MOZAMBIQUE DU NORD AU SUD
J'ai voyagé seule, en sac à dos, en utilisant les transports en commun.
Arrivée: Nampula / Départ : Maputo -- Durée : 5 semaines
Voici quelques infos pratiques qui seront peut-être utiles à quelqu'un...
Préambule, pour mettre dans l'ambiance...
A l'arrivée à Nampula, le fonctionnaire qui me demande le passeport, au seuil du hall de l'aéroport, avant même que j'ai pu mettre un pied dans le bâtiment, tourne les talons et s'éclipse par la porte principale, mon passeport dans la main, sans même m'inviter à le suivre. Il m'a laissé une toute petite feuille à remplir, avec les informations à fournir : nom, prénom, numéro de passeport, nationalité, sexe, date de naissance, durée du séjour, adresse à destination, motif du voyage...et je me suis laissée distraire.
Glups.
J'essaye de contenir la panique qui pointe son nez quand je le vois l'australien derrière moi s'affoler. Je crois qu'on est dans le même cas tous les deux ! En fait, pas tout à fait : au départ de Nairobi, un imprévu a fait que la compagnie Kenya Airways a rassemblé les passagers en partance pour Lilongwe au Malawi, et pour Nampula au Mozambique, dans un même vol. Et il vient de s'appercevoir qu'il n'est pas descendu au bon endroit, en locurrence pas dans le bon pays; qu'il n'a donc pas besoin de visa et qu'il vaudrait mieux qu'il récupère dare-dare son passeport pour pouvoir remonter dans l'avion qui va re-décoller pour le Malawi ! Vu l'urgence, une douanière l'accompagne à la recherche du fonctionnaire qui est parti dans un bureau à l'étage... je la suis aussi... Effectivement, il faut sortir du bâtiment pour y rentrer aussitôt par une autre porte...
L'Australien est parti : je suis apparemment la seule à demander un visa à l'arrivée...
Ah peut-être pas ?!.. Un travailleur pakistanais avec lequel j'ai échangé trois mots à Nairobi, est assis dans un coin. Si on mesurait la tête qu'il tire, qui fait trois pieds de long, elle peinerait à rentrer dans le bureau, tant l'espace y est exigü … Presqu'aucun siège pour s'asseoir, plein de monde dans tous les sens, aucun document affichant le prix des visas... ça promet !
Le fonctionnaire qui était parti avec mon passeport me fait signe d'approcher : il veut prendre mes empreintes digitales et ma photo. Une fois que c'est fait ; je me recule vers le fond du bureau en attendant la suite... je me demande combien de temps ça va prendre pour qu'ils éditent mon visa... J'ai hâte de voir de quoi ça a l'air.
Mais.. Non ??? C'est pas vrai !!!!!!!
Ils ont collé collé mon visa avec ma PHOTO sur le passeport du travailleur pakistanais !
Wouah... Chapeau, les gars ! Là, fallait le faire ! On n'est que deux et vous êtes débordés ?
Ils s'y mettent à deux pour essayer de décoller lentement le visa du papier... moi je lutte seule pour ne pas virer hystérique.
Le pire c'est qu'une fois qu'ils ont réussi à le décoller, ils n'envisagent pas du tout de le rééditer ( parce qu'il a plus l'air très neuf, quand même!) ... non non non, ils s'appliquent à le recoller sur mon passeport, avec la moitié de la photo abîmée et une belle pliure au milieu, qui au premier coup d'oeil me paraît aussi large que la vallée du rift !
Je suis atterée. Au prochain contrôle de police, j'imagine qu'on va me questionner et m'accuser d'usage de faux !
Ils rigolent. Meuh non... !
Bon c'est pas tout ça ma bonne dame, mais faut payer ! Vous avez l'argent ?
J'hallucine. Mon regard balaye le bureau. Vraiment aucune indication visible de prix ; rien, des clous, que dalle, nada !
Ok, bon...
Il répète : "Do you have money ?"
Vu l'élégance du phrasé, j'hésite. De quelle manière répondre ?
Je finis par demander "How much do you ask ?"
(Histoire de montrer que je suis pas trop dupe, quand même !... )
Sans me regarder ni relever la tête, il annonce : "85 $"
Ha... On joue à ça ? Chiche !
Je dis : "One minute ! "
Je me retourne vers mon sac, et en extirpe une photocopie de page web ( celle du site officiel des aéroports du Mozambique) où les prix sont indiqués en meticais, en rands sud-africains, en €, et en dollars...
L'interface du site a été complètement modifiée depuis, mais on peut toujours y trouver la même info. Voir ici : https://www.aeroportos.co.mz/entrada-em-mocambique
A noter que la conversion meticais/euros ou meticais/dollars y est (toujours) complètement erronnée.
Pas de bol, mon pote... je suis venue équipée...
"What is it ?! " me demande-t-il... alors que je lui fourre le papier dans les mains.
Je lui fais un grand sourire : c'est la photocopie de la page officielle des Aéroports du Mozambique.
Pris au dépourvu ( ou prix au dépourvu!), il demande à un de ses subalternes d'en faire une photocopie et annonce à la cantonnade qu'il ne savait pas et qu'à l'avenir il utilisera ceci...
Ben tiens...
Je fais mine de le croire.
Malheureusement, je n'ai ni meticais, ni rands sud-africains, et doit m'acquitter de la somme en dollars. C'est 66 $, bien davantage que le montant officiellement requis, mais toujours plus raisonnable que ce qu'il a annoncé au départ... si je faisais remarquaer que la conversion est fausse, ça risquerait d'invalider le document... je décide donc de ne pas pousser ma chance plus loin et paye la somme indiquée sur le papier.
Une fois qu'il a les billets, il me tend mon passeport et me fait signe que je peux partir.
Pas si vite...
Je demande gentiment à avoir la monnaie en meticais... il s'exécute, un peu à contre cœur, il me semble, mais bon...
Si je reviens une prochaine fois, je paierais en rands. D'ailleurs, les 15 H d'attente à l'aéroport de Nairobi - qui se sont finalement transformées en 17 H- m'ont convaincu de passer par l'Afrique du Sud une prochaine fois, si l'occasion se présente.
Je sors du bureau en même temps que le travailleur pakistanais et son employeur, qui est venu le chercher. Comme il a une clé de voiture à la main , je demande s'ils peuvent me descendre en ville. D'un rapide coup d'oeil, il m'inspecte des pieds à la tête et décide que oui, je suis éligible pour monter à bord. Me voilà donc embarquée, assise à trois à l'avant, dans une voiture avec deux pakistanais, en route pour Nampula.
Ils refusent de me larguer n'importe où en ville parce qu'ils me disent que c'est dangereux et comme la guest-house où je vais n'est pas facile à trouver (pas de numéro de rue mentionnée, pas d'enseigne...) le patron sort se renseigner.
Le travailleur pakistanais, qui ne m'a rien demandé jusqu'ici, me questionne : où est-ce que je travaille ? Je comprends soudain qu'il y a un malentendu. Non, non, je ne travaille pas ici, je ne vis pas ici.
Il est surpris. Mais alors, tu es là pourquoi ?
Ben, je suis en vacances... !
"EN VACANCES ?"
"Non non non, c'est pas possible ! "dit-il en secouant la tête. "En Thaïlande, d'accord! Mais pas ici! "
"Very bad ! Very bad!" répète-t-il
…
J'en rigole encore aujourd'hui rien que d'y ^penser... sans regretter une seule minute d'avoir éffectué ce voyage. Certes éprouvant, mais avec la sensation d'avoir effectué une belle moisson de rires et de fraternités...
PRATIQUE
IMPORTANT : Dans le cas d'un visa à l'arrivéee, plus aucune prolongation de visa n'est accordée sur place. Ce qui veut dire qu'il ne faut pas excéder les 30 jours de séjour ou bien sortir du pays pour solliciter un nouveau visa.
Pas toujours facile d'obtenir des numéros de téléphone valides pour les guesthouses... Les infos de contact que j'avais glanées avant de partir se sont révélées presque toutes obsolètes... j'espère que citer celles que j'ai pu obtenir en chemin sera bien compris comme étant une mise à jour d'infos et non une pub.
A Nampula, comme dans plusieurs grandes villes (Maputo, Beira...) il est conseillé de porter son petit sac à dos sur le ventre, car les vols sont fréquents dans la rue. Et d'éviter les déplacements de nuit, d'autant plus si l'on porte quelque chose de valeur sur soi. Si l'on ne peut faire autrement que d'arriver de nuit dans une ville avec son bagage, ne pas se déplacer à pied et prendre un taxi.
Un conseil pour les contrôles de police dans le pays: présenter une PHOTOCOPIE de son passeport et de son visa.
J'ai suivi scrupuleusement ces indications et tout s'est bien passé. Mais il n'en a pas été de même pour quelques voyageurs croisés en chemin. L'un avait reçu un coup de machette à l'épaule à Beira par un type qui voulait lui piquer son téléphone portable, un autre m'a raconté comment, à Maputo, avec un autre voyageur, ils ont été controlés par des policiers en voiture, qui les ont fait monter à bord pour leur soutirer de l'argent. Sans être parano, il faut simplement être avisé et prudent.
Cependant, cela ne saurait faire oublier tout le reste. Le positif.
Ce qui m'a paru le plus intense, durant ce voyage, c'est l'énergie brute des rires, et de la fraternité que j'ai éprouvé partout, du Nord au Sud du Mozambique. Le sens du partage, l'humour, les triples poignées de mains chaleureuses, la franchise, la façon de se dire bonjour avec une vraie attention à l'autre, en le regardant dans les yeux, pas comme une banalité ou une convenance dont on se débarrasse... c'est ça qui m'a marqué. Et que j'espère bien retrouver un jour.
Rien ne peut commencer sans un sonore et dynamique:
"Bom Dia. Tudo Bem ? "
C'est devenu un peu le leitmotiv du voyage.
Que l'on entre dans une administration pour des démarches, une boutique pour des achats; que l'on demande un renseignement à un passant, que l'on croise quelqu'un que l'on connaît... toujours, la première chose qui se demande, c'est ça. Qu'on soit pressé ou non. Comme étant essentiel à tout bon contact; c'est la première chose qui vient aux lèvres des Mozambicain(e)s.
Ces quelques mots; l'essence de ce qu'ils contiennent, sont comme une charte quotidienne appliquée à tous les niveaux de la vie courante, et ça change tous les rapports sociaux ! Ça m'a paru être une bonne leçon à retenir pour nous, les occidentaux, souvent trop préssés, hâtifs, et parfois si négligents sur la politesse !
Le contact humain, c'est bien ce que j'ai préféré, de tout le voyage. C'est ce qui a donné du sens et de la vitalité à ma longue et souvent éprouvante traversée du pays en transports en commun.
Car, je dois bien le dire, je n'ai pas été aussi émerveillée par les paysages que ce que j'imaginais. La déforestation massive, la terre brûlée partout, la vue des gros sacs de charbon de bois en vente au bord des routes, m'ont serré le cœur.
J'ai ressenti de façon d'autant plus vive et cruelle le manque de grands arbres et de verdure, que j'avais été enchantée par l'abondance végétale lors de mon dernier voyage à São Tomé et Principe.
Bien sûr, il y a le littoral, dont le pays peut bien s'enorgueuillir. Mais la côte n'est qu'une portion du territoire (et la coupe de bois semble y aller bon train aussi). Ça m'a fait mal au cœur de voir la terre dans cet état.
Que dire de ce que ça signifie pour la faune ? On peut certes observer des animaux "sauvages" dans les parcs nationaux mais que gnifie encore "sauvage" quand ils n'ont plus d'autre espace pour vivre qu'une réserve, parce que tout autour, la terre a été incendiée? Comment survivre sans ressources végétales ? Jusqu'aux abords du Parc de Gorongosa, j'ai pu observer le sol noirci, les arbres calcinés... Il me semble bien hypocrite de faire grand cas des parcs nationaux sans prendre soin de la nature alentour !
Ceci n'a cependant pas éclipsé l'enthousiasme que j'ai éprouvé grâce aux rencontres... l'humanité, l'énergie, la joie d'être, le courage aussi... de celles et ceux que j'ai pu croiser en chemin, m'ont laissé les yeux pétilllants de complicité et de tendre malice, avec la sensation d'avoir bien de la chance d'avoir pu réaliser un tel voyage... malgré l'entorse grave qui s'est invitée sur mon chemin au 6e jour du périple...
A noter qu'en concurrence de la compagnie nationale LAM qui avait jusqu'ici le monopole, la compagnie africaine low-cost Fastjet desservira Nampula, Beira et Tete à partir de novembre 2017.
Maputo-Beira. Vol quotidien. Depart 06h00 / Arrivée 08h40.
Maputo-Tete. Vol quotidien. Depart 11h25 / Arrivée 13h15. Le vendredi et le dimanche, il y a un second vol Depart 19h55 / arriée 21h45.
Maputo-Nampula. Lundi, Mercredi, Vendredi, Dimanche. Depart 15h15 / Arrivée 17h30.
NAMPULA :
RUBY BACKPACKERS Guest-house
Rua Daniel Napatima N° 186
(+ 258) 82 717 9923
750 meticais (MZN) / nuit en dortoir
1850 MZN en chambre simple
Carte SIM Movitel (achetée en magasin, pas dans la rue) : 5 mts ! Oui, oui, 5, vous avez bien lu. Dans la rue, on me l'a proposé à 500 et comme j'ai rigolé, le typê a baissé à 50. J'ai encore rigolé et j'ai cherché le magasin...
Crédit téléphonique convertible en unités internet : 100 mts (assez confortable pour un certain temps)
Byriani végétarien avec un peu de salade dans un boui-boui: 70 meticais
TRANSPORT NAMPULA-IBO (Prévoir une journée)
Bus Nagi (il y a deux stations de bus à Nampula, selon la destination nord ou sud)
Prix en meticais (MZN) :
Nampula – Mocimboa do Praia : 600
Nampula – Macomia : 500
Nampula – Silva Macua : 400
Pour aller à Ibo en bus depuis Nampula :
Il faut demander à descendre à ADDP ( le carrefour sur la EN 1 qui va vers Quissanga – Tandanhangue). Compter 500 meticais.
Ensuite il faut prendre un chapa (dénomination de tout véhicule qui sert de taxi collectif) jusqu'à Tandanhangue (avec un arrêt à Quissanga). 200 meticais
Traversée en bateau public Tandanhangue-Ibo : 70 meticais
En bâteau privé, ça peut monter jusqu'à 2000 !
IBO
KARIBUNI CAMP : 400 mzn pour une chambre, 700 pour un bungalow. Le tout est assez rustique mais le cadre est très sympa, et la cuisine délicieuse. Le diner poisson-riz-salade (copieux) est à 200 meticais. Il me semble que c'est l'unique adresse tenu par un local.
Contact : Awale (+258) 878578423
Baobibo a l'air sympa aussi mais les prix sont plus elevés. Tenu par une italienne.
Pas mal d'oiseaux dans le coin.
Pour les excursions en bâteau vers l'archipel des Quirimbas, voir avec le Cinco Portas. Grande enseigne dans la rue principale.
TRANSPORT IBO-ILHA (possible en une looongue journée)
TANDANHANGUE-ADDP en chapa : 200 mzn
ADDP-SILVA MACUA en chapa 150/200 mzn
SILVA MACUA -NAMIALO en chapa je sais plus
NAMIALO-MONAPO en chapa : 100 mts
MONAPO-ILHA en chapa : 70 mts
Peut-être moins cher et plus simple depuis Pemba, mais je souhaitais éviter les grandes villes.
A noter que les noix de cajous vendus en bord de route à Lamapa sont meilleures qu'ailleurs. Il faut saisir l'occasion au passage ( les arrêts sont brefs)
ILHA DE MOÇAMBIQUE
RUBY BACKPACKERS
Contact : Joana (258) 824670524
Atout : un dortoir spacieux avec de hauts plafonds, et une belle terrasse claire.
Un mot sur la nourriture:
Le matapa, plat typique du Mozambique, à base de manioc pilé, cusiné avec de l'ail, des cacahuètes, des produits de la mer (crabe ou crevettes) est le plat le moins cher.
Servi en général avec la xima (purée de semoule de maïs) ou du riz. Compter 140 mzn.
Un curry de crevettes au resto Reliquias: 550 mzn
Par curiosité, j'ai visité un autre hébergement, juste à côté de la Mosquée. Pas dans mes prix mais l'endroit est très charmant. Il s'agit du PATIO DOS QUINTALINHOS .
Bonjour,
Nous allons passer en juillet une semaine a Maputo et ses environs. Nous recherchons des conseils logement pas cher et des infos sur les lieux a ne pas manquer accessibles en bus le long de la cote ....Merci d'avance, nous prenons tous les conseils!
A bientot
A bientot
Bonjour
Un petit retour sur nos 2 semaines Afrique du Sud-Mozambique du 25 mai au 10 juin 2018.
L’objectif de ce voyage était de rejoindre notre fils bénévole dans une ONG à Tofo. Les billets d’avion pour Johannesburg étant nettement moins chers que pour le Mozambique, nous en avons profité pour faire un petit tour au parc de Kruger avant de rejoindre le Mozambique.
Notre circuit : Johanneburg- Graskop (Blyde river canyon) – Kruger – Nelspruit – Maputo – Tofo – Vilanculos - Soweto
Vendredi 25 mai : Vol Lyon-Johannesburg (19h50 – 9h55 – 427euros – Air France).
Samedi 26 mai : Trajet vers Graskop L’avion atterrit avec presque 1 heure de retard et c’est un peu avant midi que nous récupérons notre voiture de location. La sortie de l’aéroport est fluide, heureusement car la conduite à gauche n’est pas évidente. Nous utiliserons l’application mapsme pour nous guider durant tout le voyage. Malgré les mises en garde sur ce forum concernant la durée du trajet, nous avions décidé de rejoindre Graskop en une seule fois : Au début, tout se passe bien : la double voie est correcte (toujours faire attention aux nombreux piétions qui marchent sur la voie d’arrêt d’urgence) mais ensuite ça se gâte : la R36 qui mène à Lydenburg est en travaux et non goudronnée. Ensuite jusqu’à Graskop de nombreux nids de poule. Finalement nous sommes arrivés à Graskop juste à la tombée de la nuit vers 17h sans faire aucun arrêt. Donc attention si vous souhaitez faire des courses ou simplement prendre votre temps, je confirme que c’est vraiment juste sans compter la fatigue due à l’avion. Petites infos : Pour payer l’autoroute (59 + 88 rand), nous n’avons jamais pu utiliser le badge fourni par l’agence de location ni notre carte bancaire. Heureusement que nous avions fait du change à l’aéroport. Le supermarché de Graskop ferme à18h30 le samedi, il est ouvert le dimanche matin. Il y a un ATM à côté. Graskop est en altitude. Juin est le début de l’hiver, la nuit a été froide.
Dimanche 27 mai : Blyde river canyon Pas de décalage horaire, le réveil n’est donc pas trop compliqué. Après quelques courses pour le pique nique, nous partons en direction de Blyde river Canyon : 1er arrêt à God’s window (15 rand / personne) : le brouillard nous empêche d’admirer la vue. Nous montons jusqu’au plateau où de nombreux cactus sont en fleur. 2e arrêt : Berlin’s fall (10 rand / personne). Jolie cascade mais rien d’inoubliable nous sautons donc les Lisbon’s fall. 3e arrêt : Bourke’s luck potholes (55 rand / personne). Un peu déçus par ce site qui, d’après mes lectures, devait être le plus beau de la journée. Pourtant il n’y avait pas grand monde. Belle aire de pique-nique. 4e arrêt : Three Rondavels (25 rand/personne) : On a beaucoup aimé même si le temps était un peu brumeux, la vue sur les 3 rondavels et le canyon. 5e : Il est un peu plus de 14h quand nous arrivons au Forever resort pour faire une rando . Nous optons pour le « Guinea-Fowl » trail de 2h. Le chemin est assez sportif mais ombragé. Il offre de jolis points de vue sur le canyon et les 3 rondavels et descend jusqu’ à des piscines naturelles. Au retour nous décidons de couper par le « loerie trail ». Mauvaise idée car le chemin grimpe sec et est très glissant (il est prévu pour être fait dans l’autre sens). Finalement nous arriverons au parking après pratiquement 2 h de marche, ravis de notre promenade. Un petit détour en voiture jusqu’au point de vue supérieur, nous signons le registre de sortie du resort et rejoignons en 1h notre hôtel près d’Hoespruit. Le forever resort fournit une carte des trails et permet de laisser la voiture à l’intérieur pour 50 rand par personne.
Lundi 28 mai : Kruger parc Départ pour le Kruger park. A 9h, nous nous présentons à l’Orpen Gate. Le temps de présenter nos papiers et d’acheter la carte détaillée du parc (90 Rand), nous voilà prêts pour l’aventure. Nous décidons d’aller jusqu’à Olifant par les routes secondaires puis de revenir sur Satara, notre camp pour notre première nuit : impalas, girafes, éléphants, zèbres, Grand Kudu, Nyala, crocodile… sont au rendez-vous pour cette première journée. Par contre, pas de fauves même sur la S100 qui semble réputée pour cela. Réservation pour Kruger (entrées, nuits et activités) : sur Sanparks.org
Mardi 29mai : Kruger parc Aujourd’hui, nous avons réservé un « morning walk ». Nous nous retrouvons tous les 2 seuls avec 2 rangers armés. Nous attendons le lever du jour pour marcher. Les impalas se sauvent lorsqu’elles nous sentent. Quand nous nous en étonnons, le ranger nous explique qu’elles associent l’homme au fusil donc au danger alors qu’elles n’ont pas peur des voitures. Etrange ! Lors de cette « promenade », nous verrons des gnous, des hyènes, quelques zèbres. On a bien aimé car c’est une autre approche où l’on se sent tout petit face aux dangers. Et puis cela permet de se dégourdir les jambes et de discuter avec les rangers de tout et de rien. De retour vers 8h30, nous repartons en voiture sur la S100 et cette fois, chance, nous tombons sur 3 lions et 2 lionnes qui dorment ! La journée commence fort. Ensuite nous descendons tout doucement jusqu’à Lower Sabie, notre étape du soir. Un coup de cœur pour la cache aux oiseaux Sweni (sur la S37) où nous avons pu observer plein d’animaux et notamment un troupeau d’éléphants qui se baignait). A Lower Sabie, notre bungalow donne sur la rivière où l’on peut observer et entendre les hippopotames : sympa !!
Mercredi 30 mai : Kruger parc Nous quittons le camp très tôt. Nous descendons jusqu’à Crocodile Bridge par la S28 où ne nous voyons pas d’animaux puis remontons par la route principale : et là, il y a un attroupement de voitures : un léopard se repose sur un arbre, superbe ! A midi nous faisons un stop à Skukuza, (seul camp à avoir de la wifi) puis descendons jusqu’à Prétoriuskop, notre dernière étape dans le parc. Après s’être installé dans notre bungalow, nous décidons de repartir faire un petit tour sur la H2-2. La route est très mauvaise et aucun animal. Nous sommes déçus. L’heure tourne, il est temps de faire demi-tour. Soudain dans les buissons, un rhinocéros apparait. On ne pensait pas en voir pendant notre séjour alors nous sommes plus que ravis. Le big 5 au complet !!
Jeudi 31 mai : en route vers le Mozambique A 6h, nous sommes dans les premiers à franchir les grilles du camp. Nous voulons profiter de nos dernières heures dans le parc. Il y a de la brume. Nous prenons la route principale pour rejoindre Skukuza puis revenir porte de Phabeni pour quitter le parc. Nous sommes contents de ce que nous avons vu les jours précédents donc aujourd’hui ce n’est que du bonus : pas de fauves (mais ce n’est pas le coin non plus) mais beaucoup de hyènes, buffles… A 9h, nous sortons du parc direction Nelspruit : 2 heures de route jusqu’à l’hôtel où nous devons rendre la voiture. Ensuite 20 minutes de marche à pieds pour rejoindre l’agence Greyhound d’où part le bus pour Maputo. Nous avions décidé d’aller en bus au Mozambique mais ne voulant pas retourner sur Johannesburg, il nous a fallu trouver un loueur qui acceptait les retours dans une autre ville et avait une agence en ville pas trop loin de la station de bus pour minimiser le temps de trajet. Ceci réduit tout de suite la liste des loueurs et augmente le prix. La seule ville trouvée a été Nelspruit. Sinon une compagnie de bus s’arrête à Malelane airport où se trouve Avis mais encore plus cher. Location de notre voiture avec Bidvest (par l’intermédiaire de Carigami). Le trajet et le passage de la frontière se passent sans problème et nous arrivons à 17h30, soit 4h de trajet, à Maputo. Vu qu’il fait presque nuit, nous ne trainons pas pour rejoindre l’AJ que nous avons réservée : « the base backpackers » l’une des 2 AJ de Maputo. Bus : 250 rand (réservation sur le site computicket qui donne les différentes compagnies) AJ : 20000 MZR / chambre double
Vendredi 1 juin : de Maputo à Tofo A 4h30, un taxi réservé par l’AJ nous conduit à la station d’où part le bus ETRAGO pour Inhambane, la ville à côté de Tofo. Comme dans beaucoup de pays, le bus fait de nombreux arrêts pour laisser monter ou descendre les passagers et leur chargement. Nous arrivons vers 14h à Inhambane où nous attend notre fils. Taxi : 600 MZR Bus : 800 / personne + 100/ bagage
Samedi 2 juin / dimanche 3 juin : Tofo plage Plage, ocean safari (nous avons la chance de voir un requin baleine)… Tofo est une plage autour de laquelle se sont construits hôtels et habitations. Beaucoup de touristes et d’expatriés s’y retrouvent donc ce n’est pas un « petit village authentique » mais la plage est jolie.
Lundi 4 juin : trajet vers Vilanculos Nous voulons aller à Vilanculos. 1ère étape : à 7h du matin, nous attrapons le bus à tofo pour Inhambane. Ensuite bateau entre Inhambane et Maxixe (à faire ! gilets de sauvetage obligatoires, le bateau part quand il est plein, même bien plein. Des dauphins sur le trajet). Ensuite 3e étape : le bus pour Vilanculos qui soit disant passe vers 10h (l’autre passe vers 13h) : L’arrêt de bus n’est pas facile à trouver, ce n’est pas à la gare routière, il faut traverser le marché de Maxixe. Nous finissons par repérer la tôle qui sert d’abri bus et là une longue attente commence. Il est 9h...nous avons le temps d’observer la vie locale, les femmes qui portent leur enfant dans le dos et une charge sur la tête, les marchands qui se préparent à l’arrivée d’un bus…11h15, un « grand » bus passe. On dit « Vilanculos ? » il nous fait signe de monter et c’est parti pour quelques heures. Le contrôleur veut nous faire payer 500 MTZ mais comme on est bien renseigné on refuse, on dit 300, il accepte. A une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, nous étions assoupis et le chauffeur nous fait signe de descendre et nous explique qu’un autre bus « blanc » va passer. Nous sommes sur une grande route, c’est un grand moment de solitude qui ne dure pas car des jeunes nous emmène vers une Chapa qui moyennant 100 MZR nous emmène à destination. En fait nous étions à Pambara, carrefour où beaucoup de bus s’arrêtent et où il faut changer de bus pour Vilanculos. Il semblerait que nous n’ayons pas pris le bon bus à Maxixe. Tout finit bien…un peu de marche pour nous dégourdir les jambes jusqu’à Baobab beach backpacker où nous avons réservé pour 3 nuits. Nous nous sommes offert un bungalow avec vue sur la mer et nous ne le regrettons pas. Superbe vue et aux premières loges pour voir les retours de pêche.
Mardi 5 juin : Vilanculos A Vilanculos comme à Tofo, toutes les activités ont un rapport avec la mer. Or il y a du vent et les bateaux ne sortent pas donc impossible de faire l’excursion sur Bazaruto. Nous partons donc à la découverte du marché puis faisons une grande promenade sur la plage.
Mercredi 6 juin : Vilanculos Le vent est toujours là. Heureusement que nous avons de quoi bouquiner sur notre terrasse.
Jeudi 7 juin : Bazaruto Le vent a faibli et il est envisageable de faire une excursion sur les iles. Par contre la mer est trop agitée pour le snorkelling. Nous étions censés repartir par le bus du matin, nous décidons de rester la journée et de rentrer sur Tofo le soir en taxi. Nous partons donc en bateau jusqu’à Bazaruto. Là nous escaladons la dune et nous promenons jusqu’à l’heure du repas. Les différentes couleurs de la mer font de jolies photos. Les pêcheurs nous ont préparé un barbecue de poissons et poulets. Après le repas, ils nous demandent si nous souhaitons toujours faire du snorkelling. Nous sommes tous d’accord et pensons qu’ils vont nous emmener sur une ile plus calme. Or plus nous avançons, plus les vagues sont grosses. Nous nous regardons tous inquiets. Soudain, le capitaine coupe le moteur et dit « allez-y ». On croit à une plaisanterie, nous sommes à une cinquantaine de mètres de la barrière de corail et secoués de toute part par les vagues. Très sérieusement, il nous répond que nous avons de la chance, certains jours on ne peut pas venir jusqu’ici. Certains enfilent alors les gilets de sauvetage et nous sautons tous à l’eau. Et là, magnifique, malgré les vagues il y a plein de poissons multicolores. Nous en profitons un petit peu mais pas évident d’être serein avec le courant, le bateau à ne pas perdre de vue. Mais ça valait le coup. Dès que nous nous éloignons à nouveau de la barrière de corail, le vent s’est cette fois calmé et le retour en bateau se fait tranquillement. Le retour à Tofo aussi d’ailleurs puisque, « grand luxe », nous avons un chauffeur que pour nous , très prudent et très sympa et en 3h30 nous sommes arrivés à destination.
Excursion Bazaruto : 4000 MTZ / personne Taxi Vilanculos – Tofo : 800 MTZ
Vendredi 8 juin : l’Ocean day puis départ vers Soweto C’est l’ »ocean day » et les associations ont préparé des activités pour les enfants des écoles. Un « officiel » a fait le déplacement de la ville et discours, fanfares et danses débutent la journée. Nous passons la matinée entre les stands à regarder les enfants découvrir leurs activités. Un dernier plat de calamars grillés, et nous fermons nos sacs direction l’aéroport d’Inhambane. Celui-ci est minuscule, autant dire que personne ne vous embête avec les bouteilles d’eau. Nous prenons un premier vol pour Maputo puis un second pour Johannesburg. Soit 3h30 de trajet mais 160 euros, un peu plus cher que le bus ! . Là nous attend, Nthateng chez qui nous avons réservé à Soweto. Environ 45 minutes de route pour rejoindre notre B&B depuis l’aéroport.
Samedi 9 juin : Soweto Après un copieux petit déjeuner, Nthateng nous dépose devant le musée de l’Apartheid où nous passons la matinée. Musée intéressant, très complet pour comprendre l’histoire de ce pays. Au retour, elle nous pose devant la maison de Mandela. Dans la même rue se trouve cette maison et celle de Desmond Tutu, tous 2 prix nobels. Il semble que cette rue soit devenue depuis quelques années, une incontournable des circuits en Afrique du Sud donc on ne craint rien juste à se faire embêter par des marchands de souvenir. La maison de Mandela n’a rien de spécial hormis quelques photos. L’après-midi nous avons réservé un circuit en vélo de 4h pour découvrir la ville : circuit conduit par des jeunes du coin qui sont passionnés par leur histoire. Nous passons dans les différents quartiers et notamment les plus défavorisés sans pour autant que cela fasse voyeurisme. Ça vaut vraiment le coup. Retour à l’aéroport. Départ à 23h30 pour Amsterdam puis Lyon.
Excursion vélo : 620 R Navette aéroport-Soweto : 550R
Conclusion Sur l’Afrique du sud : nous n’avons eu qu’un petit aperçu de ce pays. Peu de contacts humains puisque nous étions au parc Kruger. Nous y reviendrons surement un jour pour en voir davantage.
Sur le Mozambique : Nous avons trouvé les gens gentils et très respectueux : dans les lieux touristiques, où les hommes essayent de vous vendre excursion ou restaurant, il y a toujours eu beaucoup de respect dans la façon dont ils s’adressaient à nous (est-ce dû à notre grand âge ??) et jamais d’insistance comme il peut y avoir dans d’autres pays. Toutes les activités tournent autour de la mer, c’est donc assez vite limité et revient rapidement cher.
N'hésitez pas si vous avez des questions Christine
Vendredi 25 mai : Vol Lyon-Johannesburg (19h50 – 9h55 – 427euros – Air France).
Samedi 26 mai : Trajet vers Graskop L’avion atterrit avec presque 1 heure de retard et c’est un peu avant midi que nous récupérons notre voiture de location. La sortie de l’aéroport est fluide, heureusement car la conduite à gauche n’est pas évidente. Nous utiliserons l’application mapsme pour nous guider durant tout le voyage. Malgré les mises en garde sur ce forum concernant la durée du trajet, nous avions décidé de rejoindre Graskop en une seule fois : Au début, tout se passe bien : la double voie est correcte (toujours faire attention aux nombreux piétions qui marchent sur la voie d’arrêt d’urgence) mais ensuite ça se gâte : la R36 qui mène à Lydenburg est en travaux et non goudronnée. Ensuite jusqu’à Graskop de nombreux nids de poule. Finalement nous sommes arrivés à Graskop juste à la tombée de la nuit vers 17h sans faire aucun arrêt. Donc attention si vous souhaitez faire des courses ou simplement prendre votre temps, je confirme que c’est vraiment juste sans compter la fatigue due à l’avion. Petites infos : Pour payer l’autoroute (59 + 88 rand), nous n’avons jamais pu utiliser le badge fourni par l’agence de location ni notre carte bancaire. Heureusement que nous avions fait du change à l’aéroport. Le supermarché de Graskop ferme à18h30 le samedi, il est ouvert le dimanche matin. Il y a un ATM à côté. Graskop est en altitude. Juin est le début de l’hiver, la nuit a été froide.
Dimanche 27 mai : Blyde river canyon Pas de décalage horaire, le réveil n’est donc pas trop compliqué. Après quelques courses pour le pique nique, nous partons en direction de Blyde river Canyon : 1er arrêt à God’s window (15 rand / personne) : le brouillard nous empêche d’admirer la vue. Nous montons jusqu’au plateau où de nombreux cactus sont en fleur. 2e arrêt : Berlin’s fall (10 rand / personne). Jolie cascade mais rien d’inoubliable nous sautons donc les Lisbon’s fall. 3e arrêt : Bourke’s luck potholes (55 rand / personne). Un peu déçus par ce site qui, d’après mes lectures, devait être le plus beau de la journée. Pourtant il n’y avait pas grand monde. Belle aire de pique-nique. 4e arrêt : Three Rondavels (25 rand/personne) : On a beaucoup aimé même si le temps était un peu brumeux, la vue sur les 3 rondavels et le canyon. 5e : Il est un peu plus de 14h quand nous arrivons au Forever resort pour faire une rando . Nous optons pour le « Guinea-Fowl » trail de 2h. Le chemin est assez sportif mais ombragé. Il offre de jolis points de vue sur le canyon et les 3 rondavels et descend jusqu’ à des piscines naturelles. Au retour nous décidons de couper par le « loerie trail ». Mauvaise idée car le chemin grimpe sec et est très glissant (il est prévu pour être fait dans l’autre sens). Finalement nous arriverons au parking après pratiquement 2 h de marche, ravis de notre promenade. Un petit détour en voiture jusqu’au point de vue supérieur, nous signons le registre de sortie du resort et rejoignons en 1h notre hôtel près d’Hoespruit. Le forever resort fournit une carte des trails et permet de laisser la voiture à l’intérieur pour 50 rand par personne.
Lundi 28 mai : Kruger parc Départ pour le Kruger park. A 9h, nous nous présentons à l’Orpen Gate. Le temps de présenter nos papiers et d’acheter la carte détaillée du parc (90 Rand), nous voilà prêts pour l’aventure. Nous décidons d’aller jusqu’à Olifant par les routes secondaires puis de revenir sur Satara, notre camp pour notre première nuit : impalas, girafes, éléphants, zèbres, Grand Kudu, Nyala, crocodile… sont au rendez-vous pour cette première journée. Par contre, pas de fauves même sur la S100 qui semble réputée pour cela. Réservation pour Kruger (entrées, nuits et activités) : sur Sanparks.org
Mardi 29mai : Kruger parc Aujourd’hui, nous avons réservé un « morning walk ». Nous nous retrouvons tous les 2 seuls avec 2 rangers armés. Nous attendons le lever du jour pour marcher. Les impalas se sauvent lorsqu’elles nous sentent. Quand nous nous en étonnons, le ranger nous explique qu’elles associent l’homme au fusil donc au danger alors qu’elles n’ont pas peur des voitures. Etrange ! Lors de cette « promenade », nous verrons des gnous, des hyènes, quelques zèbres. On a bien aimé car c’est une autre approche où l’on se sent tout petit face aux dangers. Et puis cela permet de se dégourdir les jambes et de discuter avec les rangers de tout et de rien. De retour vers 8h30, nous repartons en voiture sur la S100 et cette fois, chance, nous tombons sur 3 lions et 2 lionnes qui dorment ! La journée commence fort. Ensuite nous descendons tout doucement jusqu’à Lower Sabie, notre étape du soir. Un coup de cœur pour la cache aux oiseaux Sweni (sur la S37) où nous avons pu observer plein d’animaux et notamment un troupeau d’éléphants qui se baignait). A Lower Sabie, notre bungalow donne sur la rivière où l’on peut observer et entendre les hippopotames : sympa !!
Mercredi 30 mai : Kruger parc Nous quittons le camp très tôt. Nous descendons jusqu’à Crocodile Bridge par la S28 où ne nous voyons pas d’animaux puis remontons par la route principale : et là, il y a un attroupement de voitures : un léopard se repose sur un arbre, superbe ! A midi nous faisons un stop à Skukuza, (seul camp à avoir de la wifi) puis descendons jusqu’à Prétoriuskop, notre dernière étape dans le parc. Après s’être installé dans notre bungalow, nous décidons de repartir faire un petit tour sur la H2-2. La route est très mauvaise et aucun animal. Nous sommes déçus. L’heure tourne, il est temps de faire demi-tour. Soudain dans les buissons, un rhinocéros apparait. On ne pensait pas en voir pendant notre séjour alors nous sommes plus que ravis. Le big 5 au complet !!
Jeudi 31 mai : en route vers le Mozambique A 6h, nous sommes dans les premiers à franchir les grilles du camp. Nous voulons profiter de nos dernières heures dans le parc. Il y a de la brume. Nous prenons la route principale pour rejoindre Skukuza puis revenir porte de Phabeni pour quitter le parc. Nous sommes contents de ce que nous avons vu les jours précédents donc aujourd’hui ce n’est que du bonus : pas de fauves (mais ce n’est pas le coin non plus) mais beaucoup de hyènes, buffles… A 9h, nous sortons du parc direction Nelspruit : 2 heures de route jusqu’à l’hôtel où nous devons rendre la voiture. Ensuite 20 minutes de marche à pieds pour rejoindre l’agence Greyhound d’où part le bus pour Maputo. Nous avions décidé d’aller en bus au Mozambique mais ne voulant pas retourner sur Johannesburg, il nous a fallu trouver un loueur qui acceptait les retours dans une autre ville et avait une agence en ville pas trop loin de la station de bus pour minimiser le temps de trajet. Ceci réduit tout de suite la liste des loueurs et augmente le prix. La seule ville trouvée a été Nelspruit. Sinon une compagnie de bus s’arrête à Malelane airport où se trouve Avis mais encore plus cher. Location de notre voiture avec Bidvest (par l’intermédiaire de Carigami). Le trajet et le passage de la frontière se passent sans problème et nous arrivons à 17h30, soit 4h de trajet, à Maputo. Vu qu’il fait presque nuit, nous ne trainons pas pour rejoindre l’AJ que nous avons réservée : « the base backpackers » l’une des 2 AJ de Maputo. Bus : 250 rand (réservation sur le site computicket qui donne les différentes compagnies) AJ : 20000 MZR / chambre double
Vendredi 1 juin : de Maputo à Tofo A 4h30, un taxi réservé par l’AJ nous conduit à la station d’où part le bus ETRAGO pour Inhambane, la ville à côté de Tofo. Comme dans beaucoup de pays, le bus fait de nombreux arrêts pour laisser monter ou descendre les passagers et leur chargement. Nous arrivons vers 14h à Inhambane où nous attend notre fils. Taxi : 600 MZR Bus : 800 / personne + 100/ bagage
Samedi 2 juin / dimanche 3 juin : Tofo plage Plage, ocean safari (nous avons la chance de voir un requin baleine)… Tofo est une plage autour de laquelle se sont construits hôtels et habitations. Beaucoup de touristes et d’expatriés s’y retrouvent donc ce n’est pas un « petit village authentique » mais la plage est jolie.
Lundi 4 juin : trajet vers Vilanculos Nous voulons aller à Vilanculos. 1ère étape : à 7h du matin, nous attrapons le bus à tofo pour Inhambane. Ensuite bateau entre Inhambane et Maxixe (à faire ! gilets de sauvetage obligatoires, le bateau part quand il est plein, même bien plein. Des dauphins sur le trajet). Ensuite 3e étape : le bus pour Vilanculos qui soit disant passe vers 10h (l’autre passe vers 13h) : L’arrêt de bus n’est pas facile à trouver, ce n’est pas à la gare routière, il faut traverser le marché de Maxixe. Nous finissons par repérer la tôle qui sert d’abri bus et là une longue attente commence. Il est 9h...nous avons le temps d’observer la vie locale, les femmes qui portent leur enfant dans le dos et une charge sur la tête, les marchands qui se préparent à l’arrivée d’un bus…11h15, un « grand » bus passe. On dit « Vilanculos ? » il nous fait signe de monter et c’est parti pour quelques heures. Le contrôleur veut nous faire payer 500 MTZ mais comme on est bien renseigné on refuse, on dit 300, il accepte. A une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, nous étions assoupis et le chauffeur nous fait signe de descendre et nous explique qu’un autre bus « blanc » va passer. Nous sommes sur une grande route, c’est un grand moment de solitude qui ne dure pas car des jeunes nous emmène vers une Chapa qui moyennant 100 MZR nous emmène à destination. En fait nous étions à Pambara, carrefour où beaucoup de bus s’arrêtent et où il faut changer de bus pour Vilanculos. Il semblerait que nous n’ayons pas pris le bon bus à Maxixe. Tout finit bien…un peu de marche pour nous dégourdir les jambes jusqu’à Baobab beach backpacker où nous avons réservé pour 3 nuits. Nous nous sommes offert un bungalow avec vue sur la mer et nous ne le regrettons pas. Superbe vue et aux premières loges pour voir les retours de pêche.
Mardi 5 juin : Vilanculos A Vilanculos comme à Tofo, toutes les activités ont un rapport avec la mer. Or il y a du vent et les bateaux ne sortent pas donc impossible de faire l’excursion sur Bazaruto. Nous partons donc à la découverte du marché puis faisons une grande promenade sur la plage.
Mercredi 6 juin : Vilanculos Le vent est toujours là. Heureusement que nous avons de quoi bouquiner sur notre terrasse.
Jeudi 7 juin : Bazaruto Le vent a faibli et il est envisageable de faire une excursion sur les iles. Par contre la mer est trop agitée pour le snorkelling. Nous étions censés repartir par le bus du matin, nous décidons de rester la journée et de rentrer sur Tofo le soir en taxi. Nous partons donc en bateau jusqu’à Bazaruto. Là nous escaladons la dune et nous promenons jusqu’à l’heure du repas. Les différentes couleurs de la mer font de jolies photos. Les pêcheurs nous ont préparé un barbecue de poissons et poulets. Après le repas, ils nous demandent si nous souhaitons toujours faire du snorkelling. Nous sommes tous d’accord et pensons qu’ils vont nous emmener sur une ile plus calme. Or plus nous avançons, plus les vagues sont grosses. Nous nous regardons tous inquiets. Soudain, le capitaine coupe le moteur et dit « allez-y ». On croit à une plaisanterie, nous sommes à une cinquantaine de mètres de la barrière de corail et secoués de toute part par les vagues. Très sérieusement, il nous répond que nous avons de la chance, certains jours on ne peut pas venir jusqu’ici. Certains enfilent alors les gilets de sauvetage et nous sautons tous à l’eau. Et là, magnifique, malgré les vagues il y a plein de poissons multicolores. Nous en profitons un petit peu mais pas évident d’être serein avec le courant, le bateau à ne pas perdre de vue. Mais ça valait le coup. Dès que nous nous éloignons à nouveau de la barrière de corail, le vent s’est cette fois calmé et le retour en bateau se fait tranquillement. Le retour à Tofo aussi d’ailleurs puisque, « grand luxe », nous avons un chauffeur que pour nous , très prudent et très sympa et en 3h30 nous sommes arrivés à destination.
Excursion Bazaruto : 4000 MTZ / personne Taxi Vilanculos – Tofo : 800 MTZ
Vendredi 8 juin : l’Ocean day puis départ vers Soweto C’est l’ »ocean day » et les associations ont préparé des activités pour les enfants des écoles. Un « officiel » a fait le déplacement de la ville et discours, fanfares et danses débutent la journée. Nous passons la matinée entre les stands à regarder les enfants découvrir leurs activités. Un dernier plat de calamars grillés, et nous fermons nos sacs direction l’aéroport d’Inhambane. Celui-ci est minuscule, autant dire que personne ne vous embête avec les bouteilles d’eau. Nous prenons un premier vol pour Maputo puis un second pour Johannesburg. Soit 3h30 de trajet mais 160 euros, un peu plus cher que le bus ! . Là nous attend, Nthateng chez qui nous avons réservé à Soweto. Environ 45 minutes de route pour rejoindre notre B&B depuis l’aéroport.
Samedi 9 juin : Soweto Après un copieux petit déjeuner, Nthateng nous dépose devant le musée de l’Apartheid où nous passons la matinée. Musée intéressant, très complet pour comprendre l’histoire de ce pays. Au retour, elle nous pose devant la maison de Mandela. Dans la même rue se trouve cette maison et celle de Desmond Tutu, tous 2 prix nobels. Il semble que cette rue soit devenue depuis quelques années, une incontournable des circuits en Afrique du Sud donc on ne craint rien juste à se faire embêter par des marchands de souvenir. La maison de Mandela n’a rien de spécial hormis quelques photos. L’après-midi nous avons réservé un circuit en vélo de 4h pour découvrir la ville : circuit conduit par des jeunes du coin qui sont passionnés par leur histoire. Nous passons dans les différents quartiers et notamment les plus défavorisés sans pour autant que cela fasse voyeurisme. Ça vaut vraiment le coup. Retour à l’aéroport. Départ à 23h30 pour Amsterdam puis Lyon.
Excursion vélo : 620 R Navette aéroport-Soweto : 550R
Conclusion Sur l’Afrique du sud : nous n’avons eu qu’un petit aperçu de ce pays. Peu de contacts humains puisque nous étions au parc Kruger. Nous y reviendrons surement un jour pour en voir davantage.
Sur le Mozambique : Nous avons trouvé les gens gentils et très respectueux : dans les lieux touristiques, où les hommes essayent de vous vendre excursion ou restaurant, il y a toujours eu beaucoup de respect dans la façon dont ils s’adressaient à nous (est-ce dû à notre grand âge ??) et jamais d’insistance comme il peut y avoir dans d’autres pays. Toutes les activités tournent autour de la mer, c’est donc assez vite limité et revient rapidement cher.
N'hésitez pas si vous avez des questions Christine
Bonjour
Les retours de voyages au Mozambique sont peu nombreux sur VF, aussi je propose le mien qui s’est déroulé du 1 février au 29 février 2020. C’est la saison des pluies, ce n’est pas la saison touristique, on rencontre très peu de touristes, voire aucun, mais il y a beaucoup de soleil.
Je vais d’abord présenter la logistique, puis proposer quelques réflexions plus tard.
Visa. J’ai obtenu le visa très facilement au consulat de Mozambique à Zanzibar en 7 jours, le temps de visiter tranquillement l’île. Le visa a une durée de 90 jours, pour une visite de 30 jours maximum, il coûte 60 euros. Il semble que le e-visa soit pas facile à obtenir; en Europe, il faut se rendre au consulat du pays. Le visa à la frontière terrestre n’est pas possible.
Les gens. La population, bien que très pauvre, est d’un naturel souriant, aimable et serviable. On vous propose souvent de l’aide de façon désintéressée. La politesse est de mise en toutes circonstances. Aucune insécurité dans les campagnes ni même dans les villes, mais nous ne sortions pas le soir. Ce qui ne veut pas dire que le dangé soit inexistant, simplement qu’il y a moyen de l’éviter. La promiscuité très grande dans les chapas n’engendre aucun geste déplacé envers les femmes. Bien que la langue officielle soit le portugais, la plupart des gens parlent des dialectes bantous différents selon les régions. Il est parfois nécessaire de recourir au langage des signes en plus de quelques mots portugais. Sauf dans les hôtels et les comptoirs qui vendent les billets de bus, l’anglais est rarement pratiqué, mais les chauffeurs de chapas et les petits commerçants se débrouillent avec quelques mots. Les enfants vous lanceront spontanément des « how are you » auxquels il convient de répondre. On nous appelle Papa ou Mama – nous sommes les deux retraités -, une formule à la fois familière et respectueuse. Comme partout en Afrique, on vit dehors. Une occasion pour le voyageur d’observer respectueusement les comportements et de se comporter en conséquence.
Les livres. On avait deux livres, l’un excellent, le Bradt (éd.2017), l’autre minable : le Petit Futé (PF). Pour le montrer, je prends un seul exemple. Page 231 du PF, édition 2017 - celle vendue pour l’édition 2019-2020 -, on lit : « Pour aller vers le Sud, la route est relativement longue, avec un obstacle de taille : le Zambèze. En effet, il lui manquerait un pont [ … ] de nombreux chapas direction Beira attendent tous les futés ( je souligne ) qui ont décidé de ne pas rester assis deux heures inutilement dans le bus. ». Or il y a un pont qui permet de traverser le Zambèze depuis 2009 ! CQFD.
Les sous. Tous les ATM ne conviennent pas aux touristes. Millennium (en couleur rose) accepte les cartes visa et master étrangères, retrait de 10 000 meticals (mzn) maximum, 200 mzn de frais fixes. Du coup on n’a pas essayé d’autres banques, ces conditions sont excellentes, Millennium est partout présent au Mozambique. On peut payer sans frais avec sa carte bancaire dans de nombreux hôtels, restaurants et magasins, même pour quelques euros. Si on privilégie ce mode de paiement, alors les mzn retirés dans les ATM deviennent de l’argent de poche, pour les achats sur les marchés, payer les chapas, etc… ; ainsi on limite le recours aux ATM et on minimise les frais.
Le transport. Pour les machibombos (de grands bus confortables) on nous demande de venir à 5 h du matin. Il faut comprendre que la vente des billets restants se fait à partir de 5 h ; le bus est susceptible de partir dès qu’il est plein, à défaut, il partira à 6 h au plus tard et prendra des passagers en route. Les gens qui ont pris leur billet la veille arrivent vers les 5h 45. Si vous n’avez pas de billet, venir tôt permet d’obtenir les meilleures places libres.
Pour les chapas, idem, sauf qu’ils se remplissent plus vite. On achète le billet toujours sur place ou dans le chapa. Il y a de nombreux chapas le matin, ils se font plus rares l’après-midi. Le nombre de passagers n’est pas limité. Les meilleures places sont celles à partir du deuxième rang, côté vitre, ainsi vous ne serez pas gênés par les nombreuses sorties-entrées des passagers et vous aurez un peu d‘air si la vitre s’ouvre. Les 2 places de devant sont les meilleures. Contrairement à ce que j’ai lu sur VF, on n’a jamais rien payé pour les bagages.
Le logement. On choisit des logements corrects, dans la catégorie « prix moyen », avec une bonne literie, une chambre toujours très propre - draps et serviettes de bains changés -, la wifi, une salle de bain non partagée, l’eau chaude, la climatisation - à défaut un ventilateur, souvent les deux à la fois -, une moustiquaire, mais sans personnalité, pour un prix correct, autour de 3 000 mzn pour une chambre double, soit 40 euros. Mais on peut se loger pour beaucoup moins cher, dans des dortoirs ou des chambres moins bien équipées, voire camper. Le Mozambique peut être une destination pour routards.
La météo. L’été austral est la saison des pluies. Sauf en cas de dépression – comme ce fut le cas fin janvier dans la partie nord – les pluies peuvent être fortes mais elles ne durent jamais longtemps. Il y a surtout du soleil, ainsi on n’a eu que peu ou pas de pluie au total et beaucoup de soleil. Le jour se lève tôt, le soleil frappe fort assez rapidement, il fait très chaud dès le matin ; aussi les Mozambicains se lèvent tôt. C’est surtout la chaleur et le soleil, bien plus que la pluie, qui peuvent rendre les conditions du voyage difficiles sauf pour la route.
Le passage de la frontière. On vient de Tanzanie et nous traversons la frontière par la côte, à Kiranbo. Nous passons notre dernière nuit tanzanienne à Mtwara, au Lole grand lodge : 30000 tsh, breakfast inclus ; chambre un peu petite mais confortable ; excellent wifi ; bon breakfast ; bonne situation ; bon rapport qualité prix. De l’hôtel nous réservons un dalla dalla pour le lendemain matin 5 heures (h) qui ne viendra pas. L’unique dalla-dalla qui va à la frontière stationne dans une rue à droite de l’entrée de la gare routière des dalla-dalla. A 5 h effectivement, là, un taxi collectif attend les passagers. Il part à 6 h sans être plein, aussi il passe à la gare routière des bus pour finir de se remplir.
Le dalla-dalla s’arrête pour les formalités au poste frontière, puis continue jusqu’à la rivière Ruvuma, son terminus où attend une embarcation. Ici le Bradt conseille de faire le change, pour mon malheur. Le prix de la traversée est de 1 000 shillings (tsh), payable en tsh « uniquement ». Comme j��avais changé tous mes tsh, j’ai voulu payer en USD, et ce fut une palabre des plus désagréables pour y arriver.
Du côté Mozambique on arrive au milieu de nulle part. Il faut marcher sur un sentier rendu glissant par la pluie pour atteindre la route. Les militaires font une première vérification méticuleuse de nos papiers et bagages. On monte dans un taxi collectif qui attend. Il stoppe un peu plus loin au vrai poste frontière en dur - nouvelles vérifications méticuleuses – et va jusqu’à Mocimboa da Praia son terminus. La route en terre est épouvantable jusqu’à Palma, ensuite on trouve le goudron. Le prix du trajet revient à 1 000 mzn, le chauffeur nous demandera 2 500 mzn, après discussion, on paiera 1 500 mzn chacun.
On ne s’est pas arrêté à Palma où l’on voit quelques guest houses correctes de l’extérieur. La route est longue jusqu’à Mocimboa, le taxi assez confortable, mais on n’a pas à changer de véhicule, un avantage certain. On a été trop souvent arrêtés par l’armée sur ce tronçon avec à chaque fois une vérification minutieuse de nos passeports. Un des postes a été jusqu’à téléphoner au consulat de Zanzibar ! A croire que les touristes qui viennent par la frontière tanzanienne sont suspects. Cependant, le climat politique dans la province du Cabo Delgado explique cette suspicion.
Le Nord.
Mocimboa da praia. On descend au Vumba complex, seul hôtel convenable à notre avis : 3750 mzn breakfast inclus ; chambre immense, mais tout est déglingué dans la salle de bains : ni eau, ni électricité, seau d’eau et lampe de poche. En revanche, très bon restaurant-bar avec wifi. Le prix trop élevé. L’environnement est misérable, la plage une décharge, l’hôtel loin du centre. La ville ne présente pas d’intérêt particulier, sauf le soir son petit marché et l’ATM Millennium.
Macomia. Pour rejoindre le village étape, on doit faire un détour par Mueda, à cause de l’état de la route, nous dit-on. Pas de chapa, on prend le premier petit camion bâché avec les chèvres et les bidons d’essence. À Mueda on reste de longues heures à attendre que l’on puisse monter à l’arrière d’un camion non bâché, surchargé de voyageurs, dans des conditions précaires. La route pour rejoindre la nationale est en fin de construction, aussi seuls les camions 4X4 peuvent circuler sur le bas-côté. Sur la nationale on doit changer de chapa pour traverser le Rio Messalo (nom incertain) sur une pirogue traditionnelle (100 mzn) : il n’y a pas de pont. On arrive à Macomia à la nuit. On nous recommande le 2M hôtel : 2000 mzn sans breakfast ; chambre moderne avec salle de bains récente, très bonne douche ; mais le tout très humide et oppressant ; wifi. Le village est tout simple, on trouve des marchands de brochettes et d’autres en-cas, et aussi de la bière - la 2 M, qui est bonne -
Pemba. La route ne se fait qu’en chapa, le pont de la rivière Montepuez (nom certain) s’est cassé à la dernière dépression. On arrive 1 h avant que les embarcations officielles s’activent. On prend place dans la file indienne, sous un soleil qui tue, dans une chaleur moite, c’est le quotidien de la population. Une fois la rivière traversée (gratuit), il faut suivre un sentier boueux et chaotique, pour prendre un nouveau chapa qui va à Pemba. (À la fin du séjour, à Maputo, nous avons vu à la TV l’inauguration d’une digue permettant de traverser le Rio à sec. Digue qui était en préparation lors de notre passage.)
À Pemba on a choisi l’Hôtel Saruma : 3000 mzn par nuit au lieu de 3 200, breakfast inclus. L’hôtel est moderne avec piscine ; confort moyen ; problèmes wifi résolus le deuxième jour ; bon restaurant ; breakfast de base gratuit mais payant si on ajoute une commande… Situation en bout de plage qui rend l’hôtel plus attractif que ceux de la ville moite et poussiéreuse. Proximité Shoprite (Hyper). Loin de la gare routière et du centre-ville, le trajet se fait cependant facilement en chapa pour quelques mzn. Pemba possède une plage qui pourrait être agréable si elle était propre.
On prend la veille les billets de bus pour Namialo, dans une rue juste avant la place des héros. On nous demande d’être près de l’aéroport à 5h et de fait le bus part à l’heure, sauf qu’il retourne en ville pour prendre les passagers et attend pour se remplir, de sorte que ce n’est que vers 6 h que nous partons vraiment.
À partir de Pemba il est possible de prendre des machibombos pour les longs trajets, puis les chapas pour les terminer, un luxe sans pareil. On refusera de monter dans les camions, même si l’on doit attendre un peu plus de temps, l’expérience de Mueda nous a totalement dégoûtés.
Isla de Mozambique. Pour se rendre dans l’ile, on s’arrête à Namiolo et on termine le trajet en chapa. Il faut faire attention parce que tous les chapas crient Isla ! Cependant ils ne vont pas tous à Isla, certains vont à Quixaxe et vous déposent au carrefour pour Isla, ou encore, un peu plus loin à un autre carrefour pour Isla s’ils vont à Nacala. De là il faudra prendre un autre chapa ou un camion alors que d’autres chapas vont directement de Namiolo à Isla ; il faut donc demander le terminus du chapa. On a dû finir le trajet en camion non bâché… le dernier !
Puis on prend un autre véhicule pour le pont et parcourir la ville. Nous sommes descendus au Café central : 3000 mzn au lieu de 3200, Breakfast inclus. Magnifique maison ancienne superbement restaurée par un Autrichien des plus sympathiques parlant le français – mais l’hôtel est très humide ; piscine ; wifi dans la chambre. Très agréable, si on excepte l’humidité. Restaurant et bar excellents, breakfast somptueux ; service impeccable.
Isla de Mozambique est inscrite à l’Unesco ce qui se justifie. On a surtout apprécié la visite du musée dans le palais Sao Paulo et sa très belle chapelle ; les balades dans l’ile ; moins le fort qui est vide - la restauration est incomplète, voire laissée à l’abandon -. Isla possède un énorme potentiel architectural. Je souligne la nette séparation du village autochtone avec la partie touristique de l’ile. Il est agréable de prendre une bière face à la mer.
NB. Un beau documentaire sur Isla Mozambique a été diffusé sur la chaîne Ô : https://www.france.tv/documentaires/voyages/1319865-a-la-decouverte-de-l-ile-de-mozambique.html
Le centre
Nampula. Vers 5 h on prend un chapa pour rejoindre le continent. Le chapa cherche de rares clients et fait plusieurs fois le tour de l’Ile. Puis il s’arrête encore, on est dans le chapa depuis 1 h. On décide de le quitter pour se mettre à l’entrée du pont, où une moto nous prend rapidement. Dans la foulée, sur le continent, un autre chapa ira directement à Nampula. On trouvera l’Hôtel Lucio, un peu au culot : 3000 mzn obtenus du patron - un marocain qui parle bien le français - au lieu de 4000, breakfast inclus ; situation centrale ; bon confort ; wifi dans la chambre ; breakfast un peu basique et solennel mais correct. Nampula est la première vraie ville où on s’arrête, avec de larges avenues. On a apprécié la visite du musée et le restaurant Copacabana.
Ici nous nous séparons, mon amie et moi. Elle préfère prendre l’avion pour Beira, 1 000 km plus loin, moins fatigant, plus sécuritaire. Moi je continue en bus, 2 fois 500 Km, avec un arrêt à Quelimane.
Quelimane. Je prends un bus qui part à 6 h (j’y étais comme tous les autres à 5 h) pour 6 heures de trajet. J’arrive donc à destination à midi. Je m’installe à la Pensao ideal, 1 500 mzn, chambre petite, clim, salle de bain correcte mais basique. L’hôtel est en rénovation. Je pensais rester 2 nuits pour me reposer une journée entre deux trajets en bus, la ville ne le mérite même pas. La vieille église ne se visite plus. Je suis surpris de voir des immeubles totalement glauques et repoussants, pourtant habités - j’ai eu cette impression en Russie -. Il semble que cet état soit dû aux cyclones qui ont pourri ces immeubles ; à côté, il y a des bâtiments modernes. De plus c’est dimanche, il n’y a personne dans la ville, tout est fermé. Aussi, face à l’ambiance pesante de la ville, je décide de repartir le lendemain, en bus, pour Beira.
En Avion. De son côté, mon amie prend le vol Nampula-Maputo, avec une escale à Beira : Ethiopian Airlines, un petit avion neuf, 9000 mzn, le billet est pris à l’aéroport sans réservation. L’aéroport de Nampula est moderne avec une bonne organisation, alors que mon amie s’attendait à un vieux coucou et une atmosphère chaotique. En fait les lignes intérieures mozambicaines sont bien développées, les gens qui le peuvent les empruntent de préférence aux bus. Le temps est dégagé, le paysage est magnifique, notamment le delta du Zambèze. À Beira, seulement deux personnes descendent, aéroport endormi, pas de chapa pour la ville, 10km plus loin. Le taxi revient à 800 mzn, prix affiché, on a intérêt à être plusieurs…
Beira. Je retrouve mon amie au VIP Inn : 4000 mzn au lieu de 4500, breakfast inclus ; hôtel classe un peu triste (parce que vide, hors saison ?) ; chambre et salle de bains impeccables ; wifi dans la chambre ; restaurant tristounet et breakfast aussi, mais tout est très correct. L’environnement est décourageant, route en mauvais état, immeubles en ruine, ordures à ciel ouvert, et le VIP INN apparaît comme un havre de luxe au milieu de cette désolation. Le centre-ville a dû être très agréable autrefois pour une promenade. Elle a, nous a-t-on dit, souffert du cyclone dévastateur de 2019 et la reconstruction est lente. Il reste quelques vestiges coloniaux intéressants. Les livres conseillent la visite de la maison de la culture que l’on repère de loin par des tags sur les murs : bof, tout est vide, un peu triste, sauf 2 pièces qui exposent des objets à vendre. Comme la maison de la culture est en retrait de la route, c’est agréable de prendre une bière, au calme, avant de repartir. Quand on s’écarte du centre-ville, pour rejoindre la plage, on retrouve ces immeubles délabrés comme ceux de Quelimane. L’ensemble ressemble plus à un « bidonville » qu’à une « résidence », face à une plage sale, très sale. Tout cela est bien triste.
Le sud, les plages
Vilankulo. On fait le trajet Beira-Vilankulo en machibombo. On descend au Baobab Backpackers : 3 000 mzn au lieu de 3200, breakfast payant ; paillote super confortable en bord de plage, salon terrasse. Restaurant et bar agréables ; très bonne cuisine ; wifi capricieuse au bar, magasin ; service agréable. Un magnifique endroit, à conseiller. Possibilité de dortoirs. Un peu loin du centre et de la gare routière. Pour y arriver, au T - qui est aussi un carrefour -, prendre à droite jusqu’au marché, puis la 2 ème rue à gauche. Ensuite c’est vaguement indiqué. Assez loin, devant une ruine, prendre le chemin de sable en face, enfin après une petite boutique, prendre à droite, vous y êtes tout de suite La plage est immense, tout en longueur à marée haute, tout en profondeur à marée basse. Comme certaines plages de Zanzibar, la mer se retire très loin. La plage alors devient un jeu de couleur, le vert et le bleu dominant dans un dégradé infini, un paysage pour les peintres impressionnistes. Sur la plage quelques bateaux se reposent ou flottent. Quand la mer est haute, les pêcheurs reviennent de la pêche.
Tofo. Certains posts sur VF expliquent bien que, venant de Beira, il faut descendre à Maxixe pour embarquer sur une coquille de noix surchargée afin de rejoindre Inhambane, un raccourci. De là un gros bus de ville, surchargé aussi, va à Tofo. Le trajet en bus a été pénible à cause des secousses de la route - on est debout –, et de la chaleur. La récompense fut Liquid dive (tout près du Fatima’s Nest, un centre de plongée ; 6 300 mzn, breakfast inclus. Bungalow en dur tout confort, en face de la plage, le rêve. Excellents restaurant (végétarien) et breakfast ; piscine ; activités diverses en rapport avec la plongée, wifi à la réception. Le village de Tofo est minuscule et très agréable. La plage est immense, avec du sable blanc fin, les dunes une bonne surprise, une plage très différente de celle de Vilankulo. On peut regretter la proximité des hôtels qui mangent la plage.
Imhabane. Comme on n’a pas visité la ville à l’aller, que faire le trajet Tofo-Imhabane pour attraper un bus pour Xai-Xai tôt le matin est impossible, on en profite pour ne pas se presser. La visite de la ville se justifie par sa bibliothèque, sa baie, ses maisons, son petit musée, dense, intéressant, à la gloire du parti Frelimo et de ses leaders. On descend à l’Hôtel Africa Tropical : 3 000 mzn, breakfast inclus ; chambre agréable dans un jardin, tout correct ; wifi dans la chambre ; le week-end musique en live dans le café-restaurant. On n’a pas profité du breakfast, départ matinal. On a acheté le billet de bus la veille avec l’aide d’un policier ; il sera là pour nous indiquer le bus à prendre à 5 h du matin ; une fois installés le bus démarre. Incroyable, il nous attendait ! Le bus nous dépose à l’entrée de Xai Xai, pour prendre un chapa en direction de la plage, 10 km.
Xai Xai. On descend au Complex Halley 3000 mzn au lieu de 3500 breakfast inclus, centre de vacances à la plage, vide parce que hors saison. Un semblant de luxe agréable ; excellent restaurant un peu cher ; wifi dans la chambre ; service stylé. La plage de Xai Xai est particulière. Elle est vaste et déserte en cette saison, le sable un peu granulé et épais, pas comme celui de Tofo. Une barre de rochers délimite un bassin plus tranquille où jouent les enfants qui semblent ignorer l’école. La mer est sauvage surtout au-delà de la barre, les vagues s’écrasant sur les rochers de façon spectaculaire. La localité se compose de résidences secondaires et de quelques ruines. Tout est fermé. Petit magasin au village local, loin de la mer. Atmosphère pour films nostalgiques, pas pour nous déplaire.
Maputo. De la plage de Xai Xai, on prend un chapa pour rejoindre la ville de Xai Xai, il nous dépose à la sortie de la ville, près du pont du Limpopo, où on attend le bus confortable que nous avons pris il y a 2 jours, venant d’Imhabane. Le bus s’arrête à la demande … on sait qu’il passe vers 9h, le chauffeur nous reconnaît. Vous devez refuser toutes les propositions de chapas, nettement moins pratiques, sans doute moins chers ; le bus les dépassera sur la route. La gare routière de Maputo, du moins celle où s’arrête le bus, est à la périphérie du bidonville que nous avons traversé et qui encercle la capitale. On a pris un taxi collectif pour se rendre à l’hôtel et négocié le prix. On s’installe à l’hôtel Santa Cruz, 2500 mzn au lieu de 2800 à condition de réserver 5 nuits, breakfast inclus. La situation centrale est idéale pour visiter la ville. Wifi dans la chambre ; ascenseur. Confort correct mais chambre petite et salle de bains trop petite et vieillotte. Breakfast basique. Dîner très moyen. Bon rapport qualité prix mais pas très classe On a apprécié la découverte de la vieille ville, les musées, le marché artisanal idéal pour les cadeaux, les vestiges de la colonisation portugaise, la gare avec son très intéressant musée qui explique le développement du pays par le développement du chemin de fer, le fort, la ville moderne et ses grandes avenues. Maputo a plusieurs visages, quartiers résidentiels, quartiers défavorisés, comme toute grande ville, mais somme toute une ville agréable. La plage – Costa do sol - est une longue barre de sable qui s’étend très loin à marée basse, déserte à cette période de l’année. Il semble que cette plage soit le lieu de la future croissance de Maputo : on y trouve déjà un casino, des grandes enseignes d’hyper, des immeubles d’habitation, souvent vides. Se déplacer en transport en commun est facile, il y a des plans affichés à chaque arrêt de bus : les bus et chapas ont souvent leur terminus à la gare. Pour se rendre vers le N-E de Maputo, où se trouvent : - le marché artisanal ; - la Présidence ; - l’hôtel Polana Serena magnifique par son architecture, son histoire, sa situation ; - la Costa do Sol ; on prend un bus ou un chapa indiquant do Sol, sur l’avenida Eduardo Mondlane, et on descend au bon arrêt, par exemple, pour le marché artisanal, le premier arrêt sur avenida Julius Nyerere, et continuer à pied, les chauffeurs vous aideront. Toutefois, la ville historique (Baixa) se visite facilement à pied.
Ponta do Ouro. Mon amie est retournée chez elle, fatiguée : les 2500 km parcourus ont été une épreuve, qui aujourd’hui l’étonnent de s’être si bien comportée. Il me reste quelques jours et je décide de visiter la dernière plage du sud du pays avant mon passage en Afrique du Sud (AS). Je quitte l’hôtel Santa Cruz pour prendre un autre hôtel juste à côté du Musée de la Monnaie – j’ai oublié le nom -, rue Bagamoyo. L’hôtel a accepté de garder mon sac à dos avant de prendre la chambre. Je me rends à la Gare pour un bus en direction de Catembe, avant 7 h. Je descends au grand rond-point après le grand pont suspendu où arrive bientôt le bus de ville qui se rend à Ouro - départ régulier toutes les heures, aussi la visite de Ouro peut-elle se faire dans la journée de Maputo, ce qui est suffisant - ; le bus passe d’abord par la frontière. Au retour pareil : on descend à ce grand rond-point (le bus Maputo-Ouro ne passe pas par la gare) pour prendre la correspondance gratuite pour la gare, c’est la même compagnie. À Ouro, je m’installe au Underwater Explorer, pas cher, 12 euros, une petite chambre très basique pour backpacker, avec douches partagées, ventilateur, mais cuisine et réfrigérateur, la plage juste derrière ; c’est surtout un centre de plongée. La plage do Ouro est très belle, l’océan agité, du déjà vu. Le fait marquant vient de ce que l’on est déjà « plus tout à fait » au Mozambique mais « déjà un peu » en AS tant la présence des Sud-Africains est visible par leurs « gros tubes 4x4 », ou encore par leur vedette-hors-bord qu’ils font glisser sur le sable en sortant de l’eau à toute vitesse : bonjour les « musclors ». Certains SA possèdent des maisons secondaires à Ouro. Un peu comme à Las Vegas, on est dans un environnement surfait.
L'Afrique su Sud. De retour à Maputo, avec le bus Intercape, je passe en AS. La formalité à la frontière est simple … juste un tampon sur le passeport. Un mot pour souligner l’incroyable différence entre les deux pays. L’AS est bien le pays le plus développé de l’Afrique australe, c’est une évidence dès les premiers Km dans le pays, en regardant par la fenêtre les champs de maïs ou de bananes bien alignés, bien entretenus.
Limites. On n’a pas visité les réserves, fermées ; ni la région de Tete pour notre sécurité, à cause aussi de la saison des pluies qui devait rendre les déplacements difficiles – même par temps sec comme l’indiquent certains posts sur VF les transports sont épuisants - ; ni le train qui nous a bien tentés ; ni les îles qui sont hors de prix pour nous. Nous ne parlons pas le portugais, nos échanges avec la population étaient limités, on a beaucoup appris par l’observation cependant.
Remerciements. Je remercie Alice2017, Emersmile, Bof et tous les autres forumistes pour leurs carnets qui m’ont aidé dans la préparation du voyage.
Les retours de voyages au Mozambique sont peu nombreux sur VF, aussi je propose le mien qui s’est déroulé du 1 février au 29 février 2020. C’est la saison des pluies, ce n’est pas la saison touristique, on rencontre très peu de touristes, voire aucun, mais il y a beaucoup de soleil.
Je vais d’abord présenter la logistique, puis proposer quelques réflexions plus tard.
Visa. J’ai obtenu le visa très facilement au consulat de Mozambique à Zanzibar en 7 jours, le temps de visiter tranquillement l’île. Le visa a une durée de 90 jours, pour une visite de 30 jours maximum, il coûte 60 euros. Il semble que le e-visa soit pas facile à obtenir; en Europe, il faut se rendre au consulat du pays. Le visa à la frontière terrestre n’est pas possible.
Les gens. La population, bien que très pauvre, est d’un naturel souriant, aimable et serviable. On vous propose souvent de l’aide de façon désintéressée. La politesse est de mise en toutes circonstances. Aucune insécurité dans les campagnes ni même dans les villes, mais nous ne sortions pas le soir. Ce qui ne veut pas dire que le dangé soit inexistant, simplement qu’il y a moyen de l’éviter. La promiscuité très grande dans les chapas n’engendre aucun geste déplacé envers les femmes. Bien que la langue officielle soit le portugais, la plupart des gens parlent des dialectes bantous différents selon les régions. Il est parfois nécessaire de recourir au langage des signes en plus de quelques mots portugais. Sauf dans les hôtels et les comptoirs qui vendent les billets de bus, l’anglais est rarement pratiqué, mais les chauffeurs de chapas et les petits commerçants se débrouillent avec quelques mots. Les enfants vous lanceront spontanément des « how are you » auxquels il convient de répondre. On nous appelle Papa ou Mama – nous sommes les deux retraités -, une formule à la fois familière et respectueuse. Comme partout en Afrique, on vit dehors. Une occasion pour le voyageur d’observer respectueusement les comportements et de se comporter en conséquence.
Les livres. On avait deux livres, l’un excellent, le Bradt (éd.2017), l’autre minable : le Petit Futé (PF). Pour le montrer, je prends un seul exemple. Page 231 du PF, édition 2017 - celle vendue pour l’édition 2019-2020 -, on lit : « Pour aller vers le Sud, la route est relativement longue, avec un obstacle de taille : le Zambèze. En effet, il lui manquerait un pont [ … ] de nombreux chapas direction Beira attendent tous les futés ( je souligne ) qui ont décidé de ne pas rester assis deux heures inutilement dans le bus. ». Or il y a un pont qui permet de traverser le Zambèze depuis 2009 ! CQFD.
Les sous. Tous les ATM ne conviennent pas aux touristes. Millennium (en couleur rose) accepte les cartes visa et master étrangères, retrait de 10 000 meticals (mzn) maximum, 200 mzn de frais fixes. Du coup on n’a pas essayé d’autres banques, ces conditions sont excellentes, Millennium est partout présent au Mozambique. On peut payer sans frais avec sa carte bancaire dans de nombreux hôtels, restaurants et magasins, même pour quelques euros. Si on privilégie ce mode de paiement, alors les mzn retirés dans les ATM deviennent de l’argent de poche, pour les achats sur les marchés, payer les chapas, etc… ; ainsi on limite le recours aux ATM et on minimise les frais.
Le transport. Pour les machibombos (de grands bus confortables) on nous demande de venir à 5 h du matin. Il faut comprendre que la vente des billets restants se fait à partir de 5 h ; le bus est susceptible de partir dès qu’il est plein, à défaut, il partira à 6 h au plus tard et prendra des passagers en route. Les gens qui ont pris leur billet la veille arrivent vers les 5h 45. Si vous n’avez pas de billet, venir tôt permet d’obtenir les meilleures places libres.
Pour les chapas, idem, sauf qu’ils se remplissent plus vite. On achète le billet toujours sur place ou dans le chapa. Il y a de nombreux chapas le matin, ils se font plus rares l’après-midi. Le nombre de passagers n’est pas limité. Les meilleures places sont celles à partir du deuxième rang, côté vitre, ainsi vous ne serez pas gênés par les nombreuses sorties-entrées des passagers et vous aurez un peu d‘air si la vitre s’ouvre. Les 2 places de devant sont les meilleures. Contrairement à ce que j’ai lu sur VF, on n’a jamais rien payé pour les bagages.
Le logement. On choisit des logements corrects, dans la catégorie « prix moyen », avec une bonne literie, une chambre toujours très propre - draps et serviettes de bains changés -, la wifi, une salle de bain non partagée, l’eau chaude, la climatisation - à défaut un ventilateur, souvent les deux à la fois -, une moustiquaire, mais sans personnalité, pour un prix correct, autour de 3 000 mzn pour une chambre double, soit 40 euros. Mais on peut se loger pour beaucoup moins cher, dans des dortoirs ou des chambres moins bien équipées, voire camper. Le Mozambique peut être une destination pour routards.
La météo. L’été austral est la saison des pluies. Sauf en cas de dépression – comme ce fut le cas fin janvier dans la partie nord – les pluies peuvent être fortes mais elles ne durent jamais longtemps. Il y a surtout du soleil, ainsi on n’a eu que peu ou pas de pluie au total et beaucoup de soleil. Le jour se lève tôt, le soleil frappe fort assez rapidement, il fait très chaud dès le matin ; aussi les Mozambicains se lèvent tôt. C’est surtout la chaleur et le soleil, bien plus que la pluie, qui peuvent rendre les conditions du voyage difficiles sauf pour la route.
Le passage de la frontière. On vient de Tanzanie et nous traversons la frontière par la côte, à Kiranbo. Nous passons notre dernière nuit tanzanienne à Mtwara, au Lole grand lodge : 30000 tsh, breakfast inclus ; chambre un peu petite mais confortable ; excellent wifi ; bon breakfast ; bonne situation ; bon rapport qualité prix. De l’hôtel nous réservons un dalla dalla pour le lendemain matin 5 heures (h) qui ne viendra pas. L’unique dalla-dalla qui va à la frontière stationne dans une rue à droite de l’entrée de la gare routière des dalla-dalla. A 5 h effectivement, là, un taxi collectif attend les passagers. Il part à 6 h sans être plein, aussi il passe à la gare routière des bus pour finir de se remplir.
Le dalla-dalla s’arrête pour les formalités au poste frontière, puis continue jusqu’à la rivière Ruvuma, son terminus où attend une embarcation. Ici le Bradt conseille de faire le change, pour mon malheur. Le prix de la traversée est de 1 000 shillings (tsh), payable en tsh « uniquement ». Comme j��avais changé tous mes tsh, j’ai voulu payer en USD, et ce fut une palabre des plus désagréables pour y arriver.
Du côté Mozambique on arrive au milieu de nulle part. Il faut marcher sur un sentier rendu glissant par la pluie pour atteindre la route. Les militaires font une première vérification méticuleuse de nos papiers et bagages. On monte dans un taxi collectif qui attend. Il stoppe un peu plus loin au vrai poste frontière en dur - nouvelles vérifications méticuleuses – et va jusqu’à Mocimboa da Praia son terminus. La route en terre est épouvantable jusqu’à Palma, ensuite on trouve le goudron. Le prix du trajet revient à 1 000 mzn, le chauffeur nous demandera 2 500 mzn, après discussion, on paiera 1 500 mzn chacun.
On ne s’est pas arrêté à Palma où l’on voit quelques guest houses correctes de l’extérieur. La route est longue jusqu’à Mocimboa, le taxi assez confortable, mais on n’a pas à changer de véhicule, un avantage certain. On a été trop souvent arrêtés par l’armée sur ce tronçon avec à chaque fois une vérification minutieuse de nos passeports. Un des postes a été jusqu’à téléphoner au consulat de Zanzibar ! A croire que les touristes qui viennent par la frontière tanzanienne sont suspects. Cependant, le climat politique dans la province du Cabo Delgado explique cette suspicion.
Le Nord.
Mocimboa da praia. On descend au Vumba complex, seul hôtel convenable à notre avis : 3750 mzn breakfast inclus ; chambre immense, mais tout est déglingué dans la salle de bains : ni eau, ni électricité, seau d’eau et lampe de poche. En revanche, très bon restaurant-bar avec wifi. Le prix trop élevé. L’environnement est misérable, la plage une décharge, l’hôtel loin du centre. La ville ne présente pas d’intérêt particulier, sauf le soir son petit marché et l’ATM Millennium.
Macomia. Pour rejoindre le village étape, on doit faire un détour par Mueda, à cause de l’état de la route, nous dit-on. Pas de chapa, on prend le premier petit camion bâché avec les chèvres et les bidons d’essence. À Mueda on reste de longues heures à attendre que l’on puisse monter à l’arrière d’un camion non bâché, surchargé de voyageurs, dans des conditions précaires. La route pour rejoindre la nationale est en fin de construction, aussi seuls les camions 4X4 peuvent circuler sur le bas-côté. Sur la nationale on doit changer de chapa pour traverser le Rio Messalo (nom incertain) sur une pirogue traditionnelle (100 mzn) : il n’y a pas de pont. On arrive à Macomia à la nuit. On nous recommande le 2M hôtel : 2000 mzn sans breakfast ; chambre moderne avec salle de bains récente, très bonne douche ; mais le tout très humide et oppressant ; wifi. Le village est tout simple, on trouve des marchands de brochettes et d’autres en-cas, et aussi de la bière - la 2 M, qui est bonne -
Pemba. La route ne se fait qu’en chapa, le pont de la rivière Montepuez (nom certain) s’est cassé à la dernière dépression. On arrive 1 h avant que les embarcations officielles s’activent. On prend place dans la file indienne, sous un soleil qui tue, dans une chaleur moite, c’est le quotidien de la population. Une fois la rivière traversée (gratuit), il faut suivre un sentier boueux et chaotique, pour prendre un nouveau chapa qui va à Pemba. (À la fin du séjour, à Maputo, nous avons vu à la TV l’inauguration d’une digue permettant de traverser le Rio à sec. Digue qui était en préparation lors de notre passage.)
À Pemba on a choisi l’Hôtel Saruma : 3000 mzn par nuit au lieu de 3 200, breakfast inclus. L’hôtel est moderne avec piscine ; confort moyen ; problèmes wifi résolus le deuxième jour ; bon restaurant ; breakfast de base gratuit mais payant si on ajoute une commande… Situation en bout de plage qui rend l’hôtel plus attractif que ceux de la ville moite et poussiéreuse. Proximité Shoprite (Hyper). Loin de la gare routière et du centre-ville, le trajet se fait cependant facilement en chapa pour quelques mzn. Pemba possède une plage qui pourrait être agréable si elle était propre.
On prend la veille les billets de bus pour Namialo, dans une rue juste avant la place des héros. On nous demande d’être près de l’aéroport à 5h et de fait le bus part à l’heure, sauf qu’il retourne en ville pour prendre les passagers et attend pour se remplir, de sorte que ce n’est que vers 6 h que nous partons vraiment.
À partir de Pemba il est possible de prendre des machibombos pour les longs trajets, puis les chapas pour les terminer, un luxe sans pareil. On refusera de monter dans les camions, même si l’on doit attendre un peu plus de temps, l’expérience de Mueda nous a totalement dégoûtés.
Isla de Mozambique. Pour se rendre dans l’ile, on s’arrête à Namiolo et on termine le trajet en chapa. Il faut faire attention parce que tous les chapas crient Isla ! Cependant ils ne vont pas tous à Isla, certains vont à Quixaxe et vous déposent au carrefour pour Isla, ou encore, un peu plus loin à un autre carrefour pour Isla s’ils vont à Nacala. De là il faudra prendre un autre chapa ou un camion alors que d’autres chapas vont directement de Namiolo à Isla ; il faut donc demander le terminus du chapa. On a dû finir le trajet en camion non bâché… le dernier !
Puis on prend un autre véhicule pour le pont et parcourir la ville. Nous sommes descendus au Café central : 3000 mzn au lieu de 3200, Breakfast inclus. Magnifique maison ancienne superbement restaurée par un Autrichien des plus sympathiques parlant le français – mais l’hôtel est très humide ; piscine ; wifi dans la chambre. Très agréable, si on excepte l’humidité. Restaurant et bar excellents, breakfast somptueux ; service impeccable.
Isla de Mozambique est inscrite à l’Unesco ce qui se justifie. On a surtout apprécié la visite du musée dans le palais Sao Paulo et sa très belle chapelle ; les balades dans l’ile ; moins le fort qui est vide - la restauration est incomplète, voire laissée à l’abandon -. Isla possède un énorme potentiel architectural. Je souligne la nette séparation du village autochtone avec la partie touristique de l’ile. Il est agréable de prendre une bière face à la mer.
NB. Un beau documentaire sur Isla Mozambique a été diffusé sur la chaîne Ô : https://www.france.tv/documentaires/voyages/1319865-a-la-decouverte-de-l-ile-de-mozambique.html
Le centre
Nampula. Vers 5 h on prend un chapa pour rejoindre le continent. Le chapa cherche de rares clients et fait plusieurs fois le tour de l’Ile. Puis il s’arrête encore, on est dans le chapa depuis 1 h. On décide de le quitter pour se mettre à l’entrée du pont, où une moto nous prend rapidement. Dans la foulée, sur le continent, un autre chapa ira directement à Nampula. On trouvera l’Hôtel Lucio, un peu au culot : 3000 mzn obtenus du patron - un marocain qui parle bien le français - au lieu de 4000, breakfast inclus ; situation centrale ; bon confort ; wifi dans la chambre ; breakfast un peu basique et solennel mais correct. Nampula est la première vraie ville où on s’arrête, avec de larges avenues. On a apprécié la visite du musée et le restaurant Copacabana.
Ici nous nous séparons, mon amie et moi. Elle préfère prendre l’avion pour Beira, 1 000 km plus loin, moins fatigant, plus sécuritaire. Moi je continue en bus, 2 fois 500 Km, avec un arrêt à Quelimane.
Quelimane. Je prends un bus qui part à 6 h (j’y étais comme tous les autres à 5 h) pour 6 heures de trajet. J’arrive donc à destination à midi. Je m’installe à la Pensao ideal, 1 500 mzn, chambre petite, clim, salle de bain correcte mais basique. L’hôtel est en rénovation. Je pensais rester 2 nuits pour me reposer une journée entre deux trajets en bus, la ville ne le mérite même pas. La vieille église ne se visite plus. Je suis surpris de voir des immeubles totalement glauques et repoussants, pourtant habités - j’ai eu cette impression en Russie -. Il semble que cet état soit dû aux cyclones qui ont pourri ces immeubles ; à côté, il y a des bâtiments modernes. De plus c’est dimanche, il n’y a personne dans la ville, tout est fermé. Aussi, face à l’ambiance pesante de la ville, je décide de repartir le lendemain, en bus, pour Beira.
En Avion. De son côté, mon amie prend le vol Nampula-Maputo, avec une escale à Beira : Ethiopian Airlines, un petit avion neuf, 9000 mzn, le billet est pris à l’aéroport sans réservation. L’aéroport de Nampula est moderne avec une bonne organisation, alors que mon amie s’attendait à un vieux coucou et une atmosphère chaotique. En fait les lignes intérieures mozambicaines sont bien développées, les gens qui le peuvent les empruntent de préférence aux bus. Le temps est dégagé, le paysage est magnifique, notamment le delta du Zambèze. À Beira, seulement deux personnes descendent, aéroport endormi, pas de chapa pour la ville, 10km plus loin. Le taxi revient à 800 mzn, prix affiché, on a intérêt à être plusieurs…
Beira. Je retrouve mon amie au VIP Inn : 4000 mzn au lieu de 4500, breakfast inclus ; hôtel classe un peu triste (parce que vide, hors saison ?) ; chambre et salle de bains impeccables ; wifi dans la chambre ; restaurant tristounet et breakfast aussi, mais tout est très correct. L’environnement est décourageant, route en mauvais état, immeubles en ruine, ordures à ciel ouvert, et le VIP INN apparaît comme un havre de luxe au milieu de cette désolation. Le centre-ville a dû être très agréable autrefois pour une promenade. Elle a, nous a-t-on dit, souffert du cyclone dévastateur de 2019 et la reconstruction est lente. Il reste quelques vestiges coloniaux intéressants. Les livres conseillent la visite de la maison de la culture que l’on repère de loin par des tags sur les murs : bof, tout est vide, un peu triste, sauf 2 pièces qui exposent des objets à vendre. Comme la maison de la culture est en retrait de la route, c’est agréable de prendre une bière, au calme, avant de repartir. Quand on s’écarte du centre-ville, pour rejoindre la plage, on retrouve ces immeubles délabrés comme ceux de Quelimane. L’ensemble ressemble plus à un « bidonville » qu’à une « résidence », face à une plage sale, très sale. Tout cela est bien triste.
Le sud, les plages
Vilankulo. On fait le trajet Beira-Vilankulo en machibombo. On descend au Baobab Backpackers : 3 000 mzn au lieu de 3200, breakfast payant ; paillote super confortable en bord de plage, salon terrasse. Restaurant et bar agréables ; très bonne cuisine ; wifi capricieuse au bar, magasin ; service agréable. Un magnifique endroit, à conseiller. Possibilité de dortoirs. Un peu loin du centre et de la gare routière. Pour y arriver, au T - qui est aussi un carrefour -, prendre à droite jusqu’au marché, puis la 2 ème rue à gauche. Ensuite c’est vaguement indiqué. Assez loin, devant une ruine, prendre le chemin de sable en face, enfin après une petite boutique, prendre à droite, vous y êtes tout de suite La plage est immense, tout en longueur à marée haute, tout en profondeur à marée basse. Comme certaines plages de Zanzibar, la mer se retire très loin. La plage alors devient un jeu de couleur, le vert et le bleu dominant dans un dégradé infini, un paysage pour les peintres impressionnistes. Sur la plage quelques bateaux se reposent ou flottent. Quand la mer est haute, les pêcheurs reviennent de la pêche.
Tofo. Certains posts sur VF expliquent bien que, venant de Beira, il faut descendre à Maxixe pour embarquer sur une coquille de noix surchargée afin de rejoindre Inhambane, un raccourci. De là un gros bus de ville, surchargé aussi, va à Tofo. Le trajet en bus a été pénible à cause des secousses de la route - on est debout –, et de la chaleur. La récompense fut Liquid dive (tout près du Fatima’s Nest, un centre de plongée ; 6 300 mzn, breakfast inclus. Bungalow en dur tout confort, en face de la plage, le rêve. Excellents restaurant (végétarien) et breakfast ; piscine ; activités diverses en rapport avec la plongée, wifi à la réception. Le village de Tofo est minuscule et très agréable. La plage est immense, avec du sable blanc fin, les dunes une bonne surprise, une plage très différente de celle de Vilankulo. On peut regretter la proximité des hôtels qui mangent la plage.
Imhabane. Comme on n’a pas visité la ville à l’aller, que faire le trajet Tofo-Imhabane pour attraper un bus pour Xai-Xai tôt le matin est impossible, on en profite pour ne pas se presser. La visite de la ville se justifie par sa bibliothèque, sa baie, ses maisons, son petit musée, dense, intéressant, à la gloire du parti Frelimo et de ses leaders. On descend à l’Hôtel Africa Tropical : 3 000 mzn, breakfast inclus ; chambre agréable dans un jardin, tout correct ; wifi dans la chambre ; le week-end musique en live dans le café-restaurant. On n’a pas profité du breakfast, départ matinal. On a acheté le billet de bus la veille avec l’aide d’un policier ; il sera là pour nous indiquer le bus à prendre à 5 h du matin ; une fois installés le bus démarre. Incroyable, il nous attendait ! Le bus nous dépose à l’entrée de Xai Xai, pour prendre un chapa en direction de la plage, 10 km.
Xai Xai. On descend au Complex Halley 3000 mzn au lieu de 3500 breakfast inclus, centre de vacances à la plage, vide parce que hors saison. Un semblant de luxe agréable ; excellent restaurant un peu cher ; wifi dans la chambre ; service stylé. La plage de Xai Xai est particulière. Elle est vaste et déserte en cette saison, le sable un peu granulé et épais, pas comme celui de Tofo. Une barre de rochers délimite un bassin plus tranquille où jouent les enfants qui semblent ignorer l’école. La mer est sauvage surtout au-delà de la barre, les vagues s’écrasant sur les rochers de façon spectaculaire. La localité se compose de résidences secondaires et de quelques ruines. Tout est fermé. Petit magasin au village local, loin de la mer. Atmosphère pour films nostalgiques, pas pour nous déplaire.
Maputo. De la plage de Xai Xai, on prend un chapa pour rejoindre la ville de Xai Xai, il nous dépose à la sortie de la ville, près du pont du Limpopo, où on attend le bus confortable que nous avons pris il y a 2 jours, venant d’Imhabane. Le bus s’arrête à la demande … on sait qu’il passe vers 9h, le chauffeur nous reconnaît. Vous devez refuser toutes les propositions de chapas, nettement moins pratiques, sans doute moins chers ; le bus les dépassera sur la route. La gare routière de Maputo, du moins celle où s’arrête le bus, est à la périphérie du bidonville que nous avons traversé et qui encercle la capitale. On a pris un taxi collectif pour se rendre à l’hôtel et négocié le prix. On s’installe à l’hôtel Santa Cruz, 2500 mzn au lieu de 2800 à condition de réserver 5 nuits, breakfast inclus. La situation centrale est idéale pour visiter la ville. Wifi dans la chambre ; ascenseur. Confort correct mais chambre petite et salle de bains trop petite et vieillotte. Breakfast basique. Dîner très moyen. Bon rapport qualité prix mais pas très classe On a apprécié la découverte de la vieille ville, les musées, le marché artisanal idéal pour les cadeaux, les vestiges de la colonisation portugaise, la gare avec son très intéressant musée qui explique le développement du pays par le développement du chemin de fer, le fort, la ville moderne et ses grandes avenues. Maputo a plusieurs visages, quartiers résidentiels, quartiers défavorisés, comme toute grande ville, mais somme toute une ville agréable. La plage – Costa do sol - est une longue barre de sable qui s’étend très loin à marée basse, déserte à cette période de l’année. Il semble que cette plage soit le lieu de la future croissance de Maputo : on y trouve déjà un casino, des grandes enseignes d’hyper, des immeubles d’habitation, souvent vides. Se déplacer en transport en commun est facile, il y a des plans affichés à chaque arrêt de bus : les bus et chapas ont souvent leur terminus à la gare. Pour se rendre vers le N-E de Maputo, où se trouvent : - le marché artisanal ; - la Présidence ; - l’hôtel Polana Serena magnifique par son architecture, son histoire, sa situation ; - la Costa do Sol ; on prend un bus ou un chapa indiquant do Sol, sur l’avenida Eduardo Mondlane, et on descend au bon arrêt, par exemple, pour le marché artisanal, le premier arrêt sur avenida Julius Nyerere, et continuer à pied, les chauffeurs vous aideront. Toutefois, la ville historique (Baixa) se visite facilement à pied.
Ponta do Ouro. Mon amie est retournée chez elle, fatiguée : les 2500 km parcourus ont été une épreuve, qui aujourd’hui l’étonnent de s’être si bien comportée. Il me reste quelques jours et je décide de visiter la dernière plage du sud du pays avant mon passage en Afrique du Sud (AS). Je quitte l’hôtel Santa Cruz pour prendre un autre hôtel juste à côté du Musée de la Monnaie – j’ai oublié le nom -, rue Bagamoyo. L’hôtel a accepté de garder mon sac à dos avant de prendre la chambre. Je me rends à la Gare pour un bus en direction de Catembe, avant 7 h. Je descends au grand rond-point après le grand pont suspendu où arrive bientôt le bus de ville qui se rend à Ouro - départ régulier toutes les heures, aussi la visite de Ouro peut-elle se faire dans la journée de Maputo, ce qui est suffisant - ; le bus passe d’abord par la frontière. Au retour pareil : on descend à ce grand rond-point (le bus Maputo-Ouro ne passe pas par la gare) pour prendre la correspondance gratuite pour la gare, c’est la même compagnie. À Ouro, je m’installe au Underwater Explorer, pas cher, 12 euros, une petite chambre très basique pour backpacker, avec douches partagées, ventilateur, mais cuisine et réfrigérateur, la plage juste derrière ; c’est surtout un centre de plongée. La plage do Ouro est très belle, l’océan agité, du déjà vu. Le fait marquant vient de ce que l’on est déjà « plus tout à fait » au Mozambique mais « déjà un peu » en AS tant la présence des Sud-Africains est visible par leurs « gros tubes 4x4 », ou encore par leur vedette-hors-bord qu’ils font glisser sur le sable en sortant de l’eau à toute vitesse : bonjour les « musclors ». Certains SA possèdent des maisons secondaires à Ouro. Un peu comme à Las Vegas, on est dans un environnement surfait.
L'Afrique su Sud. De retour à Maputo, avec le bus Intercape, je passe en AS. La formalité à la frontière est simple … juste un tampon sur le passeport. Un mot pour souligner l’incroyable différence entre les deux pays. L’AS est bien le pays le plus développé de l’Afrique australe, c’est une évidence dès les premiers Km dans le pays, en regardant par la fenêtre les champs de maïs ou de bananes bien alignés, bien entretenus.
Limites. On n’a pas visité les réserves, fermées ; ni la région de Tete pour notre sécurité, à cause aussi de la saison des pluies qui devait rendre les déplacements difficiles – même par temps sec comme l’indiquent certains posts sur VF les transports sont épuisants - ; ni le train qui nous a bien tentés ; ni les îles qui sont hors de prix pour nous. Nous ne parlons pas le portugais, nos échanges avec la population étaient limités, on a beaucoup appris par l’observation cependant.
Remerciements. Je remercie Alice2017, Emersmile, Bof et tous les autres forumistes pour leurs carnets qui m’ont aidé dans la préparation du voyage.
bonjour,
je suis actulement en pleine preparation du voyage de 4 mois en afrique (fevr a mai) en voiture. je comptais y inclure ces deux pays mais en faisant des recherche des circuits proposes en afrique australe et de l est , ces pays ne sont pas representes. Qu en est il de l actualite politique la bas? je crois qu il y a des elections en ce moment au mozambique? Est il dangereux d y aller? Est ce deconseilles. Le voyage serait a peu pres partir en afrique du sud et remonter jusqu au kenya. le tout en voiture (4x4?) achete en afrique du sud. Faisable? quelle genre de voiture? pour le logement que conseillez vous (tentes? hotels?). merci
Bonjour à tous!
Nous préparons un voyage de 15 jours au Mozambique fin juillet et nous aimerions avoir des informations sur les transports publiques entre Maputo et Inhambane, voire Maputo-Maxixe (puis ferry jusqu'à Inhambane) En fait, dès notre arrivée à Maputo, nous aimerions rejoindre Inhambane dans la journée. Mais nous atterrissons à 6h30 le matin et après avoir lu beaucoup de posts sur les forums et les guides, il semble que la plupart des bus/chapas partent vers 5h du matin. La compagnie de bus Etrago assurait un départ à 10h, mais après l'avoir contactée, elle ne le propose plus. Du coup, on se demande si malgré tout c'est possible de prendre un bus/chapas plus tard et de rejoindre Inhambane dans la journée? Nous sommes preneur de vos infos, conseils, retour d’expériences pour effectuer ce trajet! Merci d'avance
Nous préparons un voyage de 15 jours au Mozambique fin juillet et nous aimerions avoir des informations sur les transports publiques entre Maputo et Inhambane, voire Maputo-Maxixe (puis ferry jusqu'à Inhambane) En fait, dès notre arrivée à Maputo, nous aimerions rejoindre Inhambane dans la journée. Mais nous atterrissons à 6h30 le matin et après avoir lu beaucoup de posts sur les forums et les guides, il semble que la plupart des bus/chapas partent vers 5h du matin. La compagnie de bus Etrago assurait un départ à 10h, mais après l'avoir contactée, elle ne le propose plus. Du coup, on se demande si malgré tout c'est possible de prendre un bus/chapas plus tard et de rejoindre Inhambane dans la journée? Nous sommes preneur de vos infos, conseils, retour d’expériences pour effectuer ce trajet! Merci d'avance
Bonjour à tous,
Mon amie et moi souhaitons partir en septembre prochain au Mozambique. Est-ce qu'un budget de 2000 / 2500e (billets d'avions compris, par personne, avec un vol interne, plongée pas indispensable, safari si possible) vous semble correct pour passer un séjour sans trop se priver ? Autre question : pour quelle(s) raison(s) les nuitées dans les hôtels/auberges sont elles si élevées ?
D'avance merci !
Damien
Mon amie et moi souhaitons partir en septembre prochain au Mozambique. Est-ce qu'un budget de 2000 / 2500e (billets d'avions compris, par personne, avec un vol interne, plongée pas indispensable, safari si possible) vous semble correct pour passer un séjour sans trop se priver ? Autre question : pour quelle(s) raison(s) les nuitées dans les hôtels/auberges sont elles si élevées ?
D'avance merci !
Damien
Bonjour à tous,
avec ma copine, nous envisageons de partir 3 semaines entre la mi-octobre et le début novembre dans ces 2 pays.
Nous arriverons à Johannesburg puis nous repartirons vers la France à partir de Maputo.
Noua aimerions avoir des renseignements sur les coins à voir et des hébergements abordables au Mozambique.
On recherche à la fois de beaux paysages et de belles plages pour finir notre séjour.
Merci pour votre aide précieuse, car si le billet d'avion reste raisonnable (900€ environ), le cout sur place a l'air élevé :/
avec ma copine, nous envisageons de partir 3 semaines entre la mi-octobre et le début novembre dans ces 2 pays.
Nous arriverons à Johannesburg puis nous repartirons vers la France à partir de Maputo.
Noua aimerions avoir des renseignements sur les coins à voir et des hébergements abordables au Mozambique.
On recherche à la fois de beaux paysages et de belles plages pour finir notre séjour.
Merci pour votre aide précieuse, car si le billet d'avion reste raisonnable (900€ environ), le cout sur place a l'air élevé :/
Bonjour tout le monde
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
Le Mozambique en 10 points. Juin 2013.
-1 Le climat. La période la plus propice pour une visite du pays est sans nul doute mi juin, mi juillet. C'est le début de l'hiver austral. Les journées sont toujours ensoleillées et les températures sont douces voire fraîches la nuit. Prévoir une petite laine.! Seul point ennuyeux, le soir arrive vite. A partir de 16 h30 le soleil décline fortement et, à un peu moins de 18 heures, vous serez dans le noir.
2- les transports. Les locations de voitures sont chères. Il faut en effet compter 100 euros par jour en moyenne. Il est préférable de trouver un loueur à Joburg s'il consent à vous laisser partir au Mozambique. Mais ils rechignent souvent à cause des risques encourus. Vols et casse. Le train est quasi inexistant pour les voyageurs sauf sur la portion Nampula/Cuamba. Reste donc les bus. Plutôt en bon état et relativement confortables pour les grandes compagnies. Si vous venez d'Afrique du Sud, INTERCAPE est représentée au Mozambique et dessert de nombreuses villes jusqu'à Beira. Le Nord reste ignoré. D'autres compagnies comme GREYHOUND ou LTC , Inter City...sillonnent le pays jusqu'à Beira également. Plus au nord cela devient compliqué. Le coût des transports , sans être très onéreux , n'est quand même pas faible. Pour avoir une bonne idée des prix, il faut compter un peu plus qu'un Mtz du kilomètre. Ça sert de base de négociation avec les chauffeurs de camion qui parfois abusent. C'est INTERCAPE, compagnie Sud Africaine, qui pratique les prix les plus élevés. Choisir l'autobus comme mode de transport impose de se lever tôt. Les départs s'effectuent généralement à 4 heures du matin, quelque soit la destination. Dès 21 heures les transports en commun doivent s'arrêter. C'est la loi; les bus ne roulent pas la nuit. Donc , il faut se lever TRÈS tôt... Un peu dur quand on est en vacances. Une autre solution consiste à emprunter les mini- vans locaux. Les "chappas". Ils partent quand ils sont pleins ( donc patience) . Aux mêmes prix que les bus, ils sont nettement plus inconfortables et il ne faut pas craindre la promiscuité. Vous serez souvent très entassés dans ces petits véhicules .On traite mieux le bétail en Europe.!!! A l'instar d'autres pays africains, ça frise parfois le délire. De surcroît, les arrêts sont innombrables et parfois votre patience sera mise à rude épreuve. Enfin... il reste l'alternative de dénicher un "privé" qui offre des places dans sa voiture personnelle. Ou un de ces énormes camions qui sillonnent les routes. C'est tout à fait possible. Il faut "simplement " le trouver. Mais vous apprendrez vite où vous poster pour avoir une chance de les récupérer au passage. Et sachez que vous aurez à payer le prix de votre transport. C'est la régle dans ce pays même avec une voiture privée. N'écoutez pas systématiquement les conseils des locaux qui vous invitent toujours à rejoindre les arrêts de bus traditionnels. Ce ne sont pas obligatoirement les meilleurs endroits. Fiez-vous à votre bon sens et à votre expérience. Les chauffeurs roulent plutôt vite sans qu'il y ait pour autant beaucoup d'accidents. Les véhicules sont globalement correctement entretenus et les pannes moins fréquentes que dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Mais elles existent bien sûr, et dans ce cas les dépannages sont toujours longs et fastidieux. Regardez l'état du véhicule avant de vous engager. Il y a quand même des " poubelles" ambulantes.
Les routes, dans le sud du pays sont en bon état. Les pistes sont assez bien entretenues et ne posent pas de difficultés en dehors de la saison humide. Cependant, certains tronçons comme INCHOPE / Beira sont une calamité. Vous comprendrez , après un séjour au Mozambique, ce que " nids de poule" veut dire. !!
L'avion est un moyen commode d'éviter les longues et fastidieuses distances. Mais ça c'est vrai partout. La seule différence ici, ce sont les prix plutôt élevés des vols intérieurs. Exemple: Linchinga >> Maputo c'est 360 euros.
3- la sécurité- la santé. Pas de problèmes majeurs si on excepte les revendications parfois violentes de la RENAMO qui, à l'approche des élections présidentielles, refait parler d'elle. Cela semble être cependant un épiphénomène. Bien sûr, il y a une population importante de jeunes désœuvrés, et, comme partout, un peu de délinquance mais rien de bien méchant. Des vols bien sûr, mais jamais je n'ai entendu parler d'agressions. Il suffit de respecter les règles de bon sens et tout se passe bien. Les Mozambicains sont plutôt accueillants et globalement polis. La police est omni-présente sur les routes et les contrôles fréquents. Il s'agirait, dit- on, d'arrondir les fins de mois... Mais personnellement , je n'ai pas constaté de cas de corruption. Elle m'a cependant été confirmée plusieurs fois.
En cas de gros pépin de santé, il est préférable de songer à un rapatriement. Les services hospitaliers ne sont pas engageants et il y a un déficit de médecins, compétents ou pas..! Les pharmacies ne possèdent pas les médicaments de dernières générations voire même les plus usuels. Il faut enfin savoir que le paludisme est actif dans tout le Mozambique . Un traitement à la Savarine ou Malarone est préconisé. A minima munissez- vous d'un répulsif.
4- l'hôtellerie C'est le GROS point faible du pays. L'énorme point faible devrais- je dire..! Il y a une offre hôtelière mais les prix sont indécents pour le confort proposé. Les habitués de l'Asie et de ses prix doux seront affolés du rapport qualité- prix. C'est un des plus mauvais que je connaisse. Les hôtels d'entrée de gamme offrent des chambres à 20 euros en moyenne, qui sont la plupart du temps exécrables, voire immondes... Exiguës, spartiates, sans salle de bain privative et sans petit déjeuner. ( voir mes posts à ce sujet). La gamme moyenne se situe entre 50 et 80 euros. Et à ce prix là, n'espérez pas du luxe.. Vous vous demanderez parfois si on ne se moque pas ouvertement de vous en visitant certaines chambres. Ensuite les prix montent en flèche...
5- la restauration. Ne vous attendez pas à faire de sublimes gueuletons, dans des restaurants de rêve avec une vue imprenable sur la mer. C'est une configuration plutôt rare. Sauf peut-être à Vilanculos dans quelques hôtels luxueux tenus par des Sud africains. Au Mozambique, tous les menus se ressemblent étrangement. Ce sera poisson ou poulet accompagnés de riz, d'un peu de salade et de quelques frites. Pas mauvais en soi mais pendant 3 semaines ça peut lasser. Rien de gastronomique ni de raffiné dans cette cuisine qui sert essentiellement à remplir les estomacs. On ne sert jamais de porc et le bœuf est rarement proposé. On trouve de la bière partout. La 2 M. ( Mac Mahon) en bouteille de 55 cl est la plus consommée . Son prix moyen est de 40 Metzical soit 1 euro. Elle est plutôt bonne. Vous trouverez aussi du vin Sud Africain mais jamais bon marché, et bien sûr, de l'eau capsulée et des sodas. Pour un repas dans un petit resto local compter environ 200 Metzical soit environ 5 euros. ( Sans la boisson) Mais je le répète, à ce prix là, pas de nappe blanche sur votre table ( façon de parler..) Le café est souvent fait à partir de poudre additionnée d'eau bouillante. Pas si mauvais si nous n'êtes pas un réel amateur d'expressos crémeux. What else..? Une exception notable.. Vous trouverez d'excellents Cappucino au Kilimanjaro Café à Vilankulos.. Et du WiFI gratuit.
6- l'électricité et vos chargeurs. L'Internet et le wifi. Le téléphone. Les prises électriques sont la plupart du temps compatibles avec les standards européens. Pas de besoin d'adaptateurs donc. Cependant vous trouverez quelques prises d'origine sud-africaine. Dans ce cas, il faut un connecteur spécial . On peut trouver ça sur place et bien souvent les hôtels ou restaurants sont à même de dépanner. L'Internet se développe mais le Wifi reste très rare. Vraiment très rare et quasiment toujours payant. Certains ne comprennent même pas la signification du mot.. A tous les " connectés" en permanence, prudence donc, car vos habitudes seront bousculées. Sauf à posséder une carte sim intégrée à vos E Devices..
Vous trouverez facilement des cartes SIM pour quelques euros et les vendeurs de recharges pullulent. VODACOM et MCEL sont présents dans tout le pays avec peut-être une meilleure densité d'implantation pour VODACOM.
Tout le monde ici possède au moins un tel mobile.. Mais l'Iphone n'a pas encore conquis le pays. Samsung domine largement avec NOKIA .
7- la vie quotidienne - la religion. Au Mozambique , comme dans la plupart des pays africains, on se lève tôt. Pratiquement avec le soleil. Il est fréquent de voir des femmes se rendre aux travaux des champs dès le lever du soleil. On croise aussi, de bon matin, de longues cohortes de jeunes enfants qui partent à pied, le long des routes, à l'école. Peu de bicyclettes et peu de motos. Les accidents de circulation ne semblent pas fréquents, même si, l'alcool et le cannabis restent assez consommés, et généralement les conducteurs sont plutôt prudents. Le niveau de vie moyen n'est pas très élevé. 150 à 300dollars mensuels en moyenne. Un chauffeur expérimenté de gros camion ira jusqu'à 8 ou 900 dollars par mois. Peu de gens parlent anglais ce qui parfois est une source de complication.
C'est surtout le christianisme qui domine bien sûr. Mais on trouve aussi une communauté islamique qui n'a aucune crainte d'afficher ses principes religieux. Port du voile et fréquentation de mosquées ne semblent poser aucun problème dans le pays.
8- les distractions. Pour les gens du pays il y en a peu mis à part le restaurant. Les boîtes de nuit, peu nombreuses, sont fréquentées par des jeunes qui parfois veulent arrondir leurs fins de mois. Certaines jeunes femmes, pas toujours les plus jolies, ne semblent ni farouches ni très regardantes. Les touristes étrangers disposant d'un bon budget trouveront des endroits de plongée encore presque vierges. Et si vous disposez d'un véhicule personnel, vous aurez le loisir de visiter les parcs nationaux. Ce qui n'a pas été mon cas.!!! Il y a aussi , bien sûr, quelques belles plages, malheureusement peu entretenues.
9- l'argent Vous trouverez des distributeurs d'argent un peu partout. Visa et Master Cards acceptées. Nombreuses enseignes de banque. Barclays, Standard bank, BCI, et la BMI Millénium, la pire de toutes en matière de service rendu. Elles ouvrent en général vers 8 heures et ferment à 15 heures. Si vous prenez du cash, optez pour la FNB ( First National Bank) qui ne prend pas de commission sur l'opération de conversion. (Pour mémoire , en juin 2013 , un euro valait 40 Metzical ). C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour le change. Si vous avez recours à des bureaux de change, il est presque toujours plus intéressant de changer à Maputo pour avoir un taux plus intéressant. ATTENTION aux changeurs dans la rue...!!!!! Pour vous appâter , ils vous proposeront un taux toujours supérieur à celui du cours. Mais dans l'échange, certains billets sont subtilisés avec brio et quand vous vous en rendez compte il est évidemment trop tard. Les escrocs ont complètement disparu..
10- Mon avis personnel. Les Mozambicains sont plutôt gentils, assez accueillants . Je n'ai jamais subi de désagréments ni senti d'agressivité . Cependant, cela ne compense pas les énormes lacunes en matière touristique. Hôtels souvent indigents, transports compliqués, nourriture plutôt basique et sans variété. Les paysages et distractions offertes sont bien en deçà de l'investissement consenti pour visiter le pays. C'en est parfois si navrant que je ne conseille pas le Mozambique. Sauf si l'inconfort régulier ne vous rebute pas ou si vous prévoyez un gros budget..! En résumé, n'allez pas dans ce pays avec votre petite copine et sa grosse valise pleine de fringues. ( Excusez la caricature..) Ce n'est pas le bon endroit.. Et pour les autres, qui pensent être bien aguerris, ceux que la fatigue et le manque de confort ne rebutent pas, je vous conseille toutefois d'y réfléchir à deux fois. Il y aura des moments difficiles..! Cependant, si vous voyagez seul ( c'est plus simple pour les transports mais plus cher pour l'hébergement) et que vous avez une bonne expérience des pays africains vous ne ne trouverez pas le Mozambique plus compliqué que les autres pays déjà visités. Personnellement , et en guise de conclusion, c'était mon deuxième et dernier voyage au Mozambique. Je n'y retournerai plus. Pas assez de retour sur investissement. Seule la partie Nord offre un intérêt à mes yeux ainsi que tout se qui se situe à l'ouest de Nampula. Sans oublier Ilha de Mozambique bien sûr.!!! L'on peut donc très bien arriver par le Malawi et repartir en Tanzanie par Pemba. On gagne du temps, on économise de l'énergie et on ne perd pas grand- chose.
-1 Le climat. La période la plus propice pour une visite du pays est sans nul doute mi juin, mi juillet. C'est le début de l'hiver austral. Les journées sont toujours ensoleillées et les températures sont douces voire fraîches la nuit. Prévoir une petite laine.! Seul point ennuyeux, le soir arrive vite. A partir de 16 h30 le soleil décline fortement et, à un peu moins de 18 heures, vous serez dans le noir.
2- les transports. Les locations de voitures sont chères. Il faut en effet compter 100 euros par jour en moyenne. Il est préférable de trouver un loueur à Joburg s'il consent à vous laisser partir au Mozambique. Mais ils rechignent souvent à cause des risques encourus. Vols et casse. Le train est quasi inexistant pour les voyageurs sauf sur la portion Nampula/Cuamba. Reste donc les bus. Plutôt en bon état et relativement confortables pour les grandes compagnies. Si vous venez d'Afrique du Sud, INTERCAPE est représentée au Mozambique et dessert de nombreuses villes jusqu'à Beira. Le Nord reste ignoré. D'autres compagnies comme GREYHOUND ou LTC , Inter City...sillonnent le pays jusqu'à Beira également. Plus au nord cela devient compliqué. Le coût des transports , sans être très onéreux , n'est quand même pas faible. Pour avoir une bonne idée des prix, il faut compter un peu plus qu'un Mtz du kilomètre. Ça sert de base de négociation avec les chauffeurs de camion qui parfois abusent. C'est INTERCAPE, compagnie Sud Africaine, qui pratique les prix les plus élevés. Choisir l'autobus comme mode de transport impose de se lever tôt. Les départs s'effectuent généralement à 4 heures du matin, quelque soit la destination. Dès 21 heures les transports en commun doivent s'arrêter. C'est la loi; les bus ne roulent pas la nuit. Donc , il faut se lever TRÈS tôt... Un peu dur quand on est en vacances. Une autre solution consiste à emprunter les mini- vans locaux. Les "chappas". Ils partent quand ils sont pleins ( donc patience) . Aux mêmes prix que les bus, ils sont nettement plus inconfortables et il ne faut pas craindre la promiscuité. Vous serez souvent très entassés dans ces petits véhicules .On traite mieux le bétail en Europe.!!! A l'instar d'autres pays africains, ça frise parfois le délire. De surcroît, les arrêts sont innombrables et parfois votre patience sera mise à rude épreuve. Enfin... il reste l'alternative de dénicher un "privé" qui offre des places dans sa voiture personnelle. Ou un de ces énormes camions qui sillonnent les routes. C'est tout à fait possible. Il faut "simplement " le trouver. Mais vous apprendrez vite où vous poster pour avoir une chance de les récupérer au passage. Et sachez que vous aurez à payer le prix de votre transport. C'est la régle dans ce pays même avec une voiture privée. N'écoutez pas systématiquement les conseils des locaux qui vous invitent toujours à rejoindre les arrêts de bus traditionnels. Ce ne sont pas obligatoirement les meilleurs endroits. Fiez-vous à votre bon sens et à votre expérience. Les chauffeurs roulent plutôt vite sans qu'il y ait pour autant beaucoup d'accidents. Les véhicules sont globalement correctement entretenus et les pannes moins fréquentes que dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Mais elles existent bien sûr, et dans ce cas les dépannages sont toujours longs et fastidieux. Regardez l'état du véhicule avant de vous engager. Il y a quand même des " poubelles" ambulantes.
Les routes, dans le sud du pays sont en bon état. Les pistes sont assez bien entretenues et ne posent pas de difficultés en dehors de la saison humide. Cependant, certains tronçons comme INCHOPE / Beira sont une calamité. Vous comprendrez , après un séjour au Mozambique, ce que " nids de poule" veut dire. !!
L'avion est un moyen commode d'éviter les longues et fastidieuses distances. Mais ça c'est vrai partout. La seule différence ici, ce sont les prix plutôt élevés des vols intérieurs. Exemple: Linchinga >> Maputo c'est 360 euros.
3- la sécurité- la santé. Pas de problèmes majeurs si on excepte les revendications parfois violentes de la RENAMO qui, à l'approche des élections présidentielles, refait parler d'elle. Cela semble être cependant un épiphénomène. Bien sûr, il y a une population importante de jeunes désœuvrés, et, comme partout, un peu de délinquance mais rien de bien méchant. Des vols bien sûr, mais jamais je n'ai entendu parler d'agressions. Il suffit de respecter les règles de bon sens et tout se passe bien. Les Mozambicains sont plutôt accueillants et globalement polis. La police est omni-présente sur les routes et les contrôles fréquents. Il s'agirait, dit- on, d'arrondir les fins de mois... Mais personnellement , je n'ai pas constaté de cas de corruption. Elle m'a cependant été confirmée plusieurs fois.
En cas de gros pépin de santé, il est préférable de songer à un rapatriement. Les services hospitaliers ne sont pas engageants et il y a un déficit de médecins, compétents ou pas..! Les pharmacies ne possèdent pas les médicaments de dernières générations voire même les plus usuels. Il faut enfin savoir que le paludisme est actif dans tout le Mozambique . Un traitement à la Savarine ou Malarone est préconisé. A minima munissez- vous d'un répulsif.
4- l'hôtellerie C'est le GROS point faible du pays. L'énorme point faible devrais- je dire..! Il y a une offre hôtelière mais les prix sont indécents pour le confort proposé. Les habitués de l'Asie et de ses prix doux seront affolés du rapport qualité- prix. C'est un des plus mauvais que je connaisse. Les hôtels d'entrée de gamme offrent des chambres à 20 euros en moyenne, qui sont la plupart du temps exécrables, voire immondes... Exiguës, spartiates, sans salle de bain privative et sans petit déjeuner. ( voir mes posts à ce sujet). La gamme moyenne se situe entre 50 et 80 euros. Et à ce prix là, n'espérez pas du luxe.. Vous vous demanderez parfois si on ne se moque pas ouvertement de vous en visitant certaines chambres. Ensuite les prix montent en flèche...
5- la restauration. Ne vous attendez pas à faire de sublimes gueuletons, dans des restaurants de rêve avec une vue imprenable sur la mer. C'est une configuration plutôt rare. Sauf peut-être à Vilanculos dans quelques hôtels luxueux tenus par des Sud africains. Au Mozambique, tous les menus se ressemblent étrangement. Ce sera poisson ou poulet accompagnés de riz, d'un peu de salade et de quelques frites. Pas mauvais en soi mais pendant 3 semaines ça peut lasser. Rien de gastronomique ni de raffiné dans cette cuisine qui sert essentiellement à remplir les estomacs. On ne sert jamais de porc et le bœuf est rarement proposé. On trouve de la bière partout. La 2 M. ( Mac Mahon) en bouteille de 55 cl est la plus consommée . Son prix moyen est de 40 Metzical soit 1 euro. Elle est plutôt bonne. Vous trouverez aussi du vin Sud Africain mais jamais bon marché, et bien sûr, de l'eau capsulée et des sodas. Pour un repas dans un petit resto local compter environ 200 Metzical soit environ 5 euros. ( Sans la boisson) Mais je le répète, à ce prix là, pas de nappe blanche sur votre table ( façon de parler..) Le café est souvent fait à partir de poudre additionnée d'eau bouillante. Pas si mauvais si nous n'êtes pas un réel amateur d'expressos crémeux. What else..? Une exception notable.. Vous trouverez d'excellents Cappucino au Kilimanjaro Café à Vilankulos.. Et du WiFI gratuit.
6- l'électricité et vos chargeurs. L'Internet et le wifi. Le téléphone. Les prises électriques sont la plupart du temps compatibles avec les standards européens. Pas de besoin d'adaptateurs donc. Cependant vous trouverez quelques prises d'origine sud-africaine. Dans ce cas, il faut un connecteur spécial . On peut trouver ça sur place et bien souvent les hôtels ou restaurants sont à même de dépanner. L'Internet se développe mais le Wifi reste très rare. Vraiment très rare et quasiment toujours payant. Certains ne comprennent même pas la signification du mot.. A tous les " connectés" en permanence, prudence donc, car vos habitudes seront bousculées. Sauf à posséder une carte sim intégrée à vos E Devices..
Vous trouverez facilement des cartes SIM pour quelques euros et les vendeurs de recharges pullulent. VODACOM et MCEL sont présents dans tout le pays avec peut-être une meilleure densité d'implantation pour VODACOM.
Tout le monde ici possède au moins un tel mobile.. Mais l'Iphone n'a pas encore conquis le pays. Samsung domine largement avec NOKIA .
7- la vie quotidienne - la religion. Au Mozambique , comme dans la plupart des pays africains, on se lève tôt. Pratiquement avec le soleil. Il est fréquent de voir des femmes se rendre aux travaux des champs dès le lever du soleil. On croise aussi, de bon matin, de longues cohortes de jeunes enfants qui partent à pied, le long des routes, à l'école. Peu de bicyclettes et peu de motos. Les accidents de circulation ne semblent pas fréquents, même si, l'alcool et le cannabis restent assez consommés, et généralement les conducteurs sont plutôt prudents. Le niveau de vie moyen n'est pas très élevé. 150 à 300dollars mensuels en moyenne. Un chauffeur expérimenté de gros camion ira jusqu'à 8 ou 900 dollars par mois. Peu de gens parlent anglais ce qui parfois est une source de complication.
C'est surtout le christianisme qui domine bien sûr. Mais on trouve aussi une communauté islamique qui n'a aucune crainte d'afficher ses principes religieux. Port du voile et fréquentation de mosquées ne semblent poser aucun problème dans le pays.
8- les distractions. Pour les gens du pays il y en a peu mis à part le restaurant. Les boîtes de nuit, peu nombreuses, sont fréquentées par des jeunes qui parfois veulent arrondir leurs fins de mois. Certaines jeunes femmes, pas toujours les plus jolies, ne semblent ni farouches ni très regardantes. Les touristes étrangers disposant d'un bon budget trouveront des endroits de plongée encore presque vierges. Et si vous disposez d'un véhicule personnel, vous aurez le loisir de visiter les parcs nationaux. Ce qui n'a pas été mon cas.!!! Il y a aussi , bien sûr, quelques belles plages, malheureusement peu entretenues.
9- l'argent Vous trouverez des distributeurs d'argent un peu partout. Visa et Master Cards acceptées. Nombreuses enseignes de banque. Barclays, Standard bank, BCI, et la BMI Millénium, la pire de toutes en matière de service rendu. Elles ouvrent en général vers 8 heures et ferment à 15 heures. Si vous prenez du cash, optez pour la FNB ( First National Bank) qui ne prend pas de commission sur l'opération de conversion. (Pour mémoire , en juin 2013 , un euro valait 40 Metzical ). C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour le change. Si vous avez recours à des bureaux de change, il est presque toujours plus intéressant de changer à Maputo pour avoir un taux plus intéressant. ATTENTION aux changeurs dans la rue...!!!!! Pour vous appâter , ils vous proposeront un taux toujours supérieur à celui du cours. Mais dans l'échange, certains billets sont subtilisés avec brio et quand vous vous en rendez compte il est évidemment trop tard. Les escrocs ont complètement disparu..
10- Mon avis personnel. Les Mozambicains sont plutôt gentils, assez accueillants . Je n'ai jamais subi de désagréments ni senti d'agressivité . Cependant, cela ne compense pas les énormes lacunes en matière touristique. Hôtels souvent indigents, transports compliqués, nourriture plutôt basique et sans variété. Les paysages et distractions offertes sont bien en deçà de l'investissement consenti pour visiter le pays. C'en est parfois si navrant que je ne conseille pas le Mozambique. Sauf si l'inconfort régulier ne vous rebute pas ou si vous prévoyez un gros budget..! En résumé, n'allez pas dans ce pays avec votre petite copine et sa grosse valise pleine de fringues. ( Excusez la caricature..) Ce n'est pas le bon endroit.. Et pour les autres, qui pensent être bien aguerris, ceux que la fatigue et le manque de confort ne rebutent pas, je vous conseille toutefois d'y réfléchir à deux fois. Il y aura des moments difficiles..! Cependant, si vous voyagez seul ( c'est plus simple pour les transports mais plus cher pour l'hébergement) et que vous avez une bonne expérience des pays africains vous ne ne trouverez pas le Mozambique plus compliqué que les autres pays déjà visités. Personnellement , et en guise de conclusion, c'était mon deuxième et dernier voyage au Mozambique. Je n'y retournerai plus. Pas assez de retour sur investissement. Seule la partie Nord offre un intérêt à mes yeux ainsi que tout se qui se situe à l'ouest de Nampula. Sans oublier Ilha de Mozambique bien sûr.!!! L'on peut donc très bien arriver par le Malawi et repartir en Tanzanie par Pemba. On gagne du temps, on économise de l'énergie et on ne perd pas grand- chose.
Voilà enfin des informations sur notre voyage au Mozambique et au Kruger National Park avant notre traversée du Kalahari au Botswana. (Qui fera l'objet d'un autre carnet de voyage)
Informations sur le voyage:
Distance : 3615 km (Mozambique : 1800 km, Afrique du Sud : 1815 km) Durée : 19 jours Voiture : Land Rover Defender 110 TD4 Puma (2013) chez Safari4x4Hire Visa pour le Mozambique fait en avance en Suisse Third Party insurance pour le Mozambique (220 Rand) Wild Card pour le Kruger National Park Toutes les réservations faites par nous-même sur internet
Les sites de plongée :
6 plongées à Vilanculos avec Odyssea Dive 2 plongées à Zavora avec Wobbegong Dive
Les réserves visitées :
Parc National de Bazaruto Reserva Nacional de Pomene Kruger National Park Panorama Route
Voilà un aperçu de notre voyage : Trajet en rouge
13.07.2016 : Johannesburg - Hennie's Rest (Malelane)
Distance : 375 km
"Nous sommes à peine rentrés de notre voyage du Zimbabwe/Botswana 2015, que la brousse nous manque déjà. Nous décidons, pour 2016, d'organiser la traversée du Kalahari de Khutse à Maun en Land Rover Defender. C'est le rêve de Michel. Nous serons accompagnés par Fabienne (la soeur de Michel) et son mari Francis qui sont à nouveau partants pour cette nouvelle aventure. Avant d'entreprendre la traversée du désert, nous passerons deux semaines au Mozambique pour explorer les fonds marins avec Marguerite l'autre soeur de Michel" ...
14.07.2016 : Hennie's Rest (Malelane) - Chongoene Holiday Resort (Xai-Xai)
Distance : 345 km
Une bonne nuit de sommeil nous a fait du bien. Nous sommes en forme pour attaquer une longue journée de route. Depuis la terrasse, au lever du soleil, nous pouvons contempler Crocodile River et le Kruger en face ...
15.07.2016 : Chongoene Holiday Resort (Xai-Xai) - Jeff's Palm Resort (Jangamo)
Distance : 272 km
Ce matin, depuis notre balcon, nous apprécions la magnifique vue sur Praia Do Chongoene et le Canal du Mozambique...
16.07.2016 : Jeff's Palm Resort (Jangamo)
Distance : 0 km
Cette journée de repos débute par un somptueux lever de soleil que nous savourons longuement depuis notre Cabana ...
17.07.2016 : Jeff's Palm Resort (Jangamo) - Casa Babi, Odyssea Dive (Vilanculos)
Distance : 306 km
Un superbe lever de soleil marque le début d'une journée particulière : c'est mon anniversaire. Les ados m'offrent un joli bracelet africain ...
18.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Nous avons passé une super nuit et à 6h15 nous sommes déjà debout. Comme le petit déjeuner est à 7h00, nous allons à la plage pour voir le lever de soleil. Mais le temps a changé et le ciel est couvert ce matin ...
19.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Après encore une nuit réparatrice, nous allons vers la piscine pour contempler un magnifique lever de soleil. Cette fois, le ciel est bien dégagé ...
20.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner, nous sommes d'attaque pour une nouvelle sortie en mer ...
21.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos) - Pomene Lodge (Pomene)
Distance : 221 km
Ce matin, le réveil est un peu plus difficile. Nous n'avons vraiment pas envie de quitter ce petit coin de paradis ...
22.07.2016 : Pomene Lodge (Pomene)
Distance : 0 km
La nuit a été très agitée car le vent s'est mis à souffler. Heureusement, les supports de fortune bricolés la veille pour soutenir le plancher de la tente ont tenu bon ...
23.07.2016 : Pomene Lodge (Pomene) - Nhanombe Lodge, Wobbegong Dive (Zavora)
Distance : 221 km
Ce matin, le ciel est parfaitement dégagé car le vent a soufflé toute la nuit, et assez violemment ...
24.07.2016 : Nhanombe Lodge (Zavora)
Distance : 0 km
Réveil à 7h00. Cette nuit, nous n'avons pas été dérangés par le vent car l'emplacement est bien protégé par les dunes. Nous buvons juste un jus d'orange (nous prendrons un copieux petit déjeuner après la plongée du matin) ...
25.07.2016 : Nhanombe Lodge (Zavora) - Crocodile Bridge Rest Camp (Kruger)
Distance : 486 km
Ce matin, réveil à 5h00. Nous plions les tentes, rangeons les affaires et, à 6h00, nous sommes à la réception où nous attend Rodney pour régler le paiement et signer les carnets de plongée. Nous repassons la dune sans problème et sans dégonfler les pneus, ce qui nous fait gagner un peu de temps ...
26.07.2016 : Crocodile Bridge Rest Camp (Kruger) - Skukuza Rest Camp (Kruger)
Distance : 160 km
Cette nuit, en plus de la barrière électrique, nous avons entendu des hyènes, des lions et des chacals. Les bruits de la savane sont nouveaux pour Margue ...
27.07.2016 : Skukuza Rest Camp (Kruger) - Lower Sabie Rest Camp (Kruger)
Distance : 98 km
Durant la nuit, la pluie fine s'est transformée en pluie diluvienne...
28.07.2016 : Lower Sabie Rest Camp (Kruger) - Satara Rest Camp (Kruger)
Distance : 201 km
La nuit a été très reposante. Nous nous réveillons tôt pour être à l'ouverture de la gate (6h00). Nous prenons de nouveau la tar road (H4-1), dans l'espoir de revoir les lionnes ou le léopard...
29.07.2016 : Satara Rest Camp (Kruger) - Sable Dam Sleep-Over Hide (Kruger)
Distance : 181 km
Cette nuit, nous avons eu droit à un concerto pour lions, hyènes et lycaons (on n'est pas trop sûr pour les lycaons)...
30.07.2016 : Sable Dam Sleep-Over Hide (Kruger) - Yalla Yalla Boutique Hotel (Witbank)
Distance : 489 km
La nuit dans l'observatoire a été très calme, nous avons juste entendu des lions au loin...
31.07.2016 : Yalla Yalla Boutique Hotel (Witbank) - Safari4x4Hire (Pretoria)
Distance : 100 km
Après une bonne nuit réparatrice, nous profitons encore un peu des avantages de la chambre (lit douillet, lavabo, douche, ...)...
Voilà, pour tous ceux qui désir découvrir la suite du voyage, je leur conseille de monter dans la Land Rover et de prendre la piste dans la direction de notre site, carnet de voyage - Mozambique 2016. Bonne lecture ! 😉
Informations sur le voyage:
Distance : 3615 km (Mozambique : 1800 km, Afrique du Sud : 1815 km) Durée : 19 jours Voiture : Land Rover Defender 110 TD4 Puma (2013) chez Safari4x4Hire Visa pour le Mozambique fait en avance en Suisse Third Party insurance pour le Mozambique (220 Rand) Wild Card pour le Kruger National Park Toutes les réservations faites par nous-même sur internet
Les sites de plongée :
6 plongées à Vilanculos avec Odyssea Dive 2 plongées à Zavora avec Wobbegong Dive
Les réserves visitées :
Parc National de Bazaruto Reserva Nacional de Pomene Kruger National Park Panorama Route
Voilà un aperçu de notre voyage : Trajet en rouge

13.07.2016 : Johannesburg - Hennie's Rest (Malelane)
Distance : 375 km
"Nous sommes à peine rentrés de notre voyage du Zimbabwe/Botswana 2015, que la brousse nous manque déjà. Nous décidons, pour 2016, d'organiser la traversée du Kalahari de Khutse à Maun en Land Rover Defender. C'est le rêve de Michel. Nous serons accompagnés par Fabienne (la soeur de Michel) et son mari Francis qui sont à nouveau partants pour cette nouvelle aventure. Avant d'entreprendre la traversée du désert, nous passerons deux semaines au Mozambique pour explorer les fonds marins avec Marguerite l'autre soeur de Michel" ...
14.07.2016 : Hennie's Rest (Malelane) - Chongoene Holiday Resort (Xai-Xai)
Distance : 345 km
Une bonne nuit de sommeil nous a fait du bien. Nous sommes en forme pour attaquer une longue journée de route. Depuis la terrasse, au lever du soleil, nous pouvons contempler Crocodile River et le Kruger en face ...
15.07.2016 : Chongoene Holiday Resort (Xai-Xai) - Jeff's Palm Resort (Jangamo)
Distance : 272 km
Ce matin, depuis notre balcon, nous apprécions la magnifique vue sur Praia Do Chongoene et le Canal du Mozambique...
16.07.2016 : Jeff's Palm Resort (Jangamo)
Distance : 0 km
Cette journée de repos débute par un somptueux lever de soleil que nous savourons longuement depuis notre Cabana ...
17.07.2016 : Jeff's Palm Resort (Jangamo) - Casa Babi, Odyssea Dive (Vilanculos)
Distance : 306 km
Un superbe lever de soleil marque le début d'une journée particulière : c'est mon anniversaire. Les ados m'offrent un joli bracelet africain ...
18.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Nous avons passé une super nuit et à 6h15 nous sommes déjà debout. Comme le petit déjeuner est à 7h00, nous allons à la plage pour voir le lever de soleil. Mais le temps a changé et le ciel est couvert ce matin ...
19.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Après encore une nuit réparatrice, nous allons vers la piscine pour contempler un magnifique lever de soleil. Cette fois, le ciel est bien dégagé ...
20.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos)
Distance : 0 km
Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner, nous sommes d'attaque pour une nouvelle sortie en mer ...
21.07.2016 : Casa Babi (Vilanculos) - Pomene Lodge (Pomene)
Distance : 221 km
Ce matin, le réveil est un peu plus difficile. Nous n'avons vraiment pas envie de quitter ce petit coin de paradis ...
22.07.2016 : Pomene Lodge (Pomene)
Distance : 0 km
La nuit a été très agitée car le vent s'est mis à souffler. Heureusement, les supports de fortune bricolés la veille pour soutenir le plancher de la tente ont tenu bon ...
23.07.2016 : Pomene Lodge (Pomene) - Nhanombe Lodge, Wobbegong Dive (Zavora)
Distance : 221 km
Ce matin, le ciel est parfaitement dégagé car le vent a soufflé toute la nuit, et assez violemment ...
24.07.2016 : Nhanombe Lodge (Zavora)
Distance : 0 km
Réveil à 7h00. Cette nuit, nous n'avons pas été dérangés par le vent car l'emplacement est bien protégé par les dunes. Nous buvons juste un jus d'orange (nous prendrons un copieux petit déjeuner après la plongée du matin) ...
25.07.2016 : Nhanombe Lodge (Zavora) - Crocodile Bridge Rest Camp (Kruger)
Distance : 486 km
Ce matin, réveil à 5h00. Nous plions les tentes, rangeons les affaires et, à 6h00, nous sommes à la réception où nous attend Rodney pour régler le paiement et signer les carnets de plongée. Nous repassons la dune sans problème et sans dégonfler les pneus, ce qui nous fait gagner un peu de temps ...
26.07.2016 : Crocodile Bridge Rest Camp (Kruger) - Skukuza Rest Camp (Kruger)
Distance : 160 km
Cette nuit, en plus de la barrière électrique, nous avons entendu des hyènes, des lions et des chacals. Les bruits de la savane sont nouveaux pour Margue ...
27.07.2016 : Skukuza Rest Camp (Kruger) - Lower Sabie Rest Camp (Kruger)
Distance : 98 km
Durant la nuit, la pluie fine s'est transformée en pluie diluvienne...
28.07.2016 : Lower Sabie Rest Camp (Kruger) - Satara Rest Camp (Kruger)
Distance : 201 km
La nuit a été très reposante. Nous nous réveillons tôt pour être à l'ouverture de la gate (6h00). Nous prenons de nouveau la tar road (H4-1), dans l'espoir de revoir les lionnes ou le léopard...
29.07.2016 : Satara Rest Camp (Kruger) - Sable Dam Sleep-Over Hide (Kruger)
Distance : 181 km
Cette nuit, nous avons eu droit à un concerto pour lions, hyènes et lycaons (on n'est pas trop sûr pour les lycaons)...
30.07.2016 : Sable Dam Sleep-Over Hide (Kruger) - Yalla Yalla Boutique Hotel (Witbank)
Distance : 489 km
La nuit dans l'observatoire a été très calme, nous avons juste entendu des lions au loin...
31.07.2016 : Yalla Yalla Boutique Hotel (Witbank) - Safari4x4Hire (Pretoria)
Distance : 100 km
Après une bonne nuit réparatrice, nous profitons encore un peu des avantages de la chambre (lit douillet, lavabo, douche, ...)...
Voilà, pour tous ceux qui désir découvrir la suite du voyage, je leur conseille de monter dans la Land Rover et de prendre la piste dans la direction de notre site, carnet de voyage - Mozambique 2016. Bonne lecture ! 😉
Bonjour,
Ou pourrais je trouver les jours de depart et les horaires du train Nampula et Lichinga via Cuamba aussi bien à l'aller qu'au retour ....actualisés pour cette année
Y aurait il quelqu'un qui l'aurait emprunté pour m'en parler: en un mot ce trajet vaut il le coup?
Merci Carassou
Bonjour, est il possible pour un ressortissant français d'arriver a Vilanculos en provenance de Joburg sans visa et de l'obtenir a l'arrivee à l'aeroport . Merci de votre retour d'experience. Me reste 3 semaines pour me decider envoyer mon passeport a Paris ou pas .....
salut
Août nous entrons de la frontière du Mozambique Giryondo pendant une semaine sur la côte. Nous venons de l'Afrique du Sud-Botswana-Zimbabwe et l'Afrique du Sud, comme dans tous ces pays, nous avons pensé de faire le visa touristique à la frontière. Mais ils ont dit qu'il pourrait être un problème. Quelqu'un l'a fait le touriste VISA Giryondo récemment?
Merci Giorgio
Merci Giorgio
Bonjour,
Au mois de juin 2014, je fais un voyage en SHONGOLOLO. Quelqu'un, pourrait me dire, si l'on parle le français dans ce train.
Merci.
José
bonjour je souhaite faire un voyage safari plongée le mois prochain entre le mozambique et la tanzanie , j ai 2 options soit arrivé par dar es salaam et repartir par maputo soit l inverse mon principale probleme est le passage d un pays à l autre .
j aimerais savoir si quelqun est deja passé par zanzibar pour aller au mozambique par bateau et si il est obligé d avoir un visa ;ou bien par mafia island qui est plus proche du mozambique.
le chemin inverse me plairait tout autant mais le trajet est il possible depuis pemba ?
et ensuite je suis a la recherche de conseils et bon spot de pongée au mozambique, si vous avec des bonnes adresses de centres de plongée n hésitez pas
merci a tous pour les infos a venir😉
BJ A TOUS
je reviens bientot a maputo (dates flexibles, prevu a priori pour debut mars pour 2 semaines max) et je serais interessé par proposition location maputo appart ou pte maison proche quartier polana ou centre ville. qq'un aurait une idee? same in english; any idea about a room/flat/smallhouse for rent downtown maputo starting early March, max 2 weeks? price idea welcome. please revert. Thanks.
All the best.
je reviens bientot a maputo (dates flexibles, prevu a priori pour debut mars pour 2 semaines max) et je serais interessé par proposition location maputo appart ou pte maison proche quartier polana ou centre ville. qq'un aurait une idee? same in english; any idea about a room/flat/smallhouse for rent downtown maputo starting early March, max 2 weeks? price idea welcome. please revert. Thanks.
All the best.
Hi everyone,
We’ve just returned from a 3-week trip to South Africa:
2 weeks in Kruger Park, Manyeleti, and White River
5 days in Vilankulo
1 day in Johannesburg
If you have any questions or are planning your trip, don’t hesitate! 🙂
Je fais suite à l’excellent carnet de Nathalie.
On vient de boucler un voyage très similaire, largement inspiré de ce qu’ils ont fait l’année dernière, merci à eux ;)
Retour rapide donc sur un petit road/diving trip de 3 semaines au Mozambique avec un bonus de 2 jours au Kruger.
Quelques chiffres ~ 2600 kms parcourus ~ 206 litres de gasoil, soit un budget de ~ 170 euros 8.1 L/100, la conso moyenne pour un Hilux 2.4 SRX doublecab / hardtop, avec environ 300 kms de piste.
Itinéraire 01.09.17 Vol Swiss de Genève 02.09.17 Arrivée Nelspruit vers 12h00, pickup 4x4 chez Hertz; Malelane, Hennie's Rest 03.09.17 Xai-Xai, Chongoene Holiday Resort 04.09.17 Morrungulo Lodge 05.09.17 Vilanculos, Odyssea dive / Casa Babi 06.09.17 Vilanculos -dive (2) 07.09.17 Vilanculos -dive (2) 08.09.17 Vilanculos -dive (2) 09.09.17 Vilanculos 10.09.17 Tofo, Diversity Scuba 11.09.17 Tofo- dive (2) 12.09.17 Tofo-dive (2) 13.09.17 Tofo-dive (2) 14.09.17 Tofo-dive (1) 15.09.17 Zavora, Wobbegong dive 16.09.17 Zavora-dive (2) 17.09.17 Zavora-dive (1) 18.09.17 Dunes de Dovelas 19.09.17 Dunes de Dovelas 20.09.17 Dunes de Dovelas 21.09.17 Malalane, Barnstormers Rest 22.09.17 Kruger, Skukuza 23.09.17 Départ Nelspruit 24.09.17 Arrivée GVA
Tout d’abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu partager leurs infos lors de la prépa de ce voyage.
L’idée était de prendre un 4x4 à Nelspruit (afin d’éviter de conduire depuis Joburg) chez Hertz en l’occurrence (super rapport qualité/prix) et de remonter la côte Mozambicaine jusqu’à Vilanculos.
Nous voulions prendre notre temps et avons donc fait des stops à Xai-Xai (prononcer « chaille-chaille », sympa, plein de baleines à bosses au large) et Morrungulo (sympa mais pas indispensable non plus). Avec le recul un seul arrêt à Xai-Xai aurait suffi. Surtout que ça roulait très bien sur la RN1, 0 amende malgré la présence de police ici et là, 80 km/h voir + de moyenne. Faut juste ralentir dans les bleds traversés.
A Vilanculos nous avons fait 3 jours de plongée, 2 plongées / jour. Avec le recul une journée de plus n’aurait pas été de trop. Nous avons plongé avec Odyssea dive, très bien, très bon.
Direction Tofo ensuite où nous avons fait 7 plongées et un « ocean safari » (un tour de 2 heures pour voir les baleines). Le tout avec Diversity scuba, très pro, très bien. Tofo est diffèrent de Vilanculos niveau paysage ça change, et donc c’est intéressant de faire les 2 endroits. On a très bien mangé au Sentidos beach retreat à Barra (15’ de voiture depuis Tofo), le seafood platter est à tester !!
Last but not least, Zavora ! Eau plus froide, 19 degrés, mais c’est là où nous aurons vu des palanquées de raies mantas !! C’est vraiment The place à manta ! Du coup on serait bien resté au moins 1 jour de plus. La nuit en bungalow à 25$ au Wobbegong dive est un très bon rapport qualité-prix.
On a terminé avec quelques jours aux dunes de Dovela, là aussi créé et géré par des Français. L’endroit est superbe, les repas sont divins, tout était parfait (sauf l’ensablement pour y aller même si c’était un peu de ma faute …). C’est encore mieux d’y aller avec un téléobjectif, pas mal d’oiseaux à voir. Pas mal de petites ballades à faire aussi.
Une bonne journée de route (environ 550 kms) et un passage de frontière bien chiant et nous voici de retour à Malalane. A la frontière, on a perdu du temps coté Mozambicain car les 2 pékins en charge de checker les visas ne semblaient pas connaitre comment fonctionne le visa francais fait par l’ambassade à Paris. Du coup ils voulaient nous faire payer une amende car mon visa était soi-disant expiré depuis 2 jours. Après moult explications, le big boss de l’immigration a fini pour leur expliquer par A+B qu’en fait tout était bien en ordre … fausse alerte donc. Juste après ce petit incident, on a eu la mauvaise idée de vouloir changer nos MZN en ZAR, au poste frontière donc. Grosse erreur. On était au courant des « prestidigitateurs » qui font disparaitre les billets au moment de la transaction, et bien ça n’a pas raté … en gros on se met d’accord sur le montant du change, le gars nous donne l’argent en ZAR (jusqu’ici tout va bien …) et au moment où je lui donne la liasse de MZN il compte, recompte, commence à dire que c’est pas bon, s’agite, s’excite et grossièrement essai de mettre de côté quelques billets MZN avant de me redonner la liasse, le tout avec son pote à coté évidement. Je l’ai pris en flag, il fait mine de s’énerver encore plus … et du coup ce petit cirque commence à nous énerver aussi, ça crie, on en vient presque à s’empoigner… un douanier juste à côté nous dit de pas faire de business avec ces gars-là … mais il ne fait rien d’autre, il ne bouge pas et ne dit rien au 2 compères … bref, on finit presque par lui jeter la liasse de MZN par la fenêtre et on force le départ en caisse. Pas cool, à éviter donc. Enfin côté Sud Af, il faut encore faire 30’ de queue pour obtenir le coup de tampon qui va bien. Et je n’ai pas mentionné les « crossboarder » coté Mozambicain, qui ne servent à rien au retour car les démarches sont simples, mais qui sont très insistants et pénibles quand même. Bref.
A Malalane on est resté au Barnstormers Rest, avec vue sur une énorme/horrible usine (de canne à sucre j’imagine?) Pas top pour l’odeur et la vue. Très confortable cela dit, et à côté de la gate pour le lendemain matin. D’ailleurs il faut bien arriver tôt à la gate, sinon grosse queue là encore …
Kruger : c’était la 2eme fois donc on n’était pas en terre inconnue, même si on a été obligé de rester à Skukuza ça reste toujours très sympa de vadrouiller dans ce parc, surtout avec un 500mm cette fois-ci ! On aura vu les big five en 1 jour et demi, top ! Enormément d’éléphants aussi, c’est fou ! Pas mal de monde à la gate et à Skukuza mais finalement quasi personne sur les pistes du Kruger, on aura eu un léopard pour nous tout seul, sympa ! On est sorti par la gate de Numbi, qui oblige à traverser des bleds bien glauques pour retourner à Nelspruit airport...
Au retour avec Swiss, nos bagages sont restés à Zurich car la connexion était surement trop courte (moins de 50’). Repas dans l’avion au retour infâme (produits Sud Af super cheap …), avion Swiss pas top pour le Joburg-Zurich (pas bcp de place, système vidéo obsolète, s’il fonctionne …). Mais ça économise des heures de vols par rapport à British.
On a adoré Les raies mantas, les requins baleines, les baleines à bosses, partout !! Et les énormes tortues, mérous et j’en passe … 3 spots de plongée, 3 ambiances différentes, sympa ! Les gens et l’ambiance générale, vraiment très sympa, rien à voir avec l’Afrique du sud Les paysages sympa dès qu’on sort un peu de la RN1, Pomene par exemple ! Les noix de cajou !! La bouffe en générale !! L’Amarula ;)
On a moins aimé Le passage de la frontière au retour … La température de l’eau !! (mais bon, c’est une histoire d’équipement …) Devoir rentrer Etre devenu addict à l’Amarula
Divers Avoir un 4x4 apporte un vrai + en ce qui me concerne. C’est possible d’aller à Vilanculos et Tofo avec une voiture normale, pas possible pour Zavora et dune de Dovela. Cela dit pour ces 2 derniers, ils pourront toujours vous donner un ride pour le dernier bout. Mais un 4x4 c’est quand même vachement + sympa et ça permet d’aller à droite à gauche sans inquiétudes. Et vu les prix pratiqués par Hertz à Nelspruit ce serait dommage de s’en passer. Entre Malalane et Xai-Xai on a décidé d’éviter Maputo en quittant l’autoroute à Moamba, environ 40 kilomètres après le passage de la frontière. Du coup on passe par Chinhanguanine et Xinavane. Pas besoin du 4x4 mais à éviter en voiture, pas mal de trous quand même. Certains disent que ça passent bien par Maputo, d’autres que ça bouchonne pas mal. A l’aller on a fait Malalane-Xai-Xai en environ 07h30, nettement moins au retour malgré le passage frontière pénible (mais en roulant nettement + vite sur la route et sur la piste …)
Conclusion 3 semaines qu’on n’a pas vu passer. A faire si vous plongez, pour les mantas au moins !! On a trouvé les plongées relativement faciles mais assez contraignantes quand même : température de l’eau, bcp de transport en « Zodiac » à faire sur une mer souvent agité, faut pas être trop sensible au mal de mer. Visibilité globalement moyenne. C’est sûr que ce n’est pas aussi confortable qu’en Indonésie, mais c’est le prix à payer pour voir ces grosses bébêtes. Pour les non plongeurs, les baleines à bosses valent quand même le détour, prévoir moins de temps cela dit.
Quelques photos en vrac ...
Xai-Xai - Plein de baleines, partout
La preuve !!
Mais aussi plein de mantas !!
Aprés l'effort ...
Dunes de Dovelas
Kruger - léopard & Kudu
Retour rapide donc sur un petit road/diving trip de 3 semaines au Mozambique avec un bonus de 2 jours au Kruger.
Quelques chiffres ~ 2600 kms parcourus ~ 206 litres de gasoil, soit un budget de ~ 170 euros 8.1 L/100, la conso moyenne pour un Hilux 2.4 SRX doublecab / hardtop, avec environ 300 kms de piste.
Itinéraire 01.09.17 Vol Swiss de Genève 02.09.17 Arrivée Nelspruit vers 12h00, pickup 4x4 chez Hertz; Malelane, Hennie's Rest 03.09.17 Xai-Xai, Chongoene Holiday Resort 04.09.17 Morrungulo Lodge 05.09.17 Vilanculos, Odyssea dive / Casa Babi 06.09.17 Vilanculos -dive (2) 07.09.17 Vilanculos -dive (2) 08.09.17 Vilanculos -dive (2) 09.09.17 Vilanculos 10.09.17 Tofo, Diversity Scuba 11.09.17 Tofo- dive (2) 12.09.17 Tofo-dive (2) 13.09.17 Tofo-dive (2) 14.09.17 Tofo-dive (1) 15.09.17 Zavora, Wobbegong dive 16.09.17 Zavora-dive (2) 17.09.17 Zavora-dive (1) 18.09.17 Dunes de Dovelas 19.09.17 Dunes de Dovelas 20.09.17 Dunes de Dovelas 21.09.17 Malalane, Barnstormers Rest 22.09.17 Kruger, Skukuza 23.09.17 Départ Nelspruit 24.09.17 Arrivée GVA
Tout d’abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu partager leurs infos lors de la prépa de ce voyage.
L’idée était de prendre un 4x4 à Nelspruit (afin d’éviter de conduire depuis Joburg) chez Hertz en l’occurrence (super rapport qualité/prix) et de remonter la côte Mozambicaine jusqu’à Vilanculos.
Nous voulions prendre notre temps et avons donc fait des stops à Xai-Xai (prononcer « chaille-chaille », sympa, plein de baleines à bosses au large) et Morrungulo (sympa mais pas indispensable non plus). Avec le recul un seul arrêt à Xai-Xai aurait suffi. Surtout que ça roulait très bien sur la RN1, 0 amende malgré la présence de police ici et là, 80 km/h voir + de moyenne. Faut juste ralentir dans les bleds traversés.
A Vilanculos nous avons fait 3 jours de plongée, 2 plongées / jour. Avec le recul une journée de plus n’aurait pas été de trop. Nous avons plongé avec Odyssea dive, très bien, très bon.
Direction Tofo ensuite où nous avons fait 7 plongées et un « ocean safari » (un tour de 2 heures pour voir les baleines). Le tout avec Diversity scuba, très pro, très bien. Tofo est diffèrent de Vilanculos niveau paysage ça change, et donc c’est intéressant de faire les 2 endroits. On a très bien mangé au Sentidos beach retreat à Barra (15’ de voiture depuis Tofo), le seafood platter est à tester !!
Last but not least, Zavora ! Eau plus froide, 19 degrés, mais c’est là où nous aurons vu des palanquées de raies mantas !! C’est vraiment The place à manta ! Du coup on serait bien resté au moins 1 jour de plus. La nuit en bungalow à 25$ au Wobbegong dive est un très bon rapport qualité-prix.
On a terminé avec quelques jours aux dunes de Dovela, là aussi créé et géré par des Français. L’endroit est superbe, les repas sont divins, tout était parfait (sauf l’ensablement pour y aller même si c’était un peu de ma faute …). C’est encore mieux d’y aller avec un téléobjectif, pas mal d’oiseaux à voir. Pas mal de petites ballades à faire aussi.
Une bonne journée de route (environ 550 kms) et un passage de frontière bien chiant et nous voici de retour à Malalane. A la frontière, on a perdu du temps coté Mozambicain car les 2 pékins en charge de checker les visas ne semblaient pas connaitre comment fonctionne le visa francais fait par l’ambassade à Paris. Du coup ils voulaient nous faire payer une amende car mon visa était soi-disant expiré depuis 2 jours. Après moult explications, le big boss de l’immigration a fini pour leur expliquer par A+B qu’en fait tout était bien en ordre … fausse alerte donc. Juste après ce petit incident, on a eu la mauvaise idée de vouloir changer nos MZN en ZAR, au poste frontière donc. Grosse erreur. On était au courant des « prestidigitateurs » qui font disparaitre les billets au moment de la transaction, et bien ça n’a pas raté … en gros on se met d’accord sur le montant du change, le gars nous donne l’argent en ZAR (jusqu’ici tout va bien …) et au moment où je lui donne la liasse de MZN il compte, recompte, commence à dire que c’est pas bon, s’agite, s’excite et grossièrement essai de mettre de côté quelques billets MZN avant de me redonner la liasse, le tout avec son pote à coté évidement. Je l’ai pris en flag, il fait mine de s’énerver encore plus … et du coup ce petit cirque commence à nous énerver aussi, ça crie, on en vient presque à s’empoigner… un douanier juste à côté nous dit de pas faire de business avec ces gars-là … mais il ne fait rien d’autre, il ne bouge pas et ne dit rien au 2 compères … bref, on finit presque par lui jeter la liasse de MZN par la fenêtre et on force le départ en caisse. Pas cool, à éviter donc. Enfin côté Sud Af, il faut encore faire 30’ de queue pour obtenir le coup de tampon qui va bien. Et je n’ai pas mentionné les « crossboarder » coté Mozambicain, qui ne servent à rien au retour car les démarches sont simples, mais qui sont très insistants et pénibles quand même. Bref.
A Malalane on est resté au Barnstormers Rest, avec vue sur une énorme/horrible usine (de canne à sucre j’imagine?) Pas top pour l’odeur et la vue. Très confortable cela dit, et à côté de la gate pour le lendemain matin. D’ailleurs il faut bien arriver tôt à la gate, sinon grosse queue là encore …
Kruger : c’était la 2eme fois donc on n’était pas en terre inconnue, même si on a été obligé de rester à Skukuza ça reste toujours très sympa de vadrouiller dans ce parc, surtout avec un 500mm cette fois-ci ! On aura vu les big five en 1 jour et demi, top ! Enormément d’éléphants aussi, c’est fou ! Pas mal de monde à la gate et à Skukuza mais finalement quasi personne sur les pistes du Kruger, on aura eu un léopard pour nous tout seul, sympa ! On est sorti par la gate de Numbi, qui oblige à traverser des bleds bien glauques pour retourner à Nelspruit airport...
Au retour avec Swiss, nos bagages sont restés à Zurich car la connexion était surement trop courte (moins de 50’). Repas dans l’avion au retour infâme (produits Sud Af super cheap …), avion Swiss pas top pour le Joburg-Zurich (pas bcp de place, système vidéo obsolète, s’il fonctionne …). Mais ça économise des heures de vols par rapport à British.
On a adoré Les raies mantas, les requins baleines, les baleines à bosses, partout !! Et les énormes tortues, mérous et j’en passe … 3 spots de plongée, 3 ambiances différentes, sympa ! Les gens et l’ambiance générale, vraiment très sympa, rien à voir avec l’Afrique du sud Les paysages sympa dès qu’on sort un peu de la RN1, Pomene par exemple ! Les noix de cajou !! La bouffe en générale !! L’Amarula ;)
On a moins aimé Le passage de la frontière au retour … La température de l’eau !! (mais bon, c’est une histoire d’équipement …) Devoir rentrer Etre devenu addict à l’Amarula
Divers Avoir un 4x4 apporte un vrai + en ce qui me concerne. C’est possible d’aller à Vilanculos et Tofo avec une voiture normale, pas possible pour Zavora et dune de Dovela. Cela dit pour ces 2 derniers, ils pourront toujours vous donner un ride pour le dernier bout. Mais un 4x4 c’est quand même vachement + sympa et ça permet d’aller à droite à gauche sans inquiétudes. Et vu les prix pratiqués par Hertz à Nelspruit ce serait dommage de s’en passer. Entre Malalane et Xai-Xai on a décidé d’éviter Maputo en quittant l’autoroute à Moamba, environ 40 kilomètres après le passage de la frontière. Du coup on passe par Chinhanguanine et Xinavane. Pas besoin du 4x4 mais à éviter en voiture, pas mal de trous quand même. Certains disent que ça passent bien par Maputo, d’autres que ça bouchonne pas mal. A l’aller on a fait Malalane-Xai-Xai en environ 07h30, nettement moins au retour malgré le passage frontière pénible (mais en roulant nettement + vite sur la route et sur la piste …)
Conclusion 3 semaines qu’on n’a pas vu passer. A faire si vous plongez, pour les mantas au moins !! On a trouvé les plongées relativement faciles mais assez contraignantes quand même : température de l’eau, bcp de transport en « Zodiac » à faire sur une mer souvent agité, faut pas être trop sensible au mal de mer. Visibilité globalement moyenne. C’est sûr que ce n’est pas aussi confortable qu’en Indonésie, mais c’est le prix à payer pour voir ces grosses bébêtes. Pour les non plongeurs, les baleines à bosses valent quand même le détour, prévoir moins de temps cela dit.
Quelques photos en vrac ...
Xai-Xai - Plein de baleines, partout

La preuve !!

Mais aussi plein de mantas !!

Aprés l'effort ...

Dunes de Dovelas

Kruger - léopard & Kudu

Salut les amoureux du voyage et de l'Afrique australe!
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Afrique du Sud
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Cuemba.. Une halte sur la route du Malawi.. Mais je fais demi tour.
Je suis arrivé dans cette ville, hier soir vers 16 heures par le train qui part de Nampula le matin à 6 heures. Ville sans aucun intérêt, mais point de passage obligé.
Je souhaitais découvrir les bords du lac Nyassa à partir de Linchinga et je pensais revenir à Maputo par l'avion. J'apprends de la LAM, compagnie aérienne nationale, que l'aller simple pour Maputo est à 360 euros.
Là c'est trop... Je rebrousse chemin en direction de Maputo, toujours par la route.
Je pourrais reprendre le train en sens inverse mais je décide d'aller à Gurué. Etape manquée en montant vers le Nord.
De là, il sera simple de rejoindre Mocuba. Normalement.
Lever 4 heures du matin. Je quitte l'hôtel "Carioca" sans regret. Escroquerie pure. Mais pas de concurrence à part un autre hôtel plus cher et aussi lamentable. Rues désertes, lumières blafardes. Atmosphère pesante. Fraîcheur de la nuit. Estomac vide. Il faut rejoindre l'endroit de départ des chappas pour GURUE et marcher environ deux bons kilomètres. Traverser la voie ferrée.
Départ à 5h30. Dans un van hyper chargé....22 personnes et 3 enfants. Je n'en crois pas mes yeux. Jamais je n'avais vu ça auparavant lors de ma vie de voyageur, pourtant pas si mal remplie. C'est invraisemblable mais pourtant réel. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait en cas d'accident. Je suis effaré alors que les passagers sont plutôt souriants. Ils acceptent de bonne grâce d'être traités de la sorte. L'inconfort ne semble nullement les perturber et fait partie de leur quotidien , à défaut, de leurs habitudes. Soumission totale au dicktat du chauffeur. C'est ça ou rester sur place. il n'y a qu'un seul chappa pour Gurué.
Paysages vraiment jolis et piste bien carrossable. Le chappa peine dans les montées car nous sommes, à l'évidence, en surcharge. Avant Gurué, une petite altercation avec le chauffeur du Chappas. Son véhicule est tombé en panne à 20 kms de la ville et il veut nous faire payer malgré tout, la totalité du trajet. Soit 200 Mtz. Je refuse. Échanges virils. Je suis d'autant moins enclin à faire un effort que je le trouve fort désagréable, un peu hargneux et surtout à la limite de l'honneteté. Je lui laisserai 150 Mtz malgré ses menaces. Mes 115 kgs ont fait pencher la balance de mon côté.
Je rejoins GURUé à l'aide d'un 4X4 qui a bien voulu s'arrêter pour me prendre à son bord. La route est superbe. de la moyenne montagne, vallonnée, couverte d'immenses plantations de thé. Juste le temps de m'acheter un morceau de pain, j'attrape de manière inattendue, quasiment inespérée, un bus qui part pour Mocuba. Un Coaster Toyota où ne nous sommes pas entassés comme du bétail.!! Finalement le plaisir sera de courte durée, le conducteur nous déposera à mi- chemin à ILE. C'est une pratique courante de se refiler les passagers comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. Je poursuis donc ma route dans un autre mini-van, bien moins confortable. Mais il ne reste que 1h30 environ de transport. Ca ira. A MOCUBA , c'est le même scénario, le chauffeur transvase les passagers dans un autre Chappa qui est déjà bien rempli celui-ci.. Je décide de mettre fin à ce désagréable scénario et réclame l'argent du voyage payé jusqu'à Quellimane. J'ai décidé de tenter le stop. Je connais déjà l'endroit pour y avoir passé une nuit en montant vers le Nord. Je marche un bon kilomètre pour m'éloigner de la gare des chapas malgré les recommandations pressées des locaux qui m'incitent à rester sur place. Ils sont convaincus que j'aurai bien plus de chance de trouver une voiture à cet endroit. Ils n'ont pas compris mon intention. J'attends donc, debout en plein soleil, à la sortie de la ville qu'un véhicule s'arrête. En vain malgré un bon trafic de voitures. Cela dure plus d'une heure. Finalement un "camion- chapas" s'arrête et m'emmène pour 120 Mtz. Il s'arrêtera partout, évidemment. J' arrive donc de nuit à QUELLIMANE . Difficile, ici comme dans le reste du pays, de trouver une chambre d'hôtel digne de ce nom. J'ai cependant une adresse. Le "Rosy hôtel". Chambres à 1000 Mtz. Il est plein. On m'indique la " Pension IDÉAL ". A quelques centaines de mètres. Pas trop mal. Plutôt fréquentée et restaurant contigu. Chambres disponibles. Avec ou sans " salle de bain". Pour 750 Mtz ce sera sans salle de bain. Bien suffisant. Surprise, à ce prix là j'ai droit à une antique climatisation qui me sera de toutes façons inutile. Les nuits restent fraîches. Le matelas a déjà bien vécu. Je passerai la nuit sur les lattes de bois de ce qui sert de sommier. Réveillé dès 6 heures. Presque une grasse matinée. J'en ai ma claque de me lever à 3 heures du matin pour prendre des bus bondés.
Il set plus de 7 heures quand je quitte l'hôtel. Il faut rejoindre Nicoalada, la jonction de la route principale qui me mènera à Inchope.
3 véhicules différents pour arriver a INCHOPE. Le premier tronçon est effectué avec un petit camion- pick up. 20 mtz pour se rendre à Nicoalada. Ensuite, un camion plus traditionnel jusqu'à Caia pour 200 mtz et enfin un bus "Nagui" ( trés bien) qui vient de Pemba et part à Maputo pour 300mtz. Arrivée à 17 h30. Certaines portions de routes sont désastreuses car pleines de nids de poules.
Arrivé à INCHOPE, je sais déjà où je vais dormir. C'est l'avantage d'y être passé en arrivant.. On me reconnaît.. J'aurai donc la même chambre au même prix et toujours sans douche. Une grosse bassine d'eau fera l'affaire. Je mange mon poulet-frite, un peu cher pour l'endroit, et vais me coucher après avoir avalé deux grandes bières. Je suis fatigué, du trajet, et de ce pays...
une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux...
Lever 4 heures du matin. Je quitte l'hôtel "Carioca" sans regret. Escroquerie pure. Mais pas de concurrence à part un autre hôtel plus cher et aussi lamentable. Rues désertes, lumières blafardes. Atmosphère pesante. Fraîcheur de la nuit. Estomac vide. Il faut rejoindre l'endroit de départ des chappas pour GURUE et marcher environ deux bons kilomètres. Traverser la voie ferrée.
Départ à 5h30. Dans un van hyper chargé....22 personnes et 3 enfants. Je n'en crois pas mes yeux. Jamais je n'avais vu ça auparavant lors de ma vie de voyageur, pourtant pas si mal remplie. C'est invraisemblable mais pourtant réel. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait en cas d'accident. Je suis effaré alors que les passagers sont plutôt souriants. Ils acceptent de bonne grâce d'être traités de la sorte. L'inconfort ne semble nullement les perturber et fait partie de leur quotidien , à défaut, de leurs habitudes. Soumission totale au dicktat du chauffeur. C'est ça ou rester sur place. il n'y a qu'un seul chappa pour Gurué.
Paysages vraiment jolis et piste bien carrossable. Le chappa peine dans les montées car nous sommes, à l'évidence, en surcharge. Avant Gurué, une petite altercation avec le chauffeur du Chappas. Son véhicule est tombé en panne à 20 kms de la ville et il veut nous faire payer malgré tout, la totalité du trajet. Soit 200 Mtz. Je refuse. Échanges virils. Je suis d'autant moins enclin à faire un effort que je le trouve fort désagréable, un peu hargneux et surtout à la limite de l'honneteté. Je lui laisserai 150 Mtz malgré ses menaces. Mes 115 kgs ont fait pencher la balance de mon côté.
Je rejoins GURUé à l'aide d'un 4X4 qui a bien voulu s'arrêter pour me prendre à son bord. La route est superbe. de la moyenne montagne, vallonnée, couverte d'immenses plantations de thé. Juste le temps de m'acheter un morceau de pain, j'attrape de manière inattendue, quasiment inespérée, un bus qui part pour Mocuba. Un Coaster Toyota où ne nous sommes pas entassés comme du bétail.!! Finalement le plaisir sera de courte durée, le conducteur nous déposera à mi- chemin à ILE. C'est une pratique courante de se refiler les passagers comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. Je poursuis donc ma route dans un autre mini-van, bien moins confortable. Mais il ne reste que 1h30 environ de transport. Ca ira. A MOCUBA , c'est le même scénario, le chauffeur transvase les passagers dans un autre Chappa qui est déjà bien rempli celui-ci.. Je décide de mettre fin à ce désagréable scénario et réclame l'argent du voyage payé jusqu'à Quellimane. J'ai décidé de tenter le stop. Je connais déjà l'endroit pour y avoir passé une nuit en montant vers le Nord. Je marche un bon kilomètre pour m'éloigner de la gare des chapas malgré les recommandations pressées des locaux qui m'incitent à rester sur place. Ils sont convaincus que j'aurai bien plus de chance de trouver une voiture à cet endroit. Ils n'ont pas compris mon intention. J'attends donc, debout en plein soleil, à la sortie de la ville qu'un véhicule s'arrête. En vain malgré un bon trafic de voitures. Cela dure plus d'une heure. Finalement un "camion- chapas" s'arrête et m'emmène pour 120 Mtz. Il s'arrêtera partout, évidemment. J' arrive donc de nuit à QUELLIMANE . Difficile, ici comme dans le reste du pays, de trouver une chambre d'hôtel digne de ce nom. J'ai cependant une adresse. Le "Rosy hôtel". Chambres à 1000 Mtz. Il est plein. On m'indique la " Pension IDÉAL ". A quelques centaines de mètres. Pas trop mal. Plutôt fréquentée et restaurant contigu. Chambres disponibles. Avec ou sans " salle de bain". Pour 750 Mtz ce sera sans salle de bain. Bien suffisant. Surprise, à ce prix là j'ai droit à une antique climatisation qui me sera de toutes façons inutile. Les nuits restent fraîches. Le matelas a déjà bien vécu. Je passerai la nuit sur les lattes de bois de ce qui sert de sommier. Réveillé dès 6 heures. Presque une grasse matinée. J'en ai ma claque de me lever à 3 heures du matin pour prendre des bus bondés.
Il set plus de 7 heures quand je quitte l'hôtel. Il faut rejoindre Nicoalada, la jonction de la route principale qui me mènera à Inchope.
3 véhicules différents pour arriver a INCHOPE. Le premier tronçon est effectué avec un petit camion- pick up. 20 mtz pour se rendre à Nicoalada. Ensuite, un camion plus traditionnel jusqu'à Caia pour 200 mtz et enfin un bus "Nagui" ( trés bien) qui vient de Pemba et part à Maputo pour 300mtz. Arrivée à 17 h30. Certaines portions de routes sont désastreuses car pleines de nids de poules.
Arrivé à INCHOPE, je sais déjà où je vais dormir. C'est l'avantage d'y être passé en arrivant.. On me reconnaît.. J'aurai donc la même chambre au même prix et toujours sans douche. Une grosse bassine d'eau fera l'affaire. Je mange mon poulet-frite, un peu cher pour l'endroit, et vais me coucher après avoir avalé deux grandes bières. Je suis fatigué, du trajet, et de ce pays...
une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux...
Un petit bout de trajet.. 25 juin 2013
Devant les prix décidément trop élevés des hôtels, j'ai décidé de dormir dans la gare routière de Beira car le bus est sensé partir à 4 heures du matin. Bien plus facile dans ces cas là d'être sur place que de trouver un hypothétique taxi à cette heure de la nuit. Comme, en plus, les hôtels sont aussi minables qu'hors de prix, la décision s'imposait d'elle- même. D'autres personnes ont opté pour la même solution que moi. Il y a des familles entières qui dorment à même le sol, emmitouflées dans des couvertures.
La nuit a donc été brève et difficile. Bruyante et froide. Le bus part avec 20 minutes de retard. Le chauffeur conduit de façon brutale, saccadée . Il cherche a éviter les nombreux nids de poule sur le chemin mais sa vitesse excessive est inadaptée au mauvais état de la route.. le pire tronçon de tout le Mozambique. Il devrait bientôt être refait m'affirme -t-on.
Après 8 heures de trajet arrivons enfin au croisement de QUELLIMANE et de MOCUBA. Je pars à MOCUBA et je décidé de m'arrêter à cet endroit. Cela m'épargne un aller et retour de 60 kms pour Quellimane où il n'y aurait rien ni à faire ni à voir selon les guides. A cette croisée des chemins, il me faudra une bonne heure d'attente avant de trouver un pick- up qui accepte de m'emmener à destination. Les hôtels sont chers. On me propose des trucs horribles à des prix que j'ai du mal à croire pour la chambre offerte. La fatigue me rattrape. Je commence à en avoir bien plus que marre de ce pays. Une grosse lassitude s'empare de moi. Et c'est peu de le dire. Un gros coup de mou.!! J'atterris dans un hotel minable qui me propose une chambre tout aussi minable pour 22 euros. Le " Santo Cristovao. Quand je pense à ce que j'aurais en Asie pour ce prix , je me jure que je ne mettrai plus les pieds en Afrique. Tout au moins dans ces pays africains où les clients sont considérés comme des vaches à lait. Et je ne parle pas que des touristes blancs. Une grande frange de la population mozambiquaine est sous le même statut. Comment font-ils pour payer ces chambres si chères..? Bref. Mystère. Il est 20 heures. J'ai terminé mon éternel poulet frites et bu mes deux bières. Je réintègre la chambre et réalise qu'elle est contiguë au bar. La musique ravageuse est au rendez- vous. Rien ne m'aura été épargné.
Demain je pars à GURUé. Une halte sympa dans un paysage de moyenne montagne avec d'immenses plantations de thé. Une petite journée pour souffler. Puis ce sera Ilha de Mozambique. Via un raccourci en piste et en camion. Je connais Ilha de Mozambique déjà. J'y suis venu en 2006. je sais que j'y serai bien et que je pourrai me reposer au calme quelques jours.
Devant les prix décidément trop élevés des hôtels, j'ai décidé de dormir dans la gare routière de Beira car le bus est sensé partir à 4 heures du matin. Bien plus facile dans ces cas là d'être sur place que de trouver un hypothétique taxi à cette heure de la nuit. Comme, en plus, les hôtels sont aussi minables qu'hors de prix, la décision s'imposait d'elle- même. D'autres personnes ont opté pour la même solution que moi. Il y a des familles entières qui dorment à même le sol, emmitouflées dans des couvertures.
La nuit a donc été brève et difficile. Bruyante et froide. Le bus part avec 20 minutes de retard. Le chauffeur conduit de façon brutale, saccadée . Il cherche a éviter les nombreux nids de poule sur le chemin mais sa vitesse excessive est inadaptée au mauvais état de la route.. le pire tronçon de tout le Mozambique. Il devrait bientôt être refait m'affirme -t-on.
Après 8 heures de trajet arrivons enfin au croisement de QUELLIMANE et de MOCUBA. Je pars à MOCUBA et je décidé de m'arrêter à cet endroit. Cela m'épargne un aller et retour de 60 kms pour Quellimane où il n'y aurait rien ni à faire ni à voir selon les guides. A cette croisée des chemins, il me faudra une bonne heure d'attente avant de trouver un pick- up qui accepte de m'emmener à destination. Les hôtels sont chers. On me propose des trucs horribles à des prix que j'ai du mal à croire pour la chambre offerte. La fatigue me rattrape. Je commence à en avoir bien plus que marre de ce pays. Une grosse lassitude s'empare de moi. Et c'est peu de le dire. Un gros coup de mou.!! J'atterris dans un hotel minable qui me propose une chambre tout aussi minable pour 22 euros. Le " Santo Cristovao. Quand je pense à ce que j'aurais en Asie pour ce prix , je me jure que je ne mettrai plus les pieds en Afrique. Tout au moins dans ces pays africains où les clients sont considérés comme des vaches à lait. Et je ne parle pas que des touristes blancs. Une grande frange de la population mozambiquaine est sous le même statut. Comment font-ils pour payer ces chambres si chères..? Bref. Mystère. Il est 20 heures. J'ai terminé mon éternel poulet frites et bu mes deux bières. Je réintègre la chambre et réalise qu'elle est contiguë au bar. La musique ravageuse est au rendez- vous. Rien ne m'aura été épargné.
Demain je pars à GURUé. Une halte sympa dans un paysage de moyenne montagne avec d'immenses plantations de thé. Une petite journée pour souffler. Puis ce sera Ilha de Mozambique. Via un raccourci en piste et en camion. Je connais Ilha de Mozambique déjà. J'y suis venu en 2006. je sais que j'y serai bien et que je pourrai me reposer au calme quelques jours.
Bonjour,
Au terme d'un séjour de 6 mois en Afrique du Sud, nous envisageons mon ami et moi de partir en road trip. Nous possédons une voiture achetée durant notre séjour (certes plutôt ancienne mais fiable, du moins elle nous l'a prouvé jusque là !). Je souhaiterais en savoir un peu plus sur les possibilités et conditions de circulation.
Pensez vous qu'il est possible de réaliser la route en commençant par monter le Mozambique, puis traverser le Zimbabwe pour atteindre Victoria Falls, et finalement rejoindre la Namibie en traversant par le Botswana. Nous n'avons pas encore défini les points que nous souhaiterions visiter mais nous pensons principalement resté sur les grandes voies goudronnées.
Quels seront par ailleurs le conditions climatiques sachant que ce voyage s'étalerait sur 50 jours, de début Décembre à mi-Janvier.
Je vous remercie pour tout les éventuels retour, n'hésitez pas à vous étaler.
Au terme d'un séjour de 6 mois en Afrique du Sud, nous envisageons mon ami et moi de partir en road trip. Nous possédons une voiture achetée durant notre séjour (certes plutôt ancienne mais fiable, du moins elle nous l'a prouvé jusque là !). Je souhaiterais en savoir un peu plus sur les possibilités et conditions de circulation.
Pensez vous qu'il est possible de réaliser la route en commençant par monter le Mozambique, puis traverser le Zimbabwe pour atteindre Victoria Falls, et finalement rejoindre la Namibie en traversant par le Botswana. Nous n'avons pas encore défini les points que nous souhaiterions visiter mais nous pensons principalement resté sur les grandes voies goudronnées.
Quels seront par ailleurs le conditions climatiques sachant que ce voyage s'étalerait sur 50 jours, de début Décembre à mi-Janvier.
Je vous remercie pour tout les éventuels retour, n'hésitez pas à vous étaler.
bonjour je suis une etudiante en M1 de geographie et mon sujet de memoire est sur le tourisme du Mozambique.
je dois y aller entre mai et aout et j aimerai avoir des infos pour le logement pas cher sur maputo et des infos generales sur le pays.
J y vais toute seule et j aimerai savoir si d autres etudiants n ont pas le projet d y aller aussi ou bien si y en a qui sont deja installes la bas.
J espere avoir des reponses car je suis pressee d y aller mais j ai quand meme une certaine apprehension
merci
roxanne
Je suis actuellement etudiant en ecole de commerce et de developpement 3a a lyon et il se trouve qu'en juillet 2006 j aurai un stage de 3 mois a faire ; je voudrais vraiment le faire en afrique du sud ou au Mozambique. Cependant je n arrive pas a avoir de contacts d association ou d entreprise pouvant m accueillir . a l' aide . Merci d avance;
Bonjour chère communauté de voyageurs !!
En août 2017, j’ai passé 1 mois au Mozambique au cours d’un voyage plus long à travers une partie de l’Afrique de l’est et de l’Asie du sud est. A l’époque où je préparais mon voyage, j’avais eu pas mal de difficultés à trouver des réponses sur le Mozambique, notamment quant à la faisabilité pour des backpackers et les liaisons en transports en commun. Je m’étais promis d’écrire un article relatant mon expérience, le voici (soyez indulgent c’est le premier ) )
L’objectif de mon article est d’être pratico pratique et seulement de vous relater les transports et tarifs au cours de cette traversée. J’ai adoré ce pays, j’en attendais énormément et je n’ai pas été déçue une seule seconde mais pour les « attraits touristiques » vous trouverez facilement des guides classique.
Contexte : voyageuse solo en sac à dos + 1ère fois en Afrique Durée : 1 mois Locomotion : transports publics Itinéraire : Maputo > Tofo > Vilankulo > Chimoio > Quelimane > Gurué > Nampula > Ilha do Mozambique > Pemba > Ibo Island > Pemba
Maputo :
Logement = Fatima’s Backpackers (13 euros environ par nuit pour un dortoir) Ce n’est clairement pas la meilleure auberge de jeunesse que vous trouverez mais les options sont peu nombreuses à Maputo. Si vous êtes plusieurs une option très intéressante peu être le airbnb qui se pratique facilement dans cette capitale.
Transport = j’étais arrivée en bus depuis Pretoria (avec la compagnie Intercape, très bonne compagnie) Il y a biensur un aéroport à Maputo.
Tofo :
Transport = minibus depuis Maputo environ 8/9 h (15 euros), c'est le moyen proposé par Fatima's backpackers, l'avantage c'est que le départ se fait depuis l'auberge. Ceci dit il y a très certainement des options plus économiques.
Logement = Fatima Nest (7 euros / nuit pour un dortoir, ils ont aussi des bungalows, l’emplacement est vraiment très chouette puisqu’il donne accès directement à la plage)
Vilankulo :
Transport = il faut prendre un « chapas » (minibus) jusqu’à Inhambane compter environ 40 min pour 40 Mtc De Inhambane il faudra prendre un ferry jusque Maxixe compter environ 20 min de traversée pour 23 Mtc Enfin de Maxixe il faudra prendre un bus jusque Vilankulo, compter environ 5h, pour 400 Mtc.
Logement = Zombie Cucumber qui est « l’auberge de jeunesse » de Casa Jules. Casa Jules propose des bungalows vraiment très sympas, le dortoir est super agréable aussi. Le lieu est magnifique mais cela a un prix 800Mtc/nuit en dortoir.
A partir de là, la remontée vers le nord s’annonce un peu plus tendue mais l’expérience vaut le détour si vous aimez beaucoup les longues heures de bus et les nids de poule sur la route. A la question, est-il possible de faire Vilankulo – Quelimane ? La réponse est NON, toutes les personnes qui vous diront oui ou peut être n’en savent rien, vous mentent ou ont des ailes pour voler.
Pour rejoindre Quelimane par la route, 2 options à mon sens (1) passer par Beira mais cela fait un détour + Beira n’est pas ultra conseillé quand vous discutez avec les locaux et voyageurs ou (2) passer par Chimoio (qui est « plus » sur la route).
Si vous pouvez vous épargner ce trajet, en prenant l'avion tout simplement je vous le conseille parce que c'est épuisant. Ca vous fera de belles anecdotes à raconter mais si vous êtes short en timing et/ou en vacances plutôt qu'en voyage, un conseil oubliez ;) (en l'état de la route au moment où je l'ai fait biensûr)
J’ai choisi l’option 2,
Chimoio :
Alors je suis désolée de vous spoiler mais ce trajet au moment où je l’ai fait était un cauchemar, j’ai adoré après coup mais APRES coup. Point positif une route était en construction à l’époque, qui sait vous serez peut être chanceux )
Transport= depuis Vilankulo prendre un chapas jusque Pambarra (qui correspond à l’endroit où vous rejoignez la route national N1 depuis Vilankulo) pour 50 Mtc Depuis Pambarra prendre un chapas jusque Inchope (qui correspond à l’intersection entre la route Zimabwe – Beira et la N1 du Mozambique) pour 600 Mtc Depuis Inchope, reprendre un chapas jusque Chimoio pour 200 Mtc (100 pour moi 100 pour mon sac, très clairement vous pouvez partir du principe que c’est 100, ils profitent juste du fait que vous êtes au milieu de nulle part mais que les bons négociateurs se fassent plaisir)
Logement = il n’y a qu’une auberge de jeunesse : Pink Papaya 500 Mtc/nuit dortoir (très correct)
Quelimane :
Encore une fois spoiler, quand vous penserez que vous avez fait le plus dur la veille avec un Vilankulo – Chimoio, vous découvrirez que le Chimoio – Quelimane est à peu près mille fois pire.
Transport : depuis Chimoio prendre un chapas jusque Inchope pour 65Mtc/pers + 50 Mtc pour le sac (oui c’est deux fois moins cher que la veille parce que la concurrence est plus forte le matin) Depuis Inchope, prendre un bus jusque Niocalada pour 600 Mtc, compter 9/10h (cette portion de la route est la pire que j’aurais eu dans tout le pays + trajet debout puisque je n’avais pas de billet et que le bus était bondé) pour moi et 200 Mtc pour mon sac (encore une fois le prix du sac est abusif mais je n’avais pas de billet de bus, le mot foule était un euphémisme donc je ne me livre pas dans une bataille inutile) Depuis Niocalada prendre un chapas jusque Quelimane 50 Mtc pour moi et 50 Mtc pour mon sac
NB : l’objectif à Inchope c’est d’avoir le bus qui vient de Beira et remonte vers le nord, les premiers bus passent vers 6/7h donc je vous conseille d’arriver à Inchope pour 6h.
NB : il existe un bus direct Chimoio – Quelimane mais seulement quelques jours par semaine + il est conseillé d’acheter son billet un jour à l’avance (problème il me semble qu’il faut l’acheter à Chimoio), compter 700 Mtc et un départ à 5 : 30 du matin.
Logement : Pensao Ideal (1250 Mtc/nuit pour une chambre avec sdb, passable)
Gurué (plantations de thé très cool)
Transport : Depuis Quelimane prendre un chapas qui part à 4h30 du matin depuis Romoca (station de bus), 400 Mtc, penser à acheter votre billet la veille. (beaucoup de monde)
Logement : Pensao Gurué (500 Mtc/nuit pour une chambre simple avec sdb partagée, passable)
Nampula :
Transport : depuis Gurué prendre un chapas jusque Nampevo pour 250 Mtc, compter environ 2h Depuis Nampevo prendre un chapas jusque Nampula pour 400 Mtc, compter environ 4h
Logement : Ruby Nampula (750 Mtc/nuit pour un dortoir, sdb partagée, cuisine partagée, TOP !)
Ilha de Mozambique :
Transport : depuis Nampula prendre un chapas jusque Monapa pour 400 Mtc Depuis Monapa prendre un chapas jusque Ilha pour 250 Mtc Durée en théorie 6h en pratique 9h avec un départ à 5h30 du matin.
NB : la légende veut que certains chapas soient directs depuis Monapa mais en réalité il est fort probable qu’on vous fasse à nouveau changer de véhicule entre Monapa et le pont qui mène à Ilha.
Logement : Ruby backapcker (750 Mtc/nuit dans un dortoir, cadre au top, rooftop, petite cour etc super ! )
Pemba :
Transport : départ = 4h du matin Depuis Ilha, prendre un chapas jusque Namialo pour 150 Mtc Depuis Namialo prendre un chapas jusque Pemba pour 400 Mtc Arrivée à 11h du matin
Logement : Russels’s place / Pemba Magic Lodge (tente 1000 Mtc/pers et 1500 Mtc pour 2 personnes)
Il y a aussi plusieurs options de airbnb à Pemba qui peuvent être une alternative intéressante surtout si vous êtes plusieurs, je recommande Hanna’s Home.
Ibo :
Transport = départ 5h du matin Depuis Pemba prendre un chapas jusque Quissinga pour 500 Mtc Depuis Quissinga, aller jusqu’à Tahanandre (embarcadère) pour prendre un bateau jusque Ibo, le prix officiel de la traversée est de 70 Mtc, vous aurez plusieurs personnes qui vous proposeront bien plus cher, insistez ou négociez au plus près, au retour vous pourrez acheter votre billet « officiellement » à ce prix.
NB : le bateau dépend de la marée faites y attention en prévoyant votre trajet, renseignez vous sur les horaires de marée en amont.
Logement : Baobibo « éco lodge » très agréable à 50$ pour deux personnes pour un bungalow avec sdb privée
L’option la moins chère en auberge sera Karibune 440Mtc/nuit pour une chambre double (précaire à l’époque, en travaux, espérons que ca s’est amélioré)
> conclusion: ce pays est accessible pour les backpackers et en transports publics 😎
J’espère que ces infos pratiques vous seront utiles et vous permettrons de budgétiser à peu près votre séjour. 1er disclaimer: les tarifs indiqués sont ceux que j'ai payé, vous paierez peut être moins peut être plus, c'est simplement pour vous donner une idée2ème disclaimer: le choix de l'itinéraire et des logements m'est propre, encore une fois c'est seulement pour vous donner une idée A nouveau, j’ai adoré ce voyage !! Pour ceux qui se demandent, je n’ai rencontré aucun problème de sécurité même en tant que femme seule. Ce propos n’engage évidemment que moi et n’est propre qu’à mon expérience personnelle. Mais ne soyez pas trop effrayés tout de même ) Je vous souhaite de beaux et longs trajets en bus et minibus !
En août 2017, j’ai passé 1 mois au Mozambique au cours d’un voyage plus long à travers une partie de l’Afrique de l’est et de l’Asie du sud est. A l’époque où je préparais mon voyage, j’avais eu pas mal de difficultés à trouver des réponses sur le Mozambique, notamment quant à la faisabilité pour des backpackers et les liaisons en transports en commun. Je m’étais promis d’écrire un article relatant mon expérience, le voici (soyez indulgent c’est le premier ) )
L’objectif de mon article est d’être pratico pratique et seulement de vous relater les transports et tarifs au cours de cette traversée. J’ai adoré ce pays, j’en attendais énormément et je n’ai pas été déçue une seule seconde mais pour les « attraits touristiques » vous trouverez facilement des guides classique.
Contexte : voyageuse solo en sac à dos + 1ère fois en Afrique Durée : 1 mois Locomotion : transports publics Itinéraire : Maputo > Tofo > Vilankulo > Chimoio > Quelimane > Gurué > Nampula > Ilha do Mozambique > Pemba > Ibo Island > Pemba
Maputo :
Logement = Fatima’s Backpackers (13 euros environ par nuit pour un dortoir) Ce n’est clairement pas la meilleure auberge de jeunesse que vous trouverez mais les options sont peu nombreuses à Maputo. Si vous êtes plusieurs une option très intéressante peu être le airbnb qui se pratique facilement dans cette capitale.
Transport = j’étais arrivée en bus depuis Pretoria (avec la compagnie Intercape, très bonne compagnie) Il y a biensur un aéroport à Maputo.
Tofo :
Transport = minibus depuis Maputo environ 8/9 h (15 euros), c'est le moyen proposé par Fatima's backpackers, l'avantage c'est que le départ se fait depuis l'auberge. Ceci dit il y a très certainement des options plus économiques.
Logement = Fatima Nest (7 euros / nuit pour un dortoir, ils ont aussi des bungalows, l’emplacement est vraiment très chouette puisqu’il donne accès directement à la plage)
Vilankulo :
Transport = il faut prendre un « chapas » (minibus) jusqu’à Inhambane compter environ 40 min pour 40 Mtc De Inhambane il faudra prendre un ferry jusque Maxixe compter environ 20 min de traversée pour 23 Mtc Enfin de Maxixe il faudra prendre un bus jusque Vilankulo, compter environ 5h, pour 400 Mtc.
Logement = Zombie Cucumber qui est « l’auberge de jeunesse » de Casa Jules. Casa Jules propose des bungalows vraiment très sympas, le dortoir est super agréable aussi. Le lieu est magnifique mais cela a un prix 800Mtc/nuit en dortoir.
A partir de là, la remontée vers le nord s’annonce un peu plus tendue mais l’expérience vaut le détour si vous aimez beaucoup les longues heures de bus et les nids de poule sur la route. A la question, est-il possible de faire Vilankulo – Quelimane ? La réponse est NON, toutes les personnes qui vous diront oui ou peut être n’en savent rien, vous mentent ou ont des ailes pour voler.
Pour rejoindre Quelimane par la route, 2 options à mon sens (1) passer par Beira mais cela fait un détour + Beira n’est pas ultra conseillé quand vous discutez avec les locaux et voyageurs ou (2) passer par Chimoio (qui est « plus » sur la route).
Si vous pouvez vous épargner ce trajet, en prenant l'avion tout simplement je vous le conseille parce que c'est épuisant. Ca vous fera de belles anecdotes à raconter mais si vous êtes short en timing et/ou en vacances plutôt qu'en voyage, un conseil oubliez ;) (en l'état de la route au moment où je l'ai fait biensûr)
J’ai choisi l’option 2,
Chimoio :
Alors je suis désolée de vous spoiler mais ce trajet au moment où je l’ai fait était un cauchemar, j’ai adoré après coup mais APRES coup. Point positif une route était en construction à l’époque, qui sait vous serez peut être chanceux )
Transport= depuis Vilankulo prendre un chapas jusque Pambarra (qui correspond à l’endroit où vous rejoignez la route national N1 depuis Vilankulo) pour 50 Mtc Depuis Pambarra prendre un chapas jusque Inchope (qui correspond à l’intersection entre la route Zimabwe – Beira et la N1 du Mozambique) pour 600 Mtc Depuis Inchope, reprendre un chapas jusque Chimoio pour 200 Mtc (100 pour moi 100 pour mon sac, très clairement vous pouvez partir du principe que c’est 100, ils profitent juste du fait que vous êtes au milieu de nulle part mais que les bons négociateurs se fassent plaisir)
Logement = il n’y a qu’une auberge de jeunesse : Pink Papaya 500 Mtc/nuit dortoir (très correct)
Quelimane :
Encore une fois spoiler, quand vous penserez que vous avez fait le plus dur la veille avec un Vilankulo – Chimoio, vous découvrirez que le Chimoio – Quelimane est à peu près mille fois pire.
Transport : depuis Chimoio prendre un chapas jusque Inchope pour 65Mtc/pers + 50 Mtc pour le sac (oui c’est deux fois moins cher que la veille parce que la concurrence est plus forte le matin) Depuis Inchope, prendre un bus jusque Niocalada pour 600 Mtc, compter 9/10h (cette portion de la route est la pire que j’aurais eu dans tout le pays + trajet debout puisque je n’avais pas de billet et que le bus était bondé) pour moi et 200 Mtc pour mon sac (encore une fois le prix du sac est abusif mais je n’avais pas de billet de bus, le mot foule était un euphémisme donc je ne me livre pas dans une bataille inutile) Depuis Niocalada prendre un chapas jusque Quelimane 50 Mtc pour moi et 50 Mtc pour mon sac
NB : l’objectif à Inchope c’est d’avoir le bus qui vient de Beira et remonte vers le nord, les premiers bus passent vers 6/7h donc je vous conseille d’arriver à Inchope pour 6h.
NB : il existe un bus direct Chimoio – Quelimane mais seulement quelques jours par semaine + il est conseillé d’acheter son billet un jour à l’avance (problème il me semble qu’il faut l’acheter à Chimoio), compter 700 Mtc et un départ à 5 : 30 du matin.
Logement : Pensao Ideal (1250 Mtc/nuit pour une chambre avec sdb, passable)
Gurué (plantations de thé très cool)
Transport : Depuis Quelimane prendre un chapas qui part à 4h30 du matin depuis Romoca (station de bus), 400 Mtc, penser à acheter votre billet la veille. (beaucoup de monde)
Logement : Pensao Gurué (500 Mtc/nuit pour une chambre simple avec sdb partagée, passable)
Nampula :
Transport : depuis Gurué prendre un chapas jusque Nampevo pour 250 Mtc, compter environ 2h Depuis Nampevo prendre un chapas jusque Nampula pour 400 Mtc, compter environ 4h
Logement : Ruby Nampula (750 Mtc/nuit pour un dortoir, sdb partagée, cuisine partagée, TOP !)
Ilha de Mozambique :
Transport : depuis Nampula prendre un chapas jusque Monapa pour 400 Mtc Depuis Monapa prendre un chapas jusque Ilha pour 250 Mtc Durée en théorie 6h en pratique 9h avec un départ à 5h30 du matin.
NB : la légende veut que certains chapas soient directs depuis Monapa mais en réalité il est fort probable qu’on vous fasse à nouveau changer de véhicule entre Monapa et le pont qui mène à Ilha.
Logement : Ruby backapcker (750 Mtc/nuit dans un dortoir, cadre au top, rooftop, petite cour etc super ! )
Pemba :
Transport : départ = 4h du matin Depuis Ilha, prendre un chapas jusque Namialo pour 150 Mtc Depuis Namialo prendre un chapas jusque Pemba pour 400 Mtc Arrivée à 11h du matin
Logement : Russels’s place / Pemba Magic Lodge (tente 1000 Mtc/pers et 1500 Mtc pour 2 personnes)
Il y a aussi plusieurs options de airbnb à Pemba qui peuvent être une alternative intéressante surtout si vous êtes plusieurs, je recommande Hanna’s Home.
Ibo :
Transport = départ 5h du matin Depuis Pemba prendre un chapas jusque Quissinga pour 500 Mtc Depuis Quissinga, aller jusqu’à Tahanandre (embarcadère) pour prendre un bateau jusque Ibo, le prix officiel de la traversée est de 70 Mtc, vous aurez plusieurs personnes qui vous proposeront bien plus cher, insistez ou négociez au plus près, au retour vous pourrez acheter votre billet « officiellement » à ce prix.
NB : le bateau dépend de la marée faites y attention en prévoyant votre trajet, renseignez vous sur les horaires de marée en amont.
Logement : Baobibo « éco lodge » très agréable à 50$ pour deux personnes pour un bungalow avec sdb privée
L’option la moins chère en auberge sera Karibune 440Mtc/nuit pour une chambre double (précaire à l’époque, en travaux, espérons que ca s’est amélioré)
> conclusion: ce pays est accessible pour les backpackers et en transports publics 😎
J’espère que ces infos pratiques vous seront utiles et vous permettrons de budgétiser à peu près votre séjour. 1er disclaimer: les tarifs indiqués sont ceux que j'ai payé, vous paierez peut être moins peut être plus, c'est simplement pour vous donner une idée2ème disclaimer: le choix de l'itinéraire et des logements m'est propre, encore une fois c'est seulement pour vous donner une idée A nouveau, j’ai adoré ce voyage !! Pour ceux qui se demandent, je n’ai rencontré aucun problème de sécurité même en tant que femme seule. Ce propos n’engage évidemment que moi et n’est propre qu’à mon expérience personnelle. Mais ne soyez pas trop effrayés tout de même ) Je vous souhaite de beaux et longs trajets en bus et minibus !
Bonjour,
J'ai déjà eu la chance de découvrir de pays africains : le Togo (1 fois) et le Bénin (4fois) dont une fois où jy suis restée trois mois pour entre autre faire du bénévolat dans une école. J'aimerais beaucoup découvrir un autre coin de ce beau continent! Et donc l'afrique australe. Mais là, aucun pied à terre, et peut-être un voyage en solo. Un conseil de pays mais surtt de manière d'aborder le voyage. Je suis parti au Laos et au Vietnam en mode sac à dos mais je doute que cela se fasse aussi facilement dans ces trois destinations. Auriez-vous un mode de voyage à me conseiller? un organisme? Jai regardé Terre d'aventure mais c'est trop cher pour moi pour ces destinations...
D'avance merci
Elise
J'ai déjà eu la chance de découvrir de pays africains : le Togo (1 fois) et le Bénin (4fois) dont une fois où jy suis restée trois mois pour entre autre faire du bénévolat dans une école. J'aimerais beaucoup découvrir un autre coin de ce beau continent! Et donc l'afrique australe. Mais là, aucun pied à terre, et peut-être un voyage en solo. Un conseil de pays mais surtt de manière d'aborder le voyage. Je suis parti au Laos et au Vietnam en mode sac à dos mais je doute que cela se fasse aussi facilement dans ces trois destinations. Auriez-vous un mode de voyage à me conseiller? un organisme? Jai regardé Terre d'aventure mais c'est trop cher pour moi pour ces destinations...
D'avance merci
Elise
Salut à tous !
Pour un voyage programmé fin d'année dont l'itinéraire serait Éthiopie, Kenya, Tanzanie et Mozambique. Nous serions 2 et prévoyons de voyager sac au dos, petit budget et en faisant du stop si ça fonctionne, ou utiliser les transports locaux, camper de temps à autre serait super !
Je cherche des retours d'expériences, n’hésitez pas !! 😉
MERCI Jérôme
Pour un voyage programmé fin d'année dont l'itinéraire serait Éthiopie, Kenya, Tanzanie et Mozambique. Nous serions 2 et prévoyons de voyager sac au dos, petit budget et en faisant du stop si ça fonctionne, ou utiliser les transports locaux, camper de temps à autre serait super !
Je cherche des retours d'expériences, n’hésitez pas !! 😉
MERCI Jérôme








