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Trois semaines au Togo et au Benin en août
by Volcoch · 2012-04-25 · 15 replies
Yovo ou Iovo, si vous êtes blanc ce sera peut être le seul mot que vous retiendrez en Ewe, le ton fera ensuite la différence entre le sarcasme et la gentillesse. Ceci dit notre voyage à travers le Togo et le Bénin fut des plus agréables. Les togolais comme les béninois sont des personnes sympathiques d'un contact facile. La langue française aide pour beaucoup dans les échanges, même si tout le monde ne la parle pas. Notre périple nous a amenés du sud du togo vers le nord avec passage au bénin puis redescente vers la côte béninoise pour rejoindre à nouveau Lomé. Dans l'un comme dans l'autre pays les touristes sont peu nombreux ce qui entraine parfois des surprises sur la qualité de l'hôtellerie locale. Ce ne sont pas des pays qui attirent les touristes par leurs paysages grandioses ou par des réserves naturelles exceptionnelles mais le charme y est bien présent. Lomé capitale du Togo est une ville agréable qui se visite à l'aide des fameux zems (moto-taxi). Le marché de Vogan à quelques kilométres est un marché très animé et nous offre un premier aperçu de la vie togolaise. Il faut quitter les grandes villes comme Lomé et Cotonou pour découvrir le plaisir d'être en Afrique de l'Ouest. La région montagneuse de Kpalimé offre de beaux paysages et de plaisantes promenades en forêt. la fraicheur du soir y est la bienvenue. Nous voulions visiter la réserve de Fazao mais malheureusement en août la période n'est pas propice. La région de Kara plus au nord offre une vision originale du Togo avec les tatas (habitations du peuple Tamberma) qui ressemblent à de petites forteresses. Il est aussi interessant de voir la vie dans les villages des alentours. Nous sommes ensuite passés au Bénin pour remonter encore un peu au nord et accéder à la réserve de la Pendjari. Là non plus ce n'est pas vraiment la bonne saison pour observer les animaux mais nous avons eu la chance d'apercevoir un troupeau d'éléphants. Les animaux sont vraiment très sauvages et nous avons du prendre la fuite suite à la charge de la mère éléphant. Ensuite nous sommes redescendus rapidement vers le sud à Abomey, site principal de l'ancien royaume du Dahomey. Nous avons continué notre descente pour atteindre Ganvié, un village lacustre. La visite de Ganvié est une belle arnaque, les prix pratiqués pour les touristes sont exorbitants. L'étape suivante est Ouidah, le culte Vaudou y est parait-il très répandu mais la ville semble avoir perdue de sa splendeur. C'est en fait en retournant au Togo près de la frontière à Aného que nous avons assisté à une véritable cérémonie Vaudou avec un aréopage de personnalités du culte. Un voyage très sympathique dans deux beaux pays qui mériteraient à être mis plus en valeur
Administrateur de colonies, récit (Togo)
by Nicodilo · 2010-02-11 · 49 replies
Togo

"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !

Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.

Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !

Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.

J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.

Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !

L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».

Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.

Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "

../..

(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Spécialités culinaires thaïlandaises et bonnes adresses à Bangkok pour bien manger
by Bouchon43 · 2014-03-07 · 264 replies
Bonjour,

Dans 6 mois, je serais à Bkk. J'ai bien sur acheté des guides mais rien ne vaut l'avis de personnes qui connaissent. Des conseils, des adresses, à conseiller ou à éviter pour les gourmands?

Merci.
Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015)
by Pong · 2015-10-10 · 883 replies
Bonjour à tous, Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards". Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir ! Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴‍☠️ Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas... Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !) ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠 De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴‍☠️) société de location de voiture... PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Traversée de la Turquie (et Iran) à moto
by Diddub · 2016-07-22 · 30 replies
Bonjour, après une année passé en Amérique du sud (voir site web: didier-autour-du-monde.univ-nantes.fr), j'envisage de joindre l'Asie en moto via la Turquie et l'Iran à partir de septembre 2016. Est-ce que quelqu'un pourrait me conseiller sur la situation probable à cette période pour traverser la Turquie après les événements récents et en particulier celle au nord-est à la frontière avec l'Iran. merci Didier
Rencontres exceptionnelles
by Michka2 · 2005-10-23 · 14 replies
La magie du voyage serait-elle une réalité? Qu'est-ce qui rend la rencontre "spéciale" lorsque nous sommes à mille lieues de chez nous? Quelle a été pour vous la rencontre extraordinaire, celle qui vous a bouleversé?

"L'extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel"
Désastres de l'écologie capitaliste
by Montagne666 · 2008-04-11 · 39 replies
Ca, c'est du titre qui pète 😛

Bon en fait, je voulais vous faire part de ce que j'ai vu à la télé l'autre jour, oui oui, à la télé. Avant-hier matin, je regardais TV5Monde, comme souvent le matin. C'était le "Téléjournal de Radio-Canada", un journal télévisé canadien et francophone. J'aime bien ce journal télévisé, car même si de nombreux sujets ne m'intéressent pas car relevant des histoires internes au Québec et au Canada, les sujets internationaux, eux, sont traités de façon plus professionnelle, à mon sens, qu'ils ne le sont par les journaux télévisés français auxquels j'ai également accès (France 2 et France 24, pour ne pas les citer).

En effet, sur le sujet des "émeutes en Haïti", France 2 et France 24 disaient en gros: il y a des émeutes parce que les prix de la nourriture ont doublé. Bon, ben une fois qu'on sait ça on est bien content! Bref, ce matin-là, Radio-Canada traitait ce même sujet. Et là, je découvre les causes de ces augmentations de prix (qui n'ont pas lieu qu'à Haïti, mais partout dans le monde), notamment celles du riz et des céréales, sont dues, en partie, aux cultures de céréales qui sont maintenant destinées à devenir du carburant "écolo".

Il y a quelques temps, j'avais aussi lu un article parlant d'expropriation de villages entiers pour utiliser leurs terres afin de produire des céréales destinées aux bio-carburants.

Voici un extrait des Cinq mythes de la transition vers les agrocarburants (article du monde diplomatique, que je vous invite grandement à lire):

"Les programmes sont d’ores et déjà ambitieux. En Europe, il est prévu que ces combustibles issus de la biomasse couvrent 5, 75 % des besoins en carburants routiers en 2010 et 20 % en 2020. Les Etats-Unis visent trente-cinq milliards de gallons (1) par an. Ces objectifs dépassent de loin les capacités de production de l’agriculture des pays industrialisés de l’hémisphère Nord. L’Europe serait tenue de mobiliser 70 % de ses terres arables pour tenir son pari ; la totalité des récoltes de maïs et de soja des Etats-Unis devrait être transformée en éthanol et en biodiesel. Une telle conversion mettrait sens dessus dessous le système alimentaire des nations du Nord. Aussi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’intéressent-ils à l’hémisphère Sud pour couvrir leurs besoins."

Dans ce même téléjournal, était interviewée, en fin de reportage, la responsable du programme alimentaire mondial, qui disait qu'en raison des augmentations des prix de l'alimentation de base (riz entre autres), si les pays donateurs ne faisaient pas de don supplémentaire d'environ 450 millions de dollars, il leur faudrait prendre des décisions du style: diminuer les portions, ou diminuer le nombre de bénéficiaires de ces programmes d'aide d'urgence.

Après de telles infos, je me dis qu'il est plus que nécessaire de réfléchir un peu à nos modes de vie, archi-consommateurs d'énergies de toutes sortes.

Je n'ai pas de solution miracle, mais je crois sincèrement qu'un changement s'impose. Ceux que l'écologie ne touche pas, peuvent au moins être touchés par l'augmentation du prix de la vie qui résulte de tout ça 😛. C'est bien joli de vouloir plus de pouvoir d'achat, mais peut-être faut-il se poser la question de "Pourquoi les prix augmentent-ils autant"? (bien sûr il n'y a pas que les agrocarburants en cause...).

Bref, vous roulez à l'éthanol? Vous êtes tout sauf écolo, désolée 😕
Tanzanie ou Kenya avec enfants: budget et période?
by Gwenelie · 2017-03-26 · 20 replies
Bonjour à tous,

c'est reparti ! Après deux voyages en Asie avec nos loulous (Sri Lanka et Vietnam / Cambodge), nous préparons notre prochain voyage et ce sera l'Afrique. Autant dire le grand saut dans l'inconnu parce que nous n'y sommes jamais allés (sauf au Maghreb).

Pour l'instant, on penche pour la Tanzanie, mais j'ai plusieurs questions qui dépendent les unes des autres et je sais que vous êtes super forts pour démêler les sacs de nœuds 😉

- à quelle période partir pour voir des animaux mais sans que ça nous coûte une blinde ? Je sais, c'est cher, très cher, plus cher que l'Asie...Notre budget sera flexible, mais il a quand même ses limites. Donc: juillet ? ou février ? ou avril ? Y a-t-il de grosses différences de tarifs ? Et si oui, est-ce qu'on risque de choisir une période moins chère mais lors de laquelle on voit moins bien les animaux ? Quelle est la période "idéale" pour voir des fauves + se baigner ? D'après ce que j'ai compris: juillet = bien pour les animaux mais cher et eau pas chaude février = moins bien pour les animaux ? moins cher ? Jusqu'à présent, nous sommes partis en février, on adore cette période, mais bon....

- on nous dit que le Kenya est moins cher que la Tanzanie. Nous, on préfère a priori la Tanzanie. Mais si le Kenya est VRAIMENT moins cher, et qu'on peut éviter le tourisme de masse, why not. Sinon, ça restera la Tanzanie. Quel est votre avis ?

- quel est à votre avis le budget global pour 2 adultes / 2 enfants moins de 12 ans, avec 5/6 jours de safari et le reste à Zanzibar ? Je sais que ça dépend des logements, mais on ne va pas se mentir, on a tous des idées d'enveloppe globale. Je suis passée chez Voyageurs du monde, on m'a annoncé 25.000€. OK, ils sont chers, mais de là à doubler les prix par rapport à l'Asie, je suis tombée "de cul" comme on dit ici dans le sud-ouest. J'avais plutôt dans l'idée 250€ par jour et par personne, sachant que je table encore sur une chambre 4 personnes / camping / enfants moins de 12 ans.

- dernière question: je vais contacter Corto, Vie Sauvage, African Roads Safari, Faune et Flore. Mais que pensez-vous de:
https://latanzaniedestephanie.wordpress.com/ C'est une française qui travaillent avec des agences locales, j'aime bien son discours, mais le côté free lance me fait un peu peur.

Merci d'avance de votre aide si précieuse !!

Gwenelie
La ville aux roses en pays Betsileo (Madagascar)
by Mesrob · 2013-12-30 · 8 replies


Après avoir quitté Antsirabe, ‘la Vichy malgache’ du temps de la colonisation, pour prendre la direction du sud vers Ambositra, il faut empreinter la nationale sept. C’est l’axe routier incontournable permettant les transhumances touristiques en taxi-brousse bondé ou en 4X4 climatisé, pour traverser la région agricole du betsileo jusqu’à celle du grand sud, déshéritée et aride.... Cet axe nord-Sud avait fait l’objet d’un vaste projet ferroviaire éphémère, abandonné à l’aube d’une seconde guerre mondiale, gourmande en hommes et en capitaux ....

On est très vite charmé par une succession des paysages bucoliques s'entremêlant dans un patchwork de rizières en terrasses aux couleurs caméléonnes tirant du vert pomme au moment des repiquages à celui du jaune paille à l'approche des récoltes.... Les maisons en pisé ocre rouge des villages portent dans l'entrebâillement de leurs maigres ouvertures, des traces indélébiles de fumée et de suie provenant du foyer intérieur, sans cheminée existante, par tradition et par superstition….

La route, long serpent bitumeux se faufile, entre champs cultivés de maïs et de manioc, succédant à des parcelles forestières partiellement défigurées.

Les premières l’ont été à la suite d’incendies successifs et pour les autres, ce sont les coups de machettes répétés sur les troncs d’eucalyptus qui donnent ainsi cette vision pathétique d’un milieu forestier, vaste réserve en charbon de bois du pays, programmée pour disparaître progressivement…. La nationale traverse ainsi une immense plaine où les rizières remplissent l'oeil du voyageur d'un exotisme au parfum d’Asie . Cette impression est accentuée par la présence d’habitations aux toits de chaume de riz noyées au beau milieu de cette verdure, mélange de parcelles colorées rappelant les meilleurs spots touristiques .. A cet endroit bucolique, le bas-côté de la chaussée est occupé par des paysans vendant à la sauvette des légumes fraîchement cueillis et rangés méticuleusement sur des étals de fortune en attendant le client de passage … Le voyage est souvent interrompu par des contrôles routiers fréquents, transformés en péage informel. C’est une invitation discrète pour le conducteur local à glisser un billet dans les papiers présentés afin d’assurer un petit plus, au maigre ordinaire de ces vérificateurs nonchalants en uniformes à l'affût de la moindre occasion... Ils savent se montrer plus gourmands et tenaces encore, à l'approche des fêtes dépensières….



Au kilomètre 69, la route passe à côté d’un pont en béton armé, ‘Ilaka’, inauguré en 1953 et détruit en 2OO2 sous les ordres mégalomaniaques d'un ancien président, marin de formation promu amiral rouge des années noires du pays…

Ce geste belliqueux de ses partisans mercenaires à la sauce locale, n'aura servi qu'à détruire un bien collectif pourtant épargné par un climat érosif....avant d'être remplacé par un autre pont, quelques centaines de mètres plus loin, entièrement financé par une généreuse communauté européenne, roue de secours permanente, d'un certain nombre de carences locales….

Juste avant d'arriver à Ambositra, la route slalome au milieu de plantation d'eucalyptus, arbre dominant d'une île de plus en plus chauve, qui distille dans l'air chaud, des odeurs d'huile essentielle provenant d'un feuillage d'un vert cuivré…. La proximité de la ville est marquée par l'implantation des premières boutiques d'artisanat censées séduire le voyageur pressé de rentrer sur la capitale ou de descendre vers un sud lointain….. Une grande ligne droite séparant des grandes rizières en deux parties, annonce l'entrée de la ville où stationnent, dans un désordre coutumier, des taxi-brousses fatigués en partance vers Antsirabe et la capitale… Puis, la route empreinte un raidillon goudronné qui, à l'issue de deux virages successifs débouche sur l'artère principale de la ville. Cette voie principale peine, à certaines heures de la journée, à supporter un trafic disproportionné au regard de l'étroitesse de la chaussée conçue par un colonisateur constructeur auquel n’a succédé qu’une relève idéologique….

La ville est bâtie sur un mamelon dominant les rizières environnantes. Elle est constituée de maisons betsileo datant, pour la plupart, de cette époque coloniale dont certaines, en mauvais état, sont rafistolées de bric et de broc atténuant le charme indéniable qu’il s’en dégageait au temps de leur jeunesse perdue…

En contre-bas de la cité, des nombreux hameaux sont disséminés aux pieds des rizières où réside une majorité de petits artisans travaillant le bois à l’aide d’outils dérisoires, avec pour chacun, sa spécialité comme celle des figurines d’échec ou de la marqueterie à copie multiple voir de la corne de zébu travaillée à chaud…

L’approvisionnement en bois est devenu un véritable problème d’inquiétude pour ces artisans privés de leur matière première, liée à une déforestation des plus inquiétantes... Le bois de rose est devenu rare, extrêmement réglementé et cher, le bois d'ébène a lui quasiment disparu étant remplacé par une couche de cirage noir ou de noir de fumée sur des bois blancs...

Les bois fraîchement abattus sont travaillés sans un séchage, ni stockage préalables ce qui entraine un fendage fréquent des objets sculptés et de la marqueterie vendus..... Le meilleur d'entre ces artisans, étant sans conteste, un couple d'anciens universitaires, formés à l'archéologie, mais qui, par la faute d’une promesse non tenue pour travailler pour l'Unesco, se sont reconvertis dans la marqueterie originale et la lutherie d'une finesse élégante .

Cette agglomération est une cité paysanne tranquille du betsileo, point de passage obligé des transhumances sud et nord vivant essentiellement de ses activités d'artisanat et du travail de la terre…. Le passage de camions chargés de zébus destinés à l’approvisionnement de la capitale est journalier... Les bêtes transportées sont parqués en quinconce à l’arrière des véhicules tout en étant maintenues par des cordes pour éviter des blessures inutiles au cours de leur long transport. La traversée de la ville les contraint à l’obligation d’un arrêt à proximité de la gendarmerie pour être contrôlés afin d’en juguler, sans grande efficacité notoire, un trafic juteux d’animaux volés dans le sud…

Chaque samedi, jour de marché, la ville est prise dans un tourbillon de va-et-vient d'un monde paysan qui déferle tôt le matin en apportant ses productions familiales. Seules, les rues conduisant au commissariat de police sont réservées à cet événement, mais, il faut s'armer de patience pour avancer au milieu de ce flot de badauds bigarrés qui monopolise ces rues devenues, l'espace d'un matin, un immense marché à ciel ouvert ….

Le jour est à peine levé lorsque descendent les premiers vendeurs partis de leurs villages situés dans les montagnes environnantes à plusieurs heures de marche, en majorité des femmes par groupe de quatre ou cinq, échangeant histoires et ragots pour passer le temps d'une marche interminable….

Sur le marché même, c'est l'occasion des rencontres hebdomadaires où chacun discute avec son voisin d'un jour en disposant sa marchandise à même le sol sur des emplacements convenus à l'avance, présentée en petits tas pour les légumes ou dans des sacs de jute pour les pistaches ou le riz avec le fameux kapoka, boîte de lait vide servant d'unité de mesure….



Plus loin, des stands improvisés, sortes d'assemblages improbables en rondins de bois tordus, permettent la vente de marchandises "made in china", sacs à dos, chaussures, appareils de musique ou lunettes contrefaites….sans parler de vieilles fripes chiffonnées, commerce fleurissant issu de collectes européennes vendues au poids à des importateurs insulaires qui plombent à jamais une production locale, hier florissante mais aujourd’hui, réduite à peu…. Le centre ville est délimité à ses extrémités par deux marchés couverts Nord/Sud permettant aux habitants un approvisionnement rapide à quel endroit qu’ils se trouvent....



Un chemin circulaire encercle la ville permettant au promeneur tranquille d'observer le travail ingrat des rizières, du repiquage du riz réservé aux femmes, à celui du sarclage attribué aux hommes poussant une houe entre les plants alignés de riz déjà bien vigoureux…. Sur cette piste giratoire, dans un espace en friche et en broussailles, à quelques encablures du centre, des pauvres filles tapinent à l’affût ... En bordure de route, à proximité d'abris de misère recouverts de plastiques servant occasionnellement de lupanar champêtre, elles attendent de croiser du regard celui d'un passant, client potentiel de ces femmes sans ressources, aux destins de vie tragique, d'une noirceur absolue..

Les hôtels à touristes, au confort simple mais approprié pour un voyageur peu exigeant et pressé, sont disséminés dans la partie haute de la ville.... Avec une attention particulière pour le plus prisé d'entre eux, situé en direction d'un temple protestant, qui propose une dizaine de bungalows en bois.

Les panneaux en palissandre utilisés pour ces bungalows sont sculptés de fresques dans le plus pur style zafimaniry. Ils donnent ainsi aux visiteurs d’un jour, une impression recherchée d'authenticité de plus en plus diluée, aujourd’hui, sous les coups de butoirs d’une mondialisation envahissant même les endroits les plus discrets...

La place de la mairie est un espace goudronné planté d'un terrain de sport équipé, d’un unique côté, d'un panneau de basket fatigué dont il ne subsiste que le cercle métallique du panier… Des jeunes viennent régulièrement y disputer des parties entre copains sous le regard d'un public jeune, oisif, assis sur une tribune en béton. Cette construction domine l'ensemble du site partagé entre cet espace sportif et deux stèles commémorant l'indépendance et l’insurrection de 47, ciment historique d’une unité malgache rebelle à toute ingérence étrangère....

Tous les jours de la semaine, en fin d’après-midi, les pousses-pousse affluent sur cette place située à proximité des écoles en attendant de transporter les élèves jusqu’à leurs domiciles..... Souvent, il n’est pas rare de voir, quatre voir cinq petits écoliers monter dans un même pousse tandis que le tireur amorce le départ en prenant, sous les enthousiasmes communicatifs des enfants, des allures de courses de kermesse en dévalant la pente sous les regards amusés des passants...

Un peu plus loin, lorsqu'on redescend vers la rue circulaire commerçante, on passe devant le bâtiment neuf de l'alliance française. C’est l’unique lieu culturel où la petite bourgeoise locale inscrit ses enfants afin d’y entretenir, tant bien que mal, un bilinguisme en perte de vitesse avec une langue de Molière passée du stade culturel à celui, bien moins prestigieux d’une possible issue de secours d’un avenir insulaire fragile….

Le soir, les aboiements fréquents des chiens rôdeurs, se déplaçant dans la cité endormie au fil des longues heures de la nuit, agacent le dormeur insomniaque car ces bêtes ne mettront un terme à leur concert monotone qu'à l'approche des premières lueurs du jour ... Un panneau de béton en lettres peintes défraîchies indique "tuerie d'Ambositra", mais, il s'agit, en réalité, d'un abattoir municipal dont l’activité atypique mérite d’en comprendre son fonctionnement. A chaque aube de la semaine, d'autres aboiements de chiens très localisés succéderont à ceux de la nuit pour retentir uniquement dans la partie basse de la ville, ce sont les chiens des bouviers, chargés de rabattre les zébus depuis leurs enclos de nuit jusqu'à l'abattoir municipal, pour un ultime voyage ….

Ils s'acquittent de cette tâche avec ardeur, comme d'un jeu méritant une récompense, le droit à quelques morceaux de lambeaux de viandes chaudes lorsque ces bêtes seront égorgées. Et tout en pataugeant dans les rigoles de l'abattoir qui servent à l'évacuation de tous les liquides, ces chiens lapent le sang des bêtes égorgées pour ressortir au dehors munis de bottines rouges aux pattes et affublés d'une muselière écarlate…. Ce manège coloré dure le temps qu'un quota d'animaux abattus soit atteint tandis qu'au dehors, toute cette petite foule se presse en attendant que les employés terminent leur travail de dépeçage à l'intérieur, sous les derniers beuglements des bêtes saignées à vif…. Dans ce groupe attentiste, chacun repartira avec un bucrane, des pattes ou des sabots ainsi récupérés au profit de l'artisanat local....



Des quartiers entiers de viandes sont ainsi empilés dans les coffres de ces voitures, empêchant leur fermeture, déjà compromise à vide, pour aller approvisionner les boucheries de quartier…

A quelques encablures de là, sur la hauteur perchée, à l'abri des regards, un cimetière, abandonné aux broussailles impénétrables et au mauvais entretien évidant, laisse apparaître de nombreuses tombes de vahaza, modestes colons décédés durant l'occupation française et les premières années d’indépendance….

Avec, dans sa partie basse, une zone bien entretenue, celle d’un carré de tombes alignées au cordeau, surmontées de croix blanches aux cocardes tricolores repeintes des légionnaires français qui ont perdu la vie sur une île où l’état colonisateur s’est fourvoyé et dont certaines sont ornées du croissant musulman attestant du respect du communautarisme de chacun…..

Un ensemble de bâtisses en briques rouges entourés d’un haut mur d’enceinte jouxte ce cimetière en déshérence... Il s’agit du couvent de soeurs bénédictines, bâtiments en brique rouge d’une petite communauté d’environ vingt-cinq religieuses malgaches.. Par une porte d’entrée en tôle peinte en gris, on pénètre dans ce monastère qui tranche avec l’extérieur par un environnement joliment entretenu et une quiétude des lieux invitant à la méditation.... Cette communauté vit en autarcie avec une fabrication notoire de fromages au lait de vache mais aussi avec quelques productions maraichères provenant de leur jardin potager et de leur ferme... Elles logent les visiteurs sans aucun prosélytisme en leur proposant un hébergement simple accompagné d’une cuisine familiale qui mérite un détour pour ceux qui recherchent le calme et le silence du soir dans un lieu d’exception à l’écart d’un tourisme banalisé...



Plus loin, en empruntant une piste en direction de la partie montagneuse qui domine la ville, au pied d’un massif boisé, on peut découvrir une plantation de thé de forêt, unique production de ce type sur île....

L'appellation d'Ambositra ‘la ville des roses’ date du temps de la colonisation où les autorités locales avaient décidé de donner une image plus touristique à la bourgade en plantant des rosiers dans toute la commune…. De cette époque, il ne reste plus que quelques plants rescapés, dégénérés, qui poussent encore à l'état sauvage sur quelques talus.... La ville a abandonné son nom colonial dans les années 7O pour faire table rase d’un passé et d’une époque oubliés et révolus....

Cette ville possède de réels atouts à découvrir qui séduiront le voyageur amateur d'authenticité et de simplicité et cela, malgré sa réputation de capitale de l'artisanat qui pourrait laisser supposer, à tort, devoir supporter une importante fréquentation touristique ...

Elle a su conserver une atmosphère de terroir rizicole aux couleurs harmonieuses et douces en constituant un bel ensemble imprégné d’une ambiance bon enfant de la part de la population locale ... Et lorsqu’on s’échappe du centre ville animé, on peut entendre durant la journée, le bruit des outils sur le bois, maniés par ces artisans dans de modestes ateliers, à proximité des rizières....

Ambositra mériterait plus qu’un simple arrêt souvenir pour convenir à tous ceux qui sont à la recherche d’un bon équilibre entre campagne/ville de province avec un artisanat qui se mêle au dur labeur imposé par la culture hydraulique du riz....



C’est une pause agréable et nécessaire pour bien comprendre ce qui fait le quotidien de cette population betsileo, son charme discret avant d’aborder les paysages du sud ou de la cote est, aux environnements si différents......

Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java...
by Genevois · 2013-09-06 · 84 replies
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator. Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.

KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.

L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.

Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.

La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.

De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.

Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.

Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.

Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !

La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !

Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.

Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.

A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.

Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.

Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.

Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.

Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.

La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.

A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.

Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.

Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !

A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.

Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...

En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Programmation Costa 2012-2013 en ligne!
by JCC83 · 2012-03-16 · 22 replies
Les itinéraires 2012-2013 sont en ligne sur le site Costa (automne hiver)

Pour info :

Amérique du Sud : 5 navires Fascinosa, Favolosa, Fortuna, Magica et Serena Caraïbes : Méditerranéa (itinéraire de l'Atlantica actuel) Antilles : Luminosa (Perles des Antilles) Mediterranée : Classica et Pacifica (itinéraire de 7 jours) Mer Rouge : le Voyager reprend sa place Asie : Victoria Dubai : Atlantica (Mille et une nuits) jusqu'au 12 avril 2013 date à laquelle il partira vers l'Asie (Singapour) Le NéoRomantica sera sur le retour de l'Australie et le Déliziosa partira pour son tour du Monde le 7 janvier 2013

Bonnes croisières
Conseil achat vélo voyage "hall aventure"
by Bloodhound85 · 2015-10-01 · 29 replies
Bonjour à tous,

c'est mon première message, mais je suis le forum depuis quelque moi pour vos précieux avis! Je suis Italian, du coup, excusez moi pour les fautes en français :-p

LE PROJET Ma copine et moi on est en train d'organiser un voyage (le première!) à vélo qui se déroulera à partir du printemps prochaine vers le sud de l'Europe, l'idée est de toucher le maximal d’îles de la méditerranée de l'Espagne jusqu'à la Turquie. On prévoit quelque mois, on se donne pas vraiment de date de fin car l'idée est de partir libre, du coup, le choix de voyager à vélo nous parait le meilleur choix! Bien évidemment on n'a pas encore les vélos ... du coup je demande votre aide, je suis tombé sur un offre de vélo de voyage tout prêt à partir qui correspond à plus au mois tous ce que j'ai pu lire sur le forum, mais vous en pensez quoi? voici la description:

Vélo de randonnée et de voyage hall aventure Entièrement monté en normandie a ocqueville dans notre atelier Cadre en acier cromoly pour la solidité soudure tig origine UE Jante double parois 36 rayons noir pour le voyage Moyeux shimano deore avant et arrière Pneus marathon plus et chambre à air schwalbe Pédalier alivio 40 32 22 hollowtech ll ou 44 32 22 au choix Cassette 9 vitesses alivio Frein v-brake alivio Pédales trekking Chaine shimano renforcé pour le voyage Jeux de manettes vitesse et frein rapide fire alivio Arrêt de gaine étanche alu rouge ashima pour retarder l'humidité dans la gaine Guidon papillon avec mousse haute densité pour le confort Rétroviseur bust muller Dérailleur avant et arrière alivio Selle royale gel trekking Porte bagage arrière et avant crosso Garde boue noir brillant Éclairage avant et arrière rechargeable par un port usb Livré monté et réglé avec le plus grand soins Couleur noir brillant Taille L ou M Le vélo est équipé d origine d une paires de sacoches avant étanche crosso de 30 litres et d une paire de sacoches arrière de 60 litres crosso orange vert ou bleu au choix plus un sac de 40 litre étanche crosso de couleur assortie

Le vélos paraissent bien, mais aucun avis est sur internet (sauf un paire de messages, mais pas trop).

On cherche des vélos fiables, cadre acier, faciles à réparer au cas où, et pourquoi pas tous équipes pour un prix au tour de 900 € qui est plus ou mois le prix de vélos cités.

J'y ajouterai un dynamo moyeu et un bon éclairage en plus.

Je pourrais essayer de monter mon vélo, mais au delà de mes compétences mécaniques qui sont base, le prix monterai très haut car des cadres acier j'en ai pas vu trop et surtout pas a très bon prix. Et aussi, d'ici au printemps je n'aurai pas trop de temps à y consacrer et je préférai plutôt l'utiliser (le temps) pour l'entretien physique et la préparation du voyage.

Voilà, merci pour qui voudra répondre, à bientôt sur la route ;-)

CLaudio et Amelie
Mon voyage 2008 en Chine
by Evlyn · 2014-06-08 · 7 replies
De tous les voyages que j'ai pu faire en Asie, c'est mon voyage en Chine qui m'a le plus marqué… C'était en 2008 …. déjà 6 ans ! Notre projet était d'aller au Tibet mais malheureusement ou plutôt heureusement, à la place, nous avons fait un petit circuit dans le yunnan et j'ai a..do..ré … ! Voici le récit qui vient de mon blog : http://passionnasie.blogspot.fr

2ème partie du voyage 2008 : CHINE Notre parcours en Chine : 1) BEIJING - XIAN sur cette page 2) HENGDU - LIJIANG - SHANGRI-LA

Après une grande déception de n'avoir pas pu nous rendre au Tibet, inaccessible vu les évènements, voici les 3 vadrouilleuses en CHINE



Nous n'étions que nous 3 car Viviane qui était avec nous en Thailande est partie sur Katmandou pour aller faire un trek. Nous la retrouverons, Marie Claude et moi, là-bas aux environs du 18 avril et Mimi retournera chez elle à Phuket.

Je suis hyper contente car ma copine Ana (coéquipière 2007) va venir nous rejoindre à Pékin.. En effet, son mari a été muté pour 2 ans à Shangaï donc elle n'est pas trop loin et s'est décidée pour faire le circuit Chine avec nous..

Avant de commencer mon récit, je tiens à remercier MIMI pour son sympathique accueil dans sa maison à PHUKET où nous avons passé un agréable séjour bien reposant avant d'affronter notre parcours en Chine bien fatiguant, mais inoubliable !!

24 Mars 2008 : PEKIN : Ce n’est pas « Pékin Express » (pour ceux qui se souviennent de l’émission TV), mais presque. Nous ne vivons pas avec 1 euro par jour, mais avec très peu quand même… Hé oui ! les vieilles routardes sont un peu fauchées ! Mais il faut faire gaffe quand même… les vols intérieurs sont très chers : Bangkok / Pékin hou la la ! et le vol Kunming Katmandou (qui n’était pas prévu au programme) hou la la

Pour la petite anecdote le « hou la la » que nous employons souvent sans nous en rendre compte étonne bien les chinois et ils nous imitent en riant… D’autant plus que dès que nous arrivons à un endroit, nous devenons l’attraction principale et tous nous entourent et nous observent, certains même nous prennent en photo. Il faut dire que dans cet endroit, nous sommes les seuls touristes « blancs » parmi tous les autochtones… Je précise bien touristes européens car des touristes Chinois … hou la la … plein plein plein ! !

Ce n’est pas encore la saison et en ce début du mois d’avril il fait encore froid à Pékin… enfin BEIJING. Notre hôtel à BEIJING est dans une rue des hutongs (anciennes petites ruelles chinoises) en démolission en face d’une ruine et des gravats, choisi par Mimi, comme tous les autres hôtels en Chine, car elle a gardé toutes les cartes des hôtels où elle avait déjà été il y a quelques années.





J'aurais mieux aimé, comme avec les copines de l'année dernière, choisir en commun…ce qui est l'attrait d'un voyage individuel...mais .. il faut garder bonne figure pour rester en bon terme…

Pour l'instant, nous arrivons à 3 (Mimi, Marie Claude et moi) et prenons un « dormitory » à 4 lits superposés (douches à l'étage à droite vers la cuisine des routards et toilettes au fond dans la cour à droite).Cet hôtel était quand même super chouette !!







Notre hôtel « routard » mais sympathique était très bien placé – en plein centre ville proche des remparts… 1er jour à PEKIN : Notre planning de l’après midi : Visite de la place Tien Amen et de la Cité interdite. En sortant de l’hôtel, nous traversons les Hutongs … petites rues pavées où il fait bon flâner et « magasiner » comme disent les canadiens… Plein de shops chinoises : calligraphies – pinceaux – sculptures de toutes sortes. Maisons en bois typiques. Nous faisons chacune quelques petits achats de babioles – comme on dit : « merdouilles » vocabulaire argot que nous avons appris entre autres à mon amie Ana qui est Hollandaise.





Malheureusement, ces quartiers typiques chinois sont en démolition remplacés plus tard par des bâtiments en béton.

Nous arrivons finalement place Tien Amen. Mimi nous a laissé car elle connaît déjà. Moi aussi d’ailleurs, mais j’ai voulu y refaire un petit tour avec Marie Claude. Nous cherchons péniblement l’entrée de la Cité Interdite. Nous longeons la muraille et marchons dans la mauvaise direction, énervées de ne trouver personne qui parle Anglais. Après plusieurs piétinements, nous avons enfin trouvé l’entrée qui était de toute évidence devant …. Mais il était 16h 30 et la Cité fermait à 15h 30.

Grande déception qui vient se rajouter à celle du Tibet, surtout de Marie Claude qui, en plus, avait oublié dans les toilettes les babioles qu’elle avait achetées.

Nous retournons donc à notre hôtel avec grande difficulté car on se perd dans les petites ruelles. A notre arrivée… surprise : Ana arrivée de Shangaï m’attendait dans la chambre.

Ho ma petite Ana que je suis contente de te revoir ! nous allons boire un pot au restaurant de l’hôtel et Ana se commande un petit plat car elle a très faim…

Ensuite retour en soirée dans la chambre où je lui présente mes coéquipières… puis nous grimpons sur les lits du dessus, puisque mes coép s’étaient déjà appropriée des places du dessous …. Donc nous nous sacrifions (ce mot si contrariant je l’ai gardé en mémoire, car employé injustement par Mimi à propos des places de bus !! comme je l’expliquerai plus tard… ou plutôt non… pas la peine !). On se rend compte, au fur et à mesure de l'avancement du voyage, du caractère de chacune …

Pour la petite anecdote.. Mimi était dans la douche et avait oublié sa serviette de bain... sans complexe..elle est passée.. toute nue ..dans la cusine pour aller dans le couloir jusqu'à la chambre… il faut dire qu'il n'y avait personne que nous ... Ana était dans la cuisine, au téléphone avec son mari et elle lui dit en rigolant.. devine qui je viens de voir passer à poil !

Lendemain avec Mimi et Ana : visite de « summer palace » palais d’été que je me souviens avoir déjà vu lors de mon voyage avec mes collègues boulot en 2003 Mais j’ai beaucoup apprécié de revoir ces allées et ces arcades en bois sculptés le long d’un grand lac et le fameux bateau en marbre (pour ceux qui connaissent).

Marie Claude, encore sous le coup de la grande déception a préféré « ne plus rien voir de Pékin » et comme elle dit « ne voulait pas visite la Chine et donner son argent aux Chinois, mais aller au Tibet »……… nous aussi, nous sommes très déçues … mais faut bien se faire une raison et continuer notre voyage… Plus tard elle nous a même dit qu’elle avait failli annuler tout et reprendre un vol de retour ! ! Voilà un trait de caractère de Marie Claude qu'on ne connaissait pas…

Mais nous la retrouvons en fin de journée toute souriante (avec des paquets dans les bras) les magasins ça « requinque ». Elle a fait quand même la cité Interdite… donc, fort heureusement, la voilà plein d’enthousiasme pour la suite des aventures…..

Nous avons passé une journée pour voir évidemment la grande muraille … que j’avais déjà vu avec mes collègues de boulot et me souviens avoir passé une super journée à rire et à grimper toutes ses marches épuisées mais ravies….. Là notre ascension était beaucoup plus calme et tristounette…. Le lendemain, j'avais très mal aux mollets d'avoir monté toutes ces marches !!

Quant à Mimi, la baroudeuse habituée, comme elle dit, à toutes les situations les plus difficiles, s’est donné un défi : « aller jusqu’au bout de ses forces » et manger local et vivre local… pour prouver quoi ? L’éternelle jeunesse ? Ceci dit Chapeau …… quelle énergie !!

Elle mène ses troupes avec - mine de rien - une « autorité » que personne n'ose contredire, nous emmenant dans les hôtels « routards » où, comme je l'ai dit plus haut, elle avait déjà séjourné quelques années auparavant….

Donc si nous voulons que tout se passe dans une bonne entente, nous suivons allègrement…

Et la petite Ana est toujours joyeuse en en train de rire, ce que, plus tard me dira Marie Claude qui n'a pas participé à sa gaité ..... n'ayant pas le même sens de l'humour ! et ben.. c'est que nous n'avons sûrement pas les mêmes valeurs ! , je pourrais bien dire également que je n'ai pas beaucoup ri des choses qui la faisaient rire "elle" ... mais j'ai gardé ça pour moi !!! A quoi bon les mauvaises réflexions de ce genre !

Nos coép ont abandonné les « dormitory » local oui… mais faut pas pousser quand même !! hi hi hi !

Donc, après BEIJING, je partageais la chambre double avec Ana et Mimi avec Marie Claude.

En parlant de chambre... une anecdote à propos de Mimi qui demandait à chaque fois une petite faveur aux hôtels précisant qu'elle venait pour la 2ème fois en emmenant des clients.

Dans un hôtel, je crois que c'était à Dali, la réceptionniste lui dit tout bas (j'ai entendu) qu'elle lui réserve une meilleure chambre avec une terrasse et là-dessus nous délivre les 2 clés qu'on prend au hazard. Avec Ana on obtient une chambre avec une terrasse, pensant évidemment qu'il en était de même pour les 2 autres filles.... On commence à s'installer... arrive en furie Mimi qui nous dit que c'était une chambre que la patronne lui avait réservée.... elle parle.. elle parle.. elle parle.... et une 2ème fois en furie elle nous répète la même chose... et elle s'en va en fermant la porte, nous laissant héberluées ! ! il y a des manières plus correctes tout de même pour dire les choses !!

5 minutes après elle revient de nouveau en furie en recommençant une 3ème fois sa phrase que cette chambre était réservée pour ELLE ..etc.. etc... et moi je dis en riant.. "ça fait 3 fois que tu nous le dit" et elle referme la porte au nez d'Ana qui était en train de lui dire gentiment qu'on allait changer de chambre que ce n'était pas grave pour nous.... Mimi a filé en bas .... et nous avons eu le temps de changer et lui restituer celle avec une terrasse... en plus cela nous était complètement égal d'avoir une terrasse ! !

La pauvre Ana était dans tout ses états car trés sensible et encore sur le coup de l'étonnement d'avoir eu la porte si violement fermée devant son nez...

Mais le lendemain on a fait comme si de rien n'était et tout est redevenu dans l'ordre..

Je n'en veux pas à Mimi surtout qu'elle nous avait si bien reçu dans sa location à Phuket, car je suis très tolérante et je peux supporter... (jusqu'à une certaine limite...quand même) les caractères des unes et des autres, car je sais que moi aussi j'ai mes travers….

Voilà... je ferme la parenthèse ... la petite anecdote de l'hôtel est terminée... Petite introduction un peu longue.. je dois l’avouer… pour situer un peu les 4 voyageuses que nous sommes… Je n’ai pas parlé de moi : je me laisse mener par la meneuse. Je pense que je n’ai pas mon mot à dire sinon j’ai bien compris que si je n'étais pas contente.. Je pouvais virer toute seule ... Sympa les filles ! l'ambiance commence à se dégrader…. Comme quoi.. Les années se suivent mais ne se ressemblent pas…. l'année dernière mes coéquipières étaient super sympa et nous n'avons jamais eu de problèmes. D'ailleurs, nous sommes toujours restées en contact.

Nous écourtons notre séjour sur Pékin à cause de la disponibilité des train pour Xian… le prochain train était pour le lendemain ou alors pour dans 3 ou 4 jours…Nous aurions pu rester plusieurs jours mais Marie Claude avait envie de partir… drôle quand même… quand nous avons pris les billets d’avion à Phuket, c'est quand même elle qui a insisté pour aller à Pékin alors que c'était le billet le plus cher ! c'est ce que lui a fait remarquer gentiment Mimi … puisque nous avions déjà vu toutes les 2 cette ville. En tout cas j'aime cette ville et je me promets d'y revenir un jour..

Train BEIJING / XIAN en couchettes dures … … préférables aux couchettes molles, comme dit Mimi, elles sont identiques mais sans compartiments fermés donc plus en « contact avec les locaux »

Nous avions réservé les places du bas et les 2 autres filles en bas également dans le compartiment à côté, aucunement gênées par les chinois qui n’osaient pas venir s’asseoir en bas sur notre couchette à côté de nous, dans la journée, mais restaient dans les couloirs. Je ne me souviens plus de ce qu'il s'était passé mais c'était bien marrant !







Les trains couchettes sont confortables en Chine : les compartiments ont 3 lits de chaque côté et une petite table au milieu, utilisée essentiellement par les détenteurs des couchettes inférieures. Chaque lit comporte un oreiller et un duvet en principe très propre pour ce qui est du train BEIJING / XIAN.

Dans chaque compartiment il y a un thermos rempli ou à remplir d’eau bouillante. Chaque fin de wagon vous avez la machine à eau chaude. L’eau chaude sert également pour les nouilles instantanées très prisées pendant les voyages en train et qui font office de petits déjeuners déjeuner et dîners.

Les Chinois se déplacent partout avec leur récipient à thé ou thermos ainsi que leur thé.

Arrivée à XIAN : journée libre pour nous. Ana et Marie Claude ont été voir l’armée enterrée (déjà vu pas envie de revoir) et Mimi et moi avons été chacune de notre côté « magasiner »….. En dehors de l'Armée enterrée l'intérêt de la ville est limité et 2/3 jours suffisent largement à en faire le tour. Nous avons visité le quartier musulman car XIAN est la première ville musulmane de Chine et il est surprenant de voir le mélange de deux types architecturaux différents. En effet les influences chinoises et arabes se mélangent parfaitement dans une harmonie inédite.









Autre petit resto très local où elles ont mangé (pas moi) … regardez la crasse .. j'vous dis pas l'hygiène là dedans .. mais mes coéquipières aiment dire qu'elles mangent local !! (c'est la raison pour laquelle Marie Claude a été malade comme un chien plus tard … son estomac n'a pas pu résister )



Moi ça m'a vraiment coupé l'appétit … je les ai laissé s'asseoir sur de minuscules tabourets plein de crasse et j'ai préféré aller faire un petit tour en les attendant … de toute façon le tabouret qui restait pour m'asseoir était dans le caniveau … je ne suis pas chochotte mais ce n'était du tout engageant ! ni appétissant ….. mais c'est mimi qui décide .. la pauvre Ana est contrariée mais n'ose pas me suivre…

Sinon on a profité de notre passage pour aller voir la très belle pagode de l'oie sauvage. e ne vais pas continuer à donner trop de détail, car j’ai quitté le clavier de l’ordi par obligation (impossible de me connecter à mon blog…. censure chinoise ! ! ? ?

Il me reste quand même quelques instants inoubliables que je m’empresse d’évoquer avant que ma petite mémoire me fasse défaut.

Le prochain endroit où nous allons m'a énormément marqué et j'en garde un très très bon souvenir ..

Après XIAN, nous prenons encore un train couchette pour CHENGDU..

http://passionnasie.blogspot.fr/search?updated-max=2010-01-20T13:03:00-08:00&max-results=1&start=2&by-date=false
Durée de mon voyage en Inde (photographe)
by Seiheki · 2015-11-10 · 27 replies
Bonjour, C'est la première fois que je pars en Inde après 2 voyages de 3 mois chacun au Népal depuis 2012 que je suis tombée amoureuse de ce pays. Je suis photographe free-lance et ai du temps devant moi avec 4 mois au plus de voyage cette année. J'ai prévu de faire le Kerala, Himalach pradesh et le Ladakh et ai distribué mon temps de voyage ainsi : du 15 janvier au 29 février : Kerala. du 1er mars au 1er avril : Himalach pradesh. du 1er avril au 1er mai : Ladakh. du 1er mai au 9 mai (retour Berlin) : après avoir rejoins Delhi de Leh, je me donne une bonne semaine afin d'aller jusqu'à Varanasi en bus. Que pensez vous de la façon dont j'ai planifié mon emploi du temps ? Est-ce que certaines régions méritent plus ou moins de temps ? Est-ce que 4 mois est trop et pourrais être revu à la baisse cad 3 mois ? J'aime me poser quelque part, faire du yoga, écrire, prendre des photos et trekker. J'adore la montagne et me demande si je n'ai pas prévu trop de temps au Kerala (?) au détriment de H.P et ladakh ? Merci de me donner vos avis :)
Le palu au Myanmar?
by HaZe5 · 2004-12-14 · 13 replies
Le Myanmar est un pays classé en zone "3" concernant le palu. Ce qui nous impose, selon les recommendations médicales, de prendre des traitements de type "3", au prix d'effets secondaires 😕 ....

Je pars mi Janvier 🙂. Pouvez vous me donner vos avis sur cette question. En effet, étant très "bio" de nature, comme beaucoup de personne, j'ai beaucoup de mal à me dire qu'il faut déjà m'inoculer une ribanbelle de vaccins importants pour le voyage ... Mais si je dois rajouter en plus 1 cacheton / jour (+ 1 mois en revenant) d'un medoc super balaize (et en plus doté d'effet secondaire désagréable) pour le palu... ça me donne vraiment la nauzée 🤪

Qu'en pensez vous qui y etes allés recemment ou les années précédentes à la même période ?
Entre Bangkok et Chiang Mai, y a quoi?
by VelvetBoy · 2013-05-22 · 14 replies
Bonjour chere communaute du voyage, je voyage depuis 5 mois et suis actuellement a Bangkok et le nord ouest de la thailande m'appelle avec notamment un ami qui va m'heberger a Chiang Mai.

Je voyage en bus et en train principallement. J'evite les vols. Je compte ainsi faire une boucle en montant par l'ouest de la thailande et ensuite en redescendant par l'est pour passer au Cambodge.

Mon budget est de 600 euros pour ce voyage d'1 mois en thailande. Je mange local. Je passe mes nuits, la pluspart du temps, en dortoir d'auberge de jeunesse. Il peut m'arriver de faire du couchsurfing.

J'aime les lieux et evenements authentiques. J'aime marcher (trekking), j'aime la baignade, la nature. J'aime aussi partager la vie des locaux, faire ce que les gens font quotidiennement. J'aime faire les choses par moi meme, je ne passe pas par des agences de tourisme, et encore moins pour faire des ballades a dos d'elephant par exemple !

Bon, j'en viens a mes questions : quels sont les villes et villages que vous me conseiller sur un itineraire Bangkok - Chiang Mai? quelles sont les "activites" possibles le long de cet axe?
Kirghizistan en août 2010: visa et bons plans?
by Korriganez · 2010-03-07 · 48 replies
Bonjour,

Nous partons un mois en asie centrale cet été, avec un bref passage au Kazakhstan, 2 semaines et demie au Kirghizistan et une semaine en Ouzbekistan.

La question principale pour l'instant est : mais quel est donc le tarif en 2010 du visa kirghize à l'aéroport de Bishkek ? J'ai vu sur pas mal de site qu'il y avait eu une augmentation dans les ambassades et les agences de voyage, cela s'est-il répercuté sur place ?

En fait, nous commençons par Almaty, donc soit on obtient un visa avant le départ et on rejoint le kirghizistan par la route, soit on prend l'avion jusqu'à Bishkek et on fait faire un visa à l'aéroport. Pour l'instant le plus simple que nous ayons trouvé pour obtenir un visa avant le départ c'est Visaexpress, mais ce n'est pas donné (80 euros plus les frais de poste). Apparemment on peut aussi obtenir un visa kirghize à l'ambassade française du Kazakhstan, mais là non plus, les tarifs ne sont pas indiqés sur le site (et ils sont difficiles à joindre !). Donc si quelqu'un a des infos récentes "cuvée 2010" je prends !

Autre petite question, est-il possible de faire des randos en solo sans être des caïds de la boussole ? A priori je pense qu'on fera un trek de 3-4 jours en passant par une agence avec guide, mais pour faire des randos à la journée, je suppose qu'on ne va pas trouver de chemins balisés ! 😉 Faut il obligatoirement se faire accompagner pour être sûr de ne pas se perdre ? Peut on trouver des cartes suffisemment détaillées avant de partir (ou sur une fois sur place ?).

Merci à vous ! Au vu de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici, je sens que ce voyage va être inoubliable !
Vol test Air Austral Réunion - Pékin?
by Chriswilliam · 2006-01-18 · 27 replies
mon épouse découvert une pub reunion - pékin du 2 avril au 7 avril vol unique comme c'est précisé dans le quotidien (dernière page ) et le jir (première page ) ..quelqu'un a t-il des précision a ce sujet, le voyage pourrais m'intéréssé ..merci

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