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Aimez-vous la France et les Francais?
by Sushi · 2007-11-09 · 737 replies
Voyager pourquoi?

1- Pour quitter ce pays

Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.

Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
Ressortir indemne d'un voyage en Inde?
by Accolade · 2007-10-23 · 57 replies
Est-il vrai qu'on ne ressort pas indemne d'un voyage en Inde.?

Et pour des amis qui font un tour du monde ...pouvez vous repondre à cette question en cliquant ici car personne ne regarde la rubrique
"DEMOCRAZY"
by Migrador · 2007-10-17 · 118 replies
En lisant une de mes revues de chevet, je tombe sur cet article intitulé DEMOCRAZY qui cite:

"La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous". Winston Churchill

Si on fait le tour de la planète, comme beaucoup d'entre nous, on constate qu'il n'y a pas une forme de démocratie, mais bien autant qu'il y a de pays, ou presque. Rien qu'en Europe, les droits fondamentaux qui devaient être appliqués a tout citoyen européen, ne le sont pas dans tous les pays. La démocratie européenne n'est pas la même que nord américaine, russe ou asiatique.

La phrase de Churcill est intéressante car elle place la démocratie dans le "pire", mais il ajoute que le reste est pire. Cette citation vieille de plus de 50 ans a encore plus de force aujourd'hui. Ce mot est galvaudé, on part en guerre en son nom comme par le passé au nom de la religion catholique.

Qu'en pensez-vous?
Voyage en Tunisie: la peur et le courage
by Pléiades · 2007-09-28 · 60 replies
Voyage en Tunisie : la peur et le courage

Cet été 2007, pendant quatre semaines, j’ai voyagé seule en Tunisie. Je suis allée dans les régions de Matmata, Tataouine, Monastir, Kerkennah, Gafsa. J’ai utilisé les transports en commun, et j’ai évité les zones touristiques, sauf à Kerkennah, ce qui était pratiquement impossible, et les touristes dans cette île sont surtout tunisiens. Je connaissais un peu les problèmes des droits de l’homme, j’avais lu les rapports d’Amnesty International et de la LTDH (ligue des droits de l’homme tunisienne, rattachée à la FIDH, ligue internationale des droits de l’homme). Je connaissais aussi un peu les problèmes des femmes en Afrique du Nord, pour avoir voyagé au Maroc et Algérie.

La peur

J’ai eu de nombreuses occasions de parler de politique et de liberté. J’ai constaté le besoin des Tunisiens de parler de ces sujets, et j’ai entendu beaucoup de critiques sur le régime en place ; mais toujours, la conclusion de la discussion était la même : « on ne peut rien faire, c’est comme ça ; si on parle, on aura des problèmes, la famille aussi ; ici, on essaie de vivre, déjà… »

Je m’étais déjà interrogée sur la façon dont on vit sous une dictature : comment vivre sans s’exprimer, sans informations, comment vivre sans se rebeller, comment vivre cette soumission, cette humiliation, quelles sont les implications dans la vie de tous les jours, dans la littérature, l’expression artistique… Comment font ceux qui se révoltent, qui prennent des risques, qui sont torturés, emprisonnés ?…Comment font ceux qui se taisent ? J’ai souvent rencontré le sourire, la gentillesse, la joie de vivre, bien plus souvent qu’en France, où les contacts sont plus difficiles. Mais progressivement, j’ai senti l’étouffement, la peur autour de moi, les barreaux de la prison… Les affiches de Ben Ali étaient partout, et déjà pour les élections de 2009 ! Une fête de village à laquelle j’ai assistée s’est terminée par les acclamations bien organisées des enfants : « vive Ben Ali ! » J’ai senti, que moi aussi, j’étais touchée par la dictature, même en étant touriste et en ne risquant rien, seulement au pire des cas, d’être expulsée, et de ne pas pouvoir revenir en Tunisie. J’ai été touchée, moi aussi, par les conditions de vie faites aux femmes, j’ai ressenti le manque de liberté et la domination masculine. J’ai compris que je ne pouvais pas vivre quelques semaines en Tunisie, et me taire.

Demande d’aide dans le train

Dans le train Sousse- Sfax, j’ai rencontré un Algérien Kabyle qui travaille en Tunisie, qui m’a parlé des luttes dans son pays, qui m’a dit aussi qu’il sentait cette peur lui aussi, qu’on ne pouvait pas s’en sortir en ayant peur… Ce premier échange « libre » a été comme une bouffée d’oxygène ! Je me suis sentie moins seule. En face de nous, un adolescent écoutait, intéressé. Il portait un tee-shirt avec la célèbre photo de Che Guevarra. Je lui ai demandé s’il allait faire la révolution, si il savait qui était le Che… Il m’a répondu : « ici, on ne fait pas la révolution, on est tranquille… » Un jeune homme, H, est alors venu me dire que son frère avait été arrêté par la police il y a trois jours, qu’il ne savait pas dans quelle prison il se trouvait, qu’il ne savait pas quoi faire, que 12 hommes avaient été arrêtés à Gafsa… H m’a dit aussi que son frère n’avait rien fait, qu’il priait, et allait à la mosquée, seulement… Cela m’a semblé étrange qu’il me dise cela, mais je savais que le régime utilise l’argument de terrorisme islamique pour emprisonner… Je lui ai donné le n° de la Ligue tunisienne des droits de l’homme à Tunis (n° qui était dans mon guide de voyage), je lui ai proposé d’écrire et de diffuser son témoignage, même anonyme, puisqu’il avait peur, et qu’il me disait que toutes les familles concernées par les arrestations avaient peur. Nous avons échangé nos coordonnées, et je lui ai promis de le rappeler, en lui laissant le temps de réfléchir.

Le téléphone de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ne répond pas. Le lendemain, j’ai appelé la LDTH, à Tunis, mais le téléphone était coupé (pourquoi ?). J’ai réussi à trouver le numéro de téléphone d’Amnesty International à Tunis. Je les ai appelé, leur ai demandé comment faire, et ils m’ont donné le numéro d’un militant à Gafsa, que j’ai aussitôt contacté. Celui-ci, T, militant aussi de la LDTH m’a proposé de venir à Gafsa. J’ai ensuite appelé H, qui m’a dit être sans nouvelles de son frère, qu’il fallait attendre, et que seulement une famille était prête à témoigner. Je lui ai dit qu’à Gafsa, des militants pouvaient l’aider…J’ai senti la peur, toujours la peur. J’ai alors quitté Kerkennah, pour Gafsa, pensant que c’était une chance de rencontrer des opposants, des militants, des hommes debout, même si la chaleur du sud me faisait un peu peur….

« Je n’ai pas peur, la peur est une sorte de maladie… »

Les premiers mots de T ont été : « Je n’ai jamais peur, je ne veux pas avoir peur, la peur est une sorte de maladie qui entraîne la soumission. », « Là où il n’y a pas de liberté, je serai là ! » T m’a fait rencontrer d’autres militants. A Gafsa, j’ai appris que depuis un an, environ 100 personnes ont été arrêtées. J’ai rencontré des hommes et des femmes qui « sont » le courage. Ils sont parfois communistes, et/ou militants d’Amnesty International, et de la LDTH. Il y a des grèves de la faim, à Gafsa, pour un logement, un travail… A a vécu dix ans en clandestinité et dix ans en prison. J’ai vu les cicatrices des brûlures de cigarettes sur sa poitrine. Il m’a dit que son plus terrible souvenir est quand on l’a arrêté et menotté avec sa fille de 5ans : pourquoi avec sa fille ? Il a fait des grèves de la faim pour obtenir des papiers. Il n’aura plus jamais de travail. Quand il était en prison, on lui a imposé le divorce, sans le prévenir. K n’a pas de travail, suite à ses engagements politiques. Elle a fait une grève de la faim. Elle était enceinte, son bébé est mort. On a proposé de l’argent à T, pour qu’il se taise, il continue de militer. Des islamistes l’ont frappé, et lui ont ensuite demandé de l’aide pour des problèmes de détention, et il les a aidés ! Quand j’ai rencontré ces militants, j’ai senti leur force, leur détermination. Ils semblent se battre naturellement, comme une nécessité. Pourtant, le prix à payer est lourd : pour que les militants ou opposants renoncent, le régime essaie de les corrompre, les prive de leur travail, de leur logement, les emprisonne, les harcèle, les torture.

Le jeune homme arrêté était islamiste

Dans un café de Gafsa, j’ai rencontré H, très fuyant, qui a fini par venir à un rendez-vous parce que j’ai insisté. Il savait enfin que son frère était détenu à Tunis. Je lui ai présenté T, qui lui a expliqué comment faire un dossier, pour que son frère soit défendu. H n’a pas donné suite. Sa famille est islamiste, ce que je pressentais. Que se passe-t-il pour ces islamistes arrêtés ? Combien ont été emprisonnés et non répertoriés ? Pourquoi ne demandent-ils pas d’aide aux associations de droits de l’homme ? Est- ce seulement la peur que d’autres problèmes s’abattent sur leur famille ? Les militants des droits de l’homme sont-ils aussi leurs ennemis? Ou seront-ils leurs ennemis s’ils accèdent au pouvoir ? Je me suis souvenue de L qui me disait à Toujane, que le régime en place était la moins pire des solutions, à cause de « ces gens fermés qui sont dangereux ». Peut-être, mais emprisonner un peuple sous prétexte de le protéger, à quoi cela mène-t-il ?

L’oppression des femmes

En plaisantant avec ces hommes militants, je leur ai dit que si les Tunisiens libéraient leurs femmes, ils seraient deux fois plus forts, qu’elles aussi se révolteraient… Je leur ai demandé s’ils n’en n’avaient pas assez d’être toujours entre hommes aux terrasses des bistrots, (ou à l’intérieur) Cela les a fait rire… (gentiment) J’ai vu des femmes qui n’osaient pas sortir seules de la maison, même pour un petit tour du quartier ! Qu’on ne me réponde pas que les femmes sont plus libres qu’on ne le croit, qu’elles décident de tout à la maison…J’ai entendu ça ailleurs. … J’ai vu les femmes se déplacer avec tant de difficultés dans la mer avec leurs vêtements trempés. D’ailleurs, n’est-ce pas quelque fois érotique, des vêtements collés à la peau ? A côté, les hommes sont en maillot de bain, libres de leurs mouvements… Ont-ils essayé de mettre une djellaba et de nager ?J’ai essayé pour quelques minutes une tenue avec djellaba, foulard, et pointe en tissu devant la bouche, en Algérie. Que les hommes essaient, et ils me diront leur sentiment de liberté ! J’ai vu les femmes au hammam, entre elles, libérées, transformées, gaies, heureuses, sans leur voile et foulards. Qu’on ne me réponde pas que c’est une affaire de culture, qui ne me regarde pas ! Cela me ferait penser aux vieilles querelles sur l’excision, décrite parfois lâchement comme une affaire de culture ! Il y a des droits universels, qui devraient concerner tous les humains, même si la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen a été écrite par les occidentaux. C’est tout de même une base essentielle que la plupart des pays ont ratifiée. La Tunisie a ratifié plusieurs textes internationaux sur les droits de l’homme, et de la femme ! Une adolescente de 16 ans m’a dit : « Oui, mais vous, vous avez eu les Lumières, Voltaire, Montesquieu…. » Les musulmans ont eu Avérroes, et bien d’autres… Il me semble que les Tunisiens vivent dans trois cadres qui sont liés, qui s’interpénètrent : La dictature, l’Islam, et les traditions, et que l’oppression en résulte.

Voyager seule en Tunisie

J’ai souvent été un objet de drague, en fait considérée comme un objet sexuel, ou un plan pour avoir des papiers et il me fallait démontrer que je n’étais pas là pour une aventure, mais pour découvrir un pays ! Les sollicitations étaient presque permanentes. J’ai renoncé à m’asseoir seule aux terrasses de café où il n’yavait que des hommes, leur regard était trop pesant (j’avais pourtant une tenue tout à fait correcte !) Quelle image ont beaucoup d’hommes tunisiens d’une femme européenne qui voyage seule ? Et pourquoi ? On entend qu’il y a du tourisme sexuel, que ce serait de notre responsabilité mais cela ne suffit pas à tout expliquer! A un moment de fatigue, l’idée m’a même effleurée d’aller dans un hôtel d’une zone touristique, pour avoir la paix, ce que je n’ai tout de même pas fait. A la fin du séjour, j’étais vraiment lasse de cela, et contente de retrouver l’anonymat en France ! Pourtant, ce qu’est la France aujourd’hui ne me plait pas… : liberté d’expression, peut-être, mais aussi injustices, inégalités, exclusions, expulsions….et peu de révolte !

Je n’ai pas eu de réponses à toutes mes questions : Comment vit-on sous une dictature, quelles en sont les implications ? Pourquoi certains hommes se révoltent, d’autres pas ? C’est aussi un sujet philosophique et universel…Je relis Camus, et d’autres…La révolte me tient à cœur, elle fait partie de moi ! La Tunisie est un pays magnifique, accueillant. J’y ai rencontré des hommes qui résistent héroïquement et un peuple attachant, chaleureux. J’espère y retourner bientôt ! Je signerai donc de mes initiales. CS
Recherches contacts de classes francophones/instituteurs en Thaïlande/Vietnam/Cambodge/Laos
by Sourireagir · 2007-06-20 · 125 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de donner un cadre beaucoup plus global à mon voyage de 6 mois en Asie du Sud Est (départ novembre prochain), en phase avec mes engagements et convictions personnelles.

Je suis donc en train de monter une association dont l'objectif est de sensibiliser à l'action écologique (écologie dans le sens global: environnement, société etc.) car il me semble que le noeud du problème réside dans le passage de la sensibilisation à l'action. Et ce en activant des leviers très divers: le témoignage, la participation, l'engagement, l'art, l'éducation..

Le voyage constitue la première étape, dans laquelle je serais une observatrice itinérante (et surtout pas un experte: en effet, l'idée est de reconquérir notre capacité de sentir, voir, écouter etc..et AGIR!), observatrice des créativités déployées en termes d'écologie, mais aussi autour du thème de l'éco-tourisme.

Mon premier outil (avant de monter des évènements de sensibilisation ici à mon retour) serait un blog à double entrée: adulte et enfants.

Concernant les enfants, j'aimerais mettre en correspondance des classes ici, avec des classes francophones en Thailande, Vietnam, Laos, Cambodge. Pour que les enfants échangent entre eux, découvrent l'autre dans sa vie (autant ici qu'en Asie), avec un thème central qui serait l'apprentissage de comportements écologiques.

QUESTION: avez-vous des contacts dans l'éducation avec qui je pourrais me mettre en relation, et proposer cet échange?

Vos idées, suggestions sont les bienvenues.

Un grand merci Zineb
Que mettez-vous sur votre casque pour éviter les guêpes?
by Aventure04 · 2007-05-24 · 27 replies
slt oui c'est encore moi, bien que je m'etais dis de ne plus poster de messages car je commence a saturer certains... Ma nouvelle question est: Que mettez vous sur vos casques pour eviter que les insectes dont guepes et abeilles ne se prennent dedans... Cela m'est encore arrivee ce matin et je trouve cela tres dangereux. Je pensais mettre un filet resille pour avoir l'aeration mais pour empecher les insectes d'entrer... Merci
Thaïlande: mise au point
by Bweez · 2007-04-16 · 53 replies
j'ecris ce post car je pars pour la premiere dans un pays du sud est, et j'avoue que du coté de mon entourage, on m'y encourage pas du tout ( contrairement a VF 😉)

on me parle bcp de violence et exactions contre les habitants ( il me semble que c'est pas nouveau et tres localisé aux frontieres ), de vols multiples, de souches resistante de malaria, de chaleur etouffante pour un asthmatique ... bref bcp de clichés sur la thailande, reels ou pas .

Je voulais savoir quels sont vos pensees par rapport a ces faits, car j'en ai vraiment plein le dos du negativisme des gens d'ici ...

merci
Roi de Thaïlande et famille royale
by Hyponeros · 2007-03-23 · 113 replies
Pendant une réunion d’affaire entre une majorité de Thaïs et quelques étrangers, la stabilité politique du pays à été remis en question par un des étrangers. Le sujet n’a été abordé que pendant 2 minutes (vraiment pas plus et seulement pour expliquer que des entreprises étrangères hésitaient un peu plus à venir investir en Thaïlande). Il a été question de la corruption lié au nouvel aéroport, du roi garant de la stabilité, mais très âgé et pas immortel, des doutes concernant sa succession. Au fond, rien de très méchant, mais j’ai bien vu que les visages se sont assombris.

Apres la réunion, j’ai essayé d’expliquer à une des Thaïes que son intervention n’était pas méchante et qu’il n’avait pas dit de mal du roi (ce qui était vrai), mais elle m’a répondu qu’elle n’aime pas quand des étrangers critique son pays et la famille royale.

Il ne faut surtout pas dire ou même sous-entendre quoi que ce soit de négatif concernant la famille royale. Même la succession du roi n’est pas un sujet à aborder.

Si les français (et je pense qu’on peut généraliser aux Farangs) aiment à discuter, critiquer, s’engeuler, sur la politique de leur pays ou des autres pays, on a tout intérêt à ne pas en faire autant en présence de Thaïs (et ne pas oublier que certains parlent aussi anglais, voir français (si, si, j’en connais)).
Attaque de bus dans le sud thaïlandais (14 mars 2007)
by Seb91260 · 2007-03-14 · 25 replies
C'était au news en France ce matin, vous avez des infos ??😕
Bonne Année du Cochon
by Abalone · 2007-02-16 · 61 replies
Il est minuit passée.

Bonne année du Cochon à vous tous. C'est une année de prospérité et de réussite dans les affaires.

Transmongolien Moscou-Chine-Corée du Sud-Japon
by Hagu · 2007-02-11 · 20 replies
Bonjour tout le monde !

Voilà presque un mois (voir un peu plus 😛) que je parcours le forum de long en large (un vrai voyage) et j'ai appris vraiment beaucoup de choses et c'est d'ailleurs là que j'ai découvert le transsibérien et transmogolien. Je ne connaissais pas ce fameux train (en fait 3 mais bon) !! Donc déjà merci pour cette découverte magique ainsi que tout ce que j'ai pu lire. Ce forum est grandiose !! ^_^

Comme le titre de mon post l'indique, je compte faire avec mon futur mari (c'est pour le 7 avril 2007), ce perrilleux voyage (ce sera notre voyage de noce) pour normalement un départ pour avril-mai 2008. cela nous laisse un an pour économiser, préparer notre voyage (car nous en sommes qu'à l'ébauche) et trouver une famille d'accueil pour notre chat (ah non ça c'est déjà fait 😄).

Je n'ai pas beaucoup de questions à vous poser car je fouille beaucoup les autres messages et je trouve vraiment plein d'infos mais j'aimerais juste savoir si vous pensez qu'il est possible de faire le même trajet aller/retour par rapport aux visas car reprendre le transmogolien à l'approche de l'hiver nous tente énormément.

Notre voyage serait à peu près comme ça : (mais rien de définitif) départ fin avril : paris - moscou, mois de mai - début juin : transmogolien (villes russes à visiter) et mongolie - juin mi-juillet environ : Chine et Corée du sud puis Japon en août, retour donc pour septembre. >> C'est de l'à peu près... sauf si vous conseillez autre chose ! 😉

Sinon je mettrais un lien prochainement vers notre blog en construction. Nous comptons mettre l'histoire de notre projet de A à Z avec tout ce qu'il y a de bien (le rêve, le désir de voyager) et tout ce qu'il y a de dur mais pas impossible (la réalité, les visas, l'argent, la matériel...).

Voilà.
Tout quitter en France, premier arrêt la Thaïlande
by Veo · 2007-01-22 · 56 replies
Bonjour,

Tout d'abord en tant que "nouveau" je viens de passer de longues heures à lire vos récits et cela m'a vraiment conforté dans mon envie de partir, et j'espère que vous pourrez m'aiguiller un peu pour ce "long" voyage.

Nous avons décidé avec un ami de tout quitter ici (oui je sais ca fais cliché :/) et de prendre un peu de temps pour voyager, découvrir des nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes, et s'échaper d'un train train quotidien que nous avons de plus en plus de mal à supporter...

Nous partons avec des fonds plutôt limité donc il faudrait que le voyage soit assez économique, mais prendre l'avion de nous enchante guère ... Donc nous pensions traverser l'Europe dans un premier temps puis prendre le Transsyberien et ensuite reprendre le voyage jusqu'en Thaïlande, et après.. aviser :)

Cela semble-t-il réalisable pour 2 garçons de ~20ans assez debrouillard? (avec juste une bonne maitrise d'Anglais pour les langues helas)

Si oui, si vous avez des infos pour l'itinéraire ou pour les visa, toute information est la bienvenue. De même si vous avez des contacts sur place ^^

Merci
Missionnaires: quel impact selon vous?
by Ilulya · 2007-01-16 · 293 replies
Bonjour,

suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.

Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.

Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.

Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...

Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.

Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.

Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.

Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...

Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...

Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.

Merci.

(je précise que je suis agnostique)
Voyageurs solitaires
by Williama · 2007-01-12 · 147 replies
Je suis toujours étonné en voyage lorsque je croise un (une) voyageur solitaire à l'autre bout du monde. Quelles sont ses motivations?

est-ce les circonstances du moment qui l'ont amené à partir seule? un choix délibéré? une thérapie? Comment font-ils pour ne pas avoir envie de partager les émotions d'un voyage?

j'chui curieux de comprendre?

Merci
Donne informations sur les îles Andaman
by Teamten · 2007-01-08 · 287 replies
Salut, j'ai ouie dire que des personnes cherchaient des infos sur les Andaman, comme nous en revenons, je suis à leur disposition, à +
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest)
by 321 · 2006-12-15 · 48 replies
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE

Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili

Septembre et octobre 2005

Un si p'tit bout d'Chine…

...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...

..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...

..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...

..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...

..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...

..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...

..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...

..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...

..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...

..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...

..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...

..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...

..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...

..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...

..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.

Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Angkor, Siem Reap début février
by DocBedel · 2006-12-13 · 50 replies
Plusieurs questions pour un court séjour début février à ANGKOR SIEM-REAP 1-Température début février ? 😎 Maxi le jour ? 2-Piscine : est ce utile en début février ? 3-Prix d'entrée ANGKOR : le prix est il pour des journées les unes à la suite des autres ou bien possibilité de faire une journée de pause et revenir ensuite ? 4-Prix d'entrée ANGKOR (bis) : 😠 comprend il les temples du ROLUOS ? de BANTEAY SREI ? 5-VELO sur le site d'ANGKOR : y a t'il des risques de vol ? des possibilités d'attacher les vélos ? 6-Taxes d'Aéroport au départ à SIEM REAP : OUI ? NON ? Montant ? 7-Taxes d'Aéroport au départ à BANGKOK : OUI ? NON ? Montant ?
De retour déçu de Madagascar
by Qsdfghjklm · 2006-11-25 · 77 replies
A vous entendre parler de ce pays, je pense n'avoir pas vu le même!😕 Je comprends que les gouts et les couleurs... Ayant beaucoup voyagé c'est sans aucun doute ma seule déception!j'ai été dèçu du comportement de laisser aller des habitants(très acueillants)de leur manque d'ambition et de dynamisme(ne me dites pas que pauvre on ne peut pas, j'ai vu des envies dans des pays défavorisés! De la polution partout, Tana ville quelconque! J'ai apprécié les paysages des montagnes lors de treks et les rizières quoi que.... Enfin voilà, en dehors de la rencontre avec les lémuriens(peu) des baobabs(peu) ce pays ne me laissera pas un grand souvenir! Dommage, mais j'admets que l'on peut se tromper en faisant un voyage! Je suis j'espère une exeption!Dans la mesure de mes moyens j'ai essayé d'aider un peu! Bonne soirée je leur souhaite beaucoup de courage
Avoir autant de temps pour voyager?
by Vct44 · 2006-11-13 · 77 replies
Bonjour,

Oui, c'est un post juste histoire de ... 😎 Car je lis pas mal de bouquins sur des "nomades" et eux n'ont pas de travaille fixe, mais voyage enormement, et comme ils disent tous, c'est ca la Liberté. Et je suis carrement d'accord... J'aimerais juste savoir ce que vous en pensez...

Pour ma part j'ai 21 ans je suis "militaire" (a que je deteste l'armée en plus...) et j'essaie de partir 2 mois dans l'année...
Rencontre samedi 2 décembre 2006 sur la Côte d'Azur
by Nessie2 · 2006-10-25 · 128 replies
😉Bonjour

Et bien depuis notre petite rencontre en mai dernier à cagnes sur mer et celle organisée par super darquette aux iles de lérins où malheureusement je n'avais pu me joindre était scotchée au taf, il semble que nos chers forumistes du coin de se soient pas retrouvés pour passer une bonne soirée autour d'un bon repas 😉

Ca serait bien de ne pas perdre les bonnes habitudes, 🤪 je n'ai pas d'idées pour le moment concernant un nouveau resto sympa, convivial et abordable pour tous entre cannes et nice ou dans l'arrière pays. donnez moi des idées, car il serait monotone de retourner là où nous avons déjà été ! il serait mieux également que nous ne retrouvions pas en rang d'oignons 😏 car il y a tjs des personnes avec ki l'on a pas la chance de faire la connaissance et de discuter.

j'espère que cette fois ci il n'y aura pas trop de désistements😠 au dernier moment et que les personnes présentes aux dernières rencontres ainsi que les toutes nouvelles seront au rendez vous.

alors vite vous inscrire nombreux. et surtout faites part de vos suggestions. a bientôt vanessa

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