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Mutation sur Mayotte
Bonjour, Je viens d'apprendre ma mutation sur Mayotte. Je suis enseignant et je ne connaitrais mon affectation définitive qu'en Juin. J'aimerais avoir des renseignements en ce qui concerne le logement a priori source de soucis sur Mayotte. Certains me conseillent de m'y prendre des maintenant (sans connaitre mon lieu de travail) d'autres me suggèrent d'attendre juin et mon affectation définitive. Nous avons 2 enfants en âge d'être scolarisés. Nous recherchons si possible une maison avec au minimum 2 chambres avec un petit jardin. Si certains veulent bien me faire part de leur expérience sur le terrain se serait trés sympa
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Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
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Partir à Mayotte au premier semestre 2008
Bonjour! Je suis fonctionnaire de Police en région parisienne et compte partir à MAYOTTE premier semestre 2008! Marié et papa de deux enfants (2 ans et 6 ans), ma femme et moi nous posons beaucoup de questions qui nous freinent dans notre décision de partir, même si nous en mourrons d'envie! Je vous demanderai de nous répondre avec objectivité car même si je sais que Mayotte et une île magnifique (lbeau lagon, faune et flore excpetionnelee), ça ne fait pas tout. Quatre thèmes nous préocupent: LE LOGEMENT: est il vraiment galère de trouver un logement avec au moins deux chambres? Les loyers sont ils si élevés que cela! Trouve t on beaucoup de meublés à Mayotte!

LES GARDES D'ENFANTS: Ya t il des assistantes maternelles agrées où si ce n'est pas le cas, quel est le mode de garde d'enfants là bas? Et quels sont leurs honoraires?

LE TRAVAIL DANS LE PRIVE: Ma femme a un diplome d'auxiliaire de puériculture et travaille actuellement comme aide soignante en maison de retraite, y a t il du boulot dans ce secteur a Mayotte? Quel est le secteur qui recrute le plus? Voila une petite partie des questions que nous nous posons!

LES QUALITES DE SOINS: Faut il attendre 4 heures dans la salle d'attente d'un médecin avant de se faire examiner! La sécu est elle en place?

Enfin, moi, et la, ceux qui pourront me répondre seront peu nombreux, j'aimerai savoir ce que donne le métier de policier sur cet île! Je me doute que ce doit être différent de la métrople. Je voudrai connaître les coté positif et négatif de la vie à Mayotte dans le contexte professionnel! Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre!
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Vivre et travailler à Mamoudzou, Mayotte
bonjour, je suis actuellement en france et je viens de recevoir une proposition de contrat (dans le domaine de la geotechnique) pour début mars 2009 à mamoudzou (mayotte). j'aimerai avoir des informations sur la vie à mayotte et plus précisement comment est le quartier de mamoudzou, sur la situation actuelle (politique) de mayotte. la vie la-bas est-elle vraiment beaucoup plus chère qu'en métropole? normalement j'ai un logement fourni par la société pendant les trois premiers mois environ de ma période d'essai, après il faudra que j'en trouve un. est-il facile de trouver un logement et à quel prix? pouvez-vous me dire les coins de mayotte si il y a des endroits préférables pour habiter et à visiter? je serai toute seule sur place, pouvez-vous me dire si s'est risqué, connaissant personne... et si il y a vraiment du racisme? ça me fait un peu peur de partir si loin et ne connaissant pas mayotte.

je dois donner une réponse rapidement mais j'ai besoin d'en savoir un peu plus, alors si vous pouvez m'aider. merci pour vos reponses. elodie.🙂
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Vacances à Mayotte en passant par le Kenya
salut!

Cet été, je vais partir en vacances à Mayotte, cependant, les prix en passant par la Réunion sont hors de prix et j'ai trouvé un billet carrément raisonnable en passant par Nairobi..ce qui m'inquiète un peu se sont les tensions actuelles qu'il y a là bas, si vous en savez plus et vous pouvez me conseiller...vos avis sont les bienvenus...j'ai pas trop envie de me retrouver bloquée à Nairobi voire même à Paris sans vacances merci
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Conditions d'enseignement à Mayotte, effectifs des classes, comportement des élèves du secondaire?
Bonjour, Je suis professeur de français en métropole.J'envisage une mutation sur Mayotte.J'ai lu de nombreux blogs et forums sur le sujet.Mais je voudrais savoir surtout comment sont les élèves dans les collèges.Sont ils toujours "calmes gentils et respectueux" ou leur comportement change t-il ? Je ne parviens pas à savoir cela. En effet , si je ne m'imagine pas que tout est facile à Mayotte, je souhaiterais au moins avoir affaire à des élèves plus agréables que ceux d'ici(où la situation n'est pas bonne).Par ailleurs compte tenu des suppressions de postes, je me demande aussi si les effectifs ont augmenté dans les classes?? Et enfin quelles sont les régions, où il est le plus agréable de travailler, toujours par rapport aux élèves .Ce point me parait important car les conditions de travail sont importantes pour une bonne adaptation.Merci aux enseignants qui voudront bien me renseigner sur ce qui se passe "entre les murs"?? Merci d'avance pour vos témoignages les plus sincères possibles. Cordialement, Isabeli
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Climat à Mayotte en avril?
Salut tout le monde !

Je pars pour Mayotte le 15 avril... D'après mes recherches, cela correspondrait à la fin de la "saison des pluies" (ou me trompe-je ?). Donc je voudrais savoir si je m'expose à des pluies tropicales quotidiennes et abondantes ou si je peux espérer avoir un beau ciel bleu...

Sinon, je souhaiterais avoir des renseignements sur la situation sociopolitique actuelle, suite aux nouvelles décisions évoquées par le gouvernement concernant le droit du sol. N'est-ce pas trop tendu entre Mayotte et Anjouan ?

Merci d'avance !
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Réforme du droit du sol évoquée à Mayotte
Christian Estrosi évoque une réforme du droit du sol à Mayotte

Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'île française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.

Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.

S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".

Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.

Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.

La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.

Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.

Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.

Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.

De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.

Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.

Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.

Thierry Lévêque et Gérard Bon
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Mayotte souhaiterait devenir un département français
Un sujet polémique mais je pense que nous avons le Droit de donner notre avis au moment ou l'Etat veut faire des économies . Au moment ou la Nouvelle Calédonie veut son Indépendance sous sol riche et pour quoi pas l'Ile de Mayotte souhaiterait devenir un Département Français mais pour quoi pas ils ne parle à peine le Français, pas de sous sol, pas pétrole, pas d'élevage peu d'agriculture des coutumes qui n'ont rien à voir avec nous mais rien à voir alors pour quoi les allocations et oui les allocations.Alors allons continuer à subir toute la misère Humaine en plus l'ONU et la CDAO nous demandent de quitter Mayotte alors pour quoi rester pour quelques baleines cela nous coutent chers.Qui en Europe possèdent encore des colonies .J'oubliais lorsque la Chine demande l'indépendance de la Corse Messieurs les Chinois d'accord pour Mayotte mais eux ils veulent rester Français, les ALLOCS
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Quel travail comme technicien à Mayotte?
J'expose la situation:

Ma compagne termine ses études d'ingénieur agronome tropicale à la fin de l'été, elle fait actuellement son travail de fin d'études à Mayotte (travail passionnant sur l'Ylang-ylang).

Je suis technicien et travaille ici en Belgique en service après vente pour dépanner des chaudières et chauffe-eau et je fais des mises en routes de chauffe-eau solaires.

Je suis dans ce secteur depuis 6 ans au total. J'aimerais savoir si, avec mes compétences ACTUELLES, je trouverais un travail stable facilement à Mayotte ou bien s'il vaut mieux me recycler dans la climatisation ou autre.

J'aimerais garder un travail manuel et assez technique, idéalement pas trop simple mais je ne suis pas formé pour des installations industrielles non plus. J'ai passé 3 semaines à Mayotte il y a peu et n'ai pas vu beaucoup d'installations de chauffe-eau solaires (on voit quelques panneaux photovoltaïques mais presque pas de ceux qui m'intéressent).

Je viens donc chercher l'info ici, dans le but de me faire une idée et de savoir vers quoi m'orienter.

Votre avis, vos idées, votre expérience, aussi simple soit-il/elle m'intéresse énormément.

Je vous remercie à l'avance!! :)

Kaly
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Croisière "Les perles de l'océan Indien" sur le Costa Europa: excursion et annulation pour Mayotte
Bonjour à tous

je pars le 12 fevrier 2009 pour une croisere dans l'ocean indien avec le costa europa ( Maurice, SEychelles, Kenya, Reunion, Madagascar)

Ma question est la suivante, pensez vous qi'il vaut mieux reserver les excursions par costa (prix tres cher) ou se debrouiller sur place??? si quelqu'un est passé avant moi je suis preneur de tous les conseils!

autre chose, Costa à annuler l'escale prevu à Mayotte, personnellement ca ne me dernage pas mais j'ai des amis qui du coup veulent annuler leur sejour à cause de cette annulation! savez vous si ils y ont le droit sans frais???

MERCI !!!!!!
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Travailler sur Mayotte?
Bonjour à tous et à toutes,

voila ma situation j'ai 23 ans et on me propose du travail sur Mayotte, évidemment difficilement refusable à mon âge c'est une opportunité pour moi d'élargir mes horizons, ma culture, je ne suis absolument pas quelqu'un de fermé et même si j'ai un peu peur de l'inconnu j'ai hâte de démarrer cette aventure.

L'essentiel de mes questions se résumerais en fait que je voudrais savoir comment se passe la vie la bas, la vie est elle cher ? Je suis blanc on m'a parlé de racisme la bas mais pour ma part je ne pense pas que j'aurais de problème, je suis quelqu'un de sociable et de curieux très heureux de rencontrer de nouvelle façon de vivre et de nouvelle culture, et je ne suis surtout pas hypocrite alors bon, bien sur y'a des cons partout après ca je m'en doute. Quel loisir occupe t'on quand on a 23 ans à Mayotte et qu'on vient de la métropole, je n'ai pas énormément d'argent non plus. Fait t'on facilement de nouvelles connaissances ? De quoi faut t'il se méfier ? Je vous donnes aussi mon msn maximouss83@hotmail.fr j'aimerais en savoir un peu plus.

Il y a aussi un dernier Hic disons, je suit un traitement depuis maintenant 7 mois pour une hépatite C, tout se passe correctement, je voulais savoir si éventuellement vous saviez si il est possible de se fournir les médicaments la bas (interféron et ribavirine), médicament qui coute très cher (environ 1500€) mais heureusement remboursé à 100%. Cette opportunité étant difficilement refusable (ça se présente pas tout les jours), si il n'était pas possible de me fournir la bas ou d'avoir le même régime de sécurité sociale, je pourrait l'arrêter sans problème.

Merci d'avance de vos réponse et désolé pour l'orthographe j'ai fait le maximum.

Max
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Destination: Mayotte
Il fait chaud et moite sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique... Regard sur la situation pas très brillante de l'île de Mayotte.

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Déménagement Martinique-Mayotte
Bonjour

Nous sommes enseignants (en Martinique) mutés à Mayotte. Nous cherchons à rencontrer des gens qui sont dans la même situation que nous pour organiser un déménagement.
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Mutation à Mayotte (policier et préparatrice en pharmacie en hôpital)
Bonjour,

Nous sommes un couple avec deux enfants de 5 ans et demi et 8 ans et demi. Nous aimerions demander à muter à Mayotte, avec comme beaucoup d'autres personnes dans d'autres posts des questionnements sur pleins de points:

- qu'en est-il de la situation à Mayotte niveau insécurité ? - est-ce sûr de partir quand on a de jeunes enfants ? - pour nos enfants niveau scolarité (école publique ou privée ?)..., est-ce que l'enseignement et la sécurité dans les écoles sont bons ? - est-ce qu'on trouve facilement un logement meublé pour une famille de 4 personnes

Mon mari serait plutôt pour demander la PAF (Police aux Frontières), j'ai lu pas mal de choses sur des posts de policiers, je voudrais savoir ou il est mieux de loger au niveau de l'île..

Et aussi, côté matériel, j'ai lu qu'il était fortement conseillé d'arriver avec une voiture bien remplie dans un container et éventuellement un deux roues, nous avons deux vieilles voitures ici mais assez fiables (une citroen Xsara de 140000kms et une Toyota corolla de 180000kms) Me conseillez vous de racheter une voiture de marque française ou d'en emmener une des nôtres ?

Voilà, j'ai encore pleins de choses qui me questionnent, j'attends des réponses avant de vous submerger d'autres questions !

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
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Déménagement sur Mayotte
Bonjour, Enfin la nouvelle tant attendue, une mutation sur Mayotte acceptée et maintenant plein de chose à préparer. Or, j'ai absolument besoin de vos témoignages afin de m'aider à cette nouvelle organisation. Petit résumé de la situation. J'arrive au plus tard le 1er septembre 2011, mais certainement fin juillet début août. J'arriverais seul dans un premier temps, mon épouse me rejoindra définitivement en fin d'année. Entre temps, elle passera quelques séjours. J'ai un logement offert pour environ 3 mois le temps de trouver une solution, j'ai donc un emploi en zone industrielle de Mamoudzou et après l'inconnu. Pouvez vous m'aider sur l'immobilier ( lieu, difficulté pour rejoindre mon travail, bouchon...) Que dois je emmener ou surtout ne pas oublier pour vivre le plus facilement sur place. les liaisons téléphones et internet ( dois je prendre mon ordi portable, dois je prendre mon téléphone portable avec carte française...) dois je amener mon véhicule enfin plein de chose...

Toutes les informations et suggestions de votre part m'aideront dans cette nouvelle vie, je compte sur énormément sur vous.

Merci d'avance
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Où habiter à Mayotte?
Bonjour à tous,

Comme beaucoup d'entre vous j'imagine, je suis muté à Mayotte pour au moins deux ans, avec ma femme et mon fils de deux an. Ne connaissant pas l'île, je lis beaucoup de choses ici et là pour trouver le coin de vie idéal (s'il existe) dans ma situation. Je suis très motivé pour aller vivre à Mayotte, ma famille et moi connaissons Madagascar et l'océan Indien nous a toujours attiré.

En fait je chercherais une bourgade quand même animée, plutôt en brousse, dans la verdure tropicale, un petit port par exemple, avec une maison et un petit jardin, pas de confort particulier, juste salubre et agréable finalement. Un coin plutôt propre car Mayotte par endroits ne me semble par dépourvu de cet attribut. Non loin d'une route qui rejoindrait la capitale en pas trop de temps...

Je n'envisage que très peu les alentours de Mamoudzou et j'avais plutôt pensé à Chinconi, Ouangani ou Dembéni. Et le sud? Kani-Kéli? Avantages- inconvénients?

En fin de compte, quelqu'un sur le forum aurait-il la gentillesse de me faire une bref topo sur les différents coins de Mayotte? Serait-il possible également d'avoir un apreçu sur le niveau de prix des loyers sur l'île, car j'ai lu pas mal d'infos contradictoire...

En vous remerciant d'avance, je vous salue!

Benerika
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Installation à Mayotte
mutés à mayotte, nous devons y être cet été ; beaucoup de questions se bousculent...logement, voiture à acheter sur place, déménagement ou pas? tous les conseils et astuces seront bienvenus merci d'avance!
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Mayotte: informations complémentaires
Bonjour, Je suis instit depuis cette année et j'envisage de partir l'année prochaine à Mayotte avec mon épouse. J'ai déjà pris connaissance de quelques-uns des nombreux posts consacrés à cette situation. Toutefois, j'aimerai quelques infos sur des thèmes précis qui n'ont pas été développés, merci de bien vouloir m'aider (et surtout d'éviter les messages polémiques et moralisateurs!!... Nos motivations ne regardent que nous et pas les père-la-morale aigris qui ont tout vu, tout fait, tout compris... cf messages précédent sur ce sujet... quant aux allusions vaguement racistes sur la population locale, merci de les éviter également, je ne poste pas pour ça!!) Voilà, mon épouse est indonésienne, a t'elle si je suis muté dans un village, en brousse, une chance de trouver une occupation ou un boulot même quelques heures par semaine? Est-il réaliste de demander cette mutation sachant que sur place nous n'aurons qu'un seul salaire? Nous nous en sortons très bien en France mais à Mayotte, c'est bcp plus cher non? J'ai entendu parler de "cases" en dur à 300 - 400 E par mois? Peut-on facilement téléphoner à l'étranger depuis les villages via TELERABAIS pour l'Indonésie? Quelles destinations dessert l'aéroport à part la métropole? Y a t'il des mosquées dans tous les villages? Y a t-il des asiatiques sur Mayotte? Et enfin, s'il y a des instits/profs des écoles qui lisent ce message, est-ce que les programmes sont similaires à ceux de la métropole, quelles conditions de travail, quels avantages/inconvénients... etc??? Merci d'avance à toutes les bonnes âmes qui prendront la peine de répondre!
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Vivre et travailler à Mayotte
Bonjour à tous🙂

Je passe actuellement le concours afin d'être prof de francais et je me renseigne sur les dom tom. Mayotte m'intéresse beaucoup de par sa situation géographique, sa proximité avec l'afrique. J'aurais aimé connaitre plus de choses sur la vie dans l 'île, ses habitants, ses activités, ses paysages.....🙂😇 (je compte partir avec mon amie et ses deux enfants de 7 et 6ans comment est la vie pour des enfants là bas?)
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Travail social Mayotte instituteur 2015
Bonjour tout le monde !!

Je souhaite venir à Mayotte en début d'année scolaire prochaine pour y exercer en tant qu'instituteur. Mais avant, je vais avoir besoin de vous ... je vais avoir besoin de réponses à mes questions (s'il vous plaît, aidez moi sur ce coup)

Actuellement, je me trouve à la Réunion en provenance de la métropole, et ce depuis 7 mois. Je suis titulaire d'une licence de sociologie et pour le moment, c'est travailler dans le social à Mayotte qui m'intéresse (je passerais peut-être à terme le diplôme d'éducateur spécialisé … ou pas). Je sais que la situation y est compliqué, je commence à cerner les difficultés énormes au niveau scolaire et social, liées à la langue, la culture, les papiers, l'ambiance générale ...etc. Et ce n'est pas le sujet de ce post, enfin pas vraiment …

Je veux apporter mon aide, notamment dans l'éducation, mais je ne veux pas le faire n'importe comment, n'importe où !

Mes questions sont les suivantes : Est-ce que quelqu'un est capable de me faire un panel des différents domaines du social où il y a des manques (oui je sais, presque tous), et où il est possible de s'investir en ne possédant qu'une licence de sociologie ? En bref, j'aimerais savoir ce qu'il m'est possible de faire concrètement avant de choisir. Est-ce préférable de bouger directement là-bas, au final, de se présenter directement pour trouver du boulot que ce soit dans l'éducation spécialisée, les foyers ou les écoles en tant qu'instituteur. Dois-je prendre un billet d'avion directement, est-ce possible que ça ne marche pas ou bien réellement, ça fonctionnera (si j'y met du mien évidemment !) Où s'adresser réellement, ou plutôt, comment obtenir une réponse !! J'ai envoyé des mails au vice-rectorat mais aucune réponse, alors que l'on m'explique que pourtant, ils ont cruellement besoin de personnes dans tous les domaines. Dois-je m'adresser directement aux écoles, aux foyers, ou bien au rectorat, mais autrement ? Est-ce le bouche à oreille qui fonctionne, ou les initiatives personnelles (monter une structure ...) Quels sont les problèmes, les embûches qui vous viennent directement à l'esprit et que je pourrais rencontrer dans ma démarche. Dois-je apprendre le mahorais si je veux réellement pouvoir apporter ! Comment est réellement l'ambiance là bas, vis à vis des métro, mais aussi en général ...etc (j'aimerais sortir des ragots de personnes qui les tiennent eux-mêmes d'autres personnes, des histoires un peu marseillaises sur les bords ...etc. Parce que là, tantôt on me dit que c'est un remake de la cité de dieu avec danger à tous les coins de rues (ce qui me fait bien rire), tantôt l'inverse …. mais où est le juste milieu ? Enfin, est-ce simple de se loger, et quels sont les prix réellement pratiqués sur place (le coût de la vie comprenant les éléments contextuels ==> gardien (ou pas), voiture (ou pas), colocation possible (ou pas) ...etc ? Je sais, c'est un peu long, mais j'ai besoin de vous ! Il est important de s'investir pour de bonnes raisons, et dans de bonnes directions, surtout si la situation est difficile. Ma hantise serait d'arriver avec mes sabots de métropolitain, de tomber dans l’ethnocentrisme sans m'en rendre compte ou encore de travailler dans le vide, sans que cela n'améliore quoi que ce soit !

C'est mon rôle, c'est notre rôle, de faire ce que l'on peut pour que les Humains, avec un H énorme (!), accèdent au bonheur, à un minimum de salubrité, d’estime d'eux-mêmes, que le plus grand nombre parviennent à se trouver, à trouver leur espace d'existence, en somme de faire contrepoids avec les grandes directions prisent actuellement par certaines personnes et qui font par exemple qu'à l'heure d'aujourd'hui, certains crèvent littéralement de faim, subissent la guerre, subissent la misère, subissent la tristesse de l'âme, la solitude, se battent pour juste pouvoir vivre comme des Humains, et se regarder dans une glace en se disant que leurs enfants vivront un peu mieux qu'eux mêmes (ce qui est juste la raison principale de l'immigration!!!!), mais voient leur développement retardé, pourri de trop de corruption, de trop de malversations, de trop de violence ou d'indifférence (comme à Mayotte si j'ai bien compris) et qu'à l'autre bout de cette même terre, un autre humain « condamne avec fermeté » tout en sirotant un café.

Je vous remercie de vos réponses, je l'espère nombreuses :)

P.S : A ceux qui ont oublié ce qu'est la faim, la peur et la tristesse, à ceux qui ont oublié ce qu'est l'empathie, le lien, l'ouverture d'esprit, et l'esprit critique, s'il vous plaît, essayez de vous réveiller un peu, de vous poser les bonnes questions … et pas trop tard !
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Mutation à Mayotte pour la rentrée 2011
bonjour, je suis professeur des écoles spécialisé et j'ai eu ma mutation pour mayotte. J'arriverai sur place au début du mois d'aout mais pour l'instant, je ne sais pas encore dans quelle école je vais travailler. Partant seul, je voudrais savoir s'il est facile de trouver des colocations sur place. Et où? Par ailleurs, j'ai quelques contacts sur place mais je recherche des gens dans ma situation (partant cet été) pour pouvoir échanger et s'échanger des infos. voilà, voilà... merci d'avance
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Trouver du travail en tant que psychologue de l'enfant et de l'adolescent à Mayotte?
Bonjour,

Je suis psychologue pour enfant et adolescent et termine ma thèse en psychologie du développement. J'entame une recherche sur des possibilités de travailler en tant que psychologue de l'enfant et de l'adolescent à Mayotte que se soit au sein d'Association humanitaire ou d'organisation non étatique voir étatique. De même j'aimerai pouvoir prendre contact avec des professionnels de Mayotte afin de connaître la réalité de terrain et les moyens d'actions possibles. Pour cela, si vous pouvez me donner des informations, des liens, des adresses, des offres eventuellements et/ou des contacts je vous en serai reconnaissante. cordialement, Emmanuelle
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Rejoindre les Comores depuis Mayotte?
j'aimerais faire un combine comores mayotte.

apparmment air austral fait une liaison mayotte grande comore

je voudrais savoir :

quelle est la meilleure facon de rejoindre anjouan a partir de mayotte ou grand comore. existe-il une liaison ferry entre mayotte et anjouan ou moheli ? cette liasion est-elle fiable et sure

entre les iles aux comores vaut-il mieux prendre l'avion ou le ferry ?

les chemins de randonnee sont-ils balises aux comores, le volcan kerthala par exemple (je pense prendre un guide chauffeur de toute facon), ou a anjouan. il me smeble qu'un guide est essentiel ?

la biere et le vin sont-ils disponibles facilement aux comores, pays musulman ?

quelles sont les meilleurs plages de grand comore ou moheli pour le snorkelling ?

quelle est la situation au niveau securite aux comores ? appramment recemment des emeutes ont eu lieu (mai) a moheli concernant le president. quelle est la situation a anjouan en ce moment ?

quel hotels choisir a moheli, anjouan et grand comore ? apparemment le gawala beach a ete sinistre (?) a grande comore je vise un hotel confortable avec plage si ca existe. les tarifs semblent raisonnable d'apres ce que jai lu.
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Partir enseigner dans une école primaire à Mayotte?
Bonjour, PE en métropole nous envisageons mon conjoint et moi de partir pour Mayotte (60 postes à pourvoir) nous nous interrogeons sur la possibilité d'enseigner en primaire à Mayotte compte tenu du problème de la langue maternelle. Merci de nous éclairer un peu et de nous faire part de votre expérience dans les écoles primaires publiques.
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Mutation à Mayotte?
Bonjour, Mes filles ont grandi. Je souhaite demander une mutation a Mayotte pour m'y installer d'ici un an. J'ai lu pas mal d'articles sur le sujet et cela me tente. Je sais que les conditions peuvent etre difficiles mais j'ai deja beaucoup voyage et je pense pouvoir m'adapter. Je me demande comment les relations entre les personnes se passent dans l'ile. Etant donne que je viendrais seule, vais-je pouvoir etablir des contacts avec les gens du pays et les autres Francais qui y vivent ? Y-a-til un risque que je reste trop isolee ? Je serais tres interessee par le temoignage de personnes dans la meme situation ou qui auraient envie de demander leur mutation pour 2010. Au plaisir de vous lire.
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