Bonjour
nous partons mi avril au vietnam 2 semaines avec comme circuit montagnes du nord sapa, bac ha etc hanoi, les baies d'along, hoi an et hue
sur le forum plusieurs discussions sur le paludisme
comme beaucoup j'essaie d'éviter les vaccins mais pas au point d'attraper une maladie s'il y a un gros risque
le guide du routard dit qu'il n'est pas utile sauf dans certaines régions
l'institut pasteur parle que le vietnam est classé type 3 mais dans certaines régions
alors sans qu'il y ait une polémique sur mon post ce n'est pas le but d'un forum quel site médical peut confirmer qu'on doit ou pas en prendre
et si oui lequel
en thailande y'a 20 ans j'avais pris le lariam mais gros effets secondaires
et au sri kanka bah comme j'étais enceinte nivaquine pas malade mais j'avoue j'avais pris un risque
sinon que conseillez vous d'avoir comme médicaments avec soi
quel anti moustique est super efficace
et autres médocs :
j'imagine qu'il faut aussi du micro pure pour l'eau
enfin sur mon assurance de ma carte bleue ils disent qu'il faut savoir si le pays où on voyage a une convention avec la sécurité sociale le savez vous ?
merci de vos réponses
et pas de réglement de compte sur mon post svp comme on en voit hélas parfois sur ce forum ce n'est pas très agréable

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Bonjour,
Nous prévoyons avec mon copain un voyage au Vietnam Sud pour 10 jours environ, programme simple : HCM - DELTA DU MEKONG - PHU QUOC
Nous souhaitons faire une croisière de 2 jours environ sur le Delta. Dans certains guides, il parait facile de faire appel aux agences de voyages sur place à HCM. Devons-nous préparer cette excursion avant le départ ou est-il préférable d'attendre d'être sur place ?
De même pour les hotels à Phu Quoc, est-il préférable de réserver avant de partir ?
Merci de vos réponses et aide !
Nous prévoyons avec mon copain un voyage au Vietnam Sud pour 10 jours environ, programme simple : HCM - DELTA DU MEKONG - PHU QUOC
Nous souhaitons faire une croisière de 2 jours environ sur le Delta. Dans certains guides, il parait facile de faire appel aux agences de voyages sur place à HCM. Devons-nous préparer cette excursion avant le départ ou est-il préférable d'attendre d'être sur place ?
De même pour les hotels à Phu Quoc, est-il préférable de réserver avant de partir ?
Merci de vos réponses et aide !
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
salut a tous,
je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..
alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...
yo
je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..
alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...
yo
Eh oui avec beaucoup de retard enfin je prends le temps de vous mettre ce CR (copié d'un blog privé que j'ai fait sur place pour des amis), merci tous ceux qui ont fait de même vous m'avez permis de passer de merveilleuses vacances.
Un peu de contexte : nous partons à 2, couple autour de la trentaine, nous arrivons à Hanoi et repartons de HCM. Mon (futur !) mari parle un peu vietnamien mais n'y est jamais allé. Nous avons réservé les billets en décembre (900 euros/pers en vol direct et classe éco premium, c'était le moins cher...), et la majorité des hôtels sur booking. Itinéraire en fonction de ce que j'ai lu par ci-par là. Pour les adresses e les photos je vous donnerai la liste plus tard, là je suis au boulot pas pratique. Je vous met les articles petit à petit.
Impressions générales : Premier voyage hors d'Europe "à l'aventure" pour nous, j'ai été rassurée sur toutes mes inquiétudes : on n'a pas été malade même en mangeant n'importe où, même au milieu de nulelle part quant il n'y avait pas d'eau courante. Contrairement à notre voyage au Maroc..., pas du tout d'insécurité, très facile de changer de programme sur place en s'aidant d'un hôtel sérieux. Très important en tout cas pour nous de bien choisir les hôtels, car cela permet de savoir que l'on peut se reposer sur l'hôtelier pour nous aider. Voir les commentaires sur booking, certains insistent un peu trop pour vendre des prestations dont les gens ne sont pas vraiment satisfaits.
Vaccins/Visa : J'avais mal préparé cet aspect, mon chéri aurait pu avoir payer moins cher et ne pas prendre de visa classique... tant pis. Vaccins : on a fait la totale (mère médecin stressée, et nous aussi un peu stressés, surtout qu'on n'a pas "peur" des vaccins comme d'autres personnes. On a fait : hépatite A et B, (remboursés, via notre médecin traitant) + fièvre typhoïde (je ne me souviens plus combien mais pas trop cher il existe couplé avec l'hépatite A mais on s'est décidé après donc on l'a fait séparément)+ encéphalite japonaise (2 injections autour de 100 euros chacune, qu'on a couplé avec la rage, recommandé à partir d'un mois mais comme on allait dans la cambrousse on a préféré), rage (3 injections dont 1 chez notre médecin traitant, autour de 45 euros chacune, on peut acheter le vaccin en pharmacie et ne pas retourner a l'institut pasteur ou air France ou autre, il faut juste acheter la même souche pour les 3 injections donc se renseigner au centre de vaccination si on y fait la premiere) + malarone pour le palu sur place (on n'a pas été malades du tout avec la malarone)
Notre itinéraire - Hanoi - nuit sur une jonque sur la baie de Halong - bus de nuit pour Ha Giang (8h) - tour à moto dans la montagne (col de Dong Van, Meo Vac, 3j) - bus puis bus pour Bac Ha - marché de Bac Ha - Tulico train, 9h de train de nuit pour Hanoi - bus pour Tam Coc et baie d'Halong terrestre en barque - vol pour Hue - col des nuages en voiture avec chauffeur (pas le droit de conduire !) pour Hoi An, par le col des nuages - vol pour Ho Chi Minh - bus pour le marché flottant de Can Tho - bus pour Rah Gia, la ville de la mère de mon chéri :) - bateau pour Phu Quoc, et le bungalow on the beach !!!!!! - vol pour Ho Chi Minh - vol pour Paris
Dimanche 20 avril 2014 : Arrivés à Hanoï !
En sortant de l'avion, on a l'impression de rentrer dans un Hammam avec l'humidité :) le temps est gris, il fait déjà 25° à 7h. On évite les taxi aux compteurs trafiqués, et on trouve le mini bus de Vietnam airlines, qui pour 40 000 dong chacun (1,5€) est sensé nous emmener au centre ville, a 2km de l'hôtel (selon voyage forum ;). Je demande le prix avant de monter, le chauffeur me confirme 4$, je demande en dong, il me dit 40 000. Après des dépassements sur les bandes d'arrêt d'urgence et quelques frôlements de scooter, nous voilà arrivés 1h après. Et évidemment, quand on tend le billet de 100 000 le chauffeur a "oublié" le prix et dit que c'est pas assez :) Et là, voilà super mon chéri !!!! Qui lui explique en vietnamien quel prix il a dit, et qu'il arrête de dire autre chose : ) J'ADORE ;) Le chauffeur veut nous faire prendre les moto taxi de ses copains, mais on lui fait comprendre qu'on veut marcher. Un couple de jeunes nous demande combien on a payé, on leur souhaite bonne chance :) On part faire un petit tour et on rencontre des jeunes qui proposent de nous prendre en photo, d'autres qui veulent se prendre en photo avec nous parce qu'il font un concours avec des copains, ils doivent ramener des photos avec des touristes :) d'autres qui nous proposent de nous accompagner pour pratiquer l'anglais... on pense à une arnaque mais non !! très sympa ces jeunes. On commence à se détendre un peu, on se dit que ça va être cool ce pays :)
On s'arrête boire un super jus de mangue et Coco (d'ailleurs on peut manger dans la Coco la noix !) en chemin devant un lac trop beau. Sur le trajet de l'hôtel, mon chéri se fait attraper par des vendeurs de chaussures qui lui disent que sa chaussure a un problème.... il se retrouve pieds nus avec le vendeur entrain de coller quelque chose... Arnaque, Arnaque... fuyons :) Je regarde en arrivant la météo, il va falloir changer nos plans, temps instable en montagne... trop risqué de prévoir 3j a moto. A la place, nous irons a sapa... s'il pleut ça sera moins dangereux a pied. Sapa est très (trop) touristique, on espère trouver en arrivant un guide qui nous emmène loin des vendeurs qui harcèlent les touristes... on est sur la piste d'une agence qui a l'air sérieuse, nomadtrails, (merci voyage forum !) Qui propose des treck de 2j avec nuit en homestay a l'écart des circuits touristiques. Il reste a choisir le circuit :) On re-sort faire un petit tour, on teste le street food, c'est super bon, on n'est pas encore malade c'est bon signe ;) au menu : du boeuf aux champignons, du poulet, du riz, des légumes sautes, miam ! Tout ça pour 3€/personne. D'ailleurs pour traverser, on adopte la technique du suiveur : guetter quelqu'un qui traverse et le coller de près :)
Lundi - Mardi : Nuit sur la baie de ha long
Super cet hôtel : petit déj avec fruit du dragon, pastèque, ananas, et crêpes banane miel :) ici, ils sucrent le café et le thé avec du lait concentré sucré... super bon :) L'agence ethnik travel nous envoie un minibus à l'hôtel. Trajet de 3h30 avec une halte technique à un magasin pour touristes ;) On en profite pour demander les prix des articles en vente ils sont plus chers qu'en ville, mais pas 3 fois plus. Maintenant je sais que les tee shirt peuvent se négocier à 2€, et les chapeaux à 50ct :) Nous arrivons à l'embarcadère et patientons 15min le temps des formalités administratives. Nous serons sur un petit bateau comme prévu, au total 13 touristes. Et là, le soleil se lève !! La cabine !! Avec une douche !! j'avais trouvé l'info nulle part alors je vous transmets :) Arrêt au village sur pilotis. Tour en kayak. Le guide nous apprend que les familles vivent là pour le tourisme, en échange de subventions pour l'éducation de leurs enfants. Ils apprennent à conduire la barque tôt et a 5 ans ils vont seuls a l'école.. un peu mal a l'aise quand même... j'ai l'impression d'être au zoo... Pas de baignade. Les méduses rodent !!
Retour au bateau et trajet jusqu'à la zone autorisée pour la nuit (protégée des tiphons) Dîner et parties de cartes avec le guide, 5 français, dont une expatriée qui travaille a l'ambassade et 2 amis, une mère et sa fille, qui reviennent d'un tour fantastique avec guide dans le nord, 2 espagnols, 4 américains. Les perdants chantent une chanson :) On en profite pour échanger des infos sur les bons plans d'hôtels, le prix de ce qu'ils ont négocié, comparer les guides papier, et sur leur itinéraire.
On apprend que le ciel gris quitte rarement le ciel, une fille qui est là depuis an an ne l'a vu qu'en août... mais bon il fait 40 degrés :) Les vietnamiens doivent absolument se marier avant 27 ans, les jeunes qui font des études sont très stressés, leur famille les harcèle tous les jours... passé 27 ans, il ne reste plus que des gens beaucoup plus âgés ou à problème ;) Les vietnamiens sont très romantiques, ils sont fan de lara fabian, de céline dion, adorent toutes les chansons romantiques ;)
Petite pause... les autres bateaux on de gros spots ! On est bien mieux sur le notre ;)
Le capitaine pêche des calamars avec un appât fluorescent qui les attire et une épuisette. Ca marche bien !
2e jour Petit déj a 7h, puis kayak jusqu'à une grotte. Des pêcheurs y vivaient avant. On croise des gros bateaux avec de la musique super forte...
Déjeuner, on échange nos mails pour échanger les photos ! Fruits salés en dessert ;) Retour a l'embarcadère puis retour en mini bus pour Hanoï On arrive, il est 16h. Petite ballade après avoir déposé les sacs. Et là.... Je sais pas pour vous, mais il arrive toujours un moment ou je me dis que j'ai pas emmené les bonnes chaussures :) j'en vois d'ici qui rigolent :) Donc on a demandé a l'hôtel le prix des chaussures, il nous dit maximum 8$ la paire. On va a la rue de la chaussures qui est juste à côté, j'essaie 3 paires, on en négocie une à 10€ (la flemme de chercher ailleurs...) on va s'apercevoir après qu'on l'a payée 3 fois trop chère... et... au bout d'une heure, devinez quoi, j'ai mal aux pieds ;))) bon, je remets les anciennes ;)
On en profite pour faire laver du linge pour demain (on a tout sali en 3 jours... ben oui avec 3 douches par jour...). 3kg. C'est normalement pas cher.
On récupère le billet de train pour demain, on part a 21h50, ils nous garderont nos sacs, et négocieront un taxi pour la gare. On confirme aussi le treck pour sapa, on choisit le plus facile, le R3 :)
www.vietnamnomadtrails.com
On demande l'hôtel s'ils peuvent nous réserver un bus pour la baie d'along terrestre (tam coc) ou on va dans une semaine, ils nous proposent un truc qui nous va pas avec des détours, on se dit qu'on ira a la station de bus. Et en se promenant on tombe devant le sinh café, l'agence qui gère les bus open tour au Vietnam. L'avantage c'est qu'ils nous déposent directement a tam coc et pas a nin binh, la ville d'a côté, comme les bus publics. On réserve ! (8$/pers) Dîner dans un resto recommandé par l'hôtel, super bon ! Salade de papaye... jus de goyave, pho...
Un peu de contexte : nous partons à 2, couple autour de la trentaine, nous arrivons à Hanoi et repartons de HCM. Mon (futur !) mari parle un peu vietnamien mais n'y est jamais allé. Nous avons réservé les billets en décembre (900 euros/pers en vol direct et classe éco premium, c'était le moins cher...), et la majorité des hôtels sur booking. Itinéraire en fonction de ce que j'ai lu par ci-par là. Pour les adresses e les photos je vous donnerai la liste plus tard, là je suis au boulot pas pratique. Je vous met les articles petit à petit.
Impressions générales : Premier voyage hors d'Europe "à l'aventure" pour nous, j'ai été rassurée sur toutes mes inquiétudes : on n'a pas été malade même en mangeant n'importe où, même au milieu de nulelle part quant il n'y avait pas d'eau courante. Contrairement à notre voyage au Maroc..., pas du tout d'insécurité, très facile de changer de programme sur place en s'aidant d'un hôtel sérieux. Très important en tout cas pour nous de bien choisir les hôtels, car cela permet de savoir que l'on peut se reposer sur l'hôtelier pour nous aider. Voir les commentaires sur booking, certains insistent un peu trop pour vendre des prestations dont les gens ne sont pas vraiment satisfaits.
Vaccins/Visa : J'avais mal préparé cet aspect, mon chéri aurait pu avoir payer moins cher et ne pas prendre de visa classique... tant pis. Vaccins : on a fait la totale (mère médecin stressée, et nous aussi un peu stressés, surtout qu'on n'a pas "peur" des vaccins comme d'autres personnes. On a fait : hépatite A et B, (remboursés, via notre médecin traitant) + fièvre typhoïde (je ne me souviens plus combien mais pas trop cher il existe couplé avec l'hépatite A mais on s'est décidé après donc on l'a fait séparément)+ encéphalite japonaise (2 injections autour de 100 euros chacune, qu'on a couplé avec la rage, recommandé à partir d'un mois mais comme on allait dans la cambrousse on a préféré), rage (3 injections dont 1 chez notre médecin traitant, autour de 45 euros chacune, on peut acheter le vaccin en pharmacie et ne pas retourner a l'institut pasteur ou air France ou autre, il faut juste acheter la même souche pour les 3 injections donc se renseigner au centre de vaccination si on y fait la premiere) + malarone pour le palu sur place (on n'a pas été malades du tout avec la malarone)
Notre itinéraire - Hanoi - nuit sur une jonque sur la baie de Halong - bus de nuit pour Ha Giang (8h) - tour à moto dans la montagne (col de Dong Van, Meo Vac, 3j) - bus puis bus pour Bac Ha - marché de Bac Ha - Tulico train, 9h de train de nuit pour Hanoi - bus pour Tam Coc et baie d'Halong terrestre en barque - vol pour Hue - col des nuages en voiture avec chauffeur (pas le droit de conduire !) pour Hoi An, par le col des nuages - vol pour Ho Chi Minh - bus pour le marché flottant de Can Tho - bus pour Rah Gia, la ville de la mère de mon chéri :) - bateau pour Phu Quoc, et le bungalow on the beach !!!!!! - vol pour Ho Chi Minh - vol pour Paris
Dimanche 20 avril 2014 : Arrivés à Hanoï !
En sortant de l'avion, on a l'impression de rentrer dans un Hammam avec l'humidité :) le temps est gris, il fait déjà 25° à 7h. On évite les taxi aux compteurs trafiqués, et on trouve le mini bus de Vietnam airlines, qui pour 40 000 dong chacun (1,5€) est sensé nous emmener au centre ville, a 2km de l'hôtel (selon voyage forum ;). Je demande le prix avant de monter, le chauffeur me confirme 4$, je demande en dong, il me dit 40 000. Après des dépassements sur les bandes d'arrêt d'urgence et quelques frôlements de scooter, nous voilà arrivés 1h après. Et évidemment, quand on tend le billet de 100 000 le chauffeur a "oublié" le prix et dit que c'est pas assez :) Et là, voilà super mon chéri !!!! Qui lui explique en vietnamien quel prix il a dit, et qu'il arrête de dire autre chose : ) J'ADORE ;) Le chauffeur veut nous faire prendre les moto taxi de ses copains, mais on lui fait comprendre qu'on veut marcher. Un couple de jeunes nous demande combien on a payé, on leur souhaite bonne chance :) On part faire un petit tour et on rencontre des jeunes qui proposent de nous prendre en photo, d'autres qui veulent se prendre en photo avec nous parce qu'il font un concours avec des copains, ils doivent ramener des photos avec des touristes :) d'autres qui nous proposent de nous accompagner pour pratiquer l'anglais... on pense à une arnaque mais non !! très sympa ces jeunes. On commence à se détendre un peu, on se dit que ça va être cool ce pays :)
On s'arrête boire un super jus de mangue et Coco (d'ailleurs on peut manger dans la Coco la noix !) en chemin devant un lac trop beau. Sur le trajet de l'hôtel, mon chéri se fait attraper par des vendeurs de chaussures qui lui disent que sa chaussure a un problème.... il se retrouve pieds nus avec le vendeur entrain de coller quelque chose... Arnaque, Arnaque... fuyons :) Je regarde en arrivant la météo, il va falloir changer nos plans, temps instable en montagne... trop risqué de prévoir 3j a moto. A la place, nous irons a sapa... s'il pleut ça sera moins dangereux a pied. Sapa est très (trop) touristique, on espère trouver en arrivant un guide qui nous emmène loin des vendeurs qui harcèlent les touristes... on est sur la piste d'une agence qui a l'air sérieuse, nomadtrails, (merci voyage forum !) Qui propose des treck de 2j avec nuit en homestay a l'écart des circuits touristiques. Il reste a choisir le circuit :) On re-sort faire un petit tour, on teste le street food, c'est super bon, on n'est pas encore malade c'est bon signe ;) au menu : du boeuf aux champignons, du poulet, du riz, des légumes sautes, miam ! Tout ça pour 3€/personne. D'ailleurs pour traverser, on adopte la technique du suiveur : guetter quelqu'un qui traverse et le coller de près :)
Lundi - Mardi : Nuit sur la baie de ha long
Super cet hôtel : petit déj avec fruit du dragon, pastèque, ananas, et crêpes banane miel :) ici, ils sucrent le café et le thé avec du lait concentré sucré... super bon :) L'agence ethnik travel nous envoie un minibus à l'hôtel. Trajet de 3h30 avec une halte technique à un magasin pour touristes ;) On en profite pour demander les prix des articles en vente ils sont plus chers qu'en ville, mais pas 3 fois plus. Maintenant je sais que les tee shirt peuvent se négocier à 2€, et les chapeaux à 50ct :) Nous arrivons à l'embarcadère et patientons 15min le temps des formalités administratives. Nous serons sur un petit bateau comme prévu, au total 13 touristes. Et là, le soleil se lève !! La cabine !! Avec une douche !! j'avais trouvé l'info nulle part alors je vous transmets :) Arrêt au village sur pilotis. Tour en kayak. Le guide nous apprend que les familles vivent là pour le tourisme, en échange de subventions pour l'éducation de leurs enfants. Ils apprennent à conduire la barque tôt et a 5 ans ils vont seuls a l'école.. un peu mal a l'aise quand même... j'ai l'impression d'être au zoo... Pas de baignade. Les méduses rodent !!
Retour au bateau et trajet jusqu'à la zone autorisée pour la nuit (protégée des tiphons) Dîner et parties de cartes avec le guide, 5 français, dont une expatriée qui travaille a l'ambassade et 2 amis, une mère et sa fille, qui reviennent d'un tour fantastique avec guide dans le nord, 2 espagnols, 4 américains. Les perdants chantent une chanson :) On en profite pour échanger des infos sur les bons plans d'hôtels, le prix de ce qu'ils ont négocié, comparer les guides papier, et sur leur itinéraire.
On apprend que le ciel gris quitte rarement le ciel, une fille qui est là depuis an an ne l'a vu qu'en août... mais bon il fait 40 degrés :) Les vietnamiens doivent absolument se marier avant 27 ans, les jeunes qui font des études sont très stressés, leur famille les harcèle tous les jours... passé 27 ans, il ne reste plus que des gens beaucoup plus âgés ou à problème ;) Les vietnamiens sont très romantiques, ils sont fan de lara fabian, de céline dion, adorent toutes les chansons romantiques ;)
Petite pause... les autres bateaux on de gros spots ! On est bien mieux sur le notre ;)
Le capitaine pêche des calamars avec un appât fluorescent qui les attire et une épuisette. Ca marche bien !
2e jour Petit déj a 7h, puis kayak jusqu'à une grotte. Des pêcheurs y vivaient avant. On croise des gros bateaux avec de la musique super forte...
Déjeuner, on échange nos mails pour échanger les photos ! Fruits salés en dessert ;) Retour a l'embarcadère puis retour en mini bus pour Hanoï On arrive, il est 16h. Petite ballade après avoir déposé les sacs. Et là.... Je sais pas pour vous, mais il arrive toujours un moment ou je me dis que j'ai pas emmené les bonnes chaussures :) j'en vois d'ici qui rigolent :) Donc on a demandé a l'hôtel le prix des chaussures, il nous dit maximum 8$ la paire. On va a la rue de la chaussures qui est juste à côté, j'essaie 3 paires, on en négocie une à 10€ (la flemme de chercher ailleurs...) on va s'apercevoir après qu'on l'a payée 3 fois trop chère... et... au bout d'une heure, devinez quoi, j'ai mal aux pieds ;))) bon, je remets les anciennes ;)
On en profite pour faire laver du linge pour demain (on a tout sali en 3 jours... ben oui avec 3 douches par jour...). 3kg. C'est normalement pas cher.
On récupère le billet de train pour demain, on part a 21h50, ils nous garderont nos sacs, et négocieront un taxi pour la gare. On confirme aussi le treck pour sapa, on choisit le plus facile, le R3 :)
www.vietnamnomadtrails.com
On demande l'hôtel s'ils peuvent nous réserver un bus pour la baie d'along terrestre (tam coc) ou on va dans une semaine, ils nous proposent un truc qui nous va pas avec des détours, on se dit qu'on ira a la station de bus. Et en se promenant on tombe devant le sinh café, l'agence qui gère les bus open tour au Vietnam. L'avantage c'est qu'ils nous déposent directement a tam coc et pas a nin binh, la ville d'a côté, comme les bus publics. On réserve ! (8$/pers) Dîner dans un resto recommandé par l'hôtel, super bon ! Salade de papaye... jus de goyave, pho...
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Bonjour à tous
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Bonjour,
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
Bonjour,
Voici quelques contes et légendes, au Vietnam ils sont omniprésents, différents parfois dans la forme mais toujours en fond de vie.. ils décrivent la société à travers ses croyances, ses traditions et ... Certains contes font même partie de l'Histoire du pays.
Tam et Cam, Il y était une fois deux demi-sœurs l'une nommée Tam et l'autre Cam. Tam était la fille du père de la première épouse. Celle ci était morte lorsque l'enfant était encore jeune et son père prit une deuxième épouse. Quelques années plus tard, le père décèda en laissant Tam vivre seule avec sa belle-mère et sa demi-soeur.
La belle-mère et la demi-soeur traitaient la jeune fille sévèrement. Tam avait du travail toute la journée et jusque tard dans la nuit. Alors qu'il faisait complètement noir, elle devait s'occuper de porter de l'eau pour la cuisine, faire la lessive, cueillir des légumes et ramasser de la fougère d'eau pour la donner à manger aux porcs. Toute la nuit, elle passait beaucoup de temps à décortiquer le riz. Pendant que Tam travaillait sa soeur n'avait rien d'autre à faire que de jouer. Elle était très bien habillée et mangeait toujours les meilleurs aliments.
Un matin, la belle mère donna deux nasses une à Tam et une à Cam et leur a dit d'aller à la rizière pour capturer de minuscules crevettes et crabes. "Je donnerais un yem de tissu rouge à celle qui ramènera un panier rempli " promit t-elle.
Tam était très habile pour trouver des crevettes et des crabes dans la rizière et elle rempli rapidement son panier de pêche. Cam marcha à travers les rizière mais elle ne pu rien attraper. Elle regarda Tam et lui dit: "Oh, ma chère soeur, vos cheveux sont couvert de boue. Plongez dans l'étang pour vous laver ou vous serez réprimandé par notre mère à notre retour à la maison."
Croyant ce que sa sœur lui disait, Tam précipita dans l'étang pour se laver. Dès qu'elle fut parti, Cam vida le contenu du panier dans son propre panier de pêche et se hâta de rentrer à la maison demander le yem de tissu rouge.
Quand elle eut fini de se laver et au vu son panier vide Tam éclata en sanglots.
Un Bouddha qui était assis sur un lotus dans le ciel entendit ses sanglots et descendit près d'elle. «Pourquoi pleures-tu ?" demanda le Bouddha.
Tam, lui dit tout ce qui s'était passé et le la réconforta. "Sèches tes larmes. Regardes dans ton panier de pêche et de vois s'il reste quelque chose."
Tam se pencha sur le panier et le Bouddha dit: "Il y avait seulement une minuscule poisson "bông".(Goujon)
«Prends le poisson et met le dans l'étang près de chez toi. A chaque repas, tu devras y jeter un bol de riz pour le nourrir. Si tu souhaites qu'il monte à la surface pour manger le riz, tu devras l'appeler comme ceci :
Chers bông, chers bông, Remonte pour manger mon riz doré, Sans cela personne d'autre ne trouvera le goût agréable.
Au revoir mon enfant, je te souhaite bonne chance. "Après avoir dit cela le Bouddha disparu.
Tam mit le poisson dans l'étang comme on lui avait recommandé de le faire et chaque jour, après le déjeuner et le repas du soir, elle prit du riz pour le nourrir. Jour après jour, ainsi le poisson bông et la jeune fille devinrent de bons amis.
A voir Tam prendre du riz et le jeter dans l'étang, après chaque repas, la belle-mère eut des soupçons et dit à Cam de l'espionner. Cam s'était caché dans un buisson près de l'étang, quand Tam appela bông poissons elle mémorisa ses paroles et se sont précipités à sa mère pour lui dire le secret.
Ce soir-là, la belle-mère dit à Tam que demain elle devrait conduire les buffles à paître dans les champs en dehors de la ville.
"C'est maintenant la saison pour les légumes. Les Buffles ne peuvent pas paître dans le village. Demain, tu devras emmener les buffles à l'extérieur de la ville. Si tu vas paître dans le village, ils seront pris par les notables."
Tam se leva très tôt le lendemain matin pour conduire les buffles aux champs lointains. Quand elle eut disparu, Cam et sa mère prirent du riz et allèrent à l'étang, où elles appelèrent le poisson bông. Il monta à la surface où la femme l'attrapa. Ensuite elle le cuisina puis le mangea.
Le soir venu, Tam revint et après avoir mangé pris un peu de riz et se dirigea vers l'étang pour nourrir son ami. Elle a appela et appela encore et encore, mais elle ne vit que des gouttes de sang à la surface de l'eau. Tam su que quelque chose de terrible s'était passé et se mit à pleurer.
Le Bouddha apparu à ses côtés de nouveau. «Pourquoi pleures-tu cette fois-ci, mon enfant?"
Tam lui raconta toute l'histoire et le Bouddha dit "Ton poisson a été pêché et mangé. Maintenant, ne pleure plus. Il faut trouver les arrêtes du poissons et de les mettre dans quatre pots. Après avoir fait cela, tu devras enterrer les pots et en placer un à chacun des pieds de ton lit."
Tam chercha et chercha les arrêtes de son cher ami, mais ne les trouvait nulle part. Alors qu'elle cherchait encore et encore un coq est venu vers elle lui disant :
Cock-a-doodle-do, cock-a-doodle-do, Une poignée de riz, Et je trouve les arrêtes pour vous.
Tam lui donna du riz et quand il eut mangé se précipita dans la cuisine. En peu de temps, l'élégant volaille revint avec les arrêtes qu'il déposa aux pieds de Tam. La jeune fille mis les arrêtes dans quatre pots et en enterra un à chacun des pieds de son lit.
Quelques mois plus tard, le roi a proclama l'existence d'un grand festival. Tous les habitants du village de Tam allaient y participer et la route était bondé avec des gens richement vêtus en route vers la capitale. Cam et de sa mère parés de leurs plus beaux vêtements était prêtent à se joindre à eux. Lorsque la femme vit que Tam voulait également participer à la soirée de gala fit un clin d'oeil à Cam. Puis elle mélangea un panier de riz brut avec le panier de décortiqué, le riz que Tam avait trié la veille au soir. "Tu iras à la fête quand tu auras séparés chacun de ces grains de riz. Si il n'y a pas de riz lorsque nous rentrerons ce soir je te battrait."
Puis elle et sa fille rejoignirent les gens heureux sur le chemin de la fête laissant Tam solitaire à sa tâche. Elle commença à séparer le riz, mais elle savait que cela était désespérée et elle se mit à pleurer.
Une fois encore, le Bouddha apparu à ses côtés. "Pourquoi y a t-il des larmes dans les yeux?" a t-il demandé.
Tam lui expliqua que les grains de riz devaient être séparées et que le festival serait terminé avant qu'elle ait fini.
"Apportes tes paniers dans la cour"dit le Bouddha. "Je vais appeler les oiseaux pour t'aider. "
Les oiseaux virent picorer et voleter jusqu'à ce qu'en un rien de temps, ils eut divisé le riz et la cosse en deux paniers. différent. Pas un seul grain ils ne mangèrent mais lorsqu'ils s'envolèrent Tam se mit à pleurer de nouveau.
«Maintenant, pourquoi tu pleures?" demanda le Bouddha.
"Mes vêtements sont trop pauvres, je vous remercie pour votre aide, mais je ne peux pas aller habillé comme ça."
"Vas déterrer les quatre pots" ordonna le Bouddha. "Ensuite, tu auras tout ce qu'il te faut."
Tam obéi, déterra et ouvrit les pots. Dans le premier elle trouva une belle robe en soie, un Yem en soie et une écharpe du même tissu. Dans le deuxième pot elle trouva une paire de chaussures brodées qui d'une ruse de sa conception lui allait parfaitement. Quand elle ouvrit le troisième pot elle fut surprise d'y trouver un cheval miniature. Une fois dehors il grandi pour devenir un noble coursier. Dans le quatrième il y avait une selle richement. Elle alla laver et brosser ses cheveux jusqu'à ce qu'ils brille. Puis elle mit ses merveilleux vêtements neufs et se dirigea vers le festival.
Sur le chemin, elle a dû traverser un ruisseau, et une de ses chaussures brodées tomba à l'eau et coula. Elle était tellement pressé qu'elle ne pouvait pas s'arrêter pour chercher sa chaussure, alors elle enveloppa l'autre chaussure dans son foulard.
Peu de temps après, le roi et son entourage mené par deux éléphants, arriva à ce même endroit. Les éléphants refusèrent d'entrer dans l'eau baissèrent leurs défenses en barrissements. Le roi ordonna à ses disciples d'aller les chercher dans l'eau. L'un d'entre eux trouva la chaussure brodée et la porta au roi qui la regarda de près.
Enfin, il dit "La jeune fille qui portait une chaussure aussi belle que celle ci doit elle-même être très belle. Allons à la fête et retrouvons. la. Celle qui pourra la porter deviendra ma femme."
Il y eut beaucoup d'émotion quand toutes les femmes apprirent la décision du roi, toutes attendaient impatiemment leur tour pour essayer la chaussure.
Cam et sa mère essayèrent aussi mais sans succès, et quand ils virent Tam attendre patiemment près de là, elles commencèrent à la dénigrée. "Comment quelqu'un d'aussi commun que toi pourrait être la propriétaire d'une telle chaussure ? Et où as-tu voler ces beaux vêtements ?" Nous rentrons à la maison et s'il n'y a pas de riz à cuire je te battrais sévèrement."
Tam ne dit rien mais quand vint son tour d'essayer la chaussure elle lui alla parfaitement. Puis elle montra l'autre chaussure qu'elle avait soigneusement enveloppé dans son foulard et tout le monde sut qu'elle serait la future reine.
Le roi a ordonna à ses fonctionnaires d'emmener Tam au le palais dans un palanquin, elle fut emmené loin des regards furieux et jaloux de sa belle-mère et de sa demi-soeur.
Tam été très heureuse de vivre dans la citadelle avec le roi, mais elle n'avait jamais oublié son père. Comme la date anniversaire de sa mort était proche elle demanda au roi si elle pouvait retourner dans son village pour préparer une offrande.
Quand Cam et sa mère virent que Tam était de retour, jalouse elles échafaudèrent un mauvais plan. "Tu dois faire une offre de bétel à ton père" déclara la belle-mère. "Cet arbre de noix d'arec a les meilleures écrous. Tu grimpe vraiment bien, tu dois aller en haut de l'arbre et en rapporter quelques-unes."
Tam escalada l'arbre et quand elle se trouva à son sommet la belle-mère pris une hache commença à couper le tronc. Elle le secoua et Tam cria en alarme "Que se passe t'il ? Pourquoi secouez vous l'arbre de cette sorte ?"
"Il y a beaucoup de fourmis ici" dit la belle-mère. "Je suis en train de les chasser."
Elle continua à couper l'arbre jusqu'à ce qu'il tombe. Il se renversa dans un étang profond et la belle jeune femme se noya. Les deux méchant assassins prirent les vêtements de Tam et se rendirent à la citadelle. Là la belle mère expliqua le terrible «accident» au roi et lui offrit Cam en remplacement. Le roi était très malheureux mais il ne dit rien.
Tam une fois décédée s'était transformée en un oiseau Vang Anh. L'oiseau de retour au palais vit Cam laver les vêtements du roi près du puits. Elle appela "Ce sont les vêtements de mon mari. Sécher les vêtements sur le poteau et non pas sur la clôture de peur qu'ils ne soient déchirés."
Puis elle se rendit à la fenêtre de la chambre du roi en chantant. L'oiseau le suivait partout et le roi à qui Tam manquait grandement lui parla d'elle "Chers oiseaux, chers oiseaux, si vous êtes ma femme, s'il vous plaît venez à mon bras."
L'oiseau sauta sur sa manche. Le roi aimait tellement l'oiseau qu'il avait souvent oublié de manger ou de dormir et avait fait une cage en or. Il l'écoutait jour et nuit ignorait complètement Cam.
Cam alla parler à sa mère de l'oiseau. La femme affirma qu'elle devait le tuer et le manger puis trouver une histoire à raconter au roi. Cam attendit jusqu'à ce que le roi fut absent alors elle fit comme sa mère lui avait conseillé et jeta les plumes dans le jardin.
Quand le roi fut de retour il demanda des nouvelles de l'oiseau et Cam répondit : "J'ai eu une grande faim d'oiseau, j'ai eu tellement peu de viande pour le repas." Le roi ne dit rien.
Les plumes poussèrent dans un arbre et chaque fois que le roi venait sous les branches, se penchant il lui faisait un parasol d'ombre. Il fit placé un hamac sous l'arbre et chaque jour venait s'y reposer.
Cam n'était pas heureuse et encore une fois alla demander à sa mère quelques conseils :
"Il faut abattre l'arbre en secret. Utiliser le bois pour faire un métier à tisser et dis au roi que tu aimerais lui tisser une étoffe."
Un jour de tempête Cam abattit l'arbre et le transforma en un métier à tisser. Quand le roi lui demanda ce que cela signifiat elle dit que le vent avait soufflé trop fort et que maintenant elle tisserait pour lui sur ce métier fait du bois de son arbre. Quand elle s'assit au métier à tisser, il lui parla "Klick Klack, Klick Klack, vous avez pris mon mari. Je vais prendre vos yeux."
Le Cam terrifiée répéta à sa mère les mots du métier à tisser "Brûle le métier à tisser et porte ses cendres loin du palais" dit elle à sa fille.
Cam fit comme elle avait dit et jeta les cendres sur le côté de la route à une grande distance de la maison du roi. Les cendres alimentèrent un arbre qui à la belle saison se couvrit d'un enorme fruit doté d'une flagrance qui pouvait être senti de loin.
Une vieille femme qui a vendait de l'eau potable à proximité attiré par l'odeur vint sous l'arbre. Elle examina les fruits ouvrit sa poche et appela avec nostalgie "Chère Thi, tombe dans ma poche, je te garderai pour l'odeur, jamais je ne te mangerait."
Le fruit tomba dans sa poche et elle l'aima et le chéri, le conserva dans sa chambre pour regarder et sentir son parfum.
Chaque jour, la vieille femme se rendait à son étal, alors Tam quitta le fruit et nettoya la maison, mit les choses en ordre, le riz à cuire et fit une soupe de légumes du jardin. Puis elle est redevint toute petite et retourna à l'intérieur du fruit Thi.
La vieille femme curieuse était décidé à découvrir venait l'aider. Un matin, elle fit semblant d'aller à son stand et se cacha derrière un arbre près de la porte de derrière. Elle regarda à travers une fissure et vu sortir Tam du fruit Thi et grandir jusqu'à devenir une belle jeune fille. La vieille femme très heureuse se sont précipita dans la maison , décida de l'adopter. Elle déchira la peau du fruit et le jeta dehors. Tam vécu heureuse avec la vieille femme en l'aidant à la maison tous les jours. Elle préparait également des gâteaux et du bétel à vendre sur le stand.
Un jour, le roi a quitta sa citadelle traversant la campagne à cheval, il arriva à l'ancienne ferme. La vieille femme lui offrit de l'eau et du bétel et lorsqu'il l'accepta, il a vit que le bétel était rouler comme les ailes d'un aigle. Il se souvint que sa femme préparait bétel exactement de cette façon.
"Qui a préparé ce bétel ?" demanda t'il.
"Il a été fait par ma fille" répondit la vieille femme.
"Où est ta fille ? Permettez-moi de la voir."
La vieille femme appelée Tam. Quand elle arriva le roi reconnu son épouse bien-aimée. Le roi était très heureux et lorsque la vieille femme lui eut raconté toute l'histoire, il envoya ses serviteurs apporter une riche palanquin pour transporter sa femme à la citadelle.
Quand Cam vit que Tam était revenu, elle devint encore plus craintive, un jour elle demanda à sa demi-soeur le secret de sa grande beauté
"Veux tu devenir vraiment très belle ? demanda Tam. "Vient je vais te montrer comment faire." Tam demanda ses serviteurs de creuser un trou et de préparer un gros pot d'eau bouillante. "Si tu veux être belle, tu doit aller dans ce trou" dit Tam à la méchante demi-soeur.
Lorsque Cam fut dans le trou Tam es fonctionnaires versèrent l'eau bouillante dans le trou et sa demi-sœur rencontra la mort. Tam fit de sa chair un "mam", une délicieuse sauce et l'a envoyé à sa belle-mère en disant que c'était un cadeau de sa fille.
Chaque jour, la femme prenait ses accompagné de cette sauce, tout en commentant le délicieux goût. Un corbeau vint à sa maison, perchée sur le toit il dit "Délicieux ! La mère mange la chair de sa propre fille, Donnez-moi en un peu."
La belle-mère très en colère chassa l'oiseau au loin, mais le jour où le pot de "mam" fut presque vide, elle vit le crâne de sa fille et tomba raide morte.
L'arbalète Magique Grâce à l'arc offert par un génie, le roi An Duong Vuong arriva à défaire l'armée chinoise. Ne pouvant lutter à armes égales avec ce dernier, le général Chinois Triêu Dà dut faire la paix eté dépêcha son fils Trong Thuy à la cour de Au-Lac en gage de bonnes relations entre les deux apys. Trong Thuy arriva à conquérir le coeur de la fille du roi An Duong Vuong et devint ainsi le conseiller intime du roi.
Malgré l'affection et l'amour qu'il portait à sa femme My Chau, il ne perdait pas de vue la mission dont l'avait investi son père : neutraliser l'arme magique qui permettait d'assurer la suprématie du roi An Duong Vuong. Cet engin miraculeux était bien gardé dans un endroit connu seulement par le roi et sa fille. Celle ci, après maintes demandes insistantes de Trong Thuy, lui montra cette arme magique dont la gâchette était constituée par une griffe de la Tortue d'Or. Profitant d'un moment d'innatention de la princesse, Trong Thuy résussit à décrocher la griffe de la Tortue d'Or et la remplacer par un imitation similaire.
Puis, peu de temps après il prétextât la mauvaise santé de son père et demanda au roi de lui permettre de rentrer dans son pays. Avant son départ, il demanda à sa femme "Comment nous retrouver en cas de séparation brusquée ?" ; "Tu peux me repérer facilement car en cas d'urgence, je jetterai sur mon passage, les duvets blancs de mon manteau, lui répondit elle.
Convaincu que l'arme magique ne possédait plus les vertus dévastatrices, le général Chinois se lança à l'attaque du royaume de Au Lac. Toujours confiant en la puissance de son arc magique, le roi An Duong Vuong alla chercher son arme pour détruire les ennemis. Ayant constaté que l'arme était détraquée, le roi prit la fuite en sautant sur son cheval et en emmenant sa fille en croupe en direction de la mer. Arrivé près du rivage, il s'écria "Génie de la Tortue d'Or, venez à mon secours". Celui ci apparut aussitôt et pointa son index vers le roi en disant "L'ennemi est derrière vous, sur la croupe du cheval." Le roi se retourna, vit sa fille avec la traînée de plumes blanches semées sur la route qu'il avait suivie.
Furieux, il sortit son épée, tua My Chau et suivit le génie de la Tortue d'Or dans la mer. Guidé par les plumes d'oie, Trong Thuy vit le corp de sa femme morte sur la place. Le sang qui s'échappait fut ingrgité par les huîtres et se transforma en des perles. Désespéré Trong Thuy ramena le corps de sa femme à Co Loa et se suicida en se guêtrant dans un puits près de la tombe de My Châu.
Le gâteau du têt Le roi Hùng-Vuong avait trois épouses. Chacune d’elles donnèrent naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième épouse, Van, vivait avec sa grand-mère maternelle car sa mère était décédée. Il s’occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand-mère le maria à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse. Le couple menait une vie modeste mais heureuse. Van et son épouse furent un jour convoqués par le roi. A la cour, Van vit ses frères et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Tout le monde se moquait d’eux et leur reprochèrent de se présenter au roi sous une apparence si modeste. Mais le roi se montra affectueux envers son fils Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et fatigué par un règne de 50 ans, le roi décida alors de céder le trône à celui capable de préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands, confiantes en leur talent culinaire, étaient persuadées de gagner. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère. Celle-ci lui annonça qu’il serait l’élu du trône. Pour cela, il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande et de la graisse au milieu qui symboliserait le cœur. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de confectionner ce gâteau, puis de le faire bouillir dans une marmite en argile cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier ne trouva rien d’exceptionnel à tous ces mets. Quant au gâteau offert par Van et Xuân, il ravit le roi par sa délicatesse et les symboles qu’il représentait. Le souverain combla Van de louanges et le désigna comme son digne successeur. Car, avant tout, il s’agissait de trouver la personne la plus à même de gouverner le pays avec sagesse.
Pourquoi la mer est saléeIl y a fort longtemps vivaient en Chine deux frères. Wang, l'aîné, était le plus fort et brimait sans cesse son cadet. À la mort de leur père, les choses ne s'arrangèrent pas et la vie devint intenable pour Wang-cadet. Wang-l'aîné accapara tout l'héritage du père : la belle maison, le buffle et tout le bien. Wang-cadet n'eut rien du tout et la misère s'installa bientôt dans sa maison.Un jour, il ne lui resta même plus un seul grain de riz. Il fut donc obligé de se rendre chez son frère pour ne pas mourir de faim. Arrivé sur place, il le salua et lui parla en ces termes : « Frère aîné, prête-moi un peu de riz. » Mais son frère, qui était très avare, refusa tout net de l'aider et le cadet repartit bredouille. Ne sachant que faire, Wang-cadet s'en alla pêcher au bord de la mer jaune. La chance n'était pas de son côté, car il ne parvint pas à attraper le plus petit poisson. Il rentrait chez lui les mains vides, la tête basse, le cœur lourd quand soudain, il aperçut une meule au milieu de la route. « Ça pourra toujours servir ! » pensa-t-il en ramassant la meule, et il la rapporta à la maison. Dès qu'elle l'aperçut, sa femme lui demanda : « As-tu fait bonne pêche ? Rapportes-tu beaucoup de poissons ? — Non, femme ! Il n'y a pas de poisson. Je t'ai apporté une meule. — Wang-cadet, tu sais bien que nous n'avons rien à moudre : il ne reste pas un seul grain à la maison. » Wang-cadet posa la meule par terre et, de dépit, lui donna un coup de pied. La meule se mit à tourner, à tourner et à moudre. Et il en sortait du sel, des quantités de sel. Elle tournait de plus en plus vite et il en sortait de plus en plus de sel. Wang-cadet et sa femme étaient tout contents de cette aubaine tandis que la meule tournait, tournait et le tas de sel grandissait, grandissait. Wang-cadet commençait à avoir peur et se demandait comment il pourrait bien arrêter la meule. Il pensait, réfléchissait, calculait, il ne trouvait aucun moyen. Soudain, il eut enfin l'idée de la retourner, et elle s'arrêta. À partir de ce jour, chaque fois qu'il manquait quelque chose dans la maison, Wang-cadet poussait la meule du pied et obtenait du sel qu'il échangeait avec ses voisins contre ce qui lui était nécessaire. Ils vécurent ainsi à l'abri du besoin, lui et sa femme. Mais le frère aîné apprit bien vite comment son cadet avait trouvé le bonheur et il fut assailli par l'envie. Il vint voir son frère et dit : « Frère-cadet, prête-moi donc ta meule. » Le frère cadet aurait préféré garder sa trouvaille pour lui, mais il avait un profond respect pour son frère aîné et il n'osa pas refuser. Wang-l'aîné était tellement pressé d'emporter la meule que Wang-cadet n'eut pas le temps de lui expliquer comment il fallait faire pour l'arrêter. Lorsqu'il voulut lui parler, ce dernier était déjà loin, emportant l'objet de sa convoitise. Très heureux, le frère aîné rapporta la meule chez lui et la poussa du pied. La meule se mit à tourner et à moudre du sel. Elle moulut sans relâche, de plus en plus vite. Le tas de sel grandissait, grandissait sans cesse. Il atteignit bien vite le toit de la maison. Les murs craquèrent. La maison allait s'écrouler. Wang-l'aîné prit peur. Il ne savait pas comment arrêter la meule. Il eut alors l'idée de la faire rouler hors de la maison, qui était sur une colline. La meule dévala la pente, roula jusque dans la mer et disparut dans les flots. Depuis ce temps-là, la meule continue à tourner au fond de la mer et à moudre du sel. Personne n'est allé la retourner. Et c'est pour cette raison que l'eau de la mer est salée.
Tam et Cam, Il y était une fois deux demi-sœurs l'une nommée Tam et l'autre Cam. Tam était la fille du père de la première épouse. Celle ci était morte lorsque l'enfant était encore jeune et son père prit une deuxième épouse. Quelques années plus tard, le père décèda en laissant Tam vivre seule avec sa belle-mère et sa demi-soeur.
La belle-mère et la demi-soeur traitaient la jeune fille sévèrement. Tam avait du travail toute la journée et jusque tard dans la nuit. Alors qu'il faisait complètement noir, elle devait s'occuper de porter de l'eau pour la cuisine, faire la lessive, cueillir des légumes et ramasser de la fougère d'eau pour la donner à manger aux porcs. Toute la nuit, elle passait beaucoup de temps à décortiquer le riz. Pendant que Tam travaillait sa soeur n'avait rien d'autre à faire que de jouer. Elle était très bien habillée et mangeait toujours les meilleurs aliments.
Un matin, la belle mère donna deux nasses une à Tam et une à Cam et leur a dit d'aller à la rizière pour capturer de minuscules crevettes et crabes. "Je donnerais un yem de tissu rouge à celle qui ramènera un panier rempli " promit t-elle.
Tam était très habile pour trouver des crevettes et des crabes dans la rizière et elle rempli rapidement son panier de pêche. Cam marcha à travers les rizière mais elle ne pu rien attraper. Elle regarda Tam et lui dit: "Oh, ma chère soeur, vos cheveux sont couvert de boue. Plongez dans l'étang pour vous laver ou vous serez réprimandé par notre mère à notre retour à la maison."
Croyant ce que sa sœur lui disait, Tam précipita dans l'étang pour se laver. Dès qu'elle fut parti, Cam vida le contenu du panier dans son propre panier de pêche et se hâta de rentrer à la maison demander le yem de tissu rouge.
Quand elle eut fini de se laver et au vu son panier vide Tam éclata en sanglots.
Un Bouddha qui était assis sur un lotus dans le ciel entendit ses sanglots et descendit près d'elle. «Pourquoi pleures-tu ?" demanda le Bouddha.
Tam, lui dit tout ce qui s'était passé et le la réconforta. "Sèches tes larmes. Regardes dans ton panier de pêche et de vois s'il reste quelque chose."
Tam se pencha sur le panier et le Bouddha dit: "Il y avait seulement une minuscule poisson "bông".(Goujon)
«Prends le poisson et met le dans l'étang près de chez toi. A chaque repas, tu devras y jeter un bol de riz pour le nourrir. Si tu souhaites qu'il monte à la surface pour manger le riz, tu devras l'appeler comme ceci :
Chers bông, chers bông, Remonte pour manger mon riz doré, Sans cela personne d'autre ne trouvera le goût agréable.
Au revoir mon enfant, je te souhaite bonne chance. "Après avoir dit cela le Bouddha disparu.
Tam mit le poisson dans l'étang comme on lui avait recommandé de le faire et chaque jour, après le déjeuner et le repas du soir, elle prit du riz pour le nourrir. Jour après jour, ainsi le poisson bông et la jeune fille devinrent de bons amis.
A voir Tam prendre du riz et le jeter dans l'étang, après chaque repas, la belle-mère eut des soupçons et dit à Cam de l'espionner. Cam s'était caché dans un buisson près de l'étang, quand Tam appela bông poissons elle mémorisa ses paroles et se sont précipités à sa mère pour lui dire le secret.
Ce soir-là, la belle-mère dit à Tam que demain elle devrait conduire les buffles à paître dans les champs en dehors de la ville.
"C'est maintenant la saison pour les légumes. Les Buffles ne peuvent pas paître dans le village. Demain, tu devras emmener les buffles à l'extérieur de la ville. Si tu vas paître dans le village, ils seront pris par les notables."
Tam se leva très tôt le lendemain matin pour conduire les buffles aux champs lointains. Quand elle eut disparu, Cam et sa mère prirent du riz et allèrent à l'étang, où elles appelèrent le poisson bông. Il monta à la surface où la femme l'attrapa. Ensuite elle le cuisina puis le mangea.
Le soir venu, Tam revint et après avoir mangé pris un peu de riz et se dirigea vers l'étang pour nourrir son ami. Elle a appela et appela encore et encore, mais elle ne vit que des gouttes de sang à la surface de l'eau. Tam su que quelque chose de terrible s'était passé et se mit à pleurer.
Le Bouddha apparu à ses côtés de nouveau. «Pourquoi pleures-tu cette fois-ci, mon enfant?"
Tam lui raconta toute l'histoire et le Bouddha dit "Ton poisson a été pêché et mangé. Maintenant, ne pleure plus. Il faut trouver les arrêtes du poissons et de les mettre dans quatre pots. Après avoir fait cela, tu devras enterrer les pots et en placer un à chacun des pieds de ton lit."
Tam chercha et chercha les arrêtes de son cher ami, mais ne les trouvait nulle part. Alors qu'elle cherchait encore et encore un coq est venu vers elle lui disant :
Cock-a-doodle-do, cock-a-doodle-do, Une poignée de riz, Et je trouve les arrêtes pour vous.
Tam lui donna du riz et quand il eut mangé se précipita dans la cuisine. En peu de temps, l'élégant volaille revint avec les arrêtes qu'il déposa aux pieds de Tam. La jeune fille mis les arrêtes dans quatre pots et en enterra un à chacun des pieds de son lit.
Quelques mois plus tard, le roi a proclama l'existence d'un grand festival. Tous les habitants du village de Tam allaient y participer et la route était bondé avec des gens richement vêtus en route vers la capitale. Cam et de sa mère parés de leurs plus beaux vêtements était prêtent à se joindre à eux. Lorsque la femme vit que Tam voulait également participer à la soirée de gala fit un clin d'oeil à Cam. Puis elle mélangea un panier de riz brut avec le panier de décortiqué, le riz que Tam avait trié la veille au soir. "Tu iras à la fête quand tu auras séparés chacun de ces grains de riz. Si il n'y a pas de riz lorsque nous rentrerons ce soir je te battrait."
Puis elle et sa fille rejoignirent les gens heureux sur le chemin de la fête laissant Tam solitaire à sa tâche. Elle commença à séparer le riz, mais elle savait que cela était désespérée et elle se mit à pleurer.
Une fois encore, le Bouddha apparu à ses côtés. "Pourquoi y a t-il des larmes dans les yeux?" a t-il demandé.
Tam lui expliqua que les grains de riz devaient être séparées et que le festival serait terminé avant qu'elle ait fini.
"Apportes tes paniers dans la cour"dit le Bouddha. "Je vais appeler les oiseaux pour t'aider. "
Les oiseaux virent picorer et voleter jusqu'à ce qu'en un rien de temps, ils eut divisé le riz et la cosse en deux paniers. différent. Pas un seul grain ils ne mangèrent mais lorsqu'ils s'envolèrent Tam se mit à pleurer de nouveau.
«Maintenant, pourquoi tu pleures?" demanda le Bouddha.
"Mes vêtements sont trop pauvres, je vous remercie pour votre aide, mais je ne peux pas aller habillé comme ça."
"Vas déterrer les quatre pots" ordonna le Bouddha. "Ensuite, tu auras tout ce qu'il te faut."
Tam obéi, déterra et ouvrit les pots. Dans le premier elle trouva une belle robe en soie, un Yem en soie et une écharpe du même tissu. Dans le deuxième pot elle trouva une paire de chaussures brodées qui d'une ruse de sa conception lui allait parfaitement. Quand elle ouvrit le troisième pot elle fut surprise d'y trouver un cheval miniature. Une fois dehors il grandi pour devenir un noble coursier. Dans le quatrième il y avait une selle richement. Elle alla laver et brosser ses cheveux jusqu'à ce qu'ils brille. Puis elle mit ses merveilleux vêtements neufs et se dirigea vers le festival.
Sur le chemin, elle a dû traverser un ruisseau, et une de ses chaussures brodées tomba à l'eau et coula. Elle était tellement pressé qu'elle ne pouvait pas s'arrêter pour chercher sa chaussure, alors elle enveloppa l'autre chaussure dans son foulard.
Peu de temps après, le roi et son entourage mené par deux éléphants, arriva à ce même endroit. Les éléphants refusèrent d'entrer dans l'eau baissèrent leurs défenses en barrissements. Le roi ordonna à ses disciples d'aller les chercher dans l'eau. L'un d'entre eux trouva la chaussure brodée et la porta au roi qui la regarda de près.
Enfin, il dit "La jeune fille qui portait une chaussure aussi belle que celle ci doit elle-même être très belle. Allons à la fête et retrouvons. la. Celle qui pourra la porter deviendra ma femme."
Il y eut beaucoup d'émotion quand toutes les femmes apprirent la décision du roi, toutes attendaient impatiemment leur tour pour essayer la chaussure.
Cam et sa mère essayèrent aussi mais sans succès, et quand ils virent Tam attendre patiemment près de là, elles commencèrent à la dénigrée. "Comment quelqu'un d'aussi commun que toi pourrait être la propriétaire d'une telle chaussure ? Et où as-tu voler ces beaux vêtements ?" Nous rentrons à la maison et s'il n'y a pas de riz à cuire je te battrais sévèrement."
Tam ne dit rien mais quand vint son tour d'essayer la chaussure elle lui alla parfaitement. Puis elle montra l'autre chaussure qu'elle avait soigneusement enveloppé dans son foulard et tout le monde sut qu'elle serait la future reine.
Le roi a ordonna à ses fonctionnaires d'emmener Tam au le palais dans un palanquin, elle fut emmené loin des regards furieux et jaloux de sa belle-mère et de sa demi-soeur.
Tam été très heureuse de vivre dans la citadelle avec le roi, mais elle n'avait jamais oublié son père. Comme la date anniversaire de sa mort était proche elle demanda au roi si elle pouvait retourner dans son village pour préparer une offrande.
Quand Cam et sa mère virent que Tam était de retour, jalouse elles échafaudèrent un mauvais plan. "Tu dois faire une offre de bétel à ton père" déclara la belle-mère. "Cet arbre de noix d'arec a les meilleures écrous. Tu grimpe vraiment bien, tu dois aller en haut de l'arbre et en rapporter quelques-unes."
Tam escalada l'arbre et quand elle se trouva à son sommet la belle-mère pris une hache commença à couper le tronc. Elle le secoua et Tam cria en alarme "Que se passe t'il ? Pourquoi secouez vous l'arbre de cette sorte ?"
"Il y a beaucoup de fourmis ici" dit la belle-mère. "Je suis en train de les chasser."
Elle continua à couper l'arbre jusqu'à ce qu'il tombe. Il se renversa dans un étang profond et la belle jeune femme se noya. Les deux méchant assassins prirent les vêtements de Tam et se rendirent à la citadelle. Là la belle mère expliqua le terrible «accident» au roi et lui offrit Cam en remplacement. Le roi était très malheureux mais il ne dit rien.
Tam une fois décédée s'était transformée en un oiseau Vang Anh. L'oiseau de retour au palais vit Cam laver les vêtements du roi près du puits. Elle appela "Ce sont les vêtements de mon mari. Sécher les vêtements sur le poteau et non pas sur la clôture de peur qu'ils ne soient déchirés."
Puis elle se rendit à la fenêtre de la chambre du roi en chantant. L'oiseau le suivait partout et le roi à qui Tam manquait grandement lui parla d'elle "Chers oiseaux, chers oiseaux, si vous êtes ma femme, s'il vous plaît venez à mon bras."
L'oiseau sauta sur sa manche. Le roi aimait tellement l'oiseau qu'il avait souvent oublié de manger ou de dormir et avait fait une cage en or. Il l'écoutait jour et nuit ignorait complètement Cam.
Cam alla parler à sa mère de l'oiseau. La femme affirma qu'elle devait le tuer et le manger puis trouver une histoire à raconter au roi. Cam attendit jusqu'à ce que le roi fut absent alors elle fit comme sa mère lui avait conseillé et jeta les plumes dans le jardin.
Quand le roi fut de retour il demanda des nouvelles de l'oiseau et Cam répondit : "J'ai eu une grande faim d'oiseau, j'ai eu tellement peu de viande pour le repas." Le roi ne dit rien.
Les plumes poussèrent dans un arbre et chaque fois que le roi venait sous les branches, se penchant il lui faisait un parasol d'ombre. Il fit placé un hamac sous l'arbre et chaque jour venait s'y reposer.
Cam n'était pas heureuse et encore une fois alla demander à sa mère quelques conseils :
"Il faut abattre l'arbre en secret. Utiliser le bois pour faire un métier à tisser et dis au roi que tu aimerais lui tisser une étoffe."
Un jour de tempête Cam abattit l'arbre et le transforma en un métier à tisser. Quand le roi lui demanda ce que cela signifiat elle dit que le vent avait soufflé trop fort et que maintenant elle tisserait pour lui sur ce métier fait du bois de son arbre. Quand elle s'assit au métier à tisser, il lui parla "Klick Klack, Klick Klack, vous avez pris mon mari. Je vais prendre vos yeux."
Le Cam terrifiée répéta à sa mère les mots du métier à tisser "Brûle le métier à tisser et porte ses cendres loin du palais" dit elle à sa fille.
Cam fit comme elle avait dit et jeta les cendres sur le côté de la route à une grande distance de la maison du roi. Les cendres alimentèrent un arbre qui à la belle saison se couvrit d'un enorme fruit doté d'une flagrance qui pouvait être senti de loin.
Une vieille femme qui a vendait de l'eau potable à proximité attiré par l'odeur vint sous l'arbre. Elle examina les fruits ouvrit sa poche et appela avec nostalgie "Chère Thi, tombe dans ma poche, je te garderai pour l'odeur, jamais je ne te mangerait."
Le fruit tomba dans sa poche et elle l'aima et le chéri, le conserva dans sa chambre pour regarder et sentir son parfum.
Chaque jour, la vieille femme se rendait à son étal, alors Tam quitta le fruit et nettoya la maison, mit les choses en ordre, le riz à cuire et fit une soupe de légumes du jardin. Puis elle est redevint toute petite et retourna à l'intérieur du fruit Thi.
La vieille femme curieuse était décidé à découvrir venait l'aider. Un matin, elle fit semblant d'aller à son stand et se cacha derrière un arbre près de la porte de derrière. Elle regarda à travers une fissure et vu sortir Tam du fruit Thi et grandir jusqu'à devenir une belle jeune fille. La vieille femme très heureuse se sont précipita dans la maison , décida de l'adopter. Elle déchira la peau du fruit et le jeta dehors. Tam vécu heureuse avec la vieille femme en l'aidant à la maison tous les jours. Elle préparait également des gâteaux et du bétel à vendre sur le stand.
Un jour, le roi a quitta sa citadelle traversant la campagne à cheval, il arriva à l'ancienne ferme. La vieille femme lui offrit de l'eau et du bétel et lorsqu'il l'accepta, il a vit que le bétel était rouler comme les ailes d'un aigle. Il se souvint que sa femme préparait bétel exactement de cette façon.
"Qui a préparé ce bétel ?" demanda t'il.
"Il a été fait par ma fille" répondit la vieille femme.
"Où est ta fille ? Permettez-moi de la voir."
La vieille femme appelée Tam. Quand elle arriva le roi reconnu son épouse bien-aimée. Le roi était très heureux et lorsque la vieille femme lui eut raconté toute l'histoire, il envoya ses serviteurs apporter une riche palanquin pour transporter sa femme à la citadelle.
Quand Cam vit que Tam était revenu, elle devint encore plus craintive, un jour elle demanda à sa demi-soeur le secret de sa grande beauté
"Veux tu devenir vraiment très belle ? demanda Tam. "Vient je vais te montrer comment faire." Tam demanda ses serviteurs de creuser un trou et de préparer un gros pot d'eau bouillante. "Si tu veux être belle, tu doit aller dans ce trou" dit Tam à la méchante demi-soeur.
Lorsque Cam fut dans le trou Tam es fonctionnaires versèrent l'eau bouillante dans le trou et sa demi-sœur rencontra la mort. Tam fit de sa chair un "mam", une délicieuse sauce et l'a envoyé à sa belle-mère en disant que c'était un cadeau de sa fille.
Chaque jour, la femme prenait ses accompagné de cette sauce, tout en commentant le délicieux goût. Un corbeau vint à sa maison, perchée sur le toit il dit "Délicieux ! La mère mange la chair de sa propre fille, Donnez-moi en un peu."
La belle-mère très en colère chassa l'oiseau au loin, mais le jour où le pot de "mam" fut presque vide, elle vit le crâne de sa fille et tomba raide morte.
L'arbalète Magique Grâce à l'arc offert par un génie, le roi An Duong Vuong arriva à défaire l'armée chinoise. Ne pouvant lutter à armes égales avec ce dernier, le général Chinois Triêu Dà dut faire la paix eté dépêcha son fils Trong Thuy à la cour de Au-Lac en gage de bonnes relations entre les deux apys. Trong Thuy arriva à conquérir le coeur de la fille du roi An Duong Vuong et devint ainsi le conseiller intime du roi.
Malgré l'affection et l'amour qu'il portait à sa femme My Chau, il ne perdait pas de vue la mission dont l'avait investi son père : neutraliser l'arme magique qui permettait d'assurer la suprématie du roi An Duong Vuong. Cet engin miraculeux était bien gardé dans un endroit connu seulement par le roi et sa fille. Celle ci, après maintes demandes insistantes de Trong Thuy, lui montra cette arme magique dont la gâchette était constituée par une griffe de la Tortue d'Or. Profitant d'un moment d'innatention de la princesse, Trong Thuy résussit à décrocher la griffe de la Tortue d'Or et la remplacer par un imitation similaire.
Puis, peu de temps après il prétextât la mauvaise santé de son père et demanda au roi de lui permettre de rentrer dans son pays. Avant son départ, il demanda à sa femme "Comment nous retrouver en cas de séparation brusquée ?" ; "Tu peux me repérer facilement car en cas d'urgence, je jetterai sur mon passage, les duvets blancs de mon manteau, lui répondit elle.
Convaincu que l'arme magique ne possédait plus les vertus dévastatrices, le général Chinois se lança à l'attaque du royaume de Au Lac. Toujours confiant en la puissance de son arc magique, le roi An Duong Vuong alla chercher son arme pour détruire les ennemis. Ayant constaté que l'arme était détraquée, le roi prit la fuite en sautant sur son cheval et en emmenant sa fille en croupe en direction de la mer. Arrivé près du rivage, il s'écria "Génie de la Tortue d'Or, venez à mon secours". Celui ci apparut aussitôt et pointa son index vers le roi en disant "L'ennemi est derrière vous, sur la croupe du cheval." Le roi se retourna, vit sa fille avec la traînée de plumes blanches semées sur la route qu'il avait suivie.
Furieux, il sortit son épée, tua My Chau et suivit le génie de la Tortue d'Or dans la mer. Guidé par les plumes d'oie, Trong Thuy vit le corp de sa femme morte sur la place. Le sang qui s'échappait fut ingrgité par les huîtres et se transforma en des perles. Désespéré Trong Thuy ramena le corps de sa femme à Co Loa et se suicida en se guêtrant dans un puits près de la tombe de My Châu.
Le gâteau du têt Le roi Hùng-Vuong avait trois épouses. Chacune d’elles donnèrent naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième épouse, Van, vivait avec sa grand-mère maternelle car sa mère était décédée. Il s’occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand-mère le maria à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse. Le couple menait une vie modeste mais heureuse. Van et son épouse furent un jour convoqués par le roi. A la cour, Van vit ses frères et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Tout le monde se moquait d’eux et leur reprochèrent de se présenter au roi sous une apparence si modeste. Mais le roi se montra affectueux envers son fils Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et fatigué par un règne de 50 ans, le roi décida alors de céder le trône à celui capable de préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands, confiantes en leur talent culinaire, étaient persuadées de gagner. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère. Celle-ci lui annonça qu’il serait l’élu du trône. Pour cela, il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande et de la graisse au milieu qui symboliserait le cœur. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de confectionner ce gâteau, puis de le faire bouillir dans une marmite en argile cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier ne trouva rien d’exceptionnel à tous ces mets. Quant au gâteau offert par Van et Xuân, il ravit le roi par sa délicatesse et les symboles qu’il représentait. Le souverain combla Van de louanges et le désigna comme son digne successeur. Car, avant tout, il s’agissait de trouver la personne la plus à même de gouverner le pays avec sagesse.
Pourquoi la mer est saléeIl y a fort longtemps vivaient en Chine deux frères. Wang, l'aîné, était le plus fort et brimait sans cesse son cadet. À la mort de leur père, les choses ne s'arrangèrent pas et la vie devint intenable pour Wang-cadet. Wang-l'aîné accapara tout l'héritage du père : la belle maison, le buffle et tout le bien. Wang-cadet n'eut rien du tout et la misère s'installa bientôt dans sa maison.Un jour, il ne lui resta même plus un seul grain de riz. Il fut donc obligé de se rendre chez son frère pour ne pas mourir de faim. Arrivé sur place, il le salua et lui parla en ces termes : « Frère aîné, prête-moi un peu de riz. » Mais son frère, qui était très avare, refusa tout net de l'aider et le cadet repartit bredouille. Ne sachant que faire, Wang-cadet s'en alla pêcher au bord de la mer jaune. La chance n'était pas de son côté, car il ne parvint pas à attraper le plus petit poisson. Il rentrait chez lui les mains vides, la tête basse, le cœur lourd quand soudain, il aperçut une meule au milieu de la route. « Ça pourra toujours servir ! » pensa-t-il en ramassant la meule, et il la rapporta à la maison. Dès qu'elle l'aperçut, sa femme lui demanda : « As-tu fait bonne pêche ? Rapportes-tu beaucoup de poissons ? — Non, femme ! Il n'y a pas de poisson. Je t'ai apporté une meule. — Wang-cadet, tu sais bien que nous n'avons rien à moudre : il ne reste pas un seul grain à la maison. » Wang-cadet posa la meule par terre et, de dépit, lui donna un coup de pied. La meule se mit à tourner, à tourner et à moudre. Et il en sortait du sel, des quantités de sel. Elle tournait de plus en plus vite et il en sortait de plus en plus de sel. Wang-cadet et sa femme étaient tout contents de cette aubaine tandis que la meule tournait, tournait et le tas de sel grandissait, grandissait. Wang-cadet commençait à avoir peur et se demandait comment il pourrait bien arrêter la meule. Il pensait, réfléchissait, calculait, il ne trouvait aucun moyen. Soudain, il eut enfin l'idée de la retourner, et elle s'arrêta. À partir de ce jour, chaque fois qu'il manquait quelque chose dans la maison, Wang-cadet poussait la meule du pied et obtenait du sel qu'il échangeait avec ses voisins contre ce qui lui était nécessaire. Ils vécurent ainsi à l'abri du besoin, lui et sa femme. Mais le frère aîné apprit bien vite comment son cadet avait trouvé le bonheur et il fut assailli par l'envie. Il vint voir son frère et dit : « Frère-cadet, prête-moi donc ta meule. » Le frère cadet aurait préféré garder sa trouvaille pour lui, mais il avait un profond respect pour son frère aîné et il n'osa pas refuser. Wang-l'aîné était tellement pressé d'emporter la meule que Wang-cadet n'eut pas le temps de lui expliquer comment il fallait faire pour l'arrêter. Lorsqu'il voulut lui parler, ce dernier était déjà loin, emportant l'objet de sa convoitise. Très heureux, le frère aîné rapporta la meule chez lui et la poussa du pied. La meule se mit à tourner et à moudre du sel. Elle moulut sans relâche, de plus en plus vite. Le tas de sel grandissait, grandissait sans cesse. Il atteignit bien vite le toit de la maison. Les murs craquèrent. La maison allait s'écrouler. Wang-l'aîné prit peur. Il ne savait pas comment arrêter la meule. Il eut alors l'idée de la faire rouler hors de la maison, qui était sur une colline. La meule dévala la pente, roula jusque dans la mer et disparut dans les flots. Depuis ce temps-là, la meule continue à tourner au fond de la mer et à moudre du sel. Personne n'est allé la retourner. Et c'est pour cette raison que l'eau de la mer est salée.
Bonjour,
Nous sommes en train d'organiser notre voyage au Vietnam l'été prochain (pas le choix de la période), nous sommes un couple avec deux enfants qui auront 4 et 7 ans au moment du voyage. Nous avons pas mal voyagé sac à dos en couple, avec les enfants on a fait des périples plus "soft" en Europe. Ce sera notre premier grand voyage en famille, si loin, si longtemps.
Nous voulons découvrir mais pas surbooker notre itinéraire pour que nos filles puissent aussi souffler, se poser, respirer ;) J'aimerai bien avoir votre avis sur notre idée actuelle de périple, avec tous les conseils que vous auriez envie de me donner (et toutes les questions qui me viendront ensuite ;)
Nous arrivons le 19 juillet au matin à Hanoï et en repartons le 13 août au soir, donc 26 jours sur place. - Arrivée à Hanoï le 19/07, Hanoï le 20, 21, 22. - Départ le 23/07 le matin pour Cat Ba (nous avons un contact avec les propriétaires d'une jonque dans la Baie d'Along qui viendraient nous chercher à Hanoï et nous améneraient directement sur le bateau). Reste de la journée + nuit + lendemain matin sur la jonque - 24/07 après-midi, 25, 26, 27 sur l'île de Cat Ba pour rando, baignades, parc national. - 27/07, le midi, il semblerait que les propriétaires de la jonque puisse assurer notre transfert jusqu'à Ninh Binh. Puis 28, 29, 30 à Ninh Binh (Tam Coc, Hua Long), train de nuit le 30 au soir pour Hué. - Arrivée à Hué le 31/07 au matin. Puis 01/08, 02/08. Train pour Danang le matin du 03/08. - Arrivée à Danang en fin de matinée, puis bus pour Hoi An. - Arrivée Hoi An le 03/08 en début d'après-midi. Puis 04/08, 05/08, 06/08, 07/08. Et vol intérieur de fin de journée pour Hanoï. - Puis le 07/08 train de nuit Hanoï-Lao Caï. - Arrivée à Lao Caï tôt le matin du 08/08, puis bus pour Sapa. 09, 10, 11 à Sapa pour rando et découvertes des ethnies minoritaires (avec un guide ou peut-on se débrouiller tous seuls ?). Le 11 au soir bus pour Lao Caï puis train de nuit pour Hanoï. - Retour à Hanoï le 12 tôt le matin. Petit breack le 12 et 13 avant de reprendre l'avion le 13 au soir.
A partir de là, j'ai plein de questions. Déjà, est-ce que cet itinéraire vous semble faisable, équilibré, etc. ? Sachant encore une fois qu'on ne souhaite pas courrir surtout en étant avec de jeunes enfants, mais profiter et s'imprégner des lieux qu'on visitera. La question se pose même, à vrai dire, de faire l'impasse sur Hué et Hoi An pour avoir plus de temps sur les autres lieux. Qu'en pensez-vous ? Nous n'irons a priori pas à Bac Ha mais avions envie de découvrir le marché du dimanche matin ; est-il possible depuis Sapa pendant les qqls jours que nous y passerons de découvrir des villages traditionnels, des ethnies et des marchés éventuellement en semaine (mercredi, jeudi, vendredi, samedi) ? Y a -t-il des endroits où nous allons, ou près des endroits où nous allons, où vous avez idée d'activités qui plaisent aux enfants (cascades, ponts, animaux, ou je ne sais quoi qui changent des musées de Hanoï et des vieilles pierres de Hué ;) ? Pensez-vous qu'à 4 à cette période il faille réserver à l'avance train, vol intérieur, hôtel ou peut-on se laisser un peu de souplesse ?
Toutes vos idées, suggestions et commentaires seront les bienvenus. Un grand merci de m'avoir lue ! Et bonne année !!! Polka
Nous sommes en train d'organiser notre voyage au Vietnam l'été prochain (pas le choix de la période), nous sommes un couple avec deux enfants qui auront 4 et 7 ans au moment du voyage. Nous avons pas mal voyagé sac à dos en couple, avec les enfants on a fait des périples plus "soft" en Europe. Ce sera notre premier grand voyage en famille, si loin, si longtemps.
Nous voulons découvrir mais pas surbooker notre itinéraire pour que nos filles puissent aussi souffler, se poser, respirer ;) J'aimerai bien avoir votre avis sur notre idée actuelle de périple, avec tous les conseils que vous auriez envie de me donner (et toutes les questions qui me viendront ensuite ;)
Nous arrivons le 19 juillet au matin à Hanoï et en repartons le 13 août au soir, donc 26 jours sur place. - Arrivée à Hanoï le 19/07, Hanoï le 20, 21, 22. - Départ le 23/07 le matin pour Cat Ba (nous avons un contact avec les propriétaires d'une jonque dans la Baie d'Along qui viendraient nous chercher à Hanoï et nous améneraient directement sur le bateau). Reste de la journée + nuit + lendemain matin sur la jonque - 24/07 après-midi, 25, 26, 27 sur l'île de Cat Ba pour rando, baignades, parc national. - 27/07, le midi, il semblerait que les propriétaires de la jonque puisse assurer notre transfert jusqu'à Ninh Binh. Puis 28, 29, 30 à Ninh Binh (Tam Coc, Hua Long), train de nuit le 30 au soir pour Hué. - Arrivée à Hué le 31/07 au matin. Puis 01/08, 02/08. Train pour Danang le matin du 03/08. - Arrivée à Danang en fin de matinée, puis bus pour Hoi An. - Arrivée Hoi An le 03/08 en début d'après-midi. Puis 04/08, 05/08, 06/08, 07/08. Et vol intérieur de fin de journée pour Hanoï. - Puis le 07/08 train de nuit Hanoï-Lao Caï. - Arrivée à Lao Caï tôt le matin du 08/08, puis bus pour Sapa. 09, 10, 11 à Sapa pour rando et découvertes des ethnies minoritaires (avec un guide ou peut-on se débrouiller tous seuls ?). Le 11 au soir bus pour Lao Caï puis train de nuit pour Hanoï. - Retour à Hanoï le 12 tôt le matin. Petit breack le 12 et 13 avant de reprendre l'avion le 13 au soir.
A partir de là, j'ai plein de questions. Déjà, est-ce que cet itinéraire vous semble faisable, équilibré, etc. ? Sachant encore une fois qu'on ne souhaite pas courrir surtout en étant avec de jeunes enfants, mais profiter et s'imprégner des lieux qu'on visitera. La question se pose même, à vrai dire, de faire l'impasse sur Hué et Hoi An pour avoir plus de temps sur les autres lieux. Qu'en pensez-vous ? Nous n'irons a priori pas à Bac Ha mais avions envie de découvrir le marché du dimanche matin ; est-il possible depuis Sapa pendant les qqls jours que nous y passerons de découvrir des villages traditionnels, des ethnies et des marchés éventuellement en semaine (mercredi, jeudi, vendredi, samedi) ? Y a -t-il des endroits où nous allons, ou près des endroits où nous allons, où vous avez idée d'activités qui plaisent aux enfants (cascades, ponts, animaux, ou je ne sais quoi qui changent des musées de Hanoï et des vieilles pierres de Hué ;) ? Pensez-vous qu'à 4 à cette période il faille réserver à l'avance train, vol intérieur, hôtel ou peut-on se laisser un peu de souplesse ?
Toutes vos idées, suggestions et commentaires seront les bienvenus. Un grand merci de m'avoir lue ! Et bonne année !!! Polka
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
De retour apres 3 semaines au vietnam.
J'avoue avoir été assez deçu. Je suis content d'avoir visité le pays mais je n'y reviendrai pas.
Notre voyage commence par Saigon: grande ville avec une circulation de motos hallucinantes. C'est ici que les arnaques ont commencé: les gars en moto qui nous ont fait visiter la ville se sont barés vite fait sans nous rendre la monaie du prix que nous avions convenu.
3 jours dans le delta , en croisière par l'agence Cochinchine : rien à dire. Que du bonheur. Nous avons pu voir la vie s'organise autour du fleuve, ponctué de quelques ballades à pied et en vélo, et une cuisine vraiment très bonne.
- déplacement en train. Je trouve cette double tarification "etranger" vraiment intorérable et discriminatoire.
3 jours à Nha trang, les arnaques continuent, on voulait voir jusqu'où ils pouvaient aller : sans limite. La plage, eau marron : remplie de déchets. Nous en sommes resortis les pieds engoudronnés: beurk..... les iles en face, sans grand interet. Peu de poissons et récif coralien en train de mourir et beaucoup de déchets au milieu des coraux. Heureusement quelques restos sympas , et les fruits de mer à deguster le soir sur le bord de mer. Heureusement nous avons visités les alentours en vélo ce qui nous a permi de découvrir des coins vraiment très jolis avec des gens qui nous disaient "hello" : ceux là avaient l'air sinceres.
- train, lors de la montée , on s'est fait carrement jetter par terre par les vietnamiens qui voulaient absolument monter avant nous et une fois dans le train , on s'est fait encore malmenés comme dans une emeute au stade de france....
3 jours Hue. Ville chargée d'histoire. Sympa à visiter et bons petits restos. Une étudiante, nous a demandé de l'aider à réviser son devoir d'anglais. Nous sommes restés plus d'une heure avec elle : ce fut la seule rencontre désinteressé que nous avons eu dans ce pays. comme d'habitude découverte des campagnes environnantes en vélo ce qui nous permi " comme d'habitude de découvir des gens sympas"
- train : toujours pareil
1 jour et demi. Dong hoi , ville sans interet ou personne ne parle anglais et méprise les occidendaux. Heureusement la visite de la grotte de Phong Nha est sympa et miracle nous avons rencontré une famille vietnamienne sympa avec qui nous avons passé toute la journée.
train pour ninh binh
3 jours à tam coc. paysage superbe. sinon meme climat : harcelement , arnaque, vente en force..... nourriture médiocre et plus chère que dans le sud. Vélo pendant 2 jours : les paysages sont vraiment magnifiques.
4 jours de trek dans la vallée de mai chau , organisé par l'agence Binh tours. organisation sans faille. nous avons passé 4 jours extraordinaires , tant par les paysages que la gentillesse des guides et des porteurs ainsi que l'accueil des gens chez qui nous avons dormi. c'est le guide local qui préparait à manger : nourriture vraiment merveilleuse et en grande quantié et bien sur alcool de riz tous les soirs. Pendant ces 4 jours, tous les enfants que nous avons croisés, criaient "hello, hello" et non pas "money , money" comme les autres endroits que nous avons visités.
2 jours à hanoi. Pollution énorme, atmosphére saturée de gaz d'echappement et son cortege de saloperie. Ici les vietnamiens ont atteint des sommets pour essayer de nous pomper notre argent. Le fameux lac de l'épée est tellement pollué qu'il ressemble à un bassin de décantation de station d'épuration. Nous avons détesté. Les restos où nous avons mangés étaient chers et la nourriture médiocre.
Ma femme a surtout craqué lorsqu'on lui rendait le linge. souvent mal lavé , tout juste sec, non repassé. le pire , à tam coc où le linge a été juste trempé dans la riviere mis en boule trempé dans un sac en plastic . tout ça pour 1 euros le kg
Sans parler de l'environnement, des tas d'immondices partout qui dénaturent des sites auparavant magnifiques. Désolé pour ceux qui adore ce pays. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut.
J'avoue avoir été assez deçu. Je suis content d'avoir visité le pays mais je n'y reviendrai pas.
Notre voyage commence par Saigon: grande ville avec une circulation de motos hallucinantes. C'est ici que les arnaques ont commencé: les gars en moto qui nous ont fait visiter la ville se sont barés vite fait sans nous rendre la monaie du prix que nous avions convenu.
3 jours dans le delta , en croisière par l'agence Cochinchine : rien à dire. Que du bonheur. Nous avons pu voir la vie s'organise autour du fleuve, ponctué de quelques ballades à pied et en vélo, et une cuisine vraiment très bonne.
- déplacement en train. Je trouve cette double tarification "etranger" vraiment intorérable et discriminatoire.
3 jours à Nha trang, les arnaques continuent, on voulait voir jusqu'où ils pouvaient aller : sans limite. La plage, eau marron : remplie de déchets. Nous en sommes resortis les pieds engoudronnés: beurk..... les iles en face, sans grand interet. Peu de poissons et récif coralien en train de mourir et beaucoup de déchets au milieu des coraux. Heureusement quelques restos sympas , et les fruits de mer à deguster le soir sur le bord de mer. Heureusement nous avons visités les alentours en vélo ce qui nous a permi de découvrir des coins vraiment très jolis avec des gens qui nous disaient "hello" : ceux là avaient l'air sinceres.
- train, lors de la montée , on s'est fait carrement jetter par terre par les vietnamiens qui voulaient absolument monter avant nous et une fois dans le train , on s'est fait encore malmenés comme dans une emeute au stade de france....
3 jours Hue. Ville chargée d'histoire. Sympa à visiter et bons petits restos. Une étudiante, nous a demandé de l'aider à réviser son devoir d'anglais. Nous sommes restés plus d'une heure avec elle : ce fut la seule rencontre désinteressé que nous avons eu dans ce pays. comme d'habitude découverte des campagnes environnantes en vélo ce qui nous permi " comme d'habitude de découvir des gens sympas"
- train : toujours pareil
1 jour et demi. Dong hoi , ville sans interet ou personne ne parle anglais et méprise les occidendaux. Heureusement la visite de la grotte de Phong Nha est sympa et miracle nous avons rencontré une famille vietnamienne sympa avec qui nous avons passé toute la journée.
train pour ninh binh
3 jours à tam coc. paysage superbe. sinon meme climat : harcelement , arnaque, vente en force..... nourriture médiocre et plus chère que dans le sud. Vélo pendant 2 jours : les paysages sont vraiment magnifiques.
4 jours de trek dans la vallée de mai chau , organisé par l'agence Binh tours. organisation sans faille. nous avons passé 4 jours extraordinaires , tant par les paysages que la gentillesse des guides et des porteurs ainsi que l'accueil des gens chez qui nous avons dormi. c'est le guide local qui préparait à manger : nourriture vraiment merveilleuse et en grande quantié et bien sur alcool de riz tous les soirs. Pendant ces 4 jours, tous les enfants que nous avons croisés, criaient "hello, hello" et non pas "money , money" comme les autres endroits que nous avons visités.
2 jours à hanoi. Pollution énorme, atmosphére saturée de gaz d'echappement et son cortege de saloperie. Ici les vietnamiens ont atteint des sommets pour essayer de nous pomper notre argent. Le fameux lac de l'épée est tellement pollué qu'il ressemble à un bassin de décantation de station d'épuration. Nous avons détesté. Les restos où nous avons mangés étaient chers et la nourriture médiocre.
Ma femme a surtout craqué lorsqu'on lui rendait le linge. souvent mal lavé , tout juste sec, non repassé. le pire , à tam coc où le linge a été juste trempé dans la riviere mis en boule trempé dans un sac en plastic . tout ça pour 1 euros le kg
Sans parler de l'environnement, des tas d'immondices partout qui dénaturent des sites auparavant magnifiques. Désolé pour ceux qui adore ce pays. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut.
L'objectif de ce message est de rassembler dans un lieu unique tous les renseignement que j'ai pu glaner sur les marchés dans cette région.Ce message est une collection de "copier coller" d'autres auteurs sur ce forum.
Malheureusement je n'ai pas conservé mes sources et ne puis attribuer.
Que les auteurs me pardonnent.
J'ai complété, rectifié, au gré de mes lectures
Des renseignements manquent ou méritent des compléments. A votre clavier....
MARCHES dans la région de SAPA et HA GIANG
D’abord une remarque générale concernant les fameux marchés ethniques locaux ou régionaux du Nord-Vietnam. Traditionnellement, ces marchés sont des lieux de rencontres pour des populations qui vivent dans des villages isolés les uns des autres. Lieux d’échanges de marchandises, de troc, aussi. Ces marchés ont inventé le speed dating avant la lettre, car ils servent aussi aux jeunes pour rencontrer l’âme sœur (les marchés de l’amour). Qui dit lieu de rencontre, dit mélange de populations, c’est pour cela que l’on peut croiser dans ces marchés, des représentants de diverses ethnies locales, habillés naturellement de leurs habits traditionnels. Comme on dit en France : « Ils se mettent sur leur 31 ! ». Le tourisme vietnamien, depuis très longtemps a très vite su tirer parti de ces endroits bariolés et vivants, pour le côté animation, pictural et « authentique », en les inscrivant dans les circuits. Mais, avec le développement exponentiel de ce qu’on appelle ici l’industrie sans fumée, l’authenticité a fait place au spectacle. Ainsi des marchés hebdomadaires, comme celui de Sapa, sont devenus de véritables show room où une population se donne en spectacle, souvent à son corps défendant, à des milliers de touristes qui arrivent par cars entiers. Corollairement l’alibi écotourisme qui sert à vendre cette exploitation de particularités locales, commence à battre de l’aile devant la pollution inhérente au rassemblement artificiel de plusieurs milliers de personnes en un même lieu : pollution environnementale, mais aussi sociale. Mais cela, est une autre histoire, celle du tourisme de masse qui suit inéluctablement celle du tourisme de découverte. Aujourd’hui, il reste encore des endroits oubliés des tours opérateurs, où vibre encore l’âme de ces minorités ethniques. Egoïstement je conserve pour mes amis, et pour ceux que j’ai le plaisir d’accueillir au Vietnam, ces adresses de petits marchés, perdus dans les montagnes, où un occidental met rarement les pieds. Par contre, je peux avec plaisir, donner des infos sur les marchés que tu as cités, en me permettant de t’en donner mon avis :
MARDI COC LY, 64 km à l’Ouest EST de Lao Cai, par An Hô. 2 ou 3 changements de bus. Marché du mardi. Jusqu’à présent le moins fréquenté, mais il est inscrit sur nombre de programmes de tours opérateurs…
MERCREDI Cao-song
JEUDI Coc Ly à 35 km de Bac Ha Lung Khau Nhin NNE de Lao Cai
SAMEDI SAPA, facile à atteindre, par train de nuit ou pas, pour Lao Cai, puis bus pour Sapa, à 1 ou 2h de route, selon que tu prennes un bus local ou un bus touristique. Marché du samedi matin, universellement connu, mais selon moi totalement surfait. Sapa vaut mieux que çà, par ses randonnées aux alentours… CAN CAU, à 110 km au NNE de Sapa, par Lao Cai, Bac Ngam et Bac Ha. Par bus, 3 à 4 changements, presque une journée ! En voiture privée, 3h .Marché du Samedi matin, traditionnel, mais déjà très couru par les touristes. Quyet Tien Entre HA GIANG et YEN MINH
DIMANCHE BAC HA, à 22 km au Sud de Can Cau. C’est un des marchés dominicaux les plus colorés du Nord, fréquenté par d très nombreuses ethnies. Mais c’est en passe de devenir un second Sapa ! LUNG PHIN à 12 km de entre Bac Ha & Can Cau plus authentique Hoang Su Phi (Vinh Quang) Xin Man (Coc Pai)
MUONG HUM, 50 km au NNO de Sapa, mais pas facile d’accès, sauf en 4x4 ou en moto. Par Lao Cai, plus facile, à 40 km au NNO. Marché du dimanche, célèbre pour son commerce de cardamome. Commence à être très connu par les routards… MUONG KHUONG, à 55 km de Lao Cai, au NNE, en longeant la frontière chinoise. Zone frontalière ouverte depuis peu, donc encore peu connu, mais çà vient vite ! Marché du dimanche. Bus depuis Lao Cai
Marchés de Méo Vac et Dong Van
carte détaillée du Vietnam,
Quand vous serez au Vietnam, achetez la carte détaillée du Vietnam, publiée par NHA XUAT BAN BAN DO ( Maison de publication cartographique), qui se présente sous forme d’atlas routier. Repérez toutes les petites routes, les petits villages , chefs-lieux de district, vous aurez de fortes chances d’y trouver de véritables et authentiques marchés ethniques, hors des autoroutes touristiques…
Des renseignements manquent ou méritent des compléments. A votre clavier....
MARCHES dans la région de SAPA et HA GIANG
D’abord une remarque générale concernant les fameux marchés ethniques locaux ou régionaux du Nord-Vietnam. Traditionnellement, ces marchés sont des lieux de rencontres pour des populations qui vivent dans des villages isolés les uns des autres. Lieux d’échanges de marchandises, de troc, aussi. Ces marchés ont inventé le speed dating avant la lettre, car ils servent aussi aux jeunes pour rencontrer l’âme sœur (les marchés de l’amour). Qui dit lieu de rencontre, dit mélange de populations, c’est pour cela que l’on peut croiser dans ces marchés, des représentants de diverses ethnies locales, habillés naturellement de leurs habits traditionnels. Comme on dit en France : « Ils se mettent sur leur 31 ! ». Le tourisme vietnamien, depuis très longtemps a très vite su tirer parti de ces endroits bariolés et vivants, pour le côté animation, pictural et « authentique », en les inscrivant dans les circuits. Mais, avec le développement exponentiel de ce qu’on appelle ici l’industrie sans fumée, l’authenticité a fait place au spectacle. Ainsi des marchés hebdomadaires, comme celui de Sapa, sont devenus de véritables show room où une population se donne en spectacle, souvent à son corps défendant, à des milliers de touristes qui arrivent par cars entiers. Corollairement l’alibi écotourisme qui sert à vendre cette exploitation de particularités locales, commence à battre de l’aile devant la pollution inhérente au rassemblement artificiel de plusieurs milliers de personnes en un même lieu : pollution environnementale, mais aussi sociale. Mais cela, est une autre histoire, celle du tourisme de masse qui suit inéluctablement celle du tourisme de découverte. Aujourd’hui, il reste encore des endroits oubliés des tours opérateurs, où vibre encore l’âme de ces minorités ethniques. Egoïstement je conserve pour mes amis, et pour ceux que j’ai le plaisir d’accueillir au Vietnam, ces adresses de petits marchés, perdus dans les montagnes, où un occidental met rarement les pieds. Par contre, je peux avec plaisir, donner des infos sur les marchés que tu as cités, en me permettant de t’en donner mon avis :
MARDI COC LY, 64 km à l’Ouest EST de Lao Cai, par An Hô. 2 ou 3 changements de bus. Marché du mardi. Jusqu’à présent le moins fréquenté, mais il est inscrit sur nombre de programmes de tours opérateurs…
MERCREDI Cao-song
JEUDI Coc Ly à 35 km de Bac Ha Lung Khau Nhin NNE de Lao Cai
SAMEDI SAPA, facile à atteindre, par train de nuit ou pas, pour Lao Cai, puis bus pour Sapa, à 1 ou 2h de route, selon que tu prennes un bus local ou un bus touristique. Marché du samedi matin, universellement connu, mais selon moi totalement surfait. Sapa vaut mieux que çà, par ses randonnées aux alentours… CAN CAU, à 110 km au NNE de Sapa, par Lao Cai, Bac Ngam et Bac Ha. Par bus, 3 à 4 changements, presque une journée ! En voiture privée, 3h .Marché du Samedi matin, traditionnel, mais déjà très couru par les touristes. Quyet Tien Entre HA GIANG et YEN MINH
DIMANCHE BAC HA, à 22 km au Sud de Can Cau. C’est un des marchés dominicaux les plus colorés du Nord, fréquenté par d très nombreuses ethnies. Mais c’est en passe de devenir un second Sapa ! LUNG PHIN à 12 km de entre Bac Ha & Can Cau plus authentique Hoang Su Phi (Vinh Quang) Xin Man (Coc Pai)
MUONG HUM, 50 km au NNO de Sapa, mais pas facile d’accès, sauf en 4x4 ou en moto. Par Lao Cai, plus facile, à 40 km au NNO. Marché du dimanche, célèbre pour son commerce de cardamome. Commence à être très connu par les routards… MUONG KHUONG, à 55 km de Lao Cai, au NNE, en longeant la frontière chinoise. Zone frontalière ouverte depuis peu, donc encore peu connu, mais çà vient vite ! Marché du dimanche. Bus depuis Lao Cai
Marchés de Méo Vac et Dong Van
carte détaillée du Vietnam,
Quand vous serez au Vietnam, achetez la carte détaillée du Vietnam, publiée par NHA XUAT BAN BAN DO ( Maison de publication cartographique), qui se présente sous forme d’atlas routier. Repérez toutes les petites routes, les petits villages , chefs-lieux de district, vous aurez de fortes chances d’y trouver de véritables et authentiques marchés ethniques, hors des autoroutes touristiques…
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions...
si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


je ne l ai pas encore fait, je compte passer le permis moto en thailande au mois d aout cette année, voilà ce que quelqu'un a bien voulu me donner comme renseignements pour m'aider à passer le permis auto. si quelqu'un a des précisions pour passer le permis moto, merci de partager ca
une des raisons pour lesquelles je me pose cette question est que la derogation qui permet en france de conduire une moto de 125cm3 n est pas valable hors du territoire nationale et ne vaut pas en tant que permis, c est expliqué la: http://voyageforum.com/forum/qu_est-ce_qu_licence_drive_scooters_en_thailande_D6017997-2/
pour le permis auto donc: - un certif médical. D'habitude je le faisais chez un médecin lambda (que j'ai jamais vu !), juste une secrétaire qui me donnait un papier à remplir, y en avait un tas prêt sur le guichet. Le nom, le prénom, l'âge, le poids et la taille. 100 bahts... Papier déjà signé par le médecin... Par la suite ce cabi, net médical a fermé. Je suis donc allé à l'hôpital. Mais là c'était plus galère et (un peu) plus sérieux) : inscription avec un ticket numéroté, longue attente, tension et taille pris par quelqu'un dans la salle commune, et enfin un médecin, un vrai. 5 mn d'entretien, genre : bonne santé ? vous voyez quoi là comme couleur ? Elle me montrait un truc rouge puis un truc vert... Pourquoi vous voulez passer le permis ? Et toc, signature, Pareil : 100 bahts mais la matinée bouffée. - Bureau d'immigration : le passeport, et un "certif de domicile" (une CV de ta GH suffit), et là, déjà un peu plus de bahts, je ne sais plus si c'est 500 ou 800, mais de toute façon ça varie d'une province à l'autre, d'une année à l'autre, ou même d'un bureau à l'autre, tout doit dépendre de la gourmandise du chef... Là c'est 10 mn d'attente selon le monde. - Office des Permis : avec le passeport, le certif médical, le papier remis par l'Immigration, tu fais des copies du tout (en couleurs si nécessaire), si tu ne le fais pas on va te le demander et forcément il y aura une petite échoppe juste à côté qui va te faire payer 3 fois le prix normal. Tu peux avoir aussi une photo, mais le bureau où j'étais était équipé d'une petite cam et ça a été fait en live. Pour la moto je ne sais pas encore, mais pour la voiture, on va t'indiquer où attendre. Ensuite tu es appelé pour 3 "épreuves" : le champ de vision. Tu dois, en fixant un point droit devant, dire quelles points de couleurs t'arrivent à droite ou à gauche de façon aléatoire. La profondeur de champ : tu as un joystick et en face de toi à 5 mètres il y a une boite creuse dans laquelle se trouvent 2 plaques. L'une est fixe. Toi tu manoeuvres l'autre pour l'amener à la hauteur de la première, vers toi, elle glisse sur un rail. Les réflexes : à tes pieds, une plaque avec une pédale. Devant toi à quelques mètres une lumière verte. Dès qu'elle passe au rouge tu dois freiner en urgence... Après tu retournes au guichet principal où on te fait une photo, tu paies et on te remet le bout de plastique valable un an. Ce permis est en bilingue et tout se passe en anglais si tu ne parles pas thaï, t'inquiète ! Ce qui distingue le permis moto du permis auto se trouve au dos, il y a des logos en noir. Tu peux avoir un renouvellement de un an au bureau des permis , je sais par expérience que de toute façon, tant qu'on n'a pas un visa O ou OA ou autre visa long séjour, pas moyen de renouveler 5 ans. Normalement on ne repasse aucune épreuve lors du renouvellement. Mais... l'an dernier - et j'ai jamais compris pourquoi, alors que justement on avait des visas tourisme 2 mois - j'ai dû repasser les épreuves comme la toute première fois ! Mais tout ça est fun, si ça faisait pas perdre une journée. On va pas se plaindre ! Vu la durée et le prix, par rapport à la métropole, c'est vraiment dérisoire. Pour la moto, je crois savoir qu'il y a une épreuve de conduite réelle, contrairement à l'auto. De plus, ces permis permettent très souvent d'obtenir les prix thais lors de visites touristiques
la disposition qui permettait d utiliser une moto de moins de 125cm3 avec le permis voiture a toujours été dérogatoire, et applicable uniquement sur le territoire national. Depuis le 1er janvier 2011, elle est assortie de nouvelles exigences (7 heures de formation OU attestation d assurance moto dans les 5ans précédent le décret de 2010) comme précisé dans l extrait du decret reproduit ci dessous. Respecter ces exigences permet de beneficier de la dérogation sur le territoire national, mais ne vaut toujours pas permis à l’étranger (pas meme en europe).
voilà le texte officiel: source legifrance: http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023081235&dateTexte=&categorieLien=id Décret n° 2010-1390 du 12 novembre 2010 [] article 4 L'article R. 221-8 est ainsi modifié : 1° Les II et III sont remplacés par les dispositions suivantes : « II. ― La catégorie B du permis de conduire autorise la conduite, sur le territoire national, d'une motocyclette légère à la double condition que le conducteur soit titulaire de cette catégorie de permis depuis au moins deux ans et qu'il ait suivi une formation pratique dispensée par un établissement ou une association agréés au titre de l'article L. 213-1 ou L. 213-7. « Toutefois, la condition relative à la formation pratique n'est pas exigée des conducteurs qui justifient d'une pratique de la conduite d'une motocyclette légère au cours des cinq années précédant le 1er janvier 2011. La preuve de cette pratique est apportée par la production d'un document délivré par l'assureur et attestant la souscription d'une assurance couvrant l'usage d'un tel véhicule au cours de la période considérée. « III. ― La catégorie B du permis de conduire autorise la conduite, sur le territoire national, d'un véhicule de la catégorie L5e à la double condition que le conducteur soit titulaire de cette catégorie de permis depuis au moins deux ans et qu'il ait suivi une formation pratique dispensée par un établissement ou une association agréés au titre de l'article L. 213-1 ou L. 213-7.
même avec une assurance en béton, il est plus que probable que la conduite sans permis annule les garanties et permette à l assurance de se dédouaner très simplement de toute obligation (ça doit faire partie des tous premiers trucs vérifiés lors du traitement d’un sinistre)
Le permis thaïlandais valable dans toute l’ASEAN par tokara aussi là: http://voyageforum.com/forum/novice_en_boite_vitesse_scooter_asie_sud-est_D5819251-5/ Toute personne détenant un permis de conduire valide thaïlandais peut maintenant l’utiliser dans neuf autres pays, sans la nécessité d’obtenir un permis international. Ces pays sont la Birmanie, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, Brunei, la Malaisie, l’Indonésie, Singapour et les Philippines, qui avec la Thaïlande, constituent les 10 pays de l’ASEAN. Les citoyens de ces pays, ainsi que les ressortissants étrangers titulaires d’un permis de conduire délivré par l’un de ces états membres, sont désormais en mesure de conduire dans tous les pays membres aussi longtemps que la licence est valide, rapporte le journal Pattaya Today. En outre, à partir de 2015, on pourra avec un permis de conduire délivré dans un pays de l’ASEAN conduire en Chine, en Corée du Sud et au Japon.
enfin au autre copie colle que j aime bien a propos de la conduite en thailande: Les règles de conduites
Règle numéro 1 : En Thaïlande on roule à gauche. Exceptions autorisées : - les vélos - les motos - les véhicules qui roulent en contresens pour éviter un U-turn, - et ceux qui ont pris la mauvaise bretelle d'autoroute (y sont assimilés : ceux qui veulent éviter un péage en montant sur l'autoroute par une sortie). Règle numéro 2 : Les priorités : premier arrivé, premier servi. La règle numéro 2 est celle qui perturbe le plus nos petits esprits d'Européens avides de réglementations de tout poil : ici, la priorité est prise par le premier qui arrive. Cette règle logique trouve trois belles applications : 1. Le motocycliste qui débouche à 50 km/h sur votre gauche ne vous verra pas arriver. D'ailleurs, il s'en fout : à vous de vous déporter sur l'autre bande ou de freiner. 2. Une voiture est à l'arrêt sur la bande de droite. Ne foncez pas, sûr de votre bon droit, vous risquez une collision frontale. En effet, si un véhicule arrive en sens inverse avant vous devant l'obstacle, il se déportera naturellement sur votre bande pour le dépasser. A vous d'anticiper en vous arrêtant. 3. C'est sur les grandes artères que la règle numéro 2 trouve tout son sens. Prenons l'exemple d'un feu qui passe au vert : démarrage digne d'un grand prix de formule 1 pour les trois voitures de front. Soudain, une charrette à bras bloque la bande de gauche. La voiture qui emprunte cette bande se déporte automatiquement sur celle du milieu, et celle qui roulait sur la bande du milieu, ayant anticipé le mouvement (!), s'était déjà déportée sur celle de droite. Quant à la voiture de la bande de droite, elle a le choix entre un coup de frein puissant ou, s'il est très expérimenté, un coup d'accélérateur lui permettant de se glisser avant ses deux concurrents. Simple et efficace. Règle numéro 3 : Les dépassements : longueur de sa voiture, divisée par deux. Aux esprits chagrins qui pensaient que le code de la route ne comportait que deux règles, détrompez-vous ! Il y en a une troisième : le dépassement. Celui qui met son clignotant pour changer de bande en vue d'un dépassement, perd son temps. A la moindre petite lumière orange, chaque voiture se met à coller au pare-chocs de celle qui précède. D'ailleurs, circulation en Thaï se dit "rot thit", ce qui signifie : véhicules qui collent ! En réalité, la technique de dépassement est bien plus aisée qu'en Europe : dès qu'un espace entre deux véhicules excède la moitié de la longueur du vôtre, vous y engagez votre aile avant d'un coup de volant décidé. Le deuxième véhicule décélérera pour éviter la collision et vous avez gagné votre place ! Attention : sur autoroute, cette technique est réservée aux spécialistes du slalom à grande vitesse. Heureusement, ils sont de plus en plus nombreux. Pour les autres, il a été prévu une bande de dépassement d'urgence sur les côtés. Donc, si vous crevez un pneu, n'y stationnez surtout pas votre véhicule : vous risquez de n'y retrouver que votre pneu. QUELQUES (DE)CONSEILS Il est fortement déconseillé : - d'utiliser les passages cloutés qui constituent l'endroit le plus dangereux pour traverser une artère. En empruntant un tel passage, vous pensez avoir quelque priorité alors qu'il n'en est rien. Les risques de se faire renverser sont donc plus importants. - d'utiliser ses clignotants pour tourner. Observez bien autour de vous : la plupart des véhicules dont les clignotants fonctionnent (surtout les bus) continuent leur route. C'est parce que les chauffeurs les utilisent tellement peu qu'ils les oublient. La règle locale est plus simple : lorsqu'un véhicule freine sans obstacle devant lui, c'est qu'il va tourner. Quant à la direction qu'il va prendre, à vous de deviner ! Rappelons enfin que les jolies lignes pointillées, continues et hachurées tracées sur les routes ont pour seul but d'égayer la monotonie du tapis de goudron. N'y cherchez pas une signification quelconque, sauf si vous habitez le centre de Bangkok et que des uniformes bruns top ajustés (les policiers), se cachent derrière un pilier d'autoroute. Mais ça, c'est une autre histoire (à 200 baht - prix farang). DERNIERS MOTS (MAUX ?) L'assimilation des usages locaux est le meilleur garant d'une bonne intégration. Si vous suivez bien les règles et conseils ci-dessus, vous vous sentirez aussi à l'aise dans la circulation qu'un poisson dans un Klong. Mais attention aux filets, ils sont toujours placés la où on les attend le moins. Source : Kramiek (le magazine du Belgian Club of Thaïland)
pour le permis auto donc: - un certif médical. D'habitude je le faisais chez un médecin lambda (que j'ai jamais vu !), juste une secrétaire qui me donnait un papier à remplir, y en avait un tas prêt sur le guichet. Le nom, le prénom, l'âge, le poids et la taille. 100 bahts... Papier déjà signé par le médecin... Par la suite ce cabi, net médical a fermé. Je suis donc allé à l'hôpital. Mais là c'était plus galère et (un peu) plus sérieux) : inscription avec un ticket numéroté, longue attente, tension et taille pris par quelqu'un dans la salle commune, et enfin un médecin, un vrai. 5 mn d'entretien, genre : bonne santé ? vous voyez quoi là comme couleur ? Elle me montrait un truc rouge puis un truc vert... Pourquoi vous voulez passer le permis ? Et toc, signature, Pareil : 100 bahts mais la matinée bouffée. - Bureau d'immigration : le passeport, et un "certif de domicile" (une CV de ta GH suffit), et là, déjà un peu plus de bahts, je ne sais plus si c'est 500 ou 800, mais de toute façon ça varie d'une province à l'autre, d'une année à l'autre, ou même d'un bureau à l'autre, tout doit dépendre de la gourmandise du chef... Là c'est 10 mn d'attente selon le monde. - Office des Permis : avec le passeport, le certif médical, le papier remis par l'Immigration, tu fais des copies du tout (en couleurs si nécessaire), si tu ne le fais pas on va te le demander et forcément il y aura une petite échoppe juste à côté qui va te faire payer 3 fois le prix normal. Tu peux avoir aussi une photo, mais le bureau où j'étais était équipé d'une petite cam et ça a été fait en live. Pour la moto je ne sais pas encore, mais pour la voiture, on va t'indiquer où attendre. Ensuite tu es appelé pour 3 "épreuves" : le champ de vision. Tu dois, en fixant un point droit devant, dire quelles points de couleurs t'arrivent à droite ou à gauche de façon aléatoire. La profondeur de champ : tu as un joystick et en face de toi à 5 mètres il y a une boite creuse dans laquelle se trouvent 2 plaques. L'une est fixe. Toi tu manoeuvres l'autre pour l'amener à la hauteur de la première, vers toi, elle glisse sur un rail. Les réflexes : à tes pieds, une plaque avec une pédale. Devant toi à quelques mètres une lumière verte. Dès qu'elle passe au rouge tu dois freiner en urgence... Après tu retournes au guichet principal où on te fait une photo, tu paies et on te remet le bout de plastique valable un an. Ce permis est en bilingue et tout se passe en anglais si tu ne parles pas thaï, t'inquiète ! Ce qui distingue le permis moto du permis auto se trouve au dos, il y a des logos en noir. Tu peux avoir un renouvellement de un an au bureau des permis , je sais par expérience que de toute façon, tant qu'on n'a pas un visa O ou OA ou autre visa long séjour, pas moyen de renouveler 5 ans. Normalement on ne repasse aucune épreuve lors du renouvellement. Mais... l'an dernier - et j'ai jamais compris pourquoi, alors que justement on avait des visas tourisme 2 mois - j'ai dû repasser les épreuves comme la toute première fois ! Mais tout ça est fun, si ça faisait pas perdre une journée. On va pas se plaindre ! Vu la durée et le prix, par rapport à la métropole, c'est vraiment dérisoire. Pour la moto, je crois savoir qu'il y a une épreuve de conduite réelle, contrairement à l'auto. De plus, ces permis permettent très souvent d'obtenir les prix thais lors de visites touristiques
la disposition qui permettait d utiliser une moto de moins de 125cm3 avec le permis voiture a toujours été dérogatoire, et applicable uniquement sur le territoire national. Depuis le 1er janvier 2011, elle est assortie de nouvelles exigences (7 heures de formation OU attestation d assurance moto dans les 5ans précédent le décret de 2010) comme précisé dans l extrait du decret reproduit ci dessous. Respecter ces exigences permet de beneficier de la dérogation sur le territoire national, mais ne vaut toujours pas permis à l’étranger (pas meme en europe).
voilà le texte officiel: source legifrance: http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023081235&dateTexte=&categorieLien=id Décret n° 2010-1390 du 12 novembre 2010 [] article 4 L'article R. 221-8 est ainsi modifié : 1° Les II et III sont remplacés par les dispositions suivantes : « II. ― La catégorie B du permis de conduire autorise la conduite, sur le territoire national, d'une motocyclette légère à la double condition que le conducteur soit titulaire de cette catégorie de permis depuis au moins deux ans et qu'il ait suivi une formation pratique dispensée par un établissement ou une association agréés au titre de l'article L. 213-1 ou L. 213-7. « Toutefois, la condition relative à la formation pratique n'est pas exigée des conducteurs qui justifient d'une pratique de la conduite d'une motocyclette légère au cours des cinq années précédant le 1er janvier 2011. La preuve de cette pratique est apportée par la production d'un document délivré par l'assureur et attestant la souscription d'une assurance couvrant l'usage d'un tel véhicule au cours de la période considérée. « III. ― La catégorie B du permis de conduire autorise la conduite, sur le territoire national, d'un véhicule de la catégorie L5e à la double condition que le conducteur soit titulaire de cette catégorie de permis depuis au moins deux ans et qu'il ait suivi une formation pratique dispensée par un établissement ou une association agréés au titre de l'article L. 213-1 ou L. 213-7.
même avec une assurance en béton, il est plus que probable que la conduite sans permis annule les garanties et permette à l assurance de se dédouaner très simplement de toute obligation (ça doit faire partie des tous premiers trucs vérifiés lors du traitement d’un sinistre)
Le permis thaïlandais valable dans toute l’ASEAN par tokara aussi là: http://voyageforum.com/forum/novice_en_boite_vitesse_scooter_asie_sud-est_D5819251-5/ Toute personne détenant un permis de conduire valide thaïlandais peut maintenant l’utiliser dans neuf autres pays, sans la nécessité d’obtenir un permis international. Ces pays sont la Birmanie, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, Brunei, la Malaisie, l’Indonésie, Singapour et les Philippines, qui avec la Thaïlande, constituent les 10 pays de l’ASEAN. Les citoyens de ces pays, ainsi que les ressortissants étrangers titulaires d’un permis de conduire délivré par l’un de ces états membres, sont désormais en mesure de conduire dans tous les pays membres aussi longtemps que la licence est valide, rapporte le journal Pattaya Today. En outre, à partir de 2015, on pourra avec un permis de conduire délivré dans un pays de l’ASEAN conduire en Chine, en Corée du Sud et au Japon.
enfin au autre copie colle que j aime bien a propos de la conduite en thailande: Les règles de conduites
Règle numéro 1 : En Thaïlande on roule à gauche. Exceptions autorisées : - les vélos - les motos - les véhicules qui roulent en contresens pour éviter un U-turn, - et ceux qui ont pris la mauvaise bretelle d'autoroute (y sont assimilés : ceux qui veulent éviter un péage en montant sur l'autoroute par une sortie). Règle numéro 2 : Les priorités : premier arrivé, premier servi. La règle numéro 2 est celle qui perturbe le plus nos petits esprits d'Européens avides de réglementations de tout poil : ici, la priorité est prise par le premier qui arrive. Cette règle logique trouve trois belles applications : 1. Le motocycliste qui débouche à 50 km/h sur votre gauche ne vous verra pas arriver. D'ailleurs, il s'en fout : à vous de vous déporter sur l'autre bande ou de freiner. 2. Une voiture est à l'arrêt sur la bande de droite. Ne foncez pas, sûr de votre bon droit, vous risquez une collision frontale. En effet, si un véhicule arrive en sens inverse avant vous devant l'obstacle, il se déportera naturellement sur votre bande pour le dépasser. A vous d'anticiper en vous arrêtant. 3. C'est sur les grandes artères que la règle numéro 2 trouve tout son sens. Prenons l'exemple d'un feu qui passe au vert : démarrage digne d'un grand prix de formule 1 pour les trois voitures de front. Soudain, une charrette à bras bloque la bande de gauche. La voiture qui emprunte cette bande se déporte automatiquement sur celle du milieu, et celle qui roulait sur la bande du milieu, ayant anticipé le mouvement (!), s'était déjà déportée sur celle de droite. Quant à la voiture de la bande de droite, elle a le choix entre un coup de frein puissant ou, s'il est très expérimenté, un coup d'accélérateur lui permettant de se glisser avant ses deux concurrents. Simple et efficace. Règle numéro 3 : Les dépassements : longueur de sa voiture, divisée par deux. Aux esprits chagrins qui pensaient que le code de la route ne comportait que deux règles, détrompez-vous ! Il y en a une troisième : le dépassement. Celui qui met son clignotant pour changer de bande en vue d'un dépassement, perd son temps. A la moindre petite lumière orange, chaque voiture se met à coller au pare-chocs de celle qui précède. D'ailleurs, circulation en Thaï se dit "rot thit", ce qui signifie : véhicules qui collent ! En réalité, la technique de dépassement est bien plus aisée qu'en Europe : dès qu'un espace entre deux véhicules excède la moitié de la longueur du vôtre, vous y engagez votre aile avant d'un coup de volant décidé. Le deuxième véhicule décélérera pour éviter la collision et vous avez gagné votre place ! Attention : sur autoroute, cette technique est réservée aux spécialistes du slalom à grande vitesse. Heureusement, ils sont de plus en plus nombreux. Pour les autres, il a été prévu une bande de dépassement d'urgence sur les côtés. Donc, si vous crevez un pneu, n'y stationnez surtout pas votre véhicule : vous risquez de n'y retrouver que votre pneu. QUELQUES (DE)CONSEILS Il est fortement déconseillé : - d'utiliser les passages cloutés qui constituent l'endroit le plus dangereux pour traverser une artère. En empruntant un tel passage, vous pensez avoir quelque priorité alors qu'il n'en est rien. Les risques de se faire renverser sont donc plus importants. - d'utiliser ses clignotants pour tourner. Observez bien autour de vous : la plupart des véhicules dont les clignotants fonctionnent (surtout les bus) continuent leur route. C'est parce que les chauffeurs les utilisent tellement peu qu'ils les oublient. La règle locale est plus simple : lorsqu'un véhicule freine sans obstacle devant lui, c'est qu'il va tourner. Quant à la direction qu'il va prendre, à vous de deviner ! Rappelons enfin que les jolies lignes pointillées, continues et hachurées tracées sur les routes ont pour seul but d'égayer la monotonie du tapis de goudron. N'y cherchez pas une signification quelconque, sauf si vous habitez le centre de Bangkok et que des uniformes bruns top ajustés (les policiers), se cachent derrière un pilier d'autoroute. Mais ça, c'est une autre histoire (à 200 baht - prix farang). DERNIERS MOTS (MAUX ?) L'assimilation des usages locaux est le meilleur garant d'une bonne intégration. Si vous suivez bien les règles et conseils ci-dessus, vous vous sentirez aussi à l'aise dans la circulation qu'un poisson dans un Klong. Mais attention aux filets, ils sont toujours placés la où on les attend le moins. Source : Kramiek (le magazine du Belgian Club of Thaïland)
Bonjour aux futurs touristes,
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Mariner of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 6 au 18 février 2015 (deux croisières consécutives 5 jours + 7 jours) au départ de Singapour. Les escales sont les suivantes :
- SINGAPOUR (Malaisie)
- KUALA LUMPOUR (Malaisie)
- LANGKAWI (Malaisie)
- PHUKET (Thaïlande)
- SINGAPOUR (Malaisie)
- BANGKOK (Thaïlande)
- HÔ-CHI-MINH (Vietnam)
Pour obtenir des plans ou des cartes des lieux visités j’ai souvent utilisé Google Earth qui permet d’avoir des vues aériennes ou effectué des recherches dans Google en tapant « plan et le nom du lieu ». Le site Tripomatic est aussi très intéressant pour avoir des plans et voir les activités à faire sur place.
Le compte rendu est organisé par partie : précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour. Compte tenu de la distance entre les ports et les lieux à voir, contrairement à d’habitude, nous avons souvent acheté des excursions à bord du bateau pour une question de sécurité au niveau des temps de trajets.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE
Départ le 5 février à 11h50 depuis l’aéroport de Frankfort (Allemagne). Vol direct effectué par la Singapour Airlines en A380 sans aucun problème. Cette compagnie est géniale, ils pensent à tout : oreiller, couette, écouteurs, des bons repas, des encas gratuits, des boissons gratuites… Parking réservé en avance sur le site internet de l’aéroport, payé 80€ contre 160€ (en promotion) en parking couvert à 10 minutes en marchant des terminaux. Il existe un parking spécial vacances qui se situe à 25 minutes avec une navette, parking non couvert alors vu la saison et l’heure du vol retour (20h30) on a joué la tranquillité ! Sans compter qu’avec la promotion finalement il n’y avait que 20€ d’écart.
Arrivée à Singapour vers 7h le lendemain, décalage horaire oblige. Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et le bateau en métro. Changi airport ligne 3, Stop au deuxième arrêt « Tanah Merah », prendre la direction « joo koon » ou « jurong east ». Stop à l’arrêt « Raffles place », prendre le métro 5 direction Marina south pier. En tout il y a deux changements. On a pris le métro à l’heure de pointe et même avec 3 valises, ça passe ! Bon j’avoue il ne faut pas être large… mais les Singapouriens sont civilisés, chacun attend son tour, si le métro est plein ils attendent. Il faut juste penser à ne pas garder son sac sur le dos (il y a des petits dessins pour expliquer que le but n’est pas d’assommer son voisin !), ni à mâcher un chewing-gum (interdit par la loi) ! … Les tickets sont à acheter à des bornes automatiques, c’est très simple à utiliser, la seule chose c’est qu’ils n’acceptent pas les billets de 5 donc il faut faire de la monnaie. Arrivés à la station Marina south pier, il suffit de suivre le petit chemin bétonné (et un peu cabossé !) couvert pour arriver jusqu’au bateau. Il faut compter 15 minutes en marchant tranquillement avec 3 valises. Pour les curieux voici l’adresse du port : MARINA BAY CRUISE CENTER SINGAPORE (MBCCS) 61 Marina Coastal Drive, Singapore. On peut voir sur google maps ou google earth à quoi cela ressemble du coup. Nous sommes arrivés au port à 9h, et nous avons pu déposer nos valises au premier étage à 9h15 (alors qu’en théorie c’est 11h si on essaye au niveau du rez-de-chaussée où arrivent les bus). Vu que l’enregistrement ne commence qu’à 11h nous avons fait le choix d’aller visiter les jardins « gardens by the bay » situés à 25 minutes de marche du port puis de s’enregistrer après. Vous avez le temps d’aller au bateau et de repartir visiter les jardins, bien sûr il ne faut pas oublier de regarder l’heure de temps en temps ! Toujours pour les curieux voici l’adresse du jardin : 18 Marina Gardens Drive Singapore 018953. Concernant les jardins, l’entrée est gratuite. Les deux serres sont payantes, il faut compter 28$ singapouriens par personne. Il y a deux serres immenses, une basée sur les fleurs et l’autre plutôt sur la forêt, les deux sont intéressantes. Il faut compter au moins 45 minutes par serre. En tout nous sommes restés 3h30 dans le jardin à déambuler, c’est vraiment sympa. On est aussi monté dans un des arbres géants pour marcher sur une passerelle pour avoir une vue superbe sur les jardins et la ville (c’est 5$ en plus par personne…). Pour les frileux, prévoir un petit pull pour la serre de la forêt ! Retour au bateau après 25 minutes de marche sous le soleil (trajet aller sous la pluie !). Retour au bâtiment pour s’enregistrer. Enregistrement très rapide, bon en tant que membres platinum on passe en priorité… c’est un droit mais on se sent un peu coupable quand même ! Arrivée à bord du bateau, les passeports sont confisqués… cela fait bizarre mais c’est la procédure normale.
16h30 départ du bateau !
LES ESCALES
🙂KUALA LUMPUR 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré à Port Klang, c’est à environ 1h de bus de Kuala Lumpur. météo : chaud et beau ! Compte tenu de la distance entre le port et la ville, nous avons opté pour la prudence… Nous avons acheté l’excursion « Batu caves and city expérience ». D’une manière générale l’excursion est vraiment bien surtout qu’on a eu du temps pour visiter (bon toujours moins que par nous-même mais bon par défaut…) Il faut compter 1h30 de bus pour se rendre aux grottes sacrées. Le site en lui-même est très coloré, peuplé, dépaysant et sale… ! Beaucoup de monde ce jour-là car c’était un moment de pèlerinage, du coup c’est un lieu vivant, on est dans l’ambiance, c’est vraiment bien si on arrive à faire abstraction de la saleté (bouteilles plastiques, déchets…) et des odeurs ! Il y a un marché non alimentaire juste à côté fréquenté par des locaux. Direction ensuite l’usine Royal Selangor, c’est une usine où l’étain est travaillé d’une façon design et moderne, le résultat est bluffant. Nous avons ensuite effectué un arrêt photo devant les tours Petronas sublimes ! Puis direction un restaurant buffet, très bien garni, propre, appétissant. Nous sommes ensuite montés à la KL tower pour avoir une vue sur la ville et sur les tours Petronas du coup : parfait. Fin de l’excursion dans le square de l’indépendance, bon là ce n’est pas le plus intéressant, on a plutôt regardé les bâtiments autour que le square en lui-même. Retour au bateau vers 16h30.
bilan de notre journée à terre : Très belle journée même si on est toujours un peu frustré de suivre le « troupeau » dans les excursions, contrairement à d’habitude.
🙂LANGKAWI 8h00 – 18h00 Le bateau est à quai au sud de l’ile près de la plage Pentai Tengah. météo : ensoleillé et chaud ! Avant le départ nous avions fait le choix de visiter les mangroves avec la société « dev’s adventure tours». Nous avions réservé l’excursion « boat trip mangrove » et payé en avance. Le point de rendez-vous n’est pas le port mais l’entrée d’un hôtel (Resorts World Langkawi) situé à 5 minutes à pied, rdv à 8h45. Après quelques minutes d’attente, le chauffeur est arrivé avec sa liste de passagers et on est monté dans un mini bus en direction du début de la promenade dans les mangroves. Arrivés sur place, il y a beaucoup de bus mais finalement on passe devant tout le monde et on s’est retrouvé à 10 dans le bateau, les autres étaient bien plus serrés. Les places à l’arrière près du pilote sont sympas, elles permettent de ne pas tourner la tête dans tous les sens pour voir les deux côtés de la mangrove. Le guide était parfait, souriant et passionné par la nature. Le pilote repérait les animaux et s’approchait doucement pour nous montrer les serpents, les oiseaux… On a fait un arrêt dans une grotte pour voir les chauves-souris et les singes. Puis balade dans les mangroves pour voir les aigles et la mangrove en elle-même. Arrêt plage dans une plage totalement isolée, belle mais l’eau était trouble à cause du temps. Arrêt repas dans un restaurant flottant (cuisine locale excellente, surtout ne pas demander épicé sinon le bouillon est impossible à finir … et même à commencer !). A côté du restaurant on a visité une petite ferme d’élevage en 15 minutes, rien de transcendant mais cela permet de voir quelques poissons d’un peu plus près… Retour dans le bateau puis au bus. Nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à la plage Pentai Tengah plutôt qu’au point de départ près du port. Arrivée à la plage vers 15h30. La plage est très belle, vraiment peu peuplée, l’eau propre et chaude. Nous avons profité de la plage pendant 30 minutes puis on a ensuite marché le long de la route (sur le trottoir) pendant 25 minutes pour revenir au bateau.
bilan de notre journée à terre : Superbe journée, tout était parfait, les mangroves, le restaurant, le guide, la plage… ! Aucun regret ! A la rigueur on aurait ou rester un peu plus longtemps à la plage… c’est vraiment pour trouver quelque chose à redire…
🙂PHUKET 7h00 - 20h00 Le bateau jette l’ancre dans la baie de Patong (merci google earth !). Des navettes font le trajet jusqu’au nord de la plage de Patong. météo : superbe soleil ! Pas humide du tout pour une fois. Amateurs de plongée nous avions réservé une excursion sur le bateau pour aller aux iles Phi-phi. Le nom de l’excursion est « Island Hopping and Snorkeling at Phi Phi Island ». Les personnes ayant acheté des excursions sortent du bateau et montent dans la navette avant les autres. Après 30 minutes de bus et avoir traversé la ville de Phuket nous sommes arrivés à la plage de départ. Il y avait au moins 30 speed boat… heureusement que tous ne vont pas au même endroit ! La mer était agitée, les moteurs avaient des difficultés à démarrer, une des trois hélices étaient bloquées dans les cordes des bateaux voisins… Anxieux s’abstenir ! Sans compter qu’une fois en pleine mer, il y avait tellement de vagues que de l’eau rentrait de temps en temps par l’avant du bateau, c’est impressionnant et terrifiant… Nous étions assis tout à l’arrière dos aux moteurs et vraiment c’est la meilleure place pour éviter de percuter le voisin à chaque fois que la coque du bateau rebondit contre les vagues. Il y avait des enfants à bords et ils avaient vraiment peur, nous déconseillons fortement cette excursions avec des enfants si la mer est agitée. Nous avons mis une heure pour arriver jusqu’à la célèbre plage utilisée pour le film « The Beach », elle est sublime, mais très peuplée forcément ! C’était juste un arrêt photo d’ailleurs, cela suffisait. Nous avons ensuite repris le bateau pour aller faire du snorkeling mais la mer étant agitée nous n’avons pas plongé au meilleur endroit… Le fond est très abimé, on constate encore les ravages du tsunami, les poissons sont beaux (ils viennent grâce au pain !) et colorés. Direction une ile pour aller manger dans un restaurant buffet, cuisine locale excellente, peu variée mais vraiment très bon et avec une vue juste magnifique… 1h plus tard le guide nous explique que suite aux conditions météorologiques nous ne pouvons pas aller à Bamboo Island donc nous avons été sur une ile privée, très peu fréquentée du coup, juste sublime… L’eau est chaude, le soleil n’en parlons pas : juste le paradis ! 1h plus tard, retour au speed boat, et direction le point de départ. Heureusement le retour était moins agité. Retour au bateau par le bus. En sortant du bus nous avons marché (peu ou pas de trottoir et beaucoup de circulation…) en direction de la plage de Patong histoire de se promener. Après 15 minutes de marche nous nous sommes posés sur la plage principale (pas celle près du Novotel, certes très calme comme j’avais pu trouver sur des sites internet, très calme mais très odorante car près des égouts !). La plage est propre, l’eau aussi et on voit le fond. La plage est fréquentée par un peu tout le monde : quelques familles, beaucoup de couples (hétéro et gays), quelques papy et mami… En journée cela reste familiale apparemment. On a pris un petit bain puis quelques minutes de bronzette, juste histoire de sécher les maillots, puis retour au bateau.
bilan de la journée : Une journée qui a commencé par une traversée angoissante mais qui finalement a été géniale ! On recommande cette excursion en tout cas. Le guide était vraiment bien, il nous a même bien fait rigoler car avant de monter dans le speed boat il nous a répété au moins 10 fois d’aller aux toilettes ! Un peu moins drôle en revanche, un des 4 bateaux affrété par la Royal Carribean a fait demi-tour, quelques minutes après le départ, suite à la demande de quelques passagers à bord du speed boat qui étaient terrifiés…excursion annulée...
🙂SINGAPOUR 8H00 – 16H30 Le bateau est amarré dans le nouveau port de croisière (voir plus haut pour l’adresse). météo : ensoleillé et chaud !
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité la ville par nous-même. Direction le quartier indien via le métro, c’est facile et à 9h nous étions dans ce quartier. Le but était de voir le temple Sri Veeramakaliamman (gratuit). Très beau temple, lieu de culte oblige, il faut se déchausser pour rentrer et cela est bien normal (j’avoue j’étais heureuse d’avoir des chaussettes pour l’hygiène… et la chaleur car le sol est brulant !). Par respect, il faut penser à avoir les épaules et les genoux couverts, dans certains temples ils prêtent (contre quelques billets) des paréos. Nous avons ensuite marché en direction de Arabe street pour voir la mosquée du Sultan qui manque de chance était en travaux. On a pu voir la mosquée tout de même mais avec des échafaudages c’est forcément moins beau. Entre le temple et la mosquée nous avons déambulé dans des petites boutiques, toutes achalandées pour le nouvel an chinois, c’était vraiment très coloré : rouge et jaune à l’honneur ! Extrêmement dépaysant… Nous avons ensuite repris le métro à l’arrêt Buggis en direction de Chinatown, pour celui-là impossible de se tromper, Buggis et Chinatown sont les deux bouts de la même ligne de métro. Après 10 minutes de trajet nous voici dans Chinatown ou plus exactement dans le centre commercial situé au-dessus de l’arrêt de métro ! Et là difficile de trouver la sortie… Je suppose que là avoir un smartphone doit aider pour savoir si on doit aller à gauche ou à droite, nous on a utilisé une carte et repérer les noms des rues (bien indiqués !)… Nous avons visité la mosquée Jamae (bleue), puis toujours sur la même rue, nous avons visité le temple Sri Mariamman, le plus vieux temple hindou de Singapour. Des petits stands attirent notre attention juste à côté du temple, il s’agit du marché chinois, ou plutôt du marché pour touristes mais bon c’est toujours amusant de déambuler un peu et voir ce que certains sont capables d’acheter… ! Nous sommes ensuite rentrés dans le temple de la relique de la dent de Bouddha, l’intérieur est superbe tout comme l’extérieur d’ailleurs. Nous traversons la rue pour rejoindre le maxwell food center, le lieu de restauration le plus typique de Chinatown. Nous cherchons d'abord deux places de libre (chose pas forcément facile, elles sont souvent réservées avec un sac à main, un smartphone ou même un porte-monnaie, difficilement concevable dans notre pays… !) puis nous allons chercher à manger. Cela ne revient pas cher du tout, nous avons pris un plat pour 2 dans une grande barquette, j’ai suivi les conseils d’un habitué pour faire mon choix et c’était excellent et local. De mémoire 5$ singapouriens… 4 euros à peu près ! Après ce bon repas nous avons marché en direction du marché chinois vu le matin pour avoir un peu de wifi gratuit et voir rapidement nos mails (une urgence… pff !). Après cette courte pause, retour à la découverte de Singapour et visite du temple chinois Thian Hock Keng, un très beau temple. Nous avons ensuite traversé le quartier des affaires puis nous avons marché jusqu’au Merlion. Très touristique mais incontournable ! Le point de vue est beau, on voit bien l’ensemble de la marina, le pont à double hélice… Au départ nous avions prévu de faire le tour de la marina à pieds mais nous avons finalement choisi de revenir sur nos pas puis de retourner au bateau tranquillement pour 15h.
bilan de la journée : Superbe journée, c’est vrai que par soi-même on voit bien plus de choses… ! Le plaisir de manger local est un plus non négligeable.
🙂BANGKOK 12H00 – … Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !
Par manque d’information nous avions pris le risque de descendre du bateau sans rien de prévu… ! Une première pour nous, toujours assez organisé je dois bien avouer. Le bateau proposait des transferts jusqu’à Pattaya mais assez cher. Finalement nous avons trouvé un transfert dans le terminal du port : départ 13h, retour 20h, 12$US par personne soit 24 pour nous 2 (le prix d’une personne par le bateau). Le lieu de dépôt et de rendez-vous pour le trajet retour est un immense centre commercial situé en plein cœur de Pattaya (Mike shopping mall). Notre but était de visiter le jardin Nong noch tropical garden situé au sud de Pattaya. On a donc déambulé un peu à la recherche d’une agence de taxi, on a d’abord regardé les stands dans la grande rue mais entre ceux qui dorment assis derrière le stand et ceux qui continuent à pianoter sur leur smartphone on a choisi de s’enfoncer un peu dans les ruelles. En prenant la première rue perpendiculaire au Mike shopping mall on a trouvé une petite agence pour se rendre au jardin. Le chauffeur attend sur place autant de temps qu’on veut, c’est vraiment pratique. Après conversion le trajet nous a couté 18€ pour 2 en sachant qu’il faut 45 minutes aller et pareil au retour, ce n’est pas loin mais c’est embouteillé ! Le chauffeur s’occupe de payer l’entrée au jardin (1000 bath pour 2) puis nous a déposé devant l’entrée principale quelques centaines de mètres plus loin. Le jardin est magnifique ! Il y a des plantes tropicales partout, et plus surprenant, des animaux en plâtre peints à la main (certains d’entre eux étaient en cours de peinture justement !)… c’est vraiment superbe ! Il y a aussi quelques belles voitures de courses… (ne pas rester trop longtemps dans ce bâtiment à cause de la climatisation !). On est resté 2h30, en prenant notre temps même si par habitude on marche toujours assez vite. Il y a des passerelles partout ce qui permet de voir le jardin avec de la hauteur, excellente idée ! Cette sortie est parfaite avec des enfants… Il y a aussi des animaux (genre zoo) et des lions avec qui on peut prendre la pose… bof ça c’est moins chouette (surtout pour les animaux…). Pareil, on peut faire un tour d’éléphant… Retour à Pattaya en taxi vers 18h. Nous avons un peu marché dans la rue qui longe la plage et dans la grande rue parallèle. Toujours le même constat : des hommes européens passés la soixantaine avec des thaïlandaises attablés au bar… Beaucoup moins intéressant que le jardin ! Par contre si vous aimez les massages des pieds (juste des pieds !) ou manger des brochettes au milieu de la rue, on en trouve un peu partout… ! Une rue longeant le Mike shopping mall est originale, c’est la rue des tatoueurs et des peintres, vraiment sympa ! Nous avons fait un peu de shopping et pris un verre avant de repartir à 20h avec le bus en direction du bateau… Le soir je pense qu’il vaut mieux éviter d’y rester avec des enfants…
bilan de la journée : Une belle journée pour nous qui n’avions rien de prévu ! Et côté budget, à 2 entre le bus, le taxi, le jardin, environ 60€ donc vraiment pas cher…
🙂BANGKOK … – 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !
Souhaitant découvrir le site d’Ayutthaya, plutôt que la ville en elle-même, à 2h de route du port, nous avons acheté une excursion au bateau : « A Day At UNESCO World Heritage Site of Ayutthaya ». Nous avons visité le Bang Pa In Summer Palace of King Rama V, c’est un joli palais chinois construit dans un parc pour le roi, pas très grand mais on se balade en golfette, c’est vraiment fainéant… ! On serait encore plus rapide à pied vu l’embouteillage… Direction ensuite le site d’Ayutthaya où nous avons vu deux temples (en briques) distincts : Wat Chai Wattanaram et Wat Mahathat. Les deux temples sont très beaux même si les sites sont finalement petits. On s’attendait à voir une immense plaine en pleine nature avec des monuments par ci par là… et non pas du tout, en fait il y a des habitations un peu partout autour des temples, pas juste à côté mais à 100 mètres… A défaut d’Angkor… (excursion proposée par le bateau en 3 jours et 2 nuits mais à un prix… !) C’est tout de même quelque chose à voir ! On a aussi eu le droit de faire un tour d'éléphant… Le buffet n’était pas terrible ce jour-là.
bilan de la journée : Au départ un peu déçu, le palais c’est sympa mais nous on voulait voir des ruines ! On a vu les ruines un peu plus tard, c’est vraiment beau mais il ne faut pas s’imaginer que c’est quelque chose d’immense et en pleine nature… Aucun regret quand même, nous n’avons vraiment pas ça chez nous !
🙂HO CHI MINH 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Phu My. C’est à 1h30 minutes de la ville d’Ho Chi Minh en bus. météo : ensoleillé et chaud !
Souhaitant découvrir la ville et vu le nombre de kilomètres nous séparant du port… nous avons acheté l’excursion « Ho Chi Minh city Highlights ». En résumé nous avons vu : le musée d'histoire du Vietnam, la cathédrale Notre Dame, la Poste, le palais de la réunification, le temple Thien Hau et une fabrique de laque. Buffet pris au Novotel d’Ho Chi Minh, très bon mais franchement pas très local ! L’excursion a commencé par quelques longues minutes de bus… On observe les rizières, les paysages puis subitement des gratte-ciels ! Le contraste est fort. L’accès à la ville se fait par une nouvelle voie rapide, interdite à presque tous les véhicules sauf bus, voitures et camions (le panneau d’interdiction vaut le détour)… On commence le tour par le musée historique, assez classique mais l’avantage c’est que les explications sont écrites en français ! Même si le guide est très intéressant, pour une fois on lit les panneaux… Dès la sortie du bus, des vendeurs nous sautent dessus, le guide conseille d’être ferme, soit c’est oui soit c’est non… Logique ! Le petit détail amusant c’est que les vendeurs sont en scooter et ils vous suivent presque toute la journée à tous les arrêts. Nous avons ensuite été visité le palais, la visite est libre, le guide donne une heure de rendez-vous, ceux qui veulent suivre le guide le font, les autres font par eux-mêmes. On peut voir les différentes salles du palais, y compris le bunker ou la salle de projection, c’est intéressant et les explications sont en anglais mais toujours courtes et compréhensibles. Direction ensuite la cathédrale (vue de l’extérieur) et la Poste, beau bâtiment si on arrive à accéder à l’intérieur (beaucoup de monde !). Direction ensuite le Novotel pour prendre le repas, et faire un peu de shopping (10 minutes !) dans une boutique de vêtement juste en face. Retour dans le bus pour visiter la fabrique de laque. Le côté visite se fait en 5 minutes, une courte traversée d’un sommaire atelier avec des ouvriers de chaque côté et des tableaux expliquant les différentes étapes du procédés de laque. Ensuite on a le droit (pendant 45 minutes) de déambuler dans l’immense boutique pour faire du shopping. Nous avons tout de même apprécié de voir certains artisans travailler, on doute cependant que tout ce qui est dans la boutique soit fait par la petite dizaine d’ouvriers présents ce jour-là…Les 45 minutes passent rapidement car la boutique est grande et les œuvres sont belles à regarder même si on ne souhaite pas acheter. Les prix sont en dong et en dollar US. Nous avons acheté deux petits pots en laque et nous avons payé en dollar US. Puis retour dans le bus en direction du temple Thien Hau… Nous avons eu de la chance car nous sommes arrivés en pleine répétition pour le nouvel an chinois, en plus du temple qui vaut le détour, nous avons vu les jeunes adultes manier les dragons colorés en sautant, dansant…le tout en musique c’est magnifique ! Il faut juste supporter l’odeur de l’encens, c’est presque irrespirable ! Retour au bateau où des petites boutiques sont présentes sur le quai. On peut acheter des tee-shirts de marque, les 2 à 25$ US ou de montres de luxe à 50$...le tout contrefait bien entendu (attention aux douanes au retour). Et les mêmes petits pots en laque… bon pas au même prix qu’en boutique mais bon il n’y a pas de tampon dessus… et la qualité n’est pas la même.
bilan de la journée : Des deux roues partout… heureusement qu’ils ne sont pas tous en voiture ! Une journée intéressante et riche culturellement, bon toujours au pas de course…. A mon avis, tout ce qu’on a vu peut se voir sans excursion car de nombreux sites sont dans le même secteur, après il faut oser prendre le risque car le trajet est long entre le port et la ville…
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES
Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux semaines (5 jours puis 7 jours) pour une question financière.
Nous avons réservé les deux croisières directement sur le site américain de la compagnie et pas le site français. Le mardi soir on a fait nos valises et on les a laissées, dans la cabine, le matin du débarquement vers 8h. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés montées dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Singapour. Le mercredi matin, pendant que la plupart des personnes quittent le navire, nous avions rendez-vous dans une petite salle pour récupérer nos nouvelles sea pass et nos passeports. Un petit conseil, il faut se placer tout devant pour que les 2 personnes qui s’occupent des papiers s’occupent de vous en priorité sinon la procédure peut durer longtemps ! Les sea pass de la première semaine sont confisquées (on les récupère le lendemain dans la cabine si on désire les garder comme nous pour l’album photo) et il faut donc dire au personnel lorsqu’on sort du bateau « back to back ». Nous sommes descendus du bateau puis nous avons traversé le hall où sont entreposés les bagages et passé la douane sans attendre (file spéciale « sans bagage »). Le soir on est passé directement à l’immigration (pas besoin de s’enregistrer à nouveau).
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner (une fois car à Pattaya nous sommes rentrés trop tard pour manger dans la salle du restaurant !) La nourriture est variée mais pas toujours adaptée à des palais français (notamment au niveau des desserts). Très beau point de vue, rien à dire côté hygiène ni côté service. Par contre il n’y a toujours pas de pâte à tartiner au chocolat (on l’emporte avec nous dans les valises. On a nos petites habitudes… En 8 croisières personne ne nous a jamais rien dit…) - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs (sauf 1) ! Alors là on a un peu compliqué la vie du personnel à l’entrée… Avec plus de 90% d’asiatique à bord, on a été placé sur une table de 8 avec 2 Anglais, 2 Finlandais et 2 Norvégiens … Vu notre niveau d’anglais nous avons demandé une table pour 2, et nous l’avons eu dans une toute petite salle, très intime et très calme ! Le lendemain nous avons sympathisé avec des Français habitant le Brésil et finalement le soir nous avons demandé une table pour 5, qu’on a eu… Lors de la deuxième croisière nous avons été le premier soir avec 2 Français juste à l’entrée du restaurant sur une table légèrement en hauteur (cela donne l’impression que tout le monde vous regarde, une horreur…) puis finalement nous avons encore changé de table pour se retrouver en tête à tête dans un endroit bien plus calme du restaurant, un pont plus haut… Alors là, j’avoue on a fait les pénibles pour les changements de tables (le petit côté français qui ressort sans doute…) et ils ont été sympa à chaque fois ! Les repas sont toujours très bons, la viande excellente, les accompagnements aussi… Ne pas hésiter à demander 2 entrées, elles ne sont pas très copieuses. - le Johnny rockets : testé plusieurs fois. En fait on paie 5.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! Heureusement qu’on marche beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, le personnel asiatique ne « colle » pas par rapport à l’ambiance américaine… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même mais là nous avons privilégié la sécurité par rapport à la distance entre le port et les choses à voir… D’autant que dans certains ports les taxis ne rentrent pas et les ports de commerce ne sont pas petits. Il est même déconseillé d’être un piéton au milieu des conteneurs et des camions. D’une manière générale les excursions sont de bonne qualité, tous les guides étaient vraiment intéressants et l’anglais était compréhensible (même pour nous !). Le côté négatif c’est le fait d’avoir toujours l’impression d’être minuté… et le prix !
Côté spectacles ... Nous n’avons vu que 2 spectacles pour plusieurs raisons. La première c’est qu’en mangeant au deuxième service (20h45) le spectacle est souvent proposé avant le repas (pas toujours), heure à laquelle nous sommes souvent sur le pont à buller ou simplement à regarder la mer… La deuxième raison c’est simplement qu’après une journée bien pleine on a souvent juste envie de se mettre sous la couette ! Nous avons vu deux spectacles : des chanteurs (parfait) et le deuxième c’était un couple d’acrobate qui a fait la nouvelle star (parfait aussi !)… Nous avons aussi participé à une soirée dansante : twist, rock… très sympa pour enchainer quelques pas pendant 30 minutes avant d’aller au lit ! Animateur super. Plutôt pour les enfants nous avons pu apercevoir des personnages de Dreamworks : Julian, Alex et Gloria (Madagascar), Fiona et le chat botté (Shrek) et Po (Kung Fu Panda)… Ils font un show à l’américaine tous ensemble dans la promenade du bateau en fin d ‘après-midi, une fois par croisière.
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Apparemment pas très facile … - patinoire : pas tenté (on ne préfère pas faire les 13h30 d’avion du retour avec une jambe dans le plâtre !) - piste de marche et course : très empruntée même quand il fait chaud… - piscine du solarium : testé et approuvé - jacuzzi : très beau et très grand mais pas testé car un peu « dégouté » par des habitudes culturelles trop différentes des nôtres… Certaines personnes se baignent entièrement habillées (souvent originaires d’Inde) et le problème c’est qu’on ne sait pas si les vêtements ont été portés toute la journée avant de finir dans le jacuzzi… - mini golf : testé pour le côté fun, cela détend et le parcours est en excellent état !
Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau plutôt grand mais il n’y a pas d’espace vraiment grand (sauf la promenade), on se sent un peu à l’étroit parfois. On voit que le bateau n’est pas tout jeune, les fonds de tiroirs sont usés, il y a de la rouille au fond de la piscine du solarium… D’une manière générale il n’y a rien à redire mais ce sont plus des petits détails. Nous avons regretté le fait qu’il n’y a pas d’endroit pour se poser tout à l’arrière du bateau (sauf tout en haut quand on trouve une chaise longue) et au Windjammer). Sur l’Oasis of the Seas, il y a un pont inférieur où on peut se poser sur des chaises juste pour voir la mer (pont utilisé par les coureurs et les marcheurs), sur le Splendour of the Seas on peut voir la mer en se posant dans un grand salon… Petit regret mais c’est vrai que c’est quand même dommage quand on est sur un bateau. Nous avons observé un changement concernant l’utilisation des serviettes de bain sur ce bateau, elles sont maintenant en libre-service, plus besoin de la sea pass pour les obtenir. Au premier abord, on se dit chouette… Mais au deuxième pas du tout… En fait la plupart des gens prennent des serviettes et les abandonnent sur les transats soit pour réserver la place (interdit en théorie, comme les enfants dans les jacuzzis… !) soit par pure fainéantise (c’est vrai que le bac à serviettes sales est loin !). Du coup, les jours en mer, il est parfois difficile de trouver une place, même si du personnel fait le tour, de temps en temps, autour de la piscine (pas sur le pont du dessus) pour retirer les serviettes qui semblent abandonnées…
DEBARQUEMENT En tant que membres platinum, nous avons pu sortir très vite du bateau et reprendre le métro pour se rendre à l’aéroport (après avoir récupéré les passeports !).
VOL RETOUR Effectué sur Singapore Airlines comme à l’aller, rien à redire, juste parfait. Surtout que sur une rangée de 3, nous n’étions que 2 donc j’ai pu dormir sur mon mari en position allongée et vice-versa, c’est appréciable !
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
😉Un petit coucou spécial à nos amis du Brésil : merci pour cette semaine passée en votre agréable compagnie ! Au plaisir de se revoir un jour, en France ou au Brésil. Obrigado !
😉Bien le bonjour à un couple de Français habitant l’île de la Réunion avec qui nous avons pris plaisir à partager une journée en mer et un bon burger. Peut-être à bientôt ! Au fait pour le trajet du bateau, il était visible sur la chaine 40 depuis la télévision de la cabine… Information utile pour la prochaine croisière !
Le compte rendu est organisé par partie : précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour. Compte tenu de la distance entre les ports et les lieux à voir, contrairement à d’habitude, nous avons souvent acheté des excursions à bord du bateau pour une question de sécurité au niveau des temps de trajets.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE
Départ le 5 février à 11h50 depuis l’aéroport de Frankfort (Allemagne). Vol direct effectué par la Singapour Airlines en A380 sans aucun problème. Cette compagnie est géniale, ils pensent à tout : oreiller, couette, écouteurs, des bons repas, des encas gratuits, des boissons gratuites… Parking réservé en avance sur le site internet de l’aéroport, payé 80€ contre 160€ (en promotion) en parking couvert à 10 minutes en marchant des terminaux. Il existe un parking spécial vacances qui se situe à 25 minutes avec une navette, parking non couvert alors vu la saison et l’heure du vol retour (20h30) on a joué la tranquillité ! Sans compter qu’avec la promotion finalement il n’y avait que 20€ d’écart.
Arrivée à Singapour vers 7h le lendemain, décalage horaire oblige. Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et le bateau en métro. Changi airport ligne 3, Stop au deuxième arrêt « Tanah Merah », prendre la direction « joo koon » ou « jurong east ». Stop à l’arrêt « Raffles place », prendre le métro 5 direction Marina south pier. En tout il y a deux changements. On a pris le métro à l’heure de pointe et même avec 3 valises, ça passe ! Bon j’avoue il ne faut pas être large… mais les Singapouriens sont civilisés, chacun attend son tour, si le métro est plein ils attendent. Il faut juste penser à ne pas garder son sac sur le dos (il y a des petits dessins pour expliquer que le but n’est pas d’assommer son voisin !), ni à mâcher un chewing-gum (interdit par la loi) ! … Les tickets sont à acheter à des bornes automatiques, c’est très simple à utiliser, la seule chose c’est qu’ils n’acceptent pas les billets de 5 donc il faut faire de la monnaie. Arrivés à la station Marina south pier, il suffit de suivre le petit chemin bétonné (et un peu cabossé !) couvert pour arriver jusqu’au bateau. Il faut compter 15 minutes en marchant tranquillement avec 3 valises. Pour les curieux voici l’adresse du port : MARINA BAY CRUISE CENTER SINGAPORE (MBCCS) 61 Marina Coastal Drive, Singapore. On peut voir sur google maps ou google earth à quoi cela ressemble du coup. Nous sommes arrivés au port à 9h, et nous avons pu déposer nos valises au premier étage à 9h15 (alors qu’en théorie c’est 11h si on essaye au niveau du rez-de-chaussée où arrivent les bus). Vu que l’enregistrement ne commence qu’à 11h nous avons fait le choix d’aller visiter les jardins « gardens by the bay » situés à 25 minutes de marche du port puis de s’enregistrer après. Vous avez le temps d’aller au bateau et de repartir visiter les jardins, bien sûr il ne faut pas oublier de regarder l’heure de temps en temps ! Toujours pour les curieux voici l’adresse du jardin : 18 Marina Gardens Drive Singapore 018953. Concernant les jardins, l’entrée est gratuite. Les deux serres sont payantes, il faut compter 28$ singapouriens par personne. Il y a deux serres immenses, une basée sur les fleurs et l’autre plutôt sur la forêt, les deux sont intéressantes. Il faut compter au moins 45 minutes par serre. En tout nous sommes restés 3h30 dans le jardin à déambuler, c’est vraiment sympa. On est aussi monté dans un des arbres géants pour marcher sur une passerelle pour avoir une vue superbe sur les jardins et la ville (c’est 5$ en plus par personne…). Pour les frileux, prévoir un petit pull pour la serre de la forêt ! Retour au bateau après 25 minutes de marche sous le soleil (trajet aller sous la pluie !). Retour au bâtiment pour s’enregistrer. Enregistrement très rapide, bon en tant que membres platinum on passe en priorité… c’est un droit mais on se sent un peu coupable quand même ! Arrivée à bord du bateau, les passeports sont confisqués… cela fait bizarre mais c’est la procédure normale.
16h30 départ du bateau !
LES ESCALES
🙂KUALA LUMPUR 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré à Port Klang, c’est à environ 1h de bus de Kuala Lumpur. météo : chaud et beau ! Compte tenu de la distance entre le port et la ville, nous avons opté pour la prudence… Nous avons acheté l’excursion « Batu caves and city expérience ». D’une manière générale l’excursion est vraiment bien surtout qu’on a eu du temps pour visiter (bon toujours moins que par nous-même mais bon par défaut…) Il faut compter 1h30 de bus pour se rendre aux grottes sacrées. Le site en lui-même est très coloré, peuplé, dépaysant et sale… ! Beaucoup de monde ce jour-là car c’était un moment de pèlerinage, du coup c’est un lieu vivant, on est dans l’ambiance, c’est vraiment bien si on arrive à faire abstraction de la saleté (bouteilles plastiques, déchets…) et des odeurs ! Il y a un marché non alimentaire juste à côté fréquenté par des locaux. Direction ensuite l’usine Royal Selangor, c’est une usine où l’étain est travaillé d’une façon design et moderne, le résultat est bluffant. Nous avons ensuite effectué un arrêt photo devant les tours Petronas sublimes ! Puis direction un restaurant buffet, très bien garni, propre, appétissant. Nous sommes ensuite montés à la KL tower pour avoir une vue sur la ville et sur les tours Petronas du coup : parfait. Fin de l’excursion dans le square de l’indépendance, bon là ce n’est pas le plus intéressant, on a plutôt regardé les bâtiments autour que le square en lui-même. Retour au bateau vers 16h30.
bilan de notre journée à terre : Très belle journée même si on est toujours un peu frustré de suivre le « troupeau » dans les excursions, contrairement à d’habitude.
🙂LANGKAWI 8h00 – 18h00 Le bateau est à quai au sud de l’ile près de la plage Pentai Tengah. météo : ensoleillé et chaud ! Avant le départ nous avions fait le choix de visiter les mangroves avec la société « dev’s adventure tours». Nous avions réservé l’excursion « boat trip mangrove » et payé en avance. Le point de rendez-vous n’est pas le port mais l’entrée d’un hôtel (Resorts World Langkawi) situé à 5 minutes à pied, rdv à 8h45. Après quelques minutes d’attente, le chauffeur est arrivé avec sa liste de passagers et on est monté dans un mini bus en direction du début de la promenade dans les mangroves. Arrivés sur place, il y a beaucoup de bus mais finalement on passe devant tout le monde et on s’est retrouvé à 10 dans le bateau, les autres étaient bien plus serrés. Les places à l’arrière près du pilote sont sympas, elles permettent de ne pas tourner la tête dans tous les sens pour voir les deux côtés de la mangrove. Le guide était parfait, souriant et passionné par la nature. Le pilote repérait les animaux et s’approchait doucement pour nous montrer les serpents, les oiseaux… On a fait un arrêt dans une grotte pour voir les chauves-souris et les singes. Puis balade dans les mangroves pour voir les aigles et la mangrove en elle-même. Arrêt plage dans une plage totalement isolée, belle mais l’eau était trouble à cause du temps. Arrêt repas dans un restaurant flottant (cuisine locale excellente, surtout ne pas demander épicé sinon le bouillon est impossible à finir … et même à commencer !). A côté du restaurant on a visité une petite ferme d’élevage en 15 minutes, rien de transcendant mais cela permet de voir quelques poissons d’un peu plus près… Retour dans le bateau puis au bus. Nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à la plage Pentai Tengah plutôt qu’au point de départ près du port. Arrivée à la plage vers 15h30. La plage est très belle, vraiment peu peuplée, l’eau propre et chaude. Nous avons profité de la plage pendant 30 minutes puis on a ensuite marché le long de la route (sur le trottoir) pendant 25 minutes pour revenir au bateau.
bilan de notre journée à terre : Superbe journée, tout était parfait, les mangroves, le restaurant, le guide, la plage… ! Aucun regret ! A la rigueur on aurait ou rester un peu plus longtemps à la plage… c’est vraiment pour trouver quelque chose à redire…
🙂PHUKET 7h00 - 20h00 Le bateau jette l’ancre dans la baie de Patong (merci google earth !). Des navettes font le trajet jusqu’au nord de la plage de Patong. météo : superbe soleil ! Pas humide du tout pour une fois. Amateurs de plongée nous avions réservé une excursion sur le bateau pour aller aux iles Phi-phi. Le nom de l’excursion est « Island Hopping and Snorkeling at Phi Phi Island ». Les personnes ayant acheté des excursions sortent du bateau et montent dans la navette avant les autres. Après 30 minutes de bus et avoir traversé la ville de Phuket nous sommes arrivés à la plage de départ. Il y avait au moins 30 speed boat… heureusement que tous ne vont pas au même endroit ! La mer était agitée, les moteurs avaient des difficultés à démarrer, une des trois hélices étaient bloquées dans les cordes des bateaux voisins… Anxieux s’abstenir ! Sans compter qu’une fois en pleine mer, il y avait tellement de vagues que de l’eau rentrait de temps en temps par l’avant du bateau, c’est impressionnant et terrifiant… Nous étions assis tout à l’arrière dos aux moteurs et vraiment c’est la meilleure place pour éviter de percuter le voisin à chaque fois que la coque du bateau rebondit contre les vagues. Il y avait des enfants à bords et ils avaient vraiment peur, nous déconseillons fortement cette excursions avec des enfants si la mer est agitée. Nous avons mis une heure pour arriver jusqu’à la célèbre plage utilisée pour le film « The Beach », elle est sublime, mais très peuplée forcément ! C’était juste un arrêt photo d’ailleurs, cela suffisait. Nous avons ensuite repris le bateau pour aller faire du snorkeling mais la mer étant agitée nous n’avons pas plongé au meilleur endroit… Le fond est très abimé, on constate encore les ravages du tsunami, les poissons sont beaux (ils viennent grâce au pain !) et colorés. Direction une ile pour aller manger dans un restaurant buffet, cuisine locale excellente, peu variée mais vraiment très bon et avec une vue juste magnifique… 1h plus tard le guide nous explique que suite aux conditions météorologiques nous ne pouvons pas aller à Bamboo Island donc nous avons été sur une ile privée, très peu fréquentée du coup, juste sublime… L’eau est chaude, le soleil n’en parlons pas : juste le paradis ! 1h plus tard, retour au speed boat, et direction le point de départ. Heureusement le retour était moins agité. Retour au bateau par le bus. En sortant du bus nous avons marché (peu ou pas de trottoir et beaucoup de circulation…) en direction de la plage de Patong histoire de se promener. Après 15 minutes de marche nous nous sommes posés sur la plage principale (pas celle près du Novotel, certes très calme comme j’avais pu trouver sur des sites internet, très calme mais très odorante car près des égouts !). La plage est propre, l’eau aussi et on voit le fond. La plage est fréquentée par un peu tout le monde : quelques familles, beaucoup de couples (hétéro et gays), quelques papy et mami… En journée cela reste familiale apparemment. On a pris un petit bain puis quelques minutes de bronzette, juste histoire de sécher les maillots, puis retour au bateau.
bilan de la journée : Une journée qui a commencé par une traversée angoissante mais qui finalement a été géniale ! On recommande cette excursion en tout cas. Le guide était vraiment bien, il nous a même bien fait rigoler car avant de monter dans le speed boat il nous a répété au moins 10 fois d’aller aux toilettes ! Un peu moins drôle en revanche, un des 4 bateaux affrété par la Royal Carribean a fait demi-tour, quelques minutes après le départ, suite à la demande de quelques passagers à bord du speed boat qui étaient terrifiés…excursion annulée...
🙂SINGAPOUR 8H00 – 16H30 Le bateau est amarré dans le nouveau port de croisière (voir plus haut pour l’adresse). météo : ensoleillé et chaud !
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité la ville par nous-même. Direction le quartier indien via le métro, c’est facile et à 9h nous étions dans ce quartier. Le but était de voir le temple Sri Veeramakaliamman (gratuit). Très beau temple, lieu de culte oblige, il faut se déchausser pour rentrer et cela est bien normal (j’avoue j’étais heureuse d’avoir des chaussettes pour l’hygiène… et la chaleur car le sol est brulant !). Par respect, il faut penser à avoir les épaules et les genoux couverts, dans certains temples ils prêtent (contre quelques billets) des paréos. Nous avons ensuite marché en direction de Arabe street pour voir la mosquée du Sultan qui manque de chance était en travaux. On a pu voir la mosquée tout de même mais avec des échafaudages c’est forcément moins beau. Entre le temple et la mosquée nous avons déambulé dans des petites boutiques, toutes achalandées pour le nouvel an chinois, c’était vraiment très coloré : rouge et jaune à l’honneur ! Extrêmement dépaysant… Nous avons ensuite repris le métro à l’arrêt Buggis en direction de Chinatown, pour celui-là impossible de se tromper, Buggis et Chinatown sont les deux bouts de la même ligne de métro. Après 10 minutes de trajet nous voici dans Chinatown ou plus exactement dans le centre commercial situé au-dessus de l’arrêt de métro ! Et là difficile de trouver la sortie… Je suppose que là avoir un smartphone doit aider pour savoir si on doit aller à gauche ou à droite, nous on a utilisé une carte et repérer les noms des rues (bien indiqués !)… Nous avons visité la mosquée Jamae (bleue), puis toujours sur la même rue, nous avons visité le temple Sri Mariamman, le plus vieux temple hindou de Singapour. Des petits stands attirent notre attention juste à côté du temple, il s’agit du marché chinois, ou plutôt du marché pour touristes mais bon c’est toujours amusant de déambuler un peu et voir ce que certains sont capables d’acheter… ! Nous sommes ensuite rentrés dans le temple de la relique de la dent de Bouddha, l’intérieur est superbe tout comme l’extérieur d’ailleurs. Nous traversons la rue pour rejoindre le maxwell food center, le lieu de restauration le plus typique de Chinatown. Nous cherchons d'abord deux places de libre (chose pas forcément facile, elles sont souvent réservées avec un sac à main, un smartphone ou même un porte-monnaie, difficilement concevable dans notre pays… !) puis nous allons chercher à manger. Cela ne revient pas cher du tout, nous avons pris un plat pour 2 dans une grande barquette, j’ai suivi les conseils d’un habitué pour faire mon choix et c’était excellent et local. De mémoire 5$ singapouriens… 4 euros à peu près ! Après ce bon repas nous avons marché en direction du marché chinois vu le matin pour avoir un peu de wifi gratuit et voir rapidement nos mails (une urgence… pff !). Après cette courte pause, retour à la découverte de Singapour et visite du temple chinois Thian Hock Keng, un très beau temple. Nous avons ensuite traversé le quartier des affaires puis nous avons marché jusqu’au Merlion. Très touristique mais incontournable ! Le point de vue est beau, on voit bien l’ensemble de la marina, le pont à double hélice… Au départ nous avions prévu de faire le tour de la marina à pieds mais nous avons finalement choisi de revenir sur nos pas puis de retourner au bateau tranquillement pour 15h.
bilan de la journée : Superbe journée, c’est vrai que par soi-même on voit bien plus de choses… ! Le plaisir de manger local est un plus non négligeable.
🙂BANGKOK 12H00 – … Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !
Par manque d’information nous avions pris le risque de descendre du bateau sans rien de prévu… ! Une première pour nous, toujours assez organisé je dois bien avouer. Le bateau proposait des transferts jusqu’à Pattaya mais assez cher. Finalement nous avons trouvé un transfert dans le terminal du port : départ 13h, retour 20h, 12$US par personne soit 24 pour nous 2 (le prix d’une personne par le bateau). Le lieu de dépôt et de rendez-vous pour le trajet retour est un immense centre commercial situé en plein cœur de Pattaya (Mike shopping mall). Notre but était de visiter le jardin Nong noch tropical garden situé au sud de Pattaya. On a donc déambulé un peu à la recherche d’une agence de taxi, on a d’abord regardé les stands dans la grande rue mais entre ceux qui dorment assis derrière le stand et ceux qui continuent à pianoter sur leur smartphone on a choisi de s’enfoncer un peu dans les ruelles. En prenant la première rue perpendiculaire au Mike shopping mall on a trouvé une petite agence pour se rendre au jardin. Le chauffeur attend sur place autant de temps qu’on veut, c’est vraiment pratique. Après conversion le trajet nous a couté 18€ pour 2 en sachant qu’il faut 45 minutes aller et pareil au retour, ce n’est pas loin mais c’est embouteillé ! Le chauffeur s’occupe de payer l’entrée au jardin (1000 bath pour 2) puis nous a déposé devant l’entrée principale quelques centaines de mètres plus loin. Le jardin est magnifique ! Il y a des plantes tropicales partout, et plus surprenant, des animaux en plâtre peints à la main (certains d’entre eux étaient en cours de peinture justement !)… c’est vraiment superbe ! Il y a aussi quelques belles voitures de courses… (ne pas rester trop longtemps dans ce bâtiment à cause de la climatisation !). On est resté 2h30, en prenant notre temps même si par habitude on marche toujours assez vite. Il y a des passerelles partout ce qui permet de voir le jardin avec de la hauteur, excellente idée ! Cette sortie est parfaite avec des enfants… Il y a aussi des animaux (genre zoo) et des lions avec qui on peut prendre la pose… bof ça c’est moins chouette (surtout pour les animaux…). Pareil, on peut faire un tour d’éléphant… Retour à Pattaya en taxi vers 18h. Nous avons un peu marché dans la rue qui longe la plage et dans la grande rue parallèle. Toujours le même constat : des hommes européens passés la soixantaine avec des thaïlandaises attablés au bar… Beaucoup moins intéressant que le jardin ! Par contre si vous aimez les massages des pieds (juste des pieds !) ou manger des brochettes au milieu de la rue, on en trouve un peu partout… ! Une rue longeant le Mike shopping mall est originale, c’est la rue des tatoueurs et des peintres, vraiment sympa ! Nous avons fait un peu de shopping et pris un verre avant de repartir à 20h avec le bus en direction du bateau… Le soir je pense qu’il vaut mieux éviter d’y rester avec des enfants…
bilan de la journée : Une belle journée pour nous qui n’avions rien de prévu ! Et côté budget, à 2 entre le bus, le taxi, le jardin, environ 60€ donc vraiment pas cher…
🙂BANGKOK … – 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !
Souhaitant découvrir le site d’Ayutthaya, plutôt que la ville en elle-même, à 2h de route du port, nous avons acheté une excursion au bateau : « A Day At UNESCO World Heritage Site of Ayutthaya ». Nous avons visité le Bang Pa In Summer Palace of King Rama V, c’est un joli palais chinois construit dans un parc pour le roi, pas très grand mais on se balade en golfette, c’est vraiment fainéant… ! On serait encore plus rapide à pied vu l’embouteillage… Direction ensuite le site d’Ayutthaya où nous avons vu deux temples (en briques) distincts : Wat Chai Wattanaram et Wat Mahathat. Les deux temples sont très beaux même si les sites sont finalement petits. On s’attendait à voir une immense plaine en pleine nature avec des monuments par ci par là… et non pas du tout, en fait il y a des habitations un peu partout autour des temples, pas juste à côté mais à 100 mètres… A défaut d’Angkor… (excursion proposée par le bateau en 3 jours et 2 nuits mais à un prix… !) C’est tout de même quelque chose à voir ! On a aussi eu le droit de faire un tour d'éléphant… Le buffet n’était pas terrible ce jour-là.
bilan de la journée : Au départ un peu déçu, le palais c’est sympa mais nous on voulait voir des ruines ! On a vu les ruines un peu plus tard, c’est vraiment beau mais il ne faut pas s’imaginer que c’est quelque chose d’immense et en pleine nature… Aucun regret quand même, nous n’avons vraiment pas ça chez nous !
🙂HO CHI MINH 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Phu My. C’est à 1h30 minutes de la ville d’Ho Chi Minh en bus. météo : ensoleillé et chaud !
Souhaitant découvrir la ville et vu le nombre de kilomètres nous séparant du port… nous avons acheté l’excursion « Ho Chi Minh city Highlights ». En résumé nous avons vu : le musée d'histoire du Vietnam, la cathédrale Notre Dame, la Poste, le palais de la réunification, le temple Thien Hau et une fabrique de laque. Buffet pris au Novotel d’Ho Chi Minh, très bon mais franchement pas très local ! L’excursion a commencé par quelques longues minutes de bus… On observe les rizières, les paysages puis subitement des gratte-ciels ! Le contraste est fort. L’accès à la ville se fait par une nouvelle voie rapide, interdite à presque tous les véhicules sauf bus, voitures et camions (le panneau d’interdiction vaut le détour)… On commence le tour par le musée historique, assez classique mais l’avantage c’est que les explications sont écrites en français ! Même si le guide est très intéressant, pour une fois on lit les panneaux… Dès la sortie du bus, des vendeurs nous sautent dessus, le guide conseille d’être ferme, soit c’est oui soit c’est non… Logique ! Le petit détail amusant c’est que les vendeurs sont en scooter et ils vous suivent presque toute la journée à tous les arrêts. Nous avons ensuite été visité le palais, la visite est libre, le guide donne une heure de rendez-vous, ceux qui veulent suivre le guide le font, les autres font par eux-mêmes. On peut voir les différentes salles du palais, y compris le bunker ou la salle de projection, c’est intéressant et les explications sont en anglais mais toujours courtes et compréhensibles. Direction ensuite la cathédrale (vue de l’extérieur) et la Poste, beau bâtiment si on arrive à accéder à l’intérieur (beaucoup de monde !). Direction ensuite le Novotel pour prendre le repas, et faire un peu de shopping (10 minutes !) dans une boutique de vêtement juste en face. Retour dans le bus pour visiter la fabrique de laque. Le côté visite se fait en 5 minutes, une courte traversée d’un sommaire atelier avec des ouvriers de chaque côté et des tableaux expliquant les différentes étapes du procédés de laque. Ensuite on a le droit (pendant 45 minutes) de déambuler dans l’immense boutique pour faire du shopping. Nous avons tout de même apprécié de voir certains artisans travailler, on doute cependant que tout ce qui est dans la boutique soit fait par la petite dizaine d’ouvriers présents ce jour-là…Les 45 minutes passent rapidement car la boutique est grande et les œuvres sont belles à regarder même si on ne souhaite pas acheter. Les prix sont en dong et en dollar US. Nous avons acheté deux petits pots en laque et nous avons payé en dollar US. Puis retour dans le bus en direction du temple Thien Hau… Nous avons eu de la chance car nous sommes arrivés en pleine répétition pour le nouvel an chinois, en plus du temple qui vaut le détour, nous avons vu les jeunes adultes manier les dragons colorés en sautant, dansant…le tout en musique c’est magnifique ! Il faut juste supporter l’odeur de l’encens, c’est presque irrespirable ! Retour au bateau où des petites boutiques sont présentes sur le quai. On peut acheter des tee-shirts de marque, les 2 à 25$ US ou de montres de luxe à 50$...le tout contrefait bien entendu (attention aux douanes au retour). Et les mêmes petits pots en laque… bon pas au même prix qu’en boutique mais bon il n’y a pas de tampon dessus… et la qualité n’est pas la même.
bilan de la journée : Des deux roues partout… heureusement qu’ils ne sont pas tous en voiture ! Une journée intéressante et riche culturellement, bon toujours au pas de course…. A mon avis, tout ce qu’on a vu peut se voir sans excursion car de nombreux sites sont dans le même secteur, après il faut oser prendre le risque car le trajet est long entre le port et la ville…
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES
Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux semaines (5 jours puis 7 jours) pour une question financière.
Nous avons réservé les deux croisières directement sur le site américain de la compagnie et pas le site français. Le mardi soir on a fait nos valises et on les a laissées, dans la cabine, le matin du débarquement vers 8h. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés montées dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Singapour. Le mercredi matin, pendant que la plupart des personnes quittent le navire, nous avions rendez-vous dans une petite salle pour récupérer nos nouvelles sea pass et nos passeports. Un petit conseil, il faut se placer tout devant pour que les 2 personnes qui s’occupent des papiers s’occupent de vous en priorité sinon la procédure peut durer longtemps ! Les sea pass de la première semaine sont confisquées (on les récupère le lendemain dans la cabine si on désire les garder comme nous pour l’album photo) et il faut donc dire au personnel lorsqu’on sort du bateau « back to back ». Nous sommes descendus du bateau puis nous avons traversé le hall où sont entreposés les bagages et passé la douane sans attendre (file spéciale « sans bagage »). Le soir on est passé directement à l’immigration (pas besoin de s’enregistrer à nouveau).
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner (une fois car à Pattaya nous sommes rentrés trop tard pour manger dans la salle du restaurant !) La nourriture est variée mais pas toujours adaptée à des palais français (notamment au niveau des desserts). Très beau point de vue, rien à dire côté hygiène ni côté service. Par contre il n’y a toujours pas de pâte à tartiner au chocolat (on l’emporte avec nous dans les valises. On a nos petites habitudes… En 8 croisières personne ne nous a jamais rien dit…) - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs (sauf 1) ! Alors là on a un peu compliqué la vie du personnel à l’entrée… Avec plus de 90% d’asiatique à bord, on a été placé sur une table de 8 avec 2 Anglais, 2 Finlandais et 2 Norvégiens … Vu notre niveau d’anglais nous avons demandé une table pour 2, et nous l’avons eu dans une toute petite salle, très intime et très calme ! Le lendemain nous avons sympathisé avec des Français habitant le Brésil et finalement le soir nous avons demandé une table pour 5, qu’on a eu… Lors de la deuxième croisière nous avons été le premier soir avec 2 Français juste à l’entrée du restaurant sur une table légèrement en hauteur (cela donne l’impression que tout le monde vous regarde, une horreur…) puis finalement nous avons encore changé de table pour se retrouver en tête à tête dans un endroit bien plus calme du restaurant, un pont plus haut… Alors là, j’avoue on a fait les pénibles pour les changements de tables (le petit côté français qui ressort sans doute…) et ils ont été sympa à chaque fois ! Les repas sont toujours très bons, la viande excellente, les accompagnements aussi… Ne pas hésiter à demander 2 entrées, elles ne sont pas très copieuses. - le Johnny rockets : testé plusieurs fois. En fait on paie 5.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! Heureusement qu’on marche beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, le personnel asiatique ne « colle » pas par rapport à l’ambiance américaine… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même mais là nous avons privilégié la sécurité par rapport à la distance entre le port et les choses à voir… D’autant que dans certains ports les taxis ne rentrent pas et les ports de commerce ne sont pas petits. Il est même déconseillé d’être un piéton au milieu des conteneurs et des camions. D’une manière générale les excursions sont de bonne qualité, tous les guides étaient vraiment intéressants et l’anglais était compréhensible (même pour nous !). Le côté négatif c’est le fait d’avoir toujours l’impression d’être minuté… et le prix !
Côté spectacles ... Nous n’avons vu que 2 spectacles pour plusieurs raisons. La première c’est qu’en mangeant au deuxième service (20h45) le spectacle est souvent proposé avant le repas (pas toujours), heure à laquelle nous sommes souvent sur le pont à buller ou simplement à regarder la mer… La deuxième raison c’est simplement qu’après une journée bien pleine on a souvent juste envie de se mettre sous la couette ! Nous avons vu deux spectacles : des chanteurs (parfait) et le deuxième c’était un couple d’acrobate qui a fait la nouvelle star (parfait aussi !)… Nous avons aussi participé à une soirée dansante : twist, rock… très sympa pour enchainer quelques pas pendant 30 minutes avant d’aller au lit ! Animateur super. Plutôt pour les enfants nous avons pu apercevoir des personnages de Dreamworks : Julian, Alex et Gloria (Madagascar), Fiona et le chat botté (Shrek) et Po (Kung Fu Panda)… Ils font un show à l’américaine tous ensemble dans la promenade du bateau en fin d ‘après-midi, une fois par croisière.
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Apparemment pas très facile … - patinoire : pas tenté (on ne préfère pas faire les 13h30 d’avion du retour avec une jambe dans le plâtre !) - piste de marche et course : très empruntée même quand il fait chaud… - piscine du solarium : testé et approuvé - jacuzzi : très beau et très grand mais pas testé car un peu « dégouté » par des habitudes culturelles trop différentes des nôtres… Certaines personnes se baignent entièrement habillées (souvent originaires d’Inde) et le problème c’est qu’on ne sait pas si les vêtements ont été portés toute la journée avant de finir dans le jacuzzi… - mini golf : testé pour le côté fun, cela détend et le parcours est en excellent état !
Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau plutôt grand mais il n’y a pas d’espace vraiment grand (sauf la promenade), on se sent un peu à l’étroit parfois. On voit que le bateau n’est pas tout jeune, les fonds de tiroirs sont usés, il y a de la rouille au fond de la piscine du solarium… D’une manière générale il n’y a rien à redire mais ce sont plus des petits détails. Nous avons regretté le fait qu’il n’y a pas d’endroit pour se poser tout à l’arrière du bateau (sauf tout en haut quand on trouve une chaise longue) et au Windjammer). Sur l’Oasis of the Seas, il y a un pont inférieur où on peut se poser sur des chaises juste pour voir la mer (pont utilisé par les coureurs et les marcheurs), sur le Splendour of the Seas on peut voir la mer en se posant dans un grand salon… Petit regret mais c’est vrai que c’est quand même dommage quand on est sur un bateau. Nous avons observé un changement concernant l’utilisation des serviettes de bain sur ce bateau, elles sont maintenant en libre-service, plus besoin de la sea pass pour les obtenir. Au premier abord, on se dit chouette… Mais au deuxième pas du tout… En fait la plupart des gens prennent des serviettes et les abandonnent sur les transats soit pour réserver la place (interdit en théorie, comme les enfants dans les jacuzzis… !) soit par pure fainéantise (c’est vrai que le bac à serviettes sales est loin !). Du coup, les jours en mer, il est parfois difficile de trouver une place, même si du personnel fait le tour, de temps en temps, autour de la piscine (pas sur le pont du dessus) pour retirer les serviettes qui semblent abandonnées…
DEBARQUEMENT En tant que membres platinum, nous avons pu sortir très vite du bateau et reprendre le métro pour se rendre à l’aéroport (après avoir récupéré les passeports !).
VOL RETOUR Effectué sur Singapore Airlines comme à l’aller, rien à redire, juste parfait. Surtout que sur une rangée de 3, nous n’étions que 2 donc j’ai pu dormir sur mon mari en position allongée et vice-versa, c’est appréciable !
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
😉Un petit coucou spécial à nos amis du Brésil : merci pour cette semaine passée en votre agréable compagnie ! Au plaisir de se revoir un jour, en France ou au Brésil. Obrigado !
😉Bien le bonjour à un couple de Français habitant l’île de la Réunion avec qui nous avons pris plaisir à partager une journée en mer et un bon burger. Peut-être à bientôt ! Au fait pour le trajet du bateau, il était visible sur la chaine 40 depuis la télévision de la cabine… Information utile pour la prochaine croisière !
JE PARS AU VIETNAM LE DU 5 AU 18 MAI ET JE NE SAIS PAS TROP QUOI METTRE DANS MA VALISE
LES PERSONNES QUI Y SONT DEJA ALLE ME CONSEILLE DE NE PAS ME CHARGER CAR IL EST POSSIBLE DE S HABILLER POUR PAS CHER DU TOUT SUR PLACE ET MEME DE RAMENER UNE VALISE A MOINDRE COUT
POUVEZ VOUS ME DONNER VOTRE AVIS ??????????
Salut à tous, bienvenue à mon premier article.
La météo est le facteur primordial sur laquelle les touristes se réfèrent pour décider de voyager ou pas. Or, j’aimerais vous présenter maintenant la météo par mois de Hanoi, ma ville natale, de manière brève et précise ainsi que les conseils sur le choix d’arriver à Hanoi.
1. Le climat de Hanoi en Janvier Généralement, il s’agit du plus froid mois de l’année. La température varie normalement de 14 à 21 degrés, cependant, pendant quelques semaines, les moussons du Nord-Est venus de la Chine arrivent en descendant la température et en apportant du vent et des crachins . Durant les premiers jours, il peut descendre à 6 degrés, le ciel est tout à fait nuageux sans aucun ensoleillement. Emportez de la parapluie pour éviter d’être interrompus à tout moment et portez des vêtements qui vous rechauffent à savoir calecon long, écharpes, pull. C’est par ailleurs le mois où le tourisme bat son plein à Hanoi. 2. Le climat de Hanoi en Février On ne constate pas de grands changements en matière de la météorologie en Février excepté plus de brumes et de crachins, il fait toujours assez froid et humide, de 15 à 22 degrés en général et parfois descend à 8 degrés, vous ne trouvez même pas de soleil. N’oubliez pas alors les vêtements gardant la température corporelle et les imperméable, parapluie. Le Février témoigne ainsi la plus spéciale et importante fête des Vietnamiens – le Têt. La décoration et le rythme exceptionnel: très tumultueux avant le Têt et totalement calme pendant le Têt. C’est une bonne occasion pour admirer de magnifiques visages de Hanoi. 3. Le climat de Hanoi en Mars Hanoi témoigne toujours un faible ensoleillement, une haute intensité de crachins, il fait légèrement plus chaud: de 18 à 24 degrés avec grande humidité. Par contre, c’est superbe de visiter Hanoi en printemps pendant ce passage saisonier puisque les belles fleurs s’épanouissent, surtout les alstonias blancs et odorants, la ville s’anime clairement après de longues mois hivernaux. Le climat de Hanoien Mars ne vous exige pas de porter d’énormes couches vestimentaires mais emportez toujours une parapluie ou un imperméable. Plusieurs festivaux ont lieu en avril. 4. Le climat de Hanoi en Avril En Avril, Hanoi bénifice d’une douce température ni froide ni chaude, la météo varie de 22 à 27 degrés, l’humidité reste élevée . Il s’agit du plus beau mois printanier, le soleil légère apparait et embellit tous les paysages. C’est totalement merveilleux de visiter Hanoi en ce mois avant que la saison pluviale arrive. 5. Le climat de Hanoi en Mai Au mois de Mai, le passage saisonnier entre le printemps et l’été, les précipitations s’intensifient, la météo est déséquilibrée, varie de 24 à 33 degrés. Il fait quasiment ensoleillé toute la journée, les visiteurs seront surpris par les pluies qui peuvent survenir à tout moment du jour avec intensité instable, tantôt fort tantôt faible. Or, pour faciliter la visite, il vous convient de préparer les parapluie et imperméable legers. 6. Le climat de Hanoi en Juin Bienvenue à l’été en canicule un peu gênante où il fait toujours entre 28 et 38 degrés, la chaleur infernale monte au pic à midi. Evitez alors de sortir sous le soleil intensif. Il existe peu de pluie mais les averses surviennent éventuellement. Le juin débute ainsi la période touristique de haute saison à Hanoi. 7. Le climat de Hanoi en Juillet Le juillet se caractérise par une série incessante des jours ensoleillés les plus intensifs de l’année. Il fait 27 degrés la nuit et plus de 36 degrés au jour, ce type météorologique se combine parfois avec la haute humidité en provoquant les grandes averses. Vous pouvez déguster la glace de Trang Tien ou le thé glacé pour vous rafraichir, portez des vêtements légers et évitez surtout de marcher longtemps sous le soleil. 8. Le climat de Hanoi en Aout Même s’il fait un peu moins chaud qu’en juillet, le soleil chauffe toujours la capitale, il existe heureusement plus de vents frais qui radoucissent la température, il fait normalement de 29 à 35 degrés. En particulier, c’est le mois le plus pluvial de l’année, les longues averses arrivent fréquemment, préprarez les vêtements contre les pluies. Par contre, au jour sans pluie, c’est aussi magnifique de se balader dans les rues ou diner à la terrasse. 9. Le climat de Hanoi en Septembre Ce passage saisonnier apporte une idéale météo pour arriver à Hanoi. Les pluies diminuent clairement, le temps fait doux: entre 26 – 34 degrés, le soleil brille moins fort. Baladez-vous sous les rangées d’arbres et dans les rues de Hanoi pour plonger dans une nouvelle ambiance de la capitale grâce à la fête Nationale 2 Septembre et la fête de mi-automne. N’hésistez pas de vous rendre à Hanoi en ce mois pour admirer les rues décorées, participer aux activités festives animées. Notez que les pluies peuvent aussi arriver sans prévu. 10. Le climat de Hanoi en Octobre Il fait généralement de 23 à 30 degrés avec moins de pluie. Il s’agit du plus beau mois de l’année où la température n’est ni froide ni chaude, beaucoup de fleurs se fleurissent, les feuilles jaunes rouges tombent sur le trottoirs en rendant Hanoi beaucoup plus romantique. 11. Le climat de Hanoi en Novembre Le Novembre marque le début de l’hiver par les vents forts et la manque de soleil et de pluie, il fait légèrement froid. La température moyenne varie de 19 à 25 degrés, très confortable pour les visiteurs. En revanche, faites attention aux moussons qui causent souvent des rhumes. Un jacket sera indispensable. 12. Le climat de Hanoi en Décembre C’est le plus sec mois de l’année, il fait très froid du aux moussons du Sud-Est venant de la Chine, entre 15 et 23 degrés. Ce type saisonnier est caractérisé par courte journée et longue nuit. Portez de chauds vêtements avant de sortir afin d’être atteint des maladies. Le petit conseil pour le voyage à Hanoi Les mois d’Octobre, de Novembre, de Décembre, d’Avril et de Mai sont les meilleurs moments pour partir à Hanoi , la capitale millénaire du Vietnam, où vous aurez surement des souvenirs inoubliables.
La météo est le facteur primordial sur laquelle les touristes se réfèrent pour décider de voyager ou pas. Or, j’aimerais vous présenter maintenant la météo par mois de Hanoi, ma ville natale, de manière brève et précise ainsi que les conseils sur le choix d’arriver à Hanoi.
1. Le climat de Hanoi en Janvier Généralement, il s’agit du plus froid mois de l’année. La température varie normalement de 14 à 21 degrés, cependant, pendant quelques semaines, les moussons du Nord-Est venus de la Chine arrivent en descendant la température et en apportant du vent et des crachins . Durant les premiers jours, il peut descendre à 6 degrés, le ciel est tout à fait nuageux sans aucun ensoleillement. Emportez de la parapluie pour éviter d’être interrompus à tout moment et portez des vêtements qui vous rechauffent à savoir calecon long, écharpes, pull. C’est par ailleurs le mois où le tourisme bat son plein à Hanoi. 2. Le climat de Hanoi en Février On ne constate pas de grands changements en matière de la météorologie en Février excepté plus de brumes et de crachins, il fait toujours assez froid et humide, de 15 à 22 degrés en général et parfois descend à 8 degrés, vous ne trouvez même pas de soleil. N’oubliez pas alors les vêtements gardant la température corporelle et les imperméable, parapluie. Le Février témoigne ainsi la plus spéciale et importante fête des Vietnamiens – le Têt. La décoration et le rythme exceptionnel: très tumultueux avant le Têt et totalement calme pendant le Têt. C’est une bonne occasion pour admirer de magnifiques visages de Hanoi. 3. Le climat de Hanoi en Mars Hanoi témoigne toujours un faible ensoleillement, une haute intensité de crachins, il fait légèrement plus chaud: de 18 à 24 degrés avec grande humidité. Par contre, c’est superbe de visiter Hanoi en printemps pendant ce passage saisonier puisque les belles fleurs s’épanouissent, surtout les alstonias blancs et odorants, la ville s’anime clairement après de longues mois hivernaux. Le climat de Hanoien Mars ne vous exige pas de porter d’énormes couches vestimentaires mais emportez toujours une parapluie ou un imperméable. Plusieurs festivaux ont lieu en avril. 4. Le climat de Hanoi en Avril En Avril, Hanoi bénifice d’une douce température ni froide ni chaude, la météo varie de 22 à 27 degrés, l’humidité reste élevée . Il s’agit du plus beau mois printanier, le soleil légère apparait et embellit tous les paysages. C’est totalement merveilleux de visiter Hanoi en ce mois avant que la saison pluviale arrive. 5. Le climat de Hanoi en Mai Au mois de Mai, le passage saisonnier entre le printemps et l’été, les précipitations s’intensifient, la météo est déséquilibrée, varie de 24 à 33 degrés. Il fait quasiment ensoleillé toute la journée, les visiteurs seront surpris par les pluies qui peuvent survenir à tout moment du jour avec intensité instable, tantôt fort tantôt faible. Or, pour faciliter la visite, il vous convient de préparer les parapluie et imperméable legers. 6. Le climat de Hanoi en Juin Bienvenue à l’été en canicule un peu gênante où il fait toujours entre 28 et 38 degrés, la chaleur infernale monte au pic à midi. Evitez alors de sortir sous le soleil intensif. Il existe peu de pluie mais les averses surviennent éventuellement. Le juin débute ainsi la période touristique de haute saison à Hanoi. 7. Le climat de Hanoi en Juillet Le juillet se caractérise par une série incessante des jours ensoleillés les plus intensifs de l’année. Il fait 27 degrés la nuit et plus de 36 degrés au jour, ce type météorologique se combine parfois avec la haute humidité en provoquant les grandes averses. Vous pouvez déguster la glace de Trang Tien ou le thé glacé pour vous rafraichir, portez des vêtements légers et évitez surtout de marcher longtemps sous le soleil. 8. Le climat de Hanoi en Aout Même s’il fait un peu moins chaud qu’en juillet, le soleil chauffe toujours la capitale, il existe heureusement plus de vents frais qui radoucissent la température, il fait normalement de 29 à 35 degrés. En particulier, c’est le mois le plus pluvial de l’année, les longues averses arrivent fréquemment, préprarez les vêtements contre les pluies. Par contre, au jour sans pluie, c’est aussi magnifique de se balader dans les rues ou diner à la terrasse. 9. Le climat de Hanoi en Septembre Ce passage saisonnier apporte une idéale météo pour arriver à Hanoi. Les pluies diminuent clairement, le temps fait doux: entre 26 – 34 degrés, le soleil brille moins fort. Baladez-vous sous les rangées d’arbres et dans les rues de Hanoi pour plonger dans une nouvelle ambiance de la capitale grâce à la fête Nationale 2 Septembre et la fête de mi-automne. N’hésistez pas de vous rendre à Hanoi en ce mois pour admirer les rues décorées, participer aux activités festives animées. Notez que les pluies peuvent aussi arriver sans prévu. 10. Le climat de Hanoi en Octobre Il fait généralement de 23 à 30 degrés avec moins de pluie. Il s’agit du plus beau mois de l’année où la température n’est ni froide ni chaude, beaucoup de fleurs se fleurissent, les feuilles jaunes rouges tombent sur le trottoirs en rendant Hanoi beaucoup plus romantique. 11. Le climat de Hanoi en Novembre Le Novembre marque le début de l’hiver par les vents forts et la manque de soleil et de pluie, il fait légèrement froid. La température moyenne varie de 19 à 25 degrés, très confortable pour les visiteurs. En revanche, faites attention aux moussons qui causent souvent des rhumes. Un jacket sera indispensable. 12. Le climat de Hanoi en Décembre C’est le plus sec mois de l’année, il fait très froid du aux moussons du Sud-Est venant de la Chine, entre 15 et 23 degrés. Ce type saisonnier est caractérisé par courte journée et longue nuit. Portez de chauds vêtements avant de sortir afin d’être atteint des maladies. Le petit conseil pour le voyage à Hanoi Les mois d’Octobre, de Novembre, de Décembre, d’Avril et de Mai sont les meilleurs moments pour partir à Hanoi , la capitale millénaire du Vietnam, où vous aurez surement des souvenirs inoubliables.
Bonjour,
Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours.
Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord.
J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation.
Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué.
L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement).
Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits.
Mes conclusions sur le VIETNAM:
C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord.
LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises.
Le récit détaillé suivra sous peu.
MARIE
Après mon « post » Mes impressions du Vietnam… voici mon parcours dont les informations pourront aider – je l’espère – les prochains visiteurs du pays.
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Bonjour a tous,
Journee passee a Kontum a prendre quand meme avec humour . Pour mon deuxieme sejour au Vietnam c est la premiere fois que je me fais invectiver.
Ce matin l envie m a pris d aller trainer du cote de dakto, 40 kms au nord de kontum et lieu d intenses combats pendant la guerre avec les americains. Des jeunes sympas m ont indique ou prendre le bus . En fait en face de l office de tourisme installe dans le Dakbla hotel .Le bus y stationnait deja avec quelques passagers montes a bord . 8h30, une vietnamienne me voyant tourner autour me demande si je vais a Dakto. je fais signe que oui et lui demande l heure en montrant ma montre ( Gio ? ), elle me montre ses dix doigts=10 heures . Interloque je lui montre 9 doigts =9 heures, elle me rea ffiche 10 je m adresse a d autres personnes : ce coup-ci on m en montre bien 9. Au Vietnam il faut sonder plusieurs personnes pour etre sur de son fait car parfois on vous raconte n importe quoi, parfois se mele un erudit qui semble maitriser l anglais et qui s avere generer encore plus de confusion ne le comprenant pas en fait. A Quy Nhon la rue que je cherchais m etait annoncee a un km, en fait meme pas 200m..... La tenanciere de la gargotte installee en face du bus m ayant affiche 9, je decide d attendre a l exterieur l arrivee du conducteur. Les sieges de sa buvette etant macules de boue et d une hauteur a vous donnez l impression que vous etes assis au dessus de toilettes a la turque, je deniche une table en plastique plus haute, au dessus propre, je teste sa robustesse et rigidite et pose mon posterieur dessus. Au bout de quelques mns voila qu une vieille harpie hargneuse descend du bus, se precipite vers la tenanciere, l interpelle en couinant tout fort et se met a me designer du doigt rageusement.C est parti, le concert commence : tenanciere et vioque commissionee a la protection des polymeres de la republique democratique s indignent de cet acte ignoble attentant aux installations de l etat . Une vietnamienne qui couine, cela couine fort, deux je vous dis pas! Preferant ne pas voir surgir une section de bodois ( bidasses) enkalachnikozes j abandonne ma position strategique et souleve mon posterieur de sale imperialiste pour arreter la serenade, et calmer mes deux megeres. je signale que le precieux bien de l etat est reste intact et ne presente aucun signe de deformation. Je me mets au garde a vous, salut militaire a ces deux dames et imite leurs couinements. Degoutees elles battent retraite, mais au moins les jeunes du coin se sont bien marres de cet episode . J ai remarque que les jeunes en general ont pas mal d humour et sont pas coinces comme en Chine.
Conclusion : Ne posez pas vos miches n importe ou dans ce pays !!!
Suite : le bus met un peu plus d une heure pour gagner dakto cout 12000 dongs. A dakto un mototaxi m aemmene a l exterieur pour atteindre l ancienne piste d aviation construite a la hate par l armee US pendant les combats . Au loin se profile la colline Charlie mais on ne peut y monter, etant occupee par l armee. L ancien bitume etait recouvert d une matiere ressemblant a de la boue et degageant une odeur desagreable . Ce n est pas de la boue et s avere spongieux . ce serait parait il du manioc ( Abalone, ton avis ??? ) j ai demande ou etait la colline 875 mais le conducteur ne savait pas. je comptais reprendre le bus pour rentrer, je ne vous dis pas pour connaitre les horaires exacts ... Personne n a le meme avis Un taximoto cherchait un passager pour retourner sur Kontum et insistait . Les 40 kms sous le soleil ne me tentaient guere mais pour 40000 dongs j ai finalement accepte la route entouree de collines n etant pas desagreable par ailleurs . Arrive a Kontum le prix etabli au depart etait grimpe comme la temperature et avait ete victime de l inflation .70000 dongs Mais la je suis reste inflexible et n ai pas cede. Parti casser une petite croute dans une gargote a proximite de mon hotel, je tombe sur une allemande accompagnee d un easyrider de Hoi An, qui m invite a sa table et commence a me poser des questions sur le pays. Voila que "Asshole rider ' peut etre agace par mes commentaires, commence a se meler a notre discussion et n arrete pas de la ramener et de nous interrompre .A un moment il me dit que je n ai meme pas vu la fameuse piste HCM . Je lui dis que j y viens dans la suite de mon recit et dis l avoir entrapercue en allant a Khe shan > Sarcasmes et moqueries du gars, qui me dit que je n ai rien vu a cet endroit . restant calme bien qu il commence a me gonfler je lui dis que j ai parcouru la route Hoi an Kontum un des trajets empruntes par cette fameuse piste . Visiblement vexe le gars me demande si je suis francais ? reponse ouije n aime pas les francaisah bon, vous etes le premier vietnamien a me le dire Oui, je n aime pas les francaiset pour quelle raison ? avez vous eu affaire a des clients francais desagreables ?je ne vous dirai rien allez voir la patronne de l hotel a cote et je peux vous donner d autres noms d hoteliers, je pense que les vietnamiens m apprecient et vous verrez qu il existe aussi de bons francais
Le type quitte la table et s en va regarder la tele > Ma bavaroise etait genee par cette echange mais avant de se quitter on a quand meme fait comprendre a notre ami que 3 guerres en moins d un siecle entre nos deux pays eurpoeens n empechent pas aujourd hui d avoir des discussions amicales et qu il devrait y reflechir. On oublie le coco, il a peut etre ses raisons et changera d opinion un jour. Mais lors de mon premier voyage je pensais entendre ce type de remarque . Eh bien c est la toute premiere fois que cela m arrive .
A+ Jean
Journee passee a Kontum a prendre quand meme avec humour . Pour mon deuxieme sejour au Vietnam c est la premiere fois que je me fais invectiver.
Ce matin l envie m a pris d aller trainer du cote de dakto, 40 kms au nord de kontum et lieu d intenses combats pendant la guerre avec les americains. Des jeunes sympas m ont indique ou prendre le bus . En fait en face de l office de tourisme installe dans le Dakbla hotel .Le bus y stationnait deja avec quelques passagers montes a bord . 8h30, une vietnamienne me voyant tourner autour me demande si je vais a Dakto. je fais signe que oui et lui demande l heure en montrant ma montre ( Gio ? ), elle me montre ses dix doigts=10 heures . Interloque je lui montre 9 doigts =9 heures, elle me rea ffiche 10 je m adresse a d autres personnes : ce coup-ci on m en montre bien 9. Au Vietnam il faut sonder plusieurs personnes pour etre sur de son fait car parfois on vous raconte n importe quoi, parfois se mele un erudit qui semble maitriser l anglais et qui s avere generer encore plus de confusion ne le comprenant pas en fait. A Quy Nhon la rue que je cherchais m etait annoncee a un km, en fait meme pas 200m..... La tenanciere de la gargotte installee en face du bus m ayant affiche 9, je decide d attendre a l exterieur l arrivee du conducteur. Les sieges de sa buvette etant macules de boue et d une hauteur a vous donnez l impression que vous etes assis au dessus de toilettes a la turque, je deniche une table en plastique plus haute, au dessus propre, je teste sa robustesse et rigidite et pose mon posterieur dessus. Au bout de quelques mns voila qu une vieille harpie hargneuse descend du bus, se precipite vers la tenanciere, l interpelle en couinant tout fort et se met a me designer du doigt rageusement.C est parti, le concert commence : tenanciere et vioque commissionee a la protection des polymeres de la republique democratique s indignent de cet acte ignoble attentant aux installations de l etat . Une vietnamienne qui couine, cela couine fort, deux je vous dis pas! Preferant ne pas voir surgir une section de bodois ( bidasses) enkalachnikozes j abandonne ma position strategique et souleve mon posterieur de sale imperialiste pour arreter la serenade, et calmer mes deux megeres. je signale que le precieux bien de l etat est reste intact et ne presente aucun signe de deformation. Je me mets au garde a vous, salut militaire a ces deux dames et imite leurs couinements. Degoutees elles battent retraite, mais au moins les jeunes du coin se sont bien marres de cet episode . J ai remarque que les jeunes en general ont pas mal d humour et sont pas coinces comme en Chine.
Conclusion : Ne posez pas vos miches n importe ou dans ce pays !!!
Suite : le bus met un peu plus d une heure pour gagner dakto cout 12000 dongs. A dakto un mototaxi m aemmene a l exterieur pour atteindre l ancienne piste d aviation construite a la hate par l armee US pendant les combats . Au loin se profile la colline Charlie mais on ne peut y monter, etant occupee par l armee. L ancien bitume etait recouvert d une matiere ressemblant a de la boue et degageant une odeur desagreable . Ce n est pas de la boue et s avere spongieux . ce serait parait il du manioc ( Abalone, ton avis ??? ) j ai demande ou etait la colline 875 mais le conducteur ne savait pas. je comptais reprendre le bus pour rentrer, je ne vous dis pas pour connaitre les horaires exacts ... Personne n a le meme avis Un taximoto cherchait un passager pour retourner sur Kontum et insistait . Les 40 kms sous le soleil ne me tentaient guere mais pour 40000 dongs j ai finalement accepte la route entouree de collines n etant pas desagreable par ailleurs . Arrive a Kontum le prix etabli au depart etait grimpe comme la temperature et avait ete victime de l inflation .70000 dongs Mais la je suis reste inflexible et n ai pas cede. Parti casser une petite croute dans une gargote a proximite de mon hotel, je tombe sur une allemande accompagnee d un easyrider de Hoi An, qui m invite a sa table et commence a me poser des questions sur le pays. Voila que "Asshole rider ' peut etre agace par mes commentaires, commence a se meler a notre discussion et n arrete pas de la ramener et de nous interrompre .A un moment il me dit que je n ai meme pas vu la fameuse piste HCM . Je lui dis que j y viens dans la suite de mon recit et dis l avoir entrapercue en allant a Khe shan > Sarcasmes et moqueries du gars, qui me dit que je n ai rien vu a cet endroit . restant calme bien qu il commence a me gonfler je lui dis que j ai parcouru la route Hoi an Kontum un des trajets empruntes par cette fameuse piste . Visiblement vexe le gars me demande si je suis francais ? reponse ouije n aime pas les francaisah bon, vous etes le premier vietnamien a me le dire Oui, je n aime pas les francaiset pour quelle raison ? avez vous eu affaire a des clients francais desagreables ?je ne vous dirai rien allez voir la patronne de l hotel a cote et je peux vous donner d autres noms d hoteliers, je pense que les vietnamiens m apprecient et vous verrez qu il existe aussi de bons francais
Le type quitte la table et s en va regarder la tele > Ma bavaroise etait genee par cette echange mais avant de se quitter on a quand meme fait comprendre a notre ami que 3 guerres en moins d un siecle entre nos deux pays eurpoeens n empechent pas aujourd hui d avoir des discussions amicales et qu il devrait y reflechir. On oublie le coco, il a peut etre ses raisons et changera d opinion un jour. Mais lors de mon premier voyage je pensais entendre ce type de remarque . Eh bien c est la toute premiere fois que cela m arrive .
A+ Jean
]Bonjour,
je vais au Sud du Vietnam en mars avec mes parents et mon frére.
Avez-vou déjà été loger chez l'habitant?
Si oui où?
Et merci d'avance.
Aline ou "Tamota"😏
Aline ou "Tamota"😏
Bonjour;
apres avoir cherché sur le forum j'ai pas trouvé mon bonheur alors je pose mes questions ici.
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
Vendredi 23 Janvier 2004.
Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? »
Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine.
Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir!
Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule.
Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée.
Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement.
Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class.
Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure.
Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau.
Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer.
L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier.
C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes.
Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement.
Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel.
Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant.
Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï.
Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial.
Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part.
Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live.
De retour au Plaza je m'enfile quelques bières.
J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire.
Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale!
Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes.
D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essor��. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même.
En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète.
Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif).
L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60.
C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's.
C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent.
Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début.
Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue.
Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières.
Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages.
Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce?
Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon!
Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage.
Je débarque enfin, CA Y EST!!!!
Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas.
Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide...
Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles.
J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport.
Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants...
Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!!
Il me trouve un taxi pour 10 dollars.
Direction Hanoï!
La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus.
Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide.
En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand.
Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres.
Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route.
Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé.
La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours.
Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $.
Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ».
J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi.
Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre.
Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat.
Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel.
Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30.
C'est épuisant de voyager.
Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur.
Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices.
Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Bonjour,
nous projettons de partir du 8 au 22 février prochain au Vietnam. Nous débuterons notre séjour vers Saigon (2 jours) où mon ami fera la connaissance de son arrière grand mère. Ensuite que faire ? Où aller ? Par où commencer ? C'est notre peremier grand voyage mais nous partirons en vol sec alors nous ne souhaitons nous en mettre plein les yeux et repartir la tête pleine de souvenirs. Quelqu'un aurait un petit itinéraire à nous proposer ? NB: on veut en voir un max mais sans courrir, trouver le juste milieu... Merci de me faire partager vos expériences.
A très bientôt ! 🙂








