Results for "Oman"
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Namibie: Kaokoland ou un peu de Botswana?
Bonjour tous,
C'est en parlant avec Pierre (Pierre77) de l'Ouest américain que la Namibie est apparue au détour d'un clic. Quelle belle destination !😎 des paysages ET des animaux. En avant pour Août 2012 😎😛
Du coup j'ai commencé à lire les carnets de voyage des uns et des autres, à acheter guides et cartes. Mais voilà, je n'ai que 3 semaines et il y a des choix à faire.
Le principal étant de savoir si on inclue quelques jours au Botswana ?.
Ce qui milite pour : + animaux + sauvage + parc plus aquatique (hippo, crocodiles, …) + Possibilité d’aller jusqu’à Victoria Falls
Les contre : - compte tenu de notre durée limité il faut partir sur le principe de prendre la voiture à Windhoek et la rendre à la frontière à Victoria Falls, ce qui génère un surcoût d’environ 400 € par 4x4 - Il faudra faire des sacrifices en Namibie pour gagner quelques jours (le sud est déjà passé à la trappe, exit Fish River Canyon et Lüderitz)
En fait je pense que c'est soit le Kaokoland soit Chobe ... mais là impossible de trancher donc tous les avis qui permettent d'alimenter le débat sont le bien venu
A j'oubliais, nous serons deux familles de 4 donc 2 4x4 version escargot (tente sur le toit)
Merci d'avance🙂
Max
C'est en parlant avec Pierre (Pierre77) de l'Ouest américain que la Namibie est apparue au détour d'un clic. Quelle belle destination !😎 des paysages ET des animaux. En avant pour Août 2012 😎😛
Du coup j'ai commencé à lire les carnets de voyage des uns et des autres, à acheter guides et cartes. Mais voilà, je n'ai que 3 semaines et il y a des choix à faire.
Le principal étant de savoir si on inclue quelques jours au Botswana ?.
Ce qui milite pour : + animaux + sauvage + parc plus aquatique (hippo, crocodiles, …) + Possibilité d’aller jusqu’à Victoria Falls
Les contre : - compte tenu de notre durée limité il faut partir sur le principe de prendre la voiture à Windhoek et la rendre à la frontière à Victoria Falls, ce qui génère un surcoût d’environ 400 € par 4x4 - Il faudra faire des sacrifices en Namibie pour gagner quelques jours (le sud est déjà passé à la trappe, exit Fish River Canyon et Lüderitz)
En fait je pense que c'est soit le Kaokoland soit Chobe ... mais là impossible de trancher donc tous les avis qui permettent d'alimenter le débat sont le bien venu
A j'oubliais, nous serons deux familles de 4 donc 2 4x4 version escargot (tente sur le toit)
Merci d'avance🙂
Max
Jeu des photos 59ème épisode
Bonjour à tous et à toutes,
Je vais vous proposer ce cliché en vous demandant : où peut on rencontrer ce genre d' habitation?
Il ne vous est pas interdit d' aller plus loin et de trouver la ville par ex ou tout au moins la région
Je mettrai une autre photo tout à l' heure
Je vais vous proposer ce cliché en vous demandant : où peut on rencontrer ce genre d' habitation?
Il ne vous est pas interdit d' aller plus loin et de trouver la ville par ex ou tout au moins la région
Je mettrai une autre photo tout à l' heure
Utah: Escalante - Grand Staircase et?
Mon fils et son épouse vont partir dans l'Ouest pour 6 semaines en mai.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Où acheter de la vanille en Inde?
J'avais pour habitude d'acheter une excellente vanille à Madikeri dans le Karnataka pour un super rapport qualité/prix. Je pensais éviter de me rendre à Madikéri, cette année, exprès pour y acheter de la vanille, mais il semble que ce ne soit guère facile d'en trouver ailleurs (à un bon prix). Quelqu'un connaîtrait-il un endroit où en trouver ?
Retour et compte rendu d'une croisière sur le MSC Opera du 23 octobre au 3 novembre 2010
Bonjour à tous,
Avant de commencer mon C/R, je tiens à remercier tous les membres qui m’ont donné des informations avant départ mais aussi à vous tous qui vous inscrivez régulièrement dans les calendriers 2010 et 2011 bien connus maintenant dans la rubrique « croisières » de VF, je ne vous cite pas parce que je vais en oublier, mais sachez que j’ai environ 150 pseudos en tête et je sais souvent de qui il s’agit. Cela est dit.
Je précise maintenant qu’il est inutile de prendre le C/R qui va suivre comme une généralité à la Cie MSC, ce serait une erreur puisque après de nombreuses discussions avec des passagers qui connaissaient ce bateau, ils ont noté des différences et des changements, et aussi que d’un bateau à l’autre tout n’est pas similaire.
Ainsi ce qui suit est uniquement le C/R de la croisière du 23 oct au 03 nov 2010 sur le MSC OPERA. Mon C/R va se décliner jour par jour pour les escales, puis il y aura des thèmes (repas, animations, bateau, personnel….) et enfin tout ce qui a été remarqué sur notre expérience.
L’ITINERAIRE ETAIT LE SUIVANT :
VENISE-KOTOR (Monténégro)-mer-ATHENES (Grèce)-mer-YALTA (Ukraine)-ODESSA (Ukraine)-ISTAMBUL (Turquie)-mer-KATAKOLON (Grèce)-DUBROVNIK (Croatie)-VENISE
Les escales en demi-journée KOTOR ODESSA KATAKOLON DUBROVNIK Les escales en journée complète ATHENES ISTAMBUL YALTA Jours de mer = 3 JOUR 1 : VENISE T°16° Nuageux Nous sommes partis à 07h00 de Roissy et arrivés à Venise à 11h05 (avec escale à Rome). A l'intérieur du terminal des arrivées, un guichet vous vend des tickets de bus à 3€ (AVTO) pour aller jusqu'à la "Piazzale Roma", départ toutes les 10 minutes. Arrivés là, vous pouvez rejoindre le port avec des navettes de la Cie (gratuit) ou par le "shuttle train" à 1€ ou à pied. Si vous avez pris le vol avec la Cie, des personnels sont à l'aéroport pour vous transférer. A l'arrivée au port chaque bateau est indiqué, suivre les pancartes. Nous avons déposé nos bagages à l'entrée du terminal prévu puis on nous a indiqué de monter à l'étage pour les formalités d'embarquement. La première personne que l'on voit nous remet un N° d'embarquement, si vous avez fait la formalité "MSC Express" par leur site internet, on vous donne un N° plus rapide, nous avons eu le N°11, d'autres à côté de nous ont eu le N°27. "MSC Express" est gratuit sur le site MSC. Ensuite beaucoup de guichets nous attendent pour enregistrement de la CB et prise des photos individuelles. Puis on nous donne à chacun une carte MSC avec notre nom et prénom, le N° de service du diner, le N° de table, le nom du restaurant et aussi le N° de la cabine!!! Puis on attend l'appel de notre N°, on peut acheter des packages de boissons ici. On attend peu, à 13h30 nous sommes à bord. Nous allons vers la cabine qui est prête, nos 3 bagages arriveront à 17h30, 18h00 et 18h15. On a visité un peu le bateau en attendant nos bagages, il est très beau, les couleurs ne sont pas agressives et tout est très propre, puis fait l'exercice d'abandon du navire lorsque que quelqu'un m'appelle!!! c'est un membre de VoyageForum qui me reconnait grâce à des photos sur le blog, le contact est établi avec SMouans à 6 cabines de nous au même pont, le 9. Aujourd'hui, 5 navires sont au départ, nous partons en deuxième position derrière le NCL GEM vers 17h30, nous empruntons le canal qui mène à la place "San Marco", ce départ est absolument à ne pas rater. Des commentaires touristiques sont diffusés lors de ce départ. Les autres navires sont le Costa Victoria, le MSC Magnifica et le Splendour of the sea. Le soir arrive, nous dinons au deuxième service à 20h15, nous sommes à une table de 6 mais personne avec nous, puis dodo on s'est levé à 3h30 du matin.
Les escales en demi-journée KOTOR ODESSA KATAKOLON DUBROVNIK Les escales en journée complète ATHENES ISTAMBUL YALTA Jours de mer = 3 JOUR 1 : VENISE T°16° Nuageux Nous sommes partis à 07h00 de Roissy et arrivés à Venise à 11h05 (avec escale à Rome). A l'intérieur du terminal des arrivées, un guichet vous vend des tickets de bus à 3€ (AVTO) pour aller jusqu'à la "Piazzale Roma", départ toutes les 10 minutes. Arrivés là, vous pouvez rejoindre le port avec des navettes de la Cie (gratuit) ou par le "shuttle train" à 1€ ou à pied. Si vous avez pris le vol avec la Cie, des personnels sont à l'aéroport pour vous transférer. A l'arrivée au port chaque bateau est indiqué, suivre les pancartes. Nous avons déposé nos bagages à l'entrée du terminal prévu puis on nous a indiqué de monter à l'étage pour les formalités d'embarquement. La première personne que l'on voit nous remet un N° d'embarquement, si vous avez fait la formalité "MSC Express" par leur site internet, on vous donne un N° plus rapide, nous avons eu le N°11, d'autres à côté de nous ont eu le N°27. "MSC Express" est gratuit sur le site MSC. Ensuite beaucoup de guichets nous attendent pour enregistrement de la CB et prise des photos individuelles. Puis on nous donne à chacun une carte MSC avec notre nom et prénom, le N° de service du diner, le N° de table, le nom du restaurant et aussi le N° de la cabine!!! Puis on attend l'appel de notre N°, on peut acheter des packages de boissons ici. On attend peu, à 13h30 nous sommes à bord. Nous allons vers la cabine qui est prête, nos 3 bagages arriveront à 17h30, 18h00 et 18h15. On a visité un peu le bateau en attendant nos bagages, il est très beau, les couleurs ne sont pas agressives et tout est très propre, puis fait l'exercice d'abandon du navire lorsque que quelqu'un m'appelle!!! c'est un membre de VoyageForum qui me reconnait grâce à des photos sur le blog, le contact est établi avec SMouans à 6 cabines de nous au même pont, le 9. Aujourd'hui, 5 navires sont au départ, nous partons en deuxième position derrière le NCL GEM vers 17h30, nous empruntons le canal qui mène à la place "San Marco", ce départ est absolument à ne pas rater. Des commentaires touristiques sont diffusés lors de ce départ. Les autres navires sont le Costa Victoria, le MSC Magnifica et le Splendour of the sea. Le soir arrive, nous dinons au deuxième service à 20h15, nous sommes à une table de 6 mais personne avec nous, puis dodo on s'est levé à 3h30 du matin.
Voyage de six mois en Asie du Sud-Est: visa, mon sac, budget...?
Bonjour
Je part fin Janvier en Thaïlande (+Laos +Cambodge +Vietnam +Malaisie) pour 6 mois (fin janvier --> début Juillet) avec un budget de 7000€, j'ai besoin de votre avis, si j'oublie certaine chose importante, c'est mon premier grand Voyage.
Je voyage en Backpack, un millet de 55L avec un petit sac de 20L. Mon assurance voyage compris dans ma visa Premier.
J'ai l'intention de prendre mes billet fin octobre, pour janvier ce n'est pas trop tard ???? un vol A/R via Emirates ??
Pour le visa début novembre ce n'est pas trop tard ?, je suis de province et je ne peux pas monter à Paris pour le faire, je dois envoyé mon Formulaire thaïlandais, avec mon passeport en courrier suivi à l'ambassade (il n'y a pas de risque pour le passeport ?), Je prend un double entré ça veut dire que j'ai 2 mois quand je rentre et si je sort et que je rentre à nouveau j'ai encore 2 mois (avec possibilité d'extension de 30 jours au bureau de l'immigration en Thaïlande) c'est bien ça ou j'ai rien compris ?? Si j'ai besoin de rentré une 3em fois, je fais quoi ?
Pour les visas des autres pays, je peux les faire sur place, par exemple je suis en Thaïlande je part au laos, je peux faire le visa laotien à Bangkok, rendu au Laos je veux partir au Cambodge je peux le faire au Laos ??....🤪 Je n'ai pas besoin de faire de visa pour la Malaisie j'ai droit à 30 jours gratuit en tant français, c'est ok ??
Je n'ai pas encore fait d'itinéraire, mais j'ai une petite idée, Thaïlande centre -> Thaïlande nord -> Laos -> Vietnam Nord -> Vietnam Sud -> Cambodge -> Malaisie Est -> Malaisie Ouest -> retour Thaïlande sud. Je passerai d'un pays à l'autre via des vols interne AirAsia ou par voix terrestre je verrai au mieux, tout est à refaire ou c'est pas trop mal ??? Avec 1 mois Thaïlande, 1 mois Laos, 1 mois Vietnam, 1 mois Cambodge, 1 mois Malaisie et 1 mois encore pour la Thaïlande (eh oue il va falloir revenir en france 😕😕), j'espère que ça va ��tre bien !!
Dans mon sac, 3 polos (2 manches courtes, 1 manche longue) 2 pantalon de rando 4 caleçons + 1 de bain 😎 4 paires de chaussette Chaussure de rando Salomon, birkenstock au besoin j'achèterai des vêtements la bas !!!! Dentifrice, brosse a dent, savon d'alep, un peigne 😊, ma Skross, ma Fenix, mes chargeurs, un cel débloqué mes lonely planet Elastique Cordelette Moustiquaire que j'achèterai à Bangkok !! Photocopie des papiers. Passeport Un peu d'euros Fusil et couteau de chasse.......... non je blague 😎😎
Voila c'est à peu près tout, désolé c'est un pavé, j'essaie d'être le plus claire possible.
Autre question qui me trotte depuis longtemps, comment on fait pour se baigner quand on est seul à voyager, Pour les bagages je veux dire, imaginons je laisse mon sac de 55L (PS : J'ai un sursac pour avion cadenassé)à la Guesthouse, mon sac de 20L et mes papiers passeport, argent du jour, CB.... je mets ça ou ???
Voila c'est fini 😎
Je voyage en Backpack, un millet de 55L avec un petit sac de 20L. Mon assurance voyage compris dans ma visa Premier.
J'ai l'intention de prendre mes billet fin octobre, pour janvier ce n'est pas trop tard ???? un vol A/R via Emirates ??
Pour le visa début novembre ce n'est pas trop tard ?, je suis de province et je ne peux pas monter à Paris pour le faire, je dois envoyé mon Formulaire thaïlandais, avec mon passeport en courrier suivi à l'ambassade (il n'y a pas de risque pour le passeport ?), Je prend un double entré ça veut dire que j'ai 2 mois quand je rentre et si je sort et que je rentre à nouveau j'ai encore 2 mois (avec possibilité d'extension de 30 jours au bureau de l'immigration en Thaïlande) c'est bien ça ou j'ai rien compris ?? Si j'ai besoin de rentré une 3em fois, je fais quoi ?
Pour les visas des autres pays, je peux les faire sur place, par exemple je suis en Thaïlande je part au laos, je peux faire le visa laotien à Bangkok, rendu au Laos je veux partir au Cambodge je peux le faire au Laos ??....🤪 Je n'ai pas besoin de faire de visa pour la Malaisie j'ai droit à 30 jours gratuit en tant français, c'est ok ??
Je n'ai pas encore fait d'itinéraire, mais j'ai une petite idée, Thaïlande centre -> Thaïlande nord -> Laos -> Vietnam Nord -> Vietnam Sud -> Cambodge -> Malaisie Est -> Malaisie Ouest -> retour Thaïlande sud. Je passerai d'un pays à l'autre via des vols interne AirAsia ou par voix terrestre je verrai au mieux, tout est à refaire ou c'est pas trop mal ??? Avec 1 mois Thaïlande, 1 mois Laos, 1 mois Vietnam, 1 mois Cambodge, 1 mois Malaisie et 1 mois encore pour la Thaïlande (eh oue il va falloir revenir en france 😕😕), j'espère que ça va ��tre bien !!
Dans mon sac, 3 polos (2 manches courtes, 1 manche longue) 2 pantalon de rando 4 caleçons + 1 de bain 😎 4 paires de chaussette Chaussure de rando Salomon, birkenstock au besoin j'achèterai des vêtements la bas !!!! Dentifrice, brosse a dent, savon d'alep, un peigne 😊, ma Skross, ma Fenix, mes chargeurs, un cel débloqué mes lonely planet Elastique Cordelette Moustiquaire que j'achèterai à Bangkok !! Photocopie des papiers. Passeport Un peu d'euros Fusil et couteau de chasse.......... non je blague 😎😎
Voila c'est à peu près tout, désolé c'est un pavé, j'essaie d'être le plus claire possible.
Autre question qui me trotte depuis longtemps, comment on fait pour se baigner quand on est seul à voyager, Pour les bagages je veux dire, imaginons je laisse mon sac de 55L (PS : J'ai un sursac pour avion cadenassé)à la Guesthouse, mon sac de 20L et mes papiers passeport, argent du jour, CB.... je mets ça ou ???
Voila c'est fini 😎
Pluriel des monnaies étrangères?
Bonjour,
Les devises étrangères acceptent-elles toutes le pluriel ? Changer des dollars ou des roupies ne me pose aucun problème mais qu'en est-il des kyat (s?), des ngultrum (s?) ou des shekel (s?/im) ? La question paraîtra sans doute futile mais je me la pose chaque fois que je parle d'argent sur VF...
Les devises étrangères acceptent-elles toutes le pluriel ? Changer des dollars ou des roupies ne me pose aucun problème mais qu'en est-il des kyat (s?), des ngultrum (s?) ou des shekel (s?/im) ? La question paraîtra sans doute futile mais je me la pose chaque fois que je parle d'argent sur VF...
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal)
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Croisière en Grèce sur le M/V Cristal de Louis Cruise Lines
Bonjour à tous 🙂
Nous regardons présentement pour un voyage en Grèce, avec des escales dans les Cyclades, peut-être le circuit ; Découvertes helléniques chez Transat.
J'ai trouvé un forfait qui me semble intéressant , je veux dire pour les escales; Athènes, Istanbul, Mykonos, Santorin, Patmos, Kusadasi, Rhodes et Crète.
Une partie du voyage se déroule sur le M/V Cristal qui appartient à la compagnie Louis Cruise Lines.
Je cherche des infos, photos, commentaires, etc.. sur ce bateaux.
Quelqu'un a-t-il déjà pris ce bateau ?
Quelqu’un a-t-il déjà fait ce circuit ?
Je cherche aussi l'adresse du site où l'on peut voir l'intérieur des bateaux.
Merci a l’avance
Merci a l’avance
Nouvelle itinéraire de 17 jours en Namibie
Suite à vos conseils avisés, j'ai revu mon itinéraire à la baisse😕
Je tiens à vos suggestions et avis😉
Jour1: Windhoek- Spreethoogte pass B1+C24(205km)
Jour2: Spreethoogte pass-Sesriem C24-C14-C19-C27(135km)
Jour3: Sesriem- Sossuslei 135km
Jour4: Sesriem ou Naukfluft ou Solitaire C19-D831-D855-C14
(223 ou 266km)
Jour5: Naukfluft ou solitaire- Walvis Bay D854-C14 (214 où 273km)
Jour 6: Walvis Bay sortie enmer + Sandwich harbour
Jour 7: Walvis Bay- Spitzkoppe B2-C28-D1991-Moonlandscape-B2-D1918-D3716 (213km)
Jour8: Spitzkoppe-Twifelfontein D3716-D1930-C35-D2612(216km)
Jour9: Twifelfontein-Warmquelle D2612-C43 (189km)
Jour 10: Warmquelle-Opuwo C43-C3705 (144km)
Jour 11: Opuwo-Kamanjab C41-D3709-C35 (233km)
Jour 12: Kamanjab: la ferme aux guépards
Jour 13: Kamanjab-Etosha C40-D2694-D2710-C38 okaukuejo
(197km)
Jour 14: Etosha-Halali
Jour 15: Etosha- Onguma
Jour16: Etosha- Waterberg C38-B1-C42-D2863-B8-D2512 (332km)
Jour17: Waterberg-Windhoek D2512-C22-B1 (283km)
Sur le jour 17 est-ce de trop de monter jusqu'à Otjiwarongo pour voir la ferme aux crocodiles? Est-ce que cela en vaut la peine?
Opuwo ou plutot Purros pour la rencontre avec les Himbas?
Pour le jour 4 une nuit plutôt au Naukfluft ou à Solitaire?
Où dormir en camp à Kamanjab?
Merci à tous pour votre aide
Sur le jour 17 est-ce de trop de monter jusqu'à Otjiwarongo pour voir la ferme aux crocodiles? Est-ce que cela en vaut la peine?
Opuwo ou plutot Purros pour la rencontre avec les Himbas?
Pour le jour 4 une nuit plutôt au Naukfluft ou à Solitaire?
Où dormir en camp à Kamanjab?
Merci à tous pour votre aide
Voyage aux Cyclades en juin 2009
Kalimera à tous,
comme vous le devinez, je pars en Grèce le 6 juin jusqu'au 13. Depuis le temps que j'en rêve!! J'ai tout réservé par moi-même. J'ai reçu mes billets AR Lyon-Athènes via Zurich pour 295.10 euros. J'arrive à Athènes à 0h10. Il y a des métros toute la nuit? C'est 6 euros? J'ai réservé un hôtel près de la place Omonia 39 euros j'ai pas trouvé ça cher. Le lendemain, j'ai prévu la visite de l'Acropole et de Plaka de 9h30 à 12h30. Ca vous paraît faisable? J'ai vu que la visite du Parthénon est gratuite le 1er dimanche du mois : ça tombe bien le 7 juin est un dimanche! Ensuite je pars pour les Cyclades mais pas du Pirée, j'ai préféré Rafina. J'ai compté 1h30 de la Place Mavromateon. Quelqu'un peut confirmer? J'ai reçu ma réservation pour un bateau rapide Sea jets 46 euros. Quelqu'un connaît? J'arrive à Mykonos à 16h45. Ensuite, j'ai reçu ma quittance d'hôtel pour 4 nuits à Petinaros, 36 euros par nuit. Je compte aller à Delos le mardi de 10 à 15h. Le jeudi j'ai prévu la traversée vers Santorin et là est mon principal problème. C'est la seule réservation pour laquelle je n'ai aucune confirmation. Du coup j'ai appelé la société Paleologos hier qui m'a dit qu elle m'enverra un mail de confirmation quand les "timetables" seront finalisées. J'ai payé 38 euros pour un Flying Cat 4 que je prendrai à Mykonos sachant qu il fait tous les jours sauf 1 mercredi sur 2 Heraklion-Santorin-Mykonos-Santorin-Heraklion cf http://www.ferries.gr/hfd/Quelqu'un a déjà pris ce Flying cat?? J'arrive à 17h25 sur Santorin. Ensuite, je compte réserver ma nuit dans un hôtel de Karterados pour 35 euros. C'est pas trop loin de Thira et Oia? Le vendredi à 11h je compte faire l'excursion à 15 euros au volcan. Je repars à 15h30 de Santorin et rentre par ferry sur Athenes : 8h de traversée!! Arrivée à 23h25 pour un avion qui repart vers Lyon à 6h40 le lendemain. Du coup j ai pas réservé d hotel pour la derniere nuit : j'irai directement à l'aéroport. Ca sera intense mais j en rêve déjà. Le tout pour 630 euros!!
comme vous le devinez, je pars en Grèce le 6 juin jusqu'au 13. Depuis le temps que j'en rêve!! J'ai tout réservé par moi-même. J'ai reçu mes billets AR Lyon-Athènes via Zurich pour 295.10 euros. J'arrive à Athènes à 0h10. Il y a des métros toute la nuit? C'est 6 euros? J'ai réservé un hôtel près de la place Omonia 39 euros j'ai pas trouvé ça cher. Le lendemain, j'ai prévu la visite de l'Acropole et de Plaka de 9h30 à 12h30. Ca vous paraît faisable? J'ai vu que la visite du Parthénon est gratuite le 1er dimanche du mois : ça tombe bien le 7 juin est un dimanche! Ensuite je pars pour les Cyclades mais pas du Pirée, j'ai préféré Rafina. J'ai compté 1h30 de la Place Mavromateon. Quelqu'un peut confirmer? J'ai reçu ma réservation pour un bateau rapide Sea jets 46 euros. Quelqu'un connaît? J'arrive à Mykonos à 16h45. Ensuite, j'ai reçu ma quittance d'hôtel pour 4 nuits à Petinaros, 36 euros par nuit. Je compte aller à Delos le mardi de 10 à 15h. Le jeudi j'ai prévu la traversée vers Santorin et là est mon principal problème. C'est la seule réservation pour laquelle je n'ai aucune confirmation. Du coup j'ai appelé la société Paleologos hier qui m'a dit qu elle m'enverra un mail de confirmation quand les "timetables" seront finalisées. J'ai payé 38 euros pour un Flying Cat 4 que je prendrai à Mykonos sachant qu il fait tous les jours sauf 1 mercredi sur 2 Heraklion-Santorin-Mykonos-Santorin-Heraklion cf http://www.ferries.gr/hfd/Quelqu'un a déjà pris ce Flying cat?? J'arrive à 17h25 sur Santorin. Ensuite, je compte réserver ma nuit dans un hôtel de Karterados pour 35 euros. C'est pas trop loin de Thira et Oia? Le vendredi à 11h je compte faire l'excursion à 15 euros au volcan. Je repars à 15h30 de Santorin et rentre par ferry sur Athenes : 8h de traversée!! Arrivée à 23h25 pour un avion qui repart vers Lyon à 6h40 le lendemain. Du coup j ai pas réservé d hotel pour la derniere nuit : j'irai directement à l'aéroport. Ca sera intense mais j en rêve déjà. Le tout pour 630 euros!!
Escapade marocaine
Printemps 2007, petit voyage en couple ...
Mercredi 25 avril 2007
Notre vol AtlasBlue partant de Lyon vers 22h00, nous prenons l’autoroute depuis Genève en fin de journée pour à peine 1h20 de trajet jusqu’à l’aéroport de St-Exupéry. Notre avion décolle avec à peine 15 minutes de retard et le vol sera tranquille jusqu’à Marrakech. Vu l’arrivée tardive, nous avions organisé un pick-up à l’aéroport de la part de notre Dar. Le chauffeur est bien là et nous amène dans la Medina pour notre première nuit sur le sol marocain. La chambre est très correcte, même si le lit grince … A 04h00, le muezzin se fait entendre pour la première prière du jour.
Jeudi 26 avril 2007
Lever vers les 08h00, une bonne douche et départ pour le petit-déjeuner. Le pain est très bon. N’ayant pas eu le temps de faire du change, nous partons dans la Medina pour trouver un dab. Une femme nous aide à trouver ce que nous cherchons. Notre premier contact avec le Maroc est dépaysant : on se croirait revenu 50 ans en arrière, l’activité dans la Medina est incroyable. Nous prenons nos sous, retournons au Dar et réglons notre nuit. Puis, nous prenons un taxi pour aller chercher notre voiture de location que nous avions réservé depuis Genève. Le premier taxi refuse d’enclencher le compteur, nous décidons donc d’en prendre un autre qui pratiquera un tarif honnête. Nous arrivons à l’agence Yacout où on prend en charge notre Fiat Palio (25 Euros/jour). La sortie de Marrakech est épique vu la circulation. Mais nous ne perdons pas notre chemin et on prend la direction du col Tizi n’Tichka. Le paysage devient splendide dès les premiers kilomètres. Dommage, le temps est couvert et le ciel est bouché. Pour midi, on s’arrête « Chez Ahmed » à Taddart où on déguste une très bonne tagine d’agneau avec des brochettes et des côtelettes, le tout sur une terrasse à l’abri du vent. Il fait tout de même assez frais. Puis, continuation et passage du col direction Aït-Benhaddou. Le temps se découvre et dévoile des paysages splendides. A Tabouraht, nous prenons la route d’Aït, que nous traversons jusqu’à Asfalou, soit le village suivant. Notre destination, le Dar Aïcha, est marqué depuis la route et il faut pénétrer dans le village sur des chemins en terre, slalomer entre les maisons pour l’atteindre. On arrive sur un endroit de rêve, une maison splendide avec une terrasse donnant sur les jardins au bord de l’oued. Après un accueil chaleureux de Dominique, la patronne, on part à pied à travers les jardins direction le ksar d’Aït que nous atteignons après 45 minutes de marche. On franchit l’oued à gué et on visite le ksar qui est splendide. La vue depuis le haut de la colline est magnifique, mais le vent souffle fort. Il fait assez frais, mais il faut dire que nous sommes à plus de 1400m. d’altitude. Un orage lointain a fait monter les eaux et la traversée de l’oued se fait avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Dominique vient ensuite nous chercher en voiture. Pour le souper, Aïcha, la cuisinière, nous a préparé une succulente tagine de bœuf aux pommes et aux pruneaux ... avec une bouteille de vin marocain. La nuit sera très calme (pas de mosquée dans le coin) et reposante.
Vendredi 27 avril 2007
Au lever, le ciel est sans nuage, même s’il fait encore un peu frais. Nous prenons la route direction Ouarzazate que nous traversons sans problème. Les routes sont très bonne et la circulation facile. La ville semble agréable, même si nous ne voyons rien de particulier, à part des studios de cinéma à l’entrée de la cité. Après Ouarzazate, le paysage devient aride et désertique jusqu’à Skoula. Nous nous arrêtons pour le repas de midi sur une terrasse de la rue centrale de El-Kelaa-des-M’Gouna, où nos brochettes d’agneau sont très bonnes. Dom achète des pétales de rose à un petit papy qui nous lançait des regards et nous faisaient des sourires. Les gens sont très accueillants et aimables. Nous repartons direction les gorges du Dadès. La première partie est magnifique, avec des contrastes de couleur splendides. La route monte en lacets et nous nous arrêtons pour la nuit à l’hôtel « Berbère de la Montagne » où on prend une chambre avec la demi-pension. L’accueil est chaleureux, la chambre est propre. Nous mettons nos baskets et partons nous promener dans le village voisin au bord de la rivière. Nous sommes rapidement rejoints par 3 gamins qui nous accompagnent, mais sans rien nous réclamer, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’à maintenant. Nous passons la rivière sur un pont artisanal en bois et Dom a la trouille et manque de passer à l’eau. Cela fait rire une famille de Marocains qui se trouvent là. Nous mangeons un melon que nous avions acheté dans la journée et nous en partageons avec les 3 gosses qui semblent apprécier. On revient vers l’hôtel et on passe les gorges à pied le long de la route, pour aller prendre un thé de l’autre côté sur une terrasse. Au retour, une bonne douche chaude et on se rend dans la salle à manger où un bon feu brûle dans la cheminée. Il fait frais, mais nous sommes à plus de 1500m. Au souper, un couscous et une potée locale (oignons, tomates, agneau, poivron, épices), c’est très bon. La pluie se met à tomber alors que nous partons nous coucher. Un violent orage éclate pendant la nuit, avec un tonnerre assourdissant vu les montagnes environnantes. La journée fut riche en rencontres et en paysages splendides. Nous commençons à voir le vrai Maroc, la vie ne semble pas avoir changé depuis des années …
Samedi 28 avril 2007
Départ ce matin avec le soleil. Nous avons fait l’idéal : monter dans les gorges le soir et en redescendre le matin. C’est ainsi que la luminosité est la plus belle. Ces gorges sont vraiment splendides. Une fois à Boulmane-du-Dadès, on s’arrête à la sortie de la ville d’où la vue est magnifique. C’est aussi le coin des roses, plein d’enfants en vendent sur le bord des routes. Peu après Boulmane, l’épisode oueds débute … Une rivière a débordé et la route est couverte de boue, un camion s’est même enlisé. Nous passons tout de même. Nous voulons monter aux gorges du Toghdra : impossible, un oued a inondé la route … Donc on continue. Nous mangeons à Tinejad au restaurant « Le jardin de Ferkla » à la sortie de la ville. Superbe terrasse, super accueil et très bon repas. On voulait prendre le raccourci via Touroug pour Erfoud, impossible à cause …. d’un oued qui a débordé. On fait donc le détour via Er-Rachidia, puis on arrive au promontoir d’Aousfous. On a une vue splendide sur la palmeraie en contrebas. On peut voir que la rivière est particulièrement grossie et qu’elle a inondé une partie des berges. Arrivés à Aousfous, il y a un bouchon. Pourquoi ? L’oued a débordé … mais sérieusement cette fois, car la route est coupée et personne ne passe ! Des dizaines de véhicules sont bloqués. Le courant est encore fort, apparemment il faudra 3-4 heures au minimum pour l’eau baisse et que les plus gros véhicules puissent passer. On décide de ne pas attendre, car nous n’avons aucune garantie de passer avant la nuit, et ici pas d’hébergement en vue. Donc retour sur Er-Rachidia où nous trouvons un hôtel à côté de la gare routière. Sommaire, mais propre. Le quartier grouille, nous sommes les seuls occidentaux. Nous partons aux souks, aucune agressivité, aucune sollicitation. Nous mangeons au restaurant Inchimil sur la rue principale. C’est bon sans être vraiment spécial.
Dimanche 29 avril 2007
Lever tôt et petit-déjeuner sur une terrasse au soleil. Puis nous reprenons la route et nous décidons de partir en direction de la vallée du Drâa, plutôt que de tenter le passage jusqu’à Merzouga vu les inondations. Le temps est beau et plus chaud. Les oueds sont maintenant rentrés dans leur lit. Du coup, on profite pour monter dans les gorges de Toghdra vu que c’est sur le chemin. Le début de la route est vraiment splendide avec des couleurs incroyables. Les touristes sont nombreux à monter, même avec des cars. Une fois en haut, l’endroit est impressionnant avec des falaises de plusieurs centaines de mètres qui entourent la gorge. On profite des lieux au soleil, en se trempant les pieds dans la rivière, puis on reprend la route. Pour midi, on s’arrête à l’entrée de Boulmane où on mange sur une belle terrasse qui surplombe la ville. Puis redépart, direction Ouarzazate. Evidemment, on se dirige tout droit vers l’orage. La vallée du Drâa est le seul endroit où les nuages sont présents … ça s’appelle de la poisse ? La route traverse de belles montagnes, style « ouest américain ». On attendra demain pour les photos, en espérant du soleil. Après Agdz, on prend la direction des « Jardins de Tameghalt », une belle auberge en pleine nature. Il y a même une piscine, mais vu le temps… Le chemin est parsemé de flaques et on ne voit pas où on roule. C’est l’aventure … Les chambres sont très propres. On mange sur place, les portions sont énormes. La nuit sera calme, sans pluie, le ciel s’est dégagé.
Lundi 30 avril 2007
On prend le petit-déjeuner sur la terrasse au soleil. Les flaques ont diminué, on n’aura pas de peine à sortir d’ici. On reprend la direction du sud, de Zagora. La vallée est belle, avec tout le long de l’oued une belle palmeraie. Nous arrivons à Zagora où on se gare pour aller nous promener et boire un thé. On achète aussi des fruits et des épices au souk, après avoir goûté plusieurs échantillons et discuté avec un commerçant. La ville est sympa le long de sa rue principale. Après cette pause, on repart toujours vers le sud, direction les dunes de Tindouf. Il y a là un monticule de sable (une dune) où on fait un tour en chameau, histoire de marquer le coup. Puis on repart vers le nord, pour remonter toute la vallée du Drâa. On s’arrête juste pour manger quelques fruits sur le bord de la route. Vers 17h00, on arrive à Asfalou où on retrouve Dominique et sa splendide maison. Cet endroit est vraiment exceptionnel. Le souper du soir, concocté par Aïcha, est une nouvelle fois excellent (poulet au citron, vermicelles aux raisins et épices). Il y a de l’air, la nuit sera agréable.
Mardi 1er mai 2007
Avant de reprendre la route, on pousse 3 km plus haut jusqu’à Tamdaght. L’arrivée à la kasbah est vraiment extraordinaire. On part faire une balade dans les jardins où il y a des roses sauvages. Puis on repart direction le Tichka. La route est splendide, le temps est cette fois au beau fixe. Le paysage est impressionnant et sauvage. Comme à l’aller on s’arrête chez Ahmed à Taddart, sur la terrasse. Des hommes vendent des morilles sur le bord de la route, mais nous y renonçons puisque nous ne savons pas ce que cela vaut. Puis nous avalons les derniers kilomètres jusqu’à Marrakech. A l’entrée de la ville, la circulation redevient dantesque. Mais avec le plan, nous trouvons facilement l’agence de location pour rendre notre Fiat. Nous restituons la voiture et discutons avec le patron qui est très sympa. Il nous ramène même à la Medina, ce qui nous économise un taxi. Le reste de la journée sera consacré aux souks et à la place Jemaa-el-Fna. Les souks sont grouillants de monde, mais les vendeurs ne sont encore pas trop insistants. La place, elle, est incroyable de monde, touristes et indigènes mélangés. Il y a de l‘animation avec tout ce monde et les dizaines de stands de nourriture et de boissons. La nuit à l’hôtel sera assez bruyante avec les rues de la Medina et le muezzin à 0400h.
Mercredi 2 mai 2007
Matinée consacrée aux achats, notamment de chaussures pour les enfants . On négocie, on parlemente, tout en souriant. Le prix qui nous est proposé est trop haut alors nous quittons les lieux. Le vendeur nous rattrape dans la rue et nous vend les baskets choisies au prix que nous voulions finalement … Il faut le vivre, c’est vraiment l‘image du souk que l’on se fait, mais toujours dans la bonne humeur. Nous voyons tout de même des touristes (français) qui se comportent comme des malotrus, étant malhonnêtes et hautains, voire limite racistes, avec les Marocains. Sur la place Jemaa-el-Fna, il y a des charmeurs de serpents et je prends une vipère autour du cou, pour faire une photo. Nous quittons cet univers incroyable pour faire nos sacs et nous préparer à aller à l’aéroport. Pour l’aéroport, pas de compteur, il faut négocier le prix. Nous trouvons un taxi avec qui nous obtenons un bon prix et départ pour l’aéroport. Là, c’est aussi le souk, il n’y a que quelques guichets d’ouverts pour une foule de départs. Nous voyons même Gérard Jugnot à côté de nous. Après quelques jours sans poisse, ça recommence : 6 heures de retard et nous arrivons à Lyon au milieu de la nuit au lieu de 2100h. Le vol a été tranquille et le retour à la maison sera pénible vu la fatigue.
Mercredi 25 avril 2007
Notre vol AtlasBlue partant de Lyon vers 22h00, nous prenons l’autoroute depuis Genève en fin de journée pour à peine 1h20 de trajet jusqu’à l’aéroport de St-Exupéry. Notre avion décolle avec à peine 15 minutes de retard et le vol sera tranquille jusqu’à Marrakech. Vu l’arrivée tardive, nous avions organisé un pick-up à l’aéroport de la part de notre Dar. Le chauffeur est bien là et nous amène dans la Medina pour notre première nuit sur le sol marocain. La chambre est très correcte, même si le lit grince … A 04h00, le muezzin se fait entendre pour la première prière du jour.
Jeudi 26 avril 2007
Lever vers les 08h00, une bonne douche et départ pour le petit-déjeuner. Le pain est très bon. N’ayant pas eu le temps de faire du change, nous partons dans la Medina pour trouver un dab. Une femme nous aide à trouver ce que nous cherchons. Notre premier contact avec le Maroc est dépaysant : on se croirait revenu 50 ans en arrière, l’activité dans la Medina est incroyable. Nous prenons nos sous, retournons au Dar et réglons notre nuit. Puis, nous prenons un taxi pour aller chercher notre voiture de location que nous avions réservé depuis Genève. Le premier taxi refuse d’enclencher le compteur, nous décidons donc d’en prendre un autre qui pratiquera un tarif honnête. Nous arrivons à l’agence Yacout où on prend en charge notre Fiat Palio (25 Euros/jour). La sortie de Marrakech est épique vu la circulation. Mais nous ne perdons pas notre chemin et on prend la direction du col Tizi n’Tichka. Le paysage devient splendide dès les premiers kilomètres. Dommage, le temps est couvert et le ciel est bouché. Pour midi, on s’arrête « Chez Ahmed » à Taddart où on déguste une très bonne tagine d’agneau avec des brochettes et des côtelettes, le tout sur une terrasse à l’abri du vent. Il fait tout de même assez frais. Puis, continuation et passage du col direction Aït-Benhaddou. Le temps se découvre et dévoile des paysages splendides. A Tabouraht, nous prenons la route d’Aït, que nous traversons jusqu’à Asfalou, soit le village suivant. Notre destination, le Dar Aïcha, est marqué depuis la route et il faut pénétrer dans le village sur des chemins en terre, slalomer entre les maisons pour l’atteindre. On arrive sur un endroit de rêve, une maison splendide avec une terrasse donnant sur les jardins au bord de l’oued. Après un accueil chaleureux de Dominique, la patronne, on part à pied à travers les jardins direction le ksar d’Aït que nous atteignons après 45 minutes de marche. On franchit l’oued à gué et on visite le ksar qui est splendide. La vue depuis le haut de la colline est magnifique, mais le vent souffle fort. Il fait assez frais, mais il faut dire que nous sommes à plus de 1400m. d’altitude. Un orage lointain a fait monter les eaux et la traversée de l’oued se fait avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse. Dominique vient ensuite nous chercher en voiture. Pour le souper, Aïcha, la cuisinière, nous a préparé une succulente tagine de bœuf aux pommes et aux pruneaux ... avec une bouteille de vin marocain. La nuit sera très calme (pas de mosquée dans le coin) et reposante.
Vendredi 27 avril 2007
Au lever, le ciel est sans nuage, même s’il fait encore un peu frais. Nous prenons la route direction Ouarzazate que nous traversons sans problème. Les routes sont très bonne et la circulation facile. La ville semble agréable, même si nous ne voyons rien de particulier, à part des studios de cinéma à l’entrée de la cité. Après Ouarzazate, le paysage devient aride et désertique jusqu’à Skoula. Nous nous arrêtons pour le repas de midi sur une terrasse de la rue centrale de El-Kelaa-des-M’Gouna, où nos brochettes d’agneau sont très bonnes. Dom achète des pétales de rose à un petit papy qui nous lançait des regards et nous faisaient des sourires. Les gens sont très accueillants et aimables. Nous repartons direction les gorges du Dadès. La première partie est magnifique, avec des contrastes de couleur splendides. La route monte en lacets et nous nous arrêtons pour la nuit à l’hôtel « Berbère de la Montagne » où on prend une chambre avec la demi-pension. L’accueil est chaleureux, la chambre est propre. Nous mettons nos baskets et partons nous promener dans le village voisin au bord de la rivière. Nous sommes rapidement rejoints par 3 gamins qui nous accompagnent, mais sans rien nous réclamer, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’à maintenant. Nous passons la rivière sur un pont artisanal en bois et Dom a la trouille et manque de passer à l’eau. Cela fait rire une famille de Marocains qui se trouvent là. Nous mangeons un melon que nous avions acheté dans la journée et nous en partageons avec les 3 gosses qui semblent apprécier. On revient vers l’hôtel et on passe les gorges à pied le long de la route, pour aller prendre un thé de l’autre côté sur une terrasse. Au retour, une bonne douche chaude et on se rend dans la salle à manger où un bon feu brûle dans la cheminée. Il fait frais, mais nous sommes à plus de 1500m. Au souper, un couscous et une potée locale (oignons, tomates, agneau, poivron, épices), c’est très bon. La pluie se met à tomber alors que nous partons nous coucher. Un violent orage éclate pendant la nuit, avec un tonnerre assourdissant vu les montagnes environnantes. La journée fut riche en rencontres et en paysages splendides. Nous commençons à voir le vrai Maroc, la vie ne semble pas avoir changé depuis des années …
Samedi 28 avril 2007
Départ ce matin avec le soleil. Nous avons fait l’idéal : monter dans les gorges le soir et en redescendre le matin. C’est ainsi que la luminosité est la plus belle. Ces gorges sont vraiment splendides. Une fois à Boulmane-du-Dadès, on s’arrête à la sortie de la ville d’où la vue est magnifique. C’est aussi le coin des roses, plein d’enfants en vendent sur le bord des routes. Peu après Boulmane, l’épisode oueds débute … Une rivière a débordé et la route est couverte de boue, un camion s’est même enlisé. Nous passons tout de même. Nous voulons monter aux gorges du Toghdra : impossible, un oued a inondé la route … Donc on continue. Nous mangeons à Tinejad au restaurant « Le jardin de Ferkla » à la sortie de la ville. Superbe terrasse, super accueil et très bon repas. On voulait prendre le raccourci via Touroug pour Erfoud, impossible à cause …. d’un oued qui a débordé. On fait donc le détour via Er-Rachidia, puis on arrive au promontoir d’Aousfous. On a une vue splendide sur la palmeraie en contrebas. On peut voir que la rivière est particulièrement grossie et qu’elle a inondé une partie des berges. Arrivés à Aousfous, il y a un bouchon. Pourquoi ? L’oued a débordé … mais sérieusement cette fois, car la route est coupée et personne ne passe ! Des dizaines de véhicules sont bloqués. Le courant est encore fort, apparemment il faudra 3-4 heures au minimum pour l’eau baisse et que les plus gros véhicules puissent passer. On décide de ne pas attendre, car nous n’avons aucune garantie de passer avant la nuit, et ici pas d’hébergement en vue. Donc retour sur Er-Rachidia où nous trouvons un hôtel à côté de la gare routière. Sommaire, mais propre. Le quartier grouille, nous sommes les seuls occidentaux. Nous partons aux souks, aucune agressivité, aucune sollicitation. Nous mangeons au restaurant Inchimil sur la rue principale. C’est bon sans être vraiment spécial.
Dimanche 29 avril 2007
Lever tôt et petit-déjeuner sur une terrasse au soleil. Puis nous reprenons la route et nous décidons de partir en direction de la vallée du Drâa, plutôt que de tenter le passage jusqu’à Merzouga vu les inondations. Le temps est beau et plus chaud. Les oueds sont maintenant rentrés dans leur lit. Du coup, on profite pour monter dans les gorges de Toghdra vu que c’est sur le chemin. Le début de la route est vraiment splendide avec des couleurs incroyables. Les touristes sont nombreux à monter, même avec des cars. Une fois en haut, l’endroit est impressionnant avec des falaises de plusieurs centaines de mètres qui entourent la gorge. On profite des lieux au soleil, en se trempant les pieds dans la rivière, puis on reprend la route. Pour midi, on s’arrête à l’entrée de Boulmane où on mange sur une belle terrasse qui surplombe la ville. Puis redépart, direction Ouarzazate. Evidemment, on se dirige tout droit vers l’orage. La vallée du Drâa est le seul endroit où les nuages sont présents … ça s’appelle de la poisse ? La route traverse de belles montagnes, style « ouest américain ». On attendra demain pour les photos, en espérant du soleil. Après Agdz, on prend la direction des « Jardins de Tameghalt », une belle auberge en pleine nature. Il y a même une piscine, mais vu le temps… Le chemin est parsemé de flaques et on ne voit pas où on roule. C’est l’aventure … Les chambres sont très propres. On mange sur place, les portions sont énormes. La nuit sera calme, sans pluie, le ciel s’est dégagé.
Lundi 30 avril 2007
On prend le petit-déjeuner sur la terrasse au soleil. Les flaques ont diminué, on n’aura pas de peine à sortir d’ici. On reprend la direction du sud, de Zagora. La vallée est belle, avec tout le long de l’oued une belle palmeraie. Nous arrivons à Zagora où on se gare pour aller nous promener et boire un thé. On achète aussi des fruits et des épices au souk, après avoir goûté plusieurs échantillons et discuté avec un commerçant. La ville est sympa le long de sa rue principale. Après cette pause, on repart toujours vers le sud, direction les dunes de Tindouf. Il y a là un monticule de sable (une dune) où on fait un tour en chameau, histoire de marquer le coup. Puis on repart vers le nord, pour remonter toute la vallée du Drâa. On s’arrête juste pour manger quelques fruits sur le bord de la route. Vers 17h00, on arrive à Asfalou où on retrouve Dominique et sa splendide maison. Cet endroit est vraiment exceptionnel. Le souper du soir, concocté par Aïcha, est une nouvelle fois excellent (poulet au citron, vermicelles aux raisins et épices). Il y a de l’air, la nuit sera agréable.
Mardi 1er mai 2007
Avant de reprendre la route, on pousse 3 km plus haut jusqu’à Tamdaght. L’arrivée à la kasbah est vraiment extraordinaire. On part faire une balade dans les jardins où il y a des roses sauvages. Puis on repart direction le Tichka. La route est splendide, le temps est cette fois au beau fixe. Le paysage est impressionnant et sauvage. Comme à l’aller on s’arrête chez Ahmed à Taddart, sur la terrasse. Des hommes vendent des morilles sur le bord de la route, mais nous y renonçons puisque nous ne savons pas ce que cela vaut. Puis nous avalons les derniers kilomètres jusqu’à Marrakech. A l’entrée de la ville, la circulation redevient dantesque. Mais avec le plan, nous trouvons facilement l’agence de location pour rendre notre Fiat. Nous restituons la voiture et discutons avec le patron qui est très sympa. Il nous ramène même à la Medina, ce qui nous économise un taxi. Le reste de la journée sera consacré aux souks et à la place Jemaa-el-Fna. Les souks sont grouillants de monde, mais les vendeurs ne sont encore pas trop insistants. La place, elle, est incroyable de monde, touristes et indigènes mélangés. Il y a de l‘animation avec tout ce monde et les dizaines de stands de nourriture et de boissons. La nuit à l’hôtel sera assez bruyante avec les rues de la Medina et le muezzin à 0400h.
Mercredi 2 mai 2007
Matinée consacrée aux achats, notamment de chaussures pour les enfants . On négocie, on parlemente, tout en souriant. Le prix qui nous est proposé est trop haut alors nous quittons les lieux. Le vendeur nous rattrape dans la rue et nous vend les baskets choisies au prix que nous voulions finalement … Il faut le vivre, c’est vraiment l‘image du souk que l’on se fait, mais toujours dans la bonne humeur. Nous voyons tout de même des touristes (français) qui se comportent comme des malotrus, étant malhonnêtes et hautains, voire limite racistes, avec les Marocains. Sur la place Jemaa-el-Fna, il y a des charmeurs de serpents et je prends une vipère autour du cou, pour faire une photo. Nous quittons cet univers incroyable pour faire nos sacs et nous préparer à aller à l’aéroport. Pour l’aéroport, pas de compteur, il faut négocier le prix. Nous trouvons un taxi avec qui nous obtenons un bon prix et départ pour l’aéroport. Là, c’est aussi le souk, il n’y a que quelques guichets d’ouverts pour une foule de départs. Nous voyons même Gérard Jugnot à côté de nous. Après quelques jours sans poisse, ça recommence : 6 heures de retard et nous arrivons à Lyon au milieu de la nuit au lieu de 2100h. Le vol a été tranquille et le retour à la maison sera pénible vu la fatigue.
Sites pour réserver des vols internes en Inde?
Bonjour.
Pourriez vous m'indiquez des sites via le net qui proposent une réservation pour des vols internes en INDE? Pour visiter la région du KERALA, au départ de Paris, dans quelle ville vaut il mieux attérir en sachant que nous ferons la côte de Cochin à la pointe Sud Kaniyakumari, et la ville de laquelle il faudra décoller? Merci d'avance.
Pourriez vous m'indiquez des sites via le net qui proposent une réservation pour des vols internes en INDE? Pour visiter la région du KERALA, au départ de Paris, dans quelle ville vaut il mieux attérir en sachant que nous ferons la côte de Cochin à la pointe Sud Kaniyakumari, et la ville de laquelle il faudra décoller? Merci d'avance.
Les fautes de français
bonjour,
je remarque avec tristesse, la recrudescence des fautes de français sur bon nombre de forums!!
Pourriez-vous, s'il vous plait, faire attention à votre écriture.
Cela est dommage, nous avons une si belle langue!!
Merci d'avance.
message posté le 24 juillet 2007 à 19h38
je remarque avec tristesse, la recrudescence des fautes de français sur bon nombre de forums!!
Pourriez-vous, s'il vous plait, faire attention à votre écriture.
Cela est dommage, nous avons une si belle langue!!
Merci d'avance.
message posté le 24 juillet 2007 à 19h38
Quels objets souvenirs symbolisent le mieux un pays?
Bonjour,
parmis les pays ou les régions du monde que vous traversez il vous arrive à tous de vouloir rapporter un objet souvenir de ce pays.
Par exemple un papyrus ou une statuette d'Egypte. Une matriochka de Russie Un parfum de France
Pourriez vous me donner par pays le nom des objets symbolisant le mieux un souvenir ???
Merci de votre aide.
Par exemple un papyrus ou une statuette d'Egypte. Une matriochka de Russie Un parfum de France
Pourriez vous me donner par pays le nom des objets symbolisant le mieux un souvenir ???
Merci de votre aide.
Retour de 13 jours au Sri Lanka en décembre 2016 avec 2 adolescents
Bonjour,
Ci dessous le retour d'info sur un périple de 13 jours au SL avec 2 ados 15 & 16 ans.
Nous avons beaucoup utilisé ce forum pour réaliser ce voyage, nous faisons donc logiquement un retour d'info que l'on espèrera pratique pour les futurs chanceux propices au départ :)
De manière générale, prévoyez de vous lever tôt (perso entre 6 et 7h30 tous les jours) pour profiter de moins de monde, du soleil (souvent voilé après 13h) et de moins de chaleur.
Nous avons choisis un chauffeur via ce Forum que nous recommandons vivement : Shashi Khuma. Nous avons tout organisé avec lui via mail, il nous a conseillé des hotels/Ghest Houses et après avoir fait notre choix, il les a réservé pour nous (prix < booking !). Aucun versement d'acompte demandé, et Shashi était bien au RDV.Il sait être discret, avec une conduite très safe. Lorsque nos enfants voulaient se reposer, il nous déposait en ville pour se balader ou prendre un verre le soir, et il nous amenait les enfants 1h30 plus tard (sympa!). De plus, il a compris dés la 1ére journée que l'on voulait sortir des sentiers touristiques (lorsque cela était possible) et il ne nous a jamais emmené dans une boutique, plantation ou autre sans que nous l'ayons demandé... En bref, Shashi a été quelqu'un de précieux pour la réussite de ce voyage, de grande confiance, et vraiment attachant. Parle très bien Anglais. Ecoutez le sur Facebook : Shashi Khuma Sri Lankan driver Prix et contact par mail si vous voulez.
VOL : Compagnie OMAN AIR, prix/billet = 540 €, avec stop A/R à Mascate de 2h30 et 3h00. Vraiment bien, avion très récent, bon service, aucun retard..... impeccable. Arrivée à Colombo à 15h30, et départ direct pour Sirigiya (4h30 de trajet pour 135 km !!)
- Jour 2 à 4 : 3 nuits à Sirigiya (Nice Place Hotel, très bien positionné, chambres récentes vraiment bien, très propre (56 €/2pax/nuit/en B&B), diner avec buffet locale bon mais un peu cher pour là bas (9 €/pax). Visite de Sirigiya Rocks (4h / à faire le matin), Visite de Dambulla (3H /privilègier une après midi de pluie), Visite de Polonnaruwa (5 à 6h / privilègier le vélo/ à faire) Surprise de Shashi = Petite piste sableuse pour coucher de soleil sur Sirigiya Rock... génial Grimpette au 2ème rocher (en face à4 km). Vraiment à faire. Les ados ont presque préféré au Sirigiya Rock.... Beaucoup plus nature et beaucoup moins de monde.
- Jour 4/5 : 1 nuit à Kandy (trajet Sirigiya / Kandy = 4 h). Hotel River Side Villa (40€ en B&B / chambre simple, très propre, piscine, vue magnifique sur la rivière) Visite temple de la dent (1 h). Un peu déçu, très beau, mais restreint. Pas mal de monde. Il pleuvait. Verre au Helgas Folies (maison totalement folle dans les hauteurs de Kandy) en Tuk Tuk. Sympa et maison vraiment déconnectée... Globalement Kandy ne nous a pas charmer. Pour nous 1 jour suffisait.
jour 5 à 7 : Kandy vers Ella (trajet 3h30). Hotel Ella : Sky Green (53 €/nuit), chambre sans charme, simple, mais vue magnifique sur les montagnes. Bien pour Ella. - Durant le transport : Visite plantation GlennTea, Darambulla falls et Street foods dans Nuwera Eliya - Ballade Ella Rock (superbes, mais fatiguant). Ne pas manquer de déjeuner au restaurant Garden View (à 20 m des rails du train).... Super bon, très dépaysant, famille Sri Lankaise adorable et vraiment pas cher (22 € pour 5) - Ballade Little Adams peak. Superbe aussi mais totalement différent d'avec Ella Rock. Les 2 sont à faire.
Jour 7 : Trajet Ella/Tissamaharama = 1h15 de jungle train (génial) + 4h de voiture (route superbe) Nuit Tissa. Hotel Moon Beam Heaven (45 €/B&B), Super, propre, piscine. Top durant le trajet : - jungle train - Descente de Lipton Seat à pieds (vraiment magnifique plantation, paysage grandiose) - Diyaluma falls (chutes d'eau de 170m !). 10 mn de grimpette et baignade sous la chute d'eau seuls avec les singes... Super expérience. Shashi n'était pas chaud car la route est bien moins bonne que la route principale, mais vraiment cela vaut le coup... ne rallonge pas le temps de trajet pour Tissa. - Temple de Buduruwagala (Boudha de pierre) en fin de journée. Seuls. Très sereins. Bien
Jour 8 : Safari Yala + trajet vers Welligama (3h + arrêt sur plage Tangalle). Nuit Welligama : Jaga Bay Hotel (55 €/B&B). Shashi nous a eu 1 des 3 bungalow sur la plage. les enfants étaient dans une chambre. Très bien, mobilier simple, lumière crue ! mais endroit charmant et charmeur, piscine, nourriture très bonne et peu chère. - Safari Yala : Vraiment décevant. Ne vaut pas le temps passé (levé 4h45) ni le prix demandé (15.000 Rps tout compris). 3 éléphants perdus, des oiseaux de couleurs incroyables, crocodiles, phacochères, ... It's all ! - Dej et plage de Tangalle : vaut vraiment un arrêt baignade + dej
jour 9/10 : Welligama Jaga Bay Hotel - Surf le jour de Noel - Snorkelling à Polhena (bien, tortue, pleins de poisson multicolor...) Ados ravis - Réveillon sur la plage de Mirissa. Festif mais très (trop) touristique. Restau bof, mais bonne ambiance festive - Re surf - Excursion pour les baleines (on en avait jamais vu) : A fuir !! vu 3 ou 4 bout de baleines, mais plus de 20 boat peoples totalement chargés... - Ne manquez pas le restau Chief Akila Kitchen (3 km après la fin de la plage de Welligama (à droite en regardant la mer). Chercher sur les forums... endroit petit, planté sur la roche, vue incroyable. On commande le poisson et il arrive 20 mn après avec Akila en Tuk Tuk qui va ensuite le préparer.... compter 2h en tout mais cela vaut vraiment le coup, on est en famille. Nourriture extremement bonne (gouter également les pancakes chocolate :))
jour 11 : Welligama/Anawatuna (1h15) Hotel The Rocks (45€ B&B), pas mal. Calme, très bien placé. - Plongée bouteille pour les adultes. Bien mais visibilité limitée... Plage pour les ados.
Jour 12 : Welligama / Galle / Negombo (45mn + 3h) Hotel Negombo ??? (oublié le nom car trouvé à la dernière minute par Shashi car celui que nous avions choisis avait augmenté drastiquement ses prix... on a donc demandé à Shashi d'en trouver un autre). Aucun intérét de prendre un bel hotel vu l'heure du réveil prévu ! - Plage le matin. dej à Welligama juqu'à 15h - Visite Galle : Sympa, à faire. Une ville de bonne taille sur la mer. (2h mini) - Arrivée Negombo 20h. Diner à The Port Restaurant sur la plage (la dernière, glups). Très sympathique endroit, bon poisson et bonne musique... Sympa pour la fin.
- Jour 13 : retour.
En synthèse : Voyage enchanteur. Paysages vraiment grandioses. Sri Lankais incroyablement gentils. Nous avons eu zéro stress, aucune appréhension. Pas de regards mauvais. Météo vraiment clémente pour décembre (que deux 1/2 journée de pluie et 3 jours de gris moyen). A refaire, on resterai plus dans les terres et moins sur les plages (même si c'est sympa !) Voyage rythmé, mais les ados ont bien suivi (seule ma fille dormait en voiture). C'était un bon rythme pour nous. Chaque trajet était ponctué d'arrêts multiple et de visite, donc pas d'impression de long trajet (sauf 1er et dernier jour). Ne peut se faire qu'avec un chauffeur (vraiment une option à prendre en compte lorsque l'on a que 15 jours). Nos préférés : Diyaluma falls, 2ème rocher de Sirigiya, Lipton et Ella Rock, jungle train.... Les moins aimés : Les Baleines & Yala (mais nous avions fait la Tanzanie, donc...) Budget total : 6400 € tout inclus A votre disposition pour de plus amples infos, et on envie ceux qui y partent bientôt.... Antoine
De manière générale, prévoyez de vous lever tôt (perso entre 6 et 7h30 tous les jours) pour profiter de moins de monde, du soleil (souvent voilé après 13h) et de moins de chaleur.
Nous avons choisis un chauffeur via ce Forum que nous recommandons vivement : Shashi Khuma. Nous avons tout organisé avec lui via mail, il nous a conseillé des hotels/Ghest Houses et après avoir fait notre choix, il les a réservé pour nous (prix < booking !). Aucun versement d'acompte demandé, et Shashi était bien au RDV.Il sait être discret, avec une conduite très safe. Lorsque nos enfants voulaient se reposer, il nous déposait en ville pour se balader ou prendre un verre le soir, et il nous amenait les enfants 1h30 plus tard (sympa!). De plus, il a compris dés la 1ére journée que l'on voulait sortir des sentiers touristiques (lorsque cela était possible) et il ne nous a jamais emmené dans une boutique, plantation ou autre sans que nous l'ayons demandé... En bref, Shashi a été quelqu'un de précieux pour la réussite de ce voyage, de grande confiance, et vraiment attachant. Parle très bien Anglais. Ecoutez le sur Facebook : Shashi Khuma Sri Lankan driver Prix et contact par mail si vous voulez.
VOL : Compagnie OMAN AIR, prix/billet = 540 €, avec stop A/R à Mascate de 2h30 et 3h00. Vraiment bien, avion très récent, bon service, aucun retard..... impeccable. Arrivée à Colombo à 15h30, et départ direct pour Sirigiya (4h30 de trajet pour 135 km !!)
- Jour 2 à 4 : 3 nuits à Sirigiya (Nice Place Hotel, très bien positionné, chambres récentes vraiment bien, très propre (56 €/2pax/nuit/en B&B), diner avec buffet locale bon mais un peu cher pour là bas (9 €/pax). Visite de Sirigiya Rocks (4h / à faire le matin), Visite de Dambulla (3H /privilègier une après midi de pluie), Visite de Polonnaruwa (5 à 6h / privilègier le vélo/ à faire) Surprise de Shashi = Petite piste sableuse pour coucher de soleil sur Sirigiya Rock... génial Grimpette au 2ème rocher (en face à4 km). Vraiment à faire. Les ados ont presque préféré au Sirigiya Rock.... Beaucoup plus nature et beaucoup moins de monde.
- Jour 4/5 : 1 nuit à Kandy (trajet Sirigiya / Kandy = 4 h). Hotel River Side Villa (40€ en B&B / chambre simple, très propre, piscine, vue magnifique sur la rivière) Visite temple de la dent (1 h). Un peu déçu, très beau, mais restreint. Pas mal de monde. Il pleuvait. Verre au Helgas Folies (maison totalement folle dans les hauteurs de Kandy) en Tuk Tuk. Sympa et maison vraiment déconnectée... Globalement Kandy ne nous a pas charmer. Pour nous 1 jour suffisait.
jour 5 à 7 : Kandy vers Ella (trajet 3h30). Hotel Ella : Sky Green (53 €/nuit), chambre sans charme, simple, mais vue magnifique sur les montagnes. Bien pour Ella. - Durant le transport : Visite plantation GlennTea, Darambulla falls et Street foods dans Nuwera Eliya - Ballade Ella Rock (superbes, mais fatiguant). Ne pas manquer de déjeuner au restaurant Garden View (à 20 m des rails du train).... Super bon, très dépaysant, famille Sri Lankaise adorable et vraiment pas cher (22 € pour 5) - Ballade Little Adams peak. Superbe aussi mais totalement différent d'avec Ella Rock. Les 2 sont à faire.
Jour 7 : Trajet Ella/Tissamaharama = 1h15 de jungle train (génial) + 4h de voiture (route superbe) Nuit Tissa. Hotel Moon Beam Heaven (45 €/B&B), Super, propre, piscine. Top durant le trajet : - jungle train - Descente de Lipton Seat à pieds (vraiment magnifique plantation, paysage grandiose) - Diyaluma falls (chutes d'eau de 170m !). 10 mn de grimpette et baignade sous la chute d'eau seuls avec les singes... Super expérience. Shashi n'était pas chaud car la route est bien moins bonne que la route principale, mais vraiment cela vaut le coup... ne rallonge pas le temps de trajet pour Tissa. - Temple de Buduruwagala (Boudha de pierre) en fin de journée. Seuls. Très sereins. Bien
Jour 8 : Safari Yala + trajet vers Welligama (3h + arrêt sur plage Tangalle). Nuit Welligama : Jaga Bay Hotel (55 €/B&B). Shashi nous a eu 1 des 3 bungalow sur la plage. les enfants étaient dans une chambre. Très bien, mobilier simple, lumière crue ! mais endroit charmant et charmeur, piscine, nourriture très bonne et peu chère. - Safari Yala : Vraiment décevant. Ne vaut pas le temps passé (levé 4h45) ni le prix demandé (15.000 Rps tout compris). 3 éléphants perdus, des oiseaux de couleurs incroyables, crocodiles, phacochères, ... It's all ! - Dej et plage de Tangalle : vaut vraiment un arrêt baignade + dej
jour 9/10 : Welligama Jaga Bay Hotel - Surf le jour de Noel - Snorkelling à Polhena (bien, tortue, pleins de poisson multicolor...) Ados ravis - Réveillon sur la plage de Mirissa. Festif mais très (trop) touristique. Restau bof, mais bonne ambiance festive - Re surf - Excursion pour les baleines (on en avait jamais vu) : A fuir !! vu 3 ou 4 bout de baleines, mais plus de 20 boat peoples totalement chargés... - Ne manquez pas le restau Chief Akila Kitchen (3 km après la fin de la plage de Welligama (à droite en regardant la mer). Chercher sur les forums... endroit petit, planté sur la roche, vue incroyable. On commande le poisson et il arrive 20 mn après avec Akila en Tuk Tuk qui va ensuite le préparer.... compter 2h en tout mais cela vaut vraiment le coup, on est en famille. Nourriture extremement bonne (gouter également les pancakes chocolate :))
jour 11 : Welligama/Anawatuna (1h15) Hotel The Rocks (45€ B&B), pas mal. Calme, très bien placé. - Plongée bouteille pour les adultes. Bien mais visibilité limitée... Plage pour les ados.
Jour 12 : Welligama / Galle / Negombo (45mn + 3h) Hotel Negombo ??? (oublié le nom car trouvé à la dernière minute par Shashi car celui que nous avions choisis avait augmenté drastiquement ses prix... on a donc demandé à Shashi d'en trouver un autre). Aucun intérét de prendre un bel hotel vu l'heure du réveil prévu ! - Plage le matin. dej à Welligama juqu'à 15h - Visite Galle : Sympa, à faire. Une ville de bonne taille sur la mer. (2h mini) - Arrivée Negombo 20h. Diner à The Port Restaurant sur la plage (la dernière, glups). Très sympathique endroit, bon poisson et bonne musique... Sympa pour la fin.
- Jour 13 : retour.
En synthèse : Voyage enchanteur. Paysages vraiment grandioses. Sri Lankais incroyablement gentils. Nous avons eu zéro stress, aucune appréhension. Pas de regards mauvais. Météo vraiment clémente pour décembre (que deux 1/2 journée de pluie et 3 jours de gris moyen). A refaire, on resterai plus dans les terres et moins sur les plages (même si c'est sympa !) Voyage rythmé, mais les ados ont bien suivi (seule ma fille dormait en voiture). C'était un bon rythme pour nous. Chaque trajet était ponctué d'arrêts multiple et de visite, donc pas d'impression de long trajet (sauf 1er et dernier jour). Ne peut se faire qu'avec un chauffeur (vraiment une option à prendre en compte lorsque l'on a que 15 jours). Nos préférés : Diyaluma falls, 2ème rocher de Sirigiya, Lipton et Ella Rock, jungle train.... Les moins aimés : Les Baleines & Yala (mais nous avions fait la Tanzanie, donc...) Budget total : 6400 € tout inclus A votre disposition pour de plus amples infos, et on envie ceux qui y partent bientôt.... Antoine
Le Mali mange … (en bambara)
Mali bè dumuni na …
Le Mali mange …
– bamanankan na (en bambara) :
Mali la, dumuni bè kè tile kònò sinyè saba. Nka, o se tè Maliden caman ye. Mògò minw bè dumuni kè sinyè kelen dòròn tile kònò, olu de ka ca. Fana saba minw bè dun tile kònò, olu tògò ye : daraka, tileròfana ani suròfana. Dumuni fòlò bè wele daraka ; o bè kè sògòma fè. Dumuni filanan, n’o ye tileròfana, o bè dun tilegan de fè. Tile dumuni sabanan bè kè ni fitiri kòfè. O bè wele suròfana.
Komin mògòw ka sòrò tè kelen ye, u ka dumuni kèta fana tè se ka kè kelen ye. Sègènbaatòw ka daraka ye seri jè wala tosira ye. Se dòònin bè mògò minw ye, olu bè mòni wala seri min, nka sukaro, nònò kumu ni fèènè bè kè olu ta la. Dòw bè sagasen wala misisen ni ngòmi wala furufuru de dun daraka la. Nbuuru de ka di tubabulamògòw ye. Sògòma joona fè, olu b’u ka baarakèden ye. Sògòma joona fè, olu b’u ka baaraden bila ka taa nbuuru kalanman san. Olu bè nbuuru cèci, ka nare k’a la, k’a dun. N’o man di mògò minw ye, olu bè shèfan jiran, k’o ni nbuuru dun. U bè tila ka dite wala kafe min o kan. Denmisènw bè nbuuru de tigètigè, k’o kè nònò goniman na, k’o dun.
Mali la, kini de bè kè mògò caman ka tileròfana ye. Midi waati kònò, Bamakò faama n’a sègènbaatòw bèe bè kini de dun. Nka, naw de b’u ka dumuniw bò nyògòn na. Faamaw ka na tobilen bè a sòrò o falen be sogo wala jègè kènè ni nakòfènw na. K’a sòrò, sègènbaatòw ka na tobilen tè foyi wèrè ni sogo piripara, furu wala jègè jalen tè. Olu bè mèèn k’a sòrò u ma sogo nyuman da u nèn kan.
Tileròfana dumunen kò, mògò caman bè dite wuli, k’o min : dite in bè wuli sinyè saba. A wuliko fòlò ka kuna iko jalaji, filanan ka timi dòònin, sabanan kòni ye sukaroji yèrèyèrè de ye. O de kosòn, a bè fò Mali la ko dite wuliko fòlò ye cèw ta ye, filanan ye musow ta ye, sabanan ye denmisènw ta ye. Mali la, ni barokèlaw man kan ka taa so k’a sòrò u man dite wuliko sabanan min.
Su fè, dubakònòmògò caman bè to ni ganna, wala basi ni nyuguna de dun. Nka, tubabulamògòw ni waritigiw bè se ka salati ni sogo jeninen, wala shè jirannen ni komitèrè kè suròfana ye. Mògò wèrè bè ku wala woso balabala, k’o ni salati dun.
Maliden caman b’u sigi bilèli kan, dugu ma, ka dumuni kè u bolo la. Kini ni na bè kè tasaw de kònò, k’u sigi. Ni dumuni sigira, mògò min ka kòrò ni bèè ye, o de bè na kè kini kan. Ale fòlò de b’a tègè bila dumuni na fana. Denmisènw bè kinitasa da minè. Olu man kan ka baro kè dumuni kun na fana. Tubabulamògòw bè dumuni kè tabali de la. Olu bè dumuni k’u kun asèti de kònò. U ka dumunikèminènw ye furusèti, muru ni kutu de ye.
Mali la, musow de bè tobili kè. Olu de bè dumuni sigi, ka dumunikèminènw cè fana. Cèw man kan ka don gabugu kònò yèrè.
– en français (tubabukan na) :
Au Mali, on mange trois fois par jour. Mais beaucoup de Maliens n’en ont pas les moyens. Ceux qui ne mangent qu’une seule fois par jour sont nombreux. Les trois repas s’appellent : petit déjeuner, déjeuner et dîner. Le premier repas s’appelle petit déjeuner, pris le bon matin. Le déjeuner, qui est le deuxième repas, se prend entre midi et 14 heures. Le troisième repas de la journée se prend après le crépuscule. Il se dit dîner.
Puisque les Maliens ne gagnent pas la même chose, les repas aussi ne peuvent pas être les mêmes. Le petit déjeuner des pauvres est une bouillie simple ou du tô de la veille. Les gens qui ont un peu de moyens, boivent de la bouillie à grumeaux ou de la bouillie, mais la rehausse avec du sucre, du lait caillié ou avec de la crème de lait. Autres mangent au petit déjeuner des pattes de mouton ou de bœuf avec des galettes ou des petites galettes cuites avec beaucoup d’huile. Mais c’est le pain que les Occidentalisés aiment. De bon matin, leur serviteur est envoyé acheter du pain chaud. Ensuite les gens prennent du thé ou du café. Les enfants découpent le pain en petits merceaux, le trempent dans du lait chaud et le mangent.
Au Mali, c’est le riz qui sert de déjeuner à beaucoup de personnes. Autour de midi, les fortunés et les pauvres de Bamako mangent tous du riz. Mais ce sont les sauces qui différencient ces repas. La sauce cuite pour les fortunés est pleine de viande ou de poisson frais avec des légumes. Cependant, la sauce des pauvres ne se compose que de la viande de nulle valeur, de la panse et du poisson séché. Ils restent longtemps sans manger de la bonne viande.
Après le repas de midi, beaucoup de personnes font du thé et le boivent : on le fait cuire trois fois. La première infusion est amère comme du jus d’acacia, la deuxième est un peu sucrée, en ce qui est la troisième, c’est de la vraie eau sucrée. C’est la raison pour laquelle on dit au Mali que la première infusion « thé » est pour les hommes, la deuxième pour les femmes et la troisième pour les enfants. Quand on reçoit des visiteurs au Mali, on peut faire du thé pour eux. Mais ils ne doivent plus quitter la maison tant qu’ils n’ont pas bu la troisième infusion.
La nuit, les gens des grandes familles mangent du tô avec une sauce-gombo ou du couscous avec une sauce de feuilles. Mais les familles occidentalisées et les riches mangent au dîner de la viande grillée au feu de bois et de la salade, ou du poulet frit avec de la pomme de terre. D’autres font cuire de l’igname ou de la patate et les mangent avec de la salade.
Beaucoup de Maliens s’asseyent sur une natte par terre et mangent à la main. On sert le riz et la sauce dans des terrines. En servant le repas, c’est la personne la plus âgée qui met la sauce sur le riz. De surcroît, elle est la première qui met la main dans le plat. Les enfants doivent tenir le rebord de la terrine. Ils ne doivent pas s’entretenir aussi pendant les repas. Les Maliens occidentalisés mangent à table. Eux se servent dans des assiettes. Comme couvert, ils ont des fourchettes, des couteaux et des cuillers.
Au Mali, ce sont les femmes qui font la cuisine, qui servent le repas, et qui ramassent les plats. Les hommes ne doivent même pas entrer dans la cuisine ....
+++++++++++++++++++++
Ka sèbènkalan nisòndiya ! Bonne lecture !
– bamanankan na (en bambara) :
Mali la, dumuni bè kè tile kònò sinyè saba. Nka, o se tè Maliden caman ye. Mògò minw bè dumuni kè sinyè kelen dòròn tile kònò, olu de ka ca. Fana saba minw bè dun tile kònò, olu tògò ye : daraka, tileròfana ani suròfana. Dumuni fòlò bè wele daraka ; o bè kè sògòma fè. Dumuni filanan, n’o ye tileròfana, o bè dun tilegan de fè. Tile dumuni sabanan bè kè ni fitiri kòfè. O bè wele suròfana.
Komin mògòw ka sòrò tè kelen ye, u ka dumuni kèta fana tè se ka kè kelen ye. Sègènbaatòw ka daraka ye seri jè wala tosira ye. Se dòònin bè mògò minw ye, olu bè mòni wala seri min, nka sukaro, nònò kumu ni fèènè bè kè olu ta la. Dòw bè sagasen wala misisen ni ngòmi wala furufuru de dun daraka la. Nbuuru de ka di tubabulamògòw ye. Sògòma joona fè, olu b’u ka baarakèden ye. Sògòma joona fè, olu b’u ka baaraden bila ka taa nbuuru kalanman san. Olu bè nbuuru cèci, ka nare k’a la, k’a dun. N’o man di mògò minw ye, olu bè shèfan jiran, k’o ni nbuuru dun. U bè tila ka dite wala kafe min o kan. Denmisènw bè nbuuru de tigètigè, k’o kè nònò goniman na, k’o dun.
Mali la, kini de bè kè mògò caman ka tileròfana ye. Midi waati kònò, Bamakò faama n’a sègènbaatòw bèe bè kini de dun. Nka, naw de b’u ka dumuniw bò nyògòn na. Faamaw ka na tobilen bè a sòrò o falen be sogo wala jègè kènè ni nakòfènw na. K’a sòrò, sègènbaatòw ka na tobilen tè foyi wèrè ni sogo piripara, furu wala jègè jalen tè. Olu bè mèèn k’a sòrò u ma sogo nyuman da u nèn kan.
Tileròfana dumunen kò, mògò caman bè dite wuli, k’o min : dite in bè wuli sinyè saba. A wuliko fòlò ka kuna iko jalaji, filanan ka timi dòònin, sabanan kòni ye sukaroji yèrèyèrè de ye. O de kosòn, a bè fò Mali la ko dite wuliko fòlò ye cèw ta ye, filanan ye musow ta ye, sabanan ye denmisènw ta ye. Mali la, ni barokèlaw man kan ka taa so k’a sòrò u man dite wuliko sabanan min.
Su fè, dubakònòmògò caman bè to ni ganna, wala basi ni nyuguna de dun. Nka, tubabulamògòw ni waritigiw bè se ka salati ni sogo jeninen, wala shè jirannen ni komitèrè kè suròfana ye. Mògò wèrè bè ku wala woso balabala, k’o ni salati dun.
Maliden caman b’u sigi bilèli kan, dugu ma, ka dumuni kè u bolo la. Kini ni na bè kè tasaw de kònò, k’u sigi. Ni dumuni sigira, mògò min ka kòrò ni bèè ye, o de bè na kè kini kan. Ale fòlò de b’a tègè bila dumuni na fana. Denmisènw bè kinitasa da minè. Olu man kan ka baro kè dumuni kun na fana. Tubabulamògòw bè dumuni kè tabali de la. Olu bè dumuni k’u kun asèti de kònò. U ka dumunikèminènw ye furusèti, muru ni kutu de ye.
Mali la, musow de bè tobili kè. Olu de bè dumuni sigi, ka dumunikèminènw cè fana. Cèw man kan ka don gabugu kònò yèrè.
– en français (tubabukan na) :
Au Mali, on mange trois fois par jour. Mais beaucoup de Maliens n’en ont pas les moyens. Ceux qui ne mangent qu’une seule fois par jour sont nombreux. Les trois repas s’appellent : petit déjeuner, déjeuner et dîner. Le premier repas s’appelle petit déjeuner, pris le bon matin. Le déjeuner, qui est le deuxième repas, se prend entre midi et 14 heures. Le troisième repas de la journée se prend après le crépuscule. Il se dit dîner.
Puisque les Maliens ne gagnent pas la même chose, les repas aussi ne peuvent pas être les mêmes. Le petit déjeuner des pauvres est une bouillie simple ou du tô de la veille. Les gens qui ont un peu de moyens, boivent de la bouillie à grumeaux ou de la bouillie, mais la rehausse avec du sucre, du lait caillié ou avec de la crème de lait. Autres mangent au petit déjeuner des pattes de mouton ou de bœuf avec des galettes ou des petites galettes cuites avec beaucoup d’huile. Mais c’est le pain que les Occidentalisés aiment. De bon matin, leur serviteur est envoyé acheter du pain chaud. Ensuite les gens prennent du thé ou du café. Les enfants découpent le pain en petits merceaux, le trempent dans du lait chaud et le mangent.
Au Mali, c’est le riz qui sert de déjeuner à beaucoup de personnes. Autour de midi, les fortunés et les pauvres de Bamako mangent tous du riz. Mais ce sont les sauces qui différencient ces repas. La sauce cuite pour les fortunés est pleine de viande ou de poisson frais avec des légumes. Cependant, la sauce des pauvres ne se compose que de la viande de nulle valeur, de la panse et du poisson séché. Ils restent longtemps sans manger de la bonne viande.
Après le repas de midi, beaucoup de personnes font du thé et le boivent : on le fait cuire trois fois. La première infusion est amère comme du jus d’acacia, la deuxième est un peu sucrée, en ce qui est la troisième, c’est de la vraie eau sucrée. C’est la raison pour laquelle on dit au Mali que la première infusion « thé » est pour les hommes, la deuxième pour les femmes et la troisième pour les enfants. Quand on reçoit des visiteurs au Mali, on peut faire du thé pour eux. Mais ils ne doivent plus quitter la maison tant qu’ils n’ont pas bu la troisième infusion.
La nuit, les gens des grandes familles mangent du tô avec une sauce-gombo ou du couscous avec une sauce de feuilles. Mais les familles occidentalisées et les riches mangent au dîner de la viande grillée au feu de bois et de la salade, ou du poulet frit avec de la pomme de terre. D’autres font cuire de l’igname ou de la patate et les mangent avec de la salade.
Beaucoup de Maliens s’asseyent sur une natte par terre et mangent à la main. On sert le riz et la sauce dans des terrines. En servant le repas, c’est la personne la plus âgée qui met la sauce sur le riz. De surcroît, elle est la première qui met la main dans le plat. Les enfants doivent tenir le rebord de la terrine. Ils ne doivent pas s’entretenir aussi pendant les repas. Les Maliens occidentalisés mangent à table. Eux se servent dans des assiettes. Comme couvert, ils ont des fourchettes, des couteaux et des cuillers.
Au Mali, ce sont les femmes qui font la cuisine, qui servent le repas, et qui ramassent les plats. Les hommes ne doivent même pas entrer dans la cuisine ....
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Ka sèbènkalan nisòndiya ! Bonne lecture !
Éléphants du Cameroun
Sachant qu'il est trop dangereux de s'aventurer dans l'extrême Nord, où est-il possible de voir des éléphants? Dans quelle réserve? Si oui avec quelle agence ou quel guide? Je souhaite aussi visiter une ou deux chefferies traditionnelles. Merci d'avance à celles et ceux qui me renseigneront.
Dix contes bambara (Mali)
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si t u en as d'autres ce sera parfait!
Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré, chanteuse malienne
Bonjour à tous :)
Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;) Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :( Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".
Merci en avance, Michal
PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)
Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;) Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :( Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".
Merci en avance, Michal
PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)











