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Discovering the joys of camping in Namibia
This three-week trip to Namibia was a big first for us: - Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F). - Camping, when we usually feel at home in a starred hotel. - Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further. - Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation. - Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower. - Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.

I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.

Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.

At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.

And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.

Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.

Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.

We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.

Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.

Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B



Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

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De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées
Bonjour tous,

Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.

Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.

Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.

Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.

Le parcours: Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls

Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici

Jour 1

Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »

L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.

A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.

Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.



Jour 2

Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).



Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.

Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.

Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches





Jour 3

Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.







Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.

Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.





En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.

Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.

Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.





Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).

Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.

Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.

Jour 4

Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.







Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.

Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.







Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.

Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.



Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.

Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.

La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.



Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.



En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
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Péripéties d'une famille en terres namibiennes
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.

La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !

J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.

Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊

Olivier
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Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















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Notre Johannesburg - Cape Town, 2 mois en Afrique australe
Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇

C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi

En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :

J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30

Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.

Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.

Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).

Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)

- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS) Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎

Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.

La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.

Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉

Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
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Namibia Travel Journal: May 2025 - Trip Review
NAMIBIA TRIP 2025: April 24 to May 20: Feel free to comment or ask us any questions about this amazing journey.

>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net

**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**



Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.

**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.

> Lyon Airport parking: 120 €

> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.

**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**

After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.

Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.

We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.

> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.

> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)

> Distance driven today: 15 km.

> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.

> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)

**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**

After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.

**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**

**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.

We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?

Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.

Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...

This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.

> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.

> Distance driven today: 354 km.

> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)

**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**

Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.

At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.

We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.

**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**

Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.

> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.

> Distance driven today: 371 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).

> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)

**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**

After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.

The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.

We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.

At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**

We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.

In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.

At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**

And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.

> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.

> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.

> Distance driven today: 228 km.

> Distance walked today: 10 km.

> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.

> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)

**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**

The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**

We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.

In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.

**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.

After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.

In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.

> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.

> Fuel station: Solitaire or Aus.

> Distance driven today: 398 km.

> Distance walked today: 7 km.

> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.

**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**

We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**

At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**

We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**

At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).

**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.

To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**

We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).

**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.

> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.

> Distance driven today: 438 km.

> Distance walked today: 8 km.

> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.

> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).

> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.

**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**

After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**

We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**

**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².

At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.

**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**

At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.

**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.

For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.

> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).

> Distance driven today: 272 km.

> Distance walked today: 8 km.

> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).

> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).

**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**

Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**

We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**

The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.

**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**

We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.

At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.

At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.

We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!

**The Namib Desert**

An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.

The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.

**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.

> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.

> Gas station: Sesriem.

> Distance driven today: 254 km.

> Distance walked today: 12 km.

> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).

> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com

**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**

We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.

**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**

**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.

> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.

> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.

> Distance driven today: 115 km.

> Distance walked today: 13 km.

> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person

**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**

The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.

We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.

At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.

Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**

We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**

We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.

> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.

> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.

> Distance driven today: 372 km.

> Distance walked today: 5 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.

> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.



**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**

After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**

**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.

Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.

We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.

Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.

At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**

> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.

> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.

> Distance driven today: 344 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.

> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.

**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**

It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**

We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.

We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...

We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**

We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.

Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.

> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.

> Gas station: Uis.

> Distance driven today: 113 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).



> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.

**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**

**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**

This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.

**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.

The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**

We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.

We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.

> Gas station: Uis.

> Distance driven today: 118 km.

> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.

> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity

**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**

The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.

We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.

We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.

We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.

We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.

> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.

For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).

Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).

> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.

> Distance driven today: 349 km.

> Distance walked today: km.

> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)

**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**

This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.

**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.

A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.

**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.

We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.

**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.

**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.

Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**

We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 261 km.

> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.

**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**

We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.

After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.

The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 180 km.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ

**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**

Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.

In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.

At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.

In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.

Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.

> Distance driven today: 0 km.

> Distance walked today: 10 km.

> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)



**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**

We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.

After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.

The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.

> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.

> Gas station: Okangwati or Opuwo

> Distance driven today: 180 km.

> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ

**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**

We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.

**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.

Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.

Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.

30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.

**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.

We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.

We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.

> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.

> Gas station: Opuwo.

> Distance driven today: 369 km.

> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)



**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**

We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.

**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.

Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.

Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.

Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.

**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.

We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.

We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.

At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.

> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.

> Gas station: Okaukuejo camp.

> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.

> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)



**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**

We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!

We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.

Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.

The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?

We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.

> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.

> Gas station: Halali Camp.

> Distance driven today: 242 km.

> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)



**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**

We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.

The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.

Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.

**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.

We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.

We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.

**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.

We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.

> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.

> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.

> Distance driven today: 616 km.

> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)



**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**

We wake up around 7 AM after a very cool night.

**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**

We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.

> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.

> Gas station: Waterberg Park.

> Distance driven today: 135 km.

> Distance walked today: 6 km.

> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.

> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.

**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**

For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.

From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.

Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.

We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.

We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.

We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.

> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.

> Gas station: Okahandja or Windhoek.

> Distance driven today: 245 km.

> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek

**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**

Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.

At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**

> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.

> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)

**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)

Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:

Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €

>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
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Botswana-Namibie octobre 2019... le retour
Cette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.

A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.

C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.

Mercredi 23 octobre

Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20

Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.

La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».

L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎





Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.

Version longue en cours de création ici
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Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires...
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
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Récit de 28 jours en Namibie
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie. Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde. Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping. Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges. Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques. Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise. Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge. Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix. Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
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Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux)
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



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Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

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Ah, l’Afrique!: Namibie/Botswana en famille
Ah, l’Afrique!

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/

« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!

La carte de Namibie et le parcours



Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.

Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »

- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)

- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»

- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)

- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »

Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.

Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.



Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…

Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.

Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !

Le jour le plus long !

Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !

C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !

Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.

En piste !



La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.





Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.



Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary’s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.

Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.

Les dunes qui chantent



La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.



Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.



Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.



L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.



Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !



Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?



Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …



Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.





On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.

Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.





Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).

Naukluft et l’Olive Trail



Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.



Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.

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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.



5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.



Go to Walvis bay !

La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.



Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.



L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !

Walvis Bay : un havre de paix balnéaire

C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.

A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.



Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.





La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.





la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.





Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.

Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).



Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.



Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.





Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.



Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.





Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.



Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).







Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................

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Le Brandberg Ugab Camp

Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.



Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.

La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.



Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.

Les toilettes!

Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.



Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.

France - Allemagne dans le camping désert!

Aba Huab Camp

Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bi��res. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.



Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)



La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.



Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert

Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.



Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …



L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.

Purros : le village du bout du monde



Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.



Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.





Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?



L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...





Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.



Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !



.................... . La douche du camping!

Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.



Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.



Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.





Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?

Des éléphants dans le camping!

Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »

Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis. Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet. La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux. Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois. Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr. Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous ! Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin. Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers … Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien. Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses. Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver. C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.

Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes. Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus. Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit. Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher. En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente. L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ». Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ». « Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture. Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 . Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…

Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !

Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perpétuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ......... Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation. Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba. Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là. En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif ! Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ». De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire …

Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre … Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du c��té Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable. Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.

La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.

Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ». A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). ....................................................... Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même. De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour. Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure …

FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
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Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires...
Bonjour,

Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...

Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!

Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir

Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.

Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...

Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place

Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été

Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...

Plus tard, viendra le temps des questions précises...

D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
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Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010)
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.

Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »

Nous sommes une famille de 4 personnes.

Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.

Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.

Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.

Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.

Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.

La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »

Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.

Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria

La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.

Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.

Ben c’est pas grave, on se couvrira.

La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »

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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »

Mardi 13 juillet

Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.

Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.

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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.

Mercredi 14 juillet

Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.

3 - Aéroport de Windhoek

Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.

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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.

5 - Bougain Villa guesthouse

Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!

Jeudi 15 juillet

Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.

Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.

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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!

7 - Nids Républicain social

8 - koudous

Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.

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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.

Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.

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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.

Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.

Vendredi 16 juillet

La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.

Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.

Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).

Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.

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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.

Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.

L’emplacement N°3 nous est attribué.

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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.

Coucher vers 20h30

Samedi 17 juillet

La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)

Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.

Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.

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Une autruche tente de faire la course.

Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...

Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)

Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.

16 17 - dune 45



On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.

Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.

Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.

20 - Dead Vlei



Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.

Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.

L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.

21 - Dead Vlei



Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.

L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.

Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.

Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.

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24 Panorama vallée Tsauchaub



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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.

Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.

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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.

Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.

La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.

Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.

28 - Canyon de Sesriem

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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.

Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.

Nous réinstallons le campement.

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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.

Dimanche 18 juillet

Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.

Direction le parc de Naukluft.

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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.

34 - accès à Olive trail

Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.

35 - Zèbres dans le parc de Naukluft

Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.

36 - Solitaire

37 - Boutique à Solitaire

Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».

38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp

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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.

Lundi 19 juillet

Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.

La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.

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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.

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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...

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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.

Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.

44 - chambre Brigadoon lodge

Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.

Mardi 20 juillet

Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.

A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.

Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.

Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.

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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.

48 - Retour de Cape Cross

Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.

Mercredi 21 juillet

Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.

Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis

Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.

Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.

Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.

49 - Image furtive de nos premiers éléphants

Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.

Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.

Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.

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52 - La douche

53 - Vue depuis la douche...

Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.

Jeudi 22 juillet

Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.

54 - site de Twyfelfontein

55 - Lion man

Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.

56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).

Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.

Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.

Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.

Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.

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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.

60 - Apéritif dans le bush

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Nous nous retournons vers le lodge.

Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.

Vendredi 23 juillet

Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.

Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.

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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.

Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.

Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.

La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.

L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.

63 - Warmquelle

Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.

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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable

Samedi 24 juillet

Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.

Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.

La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.

Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.

Coup de chaud…

Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.

Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.

Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.

68 - Cattle

Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.

69 - Epupa falls

70 - Ponton bar restaurant du community camp

71 - vue depuis le ponton

Dimanche 25 juillet

La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.

Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.

La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?

Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…

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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.

On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.

De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.

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78 - Palmiers Makalani



L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…

79 - Epupa falls

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Lundi 26 juillet

Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.

Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.

Le paysage est ennuyant au possible.

Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.

Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.

Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.

En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.

Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.

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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.

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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.

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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.

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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.

Mardi 27 juillet

Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.

Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.

Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.

Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.

85 - Secretary

86 - Oryx

Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.

87 - Rhinocéros

88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....

Mercredi 28 juillet

Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.

89 - Point d'eau d'Okaukuejo

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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.

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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.

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Aujourd’hui, pas d’éléphant.

Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.

Jeudi 29 juillet

Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.

En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.

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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.

Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.

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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.

Vendredi 30 juillet

Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.

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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.

Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.

Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.

Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.

Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.

Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.

Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.

Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.

Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.

Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.

Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.

Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.

Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.

Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.

Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.

Samedi 31juillet

Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.

Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.

Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.

L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.

Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.

96 - Manhangu camp

97 - L'Okavongo

Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.

Dimanche 1er août

Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.

Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!

Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.

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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.

Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.

Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.

99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.

Lundi 2 août

Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.

Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.

Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.

Mardi 3 août

Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…

De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.

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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.

Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…

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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.

Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.

Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.

Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.

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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.

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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.

Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.

Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.

Mercredi 4 août

Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).

Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.

En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.

Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.

Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.

L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.

Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.

Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.

La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.

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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.

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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.

Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!

Jeudi 5 août

Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.

Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.

A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.

Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.

Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.

Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.

Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.

En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.

Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !

L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…

Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.

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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.

Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.

Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.

Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.

Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.

Nous dînons à l’hôtel.

Vendredi 6 août

Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.

En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.

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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.

Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.

L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.

122 - Victoria Falls hôtel

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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.

Samedi 7 août

Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.

Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août

Au boulot…c’est brutal…

Le bilan :

Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.

Le voyage s’est décanté.

Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.

J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...

Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
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Impressions d'Afrique du Sud et du sud de la Namibie
Bonsoir de Martinique



Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!

Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.

J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.

Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.



J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.

Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.



1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!

Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.

Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.

Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.

Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.

Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.

Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?

Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.

Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.

Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.

Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.

Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.

Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!

Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.

les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point

Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.

Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.

Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.

Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf

Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.



Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.
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Circuit Namibie: bande de Caprivi et Chobe pour août 2012
Bonjour à tous les amoureux de l'Afrique Australe,

Après plusieurs voyages ds le Southwest Américain, nous sommes décidés à voir d'autres horizons l'été prochain🙂 Je dis "nous"... car ns sommes en fait 2 familles à vouloir voyager ensemble (c'est une 1ère!!): - la famille de max68 (2 adultes + 2 ados de 15(garçon) et 17 ans(fille)) - et ma famille (1 adulte(moi!) + 2 très grands de 20 (fille)et 27 ans (garçon)... mon 2ème fils de 24 ans n'est pas sûr de pouvoir se libérer pour partir avec nous)

Voilà, après avoir pris bcp de renseignements à droite et à gauche (surtout au travers de vos nombreux carnets de voyage, et grâce à certains d'entre vous qui ns ont déjà soufflé plusieurs idées😉), et après avoir bcp tergiversé sur ce qu'on voulait voir et sur la manière de voyager, ns avons finalement opté pour ce parcours dont le logement se fera en lodges (le choix n'est pas encore définitif... ns devons encore travailler la chose pour essayer de diminuer le coût total de ce mode d'hébergement😎):

J01 : Arrivée à Windhoek tôt le matin Nuit sur la route > Sesriem

J02: Windhoek- Sesriem : 300Km/5h (moins ce qui aura été fait la veille) Nuit à Sossusvlei Desert Camp

J03 : Sesriem - Naukluft (Olive Trail): 110Km/1h30 Nuit à Namib Desert Lodge

J04 : Naukluft - Walvis Bay : 250Km/3h30 Nuit Lagoon Lodge

J05 : Walvis Bay Nuit Lagoon Lodge

J06 : Walvis Bay - Spitzkoppe - Twyfelfontein (ou Omaruru) Nuit Aabadi Mountain Camp

J07 : Twyfelfontein - Grootberg: (en faisant Palmwag Concession) 120Km/1h45 Nuit au Grootberg Lodge

J08 : Grootberg – Purros: 250Km/4h Ici, gros problème pour le logement... puisque le lodge y est hors de prix😕 Et pourtant, on aurait bien envie d'aller voir les éléphants du côté de Purros... Comment faire?

J09 : Purros- Opuwo: 230Km/4h. Y a-t-il moyen de faire Purros-Epupa Falls d'une traite? Nuit Opuwo Country Hotel

J10 : Opuwo – Epupa Falls : 170Km/2H Nuit Epupa Falls Lodge

J11 : Epupa Falls matin, puis route vers Kunene: 150Km/2h30 Nuit au Kunene River Lodge

J12 : Kunene River Lodge – Kamanjab Otjitotongwxe Cheetah Park : 360Km/5h30 Nuit Kavita Lion Lodge ou Kamanjab Rest Camp

J13 : Kamanjab - Etosha: 160Km/2h45 Nuit à Okaukuejo Rest Camp

J14 : Etosha : 70Km/1h Nuit à Halali Rest Camp

J15 : Etosha (Halali) – Grootfontein : 240Km/3h30 Nuit Roy’s Rest Camp ou Guest Farm Ghaub

J16 : Grootfontein - Mahango: 480Km/6h Nuit Mahangu Safari Lodge ou N Gepi Camp ou N Kwasi Lodge

J17 : Mahango - Kongola 230Km/3h Nuit Camp Kwando

J18 : Kongola – Chobe, Chobe après-midi: 240Km/3h30 Nuit Chobe Safari Lodge

J19 : Chobe game drive Nuit Chobe Safari Lodge

J20 : Chobe le matin, route > Victoria Falls à voir l’après-midi : 75Km/1h Nuit ? ou départ en soirée (mais y a-t-il possibilité de redécoller en soirée?)

J21 : Départ ?

Les temps de route sont-ils corrects ? (je me suis basée sur google maps, comme je le fais pour préparer mes étapes ds l'Ouest Américain... mais je ne sais pas si cela est aussi valable pour l'Afrique Australe? Ce programme vous parait-il trop chargé?

Tous les conseils (notamment à propos des game drive ou autres visites à ne pas rater) sont les bienvenus😉 Merci d'avance

Jacqueline
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Avis sur itinéraire de 30 jours en Namibie et en famille, départ Le Cap?
Bonjour,

A trois semaines du départ, je voudrais vous soumettre notre itinéraire et obtenir vos conseils, recommandations et suggestions.

Il s'agit donc d'un voyage en deux familles (enfants > 12 ans) et deux voitures (X-Trail 2x4), 30 jours départ Le Cap, hébergement petit budget, camping privilégié (on amène notre matériel) :

Jour 1 Afrique du Sud Citrusdal (self catering Blomhuist, Hebron) Jour 2 Afrique du Sud Springbok Jour 3 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 4 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 5 Namibie Aus Jour 6 Namibie Aus Jour 7 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 8 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 9 Namibie Walvis Bay Jour 10 Namibie Jour 11 Namibie Khorixas Jour 12 Namibie Jour 13 Namibie Jour 14 Namibie Jour 15 Namibie Jour 16 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 17 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 18 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 19 Namibie Windhoek Jour 20 Namibie Jour 21 Namibie Mariental Jour 22 Namibie Jour 23 Afrique du Sud Upington Jour 24 Afrique du Sud Jour 25 Afrique du Sud Chutes d'Augrabies Jour 26 Afrique du Sud Jour 27 Afrique du Sud Cederberg Jour 28 Afrique du Sud Jour 29 Afrique du Sud Le Cap Jour 30 Afrique du Sud Le Cap Jour 31 Afrique du Sud Le Cap

Soit un minimum de 5 000 km... Mais peut-être une image permet une meilleure visualisation :



Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable en prenant (relativement) notre temps ? Avons-nous oublié quelque chose qui serait incontournable et qui rentrerait dans les "trous" ? Pensez-vous qu'en cette saison il soit nécessaire de réserver les hébergements (nous n'avons pour l'heure réservé que notre première nuit ainsi que les nuits à Hobas, Sesriem et Etosha) ? Avez-vous des camping ou self-catering à nous suggérer sur cet itinéraire ?

En vous remerciant déjà pour vos conseils avisés.
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Namibie, mon amie
NAMIBIE 2017

Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:

namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87

Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.

Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€

Tracé du parcours prévu



Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.

Mardi 17/10/2017,

Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.

Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.

Mercredi 18/10/2017,

C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.

Jeudi 19/10/2017,

Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le nécessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.

Vendredi 20/10/2017

Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.

















Samedi 21/10/2017,

Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.









Dimanche 22/10/2017,

Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.













Suite N°2 à venir .........
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Boucle Le Cap - Namibie en novembre et décembre 2006: les aventures de bigoodi en Namibie!
Voilààààààààààà c’est finiiiiiiiiiiiiiiiii !

A mon tour, donc, de vous raconter mon dernier voyage en Afrique du sud et Namibie et de vous faire profiter de mon expérience, avec un grand merci à tous ceux qui m'ont aidée à la préparation, et tout particulièrement à Smouchy, Gerenuk, Bbirdy, Jbmars et Vinylove

Voyage de début novembre à mi décembre (38 jours) : boucle Le Cap - Namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). Nous avions déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais coté Océan Indien.

Vol : réservé sur le site internet de Lufthansa début juillet. Lyon- Francfort- Le Cap à l’aller, Le Cap-Johannesburg-Francfort Lyon au retour, 1000 euros par personne tout compris. Les correspondances et horaires étaient plus pratique que British et Ibéria pour des prix similaires. Aucun problème si ce n’est que les bagages nous ont été livrés avec un jour de retard au retour.

Voiture : réservée depuis la France par internet via aroundaboutacar 🙁🙁🙁. 199 ZAR (100 Zar ou $ namibiens = a peu près 10 euros) par jour pour une bonne Toyota Corolla avec air con (sans regret de ce coté là), grand coffre, direction assistées, radio CD, km illimités et super covered : …. Sur le papier tout était top à un bon prix, mais au moment de récupérer la voiture à l’aéroport chez National Alamo🙁🙁🙁🙁, rien n’était prêt (après e-mails de confirmation 2 jours à l’avance pourtant…), pareil au retour, dossier perdu, 2H de discussions…Heureusement que nous avions de la marge pour le vol ! En plus ils m’ont réalisé un prélèvement carte qui ne correspondait à rien en plein milieu du voyage (j’ai cru que ma carte avait été copiée), au retour ils m'ont prélevé 70€ de plus que prévu... Bref je ne vous les conseille vraiment pas😠😠😠😠. Cerise sur le capot, leur contrat indique qu’ils peuvent changer les clauses unilatéralement à tout moment (!), que nous ne sommes pas couverts sur les gravels roads (en Namibie elles sont vraiment difficiles à éviter), et surtout qu’en cas de pb en Namibie, il faut rapatrier à nos frais la voiture à la frontière sud africaine ! Heureusement que tout s’est bien passé à part 3 crevaisons, car vu leur peu de professionnalisme, je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé en cas d’accident grave en Namibie…

Guide de voyage : sur les conseils de certains d'entre vous, j'ai acheté la 2e édition du Bradt guide Namibie en anglais 🙂(28 euros sur internet). Les prix ne sont pas très actualisés mais ce guide est Top pour les cartes, plans des villes et adresses --> je vous le conseille ! Sinon j'avais mon vieux Lonely planet Afrique du sud de 2000 (bien aussi)...et le routard Afrique du sud : nul pour le parcours que nous avons fait (il parlent très peu du nord du cap).

Monnaie : 1 zar (monnaie sud africaine) = 1 $ namibien = 0.10 euros à peu près

2/11-Arrivée au Cap, nous arrivons en milieu de journée et n’avons pas réservé d’hotel. Nous avions gardé un très bon souvenir du Monkey valley resort à Nordhoek et décidons d’y tenter notre chance malgré les prix prohibitifs qui apparaissent sur leur site internet… Ce sont les mêmes lorsque nous arrivons mais heureusement, on peut discuter en Afrique du Sud, la gérante, très sympa, nous fait un bon prix pour une jolie chambre sans vue sur la mer mais très chouette. 500 Zar sans petit déj. Après vérifications à l’office de tourisme de Ccamps bay, difficile de trouver moins cher en ce moment… Nous sommes surpris car le Zar a bien baissé face à l’euro depuis 2000…mais les prix ont bien grimpé... et ce ne sera pas mieux en Namibie ! Notre moyenne habituelle de 400-450 zar la double avec petit déj deviendra plutôt un mini cette année…Merci les tour operators ! Bref, une arrivée un peu en demie teinte, nous avions un si bon souvenir de ce coin du monde il faut dire : la sécurité autour des habitations semblent s’être renforcée, les gens ont l’air moins optimistes et en plus il fait gris… Nous décidons de repartir des le lendemain sur Hermanus.

3/11-Hermanus. Nous partons par la RN2…Horreur ! Un immense township la longe sur des km…Bien pire qu’il y a 6 ans. L’ANC qui n’a pas encore la région du Cap dans son giron promet monts et merveilles à de pauvres bougres du Transkei et d’ailleurs en vue des prochaines élections, cela rajouté à l’immigration clandestine …et voilà le travail ! C’est triste : il y a 6 ans on avait l’impression que les gens avait de l’espoir, ils sont beaucoup plus circonspects aujourd’hui…A suivre 😐 A Hermanus par contre, nous retrouvons (sous la pluie) l’ambiance de la première fois et ouiiiiiiiiiiiiii !!! Elles sont là !!! Un vrai festival de baleine pour nous ragaillardir, il n’en fallait pas plus ! 🙂Nous retrouvons aussi le très sympathique windsor hotel (504 zar avec superbe petit dej) et le toujours aussi délicieux restaurant Burgundy : l’un des meilleurs du voyage, à ne pas rater si vous allez dans le coin !

4/11- Nous repartons en direction de l’Atlantique, en longeant la cote cette fois pour une étape à Langebaan, au nord du cap. Petite ville qui jouxte l’agréable West coast national park (pas mal d’oiseaux). Nuit chez Sandra’s b&b (sympa-500 zar cash only !).

5/11-Nous remontons toujours et nous arrêtons à Strandfontein. Self catering Sol y mar 350 zar. A noter : toutes les chambres pratiquement, que ce soit en AFS ou namibie sont équipées au moins d’une bouilloire et de ce qu’il faut pour un thé ou un café, et très souvent d’un petit frigo. La mer est belle mais le vent souffle, nous ne verrons aucune baleine (le lonely disait qu’on pouvait en voir à cette saison), il y aurait des dauphins régulièrement ??? à vérifier en tous cas rien pour nous aujourd’hui… Et c’est dimanche et pratiquement tout est fermé… Nous cassons la croûte dans un pub à quelques km de là Doring bay, la patronne est peu avenante mais le repas finalement excellent ! pour ceux qui vont dans le coin, il y a beaucoup plus de choix d’hébergement à Strandfontein, et si vous avez le temps, le crochet pour monter et redescendre le Van Rhynspass en direction de Niewoudtville vaut la peine (+100km a/r)

6/11-Nous voilà à Springbok à l’excellent Old Inn (450 zar b&b). Visite du Goegap national park qui vaut la peine (même si ce n’était pas la saison des fleurs). Nous avons fait la « petite » balade à pied qui nous a bien suffit : ça grimpe et il fait chaud. Mais ne nous plaignons pas, enfin, nous retrouvons tee shirt et bermuda et voyons nos premières bestioles ! (antilopes, zèbres). A éviter : la cuisine du springbok lodge. Nous trouvons pleins de renseignements et de docs y compris sur la Namibie à l’office du tourisme car nous traversons la frontière demain.

7/11-Comme prévu, nous passons la frontière sans pb à Noordoewer (taxe de 140 zar à payer cash). Nous avions prévu suffisamment de liquide pour « tenir » qq jours et nous garderons aussi des zar pour le retour en AFS (je ne savais pas si l’usage de la carte était possible ou non au kgalagadi transfrontier park, il s’avèrera que oui, mais gardez quand même un minimum pour 2 jours au retour en AFS (les dollars namibiens ne sont pas acceptés en dehors de la Namibie alors que les zar fonctionnent en 1 pour 1 des 2 cotés). Nous commençons par aller voir Ais Ais, tout est quasi désert (c’est le cas de le dire) et le site ne nous inspire pas plus que ça, nous remontons donc jusqu’à l’entrée nord du fish river nat park. Bing 170 $ 😕 ! Les prix des parcs ont bien progressé aussi depuis 2005… (la plupart du temps ce sera 80$ par pers +10 pour la voiture). Et pour un entretien…déplorable : la piste qui conduit aux 3 points de vue soit disant accessibles en 2x4 est pleine de cailloux pointus, nous n’iront pas au 3e point du vue (sur la gauche lorsque l’on regarde le canyon), c’est encore pire et je pense que nous avons bien fait : nous croiserons plus tard de nombreux touristes qui ont crevé à cet endroit, y compris en 4x4. 😠 La Namibie a voulu s’adapter au niveau de tarif des parcs des pays voisins, mais elle pourrait peut être aussi s’adapter au niveau d’infrastructure ! Bref, alors que nous nous disions « ça commence bien ! », nous rencontrons deux allemands sur le point de vue principal qui nous indiquent qu’après 15 jours de voyage, cette route du parc pour eux la pire qu’ils aient vu… Ils n’ont pas l’air emballés de leur voyage et nous annoncent des tarifs d’hôtels prohibitifs…Nous ressortons du parc en nous disant que si c’est ça, le retour en AFS sera plus rapide que prévu…Effectivement, autour du parc, les b&b ont l’air hors de prix (y compris le canyon roadhouse qui semblait l’un des moins chers du coin : 680$ b&b, et pas moyen de négocier)… Il n’est pas trop tard, nous décidons donc de continuer à remonter. La piste est moyenne et nous semble interminable. Nous ne croisons pratiquement personne (on s’habituera vite) mais doublons un vélo ! (sous un soleil de plomb), un mec tout seul avec grosses sacoches et tout le barda qui roule dans les cailloux… Et dire qu’à nous avec la clim et la voiture qui avance toute seule, ça nous paraît long ! Nous poussons jusqu’à Seeheim (de toutes façons il n’y a absolument rien avant). Seeheim, Seeheim…Nous n’avons pas encore l’habitude et nous attendons à voir un village, non juste une pancarte au bord de la route qui indique un hotel à 2km : il commence à être tard (le soleil se couche vers 19h30 et il faut éviter de rouler de nuit), bon, on se dit on va voir, au pire on tire jusqu’à keetmanshop (qui semble un peu plus grand sur la carte et surtout avec plusieurs motels indiqués sur le Namibia’s welcome guide 2006 glané à springbok). On va donc voir… la route se corse (grosses pierres dans une descente) juste avant d’arriver vers l’hotel (ze one : hotel, pub, station service, restaurant : bref ze village indiqué sur la carte !). Franck me dit "c’est un vrai coupe gorge ce truc, on se barre !" J’insiste pour aller voir (il conduit, je négocie les chambres). On a quand même pas fait tout ça pour rien…et surtout on en a marre de rouler ! On arrive dans une grande cour (qui sert en fait aux poids lourds pour manœuvrer lorsqu’ils viennent faire le plein), 3 marches et me voilà au pub : c'est finalement une sympathique gérante qui me montre la chambre (très clean), et accepte de me la brader un peu (en fait nous en aurons pour 693 $ incluant un excellent diner avec steak de springbok + b&b). Il n’y a pas de clim mais la petite piscine est bienvenue et le schwepse dry lemon bien rafraîchissant ! nous avons l’impression d’être au bagdad café. Le soleil se couche, les étoiles pointes, le repas va bientôt être servi…et voilakivoilatypa ??? Je vous le donne en mille : notre cycliste ! Stupeur ! Nous étions persuadés qu’il camperait en route ! Lui aussi à l’air d’apprécier le dry lemon (c’est bon-comme le gini- mais je ne sais pas pourquoi, les canettes sont plus petites que la moyenne) ! Il nous apprendra un peu plus tard qu’il est de Berlin, et que régulièrement, vu qu’il ne peut pas prendre le temps de faire un très grand voyage en vélo comme il en aurait envie, il en fait de « petits » : cette fois c’est Port Elisabeth AFS – whindoek en 7 semaines… La journée se termine mieux qu’elle n’avait commencé : on continue en Namibie demain !

8/11- En route pour Luderitz … Belle route goudronnée (b4). Il est trop tôt pour faire escale à Klein aus vista, en plus ça n’avait pas l’air donné. Nous continuons donc, nous arrêtons pour prendre le petit chemin à droite pour aller voir les chevaux du désert au « garub pan » : ils sont là, une bonne trentaine à coté de « l’observatoire ». Nous restons un bon moment à les regarder, il fait toujours très chaud. Nous repartons vers Luderitz, les paysages sont chouettes, le seul hic, ce sont les « moineaux » suicidaires qui volent au dessus du bitume en rase motte, même en roulant lentement, c’est difficile de tous les éviter, nous essayons avec le klaxon, ça marche un peu mieux et c’est sur que nous ne dérangeons personne ici ! Une dizaine de km avant Luderitz, nous nous arrêtons à la ville fantôme de Kolmanskop, la visite en vaut la peine. L’air s’est rafraîchi de façon spectaculaire : le thermomètre de la voiture passe de 40 à 25 degrés en ¼ d’heure à peine. Nous avons d’abord cru qu’il ne fonctionnait pas bien mais non, le phénomène se reproduira plus au nord à chaque fois que nous nous rapprochons de l’Atlantique. Arrivée à Luderitz en plein après midi : c’est le brouillard alors que nous étions sous un soleil de plomb à 100 km de là ! Nous avons le temps, j’essaie de commencer par l’hotel le plus classe de la ville, les nest : ils acceptent de négocier mais c’est encore trop cher (environ 900 $), un autre, le protéa me donne un prix, je leur demande s’ils n’en ont pas un meilleur, Si si ! et ils descendent de 50 $ sans plus de formalités avec un grand sourire ! Nous nous retrouverons finalement au Bayview, sympa (780$ avec dîner b&b et connexion internet). Nous n’utiliserons pas la piscine, sakaîiii ! La route pour visiter la péninsule est fermée, nous allons donc faire un tour sur la plage d’agathe beach au nord de la ville. Une bonne partie des alentours est délimitée par des barbelés avec interdiction d’y pénétrer pour cause de recherche diamantifère, et un garde, sans doute tout seul toute la journée sur cette plage nous observe de loin, la kalach à l’épaule, drôle d’ambiance… de retour en ville nous faisons un tour sur le port où un dauphin barbotte ! Pas de coucher de soleil ce soir, toujours du brouillard, nous avons ressorti les polaires, on a vraiment l’impression de se retrouver dans un cul de sac du bout du monde ici, il y a très peu de blancs (nous ne l’avions pas remarqué tout de suite), et la nuit sera bruyante : rodéo en voiture et auto radio à fond dans la rue principale jusqu’au petit matin. Nous sommes pourtant en semaine…

9/11. Nous ne sommes pas mécontents de quitter le brouillard et cette ambiance bizarre, retour sur la B4 et ses moineaux jusqu’à AUS, plein d’essence, avant de bifurquer sur la magnifique C13 + D707 en route vers Sessriem. C’est l’une des plus belle route du voyage (ou était ce parce que c’était le début ?), les paysages sont magnifiques et la piste plutôt bonne. Nous faisons un petit aller retour pour aller voir le Duwisib castle de l’extérieur (+40km), tout en pierre rouge, c’est sympa. C’est pas tout ça mais nous ne savons pas où nous allons dormir ce soir, et je redoute les prix pratiqués autour de sessriem. Nous avions repéré le désert homestead sur les guides : ce sera ici ! 2 nuits dans un bungalow super mignon pour 1150$ diner+b&b la double, le petit déj est en fait constitué d’un bon pack pic nic vu que tout le monde part très tôt en excursion). L’accueil de Robin et de toute l’équipe est parfait, la petite piscine revigorante, les dîners délicieux, les étoiles filantes… Tout pour plaire🙂🙂🙂! Trop tard pour une excursion aujourd’hui, l’olive trail sera pour demain et sossusvei le surlendemain…Nous n’irons pas voir non plus le coucher de soleil sur les dunes : à 170$ c’est un peu cher pour si peu de temps !

10/11 – Naukluft et Olive trail : nous partons de très bonne heure. Malgré les indications de Robin, nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés, mais non, l’entrée du parc est bien à droite en partant de sessriem sur la d854, mais les panneaux ne sont pas nombreux ! Personne au bureau du parc lorsque nous arrivons : nous partons donc seuls sur l’Olive trail (se garer le plus loin possible du chemin principal, ça passe même si le début de la bifurcation semble plutôt fait pour les 4x4 : ça ne dure pas longtemps). On commence par monter gentiment…Il commence aussi à faire chaud, un plateau, puis la redescente et marche au fonds du canyon. Le début nous a paru sympa, la suite un peu longuette, peut être aussi en attendais-je trop suite à certains post s’extasiant sur cette ballade ? bref, des cailloux, des cailloux, encore des cailloux, 3H plus tard, on s’en lasse un peu. Les fameuses chaînes arrivent, on tente sur la droite, ça passe (et je suis loin d’une alpiniste croyez moi)…heureusement que nous n’avons pas pris à gauche : 10 mn plus tard, nous croisons des rangers qui viennent réparer la fin de la chaîne de gauche, qui, il est vrai, avait l’air de pendouiller un peu ! Bon là on se dit que c’est bientôt la fin…Que nenni ! encore une bonne heure dans les gadins avant de retrouver le parking ! Robin nous avait conseiller de nous rafraîchir un peu au camp avant de faire une partie du waterkloof trail, jusqu’aux pools, mais là on en a marre : on paye le parc (90$) et on s’en va ! Au retour nous passons par Sesriem pour acheter notre droit d’entrée pour le lendemain (170$). De retour au Desert homestead nous rencontrons 2 français qui ont craché leur voiture dans un virage un peu avant d’arriver. Heureusement, rien de grave à part pour leur toyota 2x4, bien foutue (ils avaient la ceinture tous les 2) ! Il paraît que 10% du parc de voitures de location disparaît ainsi tous les ans. Ce n’était pas leur jour de chance : 1 pneu haché menu à Fish river, carte avalée un dimanche à Luderitz, l’accident et Avis qui leur fait croire pendant toute la journée que la voiture de remplacement vient de partir de whindoek - est en route – est en train de faire changer son pare brise, tout ça pour finir par leur avouer dans la soirée qu’elle n’arrivera que le lendemain (les escorteurs préfèrent rouler de nuit pour toucher un bonus)… chapeau Avis 😠 ! (ils n’ont pas l’air mieux que aroundaboutacar /alamo). Heureusement que Robin est là pour décommander l’hotel qu’ils avait prévu à solitaire et qu’il leur avait gardé une chambre au cas où (alors que tout est pratiquement complet, il faut le souligner). Le professionnalisme des uns compense la nullité des autres !

11/11- Nous partons à l’aube : à nous les dunes ! Nous nous retrouvons devant les grilles à attendre l’ouverture au lever de soleil, vers 6h15 (ceux du camping sont partis une heure plus tôt)… et là petit instant jubilatoire… nous filons tout droit puisque nous avons pris l’entrée la veille, et les petits filous qui essayaient de nous suivre se sont vite fait renvoyer faire la queue au bureau pour payer leur obole ! L’important n’est pas tellement d’être les premiers, mais plutôt de ne pas avoir à attendre alors que le soleil est en train de se lever, et surtout d’être en décalage avec les autres pour avoir « sa » dune à soi ! Le soleil est déjà bien levé lorsque nous arrivons sur la dune 45, nous sommes seuls pour l’escalader : je ne vous la conseille pas : allez plutôt directement vous faire déposer à sossusvlei ou mieux, big daddy (en face) . les 4x4 sont toujours à 90$ par personne aller retour mais vous dépose à votre gré sur tous les coins du site du moment qu’ils ont de la place. Des 9h30 il commence à faire très chaud et nous n’avons pas regretté de ne pas faire les 5 derniers km en navette plutôt qu’à pied. C’est vraiment un très beau site, incontournable ! En fin de matinée, nous voilà de nouveau à sessriem, direction Solitaire et Walvis bay. En résumé sur ce coin, si c’était à refaire, je ferais une impasse sur le Naukluft (je sais que je vais en faire hurler plus d’un mais c’est mon avis)… Je pense que ça dépend aussi des autres voyages et ballades déjà faits auparavant, ou peut être aussi de la saison-il n’y avait pas d’eau dans notre cas ???

Bon, nous revoilà dans les cailloux, une petite halte à Solitaire où nous retrouvons nos 2 cascadeurs à qui Avis a fini par livrer la voiture de remplacement… pas le temps de discuter longtemps, la route est encore longue !

Longue…et peu peuplée : à l’un des rares croisements, nous faisons comme à notre habitude un petit signe au conducteur qui nous laisse passer (nous avions découvert cette mode en Afrique du sud et en Patagonie : c’est vrai que c’est sympa lorsque l’on croise un véhicule tous les 200 km !). Nous continuons tout droit et le voyons tout d’un coup débouler, nous doubler, et s’arrêter au bord de la route juste devant nous… Moment de doute … En fait il s’agissait que d’un pauvre banquier angolais venu tout seul en vacances en Namibie : le loueur de voiture à l’aéroport de Whindoek lui avait dit que Sesriem était à 3 heures de route, il était donc parti la fleur au fusil, sans eau, cool, et a cru se tromper en voyant le temps passer…et personne auprès de qui se renseigner (l’Angola, pourtant frontalier, n’a pas l’air du tout comme cela !). Il était tellement content de nous voir que finalement, il décide de changer son programme et de nous suivre jusqu’à Walvis bay ! 🤪

Nous avions vu que le Lagoon lodge était tenu par un français, en plus il donne sur le lagon : nous commençons donc par celui ci. Les très sympathiques patrons sont lyonnais et les chambres ravissantes et originales, le petit déjeuner royal 🙂🙂🙂: nous y resterons 2 jours pour profiter de l’excursion à Sandwich harbour.

12/11 – Nous sommes arrivés un dimanche à walvis bay : et bien sur tout était fermé, le lundi matin, il est trop tard pour partir en bateau avec Mola mola dans la baie. Qu’à cela ne tienne, nous discutons un peu et finissons par avoir pour 800$ par personne un tour commenté du lagon en jeep, pic nic de l’autre coté (pas accessible aux 2x4), et Sandwich harbour l’après midi. Nous voilà donc à attendre l’arrivée du bateau (un 3e touriste doit nous rejoindre pour le déjeuner et l’excursion de l’après midi)… Et voilakivoilatypa ??? Notre angolais accourant vers nous un grand sourire jusqu'aux oreilles, à l'autre bout du ponton 😏! Le reste de la journée fut enchanteur : aller par le rivage, retour par les dunes (un vrai rodéo, c’est plus facile à escalader comme ça qu’à pied), et Herman de Mola Mola a été un excellent guide- conducteur… Beau gosse avec ça, ce qui ne gâche rien 😉!

13/11- Swakopmund : beaucoup d’hôtels pleins, chers, ou moches avant de tomber sur l’intermezzo (490$ b&b). Nous achetons le permis (90$) pour faire le welwitchia drive (3-4h, tranquilou). C’est une ballade très sympa (paysages, welwitchias). Tout est fermé lorsque nous revenons en ville (tout ferme vers 17h – 17h 30 en général) mais nous profiterons des ribs du lighthouse...et retrouvons encore "notre" Angolais !

14-15/11 – Nous décidons de partir sur le Spitzkope : depuis swakop ça se fait vite finalement, et nous avons terminé la balade classique en milieu d’après midi. Ca vaut vraiment la peine, c’est magnifique et je pense que pour ceux qui ont l’équipement, le camping doit être super aussi ! Pour nous par contre, après avoir vu les pauvres cahutes tout autour du parc (ceci dit, les enfants sont très sympas et vraiment pas insistants), nous ne nous sentons pas trop de rester là dans un bungalow à attendre la nuit (il n’y a absolument aucun autre touriste et nous n’avons pas de quoi manger). Nous décidons donc finalement de poursuivre jusqu’à Henties bay. Le De Duine ne m’inspire pas (les chambres sont vieillotes), le Fisherman lodge est plein, nous atterrissons à Gambsberg accomodation : 250$ en self catering : c’est tout neuf, cuisine équipée, vue sur la mer : la super affaire 🙂🙂🙂 ! et ce n’est pas fini !!! Estelle et Hennie nous invitent à boire le café, nous discutons, sympathisons, et vu que nous n’avons pas de programme vraiment figé, ils nous proposent de les accompagner le lendemain pour « tester » un de leur nouveaux tours dans le Brandberg !!! Génial, nous commençons par cape cross (c’est sur le chemin), puis Hennie nous conduit sur des pistes 4x4 dans des coins que nous n’aurions jamais vu tous seuls, même avec un 4x4 ! En fin d’après midi, nous approchons du White lady brandberg restcamp, et là coup de bol ! nous tombons sur un petit troupeau d’éléphants du désert… coup de bol, coup de bol… à part qu’ils sont bien plus farouches que ceux du kruger ou d’étosha, et qu’ils n’ont pas du tout envie de bouger du milieu de la piste. Après une pause goûter et 2 allers retours infructueux pour essayer de passer, Hennie décide finalement de faire demi tour et de rejoindre le camp par l’autre coté : nous traversons des marécages, tout est très vert d’un coup, beaucoup d’oiseaux, c’est magnifique ! Nous y voilà ! nous nous disons bon, allez, va falloir monter la tente et tout le barda (vous l’aurez compris, nous ne sommes pas campeurs pour un sou !)…et ben non ! Le camp propose des tentes toutes montées avec des vrais lits à l’intérieur, toilettes et douche privée sous les acacias à l’arrière de la tente…Le bonheur ! Nous finissons cette journée magique autour d’un bon brai avec Estelle et Hennie, à nous régaler en discutant, en rigolant, en regardant la croix du sud… 🙂 Pour ceux que ça intéresse, hormis l’accommodation à ne pas rater, ils proposent aussi des excursions où vous les suivez avec votre propre 4x4 (angola, kalahari-namib, brandberg…), vous ne le regretterez pas ! Contacts et site : http://www.gamsberg-safaris.com/ Vous pouvez les contacter de la part de Laurence et Franck, de Lyon !

16/11- Petit déj au joli resto du camping avec un petit suricate apprivoisé à nos pieds. Nous repartons tranquillement en visitant le site de la white lady, puis en poursuivant sur Uis (pas grand chose a voir en ville), puis sur henties bay. C’est l’anniversaire d’Hennie : tout le monde au resto ce soir ! Nous irons au De Duine : c’est bon et copieux, mais décidément, ils ne sont pas très doués pour les desserts dans ce pays…

17/11- Il faut bien nous résoudre à partir (snif), nous décidons de rejoindre Twyfelfontein en longeant la cote par la Skeleton coast, puisque nous avons déjà pris la route qui remonte vers Uis. Nous découvrons un peu plus haut que la route est payante (170 $ biiiing 🤪!) : c’est le parc en fait. Sur le moment, nous regrettons, mais finalement c’était chouette : le temps était gris, les couleurs étranges et tout d’un coup, dès que nous tournons en direction de khorixas tout change : du vert, du rouge, du bleu, cette portion est magnifique et contraste beaucoup avec Skeleton. Il commence à être tard : pas de place en bungalow au l'Aba Huab Campsite, le Twyfelfontein lodge est hors de prix…un petit tour aux Organ pipes et a la montagne brulée puisque nous ne sommes pas loin… Là nous aidons 2 allemandes qui se sont ensablées, puis direction Khorixas, la route est magnifique (la petite qui part sur la droite en quittant twyfelf., pas la principale qui vient de palmwag), un serpentaire s’envole juste devant la voiture en nous montrant ses serres … Mais le temps presse ! Il fait quasiment nuit lorsque nous atteignons khorixas, la journée a été longue, nous arrivons au Khorixas restcamp : pas un chat, piscine vide, mais ils ont des bungalows, propres sans plus : négocié 400$ avec petit déj. Nous ne sommes pas mécontents de partir d’ici ! (en fait il s’avèrera que ce sera le moins bon hôtel de tout le voyage, et c’était quand même loin d’être un taudis !)

18/11 – Retour à Twyfelfontein pour visiter la foret pétrifiée (sympa, mais elle ne vaut pas celle de Patagonie l’an passé ! cf http://voyageforum.com/v.f?post=392736; ), et le site de Twyfelfontein : s’il y a site de peinture rupestre à choisir, pour moi c’est celui là en Namibie. En plus nous nous retrouvons à suivre notre super bushgirl guide (germane) avec deux autres fort sympathiques touristes…français. Pas vraiment des touristes d’ailleurs, ils vivent à Whindoek. Coincidence : nous aurons croisé très peu de compatriotes lors de ce voyage, et lorsqu’on jette un œil sur les livres de réception des b&b, c’est 90% d’Allemands ! Devant les nombreux posts qui vantait les mérites de la ferme à guépards de kamanjab, nous les avons appelés la veille pour savoir si nous pourrions y dormir ce soir. Ils nous ont dit qu’ils attendaient des confirmation mais que nous ne devrions pas avoir de problème. C’est donc assez confiants que nous partons vers Kamanjab en prenant la route de palmwag : nous ne nous y arrêtons pas, car nous n’avons pas bien le temps et la route est très poussiéreuse, bref nous sommes pressés d’arriver… Si nous avions su…nous n’serions pas v’nus : 2 bus de touristes sont là, à caresser un pauvre guépard les uns après les autres, à la chaine, pour une photo minable (pour ma part je n’en prendrai pas, ça me dégoutte). Les proprios ne sont pas du tout accueillants et en plus ils nous annoncent qu’ils n’ont finalement pas de place 😠 ! Adresse à éviter en ce qui nous concerne : si nous avions su, nous serions passés par le bambatsi holiday ranch vers khorixas ou nous aurions fait une étape à Palmwag. Ca conforte en tous les cas bien notre façon de voyager en réservant le moins possible à l’avance, on est décidément plus libres ! Bref nous laissons ces gros nuls sans remords pour arriver tard et couverts de poussière à Namatubis guestfarm (977$ dîner et b&b), vers outjo, la chambre sur le jardin est très chouette, la piscine aussi, mais nous n’en profiterons pas : nous avons crevé (nous en sommes à peu près à 5000km depuis le Cap)…Hennie nous avait pourtant bien prévenus que la route vers palmwag et au-dessus n’est pas terrible pour une 2x4, c’est d’ailleurs finalement pour cela que nous faisons l’impasse sur Warmquelle, le pays Himba et les Epupa falls (ce n’est que partie remise)…La douche en tous cas, est providentielle, le repas délicieux, et le personnel super.🙂 Au fait, concernant la poussière, vous n’y échapperez pas : prévoyez de grands sacs poubelles costauds et des élastiques pour y envelopper vos bagage : c’est très efficace ! Emportez les de France : les sacs vendus sur place sont fins et fragiles…

19/11-Le lendemain (un dimanche…) nous trouvons sans difficulté à faire réparer notre roue à la station Total de Outjo…Nous n’y sommes pas passés par hasard ! Nous voilà donc repartis un peu tard sur la belle route goudronnée qui mènent à Etosha (il n’y a pas d’entrée plus à l’ouest que celle d’Okakauejo). Nous sommes frais et dispos, n’avons pas pu réservé par téléphone, et nous disons qu’au pire, nous prendrons une place de camping et dormirons dans la voiture. Nous arrivons en fin de matinée, demandons un bungalow et miracle, il y en a un ! Pas grand luxe mais propre (400$ + 170$ par jour pour le parc, sauf le dernier jour, gratuit). Nous devons avoir de la chance : une bonne partie d’Etosha (dans les camps) est en cours de réhabilitation pour préparer le centenaire en 2007. Ce n’est pas la bonne heure mais c’est notre premier jour de parc : nous achetons la carte du parc à l’épicerie et décidons d’aller quand même tenter notre chance plutôt que de profiter de la piscine… Effectivement, il fait chaud et nous verrons plutôt des oiseaux mais pour une première fois depuis longtemps, on est vite ébahis par les antilopes et les zèbres ! Nous repartons vers 16h00 et nous arrêtons à oliphantsbad…Alors là, c’est l’arche de Noé 🙂: antilopes, zèbres, girafes, autruche et éléphants !!! Nous avions vu une carte postale qui ressemblait à cela mais pensions que c’était exceptionnel, voire un montage : magnifique ! Les 4 ou 5 voitures qui sont là ont coupé le moteur et tout le monde s’émerveille en silence. Tout d’un coup l’autruche lève la tête et fonce sur nous…bizarre ! ben non pas si bizarre : un guépard arrive tout doucement et s’approche de l’eau pour boire, nous sommes épatés, ça au moins c’est de l’émotion – et pas du pauvre fauve d’opérette si vous voyez c’que j’veux dire !!! Nous n’en avions vu qu’un lors de notre premier voyage en Afrique du sud et très furtivement…Là il prend son temps, après l’autruche c’est l’émeute chez les antilopes et les zèbres. Ils ne s’enfuient pas mais restent à distance, les éléphants eux, se regroupent et entourent les petits, on se croirait dans un doc de François et maryse de la Grange… Le plus drôle, c’est que les antilopes semblent oublier la présence du guépard et recommencent à vaquer à leurs occupations 10mn plus tard comme si de rien n’était. Le guépard, lui reste tapis tranquillement à l’ombre au bord de l’eau…L’heure commence à tourner, et il faut être de retour au camp au coucher du soleil, nous repartons donc…Et là, 500m plus loin, 2 lionnes et leurs lionceaux à 10 mètres de la route ! Un coup de vent, et tout d’un coup elles se lèvent, passent de part et d’autre de la voiture en nous ignorant superbement, pour aller traquer une girafe qui se trouve de l’autre coté et qu’elles viennent de sentir : la girafe les as vu et s’en ira sans demander son reste…et nous nous repartons vers okakauejo comblés…et ce n’est pas fini ! Avant le repas, nous allons faire un tour au point d’eau du camp : éclairé la nuit et bien aménagé. Il n’y a rien, nous pensons y voir au moins le coucher du soleil, quand quelques silhouettes se découpent sur l’horizon : un groupe de girafe vient doucement boire avant la nuit, un vrai ballet, c’est magnifique ! Après toutes ces émotions nous allons nous aussi nous sustenter au resto du camp : le buffet n’est pas mauvais mais c’est vraiment l’usine. Dans les autres camps, nous achèterons du biltong, du pain et des fruits pour trinquer et pic niquer aux points d’eau : c’est beaucoup plus sympa ! je suis morte, un petit retour au point d’eau après le repas : il n’y a rien, je vais me coucher, Franck reste un peu : il verra 2 rhinos (les seuls de tout le voyage d’ailleurs), il paraît que le cérémonial de la buvette est très très très lent chez eux… 😐

20/11- Direction Halali, je joue les facteurs entre les 2 camps. Nous n’avons pas pu réserver non plus : même à Okakauejo l’informatique ne marche pas avec les autres camps. Bref rebelote, mais là non plus, pas de pb pour un bungalow (500$) vu que j’ai été une postgirl sympa ! Le camp semble un peu moins « busy » que l’autre. Le matin, pas grand chose en vue…Tous les points d’eau sont déserts, nous allions faire demi tour à celui de Salvatori quand tout à coup, un beau lion male nous toise de toute sa splendeur juste à coté de la borne…il est là, la crinière au vent, tranquille… et la femelle n’est pas loin : juste derrière un buisson à coté duquel nous aurions pu passer sans nous douter de rien. Le « stay in your car » apposé sur toutes les bornes prend définitivement tout son sens pour nous ici 😮 ! Cette fois, nous profiterons de la piscine en milieu de journée. Un petit tour au point d’eau du camp et cette fois, le spectacle est donné par des centaines de waxbills (petits oiseaux) qui vont boire en nuées compactes et bruyantes, en effrayant les koudous. L’un d’entre eux y laissera plus que des plumes : on a l’impression qu’il se noie, il n’arrive pas à remonter sur la berge. A la jumelle, nous finissons par voir qu’il est en train de se faire manger par…une tortue ! (si si, je vous jure !) Ballade de fin de journée : il y a eu un gros orage (c’est le début de la saison des pluies), pas grand chose en vue, les animaux n’ont pas soif et font les fous : les antilopes cabriolent dans tous les sens, les gnous font la toupie... Bref c’est la fête au village ! Avec un peu d’espoir nous retournons à Salvatori : rien. Franck allait jeter l’éponge qaund je lui dis d’aller quand même faire un tour au dernier point d’eau avant le camp (ça fait souvent un petit détour, et quand on en a fait plusieurs sans rien voir, on finit par se décourager). Il y va pour me faire plaisir : et là, notre lionne du matin (si, si j’en suis sure, c’est la même ;-), avachie de tout son long, dormant d’un œil (en remuant les oreilles quand même), et, clou du spectacle, sa grosse patte posée sur la borne « Stay in your car » ! Clic-clac, fallait pas la rater celle là ! Le soir apéro pic nic au point d’eau c’est beau mais la soirée sera moins productive qu’hier… faut quand même pas trop en demander !

21/11- Encore un bungalow sans problème à Namutoni (500$. Ouf, nous n’avions pas envie de dormir dans la voiture) mais il a replu : ce n’est pas la bonne journée pour voir les animaux. Nous tomberons quand même sur 21 girafes d’un coup, et sur 2 beaux éléphants en train de prendre leur bain dans la gadoue. Nous quitterons Etosha ravis et comblés, et dire que nous n’étions pas sensés être à la meilleur période pour les animaux… Je me demande ce que ce doit être à la saison sèche !

22/11- Nous partons en fin de matinée après un dernier petit game drive, direction Rundu ! C’est goudronné, tout va bien. Nous faisons halte au lac Otjikoto (moyen mais ça fait un break, si vous avez des enfants, ils apprécieront le jardin, le paon, le croco et autres bestioles). Par contre ne faites pas le détour pour le lac Guinas : le site est complètement abandonné et on ne peut rien voir sans descendre de voiture : pas très rassurant de laisser là tous les bagages. Un petit arrêt dans la sympathique bourgade de Tsumeb : grand supermarché bien achalandé et super cyber café, presque rapide (Ne vous attendez pas à trouver du haut débit en Namibie !). Un autre crochet pour aller voir la plus grande météorite du monde à Hoba : sympa…Elle nous enverra même une –petite- décharge électrique ! Nous passons sans nous arrêter à Grootfontein (le Bradt indique que les touristes y sont souvent la cibles de vols rapides dans les voitures, même lors de courts arrêts ou avec quelqu’un dans la voiture, nous ne tenterons donc pas le diable), et nous voilà un peu plus tard au Roy’s Camp sur les conseils de Hennie. C’est marrant : des bungalows très rustiques mais charmants, une jolie véranda, un bar en plein air, dommage que la piscine soit vide, nous l’aurions bien appréciée. Nous nous rabattons sur une petite ballade à proximité. Le dîner sera superbe, à la bougie et les autres guests sont bien sympas : 2 couples d’allemands (inévitables mais sympas) et un australien qui nous donne des conseils pour la conduite sur piste avec sa copine du Botswana et son collègue (ils font dans la géologie). Nous apprécions la soirée et allons retrouver les bras de Morphée…Pas pour très longtemps ! La botswanaise s’est engueulée avec son Jule et vient tambouiner à notre porte nous raconter ses malheurs à 4h du mat (soupir…). 😕 Nb : si vous voulez aller au Roy’s camp, ne faites pas comme nous : lorsque vous voyez le panneau Roy’s camp 1km, ne prenez pas tout de suite le petit chemin sur la gauche en pensant que c’est là : c’est 1 km plus loin sur la rte goudronnée (l’entrée est ensuite bien signalée, encore fallait t’il le savoir !)

23/11- Encore une petite étape aujourd’hui : nous remontons, le paysage change complètement après la barrière vétérinaire, on se sent encore plus en Afrique avec des villages de cases, des gens qui vendent leurs produits au bord de la route, le bétail qui se promè, e un peu de partout… Nous nous arrêtons à une 15zaine de km à l’ouest de Rundu pour profiter du magnifique Akusembe lodge 🙂(1140$ avec dîner et b&b). La chambre est superbe, la piscine divine, le jardin splendide : tou pour plaire ! L’Okavango s’écoule devant nous et l’Angola est juste de l’autre coté. Nous faisons une sunset cruise : biltong et apéro sur le bateau : nous ne sommes que tous les 2 avec le guide, nous verrons un croco et quelques oiseaux, mais pas d’hippo. A choisir, après coup, nous l’aurions plutôt faite un peu plus à l’ouest, où les hippos sont plus nombreux, mais c’était bien sympa quand même. Dîner aux chandelles, gros coup de vent et coupure d’électricité oblige… (c’est apparemment souvent dans le coin, elle ne sera rétablie que le lendemain). Veillée à la lumière de la lampe à pétrole…de toutes façons, la télé ne nous manque pas !

24/11 – Et c’est reparti pour une deuxième crevaison ! Nous trouvons la roue à plat au moment de nous en aller : nous mettons ça au départ sur le compte des acacias sous lesquels nous étions garés mais finalement non, c’était un beau clou ! (ce sera ça à chaque fois : la roue avant soulève le clou qui vient se planter tout droit dans celle de derrière, nous avons eu du bol, à chaque fois la roue s’est dégonflée tout doucement). Réparation à Rundu (autour de 50$ en général), et poursuite sur Divundu, à coté de Mahango et des Popa falls. Nous arrivons un peu au hasard et sous une pluie battante au Ndhovu lodge 🙂🙂🙂, l’accueil de Mister Horst est chaleureux, nous resterons 2 nuits (1200$ avec dîner et b&b par nuit) : les chambres sont constituée de belles tentes plantée à 2 pas de l’Okavango, avec lits à l’intérieur chevets, armoire et salle de bain privée à l’arrière. Les délicieux repas et petits déj se prennent dans la salle à manger sur pilotis (vue sur l’Okavango bien sur…et les hippos !), Horst est aux petits soins et nous explique des tas de choses sur la vie en Namibie (il est aussi fermier). Il nous expliquera par exemple pourquoi il ne faut pas donner de bonbons aux enfants : les enfants gardent le bétail, si tous les touristes leur donnent quelque chose, ils restent au bord des route à les attendre, le bétail n’est plus gardé et s’échappe ou va détruire les cultures des voisins…et c’est le début de la fin ! (nous ne lui dirons pas que nous en avions acheté un énorme paquet…). Il nous conseille plutôt de donner des cahiers ou stylos aux écoles des villages : à bon entendeur ! Les autres guests –allemands le 1er jour et namibiens le 2e- sont très sympas aussi, nous prenons du bon temps. Sur les conseils de Horst, nous allons voir les popas falls depuis la rive en face : il faut simplement repartir au village de Divundu, traverser le pont et suivre le petit chemin sur la droite qui longe la prison, après c’est bien indiqué : on arrive ainsi vraiment à coté des chutes alors que sur l’autre rive elles sont bien moins visibles. La 1ére nuit est un peu mouvementée : nous avons laissé les « volets» ouverts mais les hippos s’en donnent à coeur joie juste en contrebas…et la discrétion, c’est pas leur truc ! Un peu plus tard voilà un espèce gecko qui se coince dans la moustiquaire en poursuivant une libellule…😕 Mais le lever de soleil sur okavango depuis notre « cabane » est merveilleux et nous fait bien vite oublier tout ça! 🙂

25/11- C’est parti pour Mahango parc, à quelques km : nous irons le matin, y retournerons l’après midi mais ne verrons pratiquement rien d’intéressant à part des antilopes des sables que nous n’avions pas encore vu jusqu’ici. Il pleut pratiquement tous les après midis depuis quelques jours et les bestioles n’ont rien à faire des points d’eau. Tan pis ! Nous ne regrettons pas d’être venus jusqu’ici, mais nous n’irons pas plus loin : l’aller retour sur la bande de caprivi + les chutes victoris nous prendrait trop de temps, il faut penser à redescendre. La 2e nuit est bien plus calme (nous devons nous habituer, mais les hippos sont partis un peu plus loin aussi il faut dire !)

26/11- Ca sent la fin … Il faut redescendre : on fait tirer sur la belle route goudronnée jusqu’à Otjiwarongo. Attention tout de même, en partant ce matin nous croisons une voiture complètement défoncée sur le bas coté et 4 vaches mortes en plein milieu de la route : on a facilement tendance à relâcher l’attention sur ces belles routes qui changent des pistes… Trop tard pour aller voir la fondation Africat, nous dormons dans un petit hôtel sympa « out of africa » (450$ b&b).

27/11- 8000km plus loin…Nous voilà au Waterberg : pas de pb pour avoir un bungalow (500$). La piscine est dans un très beau cadre (avec colonie de suricates pour nous distraire un moment), et de petites ballades à pied bien balisées sont sympas à faire dans la journée. Vers 16h00, départ pour le game drive du soir (520$ pour 2). Nous partons sur le plateau en 4x4 avec 5 ou 6 autres touristes dans une jeep surelevée (je ne crois pas qu’on puisse y aller seul, même en 4x4). Tous les animaux sont « parqués » là haut, nous verrons buffles, girafes et antilopes … et un pangolin que notre guide s’est précipité d’attraper ! C’est seulement le 4e qu’il voyait de toute sa vie : drôle de bestiole qui se roule en boule dans ses écailles et repart bien vite sans demander son reste. Au retour, le soleil se couche en rougeoyant de tous ses feux, et nous dans la jeep, on se croirait presque dans out of africa (le film cette fois)!!!

28/11- En route pour la capitale ! Mais non, nous avons encore re-re-crevé ! Réparation à Okahandja qui nous permet aussi finalement de faire le plein de petits cadeaux à l’immense marché artisanal du coin (et nous vérifierons après que c’est moins cher qu’à Whindoek). La capitale nous étonne un peu : c’est un gros bourg, avec une grande avenue Mugabe 🙁(c’est pratiquement la 1ere chose qui saute aux yeux…) Quelle idée ont ils eu de donner à une si grande avenue le nom d’un personnage aussi détestable ??? Heureusement, l’avenue Mandela remonte le niveau, mais elle est nettement plus petite ! Après avoir tâtonné un peu et être conseillés par le sympathique gérant de la pension Uhland (complète), nous arrivons chez Nathalie et Alexander – Londiningi guesthouse 🙂🙂🙂– Top ! Allez y, l’accueil est parfait, les muffins du matin délicieux, la piscine rafraîchissante et les chambres très joliment décorées et bien agencées. Tout ça pour 400$ b&b. En plus Nathalie vous expliquera des tas de choses sur la Namibie : du fait qu’elle a les mêmes références culturelles que nous, c’est très complémentaire avec ce que les namibiens vous raconteront. Nous rencontreront aussi un expat qui essaie difficilement de donner des conseils aux équipes TV (c’est vrai que leurs programmes ne sont pas terribles du tout…), et nous iront faire un tour au Daan viljoen park : à éviter ! (pas grand chose à voir, rangers qui s’en foutent et route intérieure mal entretenue). Le soir, ambiance sympa et bon repas au Joe’s beerhouse.

29/11 – Un petit tour en ville (c’est vite fait) et nous repartons vers le sud. Nous n’irons pas au Amani lodge (600$ la nuit PAR PERSONNE !…Ils ont doublé leurs prix en 2 ans apparemment !), ni à Okontjima lodge avec peut être par contre un petit regret pour celui ci ??? Nous voilà vers Mariental, la ville elle même ne nous inspire pas plus que ça, nous téléphonons donc au Anib lodge : ils ont de la place…Nous y voilà donc ½ heure plus tard. Nous pensions trouver un petit lodge perdu, c’est bien perdu mais c’est une véritable usine à touristes –allemands évidemment- ! Au 1er regard nous sommes déçus, mais l’accueil est à la fois pro et chaleureux, et le site est suffisamment vaste pour que l’on ne se marche pas tous sur les pieds. Farniente dans les 2 piscines (je vous conseille l’extrémité de la plus grande : le massage du dos vous fera oublier les heures de voiture). L’apéro dans le bar ouvert sur le jardin avec feu de bois et musique joliment choisie est un délice et lors du repas nous nous retrouvons à une jolie table pour deux à coté de…français (!) qui ont bien voyagé eux aussi. La discussion est passionnante, le repas délicieux (en plus, surprise, ce n’est pas un buffet comme le nombre de convives aurait pu le laisser supposer). Et clou de la soirée, la brigade de serveurs et cuistots vient nous chanter quelques chansons locales (clacs de langues à l’appui)… et l’un des allemands, pour faire bonne mesure, entonnera un air d’opéra avec sa grosse voix de baryton au grand étonnement de toute la troupe… Là, moi je dis chapeau 🙂! (1070 dîner et b&b). A noter : les 2 autres français sont allés au hardap dam : ça vaut le détour nous ont ils dit- Pour notre part, nous n’en avons malheureusement eu qu’un petit aperçu grâce au ranger qui a accepté de nous laisser entrer 10 mn gratos pour une ou 2 photos depuis le mur de retenue…

30/11 – Nous voici à Keetmanshop pour notre dernière nuit en Namibie. Nous nous retrouvons sans difficultés au Quivertree forest camp 🙂(805$ b&b + dîner+ droit d’accès aux sites). Nous nous plongeons avec délices dans la petite et jolie piscine puis allons découvrir la fameuse kokerboom forest : c’est magnifique, vraiment insolite et à ne pas rater si vous passez dans le coin. Nous allons aussi au giant’s playground un peu plus loin, et déambulons à travers des espèces de grosses billes rocheuses sur fonds d’éclairs et de tonnerre…surréaliste ! Il était moins une…une bonne radée se met à tombée dès notre retour à la voiture. Le proprio nous propose d’assister au repas de ses deux guépards : nous sommes 4, (rien à voir avec les autres nuls de kamanjab vraiment). L’enclos est immense, nous entrons et les 2 guépards arrivent de l’autre coté à bride abattue ! Impressionnant tout de même de les voir de si près, ils dévorent leur viande en quelques minutes à 2 mètres de nous puis s’en retournent tranquillement… 😮Un peu plus tard nous retournerons à la « foret », le coucher de soleil y sera magique pour notre dernière soirée namibienne. (snif).

01/12 – Aucun pb (ni d’autres taxes) pour repasser la frontière à Rietfontein. Par contre, à peine arrivés en Afrique du Sud, la piste est déplorable en direction de 2 rivierens, nous pensons nous être trompés, mais non ! Heureusement, nous retrouvons une piste entrecoupée de portions goudronnées environ une heure plus tard et l’accès au Kgalagadi transfrontier park est beaucoup plus facile. L’accueil est aussi beaucoup plus pro que dons les parcs namibiens : nous réservons 2 nuits : une à Twee rivieren, l’autre à Nossob. Je sais, c’est court, mais il faut bien penser au retour ! (1036$ les 2 nuits +entrées : promo à –20% jusqu’aux vacances scolaires en plus top !). Le camp de 2 rivierens est plus haut de gamme et propose plus de prestations que celui de nossob (types de bungalows et resto). Le premier jour, là encore il a plut régulièrement et nous ne voyons que des herbivores et des oiseaux, c’est chouette quand même.

02/12- Départ pour Nossob, là encore, surtout des herbivores mais un peu plus loin un couple nous fais signe et nous montre à 50 m de là un… léopard (nous n’étions jamais arrivés à en voir jusqu’ici), c’est vrai qu’il se camoufle bien : on le voit bien à la jumelle mais sans ce couple, il nous aurait été impossible de nous rendre compte de sa présence, même en roulant doucement… En plus, dans ce parc ce n’est pas toujours top pour les 2x4 car la piste est assez souvent en contrebas de talus qui rendent l’observation difficile. En arrivant, un anglais, voisin de bungalow nous dit qu’il a vu des lions pas très loin du camp, mais ce ne sera pas pour nous cette fois !

03/12-Le lendemain, on pense paresser un peu au lit quand notre anglais vient frapper à la porte pour nous annoncer que les lions sont de retour au point d’eau de la veille ! (comme quoi il y a aussi des anglais sympas !). Nous faisons donc ficelle pour prendre notre douche et tout plier ! En route pour le point d’eau en question…rien…mais un peu plus loin, un belle lionne à 10 m de nous, qui finit par s’en aller nonchalemment. Enfin, nous aurons vu notre lion du kalahari ! Puis de retour vers 2 rivierens c’est le calme plat : quelques oryx tout au plus, la piste nous paraît longue ! Un peu avant la sortie du parc, un troupeau de gnous semble s’agiter en contrebas (pour une fois)…bizarre… ben non, pas bizarre du tout ! Ze léopard est là ! et cette fois il longe la voiture, traverse la piste devant nous…je le mitraille en me disant que ça ne va pas durer longtemps, mais il prend son temps, va se poser à coté d’un petit buisson à 5 m de la piste, puis va se coucher sous un arbre 10 m plus loin (toujours au bord de la piste) en regardant les tisserins au dessus de sa tête comme un chat le ferait avec un jouet agité devant lui : j’attrape, j’attrape pas ?(avec des grosses dents et des grosses pattes, le chat quand même…). Splendide, nous n’en revenons pas, c’est bien 10mn plus tard qu’il décidera finalement de remonter le long de la colline et d’aller se cacher dans les buissons. Un très beau souvenir à quelques km de la sortie !!! 🙂

04/12- Nous en sommes à peu près à 10 000 km et nous voici à Upington. C’est dimanche et beaucoup de b&b où nous sonnons sont fermés. Nous nous retrouvons finalement au "Must", le long de la rivière orange : nous sommes à l’annexe la moins chère (3 stars : la chambre n’est pas grande mais très jolie – 360$ sans petit déj), la maison et le jardin sont pour nous, nous allons de l’autre coté, dans une sorte de maison coloniale pour profiter de la piscine. Et le soir, nous allons dîner au resto du même nom : c’est joliment décoré et très bon.

05/12 – Direction augrabies falls. J’ai repéré sur le « where to stay » une auberge sur la route : Vergelegen, vers kakamas. Le site est chouette, et les chambres très agréables (826$ dîner + b&b)🙂. Puis direction augrabies. 🙂🙂🙂Je me disais que bon ce serait vite fait, une cascade et hop, et après avoir vu Iguazu, les cascades, on est un peu blasé (je sais, je sais, je fais ma franckette dubosc, j’aime bien !). Eh ben non : ce site est à voir absolument si vous passez dans les parages (en plus c’est –20% du 01/11 au 13/12). A choisir, en arrivant en milieu de journée, c’est même peut être mieux de dormir sur place : vous pouvez ainsi faire une belle ballade à pied le lendemain matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, et le parc est très bien aménagé (chambres, piscine, resto…), les rangers sont très pros et les infrastructures super (ici on ne se dit que le droit d’entrée sert à quelque chose !). La ballade à proximité des chutes est chouette, mais après, il y a aussi tout un parcours à faire en voiture avec toutes sortes de points de vues le long de la rivière orange : splendide ! Petite baignade en revenant et délicieux dîner aux chandelles dans le jardin.

06/12 – Nous redescendons par la R27 vers Clanwilliams. Une petite escale à Calvinia (ne ratez pas le Hantam Huis café si vous y passez). La route est chouette, la ville sympa. Nous dormons à l’hotel Clanwilliam (460$ b&b) : les chambres sont spacieuses sans grand charme mais la grande piscine est très agréable et le resto délicieux (+très bonne musique jazzy). La aussi, le ranger (c’est une fille mais rangette ou rangeuse n’est pas très chouette) nous laisse faire un petit tour du lac de retenue : ce doit être très agréable d’y camper. Puis en route vers le sud à travers pistes, cols et forêts cette route jusqu’à citrusdal, puis Ceres est très chouette, mais il ne nous reste que 3 nuits et nous décidons de les passer au Cap. Cette fois ci (contrairement à l’aller) nous ne ratons pas la Table view : mieux que le cap, la vue sur le cap et la table montain ! En voiture, nous sommes à moins d’une demie heure du cap et nous décidons donc de rester dans ce coin splendide. Après quelques tergiversations et pas mal de « complet », nous passerons finalement 2 nuits à bloubergstrand dans un petit self catering sympa sur les hauteurs : 300$ sans petit déjeuner mais avec tout le nécessaire : petit frigo, bouilloire, lait, café, thé et biscuits…et vue sur la table mountain en se mettant sur la pointe des pieds sur la terrasse (entre 4 fils électrifiés, il faut bien le dire…et oui, nous avons aussi retrouvé l’omniprésence des équipements pour la sécurité ici…). Diner au très sympa Doodle’s avec coucher de soleil sur table mountain.

07/12 – Le crachin crachote, un comble ! On se croirait à Londres !… Nous ne sommes encore jamais arrivés à trouver un temps parfait pour aller au sommet de la table mountain, et ce ne sera encore pas pour aujourd’hui ! Vagabondage au waterfront au programme et petit tour en voiture. Diner au Johnny’s killer prawns, très sympa aussi, non loin du Doodle’s.

08/12 – Nous décidons, pour notre dernière nuit de nous faire un petit plaisir et nous nous retrouvons, toujours à bloubergstrand chez le fort sympathique Henry, au Stone’s throw : la chambre est magnifique🙂🙂🙂, l’hôte bavard et pas avare d’infos, le petit déj aux petits oignons… Allez y ! (600$ b&b selon la chambre choisie). Dans le coin, vous avez aussi le Blue Peter motel à 550-700$ la nuit selon si view ou pas view (et bien d’autres b&b dont je n’ai pas les prix). Cette fois, on n’y coupera pas : Cap sur la table mountain (cable car 120$ par personne aller retour). Mais le temps n’est toujours pas au beau fixe et là haut c’est beau mais ça se couvre vite, et nos sweats ne suffisent pas pour aller très loin : un conseil, quel que soit le temps en bas, prévoyez des vêtements chaud pour monter, quitte à les laisser dans le sac à dos ! Ca valait le coup quand même, la vue est splendide et le téléphérique panoramique (qui tourne sur lui même) est super ! L’après midi, Chapman’s drive (elle était fermée lorsque nous sommes arrivés début novembre) et pèlerinage au cap de bonne espérance… Retour le cœur serré en fin de journée !

09/12 – Encore un petit tour sur la plage de bloubergstrand, un petit café au blouberg’s café et direction l’aéroport (11 500km au compteur quand même !)… Bye bye South Africa, Cape town and Namibia…Mais on reviendra, c’est sûr !!!

Petits détails en vrac : Musique : Ray Charles à Angelina, say no more… Super dans le désert ! Henri Salvador n’est pas mal non plus… Les sacs poubelle anti poussière : pensez y avant de partir.Les cartes postales mettent bien 3 semaines à arriver (depuis Namibie), ne les envoyez pas trop tard ! L’essence se paie en cash de partout (ou cartes locales, mais pas étrangères)Ne retirez jamais de l’argent un dimanche ou jour férié et faites le dans un distributeur adossé à une banque (c’est bien plus facile en cas d’avalage de carte !)Payez plutôt par carte qu’en cash, les com sont moins importantes (attention toutefois dans la région du cap, recrudescence d’escroqueries à la cartes bancaires, même les radios locales en parlaient lorsque nous y étions…). Lecture : je me suis régalée d’Africa Trek 🙂🙂🙂🙂🙂 pendant ce voyage (de Sonia et Alexandre Poussin). Ils ont parcouru l’Afrique à pied pendant 3 ans du Cap à Jérusalem et nous font part de leur diverses rencontres : vous n’en apprendrez pas autant en dix voyages « touristiques ». On n’a pas envie de terminer leur 2e tome tellement c’est bien et que l’on aimerait faire durer le plaisir : vous comprendrez bien mieux les problèmes en Afrique du Sud…et vous apercevrez que le racisme n’est pas seulement une question de couleur de peau, et que le colonialisme n’a pas été la seule tare de ce continent, vous apprendrez qu’une petite fleur en tisane, l’armoise amère, pourrait sauver des milliers de vie du palu, mais que l’OMS n’en a cure (c’est la cas de le dire), vous découvrirez comment nos impôts financent de façon immonde de pseudos tribunaux au Rwanda et paie les gras salaires de toute une floppée d’expats plutôt que de servir à reconstruire le pays, vous verrez comment les dollars saoudiens financent dans de nombreux pays des mosquées et un islam rétrograde et replié sur lui même, pour diviser les populations et imposer un point de vue unique… Bref, c’est à lire absolument ! Bravo aux Poussin, merci à eux d’exister !!! Film : mon nom est tsotsi, de Gavin Hood. On est loin des grands espaces, mais c'est un très joli film sur les petits voyous des townships et sur la face cachée que les touristes n'aperçoivent qu'à peine.

Les sites web de quelques uns de mes coups de cœur : www.mola-namibia.com www.ndhovu.com www.lagoonlodge.com.na www.brandbegwllodge.com www.stonesthrow.co.za www.londiningi.com www.gamsberg-safaris.com www.monkeyvalleyresort.com http://www.deserthomestead-namibia.com/ Budget total : 3900 euros tout compris par personne

Bon vent !

Liens utiles : AFRIQUE DU SUD : http://www.sanparks.org/ NAMIBIE : http://www.natron.net/etour.htm http://www.hannamibia.com/...Members.php?mainid=3 Devises : http://www.xe.com/ucc/ http://fxtop.com/en/historates.php3 Contact Namibia Wildlife Resorts : reservations@nwr.com.na http://www.nwr.com.na/bookonline.htm Swakopmund Office : +264 61 402172; Fax: ++264 64 403 023; Private Bag 5018, Swakopmund, Namibia Central Reservations Office : ++264 61 285 7200; Fax: ++264 61 224 900; Private Bag 13378, Windhoek, Namibia
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Itinéraire pour trois semaines en Namibie en 4x4 au mois d'août 2012
Bonjour à tous, je prépare mon itinéraire pour la Namibie à 2 en 4x4 pendant 3 semaines en Août. J'aurai voulu avoir vos avis écalirés sur le programme tel qu'il est actuellement. Je veux vraiment faire un truc nature, pas de villes (donc exit Windhoek) et pas d'activités motorisées (4x4 dans les dunes, vol, etc...). Mais il y a toujours un nombre de choses incalculables à voir et donc j'ai pas mal paqueté je crois.

1) Waterberg (white lady) 2) Etosha, Nomatuni 3) Etosha, Halali 4) Etosha, Okaukuejo 5) Kamanjab 6) Epupa Falls (chute et rando le long de la Kunene) 7) Palmwag 8) Twyfelfontein (organ pipes, burnt mountain, peintures rupestres) 9) Spitzkoppe (rando dans le massif) 11) Swakopmund (Welwitschia drive, Moon landscape, Walvis Bay ?) 12) Sesriem (dunes) 13) Sesriem (dunes) 14) Naukluft Park (olive trail) 15) Naukluft Park (waterkloof trail) 16) Naukluft, nuit Namtib guestfarm 17) Fish River (trek) 18) Fish River (trek) 19) Fish River (trek) 20) Fish River (trek) 21) Fish River (trek) 22) Mariental (Giant's playground, Quiver tree, Brukkaros)

Première question : ça vous paraît raisonnable ? 🙂 c'est tout à fait possible de changer !

Merci en tout cas pour vos commentaires ! Romain

PS: pour l'anecdote, j'attends beaucoup de ce voyage... 😉 Après avoir fait 3 semaines en Islande en 2010, je me disais que je ne pourrais plus retrouver un aussi beau pays et on m'avait alors conseillé la Namibie pou ses gammes de paysages surréalistes
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Carnet de voyage - périple d'un mois en Namibie-Botswana
Bonjour

D’habitude, je ne fais pas de compte rendu des voyages que j’ai pu réalisés dans le passé mais pour ce circuit en Namibie et au Botswana, je me suis inspiré de bon nombre de posts sur VoyageForum et suivi beaucoup de conseils personnes ayant voyagé dans ces 2 pays (Ericarole, VinnyLove, Pierre77N, Voyageur08, Grisemote pour citer les principaux). J’ai donc pensé que ce serait un juste retour des choses que de décrire ce que j’ai pu voir et vivre pendant ces 4 semaines dans ces deux magnifiques pays et y apporter des conseils, points de vue et astuces qui pourraient être utiles j’espère pour d’autres voyageurs désirant découvrir ces pays. (En relisant, je me rend compte que c’est très long…)

Le circuit était donc le suivant :

01-août Windhoek

02-août Sesriem

03-août Naukluft

04-août Swakopmund

05-août Swakopmund

06-août Spitzkoppe

07-août Twyfelfontein

08-août Palmwag

09-août Opuwo

10-août Epupa Falls

11-août Kamanjab - Hobatere

12-août Etosha - Okaukuejo

13-août Etosha - Halali

14-août Etosha - Namutoni

15-août Mahango

16-août Shakawe - Botswana

17-août Caprivi - Kongola

18-août Victoria Falls - Zimbabwe

19-août Kasane

20-août Chobe - Ihaha

21-août Kasane

22-août Nxai Pan - Planet Baobab

23-août Moremi – North Gate camp

24-août Moremi – North Gate camp

25-août Moremi - Xakanaxa

26-août Maun

27-août Gobabis

28-août Windhoek

Circuit préparé aux petits oignons depuis le mois de Janvier, renseignements et contacts pris sur internet, ainsi que les réservations. Après une longue attente et l’excitation de la préparation du voyage, nous étions donc fin prêts pour le départ…

Samedi 31 Juillet

Voyage en avion depuis Marseille jusqu’à Johannesburg avec KLM via Amsterdam, sans souci. Nuit passée à l’Emerald Guesthouse (www.emeraldguesthouse.net), petite pension sympa et située à 2 pas de l’aéroport Tambo que nous avions testé il y a 2 ans quand nous avions visité l’Afrique de Sud et qui est bien pratique quand on arrive tard et repart tôt de Joburg (navette gratuite), ce qui était notre cas.

Dimanche 1 Août

On prend des Rands avec notre VISA à Joburg, ce que je conseille car les retraits sont limités à 2000N$ en Namibie, ce qui augmente les frais.

Départ à 7h15 pour Windhoek avec Air Namibia, là encore sans souci. Déjà les paysages vus depuis les hublots à l’atterrissage en Namibie font envie ! La navette de notre loueur de 4x4 nous attend comme prévu et direction Windhoek chez African Tracks (www.africantracks.com) récupérer notre véhicule. C’est un Toyota Ilux 2.7i essence Single Cab équipé camping avec tente dépliable sur le toit. Accueil très chaleureux. On fait le tour : bon état apparent, roues neuves, moteur qui semble impeccable malgré les 130000km au compteur ! Il y a 2 roues de secours, tout le matériel de camping, kit de dépannage classique et un frigo sur la batterie de la voiture. Après un mois d’utilisation et notre circuit parcouru (7750km), ce véhicule s’est avéré sans faille (à part un souci à Moremi dont je parlerai plus loin) et le moteur robuste. Tente ok mais fermeture de la moustiquaire défectueuse. Le seul problème ayant été en fait une odeur de poisson dans le frigo qu’on s’est trainée tout le trajet sans pouvoir l’enlever. Pas top. Le matériel camping était complet (en tout cas pour nos besoins) mais bien vétuste il faut le dire. Nous avions pris l’assurance pneu crevé et vitre brisée qui ne nous aura pas été utile mais bon, prudence, prudence…

Bref, dans l’ensemble nous avons eu une bonne expérience avec ce loueur.

Une fois le véhicule récupéré, direction Londiningi Guest House (www.londiningi.com), notre lodge à Windhoek, tenu par une française et son compagnon namibien. Belle chambre bien confortable et je recommande le diner du soir qu’ils proposent : leur cuisine est excellente. Nous profitons du temps que nous avons pour faire le plein de provisions dans les grands supermarchés de Windhoek qui ont le grand avantage d’être ouverts le Dimanche après midi, ce qui nous permet d’être fin prêt aux aurores pour notre première étape du Lundi. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter Windhoek, capitale africaine qui nous fait bonne impression, propre avec maisons cossues dans certains quartiers (certes il y a des bidonvilles au Nord) mais peu de choses à offrir aux touristes : le palais présidentiel avec un jardin agréable où déambuler, la vieille église du centre et la gare pittoresque avec quelques vieilles locos exposées au dehors. A part ça, bof…et le musée était en rénovation.

Lundi 2 Août :

Nous nous levons aux aurores. Ce sera une constante pendant tout ce voyage : lever très tôt afin de partir vers 6h30-7h et profiter pleinement de nos journées car il fait nuit tôt là-bas.

Ca y est ! L’aventure commence enfin ! Dès la sortie de Windhoek, nous décidons de prendre les pistes pour descendre sur Sesriem via les C26, C24, D1275 et le SpreetsHoogte Pass qui est présenté comme le plus impressionnant.

Premier arrêt sur la piste afin de dégonfler les pneus. Sur les conseils de notre loueur et des personnes rencontrées à Londiningi, on utilisera 2.2b pour les routes goudronnées, 2b sur les pistes et 1.6-1.8b sur sable profond.

Les paysages sur ces pistes sont magnifiques, les pistes en très bon état (ce sera le cas pour toutes les pistes en Namibie en fait) et déjà nous voyons nos premiers animaux: oryx (de loin), springboks, de nombreux rapaces et des nids impressionnants de tisserins sociables. L’arrivée au SpreetsHoogte pass nous donne droit à une vue splendide sur le Namib. Le passage en 4x4 du col lui-même est vraiment sans aucune difficulté, les portions les plus pentues étant même goudronnées. Direction Solitaire, sorte de Bagdad Café Namibien, très animé où nous nous arrêtons pour midi. Lodge, petits commerces et station d’essence, tout y est ainsi que de vieilles carcasses de voitures. On retrouve les images qu’on a pu voir sur VoyageForum !

Nous continuons notre descente dans le Sud et arrivons au camping de Sesriem (www.nwr.com.na). Une fois notre emplacement trouvé et les droits d’entrée au parc payés, nous filons au Sesriem canyon. Nous visitons uniquement le canyon pour profiter de l’ombre et nous n’avons pas le temps de faire la boucle de toute façon. Balada sympa, sans plus. Nous retrouvons le même buisson rempli de papillons blancs dont VinnyLove parle cette année dans son CR. Pour la fin de la journée, nous décidons de gravir la Dune Eilim proche du camp. Nous montons le long de la crête, ce qui s’avère être une erreur car la montée est bien plus difficile que prévu mais arrivés au dessus : magique ! paysages et couleurs splendides sur les montagnes du Naukluft au couché du soleil. On redescend pour arriver à notre camp à la tombée de la nuit. Premier dépliage de tente et premier braai. Super. Notre site est sympa, les douches/toilettes propres mais le camping est plein et assez bruyant.

Mardi 3 Août

Pour cette première nuit dans la tente, nous aurons eu chaud. En fait, contrairement à ce que nous avions pu lire dans les anciens CR de voyage en Namibie, cette année il n’a pas du tout fait froid les nuits sous la tente (enfin j’ai trouvé) à part 2 jours à Etosha où les matins étaient frisquets. Donc les bonnets, polaires et gants mis dans nos bagages nous ont très peu servi. Comme quoi, cela change d’une année sur l’autre…

Nuit douce mais bruyante avec un groupe électrogène proche et en marche toute la nuit…

Nous nous levons à l’aube pour tenter de voir le lever de soleil depuis le sommet des dunes. Franchement, étant donné l’heure à laquelle les portes du parc ouvrent et la distance à parcourir pour arriver à la dune 45 par exemple, je ne vois pas comment on peut y voir le lever du soleil… La route qui plonge dans les dunes en direction de Sossuvlei permet des vues et des photos avec des effets d’ombre et de lumière incroyables ; et les animaux (oryx, autruches) devant les dunes oranges, quel régal ! On essai de gravir une autre dune que la fameuse dune 45 afin d’être un peu seul. On en trouve une qui nous plait mais à peine arrivé au pied avec notre 4x4, un ranger arrive vers nous à grands signes et nous explique que c’est interdit. On ne peut pas gravir le long de la route une autre dune que la dune 45 : préservation du site. Bigre ! Bon…direction la dune 45 et bien évidemment, on est loin d’être seuls : on la monte avec d’autres en file indienne. Le paysage au sommet reste tout de même grandiose et la descente en courant sur la pente est bien rigolote (on n’arrivera pas à faire « chanter » le sable).

Ensuite, direction Sossusvlei / Deadvlei. A la fin de la route goudronnée, la question se pose : continuons-nous avec notre 4x4 dans le sable mou pour les 5 derniers km ? Je n’ai pas de gonfleur sur batterie et pas d’expérience de 4x4. Comme nous devons être le soir au camping de Naukluft et qu’il y a encore plein de choses à voir, nous jouons la carte de la prudence pour ne pas perdre de temps et décidons de prendre les navettes du parc…ce qui nous coûte 100N$/p ! Au retour de notre voyage, je me dis que c’était une idiotie et que j’aurais dû tenter étant donné ce que j’ai réussi à faire à Chobe et Moremi. Enfin bon…

Arrivés à destination, nous choisissons de gravir les dunes qui longent le Deadvlei en direction de Big Daddy. Montée facile et vue superbe sur le Deadvlei : un des paysages les plus beaux que j’ai pu voir en Namibie. Cette cuvette avec ces arbres morts est tout simplement stupéfiante. On reste assis à contempler ce paysage pendant de longues minutes puis on se balade entre les arbres morts : un régal pour les photos… Le soleil commence à bien taper. Pour midi, on trace sur Sossuslvei pour manger à l’ombre d’un grand arbre où un grand duc nous attend. Chouette (c’est le cas de le dire) ! Bon, après Deadvlei, j’ai trouvé Sossusvlei nettement moins intéressant.

Retour navette, puis 4x4 pour rouler jusqu’au camp NWR de Naukluft (www.nwr.com.na), notre prochaine étape. Nous prenons les pistes C36 (bonne) puis D854 (pas terrible) et nous arrivons au camping en fin d’après midi accueilli par les damans et plusieurs oréotragues ! Superbe site, bien sauvage près d’une petite rivière. Sanitaires moyennement propres.

Mercredi 4 Août

Nous nous levons dans la nuit car nous avons une grosse journée, la plus chargée de notre périple en fait. En effet, nous avons prévu de faire l’Olive Trail (www.namibweb.com/nauklufttrails.htm) puis d’arriver à Swakopmund le soir même. Nous avions repéré où était le départ la veille à notre arrivé au camping. C’est bien indiqué par des panneaux donc on ne peut pas louper. A 6h30, nous sommes donc prêts pour attaquer l’Olive Trail à la fraiche. Le début est en pente assez raide jusqu’à un plateau d’où on a une vue magnifique sur les montagnes du Naukfult avec la lumière du matin. Puis, redescente le long du lit d’une rivière à sec, chemin de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on s’approche des piscines naturelles équipées des chaines. J’ai trouvé que c’était un passage délicat, puis fin du circuit interminable sur un sentier sous un soleil de plomb. Nous avons fait le circuit en 4h30 mais heureusement, en profitant de la fraicheur du matin. Le guide indique 4h : faut pas trainer et pas à midi alors !! C’est une ballade sympa avec pas mal de faune rencontrée (oréotragues, rapaces, mangouste fauve, damans avec leurs petits et plein de piafs) mais si c’était à refaire…pas sûr que je le referais. Nous mangeons dans le parc puis nous repartons à midi pile pour Swakopmund.

Belle piste jusqu’à solitaire (C14) puis un passage un peu pourri jusqu’au Gaub pass, très joli à voir, et ensuite le désert plat à perte de vue sur des pistes très larges et toute droites, que c’est long…On n’a qu’une seule envie, c’est d’écraser la pédale d’accélérateur pour foncer à 150 km/h ! Les pistes sont belles, pourquoi pas ? Nous avions eu beaucoup de mises en garde encore à notre arrivée à Windhoek: la cause première de mortalité pour les touristes en Namibie, ce sont les pistes. Ne JAMAIS dépasser les 80 km/h. ok, mais là, c’est tout droit ! Le temps d’y penser en on tombe sur un accident qui vient de se produire : un 4x4 de location est renversé sur le coté de la piste. Ambulance, police, tout le monde y est. Vu l’état de la voiture, je me demande dans quel état sont les occupants. Cela refroidi nos ardeurs d’un coup. On reste donc bien tranquille à 80 km/h max et je ne me poserai plus la question pour le reste du voyage. On arrive à Swakopmund de jour et…dans le brouillard !

A la question peut-on faire l’Olive Trail et arriver à Walvis Bay dans la journée, je réponds oui mais il faut se lever très, très tôt et ne pas trop trainer pendant la balade.

Nous logerons 2 nuits à Swakopmund au Brigadoon Guest House (www.brigadoonswakopmund.com), charmante petite pension où il fait bon dormir au chaud quand le brouillard humide et froid sévi (ça change du désert intérieur). Nous mangerons au LightHouse Pub & Cafe, tout près du Brigadoon (pas envi de chercher): super resto avec des steaks d’oryx déments à des prix tout doux.

Jeudi 5 Août

Pour cette journée, nous avions réservé à l’avance auprès de Mola Mola Safaris (www.mola-namibia.com) le Marine Dune Day. C’est une excursion à la journée combinant la visite en bateau de la baie de Walvis Bay puis on nous dépose vers midi sur le sable pour un circuit 4x4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbour. C’est cher (1200N$/p) mais on ne regrette pas une seconde, quelle expérience inoubliable !

Cela commence mal : au matin, le brouillard épais est toujours présent. La veille, VinnyLove qu’on suit à la trace, aura eu un grand soleil ! La visite de la baie en bateau se fait donc avec une visibilité plus que moyenne et on se les gèle (la seule fois pendant tout le séjour et cette fois, on est content d’avoir pris les polaires). Clou de la visite en bateau : on suivra pendant de longues minutes une baleine franche avec son petit et des dauphins qui tournent autour. Nous verrons bien d’autres dauphins ainsi que des otaries (avec les chacals qui rôdent autour) et des pélicans. Nous n’aurons pas droit à l’otarie venant manger du poisson sur notre bateau mais à l’apéro (à 10h !) avec du vin moelleux Sud Africain. Ensuite, on nous dépose à Pelican Point vers le phare pour récupérer les 4x4 qui vont nous emmener à Sandwich Harbour et là miracle, le brouillard se lève ! Heureusement car les paysages sont superbes avec ces dunes qui se jettent directement dans la mer. Gymkhana impressionnant en 4x4 dans les dunes, quelles sensations : nos chauffeurs s’y donnent à cœur joie ! Le repas au champagne et huitres au milieu des dunes est tout simplement un régal. Et que dire de la vue sur la baie de Sandwich Harbour depuis le haut des dunes ? Bref, vous l’aurez compris : la visite de Sandwich Harbour est pour moi un must à ne pas manquer.

Retour à Walvis Bay vers 17h en passant par les salines qui permettent de prendre quelques dernières photos très colorées. On a juste le temps de faire le plein de provisions dans un des nombreux supermarchés bien achalandés de la ville avant de gagner le Damaraland pour la suite de notre voyage. Nous remangeons le soir au LightHouse Pub & Café.

Vendredi 6 Aout

Aujourd'hui on ne part pas très tôt car nous désirons prendre un permis auprès du bureau NWR de Swakopmund pour faire le Welwitschia drive qui n’est pas loin et voir de près ces plantes si bizarres. Zut, il fait encore et toujours du brouillard. On prend quand même quelques photos des maisons joliment décorées de Swakopmund mais avec ce ciel gris et chargé cela ne rend pas bien. Une fois les permis en poche, direction l’intérieur du pays pour les C28 et D1991. Après quelques km, le brouillard (entrées maritimes en fait) disparait d’un coup et c’est de nouveau le ciel bleu. Le long du drive, nous découvrons Moon Landscape : très scénique et qui porte bien son nom et plus loin, plusieurs de ces fameuses welwitschias dont certaines de bonne taille. Intéressant. Nous retournons sur Swakopmund direction Cape Cross pour voir la plus grande colonie au monde d’otaries… toujours sous le brouillard. La route pour arriver à Cape Cross est une ligne droite très monotone. Elle est faite de sel, ce qui rend la conduite très agréable mais attention à la vitesse car sel et humidité rendent le revêtement très glissant. La colonie est vraiment très impressionnante : bruyante et très odorante ! On cherche à se mettre dans le bon sens du vent pour éviter les effluves. On ne reste pas très longtemps car avec ce brouillard et le vent qui s’est levé, il fait vraiment froid. On retourne sur nos pas pour prendre la piste D1918 en direction de Spitzkoppe où nous avons prévu de passer la nuit au camping communautaire (www.nacobta.com.na). Comme le matin, dès que nous quittons la côte, le ciel se dégage subitement. Le Spitzkoppe se voit alors de très loin et les paysages à son approche sont une fois encore superbes. Après avoir traversé quelques fermes, nous arrivons au camping au pied de la montagne de granite. Ce camping est tout simplement un de mes coup de cœur : sauvage à souhait, des emplacements gigantesques (on n’est pas gêné par les voisins), très sommaire (il n’y a rien, juste un trou avec un WC dessus pour les toilettes) mais quelle vue sur le Spitzkoppe et quel silence ! J’adore ce coin. De plus, sans lumière à des km à la ronde, la nuit est magnifique avec une voie lactée et des milliers d’étoiles comme on n’en voit plus en France.

Samedi 7 Août

On se lève à l’aube. Petite visite à l’arche de pierre qu’il y a au Spitzkoppe pas très loin de notre emplacement, histoire de faire quelques photos sympas. On prend ensuite les pistes D1930 et D2359 pour aller au Brandberg et voir les peintures rupestres de la Dame Blanche. Arrivée au parking de l’entrée du parc, on constate qu’il est maintenant obligatoire d’utiliser les services d’un guide pour observer les peintures (on ne peut pas les louper du coup). Une fois payé le droit d’entrée, nous suivons notre guide…au pas de course ! Mince, elle marche vraiment vite ! Il est dit sur les guides qu’il faut environ 3h A/R pour voir la Dame Blanche et on mettra en fait un peu moins de 2 heures. C’est trempé de sueur qu’on arrive donc sur le site même des peintures mais comme on ne peut pas être plus de 8 personnes à la fois à les regarder sur la plateforme installée à cet effet, cela nous permet de souffler en attendant que le groupe précédent parte. Les peintures sont très intéressantes et encore bien colorées pour certaines malgré la dégradation due au temps et aux précédents visiteurs indélicats.

Après cette visite, on se dirige sur la région de Twyfelfontein via les pistes C35 et C39 (besoin de refaire le plein d’essence à Khorixas). Du coup, on passe devant le site de la « forêt pétrifiée ». On en profite pour visiter. Erreur !: droit d’entrée aussi élevé que le site de Twyfelfontein pour une visite d’une quinzaine de minutes tout au plus pour voir quelques petits bouts d’arbres pétrifiés ici et là. Nous avions vu Petrified Forest aux USA en Arizona et la comparaison est sans commune mesure. Ce site en Namibie est ce que j’ai trouvé de plus « anarque » à touristes pendant notre voyage. On continue sur la D3254 vers les Organ Pipes. Bof : il y a largement aussi bien en France mais c’est gratuit alors pas de quoi se plaindre. Même commentaire pour Burnt Mountain. Restent les paysages toujours aussi splendides dans ce coin de la Namibie et il y a pas mal d’animaux : autruches, mangoustes, springboks et oryx. Nous arrivons vers 17h au camping du Mowani lodge (www.mowani.com): emplacements très grands, très nature (douches extérieures mais eau chaude) et dans un paysage de roches granitiques superbe. Seul petit bémol, les clients du camping n’ont pas droit aux commodités du lodge (piscine, restaurant…). Tant pis, notre braai sous les étoiles sera tout aussi bien.

Dimanche 8 Août

Nous partons sur le site de Twyfelfontein pour visiter les peintures et gravures rupestres. Le site ouvre à 8h. Notre guide nous fera une visite intéressante, en prenant le temps et avec beaucoup d’explications. De plus, il est plein d’humour. La ballade en boucle qui se fait le long de la colline où sont disséminées les peintures offre des vues sur des paysages ici encore grandioses. La roche est très découpée à cet endroit.

Après la visite, nous partons au Nord vers Palmwag, notre prochaine étape. Nous croisons notre première barrière vétérinaire.

Un mot sur ces barrières vétérinaires en Namibie et au Botswana. Si on comprend bien leur utilité pour limiter la propagation des virus et des maladies entre faune sauvage et troupeaux de bovins, on comprend nettement moins le choix des produits qui sont confisqués d’un barrage à l’autre : c’est vraiment la loterie ! Certes, il y a toujours la viande fraiche et les produits laitiers mais parfois le biltong y passe aussi ; une autre fois c’est le bois ; une autre fois encore la volaille est ok…Difficile de prévoir. Attention donc à ne pas trop faire de provisions à l’avance pour certains produits si vous devez passez ces barrières. Bien regarder sur les cartes ou votre GPS où elles sont, ou alors cacher la nourriture dans les sacs hors du frigo, ce qu’on avait fini par faire pour le biltong : denrée chère et pas si facile que cela à trouver, alors quand on vous le confisque (sans le brûler), cela ne fait pas plaisir (enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde).

Nous arrivons au Palmwag lodge (www.palmwag.com) en début d’après midi. Le logde est superbe, véritable oasis au milieu d’un paysage aride ; l’accueil est prévenant et le camping pas mal. On se relaxe un peu près de la piscine. Les oiseaux sont légions près du lodge et offrent de belles opportunités pour les photos. Nous partons pour un game drive à 15h dans l’espoir de voir les fameux éléphants du désert et pourquoi pas un rhinocéros noir si la chance nous sourie. A voir le tableau à l’entrée du lodge qui indique les rencontres des précédents game drives, on se dit que ce n’est pas gagné. Le game drive se fait dans la concession de Palmwag. On verra pas mal d’animaux (oréotragues, oryx, zèbres de Hartmann, rapaces) mais pas d’éléphant. Le game drive dure jusqu’au coucher du soleil qu’on observe depuis une plateforme naturelle en sirotant un vin rouge et du biltong compris dans la prestation. Un bon souvenir !

Lundi 9 Août

Nous repartons le matin pour un second game drive dans la concession de Palmwag. Celui-ci se fera sur un autre parcours plus long que la veille vers la rivière asséchée Uniab. Nous verrons encore pas mal de faune (girafes, oryx, springboks, chacals, serpentaires, babouins etc…) mais rien d’exceptionnel et toujours pas d’éléphant. Mince, pas de chance !

De retour au lodge, nous ne trainons pas car nous avons beaucoup de route jusqu’à Opuwo. Le long de la piste D3706, nous croiserons pas mal d’animaux (dont de nombreuses girafes) mais…toujours pas d’éléphant à l’horizon malgré tous les panneaux de mise en garde. Ce sera une petite déception pour moi dans ce voyage : ne pas avoir vu les éléphants du désert. Outre les animaux, les paysages montagneux sont encore et toujours splendides. Nous nous arrêtons pour manger à Sesfontein près de l’ancien fort allemand, maintenant devenu hôtels. Nous continuons ensuite plein Nord sur la piste D3704 et le Joubert Pass qui sera en fait le seul endroit en Namibie où j’aurai été bien content d’avoir un 4x4 (très pentu et piste bien déglinguée sur quelques km au pied du col). Les paysages sont toujours magnifiques et la végétation très changeante au fur et à mesure qu’on s’approche d’Opuwo. Une portion de route assez sinueuse est bordée de jolis Baobabs, nos premiers dans ce périple. On restera par ailleurs longtemps à observer un couple de rapaces se livrer à des combats acrobatiques en plein vol. Nous commençons également à voir des Himbas sur le bord de la route. Plusieurs jeunes filles Himbas nous arrêteront d’ailleurs à une quinzaine de km d’Opuwo en se jetant littéralement au milieu de la route à l’approche de notre 4x4. Elles n’ont vraiment pas peur de l’accident ! Elles rigolent, encerclent la voiture et nous demandent à manger puis de les prendre en photos pour quelques N$. On n’ose pas mais je regrette car elles étaient bien jolies avec leurs cheveux coiffés de différentes façons selon leur âge.

Nous arrivons en fin d’après midi à Opuwo : ville moche et sale, et il fait un vent de folie. Le camping de l’Opuwo Country Hotel (www.namibialodges.com/opuwo.html) est superbement situé sur la colline avec une belle vue sur les alentours. Une fois la tente dépliée et une bonne douche, on décide de se faire plaisir et on prend le repas du soir au buffet du lodge: très bon et pas si cher que cela.

Mardi 10 Août

On profite d’Opuwo pour faire le plein de provisions, d’essence et d’argent liquide (plusieurs ATM disponibles) puis nous prenons la piste D3700 pour Epupa Falls. Cette piste est nickel est semble avoir été refaite il n’y a pas très longtemps. Du coup, elle est très roulante et on arrive sur les rives du Kunene à peine 3h après avoir quitté Opuwo, bien moins que ce qui est indiqué sur les guides. La partie après Okongwati est particulièrement scénique avec une végétation bien particulière. Nous croiserons beaucoup de Himbas le long de cette piste, normal me direz vous puisque nous sommes en plein dans leur territoire. L’arrivée à Epupa Falls est étonnante avec cette concentration importante de campings et de lodges le long de la rivière sur quelques centaines de mètres au milieu de…rien.

Je m’étais longtemps demandé pendant la préparation de ce voyage si l’A/R sur Epupa Falls en valait la peine. Eh bien, j’ai bien fait ! J’ai trouvé cet endroit magnifique : un autre de mes coups de cœur de ce voyage. Les chutes sont splendides (il y a avait beaucoup d’eau cette année en Août) avec tous ces baobabs au pied de l’eau : une merveille pour les photos. De plus, le camping communautaire où nous étions (www.nacobta.com.na) était idéalement situé. Nous avons pu avoir un emplacement au bord de l’eau à quelques dizaines de mètres seulement des chutes. C’est bruyant, certes, mais comme c’est un bruit régulier, pas de problème pour dormir la nuit. Possibilité de faire des baignades dans les vasques non loin des cataractes. Nous profitons de notre arrivée plus tôt que prévu pour faire une visite d’un village Himbas avec un guide pris auprès du camping communautaire. C’est assez cher mais la visite vaut le coup. C’est très intéressant culturellement mais on se sent gêné de prendre ces gens en photos même si notre guide insiste pour nous dire qu’on peut photographier tout ce qu’on veut. On achètera un peu de l’artisanat proposé par les Himbas lors de cette visite même s’il n’y a rien de très joli et à notre goût mais on a l’impression de les aider ainsi. En plus du village, nous visiterons également un cimetière Himbas. Le soir, nous profitons de la plateforme d’observation du camping construite en hauteur du Kenene pour observer les oiseaux et profiter du couché de soleil.

Mercredi 11 Août

La nuit sous la tente aura été encore bien chaude pour la saison. Après le dépliage de la tente et le rangement des affaires dans le 4x4, nous repartons pour les chutes afin de les voir avec le soleil dans l’autre direction par rapport à la veille : cela permet de prendre des photos avec des effets d’ombres différents.

Nous laissons cet endroit magnifique derrière nous et redescendons dans le Sud via Opuwo et les pistes C41 et C35. Celles-ci sont en fait goudronnées d’Opuwo jusqu’à Kamanjab et de ce fait, nous mettrons bien moins de temps que prévu pour faire le trajet jusqu’à notre prochaine étape : le camping d’Hobatere Lodge (www.namibweb.com/hl.htm). A l’approche de la concession du même nom, nous longeons de très près la frontière Ouest du parc d’Etosha, ce qui nous permet de faire quelques belles rencontres avec la faune sauvage (oréotragues, rapaces, girafes) et nous retraversons une barrière vétérinaire. Cette fois-ci, rien ne nous sera confisqué. Nous arrivons au camping en milieu d’après midi : celui-ci se situe juste au bord de la concession à 2km de la route. Cet endroit aura été un autre coup de cœur du voyage. Les emplacements sont très « nature » et très bien situés à proximité d’un poste d’observation sur une petite colline surplombant un point d’eau très fréquenté. En effet, nous sommes restés tout le restant de l’après midi à observer la faune venant s’abreuver à ce point d’eau et nous avons alors vu voir des damans, des babouins, des troupeaux de kudus, zèbres de Hartmann, girafes et élands du cap. Vraiment très beau ! Le soir, nous ne traînons pas trop pour prendre notre repas et tout ranger pour la tombée de la nuit car le gardien du camping nous indique que des lions rôdent depuis plusieurs jours dans les parages. Quelques jours auparavant, nous avions effectivement rencontré un couple de français qui nous avaient confirmé les avoir vus dans ce camping mais pour nous, pas de chance : nous ne les verrons pas, juste leurs traces.

Jeudi 12 Août

Nous partons à l’aube afin d’entrer dans le parc d’Etosha au plus tôt pour en profiter au maximum pendant cette journée. En suivant les conseils obtenus sur VoyageForum, nous décidons de « couper » par les pistes D3248 et D2695 qui longent la frontière sud du parc après Kamanjab. Ces pistes sont en assez bon état et les paysages intéressants mais la route reste assez longue (compter 3 bonnes heures pour arriver à Anderson Gate). Les pistes nous font traverser de nombreuses fermes et nous devons ouvrir et refermer derrière nous plusieurs fois les barrières délimitant les concessions. Arrivés vers 10h, nous allons directement au camp d’Okaukuejo pour payer les permis pour les 3 jours que nous avons prévu de passer à Etosha et prendre possession de notre emplacement de camping (www.nwr.com.na). L’hôtesse à l’accueil est d’une lenteur incroyable ! Nous étions heureusement en 2eme position dans la file d’attente mais le temps qu’elle s’occupe de nous, celle-ci grandie à vue d’œil. Nous aurons l’emplacement C28 (c’est donc numéroté !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sera pas le plus beau camping du voyage. Beaucoup de monde, pas d’ombre, poussiéreux et pour ne rien arranger, il fait beaucoup de vent ce jour là. On pose notre matériel de camping, on mange et on repart donc pour toute l’après midi à visiter la partie Ouest du parc accessible aux touristes voyageant en individuel, c’est-à-dire jusqu’à Ozonjuitji M’Bari. Nous n’irons pas plus loin que Grünewald et la Ghost tree forest. Les paysages sont surprenants dans ce parc : très plat, très peu d’arbres et l’approche du grand pan asséché dévoile de bien jolies couleurs. La densité de faune n’est pas extraordinaire mais c’est quand même riche en espèces. Dans cette partie du parc (Grünewald-Okondeka-Gemsbokvlakte), nous verrons beaucoup de mangoustes fauves, d’outardes de Kori, d’écureuils terrestres, de rapaces ainsi que d’autres espèces « classiques » comme les oryx, girafes, autruches, gnous, springboks et autres zèbres (de Burchell cette fois-ci). Nous voyons également pas mal d’impalas et nous ne remarquons pas tout de suite que l’espèce présente à Etosha est différente de celle qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Kenya par exemple. En effet, il s’agit d’une sous espèce à front noir qui était apparemment en voie de disparition et qu’ils ont réussi à maintenir dans le parc. Nous ne verrons pas d’éléphants ni de gros chats mais en fin d’après midi, nous croiserons un couple d’otocyons. C’est toujours un réel plaisir que d’observer ces animaux si mignons. Nous rentrons au camp en fin de journée pour prendre une bonne douche après avoir manger pas mal de poussière avec tout ce vent qui heureusement tombe le soir, ce qui est bien agréable pour le repas auprès du feu. Après le diner, nous allons au point d’eau du camp dont nous avons lu beaucoup de bien sur VoyageForum. Effectivement, il est très bien aménagé avec éclairage puissant et barrière au plus près du point d’eau permettant d’observer au mieux la faune. Nous ne sommes pas seuls à contempler la scène, loin de là, et il faut jouer un peu des coudes pour prendre des photos. Dès notre arrivée, deux éléphants profitent du point d’eau et plusieurs chacals tournent autour. Ils seront rejoint un peu plus tard par des rhinocéros noirs : nous en verrons 4 en tout dans la soirée. Ce point d’eau est vraiment une réussite !

Vendredi 13 Août

Pendant la journée entière, nous visiterons la partie centrale du parc d’Etosha entre Okaukuejo et Halali. Cette partie se révèlera la zone la plus riche et la plus intéressante du parc lors de notre visite. Le matin, vers Gaseb, nous retrouvons le couple d’otocyons vu la veille. A Ondongab, nous verrons 2 hyènes qui se cachent dans l’entrée d’un terrier. Au plan d’eau d’Aus, nous assisterons à de belles interactions entre des girafes, autruches et un troupeau de bubales. Ce coin est très joli avec beaucoup de végétation. En continuant plus à l’Est vers Homob et Salvadora nous aurons droit à de splendides vues sur le pan et nous verrons encore beaucoup d’oryx et de zèbres. Au plan d’eau de Rietfontein, enfin un félin: un beau lion mâle qui se dore la pilule au soleil. Il est très près de la piste dans l’herbe rase, ce qui rend la prise de photos très aisée. Amusant de voir les springboks qui, pour aller s’abreuver, passent avec le regard inquiet devant le lion endormi. Nous nous arrêtons vers midi au camp d’Halali pour prendre possession de notre emplacement de camping. Cette fois-ci, pas de numéro : on se met où on veut. Nous irons manger sur la plateforme d’observation du plan d’eau d’Halali : à cette heure de la journée, pas grand chose à voir si ce n’est des Kudus et de nombreux oiseaux. On repart l’après midi toujours vers l’Est. Au plan d’eau de Goas, il y a des éléphants. Chouette ! Il y a également pas mal de voitures, ce qui nous intrigue, et un des conducteurs nous indique qu’il y a 2 lionnes à voir. Effectivement…mais très loin et couchées dans les herbes hautes. Impossible de prendre une photo. On ne reste pas trop longtemps et on repart en direction d’Okerfontein. Sur le chemin, on décide d’aller à Batia. Erreur : cette partie est assez inondée (on se demande pourquoi) et la piste passe plusieurs fois dans de l’eau stagnante, ce qui couvre de boue notre 4x4…pour ne rien voir finalement. Nous prenons ensuite la piste qui longe le pan jusqu’à Okerfontein. Cette piste est très scénique et riche en faune (oryx, zèbres, impalas, springboks etc…) et nous croisons 2 éléphants, dont un qui s’approche très près de la voiture (frisson). Arrivé à Okerfontein, une lionne est couchée dans l’herbe. Elle est très bien positionnée et on peut l’observer très facilement. Il se fait déjà tard et nous retournons sur Halali via le plan d’eau de Goas. Il y a encore plus de monde, voitures et animaux : éléphants, oiseaux, zèbres, les lions sont toujours au loin presqu’impossible à voir et il y a deux girafes qui sont en pleine parade amoureuse. Nous n’avons jamais vu d’accouplement de girafe et nous attendrons longtemps qu’elles passent à l’acte mais c’est déjà presque l’heure de la fermeture des camps et nous devons partir. Dommage ! Du fait de notre arrivée tardive au camp, nous mangeons de nuit, rapidement accompagnés de plusieurs ratels qui visitent tous les emplacements pour fouiller les poubelles en quête de restes de nourriture. Ces bestioles sont incroyables, sans aucune peur de nous et chipent tout ce qui reste à porter de leur mâchoire. Après le repas, nous allons au plan d’eau du camp. Il est plus petit que celui d’Okaukuejo mais tout aussi bien aménagé. On attend un petit quart d’heure et rapidement le spectacle commence, et quel spectacle !! Tout d’abord, plusieurs rhinocéros noirs dont une mère avec son petit. Ils sont très craintifs. Puis, sans aucun bruit, arrive un troupeau d’éléphants de tous âges. On en comptera 26, splendide ! Pendant que les éléphants boivent, se projettent de la boue ou jouent pour les plus jeunes, un rhinocéros arrive également puis peu après…un léopard ! C’est tout simplement incroyable : pendant quelques minutes nous aurons donc en même temps autour du plan d’eau éléphants, rhinos et léopard. Ce dernier reste toutefois un peu à l’écart et repart assez rapidement dans les bois. Quelle soirée ! Nous retournons dans la tente les yeux et la tête plein d’images.

Samedi 14 Août

Pour cette journée, nous avons prévu de visiter la partie Est du parc autour de Namutoni où nous passerons notre dernière nuit à Etosha. De bon matin nous nous dirigeons vers Goas où nous avions fait de belles rencontres la veille. Il y a beaucoup moins de voitures mais toujours autant d’animaux : des éléphants et une hyène qui déambule autour de l’eau puis se dirige droit sur nous (super pour les photos) pour disparaitre dans la forêt. Ensuite, nous continuons sur Okerfontein où nous verrons notre premier (et dernier) rhinocéros noir de jour. Il est assez loin mais avec une très bonne visibilité. Puis nous allons au point d’eau de Ngobib : rien, à part quelques autruches. Sur la piste du retour, de nombreux véhicules sont stationnés : c’est sûr, il doit y avoir quelque chose à voir ! Effectivement, une lionne avec ses 2 petits sont couchés dans l’herbe à l’ombre d’un arbuste. Cependant, l’herbe est haute à cet endroit et impossible de prendre une photo montrant autre chose que le dessus de leur tête. On reste longuement à les observer en espérant qu’ils se découvrent mais ils resteront immobiles tout le temps. Nous continuons alors notre route sur Namutoni et en chemin, nous nous arrêtons au point d’eau de Chudob où ici encore beaucoup d’animaux sont présents : girafes, gnous, springboks, zèbres…et élands du cap. Un immense essaim d’oiseaux virevolte au dessus du plan d’eau, ce qui est magnifique à regarder. On prend la dik-dik loop juste à coté de Namutoni, réputé pour y abriter des léopards mais nous ne verrons rien. Pour midi, nous prenons possession de notre emplacement qui est bien agréable avec du gazon (surprenant dans cette région plutôt aride) et ombragé. Après le repas, nous repartons vers le nord du parc : Twee Palms, Tsumcor jusqu’à Andoni Plain. Nous ne verrons pas grand-chose. Nous rebroussons chemin en prenant les pistes qui longent le pan. C’est un peu plus animé : zèbres, oryx, girafes, phacochères et...une hyène morte. Nous repassons au plan d’eau de Tsumcor et là, fantastique, on croise un impressionnant troupeau d’éléphants (peut-être une cinquantaine). Il y en a partout : devant, derrière, sur les cotés du 4x4. On n’en mène pas large. On coupe le moteur et attendons que toute la troupe passe son chemin pour regagner le camp à la fin de l’après midi. Des mangoustes rayées jouent sur le gazon à l’entrée du camping. Le soir après le repas nous allons au plan d’eau de Namutoni qui a l’inconvénient d’être assez loin des plateformes d’observation et en partie bouché par de hauts roseaux. Nous verrons 2 éléphants s’y désaltérer ainsi que des milliers de passereaux qui forment de véritables nuages en mouvement, ce qui est du plus bel effet avec le soleil couchant. Une fois la nuit tombée, tout s’arrête et nous ne verrons rien d’autre d’exceptionnel. Les jours passent mais ne se ressemblent pas...

Dimanche 15 Août

Nous nous levons très tôt dès le lever du jour car nous avons beaucoup de route jusqu’à Bagani dans la bande de Caprivi. Au cas où, on décide tout de même de refaire la dik-dik loop qui est juste à coté du camp. On ne voit rien au plan d’eau, ni sur la piste mais en retournant vers le camp, bingo, on tombe sur 4 lions : deux adultes et deux jeunes qui se reposent à deux pas de la route. Superbe rencontre pour cette fin de visite à Etosha. Il est déjà 7h30 et il est vraiment temps de quitter le parc pour la Bande de Caprivi.

Ces trois jours à Etosha auront été un bon souvenir. Les paysages sont très différents de ce qu’on avait pu voir dans les parcs Sud-Africains et si la densité de faune n’égale pas celle du Kruger ou d’Umfolozi, nous aurons vu toutefois de nombreuses espèces et de belles interactions aux différents points d’eau. Pas de léopard (de jour) ou de chasse mais n’en demandons pas trop. Nous n’aurons pas vu également de dik-dik Damara alors qu’ils sont normalement assez communs dans ce parc.

On quitte Etosha par la route C38 qui mène à la B1. On croisera plusieurs steenboks, kudus et…un couple de dik-dik Damara ! Evidemment, nos appareils photos sont rangés. Nous sommes maudits. Arrivés sur la route B1, nous coupons par les pistes D3001 et D3016 via Tsintsabis pour gagner en distance. Ces pistes sont toutes droites et en très bon état. Nous croisons ici encore de nombreux animaux : kudus, phacochères, autruches... Nous nous perdons un peu en arrivant sur Tsintsabis car il y a d’importants travaux de construction d’une route goudronnée jusqu’à Tsumeb et qui perturbent l’entrée du village. Arrivés sur la route B8 goudronnée, c’est de nouveau tout droit jusqu’à Rundu, sans trafic et monotone. Nous profitons de Rundu pour faire le plein d’essence et de nourriture puis nous continuons en direction de Divundu où la route reste désespérément rectiligne. Par contre, on s’ennui moins dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus peuplée avec de nombreux villages tout en huttes de bois ainsi que des étals d’artisanat sur le bord de la route. Rien de bien folichon toutefois. A Divundu, on quitte la route goudronnée pour la piste en direction du Botswana et de la petite réserve de Mahango. Juste avant, nous bifurquons pour le Mahangu Safari Lodge en bordure de l’Okavango (www.mahangu.com.na) où nous passerons la nuit.

En se levant tôt il est tout à fait possible de faire Etosha-Bande de Caprivi dans la journée sans imprudence et en prenant son temps. Par contre, ne pas oublier que dans cette partie de la Namibie, on est à l’heure du Bostwana, soit une heure d’avance sur le reste du pays.

Le lodge est superbe et les emplacements de camping très bien situés en bordure de la rivière. Les blocs sanitaires sont nickel avec eau chaude. Il y a une petite piscine et plusieurs plateformes d’observation en hauteur pour les oiseaux. Par ailleurs, quelle vue sur la rivière ! On arrive à temps pour le boat cruise du soir. Je le recommande fortement. Pas cher (150N$/p) et on longe pendant 2h la partie Ouest du parc de Bwabwata bordant l’Okavango et qui s’avère très riche en faune. Lors de cette croisière, nous verrons des guibs harnachés, des crocodiles, beaucoup d’oiseaux dont les rares becs-en-ciseau d’Afrique (et de très près pour les photos) et des buffles. Le compte y est : nous aurons donc vu les big 5 en Namibie ! Au retour au lodge, nous décidons de prendre le repas dans leur restaurant. Très bon. La nuit dans la tente sera un peu fraiche avec l’humidité de la rivière toute proche et nous constaterons le lendemain qu’un hippopotame est passé à deux pas de notre tente sans rien entendre.

Lundi 16 Août

Le lever du jour nous révèle un beau spectacle depuis notre tente avec les volutes de vapeur de qui se dégagent de l’Okavango à la fraicheur du matin. Superbe. Comme à notre habitude, nous quittons le lodge très tôt le matin pour profiter au mieux de la petite réserve de Mahango. Une fois payé de le permis d’entrée (90N$ pour 2 personne) nous prenons la piste qui longe l’Okavango. Cette piste est très agréable avec de beaux paysages et de nombreuses avancées sur les rives de l’Okavango. Question animaux, c’est le festival d’oiseaux de toute sorte : rapaces, spatules, oies, ibis, bec-ouverts, calaos, blue waxbill, guêpiers etc…impossible de les citer tous. Pour les animaux plus gros, ce n’est pas le Pérou en ce début de matinée : on voit quelques zèbres, des impalas et des babouins et des cobes lechwe au loin mais rien de plus. Cette réserve est réputée pour abriter une grande population d’antilopes rouannes et d’hyppotragues : où sont-ils ? Nous continuons vers le site de picnic au pied d’un baobab immense. Nous arrivons déjà sur la piste principale qui mène au Botswana ; il est encore tôt et on décide de refaire la boucle. De nouveau à l’entrée on choisit finalement de prendre l’autre piste qui part vers l’intérieur de la réserve. Tout le monde nous déconseillait de la faire car très boisée et difficile d’y voir des animaux. Tant pis, on a du temps et on y va quand même. Après quelques centaines de mètres seulement, bingo, nous croisons un petit troupeau d’antilopes rouannes suivi par des zèbres. Ils doivent se diriger vers la rivière. Ces antilopes sont très belles : un cou énorme et de très grandes oreilles mais ils sont très farouches et disparaissent vite à l’approche de notre 4x4. Nous continuons vers le point d’eau qui se situe 10km plus loin. La piste n’est pas en très bon état mais nous croiserons zèbres, autruches (avec des petits), un cob des roseaux (il me semble) et des phacochères. Nous avons de la chance au point d’eau : plusieurs antilopes rouannes et un magnifique hyppotrague mâle à la belle robe noire foncée s’y désaltèrent. Quel spectacle ! Eh bien, nous avons bien fait de ne pas écouter les conseils. Après les avoir observé longuement jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la forêt, nous décidons de continuer sur la piste qui rejoint la route principale après 20km au lieu de rebrousser chemin. Le panneau indique pour 4x4 uniquement : pas de problème, on en a un…Ce sera notre baptême du feu, sable très profond + végétation très dense sur les 20km : horrible pour la conduite et rien à voir. Heureusement, on ne croise qu’un véhicule à la fin de la piste. Je ne sais pas comment on aurait fait si on s’était croisé avant. C’est une portion que je déconseille mais finalement très formateur pour nous pour Moremi et Chobe. Nous reprenons une nouvelle fois la piste qui borde l’Okavango : nous verrons 2 éléphants au loin, quelques damalisques sassaby et toujours autant d’oiseaux. Nous prenons le déjeuner sur le bord de la rivière puis nous quittons la Namibie pour le Botswana et la région du Panhandle.

Le passage de frontière à Mohembo est très facile et expéditif. Pour l’entrée au Botswana avec un 4x4 loué, nous prenons un double entry permit (160 Pula), ce qui nous permettra de gagner un peu d’argent pour nos prochaines entrées au Botswana. Nous nous arrêtons à Shakawe pour prendre des Pulas à l’ATM de la Barclays Bank. Très pratique. Puis nous poursuivons jusqu’au Drotsky’s Cabins, notre prochaine étape (www.drotskycabins.com).

Ce lodge et très bien fait : emplacements de camping spacieux et en bordure de l’Okavango, blocs sanitaires très propres et ils ont une magnifique plateforme d’observation sur l’Okavango. Nous nous renseignons sur les boat tours qu’ils organisent pour observer l’avifaune, n’étant pas fans de pêche : l’autre activité principale proposée par le lodge. Nous réservons un tour de 2h pour le soir en espérant voir la rare chouette pêcheuse de Pel car ils connaissent un lieu où elle chasse régulièrement. La ballade est riche en observations : hippopotames, crocodiles, varans et des milliers d’oiseaux (martins pêcheurs de diverses espèces, colonies de guêpiers écarlates ou à front blanc nichant sur les berges de la rivière, balbuzard pêcheurs, hérons, aigrettes, cigognes etc, etc…) mais nous ne verrons pas la fameuse chouette de Pel. C’est vraiment un superbe endroit et je remercie chaudement les internautes (Ericarole, Vinnylove…) de m’avoir fortement incité lors de la préparation du voyage de visiter cette partie du Botswana plutôt que de rester 2 nuits sur Mahango. Ce fut vraiment un bon conseil. Repas du soir pris autour du feu au bord de la rivière.

Mardi 17 Août

Nous repartons le lendemain matin pour une seconde ballade en bateau de 3h. Nous verrons toujours autant d’oiseaux que la veille dont des jabirus et des jeunes aigles pêcheurs au plumage bien moins caractéristique que les adultes. Au détour d’un méandre de la rivière, nous surprenons un hippopotame qui fera volteface violement pour plonger dans l’eau sous notre bateau. Petite frayeur et notre guide de mettre à fond les gaz pour échapper à l’animal. Quel souvenir ! Nous aurons également la chance de voir des loutres pendant cette balade. Tout d’abord, 2 individus nageant au milieu de l’Okavango puis au retour vers le lodge, une loutre peu timide se prélassant sur la berge de la rivière, ce qui nous a permis de bien l’observer. Encore de belles images pendant cette matinée dans le Panhandle.

Vers 11h, nous reprenons la route pour la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Mohembo toujours aussi facile. Arrêt technique à Divundu pour prendre de l’essence et pour la première fois, problème : il n’y en a plus ! Nous sommes loin d’être à sec alors nous ne sommes pas inquiets et on se dit qu’il y en aura bien à Katima Mulilo. La traversée de l’Okavango se fait sur un pont bien étroit puis la route B8 traverse en ligne droite le parc Bwabwata sur 200km. Les nombreux panneaux indiquant la présence possible d’éléphants nous font ralentir l’allure mais nous n’en verrons aucun. Arrivés à Kongola, nous allons directement à la première station pour prendre de l’essence et se rassurer. Nous retournons un peu sur nos pas pour prendre la piste qui mène au Mazambala Island Lodge (www.mazambala.com) situé sur les rives de la rivière Kwando (qui devient Linyanti plus au sud et enfin Chobe vers Kasane). Le lodge est situé sur une presqu’île que nous ne pouvons atteindre en voiture cette année car le niveau du Kwando est trop haut mais le camping, lui, reste accessible. Le camping est très basique (mais il y a quand même de l’eau chaude dans les douches) et les emplacements sont idéalement situés en bordure de rivière : encore un site magnifique. Nous y sommes en fin d’après midi et après renseignement, il y a un boat tour qui est prévu de 17h jusqu’au coucher du soleil pour observer la faune dans cette partie du Kwando. C’est assez cher (250N$/p) et ma femme n’est pas très emballée, ayant déjà fait un boat tour le matin même. J’insiste et on y va. Finalement, nous ne serons que deux sur le bateau et très rapidement, on ne regrette pas notre décision. En effet, notre guide est très sympa et pas avare d’explication sur la flore et la faune que l’on rencontre, et quelle faune ! C’est très riche dans cette zone qui fait frontière avec la partie Est du parc de Bwabwata. Nous verrons de très près de nombreux cobes lechwe, crocodiles et hippopotames, des guibs harnachés, des babouins, kudus et impalas ainsi qu’un troupeau d’éléphants s’abreuvant et jouant sur les rives du Kwando. Vraiment très chouette à regarder.

Le repas du soir au bord de l’eau avec tous les oiseaux sera également mémorable malgré les nombreux moustiques. Heureusement nous avions commencé notre traitement anti paludéen – Lariam - à l’approche de la bande de Caprivi. Nous ne trainons pas trop dehors le soir car nous entendons des hippopotames qui ne semblent pas être loin. Effectivement, une fois dans la tente, nous les apercevons passer tranquillement juste devant notre emplacement. Le son de milliers de grenouilles et autres insectes nous bercera pendant toute la nuit.

Mercredi 18 Août

Ce matin, on ne traine pas pour replier la tente car nous avons beaucoup de route et deux passages de frontière pour rejoindre notre prochaine étape : Victoria Falls pour visiter les chutes coté Zimbabwe. Nous avions longuement hésité entre Zambie et Zimbabwe pour réserver l’hébergement et visiter les chutes. Le trajet semblait beaucoup plus simple coté Zambie (un seul passage de douane à Katima Mulilo) ; de plus, nous avions des infos contradictoires et peu encourageantes pour le passage de la frontière au Zimbabwe avec une voiture de location. Mais plusieurs personnes, Ericarole en tête, avaient bien insisté : « il faut absolument voir les chutes coté Zimbabwe ». Nous avons donc suivi ces conseils et on a bien fait, même si cela a été un peu rock-n-roll.

Comme pour Mohembo, le passage de la frontière Namibie-Bostwana à Ngoma fut une simple formalité. Avec le double entry permit, nous n’avons rien eu à payer cette fois-ci. Le pont sur la rivière Chobe offre par ailleurs de superbes vues et un premier aperçu de la richesse de la faune. Par contre, il y a une barrière vétérinaire où on nous demande d’ouvrir le frigo. Pas de problème, on avait prévu le coup et nous n’avions pas de viande fraiche mais à Ngoma, le biltong ne passe pas ! Et pourquoi donc ? Les autres fois, c’était ok mais là rien à faire, on nous embarque tout notre biltong. Grrr…ce ne sera pas perdu pour tout le monde ! Dès que l’on entre dans la réserve de Chobe par la route principale qui va jusqu’à Kasane, on est mis dans l’ambiance avec les nombreux animaux qu’on croise : buffles, kudus et éléphants !

Nous arrivons à Kasane puis avec un peu d’appréhension nous nous dirigeons vers le poste de frontière de Kazungula pour le Zimbabwe. Finalement, cela se passera très bien : pas du tout folklore africain. A la douance, un premier guichet pour payer les VISA (30US$/p) puis un second guichet pour les taxes véhicule. Pour notre Toyota Ilux 2.7i essence: 55US$ de taxe carbone et autres + 50US$ pour une assurance obligatoire valable 1 mois. Pour chaque paiement (en cash et US$ uniquement), nous recevons un imprimé officiel avec tampons etc... En 30 minutes, le passage de la frontière est réglé. Cela nous est revenu en tout à 165US$, donc moins cher qu'en passant par un TO local à Kasane (50US$/p/trajet soit 200US$ pour nous deux). En discutant avec les locaux, il semble que les autorités du Zimbabwe cherchent à améliorer les choses pour faire revenir les touristes dans le pays. Enfin, pas tant que cela tout de même. Voyez plutôt : 5km après la frontière, il y a un barrage de police où ils arrêtent tous les véhicules. Nos papiers de douane étaient bien en règle (ouf) mais un policier nous fait remarquer que nous n’avons pas de déflecteur blanc à l’avant du notre 4x4, ce qui est apparemment contre la loi au Zimbabwe. Ah bon ? Cela fera 10US$ d’amende et on devra en acheter à Victoria Falls (1US$). Je peste contre le loueur ! Ensuite, il faut faire très attention aux limitations de vitesse. On l’apprendra plus tard mais il faut savoir qu’un contrôle radar est régulièrement mis en place à l’entrée de la ville. Ce jour là, il était là et on tombe dans le panneau : nous étions à 90km/h pour une limite à 80km/h. Re-police et re-amende : 50US$ ! Je peste contre moi-même cette fois-ci. Nous arrivons à destination vers 13h, passablement énervés et amputés de 226US$. Un guide sud africain nous indiquera l’astuce : si possible, toujours suivre un autre véhicule (surtout les bus des TO) quand on roule au Zimbabwe.

Nous prenons possession de notre bungalow au Victoria Falls Rest Camp (www.vicfallsrestcamp.com). Celui-ci s’avère bien défraichi et moyennement propre. Les blocs sanitaires sont par ailleurs très sales. Ce sera notre plus mauvais hébergement pendant tout ce voyage.

On se requinque pendant le repas de midi puis nous allons visiter les chutes…à pied car je ne veux plus prendre la voiture pour éviter une autre amende ! L’entrée du parc n’est d’ailleurs qu’à 2km. Sur le chemin, de nombreux vendeurs insistent pour nous vendre pour des sommes dérisoires de l’artisanat (assez joli d’ailleurs par rapport à ce qu’on a pu voir en Namibie) ou des anciens billets de 25 milliards ou 10 trillions de dollars zimbabwéens : sombre souvenir de la période d’inflation exponentielle qu’a connu le pays avant d’abandonner leur monnaie pour les US$. On sent la pauvreté qui existe encore dans ce pays.

Il faut maintenant débourser 30US$/p pour la visite des chutes. La végétation est de type forêt humide, bien différente de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. Les différents points de vue aménagés sur les chutes sont splendides, tous aussi impressionnant les uns que les autres. Cette année en Août, les chutes sont encore grosses en on s’en prend plein la figure. Difficile de filmer ou prendre une photo sans une goutte d’eau sur l’objectif. Danger point est particulièrement glissant mais la vue est à couper le souffle. Devil’s cataract est également impressionnante. Tous ces embruns créent des effets d’arcs-en-ciel superbes. Nous avons dépensé beaucoup de dollars aujourd’hui mais la visite des chutes est vraiment un moment fort du voyage.

Nous n'avons pas visité les chutes coté Zambie mais nous sommes allés sur le pont qui enjambe les gorges (impressionnant, je recommande). C'est gratuit : on vous donne à la douane un coupon "laisser passer" pour la visite du pont qui est une sorte de zone franche entre Zambie et Zimbabwe. Par contre, pour visiter les chutes coté Zambie, il faut passer le poste de douane et donc payer le VISA d'entrée en Zambie. Il faut surtout demander qu'ils ne vous mettent pas de tampon car au retour à la douane du Zimbabwe, ils vérifient les passeports et s’ils voient que vous êtes allés en Zambie ils vous demandent de payer un VISA double entrée qui est plus cher que celui payé à Kazungula. Apparemment le truc marche pour ne pas payer de supplément mais on n'a pas essayé.

Après le pont, il nous reste encore du temps pour aller voir les gorges et le point de vue situé non loin du renommé Victoria Falls Hotel. Un policier nous accompagne pour y aller (c’est rassurant !) dixit pour nous éviter le harcèlement des vendeurs. Le point de vue est magnifique mais il y a des câbles partout (pour les tyroliennes et autres activités fortes en adrénaline), ce qui n’est pas terrible pour faire des photos « nature ». Nous traversons le Victoria Falls Hotel, majestueux et luxueux. C’est à la fois impressionnant mais gênant toute cette richesse dans un pays aussi pauvre.

Pour le soir, nous décidons de manger au restaurant du camp qui est très bon et autre bonne nouvelle : très bon marché. Cela fait du bien au porte monnaie après tout ce qu’on a dépensé cette journée.

Jeudi 19 Août

Nous nous renseignons pour un survol des chutes en avion mais les prix proposés sont trop élevés pour nous. Nous repartons donc pour le Botswana et cette fois-ci, on reste bien en dessous des 80km/h ! Le passage à la frontière se fait sans soucis mais comme nous entrons déjà pour la 3eme fois au Botswana, le double entry permit n’est plus valable dans sa totalité et nous devons payer la partie Road Permit pour 45Pulas de plus. De retour à Kasane, nous allons directement à notre lodge (www.kubulodge.net) pour s’installer à notre emplacement de camping (bien équipé avec prises électriques et lumière, les sanitaires sont très propres et il y a même une petite piscine réservée pour les campeurs). Nous réservons avec eux un boat cruise sur la rivière Chobe pour l’après midi (départ à 15h). Nous profitons du temps qu’il nous reste pour faire le plein de provisions aux supermarchés très bien achalandés de Kasane (le Spar est particulièrement bien fourni). Nous voulons également faire le plein d’essence mais aucune station sur Kasane n’a de sans plomb ce jour-là ! Notre niveau d’essence est encore bon et on espère que cela ira pour les 2 jours prochains que nous devons passer dans le parc national de Chobe. Nous attendons 15h dans les jardins du Kubu Lodge près de la rivière où de nombreuses mangoustes rayées déambulent. A l’heure prévue, un 4x4 nous emmène à l’embarcadère où nous attend le bateau qui travaille avec le lodge et là bonne surprise : nous ne serons que les deux avec le guide. Super ! Cette croisière est un must : aussitôt passé le poste de contrôle « fluvial » pour entrer dans le parc, on est frappé par la richesse de la faune sauvage qui règne dans cette partie du Botswana. Outre de très nombreux oiseaux (martins pêcheurs de toute sorte, bec-ouverts, hérons, becs en ciseau d’Afrique, aigles pêcheurs etc…), nous verrons de très près et avec un autre perspective que depuis notre 4x4, de nombreux crocodiles, varans, hippopotames (dont des petits tout rigolo) mais également de grands troupeaux de buffles ainsi que des impalas et cobes de lechwe. Nous aurons la chance de voir plusieurs pukus (d’assez loin tout de même) : cela sera la seule fois pendant notre séjour dans la région. Le plus impressionnant pendant cette croisière restera le nombre d’éléphants. Il y en a des centaines, à chaque méandre de la rivière, qui viennent s’abreuver et se couvrir de boue. Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Voir les éléphanteaux jouer et s’ébrouer dans la boue épaisse puis avoir toutes les difficultés à s’en sortir sans l’aide des plus grands est particulièrement amusant. Le boat cruise durera jusqu’au coucher du soleil et avec de telles observations, on ne voit vraiment pas le temps passer. C’est une excursion ne manquer sous aucun prétexte ! Seul bémol : on est loin d’être seul et quelques fois, c’est presque l’embouteillage sur la rivière. Notre bateau était petit, ce qui nous a permis de s’isoler et voir en toute tranquillité certains animaux dans les petits méandres peu profonds de la rivière où les plus gros bateaux ne pouvaient pas aller. Essayez de vous renseigner avant de réserver sur le type de bateau proposé dans la prestation. Le soir, nous prendrons notre repas sur le qui vive en nous assurant que les babouins ne s’approchent pas trop près. Il y a également des gardiens qui resteront toute la nuit dans le camping car on nous explique que les vols dans les zones touristiques du Botswana sont en pleine recrudescence. Nous aurons droit à ces gardiens dans tous les autres campings fait par la suite au Botswana. Ce n’est guère rassurant pour l’avenir.

Vendredi 20 Août

Nous partons du lodge au plus tôt pour profiter au mieux de notre journée dans le parc national de Chobe (partie river front). Au passage, on s’arrête à nouveau dans une station d’essence mais toujours pas de sans plomb. Gloups ! On espère qu’ils en auront dans 2 jours qu’on on sortira du parc.

Nous arrivons à Sedudu Gate vers 7h30 où nous allons payer nos permis d’entrée et montrer notre réservation au camp d’Ihaha pour le soir. Nous avions entendu que depuis peu les permis ne pouvaient plus être pris aux entrées des parcs au Botswana mais seulement dans les bureaux du DWNP. A Kasane, les bureaux sont en fait à la porte de Sedudu. Nous prenons alors en même temps les permis pour Moremi que nous visiterons plus tard. Cela fait en tout une belle petite somme.

Un mot sur la gestion des parcs au Botswana (permis et réservations des campings public) car c’est assez compliqué depuis 2009 quand le Département des Parcs Nationaux (DWNP) a changé les règles et commencé à privatiser les campings. Quand nous avions fait nos réservations, les camps d’Ihaha à Chobe et Xakanaxa à Moremi étaient encore gérés par le DWNP mais maintenant il faut contacter Kwalate Safaris (pour les camps South Gate, Xakanaxa, Ihaha, Khumaga, Njuca Hills) : P.O Box 2280, Gaborone, Botswana, Tel: +267 686 1448 ; Fax: +267 686 1448; Cell: +267 71308283 / 71307435, kwalatesafari@gmail.com.

Pour le camp de North Gate à Moremi, il faut contacter Mapula Lodge (pour les camps North Gate, Savuti, Linyanti), Tel : +267 6865366 / 6865365, Fax: +267 6865367, sklcamps@botsnet.bw ou mapulalodge@info.bw (www.mapulalodge.com). Pour 3rd bridge (que nous n’avons pas réussi à avoir), il faut contacter Xomae Group (pour les camps 3rd Bridge, Nxai Pan, Baines Baobabs ) ; Tel/Fax + 267 6862221, Cell +267 73862221 ; xomaesites@botsnet.bw (www.xomaesites.com). En conclusion, vous réservez et payez les campings directement avec ces prestataires et les permis sont à payer aux bureaux DWNP à Maun, Gaborone ou Kasane (Sedudu Gate) (dwnp.parrogabs@gov.bw).

Nous dégonflons les pneus à 1.7bars. Une fois la gate passée, la piste rejoint à travers bois les rives de la rivière Chobe. Il y a de nombreuses pistes mais c’est assez facile pour se repérer. Typiquement, il y a celles qui bordent la rivière de près, la piste principale un peu plus en hauteur et plusieurs pistes qui s’enfoncent à l’intérieur du parc dans de petites vallées. Pendant les 2 jours passés au Chobe river front, nous avons pris plusieurs fois les pistes intérieures et à chaque fois on n’a rien vu du tout (hormis des éléphants) : la végétation est en fait assez dense, la visibilité pas terrible et de toute façon, il y a tellement de choses à voir au bord de la rivière que j’ai trouvé ces pistes assez décevantes.

L’état des pistes est très aléatoire au river front : cela va de la belle piste bien dure aux pistes défoncées quand on cherche à passer dans les zones non inondées aux abords de la rivière et aux pistes avec du sable bien mou et très profond. En voulant laisser passer un 4x4 venant vers nous sur la piste principale, je me suis bien ensablé comme un débutant en essayant de changer d’ornières. Sans même avoir eu le temps de se faire du souci que 5 minutes plus tard un camion (en fait un bus scolaire avec des dizaines d’enfants sur la benne arrière !) venait nous désensabler en tirant notre 4x4 avec notre corde (qui cassera pendant l’opération). La honte quand même ! Avec la corde cassée, nous ne nous sommes plus trop aventurés sur les petites pistes secondaires et isolées pour le reste de notre séjour dans le parc.

Pour cette première journée, nous avons vu quelques hyppotragues noirs, un guib harnaché, des antilopes rouannes, de nombreux buffles avec quelques beaux troupeaux, des zèbres, des impalas, des hippopotames, une curie de vautours sur une carcasse, de nombreux oiseaux et 4 lionnes. Celles-ci étaient allongées sous un arbre près de la rivière, bien à l’ombre et on a presque failli les louper car nous regardions surtout coté rivière où il y a toujours quelque chose à voir. Toujours aussi impressionnant, c’est le nombre incroyable d’éléphants qui viennent se désaltérer en fin d’après midi. Nous en aurons vu des centaines. C’est très impressionnant et même assez flippant quand ils passent devant la voiture ou bloquent les pistes. Il n’y alors qu’à attendre qu’ils libèrent le chemin n’ayant jamais osé forcer le passage (comme on a vu d’autres le faire). Nous verrons même un jeune éléphant mort sur le bord d’une piste secondaire. Si la diversité des oiseaux est indéniable dans ce parc, j’ai trouvé que c’était moins marquant pour les mammifères.

Pour le soir, nous avons dormis dans le camp d’Ihaha. C’est un site vraiment génial, un de mes coups de cœur, au milieu de la nature sauvage auprès de la rivière où les hippopotames et les éléphants n’étaient jamais bien loin. Le coucher de soleil avec les pêcheurs en toile de fond était splendide. Les blocs sanitaires étaient refaits à neuf et d’une propreté irréprochable. Pour le repas du soir, nous n’avons pas trop trainé et nous étions dans la tente dès la nuit tombée. Nous avions laissé les fenêtres ouvertes au cas où des animaux seraient passés devant notre tente mais nous n’avons rien vu. Par contre, une famille de babouins est restée dans un arbre derrière notre tente et nous avons eu droit à un concert de grognements et de cris pendant toute la nuit.

Samedi 21 Août

Le réveil avec la tente ouverte sur la rivière est un grand moment : déjà les hippopotames sont là. Le drive du matin sera assez calme. Nous verrons tout de même un petit groupe d’antilopes rouannes ainsi que des cobes à croissant : les premiers qu’on voit au Botswana. Comme la veille, nous observons un autre attroupement de vautours autour d’une carcasse : c’est assez impressionnant de voir comme ils se battent pour manger ce qu’il en reste. Par contre, toujours pas de prédateurs dans les parages. Nous essayons diverses pistes sans trop de succès et en début d’après midi, les passagers d’un 4x4 nous indiquent où un léopard fait la sieste dans le bush. Super ! Belle observation, cela sera le seul félin que nous verrons de la journée. Pas de lions ce jour là en effet. Nous croiserons plus tard dans l’après midi de nombreux hyppotragues noirs ainsi que quelques chacals mais d’assez loin. Comme d’habitude, des éléphants en très grand nombre traversent le parc en fin de journée en direction de la rivière où ils se regroupent par centaines pour boire ou se couvrir de boue contre les parasites. De belles opportunités de photos et à force d’en voir, je gère un peu mieux mon stress quand ils s’approchent de près de notre véhicule.

La fin de journée approche et on se dirige vers la sortie coté Sedudu Gate. Ces 2 jours passés au Chobe river front auront été riches en observations de la faune sauvage, très variée et avec un nombre vraiment impressionnant d’éléphants (c’est ce qui m’aura marqué le plus). Les paysages et les vues sur la rivière sont magnifiques et le camp d’Ihaha est vraiment idéalement situé. Un très bon souvenir.

De retour à Kasane, on file droit vers une station d’essence car le niveau commence à être vraiment bas et bonne nouvelle, ils ont de nouveau de l’essence sans plomb ! On fait donc le plein et on regonfle les pneus. On cherche également une nouvelle corde puisque la nôtre est inutilisable mais il est trop tard et les garages sont déjà fermés. Nous dormirons à nouveau au camping du Kubu Lodge pour la nuit (www.kubulodge.net).

Dimanche 22 Août

Nous quittons le camping dès 6h30 car nous avons beaucoup de route à faire. En effet, il nous a été impossible d’avoir une place de disponible dans le camp de Savuti pour la fin Août et comme nous avions lu sur divers sites qu’il était très long et assez périlleux de faire dans la journée la piste entre Kasane et North Gate Camp à Moremi alors l’autre option était de rejoindre Moremi par la route goudronnée via Nata, Gweta et Maun mais cela rallonge considérablement (environ 600km). Quand je vois ce qu’ont vécu Pierre77N et Ericarole cette année sur Savuti/Linyanti (casse et routes inondées), je me dis qu’on a bien fait d’être prudent étant donné qu’on voyageait seul. Par ailleurs, nous avions lu que la route entre Kasane et Nata, bien que goudronnée, était en très mauvais état avec d’innombrables nids de poule qui limitaient fortement la vitesse maxi. Nous avions donc prévu une halte vers Gweta au Planet Baobab (www.unchartedafrica.com).

En fait, il s’est avéré que la route entre Kasane et Mpandametanga (100km) est en très bon état, large et très roulante. Elle passe par ailleurs près des limites du parc Chobe et nous avons vu de nombreux animaux en début de matinée : steenboks, kudus, autruches et éléphants. C’est très sympa de conduire et observer en même temps tous ces animaux. Il y a également une barrière vétérinaire qu’on n’avait pas vu sur la carte et avec les provisions faites à Kasane on craint le pire mais cette fois-ci, le biltong et le poulet passe mais pas les saucisses…que je dois jeter au feu sur place. Ensuite, la route qui continue jusqu’à Nata (200km) a été réparée : tous les nids de poule ont été bouchés. De plus, ils sont en train de l’agrandir et de belles portions toutes neuves sont déjà en service. Les travaux devraient être finis pour toute la section Kasane-Nata d’ici 2 ans apparemment. Du coup, nous étions à Gweta vers 11h !

Nous avons alors décidé de pousser jusqu’au Nxai Pan National Park pour visiter la partie de Baines Baobab. Arrivés à l’entrée du parc, bonne nouvelle, nous pouvons prendre les permis sur place. La piste jusqu’à Baines Baobab est en tôle ondulée sur une bonne partie du trajet mais pas trop difficile. Nous arrivons sur site pile poil pour le déjeuner. Quel site : ces énormes Baobabs au pied d’un grand pan asséché sont magnifiques ! Nous profitons de l’ombre de ces géants pour manger à l’abri du soleil qui cogne fort et nous nous baladons un peu sur le pan pour profiter de la vue. C’est très étonnant comme paysage.

Finalement, comme nous sommes déjà à plus de 80km de Gweta et seulement à 130km de Maun, on décide de ne pas dormir au Planet Baobab (tant pis pour la réservation déjà payée) et d’aller directement à Maun afin d’avoir plus de temps pour Moremi le lendemain.

Nous arrivons à Maun en fin d’après midi avec suffisamment de temps pour se préparer pour nos 4 prochains jours dans le parc de Moremi et faire le plein de provisions et d’essence. Mais c’est Dimanche et comme les garages sont tous fermés, nous devrons attendre le lendemain matin pour acheter cette maudite corde qui nous manque. Pas question de conduire dans Moremi sans elle.

Nous dormirons au camping du Sedia Riverside Hotel à 10km au Nord de Maun (www.sediahotel.com). Les emplacements et les sanitaires sont corrects mais ce n’est clairement pas le camping le plus beau du Botwsana. Par contre, les prix sont bas : 30Pulas par personne.

Lundi 23 Août (journée noire)

Après avoir trouvé (enfin !) une corde dans un garage de Maun, nous nous dirigeons vers Moremi. La route est d’abord goudronnée jusqu’au village de Shorobe puis se transforme en piste assez roulante jusqu’à une barrière vétérinaire (Buffalo Gate). Dans ce sens, on peut tout passer en nourriture mais pour le retour sur Maun il faut que toute la viande et les produits laitiers soient mangés sinon ils les confisquent. Juste après la barrière, la piste se divise en deux : une en direction de Savuti, l’autre pour Moremi. C’est très bien indiqué avec un grand panneau. On passe ensuite devant le camping de Kaziikini réputé auprès des self-drivers et qui lui aussi est très bien indiqué. On est déjà en pleine région sauvage avec pas mal d’animaux : girafes, impalas, zèbres et nous tombons sur 2 lions qui mangent une proie. Quelle chance ! et tout cela avant même d’atteindre l’entrée Sud de Moremi (Maqwee Gate). On se dit alors que ça va être le festival à l’intérieur. A South Gate, on montre nos réservations de camping ainsi que les permis payés à l’avance. Les rangers nous indiquent les régions du parc visitables et les pistes à éviter car Moremi est encore bien inondé et de grandes portions ne sont pas franchissables. Voyageant seuls avec notre 4x4 Toyota Ilux, ils nous expliquent par exemple que nous ne pourrons pas rejoindre Xakanaxa depuis Kwai par la piste du nord car celle-ci est trop inondée et que nous devrons faire le détour par South Gate. Mince ! Comme nous avons 2 nuits de prévu au camp de North Gate/Kwai avant Xakanaxa cela ne va pas être pratique.

Nous prenons la piste qui part plein Nord vers North Gate. Elle est large mais avec du sable assez profond. Après seulement quelques km parcourus, un gros bruit sous la voiture et on s’arrête immédiatement. Panique ! Quel est le problème ? En fait, une plaque de protection du différentiel du pont avant du 4x4 s’est cassé et en se déformant, se met à frotter le sol violemment. On sort les outils, élève la voiture autant que possible avec le cric et allongé sous la voiture, j’essais d’enlever cette plaque pour la remettre d’aplomb mais impossible. Après 2h de tentative, j’abandonne et on se rend à l’évidence : on doit retourner à Maun pour réparer car il est impossible de continuer comme cela dans Moremi. Quelle frustration, j’en aurais pleuré ! Retour donc à Maun mais au pas pour éviter de tout abimer même si j’ai pu redresser un peu la plaque. Comme on doit repasser la barrière vétérinaire on cache toute la nourriture dans nos sacs pour éviter la confiscation : on ne va pas en plus racheter de la viande !

Au garage Toyota de Maun, ils n’ont évidemment pas cette pièce en rechange mais ils me disent qu’ils devraient pouvoir réparer. Effectivement, après 1h30 de découpe, redressage et soudage, tout est remis en place. Bon boulot mais il est déjà 16h : trop tard pour rejoindre le camping de North Gate avant la fermeture. Bilan de la journée : 450Pulas de réparation, une journée et une nuit perdues à Moremi…mais on est dépanné. Nous repassons une nuit au camping du Sedia Hotel (www.sediahotel.com).

Mardi 24 Août

Nous repartons pour Moremi. Va-t-on enfin réussir à visiter ce parc ?

Contrairement à la veille, nous ne verrons rien d’exceptionnel sur le chemin jusqu’à Maqwee Gate. Une fois dans le parc, nous consacrerons toute la journée à visiter la région Nord du Moremi le long de la rivière Kwai. C’est effectivement bien inondé et de nombreuses pistes longeant la rivière sont impraticables. Toutefois, nous ne tentons pas le diable étant donné que nous sommes seuls et qu’on ne croise pas beaucoup de véhicule alors on fait vite demi tour dès que nous ne sommes pas sûr de ce qu’il y a à traverser. La piste Nord en direction de Xakanaxa est par contre entièrement recouverte d’eau peu après Dombo Hippo Pools. Les paysages sont superbes et les nombreuses pistes offrent de magnifique vues sur la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux mais curieusement et contrairement à ce que nous avions pu lire dans divers carnets de voyage, la densité de faune est très faible. Pendant toute cette journée, nous verrons très peu d’animaux hormis des cobes de lechwe et vers la fin de l’après midi quelques éléphants de taille assez impressionnante. Un éléphant viendra se planter littéralement devant notre 4x4 pendant de longues minutes en nous regardant bien fixement avant de repartir tranquillement dans la forêt. On n’en mène pas large et on n’a même pas la présence d’esprit de prendre des photos. Malgré cette rencontre inoubliable, la journée reste au final assez décevante par le peu d’animaux et d’espèces rencontrés.

Nous rentrons au camp de North Gate (www.mapulalodge.com) vers 16h30. Les emplacements sont bien situés en lisière de forêt et les douches sont impeccables. Un des aspects positifs de la privatisation des camps aura été au moins de remettre à neuf les blocs sanitaires. Les anciens sont encore debout et il n’y a pas photo. Pendant le repas du soir, on fait attention aux nombreux babouins qui ne trainent pas très loin. Juste après avoir fini de manger, on remarque 3 éléphants qui passent le long des blocs sanitaires…et se dirigent droit vers notre emplacement ! Ils vont rester ainsi un bon moment à manger à 5m de la voiture. C’est vraiment impressionnant ! Nous essayons de prendre quelques photos mais la nuit tombe vite à cette heure tardive. On ne tarde pas trop à monter dans la tente pour ne pas se retrouver nez à nez avec les pachydermes. Dans la nuit, comme nous avions laissé les fenêtres ouvertes avec les moustiquaires, nous verrons 2 hyènes passer sans s’arrêter au pied de notre tente puis un autre éléphant manger les feuilles de l’arbre sous lequel nous étions. Difficile de faire plus près ! Incroyable, on en verra plus cette nuit que pendant toute la journée !

Mercredi 25 Août

Pour cette journée, nous visitons la région de Xakanaxa. Comme la piste Nord est bloquée, le long détour par South Gate nous fait perdre pas mal de temps le matin. Les paysages aux alentours de Xakanaxa sont très différents de ceux de Kwai mais c’est toujours aussi beau…et inondé. Impossible d’aller sur Dead Tree Island par exemple. La piste au niveau de 4th Bridge est également sous les eaux mais franchissable d’après les rangers. Sur place, on attend quand même que les experts passent (Sud Africains et TO) pour bien repérer les pièges à éviter et ne pas s’embourber. Une fois qu’on a compris comment faire, c’est en fait assez facile. La région vers Third Bridge camp est plus sèche et la végétation plus proche de la savane que de la forêt.

En ce qui concerne les animaux, c’est toujours assez pauvre mais tout de même mieux que la veille. Il y a toujours autant de cobes lechwe et nous verrons également quelques girafes, zèbres, impalas, hippopotames, vervets et éléphants mais rien de bien extraordinaire. Pas un seul buffle à l’horizon malgré toute cette eau ! Nous verrons tout de même un couple de lions à deux pas de Third Bridge camp. Cette journée encore, s’il n’y avait pas la diversité des paysages et les nombreuses espèces d’oiseaux observées, cela resterait bien décevant. Devenons-nous trop difficile ?

Le camp de Xakanaxa où nous passerons la nuit (kwalatesafari@gmail.com) est magnifique. Idéalement situé sur une sorte de presqu’île entourée par les eaux. De nombreux écureuils se baladent dans les emplacements et le coucher de soleil sur les roseaux qui entourent le camp est superbe. Un autre coup de cœur. Et comme à North Gate, les blocs sanitaires sont très propres. Nous ne verrons rien de spécial la nuit mais n’en demandons pas trop.

Jeudi 26 Aôut

Pour la dernière journée à Moremi, nous consacrons les visites à Mboma Island et la région de Bodumatau. En passant Third Bridge camp, on cherche les lions aperçus la veille mais ils n’y sont plus. La longue piste qui fait la boucle autour de Mboma Island est très belle mais le sable profond et certaines portions sont assez difficiles à négocier mais on ne s’enlisera aucune fois. Cette partie est un peu plus riche en animaux : encore et toujours des cobes de lechwe, zèbres, bubales, phacochères, girafes, mangoustes, divers oiseaux, 2 chacals surpris au détour d’un virage et de nombreux éléphants. Deux scènes resteront dans ma mémoire. Pour la première: un bébé éléphant dormait aux pieds de sa mère au beau milieu de la piste très étroite et entourée d’arbres à cet endroit. Impossible de passer ailleurs et pas question de forcer le passage car la mère nous fait comprendre qu’il ne faut pas s’approcher. On coupe le moteur et on attend alors que le petit se réveille et se lève, ce qui fait bouger la mère et libère la piste. Deuxième scène un peu plus loin : alors que je « jaugeais » un éléphant qui mangeait au bord de la piste pour savoir si je pouvais passer, je ne remarque pas un autre qui avance à grand pas et s’arrête au pied d’un palmier devant la voiture. Il reste immobile quelques secondes et tout à coup, donne 2 violents coups de tête dans le tronc pour tenter de le casser puis repart comme si de rien n’était. Je ne m’y attendais pas et trouve la scène particulièrement drôle. Nous continuons la piste et passons 2nd et 1st bridges, plus faciles à franchir et nous allons explorer la région de Bodumatau. C’est de nouveau très inondé mais nous y verrons de grands troupeaux de gnous, impalas, zèbres, damalisques sassaby et éléphants. Les zones où sont passés les troupeaux d’éléphants sont bien ravagés, c’est assez impressionnant à voir et inquiétant à la fois. On se demande ce qu’il se passerait si on se retrouvait au beau milieu du passage d’un de ces troupeaux. Les hippopotames sont également en nombre et nous verrons quelques bucorves. Ce sera la partie de Moremi où nous verrons le plus d’animaux…mais toujours aucun gros chat !

En fin d’après midi, il est grand temps de retourner vers South Gate puis Maun que nous atteindrons seulement la nuit tombée. Nous dormirons à Audi Camp (www.okavangocamp.com). La déco des blocs sanitaires est particulièrement réussie mais les emplacements ne sont pas très jolis et assez petits. On est un peu entassés d’autant plus qu’il est bien complet.

Vendredi 27 Août

Notre voyage au Botswana touche bientôt à sa fin et c’est un peu triste que nous quittons la région du delta de l’Okavango pour rejoindre la Namibie et notre dernière étape avant le retour en France. La route de Maun jusqu’au poste de frontière de Mamuno est goudronnée sur tout le trajet, très roulante mais particulièrement longue et monotone même si les paysages changent une fois de plus à l’approche du Kalahari. La ville de Ghanzi à l’air bien propre et moderne mais nous ne ferons que la traverser. Le passage de la douane se fait très facilement et peu après, nous quittons la route principale pour nous arrêter au Zelda Game & Guestfarm où nous passerons la nuit (www.zeldaguestfarm.com). Pour la dernière nuit, nous avions réservé une chambre pour nous relaxer et préparer toutes nos affaires pour le grand départ le lendemain. Nous avons droit à un magnifique bungalow très spacieux. L’accueil est très chaleureux avec petit cocktail de bienvenue.

Il y a beaucoup d’oiseaux autour du petit point d’eau aménagé et la ferme contient de nombreux enclos avec animaux d’élevage et divers animaux sauvages dont des porcs-épic, guépards et 1 léopard. Ils ont également une réserve privée où nous comptions bien faire un game drive pour notre dernier étant donné que nous étions arrivé en début d’après-midi mais nous apprenons qu’elle est fermée aux visiteurs…car il y a des chasseurs. Déception! Nous n’avions pas bien lu mais cette ferme fait également réserve de chasse et dans l’hôtel et les chambres, les livres d’or et magazines sont consacrés à la chasse et aux trophées ! En tant qu’amoureux de la vie sauvage et après avoir visité tous ces parcs animaliers, cela fait mal au cœur. Attention donc si vous réservez à cet endroit, autant être prévenu.

Nous patientons donc une bonne partie de l’après midi dans l’affut aménagé non loin des bungalows en bordure de la réserve. Nous y verrons quelques kudus, élands et nyalas mais les grillages empêchent de prendre des photos « nature ». Au point d’eau, nous observons de nombreux crapauds chanteurs et des oiseaux dont quelques pics. Le soir, nous assistons au repas des guépards et du léopard. Cela fait très zoo mais ce seront les seuls guépards vus pendant ce voyage.

Nous dinons au restaurant qui propose un buffet très copieux et savoureux.

Samedi 28 Aôut

Pour une fois, nous ne nous levons pas très tôt : on a du temps. 3 heures de route suffisent en roulant tranquillement pour rejoindre Windhoek via Gobabis sur la route B6. Nous prenons notre dernier piquenique aux portes du Daan Viljoen Game Park, histoire de profiter une dernière fois des jolis paysages montagneux, puis nous retournons chez African Tracks pour rendre notre 4x4. Le compteur indique que nous avons parcouru 7750km pendant ce voyage ! Le contrôle de l’état du véhicule se fera très rapidement, tant mieux : ils ne sont pas trop tatillons sur les éraflures faites pendant le voyage. Nous leur expliquons par ailleurs nos déboires survenus au Zimbabwe et à Moremi et ce qu’on a dû payer pour le véhicule. Ils nous rembourserons le tout en recréditant notre carte bleue. Au global, nous n’avons donc pas à nous plaindre de la prestation de ce loueur.

Leur navette nous remmène à l’aéroport où nous prenons l’avion pour rentrer en France via Cape Town et Amsterdam. Aucun problème de retard, connexion manquée ou bagage perdu pour le retour.

Mes coups de cœur

- Les paysages grandioses de Namibie

- Sites : Dead Vlei ; Sandwich Harbour ; Epupa Falls ; Halali water hole; Okavango (région de Mahango/Panhandle) ; les chutes Victoria ; Chobe River Front

- Camping: Spitzkoppe; Epupa Falls; Hobatere; Ihaha, Xakanaxa

Mes déceptions

- Ne pas avoir vu les éléphants du désert

- La faible densité de la faune à Moremi (bien inondé cette année)

A éviter (d’après moi)

- Petrified Forest Parc près de Twyfelfontein

- Victoria Falls restcamp

Quelques conseils qui nous auront été très utiles

- prendre des sacs poubelles pour envelopper les sacs de voyage et les protéger de la poussière extra-fine qui s’infiltre dans le coffre. Un truc : ouvrir les fenêtres latérales du coffre, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer

- crème hydratante pour visage et stick à lèvres

- adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigare, voire un doubleur ou un tripleur

- lampe frontale pour le camping, indispensable

- GPS équipé des cartes T4A très complètes et faciles à télécharger (www.tracks4africa.com). C’est très utile pour les parcs au Botswana, un peu moins pour la Namibie.

- prendre des rands aux distributeurs de cash aux aéroports SudAf si vous y faites escale

- penser à regarder où vous avez des barrières vétérinaires à traverser quand vous faites vos provisions afin de ne pas vous faire confisquer vos denrées fraiches (viande, lait…)

Budget (28 jours pour 2 personnes) :

- Trajet avion (KLM et Air Namibia): 2200€

- Location du 4x4 (rachat de franchise à 4000N$ + assurance pneu / bris de glace) : 26300 N$

- Hébergement : ~1300€

- Nourriture : ~700€

- Divers (excursions, essence, entrées parcs) : ~2100€
Open
Géonautes en Afrique Australe: 5000 kilomètres, 5 semaines, 4 aventuriers et un camping-car (Namibie et Botswana)
Avec nos enfants de 10 et 8 ans, cet été nous sommes partis à la découverte de la Namibie et du Botswana, à la recherche des grands espaces que nous aimons tant et des animaux de la savane. Nostalgiques d'un précédent long voyage en camping-car en Amérique du Sud, nous avons décidé d'en louer un à Windhoek pour ces cinq semaines. Tous les détails pratiques de ce voyage font l'objet d'un autre post assez exhaustif, que vous pouvez lire ici:

http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/

Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.

Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:



Bonne évasion et bonne lecture!

Première partie: de Windhoek à Sesriem

lundi 28 juillet

Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.

Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!

Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.

C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.

La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.

Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.

Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.

Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.



La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.

Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.



Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.

mardi 29 juillet

Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...



Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".

On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.

Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!



Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.

La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.



Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.



Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!

Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.



En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...



Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!

Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!

La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.

mercredi 30 juillet

Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.





Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...



Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.





Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!



Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.





Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!

Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.



De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.



En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!



A très bientôt pour la suite du récit!
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Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle
Bonjour,

Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.

Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.

J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.

Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.

Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !



Namibrand Tok Tokkie Trail

Richtersveld, Richtersberg Camp



Augrabies Falls NP

Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.

Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !

En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.

Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :

24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
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Itinéraire en Namibie avril-mai en 4x4
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple de 25 ans et nous souhaitons découvrir la Namibie pendant 15 jours fin avril-mai 2015. Nous voyagerons en 4x4 avec tente sur le toit, nous prevoyons de dormir principalement en camping avec quelques nuits en lodge.

Nous avons réfléchi à un itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis sur ce dernier. Merci beaucoup par avance,

Guillaume

Jour 1: Windhoek - Découverte de la ville. Nuit à Windhoek

Jour 3: Waterberg - Départ pour Waterberg plateau et sur la route visite de la Phillips Cave et des empreintes de dinosaures. Nuit à Waterberg

Jour 4: Waterberg - Safari a Waterberg. Nuit à Waterberg

Jour 5: Otjiwarongo - départ pour Otjiwarongo. Balade dans la réserve de guépards et de léopards. Nuit à Otjiwarongo

Jour 6: Etosha - Depart pour Etosha et nuit à Etosha

Jour 7: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha

Jour 8: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha

Jour 9: Twyfelfontein - Départ pour Twyfelfontein et visite de la forêt pétrifiée, du gouffre de Wondergat et de Brandberg. Nuit à Mowani

Jour 10: Twyfelfontein - Safari. Visite des environs et nuit à Mowani.

Jour 12: Swakopmund - Départ pour Swakopmund et visite des environs. Nuit à Swakopmund.

Jour 13: Sossusvlei - Suite de la route jusqu'à Sossusvlei et nuit à Sesriem en camping

Jour 14: Sossusvlei - Visite des environs à Sossusvlei et nuit à Sesriem

Jour 15: Mariental - Départ et nuit à Mariental

Jour 16: Mariental - Visite de Mariental et départ pour Windhoek. Nuit à Windhoek

Jour 17: depart pour Paris
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Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2)
Ah, l’Afrique ! suite et fin



Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

Etosha: Balade en eau mineure.

La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.

Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.



Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).



Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.



- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.



Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.



Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.



L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.



La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.

Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …





Celui-là, l'a échappé belle!

Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.



Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.





Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.







Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.







Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !



A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour. Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques. Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.









En route pour la bande de Caprivi

La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.





Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).

La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.

Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.



Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.



La bande de Caprivi et l’Okavango

Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos. Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls. L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ? Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana). Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre). Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »



Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.





Martin pêcheur malachite Guêpiers à front blanc

Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !



Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !

La réserve de Mahango : petite mais costaud

Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.



Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.



Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …



Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !



Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.



Le camp Kwando

Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.



Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.



Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.



Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…

Les enfants puisent de l'eau devant l'école

Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier

Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !







Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché

A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :

éléphants à tribord prenant leur bain,



crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux





- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,





buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.





Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.





Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.



Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.



Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !



Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.

Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune

En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !



Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.

Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.



S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).



Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.







A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.





Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).

Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine

Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.



Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.

Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.

Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !

Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.







Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.





L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.

Camping de Ihaha

Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.



Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?



Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !

Chobé, Savuti : que le monde est petit !

Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.



Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.





Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.



Un aigle martial trône à côté des vautours.







Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !



La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.



« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.



Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !



Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.



Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?



Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?



Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil. A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!



Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.





Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »



Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.

Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.







Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.

Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.



Sans commentaire!!!

Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit

Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.

Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.



Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !

C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.

Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…



Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.







C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.

Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.



La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.

Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée

800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …



Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.

Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.

Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.

Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire

1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion

TOTAL : 6850 kilomètres

Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais

Nos campings préférés :

Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana

En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.

A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.

Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir

En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
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4 semaines en Afrique Australe: de Windhoek à Cape Town par le chemin des écoliers
Bonjour,

Absent de VF ces derniers mois je me rattrape aujourd’hui en vous proposant un carnet de notre voyage en Namibie+AdS qui s’est déroulé l’été dernier.

J’avais ouvert un post sur ce voyage l’an dernier : voyageforum.com/...e-ete-2015-d6875785/

Sinon pour rappel, nous sommes partis à 4 : papa (moi), maman (E) et nos 2 garçons de 10 (T) et 12 ans (P)

Nous avons parcouru près de 5000 km en 4x4 avec tentes sur le toit, de Windhoek à Cape Town en suivant cet itinéraire :

Nous avons opté pour l’option TO afin de réserver nos hébergements, notre véhicule et quelques activités et je ne regrette pas ce choix car il a été efficace et réactif. Il s’agit de Tourmaline pour ne pas le nommer.

Je tiens aussi, avant de démarrer ce carnet, à remercier toutes celles et ceux sur VF qui m’ont aidé de prêt ou de loin, par leurs conseils, leurs remarques et autres suggestions, à faire de ce voyage une vraie réussite. 🙂

Je ne sais pas encore vraiment comment sera structuré ce carnet. Disons que ce sera au feeling. J’improviserai au fil des pages. Je m’aiderai aussi des notes que j’ai prises chaque jour (ou presque 😊). Je compte mettre des photos bien sûr pour donner envie à ceux qui me liront de partir (ou de repartir) et donner quelques infos qui pourraient être utiles à d’autres.

Sachez toutefois qu’il y aura :

De l’action

Des cascades

Du suspens

De la tension

Des drames

Des ambiances western

De la science-fiction

Du fantastique

Des effets spéciaux

De l’aventure

Mais aussi du romantisme

De l’émotion

De l’humour

De la magie

De la culture

Du rêve

…Et même des beuveries

Et du sexe !

Cette brève introduction faite vous pouvez prendre place le safari commence... 😎
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Carnet de route Namibie juillet-août 2011
Salut, plutôt qu'un carnet de routes, voici quelques lignes sur notre séjour écrites au jour le jour, sans aucun recul. A la fin je dresse un petit bilan à chaud. Il n'y a pas de photos (je filme). Sur mon site il y a plus de choses et notamment des photos, c'est ici. L'équipe : 7 personnes (4 adultes, 3 ados), deux 4*4. Dates : 19/07 au 09/08 Un grand merci à Vinnylove, Pierre 77, Fred XIII et aux autres qui m'ont aidé à construire ce projet.

Le carnet:

J1 :

Départ de Lyon pour Francfort avec Lufhtansa puis vol sur Windhoek avec Air Namibia. L'enregistrement des bagages malgré deux compagnies différentes a pu se faire à Lyon jusqu'au terminus sans avoir à les reprendre à Francfort. Cela paraît idiot, mais quand l'avion a du retard au départ, et cela a été le cas (je les collectionne les retards d'avion), cela évite de courir durant le transit.. Apparement ce n'est pas systématique, cela dépend de la personne au comptoir d'enregistrement du départ.

Vol sans soucis .

J2:

Arrivée à Windhoek. Un chauffeur de Camping Car Hire nous attend. La prise de possession de véhicule est longue car nous vérifions tout, mais aucun souci. En route vers le premier supermarché juste à côté. On trouve tout sauf un adaptateur avec une prise de terre. Je ne sais pas si cela existe du coup. Finalement avec un peu de bricolage on arrive à faire quelque chose qui va permettre de charger tout le matos.

On se fait à la conduite à gauche peu à peu. Direction le sud avec comme but Bagatelle Lodge dans le Kalahari. On arrive pour le game drive de 15h organisé par le lodge. C'est super, cela vaut le coup car cela permet de voir comment procède un guide pour pister des animaux et en plus c'est une bonne entrée en matière avec le règne animal. Le repas est bon et les chambres sont excellentes surtout après une nuit blanche en avion; On tombe comme des masses.

J3:

Nuit à Bagatelle Kalahari Game Ranch : Extraordinaire !

La nuit a vraiment été bonne. Un copieux petit déjeuner, un petit tour vers les guépards de la Cheetah Foundation (bof!) et c'est la route vers Mariental. Beaucoup d'arrêts photos au gré des rencontres animales. La route vers Maltahohe est assez monotone. Je pense que c'est encore plus droit qu'aux USA. Un arrêt à Maltahohe pour faire trois courses, et un premier choc culurel. On prend vite conscience de l'écart qui nous sépare. C'est une sacrée remise en question sur soi.

Route ensuite vers les montagnes Tsaris, avec encore pas mal d'arrêts pour des animaux ( des nouveaux). Arrivée au Zebra River Lodge. Très bon accueil, une petite promenade avec encore des observations d'antilopes. Un apéro, puis le repas dehors près du feu, en compagnie de nos hôtes. C'est sympa, c'est vraiment les vacances

J4:

Nuit à Zebra River Lodge : Le lieu est sympa, mais il nous paraît avoir une atmosphère d'apartheid au niveau des relations entre les propriétaires et les employés qui nous met mal à l'aise. Donc nous avons un sentiment mitigé sur le lieu.

Il était prévu le matin de faire l'Olive Trail, mais nous devons être trop cool, car il nous semble que les temps de route annoncés par Google Map sont trop courts par rapport à notre façon de vivre le voyage!!! Du coup, nous faisons une promenade dans les Tsaris Mountains, d'environ 2 heures, magnifique, et cela nous permet de gagner un peu de temps sur la suite du programme. Route vers Sesriem, et là encore on met plus de temps que prévu. Ce n'est pas grave, car on se régale. Arrivée au camping à l'intérieur du parc, achat du ticket d'entrée, pour une nuit, et donc cela va nous permettre de visiter aujourd'hui et demain. Ensuite, route vers Sesriem Canyon. C'est assez sympa, c'est frais, et nous ne sommes pas nombreux. Ensuite nous choisissons d'aller voir le coucher de soleil, sur la dune Elim, d'après ce que ce qui était dit, était assez simple !!! Mauvaise pioche, car surement que nous sommes partis un peu tard, mais le soleil se couchait plus vite, que ce que nous marchions. Au bout d'un moment, voyant que nous n'arriverions pas à voir ce satané coucher de soleil, nous nous sommes arrêtés, et en bon français que nous sommes, avons sortis l'apéro de nos sacs, et avons trinqué sur cette dune qui s'était refusé à nous. Cela reste, ma foi, un bon souvenir. La descente, tout droit dans la dune a été très sympa. Ensuite, rapidement, nous avons rejoint notre campement, et pour la première fois avons monté les tentes. Bon, il faisait nuit, et on n'a pas été les meilleurs, mais enfin on y est arrivés. Au départ, j'avais promis un resto avec un buffet plein de viandes, mais oubli du nom du dit resto( Sossusvlei Lodge, juste à côté du camping à pied, mais à l'extérieur du parc) et on s'est retrouvé au restaurant du camping. Finalement pas si mal, mais un temps d'attente qui dépasse les records établis. Ensuite direction les tentes pour un premier dodo en camping ( je rappelle que c'est une première pour nous!!!)

J5 :

Nuit à Sesriem Campsite : Difficile de donner un avis objectif sur ce camping, car cela a été nuit blanche. Qu'il est dur de changer certaines habitudes !!!!!

Du coup, à 5h47, la grille du parc était franchie et fissa vers la dune 45. On était parmi les premiers un peu involontairement !! Une escalade assez rapide du tas de sable (aurait dit ma fille) et le spectacle commença. Waouh les changements de couleurs ! La descente n'est pas mal non plus. Chacun son style (tout droit, avec un planté de bâton, en roulé-boulé, sauts de cabri, etc …), mais en tout cas il ne faut pas hésiter. Le petit déjeuner au pied de la dune n'est pas mal du tout.

Route ensuite vers Sossusvlei et Dead Vlei et le fameux passage en 4x4. Encore une première pour moi! Au gré des rencontres, chacun m'avait donné son avis, dégonfler les pneus, faire ci, faire ça. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vaincu. Ce n'est pas la mer à boire, je ne me permettrai pas de donner un conseil technique, mais par contre il ne faut pas hésiter. ( le retour a d'ailleurs été encore plus simple). Marche ensuite vers Dead Vlei et là, le choc. C'est splendide. A l'origine du voyage, je voulais voir les dunes les plus hautes du monde. SERVI ! Je crois que je n'ai pas assez de vocabulaire pour décrire les lieux. Tout le monde est conquis. Le fait de commencer tôt permet d'éviter la chaleur, car cela tape très vite. Le retour vers Sesriem permet d'admirer le paysage avec des couleurs différentes et de faire quelques arrêts photos, dont la classique de l'oryx devant une dune. Route vers Camp Gecko, avec la pause à Solitaire. Du classique apparemment au vu des carnets de voyage, mais c'est sympa.

Installation du campement à Eagle Tent avec une vue du tonnerre de feu. Toilettes ouvertes sur la savane ainsi que la salle de bain. Il faut demander cet emplacement. Après un barbecue de qualité, en avant pour une deuxième nuit en camping. J'ai aperçu gorgui 78 et sa famille, mais pas assez de temps pour faire connaissance en direct live.

J6:

Nuit donc Camp Gecko; Cadre fantastique, mais c'est dur de dormir en camping !! On ne peut pas dire que l'accueil de Heidi ait été très amical. Au vu des carnets de route précédents, je m'attendais à mieux. C'était client/affaire: rien à redire mais sans plus !!

Route vers Walvis Bay, très très longue et monotone, si ce n'est une crevaison au Tropique du Capricorne (au moins c'est original). Arrivée dans la station balnéaire et promenade le long de la lagune. De très belles villas, mais point de flamands roses, dommage.

Repas au resto Lyon des sables tenus par des français, dont le chef vient d'être élu meilleur cuisinier de Namibie. Très grande qualité, à un prix normal. Nous avons ensuite beaucoup discuté avec lui et c'est vraiment un passionné.

Retour au lodge et dodo (avant un peu d'internet, c'est si rare)

J7:

Très bonne nuit à Lagoon Lodge, établissement tenu par des lyonnais. Ils sont super sympas, content de rendre service( Wilfried s'est chargé de ma roue crevée et tout et tout). C'est vraiment une excellente adresse, dans un cadre magnifique au bord de la lagune. Je recommande.

Aujourd'hui c'est une journée excursion croisière d'observation des mammifères et 4x4 dans les dunes de Sandwich Harbour.

Situé à 3 min du lodge, la société Mola Mola nous prend en charge, avec tout d'abord le spectacle de l'otarie qui monte à bord du bateau, puis c'est « la route » vers les dauphins. Il y en a un certain nombre qui nagent autour de nous pendant longtemps. Ma femme est ravie, ces bestioles sont vraiment son truc . Ensuite navigation vers Pelican Point et l'observation d'une immense colonie d'otaries. Cela sent pas mal, j'imagine donc à Skeleton Coast ! Au gré des flots nous voyons d'autres bestioles, dont beaucoup d'osieaux.Toutes ces observations d'animaux sont décrites par notre commandant de bord avec moultes explications sur leur mode de vie. Une de notre groupe parlant excellement l'anglais, c'est très instructif, sans avoir à forcer !!!

Le bateau nous dépose ensuite sur un ponton où nous attend Nico, son pote et les deux 4x4 pour la suite des aventures. A la première impression, je me dis, que ces gars là doivent complètement fous (dans le bon sens du terme) et qu'on va passer une journée d'enfer. La suite va me donner raison. Après une longue route au bord de la mer, avec plein de squelettes d'otaries mangées ou non par les chacals, après une observation de flamants roses, c'est un arrêt au point de départ de la piste entre dunes et mer, là ou les dunes géantes se jettent dans l'océan. Pas possible de passer aujourd'hui, mer trop haute, du coup Nico nous dit qu'on va observer par en haut. Là la folie commence, il se met à accélérer vers les dunes, les prendre de face, nous les faire descendre à toute allure, les sauter, tout un tas de trucs qu'on voit à la télé mais qu'on sait même pas que c'est possible. Un vrai fou !! Il nous dit que c'est son bureau ( le plus grand du monde), je pense plutôt que c'est vraiment son terrain de jeu. Après plusieurs moments d'émotion, il nous amène au lieu d'observation de Sandwich Harbour, et là c'est un autre choc. P..... que c'est beau ! Les dunes, l'océan, je ne m'en lasse pas. Ensuite re gymkhana dans les dunes pour se retrouver dans un endroit complètement désert, avec des dunes à perte de vue sur 360 °, le désert dont je rêvais. Là en 3 temps, 3 mouvements, il nous sortent tables chaises, champagne, huitres et diverses salades pour un repas dans un cadre d'une beauté sans nom. Boire une coupe de champagne sud af en plein milieu du désert …..ça fait quelque chose. On a presque envie de faire la sieste, mais on n'a pas le temps car Nico nous promène une nouvelle fois dans les dunes avec son style de conduite … un peu particulier. Tout au long de ce périple et sur le chemin du retour, nous observons plein d'animaux ( chacals, springboks, autruche, etc …) Comment vivent-ils dans ce désert ???? Mystère. Le retour passe par les marais salants de la plus grosse production d'Afrique.

Conclusion : Une chouette excursion, bien dans ce que nous recherchions.

Route ensuite vers Swakopmund après avoir récupéré ma roue au lodge. Wilfried s'est chargé de tout. Arrivée dans notre nouvelle pension, Cornerstone House est son nom. Nos amis sont logés un peu plus loin et le patron leur dit « Pas de soucis, vous allez faire waouh en voyant le lieu » Cela même été triple waouh. Un appartement de 80m² minimum, avec trois chambres, salon, salle à manger, bar, cuisine équipée, etc... On aurait pu tous tenir ici !!! Tous les matériaux utilisés sont d'un luxe incroyable. Qu'il est bon l'apéro que nous prenons avant d'aller au resto tout proche. Il s'appelle, La Jetée, se trouve au fond d'une jetée (!) en bois et sert beaucoup de sushis, tapas ou des poissons divers et variés. Une nouvelle fois, c'est très bon et peu onéreux dans un cadre splendide.

Retour au lodge, un peu d'internet avant longtemps et dodo.

J8:

Nuit à Cornerstone House : très bien aveec un accueil très chaleureux.

Avant de partir pour 7 nuits en camping, passage obligé au supermarché, puis petit tour de ville .Beaucoup de maisons dans le style allemand, mais avec le désert de dunes à côté. Quelques achats souvenirs et c'est la route vers le massif de Spitzkoppe. L'accueil au camping est simple, mais amical. Notre emplacement ? Il faut circuler dans le parc et choisir un coin qui va bien. C'est ce que l'on, fait et une fois les tentes montées, une promenade dans la savane et aussi sur les fameux rochers. Une nouvelle fois le cadre est somptueux, on est les rois du monde. Un apéro, un beau barbecue et un café auprès du feu afin d'observer les étoiles et surtout la voie lactée dont le nom prend tout son sens. Une bête, probablement un chacal rodant autour de nous, on va se coucher, bien qu'il soit encore tôt enfaisant bien attention de ne rien laisse trainer comme nourriture.

J9:

Nuit à Spitzkoppe Camp : C'est du camping très spartiate, car pas de commodités, pas d'eau, pas de douches. On le savait, on n'a pas été surpris. Rendez-vous avait été pris avec un guide local pour faire la visite du Bushman Paradise. Cele$a commence par une ascension d'un rocher à l'aide chaînes, puis c'est l'arrivée sur un joli site très riche en végétation, avec quelques peintures rupestres, et quelques animaux, dont des léopards qui ne sortent que la nuit. Profitant des connaissances de notre guide, je lui narre notre coucher un peu rapide de la veille, et il me répond :»Ici il n'a pas de chacal, c'était un léopard, prés de votre emplacement, c'est souvent» Gloups !!! Nous étions au numéro 1.

La visite se poursuit avec l'arche du parc qui n'est pas s'en rappeler Moab aux USA.

Bien entendu cette visite peut se faire sans guide, mais deux raisons encouragent à en prendre un. La première est sa connaissance du peuple Bushman, toutes ses explications sur les plantes, les racines, etc ...étaient intêréssantes et ne se voient pas sur les livres et la deuxième est que l'argent va à la communauté du village.

Route ensuite vers Twylfelfontein, avec un détour car une route est coupée à cause de l'eau (il a beaucoup plu cette année en Namibie) Durant notre pause repas, juste après Uis, à l'ombre d'un des seuls grands arbres rencontrés, nous étions à proximité d'un des petits stands qui jalonnent la route et dans lesquels des femmes vendent différents colliers. Nous voyant nous installer, avec tables, chaises, assiettes etc …, elles se sont mises à venir vers nous avec plein d'enfants. Malaise de notre part, ne voulant pas nous étaler devant eux, mais ne voulant pas non plus être ennuyés. Arrivés à une vingtaine de mètres de notre bazar, elles ont commencé à installer un stand avec toutes leurs babioles, sans rien demander avec aucune « agressivité commerciale » rencontrée dans d'autres pays. Bien entendu, nous sommes allés voir le stand, avons acheté, mais aussi avons pal discuté. Du coup, notre légère crainte d'une vente forcée, s'est transformée en un moment d'échange entre deux mondes complètement différents. Ces personnes avaient la classe !

Après un peu de route, arrivée sur le site rupestre de Twylfelfontein, où la visite se fait sous la conduite d'un guide. J'avais lu que c'était un peu la loterie sur le guide à cet endroit. PERDU! Elle s'appelait Annie, et elle avait un enthousiasme fou !!!!!! Au début de la visite, elle nous demanda quel circuit on voulait faire, celui de 30 ou celui de 45 minutes. Lorsque nous répondîmes celui de 45, un gros soupir de désappointement se fit entendre. Le lieu est superbe, Annie nous a récité sa leçon (certains guides accompagnant d'autres touristes donnaient l'impression de vivre à fond le truc), nous avons pris plein de photos, mais avons eu un sentiment d'inachevé. Heureusement que notre guide du matin était passionnant, car ses explications sur les bushman nous ont servi dans ce lieu. Un petit détour vers les orgues basaltiques, mais cela ne vaut pas tripette pour moi.

Route vers notre prochain lieu de dodo.

C'est un camping, très propre, très style européen ( les emplacements sont proches les uns des autres) avec des douches chaudes YES!!!

Nous battons notre record d'installation.3/4 d'heure pour monter les 4 tentes, prendre 7 douches, dresser la table, faire le feu. Du coup l'apéro commence plus tôt !!

Moins d'étoiles ce soir, un café au bar du camping et dodo

J10:

Nuit à Xaragu: C'est toujours du camping, même si on commence à s'habituer. Départ vers Khorixas, pour aller visiter la forêt pétrifiée, pour ensuite revenir sur nos pas, pour prendre la direction de Sesfontein. De Xaragu à la forêt pétrifiée est annoncée 30 km, or au bout de 12 km, un panneau annonce «forêt pétrifiée»/. Hésitation puis on continue, heureusement car tout le long de la route, on trouve de tels panneaux. Surement, ils doivent un morceau d'arbre pétrifié, et c'est devenu une forêt...La visite du site est guidée, concise mais cela va droit au but, donc cela va. Route ensuite vers Sesfontein, qui aurait du être relativement rapide, mais du fait des récentes et abondantes pluies, c'est très mauvais. De plus aucun animal jusqu'à Palmwag et sa barrière sanitaire. Aucun souci dans le sens Sud/Nord. La route est sympa ensuite, on aperçoit de loin des girafes, des zèbres. Un arrêt pique nique au milieu de nulle part et c'est attablé, que devant nous des zèbres font leur toilette dans le sable, que trois hyènes tachetées passent tranquillement et diverses antilopes rajoutent leur touche à ce fantastique tableau. Un but de route plus loin, c'est un troupeau de zèbres qui me barre la route et enfin à l'arrêt suivant ce sont des girafes qui nous attendent. Là il est décidé d'aller à leur rencontre, et donc nous voilà tous les sept en chemin dans la savane vers ces géantes. Nous avons pu bien nous approcher, et c'est avec un sentiment d'aventurier style Alan Quatermain que nous regagnons nos 4x4. La route continue tranquillement, lorsque c'est la crevaison du deuxième 4x4. Changement de roue rapide, et juste avant de tourner pour prendre la direction du camping, on voit des pneus, et une baraque qui annonce à grand coup de références publicitaires, un réparateur de pneus. Pas de soucis, et la réparation, va être un moment fort. Il faut absolument crever au moins une fois pour voir comment cela se passe au niveau réparation. Quel spectacle ! Petit à petit tout le village est venu, ce qui a permis aux enfants de communiquer avec les petits. La roue réparée, nous sommes montés au camping, et les tentes installées, une promenade au bord de la rivière longeant le camping, nous a permis de rencontrer un namibien, qui était là pour aider au développement des entreprises du secteur local. Pour le moment il était sur le camping communautaire, mais un des objectifs était de persuader les habitants proches de faire de l'élevage non pour «leur survie», mais pour essayer de vendre a viande aux lodges proches. Cette rencontre nous a permis de voir que certains «africaners» avaient envie que leur pays se développe, cela nous a changé par rapport à d'autres rencontres. Apéro, barbecue et dodo : cela devient une routine.

J11:

Nuit à Khowarib Camp. Un vent de tempête nous a bien dérangé. Mon dos commence vraiment à souffrir.

Route ce matin vers Purros. On le sait, 100 km, 4h de route et 4x4 obligatoire. La route est horrible, d'abord des gros cailloux, puis du sable comme à Sossusvlei, puis une tôle ondulée qui nous assourdit, re du sable dans le lit d'une rivière et enfin c'est l'arrivée au Purros campsite. Une fois les formalités remplies, le game drive pour la traque des éléphants réservé, on nous montre l'emplacement et on nous décline toutes les attitudes à avoir en cas de rencontre fortuite avec les dits éléphants. L'ambiance est donnée. Au moins 2 sur 7 ont très très peur. Un peu de repos et c'est l'heure d'aller voir les bébêtes pour lesquelles on a fait tant de mauvaise route. A peine sorti du camping, c'est la rencontre avec les pachydermes. Emotion, peur lorsque l'un d'eux à chargé sur les 4x4, extase, tout a été bien lors de cette activité. C'est un plus à faire absolument. Retour au camp, montage des tentes, douches chaudes comme partout, barbecue et dodo. Nous sommes deux à espérer fortement la visite cette nuit des grosses bébêtes

J12 :

Nuit à Purros Campsite : Pas de visites nocturnes, tant pis ! Le dos commence vraiment à se faire sentir, malgré les anti-douleurs.

Un petit tour du village de Purros, à voir, puis re mauvaise route, qui passe plus vite car, à l'aller nous avions vu le long de la route officielle, des chemins officieux qui étant moins empruntés, n'avaient pas le désavantage d'être en tôle ondulée. Arrivés à Sesfontein, nous devions aller à Warmquelle, à la fameuse source d'eau chaude. Un petit souci nous fait poser des questions. Demain c'est dimanche et nous n'avons plus rien à manger. Est ce qu'à Opuwo, lieu de passage obligé pour Epupa il y aura quelque chose d'ouvert ? Remplir notre estomac étant une chose importante, par rapport à une éventuelle baignade nous décidons de modifier notre programme. On dormira à Opuwo. A route est bonne, le Joubert Pass est franchi sans aucun souci, et l'arrivée à Opuwo est marquée par quelques enfants qui se jettent presque sous les voitures pour quémander. Essence + courses dans une atmosphère typiquement africaine. On sent dans cette ville le mal être de certains. Les regards ne sont pas les mêmes qu'ailleurs, mais aucun sentiment d'insécurité. La recherche d'un camping s'avère très facile, puisque le premier fut le bon. (tout était au départ réservé, donc sauf celui là). Cette improvisation nous a donc permis de faire une petite entorse au programme (j'aime bien) et aussi d'avancer sur la route. Bonnes douches chaudes, apéro, barbecue et dodo ( c'est d'un classique!)

J13;

Nuit au Kunene Village Rest camp. Mis à part la musique d'un dancing (c'est le responsable du camping qui nous l'a dit puisqu'il y allait), en plus agréable, la nuit a été correcte. A priori, et pour en avoir discuté avec J2P de VF, notre choix a été très bon, car lui était au camping du lodge d'Opuwo et c'était très européen (côté négatif). De plus, en partant sur Epupa Falls le matin, Opuwo était dans une tempête de vent et donc de poussière terrible, et notre camping était super bien abrité, une bonne adresse donc. Direction Epupa Falls, donc, route agréable, bonne, avec sur la fin les premiers baobabs. L'arrivée sur Epupa est splendide. Installation sur notre emplacement de camping, au bord de la rivière, avec une vue splendide sur le site et les montagnes de l'Angola, qui me fait dire que les premiers arrivés dans un camping sont les mieux servis. Une promenade le long de la rivière en aval des chutes pour un feu d'artifice d'eau!!! ces chutes sont magnifiques, surprenantes et très photogéniques.. Retour au camp, barbecue et dodo :On sent les habitudes.

J14:

Nuit à Omarunga Campsite : D classique avec en bruit de fond et permanent les chutes. A ce propos, il y a 3 possibilités de campement à Epupa. La première dans l'ordre de proximité des chutes est le camping communautaire qui m'a l'air très bien, la deuxième Omarunga (je vais en reparler et le 3ème Epupa Campsite, plus loin, après le village d'Epupa, à un quart à pied des chutes qui a l'inconvénient d'être un peu éloigné des chutes, mais pas le bruit, mais plus proches des crocodiles.

Comme beaucoup, nous passons deux jours à Epupa et des activités sont proposées par le campsite. Elles sont hors de prix :

Promenade le long des chutes au coucher de soleil : 15 € par personne, alors que cela se fait tout seul sans aucun souci.

Game walk à la recherche des crocos : 30 € par pers, là aussi il suffit de marcher le long de la rive.

Visite de village Himba :39 € par pers ( on en a déjà parlé) !!!!!

Il est vrai qu'Epupa est éloigné de tout, mais pratiquer de tels tarifs me paraît un mauvais calcul

Du coup, nous choisissons d'aller traquer les crocos par nous même, en voyons un seul (des français qui avaient pris la visite avec le lodge en ont vu un seul aussi). Il semblerait que la rivière ne soit pas aussi infestée que cela des crocodiles. Quelques singes, une visite à l'épicerie et au bar du village (épique!) constituent la suite de notre matinée.

Après un moment de détente à la piscine, nous retournons à la chasse aux crocodiles, et en voyons un autre plus gros et plus proche de nous.

Ensuite re-promenade vers les chutes pour le coucher de soleil et c'est déjà la fin de journée.

Grâce à J2P rencontré sur le site, nous allons demain, visiter un village Himba avec un guide apparement super : ils étaient enchantés. On verra cela.

J15:

Deuxième nuit à Omarunga. Petit souci concernant ce campsite, les douches sont chauffées grâce à des panneaux solaires : bonne idée. Premier problème : ils sont situés à un endroit à l'ombre toute la journée : moins bon déjà et deuxièmement, le cumulus est de 300L. Il y a en moyenne 40 personnes qui campent, cela fait pas beaucoup d'eau chaude par personne. Donc voilà pour ce camping, qui ne nous aura pas plu énormément malgré son emplacement exceptionnel.

Ce matin, visite donc avec un guide d'un village Himba. Tout d'abord il faut passer à l'épicerie pour acheter des cadeaux nourrissants pour le village. Ensuite nous allons en auto avec le guide, celui ci nous présente au chef et nous explique toutes les fonctions des différentes parties du village. Il y a un sentiment bizarre qui nous envahit. On sent que les Himbas ont envie de communiquer avec nous, mais le problème de langue est difficile à surmonter. On arrive malgré tout à échanger, en parlant de nos familles respectives. Notre guide nous explique le rôle de chacun dans le village, les traditions et plein de choses intéressantes. Bien entendu une séance de maquillage est effectuée, pas trop quand même. On ne ressent pas trop le truc à touristes, car les Himbas posent quelques questions sur nous, veulent savoir des choses. Bien entendu, et c'est de bonne guerre, ils nous proposent quelques objets artisanaux et c'est le moment de se quitter. Notre guide nous propose de nous montrer une école primaire, ce que nous acceptons volontiers. L'accueil est très sympa, on discute très librement avec les enfants et l'instit. Beaucoup sont fiers de nous montrer leur cahier. Un vrai moment d'échange. Enfin avant de se quitter, notre guide nous montre un cimetière Himba et c'est fini ! Une visite à priori classique, mais vraiment enrichissante. Plein de questions nous viendront ensuite et nous n'avons pas fini de nous intéresser à cette culture si différente de nous. Route ensuite vers l'étape suivante, une nouvelle crevaison, mes pneus ne sont pas vraiment tops.

Arrivée au Kunene River Lodge. C'est un petit paradis, avec un confort que l'on n'avait pas eu pendant 7 nuits. De plus nous choisissons de faire la petite excursion en barque pour le coucher de soleil. Un must !!! Un guide très cultivé, très sympa avec des yeux qui détectent les animaux avant tout le monde. On était un peu déçu des crocodiles à Epupa, et bien là ce fut un festival, avec comme point d'orgue une femelle énorme couvant ses oeufs. Un fois, la rivière remontée, un apéro sur le bateau et notre skipper a fait demi tour et nous a laissé dériver au gré des courants avec comme seul bruit celui de la nature et face à nous un soleil qui se couchait doucement. Du pur bonheur. On enchaîne avec le repas et là aussi un délice, notamment une viande à tomber par terre.

Une vraie nuit dans un vrai lit!!!

J16:

Nuit donc au Kunene River Lodge : très bien même si l'accès sur les 5 derniers km est très très difficile.

Route vers Opuwo, pour des courses et un essai de réparation de pneu: impossible Kaput !

Route vers Kamanjab, goudronnée (cela fait du bien au dos), passage de la barrière sanitaire à 80 km au nord de Kamanjab: pas de soucis et arrivée dans la foulée à Kavita Lion Lodge. Pas le temps d'arriver, que l'on nous propose un game drive. Mon voucher indiquant FB: Full Board, soit les repas et activités, on fonce décidé à tout faire. Ce game drive a été décevant, peu d'animaux et surtout pas les fameux lions pour lesquels on avait choisi ce lodge. Une fois rentrés, nous avons la mauvaise nouvelle d'apprendre que pour le lodge activités était en fait une seule activité et que si l'on voulait voir les lions, il fallait payer. Après un petit moment de stupeur, et fort de ce qui était écrit sur notre programme et avec tout honnêteté, nous discutons avec le responsable du lodge, qui nous dit qu'il y a eu maldonne et que demain nous pourrons faire l'activité sans frais supplémentaire.

Repas sympa et dodo.

J17:

Nuit au Kavita Lion Lodge: Des chambres très spacieuse, un bon accueil.

Réveil matinal car visite aux lions. Cela commence par un cours sur les lions et les problèmes rencontrés avec ceux-ci. Notre guide est un ancien chasseur repenti, qui est devenu le grand maître de la protection des lions en Namibie. Son discours est passionnant et donne encore plus envie de les voir. Après x recommandations, un peu trop cérémoniales à mon goût, nous arrivons à un stand et découvrons les lions. C'est vrai ils sont près de nous, notre guide nous dit qu'ils sont sauvages, mais je ne peux m'empêcher de faire une comparaison avec un zoo. C'est donc un sentiment mi-figue mi-raisin que me laisse cette visite.

Route ensuite vers Kamanjab, ravitaillement au supermarché et ensuite direction Etosha, via les petites pistes et non par le goudron via Outijo. Arrivée sur Etosha, les formalités (il n'y a pas qu'en France que l'administration est pesante), installation au camping d'Okakuejo et route vers un point d'eau (Okondeka). Beaucoup de ruminants, vus de loin, mais rien d'exceptionnel. Retour au camping, et en fait le spectacle est au point d'eau: éléphants au coucher de soleil, rhinocéros ensuite, et autres bestioles se relaient pour notre plus grand plaisir.

Dodo plus tardif avec comme bruit de fond, les chacals qui se font un malin plaisir d'explorer les poubelles ( j'en suis sur, je les ai vu, il y en a plein)

J18:

Nuit à Okakuejo:si le point d'eau vaut le coup, le camping est le moins bon de tout ceux que nous avons fait. Les sanitaires ne sont pas vraiment propres, l'emplacement pour camper sont petits et il y a beaucoup de bruit, hormis les chacals, qui eux peuvent facilement s'emparer des poubelles (rien n'est fait contre).

Lever matinal pour essayer de voir quelques bébêtes. Hormis, ceux qui au fil sont devenus habituels (éléphants, zèbres, girafes, antilopes diverses), deux hyènes tachetées ouvrent le bal, ensuite une antilope inconnue au bataillon, des sortes de blaireau, bien mais rien d'exceptionnel. R<etour au camp vers 8h30 pour un copieux petit dej. Un tour au point d'eau où des centaines de zèbres sont là. Le nombre est vraiment impressionnant. Route vers différents point d'eau, avec comme objectif d'arriver vers 13h à Hallali. Peu de nouveaux animaux, si ce n'est un Bubale et une grosse émotion où sur une piste je me suis retrouvé non pas nez à nez, mais trompe à pare chocs avec un éléphant. Aucune agressivité chez lui, mais il a fallu reculer car il ne voulait pas varier sa route. On l'a vraiment vu de très près. Déjeuner au camping, un tour au point d'eau où un rhino a la bonne idée de passer. J'ai donc pu le filmer ce que je peux faire soir. Vers 16h30, je décide d'aller au point d'eau de Goas. Seul mon fils m'accompagne. On y arrive, se place face à deux éléphants pour une belle image dans le soleil couchant, quand on entend dans le bus de touristes à côté de nous : «lions» Effectivement un jeune lion est là. On prend le temps de le regarder, un deuxième arrive, re perte de temps, photo du coucher de soleil, quand je juge qu'il faut y aller. Je décide de rouler un peu vite, quand devant moi est arrêté le bus à touristes, car devant lui un énorme éléphant bloque la route. On attend et quand le pachyderme décide que l'on peut le doubler, le guide du car m'apostrophe et me dit de la suivre car elle vient de prévenir que l'on est en retard. Les 14 km de retour sont faits dans la nuit tombante, et c'est devant la grille fermée que nous arrivons au camp un peu penauds, mais hyper contents. Le temps de narrer notre histoire et nous retournons au point d'eau pour voir un léopard en train de chasser un lapin. C'est ce dernier qui a gagné !!!

Si on fait les comptes de la journée : hyène, éléphant, rhino, lion et léopard, le big five namibien est réalisé ( par rapport au célèbre Big Five africain, le buffle est remplacé par la hyène, à ce qu'il paraît dixit un namibien).

Dodo.

J19:

Nuit à Hallali : Du camping, moins de bruit que le précédent, un point d'eau tranquille,

Une nouvelle journée de safaris débutée par un petit matinal sans rien de transcendant (je deviens exigeant), Faut dire que maintenant c'est la recherche de fauves qui nous excite. Les paysages varient un peu, puisque nous nous dirigeons vers Namutoni, Le pan est plein d'eau, moi qui pensait voir des croutes de sel !!! On passe de points d'eau en points d'eau sans voir de fauves (grrr!!), mais par contre que de rencontres avec des éléphants. Déjeuner au camp et re-game drive en fin d'après midi, en faisant gaffe de rentrer à l'heure. Toujours pas de fauves. Une journée donc magnifique si on relativise, mais décevante dans notre recherche de fauves,

Dodo.

J20:

Nuit à Namutoni : Dernière nuit sous la tente. Les emplacements sont biens, il y a de l'herbe au sol, donc moins de poussière.

Un dernier game drive matinal: toujours pas de fauves, mais un rhinocéros nous fait ses adieux de façon magistrale. Route vers le sud, arrêt essence à Tsumeb (on peut payer par CB) et arrêt pour la dernière nuit à Epako. Un peu de repos, rangement des affaires, observation au point d'eau du lodge (deux rhinocéros blancs) et dernier game drive, celui organisé par le lodge. On pourrait dire que cela en fait un de plus, mais nous sommes seuls avec le guide et lui expliquons que nous avons vu beaucoup d'animaux, mais que l'on voudrait voir des plus originaux. A défaut de fauves (il y en a pas dans cette réserve privée), il nous trouve des waterbucks, des diks diks, un aigle martial parmi les animaux que nous n'avions pas vu, de loin on aperçoit des élans d'Afrique (immenses!!), Bien sur parmi les chouchous du parc se trouvent les rhinocéros et donc nous passons un agréable moment près d'un couple et de son bébé (celui-ci taitera sa mère). Enfin, et c'était pour faire plaisir à mon fils dont c'est l'animal favori, il y a un enclos avec des guépards et on assiste au repas des fauves. Bon, c'est touristique, mais enfin on les voit bien, c'est annoncé, il y a moins de cinéma qu'à Kavita, on ne nous fait pas croire que ceci ou cela. Tout le monde est content.

Un dernier coucher de soleil avec un verre de sangria et retour au lodge pour un très bon diner.

J21:

Nuit à Epako Game Lodge : Très bien, très bon accueil, site reposant. Oscar la girafe semi-apprivoisée vient nous rendre visite au matin. Le petit déjeuner est pantagruélique.

Route ensuite vers Okahandja et son marché artisanal de bois. C'est rigolo, on achète des petits trucs, les derniers cadeaux et route vers Windhoek et Camping Car Hire pour la restitution du véhicule (j'en parlerai plus tard), vol sans pb (enregistrement des bagages comme à l'aller) pour Francfort, puis pour Lyon. C'est fini.

Un petit bilan :

Un prestataire :

J'ai choisi de réserver à l'avance mes nuits. Pour cela j'ai utilisé les services de Bel Africa : Mon interlocuteur a été très efficace, de plus j'ai eu la chance de le rencontrer, puisqu'il n'habite pas trop loin de chez moi. Le contact a été très vite bon, ses conseils ont été précieux. Il m'a un peu modifié le parcours que j'avais fait au départ et cela à juste titre. Les réservations étaient Ok, le choix des lodges excellents. Petit bémol, dans le road book très largement détaillé, les temps de parcours (surement par google maps) étaient sous estimés au départ. Est-ce sa faute ? Je n'en suis pas certain puisqu'à la fin, nous les respections, mais je crois qu'au début d'un séjour en Namibie, pour des gens n'ayant jamais fait de pistes auparavant, on roule plus doucement, on s'arrête à la moindre bestiole. Ceci doit expliquer cela.

Le choix du couchage:

Nous avons très vite opté pour le mélange camping/lodge. Aucun spécialiste du camping, donc ce fut un peu difficile au début. Mais les arrivées au lodges étaient tellement agréables ... Si c'était à refaire, je crois que je mettrais des tentes au sol plutôt que sur le toit du 4*4. Je pense qu'il n'y a aucun risque et que l'on pourrait mettre un matelas plus épais et surtout, avec les tentes sur le toit, quand c'est monté on ne peut plus bouger !

Les hébergements:

Tous les campings choisis, à l'exception des trois d'Etosha avaient un caractère particulier, un petit côté exceptionnel. Vraiment pour cela je ne regrette pas mon choix de couchage en dépit de mon mal au dos.

Coup de coeur pour Camp Gecko, Spitzkoppe et Khowarib pour les sites exceptionnels.

Au niveau des lodges, c'était super. Coup de coeur pour le premier très "Out of Africa" Bagatelle kalahari et pour le dernier Epako très reposant.

Le 4*4 et le kit camping:

Bel Africa s'est chargé de la réservation auprès de Camping Car Hire. Je n'ai que ma propre expérience, je ne vais donc pas porter un jugement sur cette compagnie, mais il y a des choses à savoir.

Au niveau du kit camping: parfait, tout y est, il n'y a rien besoin de rajouter. Ce qui manque se trouve dans les campings.

Au niveau du véhicule: j'en ai parlé le long du carnet, les pneus de mon 4*4 n'étaient pas top, ça peut arriver. Par contre ce qu'il faut savoir et cela nous a fortement déplu, c'est qu'au départ on a beau être vigilant (avec une nuit passée en avion), ils essaient d'aller le plus vite possible pour faire l'état des lieux. J'ai du insister pour faire démonter mes deux tentes (mon pote n'a pu en faire démonter qu'une et comme par hasard, l'autre avait un souci de fermeture de moustiquaire). Par contre au retour l'état des lieux dure beaucoup plus longtemps. Ils mettent les véhicules sur un pont pour tout vérifier (je ne pense pas qu'au début ils l'auraient fait) et donc voient des choses qu'on ne peut contredire, mais dont on n'est pas sur que ce soit nous qui les ayons faites. Je ne crois pas en la malhonneté mais il faut le savoir. Une autre erreur que nous avons fait, sur les pneus, cela a été de regarder la structures, si la gomme n'était pas trop usée. Eux ont surtout regardé les flancs, sur l'extérieur et sur l'intérieur (chose que l'on ne peut pas faire sans mettre une voiture sur un pont). Bien entendu au vu de notre parcours, et au vu de l'état des pneus de mon 4*4, ils nous ont facturés quelques trucs. Sur les 12 pneus pour les deux véhicules (4 + 2 de secours), un seul était neuf au départ (une de mes roues de secours), je l'ai très vite utilisé, cela a été le seul à ne pas avoir de "reproches". Bizarre non ? En clair, si vous pouvez le faire, exigez des pneus neufs ou presques!!!

Nous avons pu malgré cela discuter, car il n'y avait pas d'agressivité mais cela marque quand même.

Le parcours :

TB, on s'en est mis plein les yeux

Sécurité, nourriture, santé:

Jamais senti un sentiment d'insécurité, même si certaines fois on se sentaient mal à l'aise, cela n'était pas par peur, mais plus parce qu'on ne se sentait pas forcément à notre place.

On a bien mangé, bien bu (les cubi de rouge sont biens), certaines fois c'était folklo de chercher à manger dans certains petites supérettes, mais sympa. La viande est très bonne et l'eau potable presque partout où on est passé excepté près de la rivière Kunene

Mis à part le mal au dos du un peu à des antécédents, beaucoup au camping et aux pistes, ras. Nous avions fait le choix de prendre de la Malarone, on s'est fait piquer par des petites bêtes, je ne pense pas que ce soit des moustiques (pas de bruit), mais aucun souci.

Les routes:

C'est parfois bien agréable de rouler sur du goudron, après il y a de tout, du sable, des rochers, du gravier et des trous. C'est une bonne expérience.

Points + et -:

Du négatif, je n'en vois pas. Des choses que l'on n'aurait pas fait exactement comme cela si on avait su oui, mais rien de négatif.

Du positif : L'articulation du voyage était bonne avec une première partie très paysage, une seconde très rencontre avec la population et une troisième très safari. D'ailleurs je conseille vraiment à tout le monde de tourner dans ce sens. Nous avons rencontré des gens qui tournaient dans l'autre sens et après une première semaine merveilleuse au niveau des animaux, ils étaient déçus d'en voir si peu, alors que de notre côté cela a été crecendo.

Après la Namibie est un pays merveilleux à découvrir absolument et qui ne laisse pas indifférent. Il y aura un avant et un après.

Les coups de coeur:

L'excursion dans les dunes de Sandwich Harbour

La rencontre avec les Himbas

La promenade en bateau au Kunene River Lodge

Les animaux avec toutes les émotions

et plein d 'autres choses.

En tout cas un fantastique voyage et je ne sais pas s'il y a un proverbe comme en Egypte (qui a bu de l'eau du Nil en reboira), mais j'ai envie de dire, qui a bu du vin en Namibie en reboira.😛

N'hésitez pas à me solliciter pour que je puisse vous apporter de l'aide même si elle sera modeste par rapport à d'autres spécialistes.
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L'Afrique Australe pour petit budget
Bonjour,

J’ai déjà visité plusieurs pays sur différents continents mais pas l’Afrique.

J’envisage de m’y rentre l’année prochaine et j’ai fait quelques recherches. Mon problème tient au budget. Je ne parle pas du prix du billet d’avion mais de la vie sur place. J’ai ciblé l’Afrique Australe, la Namibie, le Botswana et peut être l’Afrique du sud, sachant que ce dernier est peut-être le moins cher des 3 cités ?!.

Le plus économe est à priori de louer un véhicule si j’ai bien suivi … mais un 4*4 ou une voiture. Le meilleur choix qui apparait me semble être le 4*4 avec tente mais déjà je n’ai jamais conduit de 4*4 et en plus niveau budget c’est élevé, sachant que pour les nuits il faut aussi prendre un camping ? Le 4*4 me donnera plus de possibilité mais est-il indispensable.

J’ai surtout envie de voir des animaux mais surtout de beaux paysages et faire quelques treks.

J’ai l’habitude de voyager à la root et je me demandais si vous aviez des conseils pour réaliser ce voyage. J’ai moins de 1000 € pour un mois et je compte rester 1 mois et demi je pense. Avec un tel budget est-il préférable de prendre les moyens de transports locaux mais après de devoir être dépendants de « tour » pour visiter les lieux que je souhaite.

En bref l’Afrique Australe pour petit budget est-il possible ?

Je vous remercie de faire partager vos expériences.

Francois ps : si vous avez des blogs à faire partager ne pas hésiter
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Préparation voyage Namibie octobre 2015
Bonjour,

Je me lance à ouvrir ce post après avoir lu pas mal de choses sur VF et aussi y avoir posé des questions sur des posts ouverts par d'autres mais je crois qu'il ne faut pas abuser, les sujets des autres ne sont pas faits pour que moi j'y pose mes questions, alors voila. Présentation : couple de retraités ayant l'habitude de voyager en autonomie, amoureux du désert (et en ayant une certaine expérience) et animés par une très grande envie de voir des animaux ailleurs que dans des zoos européens, la Namibie nous a paru une bonne destination. Nous avons les billet d'avion (on en a parlé ici), le véhicule est réservé (on en a parlé là), nous serons 47 jours sur place, il nous faut bâtir un itinéraire et c'est là que les questions commencent. Nous avons bien sur repéré des lieux que nous aimerions visiter, maintenant il nous faut approfondir et nous ne trouvons pas toujours les informations sur la toile. Nous avons "le petit futé" 2015, les carnets de route Marcus sur l'Afrique australe, le guide JPM sur l'Afrique australe et je devrai recevoir très prochainement le guide T4A ; en cartographie : Afrique australe Reise au 1/2 500 00, Namibie T4A au 1/1 000 000, Namibie Huber. Nous pensons naviguer en 8 (non, pas 2 fois pliés en 4) : un 1er tour partant de Windhoek et circulant dans le sens anti horaire (Caprivi, Etosha, Epupa, Purros), retour à Windhoek, second tour au Sud dans le sens horaire (le Sud-Est, Fish River, Lüderitz, Swakopmund). Bien sur je ne cite pas tous les endroits où nous pensons aller, c'est juste pour donner une idée globale du parcours. Nous avons loué un véhicule avec tente de toit et nous n'envisageons pas d'aller en lodge, nous pensons ne fréquenter que des campements ou faire des bivouacs "sauvages". Aucune réservation n'est envisagée, nous voyageons beaucoup "au gré des rencontres", qu'elles soient humaines, animales ou paysagères, donc pas de timing contraignant (sauf l'avion de retour). Première question, j'ai vu (prépa de Madikéra), message 160 et suivants, que vous parliez de N° de routes et je ne les retrouve pas tous, j'en déduis que vous avez des cartes beaucoup plus précises que les miennes, d'ailleurs dans la suite 2 passages le long du Fish River Canyon sont évoqués et je n'en vois qu'un sur mes cartes. Alors, quelle carte utiliser pour avoir les détails concernant le Fish River Canyon ? Merci de m'avoir lu.
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Itinéraire de seize jours en Namibie au mois d'août 2012
Bonjour,

Nous serons en Namibie du 15 au 30 AOUT 2012 (billets déjà en poche) et nous finalisons notre circuit en 4x4 avec tente sur le toit.

Nous aimerions vos conseils et avis sur notre itinéraire, notamment la possible difficulté au niveau des distances, car nous avons bien du mal à faire un choix entre Epupa et Fish River, et notre idée actuelle est d'arriver à allier les deux. Nous avons vu qu'il y a quelques spécialistes de la Namibie sur ce forum, et nous serions très heureux de recueillir vos conseils.

15 aout : Atterissage Windhoek 6h du matin, récupération bagages et voitures, courses et départ pour le Waterberg (4h de route), arrivée vers 16h 16 aout : Randonnée le matin dans le Waterberg puis route vers Etosha Namutoni (4h), arrivée vers 16h 17 aout: Safari matinal, traversée du parc vers Okaukuejo et safari nocturne 18 aout : matinée à Etosha puis route vers Kamanjab (3h) pour y arriver vers 16h. Question : Nous nous demandions notamment si au lieu de prendre la route classique, nous ne pouvions pas rallier Kamanjab en traversant Etosha vers l'entrée de Dolomite (durée, intérêt ?) ou alors inverser les étapes Okaukuejo et Namutoni et rallier directement Epupa Falls par la route du nord B1 (temps, faisabilité...?) 19 aout : Route matinale vers Epupa Falls pour pouvoir profiter du site l'après midi. 20 aout : rencontre avec les Himbas, puis vers midi départ pour Opuwo (4h de route), visite et ravitaillement 21 aout : route matinale vers Palmwag (3h) pour profiter d'un game drive (save the rhino ou autre) l'après-midi. 22 aout: Route et visite de Twyfelfontein, forêt pétrifiée, Organ pipes et nuit vers Khorixas. 23 aout : Route matinale (Question :durée de route depuis Khorixas ?) pour profiter au maximum de la journée à Spitzkoppe. 24 aout : route vers Swakopmund (Question : durée de route1h30 ?), achat d'un permis pour faire à la suite le circuit de Moon Landscape. Fin d'apès-midi pour visiter Swakopmund et se ravitailler. 25 aout : Route matinale vers Sesriem avec Arret pour le Canyon de Kuiseb (5h de route). Après-midi et coucher de soleil sur les dunes, Dead Vlei et Sossuvlei. 26 aout : rando Olive trail puis après-midi au canyon de Sesriem. 27 aout : Départ vers Fish River via la route de Bethanie. Question : faisabilité, difficulté, durée ....? Cela nous éviterait une étape par Aus... Si possible route des points de vue de Fish River au coucher du soleil. 28 aout : Fish River et ses points de vue panoramique à la lumière du matin, aller jusqu'aux sources thermales de AiAis (Question : intérêt, temps, s'y baigne-t-on ?) puis route de 2h30 environ vers Quiver tree forest et ballade. Nuit vers Keetmanshoop. 29 aout : route vers le Kalahari (2h30) 30 aout : retour à Windhoek (route 3h30), visite si possible et décollage 20h

Et voilà ! Qu'en pensez-vous ? Nous savons que tout est assez timé, mais on a quand même l'impression que l'on peut tout voir corretement....

Merci de votre aide !! Patricia et Mika
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