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Air Transat pour le Québec
by Dexter20 · 2016-01-20 · 49 replies
Bonjour, nous partons au Québec au mois de Juillet 2016, je suis très stressée en avion. Je souhaiterai avoir vos avis sur la compagnie air transat. Vous avez la parole 😉
Retour de Chine, octobre - novembre 2015: Yunnan et Sichuan
by Lofoten · 2015-12-30 · 70 replies
A- INFORMATIONS PRATIQUES ET IMPRESSION

Concernant mon récent voyage en Chine, j’étais surpris de trouver si peu d’informations sur les forums francophones ou anglophones. Je comprends la raison maintenant ! La chine n’est pas du tout un pays touristique pour les non chinois ! j’ai pu le constater sur place en ne croisant quasiment aucun touriste étranger, seul mon voyage en Papouasie nouvelle guinée a été encore moins susceptible d’en rencontrer !1000 messages sur la Chine sur VF depuis 2 années dont +/- 150 sur le Yunnan et +/- 50 sur le Sichuan. 95% des touristes étrangers passent par une agence ! un peu comme en Ethiopie.

C’est la mode du « blog du voyage » ou l’on parle de sa vie « MOI JE » « MOI JE » …. Ou l’on met aucune information pratique et aucune critique sur le pays visité…… (si vous connaissez un bon blog de voyage non égoïste et individualiste faîtes-moi signe svp).

C’est pénible les vforistes qui écrivent un « itinéraire prévu » souvent irréalisable en demandant des conseils et qui ne font jamais aucun retour de leur voyage…. Pour un guide de voyage francophone ou anglophone récent sur la chine et en particulier la chine du centre c’est la BEREZINA pour 3 raisons!! Les guides sur la chine ne sont pas rentables…. La Chine est un pays qui avance à une vitesse folle depuis 15 ans et un guide qui sort le 1 janvier donc fait selon une enquête de l’année précédente sera obsolète dés sa sortie concernant les prix et les infrastructures ! Le Yunnan et Sichuan sont moins visités que Pekin Shangai Xian ou Hong Kong Concernant le budget pour visiter la Chine ce n’est pas donner à toutes les bourses !! C’est cher de visiter la Chine en 2015 ! La croissance à 10% depuis 15 années a fait augmenter le coût de la vie, c’est fini les usines à bas coût en chine. Le prix des sites touristiques font exploser le budget ! si on est en voyage de 2 à 3 semaines ça va encore mais pour les toudumondiste c’est HORS BUDGET ! d’ailleurs j’ai déjà rencontré dans d’autre voyages des toudumondistes qui visitent de – en – les sites touristiques….. Procurez-vous une carte étudiante internationale si vous le pouvez…. Le prix du VISA qui est passé à 100 euros récemment avec 50 documents à communiquer ! jamais vu un visa aussi cher Le logement en dortoir ou hôtel bas moyen de gamme reste toute fois abordable de 6 euros à 20 euros la nuit dans cette partie de la Chine La nourriture est devenu cher … bien sûr j’ai trouvé des resto locaux ou l’on remplit son estomac pour 3 euros mais ce n’est pas le cas partout……Pour le choc culturel, l’attitude des chinois avec les touristes, le transport et la barrière de la langue voici mon opinion et quelques indications Ne vous inquiétez pas pour la langue tout est traduit en anglais dans les aéroports gares ferroviaires ou lieux touristiques, seul les billets de bus ne sont pas traduit en anglais.

Pour acheter un billet de train on peut l’acheter sur internet mais problème de langue donc on va sur place dans la gare ou il y’a des machines en chinois et anglais ! cela permet de trouver son train et les horaires ainsi que de vérifier si il reste de places car voyager en train en Chine est très populaire et c’est souvent plein ! donc on gagne du temps avant d’aller au guichet ! les chinois vont tous vouloir passer devant vous ils en ont rien à faire du touriste ! à vous de vous faire respecter ! c’est un peu la même chose en inde ….

IL est important de savoir que les contrôles de sécurité sont important dans les gares donc ARRIVER 30 minutes à 1 heure avant le départ du train. Pas de remboursement possible si on manque le train, un changement de billet possible. D’ailleurs, la France devrait s’inspirer de la chine pour la sécurité dans les gares avec contrôle de bagage au scanner et contrôle du billet avec portillon….

Pour les billets de bus, avant d’aller au guichet marqué sur un papier ou smartphone la destination en chinois et la date : moins difficile de trouver des places dans un bus que dans le train. Les bus longue distance sont confortables mais les bus courte moyenne distance pas vraiment des bus du 21 siècle…. Les caissières (métier féminin à 100% en chine) sont pour la plupart assez patiente avec l’étranger c’est juste les chinois qui font la queue qui sont exécrables….

L’attitude des chinois vis-à-vis des touristes est assez « étonnante » même si j’ai eu l’opportunité de rencontrer des chinois sympathiques…. On reproche aux français d’être peu accueillants avec les touristes mais croyez-moi les français sont sympa à côté….. Quand tu demandes de l’aide on te regarde bizarrement…. J’ai voyagé sur les 5 continents dans des pays qui ne parlaient pas l’anglais aussi mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’être invisible… le côté positif c’est qu’on est tranquille et aucun problème de sécurité… Encore une fois il y’à des chinois sympathiques mais en dehors des grandes villes

Ce blog datant de 2013 donne des informations toujours d’actualité sur les transports

http://www.novo-monde.com/article-transport-en-chine.php

Ou encore utiliser ce site pour acheter billet d’avion ou même de train (mais retrait au guichet compliqué) : les billets d’avion sont plus cher à acheter sur les sites francophones classiques !

http://fr.ctrip.com/ LA METEO / 80 % des attractions touristiques en CHINE sont des paysages ! Celle-ci est primordiale pour réussir votre voyage en CHINE ! Il faut être chanceux pour avoir du soleil et bien choisir sa saison en fonction de la région que l’on visite…. INTERNET voici ce qui ne fonctionne pas : tout ce qui concerne Google (gmail youtube android store) ainsi que Facebook et twitter. Pour le moteur de recherche utiliser BING. Si vous êtes accro installez un VPN avant de partir ça marche très bien. Bing est moins performant que Google au niveau moteur de recherche. Pour le WIFI dans les stations de bus, gare et dans le train tout est indiqué en chinois donc très difficile de l’utiliser il demande le numéro de téléphone chinois ainsi que d’installer un logiciel….. Dans les auberges ou hôtel aucun problème. SECURITE / surement le pays le plus sûr que j’ai visité personne ne vous volera rien et même les chauffeurs de taxi sont honnêtes sauf exception !!
Une traversée atypique de Santo Antao en 6 jours
by Ptitortue · 2015-11-23 · 36 replies
En Mai 2015 (eh oui le temps passe vite!), nous avons réalisé une traversée peu connue et peu courue, du Sud-ouest au Nord-est de Santo Antao. A part la chaleur qui a failli me terrasser, ces 6 jours de randonnée nous en ont mis plein les mirettes!!! après déjà plusieurs voyages au Cap vert, je n'imaginais pas que Santo Antao puisse encore me réserver d'aussi belles surprises! Voilà pourquoi je partage ce carnet de voyage et aussi pour donner quelques infos pratiques.

Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!

Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..

La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.

L'abri de berger A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!

Chã das Casas Notre home

Jour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.



Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.



La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!

Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin! Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!! Le Tope de Coroa en fond Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre. Des chèvres un peu partout Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de Norte

Nous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.

Notre abri de luxe Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir. La descente interminable de Bordeira de Norte Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).

Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.

Ribeira das Patas et Bordeira en fond

Mais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest. Ribeira dos Bodes

Après Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h). Le petite sentier Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste! A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta. Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!

Les enfants testent la tente!

remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)

Residencial Chez Adilson
Le Burkina Faso en mission solidaire
by Bergamote16 · 2015-11-06 · 73 replies
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...

Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !

Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.

Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.

Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.



Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...





Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !

Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...

Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !



Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.

Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...

Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !

Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.

Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA



Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.



En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.

En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.

Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?

Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Les Thaïlandais sont-ils violents?
by Laniak · 2015-10-14 · 148 replies
Au vu des tragiques évènements de Koh Tao, à savoir le double meurtres des anglais David Miller et Hannah Witheridge, et a l’explosion de violence a phuket samedi dernier, certains affirment que la Thaïlande est devenu une destination à risques. Le flot médiatique abondant, voudrait nous faire croire que la tendance en Thaïlande n'est plus à la fumette et au Pink Floyd mais au crack et à l'homicide ?!? Certes, la criminalité en Thaïlande est effectivement une réalité dont il vaut mieux avoir conscience, que l’on soit touriste ou expatrié, mais la très grande majorité des thaïlandais reste d'un naturel relativement calme et leur religion décourage et condamne les actes d'impulsivité. Tentons d'éclaircir la situation, qui fait peur aux touristes et développe le marché des alarmes et des caméras de surveillance à Phuket... Pas de thèse ni de certitudes, juste quelques faits, quelques conversations de comptoir qui pourraient expliquer le phénomène de violence chez les thaïlandais.LA FORTE CRIMINALITÉ EN THAÏLANDE EST UNE RÉALITÉ : Oui, la criminalité en Thaïlande existe et depuis longtemps, elle est ancrée dans les mœurs et entretenue par l'incapacité du gouvernement à réagir et faire évoluer la culture. Les crimes et délits ont décuplé depuis l'arrivée du tourisme de masse, la consommation abusive d'alcool, d'amphétamines et l'augmentation des ventes d'armes. Rien de bien neuf sous le soleil thaïlandais qui subit, comme tous les autres pays de notre planète une évolution pas toujours tendre. Pas utile de s'affoler pour autant... Le climat général en Thaïlande reste clément et le monde ne tourne toujours pas rond.LES VIOLENCES CONJUGALES EN THAÏLANDE : Une étude de l’ONU a affirmé que la Thaïlande occupait le deuxième rang parmi les 49 pays étudiés sur le thème de «la perception de la violence domestique». Selon un sondage du Bangkok Post, 63% des gens en Thaïlande pensent qu’il est justifié pour un homme de battre sa femme... Les querelles de ménage en Thaïlande finissent régulièrement en bain de sang. Les Thaïs sont extrêmement possessifs et jaloux, donc les actes de tromperie ou de rupture peuvent être très mal vécus. Les médecins thaïlandais sont devenus des experts reconnus mondialement pour les interventions chirurgicales de reconstruction plastique du pénis. En effet, les Thaïlandaises au cœur brisé aiment à couper le sexe de leur partenaire infidèle...LE TAUX D'HOMICIDES EN THAÏLANDE (68 millions d'hab.) : Plus de 3000 homicides par an contre 500 au Japon (127 millions d'hab.) ou 600 en Malaisie (30 millions d'hab.) et 600 en France (66 millions d'hab.). D'après l'ONDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) la Thaïlande se classerait en 33 ème position sur 143 pays répertoriés... Les pays d'Amérique du sud détiennent les plus forts taux de criminalité. Il est également intéressant de préciser que la Thaïlande est bien devant les USA en matière de meurtres par armes à feu !UNE FASCINATION POUR L’HÉMOGLOBINE : Une presse hebdomadaire (à vomir) relatant toutes les agressions criminelles et les accidents de la semaine (largement illustrée par des photos chocs de corps décapités, mutilés) est largement diffusée dans tous le pays. Les films gore sont également très appréciés par une majorité de thaïlandais, on y voit encore des corps ensanglantés et démembrés... L'attroupement massif qui se forment lors d'effroyables accidents de la route nous montre encore une forme de voyeurisme malsain. On s'approche au plus près des cadavres écrabouillés par un camion et l'on s'applique à faire des photos... L'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes thaïlandais est elle aussi particulière, on se plaît à partager les plus grandes misères du corps humain, monstruosités, visages hideux, corps décharnés, maladies de peau, bagarres ultra-violentes d'adolescents, homicides, violences conjugales, etc... etc...COMMENT EXPLIQUER LA VIOLENCE EN THAILANDE ?LE CULTE DU MUAY THAI : La boxe thaïlandaise ancrée dans les mœurs populaires depuis 5 siècles, est le sport national pratiqué par tous et toutes dès le plus jeune age. "Opium du peuple" interdit dans années 30, revenu plus tard avec de nouvelles règles et moins d'accidents mortels... En Thaïlande, quand ça bastonne, ça bastonne... Le bourre pif et le coup de genou en pleine poire ne fait peur à personne, une fois le premier coup donné, on s'acharne jusqu'au K.O...HISTOIRE ET EDUCATION : Une Histoire thaïlandaise qui a rarement été confrontée aux misères et aux dégénérescences de la guerre. La Thaïlande est toujours restée neutre face aux grands conflits du 20 ème siècle, c'est tout à son honneur (malgré cette petite défaillance morale pendant la guerre du Vietnam et son alliance avec Nixon). Les cruautés de l'histoire du monde n'ont jamais été transmises, ni par les familles, ni par le système éducatif. On se laisse à penser que les dernières générations thaïlandaises, n'ayant vécu ni de de près, ni de loin, les génocides d'Hiroshima ou de la Shoah, n'ont créé aucune sensibilité morale sur l'horreur et la cruauté humaine... Leur ignardise les pousse même à porter des vêtements militaires nazis, par simple effet de mode ! L'ALCOOLISME ET LA DROGUE : La consommation excessive de drogues et d'alcools fait perdre la tête aux plus raisonnables et décuple leur susceptibilité... Leur éducation bouddhiste et leur zen attitude se volatilisent dans les vapeurs du Mékong. Aussi, si vous trainez dans les coins chauds à 3 heures du mat, soyez vigilants. Et, si vous êtes également chargés, alors ne haussez pas trop la voix, n'entonnez pas la Marseillaise, évitez d'aller pisser sous la photo du roi ou près d'une représentation sacrée et tout ira bien...15,6% DES THAÏS POSSÈDENT UNE ARME A FEU : De faux airs de western... Il suffit d'une licence pour pouvoir posséder un revolver ou un fusil. Le nombre de gens qui se font tirer dessus le samedi soir en campagnes et en villes est hallucinant, il suffit de parcourir la presse locale pour le constater... De nombreux thaïlandais possèdent une arme de poing, soit chez eux, soit dans leur voiture. Selon une étude de l'université de Sydney, il y a 6,2 millions d'armes à feu déclarées à la police, 1 thaïlandais sur 100 possède une licence de port d'arme mais si l'on ajoute les propriétaires illégaux, cela représente 15,6% de la population globale ! On ne s'étonne pas que la Thaïlande détienne le record mondial d'homicides par armes à feu, bien avant les États-Unis...UNE ÉVOLUTION CULTURELLE FIGÉE : Un peuple dont le manque de culture et l'absence de modération auraient peut être mal supporté le rapide développement économique national et le passage brutal à notre ère moderne ultra mercantile et sur médiatisée. La Thaïlande a en effet subit cette transition dans un espace temps très court alors que les pays occidentaux ont vécu ce changement en une trentaine d'années ! Sans vouloir chercher à s'acharner sur nos amis thaïlandais mais plutôt sur leurs gouvernants monarques et militaires, incapables de préparer leur peuple à l'évolution de notre monde culturel moderne. Il convient de reconnaître que l'hyper nationalisme-protectionniste n'a fait qu'aggraver cette situation de vide culturel et de décalage avec le monde extérieur. On a pu observer récemment les réactions souvent violentes, d'un peuple brimé et bâillonné depuis des siècles, qui cherche aujourd'hui à s'exprimer par n'importe quel moyen.L'IMAGE DU TOURISTE OCCIDENTAL : Les occidentaux sont perçus en Thaïlande comme extrêmement riches... La certitude aujourd'hui est qu'ils voyagent avec mobiles, tablettes, PC, carte de crédit, cash et sacs à mains. La tentation est forte pour les jeunes thaïs qui recherchent l'argent facile. Pas de panique pour autant mais dîtes-vous que cela peut représenter une menace réelle et qu’il faut la prendre en compte. Alors si vous êtes en vacances face à un local douteux, s'il est imbibé de whisky, s'il tient des propos incohérents et agressifs, s'il a entre 15 et 40 ans, s'il semble être bas de plafond, si son corps est tatoué à plus de 10%, s'il vous regarde avec insistance aves des yeux "sales"... Quelque soit son gabarit, un conseil : soyez discret et prenez la tangente...LE GOUVERNEMENT : L'implication du gouvernement thaïlandais pour lutter contre le trafic et l'utilisation d'armes est quasi nulle, les forces de l'ordre ne renforcent pas les contrôles par crainte de devenir des cibles de stands de tir. Les dirigeants admettent cette criminalité excessive et l'explique par une trop grande consommation de films, d'émissions de télévision et de jeux trop violents mais n'évoquent jamais la moindre injustice sociale ou la sourde révolte du peuple contre ses politiciens magouilleurs et corrompus. Le gouvernement serre de plus en plus la vis à grands coups de lois et censures, sous prétexte de protéger la culture et la morale... A un moment, les thaïs ne pourront plus supporter les mensonges, et les récents évènements montrent qu'ils sont moins disposés à accepter la marche à suivre officielle. Nous verrons comment cette lutte naissante évoluera. LES RISQUES AU COURS D'UN VOYAGE EN THAILANDE ? Beaucoup d'expatriés et d'observateurs en Thaïlande vous le confirmeront, la majorité des conflits verbaux considérés par les occidentaux comme de simples engueulades tournent ici, au pugilat ou à l'homicide... Une banale discorde pourra se terminer à coups de revolver. Les thailandais ont cette fâcheuse tendance à intérioriser leurs sentiments pour "ne pas perdre la face" et lorsque la goutte d'eau fait déborder le vase, il n'est plus du tout question de "self-control" ou de diplomatie mais plutôt de défoulements vengeurs et de "pétages de plombs" quelquefois fatals pour certains des protagonistes. Enfin pour finir en beauté, pour agacer la communauté thaïlandaise et leurs "anges-gardiens farangs", une liste de quelques stéréotypes (à ne pas prendre à la légère) qui caractérisent les thaïs :En chaque thaïlandais(e) sommeille souvent un(e) psychopathe en puissance...Les thaïlandais(es) ont un sens de l'humour très relatif...La boxe thaïlandaise (muay thaï) est le sport national...Un thaïlandais ne réfléchit à la portée de ses actes, qu'après le massacre...Le thaï est d'une susceptibilité à fleur de peau...Les thaïlandais(es) supportent difficilement les conseils, remarques ou ordres de la part d'un "farang"...Ils (elles) manquent définitivement de pragmatisme.Les thaïlandais(es) sont très "fleur bleue"...Les Thaïlandais(es) sont fier(e)s, ultra-nationalistes et fanatiques... A noter: Ceci n'est aucunement une agression raciste, un règlement de compte ou une rancune haineuse mais tout simplement un constat (sarcastique) et une mise en garde pour certains voyageurs inconscients...

Source:
http://www.rawai.fr/thailande-pays-dangereux.html
Afric'Addict
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
6 jours en Sicile, entre Palerme et Trapani
by MirandaMouse · 2015-10-08 · 44 replies
Nous voilà partis pour un petit séjour au nord de la Sicile. Nous arrivons à Palerme (en avion) et repartons 6 jours plus tard de Trapani. Nous passons 4 nuits à Palerme, dans l'idée de voir la ville bien sûr, mais aussi Monreale et Cefalu, puis 2 nuits à Trapani, en comptant visiter la ville perchée d'Erice.

Nous arrivons à l'aéroport de Palerme à 16h15. Le bus part à 16h30, bon timing ! Environ 50 min de trajet (6,5€ le trajet, 11€ l'AR, bien sûr nous je prendrons que l'aller) jusqu'au terminus, à savoir la gare, non loin du studio loué sur Airbnb. On en profite donc pour regarder le paysage. De belles collines (enfin plutôt des gros rochers), la mer, quelques maisons pas mal. Malheureusement on voit déjà que les plages sont jonchées de détritus... On arrive en ville. Je m'attendais à des banlieues immondes et délabrées, et en fait pas vraiment : certes, c'est très mastoc (comme en Espagne d'ailleurs) mais bien repeint finalement, ça fait propre, il y a des arbres, c'est coloré. On voit que le centre-ville par contre n'est pas toujours en bon état...

On arrive et on prend possession de notre studio, quelque chose de simple, pas le grand luxe. C'est surtout pas très bien insonorisé avec un chien qui n'arrête pas de gueuler, bref, de supers nuits en perspective, on espère que ça ira quand même vu notre sommeil léger.

On ressort, il est presque 18h30. On se balade un peu au pif, et la ville nous laisse pour le moment une impression mitigée : de belles choses (les églises surtout) mais un entretien moyen (on a vu pire à Gênes, et bon on s'y attendait), propreté moyenne aussi (idem), bordélique, mais bon il y a quand même de l'ambiance (plus tard le soir en fait, un peu comme en Andalousie) et comme je disais, de belles choses, même si c'est pas toujours mis en valeur. On remarque quand même que vers les rues commerçantes principales on ne trouve pas tant que ça de cuisine italienne mais plus des kebabs/cantine indienne ou pakistanaise. Pas top pour le côté authentique italien... enfin vu l'entretien du centre-ville, je dirais que c'est devenu un quartier assez propulaire, probablement là où logent la plupart des immigrés, enfin c'est l'impression qu'on en a eu (sans jugement aucun). On erre dans la ville, on voit quelques restos siciliens dans quelques petites rues mais ça a l'air d'être plutôt touristique... on finit par trouver une adresse du Routard, un trattoria simple avec apparemment des produits frais, pas la grande classe mais on mange dehors, il fait bon. On prend de l'espadon grillé et de saltimboca (rouleaux de viande), c'est bon ! On repère que sur la placette on peut manger des grillades pour pas cher. Il y aussi d'autres plats sur la carte qui nous tentent, on reviendra sûrement. Il n'y avait pas de dessert alors on va le prendre dans un salon de thé, je veux mon cannolo ! On récupère des arancino à emporter (boule de riz frite avec différentes fourrages) et on rentre.

Il fait chaud dans le studio, on trouve pas la télécommande de la clim, on espère qu'on arrivera à dormir !

Voilà pour cette première soirée !
Croisière sur l'Horizon août 2015
by Arwenen · 2015-07-10 · 127 replies
Bonjour a tous, Nous partons sur l'Horizon le 24/08/2015 au départ de Calais vers Marseille (croisière de repositionnement) Nous avons besoin d'infos pour les escales suivantes :

Calais La Corogne Gibraltar Alméria Tarragone Marseille

Nos besoins que faire et comment y aller, nous faisons toujours nos escales seuls sans MSC (budget)

Merci d'avance pour votre aide

Françoise

Madeira: Between Disappointment and Enchantment
by Lol64 · 2015-06-09 · 96 replies
Bom dia, travelers, A little feedback from our discovery of Madeira—there aren’t many out there! Hoping it might be useful to some of you 🙂

We stayed 7 days in Madeira between May 18th and 25th.

Base: Funchal, the Lido hotel area. A practical neighborhood (lots of restaurants, shops, buses, etc.) but lacking charm. While getting back to Funchal is quick thanks to the road infrastructure, the outskirts of the city are particularly congested in the morning and evening, often due to tourist buses blocking traffic. Plus, even though Funchal enjoys milder weather compared to the rest of the island, you won’t see any sunrises or sunsets there! In short, if I were to do it again, I wouldn’t stay in Funchal for 7 days, even if it’s convenient to unpack once and for all.

Car rental for the week with Avis through locationdevoiture.fr (now Carigami). Zero-excess insurance, two drivers included, full tank on pickup, return with a full tank. After everything I’d read, I was dreading it. No issues at pickup or return. A Citroën C3 with 4,000 km on the clock, which served us perfectly. We brought our own GPS and map, which came in handy. There are signs, of course, but not always where you need them 😛.

Guides & maps: The Rother for hikes, the *Évasion* guide (quite general but very complete), and the Sunflower (borrowed), which I liked less—I found the explanations less clear and a bit messy, but maybe it was just me being unclear 😇. We also had the Freytag & Berndt map at 1:40,000, very useful when exploring the tiniest roads.

Day 1: In the morning, we head to CURRAL DAS FREIRAS. The viewpoint is pretty, very well developed (too much?). We take a short walk down the path as recommended in the Sunflower guide. The environment is wild but doesn’t offer much in terms of views.





We then head east via the expressway. Destination: PONTA DE SÃO LOURENÇO. The sky is overcast there, while just earlier, we were under the sun 😕! We’ll have to deal with the weather’s whims—a constant in Madeira! Off we go for a 3.5-hour round-trip hike, including photo stops, a picnic, and the climb to Ponta do Furado at the very end.





It’s nice, very open, and unlike anywhere else on the island. But it’s also *very* crowded. Mass tourism where everyone’s staring at their feet, barely a smile, hardly a hello 😠. The vibe kind of kills the charm. We were there at lunchtime but didn’t escape the crowds.





Practical detail that matters: no restrooms at the parking lot, none at the Casa do Sardinha, and an environment with no trees or bushes where you can see for miles. Ladies, plan ahead... A hike you should do regardless, with no major difficulty aside from the final climb, though it "undulates" constantly. The trail is perfectly safe.



Back at the parking lot, we take the road to PORTO DA CRUZ, a small village nestled at the foot of the mountain. The natural pools, being cleaned, are empty, and the seaside promenade, splashed by waves, feels a bit gloomy. The charm isn’t there. Return to Funchal via PORTELA and the MIRADOURO DOS INGLESES, which is tricky to find—hidden at the back of a lovely park, tended like an old lady from the 19th century, maybe the former owner of the place...





To be continued... 😉
Authentique...
by Vani84 · 2015-06-01 · 160 replies
Je lis souvent sur ce forum ou ailleurs (ou oralement) des voyageurs qui veulent que de l'authentique.. mais j'aimerais mieux comprendre quel est cette quête absolue de l'authentique?

Moi quand je voyage, je trouve aussi sympa de rencontrer d'autre touriste, je trouve que l'échange peut-être autant enrichissant qu'avec des locaux (sur d'autres points on s'entend) mais si je rencontre des gens de divers pays j'aime bien aussi en apprendre sur le pays d'ou viennent ces gens, même si ça n'a rien à voir avec le pays que je visite, c'est des échanges humains qui peuvent être très agréable.

et je dois dire que oui effectivement quand il y a beaucoup de monde à quelque part ça peut être un peu casse-pied, mais je trouve que on peut pas en vouloir au gens de vouloir visiter Angkor, ou la tour Eiffel, et je me vois mal aller à Paris sans aller voir la tour Eiffel ou le sacré cœur, même si c'est bondé de touriste cela reste des endroits fantastique à visiter..

et je lis souvent, que c'est dommage que certains pays s'occidentalise (se modernise à mon avis) et qu'ils perdent de leurs authenticité, mais je trouve cela très égoïste de vouloir à tout prix que ces pays continue à vivre comme nous vivions en occident il y a 100 ans pour notre plaisir, et je trouve tout à fait normale que les jeunes générations de ces pays veulent vivre dans des pays modernes, et perso je trouve pas qu'il s'occidentalise tant que ça, il se modernisent simplement, mais ils continuent à apprécier leurs gastronomie et à aimer parler leurs langues, et écouter des musique venues de chez eux...

enfin pour finir je trouve qu'en fait ce qui me déplaît de plus en plus en voyage ou en parlant de voyage c'est cette quête du plus absolue que l'autre, du plus authentique et cet énorme mépris pour l'autre de la part de ces voyageurs en quête d'authentique, jusqu'à il y a pas longtemps je trouvais le touriste de masse qui allait dans son hôtel-club inintéressant, et finalement malgré qu'il ne soit pas très intéressant il n'est pas méprisant lui au moins.

Pourquoi vouloir fuir les autres touristes/voyageurs à tout prix selon vous?
Retour de 15 jours à Sao Tomé en mars 2015
by Anacrouse · 2015-05-20 · 142 replies
Pour m'être largement aidée des témoignages que j'ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes-nous ? La bonne cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et apprécions un confort de bon aloi. Pour ce séjour de 2 semaines nous avons contacté Adilson, guide très largement recommandé sur ce forum. C’est mérité et ça nous a bien facilité la vie.

- JOUR 1 - Samedi:

Arrivée de l’avion TAP à Sao Tome à 17H, un peu en avance. La sortie de l'aéroport est rapide, Adilson nous attend.

- JOUR 2 - Dimanche:

Départ par la route de Guadalupe explorer les exploitations de cacao et la côte nord. 1er arrêt à la roça Bela Vista avec la découverte des installations de production: gigantesques fours de séchage alimentés au bois jour et nuit et plateaux de séchage à l'air libre sur lesquelles les fèves étalées sont ratissées pour faciliter l'évaporation de l'eau. Le fait d'être accompagnés par notre guide nous permet de faire le tour des habitations. C'est un choc. Les cases construites par les colons n’ont connu aucune amélioration, les habitants vivent dans une très grande précarité, sans eau courante ni aucune installation sanitaire, même rudimentaire.

Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la roça Agostinho Netto, à l’abandon, les constructions tombent en ruine. C'est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l'occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d'esclaves.

Passé Guadalupe, nous bifurquons vers Morro Peixe, petit village de pêcheurs au bord de la plage, lieu d'installation du poste de sauvegarde des tortues marines. Hipolito est l'aimable personnage qui voue sa vie à la protection des tortues et fait un travail remarquable.

Poursuite par la praia Tamarinos. C'est dimanche, jour de pique nique sur la plage, avec musique à fond, chacun la sienne...avant un déjeuner copieux et délicieux au resto Celvas, à Guadalupe.

On continue notre périple en passant par praia das conchas puis on file vers praia Lagoa Azul, sa petite plage dans une petite crique et ses gros baobabs.

- JOUR 3 - Lundi

En route vers Ponta Figo et Manuel Morales par la route de Guadalupe pour faire la balade des tunnels. La route coupe le Rio Provaz. Les draps qui sèchent sur les berges caillouteuses de la rivière constituent un magnifique tableau de grands aplats colorés.

A 20 minutes de voiture de Ponta Figo sur un chemin montagneux, c'est le départ pour la balade vers la plus haute chute de l'ile. Le chemin traverse des champs de légumes, des cacaoyers et une foret secondaire, puis suit le petit canal d’alimentation du barrage.

Dans la foret, des tas de grosses coquilles jonchent le sol: les escargots locaux sont géants !Une fontaine improvisée en bambou permet de se rafraichir avant de franchir le premier tunnel. Le canal en pierre passe sous une voute de 200 mètres de long. Courage! L'eau fraiche et arrive au genou. Au bout du tunnel, une belle cascade....et un 2eme tunnel, il y en a ainsi 5 autres à franchir pour atteindre la grande cascade. On décide de s'arrêter là, il faut refaire le chemin inverse, jouer les taupes sous terre avec au bout du tunnel une petite halte de nettoyage à la fontaine. On retrouve la voiture, l'expédition nous a pris 2 heures, aller-retour.

Pour nous remettre, déjeuner à Neves au Santola, l'endroit le plus improbable qui soit pour déjeuner L'auberge ne paye vraiment pas de mine et pourtant c'est là qu'on mange le plus délicieux des crabes, avec une belle chair ferme et gouteuse, servis sur une planche en bois avec un marteau, plaf! Un grand coup sur les pinces, un régal.

Nous poussons ensuite la découverte de la cote ouest jusqu'à Sainte Catherine et le Rio Binda, qui signe la fin de la route. Après c'est une piste impraticable. La route qui longe la cote au plus près est magnifique, sauvage, avec des petites cascades qui arrachent la route par endroits.

- JOUR 4 - Mardi:

Départ pour jardin botanique à Bom Sucesso, point de départ de la randonnée au lac Amalia à 1 465 m d'altitude, 4H1/4 de marche Aller-retour. Pour y accéder, il faut pénétrer dans l'enceinte du parc OBO. Le chemin n'est pas tracé, c’est physique, parfois escarpé, constamment glissant du fait des pluies quotidiennes, avec des racines et des embuches partout, c'est la jungle!

Le lac se dévoile enfin, étendue verte bordée par des pétunias géants fleuris à plus de 2 mètres haut! A nous l'expérience du sol mou: ancien cratère, le lac s'est rempli d'une couche végétale spongieuse, irrégulière et très épaisse qui affleure la surface de l'eau... C'est pas des sables mouvants, quoique...

Retour à Sao Tome en passant par la cascade Nicolau.

- JOUR 5 - Mercredi:

Le temps est couvert, il a plu l’après-midi, alors shopping et visites à la capitale. Le temps d’une éclaircie, déjeuner à la roça Bombaim en passant par la cascade Bombaim. Le trajet est absolument magnifique, la route serpente à flan de coteaux dans les plantations de cacaoyers.

Puis visite de l'atelier de Claudio Corallo, pour une leçon de chocolat. C'est la première fois que je vois une visite d'atelier payante! et en plus c'est pas donné, 100 000 dobras par visiteur, 25 visiteurs en troupeau, ça fait quand même 100 euros de recette quand il paye ses salariés moins de 50 euros par mois.

Je pensais qu'à ce prix on verrait des fèves, des machines, du chocolat partout et sous toutes ses formes, mais que nenni! Rien à regarder, rien à toucher, c'est modeste et aseptisé. L'atelier ne fonctionne pas, Claudio Corallo se met en scène, comme au théâtre, dans un speech à sa gloire. Tout n'est pas faux heureusement, mais pour goutter 3 microscopiques bouts de chocolat, autant acheter directement le produit au super marché juste en face, c’est moins cher ! Il faut prendre l'argent là où il est, certes, mais dans ce cas c'est vraiment sans vergogne.

- JOUR 6 - Jeudi:

Aujourd’hui descente de la cote est jusqu'à Sao Joao de Angolares, avec visite de la roça Agua Ize encore en activité. Dans d'immenses hangars, des fours cylindriques en acier gros comme des wagons SNCF s'alignent... Un peu plus loin, une odeur de vinaigre pique le nez: nous arrivons dans les immenses cases de fermentation pour les fèves fraiches. Remuées à la pelle de case en case pendant 8 jours, elles sont prêtes pour le séchage, puis la mise en sac et enfin l'exportation.

En haut de la roça, le petit hôpital est une charmante maison en pierre avec rotonde et escalier à double révolution, en ruine... En bas de la roça, dans le jardin de l'habitation des maitres abandonnée, on devine le vestige de ce qui a été une petite piscine d'eau douce....

Un peu plus loin nous arrivons à la "bouche d'enfer", un curieux phénomène de reflux de la mer dans une coulée volcanique qui offre un beau spectacle d'eau. Nous poursuivons en direction de praia Micondo, une jolie plage, assez longue, accessible par un chemin le long d'une petite rivière.

Dans un virage, un sculpteur expose sur un mur, à l'air libre, des œuvres en bois vraiment belles...Personne pour les garder, ni pour les vendre. Le sculpteur a du vaquer à d'autres occupations. Nous arrivons à Sao Jao dos Angolares pour déjeuner à la roça San Joao, une magnifique maison d'hôtes propriété du peintre Carlos Silva. Un personnage! Ce passionné de cuisine tient les casseroles et les farandoles de saveurs se bousculent dans les assiettes.

Au retour, nouvel essai pour le mur des sculptures. Pas mieux!

JOUR 7 - Vendredi:

En route en direction des plages du sud jusqu'à Porto Alegre (3 heures de route) pour un tour de pirogue dans la mangrove. Une famille singe passe d'arbres en arbres, hop hop hop, pendus par la queue.

Nous poursuivons vers praia piscina, une curiosité basaltique: la mer passe dans une première "piscine" pour remplir une autre, plus petite et sableuse. Le cadre est beau, mais la baignade nous tente peu: sentier glissant, vagues, oursins, quelques déchets coupants ou métalliques sur la plage.

Déjeuner au jale éco-lodge à Porto Alegre. Pour l'observation de la ponte des tortues, c'est l'endroit au top, on ne peut faire mieux. Manuel le restaurateur, vraiment un chic type, pratique la pêche sous marine pour fournir le déjeuner du jour!

En fin d’après-midi, bateau navette de l’ile Rolas pour une traversée de 20 minutes. Nous abandonnons Adilson.

- JOURS 8 à 11- Ila Rolas, samedi à mardi

Pour déjeuner correctement sur l’ile sans se ruiner, il faut s'adresser à Rinaldo, un habitant débrouillard qui a parfaitement compris que la nourriture épouvantable du Pestana peut lui fournir une petite clientèle à la recherche de poisson frais grillé, servi sur la plage.

Faire le tour de l'ile à pieds demande 2 heures environ, avec des curiosités géologiques spectaculaires et des plages paradisiaques, sable fin et blanc, eau turquoise. Au retour nous récupérons une voiture en fin d’après-midi, pour rejoindre Santana.

JOURS 12 et 13 - Club Santana, mercredi et jeudi

La voiture nous permet une liberté de déplacement appréciable, même si nous prenons le rythme local « leve-leve », c’est-à-dire tranquille tranquille….

- JOUR 14 - Vendredi:

Nous quittons le Santana à regrets pour rejoindre Mucumbli, sur la côte ouest. Puisqu'on passe devant, une petite visite au CKado nous permet de faire une ample provision de chocolat Claudio Corallo. Puis on file à Mucumbli. Cet hébergement est notre coup de cœur du séjour.

- JOUR 15 - samedi

Dernier jour, le paiement de la taxe de sortie est rapide, l'entrée dans l'aéroport l'est moins: le contrôle sécurité des bagages est manuel et c'est seulement après qu'on entre et qu'on peut accéder aux guichets. Reste plus qu’à attendre l’embarquement.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Adilson, un guide qui mérite largement sa bonne réputation - notre séjour à Santana

Ce que nous regrettons : - 4 jours à Ila Rolas, c'est LA journée de trop! - ne pas avoir commencé le séjour par Mucumbli, un hébergement d'un charme infini, idéalement situé pour l'exploration de la cote ouest et la randonnée au lac Amalia.

Ce qui peut se discuter: - ne pas avoir été à Principe, découvrir ses plages et ses perroquets

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, le scan de mon guide, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre RÉPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas Free qui n’accepte pas les gros envois !

Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Le pays qui ne vous intéresse pas du tout?
by Shiraz75 · 2015-05-18 · 404 replies
Bonjour

Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?

Pourquoi ?

Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?

Pour ma part c'est la Russie.

Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)

1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )

2) Le racisme anti noirs exacerbé

3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )

Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....

A vous 🙂
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes
by Rcoucou · 2015-05-02 · 218 replies
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
Concours photo du mois de mai 2015: " le monde du rail "
by Pierre · 2015-05-01 · 205 replies
D'après le site belgianrail.be, l'ensemble du réseau ferré dans le monde représente 1 115 000 km. Ce nombre impressionnant cache cependant d'importantes disparités entre les pays, comme le montre le tableau du site de la banque mondiale.

Pour sortir des chiffres, le chapitre 22 du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry:

"- Bonjour, dit le petit prince. - Bonjour, dit l'aiguilleur. - Que fais-tu ici ? dit le petit prince. - Je trie les voyageurs, par paquets de mille, dit l'aiguilleur. J'expédie les trains qui les emportent, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Et un rapide illuminé, grondant comme le tonnerre, fit trembler la cabine d'aiguillage. - Ils sont bien pressés, dit le petit prince. Que cherchent-ils ? - L'homme de la locomotive l'ignore lui-même, dit l'aiguilleur. Et gronda, en sens inverse, un second rapide illuminé. - Ils reviennent déjà ? demanda le petit prince... - Ce ne sont pas les mêmes, dit l'aiguilleur. C'est un échange. - Ils n'étaient pas contents, là où ils étaient ? - On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur. Et gronda le tonnerre d'un troisième rapide illuminé. - Ils poursuivent les premiers voyageurs ? demanda le petit prince. - Ils ne poursuivent rien du tout, dit l'aiguilleur. Ils dorment là-dedans, ou bien ils bâillent. Les enfants seuls écrasent leur nez contre les vitres. - Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent, fit le petit prince. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils pleurent... - Ils ont de la chance, dit l'aiguilleur."

Ce mois-ci, vous l'aurez compris, je vous propose de nous faire voyager sur les rails du monde.

Le Transsibérien, les wagons rouillés d’Uyuni, le parcours du thé au départ de Kandy, la gare d’arrivée de l’Orient Express à Istanbul, le métro de Tokyo ou les tramways de Lisbonne…

Ainsi, vous pourrez soumettre vos photos de trains (passagers ou marchandises), métros, tramways ou autres wagonnets à condition qu’ils circulent sur des rails. Vous pourrez également proposer des voies ferrées, des gares, des cabines, des chefs de gare, des passages à niveaux… tant que ces photos restent de façon explicite dans cet univers.

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au jeudi 21/05 à 0h00, heure de Paris. Chaque photo sera présentée dans un seul message, en indiquant son numéro (1, 2 ou 3). Pensez à ajouter une petite explication, commentaire ou localisation.

Chaque membre VF peut voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères et en tenant compte du thème. Les votes se feront du vendredi 22/05 au vendredi 29/05 à 0h00, heure de Paris. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1ère photo : 3 points - la 2ème: 2 points - la 3ème: 1 point

Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/05. En cas d'égalité, le nombre de premières places prévaudra. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de juin.

Le diaporama qui permet de visualiser l'ensemble des photos proposées est ici .

La discussion est là.

Fermeture des portes, attention au départ ! 🙂
Quelle solution pour téléphoner/internet aux USA?
by Razmote · 2015-04-13 · 102 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 3 semaines en aout aux USA, cote ouest.

Il se peut que l'on soit obligé de téléphoner soit à un de nos hôtels ou autres sur place, soit de donner de nos nouvelles à nos familles en France.

Nous possédons bien sur des cartes SIM Françaises, notamment chez FREE et Virgin (en illimité).

A part utiliser nos abonnements Français pour l'appel et local et l'international qui vont surement couter quelques euros de plus, quelles solutions avons nous d'autres ?

La plupart de nos hôtels auront le wifi, mais quand je lis les commentaires des gens qui y ont séjournés, soit la connexion était catastrophique soit c'est payant (et catastrophique parfois aussi).

Un carte SIM achetée au USA pourrait résoudre tous ces petits problèmes ?

Merci d'avance :)
Nos plus belles photos 2014
by Kate · 2014-12-13 · 612 replies
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂

Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"

Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre

On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !

Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Programme ouest USA en été 2015 ou 2016
by Toffe31 · 2014-09-20 · 100 replies
Bon il faut bien se lancer un jour....

Et si cela peut décider le reste de la famille à enfin choisir si ce voyage est pour 2015 ou 2016 alors il faut que je commence ce post. 😉

En plus j'ai besoin de vos conseils car je ne peux pas rester comme cela sans rien faire en attendant qu'on me donne une réponse sur la date du voyage. J'ai donc parcouru les conseils de Pong, lu de nombreux TR et je me suis inspiré de certains parcours pour réaliser le notre. Cela ne sera pas très original pour une première boucle, mais l'essentiel est de prendre notre temps.

Nous allons donc partir pendant 36 jours dans le Wild Wild West, mais vous l'aurez compris on en sait pas quand et on ne sais pas si la famille sera au complet pour cause d'étude supérieure de notre grande fille. Donc de ce côté beaucoup d'incertitudes...

Voici le programme prévisionnel afin que vous puissiez, pour ceux qui connaissent ou ceux qui vont partir (les veinards) me donner votre avis.

JourDépartEtape(s)Arrivée 1Toulouse San Francisco 2San Francisco 3San Francisco 4San Francisco 5San FranciscoMontereySan Luis Obispo 6San Luis ObispoSanta BarbaraLos Angeles 7Los Angeles 8Los Angeles 9Los Angeles San Diego 10San Diego 11San DiegoJoshua Tree NPBarstow 12BarstowMojave National PreserveLas Vegas 13Las Vegas 14Las Vegas 15Las VegasValley of FireSpringdale 16SpringdaleZion NPSpringdale 17SpringdaleZion NP, Bryce CanyonBryce 18BryceBryce CanyonBryce 19BryceEscalante - BoulderTorrey 20TorreyCapitol ReefTorrey 21Torrey Moab 22Moab 23Moab 24MoabMonticelloMonument Valley 25Monument Valley Page 26Page 27Page 28Page Tusayan 29Tusayan Las Vegas 30Las Vegas 31Las Vegas Stovepipe Wells Village 32Stovepipe Wells Village Bridgeport 33Bridgeport Yosemite Valley 34Yosemite Valley 35Yosemite Valley San Francisco 36San Francisco Toulouse

Merci de partager vos impressions. Je vais avoir sans doute d'ici cet été (je croise les doigts pour 2015), de nombreuses questions. 🤪
Problème de faillite en Argentine
by Wool3869 · 2014-07-30 · 57 replies
Bonsoir, nous avons décidé de venir découvrir Buenos Aires du 15 au 25 aout 2014. Mais ce matin nous avons entendu parlé d'une éventuelle faillite du pays.... Du coup nous avons peur de partir car peur d'éventuelles gréves surtout au niveau du control aérien..... Quelqu'un sur place pourait nous donner des infos ?

par avance merci beaucoup

Wilfrid
Une semaine en amoureux à Marrakech
by Ceyar · 2014-06-27 · 151 replies
Bonjour à tous,

C'est pas dans mes habitudes de faire ça mais je pense faire la surprise à mon amoueuse de l'amener à Marrakech en mode tout compris. D'habitude, on voyage avec le sac à dos, mais là j'ai envie de changer un peu! :)

Bien sur j'ai parcouru les sites comme Marmara, LastMinute... mais je ne sais pas vraiment vers quoi me diriger!

Si qqn a des bons plans, ou des conseils, je prendrai avec plaisir! :)

Merci! :)

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