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Francais perturbateur!?
by Gaelmartinez · 2006-03-27 · 188 replies
apres les violences urbaines, il y a les manifestations anti cpe, manifestations anti gouvernement!....les soulevements des francais reapparaissent aux medias!...et les images font de plus en plus le tour du monde!...et elles sont utilisees ds plusieurs pays pour justifier leur action!....en disant il y a pire en france !...c'est l'anarchie!... dernierement la bielorussie!..pour justifier leur dictature et leur propagande!..."pourquoi l'europe veut intervenir chez nous alors que c'est pire en france!.." et ca me revolte!...comparer ce qui est incomparable!..il y a le cameroun et l'angleterre aussi qui definissent nos etudiants comme des enfants gates!...l'allemagne qui ne comprend pas toutes ces manifestations contre une solution au chomage!..la france devient une nation imcomprise!.. la france a t'elle vraiment une mauvaise image vu de l'etranger??ou est ce que c'est la jalousie qui fait que l'on s'acharne sur notre pays!..??. ou bien tout simplement le monde devient fou!...???🤪 qu'est ce que l'on a fait pour meriter ca??? au secours!...
Logement et sorties à Ibiza en Espagne
by JoeBlo · 2006-03-08 · 22 replies
Bonjour, je prévois terminer un voyage en Europe à Ibiza en Espagne.Je voudrais savoir quels sont les endroits les moins chers pour se loger, étant donné que le cout de la vie est très cher sur cette ile. Et si qlq1 a un endroit particulier où il faut absolument aller, n'hésitez pas!À part biensûr les discothèques ;)

Merci
Conseils pour itinéraire de deux mois et demi en Europe
by Marvins37 · 2006-02-12 · 16 replies
Je suis un jeune de 19 et je pars avec mon ami 2 et demi en Europe. J'aimerais savoir quel parcours vous me conseillez. J'ai acheté mon billet d'avion j'atteris à Londres et je pars à Oslo mais entre ces deux places je me demanderais quel itinéraire me conseillez-vous et les choses à ne pas manquer selon vous. Je voyage avec un pack sack dans les auberges de jeunesses.

Je voudrais savoir si il y a quelque chose d'intéressant à faire au lietchenstein un petit pays qui m'intrigue. Aussi je voudrais savoir si je devrais aller en Autriche ou si c'est presque pareil au pays comme la Suisse et les Alpes Allemandes.

De plus, j'ai acheté une passe de train qui s'appelle Eurorail je me demandais si elle est bonne pour tout les trains de l'europe même les petits?

En terminant, je voudrais savoir s'il y aurait des gens qui prévoit faire le tour de l'europe cet été pour en discuter et s'il y aurait des européens qui aimeraient parler de leur coin de pays et leur region

Benoit du Québec-Canada
Voyage en Allemagne
by GoToTrudeau · 2006-02-10 · 7 replies
Bonjour !

J'ai quelques questions à vous poser sur l'Allemagne. Est-il vrai que les Allemands ont tendances à être colériques ? Est-ce qu'ils sont plus accueillants que les Parisiens ? Est-ce qu'on peut y trouver autres choses à manger que des saussices, comme des hamburgers, des frites, des pâtes, du riz, etc. ? Comment est la conduite en Allemagne ? Est-ce que se déplacer dans les environs de Munich est facile ? Est-ce que les Allemands parlent bien anglais ? Et en région rurale ?

Avez-vous d'autres conseils à me donner ? Notez bien que ces questions sont pour ma copine qui a détester la France. Je trouve personnelement que Paris est la plus belle ville du monde. J'attends de vos réponses ! Ciao...
Le Tour de l'Europe en 20 jours
by Thalassa · 2005-03-21 · 18 replies
Bonjour à tous,

J'aurais besoin d'un petit coup de main et de renseignements pour pouvoir faire le tour, du moins, d'une partie de L'Europe. Nous plannifions partir avec nos sacs à dos et aller voir l'Espagne, le Portugal, la France, L'italie, la Suisse, la Belgique et pour finir en Hollande. Ce que j'aimerais savoir s'il y a des coins moins touristiques qu'on pourrait découvrir dans ces pays. Je connais un peu l'espagne et le portugal deja, mais besoin d'infos sur les campings disponibles, des plages ou l'on peut pratiquer du surf, etc..

Je sais que c'est un peu vague comme question, mais toutes réponses et infos est la bienvenue!

merci d'avance

Thalassa
Euro ou dollar en Inde
by Jomar · 2005-01-08 · 25 replies
Bonjour,

je pars prochainement en Inde (Rajasthan) quelle monaie emporter Euros ou Dollars. Merci

Jo😏
What are your best foodie spots in Montreal?
by Arwena · 2025-08-01 · 37 replies
Hi everyone,

I’m heading back to Montreal in early November after several years away. I’m so excited! I won’t be staying long, but I’ll have time to wander and explore.

I’d love to get your recommendations for great things to eat—restaurants, bakeries, all kinds of food. I’m open to all your suggestions and addresses. I’ll definitely hit up the market. And eat bagels, of course.

I’ll probably stay in the Quartier des Spectacles, but I’ll definitely be getting around the city.

Thanks in advance!
Japan: First Discovery!
by Torpan · 2024-12-10 · 82 replies
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner. We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.

I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...

Here’s the classic route we took:

We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
Avez-vous changé votre rapport aux voyages à cause du Covid?
by MirandaMouse · 2020-08-21 · 339 replies
Bonsoir à tous,

Etant en train de réfléchir à d'éventuels futurs voyages, je me heurte bien sûr à la situation de la crise sanitaire.

Cela a-t-il affecté votre façon de voyager et prévoir vos voyages ?

Là par ex, je regarde les destinations où le masque n'est pas obligatoire à l'extérieur, où il n'y a pas (trop) de risque de quarantaine, etc.

Mais aussi les conditions d'annulations/report selon les pays.

Je vois qu'Airbnb ne remboursera pas les voyageurs en cas de confinement ou quarantaine. C'est donc la course aux logement flexibles, il y en a peu... pour l'avion cela dépend de la compagnie.

Mon prochain voyage prévu et payé, c'est avec Wizz Air pour la Pologne. Pas de remboursement (sauf si vol annulé bien sûr) mais les prix étant faibles, je prends le risque ! L'hébergement est annulable également.

Ces paramètres influent sur le choix des futurs destinations.

Et vous, comment procédez-vous ?
Croisières, à quand la reprise?
by Fairplay92 · 2020-04-09 · 1411 replies
Bonsoir,

beaucoup se posent la question, parfois avec un optimisme surprenant ! Voici un petit rappel :

Pour qu'il y ait des croisières il faut au moins réunir 3 conditions principales (et d'autres aussi) :

- 1 un bateau DÉSINFECTÉ avec son équipage au complet et opérationnel. Pour l'instant les équipages sont disséminés dans le monde. Il faudra les retrouver, les convaincre, certains auront peur. Les convaincus devront trouver des vols pour revenir ; enfin venant de pays "exotiques" ils devront être acceptés à l'entrée des pays où seront les bateaux. Pas gagné avec toutes ces contraintes !!

- 2 un minimum de passagers car en mer un bateau armé coûte beaucoup plus cher que désarmé dans 1 port ou au mouillage !!! Comment vont-ils arriver au port d'embarquement s'ils viennent de loin ? Et mêmes remarques que pour l'équipage, ils faudra qu'ils puissent entrer dans le pays de départ...

- 3 des ports qui acceptent les bateaux. Ce que diront les gouvernements est une chose, ce que décideront les locaux qui, déjà avant l'épidémie ne voyaient plus les croisiéristes d'un très bon œil en est une autre ! Pas gagné non plus pour beaucoup d'endroits où les populations risquent de très très mal réagir à l'arrivée de milliers de personnes potentiellement porteuses du virus même si elles ne sont pas malades.

On peut rêver, mais il faut aussi parfois revenir sur terre à défaut d'être en mer. Pour moi il y aura extrêmement peu de départs avant l'automne en étant très optimiste !!! Je prépare déjà un plan B pour notre départ du 17/10 depuis le Japon Nous avons heureusement des vols reportables. Qui vivra verra.... Qu'en pensez-vous ?
Coup de gueule au sujet de la Turquie
by Trekkerbeub · 2019-08-23 · 584 replies
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte ! Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat)
by Normandaluz · 2019-04-21 · 910 replies
Bonjour.

Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->

voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/

Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.

Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...

Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.

Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.

Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.

www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Voyage à vélo et changements de mode de vie/écolo minimaliste
by Piratelife · 2019-03-07 · 9 replies
Hello, j'aimerais savoir , si certains d'entre vous veulent répondre, si leurs périples à vélo plus ou moins loin ou longs, ont aussi changé leur mode de vie ou leur façon de d'envisager leur vie sur Terre . Que ce soit pour des raisons écologiques, économiques, de philosophie ou autre . Pour ma part le vélo a été progressivement une révélation qu'au final on a besoin de beaucoup moins de choses qu'on croit pour vivre , et le vélo bivouac par exemple , en révèle beaucoup d'autres aussi , sur la liberté et l'indépendance ou l'affranchissement plus ou moins important , vis-à-vis de la société, des transports chers/polluants, et du système capitaliste consumériste entre autres . Pour ma part j'ai toujours déjà aimé les modes de vie plus vers la nature ou vers l'autonomie et pas trop dans le système , et depuis que je fais des expériences et voyages à vélo , depuis 2011 ou 12 environ, ça a aussi changé progressivement ma façon de vivre ou de consommer , en voyant la souplesse de budgets et de choix possibles, qu il était possible de se libérer plus ou moins partiellement voire totalement de la société , du système imposé . Bien sûr on peut aussi faire ça par la marche, voyages a pieds ou en auto-stop , mais je trouve qu'en général on est moins autonome ou plus limité assez vite Le velo est aussi bien meilleur pour la santé, l'exercice physique , donc ça peut amener , comme c'est mon cas , à mieux gérer son alimentation et son style de vie en général . Pour ma part, le végétarisme , et je ne bois d'ailleurs jamais d'alcool et je ne fume pas Donc pour ma part j'ai revendu ma bagnole il y a 3 ans, et ca me convient parfaitement, liberateur, bon pour mon porte monnaie, la planete et ma conscience et valeurs, et je ne me déplace qu'à vélo, VTT ou vélo pliant , mixé parfois avec d'autres transports, ou a pieds/stop, que ce soit en voyage ou dans la vie quotidienne plus sédentaire . De même j'ai réduit beaucoup côté boulot dans le système, j'ai rendu mon appart et j'essaie de vivre plus simplement m'adapte à ma situation et en travaillant juste le nécessaire quand il le faut vraiment . Donc je ne possède plus que mes backpacks, sacoches, et 3 vélo adaptés à mes choix ou mes activités , une bonne tente 2 places et du matériel de bivouac ou d autonomie mobile / legere et autres . Et ça me convient parfaitement pour l'instant . Je n'envisage plus de revenir à fond dans le système , qui est à la fois une catastrophe écologique et une forme d'esclavage envers les humains , comme envers les autres êtres vivants . D 'ailleurs pour moi le vélo est un des rares outils ou véhicule assez libertaire , qui permet de s'émanciper du pétrole, et frais annexes des vehicules moteurs (assurance, parkings, peages, entretiens, reparations lourds, CT! Etc) et parfois de la dictature du fric
Les vélos non démontés ne sont plus admis dans les TGV entre Paris et les principales villes du grand Est
by Donau2852 · 2018-03-18 · 125 replies
mauvaise nouvelle les vélos non démontés ne sont plus admis dans les TGV entre Paris et les principales villes du grand Est.Cela devient très difficile de voyager avec le Sncf les engagements à l'ouverture de la ligne tgv sont oubliés....🙁
Embarquer sans papier d'identité? (vol Palerme)
by Nadinedu88 · 2017-09-21 · 78 replies
Bonsoir qui pourrais m'aider je dois prendre l'avion à 6 h du matin demain et je viens de m'apercevoir que je trouve plus ma carte d'identité .je devais faire un voyage en Sicile à palermo .je n'ai pas de passeport ni permis de conduire je suis vraiment mal .quelqu'un peux m'aider ?
En Isaan: une famille, un village
by GeorgesOZ · 2017-04-07 · 270 replies
1 Frères et Soeurs

Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.

Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.

Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.

Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.

Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.

Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.

Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.

La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.

Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.

Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.

Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.

Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.

La suite bientôt!
Carnet n° 68: Jérusalem & Tel Aviv / 1er - 4 juin 2016
by Estonien · 2016-06-15 · 3 replies
Mercredi 1er juin

Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.

Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.

Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.

Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.

Jeudi 2

On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...

Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.

Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.

Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.

Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.

De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...

Vendredi 3

qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.

On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.

Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.

Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.

Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.

Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...

Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.

Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.

Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.

A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Climat en Toscane en septembre - octobre
by Jackdps · 2016-03-22 · 57 replies
Bonjour, Nous, un couple à la retraite, Canadiens, Québécois et presque Montréalais planifions une visite en Toscane fin septembre - début novembre. Quel type de température pouvons- nous attendre. Nous évaluons l'idée d'arriver à Nice, y louer une voiture, et procéder vers la Ligurie vis à vis une arrivée à Florence (pas de vol direct Montreal-Florence). Idée folle ou alternative supportable? Nous ne somme par de ceux qui planifient leur voyage aux 10 minutes près mais préférons plus la découverte et la flexibilité. Est-ce essentiel de réserver hôtels/logement d'avance à cette période de l'année. Merci de vos commentaire E?
Visiter les grandes villes d'Europe
by Bobinio · 2015-08-18 · 7 replies
Bonjour à toutes et à tous,

( je ne savais pas où poster ce message j'espere que la rubrique choisie est adéquate ). Voilà... j'ai l'intention de voyager un peu, visiter les grandes villes d'Europe pour y faire la fête, visiter, etc... Le problème c'est que je n'ai jamais voyagé, ou presque, j'ai fait quelques petits séjours en Espagne, en voiture, donc je n'ai jamais pris l'avion. Autant dire que pour ce qui est des réservations je suis pas un expert. J'ai parcouru pas mal de sites en cherchant des formules vol + hotel mais j'avoue que je me perds dans les différentes destinations, les détails, les hotels, les distances... j'arrive pas à choisir. J'essaye de me fier aux avis voyageurs pour les hotels mais ils divergent tellement qu'il est impossible de savoir vraiment ce que valent les hotels ( c'est d'ailleurs incroyable qu'un meme hotel puisse engendrer des commentaires aussi éloignés et différents chez ses visiteurs... ). En fait je n'ai pas de référence et donc quel que soit le prix j'ai l'impression de me faire avoir et de pouvoir trouver mieux... sans parler de l'avion, des escales imposées, etc... bref j'aimerais discuter avec des personnes habituées à voyager, à faire des réservations sur le net, qui maîtrisent ces choses là, j'ai besoin de conseils. Voilà je remercie d'avance les personnes qui auront un peu de temps à m'accorder. A plus Damien

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