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Quelles pension en Polynésie Française?
by MaXdu70 · 2018-08-04 · 4 replies
bonjour,

j'ai fini mon itinéraire à travers plusieurs iles de PF et maintenant je cherche les pensions.

J'ai donc déjà quelques adresses, et il m'en manque quelques unes.

Je cherche à dormir pas cher, au départ je pensais à la tente, mais faut que j'apporte mon matelas gonflable D4 et aussi 2 duvets .... si je peux éviter. Alors j'ai trouver des dortoirs à 20 € en moyenne.

Il me manque à Maupiti, Bora Bora et Bora Bora.

Pour RAiatea, j'ai à la Pension des 3 Cascades, mais c'est 58 € la nuit mais si on peut trouver moins cher en dortoir alors c'est cool.

Pour Tikehau, j'ai la pension Justine, mais 62 euro par personne en demi pension. Pareil, si on peut trouver moins cher ...

Pour Tahiti, j'ai la pension Te Miti, 21 € en dortoir par personne. Impec sauf si vous me dites que les hotes ne sont pas agréables.

Pour Huahine j'ai la pension Guynette, qui est à 17 € le dortoir par personne.

Et pour Moorea, j'avais la pension Motu Iti, mais bon parait que c'est pas terrible ? ...

si vous avez quelques idées, je suis preneur. Merci à vous
Vols le plus court pour Asie du Sud-Est - Papeete (Polynésie-Française)?
by Fleurtje · 2008-07-25 · 10 replies
Bonjour !

Qui d'entre vous saurez quel itinéraire est le plus court pour aller de l'Asie du Sud Est à Papeete?

Je connais les vols à partir de LA, mais je ne sais pas du tout s'il y également des posibilités venant de l'autre côté 🤪. Faudrait-il passer par l'Australie?

Merci 🙂

Fleur
Planification d'un tour du monde: bloqué à Papeete
by Marcel78 · 2008-02-04 · 14 replies
Salut,

En train de plannifier mon itinéraire, j'ai contacté une agence pour me réserver un billet à travers "The Great Escapade" que j'avais déjà pris et qui m'avait bien dépanné pour moins de 2 000 €. Depuis la dernière fois, petit probème, Air New Zealand n'assure plus de connexion directe entre Papeete et Los Angeles (embêtant pour un tour du monde !!), ce qui oblige à REVENIR sur Auckland et ainsi "retraverser" le Pacifique => perte de temps et bien sûr d'argent puisque ça "bouffe" plus de miles.

Ma question est de savoir s'il y a des connexions ***pas chères*** entre Papeete et d'autres îles Pacifique, style Cook, Samoa ou ailleurs et à partir desquelles je pourrais de là faire la connexion avec LAX sur Air New Zealand.

Merci pour vos réponses et vos idées si vous avez été dans le même cas,
Fakarava passe sud ou lagon Bleu, et Tikehau? (Polynésie-Française)
by Kallisto · 2016-04-06 · 10 replies
Bonjour,

je suis en train de finaliser mon itinéraire en Polynésie. en additionnant toutes les excursions sympas, le budget gonfle, gonfle...

FAKARAVA : Nous serons logés au Havaiki Pearl Lodge au nord de Fakarava. Nous sommes 4 dont 2 plongeurs.

la passe sud est-elle indispensable ou pouvons-nous nous satisfaire de la ballade sur le lagon bleu (moins cher) si la passe sud est un must pour les plongeurs et les non-plongeurs, comment combiner les 2 (les touristes ne peuvent pas prendre les bateaux des plongeurs) ?

TIKEHAU : On m'a dit qu'il fallait absolument faire l'excursion des sables roses avec Serge du Tikehau Village. Qu'en pensez-vous ?

Par avance merci pour votre aide.
Destination la Polynésie Française en août prochain
by Amandine5977 · 2013-07-13 · 1 reply
Bonsoir à tous,

Je souhaitai ici vous partager l'itinéraire de notre VDN qui se déroulera en Polynésie Française. Vous allez surement nous dire que le circuit est dense mais nous voyageons surtout pour découvrir, et moins pour le farniente même si quelques mois après on rale toujours un peu sur le fait que les vacances ne sont jamais très reposantes ^^

Notre itinéraire est le suivant :

Tahiti : 1 nuit. Moorea : 3 nuits mais 2 jours pleins sur l'ile Huahine : 3 nuits mais 4 jours pleins Bora Bora : 3 nuits mais deux jours et demi pleins ( nous pensons faire une journée sur Maupiti) Tikehau : 3 nuits mais deux jours et demi pleins Fakarava : 2 nuits avec deux journées pleines.

Nous pensons donc faire " les plus belles " iles, atolls de la Polynésie.

Quelles sont les indispensables à ne surtout pas rater sur chaque île?

Merci d'avance

Amandine
Choix d'hôtels à Tahiti
by Paradismer · 2005-09-21 · 1 reply
Bonjour N ous preparons notre vdn pour septembre 2006 voici notre itinéraire Papeete 1 nuit a l hotel Tiare croisiere iles sous le vent en catamaran 6 nuits Bora Bora hotel le méridien 1 nuit en pilotis Moorea hotel les Tipaniers 2 nuits - hotel Sheraton pilotis 1 nuit Tikehau pension Aito Colette 3 nuits et Hotel Pearl Beach 2 nuits, j'aimerai d'ailleurs savoir comment est cet hotel, aussi joli que sur les catalogues? comment sont les bungalows plages, sommes nous les uns sur les autres? Rangiroa 3 nuits en pension Raira lagon, nous aimerions faire 2 nuits au kia ora sauvage, mais j'aimerais avoir des avis de personnes ayant fait cet hotel. et pour conclure 1 nuit a l'hotel Tiara a Papeete. Merci pour les renseignements.
Hésitation entre Tahaa, Huahine ou autre? (Polynésie)
by Amorgos · 2011-09-07 · 8 replies
Bonjour,

J'envisage un second voyage en Polynésie en septembre 2012.

L'itinéraire envisagé est le suivant :

- 1 nuit Tahiti (je connais déjà un peu, je ne peux hélas m'y attarder à cause de mon petit budget) - 3 nuits Tahaa ou Huahine ou... ? - 3 nuits Bora Bora - 3 nuits Fakarava

Bora Bora et Fakarava sont 2 îles que je veux absolument refaire (l'une pour son luxe et ses couleurs (je serai en voyage de noces, j'assume), l'autre pour son contraire à savoir son côté bout du monde incomparable, sa tranquilité et ses fonds marins).

Pour la 3ème île, j'aimerai découvrir quelque chose que je ne connais pas. La dernière fois j'avais fait Moorea, très sympa certes, mais pour mon voyage de noces j'aimerai tant qu'à faire voir une nouveauté, histoire que mon futur mari ne soit pas le seul à écarquiller les yeux !

J'hésite entre Tahaa et Huahine. Ou une autre ?! Je me dis que cette île devra présenter un peu plus d'intérêt "terrestre" que les 2 autres (pas compliqué), quelques balades à vélo, ce genre de choses... En lisant ça vous allez probablement me conseiller Huahine, mais les photos que j'en vois me font pas rêver. J'ai l'impression que la mer n'y est pas si belle, je sais pas. Tahaa a l'air super chouette, toute mignonne et isolée. Oui d'accord mais c'est pas redondant ? Remarquez on hésitait avec les Maldives et là-bas en terme de redondance on aurait été servis... Argh, je suis perdue ! Help ! 😄

Enfin je suis une obsédée de la météo et septembre me fait peur, non pas pour le ciel mais pour le vent et les températures : j'ai l'impression que ça souffle fort à cette époque, que la mer est agitée, moyennement chaude (en mai je l'avais déjà constaté mais je suis frileuse), et 24° ça me suffit pas moi ! 😊😕 Des expériences ? 😊

Merci.
Une escale à Bora Bora vaut-elle le coup?
by Miawu · 2017-03-31 · 4 replies
Bonjour,

Nous passons en Polynesie dans le cadre d'un tour du monde et reflechissons a notre itineraire pour prendre les vols pour mai/juin. Nous campons et randonnons pour limiter le budget pendant notre voyage.

Pour l'instant (mais il faudra verifier par rapport aux vols), nous avons prévu d'aller a Tahiti/Moorea(oblige car notre passeport sera bloque dans un consulat quelques jours), Maupiti(a parcourir a pied et peut etre kayak), une iles des Tuamotu(probablement fakarava ) pour la plongee, et les marquises (car c'est un reve, que j'espere ne vais pas regretter). Mais nous avons un doute sur une escale a Bora Bora.

Au vu des autres iles que nous avons prevues, vaut t'il vraiment le coup d'aller a Bora bora? J'ai lu partout que c'est le plus beau lagon. Je ne voudrais pas rater un lieu exceptionnel mais d'un autre cote, "sauter" bora bora me ferait gagner du temps. Sinon peut etre une tres tres courte escale suffirait avec juste une nuit. Est-ce suffisant, combien de temps minimum diriez-vous? Je me demande aussi comment profiter des lagons, particulierement a Bora mais aussi sur les autres iles. C'est a dire, est-on oblige de prendre un tour pour aller sur le lagon, jusqu'a un motu etc pour en profiter et se rendre compte de la beaute des lieux? En effet je ne peux pas me permettre de prendre des tours partout sur tous les lagons. Un tour au max sera bien suffisant (je pensais peut etre a Moorea si necessaire, vu que nous y restons longtemps). Merci beaucoup pour votre aide! val
Préparation d'un voyage en Polynésie, février 2017
by Mariero · 2016-06-21 · 4 replies
Je prévois de partir en Polynésie en Février prochain pour minimum trois semaines, je n'ai pas encore établi un itinéraire et je souhaiterai savoir quelles sont les îles les plus propices au snorkeling. Quel itinéraire me conseilleriez vous ? Merci par avance
3 semaines en Polynésie-Française
by Joce740 · 2014-02-21 · 6 replies
Bonjour, Nous partons en voyage en Polynesie 3 semaines en septembre. J'hésite pas mal sur notre itineraire, voilà ou j'en suis . Pour le moment je suis en relation avec l'agence easy Tahiti Auriez vous des échos sur cette agence basée à Tahiti bon ou mauvais.

- Arrivé a Papeete le 27/09/14 - bateau entre Tahiti et Moorea - 2 nuits sur Moorea - 4 nuits sur HUAHINE. - 4nuits sur BORA BORA - 4 nuits a Tahaa - 4 nuits sur fakarava - 1 nuits sur TAHITI -Départ le 16/10/2014

Merci
Aller à Raiatea ou Huahine en Polynésie-Française?
by Eleogeo · 2012-04-11 · 5 replies
Salut les Voyageurs !

Nous partons en juillet 2012 pour la Polynésie, mais nous a avons une hésitation dans notre itinéraire:

Vaut-il mieux faire Raiatea ou Huahine ? En sachant que nous sommes également plongeurs tous les deux.
Choisir Tahiti ou Fidji comme étape de notre tour du monde?
by Bounoe · 2010-02-10 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons cet été pour un an autour du monde et sommes en train de travailler notre itinéraire. Pour la partie pacifique, nous hésitons entre les iles Fidji et Tahiti. Nous savons que la vie sur Tahiti est beaucoup plus chère mais que les paysages sont plus impressionnants. Pouvez-vous nous donner vos opinions sur la question?

Merci d'avance, Julien & Noémie
Voyage de noces en Polynésie-Française
by Antony09 · 2009-05-07 · 44 replies
Bonjour à tous et toutes,

je souhaiterai connaître vos avis, remarques, critiques sur cet itinéraire en Polynésie Française pour mon voyage de noces 😉

Période : 11 septembre => 4 octobre (19 jours sur place)

Objectif : visiter 4 îles (Archipel de la Société et des Tuamoto) sans trop courir entre les transferts. Allier la carte postale et la Polynésie plus authentique (avec randonnées éventuellement à l'intérieur des îles). Loisirs "classiques" : plongée, ballade, vélo, pirogue, baignade, promenade en scooter, etc... 😉

Budget : 10 K€ pour 2

L'itinéraire et l'ordre proposé tiennent compte des contraintes de transferts inter-îles.

J1 => Vol avec Tahiti Nui J2 => Tahiti Hébergement 2 nuits à la Pension de la Plage

J3 => Transfert Papeete => Moorea par ferry J4 / J5 / J6 => 3 jours complets à Moorea Hébergement 4 nuits (non défini : Tipanier, Hibiscus, Moorea Pearl Resort ou Hilton)

J7 => Transfert Moorea => Huahine J8 / J9 / J10 => 3 jours complets Huahine Hébergement 4 nuits (Te Tiare Beach Resort)

J11 => Transfert Huahine => Raiatea J12 / J13 / J14 => 3 jours complets à Raiatea Hébergement 4 nuits (Raiatea Hawaiki Nui Hotel)

J15 => Transfert Raiatea => Tahiti => Tikeau J16 / J17 / J18 => 3 jours complets à Tikeau Hébergement 4 nuits (Tikehau Pearl Beach Resort)

J19 => Transfert Tikeau => Tahiti J19 => Tahiti Hébergement 2 nuits (Radisson Plaza Resort Tahiti)

J20/21/22 => Retour Métropole

Quelques questions :

Au niveau de l'itinéraire : 1) Moorea et Huahine me semblent à visiter absolument. Raiatea pourrait-elle être "remplacée" par une une autre île de Tuamoto (histoire de faire 2 îles de chaque archipel) ? Si oui, laquelle ? J'ai exclu volontairement Bora Bora qui semble vraiment trop touristique.

2) 3 jours complets dans chaque île, est-ce suffisant, pas assez selon les îles ?

3) J'envisageai jusqu'alors de passer par une agence de voyages mais après avoir "potassé" le sujet, il me parait peut être envisageable de passer outre et de tout réserver via le net. Que faut-il penser des tarifs spéciaux voyages de noces des agences ?

Merci par avance pour vos réponses 😉
Quelle île pour une belle journée autour d'un four traditionnel polynésien?
by Jorisb · 2019-11-03 · 4 replies
Bonjour à toutes et tous,

Nous venons de réserver des billets pour 2 semaines en polynésie française en février prochain (pendant les vacances scolaires), avec nos deux enfants de 17 et 10 ans.

Notre itinéraire est en cours de construction. Parmi les activités que nous prévoyons, j'adorerais que nous puissions participer à un four traditionnel polynésien (la culture culinaire compte énormément pour moi dans les voyages !).

Ont-ils lieu toujours lieu le samedi ? Quelle île faut-il privilégier ? J'ai hâte de lire vos récits de ma'a tahiti !

Merci à vous et belle journée

JB
Voyage de noces en Polynésie-Française
by RomPer · 2019-03-13 · 12 replies
Bonjour,

Nous partons en voyage de noces en Polynésie Française 3 semaines de mi aout 2019 à début septembre. Nous avons déjà réserver notre vol et sommes en train de construire notre itinéraire.

Nous nous sommes renseigné auprès d'une agence pour prendre quelques renseignements et lorsque nous avons évoqué notre projet, l'agence nous a mit en garde sur la difficulté de construire l'itinéraire et de réserver en direct les pensions ou hotels. Aussi, il nous a proposé un itinéraire un peu différent de celui que nous souhaitions au motif qu'il n'y avait pas forcément de vols ou qu'ils étaient remplis (toutefois que le site d'air Tahiti nous voyons bien les vols) et nous a proposé un devis avec une moyenne par nuits de 313 euros en nous disant qu'il fallait nous dépêcher car il n'y avait que très peu de pensions sur les iles et que ca se remplissait très vite ! Nous sommes un peu interloqués puisque nous avons regardé sur air bnb et trouvé plusieurs logements sur les différentes iles pour une moyenne de 100 euros par nuits ... budget divisé par 2

Nous nous demandons donc si nous avons intérêt à passer par l'agence où si il est facile d'organiser soi même son voyage ?

Merci de votre aide
Réserver le pass inter-îles pour la Polynésie (8 vols)
by Freedom21000 · 2019-02-26 · 2 replies
Bonjour,

Je me suis décidée à prendre un Pass Multi île avec Air Tahiti, le pass Bora bora Tuamotu. Seulement, au moment de faire l'itinéraire des vols pour la réservation (
https://reservation.airtahiti.pf/AirtahitiIBE/STEP1MULTI.ASPX) impossible de mettre plus de 7 vols. Alors que dans les itinéraires conseillés de ce pass, on peut bien visiter 7 îles, donc besoin de 8 vols !

Je ne comprends pas ce qui bloque... Pour info, voici mon itinéraire Tahiti- Maupiti Maupiti - Raietera Raietera - Huanine Huanine - Bora Bora Bora Bora - Tikehau Tikehau - Rangiroa Rangiroa - Fakarava Fakarava - Tahiti

Merci pour votre aide ! Léa
Les Australes: un archipel singulier et méconnu
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Projet polynésien
by Mardidi · 2018-12-05 · 6 replies
Bonjour, je prépare mon début de tdm en passant par la Polynésie. Je pense y rester 3 semaines. Voici les étapes : Jour 1 tahiti transfert ferry moorea 4 nuits Vol maupiti 3 nuits Vol raiatea 3 nuits Vol huahine 3 nuits Vol borabora 2 nuits Vol tikehau 3 nuits Retour tahiti 4 ou 5 nuits Avec cet itinéraire, aurais je un bon aperçu ? Merci des conseils.
Polynésie Française ou Samoa?
by Kiwerti · 2018-07-03 · 5 replies
Bonjour, je suis dans les dernières étapes de mon organisation d'un voyage de 6 mois avec mon copain. Le départ est prévu pour octobre 2018 avec un retour en avril 2019. Les destinations de départs sont déjà sélectionné (singapour, australie, nouvelle-zélande). Il me reste 3- 4 semaines de disponible dans mon itinéraire. J'hésite entre la polynésie française qui m'a toujours fait rêver ou Samoa (île que je connaissais, mais qui semble superbe). Destination au départ de la Nouvelle-Zélande. Je suis consciente que la polynésie française est dispendieuse, mais nous serons dans la saison basse en mars-avril. Considérant que j'adore la plongée en apnée et tous les sports nautiques et que j'ai 3-4 semaines, quelle destination serait davantage à envisager? De plus, je voyage avec ma tente, je souhaite donc faire du camping le plus possible. En polynésie Française, j'ai lu qu'il est possible de voyager entre les îles par cargo, mais je trouve très peu d'information. Je souhaite savoir s'il est réaliste de visiter Papeete, Moorea, Rangiroa par cargo en 3-4 semaines? (est-ce réaliste d'ajouter Bora Bora dans l'itinéraire?). Ou est-ce plus réaliste de s'en tenir aux îles de la société et Moorea si je veux voyager par bateaux? Merci beaucoup pour vos réponses :)

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