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Vol vers Los Angeles pour une personne de 15 ans?
Bonjour,
Un ami prévoit un voyage vers LA , départ début juin, retour 5 semaines après. Il n'aura que 15 ans. Je pense qu'un voyage sans escale serait préférable ou alors avec plutôt une escale européenne.
Départ de préférence de Paris, Francfort ou Bruxelles (ou dans un rayon de 300 ou 400 km de Nancy)
Quelles solutions simples et pas trop chères peut-on envisager compte-tenu de son âge?
Merci pour votre aide.
Marie
Noël à l'hôpital de Phuket, méfiance...
Bonjour a toutes et a tous, je profite tout d abord de l occasion pour souhaiter de bonnes fetes a chacun d entre vous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Aurevoir Ryanair et Bon Noël!
"Arrivederci Ryanair e buon natale"
Une idée d'inscription sur les avions Easyjet, Alialita et Lufthansa Italia ??
C'est le cadeaux de noël de Ryanair a ses clients Italiens !
Après Bâle, c'est au tour des vols intérieurs Italiens d'être annulés avec effet à partir du 23 janvier.
La raison officielle est une "mesure de sûreté", dixit MOL himself. En effet, la compagnie refuse d'appliquer une loi Italienne et impose la présentation d'une carte d'Identité ou du Passeport pour embarquer à bord des avions, alors que la loi, votée par les représentants du peuple Italien, autorise la production de tout document d'identité officel, comme permis de conduire, cartes gouvernementales et autres documents.
Cette loi, existant de puis 2000 est appliquée par tous les autres transporteurs et l'ENAC (=la DGAC Italienne) a donnée l'ordre le mois dernier à toute les compagnies de l'appliquer. MOL a été débouté la semaine dernière d'un recours devant un tribunal Romain.
Peut être les naïfs admireront l'importance qu'accorde MOL à la sûerté. Il serait cependant surprenant que ce soit la seule raison qui pousse la compagnie à annuler des vols. Serait ce une façon de dire que ceux ci ne sont pas remplis et perdent beaucoup d'argent ? La concurrence en Italie est assez forte, outre Easyjet bien implantée, Alitalia relève la tête et Lufthansa Italia propose un service de qualité à tarif attractifs depuis MPX. Sans parler des chemins de fer avec leurs TGV, ETR en Italie, couvrant de plus en plus le pays à grande vitesse.
Il serait intéressant de voir combien de passagers ont été refusés par la non application de cette loi par la compagnie. Ainsi, pour un passager refusé, les billets sont non rembourssables, les taxes d'aéroports perçues mais non reversées aux autorités !
Il serait aussi intéeressant de savoir la politique de Ryanair en France. Les cartes d'identité sont elles refusées, contrairement à la loi ? Ainsi que la politique au Royaume Uni. Les passeports sont ils obligatoires, ce pays ne possédant pas de carte d'identité.
Ces mesures montrent le respect de la compagnie envers ses clients. C'est un nouvel évennement cet hiver, après avoir annulé son programme hiver avec un préavis de 3 semaines seulement à Bale. Bon courage à ceux qui passent les fêtes chez eux alors qu'ils comptaient sur cette compagnie pour aller les fêter à l'étranger ou en famille. C'est au tour des Italiens de voir leurs plans de voyages modifiés cet hiver suite à un "caprice" de la compagnie.
Si certains veulent toujours prendre le risque de voyager sur cette compagnie.... vous voila de nouveau prévenus !
http://www.businessweek.com/...alnews/D9CP6HS80.htm
C'est le cadeaux de noël de Ryanair a ses clients Italiens !
Après Bâle, c'est au tour des vols intérieurs Italiens d'être annulés avec effet à partir du 23 janvier.
La raison officielle est une "mesure de sûreté", dixit MOL himself. En effet, la compagnie refuse d'appliquer une loi Italienne et impose la présentation d'une carte d'Identité ou du Passeport pour embarquer à bord des avions, alors que la loi, votée par les représentants du peuple Italien, autorise la production de tout document d'identité officel, comme permis de conduire, cartes gouvernementales et autres documents.
Cette loi, existant de puis 2000 est appliquée par tous les autres transporteurs et l'ENAC (=la DGAC Italienne) a donnée l'ordre le mois dernier à toute les compagnies de l'appliquer. MOL a été débouté la semaine dernière d'un recours devant un tribunal Romain.
Peut être les naïfs admireront l'importance qu'accorde MOL à la sûerté. Il serait cependant surprenant que ce soit la seule raison qui pousse la compagnie à annuler des vols. Serait ce une façon de dire que ceux ci ne sont pas remplis et perdent beaucoup d'argent ? La concurrence en Italie est assez forte, outre Easyjet bien implantée, Alitalia relève la tête et Lufthansa Italia propose un service de qualité à tarif attractifs depuis MPX. Sans parler des chemins de fer avec leurs TGV, ETR en Italie, couvrant de plus en plus le pays à grande vitesse.
Il serait intéressant de voir combien de passagers ont été refusés par la non application de cette loi par la compagnie. Ainsi, pour un passager refusé, les billets sont non rembourssables, les taxes d'aéroports perçues mais non reversées aux autorités !
Il serait aussi intéeressant de savoir la politique de Ryanair en France. Les cartes d'identité sont elles refusées, contrairement à la loi ? Ainsi que la politique au Royaume Uni. Les passeports sont ils obligatoires, ce pays ne possédant pas de carte d'identité.
Ces mesures montrent le respect de la compagnie envers ses clients. C'est un nouvel évennement cet hiver, après avoir annulé son programme hiver avec un préavis de 3 semaines seulement à Bale. Bon courage à ceux qui passent les fêtes chez eux alors qu'ils comptaient sur cette compagnie pour aller les fêter à l'étranger ou en famille. C'est au tour des Italiens de voir leurs plans de voyages modifiés cet hiver suite à un "caprice" de la compagnie.
Si certains veulent toujours prendre le risque de voyager sur cette compagnie.... vous voila de nouveau prévenus !
http://www.businessweek.com/...alnews/D9CP6HS80.htm
Acheter un GPS pour la France au Canada ou sur place?
J'ai lu dans une évaluation de GPS vendus au Québec, que la prononciation des rues et du français en général laissaient à désirer. Par expemple on prononçait la rue PieIX, pie (prononcé tarte en anglais) ixx !! Qu'en est-il en France ? J'envisage l'achat d'un GPS avec les cartes Europe et je ne sais pas s'il vaudrait mieux l'acheter sur place ou ici. Ces appareils me semblent moins chers au Québec (ou en Ontario) qu'en France.
Expériences vécues appréciées.
Merci
Où dormez-vous lors de vos voyages à vélo en France?
Bonjour!
J'envisage un voyage a vélo de 2 semaines en début d'année prochaine, d'Angers jusqu'a la frontière Suisse.
Pour les questions sur le matériel, j'ai pu trouver toutes mes réponses sur le forum, merci dailleurs.
Mais il y a une question qui me reste...
Ou dormez-vous lors de vos voyages a vélo... En france, le problème me parait moins compliqué car on peut noter sur une carte les campings ou auberges avant le départ...
Mais lors des voyages en autonomie en France ou a l'étranger (en Asie par ex) ou autre région du monde, VOUS DORMEZ OU ???Et la Toilette???
Vous campez "sauvage" sur le bord de la route? En France, ca me parait faisable mais pour l'étranger...
Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci
"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci
"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Compte-rendu de notre croisière sur le GEM (8-15 novembre 2009)
bonjour à tous. aprés notre amie véro34 qui a commencé dés hier soir le sien, je m'y colle à mon tour. les photos sont en cours de téléchargement sur le PC de mon épouse. je n'en dispose pas encore.
l'impatience du départ était grande et nous avions hâte d'y être.
l'impression générale de cette croisière sur le Gem est bonne et je repartirais avec NCL sans problème. mais je ne rejette pas costa que je connais bien. il y a eu du meilleur que costa mais aussi du moins bien. je vais pouvoir faire un C/R objectif sans dénigrer l'une ou l'autre des compagnies.
nous sommes donc partis le samedi vers 5 h du matin et nous sommes arrivés à Barcelone vers midi. nous sommes allé directement sur la colline de montjuic pour voir le bateau de la haut. il y a avait devant nous le voyager of the sea. gigantesque. nous avion emmené un pic nic et nous avons mangé à montjuic. il y a plein de travaux et c'e n'est pas accessible en voiture ou difficilement. on est resté plus bas et monté à pieds. aprés quelques photos du GEM et du voyager, on est allé repéré les lieux pour embarquer. on a pris le pont et comme on c'est fait refoulé au contrôle, on a fait style que l'on c'était trompé de route. pas de souci, on fait demi tour. ca nous a permis de mesurer la distance à faire à pieds depuis le parking. ca fait un bout de chemin...🤪
programmation du GPS et direction l'hotel IBIS. on a pris possession d ela chambre, garé la voiture et direction les ramblas en métro. on est allés aussi voir la cathédrale (pas la sagrada) et on a mangé des tapas vers 18 h. ca nous a fait le repas. à 20 h on était de retour à l'hotel car la fatigue se faisait sentir.
nos amis d'albi nous on rejoint vers 9 h à l'hotel et direction une nouvelle fois montjuic pour leur montrer le bateau. vers 10 h on est allés à l'embarquement. on a déjà pu déposer les bagages. on nous a annoncé le début d'enregistrement 20 mn plus tard donc on a attendu pour être dans les premiers. lorsque ce fut fait on a repris les voitures pour aller au parking vinci en bas de l'avenue parral-lel. pas trés loin du bord de mer. 70 € pour la semaine. on a ensuite pris un taxi (11, 60 €) pour rejoindre l'embarquement. le chauffeur faisait la tronche car c'était pas assez loin et il perdait sa place dans la file pour pas grand chose... désolé monsieur de ne pas vous avoir demandé de nous ballader pour 200 € 😛
nouvelle arrivée au terminal et il devait être 11h30 à peu prés ou 11 h 45 je ne sais plus trop. on a embarqué de suite. j'ai réussi mon pari d'être à bord pour midi. les cabines n'étant pas prêtent avant 14 h, on est allés de suite au buffet. déco trés jolie mais comme l'a dit vero, on est trop entassés. pas moyen de passer entre les tables sans bousculer quelqu'un. et dire que la moitié des passagers n'avaient pas embarquer. cette foule nous a agassés dés le 1er jour. on y est plus retourné à midi pendant toute la croisière. mais j'y reviendrais dans les positifs ou négatifs.
aprés le repas, on est partis visiter le bateau, puis pris possession de nos cabines vers 15/16 h rangement des vétements dans les armoires et nous voila repartis sur le pont. nous avons assisté à la réunion francophone avec l'hotesse Sylvia. ce fut le seul membre du personnel qui comprennait le Français. heureusement car on m'aurait abandonner en plein centre de new york, c'était pareil. personne d eparle un seul mot de Français. je parlais mieux anglais que eux français... c'est dire...
puis un ridicule exercice de sécurité installés dans le théâtre, avec des consignes débitées en anglais. ca amusait bcp le personnel chargé de le faire. visiblement ils ne se sentaient pas concernés. j'ai même piqué un petit somme en attendant que ca passe... rien à voir avec les exercices costa qui sont bien plus sérieux et encadrés.
le soir, premier repas au grand pacific. comme l'a dit véro. les restos sont trops peu éclairés. surtout le magenta.
si vous partez sur NCL, ne pas oublier une lampe électrique pour aller manger...
voila pour le premier jour...
à suivre avec les + et - de la croisière.
l'impatience du départ était grande et nous avions hâte d'y être.
l'impression générale de cette croisière sur le Gem est bonne et je repartirais avec NCL sans problème. mais je ne rejette pas costa que je connais bien. il y a eu du meilleur que costa mais aussi du moins bien. je vais pouvoir faire un C/R objectif sans dénigrer l'une ou l'autre des compagnies.
nous sommes donc partis le samedi vers 5 h du matin et nous sommes arrivés à Barcelone vers midi. nous sommes allé directement sur la colline de montjuic pour voir le bateau de la haut. il y a avait devant nous le voyager of the sea. gigantesque. nous avion emmené un pic nic et nous avons mangé à montjuic. il y a plein de travaux et c'e n'est pas accessible en voiture ou difficilement. on est resté plus bas et monté à pieds. aprés quelques photos du GEM et du voyager, on est allé repéré les lieux pour embarquer. on a pris le pont et comme on c'est fait refoulé au contrôle, on a fait style que l'on c'était trompé de route. pas de souci, on fait demi tour. ca nous a permis de mesurer la distance à faire à pieds depuis le parking. ca fait un bout de chemin...🤪
programmation du GPS et direction l'hotel IBIS. on a pris possession d ela chambre, garé la voiture et direction les ramblas en métro. on est allés aussi voir la cathédrale (pas la sagrada) et on a mangé des tapas vers 18 h. ca nous a fait le repas. à 20 h on était de retour à l'hotel car la fatigue se faisait sentir.
nos amis d'albi nous on rejoint vers 9 h à l'hotel et direction une nouvelle fois montjuic pour leur montrer le bateau. vers 10 h on est allés à l'embarquement. on a déjà pu déposer les bagages. on nous a annoncé le début d'enregistrement 20 mn plus tard donc on a attendu pour être dans les premiers. lorsque ce fut fait on a repris les voitures pour aller au parking vinci en bas de l'avenue parral-lel. pas trés loin du bord de mer. 70 € pour la semaine. on a ensuite pris un taxi (11, 60 €) pour rejoindre l'embarquement. le chauffeur faisait la tronche car c'était pas assez loin et il perdait sa place dans la file pour pas grand chose... désolé monsieur de ne pas vous avoir demandé de nous ballader pour 200 € 😛
nouvelle arrivée au terminal et il devait être 11h30 à peu prés ou 11 h 45 je ne sais plus trop. on a embarqué de suite. j'ai réussi mon pari d'être à bord pour midi. les cabines n'étant pas prêtent avant 14 h, on est allés de suite au buffet. déco trés jolie mais comme l'a dit vero, on est trop entassés. pas moyen de passer entre les tables sans bousculer quelqu'un. et dire que la moitié des passagers n'avaient pas embarquer. cette foule nous a agassés dés le 1er jour. on y est plus retourné à midi pendant toute la croisière. mais j'y reviendrais dans les positifs ou négatifs.
aprés le repas, on est partis visiter le bateau, puis pris possession de nos cabines vers 15/16 h rangement des vétements dans les armoires et nous voila repartis sur le pont. nous avons assisté à la réunion francophone avec l'hotesse Sylvia. ce fut le seul membre du personnel qui comprennait le Français. heureusement car on m'aurait abandonner en plein centre de new york, c'était pareil. personne d eparle un seul mot de Français. je parlais mieux anglais que eux français... c'est dire...
puis un ridicule exercice de sécurité installés dans le théâtre, avec des consignes débitées en anglais. ca amusait bcp le personnel chargé de le faire. visiblement ils ne se sentaient pas concernés. j'ai même piqué un petit somme en attendant que ca passe... rien à voir avec les exercices costa qui sont bien plus sérieux et encadrés.
le soir, premier repas au grand pacific. comme l'a dit véro. les restos sont trops peu éclairés. surtout le magenta.
si vous partez sur NCL, ne pas oublier une lampe électrique pour aller manger...
voila pour le premier jour...
à suivre avec les + et - de la croisière.
Il n'y a plus de Mc Do en Islande!
C'est ce que disent tous les journaux... oui c'est vrai, l'enseigne quitte le pays qui a vu la valeur de la couronne islandaise fortement baisser depuis le début de la crise mais les 3 restaurants visés resteront ouverts... sous l'enseigne Metro !
Alors si vous visitez ce pays, vous pourrez toujours manger de bons - ou mauvais, c'est selon - hamburgers !
Mais comme tout le monde le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres... l'Islande devient très attractif pour les voyageurs en provenance de la zone euro... c'est peut-être le moment d'aller visiter l'Islande ?
Alors si vous visitez ce pays, vous pourrez toujours manger de bons - ou mauvais, c'est selon - hamburgers !
Mais comme tout le monde le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres... l'Islande devient très attractif pour les voyageurs en provenance de la zone euro... c'est peut-être le moment d'aller visiter l'Islande ?
Importation d'une voiture aux États-Unis
Bonjour!
Voila je compte bientot aller aux USA et j aimerai y acheter en bonne voiture américaine d occasion (genre mustang ou kamaro ).Je pense pouvoir faire une bonne affaire entre le taux du dollar et la crise automobile.Mais voila, je ne sais pas comment faire pour l'importer.Si vous pouviez m'indiquer quelles sont les formules administratives , les surcouts(s'il y en a) et enfin les entreprises maritimes qui s ocupent de cela, ce serait trés aimable a vous.
Et si quelqu'un a déja fait cdela, je serai bien content d en savoir plus sur cette expérience.
Merci d avance
La vie des Thailandais
salut je cherche a comprendre comment vivent les thailandais. leur salaires leur comptrat de travail pourquoi quittent ils leurs campagne pour bkk et leur mode de la vie en general merci
Cherche guide sympa à Zarzis
Bonjour!
Je pars ce dimanche 11 octobre pour 1 semaine à Zarzis et j'aurai voulu faire une virée d'une journée dans le désert pour visiter un village berbere!
Je n'ai pas envie de prendre un guide de l'hotel qui va peut etre etre plus cher et qui va peut etre pas m'emmener au meilleur endroit!
Si vous connaissez un guide de confiance dans cette région je suis preneuse!
merci d'avance
merci d'avance
Le low-cost, vous l'imaginiez comme cela? (humour)
vu sur Lepost.fr , " Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les principales compagnies aériennes à coût serré."
Easy Fric
Le réseau Les escales d’Easy Fric se calent sur les mouvements migratoires de deux catégories de population : les étudiants d’Erasmus et les retraités ouest-européens, en les mélangeant parfois. Quitte à inventer des chemins aériens aussi innovants qu'improbables comme Bergerac-Cambridge ou Maastricht-Rimini.
La philosophie Aussi appelé Air Supplément, c’est la seule compagnie au moooonde à proposer des Paris Berlin à 5 € à longueur d’année et de 4x3. Naturellement hors taxe d’aéroport. Et hors taxe de bagage en soute. Et hors taxe de bagage à main. Et hors taxe de CB. Et hors taxe de fauteuil, d’accoudoir, d’appui-tête, de ceintures …etc. En outre, Easy fric est la seule compagnie au moooonde à proposer à bord de ses avions des jambon-beurres et des Paris-Brest pour le prix d’un Paris-New-York. Toutes taxes comprises naturellement.
Le moment fort Cet instant délicieux où une hôtesse stagiaire de 62 ans vous explique en Volapük que votre I Pod est bien soumis lui aussi à la taxe de 60 € sur les bagages à main.
Air Inch Allah
Le réseau Soyez les bienvenus sur Air Inch Allah, la compagnie des vacances, des congés payés et de la rive sud de la Méditerranée. Une compagnie qui aime tellement le soleil et l’eau salée que toute la navigation s’effectue au sextant rouillé.
La philosophie Avec Air Inch Allah, vous êtes déjà là-bas. De la carlingue aux réacteurs, tout respire le sable chaud et l’artisanat local au meilleur prix. Quand au service client, ici tout se négocie âprement. Notamment le décollage et l’atterrissage.
Le moment fort Ah ! Cet enregistrement au T9 (pardon à Roissy 3) à 4 du mat’ avec les nouveaux passagers sur la ligne qui semblent découvrir l’existence de l’expression « pièce d’identité » et les habitués qui semblent découvrir l’existence de l’expression « excédent de bagages ». Un must.
O’Rabay Airlines
Le réseau Toutes les dessertes aériennes bénéficiant d’un vent arrière avec un aller-retour à Dublin tous les 5 ans pour la révision.
La philosophie Ici le maitre mot c’est Economie. Du pilote borgne au steward en liberté conditionnelle en passant par les fauteuils en bois rachetés à l’armée bulgare, tout a été obtenu au meilleur prix. Il se murmure qu’une navette circulaire Strasbourg – Nice – Toulouse – Brest serait à l’étude afin de pouvoir rogner 50 cm de l’aile droite.
Le moment fort Le moment où l’hôtesse va filtrer l’eau du réservoir du lavabo avant d’y plonger votre infusette de thé.
Air Baand’Eskrov
Le réseau Absolument toutes celles dont vous rêvez.
La philosophie Beaucoup d’attention portée à l’hébergement. C’est très important l’hébergement. Dans un pays exotique de préférence et avec un serveur parfaitement sécurisé et inviolable évidemment.
Le moment fort La veille du départ. Notamment le moment où, relevé de carte bleue en main, vous parvenez enfin à traduire du letton sur Babelfish cette annonce vocale : « Numéro telephone vous demander pas du tout affecter depuis longtemps ».
Easy Fric
Le réseau Les escales d’Easy Fric se calent sur les mouvements migratoires de deux catégories de population : les étudiants d’Erasmus et les retraités ouest-européens, en les mélangeant parfois. Quitte à inventer des chemins aériens aussi innovants qu'improbables comme Bergerac-Cambridge ou Maastricht-Rimini.
La philosophie Aussi appelé Air Supplément, c’est la seule compagnie au moooonde à proposer des Paris Berlin à 5 € à longueur d’année et de 4x3. Naturellement hors taxe d’aéroport. Et hors taxe de bagage en soute. Et hors taxe de bagage à main. Et hors taxe de CB. Et hors taxe de fauteuil, d’accoudoir, d’appui-tête, de ceintures …etc. En outre, Easy fric est la seule compagnie au moooonde à proposer à bord de ses avions des jambon-beurres et des Paris-Brest pour le prix d’un Paris-New-York. Toutes taxes comprises naturellement.
Le moment fort Cet instant délicieux où une hôtesse stagiaire de 62 ans vous explique en Volapük que votre I Pod est bien soumis lui aussi à la taxe de 60 € sur les bagages à main.
Air Inch Allah
Le réseau Soyez les bienvenus sur Air Inch Allah, la compagnie des vacances, des congés payés et de la rive sud de la Méditerranée. Une compagnie qui aime tellement le soleil et l’eau salée que toute la navigation s’effectue au sextant rouillé.
La philosophie Avec Air Inch Allah, vous êtes déjà là-bas. De la carlingue aux réacteurs, tout respire le sable chaud et l’artisanat local au meilleur prix. Quand au service client, ici tout se négocie âprement. Notamment le décollage et l’atterrissage.
Le moment fort Ah ! Cet enregistrement au T9 (pardon à Roissy 3) à 4 du mat’ avec les nouveaux passagers sur la ligne qui semblent découvrir l’existence de l’expression « pièce d’identité » et les habitués qui semblent découvrir l’existence de l’expression « excédent de bagages ». Un must.
O’Rabay Airlines
Le réseau Toutes les dessertes aériennes bénéficiant d’un vent arrière avec un aller-retour à Dublin tous les 5 ans pour la révision.
La philosophie Ici le maitre mot c’est Economie. Du pilote borgne au steward en liberté conditionnelle en passant par les fauteuils en bois rachetés à l’armée bulgare, tout a été obtenu au meilleur prix. Il se murmure qu’une navette circulaire Strasbourg – Nice – Toulouse – Brest serait à l’étude afin de pouvoir rogner 50 cm de l’aile droite.
Le moment fort Le moment où l’hôtesse va filtrer l’eau du réservoir du lavabo avant d’y plonger votre infusette de thé.
Air Baand’Eskrov
Le réseau Absolument toutes celles dont vous rêvez.
La philosophie Beaucoup d’attention portée à l’hébergement. C’est très important l’hébergement. Dans un pays exotique de préférence et avec un serveur parfaitement sécurisé et inviolable évidemment.
Le moment fort La veille du départ. Notamment le moment où, relevé de carte bleue en main, vous parvenez enfin à traduire du letton sur Babelfish cette annonce vocale : « Numéro telephone vous demander pas du tout affecter depuis longtemps ».
Débutant en camping-car: gaz propane, ordinateur portable, panneau solaire?
bonjour
je viens d'acheter un cc
quel marque de gaz propane faut il acheter pour ce ravitailler facilement?
comment peut on utiliser un ordinateur portable en 12volts qu' elle branchement et nécessaire?
avec un panneau solaire 12owatts, une seule batterie 100amp est-elle suffisante ou faut il en ajouter une seconde?
merci pour vos informations
Bonne journée à tous et mercI
A bientot sur les routes😏
Reims quatre saisons
Campagne autour de Reims au fil des saisons
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
Passeport électronique valable pour la Thaïlande?
bonjour à tous
je pars en thailande au mois de fevrier avec une escale à abu dabhi et souhaiterais savoir si mon passeport electronique est toujours valable ou faut-il que je fasse une demande de passeport biometrique.
Merci à l'avance pour vos reponses.
Prendre de la Primaquine (traitement anti-paludéen) au Mali?
Est-ce que qqun ici est au courant si la Primaquine est un anti-palu préventif? Ou seulement pour le traitement de la crise de palu? J'essaie de voir quelle serait la meilleure prévention, mais en même temps je pars 6 mois de mi-octobre à mi-mars et j'ai déjà de la Malarone pour 2 mois...est-ce que ça vaut la peine de continuer à prendre un traitement à partir du mois de janvier si je prends toutes les précautions anti-moustique, vêtements longs...??
merci!
merci!
Refus d'un formulaire ESTA pour les États-Unis
L'histoire est simple, ma demande a ete refusee... a croire qu'ils ont une dent contre moi dans ce grand pays...
Habitant au Canada, Vancouver plus precisement, en ce moment, je voulais savoir si en passant la frontiere par bus, je peux ensuite prendre l'avion sans probleme a l'interieur des USA? Ou si je suis condamne a faire tout en voiture ou en bus... Quelqu'un sait?
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Vivre ma retraite au Maroc
Bonjour,
Mon idée est de venir passer le restant de ma retraite au Maroc.
Mon épouse et moi-même, avons déjà vécu au Maroc lorsque nous étions jeunes: Casa et Ouezzan
Ma retraite trop faible pour vivre en France nous pousse à venir dans le beau pays de notre enfance ou parait-il nous pourrions vivre décemment ou normalement avec 1050 € /mois.😕
Nous voudrions avoir un ou deux contacts de personnes expatriées ( ou natifs ) pour bien préparer et organiser en connaissance de causes notre future vie Marocaine.
Nous ne cherchons pas les endroits festifs mais plutôt calmes avec un logement décent, normal, environ 70/80 m2 situé en littoral (+/- 3km )océanique ou Méditerranéen.
Nous pourrons éventuellement nous déplacer une à deux semaines pour faire connaissance et voir les possibilités de vie offertes dans la région.
Merci d'avance pour votre obligeance.
Sylvie et Jean Pierre
Merci d'avance pour votre obligeance.
Sylvie et Jean Pierre
Combien de compagnies ont fait faillite depuis le début de la crise?
Je pense qu'on a dépassé la centaine de faillites de par le le monde en un peu plus d'un an.
Des éclairages , des infos , des analyses, des prospectives ? On vous attend au rayon "liquidation"...
Je frissonne à l'idée d'une ryanairisation généralisée du transport aérien de passagers.🏴☠️
Hôtel à Kyoto et change pour le Japon?
Avez vous un site pour reserver un hotel sur kyoto, que me proposez vous ?
En ce qui conserne le change, mieux vaut le faire en france ou au japon ?
Merci de vos réponses.











