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Mont Kailash sans passer par une agence?
by Chado · 2006-05-17 · 9 replies
Salut,

D'après les renseignements que j'ai trouvé, il est nécessaire pour se rendre au Kailash depuis Lhassa de passer par une agence car zone non ouverte aux voyageurs individuels.

Avez-vous des infos à ce sujet ? Quelles sont les possibilités, risques, difficultés de s'y rendre sans agence ?

Merci
Vietnam, un climat détestable (?)
by Cocoj2 · 2006-05-06 · 113 replies
Voici le titre de l'article que je viens de lire dans le journal en ligne de Dijon. par curiosité j'aimerais que ceux qui connaissent le Vietnam et qui y sont allés récemment prennent quelques minutes pour lire l'article et dirent ce qu'ils en pensent. Cas isolé ou qui se généralise? merci! :-)

"Alors que nous nous faisions une joie de découvrir le Vietnam nous déchanterons d’un bout à l’autre de ce pays corrompu par l’argent du tourisme de masse.

Tout commence dès la frontière par une tentative de vol de notre « chapeau chinois ». Ce n’est rien, mais c’est le genre de détail qui vous met en alerte. Nous passons sur l’incident et continuons notre route, bien décidés, après la Chine où nous avons connu quelques problèmes de communication, à aborder ce nouveau pays et ses habitants de la meilleure façon qui soit. Mais notre enthousiasme est vite refroidi, à tel point que notre joie de quitter les lieux un petit mois plus tard sera intense. Pour commencer, nous apprenons au pays du tourisme que rien n’est gratuit, que les habitants d’apparence sympathique ne sont que très rarement désintéressés. Complètement corrompus et obnubilés par l’argent, ils se dévoilent vite comme les cham-pions de l’arnaque, faisant grimper régulièrement jusqu’à dix fois le prix normal de quoi que ce soit à partir du moment où le client est blanc. Refusant de céder à ce que nous considérons comme du racisme économique, nous marchandons pour tout, ce qui devient vite usant. Lorsqu’on nous tend la main après notre glissade sur un mélange de charbon et d’eau, c’est pour mieux nous indiquer que nous pouvons nous laver les mains en face, c’est-à-dire au restaurant, où évidemment il faudra manger ! Difficile également à la campagne de trouver de l’eau sans qu’on vous demande une contrepartie, chose impensable dans le reste du monde.

L’obscénité répétée À de très nombreuses reprises des hommes feront des gestes très explicitement obscènes à Anne-Laure. Nous sommes bien conscients que les femmes européennes ou américaines ont des réputations « légères », mais de tels gestes et dans une telle proportion sont plus que déplacés (cela faillit tourner mal à plusieurs reprises). Grande encore fut notre colère lorsque, à bout de forces dans une difficile montée de col, nous passons un groupe de cantonniers en pleine pause. Voulant simplement satisfaire leur curiosité, sans se demander le moins du monde si à l’approche de la nuit nous ne sommes pas un peu pressés, deux d’entre eux nous barrent la route et attrapent l’un le guidon et l’autre la remorque, nous stoppant net. Une fois de plus nous constatons avec regret que nous n’inspirons pas forcément le respect. Mais le plus grave (la liste n’est pas exhaustive) est peut-être à venir lorsque, en quittant au matin un petit hôtel de campagne, nous faisons l’objet d’une espèce d’interrogatoire de la part d’une femme de la police militaire, prévenue on ne sait pourquoi par le réceptionniste. Elle s’invite dans notre chambre, nous fait asseoir et prend nos passeports avant de nous les rendre au terme de 15 minutes d’examen. Et si cela venait de nous ?

Le scénario se répétera quelques jours plus tard au réveil, après une nuit de bivouac sur la plage, à l’écart d’un village de pêcheurs. Le poste de police le plus proche n’est pas à moins de 20 kilomètres et l’hypothèse la plus probable est que nous avons été dénoncés par les charmants pêcheurs qui, la veille, nous saluaient poliment. Cette fois, le policier est plus coriace et cherche, dans un vietnamien incompréhensible, soit à nous soutirer de l’argent soit à nous faire avouer quelque chose. Étant en règle, nous ne céderons rien et, penaud, il renonce après une heure de palabres. Pour la seconde fois, nous constatons que la « culture de la dénonciation » présentée sur de nombreux panneaux « publicitaires » à travers le pays est bien ancrée. Après tant de déconvenues, on finit par s’interroger sur soi-même. Et si tous ces problèmes venaient de nous ? Peut-être n’abordons-nous pas le pays comme il le faudrait ? Peut-être sommes-nous en train de devenir paranoïaques ? Mais ce n’est, semble-t-il, pas le cas. Parmi les nombreux étrangers rencontrés pendant ce petit mois au Vietnam, la majorité nous racontera les mêmes mé-saventures. Un homme qui se faisait une joie à l’idée de retrouver ce pays qu’il avait tant aimé une dizaine d’années auparavant confirmera notre hypothèse selon laquelle le peuple vietnamien tout entier tourne mal : « Ce n’était pas du tout comme ça avant. J’écourte mes vacances, je rentre, je suis complètement dégoûté »." Christophe ROULLIAUD

qu'en pensez-vous?
Deux semaines de vélo en Israël
by Krankxerox · 2006-05-03 · 11 replies
Shalom,

Je compte partir deux semaine en vers octobre/novembre en Israel en velo. J aimerais avoir des conseils sur une idée de parcours; pour l'instant je pensais faire une boucle en arrivant de Tel Aviv, contourner la bande de Gaza, longer le sinai (pourquoi pas jusque la mer rouge) ; remonter vers jerusalem, traverser la cisjordanie, remonter sur le Golan, et redescendre via Haifa.

C'est juste une idée et je reste ouvert aux autres suggestion des cyclos qui sont deja partis la haut. Je me demande quel est l'etat des routes, le degré de psychopathologie des chauffeurs, le climat en octobre/novembre (chaud/froid, sec/humide ?), la possibilité de faire du camping sauvage.

Deux grosses questions egalement: au niveau des frontieres, je pensais initialement atterrir a Beyrouth ou Damas, mais j imagine que le passage de la frontiere à l'aller et auretour ne doit pas etre super facile en velo (avec le tampon sur le passeport en plus). Est ce envisageable? niveau accessibilité: je ne sais pas si le plateau du Golan est accessible aux touristes, la meme question pour le sinai. Y a til des no mans land ? niveau securité: je suis pas un casse cou, mais je pars sans a priori. Je compte eviter la bande de Gaza car j'imagine que ca doit pas etre l'endroit le plus reposant au monde. Par contre qu'en est il de la cisjordanie? quels sont les endroits a eviter? La je parle de violence politique j ai pas envie de slalomer en velo entre les balles.

Sur un point de vue plus general, est ce que ca craint (notemment dans les territoires occupés ou le niveau de vie est plus bas) d'arriver en tant que voyageur européen? j ai plutot l'air pouilleux et poussiereux en velo mais je ne sais pas, y a t il une hostilité particuliere a l'egard des occidentaux?

Plein de questions surement deja soulevées ailleurs, mais c est juste pour avoir l avis de cyclos ayant deja vadrouillé la haut.

Tibo
Voyage dans le temps
by Chevrolet · 2006-04-11 · 60 replies
Bien l'bonjour ! 🙂

Je lance un nouveau sujet qui, je l'espère, trouvera un écho chez vous...

Depuis tout petit, je me dis que tout de même, le plus beau des voyages ce serait un voyage dans le temps.

Personnellement, j'échange les voyages les plus lointains, les plus exotiques contre un seul voyage dans le temps.

Bon, c'est pas tellement possible, mais on est là pour rêver un peu aussi... Alors moi j'ai choisi : Paris au 16è ou 17è siécle ?

Et vous, vous iriez où ? Et quand ?

Ensuite, on pourrait aussi parler de l'uniformisation du monde : même au fin fond de l'Himalaya, on voit des parasols Coca-Cola, des bouteilles d'eau minérale, des GPS, des ordinateurs...

Alors, existe-t-il encore une ville, une région où le temps n'a pas d'emprise ? Ou la modernité n'a pas mis le pied ? Moi je n'en connais pas.

Je fais appel à toute votre indulgence quant à l'intérêt et au bien-fondé de ce sujet. 🙂

C'est à vous !
Une arnaque qui me fait rigoler en Thaïlande
by Zenshua · 2006-03-29 · 247 replies
bonjour a toutes et à tous, je reviens de bangkok et mes amis y etaient aussi:trois beaux jeunes hommes mariés qui avaient décidé de faire les 400 coups car parait il les nuits de bkk sont chaudes et rythmés.😄😄😄 Dans ce mail je ne jugerai personne ni critiquerai leurs actes faisant parti du but de leur voyage en thailande....... Tous les soirs c'est donc la fiesta car apres une seance de massage ils se sentent d aplomb pour la soiree:restos puis CM2 au novotel ou pullulent pas mal de prostituees(je précise que mes soirees avec eux se limitent qu aux restos).L' affaire etant conclus ces joyeux gaillards ont envie de les ramener dans leur chambre et là ARNAQUE!!!! :ils se font arreter par la sécurité de leur hotel(emerald ratchada donc bien placé😏😏) qui leur demande un "extra charge" de 600baths.Je ne vous précise pas la honte se lisant sur leurs visages comme si ces mecs ils sont là pour faire culpabiliser le touriste de ce peche "honteux".Je précise également(sur mes conseils) qu ils avaient fait leur reservation en chambre double. Donc le prix des chambres sont les meme en simple comme en double a bangkok, ces gaillards voyageant seuls, pourquoi devraient ils payer ce supplement??le fait qu ils amenent une thai dans leur chambre justifie t il 600baths? et s ils amenaient leur propres femmes??sur quel critere le staff de l hotel se base t il pour dire que telle fille est prostituee ou pas? Completement destabilises ils m appellent sur mon portable afin de discuter avec la reception qui me repondent que c est le reglement!!!!!le lendemain je demande a voir ce fameux reglement et il n est ecrit nul part que la fille thai n'a pas droit au check in comme une europeenne et devant le refus du directeur de l hotel a tout remboursement je suis obligee d appeler la police qui au bout du compte donne a mes amis raison. A tous les touristes faites attention car ces extra charge sont de l arnaque et pour vous donner quelques exemples: novotel:1000 baths amari watergate:2000 baths emerald:600baths etc.......sauf pour les 5 stars qui sont plus classes!(d apres les termes de certaines personnes)

voila donc pour l histoire, il faut donc protester, et au final on leur a laisser faire leur truc en paix😏😏
Quelques moments à Oman
by Yangguizi · 2006-03-26 · 41 replies
C'est un pays qui fait souvent sourciller quand on en parle.

Les francophones croient que quand on va au Mans, on n'est pas loin de Paris. Les anglophones croient que "oh man!" marque la surprise au milieu d'une conversation. Quant aux sinophones, ils sont déroutés par la similitude phonétique entre le nom chinois du Sultanat et son voisin le Yemen ou encore la capitale jordanienne Amman.

Bref, lorsque j'ai accepté l'invitation d'une amie française vivant là-bas à venir lui rendre visite, j'ai souvent dû réexpliquer plusieurs fois mon projet à mes amis. Quant à moi, même si je parvenais sans peine à situer le Sultanat sur une carte, à en citer la capitale et à reconnaître son magnifique hymne national, mes idées sur le pays étaient limitées à quelques puits de pétrole et pas mal de sable. Ce voyage allait donc être une parfaite occasion de me cultiver un peu.

(à suivre)
Pourquoi voyagez-vous au Québec?
by Scaro · 2006-03-19 · 14 replies
bonjour tout le monde je sais pas si vous pouvez m'aider mais dans mon cours de marketing a l'uniervisité je dois élaborer un nouveau concept touristique, alors je vous pause le question suivant:

Qu'est qui pourrait vous inciter a voyager au quebec?

j'apprécierais beaucoup votre aide parce que la je suis vraiment bloqué merci
Expatriés et voyageurs
by Hengxi · 2006-03-10 · 25 replies
Bonjour,

Depuis que je me ballade et participe (modestement) à ce forum, j'ai parfois remarqué une certaine agressivité dans des propos concernant les expatriés:

Expats pleins de frics, vous ne sortez pas de votre coin, etc..

Qu'en pensez vous ?
Gps pour vélo
by Chefderayons · 2006-02-15 · 26 replies
Un petit appareil très tendance en ce moment: Le GPS Je me suis offert un GPS avec support guidon depuis un peine un an. Ce gadget malheureusement encore trop onéreux est un complément indispensable à tous les férus de chiffres et données de toutes sortes. Je vous invite à débattre sur ce sujet.......... @ + chefderayons 😉
Votre avis sur le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Kirghizstan en Asie Centrale
by Possopo · 2006-02-07 · 34 replies
je me rends à séoul en juin et héiste encore sur la route à suivre, transmongolien jusqu'à pékin ou asie centrale.

j'aimerai connaître les opinions de chacun sur le kazakhstan, l'ouzbékistan et le kyrgyzstan. les visas sont-ils facilement obtenables (j'en doute un peu surtout pour le kazakhstan)? une personne seule avec son sac à dos est-elle en mesure d'éviter les ennuis divers (hôtels hors de prix, racket douanier et policier, arnaques diverses...) dans ces pays encore peu stables politiquement?

je parle à peu près russe mais craint vraiment l'asie centrale, peu accueuillante pour le touriste un peu aventurier ne croulant pas sous les dollars.

je sais aussi que le passage du kyrgyzstan en chine est compliqué (où plutôt cher, car officiellement interdit).

quels sont donc vos opinions sur ces trois pays?

sinon, je me contenterai de la mongolie, probablement plus aimable au premier abord.

merci d'avance pour vos réponses.
Une semaine de ski à Nagano (Japon)
by Yangguizi · 2006-02-03 · 0 replies
Voila, les vacances au ski c'est termine, je viens de rendre mon equipement et j'ai deux heures a tuer avant de prendre mon bus de nuit pour Osaka avant de decoller pour Shanghai.

Au cas ou le sujet interesserait les fous de glisse du forum, voici donc quelques petits commentaires sur cette semaine, ou plutot ces six jours de ski a Happo-One, la principale station de la vallee olympique de Hakuba, dans la prefecture de Nagano.

Presentation generale

Happo One est une des plus grandes stations japonaises, et donc asiatiques, et son domaine skiable n'est depasse que par Niseko (ile d'Hokkaido) et par un regroupement de petites stations non loin de Nagano. Happo One est dans la vallee de Hakuba qui a accueilli la plupart des epreuves de ski lors des JO de 1998. Happo One elle-meme a accueilli la descente et le Super G, ainsi que le saut a skis.

Le domaine skiable

Il ne faut pas s'y tromper. Malgre sa taille de geant compare aux autres stations d'Asie, Happo One a un domaine skiable assez modeste par rapport aux stations europeennes. Je dirais que sa taille est a peu pres equivalente aux stations familiales moyennes qu'on peut trouver dans les Alpes du Sud, et qui sont celles que je connais le mieux. Tres loin derriere les geants alpins, de France, de Suisse ou d'Autriche donc.

Ceci dit, il y a quand meme de quoi faire, et en une semaine je ne me suis pas vraiment ennuye, meme si vers la fin je commencais a me sentir a l'etroit.

Il y a des pistes pour debutants, pour intermediaires et pour skieurs confirmes. Il y en a en fait pour tous les gouts, et les pistes difficiles n'ont pas grand chose a envier a celles des Alpes, meme si on se situe peut etre un cran en dessous. Attention aux champs de bosses, ils sont reellement tres difficiles a descendre.

Pour ceux qui ont la bougeotte, il y a tout un tas d'autres stations, helas non connectees, dans le coin et facilement accessibles en navettes.

Les infrastructures.

Rien a dire de ce cote la, la densite de remontees mecaniques est tres forte, peut etre meme trop, car on n'a que l'embarras du choix pour aller d'un point A a un point B. Il y a un telecabine, et environ 30 telesieges (bi, tri ou quadri places). Aucun teleski par contre. Ca peut sembler beaucoup, mais beaucoup de ces telesieges sont assez courts et certains font double emploi.

Fait surprenant pour un europeen, beaucoup de ces telesieges sont demunis de garde corps, ce que je n'ai jamais vu nulle part ailleurs au monde. C'est etonnant pour un pays si a cheval sur la securite. Parmi les telesieges munis de garde corps, un seul dispose de repose pieds. On s'y fait assez vite.

La meteo

En six jours, j'ai eu un jour de grand beau temps (le premier) et de la neige plus ou moins dense les autres jours. Le tiers superieur de la montagne etait en permanence dans le brouillard, a part le premier jour, et ce brouillard descendait parfois jusqu'au pied des pistes. Je crois que cette meteo mediocre est normale pour la saison.

Malgre les bulletins meteo inquietants que je consultais quotidiennement avant de partir, il n'a pas fait froid du tout. Les temperatures etaient souvent annoncees entre - 15 mini et - 2 maxi, mais je n'ai vraiment pas souffert du froid, moi qui y suis en general plutot sensible. Meme la nuit etait plutot douce.

La qualite de la neige

Elle etait vraiement excellente, meme si les chutes continues de neige et la poudreuse qui en resultait y etaient sans doute pour quelque chose. L'epaisseur etait d'environ 3 metres, et je n'ai rencontre qu'exceptionnellement de petites plaques de verglas. D'une maniere generale, j'ai trouve la neige bien plus agreable que ce que j'ai pu connaitre en France.

Les pistes sont regulierement dammees, mais en raison des precipitations impressionnantes, il y avait bien sur des passages ou la poudreuse etait vraiment trop epaisse.

La frequentation

J'ai eu de la chance puisque je me suis retrouve hors des vacances japonaises et des periodes de pointe. Les pistes etaient donc tres peu frequentees. La queue la plus longue que j'ai du affronter aux remontees ne devait pas depasser une minute, et encore c'etait rare! La plupart du temps il n'y avait tout simplement personne. De fait, j'etais donc quasiment toujours tout seul sur les sieges.

Un tout petit peu plus de monde le dimanche, mais ca restait encore tres peu dense.

Il y avait beaucoup plus d'etrangers que ce a quoi je m'attendais. Des australiens en grande majorite, ce qui est assez logique puisque c'est le seul peuple d'un pays a fort pouvoir d'achat situe loin de domaines skiables d'envergure, surtout pendant l'ete austral.

Il y avait ensuite tous les skieurs de Chine (surtout des europeens comme moi, mais aussi des hong kongais et quelques continentaux) qui profitaient de la semaine de vacances du nouvel an chinois.

Et enfin quelques coreens, malaysiens et autres.

Je n'ai pas rencontre un seul resident d'Europe ou d'Amerique du Nord, ce qui est assez logique. Pourquoi iraient ils aussi loin pour skier? Il parait qu'il y a quand meme beaucoup de moniteurs canadiens.

Les australiens sont tellement nombreux ici qu'on les retrouve partout. Certains tiennent des bars, d'autres des agences de voyage, tandis que d'autres font la plonge dans les hotels.

Attention toutefois, il parait que cette station peut etre reellement bondee lors des vacances japonaises, et il vaut mieux alors l'eviter.

Le niveau des skieurs

Il y a en fait plus de surfeurs que de skieurs, alors qu'en Europe, ces derniers sont encore je crois plus nombreux.

Le niveau general est tres bon chez les pratiquants de ces ceux disciplines, meilleur qu'en France ou en Autriche. J'ai reellement ete bluffe, mais ca s'explique peut etre par le fait que tous les meilleurs viennent skier ici, et que les skieurs plus moyens vont ailleurs.

La nourriture

On ne vient pas ici pour faire un sejour gastronomique, et on mange en fait assez mal. La plupart des hotels servent de la nourriture occidentale, et les quelques restaurants et bars qui servent de la cuisine japonaise donnent dans le bas de gamme. C'est dommage.

Il y a une quantite de restaurants / cafeterias au pied, au milieu et au sommet des pistes. C'est assez mediocre en general. Notons quand meme la presence d'un McDo a mi hauteur, et d'un kebab tenu par deux turcs d'Istambul (tres sympas)!

Le village

Hakuba - Happo One est tres mignon et a un petit air alpin que n'ont pas les autres stations japonaises. Le paysage est idyllique, mais... ca manque sacrement d'animation. Peut etre est-ce different en periode de pointe.

Le village est tres eparpille, et les restaurants et bars sont assez rares et peu frequentes. Il n'y a absolument aucune ambiance, et la notion d'apres ski ne semble pas avoir penetre ce pays. La plupart des japonais vont aux nombreuses sources chaudes et ne semblent pas etre demandeurs d'autres activites.

La langue

Ce n'est pas une legende: les japonais parlent tres mal anglais. Je crois que c'est le pays que j'ai visite ou ils le parlaient le plus mal. Mais avec beaucoup de sourires, d'imagination et de patience, on arrive toujours a communiquer.

Les prix

Et oui, quand on parle de ski et de Japon, la question des prix revient evidemment tres souvent. Et bien, contrairement aux idees recues, ce n'est pas plus cher qu'en Europe! Quelques ordres de grandeur de ce que j'ai pu depenser:

Une nuit d'hotel en chambre individuelle, avec toilettes et douche privees: 53 euros. En chambre double ca revient evidemment moins cher, et il y a evidemment des logements equivalents moins chers que ca, mais que j'ignorais car j'etais limite par les informations disponibles sur internet. Il y a aussi des formules routard bien moins cheres, mais bon, apres une journee de ski, un peu de confort minimum ne fait pas de mal 🙂. Il y a evidemment des hotels tres chers a des prix astronomiques, mais je laisse ca aux amateurs.

Le forfait remontees: environ 23 euros la journee, si on prend plusieurs jours et si on l'achete via l'hotel (ils offrent tous des discounts). Je pense que c'est a peu pres equivalent aux tarifs europeens pour une station de taille equivalente.

La location de skis + chaussures: environ 16 euros la journee. Ce n'est pas tres cher, et encore, la plupart des hotels proposent aussi du materiel encore meilleur marche.

Les repas. C'est cher pour ce que c'est. En general de 5 a 10 euros le plat, mais on est difficilement rassasie avec un seul.

Les cocktails. Il y a de bons petits cocktails alcoolises japonais que je ne connaissais pas et qui sont tres abordables: environ 3 ou 4 euros.

Les transports. Il vaut mieux atterrir a Tokyo ou a Nagoya si on a le choix. J'ai malheureusement du voler sur Osaka qui est plus eloigne. Le train de nuit d'Osaka a Hakuba coute dans les 70 euros. Le bus de nuit environ 30.
MEA-Air Liban, future compagnie associée de Skyteam (Air France)
by BikeandRoll · 2006-01-16 · 33 replies
PARIS (AFP) - La compagnie libanaise Middle East Airlines-Air Liban (MEA) devrait rejoindre en 2007 l'alliance aérienne internationale Skyteam en tant que compagnie associée, a annoncé lundi Air France.

"Air France parrainera MEA tout au long de la procédure préalable et il est prévu que MEA devienne associée dans les quinze mois à venir", indique le transporteur français dans un communiqué rendu public ce lundi 16 janvier 2006.

"L'alliance souhaite pouvoir compter MEA, particulièrement bien implantée au Moyen-Orient et dans le monde arabe, parmi ses associés" afin d'étendre son réseau dans la région, commente le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, cité dans le communiqué.

MEA transporte 1, 2 millions de passagers par an. Avec une flotte de trois Airbus A330-200 et de six Airbus A321-200, elle dessert 26 destinations dans 17 pays d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique, selon le communiqué.

Les compagnies associées de Skyteam passent des accords de partage de code avec certaines compagnies membres, adoptent le programmes de fidélité de l'une d'entre elles et peuvent offrir à leurs clients l'accès aux salons de l'alliance. Leur participation au budget de Skyteam est réduite par rapport aux membres à part entière.

Skyteam doit déjà accueillir en 2006 Air Europa (Espagne), Copa Airlines (Panama), Kenya Airways (Kenya) et Tarom (Roumanie) en tant que compagnies associées.

Le noyau dur de Skyteam comprend Aeromexico, Air France, KLM, Alitalia, Continental Airlines, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, Korean Air et Northwest Airlines.

La deuxième alliance aérienne mondiale (après Star Alliance, emmenée par Lufthansa et United Airlines) doit par ailleurs accueillir en 2006 deux nouveaux membres à part entière: la compagnie russe Aeroflot et la chinoise China Southern.

B&R
Blog birman - février 2005
by Lifo · 2006-01-14 · 6 replies
MYANMAR : 25 / 01 – 16 / 02 / 2005

Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.

Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.

Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.

Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.

Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.

Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.

Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.

Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.

Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.

Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.

Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.

Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.

Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.

Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.

Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.

Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.

Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.

Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.

Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.

Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.

Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.

Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.

Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.

Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".

En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.

Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
Conseils sur l'humanitaire
by Noreillette · 2006-01-07 · 4 replies
bonjour! en fait je recherche des personnes ayant déjà fais de l'humanitaire sans spécialement d'expérience professionelle pour me donner des bon plan pour partir afin d'aider et de découvrir d'autres cultures et paysages.
L'île Maurice en sac à dos
by Voyagesacado · 2005-12-15 · 31 replies
Salut a vous! L'Ile Maurice avec pas grand chose, un sac a dos, un carnet de croquis et des balles de jonglage dedans, un hamac peut etre....c'est ok?

Je pars avec un amie a Maurice pour y suivre un stage dans le cadre de nos études, un mois, en février... Nous serons donc tenus de rester dans le nord de l'Ile mais provoyons quelques escapades. Cependant nos envies de "voyage sac à dos" ajoutées a nos moyens d'étudiants ne nous amènent pas à prévoir pour le moment un logement quel qu'il soit. On se dit que l'on trouvera bien un petit endroit ou planter une toile de tente le soir et que l'on alternera avec des auberges de jeunesse ou autre logement peu couteux de temps à autre.

mais.....

plus les renseignements se succèdent et plus l'Ile Maurice m'est présentée comme une Ile de tourisme haut de gamme, aux hotels et restaurants luxieux, au cadre paradisiaquement prédestiné aux voyages de noces, ....hostile au genre de voyage que nous prévoyons. Me confirmerez-vous tous cela????

De plus février ne semble pas la période idéale sur le plan climatique....(?)

Bref, nos prévisions de vagabondage en quête de découvertes et de rencontres se trompent elles de destinations???
Pays avec les gens les plus accueillants et les moins accueillants
by Moka27 · 2005-12-12 · 104 replies
Bonjour à vous tous!

J'aimerais partir une nouvelle discussion pour vous demander quels ont été les pays où vous avez rencontrés les gens les plus accueillants et les moins accueillants.

Les plus arrogants, les plus gentils... En tout cas, vous savez ce que je veux dire. 🙂

Je suis juste curieuse, c'est tout. :) Alors répondez-moi en grand nombre. 😉
Devises pour Cuba
by CatStef · 2005-11-28 · 15 replies
J'aurais aimé savoir quelles devises emmené à Cuba, sachant que j'habite en France. Où peut on efffectuer le change?

Merci
Partir seule en Nouvelle-Zélande ou Vietnam
by Amandinereve · 2005-11-07 · 13 replies
Voilà, en janvier j'aimerai partir soit en nouvelle Zélande soit au Vietnam. J'aimerai faire appel a vos expériences et savoir si de voyager seul n'est pas dangereux... Sinon si quelqu'un est intéressé à partir en janvier qu'il me fasse signe! merci d'avance et a bientot

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