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Droits de l'homme en Chine
Bonjour à tous,
je fais présentement un travail sur la Chine au sujet des Droits de l'homme. Je voulais savoir si, vous qui y êtes allés, avez quelques choses à me dire sur la politique de ce pays, les droits de l'homme (s'ils sont respectés), quel genre de vie mène les citoyens etc.
Merci de pouvoir m'aider à mon travail.
Cordialement Raysorn
je fais présentement un travail sur la Chine au sujet des Droits de l'homme. Je voulais savoir si, vous qui y êtes allés, avez quelques choses à me dire sur la politique de ce pays, les droits de l'homme (s'ils sont respectés), quel genre de vie mène les citoyens etc.
Merci de pouvoir m'aider à mon travail.
Cordialement Raysorn
Corsair: problème technique
Des passagers d'un avion de Corsair refusent de remonter à bord après un problème technique ...la chaine télévison LCI a fait aussi un reportage je crois que ça commence a sentir le roussi pour corsair
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050911.FAP1558.html?1716
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050911.FAP1558.html?1716
Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.
Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.
I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.
I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
Conseils très pratiques pour safari photo Tanzanie + Zanzibar
Bonjour à tous.
De retour de Tanzanie, où je viens de passer un séjour fantastique en famille, j'ai tenté une petite prose sur un blog pour apporter des conseils très pratiques, dont certains que je n'avais pas eu avant mon voyage. Ils touchent notamment les souvenirs, les négociations de prix, les pourboires, la photo, les jumelles, la lecture, le snorkeling. J'espère que ces infos vous seront utiles et si c'est le cas je vous invite à les partager autour de vous. J'invite également ceux qui le souhaitent à mettre en commentaire leur propre expérience sur ces différents points précis. http://zenaie.blogspot.fr/2016/02/conseils-pratiques-pour-un-safari-photo.html
D'autre part, je recommande les deux guides-chauffeurs francophones que nous avons eu pour notre séjour: Kalonda George et Amani Kapinga. Ils ont été très bons. Nous sommes passés par Vie Sauvage, à qui vous pouvez peut-être transmettre cette recommandation si vous le souhaitez.
Bonne lecture.
De retour de Tanzanie, où je viens de passer un séjour fantastique en famille, j'ai tenté une petite prose sur un blog pour apporter des conseils très pratiques, dont certains que je n'avais pas eu avant mon voyage. Ils touchent notamment les souvenirs, les négociations de prix, les pourboires, la photo, les jumelles, la lecture, le snorkeling. J'espère que ces infos vous seront utiles et si c'est le cas je vous invite à les partager autour de vous. J'invite également ceux qui le souhaitent à mettre en commentaire leur propre expérience sur ces différents points précis. http://zenaie.blogspot.fr/2016/02/conseils-pratiques-pour-un-safari-photo.html
D'autre part, je recommande les deux guides-chauffeurs francophones que nous avons eu pour notre séjour: Kalonda George et Amani Kapinga. Ils ont été très bons. Nous sommes passés par Vie Sauvage, à qui vous pouvez peut-être transmettre cette recommandation si vous le souhaitez.
Bonne lecture.
Que faire au Rwanda et/ou Ouganda (hormis les gorilles)?
Bonjour, et d'avance merci pour votre patience dans la lecture de ce post !
J'envisage un court séjour (2 semaines) au Rwanda, ou en Ouganda, ou au Rwanda puis en Ouganda (ou l'inverse), la première quinzaine de mai 2015, a priori, donc, à la sortie de la saison des pluies. Mais mon budget étant limité, et, surtout, ma raison me rappelant à l'ordre, je ne compte pas débourser 300 à 500 dollars pour voir la certes très probable splendide réserve de gorilles. Je comprends l'impératif d'en limiter l'accès pour sauvegarder l'espèce, et que cette sélection se fasse par l'argent, mais, en gros, le permis, c'est presque le prix du billet d'avion A/R depuis Paris ! Donc ma question est la suivante : que voir au Rwanda et en Ouganda sans passer par la case gorilles ? Mon sens du voyage pourra paraître stupide pour certains (aller là-bas sans passer par les incontournables gorilles, ce serait comme aller en Egypte et ignorer les pyramides!), mais je suis vraiment adepte du road-trip. Pour l'anecdote, j'ai passé 2 semaines merveilleuses en Tanzanie l'an dernier sans visiter le moindre parc ou faire le moindre safari. Stupide ? Peut-être... mais je savais ce que je voulais faire : sac sur le dos, découvrir le pays en bus et en train, voir les neiges du Kilimandjaro (et rendre hommage à Pascal Danel), et naviguer sur le fabuleux Tanganyka (et rendre hommage à Humphrey Bogart). Mission accomplie pour à peine 1200 € la quinzaine, vols et autres transports inclus.
Voilà, vous connaissez ma philosophie de voyage. Pas cher et hors des sentiers battus. J'attends humblement vos suggestions/idées (et critiques éventuelles) ! En retour, l'envoi d'une photo dédicacée prise à Kigali !
En vous remerciant !!!
J'envisage un court séjour (2 semaines) au Rwanda, ou en Ouganda, ou au Rwanda puis en Ouganda (ou l'inverse), la première quinzaine de mai 2015, a priori, donc, à la sortie de la saison des pluies. Mais mon budget étant limité, et, surtout, ma raison me rappelant à l'ordre, je ne compte pas débourser 300 à 500 dollars pour voir la certes très probable splendide réserve de gorilles. Je comprends l'impératif d'en limiter l'accès pour sauvegarder l'espèce, et que cette sélection se fasse par l'argent, mais, en gros, le permis, c'est presque le prix du billet d'avion A/R depuis Paris ! Donc ma question est la suivante : que voir au Rwanda et en Ouganda sans passer par la case gorilles ? Mon sens du voyage pourra paraître stupide pour certains (aller là-bas sans passer par les incontournables gorilles, ce serait comme aller en Egypte et ignorer les pyramides!), mais je suis vraiment adepte du road-trip. Pour l'anecdote, j'ai passé 2 semaines merveilleuses en Tanzanie l'an dernier sans visiter le moindre parc ou faire le moindre safari. Stupide ? Peut-être... mais je savais ce que je voulais faire : sac sur le dos, découvrir le pays en bus et en train, voir les neiges du Kilimandjaro (et rendre hommage à Pascal Danel), et naviguer sur le fabuleux Tanganyka (et rendre hommage à Humphrey Bogart). Mission accomplie pour à peine 1200 € la quinzaine, vols et autres transports inclus.
Voilà, vous connaissez ma philosophie de voyage. Pas cher et hors des sentiers battus. J'attends humblement vos suggestions/idées (et critiques éventuelles) ! En retour, l'envoi d'une photo dédicacée prise à Kigali !
En vous remerciant !!!
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc
Bonjour à tous !
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
De retour dans l'Ouest Américain (5e voyage) - 1e partie
De retour dans l’Ouest Américain pour un 5e périple pour ma part et le 2e pour Virginie. Pourtant on savait en repartant qu’il serait impossible d’égaler celui de l’année dernière (le plus beau que nous ayons fait, sera-t-il un jour égalé ?). Mais il nous restait encore quelques punaises roses (jaunes = déjà fait, rose = reste à faire) sur Google Earth et puis nous n’étions qu’à deux semaines du départ lorsque nous avons pris la décision finale de partir. Il est donc plus facile d’organiser un voyage dans un pays que l’on connait bien.
En quelques jours nous avons pris les vols, loué la voiture et finalisé le programme (avec quelques options B en cas de mauvais temps).
Voici un récapitulatif des endroits visités pendant 3 semaines avec nos appréciations (**** exceptionnel, **** très bien, *** Bien, ** Pas indispensable, * On aurait pu ne pas le faire)
Grant Grove loop (Sequoia NP), Balade, *** Grizzly Falls (KingsCanyon NP), Pointde vue, * Roaring river falls (Kings Canyon NP) , Point de vue , * Zumwalt meadow Trail (Kings Canyon NP) , Balade , ** Congress trail (Sequoia NP) , Balade , **** Tunnel log (Sequoia NP) , Point de vue , ** Moro Rock (Sequoia NP) , Balade , *** Wagon Wheel (vers Trona) , Point de vue , * Trona Pinacles , Balade/Piste , **** Ancient Bristlescone Pine Forest , Rando , *** Eureka Sand Dunes (Death valley) , Rando , **** Saline Valley Road (Death Valley) , Piste , ** Lippincot Road (Death Valley) , Piste , ** Hunter Mountain Road (Death Valley) , Piste , ** RaceTrack Playa (Death Valley) , Balade , ***** Salt Creek (Death Valley) , Balade , * Mustard Canyon (Death Valley) , Piste , ** Zabriskie Point (Death Valley) , Point de vue , *** 20 Mules Mile Canyon (Death Valley) , Piste/Point de vue , **** Ubehebe Mine (Death Valley) , Piste/Balade , ** Ubehebe Crater (Death Valley) , Point de vue , *** Sand Hollow State Park , Balade/Piste , Raté Cathedral Gorge , Balade , **** Gunlock Overflow , Point de vue * TImber Creek Overlook (Kolob Canyon) , Balade , ** South Fork of Taylor Creek (Kolob Canyon) , Rando , *** Pioneer Park (St George) , Balade , ** Snow Canyon State Park , Balade , **** The Subway (Zion) , Rando , ***** Gosberry Mesa, Piste , *** White Pass (Est de Zion) , Rando , **** Canyon Overlook Trail (Zion) , Balade , ** Secret/Passage/Staircase Canyons , Piste/Balade , **** White Rocks (Page) , Rando , *** Sidestep (Page) , Rando , **** Edmaier’s secret (Vermillon Cliffs) , Rando , **** Hunt’s Mesa (Monument Valley) , Rando , **** Hope Arch , Balade , **** Ship Rock , Piste/Point de vue , ***** Royale Arch , Piste/Point de vue , Raté Mesa Verde NP , Balade , **** Angel Arch (Canyonlands) , Rando , ***** Buggy à Moab , Piste , *** Park Avenue Trail (Arches National Park) , Balade , *** The Fiery Furnace (Arches National Park) , Balade , **** Devils Garden (Arches National Park) , Balade , **** Delicate Arch (Arches National Park) , Balade , ***** Colorado national Monument , Balade/Points de vue , **
30 Avril 2013
A peine arrivés à Los Angeles, nous nous précipitons chez le loueur de voiture. Comme chaque année, nous appréhendons le choix du véhicule car nous constatons qu’année après année les 4*4 sont de plus en plus de simples SUV, spacieux certes mais avec souvent 2 roues motrices ou au mieux AWD. Et à la vue du stock disponible sur le parking nous sommes tout de suite très déçus…rien de rien, pas un seul vrai 4*4 avec pont court !
Nous faisons donc marcher le peu de neurones encore actifs après un voyage de 15 heures. Il faut faire un choix entre capacité de franchissement, garde au sol, état des pneus. Nous décidons de prendre une jeep liberty avec une plutôt haute garde au sol mais en sachant qu’elle n’a que 2 roues motrices et des pneus inspirant une confiance très relative (avec le recul ce n’était pas un bon choix mais à vrai dire je me demande si on pouvait vraiment faire un autre choix)
Allez, il fait beau, on va bien, tout va bien, alors haut les cœurs et c’est parti en direction de Reedley pour nous rapprocher de Kings Canyon. Le début du voyage est en effet orienté « Arbres » puisque nous allons voir les plus gros, les plus grands et les plus vieux de notre planète.
Le temps de faire la route (c’est toujours le même plaisirde rouler ici) et nous arrivons en fin de journée à Reedley pour passer la nuit dans notre confortable motel à 50 $ et aux délicieuses effluves indiennes (et oui notre motel est détenu par la fameuse mafia indienne qui détient pratiquement tous les motels de l’Ouest américain !)
1 Mai 2013
Après avoir rêvé une bonne partie de la nuit que je jouais dans un film bollywoodien (le fameux second effet des bâtons d’encens indien), nous nous levons aux aurores, tellement tôt qu’il n’y a personne à l’entrée du parc (Big stump entrance), ce qui veut dire que c’est gratuit ! Il est 6 heures du matin.
Et la juste après l’entrée, un monstre nous attend, nous domine, nous toise de ses 60, 70 mètres ? Ouahh géant ! Je ne sais pas pourquoi mais je n’avais pas ressenti la même impression de géantisme quand j’avais visité Yosemite il y a quelques années.
Nous allons pour commencer faire la grant grove loop (http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Grant.html ), balade vraiment très courte (il faut compter environ 30 minutes pour faire les 800mètres) qui permet notamment d’aller voir le General Grant tree. L’air est frais à cette heure-ci mais en contrepartie Il n’y a personne. Les arbres sont bien protégés de l’envahisseur/destructeur (l’homme) et il est interdit de sortir du chemin balisé.

La lumière n’est pas top à cette heure-ci, tout est dans l’ombre et l’écorce des arbres commence à peine à se parer d’une couleur plus chaude.
Nous partons donc en direction de Kings Canyon National Park. Le paysage est assez semblable à ce que l’on peut trouver dans les Alpes mais nous ne sommes pas déçus. Il a des parois très colorées, une rivière qui descend furieusement, des cascades, des prairies où l’on peut trouver pas mal d’animaux dont des ours et surtout une certaine quiétude.

Nous ferons les arrêts classiques dont Grizzly Falls, roaring river falls et les différents points de vue du canyon. Mais nous sommes ici pour voir des ours ! Mais n’est il pas déjà trop tard (9 heures du matin) ? Nous partons faire la balade de Zumwalt meadow (1.5 miles, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Zumwalt.html) qui est très tranquille (tout plat) et qui consiste à faire le tour d’une grande prairie en profitant du panorama sur les falaises du canyon. Par contre, au niveau animal nous n’avons pas vu grand-chose (à part des biches) alors vous imaginez que nous n’avons pas vu d’ours. Donc choux blanc après les visites de Yomsemite, Yellowstone et Kings Canyon !


Zumwalt meadow
Par contre, le piquenique dans cet endroit est un vrai bonheur, un moment de pur plaisir (beau temps, quiétude, beaux paysages). Le moment où l’on se dit qu’il y a encore 2 jours nous étions à Paris et on se demande où est finalement notre meilleure place.
Grizzly Falls
Nous sommes de retour dans le parc de Sequoia à 13heures et allons faire le congress trail (2.9 miles, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Congress.h...) qui passe par le général Sherman (le plus gros être vivant sur terre âgé quand même de 2200 ans), le général Lee, le Président, le Sénat, la maison et le McKinley. On a beaucoup aimé cette balade. Personnellement, j’ai trouvé le Sénat très impressionnant par le nombre de sequoias géants qui s’y trouvent.



Le Sénat
Nous continuons par le passage en voiture obligé sous l’arbre couché (tunnel log) que nous ferons dans les 2 sens (même s’il y a un sens unique).

Enfin nous terminons la journée par Moro Rock (uniquement la montée finale depuis le parking, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Moro.html). Attention à ne pas avoir le vertige. L’endroit a un air de Half Dome(Yosemite)

Voilà c’est la fin de notre 2e journée, il nous faut quitter ce bel endroit. Nous resterons bloqués 1 heure dans la descente à cause des travaux sur la general Highway.
Nous passerons la nuit à Bakersfield. A partir de maintenant c’est cap à l’Est !
2 Mai 2013
Aujourd’hui nous partons dans un endroit un peu insolite découvert par hasard sur GoogleEarth et dont l’aspect lunaire nous a tout de suite attiré. Nous nous levons donc vers 5H du matin et faisons route vers Trona Pinacles situé dans le Nevada près de Trona (d’où le nom !).
Nous quittons donc l’autoroute qui mène à Death Valley et empruntons de petites routes (il est préférable d’avoir étudié l’itinéraire avant car rien n’est indiqué). Mais avant cela, sur le chemin, une petite piste à droite avec des cairns attire notre attention. Demi-tour ! Nous empruntons donc la piste roulante et nous nous retrouvons dans un endroit très similaire à Joshua Tree National Park. Il y a plusieurs ensembles granitiques situés sur de petites collines. C’est un lieu où il doit être agréable de piqueniquer ou camper. Il ya d’ailleurs plusieurs restes de foyer. Un peu au loin des coulées d’origine volcanique parsèment le paysage (Lava Mountains)


Nous faisons ensuite un arrêt à Wagon WheelRock dont l’intérêt ne nous a pas sauté aux yeux. Nous y restons pas plus de 5 minutes, le temps de faire une photo du rocher ressemblant à des roues dechariots.

Après quelques tergiversations nous prenons la piste Sud menant à Trona Pinacles. Celle-ci est roulante mais semble un peu coupante pour les pneus (du même style que la piste menant à RaceTrack playa depuis Ubehebe Crater dans Death Valley). L’arrivée en tous cas est spectaculaire car elle surplombe légèrement le site et on peut admirer la totalité du site (ce qui n’est pas le cas par l’entrée Nord).


On comprend pourquoi plusieurs films de science-fiction ont été tournés dans ce paysage mystérieux. On se croirait sur une autre planète.
Nous explorons pratiquement l’intégralité du site en 4*4. Attention car plusieurs pistes n’en sont pas vraiment et les pierres sont extrêmement coupantes. On se demande encore comment nous n’avons pas crevé un pneu !



En traversant un wash nous nous ensablons et constatons donc qu’il y a une énorme différence entre un vrai 4*4 et un 4*2. Le véhicule a une bonne garde au sol mais manque cruellement de capacité de franchissement. Ma galanterie me laisse Virginie me prouver sa grande valeur athlétique ! Le véhicule ne bouge pas d’un pouce ! Je mets ma déception de côté et après une bonne poussette, nous réussissons à repartir. Ouf !
Nous restons bien 2 heures sur ce lieu. Il n’y a personne, c’est insolite et on se sent loin de tout. C’est exactement le genre de lieu que nous apprécions et pour lequel nous adorons partir dans l’Ouest Américain.
Nous ressortons par la piste du Nord qui offre le point de vue le point photogénique mais le soleil est en face, dommage.
Ce lieu fut un des plus marquants de notre voyage.
En quelques jours nous avons pris les vols, loué la voiture et finalisé le programme (avec quelques options B en cas de mauvais temps).
Voici un récapitulatif des endroits visités pendant 3 semaines avec nos appréciations (**** exceptionnel, **** très bien, *** Bien, ** Pas indispensable, * On aurait pu ne pas le faire)
Grant Grove loop (Sequoia NP), Balade, *** Grizzly Falls (KingsCanyon NP), Pointde vue, * Roaring river falls (Kings Canyon NP) , Point de vue , * Zumwalt meadow Trail (Kings Canyon NP) , Balade , ** Congress trail (Sequoia NP) , Balade , **** Tunnel log (Sequoia NP) , Point de vue , ** Moro Rock (Sequoia NP) , Balade , *** Wagon Wheel (vers Trona) , Point de vue , * Trona Pinacles , Balade/Piste , **** Ancient Bristlescone Pine Forest , Rando , *** Eureka Sand Dunes (Death valley) , Rando , **** Saline Valley Road (Death Valley) , Piste , ** Lippincot Road (Death Valley) , Piste , ** Hunter Mountain Road (Death Valley) , Piste , ** RaceTrack Playa (Death Valley) , Balade , ***** Salt Creek (Death Valley) , Balade , * Mustard Canyon (Death Valley) , Piste , ** Zabriskie Point (Death Valley) , Point de vue , *** 20 Mules Mile Canyon (Death Valley) , Piste/Point de vue , **** Ubehebe Mine (Death Valley) , Piste/Balade , ** Ubehebe Crater (Death Valley) , Point de vue , *** Sand Hollow State Park , Balade/Piste , Raté Cathedral Gorge , Balade , **** Gunlock Overflow , Point de vue * TImber Creek Overlook (Kolob Canyon) , Balade , ** South Fork of Taylor Creek (Kolob Canyon) , Rando , *** Pioneer Park (St George) , Balade , ** Snow Canyon State Park , Balade , **** The Subway (Zion) , Rando , ***** Gosberry Mesa, Piste , *** White Pass (Est de Zion) , Rando , **** Canyon Overlook Trail (Zion) , Balade , ** Secret/Passage/Staircase Canyons , Piste/Balade , **** White Rocks (Page) , Rando , *** Sidestep (Page) , Rando , **** Edmaier’s secret (Vermillon Cliffs) , Rando , **** Hunt’s Mesa (Monument Valley) , Rando , **** Hope Arch , Balade , **** Ship Rock , Piste/Point de vue , ***** Royale Arch , Piste/Point de vue , Raté Mesa Verde NP , Balade , **** Angel Arch (Canyonlands) , Rando , ***** Buggy à Moab , Piste , *** Park Avenue Trail (Arches National Park) , Balade , *** The Fiery Furnace (Arches National Park) , Balade , **** Devils Garden (Arches National Park) , Balade , **** Delicate Arch (Arches National Park) , Balade , ***** Colorado national Monument , Balade/Points de vue , **
30 Avril 2013
A peine arrivés à Los Angeles, nous nous précipitons chez le loueur de voiture. Comme chaque année, nous appréhendons le choix du véhicule car nous constatons qu’année après année les 4*4 sont de plus en plus de simples SUV, spacieux certes mais avec souvent 2 roues motrices ou au mieux AWD. Et à la vue du stock disponible sur le parking nous sommes tout de suite très déçus…rien de rien, pas un seul vrai 4*4 avec pont court !
Nous faisons donc marcher le peu de neurones encore actifs après un voyage de 15 heures. Il faut faire un choix entre capacité de franchissement, garde au sol, état des pneus. Nous décidons de prendre une jeep liberty avec une plutôt haute garde au sol mais en sachant qu’elle n’a que 2 roues motrices et des pneus inspirant une confiance très relative (avec le recul ce n’était pas un bon choix mais à vrai dire je me demande si on pouvait vraiment faire un autre choix)
Allez, il fait beau, on va bien, tout va bien, alors haut les cœurs et c’est parti en direction de Reedley pour nous rapprocher de Kings Canyon. Le début du voyage est en effet orienté « Arbres » puisque nous allons voir les plus gros, les plus grands et les plus vieux de notre planète.
Le temps de faire la route (c’est toujours le même plaisirde rouler ici) et nous arrivons en fin de journée à Reedley pour passer la nuit dans notre confortable motel à 50 $ et aux délicieuses effluves indiennes (et oui notre motel est détenu par la fameuse mafia indienne qui détient pratiquement tous les motels de l’Ouest américain !)
1 Mai 2013
Après avoir rêvé une bonne partie de la nuit que je jouais dans un film bollywoodien (le fameux second effet des bâtons d’encens indien), nous nous levons aux aurores, tellement tôt qu’il n’y a personne à l’entrée du parc (Big stump entrance), ce qui veut dire que c’est gratuit ! Il est 6 heures du matin.
Et la juste après l’entrée, un monstre nous attend, nous domine, nous toise de ses 60, 70 mètres ? Ouahh géant ! Je ne sais pas pourquoi mais je n’avais pas ressenti la même impression de géantisme quand j’avais visité Yosemite il y a quelques années.
Nous allons pour commencer faire la grant grove loop (http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Grant.html ), balade vraiment très courte (il faut compter environ 30 minutes pour faire les 800mètres) qui permet notamment d’aller voir le General Grant tree. L’air est frais à cette heure-ci mais en contrepartie Il n’y a personne. Les arbres sont bien protégés de l’envahisseur/destructeur (l’homme) et il est interdit de sortir du chemin balisé.

La lumière n’est pas top à cette heure-ci, tout est dans l’ombre et l’écorce des arbres commence à peine à se parer d’une couleur plus chaude.
Nous partons donc en direction de Kings Canyon National Park. Le paysage est assez semblable à ce que l’on peut trouver dans les Alpes mais nous ne sommes pas déçus. Il a des parois très colorées, une rivière qui descend furieusement, des cascades, des prairies où l’on peut trouver pas mal d’animaux dont des ours et surtout une certaine quiétude.

Nous ferons les arrêts classiques dont Grizzly Falls, roaring river falls et les différents points de vue du canyon. Mais nous sommes ici pour voir des ours ! Mais n’est il pas déjà trop tard (9 heures du matin) ? Nous partons faire la balade de Zumwalt meadow (1.5 miles, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Zumwalt.html) qui est très tranquille (tout plat) et qui consiste à faire le tour d’une grande prairie en profitant du panorama sur les falaises du canyon. Par contre, au niveau animal nous n’avons pas vu grand-chose (à part des biches) alors vous imaginez que nous n’avons pas vu d’ours. Donc choux blanc après les visites de Yomsemite, Yellowstone et Kings Canyon !


Zumwalt meadowPar contre, le piquenique dans cet endroit est un vrai bonheur, un moment de pur plaisir (beau temps, quiétude, beaux paysages). Le moment où l’on se dit qu’il y a encore 2 jours nous étions à Paris et on se demande où est finalement notre meilleure place.
Grizzly FallsNous sommes de retour dans le parc de Sequoia à 13heures et allons faire le congress trail (2.9 miles, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Congress.h...) qui passe par le général Sherman (le plus gros être vivant sur terre âgé quand même de 2200 ans), le général Lee, le Président, le Sénat, la maison et le McKinley. On a beaucoup aimé cette balade. Personnellement, j’ai trouvé le Sénat très impressionnant par le nombre de sequoias géants qui s’y trouvent.



Le SénatNous continuons par le passage en voiture obligé sous l’arbre couché (tunnel log) que nous ferons dans les 2 sens (même s’il y a un sens unique).

Enfin nous terminons la journée par Moro Rock (uniquement la montée finale depuis le parking, http://www.redwoodhikes.com/SequoiaNP/Moro.html). Attention à ne pas avoir le vertige. L’endroit a un air de Half Dome(Yosemite)

Voilà c’est la fin de notre 2e journée, il nous faut quitter ce bel endroit. Nous resterons bloqués 1 heure dans la descente à cause des travaux sur la general Highway.
Nous passerons la nuit à Bakersfield. A partir de maintenant c’est cap à l’Est !
2 Mai 2013
Aujourd’hui nous partons dans un endroit un peu insolite découvert par hasard sur GoogleEarth et dont l’aspect lunaire nous a tout de suite attiré. Nous nous levons donc vers 5H du matin et faisons route vers Trona Pinacles situé dans le Nevada près de Trona (d’où le nom !).
Nous quittons donc l’autoroute qui mène à Death Valley et empruntons de petites routes (il est préférable d’avoir étudié l’itinéraire avant car rien n’est indiqué). Mais avant cela, sur le chemin, une petite piste à droite avec des cairns attire notre attention. Demi-tour ! Nous empruntons donc la piste roulante et nous nous retrouvons dans un endroit très similaire à Joshua Tree National Park. Il y a plusieurs ensembles granitiques situés sur de petites collines. C’est un lieu où il doit être agréable de piqueniquer ou camper. Il ya d’ailleurs plusieurs restes de foyer. Un peu au loin des coulées d’origine volcanique parsèment le paysage (Lava Mountains)


Nous faisons ensuite un arrêt à Wagon WheelRock dont l’intérêt ne nous a pas sauté aux yeux. Nous y restons pas plus de 5 minutes, le temps de faire une photo du rocher ressemblant à des roues dechariots.

Après quelques tergiversations nous prenons la piste Sud menant à Trona Pinacles. Celle-ci est roulante mais semble un peu coupante pour les pneus (du même style que la piste menant à RaceTrack playa depuis Ubehebe Crater dans Death Valley). L’arrivée en tous cas est spectaculaire car elle surplombe légèrement le site et on peut admirer la totalité du site (ce qui n’est pas le cas par l’entrée Nord).


On comprend pourquoi plusieurs films de science-fiction ont été tournés dans ce paysage mystérieux. On se croirait sur une autre planète.
Nous explorons pratiquement l’intégralité du site en 4*4. Attention car plusieurs pistes n’en sont pas vraiment et les pierres sont extrêmement coupantes. On se demande encore comment nous n’avons pas crevé un pneu !



En traversant un wash nous nous ensablons et constatons donc qu’il y a une énorme différence entre un vrai 4*4 et un 4*2. Le véhicule a une bonne garde au sol mais manque cruellement de capacité de franchissement. Ma galanterie me laisse Virginie me prouver sa grande valeur athlétique ! Le véhicule ne bouge pas d’un pouce ! Je mets ma déception de côté et après une bonne poussette, nous réussissons à repartir. Ouf !
Nous restons bien 2 heures sur ce lieu. Il n’y a personne, c’est insolite et on se sent loin de tout. C’est exactement le genre de lieu que nous apprécions et pour lequel nous adorons partir dans l’Ouest Américain.
Nous ressortons par la piste du Nord qui offre le point de vue le point photogénique mais le soleil est en face, dommage.
Ce lieu fut un des plus marquants de notre voyage.
Frontière: Rosso ou Diama?
salut ..je demande des infos: quelle poste de frontiere emprunter entre rosso ou diama ..?? l'annee derniere j'ai pris la piste de diama pour joindre saint louis ( senegal)... mais la piste ete en tres mauvaise etat. presque impraticable avec une voiture normale. ..alors je demande des infos pour le passage au frontiere vaut mieux aller a diama ou passer par rosso avec le bac sachant que je suis senegalais donc pas de visa..quelles difficultes peut on prevoir a rosso et le prix du traverse avec une voiture..
merci d'avance et bonne route a tous...
Comment acheminer 10M3 d'affaires personnelles à Tananarive?
Bonjours a tous,
Je pars travailler a Tana avec ma femme et ma fille de 7 ans en AOUT 2011.
Comment acheminer 10M3 d'affaires perso vers tana de l'Ariege?
A quel cout?
Merci de vos reponses
Trouvez-vous que les gens sont heureux lors de vos voyages?
Je regarde souvent les gens quand je suis en voyage ( meme en tout inclus).
Lors des tours de villes, lors des promenades en ville et aussi , je regarde des fois les gens qui travaillent sur les sites et je me dis :'' Ces gens m'ont l, air heureux. ''
Je dirais même plus que certaine personne ici que je vois avec leur maison bien remplis de bibelot, de meuble , la grosse télé , l'ensemble cinéma maison ect...
Me semble que nous, on court plus qu, eux après le temps , les amis ect.... On est plus stresser non?
Eux n'ont pas l'air jamais de souffrir de solitude.
Les gens âgés sont pris en charge par leur famille me semble.
Ils ont l'air d'avoir toujours une tonne d'amis.
Ils chantent beaucoup .
Moi je regarde à mn travail et les gens sont plus stresser qu, eux et chante moins.
Alors quel est votre opinion sur les gens que vous avez rencontrer .
Sont-ils heureux ?
Croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Magica
Bonjour
Je part demain de Marseille sur le Costa magica pour la croisière douce méditerranée.
Quelqu'un d'autre sur le forum fait-il la meme croisière?
Sinon pour ceux qui ont déjà fait cette croisière : Qu'il y a t'il a voir a Palerme et palma ?
Merci
Obtenir un "passe avant" au Sénégal?
Salut Compagnon de route, je suis encore passé par Rosso en destination de la Maroc, je suis rester plus qu'un moment pour observer comment cela se passe au niveau de la douane Sénégalaise pour l'obtention d'un passe avant...
Sur place on trouve des notes de services concernant les passes avant, c'est clair et net, pas de passe avant aux touristes sans Carnet de passage en Douanes,
Sur une autre note de service datant du 30 juin 201 , les passes avant pour les ressortissant de la CDEAO sont délivré pour une période de 90 jours.
Apres avoir attendu 3 heures sur place, (formalité plutôt longues coté MAuritanie), j'ai vu passer 2 4x4 de moins de 5 ans plus ou moins et un groupe de voitures avec des couples a l'intérieur leurs voitures avait bien plus de 10 ans, des Sénégalais de retour d'Espagne avec des voitures aussi âgées que ce que l'on trouve sur place, et bien , tous je dis bien tous ont pu passer sans lenteurs particulières coté Sénégalais.... Quoi dire ? que faire ? quel procédure ? D'autant plus qu'en Mauritanie, après avoir posé la question si l'on peu entrer au Sénégal avec une voiture, ils m'ont répondu ... et pourquoi les voitures ne peuvent rentrer au Sénégal tout le monde passe... Moi je remontais vers le Nord, j'ai pas eu le temps de poser la question aux Douanes Sénégalaise, pour ce qui y vont pourriez vous nous en dire plus ? Bye Bye
Apres avoir attendu 3 heures sur place, (formalité plutôt longues coté MAuritanie), j'ai vu passer 2 4x4 de moins de 5 ans plus ou moins et un groupe de voitures avec des couples a l'intérieur leurs voitures avait bien plus de 10 ans, des Sénégalais de retour d'Espagne avec des voitures aussi âgées que ce que l'on trouve sur place, et bien , tous je dis bien tous ont pu passer sans lenteurs particulières coté Sénégalais.... Quoi dire ? que faire ? quel procédure ? D'autant plus qu'en Mauritanie, après avoir posé la question si l'on peu entrer au Sénégal avec une voiture, ils m'ont répondu ... et pourquoi les voitures ne peuvent rentrer au Sénégal tout le monde passe... Moi je remontais vers le Nord, j'ai pas eu le temps de poser la question aux Douanes Sénégalaise, pour ce qui y vont pourriez vous nous en dire plus ? Bye Bye
Cuba: risques d'ouragans plus pour septembre ou octobre?
Bonjour, nous désirons partir deuz semaines fin août début septembre à Cuba (Varadero). Nous savons très bien que c'est la période des ouragans mais avons décidé de partir en connaissance de cause vu les prix. Notre agent de voyage nous disait qu'il n'y a pas plus de chance qu'il y ait un ouragan en septembre qu'en octobre et pas plus début septembre que fin septembre. Quelqu'un peut-il me confirmer s'il a raison? Je vous remercie!
Projet de voyage de quatorze jours à Taba (Égypte) et en Jordanie
Bonjour,
Nous avons l'intention de séjourner à Taba 14 jours et de faire des excursions.
Les TO ne proposent pas forcément celles que nous souhaiterions et je voudrais savoir s'il est possible de prendre sur place des excursions en toute confiance et sécurité, je pense qu'il est préférable de le faire à l'hôtel ?
Notre souhait :
Pétra - 1 jour est-ce suffisant ou est-il possible de prendre une nuit à Pétra pour le faire sur 2 jours
Le Mont Sinaï - J'ai lu un peu de tout sur le sujet, c'est une excursion difficile lorsqu'on a 70 ans, est-ce faisable à dos de chameau, quelqu'un a t-il une expérience sur ce sujet ?
Pour Wadi Run, je ne vois aucune proposition, est-ce à faire en 4/4, là aussi une expérience nous serait utile.
Merci d'avance pour vos avis et conseils
Possible ou trop dangereux de voyager en Iran en ce moment?
Bonjour,
Tout est dans mon titre.. J'espère que la question n'a pas été abordée récemment, je n'ai rien trouvé dessus.
Concernant les régions où j'aimerais aller, c'est Téhéran et ses alentours, notamment le nord-est puisque j'envisage d'arriver depuis la Turquie puis Arménie...
Merci
Tout est dans mon titre.. J'espère que la question n'a pas été abordée récemment, je n'ai rien trouvé dessus.
Concernant les régions où j'aimerais aller, c'est Téhéran et ses alentours, notamment le nord-est puisque j'envisage d'arriver depuis la Turquie puis Arménie...
Merci
Mutation sur Mayotte
Bonjour,
Je viens d'apprendre ma mutation sur Mayotte. Je suis enseignant et je ne connaitrais mon affectation définitive qu'en Juin. J'aimerais avoir des renseignements en ce qui concerne le logement a priori source de soucis sur Mayotte.
Certains me conseillent de m'y prendre des maintenant (sans connaitre mon lieu de travail) d'autres me suggèrent d'attendre juin et mon affectation définitive. Nous avons 2 enfants en âge d'être scolarisés. Nous recherchons si possible une maison avec au minimum 2 chambres avec un petit jardin. Si certains veulent bien me faire part de leur expérience sur le terrain se serait trés sympa
Voyager à vélo en solitaire
Bonjour,
En parcourant pas mal de blogs et sites internet de reportages sur les voyages à vélo, je constate qu'une bonne partie sont des récits de voyages en solitaire.
Ayant moi-même voyagé (pas très loin) seul, je serais intéressé de connaître les motivations, joies et difficultés des cyclos voyageant en solitaire.
Le sujet m'intéresse, entre autres parce que je ne suis pas toujours sûr d'avoir moi-même compris ce qui me motivait. Entre autres raisons quand même: prendre du recul par rapport à un rythme de vie trépidant; réfléchir à un éventuel changement de boulot, réfléchir "tout court" ou au contraire, ne pas réfléchir et profiter d'un autre temps, d'un autre rythme, etc...........
Et vous ?
En parcourant pas mal de blogs et sites internet de reportages sur les voyages à vélo, je constate qu'une bonne partie sont des récits de voyages en solitaire.
Ayant moi-même voyagé (pas très loin) seul, je serais intéressé de connaître les motivations, joies et difficultés des cyclos voyageant en solitaire.
Le sujet m'intéresse, entre autres parce que je ne suis pas toujours sûr d'avoir moi-même compris ce qui me motivait. Entre autres raisons quand même: prendre du recul par rapport à un rythme de vie trépidant; réfléchir à un éventuel changement de boulot, réfléchir "tout court" ou au contraire, ne pas réfléchir et profiter d'un autre temps, d'un autre rythme, etc...........
Et vous ?
Éthiopie: compte rendu et informations
Après le Kenya, l’Ethiopie. Fin avril – début mai 2007
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Quel héritage pour nos enfants!
quand l'air ne sera plus respirable,
quand l'eau ne sera plus buvable,
quand la terre ne sera plus cultivable,
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
Sujet de dissertation géantropique
La géantropie... j'en parle deci-delà sur VF. J'en parle aussi sur mon site. En gros, cette discipline obscure s'intéresse à toutes les formes de représentation de l'espace. Une parmi tant d'autres, et non des moindres, est le récit de voyage.
Ce sujet de dissertation a donc sa place ici:
Décrivez un lieu qui vous a marqué dans vos voyages, en insistant bien sur la manière dont vous l'avez ressenti avec tous vos sens. Le lecteur doit pouvoir se représenter l'espace décrit comme s'il y était.
A vos claviers... et merci d'avance
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Décrivez un lieu qui vous a marqué dans vos voyages, en insistant bien sur la manière dont vous l'avez ressenti avec tous vos sens. Le lecteur doit pouvoir se représenter l'espace décrit comme s'il y était.
A vos claviers... et merci d'avance










