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Voyage direction le Ladakh et Zanskar
Bonjour à tous !
Et voilà je viens de réserver mon vol pour cet été direction le Ladakh !
J'y suis déjà allée en solo en 2012 et 2013 et depuis je n’attendais que d'y retourner ! Car à la base j'y avais été dans l'idée de me rendre au Zanskar et à chaque fois j'avais trouvé autre chose à faire ... Donc j'espère que cette fois sera la bonne !
Cependant quelques questions .... En effet je serai sur place que 3 semaines et je me demande bien si dans ce laps de temps j'aurai le temps d'aller au Zanskar tout en profitant un peu du Ladakh (j'y vais cette fois avec mon amoureux qui ne connait pas du tout cette région).
Mon but ultime est de me rendre au monastère de Pukhtal ...
Si vous avez des conseils je suis preneuse ! Je ne sais pas si la meilleure option c'est de prendre un bus Leh/ Kargil / Padum (d'ailleurs combien de jours en bus de Leh à Padum?) et de rejoindre le monastère à pied ? J'avais entendu que le sentier était parfois un peu dangereux ... Possible d'avoir recours à une agence pour faire cette petite portion ?
Ou si le mieux est de rejoindre le Zanskar via un trek ? (Lamayuru / padum?) ....
Ou même faire un trek avant la fin du voyage Padum / Darsha pour rejoindre ensuite Manali et éviter de me refaire la route direction Leh ...
Bref je sais pas trop comment optimiser mon temps sur place !
Ensuite aurez-vous un trek à me conseiller ? Trek d'acclimatation avant de rejoindre le Zanskar ? Sachant que j'ai déjà fait la vallée de la Markha, le trek de Tso Moriri à Tso Kar et un mini de Zinchen à Stok ...
Voilà c'est un peu brouillon mais si vous avez de quoi m'éclairer je suis preneuse ! Merci !!
Et voilà je viens de réserver mon vol pour cet été direction le Ladakh !
J'y suis déjà allée en solo en 2012 et 2013 et depuis je n’attendais que d'y retourner ! Car à la base j'y avais été dans l'idée de me rendre au Zanskar et à chaque fois j'avais trouvé autre chose à faire ... Donc j'espère que cette fois sera la bonne !
Cependant quelques questions .... En effet je serai sur place que 3 semaines et je me demande bien si dans ce laps de temps j'aurai le temps d'aller au Zanskar tout en profitant un peu du Ladakh (j'y vais cette fois avec mon amoureux qui ne connait pas du tout cette région).
Mon but ultime est de me rendre au monastère de Pukhtal ...
Si vous avez des conseils je suis preneuse ! Je ne sais pas si la meilleure option c'est de prendre un bus Leh/ Kargil / Padum (d'ailleurs combien de jours en bus de Leh à Padum?) et de rejoindre le monastère à pied ? J'avais entendu que le sentier était parfois un peu dangereux ... Possible d'avoir recours à une agence pour faire cette petite portion ?
Ou si le mieux est de rejoindre le Zanskar via un trek ? (Lamayuru / padum?) ....
Ou même faire un trek avant la fin du voyage Padum / Darsha pour rejoindre ensuite Manali et éviter de me refaire la route direction Leh ...
Bref je sais pas trop comment optimiser mon temps sur place !
Ensuite aurez-vous un trek à me conseiller ? Trek d'acclimatation avant de rejoindre le Zanskar ? Sachant que j'ai déjà fait la vallée de la Markha, le trek de Tso Moriri à Tso Kar et un mini de Zinchen à Stok ...
Voilà c'est un peu brouillon mais si vous avez de quoi m'éclairer je suis preneuse ! Merci !!
2018, l'année des gorilles (mais pas que...)
L'Ouganda, c'est simple: on a A-DO-RÉ ... presque tout!
On a adoré l'accueil des Ougandais, leur gentillesse et leur humour, la variété des paysages et celle des activités réalisées.
On a tout de même moins aimé l'état de certains tronçons de route, la pauvreté et le dénuement de certains villages et les pauses-pipi (ou plutôt les non-pauses-pipi) en cours de route.
Self drive or not self drive? On s'est longtemps posé la question et finalement, on a opté pour un chauffeur guide, Paul (recommandé par certain(e)s). On ne l'a absolument pas regretté: l'Ouganda n'est certainement pas le pays idéal pour faire ses débuts en conduite de 4x4! Comme j'avais potassé un circuit, je l'ai proposé à Paul qui a juste fait une petite modification (pas de nuit entre Entebbe et le MFNP mais à la place, une au lac Bunyonyi ... et il a eu raison!) et qui a réservé pour nous les hôtels que j'avais choisis. Paul s'est avéré un chauffeur ponctuel et très prudent (c'est pas du luxe en Ouganda!) et un guide qui connaissait son pays par coeur, avec un oeil de lynx pour repérer les animaux. On a passé avec lui un super voyage et il nous a souvent fait rire avec ses anecdotes.
La météo: on est parti au tout début de la saison des pluies (vacances scolaires tardives obligent 😕). Si la pluie a finalement été peu gênante (elle a même permis à certaines zones de commencer à reverdir), le ciel souvent gris est quand même pénalisant pour les photos (je m'en suis rendue compte en revoyant les photos de Carmen/Ticapi, beaucoup plus ensoleillées).
Retour à la case départ: les principes de prix des billets d'avion font que le vol Bruxelles-Entebbe est moins cher au départ de Paris qu'au départ de Bruxelles (160€ par personne tout de même!). Alors que nous habitons plus près de Bruxelles que de Roissy, on se décide quand même pour un vol rallongé ... mais moins cher 🤪.
Vendredi 23/02: Nuit au Golden Tulip en park, sleep and fly. La navette pour l'aéroport est à 5h (notre vol à 7h25) ... la nuit est courte!
Samedi 24/02 Le vol décolle de Bruxelles avec une heure de retard. Comme ils ont changé le sens de rotation par rapport au moment où on a pris les billets, on fait un stop à Kigali avant de rejoindre Entebbe... où on arrive à presque minuit. Le temps de passer l'immigration, d'obtenir le visa, de retrouver le chauffeur de l'Airport Guesthouse qui nous attend, on arrive à l'hôtel vers 1h du matin. Même à cette heure là, on est accueillies avec un grand sourire.
Dimanche 25/02 Paul nous a donné rendez-vous à l'hôtel à 7h ... nouvelle nuit très courte! A 7h10, nous voilà partis sur la route du MFNP. La traversée de Kampala se passe sans encombres, le dimanche est un jour calme. Petit arrêt pour changer des euros en shilling et nous voilà repartis. Mis à part des ralentisseurs parfois énormes et pas toujours visibles, la route est plutôt bonne. On arrive au Rhino Ziwa sanctuary vers 11h30. Ils organisent différentes activités mais nous, on est venues pour le tracking à pied des rhinocéros (pas besoin de réserver). Le parc compte maintenant 22 rhinocéros blancs. Ils pensent commencer à en réintroduire dans le MFNP quand ils seront 30. Notre guide s'appelle Ronald. Il nous explique (entre autres) comment se comporter si on se fait charger. Avant tout, surveiller les oreilles: si elles pointent toutes les 2 fixement dans notre direction, méfiance! Et si le rhino charge, grimper dans un arbre ou se cacher derrière un taillis très épais 🤪. Après une courte marche, Ronald nous montre une masse sombre. Nous nous approchons doucement.
Et nous contournons...

Il s'agit d'une maman et de son bébé, né cet été.
Le bébé se lève, il chouine un peu et incite la maman à se lever également:
Nous nous éloignons tranquillement pour apercevoir un peu plus loin, davantage caché dans les hautes herbes un autre couple maman-bébé de l'année.
Petite halte sympa, qui nous a permis de se dégourdir les jambes tout en approchant ces gros animaux, tout de même impressionnants. Il est maintenant temps de reprendre la route pour le MFNP. Muriel
Self drive or not self drive? On s'est longtemps posé la question et finalement, on a opté pour un chauffeur guide, Paul (recommandé par certain(e)s). On ne l'a absolument pas regretté: l'Ouganda n'est certainement pas le pays idéal pour faire ses débuts en conduite de 4x4! Comme j'avais potassé un circuit, je l'ai proposé à Paul qui a juste fait une petite modification (pas de nuit entre Entebbe et le MFNP mais à la place, une au lac Bunyonyi ... et il a eu raison!) et qui a réservé pour nous les hôtels que j'avais choisis. Paul s'est avéré un chauffeur ponctuel et très prudent (c'est pas du luxe en Ouganda!) et un guide qui connaissait son pays par coeur, avec un oeil de lynx pour repérer les animaux. On a passé avec lui un super voyage et il nous a souvent fait rire avec ses anecdotes.
La météo: on est parti au tout début de la saison des pluies (vacances scolaires tardives obligent 😕). Si la pluie a finalement été peu gênante (elle a même permis à certaines zones de commencer à reverdir), le ciel souvent gris est quand même pénalisant pour les photos (je m'en suis rendue compte en revoyant les photos de Carmen/Ticapi, beaucoup plus ensoleillées).
Retour à la case départ: les principes de prix des billets d'avion font que le vol Bruxelles-Entebbe est moins cher au départ de Paris qu'au départ de Bruxelles (160€ par personne tout de même!). Alors que nous habitons plus près de Bruxelles que de Roissy, on se décide quand même pour un vol rallongé ... mais moins cher 🤪.
Vendredi 23/02: Nuit au Golden Tulip en park, sleep and fly. La navette pour l'aéroport est à 5h (notre vol à 7h25) ... la nuit est courte!
Samedi 24/02 Le vol décolle de Bruxelles avec une heure de retard. Comme ils ont changé le sens de rotation par rapport au moment où on a pris les billets, on fait un stop à Kigali avant de rejoindre Entebbe... où on arrive à presque minuit. Le temps de passer l'immigration, d'obtenir le visa, de retrouver le chauffeur de l'Airport Guesthouse qui nous attend, on arrive à l'hôtel vers 1h du matin. Même à cette heure là, on est accueillies avec un grand sourire.
Dimanche 25/02 Paul nous a donné rendez-vous à l'hôtel à 7h ... nouvelle nuit très courte! A 7h10, nous voilà partis sur la route du MFNP. La traversée de Kampala se passe sans encombres, le dimanche est un jour calme. Petit arrêt pour changer des euros en shilling et nous voilà repartis. Mis à part des ralentisseurs parfois énormes et pas toujours visibles, la route est plutôt bonne. On arrive au Rhino Ziwa sanctuary vers 11h30. Ils organisent différentes activités mais nous, on est venues pour le tracking à pied des rhinocéros (pas besoin de réserver). Le parc compte maintenant 22 rhinocéros blancs. Ils pensent commencer à en réintroduire dans le MFNP quand ils seront 30. Notre guide s'appelle Ronald. Il nous explique (entre autres) comment se comporter si on se fait charger. Avant tout, surveiller les oreilles: si elles pointent toutes les 2 fixement dans notre direction, méfiance! Et si le rhino charge, grimper dans un arbre ou se cacher derrière un taillis très épais 🤪. Après une courte marche, Ronald nous montre une masse sombre. Nous nous approchons doucement.
Et nous contournons...
Il s'agit d'une maman et de son bébé, né cet été.
Le bébé se lève, il chouine un peu et incite la maman à se lever également:
Nous nous éloignons tranquillement pour apercevoir un peu plus loin, davantage caché dans les hautes herbes un autre couple maman-bébé de l'année.Petite halte sympa, qui nous a permis de se dégourdir les jambes tout en approchant ces gros animaux, tout de même impressionnants. Il est maintenant temps de reprendre la route pour le MFNP. Muriel
Est-il vraiment possible de faire le tour du monde?
Bonjour à tous,
Je m'appelle Marie j'ai 17 ans et je rêve depuis longtemps de voyager, découvrir des paysages exceptionnels loin des sentiers battus. Partir à l'aventure avec mon sac à dos et rencontrer les locaux, si je pouvais je ne ferais que ça toute ma vie ! Mais plus je grandis plus je me rend compte que tout ça semble bien difficile à réaliser, et pourtant je vois souvent sur les réseaux sociaux et même sur ce forum pas mal de monde qui voyage presque sans s'arrêter. Je me demande donc comment est-ce possible.
Tout d'abord niveau budget, rien que le billet d'avion est cher, et puis si on veut partir longtemps même en économisant avec des nuits sous la tente etc, cela revient très cher. J'économise petit à petit pour l'instant c'est plutôt simple puisque je vis chez mes parents, mais plus tard avec toutes les charges, ça devient rapidement compliqué.
Ensuite comment faites-vous pour trouver le temps ? Personnellement je dois d'abord boucler mes études ce qui prend bcp de temps. Et ensuite qd je travaillerais, et si j'ai une famille des enfants... tout ça sera aussi assez difficile. J'ai l'impression qu'aucun moment ne sera le bon !
Enfin, je n'ose pas partir seule et voyager en petit groupe (min 2) serait parfait mais bcp de monde aujourd'hui préfère aller au club med ou un endroit de ce style sans faire le moindre effort... Enfin c'est le cas de bcp de mes amis et je suis un peu embêtée, peu de personnes de mon entourage ont ma motivation et mon désir d'aventure et pourtant j'aimerais tellement concrétiser un voyage bientôt. Il était prévu que je parte avec des amis cet été pour découvrir l'Europe et surtout ses paysages, j'étais la plus heureuse du monde mais le projet est tombé à l'eau et cela ne me rassure pas, j'ai l'impression que je ne pourrais jamais partir.
Voilà merci à tous ceux qui auront lu mon roman, et ceux qui passent leur temps à voyager, révélez moi votre secret !
Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi
Bonjour à tous,
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.
Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.
On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.
Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!
Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.
Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.

Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.

On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.

Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
Faire le tour de l'Europe en randonnée
Bonjours ! J'ai 19 ans, je suis à l'université et je souhaite prendre une année sabbatique pour réaliser une partie de mon rêve. Depuis maintenant 3 ans j'ai une envie débordante de voyager. Mais je suis une fille, je n'ai pas beaucoup de budget et peu d'expérience en camping. Je voudrai partir seule faire le tour de l’Europe en passant par des sentiers de randonnée et en faisant du stop. Je voudrai partir 1 an avec un budget de 3500 euros (sans compter le matériel). Je voudrai commencé par faire cela avant de me lancer dans un tour du monde ou aller dans des pays beaucoup loin.
J'ai pour projet de partir de chez moi (77), tout d'abord pour aller jusqu'à Luxembourg et faire une randonnée de 3 jour qui monte vers la Belgique. Je rejoins la Belgique en stop et je fais une seconde randonnée qui va jusqu'en Allemagne mais celle-ci dure 7 jours. Une fois en Allemagne je dois rejoindre la ville de Brilon pour faire une randonnée du Nord au Sud de 8 jours. Puis je dois traverser le reste de l'Allemagne vers le Sud en stop pour rejoindre Oberstorf pour traversée en rando l'Autriche et arriver en Italie. De l'IIalie je dois me débrouiller pour rejoindre en stop la Slovénie. En Slovénie à Trenta une randonnée de 6 jours m'attend. Une fois arriver à destination de la rando, à Podbrdo, je dois rejoindre la Hongrie et la traversée de Ouest en Est jusqu'en Roumanie ou je ferai une rando de 4 jours. Je dois ensuite descendre toute la Roumanie et la Bulgarie pour atteindre la Grèce où une rando de 5 jours est proposée. De la Grèce je remonterai jusqu'en France en longeant les côtes et en passant par la Croatie ou je ferai une rando de 2 jours. je chercherai ensuite a rejoindre la Suisse pour faire une rando de 13 jours, la dernière, et rejoindre la France.
Seulement je ne sais pas vraiment si mon budget est suffisant. Comment trouver les cartes des randonnées que j'ai choisie de faire. Les refuges, hébergements, sur les routes de randonnées sont chers ou abordables? j'ai le droit de faire du camping sauvage sur toutes les randonnées? Est-il raisonnable que je parte seule? Mais peu de personne dans mon entourage est passionné par les voyage et j'ai envie de vivre l'expérience seule. Pourrais-je arriver à vivre avec moins de 10 euros par jours. Vers quelle période dois-je partir pour ne pas être dans des pays trop froid pendant l'hiver? Mon projet vous parait-il faisable ou est-ce que je nage en plein délire ?
Merci beaucoup à ceux qui peuvent m'aider !
J'ai pour projet de partir de chez moi (77), tout d'abord pour aller jusqu'à Luxembourg et faire une randonnée de 3 jour qui monte vers la Belgique. Je rejoins la Belgique en stop et je fais une seconde randonnée qui va jusqu'en Allemagne mais celle-ci dure 7 jours. Une fois en Allemagne je dois rejoindre la ville de Brilon pour faire une randonnée du Nord au Sud de 8 jours. Puis je dois traverser le reste de l'Allemagne vers le Sud en stop pour rejoindre Oberstorf pour traversée en rando l'Autriche et arriver en Italie. De l'IIalie je dois me débrouiller pour rejoindre en stop la Slovénie. En Slovénie à Trenta une randonnée de 6 jours m'attend. Une fois arriver à destination de la rando, à Podbrdo, je dois rejoindre la Hongrie et la traversée de Ouest en Est jusqu'en Roumanie ou je ferai une rando de 4 jours. Je dois ensuite descendre toute la Roumanie et la Bulgarie pour atteindre la Grèce où une rando de 5 jours est proposée. De la Grèce je remonterai jusqu'en France en longeant les côtes et en passant par la Croatie ou je ferai une rando de 2 jours. je chercherai ensuite a rejoindre la Suisse pour faire une rando de 13 jours, la dernière, et rejoindre la France.
Seulement je ne sais pas vraiment si mon budget est suffisant. Comment trouver les cartes des randonnées que j'ai choisie de faire. Les refuges, hébergements, sur les routes de randonnées sont chers ou abordables? j'ai le droit de faire du camping sauvage sur toutes les randonnées? Est-il raisonnable que je parte seule? Mais peu de personne dans mon entourage est passionné par les voyage et j'ai envie de vivre l'expérience seule. Pourrais-je arriver à vivre avec moins de 10 euros par jours. Vers quelle période dois-je partir pour ne pas être dans des pays trop froid pendant l'hiver? Mon projet vous parait-il faisable ou est-ce que je nage en plein délire ?
Merci beaucoup à ceux qui peuvent m'aider !
Concours Photo du mois de décembre 2017: "Les statues"
Bonjour,
Un départ un peu chaotique 😛 et on se recentre sur le 90ème concours international de la photo sur VF dont le thème sera : La statue. A l'heure de bientôt ériger des millions de bonhommes de neige, montons le niveau et faisons le tour du monde des statues !

Une statue, c'est une représentation humaine mais aussi d'un animal donc pas de limite à ce sujet.

Par contre, nous allons éliminer les statues à l'intérieur des musées, pour prendre l'air et tenter de préserver un aspect photographique à ce concours. Dates : Dépôt de 3 photos maxi par personne jusqu'au jeudi 21 décembre à minuit Vote à partir du vendredi 22 décembre 00h01 jusqu'au jeudi 28 décembre à 22h00. Le classement sera annoncé le samedi 29/12 par le président Macron au journal de 13h00 ( A confirmer mais je négocie, ça avance bien )
Règlement : Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis uniquement les votes.
Le diaporama est sur Google Photos.
Le fil de discussion est sur cette page.
Bonne chance 😛
Un départ un peu chaotique 😛 et on se recentre sur le 90ème concours international de la photo sur VF dont le thème sera : La statue. A l'heure de bientôt ériger des millions de bonhommes de neige, montons le niveau et faisons le tour du monde des statues !

Une statue, c'est une représentation humaine mais aussi d'un animal donc pas de limite à ce sujet.

Par contre, nous allons éliminer les statues à l'intérieur des musées, pour prendre l'air et tenter de préserver un aspect photographique à ce concours. Dates : Dépôt de 3 photos maxi par personne jusqu'au jeudi 21 décembre à minuit Vote à partir du vendredi 22 décembre 00h01 jusqu'au jeudi 28 décembre à 22h00. Le classement sera annoncé le samedi 29/12 par le président Macron au journal de 13h00 ( A confirmer mais je négocie, ça avance bien )
Règlement : Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis uniquement les votes.
Le diaporama est sur Google Photos.
Le fil de discussion est sur cette page.
Bonne chance 😛
"L'Avenue des volcans" en Équateur
Bonjour,
Je compte faire la boucle de QUILOTOA et ensuite me rendre dans le site de l'avenue des volcans (c'est très distant l'un de l'autre ?)
Y a t-il des bus qui s'y rendent et si oui, où faut il les prendre et où faut il s'arrêter pour s'approcher au plus près de l'avenue des volcans ?
Sur l'itinéraire de la route des volcans, y a t-il des villages et des petits hôtels ?
D'avance merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Cordialement
Le coeur est un chasseur solitaire
Je compte faire la boucle de QUILOTOA et ensuite me rendre dans le site de l'avenue des volcans (c'est très distant l'un de l'autre ?)
Y a t-il des bus qui s'y rendent et si oui, où faut il les prendre et où faut il s'arrêter pour s'approcher au plus près de l'avenue des volcans ?
Sur l'itinéraire de la route des volcans, y a t-il des villages et des petits hôtels ?
D'avance merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Cordialement
Le coeur est un chasseur solitaire
Siem Reap et traversée sud-nord du Laos
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap
01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.

Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.

Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.

Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.
02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.

Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.


Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.

Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.

En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.

Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.
03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.








01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.

Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.

Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.

Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.
02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.

Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.


Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.

Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.

En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.

Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.
03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.








Voyageurs longue durée / expatriés: que faites-vous dans la vie?
Bonjour à tous,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
Passage frontières Myanmar - Inde à Tamu - Moreh: c'est possible!
Bonjour,
J'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparer mon passage de frontière entre le Myanmar et l'Inde, et je vais donc vous détailler ma traverser afin de vous donner les dernières informations. J'ai franchis la frontière à pied, seule, sans permis ni contact, dans le sens Myanmar Inde, le jeudi 26 mai 2017.
Je savais qu'il me fallait un permis spécial (MTT) pour ce passage de frontière, 3 à 4 semaines avant, j'ai donc contacté par mail des agences de voyages birmanes afin d'obtenir ce permis. Toutes m'ont répondu que le gouvernement ne délivrait actuellement plus de permis et qu'il leur était donc impossible de m'en fournir un. J'ai vraiment contacté TOUTES les agences (7 wonders, exotic Myanmar, etc.) Toutes avaient la même réponse. J'ai également contacté le ministère du tourisme (MOTH) dont l'inefficacité n'a d'égal que la lenteur de réponse. Ne perdez donc pas votre temps avec eux.
J'ai décidé de me rendre directement dans les agences à Yangon. Là encore, même réponse auprès des agences comme du MOTH : il est impossible de traverser la frontière en ce moment. La responsable du bureau du tourisme, face à mon insistance, me conseillera même de passer "en douce" à un endroit où il n'y a pas de check point!
Une seule agence m'a répondu à contre courant des autres, Gulliver voyage, qui m'a dit que je n'avais pas besoin de permis et pouvais passer la frontière comme ça. Cette affirmation détonnait vraiment avec le pessimisme de toutes les autres mais n'ayant pas d'autre option, j'ai décidé de me rendre à la frontière pour voir.
J'ai quand même profité de ce temps à Yangon pour faire mon visa à l'ambassade d'Inde. Ils faut remplir et imprimer le formulaire à l'avance et l'apporter avec 102$ (pour les français en tout cas) + photocopie passeport et visa birman, entre 9h30 et 11h en semaine. Je n'ai rien fourni d'autre, pas de justificatif d'hébergement ou de billets d'avion. J'avais indiqué Mumbai comme point d'entrée, pour laisser supposer que arriverai par avion. Ils disent que ça prend 3 jours mais il faut ajouter le jour de dépôt et le jour de retrait, donc 5. Avec un week-end au milieu, 1 semaine.
Après un petit détour touristique par Bagan et Mandalay, je suis partie pour la frontière. Sur le lonely, il est écrit qu'il y a un bus direct pour Tamu en 14h. Je ne l'ai pas trouvé. J'ai pris un premier mini-van jusqu'à Monywa, puis un camion jusqu'à kalewa et un transport local (genre de pick-up avec des sièges) jusqu'à Tamu. En tout cela m'a pris 30 heures, je dois avouer que le trajet était assez éprouvant, dans des conditions difficiles sur de mauvaises pistes. Si c'était à refaire je chercherais vraiment ce fameux bus directe! Point positif, vous passez dans des villages vraiment isolés où les birmans sont encore plus gentils que d'habitude. Je me suis fait offert tous mes repas sur la route!
Je suis donc arrivée à Tamu le 26 mai vers midi. J'ai expliqué que je voulais passer la frontière et le chauffeur du pick-up m'a déposé devant un genre de tuk-tuk déjà rempli de 3 jeunes indiens qui se rendaient également à la frontière. Le trajet coupe 20 roupies, mais comme je n'avais pas de monnaie indienne (j'étais assez sûre de ne pas passer) un indien à payé pour moi.
Nous nous présentons tous les 4 à un douanier birman. Il est seul dans une petite cabane en bois sur une piste. Il feuillette rapidement mon passeport et discute longtemps avec les 3 indiens. Ils m'expliquent que la route est fermée aujourd'hui et que si je passe la frontière je ne pourrai pas aller plus loin que Moreh. Je leurs dit que c'est pas grave, c'est justement là que je veux aller! Ma réponse à l'air de leurs convenir puisqu'on remonte dans le tuk-tuk direction le check point indien. A aucun moment le douanier ne m'a demandé mon contact, mon permis, je ne crois même pas qu'il ait regarde mon visa birman. Je n'ai pas de tampon de sortie en tout cas. Je vous avoue que trop contente de cette aubaine, je n'ai pas demandé d'explication!
Nous ne sommes pas passés par le fameux "pont de l'amitié Inde-Myanmar", mais par une petite piste en terre, pour rejoindre le check point indien. Là les plus gentils douaniers du monde m'ont offert une chaise, on allumé un ventilateur, m'ont proposé une tasse d'eau bouillante pour que je patiente pendant les vérifications d'usage. Après un bon quart d'heure de paperasse ils ont stoppé une dame à scooter pour m'emmener au bureau de l'immigration local dans lequel il fallait que je m'enregistre (ils ne voulaient pas me laisser faire le chemin à pied à cause de la chaleur!).
Avant de partir, je leur ai dit lande le tampon d'entrée, ils m'ont répondu «no stamp». J'étais surprise, mais je me suis dit qu'ils me le feraient sûrement au bureau de l'immigration.
Arrivée dans cette cabane, je sors les trois fonctionnaires indiens de leur sieste et remplis quelques papiers classiques. J'ai profité de la lenteur de la procédure pour scruter le registre, un italien, un polonais et un américain étaient passés par là depuis le début du mois. Et c'est tout! Je suis rentré en Inde comme ca! Sans tampon de sortie de Birmanie et sans tampon d'entrée en Inde.
Cette absence de tampon d'entrée sur le territoire à parfois posé quelques questions avec certaines administrations, mais à chaque fois j'ai expliqué la vérité (entrée par voie terrestres à moreh le 25 mai) et cela ne m'a pas posé de problème.
Je suis ressortie d'Inde le 21 juin, par avion, à destination de Téhéran. Là encore le douanier était étonné de mon absence de tampon mais sans plus.
J'espère que ce récit pourra aider certains d'entre vous. Bon voyage.
J'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparer mon passage de frontière entre le Myanmar et l'Inde, et je vais donc vous détailler ma traverser afin de vous donner les dernières informations. J'ai franchis la frontière à pied, seule, sans permis ni contact, dans le sens Myanmar Inde, le jeudi 26 mai 2017.
Je savais qu'il me fallait un permis spécial (MTT) pour ce passage de frontière, 3 à 4 semaines avant, j'ai donc contacté par mail des agences de voyages birmanes afin d'obtenir ce permis. Toutes m'ont répondu que le gouvernement ne délivrait actuellement plus de permis et qu'il leur était donc impossible de m'en fournir un. J'ai vraiment contacté TOUTES les agences (7 wonders, exotic Myanmar, etc.) Toutes avaient la même réponse. J'ai également contacté le ministère du tourisme (MOTH) dont l'inefficacité n'a d'égal que la lenteur de réponse. Ne perdez donc pas votre temps avec eux.
J'ai décidé de me rendre directement dans les agences à Yangon. Là encore, même réponse auprès des agences comme du MOTH : il est impossible de traverser la frontière en ce moment. La responsable du bureau du tourisme, face à mon insistance, me conseillera même de passer "en douce" à un endroit où il n'y a pas de check point!
Une seule agence m'a répondu à contre courant des autres, Gulliver voyage, qui m'a dit que je n'avais pas besoin de permis et pouvais passer la frontière comme ça. Cette affirmation détonnait vraiment avec le pessimisme de toutes les autres mais n'ayant pas d'autre option, j'ai décidé de me rendre à la frontière pour voir.
J'ai quand même profité de ce temps à Yangon pour faire mon visa à l'ambassade d'Inde. Ils faut remplir et imprimer le formulaire à l'avance et l'apporter avec 102$ (pour les français en tout cas) + photocopie passeport et visa birman, entre 9h30 et 11h en semaine. Je n'ai rien fourni d'autre, pas de justificatif d'hébergement ou de billets d'avion. J'avais indiqué Mumbai comme point d'entrée, pour laisser supposer que arriverai par avion. Ils disent que ça prend 3 jours mais il faut ajouter le jour de dépôt et le jour de retrait, donc 5. Avec un week-end au milieu, 1 semaine.
Après un petit détour touristique par Bagan et Mandalay, je suis partie pour la frontière. Sur le lonely, il est écrit qu'il y a un bus direct pour Tamu en 14h. Je ne l'ai pas trouvé. J'ai pris un premier mini-van jusqu'à Monywa, puis un camion jusqu'à kalewa et un transport local (genre de pick-up avec des sièges) jusqu'à Tamu. En tout cela m'a pris 30 heures, je dois avouer que le trajet était assez éprouvant, dans des conditions difficiles sur de mauvaises pistes. Si c'était à refaire je chercherais vraiment ce fameux bus directe! Point positif, vous passez dans des villages vraiment isolés où les birmans sont encore plus gentils que d'habitude. Je me suis fait offert tous mes repas sur la route!
Je suis donc arrivée à Tamu le 26 mai vers midi. J'ai expliqué que je voulais passer la frontière et le chauffeur du pick-up m'a déposé devant un genre de tuk-tuk déjà rempli de 3 jeunes indiens qui se rendaient également à la frontière. Le trajet coupe 20 roupies, mais comme je n'avais pas de monnaie indienne (j'étais assez sûre de ne pas passer) un indien à payé pour moi.
Nous nous présentons tous les 4 à un douanier birman. Il est seul dans une petite cabane en bois sur une piste. Il feuillette rapidement mon passeport et discute longtemps avec les 3 indiens. Ils m'expliquent que la route est fermée aujourd'hui et que si je passe la frontière je ne pourrai pas aller plus loin que Moreh. Je leurs dit que c'est pas grave, c'est justement là que je veux aller! Ma réponse à l'air de leurs convenir puisqu'on remonte dans le tuk-tuk direction le check point indien. A aucun moment le douanier ne m'a demandé mon contact, mon permis, je ne crois même pas qu'il ait regarde mon visa birman. Je n'ai pas de tampon de sortie en tout cas. Je vous avoue que trop contente de cette aubaine, je n'ai pas demandé d'explication!
Nous ne sommes pas passés par le fameux "pont de l'amitié Inde-Myanmar", mais par une petite piste en terre, pour rejoindre le check point indien. Là les plus gentils douaniers du monde m'ont offert une chaise, on allumé un ventilateur, m'ont proposé une tasse d'eau bouillante pour que je patiente pendant les vérifications d'usage. Après un bon quart d'heure de paperasse ils ont stoppé une dame à scooter pour m'emmener au bureau de l'immigration local dans lequel il fallait que je m'enregistre (ils ne voulaient pas me laisser faire le chemin à pied à cause de la chaleur!).
Avant de partir, je leur ai dit lande le tampon d'entrée, ils m'ont répondu «no stamp». J'étais surprise, mais je me suis dit qu'ils me le feraient sûrement au bureau de l'immigration.
Arrivée dans cette cabane, je sors les trois fonctionnaires indiens de leur sieste et remplis quelques papiers classiques. J'ai profité de la lenteur de la procédure pour scruter le registre, un italien, un polonais et un américain étaient passés par là depuis le début du mois. Et c'est tout! Je suis rentré en Inde comme ca! Sans tampon de sortie de Birmanie et sans tampon d'entrée en Inde.
Cette absence de tampon d'entrée sur le territoire à parfois posé quelques questions avec certaines administrations, mais à chaque fois j'ai expliqué la vérité (entrée par voie terrestres à moreh le 25 mai) et cela ne m'a pas posé de problème.
Je suis ressortie d'Inde le 21 juin, par avion, à destination de Téhéran. Là encore le douanier était étonné de mon absence de tampon mais sans plus.
J'espère que ce récit pourra aider certains d'entre vous. Bon voyage.
Visa 6 mois / 1 an pour l'Inde
Bonjour, d'abord merci à la modération d'avoir la gentillesse de garder ce message ici pour qu'il soit davantage lu. Il semblerait que dans "Formalités administratives" il ne soit même pas vu.
Je recherche des témoignage de voyageurs
1/ ayant obtenu un visa de six mois avec la dérogation de ne pas être contraint de sortir du territoire après 3 mois, en fournissant un billet d'avion comportant une date postérieure au délai de six mois.
Voir ici et là
2/ ayant obtenu récemment un visa de un an. Qu'avez-vous indiqué comme motif dans votre lettre d'accompagnement ?
Merci à tous
Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord
Bonjour à tous et toutes.
Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Quel mini ordinateur pour un long voyage en sac à dos?
Bonjour
Je prépare actuellement un voyage d'au moins 1an en russie et en asie . Je prevois de partir uniquement avec un sac à dos.
Je souhaiterais acheter un mini ordinateur (pas de tablette ou pc hybride ) mais je n'y connais pas grand chose 🤪
Voici mes critères:
10 pouces dans l'ideal Une bonne autonomie SSD Assez solide qd mm.. .
Pour le syteme d'exploitation, je ne sais vraiment pas ce qui est mieux pour moi. sachant que l'ordinateur sera surtout pour donner des nouvelles et surfer. Mais j'aimerais aussi pouvoir consulter des cartes sans connexion (si qq'un connait qq chose!) Et dernière chose, je voudrais aussi avoir la possibilité d'insérer des cartes SIM prepayées que j'acheterai dans les differents pays ( cest pas cher à ce qu'il parait ...)pr avoir une connexion s'il n'y a pas la possibilité de capter un reseau wifi. Pour ça on m'a parlé d''une carte usb dans laquelle tu peux insérer une sim... Voila voilà! Je suis un peu perdue parmi ttes ces offres et mes critères, merci d'avance pr votre aide!
10 pouces dans l'ideal Une bonne autonomie SSD Assez solide qd mm.. .
Pour le syteme d'exploitation, je ne sais vraiment pas ce qui est mieux pour moi. sachant que l'ordinateur sera surtout pour donner des nouvelles et surfer. Mais j'aimerais aussi pouvoir consulter des cartes sans connexion (si qq'un connait qq chose!) Et dernière chose, je voudrais aussi avoir la possibilité d'insérer des cartes SIM prepayées que j'acheterai dans les differents pays ( cest pas cher à ce qu'il parait ...)pr avoir une connexion s'il n'y a pas la possibilité de capter un reseau wifi. Pour ça on m'a parlé d''une carte usb dans laquelle tu peux insérer une sim... Voila voilà! Je suis un peu perdue parmi ttes ces offres et mes critères, merci d'avance pr votre aide!
Voyage 3 semaines Équateur et Galapagos
Bonjour à tous,
Je me renseigne actuellement sur la possibilité d'un voyage de 3 semaines en Equateur l'année prochain (période juillet-août 2018).
En trois semaines, pouvons-nous inclure l'Amazonie et les Galápagos ? Quel budget pour un tel voyage par personne (nous serons 4 avec nos deux filles) sans compter les vols internationaux ?
Pour les vols internationaux, quelle compagnie privilégier ? En faisant une simulation pour cette année à la même période (juillet-août), les prix sont vraiment très chers... un bon plan ?
Ce que nous recherchons c'est principalement la découverte de la faune et de la nature, les villes nous intéressent moins même si nous aimons également découvrir la culture du pays.
Après quelques lectures, j'ai sélectionné Cuyabeno pour l'Amazonie et pour les Galápagos, je suis un peu allée voir du côté des croisières (complètement hors budget...), il semble que l'on pourrait également les découvrir par nos propres moyens avec des visites depuis les îles. Découverte d'un volcan éventuellement, la marche ne nous rebute pas mais nous ne sommes pas de grands sportifs !
Bref, je vous remercie d'ores et déjà de tous vos bons conseils !
Bon dimanche à tous.
Je me renseigne actuellement sur la possibilité d'un voyage de 3 semaines en Equateur l'année prochain (période juillet-août 2018).
En trois semaines, pouvons-nous inclure l'Amazonie et les Galápagos ? Quel budget pour un tel voyage par personne (nous serons 4 avec nos deux filles) sans compter les vols internationaux ?
Pour les vols internationaux, quelle compagnie privilégier ? En faisant une simulation pour cette année à la même période (juillet-août), les prix sont vraiment très chers... un bon plan ?
Ce que nous recherchons c'est principalement la découverte de la faune et de la nature, les villes nous intéressent moins même si nous aimons également découvrir la culture du pays.
Après quelques lectures, j'ai sélectionné Cuyabeno pour l'Amazonie et pour les Galápagos, je suis un peu allée voir du côté des croisières (complètement hors budget...), il semble que l'on pourrait également les découvrir par nos propres moyens avec des visites depuis les îles. Découverte d'un volcan éventuellement, la marche ne nous rebute pas mais nous ne sommes pas de grands sportifs !
Bref, je vous remercie d'ores et déjà de tous vos bons conseils !
Bon dimanche à tous.
Randonnée au Laos: nord ou sud
Bonjour a tous,
Nous partons 3 semaines au laos avec ma compagne en novembre au laos.
La grande question est nord ou sud ???
On veut faire de la rando. Connassez vous de chouettes agences ?
Trek Choquequirao & Machu Picchu
5 jours de trek, de Cachora à Hornopampa, complété par la visite de Machu Picchu.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)
Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne
www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Une heure pour changer d'avion à l'aéroport de Montréal
Bonjour,
Je viens vous demander un peu d'aide concernant les temps de transit à Montreal.
Je pars le 4 novembre de Paris jusqu'à los angeles avec une escale à Montreal.
Initialement, je devais avoir 3h de transit mais la compagnie vient de m'informer que le vol montreal - los angeles était avancé, ce qui réduit le temps à 1h entre les 2 avions. Pensez vous que c'est "jouable"? Ou faudrait t'il que je contacte la compagnie?
Je vous remercie d'avance.
Objets confisqués à l'aéroport
Lorsqu'on prend l'avion avec une compagnie low cost, on doit payer un supplément si on met un bagage dans la soute. Si on met toutes ses affaires dans un bagage à main, on n'a pas le droit d'emporter de récipient de plus de 100 mL (bouteille d'eau, aérosol, mousse à raser, gel douche, tube de crème, etc). Vu que les objets que j'ai cités sont indispensables quand on voyage, beaucoup de personnes les emportent malgré tout et se les font confisquer lors de l'embarquement, ce qui fait que les bornes des aéroports sont remplies de ce genre d'objets. Ma question est la suivante : est-ce que ces objets sont jetés, ou sont mis à la disposition de personnes démunies via des associations caritatives ?
Que rapportez-vous comme souvenirs de l'étranger?
Bonjour
A chaque pays avez-vous que rapportez-vous comme souvenirs ?
Pour ma part je collectionne les mug Dans chaque pays que je visite j'achète toujours un mug à l'effigie du pays
Et vous ? 🙂
A chaque pays avez-vous que rapportez-vous comme souvenirs ?
Pour ma part je collectionne les mug Dans chaque pays que je visite j'achète toujours un mug à l'effigie du pays
Et vous ? 🙂






