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20 jours en Birmanie en octobre avec enfant, critique d'itinéraire
by Nick11 · 2013-07-29 · 22 replies
Bonjour à tous, Je me permets de vous prendre quelques instants pour avoir votre avis sur le premier jet de notre itinéraire birman.

Pour planter le décors, nous partons mi-octobre pour 20 jours avec notre fille de 3 1/2 (presque 4 en octobre). Inutile de discuter de sa présence avec nous pour ce genre de voyage, on a toujours voyagé avec elle (Népal, Sikkim, Yunnan, Indonésie...), elle adore cela, nous aussi, est en ordre de vaccin et aura son traitement anti-malarique. 😉

Cependant, il faut garder en mémoire qu'il sera nécessaire de prévoir des temps de pause pour elle et éviter les longs trajets en bus (le train est moins un problème). J'ai donc adapté l'itinéraire en essayant de prendre le temps, et ai placé un séjour à Ngapali dire de pouvoir tous se reposer.

Voici mon projet (rien de bien particulier pour un premier voyage je pense, je reste sur l'autoroute touristique et inclut les classiques "big four")

Jour 1: vol Amsterdam BKK (on est belge, et les tarifs avec KLM sont imbattables, TGV Bruxelles Amsterdam inclu, 460 euro A/R) Jour 2: Arrivée BKK, et on y reste jusqu'au lendemain pour s'acclimater. On aime beaucoup cette ville. Jour 3: Vol Bangkok - Mandalay avec Air Asia. Arrivée vers 12h, visite de la ville l'après midi Jour 4 et 5: Mandalay et environ; probablement plus les environs, certainement plus calme; et faire du char à boeuf à Innwa devrait plaire à la petite. Jour 6: trajet vers Bagan. Pas fixé sur le comment. Bus ou bateau? Il semblerait que les vues depuis le bateau soient rapidement lassantes. Combien de temps met le bus, 5-6h? Jour 7 à 9: Bagan. Calèche et location de vélo (on a une sorte de siège enfant que l'on peut facielement adapter en emmener partout:
http://www.amazon.co.uk/...d-Seat/dp/B002ANCDV4, donc pas de soucis) Jour 10: Bagan à Kalaw via Mont Popa (à mon avis, on essaiera de louer une voiture avec chauffeur pour plus de confort vu la longueur du trajet. Autre possibilité, on fait une croix sur le Mont Popa et on prend l'avion. Jour 11 et 12: Trek Kalaw au Lac Inle, on louera un cheval/ane/buffle pour la petite, je suis certain que cela doit être possible. Jour 13-14-15: Lac Inle: tour sur le lac, marché flottant, une journée à Kakku (ou plutôt Sankar vu que cela se fait en bateau au lieu du taxi, plus sympa avec la petite je pense), un peu de repos... Jour 16: jour tampon, au cas où l'on serait avancé moins vite que prévu, sinon, transfert vers Ngapali Jour 17: Transfert vers Ngapali via Thandwe Jour 18 - 19: repos à Ngapali Jour 20: transfert sur Rangoon, visite de la ville Jour 21: Rangoon Jour 22: Rangoon Bangkok en fin de journée Jour 23: Bangkok-Amsterdam

Note: durant notre séjour se déroulent deux festivals: celui de la lumière (Thadingyut, nous serons à Bagan) et celui du lac Inle (nous y arriverons l'avant dernier jour l'après midi). Pensez-vous que le timing soit bon, où est-il préférable d'être ailleurs/arriver plus tôt?

J'aurai aimé aller à Mrauk U, le site me semble très prometteur mais le timing sera probablement trop serré. Qu'en pensez-vous?
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999)
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, �� quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Chroniques d'un été en Chine (2013)
by Pasqualina · 2013-07-07 · 158 replies
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Vietnam hors pistes
by Hedgar · 2013-07-05 · 18 replies
Des Québécois au Vietnam (avril et mai 2013)

Pendant un mois nous avons côtoyé un peuple accueillant et courageux. Nous avons admiré des paysages incroyables et avons pu saisir un peu l'âme de ce pays éprouvé par tant de guerres et de misère. En résumé, nous avons fait le plus beau des voyages!

La formule que nous avons choisie, soit un voyage avec guides francophones et chauffeurs privés, nous a convenu parfaitement. Cette formule nous a permis de personnaliser notre itinéraire (que nous voulions flexible) et avec les conseils de l’agence, d’aller dans des endroits inédits que nous n’aurions pas pu visiter de notre propre initiative.

Sous la recommandation d’amis, nous avons choisi d’utiliser les services de l’agence GP Travel dont les bureaux sont situés à Hanoi. Il s’agit d’une agence fiable qui engage des guides compétentes et des chauffeurs prudents. En tout moment, nous nous sommes sentis en sécurité tant sur la route qu’aux divers endroits visités où souvent l’on se croyait hors du temps.

Voici notre programme, quelques commentaires et anecdotes

Le Sud du Vietnam (avril 2013)

Vietnam, jour 1

Arrivée à Ho Chi Ming (Saigon): premières impressions (journée sans guide pour nous remettre du décalage horaire).

Nous avons fait une promenade dans la ville, dans des rues bondées de motos, de bus et d'autos. Traverser une rue est un vrai défi, il faut marcher d’un pas régulier sans s'arrêter afin que les chauffeurs des véhicules puissent s’ajuster. Au Vietnam, il y a 87 millions d'habitants et 35 millions de vélos. À Saigon, 8 millions d'habitants pour 5 millions de motos. Les automobiles coûtent cher (100 % de taxes pour l'importation des voitures).

Ensuite, nous nous sommes rendus au Musée de la guerre : choc total ! Il faut voir ces photos d'enfants allant à l'école en apportant leur trousse de premiers soins, ces chapeaux épais qui devaient les protéger contre les bombes, ces garderies dans d'étroites tranchées, ces familles massacrées, tous ces soldats blessés suppliant qu'on leur laisse la vie, ces enfants difformes à cause de l'agent orange.

Et nous, les touristes voyeurs, sensibles à ces souffrances, mais heureux d'avoir échappé à cette horreur.

La journée s'est terminée par une promenade dans les quartiers chics où nous avons déniché un très bon restaurant. Puis, nous avons retrouvé nos lits avec délice.

Vietnam, jour 2

Accompagnés de notre guide, nous avons commencé la journée par une visite des tunnels souterrains de Cucchi. Tunnels utilisés par les Vietnamiens pour se protéger en période de guerre. Les touristes qui le veulent bien peuvent en faire l'expérience sur 50 mètres. Les tunnels comptent au total 200 km.

Ensuite, nous sommes revenus à Ho Chi Ming visiter des lieux divers dont le marché chinois, la Cathédrale Notre-Dame, le Temple de la Dame céleste et cela, sous la chaleur accablante d'avril.

Vietnam, jour 3

Nous avons pris un petit bateau pour visiter une partie du Delta du Mécong dans une touffeur prenante jusqu'aux criques de Cai Son et de Nhon Thanh. Au programme, dégustation de fruits, visite d'une briqueterie et d'un atelier de nattes.

Nous avons ensuite pris un tuk tuk pour nous rendre chez l'habitant où nous avons dîné. Au menu, un gros poisson blanc servi à la verticale que l'on mangeait en rouleau de feuilles de riz ainsi que des nouilles et du riz : délicieux!

Mais le clou de la journée a été la promenade de 15 km à vélo que nous avons fait pour nous rendre chez un collectionneur d'antiquité chinoise. Quant à moi, le guide m'a proposé de partager sa moto. Nous avons suivi un minuscule chemin sinueux en ciment bordé de canaux profonds. Un vrai dépaysement! Nous avons alors été témoins du quotidien des habitants.

Nous avons ensuite suivi à pied un petit sentier qui nous a menés vers des bateaux à rames pour nous rendre au bateau à moteur. Et vogue la galère!

La journée s'est terminée par 3 heures de route pour se rendre à Can Tho, une ville universitaire, dans un autre doigt des 9 doigts du dragon.

Vietnam, jour 4

Aujourd'hui, c'est une vraie journée hors du temps. Le Vietnam est un pays de contrastes. À Ho Chi Ming, il y a un quartier chic où l'on pourrait facilement se croire à Paris. Quel contraste avec les maisons sur pilotis et le marché flottant de Cai Rang (le marché le plus grand et le plus authentique du Delta du Mécong). Le marché terrestre valait aussi la peine (rats prêts à cuire, poissons de toutes sortes bien vivants, grenouilles, canards, cochon laqué, etc.).

Nous avons visité un temple khmer datant de 1000 ans, endroit très bien caché derrière un magasin de récupération. En plus des temples on y retrouve des arbres indiens au nom de sala arborant des fleurs magnifiques.

Le clou de la journée a été notre visite à l'île de Monsieur Tigre. Nous avons fait une grande balade en pousse-pousse motorisé. J'en retiens la gentillesse des gens, l'authenticité et le bonheur qui semble régner en dépit de la pauvreté. Une journée extraordinaire!

Vietnam, jour 5

Nous avons visité le marché de Long Xuyen, plus petit que le marché de Cai Rang, mais sans touriste étranger (sauf nous). Les bateaux sont plus petits et les habitants très chaleureux, en particulier les enfants qui nous saluaient en nous faisant la bise de loin. Plus tard au marché terrestre, les gens nous demandaient de les prendre en photo.

Nous avons quitté notre guide et notre chauffeur pour prendre un hydro glisseur en direction de l'île de Phu Quoc pour nous reposer. Nous avons passé ces trois jours sans guide. L'hôtel est très bien, mais par malchance, il y a un party d'anniversaire de Vietnamiens, musique disco, maître de cérémonie pour ajouter à la cacophonie, le tout sera suivi d'un karaoké! Impossible d'aller manger au resto, nous nous sommes fait servir notre repas à la chambre. On nous assure que demain ce sera QUIET.... On verra!

Vietnam, jour 6

Journée de repos bien mérité après notre périple et la cacophonie d'hier. Le site est maintenant calme à souhait.

La journée s'est déroulée paisiblement à la piscine et à la plage. L'eau est très chaude et le sable aussi. La journée s'est terminée par un bon souper face à la mer où nous pouvions voir nettement les bateaux des pêcheurs de calmars, une particularité de l'île.

Vietnam, jour 7

Nous avons pris un taxi pour visiter le sud de l'île. La visite a commencé par les fermes d'huîtres perlières. Nous y avons vu notre premier chien de Phu Quoc. Les chiens de Phu Quoc sont réputés pour leur intelligence et leur fidélité. On ne les mange pas, c'est un chien de compagnie. Ils ne peuvent être confondus avec les autres races, parce qu'ils ont des caractéristiques tout à fait distinctes: poils drus sur l'échine dorsale, pattes palmées pour mieux nager, etc. Ces chiens ont beaucoup de difficulté à vivre en dehors de leur île.

Nous sommes aussi passés par la magnifique plage de Sao, ensuite, suant à grosses gouttes, nous avons visité une fabrique de Nuoc Mam, le meilleur du Vietnam, si ce n'est pas au monde, mais c'est difficile à vérifier. Il est fait à base d'anchois macérés pendant 12 mois dans le sel dans des barriques de laurier à suif, sorte d'arbre que l'on retrouve en abondance sur l'île.

Nous avons aussi visité les chutes May Nov qui sont sèches en ce temps de l'année. Nous avons quand même profité de l'aménagement et d'une petite brise rafraîchissante et franchement bienvenue.

La visite de l'île s'est terminée par la prison de Cocotier reconnue comme un patrimoine historique national et le marché de Duong Dong.

Vietnam, jour 8

Aujourd'hui, nous avons pris l'avion pour Danang (avec une correspondance à Ho Chi Ming). Notre guide nous attendait, malgré un retard de 5 heures! L'agence l'avait prévenu. Nous sommes rentrés directement à l'hôtel.

Le centre du Vietnam, avril 2013

Vietnam, jour 9

La journée a commencé par une visite dans une fabrique de soie. On nous a expliqué toutes les étapes de sa fabrication, à partir du ver à soie, du cocon, du filage, jusqu'au tissage. Ensuite, nous sommes entrés dans les boutiques. Les vendeurs faisaient des pressions, c'est la première fois que nous sentions cela au Vietnam.

Ensuite, nous avons visité le vieux Hoian dans une ambiance calme et sereine, ce qui est très différent de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Il y avait moins de monde, moins de motos, plus de vélos.

Hoian est une très jolie ville, on y voit des lanternes partout. C'est une ville sous le modèle des cités marchandes orientales du Moyen-âge. Les monuments architecturaux sont restés intacts. Il aurait fallu y passer plus de temps, surtout voir la ville le soir et faire un tour de vélo, mais c'était suffisant, compte tenu de la chaleur. Donc, nous n'avons aucun regret.

Nous avons donc visité la maison Tanka, une vieille demeure typique encore habitée depuis 6 générations.

Nous avons traversé le vieux pont japonais qui séparait jadis le quartier chinois du quartier japonais. Nous avons aussi visité un temple chinois.

En après-midi, nous avons pris un petit bateau pour nous rendre à l'école de cuisine. Quelle belle expérience! Nous aimons beaucoup la cuisine du centre du Vietnam. On a appris à faire la crêpe de riz, à décorer une assiette de légumes, à faire des rouleaux de printemps, la crêpe de Hoian, un ragoût de légumes, etc. Nous avons soupé du fruit de notre travail.

Vietnam, jour 10

Aujourd'hui, nous avons visité le site de My Son, centre religieux de la civilisation Cham considéré comme étant de la même lignée que les temples d'Asie du Sud-Est comme les temples d'Angkor au Cambodge, mais beaucoup plus petit. À l'origine, il y avait près de 70 tours, mais seulement 29 ont survécu aux guerres. La construction s'est faite sans mortier et date du 4e au 13e siècle.

En après-midi, nous avons visité les tailleurs de pierre et la montagne de marbre. Ensuite, nous avons pris la route pour Hué et nous avons fait halte à Danang et au col des nuages.

Vietnam, jour 11

Nous avons visité les tombeaux de Minh Mang (2e empereur), de Khai Din (13e empereur) et de Tu Duc (attention de ne pas mettre un R après la première lettre, comme dirait notre guide) (4e empereur). Minh Mang avait 40 femmes, 300 concubines et 140 enfants. Moyen chaud lapin! Il est mort d'épuisement à 53 ans, c'est vrai, c'est le guide qui l'a dit, et nous avons un bon guide.

Nous avons ensuite visité une fabrique d'encens et une autre de chapeaux coniques. La journée s'est terminée sous la pluie, mais nous avons eu un bon repas italien pour faire changement. Nous y sommes allés en taxi. Prix vietnamien pour le repas, 5 $ et pour le taxi 3 $ et la bouteille de vin coûtait 23 $.

Vietnam, jour 12

Nous avons fait une promenade en bateau sur la rivière aux Parfums pour nous rendre à la pagode Thien Mu (Dame Céleste). Nous avons apprécié les jardins : bougainvilliers, frangipaniers, orchidées du Vietnam, rosiers du désert et flamboyants rouges qui annoncent le temps des grandes vacances.

La visite de la maison jardin (maison habitée jadis par les mandarins) nous a réservé une belle surprise. Une descendante d'un mandarin nous attendait. Une vieille femme de 86 ans, charmante, qui voulait qu'on la photographie et qui n'arrêtait pas de nous toucher, car elle aimait la peau blanche. Elle nous a servi du thé, du gingembre confit et des bananes. Son arrière-grand-père vivait dans cette maison jardin.

La dame ne s'est pas mariée. Elle a dû prendre soin de sa famille et de la maison pendant les guerres d'Indochine et celle contre les Américains (c'est comme ça qu'on appelle ici la guerre du Vietnam). Sa famille est à Saigon et vient parfois la visiter pour prier devant l'hôtel des ancêtres.

Nous avons ensuite visité la cité impériale qui comprenait 150 bâtiments avant la guerre. Il ne restait presque rien après l'offensive du Têt en 1968, au cours de laquelle 40 000 Vietcongs ont été tués. Les images ont fait le tour du monde et c'est à partir de ce moment que les contestations contre la guerre du Vietnam ont commencé.

L'ensemble de la cité comporte trois parties : la citadelle (où tout le peuple pouvait entrer), la cité impériale (réservée aux mandarins) et la cité interdite (où seuls les eunuques et les concubines de l'empereur pouvaient entrer). Le site est reconnu comme patrimoine mondial par l'UNESCO.

Enfin, nous avons passé la nuit dans le TGV (train à grande vibration) pour nous rendre à Hanoi. Une vraie aventure. Une chance que nous étions en première classe! Par bonheur, nous avons bien dormi. Il faut faire l'expérience du TGV.

Le nord du Vietnam, mai 2013

Vietnam, jour 13

Le train est arrivé à Hanoi vers 4 h du matin. Nous, nous dormions et les gens du train ne nous ont pas réveillés. Ouf! Quand nous avons su que nous étions arrivés à destination, les lumières du train se sont subitement éteintes. Il a fallu utiliser nos lampes frontales pour tout ranger et ne rien laisser derrière nous. Heureusement, notre guide de GP Travel nous attendait encore à la sortie.

Il s'appelle Nguyen Van Chung (il nous conseille de l'appeler Atchoum pour nous rappeler de son nom). Il sera notre guide jusqu'à la fin du voyage. C'est aujourd'hui que nous allons visiter Mme Le Huong, la directrice de la section française de GP Travel. Elle nous propose l'appui d'un stagiaire nommé Hung. Nous acceptons avec enthousiasme.

Après notre visite à l'agence de voyage, nous nous sommes dirigés vers la pagode de la Défense de la nation, dont l'intérieur est magnifique.

Nous sommes ensuite allés à la place Ba Dinh où se trouve le mausolée Ho Chi Minh. Comme c'est fête aujourd'hui au Vietnam, il y avait trop d'attente pour entrer dans le mausolée. D'un commun accord, nous avons décidé de ne pas y aller.

Nous avons aussi visité la maison sur pilotis et le Temple de la littérature, première université du Vietnam.

Après le lunch cinq services à l'air climatisé (quel bonheur!), nous avons visité rapidement le musée d'ethnographie. C'était très intéressant, d’autant plus que nous allons rencontrer plusieurs ethnies dans la prochaine semaine.

La journée s'est terminée par une promenade en cyclo-pousse dans le vieux Hanoi. Toute une expérience que de se retrouver en plein milieu d'une circulation compacte et fort bruyante dans les différentes rues spécialisées dans la vente d'articles comme les cadeaux de mariage, les souliers, les vêtements, les valises, etc.

Vietnam, jour 14

Journée à la découverte de l'ethnie des Thaïs. En route pour Mai Chau, nous avons visité les pagodes de Maître et de Tay Phuong. C'est toujours surprenant de voir les richesses de ces lieux et de voir les Vietnamiens faire leurs offrandes et leurs prières dans la foule bondée.

Aujourd'hui, Hung m'a donné un cours de vietnamien. Il m'a appris les 6 sons de MA et quelques expressions diverses. J'ai beau essayer de prononcer les sons du MA, il paraît que je fais toujours le même. Je crois que j'aurai besoin d'une autre vie pour apprendre cette langue.

Le plus spectaculaire de la journée a été la découverte de la vallée du Mai Chau et de ses habitants.

Nous couchons chez l'habitant ce soir à Xam Khoe. Nous sommes chanceux. C'est un dortoir et nous sommes les seuls à y dormir.

À l'arrivée, nous avons fait une petite balade au village à la rencontre des Thaïs. Les gens habitent dans des maisons sur pilotis pour se protéger des pluies abondantes en été et des serpents.

La journée s'est terminée par un souper et un spectacle folklorique donné par les gens du village. Nous étions 4 spectateurs en tout. À part nous, il y avait un couple de Français très drôles! Les villageois s'en sont donnés à coeur joie : danses, chants, dégustation de liqueur (un truc sucré au riz), jeux d'habiletés rythmiques avec des bâtons et naturellement de nombreux fous rires!

Vietnam, jour 15

Nous avons pris le petit-déjeuner chez l'habitant à Xam Khoe après une très bonne nuit de sommeil paisible. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le village de Non, de l'ethnie de Muong. Nous avons fait une promenade dans le village. Les gens étaient charmants. Les enfants nous regardaient avec de grands yeux et nous disaient bonjour.

Nous avions rendez-vous avec M. Nich pour le lunch, mais nous avions une heure d'avance. On nous a donc proposé un tour de bateau de pêcheurs sur la rivière Noire (qui est d'un bleu incroyable, comme la mer à Cuba). Wow! Quelle belle expérience! Quand je pense que des familles entières habitaient ce genre d'embarcations. Bravo la promiscuité!

Après le repas, qui a été des plus succulents, nos guides ont fait la sieste à même le plancher. L'endroit était charmant et très propre.

Pour souper, comme nous passions dans son patelin, Hung nous a invités à manger chez ses parents. Une telle invitation ne se refuse pas. La mère de Hung, avertie de notre arrivée à la toute dernière minute, a préparé un succulent repas en un temps record. Au menu : chèvre, poulet, porc, légumes divers et bien sûr, du riz, des fruits, du jus de canne et du thé. C'était délicieux et quel accueil! Le grand-père, la mère et la petite soeur étaient là!

Vietnam, jour 16

Nous avons fait beaucoup de route aujourd'hui pour nous rendre à Nghia Lo. Nous avons vu les montagnes de thé. C'était magnifique, mais quel travail épuisant pour ces gens!

Nous couchons à nouveau chez l'habitant ce soir. La maison est belle et très propre. En plus, il y a des ventilateurs partout. Nous serons confortables.

Encore une fois, nous sommes les seuls touristes, mais pas les seuls à coucher dans le dortoir. En effet, les propriétaires, le guide, son assistant et le chauffeur vont y dormir aussi. Aucun souci, nous les connaissons maintenant fort bien et nous mettrons nos bouchons pour ne pas entendre les ronflements du chauffeur.

Avant le souper, nous avons fait le tour du village à pied, nous avons aussi marché en bordure de la rizière. C'est là qu'une famille de joyeux lurons nous a invités spontanément à entrer chez eux. Ils nous ont offert du thé et de l'alcool dans laquelle il y avait des abeilles. Oui, oui, nous en avons bu! Et nous n'avons pas été malades!

Les gens voulaient nous toucher les mains, les bras, les pieds. Ils apprécient la peau blanche et les gens qui sortent de leurs gabarits. Compte tenu de ma taille, je suis subitement devenue la reine de la différence. La plus acharnée était la mémé qui m'embrassait, me serrait dans ses bras. Elle tenait à se faire photographier avec moi. Je crois qu'elle avait un peu abusé de l'alcool de riz, c'était jour de fête, après tout!

De retour chez l'habitant, après un bon repas, nous nous sommes couchés et avons très bien dormi. Nous n'avons même pas entendu le chauffeur ronfler, ni l'habitant qui voulait continuer à trinquer avec les autres.

Vietnam, jour 17

Nous devions faire une randonnée vers le village de Mu, un village de H'Mongs noirs qui ne voient jamais d'étrangers, mais il y a eu de gros orages cette nuit et la route était impraticable, trop dangereuse. Le guide a donc décidé de nous faire visiter Xa Xa Ho, une commune où habitent d'autres H'Mongs.

Nous y avons vu les plus beaux paysages encore vus à ce stade-ci de notre voyage. Le plus intéressant, c'est que nous avons pu marcher et rencontrer les habitants dans leur quotidien. C'est un endroit où il n'y a pratiquement pas de touristes. Cela fait une très grande différence et c'est aussi l'un des grands avantages à voyager avec la formule personnalisée de GP Travel.

Vietnam, jour 18

Nous avons fait beaucoup de route pour nous rendre à Sapa. En route, nous avons pu admirer d'autres rizières en terrasse, spectacle incroyable! Les paysages étaient à couper le souffle. Mais il ne faut pas souffrir du mal du transport et ne pas être trop peureux, car il y a de nombreux cols et la route est en constants lacets.

Sur le bord de la route, nous avons pu apercevoir et photographier des femmes Lao Lu en vêtements traditionnels aperçues sur le bord de la route. Comme leurs coiffes sont stylées!

La journée s'est terminée par un excellent repas dans un restaurant de l'ethnie Dzao rouge à Sapa.

Vietnam, jour 19

La journée a commencé par une visite du marché de Sapa. Il y avait eu beaucoup de pluie pendant la nuit et notre guide a dû prendre les femmes sur son dos pour traverser un petit ruisseau qui débordait. J'étais restée à l'hôtel pour soigner mon genou. J'ai beaucoup apprécié la souplesse que nous permet ce type de voyage organisé de façon personnalisée, selon nos goûts et notre capacité physique.

Nous avons ensuite quitté Sapa pour fait une visite chez les H'Mong fleuris. Les enfants étaient drôles. Ils couraient, car nous avions des bonbons et des crayons â leur donner.

Dans cette communauté, on faisait auparavant la culture du pavot. C'est maintenant interdit. Tous les champs ont été nettoyés et les gens qui en font la culture sont passibles de prison. Aujourd'hui, c'est le riz, la patate, le manioc et le maïs que l'on cultive. Ce doit être moins payant!

Vietnam, jour 20

C'est dimanche et nous sommes allés au marché de Bac Ha. Ce marché hebdomadaire est coloré par les costumes traditionnels des H'Mongs fleuris. À voir absolument : le marché aux cochons, le marché au bétail, le marché aux oiseaux, le marché aux épices, le marché aux chiens, etc.

On the road again jusqu'à Quang Binh pour la visite du village de l'ethnie Pa Then.

Vietnam, jour 21

Nous avons visité un village de H'Mong. Puis, nous avons fait route vers le plateau de pierre de Dong Van (1600 mètres d'altitude). Plusieurs ethnies y vivent (H'Mong, Dao, Lo Lo, Pu Peo). La population vit en parfaite harmonie avec les pierres. Ils cultivent chaque parcelle de terre, même dans les montagnes abruptes. Ce sont de vraies chèvres de montagne.

Les paysages sont tout à fait différents ici. Il y a des gens qui cultivent le maïs partout, même sur des rochers, dans les ravins. Du moment qu'il y a quelques centimètres de terre. Quel dur labeur!

Ensuite, nous avons visité le palais du roi H'Mong Vuong Chi Sinh dont les descendants vivent maintenant au Canada. Nous ne sommes effectivement pas dans une destination touristique pour Européens ou Américains. Les touristes asiatiques nous prenaient en photos et nous filmaient. Nous sommes donc devenus l'attraction principale du palais.

Ici, c'est franchement loin de tout et cela nous plaît grandement! Quel dépaysement! Quels beaux paysages!

Vietnam, jour 22

Nous avons fait route vers Bao Lac en traversant le col de Ma Pi Leng. Nous avons été chanceux, il faisait beau et nous avons pu apercevoir la rivière de Nho. C'est de toute beauté! C'est à voir à tout prix.

Le chauffeur arrêtait de temps à autre pour que l'on puisse donner des bonbons et des crayons aux enfants. Tout cela créait des moments magiques!

Par la suite, nous avons fait une petite balade dans une rizière à sûrement à 40 degrés et à 60 % humidité!

Vietnam, jour 23

Nous devions aller voir les Lo Lo noirs, mais comme il a plu toute la nuit, le chemin était impraticable. Nous avons donc fait contre mauvaise fortune bon coeur et avons profité de quelques moments de répit. La route pour Cao Bang était franchement longue et difficile, pleine de trous et de bosses.

En chemin, nous avons rencontré des San Chi.Nous avons pris la route et fait halte à Vinh Yen pour la visite du village des Thais de Khuoi Veng et son pont suspendu.

En arrivant à Cao Bang nous avons visité le marché, toujours aussi typique et surprenant : viande de chien, vers à soie à cuisiner, etc. Finalement, nous avons pris un verre de bière à une terrasse au bord de la rivière.

Vietnam, jour 24

Nous avons fait 2 h 30 de route pour nous rendre à la grotte de Nguom Ngao. Nous avons gravi de nombreux escaliers pour nous rendre à l'entrée de la grotte et ensuite la visiter. C'était magnifique et la température tout à fait convenable.

Après le dîner que tout le monde a apprécié (nouilles sautées au boeuf), nous sommes allés voir la chute de Ban Gioc dont une partie se trouve en Chine et l'autre au Vietnam.

La route était très mauvaise, mais le paysage toujours aussi beau et changeant.

Vietnam, jours 25 et 26

Nous avons fait un tour de bateau sur le lac Ba Be, village pittoresque à souhait. Le coucher chez l'habitant a été inoubliable. Mes compagnons ont très bien mangé, tandis que moi j'ai eu une tourista carabinée à ce Lac Ba Be. Une nuit blanche à oublier! Le coq a commencé à chanter à 2 h 30 du matin et la circulation des motos avec klaxons à 5 h 30 du matin. Tant de bruit dans un si petit village!

Vietnam, jours 27 à 31

Nous avons fait 6 heures de route pour retourner à Hanoi. Demain, nous nous dirigerons vers la Baie d'Halong où nous ferons une croisière de 4 jours dans une jonque privée, question de refaire nos forces pour notre vol de retour d'une durée de 30 heures jusqu'à Montréal.

Nous avons été choyés par les 6 membres d'équipage et notre guide qui nous a accompagnés. Le chef nous a cuisiné de merveilleux petits plats aux fruits de mer et autres aliments de choix. L'équipage faisait tout pour nous faire plaisir et pour que nous apprécions notre séjour sur le Bhaya Legend, une compagnie fantastique à recommander! La jonque était propre, moderne et très confortable (air climatisé, bain profond, douche à part, lit extrêmement confortable, etc.)

Nous avons fait de nombreuses activités : visite de la grotte aux surprises, kayak, natation et visite d'un village flottant incroyable. Enfin, nous avons pu admirer un coucher de soleil fabuleux pour notre dernier soir.

À la fin de la croisière, les six membres d'équipage sont venus nous saluer. Nous sommes ensuite retournés à Hanoi pour notre dernière soirée au spectacle de marionnettes.

Nous avons fait un dernier adieu à notre guide Chung avec un pincement au coeur, car nous avons eu le temps de nous attacher à ce jeune homme débrouillard, charmant et dévoué.

Après un souper rapide, nous sommes allés vite au lit pour être en forme pour notre voyage de retour.

M.Lafrance et R.Bergeron
Tour du monde et lassitude
by Missvirginie · 2013-06-27 · 38 replies
bonjour a tous, Voila cela fait actuellement 1,5 ans que je voyage autour du monde. J ai assez d argent pour voyager 3 ans. J aimerai beaucoup voyager autant de temps mais depuis quelques temps je fais face a une lassitude grandissante. Je suis tres tres blazee, je reste presque de marbre face a des paysages pourtants magnifiques mais qui sonnent un peu comme du deja vu. Je suis vraiment dans des endroits formidables mais ca ne me fait presque plus rien. Je m ennuie tres tres vite. Je precise que je voyage seule. Je pourrai rentrer au bout de 2 ans mais j ai peur de le regretter une fois que je serai de retour en france, car il y a beaucoup de pays dans lesquels je n irai pas si je rentre en decembre. bref avez vous des solutions ou des conseils pour faire la peau a cette lassitude? merci d avance!
Rencontre avec les Berbères dans le Haut-Atlas Marocain
by Mariespagne · 2013-06-06 · 40 replies
RENCONTRE AVEC LES BERBERES😎 Ce voyage est organisé pour me vider la tête, me ressourcer, me rétablir de ma rupture. J’espère quitter le Maroc ayant fait mon deuil en bouclant le circuit (jargon de globe-trotter): la boucle de mon amour fini. Je choisi le Haut Atlas pour ses paysages grandioses; je sais que ça m’aidera. Un petit mot sur les Berbères. Ils sont marocains mais pas Arabes et sont vexés si on dit qu‘ils sont Arabes.. En fait, ils occupaient le Maroc bien avant les Arabes venus d’Arabie, etc… Ils parlent Berbère mais connaissent l’Arabe car ce n’est que depuis deux ans que le Berbère est permis à l’école. Ils sont accueillants mais toutefois, toujours un peu intéressés…. je crois moins que l’arabe. C’est mon avis personnel; mais comme partout, Il y a des biens et des moins biens. Lundi 6 mai A 17 heures, j’arrive à MARRAKECH, ville que je connais bien et que j’aime. Ce ne sera pas la dernière fois que j’y viendrais même si le circuit de l’amour est bouclé. Je me rends à l’hôtel Ali pour changer mes devises avant de faire mon apparition à l’hôtel Faouzi où j’ai mes petites habitudes; l’accueil est chaleureux et les chambres propres. Je mange sur la grand place avant de me plonger dans un sommeil profond. Mardi 7 mai Je parcours la rue des Princes pour aller déjeuner à mon café habituel. Puis, je prends un bus pour aller à Supratours réserver un billet de bus pour Skoura. On me dit qu’il n’y a pas d’arrêt là; je partirai donc avec CTM. J’achète mon billet à 90 dirhams (9€). Un seul départ à 7H30 du matin. Ceci étant fait, je me balade à Bab Doukala espérant trouver un coordonier pour réparer mes baskets. Le travail est fait pour 30 dirhams. En attendant, je bois un thé à la menthe. Après avoir récupéré mes baskets, je rentre à pied par la médina. De nouvelles échoppes sont apparues, d’autres ont disparu. J’achète de l’huile d’argan pour hydrater ma peau. Il fait très chaud. Après-midi, je fais un hammam de haute qualité et un massage chez Didi où je vais chaque fois. J’ai organisé une rencontre OVS au café l’Atlas à 18H. Je sors du massage et file direct vers le bus pour me rendre à mon lieu de rencontre. Nous sommes cinq: deux françaises vivant à Marrakech, une marocaine, un marocain de Casa et moi la belge. Après la rencontre, je vais boire seule une bière à l’intérieur. A cet instant, je me rends compte que c’est là que j’ai bu pour la première fois une bière avec Alain. Est-ce un hasard? Là aussi, je clôture… Je n’y retournerai plus. Je finis la journée sur la place animée; je mange du mouton et bois un thé aux épices. Mercredi 8 mai Debout à 5H45. Je prends un taxi pour CTM; en bus, il y a un bout de chemin à pied. Je déjeune à la gare. Départ à 7H30. Assise à côté d’un vieux monsieur, il me raconte plein de choses intéressantes sur la région de Skoura. J’ai oublié les 3/4. C’est trop à la fois. Je dois écrire pour retenir. Il rentrait après une opération du cœur à Rabat. Arrivée à SKOURA à 13H. J’appelle le proprio de la kasbah la Datte d’Or, qui vient me chercher. C’est une bonne petite adresse mais je pensais qu’elle se trouvait dans la palmeraie mais elle est dans le village. Je me détend dans ma chambre jusque 16H. Puis, je me force à sortir sous le soleil de plomb. Je me lance dans la première partie de la palmeraie. Je longe un chemin pierreux sous la chaleur étouffante avant de bifurquer vers un sentier au bout duquel j’analyse la texture d’une vieille kasbah en ruine; c’est du pisé soit de la terre, du foin et quelques pierres par ci par là; le tout mélangé faisait tenir les mille et une kasbahs de la vallée du Dadès! Je continue à aller et venir, me perdant dans la palmeraie sans perdre de vue le plan dans ma tête afin de ne pas m’éloigner trop. Après deux heures, je fais une pause méditative avant de rebrousser chemin pour rentrer sous le soleil plombant. Après la douche, je descends me détendre au jardin en sirotant un thé à la menthe et attendant le repas du soir qui sera une tagine maison copieuse et délicieuse. Le personnel n’est pas très souriant; c’est dommage… Jeudi 9 mai Ce matin, je compte aller marcher dans la grande palmeraie mais Abdel, le patron du gîte, demande à un jeune couple si je peux les accompagner aux gorges Sidi Flat. Je suis un peu gênée mais le courant passe et nous partons vers 10H. Après un chemin de piste, nous entamons une descente à pied vers les petites mais jolies gorges décorées au passage par des lauriers roses. Les semelles de mes baskets sont lisses; je fais attention de ne pas glisser. Boum! je m’étale m’éraflant le genou. Profitant que le couple pousse un peu plus loin que moi la randonnée, je me baigne dans la rivière limpide; je n’ai pas de maillot; je me déshabille discrètement et suis nue sous mon paréo. Mais, il n’y a pas une âme aux alentours. Le courant de la rivière est très fort; je me régale mais j‘ai du mal à résister car je me fais emporter. J’ai beaucoup de difficultés à rejoindre la berge sous l’œil attentif mais lointain du jeune couple qui vient me chercher ayant trouvé un coin d’ombre sur les rochers volcaïques. On y pic nique puis on se repose. La détente est assurée; nous sommes tous trois en osmose, profitant du silence et du paysage, piquant un petit somme. Le pire est le démarrage car le soleil plus brûlant que jamais. Après une heure de marche, on retrouve la voiture plutôt dire le sauna roulant. Quelle belle aventure! Au retour, nous passons dans un village berbère authentique puis prenons la piste durant dix kilomètres. A plusieurs reprises, nous voyons des lézards énormes de couleur jaune-vert-orange: magnifiques; difficile à photographier car ils se sauvent après nous avoir narguer. Ils mordent si on les ennuie et ne lâchent pas leur proie… Le soir, nous mangeons ensemble un copieux couscous. Vendredi 10 mai Je pense repartir avec le bus CTM mais à cause du festival des roses, il est complet. Je prends un taxi collectif qui m’emmène en 1 heure à EL KEELA EL GOUNA. Un cousin de Youssef, proprio de la kasbah, vient me chercher avec un ami. Nous mangeons une tagine, faisons des achats de produits de roses avant d’arriver à la Kasbah AMNAY à 26 km. C’est la vallée des roses à BOUTAGHAR. L’endroit est magnifique. C’est le calme que je voulais, vraiment l’endroit recherché. Je suis seule dans l’établissement. Le paradis. L’accueil est chaleureux. Samedi 11 mai A 11H, départ pour un circuit pédestre de 4H dans la vallée des roses accompagnée d’un guide de fortune. Il n’y a pas de mots assez forts pour dire combien c’est beau. Je suis fatiguée mais vraiment heureuse d’avoir fait cette marche de dix kilomètres. J’ai vu des roses mais pas trop toutefois en cet endroit, beaucoup de figuiers, des amandiers, des hautes vignes, des dames lavant leur linge dans la rivière. J’ai joué au funambule pour passer le pont qui n’était qu’un fin tronc d’arbre. Cette rando m’a vidé la tête pour faire place au plaisir des yeux au milieu de cette vallée entourée de montagnes. J'ai des piqûres de puces ou de moustiques! Je descends au jardin et rencontre un pharmacien d’El Keela venu se relaxer fuyant le festival surpeuplé. Il a amené des bières, m’en propose, j’accepte volontiers. Nous soupons avec Hassan, maître des lieux. Dernière soirée dans cet Eden. J’ai promis d’y revenir au retour!!! Hassan est content!!!! Dimanche 12 mai C’est la fête des mères en Belgique. Je téléphone à maman qui me dit qu’il fait froid. je vais déjeuner sur la terrasse où là, il fait bien chaud. Je me relaxe sur les pierres et m’endors un moment. C’est le départ. Le pharmacien m’emmène à mon nouveau hôtel. En passant par El Kelaa m'Gouna où il fait bondé, j’achète des produits de soin à base de roses. Je suis maintenant dans la vallée du Dadès dans le douar (village) de TAZAKHT à 30 Km. Je ne suis plus au calme; l’hôtel Mandar Saghrou Tazakht est situé le long de la seule route qui relie Ouarzazate à Errachidia. Fin d’après-midi, Hassan me rejoind avec un cousin pour faire un petit tour dans les champs remplis de roses. Je mange une tagine pas trop bonne dans ma chambre... pas marrant ça... Journée pas très enrichissante… Fatigue de hier et retour au bruit… Lundi 13 mai Hassan qui est de cette région vient me chercher pour visiter les champs; il connait tous les détours par cœur; c’est là qu’il a grandi. Seule je me serais perdue ou je n’y serais pas allée. Au cours de ma balade de 3H, je vois de nombreuses roses, assiste à la cueillette et à la pesée. Lorsque les femmes ont ramassé les roses, elles les portent à un peseur qui les payera 13 dirhams (1,3€) le kilo…. Celles-ci sont envoyées en usine pour extraire l‘huile essentielle qui sera exportée à l‘étranger pour y faire des parfums de qualité. Les produits faits à El Keela m’Gouna sont fait par de petits industriels et n‘ont aucun label de qualité d‘où le prix attractif. Aux champs, les femmes cueillent les roses, arrachent les herbes dans le blé et les hommes chargent les ânes et les mules. Hassan me fait voir le cimetière juif puis m’emmène dans sa famille manger la tagine. Les femmes m’offrent des roses séchées qui arrivent chez moi en état de poudre... Ben oui 😠 quoi, après un circuit d'un mois... Son frère est instituteur comme lui l’a été ainsi que leur père. L’école se trouve à côté de la maison. Je suis invitée à m’y rendre. Surprise en passant la tenture de l’école, les 25 élèves se lèvent et chantent pour moi. Gros moment d’émotion car je n'ai jamais eu droit à un tel privilège😄 . Ils comptent en français, récitent l’alphabet sous l’œil vigilant du prof. J’achète 25 gâteaux et du fanta à boutique voisine. C’est la fête pour eux. Moi, je me remets de mes émotions. Je vais en ville où le calme est revenu vu que le festival est terminé. J'y visite l’usine de roses, achète de l’eau de rose. Il y avait ici une terrible prison qui renfermait les hommes ayant des opinions opposées au roi Hassan II. Les prisonniers vivaient dans le noir, étaient piqués des scorpions, ne savaient la date que de festival en festival. Les pratiques étaient austères. Quand le roi fut questionné par une journaliste d’Algésiras, il s’est contenté d’allumer son cigare et répondre: madame, ici c’est la capitale de la rose… Petit tour à la rivière puis retour à l’hôtel. Journée bien remplie... Mardi 14 mai Départ pour la vallée du Dades, gîte des Jardins de Dades à 6 km de BOUMALNE. Très mauvaise adresse; le personnel est glacial, le matelas dur, la nourriture infecte. Hassan a décidé de ne pas me quitter!!! nous marchons 3 H en passant par le village et en montant voir l’autre côté de la montagne… Je suis fière de moi quand même. Quand Hassan part, je continue à vagabonder dans les champs avant de rejoindre l’auberge. A ce moment, Je ne compte pas faire les gorges car déjà faites avant. Mercredi 15 mai J’ai très mal dormi sur ce matelas dur comme une planche. Départ pour la maison d’hôte Valentine dans les gorges de Thodra. J’attends un taxi devant l’auberge mais ce sont des français qui finalement me chargeront jusqu’à Boumalne. De là, je prends le bus local pour TINGHIR. Le paysage tout au long de la route est magnifique. Dans la ville, je prends un taxi collectif pour les gorges de Toudra. A la maison d’hôte, je refuse la chambre trop petite et fenêtre très haut placée. Karim me transfère. Après un bref repos, je mets mes chaussures de marche et direction les gorges. 4 H parmi ce décor féérique. Je les trouve plus jolies que celles de Dades. On me propose de faire le tour de la montagne pour voir les nomades. Trop dur… Je refuse... Je fais une balade dans les gorges d’une splendeur inexplicable. Beauté à l’état pur! Le soir, après la tagine, je bois du vin à la terrasse avec Aissam sous le ciel étoilé.Jeudi 16 mai Après une courte nuit, je vais me promener dans la palmeraie avec Aissam qui me guidera. Heureusement, seule je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Par de petits chemins qui n’en sont pas, en fait, j’arrive à la source des poissons sacrés. On fait du stop pour rentrer. Après-midi, je pars seule refaire les gorges, toujours émerveillée… Vendredi 17 mai Je pars à IMILCHIL, ville où les fiancés se marient tous ensemble lors d’un grand festival en septembre. On les marie en 3 min du moment qu’ils ont leurs papiers. Je compte aller en bus mais Aissam veut m’accompagner et trouve une voiture. Je me laisse séduire par la proposition qui finalement je regrette car ce n’était prévu dans mon budget. Mais bon, l’erreur est humaine… Avant de partir, je rejoins la rivière par les jardins de la palmeraie jusqu’aux gorges. Départ à 2H. La vue tout le long du chemin est spectaculaire. Des montagnes à perdre de vue, des petits villages d‘un autre monde... Après 2H30, arrivée à Imilchil. Il y a deux lacs: selon une légende, il y a le lac de la femme et celui de l‘homme. On voit le premier mais le lac de l’homme doit se faire à pied ou en 4/4. Sous réserve: propos d‘Aissam…donc on ne le fait pas...😠 trop froid et vent. Aissam propose qu’on loge à TAMTATOUCHE (19 km des gorges) à l’auberge des Amis. Confort au rendez-vous; le prix aussi!!!! Samedi 18 mai Je retourne à BOUMALNE et décide finalement de faire les gorges du DADES pour voir la différence avec celles de TOUDRA. Après un conflit avec Aissam qui me réclame plus d‘argent que prévu (qu'il n'aura pas bien entendu), j’embarque dans un taxi collectif pour Boumalne puis dans un second pour arriver aux gorges. Je tente l’auberge TISSADRINE. Je suis bien accueillie et le prix me convient. Je me repose un peu puis prend la route vers le col; j’abandonne vite et continue en stop. J’arrive au bord de l’oued; j’y étais déjà venue il y a 2 ans avec une copine canadienne. J’admire l’endroit majestueux et me lance alors le défit de retourner à pied: 7 km avec des difficultés et route en lacets. Je m’arrête régulièrement pour ne fatiguer ni le cœur ni les pieds. Je fais de nombreux arrêts, VIVE le plaisir de voyager seule… Malgré qu’on propose de m’emmener, je refuse et continue ma randonnée. Je suis fière de moi; j’ai gagné le défit. Je dors la nuit comme un bébé. Dimanche19 mai Je décide de rester là une 2ème nuit. Le garçon m’explique une balade à faire le long de l’oued. La randonnée dure 6 H et se fait dans un calme étourdissant, rien que le bruit de la rivière et mon souffle. Je traverse la rivière sur un tronc d’arbre tel un funambule, bras à l'horizontale pour garder l'équilibre. J'arrive au bout de mon tronc de 4 mètres de long qui paraît 4 kilomètres... ça relève du miracle! Je croise des enfants en arrivant au village où je fais du stop pour me rendre 18 km plus loin visiter la kasbah du GLAOUI à Ait-Moutel. Amine, le jeune marocain de Rabat qui me prend en stop est en visite lui-même. Je lui explique que nous allons passer devant la falaise de TAMLALT qu’on appelle vallée des doigts de singes ou vallée des corps humains. Il fera la visite de la kasbah avec moi. Je fais du stop pendant 4 km afin d’aller voir les cascades. Je me fais expliquer le chemin par le patron de l’hôtel des cascades. Ca parait rude mais j’y vais. A mi-chemin, je rencontre 2 filles m’induisent en erreur et me font monter voir la source; elles ont confondu avec cascades. Je râle. Je dois redescendre accompagnée d’un marocain cette fois pour arriver à la première cascade. Je n’irais pas voir les suivantes car il faut escalader. Je reste là un moment pour prendre un bain de pieds et profiter du bruit de l'eau. Re-départ pour l’ascension afin de rejoindre la route. Taxi pour l’hôtel où un festin m’attend. Lundi 20 mai Je quitte les gorges de Dades à midi; l’endroit était sympa. J’y serais encore restée mais j’ai un autre engagement: repasser par BOUTAGRAR: la vallée des roses. Je fais la première partie du trajet avec le jeune homme de l’hôtel qui me laisse au village pour prendre le taxi collectif de Boumalne. Puis bus pour El Keela m’Gouna; enfin, taxi collectif jusqu’à la kasbah. C’est le parcours du combattant…Il fait chaud. Après le thé, j’apprends des mots français à Haida; ça relève du défit…On se marre! Je vais au village recharger les piles de mon appareil photo, me doucher et me détend en attendant la tagine (hé oui, encore 😐) et l’eau de vie que je ne boirai pas. Mardi 21 mai Ce matin, avec Saïda, la femme de ménage de 22 ans, j’escalade une montagne pour arriver sur un plateau d’où on peut voir tous les versants. 3H pour faire l’aller-retour. L’ascension et la descente sont périlleuses; on glisse plusieurs fois. J’ai vu deux énormes sauterelles: une verte la plus petite et une énorme que j’ai cru être une pierre car elle était grise; je l’ai un peu assommée en lui jetant une pierre dessus pour m’assurer que c’était une bête. Elle ne savait plus s’envoler et je m’en suis voulue mais à force de l’aider en la poussant, elle est repartie…. ouf... J'ai eu peur. Après-midi, Saîda me fait un bon massage à la crème de rose. Quoi de plus naturelle dans la vallée des roses! Le soir, un bon couscous mais comme à mon habitude, j’ai mangé trop vite car trop bon…. Résultat…. Tout le monde, le connaît!!!! Mercredi 22 mai Je quitte Boutharar pour me rendre à l’oasis de Fint à 15 Km de OUARZAZATE dont 10 km de piste…Pour m’y rendre: taxi collectif de Boutharar à El Kelaa m’Gouna, puis taxi collectif pour Ouarzazate; c’est dur; le chemin est long, il fait chaud; on est serré comme des sardines. A Ouarzazate, ça se complique car pour l’oasis de Fint, pas de taxis collectifs. Les privés demandent 300 dirhams. Je téléphone au gîte; il m’envoie un client français pour venir me chercher. Je n’aime pas Ouarzazate. J’arrive en fin d’après-midi à Fint. Effectivement, ce petit oasis est une merveille mais je découvrirais demain…. Le soir, nous fêtons le départ de l’hôte français qui a séjourné un mois là-bas! Jeudi 23 mai Découverte de l’oasis de Fint. Je croise un paysan avec qui je poursuis la visite durant 4H. S’il y a un endroit qui ressemble au paradis, c’est ici. Entre montagnes, rivières, petites cascades, lauriers roses, arbres fruitiers, il y a le silence. Il doit certainement aussi avoir le serpent 😉 mais en tout cas, il y a le bruit des grenouilles, des oiseaux et d’un animal qui aboie dans la montagne; je fini par l’apercevoir. Il est roux, a la taille d’un renard et descend de la montagne pour venir boire. En chemin, je mange des petits abricots. Je termine la boucle en passant par l’école des trois villages du Fint. Le paysan m’invite à boire le thé et à manger chez lui. Je rentre et m’endort pendant 3H. Je commence à être très fatiguée… Vendredi 24 mai Je quitte l’oasis de Fint à 9H, profitant qu’Abdou doit se rendre à Ouarzazate car il n’y a qu’un bus et il est passé depuis longtemps. De là, je prends un taxi collectif pour TELOUET à 85 km. Je dormirai au Lion d’Or; bâtiment datant de 5 siècles avant la construction de la kasbah qui a 2 siècles. Le paysage est surprenant, changeant de couleur avec un décor différent à chaque instant. Ce village est renommé pour la kasbah du pacha El-Glaoui. On voit toujours le salon, le harem, la chambre à coucher avec des décorations en mosaïque et des tapis de soie au mur. Je fais un tour dans la vallée. Ali me fait voir le village des esclaves et un autre avec son hôpital. On passe par la kasbah du grand père du Sultan; il ne reste qu'un pan de mur... difficile de se rendre compte... Le samedi 25 mai J’ai décidé de ne pas marcher aujourd’hui mais à 2H, je ne tiens plus; j’enfile mes chaussures et vais faire une marche méditative dans la montagne. Je fais une boucle de 3-4 km qui me fait psychologiquement le plus grand bien. Je comprends lors de cette méditation que mon objectif principal est atteint.😉 Je me suis retrouvée face à moi-même durant 18 jours et ça fait réfléchir. Le dimanche 26 mai Je prends le bus de 6H30 ce matin pour me rapatrier sur Marrakech. La route est magnifique. Je passe le col du Tichka d’où la vue vertigineuse coupe le souffle. A Marrakech, je vais à mon hôtel habituel (Faouzi). Le lundi 27 mai Hammam et massage chez Didi avant de conduire de or chez le bijoutier juif que m’a renseigné Hassan de Boutharar. C’est dans le quartier du Mélah. Je lui parle des photos que j’ai fait dans le cimetière juif de M’Gouna dont il est responsable; il est content. Il agrandi ma bague, répare mes boucles d’oreilles et un bracelet pour 50 euros. Je vais à mon herboristerie habituelle. Je fais encore réparer mes baskets. Je me fais couper les cheveux 😛 puis passe à l’Escale boire une bière avant d'aller imprimer mon billet d’avion. Mardi 28 mai Bus pour la vallée d’Ourika à 11H30; taxi collectif pour SITI FATMA où j’ai réservé une chambre à la maison d’hôte Au bord de l’eau. L’accueil de Martine (une compatriote) et de Poulou (portugais) est chaleureu. L’établissement est pimpant et la petite chambre sac ) dos magnifique; je me sens à l’aise. Apéro puis Poulou me cuisine un filet de viande de la vallée qui fond dans la bouche. Toutefois, les prix sont un peu excessifs surtout qu'ils ne sont pas précisés. Dommage...😕 Mercredi 29 mai Je fais les cascades avec Brahim, un guide que Martine me conseille. La montée est rude mais le paysage de toutes ses montagnes est grandiose. A un moment, on voit les quatre premières cascades. J’arrête ma montée à la 5ème cascade. trop pour moi d’aller jusqu’à la 7ème. Pour faire ce tour, je mets 6H avec des arrêts réguliers. Je suis contente d’avoir fait ce trek: cerise sur le gâteau… Jeudi 30 mai Départ pour Marrakech pour ma dernière journée; je fais mes derniers achats. Vendredi 31 mai Retour en Belgique. Ce voyage aura magnifique. Je suis contente d’avoir pris la décision de venir au Maroc plutôt que de retourner en Espagne. J’ai raté mon objectif de partir léger et ai dépassé un peu mon budget. J’ai réussi le plus grand objectif qui était de me vider la tête, me ressourcer et faire le deuil d'un amour fini. Merci la vie pour ce cadeau…😉 Marie
On m'a dit que...
by Kate · 2013-06-01 · 230 replies
Bonjour 🙂

En écho de discussions récurrentes sur le forum Maroc et ses célèbres infondés enquiquinements marrakchis, je m'interroge à nouveau sur le fameux "on". Qui est-il ? 😕

On m'a dit que... Il parait que... Et voici qu'une ville, qu'un pays, qu'une population devient la cible d'un acharnement sans fondements, aggravé par la caisse de résonance internet. La rumeur ferait-elle ou déferait-elle une destination ? Qui sert-elle ? Pourquoi surgit-elle ? Comment s'en protéger ?

Et enfin, pourquoi une perception si différente d'un même endroit ? Question de génération ? De façon de voyager ? De se comporter ?

Je n'ai pas trouvé de vraies réponses. En avez-vous une ?
Retour de Birmanie: informations, bons plans, etc
by IlyesParis · 2013-05-18 · 43 replies
Mingalaba !

Je reviens d'un voyage de trois semaines en Birmanie et comme c'est souvent bien utile d'avoir des infos les plus fraîches possible j'actualise !

Le principal conseil que j'ai a donner c'est : dépéchez vous. Oui car la Birmanie commence à devenir touristique, surtout les sites comme Bagan ou Inle. Il reste toutefois beaucoup d'endroits authentiques dans le pays, il suffit de sortir un peu des sentiers battus (Hpa An, SIttwe, Dawei par exemple), et là le voyage devient magique. J'ai bien peur que dans 10 ans ce ne soit pas aussi préservé, meme si on est encore loin pour qu'une Khao San road apparaisse à Rangoon. j'ai vu pas mal de gros touristes de base déverser leur argent n'importe comment pour etre seul dans le taxi, ou se croire puissant (on peut se faire transporter sur un siège par des porteurs à Kyaykto), j'en ai meme vu à Rangoon se faire masser les pieds par des birmans en tapotant sur leur iPhone.... Je rappelle que la birmanie incite davantage au voyage qu'au tourisme (oui, il y a une différence). Il est très aisé d'y voyager seul, il y a quand meme pas mal d’infrastructures (beaucoup plus qu'au Tadjikistan, qu'en Mauritanie ou qu'au Kirghizistan par exemple, où là il vaut peut etre mieux partir avec un circuit). Voyager seul ne pose aucun problème là bas (au contraire, quand j'étais seul les gens venaient plus facilement vers moi).

Alors tout d'abord mon parcours : -vol Bangkok - Mandalay (avec Air Asia) -visite de Mandalay -Bagan -Yangoon -Kyaykto (rocher d'Or) -Hpa An -Dawei (Tenasserim) -Yangoon et retour à Bangkok

Remarquons que je ne suis pas allé au lac Inle, tout d'abord faute de temps, et puis ça me faisait un détour assez important, et puis surtout il paraît que c'est devenu bien touristique, quasiment tous les pêcheurs s'étant reconvertis dans le tourisme !

Le lonely planet est assez complet sur la Birmanie, infos intéressantes ! Attention toutefois, les prix ont bien sur augmentés pour les hotels (saison touristique oblige). Et la liaison Moulmein-Hpa An par bateau n'est plus effective. Le chapitre sur la province du Tenasserim est inexploitable c'est pourquoi je vais un peu m'épancher sur Dawei, pour le reste les infos sont faciles à trouver dans le lonely.

Concernant le visa à l'arrivée ou encore le passage par les frontières terrestres j'ai eu assez peu d'infos mais ça semble relativement peu faisable.

Infos pratiques générales : - Internet y est étonnamment accessible dans les grandes villes (Wifi à l'hotel, café internet à profusion), moins évident dans les campagnes pomées ! Je n'ai jamais eu de réseau téléphonique durant mon voyage, assez peu de birmans ont un téléphone portable en fait. - Partez avec des dollars impécables et ne changez pas à l'aéroport (payez le trajet en dollar), le meilleur taux que j'ai eu 1$ = 898 Kyat (à Dawei), considérez dans votre tête que 1€ = (un peu plus de) 1000 K - attention quand vous vous rendez sur les sites sacrés (paya shwedagon, Kyaykto) ou les temples, les genoux doivent etre couverts ! achetez un longji (3000 K), sorong traditionnel birman - Prenez une lampe torche sur vous tous les jours (coupures de courant fréquentes, bien utile dans les escaliers des temples à Bagan, ou pour chercher quelque chose dans son sac dans les bus de nuit) - Essayez d'apprendre quelques mots en birman, ils adorent (mingalaba = bonjour, tchézoubé = merci, tata \ twa mé now = au revoir, pyinti = français) demandez leur de vous apprendre à compter, fou rire garanti - Pour les hôtels de façon générale ils sont à 20 $ la nuit pour une chambre double avec salle de bain, 10$ une chambre simple possibilité de négocié en hors saison ! ça peut choquer si on vient du Laos ou de Thailande où on a une chambre royale pour 5$ ! Apportez aussi de petites coupures en dollar pour négocier plus facilement. Il est très difficile de pouvoir payer en kyat (j'ai pu le faire qu'à Dawei). - météo = j'en reviens, en ce moment c'est la saison sèche donc il fait très chaud et sec (s'il pleut c'est soudainement et ça ne dure pas plus d'une heure). A Bagan la chaleur est vraiment lourde, autant comater dans l'ombre d'un temple avec les birmans entre 12h et 16h (l'occasion aussi de faire des rencontres). - quasiment chaque fois que vous croiserez le regard d'un birman, celui ci vous sourira, c'est très agréable, voire vous dira "hello"! Souriez en retour, ou dites "Mingalaba", ne les snobez pas comme j'ai vu certains touristes le faire. Les birmans ne sont pas insistants, si vous refusez poliment avec le sourire (un moto taxi par exemple) on vous répondra avec un sourire et ils essayeront quand meme de vous aider ! - la vie est cheap, en dehors de l'hébregement. Une assiette de riz epicé au poulet (toujours servie avec soupe) autour de 1000-1300 K, bouteille d'eau 400 K - apportez des cartes postales, échantillons de parfum ou petites tour Eiffel (ils connaissent) que vous offrirez à ceux qui vous rendront service ou vous inviteront chez eux (il y en aura !), ils apprécient particulièrement. Apportez une photo de votre rue, région, maison ou immeuble, les birmans sont très curieux !! - préférez sur place le terme de "Myanmar". Celui ci s'applique à tout ! Myanmar people, Myanmar language, Myanmar state, ils n'aiment pas trop parler de "birman"

MANDALAY : Je recommande de louer un vélo (1500 K par jour), ce qui est une manière sympa de visiter la ville, d'aller sur la colline de Mandalay, voir même de se rendre à U-bein pour le coucher du soleil (avec arrêt chez les fabricants de feuille d'Or, et de bouddha en pierre au passage). L'excursion à Mingun est pas mal, départ sur le fleuve, tous les matins à 9h, 5000 K il me semble, retour à Mandalay pour 14h. 10 $ versés au gouvernement pour visiter les sites de Mandalay et 3$ à Mingun

Petit coin secret : pour le couchez du soleil allez à l'emplacement de l'ancien View Point Café (aujourd'hui fermé), au bout de la 26th street. La vue sur le fleuve et les villages de bambou qui le bordent est particulièrement exceptionnelle à ce moment de la journée

Trajet Mandalay-Bagan en bus de nuit, j'en ai eu pour 13000 K je crois, par l'intermédiaire de l'hotel où j'etais

BAGAN : Bagan est un site magique, malheureusement très touristique il peut etre difficile de trouver un hebergement cheap à l'arrivée du bus de nuit (3h du matin quand meme). 10$ versés au gouvernement. La plupart des hébergements sont à Nyang U. Louer un vélo peut etre intéressant aussi, pour suivre votre propre itinéraire, attention à ne pas louper les temples incontournables ! Malheureusement les plate-forme situés en haut des temples (avec une vue magnifique) sont souvent fermés aux visiteurs et les seuls où l'escalier est ouvert sont pris d'assaut je recommande donc :

Petit coin secret : en partant de Nyang U sur la route vers le vieux Bagan, vous croiserez à mi chemin sur la gauche un grand temple carré et imposant : le Paya Hitlominlo. Un tout petit peu plus loin en suivant la route on trouve une piste qui part sur la gauche, et à l'angle entre la piste et la route se trouve un temple de taille moyenne entouré d'une petite muraille de brique (il y a un escalier pour la traverser, coté route). Dans ce temple qui a l'air négligé par les touristes on peut facilement trouver à l'intérieur un passage vers la plate forme de laquelle on peut admirer un fantastique panorama à 360° sur tout Bagan, on apperçoit meme le fleuve Irradawy, et vous y serez seul !

Bagan-Yangoon : trajet en bus de nuit (15000 K je crois)

Yangoon- Kyaykto : trajet en train (assez épique) 3$ pour la classe normale (banquette en bois), 8$ pour un siège

KYAYKTO Pour le rocher d'or, il faut partir du camp de base de Kinpun en camion jusqu'au sommet (2400 K), on peut aussi y aller à pied avec beaucoup de courage. Le lieu est vraiment magique, on y sent un esprit spirituel puissant ! n'hésitez pas à coller de par vous meme votre feuille d'or achetée à Mandalay (5000K les 10 feuilles), attention les femmes ne sont pas autorisées à toucher le rocher

Trajet Kyaykto - Moulmien en bus (je me rappelle plus du prix par contre ^^)

MOULMEIN : Pour moi c'était juste une ville de transit. Le coucher de soleil sur le fleuve est pas mal, il y a un bazar, des mosquées, une architecture un peu coloniale et des temples sur les hauteurs. Le centre ville est un peu glauque en revanche, il y règne une atmosphère bizarre, je pense qu'y rester une demi journée suffit !

trajet Moulmein - Hpa An : 2000 K, un bus par heure en journée (attention la liaison par bateau n'existe plus)

HPA AN : Site vraiment intéressant, la région est tapissée de rizières dominées par le très impressionnant Mont Zwegabin. il est possible de gravir cette montagne, en louant un moto-taxi pour la journée (pour faire tous les sites de la région) en partant de Lumbini on peut voir les centaines de bouddhas alignés dans la jungle au pied de la montagne ! l'ascension prend deux heures, elle n'est pas bien technique ou compliquée (surtout des marches..interminables). On y croise quelques groupes de singes, lancez leur des biscuits, ils peuvent les attraper en plein vol c'est assez impressionnant. La vue depuis le temple sommital est superbe !

Petit coin secret : la grotte de Sadan ! Certainement la plus impressionnante de la région, assez peu visitée par les touristes (plutot les birmans), elle est très longue, aussi haute qu'une cathédrale, et on y trouve au bout un lac paisible avec un temple, parfait pour la baignade !

Retour à Moulmein

Alors pour DAWEI et le Tenasserim j'ai quelques infos ! Il n'est plus possible d'atteindre Dawei par la ligne ferroviaire depuis Moulmein pour les étrangers ! en effet les autorités pensent que c'est trop dangereux (le train a déraillé, sans blessés, il y a un mois et demi) Cependant il est possible de prendre un bus de nuit (départ à 19h) depuis Moulmein (attention le bus ne part pas de la gare routière principale). Le trajet coute aux alentours de 13000 K il me semble. Je n'ai rencontré aucun probleme sur la route (meme quand j'ai quitté Dawei à l'aéroport à l'immigration), je n'ai eu besoin d'aucun permis. Il est apparemment facile de se rendre à Myeik (avion ou bateau "rapide" (8h de route)) mais une fois sur place les possibilités de mouvement ne sont pas très intéressantes je crois, dommage !

DAWEI Il y a assez peu d'hotels, Garden guest house et Dream Emperor pour les petits budgets, j'étais au Dream Emperor, chambre impeccable et salle de bain vaste pour 9000K par nuit.

pour visiter la région prenez des moto-taxi (vous serez vite sollicité). il y a une plage accessible en une demi heure au nord de Dawei (Moungmakan), compter 5000 K pour y aller. Sur place possibilité de se baigner, bronzer, se restaurer, boire (il y a des bungalow précaires à prix exorbitant si vous tenez à y passer la nuit.

La plage n'est fréquentée que par les birmans, en fait à Dawei je n'ai croisé aucun étranger, ça a l'air assez anecdotique d'en voir !

Petit coin secret : Le village de San Hlann qui vaut largement le détour ! voire meme le voyage depuis Moulmein ! Il est situé au sud de Dawei, sur la route de Launglon, les gens de la région connaissent bien ce village. Allez y tot le matin ! Compter quand meme 13000 K l'aller retour (il est situé à une heure de Dawei en moto taxi) Une fois sur place vous aurez le souffle coupé. Le village est entièrement en Bambou et cocotier (il y en a partout là bas d'ailleurs), on trouve tout autour du village des plages paradisiaques de sable blanc, totalement désertes. Beaucoup de bateaux de pecheurs y naviguent, on assiste aux scènes de pêche, découpage du poisson, séchage, revente, négoce, les gens vous regarderont bouche bée (il est quasiment impossible de croiser un étranger ici). On est au coeur de la vie traditionnelle reculée du Tenasserim, sauf à rencontrer des Moken. Je recommande vraiment de visiter la région, qui est bien moins difficile d'accès qu'il n 'y parait !

Retour de Dawei à Rangoon : avion 105$, un par jour (il y en a aussi pour Myeik et Kawthoung)

RANGOON : J'ai moins aimé la capitale, mis à part le splendide Paya Shwedagon infesté de touristes en sandales-chaussettes Dans la ville les gens sont assez peu souriants, et l'architecture de certain bâtiment défie totalement les règles géophysiques les plus élémentaires ! Le marché Buyoke Aung Sun est pas mal. Trajet pour l'aéroport : 8$

Voilà voilà ! si besoin d'informations complémentaires n'hésitez pas !

Photos : _Bagan depuis le temple que j'ai indiqué _Vue sur la baie accueillant le village de San Hlann _Plage à deux pas de San Hlann
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
by Jupiteria · 2013-05-16 · 455 replies
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere." Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
Informations et impressions: retour de trois semaines dans l'Ouest américain
by Jonanaclem · 2013-05-14 · 16 replies
Bonjour tout le monde,

Notre second séjour dans l'ouest américain vient juste de se terminer, je ne ferai pas un carnet complet comme pour celui de cet été (Yellowstone, Bryce canyon, Page, Zion, VOF et Las végas), mais je veux juste faire un petit retour avec quelques remarques (personnelles donc subjectives) et infos!

dates: du 20 avril 2013 au 10 mai. 2 adultes et 1 enfant de 7 ans.

Notre objectif, pour ce second voyage, était de continuer la visite des parcs de l'ouest que nous avions du délaisser cet été soit par manque de temps et/ ou par crainte de grosse chaleur et aussi de faire l'incontournable côte ouest américainne même si les villes, c'est pas trop mon truc!

J1: arrivée en fin de soirée à Denver, AUCUNE attente pour le passage à la douane.

J2: route pour Fruita (proche Grand Junction).

En chemin, nous avons été surpris en trouvant de fortes quantités de neige sur les côtés de la route mais surtout sur la route! En effet, en partant au printemps, on s'attendait à trouver de la neige à certains endroits, mais pas autant! Arrêt près de Glendwoods springs pour faire la rando de hanging lake. Je n'avais rien trouvé sur le forum au sujet de cette rando, sur le net, j'avais trouvé des commentaires de locaux qui disaient que c'était une rando agréable, très prisée le w.e. En voyant quelques photos du lac, cela m'avait suffit pour inscrire cette rando au programme, d'autant qu'avec ses 4 petits kms, je me disais que ce serait facile pour mon fils et une bonne entrée en matière...mais j'avais sous- estimée cette rando!! En effet, d'une part, elle se déroule en altitude ajouté à cela la fatigue du vol et le décalage horaire, c'est pas top. mais les 4 kms, sont en fait: 2 kms de montée pure dans les cailloux et donc 2 kms de bonne descente qui tue les mollets sans compter qu'à cette époque, nous aurons de la neige dès la mi-parcours rendant le chemin boueux dans un premier temps puis extrêmement glissant! heureusement, nous étions équipés de bâton de rando et de chaussures de rando en gore-tex mais nous avons croisé des gens en tongues ou en converses bien blanches (au début!!). Mais arrivés en haut, même mon fils a trouvé que cela en valait la peine: il s'agit d'un lac avec un éco-système particulier et l'eau y est d'une limpidité : magnifique! Je n'ai qu'une chose à dire: si vous passez dans le coin, c'est à faire! en plus, c'est gratuit et il y a une aire de pique-nique et des sanitaires très bien aménagées au début du trail. Nous y avons vu bien sûr des chipmuncks mais aussi, des marmottes et des geais bleus!

J3: route Fruita/Moab.

Itat avait vu juste en me disant que mon programme pour ce jour était costaud et que je verrai sur place! En effet, vu la fatigue causée par cette rando, surtout sur mon fils, nous decidons de changer de programme, c'est pas grave car on a 3 nuits à Moab, ce qui est très appréciable. On laisse donc tomber la visite de dead horse point, island in the sky et delicate arch qui étaient au programme et on fonce tout droit vers Devils garden dans arches park. On s'arrête quand même à double arch, pas mal mais je m'attendais à mieux puis c'est parti pour l'enfilade d'aches jusqu'à landscape arche, oui pas mal aussi mais je reste sur ma faim. Je vais peut être en faire hurler certains en disant cela, mais c'est mon avis. Mon mari est comme moi...On s'interroge: "peut-être nous n'aurions pas du faire à la suite tous ces parcs de roches rouges?". En effet, d'habitude, on choisit des destinations complètement différentes, c'est la 1ère fois que nous partons 2 fois presqu'au même endroit et certes, on savait que ce serait différent de bryce canyon, par exemple mais ces arches, ces blocs énormes, cela ne nous emballe pas plus que ça, c'est beau mais on a pas l'effet "ouahhh" de Bryce canyon! L'avantage de visiter Arches park en avril, c'est qu'on se prend pas la tête avec les horaires des randos pour la chaleur, nous sommes arrivés sur le parking de devils garden vers 11h et nous avons terminés vers15h avec pause pique-nique. il faisait doux mais pas chaud. Nous sommes allés jusqu'à double o arch puis nous avons fait demi-tour. Finalement, c'était pas si reposant que ça!! Mon fils s'est ensuite éclaté à sand dune arch comme tous les enfants, arrivé à l'hôtel, il s'est endormi direct, sans manger, jusqu'au lendemain!

J4: Moab

Nous avons beaucoup aimé cette petite ville, certes touristique mais bien agréable, du moins à cette saison. Aujourd'hui donc visite du point de vue de dead horse point avec un froid de canard (2 degrès à 9h) et surtout un vent digne de chez nous (on habite près de Leucate, vous savez, le mondial du vent!!). malgré tout, c'est magnifique et nous sommes seuls! Ensuite, direction island in the sky et mesa arch, tout aussi ventée: magique et pourtant, le soleil s'est levé depuis un bon moment! ensuite, nous faisons les points de vue puis la petite promenade de white rim overlook, facile, plat, sympa. Bon, nous sommes plus enthousiates aujourd'hui, ça va! Nous finirons la journée par delicate arch. J'avais prévu large pour faire la montée mais c'était sans penser que beaucoup visitaient ce parc en été et donc la chaleur est un facteur important. Nous mettrons finalement que 50 minutes pour découvrir la belle, même mon fils est bluffé! Par contre, comme on a été plus rapide, on devra attendre le coucher de soleil plus longtemps que prévu: pas grave, c'est beau, il y a peu de monde et les gens sont sympas!

Bilan: bonne journée!!

J5: Moab Ce matin, 2 h de hummer dans hells revenge: de mon point de vue: sympa et à faire / du point de vue des hommes (mari et fils): c'est le top, c'est trop bien, impressionnant etc...!

Ensuite, on part en longeant le Colorado sur la potash road: on s'arrête voir les pétroglyphes et on poussera jusqu'aux mines de potasses puis au retour, on va faire la marche pour aller voir corona arch: magnifique!

Elle n'est pas dans arches park mais à mon gout, elle vaut largement mieux que landscape arch ou double arch. En plus, le chemin d'accès et sympa et ludique, en cette saison les castus sur le chemin sont en fleur et nous sommes seuls: que demander de plus!!? Nous finirons la journée en longeant la route 128 pour aller voir les fishers towers, le ciel étant couvert, le sunset y sera un peu décevant, pas grave.

J6: Moab/monument valley

Nous ferons toute la route sous un ciel gris orageux, on aura même droit à quelques gouttes à notre arrivée dans le parc mais une fois le check-in à "the view" terminé, le ciel vire au bleu, on s'élance donc sur la valley drive avant qu'elle ne ferme (17h à cette saison). C'est beau mais n'étant pas fan de westerns, je ne suis pas subjuguée...C'est plus le fait de se promener au milieu de ces mythiques buttes qui est impressionnant que ces buttes en elles-mêmes. Encore une fois, cela n'engage que moi!

par contre, l'hôtel "the view" est un endroit magique: ce n'est pas le luxe, c'est cher pour des chambres banales mais la vue, elle, en vaut largement le prix. A payer, je voulais une belle vue et non une vue partielle avec une moitié de visitor center sur mes photos, nous avons donc opté pour des premiums view au 2ème étage et c'était le top. Sunset depuis le balcon de la chambre, repas au resto de l'hôtel qui à notre surprise pratique des prix tout à fait corretcs, le trépied dormira sur le balcon, je laisserai mon fils dormir pendant que mon mari et moi buvons le café en regardant le soleil se lever sur monument valley: magique, un silence absolu et des couleurs magnifiques!

J7: Monument valley/ grand canyon: Le point noir du voyage...Je confirme et signe, je n'aime pas ce parc!

Visité lorsque j'avais 10 ans avec mes parents, j'en gardais pas un souvenir terrible; normale me disais-je. cet été, en programmant nos visites, j'avais volontairement mis à l'écart ce parc qui ne me paraissait ni essentiel pour notre 1er voyage ni plus beau qu'un autre. Mais à combien de remarques ai-je eu droit comme quoi, ne pas visiter le grand canyon pour son 1er voyage dans l'ouest, c'était un sacrilège. prise de remords, j'ai donc programmé la visite de ce parc pour ce voyage; je me suis même laisser tenter par le survol en hélico car en lisant certais avis, c'était le plus beau moment de leur voyage, et bien pas à moi!!

D'abord, notre arrivée au parc par la desert view drive. On commence à entendre parler français de côtés, déjà, j'aime pas ça!! Qu'est-ce qu'on était bien à Moab (idem au yellowstone l'été dernier!)! Obn fait tous les points de vue de la route mais ils se ressemblent beaucoup, c'est grand certes, c'est profond mais les couleurs sont fades, le relief pas si impressionnants et il y a du monde! Arrivés au niveau du visitor center avec ses parkings géants et ses navettes, ça commence à me gonfler, d'autant que mon mari qui voit le grand canyon pour la 1ère fois n'est pas du tout emballé (c'est pas pour rien que nous sommes ensemble!). Il me dit que j'ai bien fait d'avoir prévu le yellowstone cet été et pas le grand canyon!

Petite parenthèse, vous l'aurez compris, le yellowstone reste pour nous notre parc préféré pour de multiples raisons juste devant Bryce canyon.

on fera un bout de la rim et on rentrera se poser à l'hôtel. Je ne sais comment, j'arrive à motiver les troupes pour aller voir le sunset même si c'est sans conviction mais tout le monde appréciera finalement car les couleurs rougeoyantes font ressortir le relief, mon fils dira "c'est plus beau quand c'est rouge"!

J8: survol du grand canyon ou le pire moment de mon séjour!

Non, je n'ai pas eu peur et je n'ai pas été malade, juste une énorme déception...Pleine d'espoirs au vue de tous les commentaires enthousiastes que j'avais pu lire, je m'attendais à un grand moment et ce fut pour moi, rien de spécial et pourtant, je n'étais jamais montée en hélico. Je ne pense pas pourtant être quelqu'un de blasé mais ce sont d'autres choses qui me font vibrer, certainement. Nous avions opté pour un vol à 10h en hélico écostar, soit disant aux vitres panoramiques. Après la pesée, on nous octroie nos numéros de places. Le couple d'américains qui doit voler avec nous demande à quels sieges correspondent ces numéros et j'apprends que je suis devant, juste à côté du pilote (je me dis super!) et mon fils à côté de moi (il est ravi), mon mari plus lourd se retouve derrière avec le couple d'américain. mais le couple d'américains demande alors s'ils peuvent payer en plus pour être devant, si ça passe au niveau moi...suspens, on attend, ça passe! voilà mon fils qui se retrouve derrière avec mon mari et le couple à côté de moi. mon fils fait la gueule! L'hélico décolle, je pensais que ce serait plus impressionanant mais surtout, la place à côté du pilote est certes devant mais on a tout le tableau de bord qui bouche la vue plus les barres métalliques sur la vitres, pas top du tout pour prendre les photos. les meilleures places étant les 2 du couple, à 50 dollars de plus! finalement mon mari, positionné à l'arrière mais sur le côté y verra mieux que moi (panoramique sur le côté et le devant mais pas quand il y a le tableau de bord). Quant à mon fils, assis au milieu à l'arrière, il n'est pas assez grand pour y voir correctement...seul mon mari sera enchanté par ce survol, c'est mieux que rien...Il n'en reste pas moins que le grand canyon ne nous aura pas séduit...

J9: Grand canyon /Sedona: nous avons beaucoup aimé cette petite ville, nous y sommes restés qu'une nuit mais je comprends aisément que certains y restent plusieurs jours car elle est agréable à vivre et il y a énormement de coins à découvrir. Nous ferons que le sunset à crescent moon et le lendemain matin, une balade à bell rock mais c'était magnifique: sable rouge, petits cactus en fleur et 30 degrés, agréable pour la saison, mon fils peut enfin profiter des piscines des hotels!

J10 Phoenix: route vers Phoenix où je suis surprise de voir autant de cactus saguaros le long de l'autoroute! Il est 14h, il fait 40 degrès, on se pose dans un super hotel, bien et pas cher: le best western papago inn de Phoenix, chambre correcte et bien équipée mais surtout, un jardin magnifique, ombragé, bien entretenu et odorant avec des fleurs et des arbres magifiques et une super piscine, tout cela à 5 minutes en voiture de la vieile ville de Scottdale et pour 52€ !! Une fois reposés, nous partons vers la ville fantôme de Goldfiel gohst town, c'est touristique mais agréable surtout avec un enfant. puis nous ferons une petite rando dans le lost ducth man state park où nous nous émerveillons chaque 2 mètres en voyant les beaux spécimens de cactus saguaros, énormes!!

J11: repos à Phoenix journée détente au hilton de Phoenx avec méga pisicne, toboggan, lazzy river et mini golf, tout cela inclus dans le rpix de la chambre, c'est le fiston qui est content!

J12: vol pour los angeles...à suivre...
Hôtel Aloha Resort Samui
by Totemi · 2013-05-10 · 34 replies
😉 Bonjour aux voyageurs, Nous partons fin juillet pour KOH SAMUI... pendant 3 semaines et avons réservé à ALOHA RESORT. Quelqu'un connait cet hotel, est-il proche du centre, peut-on aller au marché de nuit à pied ?? L'hotel est situé dans la partie sud de lamail beach, la plage est-elle propre ?? Si vous avez des conseils à me donner, des trucs à faire ou ne pas faire pour préparer notre voyage à Lamai, ce sera super !!! merci par avance de vos réponses😛
Été 2013: itinéraire de cinquante-neuf jours en Chine, Pékin - Hong Kong - Shanghai
by Pasqualina · 2013-04-28 · 38 replies
Bonjour amis Vfistes, Ça y est, je me suis lancée, j’ai acheté le billet aller-retour, aller Paris-Beijing sur AF le 2 juillet et retour Shanghai-Madrid via Amsterdam par KLM le 31 août, 59 jours en Chine, sortie au milieu vers Hong Kong pour pouvoir demander un visa double entrée, 2 fois 30 jours, avec juste les réservations des premiers jours des deux entrées à fournir (demande à déposer mi-mai).

Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.

Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)

- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer

- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !

Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…

J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
Le Vietnam sur France 5
by Sifodias69 · 2013-04-27 · 21 replies
en ce moment sur france 5 voyage de Saigon a Hanoi en train , tres belle rencontre et belles images.

Utiliser le train comme vecteur de découverte d’un pays, symbole d’un mouvement vers un ailleurs dépaysant : tel est le point de départ de cette série documentaire mythique, qui arrive sur France 5 dynamisée et incarnée par Philippe Gougler. La première étape de ces voyages hors des sentiers battus transporte les téléspectateurs au Vietnam.

« Partout, même au bout du monde, j’ai toujours envie de monter dans un train. C’est ma façon préférée de voyager. Philippe Gougler est le digne successeur de François Gall et Bernard d’Abrigeon, initiateurs de la série Des trains pas comme les autres. Dans cette nouvelle formule, il apparaît à l’image et partage ses émotions avec le téléspectateur. Cette invitation au voyage propose des itinéraires au cœur d’un pays, d’un moment clé de l’histoire, d’une civilisation ou d’un peuple. Le train permet de structurer le récit, de favoriser la contemplation de paysages spectaculaires, tout en donnant lieu à des rencontres aussi étonnantes qu’imprévisibles, dont Philippe Gougler est friand. Le Vietnam, du sud au nord Une rue de Hanoi… où le train rythme la vie quotidienne. Première destination de cette série qui compte cinq volets le Vietnam. Pour faire connaissance avec ses habitants, rien de tel que le train, d’autant que le réseau ferré de ce pays est l’un des plus lents du monde ! Philippe Gougler a prévu de traverser le Vietnam du sud au nord. Pour rallier Hanoi, la capitale, depuis Hô Chi Minh-Ville (Saigon), poumon économique du pays, il va devoir emprunter trois trains. Et, pour rejoindre Da Nang, à 1 000 kilomètres au nord de Saigon, il lui faudra vingt heures de voyage sur des bancs en bois, à 50 kilomètres heure. Mais les passagers ont tous le sourire aux lèvres, la plus belle chose qu’on puisse offrir aux autres explique une femme. S’ensuit une autre leçon de vie, et de bonheur, lorsque Philippe entame la conversation avec une moine bouddhiste, qui l’invite à venir lui rendre visite dans sa pagode, à Huê. Un rendez-vous que ce curieux va honorer plus tard, et qui va lui permettre de découvrir le quotidien d’un monastère de religieuses. Pense à sourire tous les jours lui conseille son hôte au moment des adieux. Le globe-trotteur fait d’autres étapes au cours de son périple. L’une en pleine forêt, sur un site incroyable: les ruines du principal centre religieux du royaume indianisé des Chams, un peuple de marins influent entre le IIe et le XVe siècle. L’autre sur l’eau, avec un jeune pêcheur dans une embarcation insolite. A Huê, ancienne capitale impériale du Vietnam, il visite la citadelle inspirée de la Cité interdite de Pékin, où siégeait la dynastie des Nguyen. A Hanoi, c’est un spectacle étonnant qui l’attend le train passe à travers la ville, au ras des maisons, et rythme le quotidien des habitants. Ici, chaque rue a sa spécialité. Dans celle des ex-voto, il rencontre une femme venue acheter des objets qu’elle fera brûler pour honorer ses morts. Invité à partager ce moment de vie exceptionnel, Philippe Gougler découvre la solidarité, le sens de la famille et la générosité des Vietnamiens. Zen et tout sourire, il conclut, Ce que j’ai adoré dans ce pays, c’est qu’au détour de chaque rencontre j’ai eu l’impression de pouvoir toucher facilement à quelque chose de profond Stéphanie Thonne
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan)
by Santéa · 2013-04-03 · 34 replies
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :

Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.

La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.

La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).

La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !

Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :

1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan

Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.

Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.

Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Birmanie: mais que se passe-t-il avec les prix?
by Knukette · 2013-04-02 · 150 replies
Bonjour,

Début 2008 je revenais d'un fabuleux voyage en Birmanie.

Cinq ans après je pensais y retourner, mais horreur et damnation que vois-je sur le forum ? des gens qui galèrent pour trouver une chambre à un prix décent. Lorsque j'y étais nous payions la double 12$ ! Je lis que maintenant il faut mettre plus du double ! N'est ce le cas que dans les endroits phares ? Ou est ce partout comme ça ?

Est ce que cela deviendrait un pays asiatique "inabordable" ? Parce que vous imaginez le budget qu'il faut si l on voyage seul et que la chambre coûte 30$ ?

Lors de mon passage au Lac Inlé nous pouvions choisir le tour que nous voulions faire et nous étions les seules à descendre le lac plus bas que les tours qui vont de stand flottant en stand flottant pour que vous achetiez un truc. Est ce que maintenant tout le monde fait le tour que nous avions fait ? Est ce qu il y a tout de pleins de nouvelles constructions ?

Bref est ce un tourisme de masse qui "s'abat" sur le Myanmar ?

Et dernière question : à quoi tout cela est-il dû ? La junte a t elle lâché du lest à ce point ? Tout ceux qui étaient contre d'aller visiter ce pays à cause de ladite junte, ont-ils tourné leur veste ?

Merci bcp pour les info car je suis un peu désarçonnée.

Très belle journée

Diane
Sécurité en Birmanie
by Celinebae · 2013-04-01 · 60 replies
Bonjour,

nous nous interrogeons sur les conditions de voyage actuel en Birmanie en lien avec les conflits entre bouddhistes et musulmans.

- est-il conseillé ou pas de partir dans les jours à venir?

Tout en sachant que nous voulions aller à Yangon, Mawlamyine, Bagan, Mandalay, Lac Inle et si nous avons encore du temps sur la côte ouest.

Un grand merci.

Céline
Planification de tour du monde (départ en novembre 2013)
by Ontaien · 2013-03-23 · 6 replies
Bonjour, J`envisage de faire un tour du monde à partir de Novembre 2013 dont voici les principales lignes de mon itinéraire par continent ou zone géographique:

AM. DU NORD: OUEST CANADA (Colombie Britannique + Rocheuses) / MEXIQUE (1 MOIS)

AM. CENTRALE: COSTA RICA / PANAMA / EQUATEUR / GALAPAGOS ISLANDS (2 MOIS)

AM. DU SUD: CHILI / ARGENTINE / ANTARCTIQUE ? / SUD BRESIL (2 MOIS)

AFRIQUE: KENYA / TANZANIE / ZANZIBAR / MADAGASCAR (2 MOIS)

ASIE: NEPAL / SIKKIM / CACHEMIRE / TIBET / YUNNAN (2 MOIS)

ASIE: BIRMANIE / NORD THAILANDE / LAOS / NORD VIETNAM (2 MOIS)

ASIE DU SUD-EST: PHILIPPINES / INDONESIE (1 MOIS)

OCEANIE: AUSTRALIE / NOUVELLE ZELANDE (6 MOIS MINI avec PVT AUSTRALIE + 1 MOIS NZ)

STOP AVION POSSIBLE DANS LES GROS HUBS AEROPORTS (DXB pour faire Oman, BKK pour relier l`Asie avec l`Afrique, SIN ou HKG pour relier l`Asie du sud-Est et YVR-LAX-SFO pour lier le continent américain et le continent asiatique)

Départ en Novembre 2013 - si possible autour de 18 mois (maxi 24 mois)

J`ai déjà beaucoup fait l`Asie pour y être allé une dizaine de fois donc le facteur temps est plus facile, mais je connais pas du tout l`Amérique centrale et du Sud ainsi que l`Afrique de l`Est (sauf Madagascar)

En ce qui concerne l`étape Am.du Nord, j`ai habité Vancouver pendant 1 an et ce ne serait qu`une étape courte pour voir les amis

Les principales lignes de mon voyage (photographie, plongée sous-marine, montagnes et trekking sans volonté de performance/défi).

Mes interrogations sont les suivantes: - Dans quel sens aborder ce tour du Monde en fonction de la saisonnalité? - Combien de temps pour faire tout ce périple en mode "je prends mon temps mais je ne veux pas rester dans un endroit trop longtemps" avec possibilité de raccourcir ou allonger n`importe quelle étape en fonction des avis donnés? - L`option Antarctique est-elle envisageable ou pas ? (transport / saison / cout)

Merci beaucoup d`avance pour tous les éléments/experiences qui me permettront d`y voir plus clair.

Antonin
Retour sur les treks du Tamang Heritage-Langtang-Gosainkund-Helambu seule en mars 2013 (Népal)
by Natblondie · 2013-03-20 · 38 replies
Tout juste rentrée de Katmandou hier soir , je fais un retour rapide sur le trek cité dans le titre et des trucs pratiques qui pourront être utiles aux futurs trekkeurs. J'ai bien utilisé le site pour préparer mon voyage , alors juste retour des choses : je mutualise mon expérience toute fraiche ;

-Je suis donc partie au Népal du 26 février (soir) au 19 mars (matin). C'est à dire 3 semaines.

J'ai préparé mon trek avec une carte de National Geographic (Langtang 3004) au 1/125000 trouvée au Vieux Campeur et le Lonely Planet Népal . Sur place , à Katmandou, j'ai acheté la carte "Langtang -Tamang Heritage -Gosainkund-Helambu " au 1/50000 de trekking map . C'est une carte Népalaise que tout le monde a sur le Langtang . Pas hyper récente , mais correcte ( sauf pour les routes)

Je suis une fille , j'ai marché seule (c'est à dire sans guide ni porteur) avec mon sac de 12 kilos au début ( avec 2 litres d'eau) ; sac qui a fini aux alentours de 10 kilos ensuite ; Je le précise car tous les trekkeurs rencontrés était très étonnés que je marche seule et que je porte mon sac ... Comme quoi c'est possible et n'a vraiment rien d'exceptionnel, pas besoin d'être super woman ! C'est juste super rare au Népal apparemment; J'ai marché 14 jours exactement .

Point logistique :

- Pour le moment , il n'y a aucun problème pour obtenir la carte TIM'S (2 photos + le formulaire à remplir sur place , 1620 roupies ) et le Permis pour le Langtang ( 3000 roupies) même si on est seul et sans guide . Faire les démarches le matin, car les bureaux ferment l'après midi;

- Je conseille d'apporter du cash en euros , c'est plus simple pour changer et avoir des roupies . Tous les bureaux de changes dans Thamel sont corrects et aux mêmes taux mais ne fonctionnent qu'avec du liquide , alors que la carte ne marche quasiment dans aucun distributeur, et la seule fois où j'ai pu retirer d'un distributeur , il y avait une commission de 400 roupies pour un retrait de 10000 roupies , et le retrait est plafonné ! Donc , la prochaine fois , je prend du liquide et c'est tout ! En gros , 100 roupies = 1 euro .

- Pendant le trek , j'ai dépensé au minimum 800 roupies et au maximum 2250 roupies par jour , en prenant un petit déjeuner et un diner très correct .C'est beaucoup plus cher en altitude bien sûr ! Je ne mangeait pas le midi mais j'avais emporté avec moi des barres de céréales et des fruits secs. Je n'ai payé que rarement la chambre , sans marchander, mais en mangeant sur place . J'ai consommé local , c'est à dire les légumes du jardin lorsqu'il y en avait un , des oeufs lorsqu'il y avait des poules , du riz et du pain tibétain, jamais de bière, coca , et autre trucs chers qui finissent de toute façon dans la nature car personne ne redescend les poubelles de la montagne ( j'ai transporté mes propres déchets pendant 2 semaines et les ai laissé à Katmandou, et mis moi même au feu ce qui pouvait bruler car j'ai vu trop de papiers sur le bord des chemins ).Je n'ai pas pris beaucoup de douches...mais me suis rattrapé à Katmandou !

Les étapes :

1- Bus pour Syabru Bensi : un "deluxe" à 500 roupies ( c'est à dire un bus tout pourri normal) mais où on est sûr d'être assis et où on peut garder son sac avec soi , et éviter de le mettre sur le toit . C'est juste 150 roupies de plus que l'autre bus , et franchement ça vaux la peine ! A réserver la veille , ou arriver très tôt le matin . Les touristes que j'ai vu en jeep on payé bien plus cher , mais ne sont pas arrivés plus vite ! Station de départ : New bus station

2- Syabru bensi - Gotlang ; 5h

3- Gotlang - Tatopani ; 5h30

4- Tatopani - Lingling ; 7h

5- Lingling - Sherpageon ; 6h15

6- Sherpageon - Langtang ; 7h

7- Langtang - Kyanging Gumpa ; 2h30

8- Rando vers le Langsisa Karka et retour ; 5h30 Je ne vais pas tout à fait au bout de la vallée , car il y a beaucoup trop de neige . Tôt le matin ça va , après 10h ça s'enfonce beaucoup !

9- Montée au Kianjing Ri 4800m ; la matinée Le Tsergo RI (5000m) n'est pas faisable , trop de neige et d'avalanches !

10- Kyanging Gumpa - Lama Hotel ; 6h

11- Lama Hotel - Thulo Syabru ; 5h15

12 - Thulo Syabru - Laurebina ; 7h30 Je passe par le chemin rapide , " la short cut " , pas si short , et surtout sans aucun trekkeur car tous passent par Sin Gompa . J'ai fait la montée dans la neige fraiche toute la journée , ce qui explique la durée , et son chemin apparent ...donc galère ; mais la récompense du reveil au milieu des montagnes le lendemein matin à Laurebina !

13- Laurebina - Gosainkund ; 2h30 Le chemin à flanc de montagne est glaçé, glissant : vigilance !

14 - Gosainkund - Ghopte ; 6h30 75 % du chemin est dans la neige . Les lacs sont gelés . Le passage du Laurebina Pass est possible mais il s'en est fallu de peu car il a reneigé la veille !

15 - Ghopte - Thadepati - Melamchigaon ; 5h Tout le début est dans la neige et la glace.... Puis une grosse descente dans la foret .

Là , c'est le trek de L'Helambu . Je l'ai fini en transport . Non pas parce que j'étais fatiguée , mais parce qu'à partir de Melamchigeon , il y a une route creusée au bulldozer sur le chemin du trek ! la route n'a qu'un an et n'apparait pas sur les cartes . Il commence à y avoir des routes partout , sans forcement les bus qui vont avec , mais ça viendra... J'ai fait le choix de faire du stop ; enfin si on veux : j'ai attendu toute l'après midi l'hypothétique venue d'une camionnette devant livrer du sable . Elle est venue sous la forme d'un pick up qui m'a emmenée avec un couple et un bébé vers Timbu ( voyage hallucinant sur une route totalement défoncée et dangereuse , fini de nuit .....) . Là , j'ai passé la nuit avec des locaux des villages qui allaient aussi à Katmandou. Départ à 6h du matin , 4h pour faire 50 kilomètres , pas si mal !

En conclusion : il y a encore beaucoup de neige en altitude et il neige au moins une fois par semaine . Les bâtons de rando sont indispensables pour cela , les guêtres utiles ; Il fait froid en altitude , vraiment froid ( bonnet , long john , gants....) .

Mes lodges préférés :

-Tatopani ; Eco guest house -Sherpageon ; Namaste Guest House -Langtang ; Eco Guest House -Kyanging Gumpa ; Moonlight Guest house -Laurebina ; rest mountain view

voila , j'espère que ce sera utile pour certains ....
Le jeu des photos est éternel!
by Aristomakos · 2013-03-08 · 1047 replies
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Circuit au Myanmar: anti-paludisme, hôtels...
by Lbg · 2013-03-04 · 50 replies
Bonsoir, Je pars le 14 pour un circuit en Birmanie de 13 jours et ne connaissant pas du tout ce pays, je serais contente d'avoir quelques conseils concernant: - les dépenses à prévoir pour les repas sachant que notre voyage est réglé en totalité en France(avions, hôtels, voiture, bateau et guide) et que nous voyageons dans un standing "Confort" - le change: doit-on changer en France pour des dollars? ou sur place pour des dollars ou pour la monnaie locale? - Peut-on changer facilement? est-il vrai que les billets doivent être "neufs"? - Est-il utile d'emporter nos téléphones mobiles (on nous a dit qu'ils risquaient d'être "confisqués" à l'arrivée et que de toutes façons ils ne fonctionneraient pas sur place)? -Trouverons-nous des liaisons internet facilement? - Quel type de vêtements prévoir? Faut-il prendre une prévention anti-palludisme? liste de nos hotels: Savoy à Rangoon, Villa Inle Resort au Lac Inle, Red Canal à Mandalay, bateau RV Paukan de Mandalay à Bagan, Tharabar Gate à Bagan, et Sandoway Resort à Ngapali. Je vous remercie d'avance pour vos lumières. Laurence

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