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Itinéraire de trois semaines à Cuba
by MaxSteph · 2011-07-17 · 16 replies
Bonjour à tous! Mon ami et moi préparons un tour du monde qui débutera en janvier 2012. Nous serons à Cuba au mois de mars, après Vancouver et la côte ouest des Etats Unis et avant le Pérou.

J'ai besoin de votre avis. Nous avons 3 semaines à Cuba, un budget assez faible (donc confort on oublie :) et on aime sortir des sentiers battus, découvrir les richesses du pays et rencontrer le maximum de gens.

J'ai donc pensé arriver de Los Angeles à La Havane (escale au mexique en avion). - partir vers Pinar del Rio - revenir à la Havane - Matanzas-Varadero - Cienfuegos - Trinidad - Santa Clara - Sancti Spiritus - Ciego de Avila - Camaguey - ensuite: pour aller a santiago, vous me conseilleriez de passer par Manzanillo, Bayamo ou Holguin? - Palma Soriano - Santiago

Y a t-il des étapes inutiles selon vous? d'autres qu'on devrait ajouter? J'ai vu que tout était faisable en bus grâce à Viazul?! pas très cher et pas si long que ça... Combien de jours par ville, histoire de pas être pressé, de savourer....?

Niveau hébergement, j'ai lu que le logement chez l'habitant se développait, est ce excat? connaissez vous des adresses qui vous ont plu?

En vous remerciant d'avance!

Steph et Max
Salar d'Uyuni... qu'en est il...? (mi-juillet 2011)
by Ceyar · 2011-07-16 · 35 replies
Hola todos..

Actuellement a Salta et pour encore une semaine, on envisageait de partir vers Uyuni pour faire un tour de 3 ou 4 jours ds le salar/lagune... Cependant les infos que j ai ici sont que les agences ne proposent plus que ds tours de un voire 2 jours avec un interet moindre a cause de la neige...

Du coup, ma question est la suivante : est ce que ca vaut tjr le coup de faire l trajet Salta Uyuni en sachant qu apres on devait repasser par le Chili pr rejoindre San Pedro de Atacama ms qu apparemment c est aussi un peu bloque...

Ou est ce finalement une perte d tps pr pad gd chose... ms si rien que le salar est deja extraordinaire...

Est ce que les conditions peuvent changer d ici une semaine...?

Merci d avance...
Traversée du désert d'Atacama et Salar d'Uyuni à vélo
by Chrismac27 · 2011-06-29 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je cherche à partir faire un tour en vélo en amérique latine vers la fin juillet 2011. Je souhaiterais notamment faire la traversée du désert d'atacama et du salar d'uyuni avec un copain en vélo. Pour organiser ce voyage j'aurais besoin de certaines informations..

Je suis sportif mais je n'ai aucune expérience en matière de randonnée dans le désert à vélo. Je souhaiterais faire environ 60 km par jour. Je souhaiterais poser certaines questions aux personnes ayant déjà réaliser un tel voyage.Avez-vous loué un vélo une fois sur place? L'avez-vous transporté depuis la France en avion? Est il possible d'en louer sur place de bonne qualité et pas trop cher?Est-ce un bon choix que de partir dans le désert d'Atacama et le salar d'Uyuni? Est-ce faisable et réaliste? Faut il privilégier une autre région très belle aussi et moins compliquée?Quels sont les risques ou les précautions à prendre?Quel est le matériel à prendre et à ne surtout pas oublier?Comment peut-on se repérer dans le désert? Existe t il de grands risques de se perdre? Existe t il des routes tres empruntées que l'on peut suivre?Peut-on demander à des agences locales de nous approvisionner en eau et en nourriture au fur et à mesure de notre voyage? Existe t il des agences qui aident à organiser ce type de voyage (à vélo)? Connaissez-vous des noms précis?Combien de temps faut-il compter?Est-il possible de dormir sous tente dehors en cas de problème (pas possible de repérer le prochain refuge)?Comment obtenir une carte avec les points d'eau et les refuges?Désolé de vous poser autant de questions. Merci pour votre aide et vos réponses

Christophe
Bolivie-Argentine en un mois (août ou septembre)
by Jandraud · 2011-06-11 · 17 replies
Bonjour,

Je compte partie un mois en Bolivie, Argentine. L'idée serait d' atterrir à la Paz et de faire Uyuni, Saltat, Buenos aires, la Patagonie(el chalten , torres del paine), Yguasu.

Je rêve de partir en Amérique du sud depuis plusieurs années, je parle bien espagnol et suis d'un tempérament assez aventurière.

Pourriez vous me confirmer qu'une fille seule la bas ne risque rien? (j'évite le pérou pour cette raison..)

Par ailleurs, je trouve peu d'info sur la Patagonie en aout et le climat en Argentine, pourriez vous m'en dire plus? est ce une bonne saison pour y aller? je n'ai pas mon billet les dates sont flexibles...

J'héiste à réserver plusieurs vol internes mais les bus m'ont l'aire pratiques et permettent de voir du pays..

Dans l'attente de vos témoignages...

Merci
Trajet en bus Uyuni-Arequipa?
by Fanch1986 · 2011-06-02 · 9 replies
Dans l'organisation du voyage, je bloque un peu sur cette étape car il me manque certaines infos (sur le Chili notamment), la disponibilité des bus et le temps estimé pour le passage des frontières. Est-ce que d'autres forumeurs ont déjà fait ce trajet ???

Quelques données :

Je pars normalement le soir de Uyuni. A ce stade du voyage j'aurai déjà vu La Paz. Pour l'instant la solution 1 me paraît la + simple mais j'avoue être plus tenté par la 2 car il paraît que la route est belle entre Oruro et Arica et ça me ferait découvrir d'autres routes.

Solution 1 : via La Paz

J1 soir : Départ de Uyuni pour La Paz J2 : Rejoindre Puno par le Desaguadero puis redescendre sur Arequipa en bus

Solution 2 : via Oruro et Arica

J1 soir : Départ de Uyuni pour Oruro (8h de trajet), Arrivée à Oruro tôt le matin J2 : Bus de jour Oruro --> Arica (frontière BOLIVIE/CHILI) (13h de trajet), puis enchaîner sur Arica --> Arequipa (passage d'une 2ème frontière)

Solution 3 : via Calama

Combiner le trajet Salar/Sud Lipez, pour rejoindre San Pedro de Atacama et Calama De Calama, prendre bus ou avion (car la ça fait loin!) pour Arequipa
Avis sur durée et itinéraire tour du monde, départ septembre 2011
by Elvain · 2011-05-20 · 1 reply
Bonjour,

Nous partons en septembre 2011 pour faire un tour du monde pdt 12 mois. Nous avons décidé d'acheter des vols simples car les destinations choisies ne rentraient pas dans un tour classique, du coup le prix du billet TDM était hors prix (plus ou moins 5000€ avec taxes). Ayant opté pour des allés simples (on devrait pouvoir s'en sortir avec un bon 3000€), nous devons évident planifier notre voyage précisément puisque aucun changement de date ne sera possible ( à quelques exceptions près....)

Voici notre itinéraire avec les durées: Mi-Septembre-Fin octobre: Ouzbékistan et Kirghizstan (1 mois et deux semaines) Novembre: Népal (1 mois) Décembre: Birmanie (1 peu moins d'un mois) Janvier: Laos-Cambodge-HongKong (pour le nouvel an chinois le 23 janvier) (un peu plus d'un mois) Février: Philippines (un mois) Mars: Nouvelle Zélande (un mois) Avril: Vanuatu (trois semaines) Mai: Argentine (un mois) Juin: Bolivie (3 semaines) Juillet: Pérou (5 semaines) Aout: Colombie (1 mois)

Que pensez-vous de cet itinéraire? Les durées vous semblent-elles raisonnables? Des bons plans ou des conseils pour certaines destinations?

Toute l'info est une aide précieuse,

Elza et Sylvain
Quatre mois en Amérique Centrale: quels pays, quel itinéraire?
by SarahVictoir · 2011-05-19 · 4 replies
Bonjour,

Je pars seule, durant quatre mois ... J'aimerais faire le bon choix d'itinéraire. Pour ceux qui connaissent un peu l'Amerique centrale et l Amerique du Sud ...qu'avez vous préféré ? Quels sont les pays qui vous ont le plus touchés ? les paysages les plus dépaysants ?

Je suis allée l'année dernière en Argentine - Chili et Bolivie, et j'ai adoré ce périple ...

Je pensais arriver en Costa Rica et remonter jusqu a l'extreme sud du Mexique ...et peut être faire un saut à Cuba ... Qu'en pensez vous ...?

Merci pour vos suggestions, et conseils ..
Itinéraire de cinq mois en Amérique du Sud dès juillet 2012?
by Mimiohrange · 2011-04-26 · 8 replies
Bonjour, je suis nouvelle sur le site, mais j'ai vu qu'il y a de nombreuses personnes qui donnent de bon conseils, c'est pourquoi je m'adresse à vous!:)

Alors, j'ai 24ans et je souhaite partir de mars à fin juillet 2012 en Amérique du Sud. Je compte voyager seule (enfin avec les gens que je rencontrerais sur place) et de nombreuses personnes m'ont conseillé de ne pas aller au nord de l'amérique du sud (Colombie, Brésil) parce que c'est trop dangereux. J'aimerais savoir votre avis et également si vous avez des conseils sur un éventuel itinéraire pour mon trajet, car je ne sais pas par où commencer (point de vue météo et intérêt).

Si cela peux vous aider, je n'ai pas d'envies particulières si ce n'est de découvrir des paysages et des gens époustouflants..:) Ah oui! Si par hasard, sous la main quelqu'un à une organisation, un lieu ou autre pour faire de l'éco-volontariat, de l'aide avec des animaux, etc..et bien je suis preneuse!:) J'ai déjà été 1mois dans la forêt près de Puerto Maldonado au Pérou m'occuper de la faune et de la flore, et j'ai adoré! C'est d'ailleurs la raison de mon future départ.

Je vous remercie d'avance pour tous conseils, infos, etc. :)

Bon voyag 😛
Vos meilleurs souvenirs: Bolivie, nord du Chili et de l'Argentine?
by Tohine · 2011-03-20 · 14 replies
Salut les voyageurs ! Vu les tarifs et les escales à n'en plus finir j'ai décidé d'atterrir à Buenos Aires plutôt qu'en Bolivie puis d'y aller tranquillement en car en passant plutôt par le chili. La question c'est en passant par où, m'arrêtant où ? J'aime bien les parcours en-dehors des sentiers battus, les rencontres incongrues, les visites improbables. Qu'avez-vous croisé qui vous ait changé, époustouflé, amusé, surpris dans ces coins-là ? Quelle route (ou rail) ne surtout pas louper et accessoirement à combien ça peut bien revenir ? Et vos meilleurs souvenirs de Bolivie, c'est où ? C'est quoi ?

Merci pour tout, les récits des uns et des autres sont de bien meilleurs indicateurs que les guides
Votre avis sur notre itinéraire tour du monde, départ en septembre 2011
by Veronico · 2011-03-19 · 8 replies
Bonjour,

Nous aimerions avec votre avis/retour d'expérience sur notre itinéraire tour du monde. Nous partons en septembre 2011. Pour le moment, nous n'avons pas encore réservé nos billets mais avons demandé des devis à Oneworld, Travel Nation et Connaisseurs du voyage (on attend leur retour).

Voici notre itinéraire :

- Transmongolien (1 mois) - Népal (3 semaines) - Inde du nord (5 semaines) - Thaïlande-Laos-Cambodge (2 mois) - Australie (2 mois) - Nouvelle-Zélande (1 mois) - Ile de Paques (4 jours) - Sud chili + descente vers Patagonie (1 mois) - Pérou (3 semaines) - Bolivie (3 semaines) - Nord chili + nord argentine (1 mois) - Brésil (3 semaines)

Voici l'enchainement de nos vols ( // segment terrestre) :

Paris-Saint Pétersbourg // Pékin - Katmandou (via HK) // Bombay - Bangkok // Phnom Phen - Perth - Alice Springs // Sydney - Christchurch // Aukland - Santiago - Ile de Pâques - Santiago // Punta Arenas - Lima // Rio de Janeiro - Paris.

Qu'en pensez-vous ??

Merci d'avance !!

Véro & Nico
Itinéraire d'un mini-tour du monde (dix mois) à petit budget
by GZA · 2011-03-18 · 25 replies
bonjour, je sais, je sais, je sais! il y a déjà des tonnes de discussions du genre sur VF. je ne suis pas du tout originale, et on me dira d'aller dans ''recherche'' avant de démarrer une nouvelle discussion. mais tout ca est déjà fait!!!

alors pour ceux qui voudront bien m'accorder quelques minutes de leur temps pour me donner des conseils, j'apprécierais beaucoup!

à peu près tous les tours du monde sur ce forum incluent l'australie et/ou la NZ. alors que je veux éviter les pays trop cher. j'ai encore toute une vie pour aller visiter ces pays.

voilà, j'ai un petit budget et que quelques mois donc je préfère voir des pays moins occidentalisés...si j'peux me permettre..

je pars avec mon copain et un couple d'amis. nous voulons faire du wwoofing, faire du couchsurfing, manger le moins cher possible, et eviter de dépenser inutilement pour des souvenirs, des musés ou les trucs attrape-touristes...

voila l'itinéraire pour l'instant, nous partirons en septembre 2011 au départ de Berlin.( nous venons de décider que nous ne verrons pas le moyen-orient dans ce voyage-ci...trop peu de temps...et peut-etre pas le meilleur moment pour y aller...)

Asie : + ou- 5 mois : sept.oct.nov.dec.janvier:

Vietnam (déjà visité, donc on y restera que 1-2 semaines)

Laos (déjà visité, donc on y restera que 1-2 semaines)

Cambodge

Thaïlande (cours de massage?) (déjà visité, donc on y restera que 1-2 semaines)

Birmanie

Bangladesh

Tibet

Népal

Inde (1 mois)

Afrique : + ou -2 mois : fev.mars:

Bénin

Burkina faso

Mali

Sénégal

Amérique du sud et cuba: + ou - 3 mois : avril.mai.juin:

Argentine

Bolivie

Péru

colombia cuba

nous devrons éliminer quelques pays encore puisque nous en avons trop pour le nombre de temps(10 mois). Pourriez vous me donner votre avis sur notre itinéraire (sur les climats, les saisons, les durées de visites et les pays eux-mêmes??)

merci énormément! j'espere que je n'ai rien oublié... je serai vraiment reconnaissante pour n'importe quel commentaire, ou opinion sur mon itinéraire. merci bcp!
Budget pour six semaines au Pérou et en Bolivie?
by Ivory13320 · 2011-03-05 · 10 replies
Bonjour a tous, nous avons prevu un budget avec ma copine pour 6 semaines de 5000€. Sachant que je paie l'avion 450€(grace a ma mere travaillant pour air france ) et ma copine le paie 1400€. Il nous reste donc 3150€ pour 6 semaines avec le logement, transport, nourriture et activités... On va faire attention a tout ce qui est logement nourriture mais on a envie de se faire plaisir au niveau des activités....4x4 dans le salar d'unyui, le chemin des incas, quelsques trek, etc pensez vous que c'est assez??trop??pas assez?? on est preneur de tout conseil merci beaucoup a tous
Itinéraire et budget pour trois semaines au Pérou en mai 2011: vos avis?
by Pro1982 · 2011-02-07 · 33 replies
Bonjour, Nous prévoyons de partir à 2 au Pérou au mois de Mai 2001 pendant 3 semaines. On partira sac au dos, seulement avec le billet d'avion et on se restreindra au Sud Pérou. Nous voulons faire une boucle sans trop dépenser, donc privilégier le bus et le train, l'hébergement chez l'habitant. Voici en gros ce que je prévois, je ne veux pas non plus nous fixer un planning trop précis pour pouvoir nous laisser la possibilité de profiter un peu plus longtemps d'un site si on s'y sent bien ; néanmoins j'aimerais vos conseils : quels sites sont à privilégier par rapport à d'autres? J1-J2 : visite de Lima J3-J4-J5-J6-J7-J8-J9: Lima-Punto en bus en faisant des escales régulières d'une journée ou 2 (Pisco pour la réserve de Paracas, Nasca pour les lignes, Arequipa pour la ville et le canyon del colca) J10-J11-J12 : Lac Titicaca J13-J14-J15-J16-J17-J18 : Cuzco et Vallée sacrée (1 journée pour le MacchuPicchu, autres sites moins touristiques qui valent le détour dans la vallée sacrée ???) J19-J20-J21 : Descente vers Lima par Ayacucho et Huancayo en bus et/ou train (?) avec des escales en fonction de nos envies. J22 : retour en France Nous n'avons pas encore acheter de guide type GDR, ça pourra peut-être répondre à certaines de nos questions. Pour une question de budget nous ne prévoyons pas de faire de treck organisé, cependant les balades et visites seuls valent-elles le coup dans tous les sites ? Ou faut il prévoir un treck particulier qui vaut vraiment le détour dans la vallée sacrée par exemple ? Quels sont les prix des guides au Pérou ? Avez-vous une idée du budget pour logement/repas pour une journée au Pérou ? Faut-il réserver les différents hébergements et la visite du Macchu Picchu à l'avance à cette période de l'année ? Merci de votre aide :)
Agence à Tupiza pour tour sud Lipez et Salar d'Uyuni?
by Mariegau · 2011-01-28 · 35 replies
Bonjour, nous sommes 2, et nous serons à tupiza autour du 23-24 fevrier. nous souhaitons faire l'excursion de 4 jours au sud lipez et salar d'uyuni, avez vous une ou des agences à nous recommander ? (ou au contraire). notre budget est plutot serré. merci d'avance pour vos réponses.

Marie et Caro
Voyage au Pérou et en Bolivie courant mai 2011
by Faoro · 2011-01-20 · 25 replies
Nous ne connaissons pas l'Amérique du sud et pour un premier voyage nous pensons que Pérou et Bolivie en mai pour 3 semaines serait bien. Mon épouse et moi (62 et 64 ans) cherchons un voyage de découverte, de rencontres et d'échanges avec la population locale, dormir quelques nuits chez l'habitant et partager des repas nous plairaient beaucoup. Nous avons regardé les différents voyagistes, Allibert est intéressant mais nous avons passé l'âge pour les trecks, nous avons regardé du côté des voyages sur mesure et avons trouvé dans notre région l'agence Altiplano à Annecy qui nous a fait une proposition correspondant bien à notre attente, par contre un peu chère pour nous 2. Nous cherchons des avis sur des voyages réalisés avec cette agence, et encore mieux un ou deux couples qui voudraient se joindre à nous avec les mêmes envies de découverte et d'échange. Merci d'avance pour vos réponses. Cordialement Jean-Pierre et Marie-Ange
Itinéraire et bons plans pour un voyage Argentine-Chili-Uruguay?
by Luciek · 2011-01-03 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je prépare actuellement un voyage d'un mois avec une amie en Argentine. Nous avons décidé, pour cette fois, de nous consacrer à la partie nord du pays. Nous aimerions visiter Buenos Aires, Cordoba, Mendoza, Salta, Iguazu et Montevideo ainsi que Santiago et Valparaiso si c'est possible.

Nous voyageons à petit budget mais le confort n'est absolument pas notre priorité, nous sommes ouvertes à toutes possibilités. Nous partons dans 4 jours, pouvez-vous nous donner des idées d'itinéraires? Des bon plans?

SURTOUT, chose importante, nous sommes toutes deux de très bonnes cavalières et nous voulons faire le plus de cheval possible. Quitte à aller d'un endroit à un autre à cheval ou effectuer des treks. Quels plans pouvez vous nous donner à ce sujet?

Merci d'avance!
Chemins oubliés de Bolivie
by Lucbertrand · 2010-12-03 · 9 replies
Chemins oubliés de Bolivie

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.

Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.

Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La fronti��re est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt. Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.

Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides. Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle. Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.

Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.

Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou. La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.

Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.

Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux. Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.

Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom. Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.

Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.

On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors! Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.

La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement. Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.

Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.

Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides. Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.

Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé. Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.

La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.

Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies. Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula. Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair. Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.

Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.

J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.

Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux. Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.

Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne. Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !

Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.

L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.

La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid. Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi. Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.

Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.

Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée. Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.
Circuit au Brésil, Bolivie, Pérou de décembre à février
by Melonpastek · 2010-11-08 · 6 replies
bonjour à tous les voyageurs!! j'ai 26 ans et j'habite actuellement à buenos aires depuis qq mois...j'ai décidé avec mon colok de partir faire un petit trip aux ameriques....!!!on part donc le 18 decembre direction rio et allons voyagé jusqu'a fin fevrIER;;;On a pensé a rester jusqu'au 27 decembre aux allentours de rio, et d'ensuite traverser le panthanal et mato grosso pour etre a la paz le 15 janvier retrouver d'autres potes....ensuite 10jours en bolivie, essayer d'etre le 25 janvier au perou pour y rester 25jours et redescendre un bout du chili et l'argentine pour etre de retour le 28 fevrier a buenos aires et retour paris.....si qq a deja fait ce voyage plus ou moins et connais à peu pres peut il nous dire les distances, savoir si en gros c'est fesable selon nos dates???? et les meilleurs moyens de traverser ces pays...si la frontiere peru bolivie est si dangereuse , par vous vaut il mieux passer et quel sont les meilleurs formes de voyager!!!merciiii
Trois mois Buenos Aires => Lima: itinéraire?
by Romain48 · 2010-11-03 · 8 replies
Hola,

Après une petite brouille avec mon employeur, j'ai posé ma démission et avant de chercher ailleurs je vais partir voyager 7 mois. Le début de mon voyage commence par 3 mois en Amérique du Sud, la décision s'est faite rapidement pour les raisons évoquées ci-dessus et les délais de préparation sont courts. C'est une des raisons pour laquelle je fais appel à vos expériences...

Pour poser les bases : j'arrive à Buenos Aires le 17 janvier 2011 et repars de Lima le 17 avril. J'envisage dans un premier temps d'aller voir les chutes d'Iguazu puis de redescendre toute l'Argentine pour aller à Ushuaia et ensuite remonter par le Chili, Bolivie puis Pérou. Tout ça en bus, en stop, à pieds... et si il le faut une partie par avion pour économiser mon précieux temps.

Mon itinéraire vous semble-t-il jouable en 3 mois sachant que je souhaite profiter au maximum (pas non plus un budget dingue, max de max 1000€/mois)? Avez-vous fait un voyage similaire? Que me conseillez-vous comme parcours? Des volontaires?

Pour le moment, je pars de pas grand chose donc toutes vos infos sur l'itnéraire seront utiles.

Romain
Avis sur itinéraire tour du monde 2011?
by Akundru · 2010-11-01 · 14 replies
Bonjour,

Je m appele Vincent et j envisage de faire un tour du monde avec ma cousine. Nous sommes dans les préparatifs et vos remarques (destination, climat...) seront les bien venues. Nous envisageons de partir avec un billet tour du monde pour une période de 10 à 12 mois. Notre budget est de 10000€ chacun.

Les étapes :

Mai 2011 : Mongolie (première difficulté pour arriver à UB en billet tour du monde, faire une étape par Pékin et prendre le transmongolien???) Juin 2011 : Pékin, Nord Est de la Chine 01/07 au 15/07 : Japon 15/07 au 15/08 : Vietnam 15/08 au 15/09 : Indonésie 15/09 au 15/10 : Nouvelle Zélande (coupe du monde de Rugby) 15/10 au 15/01/2012 : Amérique du Sud 15/01 au 07/02 : Mexique 07/02 au 01/03 : Californie

Qu'en pensez vous?

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