couchettes. Quelle surprise! Nous bénéficions d’une prise en charge dès la frontière Lao/ Thaïe passée. Salon d’attente lounge reserved. Avec flotte à volonté et air conditionné. Quant à notre cabine.... deux couchettes superposées, un petit lavabo, maître d’hôtel obséquieux. 3 chiottes et un douche réservées que pour notre wagon, service dans la cabine. Luxe. Trop... si j’avais su : la seconde est parfaite pour voyager ainsi. Bon à savoir. Ce soir j’ai proposé à Olivier le night market de Patpong. Le quartier mal famé de Bangkok. Enfin le seul que je connaisse pour y avoir traîné mes guêtres en 2005. J’avoue, je suis secoué, j’ai vraiment changé. J’en suis heureux, c’est heureux. Attention je ne me cherche aucune excuse. Les faits et rien d’autre. J’étais avec un groupe en voyage organisé, entrainé par mon cousin , déboussolé par la perte de mon fils et le limogeage de la part de mon ex épouse. Il y a partout la prostitution hommes, femmes, lady boys , les spectacles heuuuu , je ne trouve pas les mots . Osées n’est pas suffisant par rapport aux « performances » auxquelles j’ai assistées à l’époque. Et oui j’ai eu consommé et plus jamais de ma vie je pourrais recommencer. Glauque. Triste. Sordide. Pathétique. Difficile à avouer. Bref nous sommes retournés à l’hôtel en tuktuk sans rien acheter . À bisousssss
Salut tous, Nous partons pour la Birmanie dans quelques heures. Sans vraiment de regret de quitter Bangkok, mais déçu de ne pas avoir visité plus avant le pays comme nous l’avions projeté. Ville de contrastes encore plus accentués que dans les autres coins d’Asie où nous avons pu traîner. L’opulence, les paillettes bling-bling , les grattes ciel côtoient la misère noire, les masures. J’ai recommencé à me défaire de bribes de mon passé en donnant mes affaires directement aux clochards dormant à même le sol juste devant notre hôtel. La rue à traverser. Ils étaient très étonnés de mon geste. Au pays de Bouddha! Les moines par contre fleurent bon l’opulence. Certains sont grassouillets ( je sais hôpital, charité et gagnagna....) , fument, ont l’oreille collée au smartphone dernier cri. La charité est bien ordonnée. Quelques lieux communs: magnificence des lieux touristiques, Chinatown fascinante de jour comme de nuit, le glauque de Patpong, la pollution, l’or des temples. Bangkok est une trop grande ville pour moi, trop bruyante. Pensez: en une semaine je n’ai même pas pu apercevoir la majorité des 8 millions d’habitants, ça change de mon village . Par contre pas de clivage réel et net par quartier; les palais jouxtent les zones de verdure sauvage et se mélangent aux bidonvilles. J’ai quand même adoré me (nous ) perdre dans des endroits improbables, les petites aventures qui en découlent , nos rigolades, les embrouillent avec les taxis, tuktuk, Grab/Uber, observer le mode de vie des gens. J’ai moins apprécié les gigantesques centres commerciaux, qui n’ont que l’avantage d’avoir l’air conditionné , pansement fraîcheur à la chaleur accablante accentuée par le manque d’air, la rue, les embouteillages gigantesques. Depuis quelques jours nous cherchions à visiter un des marchés flottants. Ils ne se tiennent que le week-end. Sont très touristiques, nous cherchions plus d’authenticité. Évidemment internet nous fournit des pistes, pas vraiment attrayantes car peu fréquentées par des locaux. Nous repérons quelques lieux et décidons d’aller en explorateurs essayer de trouver des capitaines de « long tail », ces bateaux avec des moteurs de voitures ou camions, un arbres d’hélice démesuré qui se manient avec dextérité, vitesse et dans un boucan d’enfer. L’idée c’est de nous faire harponner par des pêcheurs, marchands, rabatteurs locaux, de discuter de bout de gras et embarquer le lendemain sur la barcasse pour avoir une visite privilégiée. On ne trouvera jamais. Par contre , perdus au milieu d’un grand rien , au bord de l’eau. On fait du bateau stop et on embarque sur une péniche sans savoir pour où. Instant magique. Gentillesse de la personne. Que c’est bon. Pour finalement rentrer par le métro, d’une propreté remarquable. Je n’apprécie pas les tuktuks. Je suis trop grand, je dois me coucher à l’intérieur pour regarder en hauteur, ceux d’ici n’ont rien à voir avec ceux que nous avons pu apprécier au Cambodge. Ce qui compte ce n’est pas le confort mais l’accélération et le bruit fait par l’engin. Olivier lui adore. Il reste Grab (équivalent d’Uber) qui nous sert de référence prix ou les taxis. Pour nos déplacements il y a un autre problème de taille. Les chauffeurs ne savent pas lire l’alphabet romain et parfois pas lire du tout. L’écriture Thaïe comme Lao ressemblent à des vermicelles de sanscrit, c’est joli mais incompréhensible pour nous. Nous décidons d’un lieu, fixons une adresse que nous enregistrons sur une application. Le conducteur la regarde , puis nous dit yes yes .... Première expérience avec un tuktuk. J’ai perdu patience. Olivier Gédon se gaussait tant et plus . Le type m’a répété 20 , 30 fois un truc du genre talassine ???? MERDE !!!! Pour finalement nous amener à quelques encablures de là où nous souhaitions nous rendre. Ça c’était pour prendre le bateau bus Hop On/Off. Je recommande afin de visiter la ville sans embouteillage et en prendre plein les mirettes pour un prix très raisonnable. Deuxième expérience : le taxi . Il faut insister pour faire mettre le compteur, cette fois-ci c’est Oliv qui s’est énervé.... Héhé. Nous sommes dans le hall de notre hôtel et le portier nous demande si nous souhaitions un taxi. Mais vouiiii mon brave homme! Cela tombe bien mes seigneurs, votre jour de chance car par le plus grand des hasards, il se trouve que vacant là, un noble chauffeur oisif attendait votre venue .... nous indiquons notre destination. 200 baths . Non tu mets le compteur. Non pas le compteur mais pour vous et puisque nous sommes amis de longue date 150 baths. Nous prenons un autre taxi . Compteur. La facture s’élève à 55baths. De retour à l’hôtel Olivier fulmine, se plaint à la réception, en disant que c’est du vol, que l’hotel est complice, qu’il va écrire à la direction et aller à la police etc.... La personne comprend son courroux mais parle pas très très bien anglais, ne saisit pas le sens de toutes les phrases et noie le poisson. Oliv prend les autres clients qui arrivent à témoin, crie au scandale. Loué soit Bouddha , la préposée parle instantanément un anglais remarquable, comprend la colère justifiée, assure que le taxi n’est pas rattaché à l’hôtel , qu’il n’y a pas de rétro commission et s’il vous plaît taisez-vous , parlez moins fort et n’écrivez pas à la direction. Aujourd’hui Grab/Uber. Oliv a finalement déniché une agence de voyage tenue par un français qui propose non seulement la visite du marché, mais également une découverte des Klongs (canaux qui parcourent la ville) , du musée des orchidées et avec un guide francophone. Durée 4 heures pour un prix très raisonnable. Banco! Nous avons un message fixant le lieu de RD avec une carte et l’adresse en écriture Thaïe et en écriture romaine. Grab. Nous suivons le parcours sur Maps. Oliv interpelle plusieurs fois le chauffeur, lui montre l’adresse en sanscrit et en romain, le plan . Il est persuadé que nous faisons fausse route. Yes yes! Et on tourne, et on vire, et on se perd, et on arrive. Sur un chantier. Pas d’eau . Bizarre. Le doute s’installe, le chauffeur s’énerve , croit qu’on ne veut pas le payer. On lui montre l’argent, on descend de la voiture. Olivier Gédon demande à des gens si l’adresse est est exacte. Je comprends que non et je remonte immédiatement dans la voiture que je prends en otage. Oliv et le chauffeur me rejoignent. Palabres, énervement, discussion . Le chauffeur nous montre des papiers en sanscrit, refuse de téléphoner à notre contact à l’agence, tergiverse.... puis finit par céder et nous amène au bon endroit. A l’opposé de la ville. Dans un temple! Alors là je suis sur le cul . Personne. Oliv avise un moine qui lui confirme que c’est bien la bonne adresse. Effectivement au bout du temple un embarcadère . Vide. Nous avions prévu très large. Grignote. Encore une heure à tuer. Nous faisons la sieste sur un banc en attendant l’arrivée de notre guide et de notre bateau . La visite se fera également avec une famille sympathique. C’est beau, calme, reposant, zen. Les poissons s’agitent et sautent hors de l’eau car ils ne sont pas pêchés près des temples, nourris pas les moines qui gagnent ainsi des parts de karma. De gros Varangs se prélassent au soleil, nagent à côté de l’embarcation. La guide nous explique, nous renseigne. La construction des canaux est arrêtée du fait de la spéculation foncière. Creuser des terrains qui valent de l’or pour les remplir de flotte. Pas rentable. Le prix de l’immobilier atteint des sommets difficilement possibles par l’habitant lambda. Des appartements sont ainsi proposés sans cuisine. Il revient plus cher de se faire la popote à la maison que d’aller dans un street food. Pour espérer avoir un niveau de vie décent il faut au minimum obtenir un diplôme universitaire. Mais les études sont payantes. La famille fait alors soit des sacrifices, soit est fonctionnaire car dans ce cas l’école est gratuite. Pas de sécu. Pas de retraite. 6 jours de congé par an. Au retour du marché, plus beaucoup de vendeurs, nous y étions sur la fin et la remballe. Nous faisons un stop au musée des orchidées.... Bon. Bof. Sauf l’exceptionnel : dégustation d’un fruit, plus petit qu’une olive. Très rare . C’est un exhausteur de sucre, qui annihile totalement l’acidité en laissant une saveur sucrée en bouche d’une longueur étonnante. Tout de suite après avoir recraché le noyau nous croquons dans un citron vert.... un délice soyeux sous la langue. Le nom du fruit : Miracle ! Véridique ! À bisousssss
Salut tous, Insomnie de 3h. En arrivant hier en Birmanie j’étais énervé. Je ne me rappelle plus pourquoi? Le fait que l’avion se soit aplati sur la piste au lieu d’aterrir, qu’Oliv joue sur son téléphone alors que la consigne est formelle: l’éteindre sous peine de s’écraser. Il fait nuit noire, le réceptionniste de l’hôtel nous gonfle à vouloir se faire payer d’avance, ce que nous refusons. Ma chambre jouxte un appartement dans lequel des yenchs aboient tant et plus, l’air conditionné est hs (en fait il faut attendre 10’ de temporisation avant qu’il ne fonctionne), pas de restaurant alentours. Nous sortons faire des emplettes dans le supermarché à côté. C’est crade, les poubelles dégueulent et des jeunes femmes bien habillées, smartphone vissé à l’oreille fouillent dedans. Pas d’alcool et moi qui rêve d’une bière fraîche. On fait tous les rayons pour trouver de quoi nous restaurer sur le pouce. Pour moi ce sera cahouètes et eau tiède ! Yesss. Je suis étonné de croiser un femme cachée sous un niquab. Je réalise que nous devons être dans un quartier musulman. Heureusement sur le retour : une épicerie et ouf 😅 je trouve mon bonheur frais. J’arrive dans ce pays pétri de certitudes et de clichés forgés essentiellement grâce à mes lectures mais aussi aux personnes rencontrées qui ne tarissent pas d’éloge ni sur la bonté, la gentillesse des gens, ni quant à la magnificence des paysages. Dictature militaire, qui s’ouvre depuis peu au tourisme(vite, vite y aller avant la pollution du tourisme de masse!), triangle d’or, conflit ethnique entre hindous et musulmans, An San Sukyi (hummm orthographe phonétique) le prix nobel de la paix et dont la non réaction , la non condamnation fasse à cette épuration et la violence de la déportation d’une partie du peuple est choquante; inexplicable. Et comme j’ai toujours ancré en moi le mythe du bon sauvage, l’homme naturellement bon de mes lectures d’ado : Voltaire, Diderot, évidemment Rousseau ou plus récentes : Defoe et surtout la version plus trash de Tournier.... Bref intellectuellement, psychologiquement je suis certain d’arriver dans un pays policé, gendarmé, militarisé ; limite avec des « check point » , tiré au cordeau, une population digne mais soumise et un habitat constitué essentiellement de casernes. Bêtement je pensais pouvoir établir un classement de mes préférences entre : Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande. Ho putain le choc! Le bug neuronal! La remise en question! Voyagez mes amis, voyagez! Et surtout remettez-vous en question, ouvrez votre esprit et essayez de penser différemment. Jai eu du mal à prendre du recul, à accepter, ne pas juger, ne plus comparer. En fait j’ai basculé dans un autre monde. Je ne suis plus en Asie ( jaune, bridée, douceur de vivre.... clichés occidentaux) mais en inde 🇮🇳 ! Un coup d’œil sur les cartes m’apprend qu’une grande partie ouest du pays est bordée par le Bangladesh 🇧🇩 et l’inde. La peau des gens est beaucoup plus foncée, les hommes sont vêtus de sarongs; les dents et gencives rouges du jus de betel quils machent tel un chewing gum. Les femmes de saris, beaucoup ont un point rouge dessiné au milieu du front, la peau visible ( visage, avant bras, mollets et pieds) enduite d’une épaisse couche de karité afin de se proteger du soleil, peu de pantalons et quasiment aucun masque parano. En regardant les visites incontournables sur internet. Je repère un train , genre intercité, qui fait le tour de Rangoon et communes limitrophes en environ trois heures. La gare est éloignée d’environ trois kilomètres et un peu de marche nous permettra de nous faire une ébauche de la capitale, des gens, conditions de vie et architecture. Choc visuel, olfactif, bouleversement des certitudes. Ho putain!!!! Il me faut un grand moment pour que le bordel dans mon cerveau entre l’imaginaire et le concret se mette en place , que les jetons tombent et que les ronds consentent enfin à entrer dans les carrés. On traverse un cloaque quasi ininterrompu de détritus, de bidonvilles , des cours d’eaux qui ont l’épaisseur de l’huile de vidange . Aucun scooter ni deux roues ne sont autorisés par la junte. Il y a comme partout en asie des street food mais les mets proposés sont plus à base de curry, toujours dans des bols mais il n’y a plus du tout de baguettes remplacées par une cuillère et une fourchette, pas de couteaux et surtout aucun alcool. Povvvvvv. La gare , bel édifice mais plus du tout d’une première fraîcheur, tout est écrit en sanscrit, les personnes attendent dans le calme mais en jouant des coudes pour obtenir des billets. Nous sommes un peu paumés. J’aperçois mon premier militaire armé d’une mitraillette. Aucune animosité ou nervosité. Je passe devant pour atteindre les quais en m’attendant à me faire rabrouer. Rien. Ouf, j’avise un panneau: tourist information. La personne nous indique le numéro de la voie et que notre ticket nous sera vendu sur le quai. Le train : un poème à lui seul. Banquettes en plastique, micheline poussive , pas de classe, pas de place réservée, pas de portes fermées sur l’extérieur. L’expérience du voyage commence. Foule bigarrée, les vendeurs proposent aux passagers en hurlant et bonimentant pour couvrir le bruit toutes sortents de marchandises. Eau , aliments, vêtements, tapis, coussins, lunettes de correction, écouteurs, fruits , légumes. Des femmes portent d’énormes plateaux sur leur tête chargés d’un repas complet. Elles le tiennent dune main et de l’autre un petit tabouret. Lorsqu’un client commande, elles posent le tabouret, commencent par s’asseoir dessus, puis posent le plateau sur leur genoux et préparent le repas proposé dans du plastique qui sera délicatement rangé a la fin de la collation directement sur la voie ferrée par la fenêtre ouverte. Bon je fatigue..... À bisoussss
Salut tous, Je reprends mon billet d’hier avec quelques anecdotes qui m’ont échappées. En fait là tout de suite je me réveille de la sieste, je devrais être plus frais qu’entre deux insomnies. À la gare, je suis surpris sur le quai d’attente du nombre de personnes assises ou couchées par terre alors qu’il y a des tas de places disponibles sur les bancs. En fait la plupart des gens étalent une natte ou une couverture et s’installent pour papoter, grignoter ou dormir. J’ai remarqué cette attitude également dans la rue. Près d’une école les femmes se réunissaient pour lire ou discuter. Tout le vacarme du monde, tout le tohu-bohu possible ne sauraient empêcher Olivier Gédon de s’endormir , alors qu’il est brinquebalé dans un train hors du temps. Et moi d’être jaloux ! À certains arrêts , les marchands refont le plein de marchandise. Quelques uns descendent et d’autres chargent. Il faut être rapide. À la montée des ballots sont jetés à la volée ou plus délicatement suivant le contenu, puis montent les vendeurs. Les marches sont très raides et les sarongs/ saris n’aident en rien. Une femme s’accroche avec les deux mains sur les poignées de chaque côté du passage et se hisse en force en perdant son sari. Éclat de rire général dans le wagon. Après presque trois heures de voyages, Oliv m’informe que ayé on est de retour. Une femme descend péniblement puis récupère ses affaires. Il y a embouteillage à la sortie. Je prends celle du wagon suivant et j’arrive sur le quai. Le train démarre et je vois Oliv goguenard me disant du haut de la porte : « je me suis trompé »! Le salaud je voltige en marche avant de me retrouver sain et sauf et déconfit. J’ai pu assister à la préparation et à la vente du fameux bétel qui rend les dents rouges, les gencives pourries, rend les consommateurs accrocs et accessoirement un petit cancer en prime. Le vendeur a une tablette posée sur son ventre, retenue par des bretelles, il dispose à la suite plusieurs feuilles, y dépose du tabac par dessus, une goutte d’acide comme liant. Plies les feuilles en quatre, les met par lot de 10 dans un petit sac plastique et hop terminé. L’operation dure pas plus d’une minute. D’autres différences culturelles m’ont frappées : il y a énormément de mendiants dans la rue, dans le train, partout. Dont de très très jeunes. Des quasi bébés qui tendent la main en nous apostrophant : « Hello! Money » , le plus petit savait à peine marcher et était envoyé par ses parents qui le couvait du regard pour vérifier sa rentabilité. Il est trop petit bébé ! Je regarde le papa qui me sourit et me dit également : « Money ». Je suis furieux contre lui, contre moi, contre la société qui permet ce comportement. Honteux d’être nanti et pourtant refusant de faire l’obole et encourager la mendicité des bébés. C’est révoltant ! Je suis révolté ! Impuissant.... Les taxis n’ont pas de compteur. La course se discute avant de monter. Pratique lorsque tu ne connais pas la ville. Mais on ruse. J’ai téléchargé deux applications : GRAB qui est l’équivalent de UBER et qui m’indique un montant maximum à régler et MAPS.Me qui permet une géolocalisation même hors connection. Grab est notre référence dans les autres pays d’Asie. Ici non, le taux de change nous est tellement favorable, le montant de la course tellement ridicule que l’on hèle les taxis à la volée. On discute le bout de gras et on paye deux fois le prix normal tout en s’amusant . Tout le monde est content.... Et ça nous donne bonne conscience à peu de frais. Aujourd’hui le contraste fut total. Magnificence, beauté, délicatesse, ors, sérénité, zenitude. Nous sommes partis visiter le temple de Shwedagon qui se situe à 3km de l’hôtel . De nouveau nous décidons de nous y rendre à pied et continuer ainsi notre exploration lente. Mais Maps nous trahi, nous fait tourner en rond et nous indique des passages inexistants. Taxi. Nous arrivons au pied d’un colline. L’endroit par lequel nous accédons ne nous permet pas de voir le temple en lui-même mais un magistral escalier nous permet d’y accéder. Il faut se déchausser. Impératif. À la fin de notre visite, Oliv m’indique que le panneau indiquant de se déchausser est derrière lui, plusieurs remarque de différentes personnes l’incite à de nouveau ôter ses souliers. Il est aussi en bermuda. Interdit. On achète un sarong. Moi je le trouve mignon en jupe... Héhé... en redescendant il a failli rater une marche et s’exploser dans les escaliers. Les talons aiguilles se sera pour une autre fois. Il y a plusieurs temples, les décorations sont différentes, les sculptures sont toutes des œuvres d’art. Le bois est ciselé, l’or est partout. La ferveur impressionnante. Certaines personnes viennent et s’installent dans les temples pour y déjeuner en famille. Tous prient. Le lieu est immense. Il fait très chaud et pourtant le marbre que nous foulons en plein soleil reste frais par contre la réverbération est intense. Bien sûr comme touristes nous sommes des proies potentielles. Nannnn je veux pas de guide . Merci. Un vieux monsieur nous interpelle , pour nous conter la bonne aventure et la bonne fortune de notre avenir. Il nous demande si nous connaissons notre jour de naissance. Olive : « samedi et toi ? Mais je n’en sais rien ! » , le monsieur cherche dans un répertoire, moi aussi samedi! Bon... et alors ? Il y a des autels pour tous les jours de la semaine. Il faut y aller arroser la statut de Bouddha pour le rafraîchir, les fleurs autour de son cou pour les conserver et la bestiole qui garde le tout afin de s’attirer graces et chance. Nous fîmes le rituel avec toute la dévotion possible. Grignote. Nous décidons de rentrer à l’hôtel en vélo side car, ce n’est pas un cyclo pousse. Et puis ça peut être rigolo. Je n’arrive même pas à m’asseoir dans le siège trop étroit et je plains mon pédaleur.... Les voitures nous frôlent, les pauvres suent sang et eau. On abrège leur souffrance un bon kilomètre avant d’arriver à destination et ils ont gagné très largement leur journée. Bon Oli s’impatiente, me suis pas relu.... À bisousssss
Salut tous, J’ai rien dit pour ne pas vous inquiéter mais je suis de nouveau dans un aéroport à attendre un cercueil volant pour Bagan .... Pffff tout ça parce que Olivier Gédon refuse de passer 17 toutes petites heures dans un train pour la même destination. Je trouve que mon sens du sacrifice touche à l’abnégation. Adieu et à bisoussss
Salut tous, Nous voilà à Bagan, vue du ciel c’est une plaine semi-désertique avec des lopins de terre délimités par des palmiers. Tout est jaune, poussiéreux. Nous ne sommes que 5 passagers dans l’avion, et moi qui croyais la destination courue par les hordes de touristes. À part nous le tarmac est vide. Dès notre arrivée prise de température par les autorités. Oufff rien contracté depuis notre dernier contrôle il y a moins d’une heure... L.aéroport est étrangement vide. Le seul comptoir ouvert est celui des gabelous qui nous rackettent d’une fortune pour avoir le droit d’entrer en ville. Pas de Grab disponible. Notre hôtel qui théoriquement propose des navettes ne répond pas. Tout cela me parait étrange, un peu irréel. Un taxi parlant bien anglais nous propose ses services, comme d’hab on discute le prix de la course. Non! Il nous montre une pancarte indiquant un montant fixé pour nous rendre en ville. Okiiii. Nous en profitons pour glaner des informations. Nous serons logés dans Bagan le neuf comparé à Bagan le vieux. Échaudé par notre visite de Rangoon, je me demande si c’est une bonne chose. Notre chauffeur se désole de la pandémie qui fait fuir les touristes, mais pourrait bien faire nos affaires. Il nous propose de nous servir de guide, des billets à prix cassés. Il nous laisse ses coordonnées et nous invite à le contacter. Pourquoi pas? Il fait très chaud et l’air conditionné est le bienvenu. 39 *, ressenti 43* d’après notre appli météo. L’hôtel est sympa, nos chambres également, même si certains parmi les meilleurs d’entres nous bénéficient systématiquement d’un surclassement par rapport à l’autre..... Et en plus qui profitent du trajet en avion pour dormir pendant que l’autre veille à tout ! Nous demandons à la mignonne de la réception de nous conseiller un restaurant. Le « Talisha », 5’ à pied, nous cherchons en vain, spa grave celui que nous dégotons est excellent. Sieste. Il serait suicidaire de continuer notre promenade en plein canard. Au retour on lui demande de nous préciser l’adresse de Talisha.... Nannnn Dalisha! Dalishchia! Dalicchioua! Delichioua! Mais ouiiii chuis nul avé mon assent anglais à la noix Delichioussss. On comprend enfin qu’il faudra tester le Delicious. Ma (notre) première impression, confirmée aujourd’hui, c’est zen, propre, vert. Les habitants sont aimables, serviables, sympathiques et avenants. Le jour et la nuit avec la capitale. Les rues du village sont en terre, mais les habitants nettoient devant leur porte, il y a un côté hors du temps qui fait du bien. Peu de bruit car ici les scooters sont électriques, les tuktuks neufs. C’est assez perturbant car on entend pas le danger éventuel arriver. Lever à l’aube pour bénéficier d’un peu de fraîcheur. Nous avons loué un scooter pour la journée et la prise en main dans le silence est bizarre mais ça l’a fait. Balade dans un dédale de merveilles, des temples à foison, peut-être plusieurs centaines, tous en bon état de conservation. Peu d’ors à l’intérieur mais des couloirs peints en blanc, très hauts de plafond. Sérénité des lieux. Les gens prient et nous avons vu au maximum dans les plus grands et spectaculaires 6 touristes visiteurs. Toutes les autres personnes présentes sont des autochtones venus se recueillir. Pour m’être un peu documenté je sais que certains organismes proposent des survols en montgolfière. D’accord j’appréhende, mais on touche ici à l’exceptionnel, la merveille. Le truc extraordinaire à faire une fois dans sa vie. C’est cher. Olivier Gédon renâcle un peu, pas longtemps. J’ai à chaque fois à ma disposition plusieurs arguments massues qui peuvent se résumer : « tu penses revenir quand? On va mourir dans pas long ! » Pas que je sois pessimiste, mais il y a des réalités.... Et puis ni lui ni moi n’avons déjà tenté l’expérience. J’ai peur, j’ai la trouille. Notre taxi nous avait également informé de la possibilité de rejoindre Mandalay, prochaine destination , en bateau . Yesssssss ! En plus il a un cousin qui ....Et il nous fait économiser plus de 100 USD sur les différents billets. Nous l’invitons à déjeuner et le dotons d’un généreux pourboire. Départ demain à 5h30. À bisousssss
Salut tous, Le plus difficile ne fut pas de se lever à l’aube , dans la nuit noire et glacée, enfin glacée moyen . Comme dirait Oliv il faut toujours que j’exagère... Pourtant chuis innocent ! Le plus dur ne fut pas non plus de convaincre mon compère pour tenter cette expérience verticale. Nannnnnnn c’est moi! Il a fallu que je me motive. Que je combatte ma trouille de tomber. Être aspiré par le vide. 5h30 un mini bus vient nous quérir à l’hôtel et continue sa chasse aux clients dans différents points de la ville. On se retrouve au milieu d’un champ, nacelle versée sur le côté, l’enveloppe du ballon flapi-flappou dans la poussière. Petit dej, présentation de l’équipe . Monsieur ! Pipi .... Faut bien se donner une contenance et en profiter pour se rapprocher . Le ballon est pré-gonflé par un énorme ventilateur et après seulement on envoie l’air chaud qui gonfle l’enveloppe. L’opération dure environ 1/4 d’heure. La taille est gigantesque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Le bruit du gaz enflammé est assez impressionnant. D’ailleurs je le suis! Impressionné. Le cœur qui bat un peu ( beaucoup) la chamade. Je vérifie discrètement le système d’attache qui relie le panier d’osier à l’enveloppe . Ça ressemble assez à des haubans, je me rassure comme je peux. 10 personnes en tout. J’espère que le fond du panier est solide. Pour une fois je ne fais pas le malin. J’écoute religieusement les consignes de sécurité. Très attentif, on ne sait jamais. Le pilote envoie l.air chaud et hop on décolle. Trop tard pour sauter. Je m’accroche. Putain que c’est haut. Aucune chance de survie en cas de crash. Des images de dessins animés me traversent l’esprit avec le ballon qui part dans tous les sens en faisant pchiiiitttt. Et puis tout d’un coup le silence. Aucun vent ressenti, le ballon glisse silencieusement dans les airs. Je découvre un nouvel univers. J’arrête de me focaliser sur ma petite personne . Je profite. De tout! L’expérience, les sensations... Tiens il faut chaud, la chaleur dégagée suffit à nous faire ôter nos polaires. Et puis cette vue .... cette plaine, ces temples, l’horizon . Tout m’émerveille. Le pilote nous explique que ce que je prenais pour une brume de chaleur est en fait du aux différents foyers à bois allumés par les terriens ... Héhé je suis Icare... qui servent soit à brûler les ordures, soit à préparer les repas. Comme à ras de terre il n’y a pas de vent la fumée stagne. J’en déduis ( habilement... et ouaisss) que nous bénéficions d’en envol et surtout de la direction grâce au thermique qui va de la terre vers le fleuve. J’écoute aussi la radio : 300 pieds ( merde presque 1000 mètres et 5 noeuds) . J’oublie le temps, mais je pense : « déjà fini ». Arrivée. Champagne. À bisousssss
Salut tous, L’heure est grave ! C’est la guerre. Nous rentrons demain afin de lutter à vos côtés. Je précise que nous n’écoutons pas du tout notre courage, mais que nous y sommes contraints et forcés. Voici donc la der des ders des chroniques asiatiques 2020. La première fois que j’ai entendu parler de Mandalay, c’était il y a .... bouhhh plein ou lonnnnggg comme vous voulez . J’étais djeun , beau, plein d’espoir d’une vie trépidante et glorieuse destinée à conquérir le monde. Las Vegas, j’étais dans l’hôtel éponyme, je savais que ce nom rappelait une contrée, un endroit que j’imaginais lointain et mystérieux. En Afrique, Asie ? L’Inde des maharadjas ? L’Arabie des mille et une nuit? Promesses de joyaux, de femmes lascives mais farouches. Déjà rêveur . Le rêve fut plus tard effacé par la réalité du quotidien. Pour atteindre notre destination : quelques heures enchanteresses de bateau à parcourir les berges de l’Irrawaddy. Nous quittons Bagan à l’aube ( réveil à 3h45) , l’esprit encore émerveillé par nos découvertes, nos rencontres et surtout ce voyage en ballon. Le survol a duré ce qui m’a semblé une courte période... Ô temps suspend ton vol ! Mais la sensation de liberté, de vivre un moment exceptionnel, emmagasiner tant de belles images, les couleurs changeantes en fonction de l’apparition et l’élévation de l’astre soleil’ ces centaines de temples. Magie d’un moment fugace et à la fois éternel. Pourtant le chemin aquatique pour rejoindre Mandalay est tout aussi charmant, intéressant. Il durera 10 heures. Nous arrivons sur un parking de poussière, une nuit d’encre, guidés uniquement par le halo d’une faible lampe torche d’un marin vers notre bateau. Il est à couple à d’autres navires. Pour le rejoindre nous devons faire l’équilibriste sur d’étroites planches, chargés comme des baudets; lestés de nos sacs à dos, les bras tendus comme quand je fais l’avion dans l’avion afin de ne pas choir dans un eau sombre. Surprise nous sommes 6 alors qu’il y a au moins une centaine de places assises. Phénomène Corona. Les berges défilent plates et monotones pour qui ne sait regarder. Il y a une vie discrète mais trépidante sur les côtes; faite de pêcheurs à l’épervier, d’éleveurs qui mènent les troupeaux se désaltérer, d’agriculteurs qui binent et collectent, les gens qui se lavent et les enfants qui jouent. Peu de villages visibles. Des temples épars . Nous croisons essentiellement des bateaux de travail, chargés de containers, de bois de teck, de charbon. Des barges à couple avec des remorqueurs sur leur trois quart arrière. Le plus étonnant pour moi ce sont les immenses radeaux de bambous sur lequel les marins ont posé un petit moteur teufteuf qui permet de diriger le bric à brac. Ce que je prends pour des dragueuses, le niveau de l’eau est bas, il n’a plus plu depuis octobre dernier . Renseignement pris ces suceuses de sable ont une double fonction : permettre au chenal de continuer à remplir son office de passage mais également orpailleur. Étonnant. Je ne peux résister à me rendre dans le poste de commandement, le capitaine est sympa et fait des efforts pour comprendre mes questions. Comme en mer il y un balisage rouge et vert, je repère également quelques « danger isolé » , mais je ne comprends pas la rouge et blanche . Une bouée d’eau saine? En rivière? Mon myanmariendutout reste incompréhensible. Je reste sans réponse. Nous arrivons à la nuit. Lendemain petite terreur. Oliv se rend compte qu’il n’a plus aucune carte de crédit. Allô, notre taxi de Bagan nous rappelle tout est retrouvé, nous récupérerons le tout à la prochaine rotation. La visite du pont en teck . Le plus long du monde : 1 km, nous permet de découvrir des pans entiers de la ville. Rien à voir avec la crasse et le laisser aller de Rangoon. J’adore l’endroit fait comme presque toutes les villes d’Asie de quartiers mono tâche. Là les sculpteurs de Bouddha, la tête est façonnée en dernier. J’ai des images de parodie de télé à écran plat , en attendant que les traits prennent forme. Une allégorie de de l’éducation et de la formation des idées. Là des rétameurs, des vrais orfèvres. .... il n’y a presque que des autochtones. La dernière mode: les filles se font photographier en posant avec une ombrelle qui ressemble en plus grand, mais furieusement à celles plantées dans nos cocktails. On discute et on papote avec des gens, au gré des rencontres et des sourires échangés. Un diseur de bonne aventure m’interpelle : you are bioutifoule ! Je m’assois à côté de lui le temps d’une photo. Des mendiants ont trouvé une source de profit quasi inépuisable. Je gagne quelques points de karma en libérant deux hiboux et deux autres pilafs. Cool , sérénité. Finalement j’adore le Myanmar et j’ai hâte de continuer nos découverte vers le lac Inle et les îles de la mer d’Adaman .... ce sera pour l’année prochaine. À bisousssss
Salut tous, C’est mon côté cabotin, artiste, starlette . J’en veux toujours plus! J’ai donc fait semblant de partir, j’ai attendu la standing ovation et hop! Coucou me revoilou avec un péniltunième billet d’humeur. Ou pas. Cela dépendra de ma sensibilité à la flatterie. Ce matin je demande à Oliv : au fait on part à quelle heure? il me répond avec un air mi-goguenard mi-narquois: attannnn il faut que je vérifie mais c’est aux alentours de 19h30 . Il sait que j’appréhende et il s’en amuse. Ouaichhhh parce que je n’ai pas eu la copie de la résa. Et comme j’ai une tendance certaine à ne pas trop aimer l’avion , en plus des compagnies exotiques qui n’arrêtent pas de tomber. Je vérifie tout, déjà bien amont: j’étudie le nombre d’escales, j’en déduis habilement les chances de s’écraser au décollage, en vol et à l’atterrissage. Moi aussi je fais des statistiques ! 100% c’est sur. Puis après le nombre d’heures à patienter dans les différents aéroports, si on a par miracle survécu au trajet précédent . Si je pouvais j’établirais aussi le plan de vol, ça m’aiderait pour ma performance télékinésique. Nous sortons du petit déjeuner et du coup ça fait un long moment à tuer. Je commande un tuktuk et une dernière petite visite pour en prendre plein les yeux et en profiter une dernière fois de Mandalay. Et nous voici bien en avance , comme j’aime, en partance pour l’aéroport. Fais voir le papier ? ! C’est vrai quoi faut toujours réclamer.... Ho putain ! Je n’en crois pas mes yeux : départ 12h50 le 18 ..... il est presque 14h ( vouiiii d’accord mais on ne sait jamais, si on a un accident, si on crève... il vaut mieux être en avance, d’abord c’est la politesse des rois et en suite ben c’est comme ça .) . Oliv ? Hummm! On est bien le 18? Oui, qu’est ce que tu racontes?! La suite? J’ai cru qu’il se mettait des baffes. Victoire à la Pyrus pour moi.... Finalement grâce à un très généreux bakchich nous embarquons in extremis pour Rangoon afin de prendre une correspondance pour Kuala Lumpur et récupérer ainsi notre vol Emirates à destination de Nice. Impossible de nous enregistrer directement sur Emirates afin de confirmer notre place même si nous avons raté le premier vol international. Nous aurions du rester confinés en transit, dans l’attente de notre départ pour Nice...... Vouiiii mais dans notre cas le billet pris pour Kuala Lumpur est considéré comme notre destination finale. Et les frontières sont fermées ! Les vols annulés! Tu la sens la balayette ? Finalement nous devrions ( conditionnel !) partir le 21 .... Sauf que je suis toujours en attente de la confirmation des vols malgré mon billet payé intégralement. Je dis « mon » car du coup c’est moi qui suis devenu le chef de la logistique. Dégoûté le père Oliv. 3 nuits à Rangoon , va falloir s’occuper! Enfin l’hôtel est chouette. À bisousssss
Salut tous, Franchement je suis un maudit de l’avion! J’aime pas , il me le rend bien. Pourtant cette fois-ci exceptionnellement je voulais monter à bord. Je tournais paranoïaque, confiné volontaire dans ma chambre d’hôtel de Rangoon. Impatient de prendre le taxi. Ce dernier attend. Le portier lui interdit de partir tant qu’il n’a pas vérifié si non n’avons rien volé ou détérioré. Je fulmine. Oliv fulmine. Rien n’y fait. Il manque dans le mini bar. Je hurle de la fenêtre du taxi : « mais il n’y a pas de mini bar!!!, je rajoute un petit FUCK OFF bien senti, des fois qu’un léger doute puisse subsister sur mon petit courroux.... Si j’ai pris une petite bouteille d’eau me calme Olivier. Et il nous font chier pour ça? On va rater ce putain d’avion . Je sors comme une balle du taxi et je crache mon venin. Je dois faire peur . Olivier lui fait convertir en pourcentage le montant réclamé pour la bouteille: 500 khyats (0,35 €) par rapport aux 345.000 khyats de notre facture. Il lui demande : Are you fucking stupid ? Yes yes répond le con. Je suis hystéro-louffe! Du coup le taxi n’en mène pas large et fait Fangio-Senna-Hamilton jusqu’à l’aéroport. Ouf sauvé ! Et bien non, que nenni. Au comptoir de l’embarquement il y a manifestement un problème. La compagnie Birmane et Emirates Airlines n’ont pas d’accord commerciaux en matière de transfert de bagages. Et vous restez combien de temps à Singapour? Rien nous sommes en transit dans l’attente de notre prochaine escale vers Dubai et de là vers Nice notre destination finale. Ha ça ce n’est pas possible, il faudra débarquer à Singapour et récupérer vos bagages pour les faire enregistrer ensuite sur vos prochains vols. Accessoirement y rester en quarantaine une petit quatorzaine de jours. Mais non! Nous avons acheté un one way ticket, nous restons en transit dans tous les aéroports . La meuf ne veut rien savoir. Je reconnais humblement qu’Olivier est beaucoup plus patient et diplomate que moi. Je reste en retrait pendant qu’il négocie. On joue l’inertie. Le temps passe, on va finir par rater l’avion si ça continue . Non désolé mais il n’y a pas de solution. Mais si propose mon pote : on abandonne nos bagages là tout de suite et comme ça on ne sort pas de la zone de transit . La meuf perd de son assurance et demande à sa cheffe-cheffe, qui nous assure qu’elle va essayer de voir avec ses collègues d’Emirates. Et moi je suis en apnée ébullition. Finalement le matriarcat cède la place à l’homme qui va nous sauver. Le boss du comptoir. J’ai vraiment l’impression que ça les faisait chier grave d’ailleurs. Prenez vos bagages dans l’avion et zouuu problème réglé. Oufff bon je perds quand même mon couteau Leatherman sea pathfinder( pour les connaisseurs : un petit morceau de rein quand même) dans l’affaire. Putain c’est juste au niveau timing! On a encore les formalités douanières à se taper et évidemment pour rejoindre notre porte d’embarquement il faut traverser l’immense zone duty free, j’arrive ventre à terre.... Pour retrouver nos deux connasses : « Puis-je voir vos passeports une dernière fois svp? » Elles veulent un rencard ou quoi , ça fait trois fois qu’elles les étudient. Toutes les pages, une par une, il y a des visas partout. Elles essaient de trouver la faille . En désespoir de cause: « vous vous rappelez avec qu’elle compagnie vous êtes arrivés au Myanmar ? Nannnnnnnn !!!! » . Merci messieurs , bon voyage. Nous arrivons à Singapour, il pleut et l’avion danse et frétille de joie. Moi non. Par le hublot j’ai le temps d’observer des dizaines et des dizaines de cargos en attente soit de chargement soit au contraire pour vider leurs cales. Plus que 7 heures d’attente avant de savoir si sur Emirates ils vont accepter de prendre nos deux gros sacs à dos en cabine. Suspense..... À bisousssss
Salut tous , Ouffff! Ayé ! Rentrés! D'après les informations entendues ça et là : de justesse. Nous avons pris le dernier avion Emirates avant que la compagnie ne suspende ses vols en direction de la France. Les aéroports ferment les uns après les autres. Nous nous attendions plus ou moins à être placés directement en quarantaine. Ce sera moins . À mon grand étonnement les douaniers du terminal de Nice ne portent ni gants ni masque. J'interroge celui qui vérifie mon passeport , cela n'a pas l'air de le perturber outre mesure . Nous prenons un rongeur pour rentrer chez Olivier . incroyable pour nous qui venons de pays où il y a la foule qui se bouscule, où pour faire un trajet on calcule le temps d'embouteillage. Tout est calme, silencieux, désert. Pas une voiture , de très rares piétons. On sent la peur . On discute avec le taxi afin d'avoir les dernières nouvelles concernant les possibilités de circulation et surtout pour moi : savoir si j'aurais l'occasion , l'opportunité et la possibilité de rejoindre le village le lendemain. Déjà quasi 48 heures que nous avons tenté de rejoindre le pays , le stress, le décalage horaire.... Je suis claqué. Mon plan est de passer la nuit chez Oliv et prendre la route le lendemain lundi. Le taxi nous affirme que ce sera impossible. Interdit. Il me fait flipper. On paye la course une énorme gigantesque fortune colossale , équivalent du cumul de plusieurs PIB des pays que nous venons de quitter. Pas le choix. Certains profitent, vé m'occuper personnellement de son karma à celui-là. Par contre il m'a foutu la trouille et je prends la décision de rentrer sur le champ. C'est dimanche, il fait beau, en plus je me dis qu'avec les gilets jaunes, les perdreaux ont de la récupération à faire valoir. Si jamais je suis nase et bien je m'arrêterais sur une aire pour récupérer un peu; et puis je suis toujours dans la continuité de la mouvance et sur les nerfs. C'est jouable et je joue. On imprime cette fameuse attestation dans laquelle je m'autorise à me déplacer. Un côté surréaliste tout de même. Plus copie de mes impôts fonciers et le décret du gouvernement (merci Benj'is) indiquant que pour rejoindre son domicile après avoir parcouru la moitié de l'univers, en être revenu vivant est autorisé par les sages au pouvoir (pour l'instant). Je téléphone à Brigitte Rousseaux, maman putative de ma Sweety d'amour en mon absence. Il faut qu'elle se fasse elle même à l'idée d'abandon et qu'elle prévienne et prépare la maisonnée quatre pattes au déchirement de la rupture de la copine et de l'amoureuse.... Et voui il y a eu des rapprochement sentimentaux en mon absence . Quand la souris n'est pas là les chats dansent. L'autoroute est complètement vide . La tentation d'accélérer est grande , mais bon je suis fatigué, on ne sait jamais.... Surtout que j'ai vu des bagnoles radar en embuscade. Grrrr rien d'autre à foutre? L'avantage de n'avoir aucun ennemi potentiel sur la route c'est que l'on peut rêver, relâcher son attention et rater sa putain de sortie pour se taper 40 bornes en plus. Il y a un barrage de la gendarmerie à la sortie de 'autoroute de Sète, je serre les fesse et rien .... Ma fiffille hésite entre me sauter au cou de joie et me faire la gueule, dans le doute elle vient me voir sourire aux babines puis part s'isoler pour bien me montrer son mécontentement..... Ayé les potes du village savent que je suis en route. Nannnn je suis peut-être porteur sain , pas d'apéro, on respecte les consignes d'isolement et on verra dans deux semaines ce qu'il se passe. Voilà comment nait la rumeur : Serge est contaminé, il est porteur sain, d'ailleurs il a même posté une photo de lui avec un masque .... Bouhhhh!!!! J'avais un peu oublié les désavantages du village. Olivier est beaucoup plus déconfit que moi d'avoir du écourter nos séjours. Moi aussi j'aurais adoré aller au lac Inle. Surtout voir les femmes girafes! Je croyais qu'elles étaient africaines . Pas du tout! C'est une peuplade Birmane. À l'origine , les femmes mettaient et empilaient des cerceaux autour de leur cou fin de se préserver des attaques des tigres ! Le fauve a tendance à saisir sa proie par le cou afin de l'étouffer et les cercles métalliques avaient un rôle de protection . Regret aussi de ne pas avoir exploré la côte longeant la mer encore vierge de tous touristes . Mais franchement ce n'était pas prudent et le risque de se retrouver confiner dans un pays , dictature militaire avec visa périmé et qui de surcroit n'a aucune infrastructure sociale et hospitalière. Nannnnnnnn. Regret également de ne pas avoir pu faire découvrir à Oliv la baie d'Along et surtout de ne pas avoir fait la boucle du nord en moto comme prévu en ratant nos derniers 15 jours au vietnam. Mais Olivier a encore plus de regrets que moi; Il en est fort marri. Ce sera pour l'année prochaine surtout que nous avions laissé des affaires dans notre Homestay de Hoi An . Nous avons déjà des ébauches de projets de voyages... l'Indonésie à rajouter dans notre prochain trip. Je vais compiler tous ces billets et les envoyer à ceux qui le souhaitent, pour cela il me faudra les adresses mails en mp car la totalité texte est trop lourd pour passer sur FB . À bisoussssssss
J'ai du rater qq billets mais l'essentiel est bien là A bisousssssss
Salut tous, Pré billet .... On est sur les starting-blocks 🙂.Départ le 13 ( putain le 13 comme par hasard le jour où les avions tombent le plus ) Nice - Frankfurt - Singapour - Danang ... 3 chances de s’écraser 😞 Cette année j’ai décidé qu’en plus de la télékinésie pour maintenir l’avion en l’air, j’allais battre des bras très vite et très fort pour aider le maintien en l’air tout le temps du trajet. Chuis épuisé d’avance. À bisoussss
Salut tous, On suppose que nous arrivions sains et saufs à destination.... on verra pour le retour .... qui qui se dévoue pour faire une compilation des textes et tofs de notre escapade sur FB ? En fait la seule manipulation que je sache faire est de coller le texte et le reproduire via mail mais dans ce cas il n’y a pas de photos n vice et versa . Bon ok chuis pas doué ou alors ce sont ces salauds de pirates , je suis et reste innocent 😇 À bisoussss
Modifier Salut tous, Avec cette nouvelle technique qui consiste à battre les bras alliée à mes performances télékinésiques, j’ai sauvé le premier vol : avion , équipage et passagers jusqu’à Frankfurt. Je reprends des forces pour Singapour. Il est remarquable que toutes ces années à brasser de l’air et faire du vent portent enfin leurs fruits pour le bien commun. L’année dernière il y avait une espèce d’errance mystique et de quête initiatique qui se matérialisait par le fait que tous les jours j’abandonnais un t-shirt sur place comme autant de mauvais souvenirs. Je voulais réitérer cette année, j’ai encore nombre de vêtements et de pensées parasites, inutiles . Mais je souhaitais me renouveler et surtout garder mes t-shirts manches longues pour me protéger du bobo soleil. L’idée m’est venue lorsque nous nous sommes pesés Olivier et moi . Je vais larguer mes kilos et mon poids superflu! Oliv étant d’un naturel coquet, assez féminin n’avouera jamais combien il pèse et comme je suis respectueux de ses secrets de beauté : je ne dirai rien ! Moi la balance m’a affublé de 107 kg ( soit 30 de plus qu’Oliv ... Oupsss salauds de pirates!) . C’est le challenge de cette année.... Bon allez Singapour.... À bisoussss si on arrive à la deuxième étape, surtout ne pas dormir! Veiller sur mon petit monde
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Salut tous, Un dernier flip avant d’être enfin au Vietnam. Le contrôle douanier. Il faut savoir qu’Olivier Gédon vient de découvrir qu’il ne fixe pas les protéines, rien de grave en soi, mais son toubib lui a prescrit des compléments alimentaires. Je me trimballe dans mon sac à dos 3 boites d’un kilo de poudre blanche .... Je me fais un film , avec comme scénario un pot pourri de “Voyage au bout de l’enfer Et Midnight express” . J’en tiens le rôle principal évidemment. Tous les bagages des voyageurs nous précédant sont vérifiés et passent dans le tunnel radio qui va bien . Aucun doute! Au mieux je suis torturé quelques heures avant d’être relâché, avec des excuses certes, mais la tronche en biais. oliv est devant avec son baluchon et moi je suis Sherpa derrière à pousser nos malles cabine sur un trolley. Embouteillages! La douanière lui fait signe de passer, il ne comprend pas et pose quand même son sac sur le tapis roulant, elle a un petit geste d’impatience. Ho Oliv , la meuf elle te fait signe de passer! Du coup moi aussi ! Et là : bonheur! Je défile sous les ovations de tous mes mois intérieurs ( nous sommes très nombreux dans ma tête ) qui m’applaudissent et me lancent des paillettes. Mon film vient de remporter le Golden Globe, l’Oscar et le César. Quel soulagement. Notre chauffeur nous attend avec la pancarte qui va bien, on lui explique qu’il nous faut un peu de Dôngs et changer de l’argent. Je me retrouve instantanément millionnaire. Tout va bien . J’ai survécu aux différents crashs, à la prison et l’opprobre de tous les miens, il fait doux, je suis riche. Nous sommes attendus par les fillettes de la pension de famille que nous avions quitté l’année précédente précipitamment et dans la douleur ( la maman d’Oliv étant très fatiguée) . C’est marrant ces rencontres. On avait alors fort sympathisé avec nos hôtes, et cette année nous avons apporté deux peluches pour les filles.... Retrouvailles magiques. Nous décidons d’aller promener et boire un godet dans la vieille ville, en plus un peu de marche après ces dizaines d’heures engoncés dans ces boîtes de mort n’est pas fait pour me déplaire. On choisit un troquet pas trop touristique près de la rivière , une Delarue, une Saigon et quelques grignotes plus tard , nous commençons enfin à réaliser que ayé we did it! La serveuse est enjouée, à chaque commande on dirait qu’elle saute de joie, vraiment l’impression de lui faire plaisir. Marrant. Il est 23 h , temps de rentrer. Peu de monde dans les rues, je me demande si le couvre feu est toujours en vigueur . On se fait harponner par la faune interlope qui nous propose des “happy ending” , promesses de toutes les voluptés de l’Asie. Je dois être béat , les types m’interpellent : “Happy Bouddha” , hè ouaissss c’est moi . Insomnie. Tout est normal, tout va bien . A bisousssss
Salut tous, Il est 9h , généralement nous nous retrouvons pour un petit déjeuner commun et une planification de notre néant du jour. Olivier Gédon doit encore dormir et je vais le laisser récupérer. Je vois bien qu’il fatigue, un peu de dodos supplémentaire lui sera bénéfique. Généralement c’est lui qui toque à ma porte, le temps que je oigne mon corps d’athlète d’essences rares, il file dans la cuisine et prépare le petit dej sous la surveillance « d’eau tiède » . Il essaie de s’initier aux subtilités de la cuisine asiate. Régulièrement nous nous régalons d’un panndmy ( pain de mie : héritage phonétique et culinaire de la colonisation française). Il s’agit d’un sandwich constitué d’une baguette croustillante à souhait fourrée avec des légumes crus et d’un œuf frit , sauce aigre douce et mayo locale. Délicieux. Thé, café, fruits frais .... c’est parti pour la journée. On descend la rue sur une cinquantaine de mètres et on récupère notre scooter. C’est le notre à nous perso! Il nous est réservé car on a fait le plein d’essence le premier jour, sinon généralement après chaque location ils siphonnent le réservoir et le prochain fait le plein pour la journée etc ... Pas de petites éconocrocs. Ce matin surprise: Jane me dit qu’elle ne nous fera pas le petit déjeuner car elle nous invite à déjeuner à 11 h et elle n’à pas le temps. Jane c’est notre hôtesse : elle est jolie comme un cœur, un charme ravageur, gracile, aérienne , toujours souriante et elle se met en quatre pour nous rendre service, nous informer, nous faire sentir que nous sommes accueillis non comme des clients mêmes privilegiés mais comme des amis. Je pense que c’est surtout une apparence , c’est une femme d’affaire redoutable, qui tient sa maisonnée d’une poigne de fer, son business marche à la baguette. Elle est partout, je ne l’ai jamais vue se reposer, toujours sur la brèche. Elle coud, elle ravaude, elle va nous chercher des échantillons de cuir ( j’ai commandé une trousse de toilette de voyage, l’autre jaloux veut la même dans une autre couleur), réserve les taxis, les bus, nous a pris nos cartes SIM (les a confié à son mari qui a oublié de nous les donner). Elle s’occupe en plus de ses trois enfants : Mika, Maya et eau tiède (son mari et troisième enfant) . Lui est souriant, ne parle pas anglais, et disponible et dit oui à tout sans rien comprendre . Brave, agréable, quasi décoratif. Bon j’entame ma mangue, je vais m.en mettre plein les doigts . À bisousssss
Salut tous, J’ai encore failli demander aux salauds de pirates de produire un nouveau billet, piqué parmi ceux qui datent de lonnnng, et puis je me suis dit que peut-être vous finiriez par vous en rendre compte . J’adore ce pays, vraiment , j’adore tout: la culture, les gens, la bouffe, le dépaysement, le temps, la chaleur, la sonorité chantante et nasillarde de la langue et même le fait d’être touriste. Potentiellement me faire arnaquer fait parti du jeu. Il faut prendre l’habitude de négocier le bout de gras tout le temps et accepter de « perdre » quelques centimes par rapport à ce que paierait un autochtone. Mais certains parmi les meilleurs d’entres nous , ne supportent pas de surpayer. Oliv a calculé qu’entre les T-shirts achetés en boutique , les mangues prises à la sauvette dans la rue auprès d’une marchande ambulante et les prix du marché local hors zone colifichets pour gogos.... Et bien depuis le début de notre séjour il (on) s’était avoir de l’équivalent de 3.80€. Moche! Bouhhhhh l’est tout énervé mon poto. Du coup il refuse toute négociation.... j’ai suggéré de louer deux vélos ( ben oui deux, il refuse de pédaler avec moi derrière sur le porte bagage) pour changer. Devant l’énormité de la somme : 60.000 dôngs les deux vélos , soit plus de la moitié du prix journalier de notre scooter, il fait la moue. On s’en va et la nana nous hèle : 50.000 ! Du coup c’est un non définitif.... 2€ de chiffre d’affaire raté pour elle. Bien fait 🙂 Je connais maintenant Hoi An comme ma poche, de la grande artère, à la petite ruelle, en passant par la moindre impasse, le plus petit cul de sac . Je peux sans problème faire taxi, guide, office du tourisme, critique gastronomique , bottin mondain, page jaune .... Et je connais le nom de tous les habitants, ça c’est facile, ils s’appellent tous Nguyen ( message perso : Maï-Lan je t’embrasse). Bref j’ai hâte de bouger de coin et faire de nouvelles découvertes . On s’en occupe ce soir lorsque nous aurons fini notre rien du jour. Pour le moment je vous écris de la plage , où je déguste une soupe aux crevettes en guise de petit déjeuner. Oliv s’est baigné mais moi je suis moins courageux, je trouve que l’eau s’est vachement refroidie depuis mon dernier plouf, elle doit titrer dans les 20 degrés . Pas pour moi . À bisousssss
Salut tous, Je sais que mes nuits vous passionnent : presque 7h de dodo d’affilées ! Un exploit. Il y a un paradoxe au Vietnam, une dimension culturelle qui touche au sacré et que je n’arrive pas à appréhender... Grrrrrr. C’est un pays communiste, mais l’éducation est payante, il n’y a pas de retraite et surtout je ne veux pas connaître la qualité des services de santé . Culturellement les vieux sont pris en charge par les enfants. Il y a des temples, des autels, des exvotos partout. Pour le têt, chaque maison est nettoyée, repeinte parfois, embellie avec des fleurs, des arbres, afin que les Dieux soient attirés et viennent prendre l’endroit sous leur protection pour la nouvelle année lunaire. Beaucoup de ferveur religieuse. Je pense que c’est bien plus profond que chez nous Noël et nouvel an réunis : symbiose de païen et de religieux, finalement une teuf où on bouffe trop, boit trop, se sent seul s’il n’y a pas d’enfant. Ici je pense que les 10 jours que durent les festivités sont différents. Au Vietnam il y a une effervescence, une énergie journalière qui se ressent, surtout lorsque l’on est promeneur contemplatif, les gens bossent, font des affaires, sont à l’affût de la moindre opportunité. Le PIB est l’un des plus important d’Asie . Si je prends comme exemple notre hôtesse : non seulement elle s’occupe de son home stay mais , également propose de faire des vêtements sur mesure, prend les dimensions , réalise les patrons sur simples photos ; mais également coud , ravaude, te fait choisir les tissus, négocie les prix.... Tout pareil avec le cuir, l’année dernière à la nuit noire, elle nous a amené dans un dépôt , ouvert spécialement pour notre visite, , qui tenait plus d’un garage et l’arrière cour coupe gorge , que d’une boutique chic où s’amoncellent des dizaines et des dizaines de peaux de toutes qualités et couleurs possibles. Pour finalement nous faire des sacs de voyages’ ceintures et chaussures suivant nos desiderata et à un prix dérisoire. Pour le lendemain!!!!!! Cette année nous avons commandé des trousses de toilettes.... Et tout pareil. Le scooter que nous prenons tous les jours, c’est dans sa famille au bout de la rue, mais le magasin vend également des chaussures de sport et des vêtements. Si nous cherchons un produit spécifique, on demande et il y a toujours une solution. Tous travaillent , sont besogneux, avides de gagner. Si tu n’avances pas .... je ne pense pas qu’il y ait des services sociaux aussi développés qu’en France. Hoi An et surtout la vielle ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale, vit du tourisme. En cette période il y a affluence du monde entier . Et c’est là où se place ce paradoxe, je n’arrive pas à comprendre, les très très nombreuses boutiques au mieux fonctionnent au ralenti ou bien sont carrément fermées. Nos hôtes qui sont toujours sur la brèche , disparaissent pour la journée. L’autre matin Olivier Gédon accueille des nouveaux arrivant et téléphone afin de savoir dans quelle chambre les placer. Conciergerie une nouvelle vocation ? On pourrait se barrer sans payer.... va nous retrouver!
Aujourd’hui Disney land .... ou pas . Je vous raconterai. À bisousssss
Salut tous, Deux scooters, un pour chacun ! D’habitude nous louons un seul scooter , Olivier Gédon conduit à la vietnamienne, en klaxonnant tout en regardant où aller sur son smartphone, alors que moi je hurle de terreur derrière lui. En fait on se fait des blagues et on teste l’humour de l’autre..... Je regarde un pendentif féminin, il me jette un regard courroucé voire de pitié, puis se rend compte que ma démarche était sciemment faite pour l’énerver lorsque je lui dis : « bah quoi c’est la St Valentin dans pas long ». On revient de la plage et il déboite pour doubler un bus. Il n’y a ni la place, ni le temps, ni la puissance. Je vocifère « Nannnnn là ça va pas le faire », il se marre. En nous baladant en ville nous remarquons une affiche publicitaire proposant un « daily trip to Ban Ha » .... in peto et en moi même je me mets à chanter un refrain de Lio « Banana split, banana split, c’est un amour de dessert. Hum banana..... et laloulala ». Les pirates espèrent vous avoir mis cet air pourri dans la tête . De rien! Il se trouve que cette affiche montre le Golden Bridge. C’est un ouvrage qui m’a frappé lorsque je regardais différents blogs consacrés au Vietnam. Un pont dont les arches sont de gigantesques mains ouvertes et qui soutiennent une passerelle surplombant la forêt primaire. De toute beauté ! Oliv est d’accord on ne peut pas rater un tel spectacle. Renseignements pris c’est à environ 60 kilomètres de Hoi An , à 1500 mètres d’altitude. Les deux pépés titines se préparent donc pour l’ascension. Je fais remarquer à Oliv que c’est haut et que peut-être nous risquons d’avoir froid. Petite laine dans le baluchon.( en fait j’ai cru crever de chaud ). Lui me dit que sur un seul scoot, grimper à l’intérieur des terres , vu notre poids (surtout le mien quoique je sois en phase de maigritude totale ) , l’engin va rendre l’âme. Deux scooters! Il faut que je m’habitue, que je me concentre. D’abord c’est très léger , je promène usuellement les 300 kilos de ma Harley. Mais c’est marrant ils sont débridés. Nous atteignons plus de 100km/h avec des 50 cc. Yessss. Les règles de circulation sont simples : vert, je passe. Orange, je passe. Rouge, je passe et je klaxonne. Celui qui freine ou qui hésite est un lâche. Nous arrivons en fait dans un complexe du genre sous Disney Land asiate. Impossible de promener que sur le pont, on est obligé de prendre toutes options. Deux téléphériques plus tard nous survolons la canopée d’une forêt primaire à plus de 130 mètre au plus haut, entre deux cimes. C’est magnifique, c’est vert, c’est terrorisant pour un fils du béton comme moi. Je n’arrive même pas à m’imaginer promener dans cet enfer vert, encore moins y survivre. Ben ouiii lorsque je suis en l’air je ne peux pas m’empêcher de penser que je vais finir par m’écraser . Après 20 minutes d’ascension on arrive dans un sous Disney, un sous sous sous Las Vegas. Des châteaux en carton pâte sensés être les répliques conformes de certains existant en Europe. Toute vague similitude avec des bâtisses situées sur le vieux continent ne pourrait être que fortuite. Une maison de vigneron , une d’un tonnelier , ne vendent que t-shirt et ours en peluche, une espèce de foire foraine propose des manèges. Le clou c’est un pseudo musée genre Madame Tussaud ou Grévin . Nous sommes obligés de lire les pancartes pour savoir que l’effigie représente Michael Jackson ou Marylin.... Mais bon , il y a foule. Et puis ce pont , franchement c’est ce qui attire les touristes comme nous. Je ne suis pas du tout déçu, je m’attendais à autre chose mais je suis ravi de ce que j’ai pu découvrir et arpenter. Retour rapide. On fait la course! Olivier est persuadé qu’il a gagné. Je suis généreux, c’est mon joyeux Nani . Soirée avec nos hôtes que nous invitons dans un super restaurant, ils me font la surprise d’apporter un gâteau, les petites jouent à me faire des couettes. Demain bateau, plongée et découverte d’une des 10 plus belles îles du Vietnam . À bisousssss
Salut tous, Ne vous laissez pas manipuler! Les salauds de pirates essaient de vous mettre des airs dans la tête depuis quelques temps. Hier c’était ça : https://youtu.be/juqTxbUiYnQ
Aujourd’hui bien que de plus haute tenue, cela n’en reste pas moins une perversion de l’esprit . Reprenez avec moi : Cham, Cham, Cham......
L’île de Cham est donnée pour faire parti des 10 plus belles îles du Vietnam, réserve naturelle et paradis pour le snorkelling et/ou la plongée . Jane nous propose d’y aller en speed boat et si l’on veut on peut même y séjourner deux nuits . Olivier Gédon est né sur une île (Guadeloupe); j’ai eu la chance grâce à mon occupation de skipper de débarquer dans nombre d’entres elles et même d’y habiter plusieurs mois d’affilée comme en Martinique . Je connais, on connaît. On en a vite fait le tour et on s’y fait yech très très rapidement même sur une grande île . Alors une petite.... on se méfie.... Et heureusement. Ce sera un : « thời gian lưu trú tối đa » comme on dit chez nous . Par contre on nous vante également la richesse des fonds marins, que ce soit pour les bestioles qui viennent faire copain/ copine avec les plongeurs ou pour la beauté de la flore sous marine. Je sais maintenant pourquoi je suis voileux avant tout. Éloge de la lenteur, j’accompagne et je déroule les vagues. Le speed boat lui coupe à travers, à pleine vitesse , s’envole au dessus des crêtes et s’écrase à l’atterrissage . À chaque fois, j’ai l’impression que mes vertèbres se tassent et de perdre plusieurs centimètres en hauteur de taille. Mal de crâne rapidement et l’impression de multiples cou du lapin. En fait ne sachant pas à quoi m’attendre je m’étais positionné derrière le chauffeur ( il mérite pas l’appellation skipper) afin d’observer comment il jouait avec les manettes de gaz. Je connais la théorie, je voulais voir en pratique. En fait lorsque le bateau décolle, on doit couper les gaz sinon on flingue les moteurs qui s’emballent , et on remet pleine balle dès que la coque retrouve l’eau . Heuuuu là nannnnn , c’est comme en scooter celui qui freine est un lâche. Au retour nous squatterons la banquette arrière. L’arrivée est très jolie, plein de petits bateaux de pêche, bariolés, en bois, qui dansent au gré des vaguelettes . Un petit village de maisonnettes de couleurs vives. On dirait Marie Galante me souffle Oliv. On suit notre guide, petit bonhomme boitillant, un béret basque vissé sur la tête, qui nous explique que l’on va d’abord visiter le musée. (Yesssss j’adore, à priori. À la vue d’une dizaine de bocaux de formole contenant entres autres spécimens un mérou, un bébé requin et une murène.... bof ! 3 ou 4 tortues ratées par le taxidermiste, je déchante.) Puis la ville (bof) , enfin reprendre le bateau pour débarquer les non plongeurs sur la plage, snorkelling pour les autres, grignote et enfin retour au bercail. Du moins en comparant notre compréhension de son sabir Anglo-viet c’est ce que nous en déduisons . L’eau est délicieuse, nous sommes une quinzaine à patauger. Il n’y a absolument rien à voir ! Que dalle, nib de nib, wallou , zéro, le néant . Fond gris , pas d’herbier, ni de posidonie , quelques très rares poissons. J’ai eu la chance de plonger dans d’autres endroits tout aussi beaux, aussi sauvages mais avec des visions animales et végétales tellement plus belles, vrais poissons, vraies tortues, vrais requ... nannn c’était des dauphins ! Je garde de cette visite effectivement une très belle plage, vous avez pu voir les photos, mais surtout l’image de ce vieillard, ayant objectivement fait l’effort de mettre de très beaux atours, en train de prier devant un autel dressé à l’entrée du salon de coiffure de ses filles, du moins je le suppose. C’était beau, puissant, une passerelle vers le sacré. Un émerveillement du profane et athée que je suis. Retour tôt , sieste. J’ai mal au cou et je demande à Oliv s’il serait partant pour un massage? Mais comment donc ! Justement il a repéré un nouveau salon, nous y allons. Les prix sont outrageusement gonflés. Je propose que nous retournions au précédent qui m’avait bien plu. Oui mais comme c’est le têt, il y a un afflux de touristes, donc de travail alors les prix marqués sont augmentés. Cette fois-ci c’est moi qui met un veto pour le principe ! Finalement à force de tourner, virer et négocier, notre choix s’arrête devant une devanture pas loin de la maison . Oliv demande un truc dur ( hardcore , avec des ustensiles et tout .... nannnnn je déconne!) et moi comme je suis scoufiniette , du soft. Sa meuf est debout sur lui et lui pétrit le dos en lui marchant dessus. Je me marre à chaque fois qu’il grogne . Moi je m’installe confortablement pour qu’elle s’occupe doucement, gentiment, avec toute la bienveillance possible de ma nuque endolorie. Grignote . Une aspirine et au lit . Demain Marble Mountain , ou pas . À bisousssss
Xin chào, hôm nay chúng tôi đã đi dạo quanh Ngũ Hành Sơn. Như thường lệ, chúng tôi lấy xe tay ga của chúng tôi. Điều này không rõ ràng vào ngày sau năm mới vì phần lớn các cửa hàng đều đóng cửa, kể cả ở các khu vực du lịch. Chúng tôi chọn tùy chọn thang máy để lên đỉnh núi này. Trong thực tế, nó là một bugger Chúng tôi đến một nền tảng đầu tiên. Từ đó bạn phải lê bước trên hàng trăm bước không bằng phẳng và trơn trượt. Tôi nhẹ nhàng nhổ phổi, tôi đổ mồ hôi và nghẹt thở, trong khi Olivier Gedon, với một ân sủng trên không đáng ngạc nhiên, vui vẻ làm cho đứa trẻ trên sườn dốc. Tôi suy luận rằng trong số 3 kg mà tôi có vượt quá tôi vẫn còn 25 để mất. Và chúng tôi bị lạc. Trong một cái hang. Tôi đến trong đau đớn, trong khi tôi đã thực hiện một số điểm dừng bởi một số đội tàu, chỉ để cung cấp cho mình một năng lực và để làm kéké. Chúng tôi trượt vào một cái vỏ dẫn đến một bàn thờ cầu nguyện, từ đó tôi lẻn vào, treo trên móng vuốt và móng tay bắt chước để giữ tôi lại và không đổ lại và cuối cùng kết thúc thành một vòng tròn nơi chúng ta nhìn thấy bầu trời khoảng 20 mét phía trên chúng ta. Có một lối đi nhỏ hẹp-rikiki-mời gọi leo lên cao hơn, cao hơn. Không phải đối với tôi, tôi thích sự vinh quang và sự xui xẻo khi chết vì virus Trung Quốc hơn là ngất xỉu trong một hang động ảm đạm và được cứu thương (vâng tôi biết điều đó không tồn tại) bởi các dịch vụ cứu hộ và thậm chí không có phẩm giá cao quý của cơ thể tôi được kéo dài (nếu nó tồn tại) bởi các nhân viên cứu hỏa màu vàng đang làm nhiệm vụ. Oliv tiếp tục đi lên, tôi nói với cô ấy rất hẹp và dốc đến nỗi tôi thậm chí không gặp ác mộng. Có anh đi. Tôi đợi lonnnnggg và anh ấy không quay lại nữa. Rõ ràng điện thoại không vượt qua. Khi tôi hỏi anh ấy có chết không, không có câu trả lời. Tôi trở lại con đường được đánh dấu. Trên thực tế, toàn bộ ngọn núi được điểm xuyết bằng những hang động, thác nước, những ngôi đền xa hoa, ít nhiều, cho phép nhìn ra khung cảnh xung quanh. Những ngôi làng nhỏ, shantytowns với mái tôn và khách sạn sang trọng đang được xây dựng bên bờ biển. Thành thật mà nói tôi yêu nó và nếu sự biến dạng về thể chất của tôi làm tôi thương hại, tôi sẽ ở lại thêm vài giờ để chọc ngoáy và tìm hiểu. Cuối cùng chúng tôi gặp nhau ở lối ra. Olivier đã kiểm tra độ rắn chắc của tảng đá bằng đầu, ngọn núi đã thắng ..... Cuối cùng, bãi biển, yum, một giấc ngủ ngắn và nhảy rất lớn ???? Thực tế chúng tôi không biết ngoại trừ ngày mai chúng tôi sẽ chuyển đến Huế ..
Je m’efforce de faire beaucoup d’efforts d’intégration, mais pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la syntaxe, ci-après la traduction :
Salut tous, Aujourd’hui nous sommes allés promener du côté de Marble Mountain . Comme d’habitude nous avons pris notre scooter. ce qui n’est pas évident un lendemain du jour de l’an car la majorité des commerces sont fermés, y compris dans les zones touristiques! En nous baladant nous avons remarqué qu’énormément d’autochtones brulent les décorations mises en place. J’interroge Jane sur la signification mystique du geste. Deux fois par mois, les gens rendent grâce à la mémoire des ancêtres, espérant ainsi que ceux-ci intercèdent pour les vivants auprès des Dieux. C’était la minute culturelle. Nous prenons l’option ascenseur afin de nous rendre au sommet de la dite montagne. Enfait c’est un attrape couillon. On arrive à une première plateforme. Delà il faut crapahuter sur des centaines de marches inégales et glissantes. Je crachote gentiment mes poumons, je sue sous l’effort et la chaleur de bête, je suffoque . Olivier Gedon , avec une surprenante grace aérienne s’amuse à faire le cabris sur les pentes escarpées. J’en déduis habilement que sur les 3 kilos que j’ai en trop j’en ai encore 25 de plus à perdre. Et on s’est perdu . Dans une grotte. J’arrive en agonisant, alors que j’ai fait plusieurs arrêts ponctués de plusieurs rasades de flotte, histoire de se donner une contenance et faire le kéké en espérant donner le change, dans le genre j’ai trop trop soif . Je tente de reprendre un souffle qui me fait défaut . On se glisse dans un boyaux qui débouche sur un autel de prière, de là je me faufile en m’accrochant avec les griffes des pieds et les ongles des mimines pour me retenir et ne pas verser en arrière. Aboutir, comme récompense, dans un demi cercle d’où l’on voit le ciel à environ 20 mètres au-dessus de nous. Il y a un minuscule-étroit-rikiki-petit passage qui invite à escalader plus loin , plus haut . Pas pour moi , je préfère la gloire et la malchance de mourir du virus chinois que défaillir dans une grotte lugubre et être ambulancé ( oui je sais ça n’existe pas ) par des services de secours et ne même pas avoir la noble dignité d’avoir mon corps brancardé (si ça existe) par les jaunes pompiers de service. Oliv lui continue l’ascension, je lui dis que c’est tellement étroit et abrupte que je même pas en cauchemar je pourrais passer. Il y va. J’attends lonnnnggg et il ne revient plus. Évidemment le téléphone ne passe pas . Lorsque je lui demande s.il est mouru, aucune réponse. Je regagne le chemin balisé. En fait toute la montagne est parsemée de grottes, cascades , de temples plus ou moins somptueux, de belvédères qui permettent une vue sur les alentours. Petits villages , bidonvilles aux toits de tôle et hôtels de luxe en construction en bord de mer . Franchement j’adore et si ma méforme physique avait eu pitié de moi je serais bien resté quelques heures de plus à fouiner et découvrir. Finalement on se retrouve à la sortie . Olivier a testé la solidité de la roche avec sa tête, la montagne à gagné..... Finalement plage , miam , une très grosse sieste et hop ???? En fait on sait pas sauf que demain nous bougeons sur Hué.. À bisousssss
Bon je fais un dernier essai !!! Salut tous, Suite à notre rencontre avec les deux djeuns médecins tourdumondistes , ils nous ont conseillé et convaincu d’essayer cette application qui a priori (cela demandera confirmation à l’usage) cumule les avantages du texte, des tofs ET surtout une géolocalisation précise . J’avoue que je galère un peu pour accéder et comprendre les différents menus ..... Aujourd’hui: rien! Mais un rien rempli de plein de petits détails qui font la saveur du voyage. J’ai trouvé MON troquet! Olivier me demande si je me souviens des massages faits par les aveugles dont il a profités, et moi subis, lorsque nous étions au Cambodge. J’étais tombé, où plutôt un ancien gladiateur se vengeait de sa cécité, en m’arrachant la peau, m’éclatant les os et me démembrant les articulations alors que lui se faisait papouiller par une jolie meufette. Bref il avait apprécié et moi moins . Il s’est mis dans l’idée de recommencer l’expérience ici. Lorsque nous déambulons, il s’arrête, regarde les devantures, compare les prix et opère choix et qualifications . Je lui suggère de demander à Jane, notre hôtesse ( il faut que je vous parle de notre maman poule, besogneuse et toujours souriante, ravissante et charmante ) si parmi ses amis ou connaissances elle ne connaîtrait pas une personne digne de confiance. Et bé oui justement ! Sauf que c’est entre deux et trois fois plus onéreux que la moyenne des prix lissés par Oliv. Nous allons donc à l’endroit repéré et choisi par mon ami. Moi je me méfie, ouaissss et lui aussi car il me confie tout le fric qu’il a sur lui. Et puis j’ai peur d’un traquenard monté par des demoiselles peu vertueuses et qui en voudraient à mon intégrité physique. Je ne suis pas un garçon facile, ni volage (quoiqueuuuue) et surtout pas « in the mood for love » en ce moment. Je m’installe donc dans un troquet, admirablement situé à l’intersection de deux artères. Et je me pose en observant la vie des gens. C’est incroyable comme l’endroit grouille d’activités . En face il y a une clinique dentaire peu engageante, d’autres bars et restaurants de rue, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, des habitations ouvertes laissant voir l’intérieur et l’autel des ancêtres où brûle l’encens . Je vois passer des scooters évidemment, mais avec trois ou quatre passagers, des mamans avec leur très jeunes rejetons soit assis sur leur genoux pendant qu’elle conduisent, soit debout devant elles accrochés au guidon pour ne pas tomber, sans casque ni aucune protection . Le conducteur qui m’a le plus estomaqué tenait carrément son bébé dans un bras et accélérait et freinait de l’autre. Hallucinant! Concert de klaxonnes. Mais aussi des charrettes à bras tirés ou poussés par de vielles personnes et charriant des emballages plastiques, des cartons, également des cantines de rue fumantes et faisant saliver par la bonne odeur répandue. Certains ont bricolé une remorque avec un plateau et des roues de vélo et pour faire le lien attelage-scooter c’est simple il s’assoient sur la barre transversale qui relie les deux bras. Un camion de livraison ne trouve pas où se garer? Pas de problème : il s’arrête au milieu du carrefour pour décharger sa marchandise en laissant de droite et de gauche, d’avant et derrière suffisamment de place pour que les autres usagers puissent passer et le contourner pendant qu’il décharge. Un anglais arrive, se gare, embrasse la serveuse et on se met à papoter. C’est le propriétaire. Il est marié à la cuisinière et vit ici depuis 7 ans. Il est heureux, le dit et ça se voit. Oliv arrive. Il a l’air détendu . Il me rassure, j’en avais besoin, absolument aucun geste équivoque de la part de la masseuse, qui a descendu et remonté sa colonne vertébrale accroupie sur lui et avec les genoux le disloquant . Demain j’essaie ! En passant nous visitons une sublime, somptueuse maison magnifique, des meubles tri centenaires sculptés dans des bois précieux (oui je sais des fois je le laisse emporter et j’en fait un peu trop) invités par une femme dont la famille est propriétaire depuis 6 générations et qui essaye de nous vendre des bijoux en argent. J’ai failli me laisser tenter par une bague mais tout d’un coup j’ai eu son mari et sa fille comme des arapèdes pépiants autour de moi, qui me touchent, me parlent tous ensemble bref me gonflent. On ne se met pas d’accord sur le prix . Ouf dehors pour continuer notre maraude. À bisousssss
Salut tous, Deux petits riens, presque anecdotiques pour certains, mais qui pour moi font le sel de notre voyage. Coutumes et traditions. Ma petites copines est aux anges. Radieuse elle étale sur la table nombre de petites enveloppes colorées, chatoyantes, décorées, enluminées. Dans chacune : des sous, un ou plusieurs billets (les pièces n’existent plus au Vietnam) . Pour le nouvel an, les personnes zagées , bons les vieux, offrent des étrennes aux plus jeunes. Le sens de la famille et de l’entraide sont beaucoup plus élevés et importants que chez nous. Il est normal, et la tradition est toujours très fortement ancrée, que plusieurs générations d’une même famille cohabitent dans le même endroit. Chacun prenant soin de l’autre. L’épouse quitte sa famille à son mariage pour s’installer chez son mari et s’occupe non seulement de son ménage; mari et enfants, mais également de ses beaux-parents . Un million d’argent de poche..... À la plage, je suis fasciné par notre parasol. Entièrement confectionné en bambou, tout : le pied, l’armature, les portants, le toit. Ni clous ni visses. Le toit est composé de feuilles, toutes coupées à la même longueur, accolées les unes aux autres et maintenues par un cerclage en bambou, il y en a des dizaines en fonction du diamètre voulu, sur plusieurs étages, jusqu’à ce que la pointe du cône du chapeau soit atteint . C’est un travail qui touche à la perfection. Que j’imagine long, difficile et fastidieux. L’art peut prendre différentes formes. A bisoussss
Salut tous, Ce matin mon Thermo-sensible m’annonce dès le petit déjeuner que non, décidément non, aujourd’hui il ne sort pas: « je préfère rester enfermer dans ma chambre à domestiquer l’air conditionné afin de pouvoir enfin jouir d’une température décente frisant les 30 degrés ». Nous planifions les jours suivants en fonction de la météo. Bahhhh en bateau j’ai l’habitude, je fais suivant les contraintes du temps. Ici aussi. Nous confirmons donc à notre hôtel notre souhait de réserver 2 nuits supplémentaires, car la météo s’améliore sensiblement. L’avantage d’avoir le temps. Je loue un scooter et décide de partir à l’émerveillement de ce parc national, où fut très récemment découverte une des plus grande grotte du monde. Capable de contenir un building haut de 40 étages, elle bénéficie d’un biotope unique de plantes et d’animaux capables de vivre, croître et se développer sans lumière . On peut la visiter. L’entrée est filtrée et soumise à deux conditions : pas plus de 5000 visiteurs par an (c’est trop) et 3000 USD (trois milles dollars) par personne le ticket (c’est pas assez)! J’ai pas cet argent sur moi et Olivier Gédon non plus. Il y a par contre d’autres endroits plus abordables que nous comptons bien visiter, notamment la « Dark cave », qui nous fait vraiment baver d’envie : imaginez: non seulement c’est une grotte immense, mais en plus on peut y nager, faire du kayak, prendre des bains de boue et faire de la tyrolienne. Yessssss! Je lis que la tyrolienne est limitée à un poids maximum de 90 kg....Arghhhh . J’ai beau être en phase de maigritude ascétique extrême, perdre plus de 15 kg en moins de 24h, même en buvant l’eau directement à l’embouchure du Mékong.....Difficile. Et me voilà parti noble aventureux aventurier. Première mission : trouver rapidement de l’essence, je suis passé devant la pompe sans la voir, puis trouver la bonne route . Raté. C’est quand même plus facile en bateau , l’énergie c’est le vent, pour la direction et bé tu calcules le cap et la dérive qui vont bien et zouuuuu. J’avoue je suis paumé, il n’y a pas beaucoup d’habitations, ma jauge flirte très largement avec la partie noire qui se trouve après la zone rouge. Je vois un jeune homme sortir d’un garage, je m’arrête et lui fais comprendre par signes : glou-glou-miam-miam scooter. Il revient avec deux bouteilles en plastique pleines d’essence. Chuis trop fort! Je décide de quitter cette route sans intérêt pour prendre des chemins de traverse, aller vers plus d’authenticité, aller à la rencontre, provoquer le hasard. Un troupeau de chèvres partage un moment la route avec moi, bien en rang sur sa file. Il n’y a pas de berger mais le bouc veille. Dès qu’une coquine a des velléités de sortir du rang, un petit coup de corne sur le côté et hop le troupeau est réformé. Plus loin ce sont des buffles qui traversent nonchalamment en laissant en souvenir des bouses monstrueuses sur lesquelles je n’aimerais pas glisser. Tout est vert. Il y a aussi quelques bovidés qui sont attachés par une longe, elle-même raccordée à un fléau en équilibre sur un balancier lesté à l’autre bout afin qu’ils ne s’éloignent pas trop, ou bien pour définir une zone à brouter, je ne sais. Je m.approche de plus en plus des montagnes que je voyais au loin. En fait ce sont des pitons rocheux, vaguement menaçants . Je m’enfonce dans le Mordor. Des dents de dragon. Entièrement végétalisés, ces pics sont recouverts d’arbres, de roseaux, de palmiers, de verdure. Les troncs et les branches sont vampirisés par des grimpants, genre lierre, qui redescendent en corolles, comme autant de parasols, c’est très très dense, touffu, impénétrable. Je me demande comment les arbres’ et autres plantes, peuvent trouver à s’implanter sur ces rochers. Je grimpe, il fait vraiment froid. Je traverse des nappes de brouillard, mais je suis récompensé par des points de vue féeriques . Magnifique. Les descentes des cols sont plus aléatoires. Notre loueur à l’hotel m’a affirmé que certes il était plus cher, mais que les engins étaient neufs. Pas de freins, j’ai beau écraser les poignées , je ralentis à peine. Heureusement je suis seul, j’aurais mon fragile derrière moi, avec le poids je pense que l’on se serait pris des gadins. Je retrouve ma porcelaine à l’hôtel, grignote , café, sieste..... À bisousssss
Salut tous, J’ai l’air cool, j’ai l’air laxiste ( l’air con aussi ? Toi ta gueule salaud de 🏴☠️ c’est pas le moment! ). J’ai râlé fort hier lorsque j’ai rendu le scooter qui m’avait été vendu comme quasi neuf donc plus cher que les autres locations . Pas de frein c’est criminel. Le mec me promet que demain j’en aurais un tout droit sorti d’usine, préparé course mais luxueux quand même. On se prépare : ou qu’il est ? Et la meuf me tend la clé du mien d’hier.... Nannnnn . Le patron au téléphone me propose d’attendre 5 minutes et me ramène un scooter, Oliv le teste : pareil... je pète un plomb et je lui dis qu’il se garde et sa mobylette et les trois autres nuits ( x 2 chambres) . On cherche où dormir .... À bisoussss
Salut tous, On s’est fait courser par notre hôtelier.... Olivier Gédon avait oublié de rendre sa clé. Oupssss skuse mi! Solide petit déjeuner. Je trouve à nous loger pour DEUX gros euros la chambre . Pour cela il aurait fallu que je fus seul 😂, j’ai jugé que le confort était trop spartiate pour le meilleur d’entre nous. C’était quand même cosy. Pour s’isoler on tire un rideau, douche et toilettes communes, pas d’isolation ( il fait froid pour nous mais les moustiques indigènes se portent bien et ils ont faim). Finalement un œil sur booking : juste en face de nous , après un parking terrain vague notre hôtel. Que des critiques élogieuses. Et puis il affiche une très vague ressemblance avec la maison de Gomez et Mortissia Adams. J’y vais je visite et réserve. Franchement plein centre ville, l’autre était à plus 1/2 h de marche forcée ( chuis en vacances, j’aime pas me forcer) , très propre, nickel ! Ça c’est fait en plus bcp moins cher, mais bon au retour de notre virée mes tongs ont disparu cette coutume de se déchausser avant de pénétrer dans une demeure..... Pfff demain je pique une paire de pompes au hasard. Pour le scooter on a fini aussi par y arriver..... Tout va bien . Direction Paradise Cave. En chemin nous découvrons trois ou quatre églises catholiques en l’espace de quelques kilomètres. Étonnant. Le paysage de plaine qui jouxte les pains de sucre sont entièrement cultivés, les très nombreux paysans qui s’affèrent dans les champs font des tâches de couleurs, comme dans un tableau impressionniste. Je ne sais pas pour vous mais moi dans mon imaginaire : pour visiter une grotte ON DESCEND ! Le paradis se gagne .... on commence déjà par marcher lonnng, mais lonnng pour arriver au pied d’un piton rocheux. La grotte est tout en haut de cet appendice, pain de sucre . J’ai du m’arrêter une dizaine de fois avant d’atteindre l’entrée. Je crachouille mes poumons, poisson hors de l’eau, j’essaie de reprendre mon souffle, je sue sang et eau... ce n’est plus de l’escalade, de la varape: je suis en mode survie, les tempes battent, mon chapeau est trempé de sueur. Les jaunes qui croisent mon chemin à contre sens s’amusent à se moquer en haletant exagérément. Vé me venger là également et bloquer leurs réincarnations sur trois générations! Dès demain j’achète des actions chez Monsanto et je nettoie tous ces communistes ricanants à l’agent orange. Depuis ce matin il faut pas me chatouiller et le karma en son intégralité se joue de moi, ça va pas ce bordel! Oliiv lui m’attend patiemment. Je reprends vie sur la plateforme et je lis que la grotte découverte en 2005 fait plus de 31 kilomètres. Je jette un œil dans le gouffre. Oliv m’encourage moyen : les gens qui en sortent on l’air de ne plus en pouvoir. Je renonce! Lui est plus volontaire, plus en forme, plus léger.... il s’enfonce. Je lui demande de prendre des tofs et moi je sirote une bière dans l’espoir de son hypothétique retour. 300x2 marches et environ deux kilomètres de souterrains plus tard, il émerge en m’avouant qu’il s’est demandé s’il reverrait la surface un jour. Par contre il parait que c’est magnifique, je le crois bien volontiers à la découverte des photos prises dans les profondeurs. Nous regagnons notre engin par le même chemin, plus long mais sans aucune marche à travers la forêt primaire. Nous devons être les derniers visiteurs. Nous flânons et prenons le temps d’observer et surtout d’écouter la forêt. Évidemment il y a les pépiements des oiseaux dans les arbres , mais aussi dans les buissons. Un bruit gorge ou de glotte nous interpelle en hauteur. Nous voyons la queue d’un singe qui bat la mesure comme un chat énervé, l’animal restera caché ; et puis un son étrange, jamais entendu auparavant. Olivier plaisante et parle d’une tronçonneuse, moi je pencherai plutôt pour un ampli mal réglé. C’est très puissant. J’essaie d’enregistrer mais je ne suis pas assez rapide. Quelques mètres plus loin le même son semble lui repondre puis disparaît. Je suis frustré. Spa mon jour. Il est relativement tard . Nos rentrons par des routes désertiques, nous somme entourés d’un mur végétal, pas âme qui vive sur des kilomètres . Lorsque l’on s’éloigne des agglomérations le revêtement n’est plus fait de macadam mais de plaques en bétons d’environ 5 par 4 très légèrement disjointes. Les amortisseurs de notre scooter avec presque 200 kilos de charge ne remplissent plus leur fonction et chaque passage d’un tronçon à l’autre, chaque aspérité, inégalité de la route sont intégralement répercutées du bas du dos à la racine des cheveux. En arrivant à destination : pharmacie , mon fragile préféré s’arrête pour quelques emplettes, moi je fais le plein de mangues à côté. Impossible de repartir ! Et hop encore un petit kilomètre à pied ..... Il faut relever la béquille sinon la sécurité se met en coupe circuit. À bisoussss
alut tous, Petit blog culturel. Lorsque nous fûmes à Hué nous avons remarqué lors de la visite du palais impérial la calligraphie qui orne les murs. Elle est de toute évidence chinoise. Or toute l’écriture actuelle est cursive, elle fut mis au point par un prêtre français au 16 siècle, le père Alexandre de Rhodes. Le dernier empereur quant à lui , Bao Daï , est décédé en 1997 à Paris. Notre hôtesse parlant parfaitement anglais, Olivier Gédon lui demande des précisions pour savoir quand officiellement la langue a muté sino/latine. En fait ce que nous apprenons c’est que la calligraphie prise pour chinoise est en fait une écriture vietnamienne propre certes dérivée du grand frère ennemi mais qui reste culturellement que vietnamienne. La passation en lettre latine se faisant progressivement lors de l’occupation française de la cochichine . De rien . À bisousssss
Salut tous, Effectivement je n’ai plus fait de billet depuis looonnngggg . J’ai pensé que les photos et vidéos se suffisaient à elles mêmes. À l’unanimité des votants (moins une voix) nous avons décidé d’un commun accord de différer notre visite à la Dark Cave. Il y a surtout des activités aquatiques et étant donné la température frisquette dont nous avons bénéficiée , nous avons supposé que l’eau était glacée. Et cette fois-ci la majorité absolue s’est prononcée pour revenir en mars. Ce soir nous prenons le bus vers 21h30 direction Hanoï pour une arrivée vers 7h afin d’y découvrir quelques jours et obtenir nos visas pour le Laos ( où nous avons rendez-vous avec mon pote Berni Toocourt.... Mais ce seront d’autres histoires) et également pour la Birmanie. Du coup aujourd’hui Olivier Gédon en consultant la carte me dit que la frontière laotienne n’est pas très loin et que l’on pourrait y faire un saut.... Pour voir. Check out de notre hôtel, on récupère nos passeports, on fait le plein du scouter. La meuf essaie de m’endoffer sur la monnaie, mais Oliv veille. La saloooooope en plus elle m’a touché le ventre pour être bénie. Je la maudis sur plusieurs générations. La route est sublime, nous ne croisons personne sur plusieurs dizaines de km.... puis au détour d’une courbe : une barrière, des gardes et un panneau qui avertit : surtout ne klaxonnez pas ou vous serez très sévèrement fusillés! Après un bon moment un uniforme apparaît et nous fait signe de passer, mais sans lever pour autant le barrage. On se contorsionne et on continue notre chemin sur une route qui se dégrade très rapidement, sur notre droite un joli petit village ..... on se relaie pour conduire car la place du conducteur est mieux rembourrée et notre séant nous brûle tous les feux de l’enfer, surtout à l’arrière car les amortisseurs étant écrasés, la moindre bosse remonte la vibration dans l’échine, nous fait claquer les ratiches et s’échappe par les cheveux . Je dis à Oliv depuis que l’on roule il n’y a personne, aucune cabane, rien. Aucun moyen de se ravitailler en essence . À moitié du réservoir nous décidons de rebrousser chemin à moins de trouver du pétrole dans le village croisé plus bas . Rien , que nenni et les rares habitants ne semblent pas d’humeur à faire des bisous. Parfois sur le bas côté, il y a un scooter recouvert de branchages, comme dans les films pour échapper à l’aviation ennemie, mais aucune maison visible. Intrigués nous cherchons et trouvons de tous petits passages en terre qui s’enfoncent dans la jungle. Nous en suivons un sur une centaine de mètres et effectivement il y a bien une cabane cachée dans la verdure luxuriante. On déboule à tombeau ouvert le plus possible moteur éteint et en roues libres afin de prendre de l’élan pour les montées et hop juste avant de s’arrêter on rallume, on met les gaz ... on arrive finalement réservoir vide.... à bisoussss
Salut tous, Nous arrivons vers 6h du matin après une nuit d’insomnie pour moi et de demi sommeil pour Oliv. 10 heures de voyage . Il fait nuit, crachin. Les faubourgs sont peu engageants. La gare des bus n’est en fait qu’un arrêt au milieu d’une rocade . Tout le monde descend et nous suivons le mouvement. Je me fais aborder par un taxi qui charge nos bagages et nous dépose au coin d’une rue coupe gorge près de la gare ferroviaire centrale. Je vérifie l’adresse.... je suis fatigué, usé, méfiant . Le taxi me dit que c’est au bout de la rue, je laisse Oliv payer le trajet. Le ton monte , Oliv me hurle: “prend la photo de la plaque”, malheureusement je n’obtiens qu’un reflet miroir. Le compteur marquait 470 et le taxi nous réclame 470.000dg , en fait 10 fois le prix de la course . Trop tard Olivier avait présenté un billet de 500.000dg. Le taxi ne veut rien entendre et s’enfuit. Dépité et furieux, Olivier peste sur le trottoir mais note le plaque. L’aube n’est toujours pas levée. Tous les commerces alentours sont fermés. Je propose qu’en l’on aille jusqu’à la gare; il doit bien y avoir un buffet ouvert nuit et jour. On atterrit dans une supérette, la meuf est désagréable au possible, ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que l'on veut un café, un thé. Bref sandwich sous blister, une bouteille de jus et on se casse. La première impression de notre visite à Hanoï est désastreuse. Je m’enfonce dans le trou noir supposé abriter notre hôtel. Il y a plein d’étals de street food, on doit longer un marché. Je découvre une toute petite échoppe qui porte le nom de notre hôtel. C’est le plus dispendieux de tous les logements que j’ai retenus jusqu’à présent. Soit je me suis fait avoir soit le taxi nous a mené à une mauvaise adresse. La serveuse a l’air étonné d’avoir un blanc d’aussi bon matin. En bonne commerçante elle m’invite à entrer: café? Nannnn ! Hôtel! ???? Appartement! ??? Flat! ???? Condominium!??? Studio! Ha studio yes come with me . Nous nous enfonçons encore plus loin dans ce qui s’avère être une impasse, on zigzague entre scooters et étals et on arrive devant une porte fermée: Le Narcissus. Hé ouaisss ça s’invente pas! Elle tambourine contre le volet roulant un bon moment avant que celui-ci n’ouvre. Surprise agréable , au premier coup d’œil c’est propre et engageant. Le préposé parle un anglais très correct, je demande si on peut laisser nos sacs en attendant le check in. Mais vouiiii en plus vos appartements sont libres et vous pouvez en disposer immédiatement. Quel luxe! C’est le cri du coeur d’Olivier, une mini suite avec bureau, cuisine , mobilier cossu mais moderne. Un temps de récupération plus tard nous partons explorer la ville. Nous voulons voir ce petit train qui serpente en pleine ville. D’après les reportages vus à la télé, dès que la locomotive déboule, très lentement, tout le petit monde de commerçants qui a squatté les rails se précipite pour récupérer la marchandise disposée sous peine de la voir disparaître et avaler par les wagons. En fait maintenant l’accès est interdit aux touristes. Les flics veillent et nous interdisent l’entrée. On observe bien vite comment contourner le blocus instauré par les pandores. Ils sont de mèche avec les gargotiers qui longent la voie ; il suffit d’être accompagné par une tenancière de troquet , s’installer et siroter un .... café à l’œuf pour Oliv, qui s’en délecte ( yearkkkk) et une bière pour moi. Le tour est joué. Il n’y a qu’à attendre le train qui n’arrivera qu’à la nuit plusieurs heures d’attente dans le froid. C’est le têt personne pour faire le spectacle , on déquanille. Autre fait remarquable qui me revient à l’esprit: une voiture monte sur le trottoir en nous coupant le passage et en descend un cadavre enveloppé dans un linceul blanc immaculé. Brrr... On rentre siester . Oliv me rejoint en début de soirée dans le hall où je suis en grande conversation avec un couple de pakistanais . Nous nous racontons nos déboires et autres mésaventures devant la jeune préposée, mademoiselle Sunshine ☀️, qui prend fait et cause contre le voleur taxi, nous demande son numéro de plaque et la tof que j’ai prise . Elle téléponne à la compagnie, qui fait une enquête, le chauffeur reconnaît son erreur! Et promet de venir nous rembourser ce matin à la première heure. Suspense ....... À bisoussss
Salut tous, Et donc le taxi est revenu nous rembourser en s’excusant pour l’erreur commise. J’ai cru qu’Olivier allait s’étrangler. Nous sommes toujours à Hanoï. La moitié de notre quête au Graal bridé est remplie: nous avons nos visas pour le Laos 🇱🇦. Ce matin mission Birmanie.... Ratée! Comme c’est une junte militaire au pouvoir, on peut moins le faire à la ouaneugaine. Il faut vraiment réserver les hôtels ce qui induit de connaître la date exacte d’entrée sur le territoire et par où . Si c’est voie terrestre on doit obligatoirement passer par la Thaïlande ( Bruno Boschiero Claude Amiel vous y êtes en ce moment, on pourrait en profiter pour se faire des bisoussss?!), préciser par quel poste frontière et tout un tas de détails que mon acolyte refuse que j’improvise. Pourtant je suis doué en version stand up impro totale. Si par avion ( nannnnnn y tombent tous là bas ) , il faut indiquer le jour, le numéro de vol et la compagnie. Nous ferons les démarches du Laos , il y a une ambassade à Ventiane. Par contre pour des raisons de sécurité la frontière est fermée entre les deux pays . Hier soir soirée retrouvailles bisoussss câlins avec nos deux toubibs en devenir professionnel. Ils ont fait la grande boucle du Nord que nous projetons d’accomplir en mars .... Et ouaissss mais nous on a regardé la météo ( réflexe de marin), eux ils ont hurlé de glaciation gelée de froidure hivernale mouillée glaçante. Avec dodo sans chauffage, sans isolation et parfois sans eau chaude. Bon ils sont djeuns eux et puis ils peuvent se tenir chaud dans les bras de l’autre. Nous non. Mars c’est bien comme projet. J’avoue être un peu déçu par la capitale et par ricochet Olivier Gédon également. Je lui ai survendu l’énergie, le monde, la foule, la vie qui se dégagent de la ville. Dans mon souvenir, qui date que de quatre ou cinq ans au plus, tout était beaucoup plus animé, plus fun, avec plus de monde. La pluie n’aide pas bien sûr mais quand même. Anecdote : j’ai de plus en plus une tête de pirate Scarface depuis mon opération, on m’a proposé de la weed . La peine encourue ici pour trafic : la mort ! Moi chuis innocent 😇 c’est bien connu. À bisoussss
C’est bien ces souvenirs ..... Ils m’évitent les cloques aux doigts à force de produire des billets 🙂 Donc je précise pour ceux qui ne suivent pas : nous sommes toujours à Hanoï. On déambule et nous découvrons des nouveaux endroits tous les jours . On alterne les zones touristiques et les coins improbables ( en fait ceux que je préfère) . Mon indiscrétion et ma curiosité naturelles m’incitent à pousser toujours plus loin dans les ruelles, à jeter des regards furtifs, m’étonner du courant et de l’extraordinaire qui font la vie du peuple. Jamais choqués du fait de nos croyances et déformations culturelles occidentales, nous sommes parfois ébahis par l’ingéniosité, le travail, la débrouillardise et la méticulosité dont font preuve les hanoiens, hanouiais, hanoinanichous, ... bref les habitants de la capitale. Par rapport à l’année dernière Olivier Gédon est sur un plan culinaire devenu un explorateur presque, quasi, moyen, à quelques exceptions , un découvreur de nouvelles saveurs . Sauf pour le petit dej où il reste bloqué sur du sûr , du certain. Je viens de vérifier la météo..... Et merde! Et merde pour les deux prochains jours. Notre prochaine étape se dessine: ce sera vraisemblablement la baie d’Along TERRESTRE, avant de rallier le Laos. Puis peut-être, sûrement ? Une escapade en Thaïlande , à Pattaya où mon pote Claude se reconstruit une vie ( message perso : Mag March tu as les coordonnées de Bruno?) . À bisousssss
Salut tous , Nous continuons nos déambulations à Hanoï . En plus je deviens comme mon mentor es statistiques et calculs : toutes les fins de journée , dans la solitude de mon alcôve , je regarde le nombre de pas marchés depuis le matin ..... Trop fier de moi. En fait en moyenne depuis notre arrivée nous rampons 5 km/jour. En moyenne!!!!!! Alors que nous avons loué les scooters , ça compte pas! Nous sommes allés à la plage, ça compte pas! J’ascétise à vue d’œil. Povvvvv presque plus de peau sur les os . J’ai peur , si je continue à être aussi émacié, voire squelettique, mon corps va lâcher, mes défenses immunitaires itou et hopppp corona sans le morceau de citron qui va bien. Povvvvv. Aujourd’hui nous avons visité le Hilton Palace . Très impressionnant comme hôtel. De police . C’est le surnom donné par dérision à la prison centrale de Hanoï, construite par les français, au bon temps de l’invasion coloniale, en 1889. Avec toutes les options possibles et inimaginables dans l’horreur et l’abject. Tortures, confinement, surpopulation, maladies, , sous alimentation chronique, cachots, chaînes au pied et même deux guillotines. Depuis les horreurs ont persisté jusqu’en 1975. Théoriquement car j’ai des gros doutes quant aux images montrées de prisonniers américains si bien traités que l’on se demande pourquoi ils ont voulu repartir chez eux. Ne soyons pas dupes. Lorsque l’on sait ce que sont devenus les prisonniers français après Dien Bien Phu, du moins selon les témoignages des rares qui ont survécus. D’après les divers blogs que nous consultons d’abord pour connaître les sites remarquables , puis pour pouvoir organiser nos journées ; il y a une tour panoramique , en fait 65 étages, de laquelle on a une vue splendide sur toute la capitale. Dommage qu’il fasse grisouille. J’ai adoré, en plus demander à un local de nous prendre en tof dans coin des amoureux , se marrer devant sa tête gênée mais polie..... Demain on prend le train direction Nin Binh , la baie d’Along terrestre . A bisousssss
Salut tous,
lỗi là của con người Errare humanum est L’erreur est humaine
Nous nous réveillons à Hanoï une nouvelle fois sous le crachin, une nouvelle fois dans le froid (14*). Mais aujourd’hui départ pour Nin Binh, la baie d’Along terrestre. J’avais très. Brièvement découvert cet endroit en 2014, et j’en ai gardé un souvenir de merveilleux et d’amusement . Merveilleux du fait des paysages, une cérémonie dans un temple isolé de tout et découvert au hasard de mes promenades rêveries . Amusement, car la capitaine de mon embarcation , chargée de faire découvrir le site, ne savait dire et répétait à l’envie: “Vietnam beaucoup beaucoup bananes”. Un coup d’œil sur la météo du lieu: temps moyen mais 27*! Olivier est sidéré qu’en l’espace de seulement 200 km à vol d’oiseau il puisse y avoir un tel changement de température. Moi cela ne m’étonne pas du tout : à Hoi An on se baignait alors qu’ à Hanoï on se pèle tellement que j’ai du acheter une doudoune..... Hanoï/ Hoï An : Avertissement! Saloperie d’anagramme, encore un coup des pirates pour nous tromper en géographie, ne vous laissez pas embobiner ! Le pays est tout en longueur : 2500 bornes. Imaginez une distance encore plus importante que celle séparant les deux capitales : Pomérols ( capitale de l’Hérault en Occitanie, où je réside pas loin du bar du village) à Stockholm (Suède, pays froid au nord de l’Europe). Sauf que, sauf que, on continue à se geler une fois arrivés à destination. Et ouaissss il y a plusieurs Nin Binh , dont un situé à l’extrême sud du pays; dans le notre il caille sévère. Puisque j’en suis à parler de géographie, pourquoi pas évoquer les fuseaux horaires ? Pour ceux qui ont encore quelques difficultés à nous situer, nous sommes en Asie pas en Afrique. Les billets sur le Cambodge datent de l’année dernière et nous ne serons au Laos que dans 4 jours, pas avant. IL Y A 6 HEURES DE DÉCALAGE avec la France ! Par exemple lorsqu’il est 20 h en France, il est 2 h ici ( du matin , je précise on ne sait jamais ) . Là tout de suite je suis dans ma période d’insomnie . Merci de ne pas m’appeler en rentrant le soir du boulot, certes cela fait grand plaisir, mais vous flinguez ma nuit..... Du coup dans le train qui m’amène ici, je m’endors profondément et lorsque j’entends le haut parleur annoncer l’arrivée en gare de Nan Binh , je fais un bon , secoue Olivier. Et on descend pour commander notre GRAB ( le GRAB est l’équivalent de UBER ici, c’est un peu plus cher que le taxi, mais le prix est fixé d’avance, ce qui évite les discussions, négociations et les mésaventures avec les rongeurs margoulins chauffeurs malhonnêtes). Putain de merde! Comment ça une heure de route? Alors que notre hôtelier nous informe que le logement n’est qu’à 6 km?! Nous sommes à NaN Binh.... Pas NiN Binh! Fo que je révise mon accent. À bisousssss
Salut tous , Bon on va attendre mon insomnie ..... je sors de l’apéro avec Olivier Gédon, deux viets et un Russe . Mais en résumé: je kiffe ma laïfe !
Salut tous, Jules Verne pour: « voyage au centre de la terre » Francis Ford Coppola : Apocalypse Now Steven Spielberg : Jurassic park Sont autant de références et d’images pour l’imaginaire qui surgissent à l’esprit lors de cette navigation de trois heures au cœur de la baie D’Ha Long terrestre. Ayant eu la chance de découvrir la « vraie » , maritime, il y a quelques années , ce titre n’est pas usurpé. Nous avons comme d’habitude loué un scooter, comme d’habitude on a tourné, viré, paumé avant d’arriver enfin à destination. Olivier Gédon sent venir le piège à touriste grandiose, je lui reponds que vouiiii bien sûr, mais 1) on est touristes 2) c’est à faire et à voir et nous avons fait plus de 200 bornes que pour ça . Il y a trois itinéraires possibles et nous devons choisir sur un petit leaflet qui nous est donné avec nos billets. Évidemment nous n’avons rien lu. Il faut se décider sur l’instant. Tous durent trois heures. Nous prenons celui qui propose le plus de grottes .... on verra bien. On embarque à quatre sur un petit bateau à fond plat, instable et dont le franc bord est au maximum de 10 cm haut dessus de l’eau ( glacée, j’y ai plongé ma mimine). C’est un peu rock n roll et taillé pour les minuscules rachitiques asiatiques et non pour les magnifiques sculptés et musculeux européens. Et en plus faut être amoureux collés serrés. Notre rameur me fait un peu de peine à pousser la barque surchargée de touristes ébahis. Car réellement c’est magnifique, féerique, extraordinaire, magique, somptueux.... je cherche d’autres qualificatifs.... ça va viendre. Heureusement nous sommes en semaine, temps dégueulasse, crachouille et froid. Corollaire : il y a peu de monde. En pleine saison le plan d’eau doit ressembler à place de l’étoile aux heures de pointe. Il y a une quiétude et une réelle sérénité à se laisser bercer par la légère ondulation générée par les coups de rames, le silence , et cette verdure partout qui nous entoure, nous avale. La première grotte , il y en a neuf en tout, arrive juste après la visite d’un temple de toute beauté, ors et bordeaux à l’intérieur contrastent avec le côté monastique gris de l’extérieur. Ce ne serait notre conducteur, nous aurions raté l’entrée cachée dans le méandre de l’eau et le mariage de la forêt. Un panneau nous indique 720 mètres de long. Les salauds de pirates rappellent à Oliv qu’il est claustrophobe.... Héhé ! Tout se déroule au mieux, il faut juste faire très attention à ne pas abîmer les concrétions et les stalactites avec la tête. Ça passe juste, mais ça passe ! Et on sort sur un cirque végétal, entouré de pitons de plusieurs centaines de mètres, dans le silence. Je suis déçu de ne pas voir de pérodactyles .... cet enchantement perdure sur nos trois heures de trajets. On rentre. Gelés. On s’arrête pour une bonne soupe bien chaude . Phò c’est délicieux et roboratif. Puis nous promenons un peu avant de rentrer prendre l’apéro. Choc du souvenir! J’étais là exactement à cet endroit en 2014, 2013 ou 12 ? Faut vraiment que je fasse un effort devant ce temps qui fuit. Je suis rassuré car ce n’est pas du tout la même visite que j’ai faite à l’époque, bon en plus il faisait beau et chaud. Dernière référence filmographique : Rocco Siffredi « j’en ai plein le cul » d’avoir eu les genoux au niveau du menton sans pouvoir bouger pendant 3 plombes. Demain on se rapproche un peu plus du Laos . À bisoussss
Salut tous, C’est donc la troisième fois que nous nous faisons masser, en tout bien tout honneur comme il se doit! C’est assez drôle à analyser. Tout d’abord , en ce qui me concerne, je tombe toujours sur des brindilles. Elles essaient de me faire craquer, mais malgré mon gabarit de moins en moins délicieusement entrelardé, la carcasse a tellement été éprouvée par plus de 35 années de sports de combat durs , que même en me piétinant à pieds joints sur moi elles n’y arrivent pas. Ce qui me rend perplexe c’est que les massages ne sont pas symétriques. Si on papouille le côté droit de telle façon, normalement on doit papouiller le côté gauche exactement tout pareil. Mêmes gestes, mêmes amplitudes. Et bien non. Très déstabilisant pour moi.... enfin je souffre en silence, comme d’habitude. Après ou avant suivant la masseuse s’acharne sur d’Hypothétiques noeuds nerveux.... Mais je suis tellement détendu et relaxe en Asie que ceux-ci n’existent pour ainsi dire pas ou peu et je commence à somnoler voire à m’endormir. Les dames finissent toujours par se demander si je suis bien là.... Are you ok Sir ? Yessssss... quant au “happy ending” , on doit systématiquement se tromper d’endroit , et aussi bien Olivier Gédon que moi, nous ne sommes pas du tout “in the mood for love” . Beaucoup trop cérébral, pas assez reptilien . Le drame de ma laïfe. À bisoussssss
Salut tous, J’aime bien cette nervosité, cette fébrilité qui précède les départs . Ce matin le taxi doit venir nous chercher à l’hôtel afin de nous conduire à la gare à 7h30. Direction Vinh. Évidemment il arrive à 7 heures. Oliv n’est pas encore prêt, moi j’ai pas pris mon petit dej. D’habitude je rattrape mes folles insomnies le matin , là le réveil est méchant dès 6h30. Le wagon est sympa, des couchettes lits qui permettent le repos. En plus il y a des écrans qui projettent des Toms et Jerry, fort le son! Trop ! J’arrive quand même à m’assoupir quand le contrôleur me secoue pour me demander mon passeport. Il a un recul devant ma réaction instinctive de défense..... pffff ya qu’à pas m’agresser lorsque je repose enfin. Impossible de repartir promener avec Morphée. Je profite du paysage. On s’enfonce dans le profond, le rural, l’inconnu. Rizières à perte de vue, les paysans s’y affairent. Jolis taches de couleurs, chapeaux coniques dans le vert des pousses qui commence à pointer. La tâche doit être rude car chaque brin est planté à la main. Des bottes de brins verts sont réparties tout au long du champ afin d’éviter les aller-retours. Gain de temps, efficacité, mais le dos et les cuisses doivent être en compote en fin de journée. Nous arrivons à Vinh . Il y a entre nous un jeu ou un rituel ou une entraide. Lorsque l’un n’a pas envie de causer ou se faire embêter , il décide qu’il ne parle pas anglais ou bien fait comprendre à l’interlocuteur que c’est l’autre le décisionnaire. À la descente du train c’est moi qui m’y colle. En fait Oliv n’a toujours pas digérer de s’être fait plumer par le taxi de Hanoï; et juste à la descente, je n’ai même pas mis le deuxième pied sur le quai , qu’un rongeur me fait la danse traditionnelle vietnamienne. Taxi, taxi, taxi , taxi, taxi .... Merde ! Il ne me suit pas, il me colle, met sa tête carrément devant mon écran , cherche à prendre mes bagages de force. Ce n’est pas encore la Saint Valentin ! Je m’énerve! Je dois faire un peu peur, il disparaît. La ville est sans attrait et sans âme, peut-être connue car c’est le lieu de naissance d’oncle Ô? J’ai regardé les sites à visiter sur Trip A et ..... Rien , que dalle, nib de nib. La frontière est à environ 45 km. Nous nous renseignons pour un bus : 800kdg par personne pour un départ à 2 heures du matin. Pour nous retrouver vers 3 h , seuls dans la nuit glacée comme un yench abandoned sur une terre inconnue et à priori hostile ( en fait la température est très agréable, mais j’aime bien me plaindre et surtout me faire consoler. Calimero). Et puis idée lumineuse? De génie? Un peu d’autosatisfaction. Je dis à Olivier Gédon, demande un peu au taxi combien il nous prendrait.... 1 million. Bingo! La population est jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, qui jouent ou se chamaillent, se promènent. Ils sont tous toujours très souriants, lorsque nous les croisons à pied ou en scooter, il nous font des petits signes de la main , nous interpellent . Les adultes sont très légèrement plus réservés, mais ne demandent qu’à papoter, communiquer. La plupart des personnes croisées sont adorables. J’adore l’Asie ! Je l’ai déjà dit ? Spas grave , à mon âge on devient liquide.... À bisousssss
Salut tous, Je suis réellement tombé amoureux de ce pays! Saint Valentin oblige.... les gens bossent, profitent de toutes les opportunités, en ce moment lorsque nous nous promenons dans certains quartiers, il y a une odeur de roses 🌹 qui flotte dans l’air. Les échoppes mettent à profit la période pour proposer des bouquets, des compositions florales en forme de cœurs. Les vendeurs au bord des routes, masque sur le nez , tendent des roses rouges magnifiques à qui veut bien acheter. Ça embaume, c’est joyeux ... bref moi ça me plaît . Mon côté titine. J’adore offrir des fleurs . Nostalgie : l’année dernière j’avais fait livrer 100 roses rouges.... Petite anecdote souvenir : lorsque j’étais marié.... y’a lonnnnggg.... j’offrais un bouquet toutes les semaines à mon épouse pendant bouhhh plus de 15 ans. Déjà les pirates... faisaient remarquer le fait aux amis lors des dîners et ces salauds demandaient innocemment : « comment ton mari n’a pas cette attention pour toi ? Pourtant tu le mérites ... » Héhé 🤣 . Chuis innocent . Le problème c’est que tout ce travail , toute cette énergie, ce dynamisme doivent se transformer en ventes, en argent, générer des profits . Les gens cumulent parfois plusieurs boulots au même endroit. Je me souviens du jour où nous avons loué un scooter, chez une dame qui faisait également épicerie, matériel de plage, manucure et massages. Rentabiliser. Lorsqu’un client se présente, il ne doit absolument pas repartir les mains vides. Pas que pour les fleurs. Pour tout! Petit lexique pour touristes débutants : Yes = oui Yes = non Yes yes = peut-être Yes yes = ou pas Et on peut développer à l’infini... Oké = bien sûr Oké oké =certainement Yes yes oké oké = j’ai pas tout compris. Avant de parler couramment vietnamien Olivier Gédon crisait un tout petit peu , maintenant il fait avec. Il n’hésite pas à passer derrière les comptoirs, fouiller, prendre par le bras et montrer du doigt et même comme ça il a parfois des envies de renoncement . En désespoir de cause il sort son traducteur, étonnement, peu de gens savent lire. Mais ils savent compter. Et moi je me marre. L’autre soir on décide de prendre l’apéro : vodka à base de riz ( ben vouiii de riz), mais pas de bobo à la tête le lendemain, car, prudents, on avait joué la qualité ! 4€ le litre quand même ! À mélanger avec du Schweppes, impératif ! Sinon c’est dégueulasse. Olivier Gédon se met en quête de bulles, et dans plusieurs boutiques toujours le même scénario : vous avez du Schweppes ( je traduis directement c’est plus facile pour les non polyglottes) ? Yesssss ! Et la meuf lui montre une cannettes Pepsi. No Schweppes. Yes yes ! Et elle lui tend la cannette. No Schweppes ! Yes yes ok ok et lui sort un carton de Pepsi . Je hurle de rire. Finalement il ouvre le frigo et farfouille. Ce qui est très étonnant ce sont les contrastes avec les mêmes vendeurs mais qui n’ont pas tous la lumière sous leur crâne. Pendant presque 10 jours tous les matins nous allions au même troquet tenu par la même personne commander deux expresso et un thé citron. Là c’est moi qui devenais hystérique : impossible d’avoir deux fois d’affilé la même commande, un coup il y avait du lait concentré sucré, un coup un seul café , un coup un thé avec des trucs bizarres, etc ... mais c’était le plus proche et le seul à faire un expresso. Arghhhh ! Ce matin pareil, il a fallu 3/4 d’heure pour avoir deux autres cafés. J’avoue c’était compliqué. Un expresso et un Americano. Les deux boissons notées sur la carte. Et on montre avec le doigt. Yes yes ok ok . Putain on aurait du se méfier.... surtout lorsque je suis retourné avec les deux tasses vides. Same same ! En viet ça veut dire : tout pareil, la même chose, commande identique, kifkif.... Oliv a pris le relais après l’avoir calmé. Il demandait au traducteur de transmettre : t’es vraiment con où tu as eu un accident ? Allez une dernière..... À midi , je demande une bière, on a marché plusieurs km et enfin sous une bonne chaleur estivale, j’ai soif! J’attends . Rien . Je recommande une bière. Rien. Quatre fois de suite. Finalement le jeton finit par tomber et j’ai mes 4 bières livrées en même temps. J’adore ma laïfe ! À bisoussss
Salut tous , Je suis la version masculine de « la belle au bois dormant »! Je viens de déployer ma traîne virginale autour de ma couche. Moustiquaire. Et j’attends ma Valentine qui ne viendra pas ce soir. 😔 . Mais j’anticipe notre périple pour arriver au 🇱🇦. Le taxi est en avance , je ne suis pas prêt 😁 , l’hôtel ne prend pas les cartes de crédit et j’ai mal dormi. Je soupçonne le lieu d’être un hôtel de passe . Bruits de gerbe, engueulades, cris et suçotements, ont eu raison de mon sommeil déjà bancal. Olivier Gédonmonte à l’avant et dès que nous sortons de l’agglomération il commence à râler . Les paysages sont superbes, je ne sais par où le gps nous fait passer mais rapidement nous gagnons des petites routes qui se transforment en petits chemins de découvertes . Les paysans dans les rizières binent, bêchent, plantent, arrachent. Certains travaillent la terre à l’ancienne, pour nous, avec socs et charrues tirés par des buffles. Dépaysant, déroutant, déconcertant. Au bout d’un moment je demande à notre chauffeur de nous arrêter dans un Ca Phé pour un petit déjeuner que voulons évidemment partager avec lui. Yes yes ok ok ! Après plusieurs demandes réitérées : okok yes yes : Il a fallu que nous trouvions le troquet nous mêmes ... Oliv s’impatiente, en ligne droite nous ne dépassons pas 40km/h. Grâce au traducteur il lui indique que nous avons rd. Speed un peu Gonzales ! Puis à quelle vitesse est la limitation? Et enfin s’il peut accélérer.... Yes yes ok ok . Je hurle de rire dans ma tête . On quitte la plaine pour attaquer la montée, la moyenne chute encore. Oliv bout. Dans une pente prononcée, nous sommes à 20 km/h en troisième. La voiture en sous sous sous régime cale et notre chauffeur se demande pourquoi ? Oliv peste et l’insulte. Et il m’élabore toute une théorie, son côté Dr Financier. « Je suis certain qu’il fait ça en étant persuadé de faire des econocrocs d’essence ! Mais son raisonnement est faux : non seulement il consomme plus, il abime sa voiture ( là détails techniques sur des pignons .... ) mais en plus il perd du temps qu’il pourrait mettre à profit pour faire d’autres clients et augmenter.... » et lalou et lala..... bref ! Nannnnn long! Nous arrivons à la frontière. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas infectés par le virus . Température dans les normes .... quoique 35*, il ne faut pas que je refroidisse plus. On se fait délester d’un peu de tunes, sans factures ni reçus, après moult A /R entre différentes guitounes et des uniformes pliés de rire à chacune de nos déconvenues. Enfin le Laos ! 9 guichets et plusieurs tampons plus tard .Libres! Berni Toocourt et son pote Vieng nous retrouvent.... L’aventure commence. À bisoussss
Salut tous, Pacsé ..... ! Vous êtes les premiers à le savoir . Il fallait bien vous le dire . Nannnnn chuis sérieux . Je sais que vous allez croire que c’est encore un coup de ces salauds de pirates . Mais c’est la vraie vérité pure. Croix de bois ... juré, craché! Pacsé.!!! Promis c’est vrai. D’ailleurs les photos le prouvent . Nous sommes donc arrivés à destination, un peu fracassés par 9 heures de routes. Belle et bonne chaleur. Enfin. Plouffff piscine de l.hotel. Puis apéro PASTIS. Ça j’avoue , cela me manquait . Note à moi même : dans les futurs voyages toujours penser à prendre une ou deux bouteilles. Essaie des masseuses Lao , je me suis endormi. Ça aussi c’est vrai! Puis grignote au marché. Ce qui est génial dans notre périple , c’est d’être avec Vieng. Le pote de Bernie. Cela fait 17 ans qu’il vit au Lao ( ceci est le nom indigène , Laos c’est français. Un peu comme Myanmar et Birmanie) , non seulement il traduit , mais il informe, il conduit, il anecdote et en plus il est très drôle, bon sens de l.humour et toujours en train de se marrer..... Très respectueux aussi de nos coutumes : nannnnnnn on va pas courir deux heures avec toi sous un soleil de plomb , c’est l’heure de l’apéro! Mais il est 17h30! Et alors? Bref tout se passe au mieux . Une vraie réelle conviction d’être des privilégiés . Le luxe. Le temps passé à voir défiler le paysage, permet de se faire une première impression. Au niveau architectural , par rapport au Vietnam , c’est plus joli. Il y a toujours pas de style propre mais, les maisons ne sont plus en hauteur uniquement et de la largeur d’une boutique/garage, elles s’étalent. Suivant les endroits, beaucoup sont soit surélevées soit carrément sur pilotis du fait des inondations en période de mousson. Bernie nous raconte que parfois les gens sont obligés de se réfugier et vivre sur la route, toujours en hauteur par rapport aux édifices en contrebas, en attendant la décrue. Les paysages quant à eux ressemblent énormément à ceux que nous avions découverts au Cambodge. Aujourd’hui nous restons au même endroit afin de découvrir les trésors cachés autour de Pacsé. Notre ville depuis hier. Héhé salauds de pirates, en plus ils vont encore jurer : chuis innocent ! À d’autres.... À bisousssss.
Salut tous, Qu’il est doux de ne rien faire.... Franchement jusqu’ici j’étais déçu par le pays. Je m’attendais à tellement d’extraordinaire, de magnifique, de magique, d’irréel. Toutes les personnes rencontrées au cours de nos déplacements vantaient tant et tant les paysages, les gens, la mentalité, la façon de vivre. Il faut dire également que nous n’avons pas vraiment pris le temps de nous poser. Et rendu dans notre guest house : Le paradis, la douceur de vivre, mon hamac ! J’excelle dans le rien, je suis dans mon élément de vide rempli de rêves. Lorsque nous sommes arrivés à l’embarcadère, j’ai pourtant eu un très très gros doute. L’endroit était peu engageant. En plus j’ai vraiment failli finir à la baille en montant sur la barcasse. Et puis on démarre et on s’enfonce dans un paradis vert, sur un Mékong d’eau limpide. Nous nous étions jurés avec Oliv de ne jamais nous y mouiller un orteil! Eau boueuse, déchets de toutes sortes, cadavres d’animaux et autres yearkkkkk et là : miracle. Nous voguons sur une eau claire, qui laisse voir les rochers affleurants , les algues, quelques poissons . Il faut vraiment connaître le coin pour pouvoir diriger l’embarcation sans rien percuter et racler le fond. On s’enfonce dans un trésor de paysage constitué de toutes petites îles, îlots, touffe de verdure, rochers. Il s’en dégage une sérénité extraordinaire.... je sais mais je suis à court d’adjectifs. Bref j’ai trouvé mon coin , là où je me sens bien. Quelques petites anecdotes : hier soir alors que nous dînions sur une terrasse dominant le fleuve , mon regard est attiré par des lumières sur le Mékong qui apparaissent puis s’effacent en s’enfonçant sous l’eau. C’est une autre forme de pêche au lamparo, les gens nagent, marchent et plongent avec une lampe étanche et une arbalète pour attraper les poissons. En plus les îles sont reliées entre elles par des ponts qui sont les vestiges du premier train du Laos , construit par les français lors de l’occupation. Le train n’est plus qu’une relique mais les voies servent de route pour nos scooters. Des pilotes conduisent des moines , tout vêtu d’orange et assis en cavalières . Ce matin nous partons en exploration , moi je vais aux chutes afin de jouer avec une tyrolienne et promener tout en faisant des activités ..... Et Olivier va au village pour acheter une rallonge électrique . C’est lui qui conduit on ira aux chutes demain. Au retour on s’arrête à la piscine pendant que les potes s’activent en cuisine . Au menu : soupe au Canabis .... vous raconterait .... peut-être... mais après la sieste . Juste avant Morphée et avant que je sombre .... on entend le bruit du silence ... Et ouaissss À bisoussss
Salut tous, En fait je ne voulais pas faire ce billet, ou du moins pas tout de suite... Avant la sieste! C’est presque un péché . Mais voilà les circonstances, le fatum, les vissicitudes de nos vies en déshérence sociale, la volonté des dieux ou peut-être l’insouciance de la jeunesse, encore le gâtisme de nos âges avancés... le choix est vaste! Suivant vos inclinaisons, l’amitié ou l’amour portés à nos povvvvv personnes vous pencherez pour une ou l’autre raison... Ou également en cumuler plusieurs. Nous sommes installés dans un endroit paradisiaque de l’île , restaurés, abreuvés, repus. C’est l’heure des projets: café et sieste puis piscine ou sieste à la piscine ? On discute âprement. C’est important ! On tergiverse, papote, discute, féminise ! Ok.... Café et après on voit.... the addition plizz! Je m’améliore en Lao. Arghhhh pas assez de sous, évidemment comme il n’y a rien alentours pas de DAB. On est très éloigné de la civilisation, au moins une heure de piste. Oliv s’y colle et moi je cligne des yeux sur mon minuscule écran . Ce matin je dormais enfin profondément lorsque vers 5h30 le pêcheur réservé par Bernie et Vien Phannoudej s’amarre toute musique hurlante juste en bas de ma chambre. Je n’ai rien contre les goûts musicaux des laotiens, même s’ils sont très éloignés de ma polyculture symphonique allant de Sylvie Vartan à Mireille Mathieu . Chuis fan...! Je sors à poil évidemment et je devine à la lueur des yeux brillants d’envie que me jette ma voisine de palier que si je veux garder ma dignité et mon intégrité physique il faut que j’aille mettre un slip. Je descends voir le travailleur matinal et lui susurre de ma gentille voix chantante, sirupeuse et empreinte d’une mélodie désuète : « FUCK OFF » comme quoi avec de la patience, de l’ouverture d’esprit et une bonhomie affichée on arrive très très bien à se faire comprendre. Après si la violence ne résout rien c’est que l’on ne tape pas assez fort. Il m’a quand même flingué le reste de ma nuit. Rd a 8h avec Olivier Gédon pour une grande première : descente en tyrolienne au dessus des chutes .... Géniale ! En plus coup de chance depuis que j’ai drastiquement maigri je suis juste à la limite de poids autorisé. Bon ayé on est rentré. Sieste. À bisoussss
Salut tous, Effectivement plus de billets depuis quelques jours ..... Mais d’abord je suis deborded, ensuite chuis en vacances et tertio je n’avais rien à raconter de prenant , spécial , notable. En fait, on a roulé, roulé, roulé.... arrêt dodo, miam , rien de prenant . Vous avez eu des photos. Et puis nous sommes arrivés à Vientiane. Vien Phannoudej nous a reçu chez lui et fait découvrir son paradis à lui . 7 hectares de terrain en bordure du Mékong, un maison dans les arbres et une autre, atypique, sur pilotis mais façon tente d’indien. Je veux être Vien ! Ce type a tout compris à la vie! Il est heureux ! Il a sérié ses envies et ses besoins et fait en fonction de ses moyens en profitant de chaque moment à fond et sans se prendre la tête. Il aime les bestioles, il veut monter un petit zoo avec des autruches qu’un pote lui garde en attendant et des sangliers, il a construit un enclos.....Il aime courir, il fait ses 15 bornes tous les matins à l’aube. Il aime nager, il descend sur sa berge . Il a faim : miam. Soif : glouglou. Aucun sens du temps ni de la distance et ses points de repères partent tous du même endroit : le fleuve. En ça on se ressemble beaucoup pour le temps et la géographie. Donc lorsqu’il nous dit c’est pas loin et on en a pour maximum deux heures de route on se fout tous de lui et on double le temps nécessaire afin d’avoir une idée approximative du trajet. Il faut que je m’y mette sérieusement. Je sais déjà ce que je ne veux plus, reste à définir mes besoins , quant aux moyens.... patience ça va venir d’ici un an ou deux , le temps de la réflexion. Décidément je me vois bien finir en Asie, dès mon retour j’en parle à Sweety. À bisousssssss
Salut tous,
Donc ce matin vers 6h45 Oliv m’envoie un smeuss pour me demander si c’est à 8 ou 9 heures que nous avons rd nous deux pour le petit dej. Je suis tellement dans le pâté que je réponds 9 mais sans appuyer sur envoi. Bernie dort dans un autre hôtel de riche avec piscine et Vien toujours chez son pote avec ses autruches. Quant à Oliv , lorsqu’il vient toquer à ma porte et bé mon gros bobo il fait peur à voir , il a des petits yeux larmoyants et il est engoncé dans une doudoune grand froid... Qu’il veuille bien se restaurer me rassure sur le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait mort, mais plutôt dans une phase d’agonie avancée . Je le rassure immédiatement en lui disant que s’il était infecté par le virus , je l’amènerais daïrekt à l’ambassade de France , plutôt que dans un mouroir Lao. C’est ça les amis, toujours prévenants et plein d’attentions. Et ouaissss! En attendant je lui conseille de prendre sa température, ça tombe bien il a emporté dans sa malle de premiers secours un thermomètre. Moi j’ai rendez-vous promenade / découverte de Vientiane avec Bernie. Nous marchons vers un marché où Bernie sait trouver plusieurs officines pour changer des sous. Et moi j’écarquille les yeux. Comme d’habitude jessaie de tout voir , tout enregistrer, me souvenir .... Il y a devant la poste tout une file de diseuses de bonne aventure. Comme j’aurais aimé que Vien soit avec nous afin de traduire, je me serais laissé tenter; dans le genre :” j’adore ces tests “ . Également des thérapeutes locaux qui proposent des médecines traditionnelles à base de plantes et de décoctions. Un petit enfant se fait administrer un liquide blanchâtre, une purge si j’en crois son rejet. Nous continuons notre visite par deux musées temple. Dans l’un il y a toute une équipe de starlettes en promotion pour une “novella” télé réalité sauce Lao. Je veux faire pompom girl derrière mais J’en suis empêché par l’autre rabat joie. Dommage j’étais persuadé d’un succès à l’international.... D’ailleurs Rudolf Valentino a percé de la même manière ! Je remarque que le bout des tétons de toutes les statues représentant Bouddha sont polis. Je fais un parallèle avec la statue équestre de Louis XIV dans le hall de l’hôtel de Paris à Monte-Carlo; le genou droit du cheval est également poli car il est sensé porter chance aux joueurs. Je sais c’est moche mais j’ai pas pu m’empêcher d’être superstitieux. Dans l’autre temple, Bernie se fait dénoncer par un “farang ” ( salaud de touriste blanc ) auprès du gardien car il essaie de prendre des photos, totalement interdit! Du coup nous sommes suivis et épié par le pandore soupçonneux tout au long de notre visite .... Je reçois un message d’Oliv . Il n’a pas de fièvre , Ouf! J’annule l’avion de Mondial Assistance. Puis grignote du coup tous les trois, puis sieste et rd vers 16h pour d’autres zaventuresss. A bisousssss
Salut tous, Et donc suite des réjouissances . Après la sieste: massage ! Berni Toocourtconnaît un salon qu’il nous recommande comme un des meilleurs. Oliv est requinqué après son repos matinal et sa sieste . Nous voilà tous les trois poussant la porte pour être accueillis par une dame d’un certain âge parlant très bien français. Massage des pieds pour Bernie et à l’huile pour nous . Lorsque nous pénétrons l’endroit il y a qu’une masseuse en activité, personne d’autre. J’ai l’impression d’une volée de moineaux. Tout le personnel descend de l’étage. Magie et ordre secret. Évidemment tous veulent des meufs. D’accord pour un keum . Enfin je n’ai pas une brindille pour me papouiller ! Mon masseur est doux mais ferme, connaît son affaire, jauge la masse, évalue le temps et hop c’est parti pour une heure de relaxation. Super. J’en profite pour regarder la construction, l’architecture du lieu. Haut de plafond, toit en pente, tout en bois. On dirait un chalet. La différence réside dans les madriers, moins épais car ils ne supportent pas le poids de la neige. Entre, au lieu de lattes de bois , il y a des trames de bambous tressés. Et pour l’exotisme un ventilateur plafonnier... ça sent le sang et karaté... le Splendide, je fais immédiatement le rapport avec la chanson. Nous décidons d’aller chez le coiffeur, Oliv part à la chasse aux chemisettes. Le salaud! L’ignoble individu ! Même pas il remarque que je suis beau! Cheveux et barbe taillée, je vais féminiser et faire la gueule ça lui apprendra! Réservation faite pour le Myanmar..... mais ça c’est une autre histoire.
À bisoussss
Salut tous, Je... Nous nous sommes créés des obligations, comme ça , sans s’en rendre compte. Insidieusement. Je l’ai réalisé hier après-midi, suite à un appel téléphonique qui m’a réveillé de la sieste. Olivier Gédon est mal foutu depuis quelques jours, d’où notre arrêt prolongé à Vientiane. À l’origine nous devions juste faire un saut dans cette ville le temps d’obtenir nos visas pour le Myanmar. Première tentative avortée à Hanoï, le personnel de l’ambassade étant aimable et ouvert comme une promesse de goulag. Au Laos par contre les gens sont aimables, souriants, serviables et donnent vraiment l’envie de tenter l’aventure. Par contre c’est compliqué. Impossible de s’y rendre directement du Laos; frontière terrestre fermée aux touristes. Dangerosité due aux mines, aux tensions avec des groupes opérant toujours dans le fameux triangle d’or ? Par contre de la Thaïlande cela ne semble poser aucun problème. Et puis le Siam cela fait plus de quinze ans que je n’y suis plus allé, j’en garde un souvenir mitigé : mon fils était dcd depuis peu et mon épouse venait de décider unilatéralement que nous allions nous séparer d’un commun accord. Une autre vie (c’était ma séquence nostalgie. Stop.). Nous, nous avons également ébauché un projet de promenades au Laos avec deux incontournables, que voulait voir absolument Olivier : la fête des éléphants et visite de Luang Trabang. Les deux endroits proches l’un de l’autre mais au nord du Laos, la Thaïlande étant au sud du pays. Les visas seront obtenus sous réserve de quelques menues conditions : il faut réserver un hôtel à Rangoon. Ok. Déterminer un point de passage obligatoire à un check-point, un jour précis. Sur les trois passages possibles seul un est autorisé aux touristes. Il est ouvert un jour dans un sens, un jour dans l’autre et nous devons fournir la preuve de l’achat d’un billet de bus . Ainsi qu’une date de retour fixe , même principe : avec preuve. Compliqué ! Un autre facteur entre en ligne de compte : ma trouille de l’avion. C’est alors que je fais le sacrifice et montre ma bravitude, mon courage, mon abnégation , mon sens du devoir au groupe de 2 , de l’abnégation (je l’ai déjà dit?spa grave!): okiiii on prend l’avion de Bangkok! Oliv me dit ébahi d’admiration, les yeux mouillés de larmes de gratitude devant mon dévouement à la cause: je n’osais même pas te le suggérer. Et ouaisssss chuis comme ça . On se réfugie à l’extérieur de l’ambassade (j’adore le concept surréaliste) , dans un troquet-wifi , je réserve les billets d’avion pour le 9 mars et retour sur Hanoï le 23 (arghhhh, en plus si il tombe ce sera dans la jungle et moi je suis un fils du béton) .... Enfin on a tout pour obtenir le sésame ....que nous aurons sous 48h . On fait un compte à rebours du temps. C’est serré pour tout faire. Oliv veut rester sur place pour continuer à récupérer . Mon fragile ne supporte ni le vent des vitres ouvertes en voiture, ni l’air conditionné et avec la paranoïa du corona , il a peur d’être refoulé à l’embarquement. Il me propose d’aller sans lui dans le nord avec Vien . Rd est pris pour un départ ce matin à 6h. Berni Toocourt repart en France le deux mars de Bangkok, moi j’ai deux potes qui y résident à l’année. Bruno juste sur le chemin qui mène à la Capitale et l’autre Claude au sud du pays à Pattaya. Évidemment je les ai contacté . Pas de problème : « viendez! Viendez! Je vous loge » , le cœur des vierges. Sauf que pour l’un bahhhh justement cette semaine, il est pas là. C’est ballot. Pour l’autre c’est compliqué. C’est à ce moment exact que je réalise que je/nous faisons fausse route et que l’on se crée ces fameuses obligations. Non nous ne sommes pas obligés d’accompagner Bernie le 2. Non je n’ai pas envie d’aller seul dans le nord et laisser mon pote. Non je ne vais pas m’imposer chez des gens pour qui c’est difficile, embêtant, compliqué de nous recevoir. Notre seul et unique impératif étant de nous présenter en temps et heure devant l’épave volante. Arghhhh. À bisousssss par un des trois check-point terrestre ,
Salut tous, Suivant l’adage : une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Lorsque nous nous retrouvons pour notre rituel petit dej, avec Olivier, habitude de vieux garçons qui s’installe.... Il m’annonce demain on part. Sous-entendu : j’ai suffisamment récupéré et je me sens assez en forme pour aller dans le nord. Yessss! On va enfin bouger. Pas que je n’aime pas Vientiane, tout au contraire! C’est une ville qui est déconcertante. Nous sommes en plein centre ville. Ça bouge et j’adore . Mais en fait la citée est tellement étalée sur environ 130 km/2 (merci Wikipedia) que ça frémit partout et surtout dans des coins improbables. Hier soir nous sommes allés dîner à quelques kilomètres du centre, près du coin des ambassades, où se regroupent tous les hôtels de luxe . Nous passons par de drôles d’endroits tantôt pistes de laterite mal éclairées, tantôt des artères lumineuses et pleines d’effervescence. Ville tout en contraste. Dîner canard.... je ne suis pas très fan du volatile. En Asie les gallinacés sont découpés au hachoir en petits morceaux. Marinés, frits, poêlés, rôtis mais quasiment toujours en petits morceaux. Plein d’escarbilles d’os qui se coincent dans les ratiches et que j’ai peur d’avaler ( toujours mon côté scoufiniette ). Pas enthousiaste, mais curieux. J’ai une tendance certaine à goûter avant de dénigrer, mais là j’ai découvert un nouveau plat .... je n’ai pas pu ( c’est la deuxième fois que ça m’arrive avec les poussins cuits juste avant l’éclosion) ! C’est idiot je sais. La soupe de sang de canard frais que l’on déguste juste au début de la coagulation. Nannnn rejet-répulsion bête de ma part. Vien Phannoudej nous propose un vrai sauna Lao.... Quid ? Bien sur nous acceptons, surtout que je suis persuadé que cela ne pourra avoir qu’un effet bénéfique sur mon Oliv. En fait de sauna il s’agit plutôt d’une étuve genre hammam mais avec des herbes aromatiques qui macèrent sur ou dans le foyer. Citronnelle changée très régulièrement par la patronne. La vapeur d’eau est tellement dense que je suis incapable d’identifier le départ de la source de chaleur . Plusieurs aller-retour plus tard , entrecoupés de douches vivifiantes, je n’ose les qualifier de glacées et de thé-infusion-detox rouge carmin, nous attendrons en vain les masseuses commandées. Grignote et somnolence en attendant de nous rendre à l’ambassade Birmane pour récupérer nos visas. Entre 15 et 16 h. Très précis comme rendez-vous. La préposée avant de nous remettre nos documents nous dit : « j’ai une ultime question à vous poser ». Arghhhh ! Êtes-vous passés par la Chine ? Nous partons pour le nord demain à 6 h . À bisousssss
Salut tous, 10 heures dans la folie des hommes. Bien sûr les 200 kilomètres qui nous séparaient de notre destination xanapoury et la fête des éléphants. Le Mékong quasi sec , on peut traverser d’une rive à l’autre à pied à certains endroits. Faute à un barrage mis en fonction juste l’année dernière et il y a en projet 8 autres barrages en construction!!!! Folie de la piste qui sera une énorme route afin de désenclaver le nord du pays, des hectares de montagnes et forêts ravagés. Folie de la déforestation et de l’écobuage, des milliers d’hectares en feu et la terre mise à nu pour la culture du manioc. Il va y avoir des glissements de terrain aux prochaines pluies de mousson . Plus rien ne repoussera avant longggg . La désertification est en marche. Folie de la maltraitance animale pour l’amusement des foules avec ces éléphants enchaînés. Autant je peux comprendre l’utilité dans les temps anciens pour les travaux, la guerre ou les déplacements. Mais aujourd’hui pourquoi? Je suis révolté. A bisoussss
Salut tous , Je constate que vous avez de plus en plus de mal à nous situer géographiquement .... je vous propose un récapitulatif succinct. J’ai quitté mon joli village ( Pomérols) en occitanie pour rejoindre mon autre village dans l’autre sud ( cap d’ail) de là j’ai entamé un raid dangereux (milieu hostile, patois des habitants chantant, tessiture difficile à appréhender...) pour rejoindre Olivier Gédon à Cagnes sur mer. Nous prîmes l’avion de Nice pour le Vietnam via l.allemagne ou la suisse ( je sais plus car j’étais en transe télékinésique) via Singapour pour Danang ( VietnamCentre) , puis scooter, train, bus, voiture jusqu’au Laos où nous sommes actuellement. ATTENTION !!!! Ça se complique : dans quelques jours nous irons en Thaïlande puis de Bangkok au Myanmar . Et c’est là que ça devient très difficile, je veux dire encore plus , ardu, compliqué, abscons le pays a DEUX noms ! En français il est connu sous le nom de Birmanie et PARTOUT ailleurs dans le monde sous le nom de Myanmar.... Si je reste confus ou incomplet ou peu clair ... n’hésitez pas à demander à Olivier avec qui je voyage ( je savais que j’avais oublié un détail ) depuis le début ( même si entre-temps nous avons rejoins deux amis : Berni Toocourt qui lui est resté à Vientiane.Laos. Et Vien Phannoudej avec qui nous sommes toujours pour encore quelques jours). Aujourd’hui, première approche de luang Trabang (cf carte infra) . C’est vraiment une jolie charmante ville touristique , inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Effet Coronabier, nous bénéficions de peu d’afflux touristique. J’imagine la ville bondée en temps normal. L’idée superbe qu’a eu le gouvernement ou l’UNESCO est de n’autoriser aucune construction ou amélioration de l’habitat s.il n’est pas conforme extérieurement en tous points à l’original. Il se dégage un charme désuet des anciennes maisons coloniales, mélangées au style original des maisons Lao. C’est superbe , c’est propre, c’est touristique. 4 h du matin, mon insomnie touche à sa fin . Je dois récupérer vite le train du sommeil. À bisousssss
Salut tous, Wouahhh quel régal que cette baignade. Comme d’habitude notre journée démarre réellement à l’aube. Vers 11h. Aujourd’hui Vien Phannoudej nous conseille d’aller aux chutes de Kuan Si à environ 30 km de Luan Prabang, en plus en passant on pourra aller au sanctuaire des éléphants. Je suis contre, mais Oliv est pour, et puis on passe devant, et puis ce serait idiot de ma part de refuser. Pauvres bestioles, parquées dans un enclos. Grand mais grillagé, électrifié. À l’entrée payante, du coup je deviens ratchou et je refuse de m’acquitter de l’écot du, il y a un menu des activités : - promenade à dos d’éléphants... tant. - promenade avec l’éléphant en laisse comme un petit yench... tant. - baignade avec les éléphants .... tant. - douche des éléphants plants ... tant. - panier de friandises pour les éléphants... tant. Ceux que je peux apercevoir à l’entrée ont le haut du crâne entaillé par le pic acéré qui sert aux cornacs pour les guider. On dirait que les oreilles sont coupées en biais. J’apprends quand même que les femelles en Asie n’ont pas de défenses et que comparés à leurs congénères africains ils sont beaucoup plus petits en taille. Sanctuaire? Mon cul ! Nous arrivons à l’entrée du parc aux cascades. Après notre droit d’entrée (1 euro pour l’autochtone, 2 pour le touriste.... pffff ça devrait être gratuit pour les gens du cru), nous passons par un espèce zoo ( décidément!) où se trouvent enfermés des ours. Je ne savais pas du tout et je n’en avais aucune idée: les ours noirs sont une espèce indigène du territoire Lao ( et asiatique). Bien sûr chassés et braconnés. Ceux qui se trouvent ici ont été récupérés d’un esclavage forcé ou pire mais d’un négoce interdit. Ils semblent couler des jours heureux et jouent ensemble. À partir de ce point, nous nous avançons facilement à travers la forêt primaire. Je suis étonné par le chemin que nous foulons. Totalement lisse, couleur terre, des racines des arbres gigantesques qui nous entourent en sortent. Je suppose que la main de l’homme n’est pas étrangère à ce bitume qui se fond harmonieusement dans le paysage. Pour une fois. Et bien non , je découvrirai plus tard que le chemin est constitué de boue en voie de sédimentation par le calcaire déposé lors du ruissellement des eaux. La forêt bruisse des sons émis par les bestioles qui volent qui rampent, les feuilles des arbres jouent avec le vent . Il y a des papillons partout. C’est magnifique. Nous arrivons à un premier plan d’eau, il y a foule. Nous continuons et au fur et à mesure de notre avancée, le touriste se fait de plus en plus rare. Jusqu’à notre arrivée au pied de ces somptueuses chutes d’eau dont l’apothéose est la magnifique cascade au bas de laquelle le bassin invite à la baignade. Interdite ! Arghhh! La montée continue sur encore 45 minutes , trop raide pour moi. Il fait déjà plus de 30 degrés. Nous redescendons bien décidés à trouver une marmite d’eau claire où plouffer ( c’est moi qui écrit et j’invente les mots que je veux) . Un bassin nous attend justement, il n’y a personne. Eau pure, limpide, la transparence n’est pas troublée par les tourbillons de surface. Vien nous confirme que nous avons le droit de nous y baigner. Par contre ce droit se mérite doublement. Il faut descendre sur une patinoire d’humus en se cramponnant comme on peut aux racines des arbres. Merci les arbres. Et on met le pied dans une eau glaglaglacée. Entrée extrêmement prudente, le froid, les cailloux, la glisse, le courant. Le plus dangereux ce sont les morceaux d’arbres immergés. Très pointus, sédimentés, autant de pièges sur lesquels s’empaler. Quelle récompense ! Des petits poissons viennent nous grignoter les pieds. L’eau s’avère fraîchement délicieuse. On barbote heureux . Au retour Vien s’arrête chez un bouilleur de cru local. Le riz fermenté dans de grande cuves chauffées au bois , le serpentin de l’alambic plonge dans de la flotte afin de condenser et liquéfier l’alcool recueilli dans un petit récipient. Il veut en acheter pour un pote qui adore ça . Je goûte. Putain ça arrache sa mère que les yeux y pleurent! Il achète 3 sacs plastique ! Vous avez bien lu. L’alcool est vendu moins cher en vrac dans des sacs plastoc transparents. Miam. Sieste. Et hop on verra ce soir. À bisousssss
Salut tous, Je vous rassure nous sommes au Laos . Tout va bien. À lire différentes publications : vous êtes totalement parano sur le coronabière . Nous sommes en Asie que nous parcourons depuis lonnngggg et ici rares sont les gens qui portent un masque. J’ai l’impression que c’est plus par politesse et pour NOUS protéger d’une éventuelle contamination que l’inverse . Arrivée à Vientiane aujourd’hui, par la route des montagnes. Le trajet est le plus mortifère du pays! Un camion sur le dos dans une épingle de la « bonne » route ( celle de la montagne. La différence avec celle de la piste c’est que des fois il y a du macadam ) , une bagnole dans le fossé. Normal, tout va bien. Berni Toocourt part en éclaireur ( c’est son rôle! Infirmier légionnaire : il doit se sacrifier ) en Thaïlande . Si tout va bien , si pas de catastrophe, si pas de Corona, si pas ......etc ! Il nous accueillera après demain à Bangkok . À bisousssss
Salut tous, Dernière journée à Vientiane. Nous quittons le Laos en train cet après-midi pour la Thaïlande. Destination Bangkok , arrivée vers 6 plombes du mat et où nous passerons un dernier moment avec Berni qui lui, regagnera la France le lendemain. Quelques petites anecdotes qui m’ont marqué durant notre séjour. Nous devenons très facilement millionnaire en kip. Le taux de change avec l’euro est d’environ 1/1000 . Par contre lorsque les laotiens parlent de grosses sommes, il discutent en baths thaï . Si le montant est réellement conséquent c’est alors le dollars us qui prend le dessus. Le nord du pays va connaître un véritable essor économique et touristique sous peu. En projet bien avancé il y a l’autoroute, l’amélioration de la route du Mékong ( c’est par celle-ci que nous avons vécu notre Paris-Dakar personnel) , le TGV et la construction d’autres barrages. Le tout en grande partie financé par les chinois qui vont accroître de façon exponentielle leur main mise sur le pays. Le nord est privilégié pour, à mon humble avis, plusieurs raisons : proximité du grand frère chinois et grâce également à la France . Et ouaissss! À la suite d’une guerre contre le Siam , les Laos ont perdu toute la partie droite du Mékong (ou gauche ça dépend comment on regarde) , annexée par la Thaïlande. Mais suite à la guerre menée et gagnée par les français le prince de Luan Prabang a demandé à ce qu’on lui rende les territoires pris par le Siam . Le nord du Laos possède donc les deux rives du Mékong et construit des barrages à tout va au grand dam de la Thaïlande. Merci Vien pour ce cours d’histoire. Pour être propriétaire terrien au Laos, outre le fait d’être impérativement de nationalité . Il suffit de défricher et de cultiver une parcelle vierge. Ceci explique également en partie l’écobuage outrancier pratiqué. Il est dans la mentalité du cru d’avoir son lopin de terre pour y cultiver et élever le nécessaire quotidien . D’où l’étendue des villes, sans centre réel et ces putains de volailles qui chantent des 3 heures du matin . Où que l’on soit même dans des hôtels luxueux, il y a toujours une bestiole pour faire chier en pleine nuit . Autre source de chagrin : les déchets plastiques omniprésents. À tel point que je n’ai jamais été étonné du fait de les trouver en bordure des champs clôturés, jusqu’à ce que je remarque la symétrie de l’étalonnement des sacs accrochés aux barbelés. En fait il s’agit et de marquer son territoire et d’épouvantails à oiseaux. Trois endroits nous ont enthousiasmés au sud les 4000 îles, au centre Vientiane, au nord Luan Prabang. Et surtout surtout la gentillesse et la joie de vivre, la disponibilité et l’enthousiasme de Vien . Un grand merci à Berni pour nous avoir permis, facilité , aidé à découvrir. Le Laos, ses racines. À bisousssss
Salut tous, Internet est capricieux, erratique, féminin , fainéant, capricieux, en grève perlée ( pffff me fait penser à Sweety lorsqu’elle fait semblant de ne pas comprendre) dans notre hôtel de Bangkok et pourtant FB m’enjoint : exprimez-vous ! J’hésite.... pas que pour internet. Je chasse de vieux démons dont je ne suis pas fier du tout. Ce matin nous avons eu un aperçu rapide du quartier chinois, où nous avons déambulé avec Berni pendant quelques heures. Quels contrastes avec les différents marchés asiates que nous avons déjà foulés, parcourus, explorés. Ici c’est du sérieux ! Tout est plus rangé, policé. On n’ose pas discuter les prix. Pourtant le principe est le même : vendre! Et la boutique qui propose des produits qui ressemblent plus à un inventaire à la Prevert dans le choix . Mon esprit pourtant peu cartésien a du mal à faire le lien entre un câble téléphonique, du baume du tigre et un ensemble de manucure pro.... Tout cela est pourtant mis à la disposition du client au même endroit et proposé par le même vendeur , les allées sont presque rectilignes et l’air conditionné des magasins rafraîchis les traverses séparant les différents étals . Et hop internet vient de sauter ....! Grrrrr! Nous avons fait quelques emplettes . Je soupçonne Berni de vouloir faire un trafic de masques anti Coronabière. Sieste pour récupérer de la nuit précédente passée dans le train . Fort de notre expérience vietnamienne (cf les billets de l’année dernière ) , j’ai commandé d’office en première classe. Pas l’envie de passer 11h de voyage entassés à 6 dans la cabine sur 3 hauteurs de couchettes. Quelle surprise! Nous bénéficions d’une prise en charge dès la frontière Lao/ Thaïe passée. Salon d’attente lounge reserved. Avec flotte à volonté et air conditionné. Quant à notre cabine.... deux couchettes superposées, un petit lavabo, maître d’hôtel obséquieux. 3 chiottes et un douche réservées que pour notre wagon, service dans la cabine. Luxe. Trop... si j’avais su : la seconde est parfaite pour voyager ainsi. Bon à savoir. Ce soir j’ai proposé à Olivier le night market de Patpong. Le quartier mal famé de Bangkok. Enfin le seul que je connaisse pour y avoir traîné mes guêtres en 2005. J’avoue, je suis secoué, j’ai vraiment changé. J’en suis heureux, c’est heureux. Attention je ne me cherche aucune excuse. Les faits et rien d’autre. J’étais avec un groupe en voyage organisé, entrainé par mon cousin , déboussolé par la perte de mon fils et le limogeage de la part de mon ex épouse. Il y a partout la prostitution hommes, femmes, lady boys , les spectacles heuuuu , je ne trouve pas les mots . Osées n’est pas suffisant par rapport aux « performances » auxquelles j’ai assistées à l’époque. Et oui j’ai eu consommé et plus jamais de ma vie je pourrais recommencer. Glauque. Triste. Sordide. Pathétique. Difficile à avouer. Bref nous sommes retournés à l’hôtel en tuktuk sans rien acheter . À bisousssss
Salut tous, Nous partons pour la Birmanie dans quelques heures. Sans vraiment de regret de quitter Bangkok, mais déçu de ne pas avoir visité plus avant le pays comme nous l’avions projeté. Ville de contrastes encore plus accentués que dans les autres coins d’Asie où nous avons pu traîner. L’opulence, les paillettes bling-bling , les grattes ciel côtoient la misère noire, les masures. J’ai recommencé à me défaire de bribes de mon passé en donnant mes affaires directement aux clochards dormant à même le sol juste devant notre hôtel. La rue à traverser. Ils étaient très étonnés de mon geste. Au pays de Bouddha! Les moines par contre fleurent bon l’opulence. Certains sont grassouillets ( je sais hôpital, charité et gagnagna....) , fument, ont l’oreille collée au smartphone dernier cri. La charité est bien ordonnée. Quelques lieux communs: magnificence des lieux touristiques, Chinatown fascinante de jour comme de nuit, le glauque de Patpong, la pollution, l’or des temples. Bangkok est une trop grande ville pour moi, trop bruyante. Pensez: en une semaine je n’ai même pas pu apercevoir la majorité des 8 millions d’habitants, ça change de mon village . Par contre pas de clivage réel et net par quartier; les palais jouxtent les zones de verdure sauvage et se mélangent aux bidonvilles. J’ai quand même adoré me (nous ) perdre dans des endroits improbables, les petites aventures qui en découlent , nos rigolades, les embrouillent avec les taxis, tuktuk, Grab/Uber, observer le mode de vie des gens. J’ai moins apprécié les gigantesques centres commerciaux, qui n’ont que l’avantage d’avoir l’air conditionné , pansement fraîcheur à la chaleur accablante accentuée par le manque d’air, la rue, les embouteillages gigantesques. Depuis quelques jours nous cherchions à visiter un des marchés flottants. Ils ne se tiennent que le week-end. Sont très touristiques, nous cherchions plus d’authenticité. Évidemment internet nous fournit des pistes, pas vraiment attrayantes car peu fréquentées par des locaux. Nous repérons quelques lieux et décidons d’aller en explorateurs essayer de trouver des capitaines de « long tail », ces bateaux avec des moteurs de voitures ou camions, un arbres d’hélice démesuré qui se manient avec dextérité, vitesse et dans un boucan d’enfer. L’idée c’est de nous faire harponner par des pêcheurs, marchands, rabatteurs locaux, de discuter de bout de gras et embarquer le lendemain sur la barcasse pour avoir une visite privilégiée. On ne trouvera jamais. Par contre , perdus au milieu d’un grand rien , au bord de l’eau. On fait du bateau stop et on embarque sur une péniche sans savoir pour où. Instant magique. Gentillesse de la personne. Que c’est bon. Pour finalement rentrer par le métro, d’une propreté remarquable. Je n’apprécie pas les tuktuks. Je suis trop grand, je dois me coucher à l’intérieur pour regarder en hauteur, ceux d’ici n’ont rien à voir avec ceux que nous avons pu apprécier au Cambodge. Ce qui compte ce n’est pas le confort mais l’accélération et le bruit fait par l’engin. Olivier lui adore. Il reste Grab (équivalent d’Uber) qui nous sert de référence prix ou les taxis. Pour nos déplacements il y a un autre problème de taille. Les chauffeurs ne savent pas lire l’alphabet romain et parfois pas lire du tout. L’écriture Thaïe comme Lao ressemblent à des vermicelles de sanscrit, c’est joli mais incompréhensible pour nous. Nous décidons d’un lieu, fixons une adresse que nous enregistrons sur une application. Le conducteur la regarde , puis nous dit yes yes .... Première expérience avec un tuktuk. J’ai perdu patience. Olivier Gédon se gaussait tant et plus . Le type m’a répété 20 , 30 fois un truc du genre talassine ???? MERDE !!!! Pour finalement nous amener à quelques encablures de là où nous souhaitions nous rendre. Ça c’était pour prendre le bateau bus Hop On/Off. Je recommande afin de visiter la ville sans embouteillage et en prendre plein les mirettes pour un prix très raisonnable. Deuxième expérience : le taxi . Il faut insister pour faire mettre le compteur, cette fois-ci c’est Oliv qui s’est énervé.... Héhé. Nous sommes dans le hall de notre hôtel et le portier nous demande si nous souhaitions un taxi. Mais vouiiii mon brave homme! Cela tombe bien mes seigneurs, votre jour de chance car par le plus grand des hasards, il se trouve que vacant là, un noble chauffeur oisif attendait votre venue .... nous indiquons notre destination. 200 baths . Non tu mets le compteur. Non pas le compteur mais pour vous et puisque nous sommes amis de longue date 150 baths. Nous prenons un autre taxi . Compteur. La facture s’élève à 55baths. De retour à l’hôtel Olivier fulmine, se plaint à la réception, en disant que c’est du vol, que l’hotel est complice, qu’il va écrire à la direction et aller à la police etc.... La personne comprend son courroux mais parle pas très très bien anglais, ne saisit pas le sens de toutes les phrases et noie le poisson. Oliv prend les autres clients qui arrivent à témoin, crie au scandale. Loué soit Bouddha , la préposée parle instantanément un anglais remarquable, comprend la colère justifiée, assure que le taxi n’est pas rattaché à l’hôtel , qu’il n’y a pas de rétro commission et s’il vous plaît taisez-vous , parlez moins fort et n’écrivez pas à la direction. Aujourd’hui Grab/Uber. Oliv a finalement déniché une agence de voyage tenue par un français qui propose non seulement la visite du marché, mais également une découverte des Klongs (canaux qui parcourent la ville) , du musée des orchidées et avec un guide francophone. Durée 4 heures pour un prix très raisonnable. Banco! Nous avons un message fixant le lieu de RD avec une carte et l’adresse en écriture Thaïe et en écriture romaine. Grab. Nous suivons le parcours sur Maps. Oliv interpelle plusieurs fois le chauffeur, lui montre l’adresse en sanscrit et en romain, le plan . Il est persuadé que nous faisons fausse route. Yes yes! Et on tourne, et on vire, et on se perd, et on arrive. Sur un chantier. Pas d’eau . Bizarre. Le doute s’installe, le chauffeur s’énerve , croit qu’on ne veut pas le payer. On lui montre l’argent, on descend de la voiture. Olivier Gédon demande à des gens si l’adresse est est exacte. Je comprends que non et je remonte immédiatement dans la voiture que je prends en otage. Oliv et le chauffeur me rejoignent. Palabres, énervement, discussion . Le chauffeur nous montre des papiers en sanscrit, refuse de téléphoner à notre contact à l’agence, tergiverse.... puis finit par céder et nous amène au bon endroit. A l’opposé de la ville. Dans un temple! Alors là je suis sur le cul . Personne. Oliv avise un moine qui lui confirme que c’est bien la bonne adresse. Effectivement au bout du temple un embarcadère . Vide. Nous avions prévu très large. Grignote. Encore une heure à tuer. Nous faisons la sieste sur un banc en attendant l’arrivée de notre guide et de notre bateau . La visite se fera également avec une famille sympathique. C’est beau, calme, reposant, zen. Les poissons s’agitent et sautent hors de l’eau car ils ne sont pas pêchés près des temples, nourris pas les moines qui gagnent ainsi des parts de karma. De gros Varangs se prélassent au soleil, nagent à côté de l’embarcation. La guide nous explique, nous renseigne. La construction des canaux est arrêtée du fait de la spéculation foncière. Creuser des terrains qui valent de l’or pour les remplir de flotte. Pas rentable. Le prix de l’immobilier atteint des sommets difficilement possibles par l’habitant lambda. Des appartements sont ainsi proposés sans cuisine. Il revient plus cher de se faire la popote à la maison que d’aller dans un street food. Pour espérer avoir un niveau de vie décent il faut au minimum obtenir un diplôme universitaire. Mais les études sont payantes. La famille fait alors soit des sacrifices, soit est fonctionnaire car dans ce cas l’école est gratuite. Pas de sécu. Pas de retraite. 6 jours de congé par an. Au retour du marché, plus beaucoup de vendeurs, nous y étions sur la fin et la remballe. Nous faisons un stop au musée des orchidées.... Bon. Bof. Sauf l’exceptionnel : dégustation d’un fruit, plus petit qu’une olive. Très rare . C’est un exhausteur de sucre, qui annihile totalement l’acidité en laissant une saveur sucrée en bouche d’une longueur étonnante. Tout de suite après avoir recraché le noyau nous croquons dans un citron vert.... un délice soyeux sous la langue. Le nom du fruit : Miracle ! Véridique ! À bisousssss
Salut tous, Insomnie de 3h. En arrivant hier en Birmanie j’étais énervé. Je ne me rappelle plus pourquoi? Le fait que l’avion se soit aplati sur la piste au lieu d’aterrir, qu’Oliv joue sur son téléphone alors que la consigne est formelle: l’éteindre sous peine de s’écraser. Il fait nuit noire, le réceptionniste de l’hôtel nous gonfle à vouloir se faire payer d’avance, ce que nous refusons. Ma chambre jouxte un appartement dans lequel des yenchs aboient tant et plus, l’air conditionné est hs (en fait il faut attendre 10’ de temporisation avant qu’il ne fonctionne), pas de restaurant alentours. Nous sortons faire des emplettes dans le supermarché à côté. C’est crade, les poubelles dégueulent et des jeunes femmes bien habillées, smartphone vissé à l’oreille fouillent dedans. Pas d’alcool et moi qui rêve d’une bière fraîche. On fait tous les rayons pour trouver de quoi nous restaurer sur le pouce. Pour moi ce sera cahouètes et eau tiède ! Yesss. Je suis étonné de croiser un femme cachée sous un niquab. Je réalise que nous devons être dans un quartier musulman. Heureusement sur le retour : une épicerie et ouf 😅 je trouve mon bonheur frais. J’arrive dans ce pays pétri de certitudes et de clichés forgés essentiellement grâce à mes lectures mais aussi aux personnes rencontrées qui ne tarissent pas d’éloge ni sur la bonté, la gentillesse des gens, ni quant à la magnificence des paysages. Dictature militaire, qui s’ouvre depuis peu au tourisme(vite, vite y aller avant la pollution du tourisme de masse!), triangle d’or, conflit ethnique entre hindous et musulmans, An San Sukyi (hummm orthographe phonétique) le prix nobel de la paix et dont la non réaction , la non condamnation fasse à cette épuration et la violence de la déportation d’une partie du peuple est choquante; inexplicable. Et comme j’ai toujours ancré en moi le mythe du bon sauvage, l’homme naturellement bon de mes lectures d’ado : Voltaire, Diderot, évidemment Rousseau ou plus récentes : Defoe et surtout la version plus trash de Tournier.... Bref intellectuellement, psychologiquement je suis certain d’arriver dans un pays policé, gendarmé, militarisé ; limite avec des « check point » , tiré au cordeau, une population digne mais soumise et un habitat constitué essentiellement de casernes. Bêtement je pensais pouvoir établir un classement de mes préférences entre : Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande. Ho putain le choc! Le bug neuronal! La remise en question! Voyagez mes amis, voyagez! Et surtout remettez-vous en question, ouvrez votre esprit et essayez de penser différemment. Jai eu du mal à prendre du recul, à accepter, ne pas juger, ne plus comparer. En fait j’ai basculé dans un autre monde. Je ne suis plus en Asie ( jaune, bridée, douceur de vivre.... clichés occidentaux) mais en inde 🇮🇳 ! Un coup d’œil sur les cartes m’apprend qu’une grande partie ouest du pays est bordée par le Bangladesh 🇧🇩 et l’inde. La peau des gens est beaucoup plus foncée, les hommes sont vêtus de sarongs; les dents et gencives rouges du jus de betel quils machent tel un chewing gum. Les femmes de saris, beaucoup ont un point rouge dessiné au milieu du front, la peau visible ( visage, avant bras, mollets et pieds) enduite d’une épaisse couche de karité afin de se proteger du soleil, peu de pantalons et quasiment aucun masque parano. En regardant les visites incontournables sur internet. Je repère un train , genre intercité, qui fait le tour de Rangoon et communes limitrophes en environ trois heures. La gare est éloignée d’environ trois kilomètres et un peu de marche nous permettra de nous faire une ébauche de la capitale, des gens, conditions de vie et architecture. Choc visuel, olfactif, bouleversement des certitudes. Ho putain!!!! Il me faut un grand moment pour que le bordel dans mon cerveau entre l’imaginaire et le concret se mette en place , que les jetons tombent et que les ronds consentent enfin à entrer dans les carrés. On traverse un cloaque quasi ininterrompu de détritus, de bidonvilles , des cours d’eaux qui ont l’épaisseur de l’huile de vidange . Aucun scooter ni deux roues ne sont autorisés par la junte. Il y a comme partout en asie des street food mais les mets proposés sont plus à base de curry, toujours dans des bols mais il n’y a plus du tout de baguettes remplacées par une cuillère et une fourchette, pas de couteaux et surtout aucun alcool. Povvvvvv. La gare , bel édifice mais plus du tout d’une première fraîcheur, tout est écrit en sanscrit, les personnes attendent dans le calme mais en jouant des coudes pour obtenir des billets. Nous sommes un peu paumés. J’aperçois mon premier militaire armé d’une mitraillette. Aucune animosité ou nervosité. Je passe devant pour atteindre les quais en m’attendant à me faire rabrouer. Rien. Ouf, j’avise un panneau: tourist information. La personne nous indique le numéro de la voie et que notre ticket nous sera vendu sur le quai. Le train : un poème à lui seul. Banquettes en plastique, micheline poussive , pas de classe, pas de place réservée, pas de portes fermées sur l’extérieur. L’expérience du voyage commence. Foule bigarrée, les vendeurs proposent aux passagers en hurlant et bonimentant pour couvrir le bruit toutes sortents de marchandises. Eau , aliments, vêtements, tapis, coussins, lunettes de correction, écouteurs, fruits , légumes. Des femmes portent d’énormes plateaux sur leur tête chargés d’un repas complet. Elles le tiennent dune main et de l’autre un petit tabouret. Lorsqu’un client commande, elles posent le tabouret, commencent par s’asseoir dessus, puis posent le plateau sur leur genoux et préparent le repas proposé dans du plastique qui sera délicatement rangé a la fin de la collation directement sur la voie ferrée par la fenêtre ouverte. Bon je fatigue..... À bisoussss
Salut tous, Je reprends mon billet d’hier avec quelques anecdotes qui m’ont échappées. En fait là tout de suite je me réveille de la sieste, je devrais être plus frais qu’entre deux insomnies. À la gare, je suis surpris sur le quai d’attente du nombre de personnes assises ou couchées par terre alors qu’il y a des tas de places disponibles sur les bancs. En fait la plupart des gens étalent une natte ou une couverture et s’installent pour papoter, grignoter ou dormir. J’ai remarqué cette attitude également dans la rue. Près d’une école les femmes se réunissaient pour lire ou discuter. Tout le vacarme du monde, tout le tohu-bohu possible ne sauraient empêcher Olivier Gédon de s’endormir , alors qu’il est brinquebalé dans un train hors du temps. Et moi d’être jaloux ! À certains arrêts , les marchands refont le plein de marchandise. Quelques uns descendent et d’autres chargent. Il faut être rapide. À la montée des ballots sont jetés à la volée ou plus délicatement suivant le contenu, puis montent les vendeurs. Les marches sont très raides et les sarongs/ saris n’aident en rien. Une femme s’accroche avec les deux mains sur les poignées de chaque côté du passage et se hisse en force en perdant son sari. Éclat de rire général dans le wagon. Après presque trois heures de voyages, Oliv m’informe que ayé on est de retour. Une femme descend péniblement puis récupère ses affaires. Il y a embouteillage à la sortie. Je prends celle du wagon suivant et j’arrive sur le quai. Le train démarre et je vois Oliv goguenard me disant du haut de la porte : « je me suis trompé »! Le salaud je voltige en marche avant de me retrouver sain et sauf et déconfit. J’ai pu assister à la préparation et à la vente du fameux bétel qui rend les dents rouges, les gencives pourries, rend les consommateurs accrocs et accessoirement un petit cancer en prime. Le vendeur a une tablette posée sur son ventre, retenue par des bretelles, il dispose à la suite plusieurs feuilles, y dépose du tabac par dessus, une goutte d’acide comme liant. Plies les feuilles en quatre, les met par lot de 10 dans un petit sac plastique et hop terminé. L’operation dure pas plus d’une minute. D’autres différences culturelles m’ont frappées : il y a énormément de mendiants dans la rue, dans le train, partout. Dont de très très jeunes. Des quasi bébés qui tendent la main en nous apostrophant : « Hello! Money » , le plus petit savait à peine marcher et était envoyé par ses parents qui le couvait du regard pour vérifier sa rentabilité. Il est trop petit bébé ! Je regarde le papa qui me sourit et me dit également : « Money ». Je suis furieux contre lui, contre moi, contre la société qui permet ce comportement. Honteux d’être nanti et pourtant refusant de faire l’obole et encourager la mendicité des bébés. C’est révoltant ! Je suis révolté ! Impuissant.... Les taxis n’ont pas de compteur. La course se discute avant de monter. Pratique lorsque tu ne connais pas la ville. Mais on ruse. J’ai téléchargé deux applications : GRAB qui est l’équivalent de UBER et qui m’indique un montant maximum à régler et MAPS.Me qui permet une géolocalisation même hors connection. Grab est notre référence dans les autres pays d’Asie. Ici non, le taux de change nous est tellement favorable, le montant de la course tellement ridicule que l’on hèle les taxis à la volée. On discute le bout de gras et on paye deux fois le prix normal tout en s’amusant . Tout le monde est content.... Et ça nous donne bonne conscience à peu de frais. Aujourd’hui le contraste fut total. Magnificence, beauté, délicatesse, ors, sérénité, zenitude. Nous sommes partis visiter le temple de Shwedagon qui se situe à 3km de l’hôtel . De nouveau nous décidons de nous y rendre à pied et continuer ainsi notre exploration lente. Mais Maps nous trahi, nous fait tourner en rond et nous indique des passages inexistants. Taxi. Nous arrivons au pied d’un colline. L’endroit par lequel nous accédons ne nous permet pas de voir le temple en lui-même mais un magistral escalier nous permet d’y accéder. Il faut se déchausser. Impératif. À la fin de notre visite, Oliv m’indique que le panneau indiquant de se déchausser est derrière lui, plusieurs remarque de différentes personnes l’incite à de nouveau ôter ses souliers. Il est aussi en bermuda. Interdit. On achète un sarong. Moi je le trouve mignon en jupe... Héhé... en redescendant il a failli rater une marche et s’exploser dans les escaliers. Les talons aiguilles se sera pour une autre fois. Il y a plusieurs temples, les décorations sont différentes, les sculptures sont toutes des œuvres d’art. Le bois est ciselé, l’or est partout. La ferveur impressionnante. Certaines personnes viennent et s’installent dans les temples pour y déjeuner en famille. Tous prient. Le lieu est immense. Il fait très chaud et pourtant le marbre que nous foulons en plein soleil reste frais par contre la réverbération est intense. Bien sûr comme touristes nous sommes des proies potentielles. Nannnn je veux pas de guide . Merci. Un vieux monsieur nous interpelle , pour nous conter la bonne aventure et la bonne fortune de notre avenir. Il nous demande si nous connaissons notre jour de naissance. Olive : « samedi et toi ? Mais je n’en sais rien ! » , le monsieur cherche dans un répertoire, moi aussi samedi! Bon... et alors ? Il y a des autels pour tous les jours de la semaine. Il faut y aller arroser la statut de Bouddha pour le rafraîchir, les fleurs autour de son cou pour les conserver et la bestiole qui garde le tout afin de s’attirer graces et chance. Nous fîmes le rituel avec toute la dévotion possible. Grignote. Nous décidons de rentrer à l’hôtel en vélo side car, ce n’est pas un cyclo pousse. Et puis ça peut être rigolo. Je n’arrive même pas à m’asseoir dans le siège trop étroit et je plains mon pédaleur.... Les voitures nous frôlent, les pauvres suent sang et eau. On abrège leur souffrance un bon kilomètre avant d’arriver à destination et ils ont gagné très largement leur journée. Bon Oli s’impatiente, me suis pas relu.... À bisousssss
Salut tous, J’ai rien dit pour ne pas vous inquiéter mais je suis de nouveau dans un aéroport à attendre un cercueil volant pour Bagan .... Pffff tout ça parce que Olivier Gédon refuse de passer 17 toutes petites heures dans un train pour la même destination. Je trouve que mon sens du sacrifice touche à l’abnégation. Adieu et à bisoussss
Salut tous, Nous voilà à Bagan, vue du ciel c’est une plaine semi-désertique avec des lopins de terre délimités par des palmiers. Tout est jaune, poussiéreux. Nous ne sommes que 5 passagers dans l’avion, et moi qui croyais la destination courue par les hordes de touristes. À part nous le tarmac est vide. Dès notre arrivée prise de température par les autorités. Oufff rien contracté depuis notre dernier contrôle il y a moins d’une heure... L.aéroport est étrangement vide. Le seul comptoir ouvert est celui des gabelous qui nous rackettent d’une fortune pour avoir le droit d’entrer en ville. Pas de Grab disponible. Notre hôtel qui théoriquement propose des navettes ne répond pas. Tout cela me parait étrange, un peu irréel. Un taxi parlant bien anglais nous propose ses services, comme d’hab on discute le prix de la course. Non! Il nous montre une pancarte indiquant un montant fixé pour nous rendre en ville. Okiiii. Nous en profitons pour glaner des informations. Nous serons logés dans Bagan le neuf comparé à Bagan le vieux. Échaudé par notre visite de Rangoon, je me demande si c’est une bonne chose. Notre chauffeur se désole de la pandémie qui fait fuir les touristes, mais pourrait bien faire nos affaires. Il nous propose de nous servir de guide, des billets à prix cassés. Il nous laisse ses coordonnées et nous invite à le contacter. Pourquoi pas? Il fait très chaud et l’air conditionné est le bienvenu. 39 *, ressenti 43* d’après notre appli météo. L’hôtel est sympa, nos chambres également, même si certains parmi les meilleurs d’entres nous bénéficient systématiquement d’un surclassement par rapport à l’autre..... Et en plus qui profitent du trajet en avion pour dormir pendant que l’autre veille à tout ! Nous demandons à la mignonne de la réception de nous conseiller un restaurant. Le « Talisha », 5’ à pied, nous cherchons en vain, spa grave celui que nous dégotons est excellent. Sieste. Il serait suicidaire de continuer notre promenade en plein canard. Au retour on lui demande de nous préciser l’adresse de Talisha.... Nannnn Dalisha! Dalishchia! Dalicchioua! Delichioua! Mais ouiiii chuis nul avé mon assent anglais à la noix Delichioussss. On comprend enfin qu’il faudra tester le Delicious. Ma (notre) première impression, confirmée aujourd’hui, c’est zen, propre, vert. Les habitants sont aimables, serviables, sympathiques et avenants. Le jour et la nuit avec la capitale. Les rues du village sont en terre, mais les habitants nettoient devant leur porte, il y a un côté hors du temps qui fait du bien. Peu de bruit car ici les scooters sont électriques, les tuktuks neufs. C’est assez perturbant car on entend pas le danger éventuel arriver. Lever à l’aube pour bénéficier d’un peu de fraîcheur. Nous avons loué un scooter pour la journée et la prise en main dans le silence est bizarre mais ça l’a fait. Balade dans un dédale de merveilles, des temples à foison, peut-être plusieurs centaines, tous en bon état de conservation. Peu d’ors à l’intérieur mais des couloirs peints en blanc, très hauts de plafond. Sérénité des lieux. Les gens prient et nous avons vu au maximum dans les plus grands et spectaculaires 6 touristes visiteurs. Toutes les autres personnes présentes sont des autochtones venus se recueillir. Pour m’être un peu documenté je sais que certains organismes proposent des survols en montgolfière. D’accord j’appréhende, mais on touche ici à l’exceptionnel, la merveille. Le truc extraordinaire à faire une fois dans sa vie. C’est cher. Olivier Gédon renâcle un peu, pas longtemps. J’ai à chaque fois à ma disposition plusieurs arguments massues qui peuvent se résumer : « tu penses revenir quand? On va mourir dans pas long ! » Pas que je sois pessimiste, mais il y a des réalités.... Et puis ni lui ni moi n’avons déjà tenté l’expérience. J’ai peur, j’ai la trouille. Notre taxi nous avait également informé de la possibilité de rejoindre Mandalay, prochaine destination , en bateau . Yesssssss ! En plus il a un cousin qui ....Et il nous fait économiser plus de 100 USD sur les différents billets. Nous l’invitons à déjeuner et le dotons d’un généreux pourboire. Départ demain à 5h30. À bisousssss
Salut tous, Le plus difficile ne fut pas de se lever à l’aube , dans la nuit noire et glacée, enfin glacée moyen . Comme dirait Oliv il faut toujours que j’exagère... Pourtant chuis innocent ! Le plus dur ne fut pas non plus de convaincre mon compère pour tenter cette expérience verticale. Nannnnnnn c’est moi! Il a fallu que je me motive. Que je combatte ma trouille de tomber. Être aspiré par le vide. 5h30 un mini bus vient nous quérir à l’hôtel et continue sa chasse aux clients dans différents points de la ville. On se retrouve au milieu d’un champ, nacelle versée sur le côté, l’enveloppe du ballon flapi-flappou dans la poussière. Petit dej, présentation de l’équipe . Monsieur ! Pipi .... Faut bien se donner une contenance et en profiter pour se rapprocher . Le ballon est pré-gonflé par un énorme ventilateur et après seulement on envoie l’air chaud qui gonfle l’enveloppe. L’opération dure environ 1/4 d’heure. La taille est gigantesque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Le bruit du gaz enflammé est assez impressionnant. D’ailleurs je le suis! Impressionné. Le cœur qui bat un peu ( beaucoup) la chamade. Je vérifie discrètement le système d’attache qui relie le panier d’osier à l’enveloppe . Ça ressemble assez à des haubans, je me rassure comme je peux. 10 personnes en tout. J’espère que le fond du panier est solide. Pour une fois je ne fais pas le malin. J’écoute religieusement les consignes de sécurité. Très attentif, on ne sait jamais. Le pilote envoie l.air chaud et hop on décolle. Trop tard pour sauter. Je m’accroche. Putain que c’est haut. Aucune chance de survie en cas de crash. Des images de dessins animés me traversent l’esprit avec le ballon qui part dans tous les sens en faisant pchiiiitttt. Et puis tout d’un coup le silence. Aucun vent ressenti, le ballon glisse silencieusement dans les airs. Je découvre un nouvel univers. J’arrête de me focaliser sur ma petite personne . Je profite. De tout! L’expérience, les sensations... Tiens il faut chaud, la chaleur dégagée suffit à nous faire ôter nos polaires. Et puis cette vue .... cette plaine, ces temples, l’horizon . Tout m’émerveille. Le pilote nous explique que ce que je prenais pour une brume de chaleur est en fait du aux différents foyers à bois allumés par les terriens ... Héhé je suis Icare... qui servent soit à brûler les ordures, soit à préparer les repas. Comme à ras de terre il n’y a pas de vent la fumée stagne. J’en déduis ( habilement... et ouaisss) que nous bénéficions d’en envol et surtout de la direction grâce au thermique qui va de la terre vers le fleuve. J’écoute aussi la radio : 300 pieds ( merde presque 1000 mètres et 5 noeuds) . J’oublie le temps, mais je pense : « déjà fini ». Arrivée. Champagne. À bisousssss
Salut tous, L’heure est grave ! C’est la guerre. Nous rentrons demain afin de lutter à vos côtés. Je précise que nous n’écoutons pas du tout notre courage, mais que nous y sommes contraints et forcés. Voici donc la der des ders des chroniques asiatiques 2020. La première fois que j’ai entendu parler de Mandalay, c’était il y a .... bouhhh plein ou lonnnnggg comme vous voulez . J’étais djeun , beau, plein d’espoir d’une vie trépidante et glorieuse destinée à conquérir le monde. Las Vegas, j’étais dans l’hôtel éponyme, je savais que ce nom rappelait une contrée, un endroit que j’imaginais lointain et mystérieux. En Afrique, Asie ? L’Inde des maharadjas ? L’Arabie des mille et une nuit? Promesses de joyaux, de femmes lascives mais farouches. Déjà rêveur . Le rêve fut plus tard effacé par la réalité du quotidien. Pour atteindre notre destination : quelques heures enchanteresses de bateau à parcourir les berges de l’Irrawaddy. Nous quittons Bagan à l’aube ( réveil à 3h45) , l’esprit encore émerveillé par nos découvertes, nos rencontres et surtout ce voyage en ballon. Le survol a duré ce qui m’a semblé une courte période... Ô temps suspend ton vol ! Mais la sensation de liberté, de vivre un moment exceptionnel, emmagasiner tant de belles images, les couleurs changeantes en fonction de l’apparition et l’élévation de l’astre soleil’ ces centaines de temples. Magie d’un moment fugace et à la fois éternel. Pourtant le chemin aquatique pour rejoindre Mandalay est tout aussi charmant, intéressant. Il durera 10 heures. Nous arrivons sur un parking de poussière, une nuit d’encre, guidés uniquement par le halo d’une faible lampe torche d’un marin vers notre bateau. Il est à couple à d’autres navires. Pour le rejoindre nous devons faire l’équilibriste sur d’étroites planches, chargés comme des baudets; lestés de nos sacs à dos, les bras tendus comme quand je fais l’avion dans l’avion afin de ne pas choir dans un eau sombre. Surprise nous sommes 6 alors qu’il y a au moins une centaine de places assises. Phénomène Corona. Les berges défilent plates et monotones pour qui ne sait regarder. Il y a une vie discrète mais trépidante sur les côtes; faite de pêcheurs à l’épervier, d’éleveurs qui mènent les troupeaux se désaltérer, d’agriculteurs qui binent et collectent, les gens qui se lavent et les enfants qui jouent. Peu de villages visibles. Des temples épars . Nous croisons essentiellement des bateaux de travail, chargés de containers, de bois de teck, de charbon. Des barges à couple avec des remorqueurs sur leur trois quart arrière. Le plus étonnant pour moi ce sont les immenses radeaux de bambous sur lequel les marins ont posé un petit moteur teufteuf qui permet de diriger le bric à brac. Ce que je prends pour des dragueuses, le niveau de l’eau est bas, il n’a plus plu depuis octobre dernier . Renseignement pris ces suceuses de sable ont une double fonction : permettre au chenal de continuer à remplir son office de passage mais également orpailleur. Étonnant. Je ne peux résister à me rendre dans le poste de commandement, le capitaine est sympa et fait des efforts pour comprendre mes questions. Comme en mer il y un balisage rouge et vert, je repère également quelques « danger isolé » , mais je ne comprends pas la rouge et blanche . Une bouée d’eau saine? En rivière? Mon myanmariendutout reste incompréhensible. Je reste sans réponse. Nous arrivons à la nuit. Lendemain petite terreur. Oliv se rend compte qu’il n’a plus aucune carte de crédit. Allô, notre taxi de Bagan nous rappelle tout est retrouvé, nous récupérerons le tout à la prochaine rotation. La visite du pont en teck . Le plus long du monde : 1 km, nous permet de découvrir des pans entiers de la ville. Rien à voir avec la crasse et le laisser aller de Rangoon. J’adore l’endroit fait comme presque toutes les villes d’Asie de quartiers mono tâche. Là les sculpteurs de Bouddha, la tête est façonnée en dernier. J’ai des images de parodie de télé à écran plat , en attendant que les traits prennent forme. Une allégorie de de l’éducation et de la formation des idées. Là des rétameurs, des vrais orfèvres. .... il n’y a presque que des autochtones. La dernière mode: les filles se font photographier en posant avec une ombrelle qui ressemble en plus grand, mais furieusement à celles plantées dans nos cocktails. On discute et on papote avec des gens, au gré des rencontres et des sourires échangés. Un diseur de bonne aventure m’interpelle : you are bioutifoule ! Je m’assois à côté de lui le temps d’une photo. Des mendiants ont trouvé une source de profit quasi inépuisable. Je gagne quelques points de karma en libérant deux hiboux et deux autres pilafs. Cool , sérénité. Finalement j’adore le Myanmar et j’ai hâte de continuer nos découverte vers le lac Inle et les îles de la mer d’Adaman .... ce sera pour l’année prochaine. À bisousssss
Salut tous, C’est mon côté cabotin, artiste, starlette . J’en veux toujours plus! J’ai donc fait semblant de partir, j’ai attendu la standing ovation et hop! Coucou me revoilou avec un péniltunième billet d’humeur. Ou pas. Cela dépendra de ma sensibilité à la flatterie. Ce matin je demande à Oliv : au fait on part à quelle heure? il me répond avec un air mi-goguenard mi-narquois: attannnn il faut que je vérifie mais c’est aux alentours de 19h30 . Il sait que j’appréhende et il s’en amuse. Ouaichhhh parce que je n’ai pas eu la copie de la résa. Et comme j’ai une tendance certaine à ne pas trop aimer l’avion , en plus des compagnies exotiques qui n’arrêtent pas de tomber. Je vérifie tout, déjà bien amont: j’étudie le nombre d’escales, j’en déduis habilement les chances de s’écraser au décollage, en vol et à l’atterrissage. Moi aussi je fais des statistiques ! 100% c’est sur. Puis après le nombre d’heures à patienter dans les différents aéroports, si on a par miracle survécu au trajet précédent . Si je pouvais j’établirais aussi le plan de vol, ça m’aiderait pour ma performance télékinésique. Nous sortons du petit déjeuner et du coup ça fait un long moment à tuer. Je commande un tuktuk et une dernière petite visite pour en prendre plein les yeux et en profiter une dernière fois de Mandalay. Et nous voici bien en avance , comme j’aime, en partance pour l’aéroport. Fais voir le papier ? ! C’est vrai quoi faut toujours réclamer.... Ho putain ! Je n’en crois pas mes yeux : départ 12h50 le 18 ..... il est presque 14h ( vouiiii d’accord mais on ne sait jamais, si on a un accident, si on crève... il vaut mieux être en avance, d’abord c’est la politesse des rois et en suite ben c’est comme ça .) . Oliv ? Hummm! On est bien le 18? Oui, qu’est ce que tu racontes?! La suite? J’ai cru qu’il se mettait des baffes. Victoire à la Pyrus pour moi.... Finalement grâce à un très généreux bakchich nous embarquons in extremis pour Rangoon afin de prendre une correspondance pour Kuala Lumpur et récupérer ainsi notre vol Emirates à destination de Nice. Impossible de nous enregistrer directement sur Emirates afin de confirmer notre place même si nous avons raté le premier vol international. Nous aurions du rester confinés en transit, dans l’attente de notre départ pour Nice...... Vouiiii mais dans notre cas le billet pris pour Kuala Lumpur est considéré comme notre destination finale. Et les frontières sont fermées ! Les vols annulés! Tu la sens la balayette ? Finalement nous devrions ( conditionnel !) partir le 21 .... Sauf que je suis toujours en attente de la confirmation des vols malgré mon billet payé intégralement. Je dis « mon » car du coup c’est moi qui suis devenu le chef de la logistique. Dégoûté le père Oliv. 3 nuits à Rangoon , va falloir s’occuper! Enfin l’hôtel est chouette. À bisousssss
Salut tous, Franchement je suis un maudit de l’avion! J’aime pas , il me le rend bien. Pourtant cette fois-ci exceptionnellement je voulais monter à bord. Je tournais paranoïaque, confiné volontaire dans ma chambre d’hôtel de Rangoon. Impatient de prendre le taxi. Ce dernier attend. Le portier lui interdit de partir tant qu’il n’a pas vérifié si non n’avons rien volé ou détérioré. Je fulmine. Oliv fulmine. Rien n’y fait. Il manque dans le mini bar. Je hurle de la fenêtre du taxi : « mais il n’y a pas de mini bar!!!, je rajoute un petit FUCK OFF bien senti, des fois qu’un léger doute puisse subsister sur mon petit courroux.... Si j’ai pris une petite bouteille d’eau me calme Olivier. Et il nous font chier pour ça? On va rater ce putain d’avion . Je sors comme une balle du taxi et je crache mon venin. Je dois faire peur . Olivier lui fait convertir en pourcentage le montant réclamé pour la bouteille: 500 khyats (0,35 €) par rapport aux 345.000 khyats de notre facture. Il lui demande : Are you fucking stupid ? Yes yes répond le con. Je suis hystéro-louffe! Du coup le taxi n’en mène pas large et fait Fangio-Senna-Hamilton jusqu’à l’aéroport. Ouf sauvé ! Et bien non, que nenni. Au comptoir de l’embarquement il y a manifestement un problème. La compagnie Birmane et Emirates Airlines n’ont pas d’accord commerciaux en matière de transfert de bagages. Et vous restez combien de temps à Singapour? Rien nous sommes en transit dans l’attente de notre prochaine escale vers Dubai et de là vers Nice notre destination finale. Ha ça ce n’est pas possible, il faudra débarquer à Singapour et récupérer vos bagages pour les faire enregistrer ensuite sur vos prochains vols. Accessoirement y rester en quarantaine une petit quatorzaine de jours. Mais non! Nous avons acheté un one way ticket, nous restons en transit dans tous les aéroports . La meuf ne veut rien savoir. Je reconnais humblement qu’Olivier est beaucoup plus patient et diplomate que moi. Je reste en retrait pendant qu’il négocie. On joue l’inertie. Le temps passe, on va finir par rater l’avion si ça continue . Non désolé mais il n’y a pas de solution. Mais si propose mon pote : on abandonne nos bagages là tout de suite et comme ça on ne sort pas de la zone de transit . La meuf perd de son assurance et demande à sa cheffe-cheffe, qui nous assure qu’elle va essayer de voir avec ses collègues d’Emirates. Et moi je suis en apnée ébullition. Finalement le matriarcat cède la place à l’homme qui va nous sauver. Le boss du comptoir. J’ai vraiment l’impression que ça les faisait chier grave d’ailleurs. Prenez vos bagages dans l’avion et zouuu problème réglé. Oufff bon je perds quand même mon couteau Leatherman sea pathfinder( pour les connaisseurs : un petit morceau de rein quand même) dans l’affaire. Putain c’est juste au niveau timing! On a encore les formalités douanières à se taper et évidemment pour rejoindre notre porte d’embarquement il faut traverser l’immense zone duty free, j’arrive ventre à terre.... Pour retrouver nos deux connasses : « Puis-je voir vos passeports une dernière fois svp? » Elles veulent un rencard ou quoi , ça fait trois fois qu’elles les étudient. Toutes les pages, une par une, il y a des visas partout. Elles essaient de trouver la faille . En désespoir de cause: « vous vous rappelez avec qu’elle compagnie vous êtes arrivés au Myanmar ? Nannnnnnnn !!!! » . Merci messieurs , bon voyage. Nous arrivons à Singapour, il pleut et l’avion danse et frétille de joie. Moi non. Par le hublot j’ai le temps d’observer des dizaines et des dizaines de cargos en attente soit de chargement soit au contraire pour vider leurs cales. Plus que 7 heures d’attente avant de savoir si sur Emirates ils vont accepter de prendre nos deux gros sacs à dos en cabine. Suspense..... À bisousssss
Salut tous , Ouffff! Ayé ! Rentrés! D'après les informations entendues ça et là : de justesse. Nous avons pris le dernier avion Emirates avant que la compagnie ne suspende ses vols en direction de la France. Les aéroports ferment les uns après les autres. Nous nous attendions plus ou moins à être placés directement en quarantaine. Ce sera moins . À mon grand étonnement les douaniers du terminal de Nice ne portent ni gants ni masque. J'interroge celui qui vérifie mon passeport , cela n'a pas l'air de le perturber outre mesure . Nous prenons un rongeur pour rentrer chez Olivier . incroyable pour nous qui venons de pays où il y a la foule qui se bouscule, où pour faire un trajet on calcule le temps d'embouteillage. Tout est calme, silencieux, désert. Pas une voiture , de très rares piétons. On sent la peur . On discute avec le taxi afin d'avoir les dernières nouvelles concernant les possibilités de circulation et surtout pour moi : savoir si j'aurais l'occasion , l'opportunité et la possibilité de rejoindre le village le lendemain. Déjà quasi 48 heures que nous avons tenté de rejoindre le pays , le stress, le décalage horaire.... Je suis claqué. Mon plan est de passer la nuit chez Oliv et prendre la route le lendemain lundi. Le taxi nous affirme que ce sera impossible. Interdit. Il me fait flipper. On paye la course une énorme gigantesque fortune colossale , équivalent du cumul de plusieurs PIB des pays que nous venons de quitter. Pas le choix. Certains profitent, vé m'occuper personnellement de son karma à celui-là. Par contre il m'a foutu la trouille et je prends la décision de rentrer sur le champ. C'est dimanche, il fait beau, en plus je me dis qu'avec les gilets jaunes, les perdreaux ont de la récupération à faire valoir. Si jamais je suis nase et bien je m'arrêterais sur une aire pour récupérer un peu; et puis je suis toujours dans la continuité de la mouvance et sur les nerfs. C'est jouable et je joue. On imprime cette fameuse attestation dans laquelle je m'autorise à me déplacer. Un côté surréaliste tout de même. Plus copie de mes impôts fonciers et le décret du gouvernement (merci Benj'is) indiquant que pour rejoindre son domicile après avoir parcouru la moitié de l'univers, en être revenu vivant est autorisé par les sages au pouvoir (pour l'instant). Je téléphone à Brigitte Rousseaux, maman putative de ma Sweety d'amour en mon absence. Il faut qu'elle se fasse elle même à l'idée d'abandon et qu'elle prévienne et prépare la maisonnée quatre pattes au déchirement de la rupture de la copine et de l'amoureuse.... Et voui il y a eu des rapprochement sentimentaux en mon absence . Quand la souris n'est pas là les chats dansent. L'autoroute est complètement vide . La tentation d'accélérer est grande , mais bon je suis fatigué, on ne sait jamais.... Surtout que j'ai vu des bagnoles radar en embuscade. Grrrr rien d'autre à foutre? L'avantage de n'avoir aucun ennemi potentiel sur la route c'est que l'on peut rêver, relâcher son attention et rater sa putain de sortie pour se taper 40 bornes en plus. Il y a un barrage de la gendarmerie à la sortie de 'autoroute de Sète, je serre les fesse et rien .... Ma fiffille hésite entre me sauter au cou de joie et me faire la gueule, dans le doute elle vient me voir sourire aux babines puis part s'isoler pour bien me montrer son mécontentement..... Ayé les potes du village savent que je suis en route. Nannnn je suis peut-être porteur sain , pas d'apéro, on respecte les consignes d'isolement et on verra dans deux semaines ce qu'il se passe. Voilà comment nait la rumeur : Serge est contaminé, il est porteur sain, d'ailleurs il a même posté une photo de lui avec un masque .... Bouhhhh!!!! J'avais un peu oublié les désavantages du village. Olivier est beaucoup plus déconfit que moi d'avoir du écourter nos séjours. Moi aussi j'aurais adoré aller au lac Inle. Surtout voir les femmes girafes! Je croyais qu'elles étaient africaines . Pas du tout! C'est une peuplade Birmane. À l'origine , les femmes mettaient et empilaient des cerceaux autour de leur cou fin de se préserver des attaques des tigres ! Le fauve a tendance à saisir sa proie par le cou afin de l'étouffer et les cercles métalliques avaient un rôle de protection . Regret aussi de ne pas avoir exploré la côte longeant la mer encore vierge de tous touristes . Mais franchement ce n'était pas prudent et le risque de se retrouver confiner dans un pays , dictature militaire avec visa périmé et qui de surcroit n'a aucune infrastructure sociale et hospitalière. Nannnnnnnn. Regret également de ne pas avoir pu faire découvrir à Oliv la baie d'Along et surtout de ne pas avoir fait la boucle du nord en moto comme prévu en ratant nos derniers 15 jours au vietnam. Mais Olivier a encore plus de regrets que moi; Il en est fort marri. Ce sera pour l'année prochaine surtout que nous avions laissé des affaires dans notre Homestay de Hoi An . Nous avons déjà des ébauches de projets de voyages... l'Indonésie à rajouter dans notre prochain trip. Je vais compiler tous ces billets et les envoyer à ceux qui le souhaitent, pour cela il me faudra les adresses mails en mp car la totalité texte est trop lourd pour passer sur FB . À bisoussssssss
Hello les voyageurs :)
Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛
Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge
Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook
Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛
Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge
Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook
Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
Bonjour
SABAIDEE
Si vous souhaitez aller dans la région de LUANG NAM THA je peux vous donner des renseignements car je connais assez bien cette région.
Au plaisir de vous lire Annebleue
Au plaisir de vous lire Annebleue
Bonjour à tous,
J'aurais besoin de vos lumieres pour éclaicir mon projet de voyage laotien de 17 jours en avril.
Generalement, je voyage seule routarde, mais pour CE voyage, je suis accompagnée de ma soeur ... qui veut que CE voyage soit un peu organisé ... !
1/ ITINERAIRE vendredi 2 + samedi 3 : Arrivée + 1 nuit à Bangkok
Samedi 3 : bus VIP de nuit pris à Mochit. direction frontiere Chiang Khong le plus tot possible
Dimanche 4: arrivée matinale à Chiang Khong. Passage de la frontiere de Huay Xai. Prends bateau croisiere sur Mekong de 2j pour Luang Prabang
Lundi 5: croisiere sur Mekong. Arrivée à Luang Prabang.
Mardi 6: visite de la ville
Mercredi 7: Visite de la ville / alentours
Jeudi 8: Bus Luang-Prabang --> Phonsavan (plaine des jarres)
Vendredi 9 : visite des 3 sites de la plaine des jarres
Samedi 10: Bus Phonsavan --> Vientiane
Dimanche 11: visite de la ville. Ma soeur prend un vol pour rejoindre Bangkok, puis Paris. Je prends un bus de nuit pour rejoindre Pakse au sud.
Lundi 12 : Arrivéz à Pakse. Visite de la ville
Mardi 13, Mercredi 14, Jeudi 15, Vendredi 16, Samedi 17: Je ne sais pas comment et par quoi commencer pour visiter le plateau des Boloven, Le Vat Phu Champasak et Si Phan Don.
Samedi 17 : retour à Bangkok. Je ne sais pas encore par quel moyen
2/QUESTIONS a/ Pensez vous que cet itineraire est realisable ? 😊
b/Pensez vous que j'aurais le temps d'arrivée à la frontiere et de prendre dans la foulée le bateau croisiere pour Luang Prabang (croisiere de 2 jours). Connaissez vous les noms de compagnies, les horaires et les prix de ces bateaux croisieres? 🤪
c/ Pensez vous qu'on puisse visiter en une seule journée les 3 sites de la plaine des jarres ? 🤪 Connaissez vous le prix de l'excursion?
d/ Je n'arrive pas à savoir si LAOAIRLINES autorise les bagages en soute . Sur leur site web, la compagnie annonce 7 kg en bagage cabine, mais AUCUNE donnée sur les bagages en soute. Alors soute ou pas soute ? ! 😏
e/ Pouvez vous me donner qq conseils sur comment organiser la fin de mon sejour au sud ? Je ne sais pas si il vaut mieux commencer par les boloven puis descendre, ou inversement 🤪
f/ Savez vous si l'aeroport de Pakse est ouvert ? Pour prendre mon vol retour à bangkok, je souhaiterai faire un vol Pakse-Bangkok, mais je n'arrive pas à trouver d'horairs ! 🏴☠️ Sinon, je devrais faire Pakse-Vientiane, puis Vientiane-Bangkok ... Bonjour le porte monnaie !
Je vous remercie pour votre aide
Je reste dispo si vous souhaiter des renseignements sur Thailande, Sri Lanka, Cambodge, Yunnan et Myanmar.
Aurélie
J'aurais besoin de vos lumieres pour éclaicir mon projet de voyage laotien de 17 jours en avril.
Generalement, je voyage seule routarde, mais pour CE voyage, je suis accompagnée de ma soeur ... qui veut que CE voyage soit un peu organisé ... !
1/ ITINERAIRE vendredi 2 + samedi 3 : Arrivée + 1 nuit à Bangkok
Samedi 3 : bus VIP de nuit pris à Mochit. direction frontiere Chiang Khong le plus tot possible
Dimanche 4: arrivée matinale à Chiang Khong. Passage de la frontiere de Huay Xai. Prends bateau croisiere sur Mekong de 2j pour Luang Prabang
Lundi 5: croisiere sur Mekong. Arrivée à Luang Prabang.
Mardi 6: visite de la ville
Mercredi 7: Visite de la ville / alentours
Jeudi 8: Bus Luang-Prabang --> Phonsavan (plaine des jarres)
Vendredi 9 : visite des 3 sites de la plaine des jarres
Samedi 10: Bus Phonsavan --> Vientiane
Dimanche 11: visite de la ville. Ma soeur prend un vol pour rejoindre Bangkok, puis Paris. Je prends un bus de nuit pour rejoindre Pakse au sud.
Lundi 12 : Arrivéz à Pakse. Visite de la ville
Mardi 13, Mercredi 14, Jeudi 15, Vendredi 16, Samedi 17: Je ne sais pas comment et par quoi commencer pour visiter le plateau des Boloven, Le Vat Phu Champasak et Si Phan Don.
Samedi 17 : retour à Bangkok. Je ne sais pas encore par quel moyen
2/QUESTIONS a/ Pensez vous que cet itineraire est realisable ? 😊
b/Pensez vous que j'aurais le temps d'arrivée à la frontiere et de prendre dans la foulée le bateau croisiere pour Luang Prabang (croisiere de 2 jours). Connaissez vous les noms de compagnies, les horaires et les prix de ces bateaux croisieres? 🤪
c/ Pensez vous qu'on puisse visiter en une seule journée les 3 sites de la plaine des jarres ? 🤪 Connaissez vous le prix de l'excursion?
d/ Je n'arrive pas à savoir si LAOAIRLINES autorise les bagages en soute . Sur leur site web, la compagnie annonce 7 kg en bagage cabine, mais AUCUNE donnée sur les bagages en soute. Alors soute ou pas soute ? ! 😏
e/ Pouvez vous me donner qq conseils sur comment organiser la fin de mon sejour au sud ? Je ne sais pas si il vaut mieux commencer par les boloven puis descendre, ou inversement 🤪
f/ Savez vous si l'aeroport de Pakse est ouvert ? Pour prendre mon vol retour à bangkok, je souhaiterai faire un vol Pakse-Bangkok, mais je n'arrive pas à trouver d'horairs ! 🏴☠️ Sinon, je devrais faire Pakse-Vientiane, puis Vientiane-Bangkok ... Bonjour le porte monnaie !
Je vous remercie pour votre aide
Je reste dispo si vous souhaiter des renseignements sur Thailande, Sri Lanka, Cambodge, Yunnan et Myanmar.
Aurélie
Hi everyone,
I’m starting to plan my next trip to Southeast Asia this winter (2.5 months, leaving in early December), and here’s a rough outline of my route—I’d love to share it with you and hear your thoughts and tips.

- I’ll start in Bangkok and already have three spots I’ve marked: Ayutthaya, Kanchanaburi, and Uthai Thani (I haven’t been to any of these places yet). - Next, I’d like to cross the country from west to east to reach the Laos border. I’d love suggestions for any interesting stops along this route—I don’t know this part of Thailand at all... - Then I’ll head into Laos, probably at Savannakhet (you can usually get a visa at the border). - > I’m tempted to spend a week in Hoi An, Vietnam, since I loved that city and the area when I visited two years ago. No visa needed for Vietnam now, so it could be a nice little detour. On the map, it doesn’t look too far, but I know you’ve got to be careful with these things, and I’m not sure if it’s a good idea. Any opinions on this? - Back to Laos (maybe via Dakta), and I’ll head south along the Mekong, probably doing the Bolaven Plateau loop that I missed last time. Then Paksé, the 4,000 Islands... I’ve been before, but I’d happily go back. - Crossing into Cambodia, I’ll follow the Mekong down to Phnom Penh (I know this area and love how untouristy it is). From there, I’ll probably spend a few days in Kep (quieter than Kampot). Still undecided, though. - Then back to Thailand (BKK), likely by plane from Phnom Penh since the borders between the two countries are currently closed (plus, let’s be honest, Cambodian roads... ;-). We’ll see how things look when the time comes. - After that, I’d like to explore southern Thailand, taking it slow with short hops. I’ve got my eye on Khao Sok National Park, and I’ve heard good things about Krabi... Again, I don’t know this region well, so any info or tips would be great.
So, I think this should be doable in 2.5 months, especially since I prefer short hops of 300 km max to avoid getting too tired, and I like staying 2-3 days in each place to explore. Plus, I’ll take a week off to relax if I find a spot I love—maybe by the sea for some real downtime.
Thanks for your feedback and for sharing your favorite spots! Pascal

- I’ll start in Bangkok and already have three spots I’ve marked: Ayutthaya, Kanchanaburi, and Uthai Thani (I haven’t been to any of these places yet). - Next, I’d like to cross the country from west to east to reach the Laos border. I’d love suggestions for any interesting stops along this route—I don’t know this part of Thailand at all... - Then I’ll head into Laos, probably at Savannakhet (you can usually get a visa at the border). - > I’m tempted to spend a week in Hoi An, Vietnam, since I loved that city and the area when I visited two years ago. No visa needed for Vietnam now, so it could be a nice little detour. On the map, it doesn’t look too far, but I know you’ve got to be careful with these things, and I’m not sure if it’s a good idea. Any opinions on this? - Back to Laos (maybe via Dakta), and I’ll head south along the Mekong, probably doing the Bolaven Plateau loop that I missed last time. Then Paksé, the 4,000 Islands... I’ve been before, but I’d happily go back. - Crossing into Cambodia, I’ll follow the Mekong down to Phnom Penh (I know this area and love how untouristy it is). From there, I’ll probably spend a few days in Kep (quieter than Kampot). Still undecided, though. - Then back to Thailand (BKK), likely by plane from Phnom Penh since the borders between the two countries are currently closed (plus, let’s be honest, Cambodian roads... ;-). We’ll see how things look when the time comes. - After that, I’d like to explore southern Thailand, taking it slow with short hops. I’ve got my eye on Khao Sok National Park, and I’ve heard good things about Krabi... Again, I don’t know this region well, so any info or tips would be great.
So, I think this should be doable in 2.5 months, especially since I prefer short hops of 300 km max to avoid getting too tired, and I like staying 2-3 days in each place to explore. Plus, I’ll take a week off to relax if I find a spot I love—maybe by the sea for some real downtime.
Thanks for your feedback and for sharing your favorite spots! Pascal
AU PAYS DU MILLION D’ELEPHANTS : LE LAOS
Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !
ITINERAIRE : 7 février au 24
Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris
LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.
PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.
CLIMAT
C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…
BUDGET TOTAL
Environ 6100 euros pour 5 personnes
Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €
Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €
Nourriture : 300 €
Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande
Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €
Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande
Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e
LOGEMENT
Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.
Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.
Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.
Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.
Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.
Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.
DEPLACEMENTS
A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt
Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)
ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng
DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k
RESTAURANTS
Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !
Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.
Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.
NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente
NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.
NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )
NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.
SORTIES
- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j
RECIT
Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !
JEUDI 8 :
Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.
VENDREDI 9
Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !
SAMEDI 10
Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.
DIMANCHE 11
Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.
LUNDI 12
Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.
MARDI 13
Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !
MERCREDI 14
Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?
JEUDI 15
Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.
VENDREDI 16
Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!
Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.
SAMEDI 17
Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !
DIMANCHE 18
Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !
LUNDI 19
Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !
MARDI 20
Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…
MERCREDI 21
Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.
JEUDI 22
Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.
VENDREDI 23
C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !
ITINERAIRE : 7 février au 24
Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris
LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.
PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.
CLIMAT
C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…
BUDGET TOTAL
Environ 6100 euros pour 5 personnes
Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €
Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €
Nourriture : 300 €
Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande
Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €
Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande
Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e
LOGEMENT
Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.
Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.
Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.
Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.
Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.
Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.
DEPLACEMENTS
A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt
Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)
ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng
DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k
RESTAURANTS
Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !
Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.
Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.
NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente
NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.
NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )
NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.
SORTIES
- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j
RECIT
Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !
JEUDI 8 :
Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.
VENDREDI 9
Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !
SAMEDI 10
Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.
DIMANCHE 11
Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.
LUNDI 12
Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.
MARDI 13
Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !
MERCREDI 14
Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?
JEUDI 15
Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.
VENDREDI 16
Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!
Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.
SAMEDI 17
Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !
DIMANCHE 18
Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !
LUNDI 19
Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !
MARDI 20
Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…
MERCREDI 21
Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.
JEUDI 22
Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.
VENDREDI 23
C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !









