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Trente ans au Chili English translation pending
by Thierry6789 · 2019-05-14 · 40 replies
Bonjour,

Dans quelques semaines je fêterai mes 30 ans au Chili.

À l'occasion, j'ai voulu ouvrir cette discussion pour tous ceux et toutes celles qui ont eu l'occasion de découvrir le pays il y a des années et puis qui y sont restés pour une quelconque raison ou qui sont revenus après un certain temps.

Quels sont les changements positifs, négatifs ou surprenants que vous avez pu observer durant toutes ces années?

Dans mon cas personnel, la décision de venir vivre ici a été prise suite à un séjour de six semaines à la fin et duquel je suis reparti amoureux des hauts plateaux andins de l'extrême nord du pays.

Je ne regrette pas mon choix mais je constate avec inquiétude la détérioration croissante de l'environnement dans tout le Chili, depuis l'extrême nord jusqu'à la Patagonie.

L'industrie minière, l'élevage de saumons et les monocultures de sapins, eucalyptus, avocatiers et autres en sont les principaux responsables mais pas les seuls.

En 30 ans aussi, les prix ont été multipliés par 10 ou plus. Un ticket de métro coutaît 60 pesos en 1989. À l'heure actuelle, 800 pesos aux heures de pointes. À l'époque, il n'y avait que deux lignes. Actuellement, il y en a 7 et une grande partie de la capitale est desservie.

Il y a quelques années encore, l'autoroute entre Santiago et Valparaiso n'était pas à double bande dans les deux sens.

Je reviendrai avec d'autres exemples.

J'espère que d'autres internautes apporteront eux aussi leurs témoignages.

Thierry
Bolivia: Beyond the Illusions, the Disaster
by Attribal · 2018-10-17 · 40 replies
When I set off for Bolivia, like many Europeans, I was full of illusions (fed by the propaganda of President Evo Morales, a would-be dictator with limited intelligence). I quickly became disillusioned—everything there seems to be built on lies: political disaster, ecological disaster, economic disaster despite drug trafficking and smuggling with China, dietary disaster, intellectual disaster... Its only saving grace is being a vast, sparsely populated country, so nature lovers can still find rich, relatively untouched landscapes far from human settlements (but for how long?)

Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.

As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...

So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.

Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.

On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
Mésaventures en Sicile English translation pending
by Sammet · 2018-08-12 · 29 replies
Face au florilège d'articles de blog et de récits de voyage élogieux sur la Sicile, je souhaiterais faire part aux lecteurs de mon expérience on ne peut plus nuancée et contrastée. Je reviens d'un séjour de dix jours en Sicile et je suis très déçu de cette île que l'on présente souvent comme l'une des meilleures destinations de voyage à faire immanquablement.

Tout d'abord, mon impression générale est que la Sicile est un pays de filous, de margoulins où tout est bon pour faire tomber les euros de la poche du touriste, pris pour un portefeuille ambulant. Voici mon retour de voyage : je m'envole le 1er août du sud de la France pour Catane, avec l'espoir de passer de bonnes vacances avec ma copine. Arrivés tard (à minuit) à l'aéroport, première désillusion : nous ne rencontrons que des mines acariâtres et des visages fermés lorsque nous demandons s'il y a encore des bus pour rejoindre le centre-ville de Catane. Comme il n'y en a pas après minuit, nous prenons un taxi qui tente de nous faire payer plus que le prix initialement négocié.

Le lendemain, seconde désillusion : nous avons loué en ligne une Peugeot Break pour dormir dedans lors de notre séjour (et sortir de notre confort quotidien). Du coup, nous retournons à l'aéroport de Catane pour prendre les clés de la voiture pré-réservée en ligne. Après plus de 2 heures d'attente à l'agence dans un vacarme assourdissant, un employé de la compagnie "Sicily by car", nous facture des frais exorbitants (270 €), soit disant pour payer une assurance sur la carte bancaire, au motif que nous détenons une carte de débit et non une carte de crédit et que la société a décidé en interne d'interdire le paiement par carte de débit. Effaré et stupéfait, après un coup de gueule inefficace de plusieurs minutes devant l'agent que j'incendie ("c'est du vol, quelle entreprise se permet de refuser un moyen de paiement reconnu par la loi européenne ?"), et qui reste de marbre, nous finissons par consentir à payer cette somme (puisqu'il est tard (20 heures) et que nous n'avons pas d'autre choix, la voiture étant notre logement pour la nuit). Au moment de réaliser la transaction, seconde surprise : l'agent de la "Sicily by car" nous informe que finalement, la caution (300 €) sera débitée (alors que le contrat de réservation en ligne stipule qu'elle sera bloquée mais non débitée) et remboursée au retour du véhicule "s'il n'y a aucun dommage". Ainsi entamons-nous notre road-trip, avec une ardoise à 936 € pour dix jours au lieu de 365 €, et un plafond de paiement et de retrait dépassé à ma banque française.

Je découvre alors une conduite accidentogène, sportive et anarchique des siciliens, faisant fi du code de la route et des concerts de klaxons (à la limite ce n'est pas le pire, c'est juste un coup à prendre car les Italiens roulent vite et n'importe comment, mais sont tout-de-même paradoxalement prudents, imaginons Marseille version plus au sud...). Les routes limitées à 30 ou 50 km/h avec des radars invisibles (là encore, du racket légalisé), les zones à trafic limité, les clignotants inconnus des automobilistes...Comment ne pas accumuler les amendes au retour face à tout cela ?

Nous nous posons sur une plage au nord de Catane, près d'un village nommé Acireale : une plage sale, polluée, puante et sans charme véritable. Nous partons vers le nord dans l'idée de visiter Taormina, que l'on décrit comme un emblème des vestiges gallo-romains unique en leur genre, incontournable de la Sicile. Nous n'y rencontrons que des bouchons interminables et un village inaccessible tant il y a de monde, comme la côte varoise en plein mois de juillet : l'horreur.

Nous partons vers le nord et découvrons une côte orientale urbanisée, polluée (détritus partout, une poubelle à ciel ouvert, des raffineries et industries puantes à-même le littoral) et le même caractère inhospitalier voire hostile des Siciliens, aimables comme des portes de prison. Au troisième jour, nous n'avons toujours pas vu l'esquisse ou l'ombre d'un sourire. Qui a dit que les locaux de cette île sont des personnes accueillantes ? On se pose dans un logement loué sur Airbnb du côté de Milazzo et nous rencontrons enfin la première personne sympa qui nous indique les endroits où aller, le cœur et l'âme dévoués pour nous faire passer un bon séjour.

Nous faisons donc le tour de l'île (nous estimons qu'il fait trop chaud - entre 35° et 40° - pour partir au centre de l'île, un erreur de jugement de notre part peut-être ?) en espérant trouver des spots sympa où dormir et se baigner à l'abri du tourisme de masse. Ainsi notre parcours est-il le suivant : Catane, Milazzo, San Vito lo Capo, réserve de Zingaro, île de Levanzzo, nuit à Marsala, Agrigento et vallée des Temples, (nuit dans un petit village de Zingarello), réserve naturelle de Cavagrande, nuit à Avola, Syracuse (Ortigia), criques d'Ognina et dernière nuit à Catane).

Les guides et blogs touristiques font état d'une île accueillante, splendide à la nature incroyablement préservée. Le papier ne refuse pas l'encre. Peut-être s'agit-il de rédacteurs web écrivant sur des lieux qu'ils n'ont encore jamais visités. Car sur le terrain, on ne voit que des locaux aigris aux visages renfrognés qui nous ignorent gentiment, nous dévisagent ou nous parlent mal, même lorsqu'on leur parle en italien. Les villages et ports de pêche soit disant pittoresques que nous voyons dégagent souvent une odeur nauséabonde d'égouts et de putréfaction, avec des sols jonchés de plastique et de détritus, j'en passe et des meilleures. Quant aux réserves naturelles que l'on vend pour des réserves de biosphères incroyables, elles ne nous ont pas subjugué non plus.

Le côté positif de la Sicile : on ne pourra pas nier que les paysages sont magnifiques et que les eaux sont sublimes (cristallines, vertes, turquoises, transparentes) et chaudes. Les endroits que nous avons vus n'étaient fréquentés que par des Italiens ou des Siciliens locaux, ce qu'on apprécie.

Par contre, pour nous qui débarquons de l'Hérault, la Sicile nous apparaît comme du marketing racoleur, du surfait, un attrape-touriste où tout est bon pour faire raquer le voyageur. Et un autre étonnement : à presque tous les parkings gratuits, se tient un homme qui place les voitures en faisant payer 2 ou 3 € (ce que nous fuyions systématiquement). Ces "parcmètres ambulants" s'arrogeant la légitimité de faire payer un parking gratuit sont-ils des employés d'une ville/société ou des escrocs en galère financière ? A qui va cet argent ?

Voilà mon impression finale, plutôt amère sur la Sicile : cette île, si jolie soit-elle, m'apparaît donc être une poubelle géante, une arnaque institutionnalisée (un Etat fantoche administré par la mafia ?), source de stress et anxiogène, où l'on ne se sent pas le bienvenu à moins d'y vider son compte bancaire. Personnellement, je trouvais déjà les locaux de la région PACA peu agréables, mais ils sont battus à plates coutures, sont des anges à côté des Siciliens. Je ne remettrai tout simplement pas les pieds sur cette île, d'autant que je ne suis pas encore au bout de mes surprises (je n'ai à ce jour pas reçu le remboursement des 300 € de caution de la voiture retournée pourtant sans dégâts matériels (je m'attends à n'en jamais voir la couleur), et je m'attends également à ce que la société frauduleuse de Sicily by car tente de me prélever sans me prévenir des sommes dont j'ignore la cause)...

La Sicile, à fuir sauf si vous aimez vous faire arnaquer, nager avec des sacs plastique dans une mer polluée (les plus chanceux croiseront parfois quelques méduses !), humer des effluves pestilentiels, dépenser plein d'argent pour rien et être dédaigné par toutes les personnes (ou presque) que vous croiserez.
Périple estival en Croatie English translation pending
by Lhorizon · 2018-06-03 · 23 replies


Nous avons passé deux semaines en famille dans l'une des destinations européennes en vogue : la Croatie. Certes, cela fait plus d'un an et demi maintenant que nous y sommes allés mais il y a tellement de belles choses à voir et à faire dans ce pays que j'ai enfin fini par me décider à partager notre vécu là-bas. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y être régalés puisque les 12 millions de touristes qui la visitent chaque année représentent quand même le triple de la population (4 millions d'habitants) ! L'été notamment, ce pays dix fois plus petit que la France est noir de monde.

Nous avons donc emprunté pour une fois les chemins touristiques les plus fréquentés et finalement, nous ne l'avons pas regretté.

Voici le sommaire de notre périple :

Les chutes de Plitvice, petite merveille de la nature nichée dans la Croatie intérieure. La ville d'Omis, agréable station balnéaire méconnue qui s'est révélée l'un de nos coups de cœur. Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. Vis, la plus authentique des petites îles croates. Split, étonnante cité ouverte sur la mer, à la fois chargée d'histoire et tellement contemporaine.

Ce voyage sera l'occasion pour nous (ma femme Marie, Victor et Arthur nos deux pré-ados, et donc moi) de rompre un peu avec nos habitudes de voyages : pour une fois, nous allons louer une voiture au lieu d'utiliser les moyens de transports locaux, nous allons également louer appartements et chambres chez l'habitant plutôt que de dormir à la roots, et nous allons visiter quelques-uns des sites les plus touristiques du pays au lieu de sortir des sentiers battus !

LES CHUTES ET LES LACS DE PLITVICE

Après l'atterrissage à Split, nous prenons possession de notre voiture de location, une modeste Ford Fiesta. Nous comprimons comme nous pouvons nos quatre sacs à dos dans son petit coffre et partons aussitôt pour le village de Plitvice, situé à trois bonnes heures de route. Si le temps est beau sur la côte dalmate que nous quittons, il change radicalement quand nous traversons les montagnes, pour virer carrément à la bruine peu avant l'arrivée.

La route principale qui traverse le village est bordée de chaque côté par des dizaines de maisons transformées en chambres à louer : la proximité des fameux lacs et chutes de Plitvice a permis à la plupart des habitants de trouver, grâce au tourisme, des ressources financières importantes. Mais vu le nombre de maisons qui reçoivent des voyageurs, cela signifie aussi que demain, lorsque nous visiterons le site, nous serons loin d'être tout seuls... En attendant, les maisons d'ici sont toutes plus fleuries les unes que les autres et ça met un peu de couleurs dans la grisaille ambiante.

La nôtre est située tout au bout du village, un peu à l'écart. Tant mieux, cet isolement très relatif ne nous fera pas de mal.

Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux, Lidija, qui nous présente sa famille. Une fois nos affaires installées dans nos deux chambres doubles et pendant que Victor et Arthur s'amusent à une balançoire sous une bruine incessante, nous faisons connaissance avec Lidija. Nous discutons un peu du site naturel tout proche qui attire tant de visiteurs.



Mais la conversation bascule rapidement sur les guerres de Yougoslavie, et notamment celle qui s'est déroulée ici dans les années 90. Nous avons évidemment vérifié au préalable que ça ne la dérangeait pas d'en parler. Mais nous nous rendons finalement compte que cette femme, discrète et peu bavarde au premier abord, se laisse vite aller à un quasi monologue ô combien édifiant sur l'horreur que la population locale a vécu ici il n'y a pas si longtemps. Elle nous explique que le village a été rasé, dont la maison , reconstruite depuis, dans laquelle nous allons dormir ; que tout le monde ici a perdu un ou plusieurs membres de sa famille ou de ses amis ; que certains ont été amputés d'un membre (nous en croiserons en effet quelques-uns un peu partout dans le pays). Bref, l'horreur à deux pas de chez nous.

Mais heureusement, la vie a depuis longtemps repris ses droits, et les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas vraiment connu cette époque tragique. Les villes et les villages ont été reconstruits petit à petit, et le tourisme est d'ailleurs l'un des atouts qui ont aidé le pays à se relever.

Après cette discussion douloureuse, c'est sur les conseils de Lidija que nous allons dîner dans le petit resto local situé juste en face de sa maison. Avant d'aller nous coucher, cette cuisine typique et copieuse nous aide à oublier le temps maussade qui nous harcèle depuis notre arrivée.

Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour pénétrer dans l'enceinte du site dès l'ouverture ou presque. Car Lidija nous a bien prévenus que dès le milieu de la matinée, il y avait de longues files d'attente à l'entrée du parc. Quand nous y arrivons, ce n'est pas la grande foule. Pas encore du moins. Pour nous défendre contre la pluie, nous avons acheté la veille des protections qui se situent à mi-chemin entre des espèces de K-Ways légers et des sacs poubelles contenant quelques trous pour passer la tête et les bras.



C'est donc ainsi accoutrés que nous pénétrons dans l'enceinte du Parc National des lacs de Plitvice, qui est classé par l'Unesco au patrimoine de l'humanité. Il est situé dans un joli cadre de montagnes verdoyantes.



La forêt qui recouvre ce relief tourmenté présente des trouées ça et là : ce sont les fameux lacs de Plitvice, de couleur vert émeraude (du moins par temps ensoleillé !).

Au nombre de seize, ils sont disposés en escaliers. Les chutes d'eau sont le moyen qu'a trouvé la nature pour que chaque lac, en débordant, alimente le suivant situé juste en dessous.



Le jour de notre visite, la nature en question ne se montre pas très clémente avec nous puisqu'elle nous accueille par un véritable déluge. Nous ne pouvons donc pas profiter pleinement de la beauté du site.



Pourtant, malgré la pluie, la balade est particulièrement agréable : on marche sur des passerelles en bois qui semblent posées sur l'eau, dans un cadre éclatant de verdure. Le paysage n'est pas très varié mais les chutes ne sont jamais identiques.



En sortant de l'enceinte du site, nous constatons que Lidija ne s'était pas trompée : des centaines et des centaines de visiteurs font patiemment la queue pour acheter leur ticket d'entrée. Nous ne regrettons pas d'avoir fait l'effort de nous lever tôt.

Après cette demi-journée passée sous la pluie mais à marcher sur l'eau, nous quittons donc le site en sachant que le soleil nous attend enfin sur la côte, dans la petite ville d'Omis, notre prochaine étape.



En attendant la suite, voici une courte vidéo retraçant notre périple croate :

Croatie
Croisière sur le MSC Seaside en Yacht Club? English translation pending
by Andresnc · 2018-05-18 · 20 replies
Bonjour, Cela faisait un petit moment que je n'étais venu me promener sur ce forum. En vue de la préparation de notre prochaine croisière aux Caraïbes, c'est toujours le même dilemme : quelle compagnie choisir... Après avoir testé le YC de MSC en Méditerranée et Star Class de RC en mer de Chine, j'ai bien envie te retenter l'aventure avec MSC. J'ai réussi à obtenir une suite royale bien plus grande sur Seaside (nous avions été assez déçus de celle du Divina). Sauf qu'en venant faire un tour sur le forum pour y glaner quelques infos, notamment sur les escales, je vois que la plupart des avis sont assez négatifs depuis 2/3 ans sur le YC de MSC...est ce que cela a vraiment changé depuis notre croisière en 2014 ?? Je n'ai pas encore confirmé ma réservation (j'ai jusqu'au 23 pour accepter le devis) mais j'avoue que je suis un peu refroidi au vue des derniers retours sur le YC... Aidez moi ! 0:)))
Uprising Jamaica! English translation pending
by Genevois · 2018-03-18 · 2 replies
Aller chercher le soleil en décembre n'est pas forcément si simple, surtout lorsque c'est pour une courte période. Pas si simple comme prendre un vol Air Canada pour Toronto, y dormir et continuer le lendemain pour Montego Bay. Air Canada : heureusement que les horaires et les prix étaient attractifs. Un A330 plus tout neuf, un choix de films restreint, un service repas minimum et des hôtesses frisant le Migros-data, bref ça ira pour cette fois mais si on peut éviter pour une prochaine fois ... L'escale de Toronto porte bien son nom : c'est une escale et rien de plus. Un petit hôtel près de l'aéroport, juste pour un transit d'une nuit. Le lendemain, c'est un charter de la compagnie qui nous transporte. Pas de film, repas payant, plein comme un œuf de touristes canadiens qui vont remplir les établissement all inclusive de la patrie de Bob. Dommage, car on peut vraiment la visiter autrement cette île. En louant une voiture par exemple et en logeant chez l'habitant. À notre arrivée à Mo Bay, le comptoir Hertz est vide et notre Yaris est prête. L'employée nous rappelle que la conduite est à gauche en Jamaïque et elle nous conseille de prendre le maximum d'assurance. La confiance règne ... Hormis un doute dans le premier rond-point, conduire à gauche n'est pas si compliqué. Sauf une tendance persistante à enclencher les essuie-glace au lieu du clignotant. Irina nous avait tellement bien expliqué comment trouver là Calypso Villa à Rose Hall que nous ne nous perdons même pas. Un petit appartement au premier étage d'une maison, à moins de 10 mètres de la mer.. La terrasse est aérée et tempère les 30 degrés du soleil jamaïcain. Une petite plage publique (et donc pas nettoyée) nous permet de goûter à la mer des Caraïbes, toute aussi chaude que l'air. Premier jour, première baignade, premières chaleurs. 8 jours c'est court, alors il faut optimiser. Plutôt que de combattre le jetlag, nous le laissons nous soumettre. A 2100h., nous sommes au lit. Le lever se fera en même temps que le soleil, vers les 0600h. Ici, la journée est coupée équitablement en deux : 12 heures de jour et 12 heures de nuit, un tournus prenant son quart au chiffre 6, du soir et du matin. 6 heures du mat', une petite marche le long de la mer accompagné des trois chiens de Irina et une première baignade, en slip. Quelque locaux partent à la pêche, palmes, masque et tuba sur l'homme. Les premiers "yeah Man", le bonjour jamaïcain. Direction Negril, tout à l'ouest de l'île. La station pour laquelle les passagers de l'avion d'hier avaient payé. Une ode au tourisme de masse, jet ski, parachute ascensionnel, ski nautique et piste de danse sur la plage en plein cagnard. Mais heureusement, Negril a aussi ses trésors cachés, avec des portions de sable blanc déserté car sans animation. Sable blanc et eau translucide, la combinaison gagnante pour y passer une bonne partie de la journée. 2 heures de route nous ramène à la Calypso. Irina est de bon conseil pour les restos. Après le Scotchies d'hier soir et sa spécialité de Jerk Chicken (du poulet mariné dans une sauce épicée avant un passage au grill), elle nous propose le Far Out Fish Nuh, à une quinzaine de minutes vers l'Est. Du poisson grillé, en plein air, au milieu des clients jamaïcains. Bien mieux que le buffet nord-américain des grandes chaînes d'hôtels de Negril. Une journée de Jamaïque et déjà le dépaysement total. Une île très typée, la musique omniprésente, le racolage à tous les feux pour acheter de la ganja, les Yeah Man et les Respect Man lorsqu'on vous croise, le Reggae qui sort à fond des autoradios et des hauts-parleurs dans les restaurants, une île sans doute difficile à apprivoiser en quelques jours seulement. Alors demain on s'y replonge !Irina avait raison. Pour bien profiter de ce qu'il y a à voir, il faut se lever tôt. Message reçu, au lever de soleil, on est debout à prendre notre petit-déjeuner sur la terrasse, à contempler les couleurs pastels d'un matin jamaïcain. 2 heures de route pour rejoindre Irie Blue Hole, dans la white Valley, au-dessus de Ocho Rios. Une rivière avec des cascades et des piscines naturelles au milieu des collines et de la forêt tropicale. Ceux qui pensaient que l'île se bornait à ses plages se trompent. L'intérieur est fait de collines, voire même de montagnes, puisque le point culminant de la Jamaïque est à plus de 2000 mètres. Le tout recouvert par une forêt dense et épaisse, digne d'une jungle pluviale. Evidemment, il n'y a aucun panneau à part sur la route côtière. Irina nous avait préparé un itinéraire, et heureusement. Après avoir quitté Ocho Rios pour grimper dans les collines, c'est donc la jungle. Dans la nature bien sur, mais aussi pour trouver notre chemin aux intersections. Mais heureusement les jamaïcains sont aimables avec le touriste blanc et ils nous renseignent efficacement à chaque doute sur la direction à prendre. A l'approche du site, de jeunes guides attendent le visiteur. Des guides gratuits (mais qui attendent le pourboire) compris dans le prix d'entrée du site, géré par les communautés locales. Mikee sera le notre. Attentionné et très gentil, il nous accompagne pour remonter la rivière, nous montrant au passage toute sorte de plantes ou d'épices naturelles qui poussent comme ça, sans intervention de l'homme. Puis ce sera une succession de jacuzzi naturels, de sauts, de cascades, de nage dans l'eau douce et fraîche de la rivière. Irina avait vraiment raison, à mi-parcours, nous sommes rejoints par des hordes de touristes fraîchement débarqués d'un bateau de croisière qui vient d'accoster à Ocho Rios. Mikee aura mérité son pourboire, c'était un guide parfait. Nous redescendons sur la côte, pour nous arrêter manger en bord de mer. A peine arrêtés sur le parking en terre du petit Resto, nous faisons face aux habituels vendeurs de ganja, plant à la main. Bizarrerie locale, il est permis d'en consommer, mais pas d'en vendre ou d'en acheter. La ganja n'est pas qu'un mythe ici. Elle est omniprésente, comme un produit culturel. Ça fume dans la rue, à la plage, au volant, bref les effluves chatouillent fréquemment les narines. Nous finirons l'après-midi sur la petite plage payante de Burwood. Il y a plusieurs sortes de plages en Jamaïque. Celles privatives des hôtels, qui malheureusement squattent la grosse majorité du littoral. Les plages publiques, rarement nettoyées, donc pleines d'algues et de déchets plastiques divers, et les plages publiques mais payantes. Entretenues, équipées de douche et wc, avec un maître-nageur, l'assurance de trouver son bonheur aquatique et balnéaire. Un petit bar y est souvent présent aussi. Il faut dire qu'ici, facile de monter un bar. Quelques planches, ou alors des tôles, de la peinture si possible en plusieurs coloris pour l'extérieur, deux ou trois bancs et ça y est, le bar est monté. Il doit y en avoir des milliers sur cette île, vendant la fraîche Red Stripes, une bière blonde légère, et le rhum Appleton distillé sur l'île. Retour à la Calypso, la journée a été longue. Nous retournons au Scotchies, manger un Jerk Chicken. Que cette île semble attachante, malgré sa relative mauvaise réputation. Bon, il faut dire que le jamaïcain est fier. Fier de représenter son île, fier de ses origines africaines, fier de sa culture caraïbéenne. Peut-être les femmes plus encore, elles qui vous regardent dans les yeux, le menton droit et le buste bombé. Si le mâle jamaïcain se la joue cool au niveau habillement, un bermuda et un t-shirt suffisent, la femme jamaïcaine aime se faire belle, avec des vêtements colorés, un maquillage discret et des cheveux bien coiffés. Peut-être les conséquences d'une société somme toute assez machiste, où la femme doit se faire une place. Avec réussite, il faut le dire, vu le nombre de beautés des tropiques croisées en deux jours... Passer la soirée, tempérée par les alizés, au bruit des vagues, un petit rhum dans la main, en se remémorant la journée passée. C'est bon ça...Après quelques jours dans la région de Montego Bay, nous changeons d'endroit pour partir tout à l'est de l'île, dans la région de Port Antonio. Plus de 4 heures de route, pour faire moins de 150 kilomètres. Jusqu'à Ocho Rios, la route nous est connue, c'est par là que nous sommes passés pour aller aux chutes de Blue Hole. C'est aussi là que Dame Nature nous gratifie d'une rincée tropicale dont elle a le secret. Evidemment, l'évacuation des eaux de pluie n'est pas forcément la préoccupation principale des autorités locales, alors des gouilles, des mares, des petits lacs, bref une chiée d'eau squatte la route. On y voit que dalle, tant à travers le pare-brise que la route en elle-même. Une rincée violente, mais qui, tradition tropicale oblige, ne dure pas. D'ailleurs quelques kilomètres plus loin, même les nuages ne seront plus qu'un lointain souvenir. Vers Port Maria, les paysages et la végétation changent. Les palmiers et autres bananiers, absents du tableau jusqu'alors, font désormais leur apparition. La route n'est plus une ligne droite et rapide, mais elle devient pour notre plus grand plaisir bien sinueuse. Cette partie est de l'île à son charme. Fini les grands hôtels à la pelle, ils se font rares, laissant la place à de belles maisons, aux jardins plus fleuris et mieux entretenus. A Attono Bay, stop pour acheter des fruits, prendre un peu de sous dans un ATM et se balader dans la rue principale de la petite ville. Peu de touristes ici, voire pas du tout même. Nous sommes les seuls Blancs à l'horizon. La Jamaïque est peuplée à 98 % de Noirs, héritage d'une triste page de l'Histoire lorsque les colons ont poussé à l'esclavage des millions d'Africains. Sans doute que la Jamaïque est une des îles des Caraïbes où ce souvenir reste bien présent dans les esprits et la culture. Malgré cela, un sourire, une main tendue, un pouce levé et cette méfiance qui peut encore subsister disparaît rapidement. Du coup, les Respect Man et les Yeah Man illumine les visages, même dans ce coin de marché où nous serons bien dévisagés. Un marché où un vendeur de fruits va nous préparer à la machette un ananas sucré et juteux qui n'aura pas attendu avant d'être dégusté. Port Antonio est en vue, une ville et un petit port animé. La Jamaïque est divisée non pas en comtés, mais en paroisse, sans doute un vestige des colonies britanniques. D'ailleurs, leurs noms rappellent sans équivoque la Couronne. Manchester Parish, Portland Parish, St James Parish... Mais les villes, elles, font plus référence à d'autres pages de l'Histoire. Negril, Ocho Rios, Ocarabessa... Nous avons même vu aujourd'hui une rivière dont le nom est Negro River. Avec le premier mot barré au spray. Lorsqu'on disait que certains ressentiments sont encore bien présents... Dès Port Antonio, la route devient subitement moins bonne, étroite et surtout pleine de trous, genre cratère. Milieu d'après-midi, nous arrivons à Long Bay, un village le long d'une large et longue plage aux vagues imposantes. C'est là que se trouve notre second repaire Airbnb, la Villa Rasta. Un ensemble de petits bungalows en bois, tout confort, surplombant la plage. Bigga et sa femme Anesta nous accueillent avec chaleur, à la jamaïcaine avec un salut poing contre poing. Nous allons affronter les vagues en cette fin de journée, avant de remonter à notre repaire. Autour de nous, les maisons de cette petite communauté, où des chèvres sont tranquillement en liberté, où des poules passent d'un jardin à l'autre. Et partout de la musique qui flotte dans l'air. Là encore, pas de touriste en vue, trop loIn sans doute, trop à l'écart du grand confort occidental, trop local. Mais tant mieux, que cela ne change donc pas ! Outre tenir ses bungalows, Bigga est un excellent cuistot. Ce soir, il nous prépare une belle tranche de poisson avec une sauce juste épicée. Un véritable délice, pris sur la petite terrasse, avec le bruit des vagues et des grillons locaux comme fond sonore. Et du Reggae bien sûr... Demain, le réveil est programmé à 0530h. C'est à ce moment que le soleil va sortir de la mer, juste en face de nous ...Et si finalement le bonheur ne s'obtenir qu'avec un petit rien ? Un petit rien du genre se lever très tôt, alors que le ciel est encore ben sombre. Un petit rien du genre n'enfiler qu'un bermuda et apprécier un air tiède caresser sa peau. Un petit rien du genre s'asseoir et contempler les couleurs pastels qui commencent à orner le ciel sans penser à rien d'autre. Un petit rien du genre s'émerveiller lorsqu'une boule de feu émerge des nuages. Un petit rien du genre assister à un lever de soleil sur la Jamaïque ...Le temps s'est arrêter de compter, il n'a pas d'importance en ce moment magique mais qui pourtant se répète tous les matins. S'en rend-on d'ailleurs encore compte ? Le soleil a déjà bien entamé son parcours lorsque nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse de la villa Rasta, quelques dizaines de mètres au-dessus de la mer des Caraïbes. Si les grillons locaux sont partis se coucher (normal, ils remettent le couvert ce soir), le bruit des vagues qui se cassent près de la plage est incessant. Ce matin, direction le Blue Lagoon, pas très loin, entre Port Antonio et Boston Bay. Le bord des routes est peuplé d'écoliers qui attendent leur transport pour se rendre à l'enseignement du jour. Ils sont bien reconnaissables, tous ces jeunes qui représentent le futur du pays. L'uniforme est de rigueur. Pantalon et chemise pour les garçons et robe ou jupe pour les filles. Tous habillés pareils, sans distinction de classe sociale. Seule la couleur peut changer en fonction de l'établissement scolaire. Une bonne manière de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. La différence sera plutôt visible sur ceux qui possèdent un smartphone (une grande majorité quand même) et qui sont les yeux collés dessus. Quelques familles amènent leurs enfants à l'école en voiture, mais la plupart sont dépendants de transport en commun. Des minivans surchargés plus que la notice le conseille ou des taxi-route que l'on hèle en levant la main et que l'on partage avec ceux qui s'y trouvent déjà. Lorsque nous arrivons au Blue Lagoon, encore personne si ce n'est les habituels vendeurs de babioles. Une curiosité naturelle surprenante. Une énorme anse d'eau coincée entre la mer et la forêt, variant du turquoise au bleu profond, pas douce, mais pas vraiment salée non plus. Apparemment la profondeur de ce plan d'eau atteint plus de 60 mètres ! Une source d'eau douce approvisionne le coin, mais la mer en fait autant en remontant jusque là, créant ainsi des variations de température qui surprennent lorsqu'on nage. On y passe bien sûr une grande partie de la matinée. On nous a parlé d'une plage magnifique pas loin du Lagoon, Winnnifred. Pas facile à trouver car elle n'est pas indiquée depuis la route, mais tous les locaux la connaissent. Une plage publique, gérée par la communauté du village de Fair Hill. Si elle n'est pas payante, une contribution pour son entretien est la bienvenue. Et effectivement, après une descente mémorable sur une piste défoncée où il vaut mieux rouler au pas, nous voyons que des hommes sont affairés à nettoyer la plage. Magnifique, c'est bien le mot. Des échoppes et petits restos de fortune s'y sont installés, pas besoin de remonter la piste pour se ravitailler. Pour nous ce sera un bon poisson grillé chez Cynthia, une cahutte faite de bric et de broc (et surtout de bois), avec un petit foyer au charbon et un grill pour cuisine. Baignade, soleil, farniente, on adopte le rythme jamaïcain. L'avantage ici, c'est qu'à part les quelques touristes présents, il y a aussi des gens du coin. Rasta ou pas (j'y reviendrai une prochaine fois), filles et garçons, on ne se sent pas en vase clos pour Blancs en mal d'exotisme. L'après-midi touche à sa fin, il est temps de regagner Long Bay. BIgga a allumé son grill et nous a préparé du poulet grillé. Nous nous posons sur la terrasse, la stéréo crachotant du Reggae en fond. Le bruit des vagues, le reggae, short et t-shirt, une Red Stripes bien fraîche. Et si le bonheur ne s'obtenait qu'avec des petits riens ?Rien ne sera jamais parfait. Et ce matin en nous levant, on s'en doutait déjà. Jusqu'à maintenant le ciel était toujours dégagé sur la mer, les quelques nuages denses restant sur les hauteurs du centre de l'île. Mais pas ce matin. Peu de ciel bleu, principalement des nuages gris, poussés par le vent, ce même vent qui en amène d'autres. Nous avions prévu de monter en altitude dans les Blue Mountains, une chaîne qui sépare le nord du sud dans cette partie de l'île. Bigga nous donne une route à emprunter pour avoir un splendide point de vue sur toute la baie de Kingston, la capitale qui se trouve sur le versant sud de l'île. Le temps peut changer très rapidement en Jamaïque, alors Bigga nous dit que d'ici à ce que nous arrivions, il fera sans doute, peut-être, qui sait, beau. Cette fameuse route se prend à la hauteur de la station-service du village de Buff Bay. Après avoir confirmé que nous nous trouvions sur la bonne voie auprès d'un passant, les prédictions de Bigga partent en fumée. Ou plutôt à l'eau. Il pleut. Mais au diable les éléments, on y va. Rapidement la route va passer d'étroite à très étroite, ne permettant parfois même plus de croiser avec un vélo. Et ça grimpe à travers la forêt pluviale, à flancs de coteau. Il arrive de croiser une voiture qui descend, évidemment à fond. Il faut alors avoir le bon réflexe et donner un coup de volant sur la LA GAUCHE. Nous traversons aussi quelques villages, dont les maisons sont parfois plus des cases que de réelles habitations en dur. Les gens nous regardent avec étonnement, peu de blancs doivent emprunter cette petite route au coeur de la Jamaïque. Si les nuages n'ont jamais eu la courtoisie de s'éclipser, c'est désormais le brouillard qui se pointe. Foutu la vue sur la baie de Kingston. La région est célèbre pour son café. Dès 1000 mètres d'altitude, les arbustes apparaissent, des grains plein les branches. Il y a quelques plantations dans le coin, mais dans le brouillard, c'est bof bof. Alors nous décidons de rejoindre la côte. En chemin, nous dépassons un petit papy qui descend sur le bord de la route, des bottes en plastique aux pieds. "Vous allez où grand-père ?". "Au prochain village, à Spring Hill". "Et bien montez !". Spring Hill est tout de même 3-4 kilomètres plus bas, et en plus avec des bottes en plastique. Durant le court trajet, ce sympathique vieil homme nous parle à moitié anglais, à moitié dans son dialecte, rendant impossible un échange. Depuis sa banquette arrière, il me tape sur l'épaule lorsque nous arrivons au centre du village. Des gens sont là, assis sur un muret et se demandent sans doute pourquoi nous stoppons ici. Mais lorsqu'ils voient notre passager descendre de la voiture, plusieurs nous font un signe de tête de remerciement, tendant le pouce. Un jeune ira même plus loin en me gratifiant d'un "Respect Man". La bonne action du jour. De retour sur la côte, plus de pluie ou de brouillard mais toujours des nuages. Nous optons pour Boston Bay. Un, parce que c'est près de Long Bay et deux, parce qu'il y a plusieurs petits restos au bord de la route. Et nous avons faim ! À notre arrivée sur place, les rabatteurs se ruent sur la voiture pour nous attirer dans leur cahutte. Le premier arrivé, sympa et aimable, remporte la mise et nous le suivons. Un resto tout ce qu'il y a de plus local. J'en connais plus d'un ou une (ils se reconnaîtront) qui n'y auraient pas mis un orteil. Et pourtant. Un accueil chaleureux, un service efficace, une bonne cuisine. Simple, mais bonne : un demi-poulet façon Jerk (on dit ici que la région de Boston Bay est le berceau du Jerk et surtout qu'il est le meilleur de toute l'île, évidemment), du Breadfruit (un fruit qui ressemble à de la mie de pain, sans vraiment de goût, ni bon, ni mauvais) et des bâtonnets de Festival (de la farine locale, passée en friture, très bon). Et aucune fourchette ou couteau, ici on mange avec les doigts. Bon, il ne faut pas trop regarder à nos standards occidentaux en matière d'hygiène. Au moment de la rédaction de ces lignes, plusieurs heures ont passé et toujours aucune gastro (ça on le savait bien, mais on connaît la réaction de certains...). Juste à côté de cette gargote, la plage de Boston Bay. Une petite anse qui n'est pas protégée par un récif coralien et où les belles vagues entrent de plein pied. Alors des surfs sont en location sur le sable et dans l'eau plusieurs amateurs vont chercher les vagues à l'entrée de la baie. La baignade demeure agréable car les vagues cassent bien plus loin que le bord. En fin d'après-midi, retour sur Long Bay. Bigga nous a préparé un plat typique : du poisson (de la morue salée) aux ackees, un fruit tropical qui ne pousse que dans les Caraïbes et qui doit être cuit pour être mangé. Il semblerait que d'autres pays en interdisent la consommation, car mal cuisiné, il peut être toxique et générer de sérieuses complications. Le petit rhum agrémenté de jus ananas/goyave aura fait passer tout ça sans souci... Peu de vent ce soir sur notre terrasse, il faut chaud même dans la nuit qui est largement tombée. Les grillons ont repris leurs lancinants chants, les vagues rythment les secondes et le reggae couvre tous ces bruits naturels afin de compléter le tableau d'une soirée jamaïcaine encore une fois réussie...On a pris le rythme. Lever vers 0630h du matin, plus ou moins en même temps que les premiers rayons du soleil perçant les nuages à l'horizon. Je m'étais promis de partir marcher sur la plage, alors que ma chère et tendre se prélassait encore dans les draps. Chose faite ce matin. J'y croise quelques villageois qui balaient un bout de plage ou qui sont assis là à attendre dieu sait quoi et qui me saluent d'un geste de la main. Le sable est mou et les pieds s'enfoncent jusqu'aux chevilles rendant l'exercice ma foi assez sportif. Coup de gueule maintenant : mais putain quand est-ce que les gouvernements vont réagir à ce fléau qu'est la pollution par le plastique ????? La plage est jonchée de détritus divers en plastique, amenés par la mer. Des bouteilles bien sur, mais aussi des brosses à dent, des hélices de ventilateurs, des emballages de toutes sortes et même une chaise !!!!! Stop, stop et stop ! Même s'ils arrivent par la mer, ces déchets viennent aussi de l'intérieur de l'île, emportés lors des pluies qui ramènent tout à la mer, la récupération des eaux de pluie n'existant pas ici. En Jamaïque, le gouvernement ne fait rien pour lutter contre ce désastre écologique. Bien sûr, il y a sans doute d'autres choses importantes, comme l'éducation scolaire, la violence contre les femmes, l'alcoolisme et la drogue, mais tout de même. Ici, chaque propriétaire d'un bout de terrain est responsable de le nettoyer. Ou pas. Ainsi, des bouts de plage sont propres car le gars qui a un bar à cet endroit le nettoie. Mais c'est une minorité. Reveillez-vous bon sang !!!! Coup de gueule terminé. Au retour du bout opposé de la plage, je ne résiste pas à l'envie de me lancer dans les vagues imposantes. Long Bay n'est pas protégée par un récif, alors les courants du large viennent directement se briser sur la plage. La pleine saison commencera en janvier et alors les surfeurs du monde entier viendront sur ce spot. Après le petit-déjeuner, direction Reach Falls, pas si loin de notre repaire. La route pour y aller suit la côte, devenue bien sauvage à l'extrême est de l'île. Un petit bout de forêt pluviale et nous voilà sur le site. Vu l'heure, encore seuls et la rivière toute pour nous. Vous voyez le mot translucide ? C'est pire que ça. Le val Verzasca en version jamaïcaine, pour la couleur de l'eau s'entend. Mais bien moins froide. Un peu fraîche, mais pas froide. A l'aide d'un guide, nous remontons la rivière à pied, nous baignant à de multiples reprises dans des piscines naturelles. Nous pouvons même entrer dans une cavité sous la rivière, formant une petite grotte. La qualité de l'eau est telle que selon notre guide, nous pourrions la boire. Bon, à deux jours d'un vol de 15 heures, on va limiter les risques de gastro, mais ce n'est pas impossible. Retour sur la côte, direction la plage de San San. Le ciel, il y a peu partiellement bleu et dégagé, est subitement devenu d'un noir inquiétant sur la mer. L'orage arrive. Un couple de personnes âgées, attendant sans doute un transport public, nous fait un signe. Ils sont habillés du dimanche, pour aller à la messe. L'orage se pointe et ils n'ont rien pour se mettre à l'abri. Evidemment que nous allons vous véhiculer jusqu'à Long Bay où vous arriverez à temps pour la cérémonie religieuse. Un vent violent et la pluie arrivent comme prévu. Un orage aussi violent et intense que court. 30 minutes et c'est réglé. Le temps d'acheter des fruits sur un stand de bord de route (bananes, ananas, avocat) et de gagner la plage payante de San San. La mer n'est pas forcément aussi claire que d'habitude, ayant brassé avec l'intempérie. Mais avec le beau temps, le calme revient et nous profitons de la mer des Caraïbes. Le départ est programmé après-demain, chaque minute dans l'eau compte ! Au retour sur Long Bay, c'est encore le moment auto-stop. Mais des Blancs cette fois. Une famille de jeune Polonais, look rasta, qui monte à 6 sur la banquette arrière (les deux parents, trois jeunes gamins et un pote du coin)... Heureusement, ils ne vont pas loin, car la pauvre Yaris souffre un peu sur les amortos arrière ... Bigga nous a de nouveau préparé un sacré bon repas. Du poisson au curry, des bananes plantain frites et un légume vert cuit qui a le goût des oignons nouveaux. Après le souper, quelques bons petits verre de rhum pour rester dans l'ambiance locale. Anesta nous rejoint et en discutant elle nous dit adorer la Country Music. Alors la, de la part d'une jamaïcaine, ça surprend. On passe donc une partie de la soirée à écouter de la musique, de la Country, mais aussi plein d'autres choses, grâce à Spotify sur notre iPad. Rhum, musique, chaleur, grillons et vagues, un sacré cocktail. That's JAMAICA !La dernière nuit à chez Bigga à Long Bay a été mouvementée. À cause d'orages nocturnes qui sont venus perturber la tranquillité des lieux. Des vents violents et surtout une pluie bruyante lorsque les gouttes frappaient le toit en tôle du bungalow. Evidemment, tout ce que nous avions mis à sécher sur la petite barrière devant notre chambre s'est retrouvé bien trempé. Après notre petit-déjeuner habituel (des flocons d'avoine avec des petits morceaux de banane citronnée, des toast à la confiture ananas/goyave et un thé menthe/cannelle, tous produits jamaïcains) c'est l'heure de quitter ce petit paradis. Cette partie nord-est de l'île est demeurée bien authentique. Ici pas de gros hôtels all-inclusive, pas de gros centres touristiques, mais une vie locale préservée, une nature belle et sauvage, des gens moins "agressif" sur le touriste. Ce touriste qui lui aussi est différent. Ceux qui viennent jusqu'ici sont ceux qui cherchent justement cette authenticité, une Jamaïque plus vraie, plus locale et moins pervertie par le tourisme de masse. Bref, à voir quoi. La route jusqu'à Ocho Rios est vraiment magnifique. Nous l'avions faite à l'aller mais elle en vaut la peine aussi dans l'autre sens. Ochos Rios, quelques courses, mais on sent déjà la différence. Il faut dire que les gros paquebots qui naviguent dans les Caraïbes y font escale, déversant leur lot de vacanciers qui ne passeront que 24 heures au maximum dans le coin et qui se contenteront du superflu. Pas de petits restos genre Boston Bay pour eux, pas de bungalow en bois avec des poules et des coqs au pied des escaliers. Mais un hôtel pour occidentaux, bien aseptisé. Après, chacun sa manière et son plaisir du voyage. Que l'on s'entende, ce n'est pas une critique, mais une autre manière de voir et de découvrir un pays. Sur le chemin de Rose Hall, nous faisons halte à la petite plage de Burwood, où nous sommes d'ailleurs les seuls. 3 bonnes heures de trempette dans une eau qui avoisine les 30 degrés. Le choc risque d'être bien rude au retour dans la froide Piogre. Irina nous accueille avec une amicale accolade. Elle veut tout savoir de notre séjour dans l'est. Le contact est la, chaleureux, l'avantage de loger Airbnb. Pour le soir, retour au Far Out Fish Hut. Petit resto de bord de mer qui ne cuisine que du poisson. A la vapeur dans du papier aluminium jeté sur les flammes d'un feu de bois ou alors frit. Le prix se fait au poids, alors nous allons dans la cuisine choisir les pièces que nous voulons. Clair de lune, quelques vagues, douceur de l'air, une bière et deux poissons frais. Fin de séjour en Jamaïque ... Demain, il faudra paqueter, rendre la voiture et embarquer sur un vol Air Canada, pour quitter cette île des Caraïbes et retourner dans la froideur du monde "moderne".
Le lac Titicaca vaut-il toujours le déplacement? English translation pending
by RKieffer · 2018-03-17 · 12 replies
J'ai récemment passé deux semaines au Perou réparties entre le lac Titi caca, Machu Pichu et Lima. Le lac m'intéressait surtout pour ses îles flottantes , ses habitants et leur mode de vie. J'en suis reparti un peu insatisfait et même pas mal déçu. Pourquoi? P.C.Q. CE MODE DE VIE EST EN VOIE DE DISPARITION. Notre guide ne lui donnait pas plus de deux générations encore et ce dernier souffle se résume à recevoir les touristes et à leur expliquer leur mode de vie ancestral. Les jeunes ont quitté le navire et vivent maintenant à Puno où les conditions de vie sont de loin supérieures. Les habitants des îles n'utilisent plus leurs bateaux en joncs qui ne servent plus qu'à trimbaler les touristes en soif d'exotisme. L'artisanat vendu sur les îles comme étant des créations originales de chaque famille, on peut la retrouver dans quantité de boutiques à Puno à 30%'moins chère. Est-ce à dire qu'il ne faut plus y aller, alors là il faut y réfléchir comme il faut. Sans contredit le tourisme a permis à cette population de se sortir de sa misère sordide, de s'offrir le minimum vital tant en santé qu'en éducation. Cependant le prix à payer est la disparition d'une culture vivante au profit d'une culture factice. À vous de décider et choisir
Cap Vert: 6 escales et 6 îles English translation pending
by Jemaflor · 2018-03-07 · 76 replies


Boa Vista, Santiago, Fogo, Sâo Vicente, Santo Antão et Sal, voici les six îles au programme de ce récit de voyage au Cap-Vert. Un périple en bateau d'île en île … avec des découvertes à terre au gré des escales. De l'archipel du Cap-Vert, je n'avais qu'une vague idée, un petit pays composé d'îles éparpillées bien au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest. En revanche, cela faisait longtemps que j'associais ces îles aux mélodies des chansons de Cesaria Evora … Et c'est sans doute elle, en grande ambassadrice du Cap-Vert, qui est à l'origine de mon envie d'en connaître un peu plus sur son « Petit pays ». Ce récit vous invite à une visite virtuelle particulièrement ... visuelle ! De très nombreuses photos illustrent le texte. Alors prêt à embarquer ? Le cap est mis sur Boa Vista, la première île du périple …

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BOA VISTA, dunes de sable et désert de pierres



Une photo souvenir, celle d'une arrivée au petit matin en rade de Sal Rei, un petit port niché sur la côte de l'île de Boa Vista, notre première escale capverdienne. Le jour se lève à peine, les premières lueurs nous offrent un joli ciel teinté de rose orangé. Assurément une belle vision qui a tout pour vous mettre en forme pour débuter une journée de visites à terre et qui aussi, correspond parfaitement au nom donné à cette île :« Belle vue », « Boa vista » en portugais. C'est ainsi que s'étaient exprimés les découvreurs portugais en abordant l'île. C'était en 1456 et sans s'en douter ils venaient de baptiser définitivement le territoire.

Située la plus à l'est de l'archipel du Cap-Vert, Boa Vista se trouve ainsi à quelques 700 kilomètres des côtes de Mauritanie. Côté population, localement on ne se bouscule pas sur l'île, sa densité s'avère la plus faible des îles habitées de l'archipel, seulement 12 000 habitants vivent sur ce cailloux presque désertique. A l'époque coloniale portugaise et dès 1620, on exploitait ici le sol riche en sel. Un sel roi (Sal Rei, le nom de la ville principale en témoigne) pour assurer une certaine prospérité à l'île. Avouons tout de même qu'il n'y avait à cette période pas seulement le sel qui était exploité mais aussi la main d’œuvre, de pauvres esclaves déportés d'Afrique. Triste époque !

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Nous voilà partis sur une piste à la découverte de l'île. Une piste chaotique entre cailloux, terre, poussières et sable …



Du sable, sur Boa Vista, il y en a en quantité ! Sur une grande partie du littoral avec de belles plages mais également dans l'intérieur de l'île. Là, ce sont d'immenses dunes qui s'étendent entre affleurement de pierres et crêtes volcaniques. L'entrelacs de courbes est particulièrement photogénique comme le contraste, saisissant, entre la blondeur des dunes et la noirceur de la roche.







Quant à la végétation, elle est de plus en plus rare. Comment résister à l'avancée du désert ? Les racines effilées des arbustes tentent bien de s'accrocher mais la progression du sable alliée à la sécheresse les condamne inexorablement à une mort certaine !

La « sahélisation », on va à nouveau la constater en traversant la partie centrale de l'île comme ici à Fonte Vicent où nous arrivons. Il y avait là une vraie oasis avec un point d'eau, on y cultivait le maïs, les gombos (variété de haricots des régions tropicales) et des choux … mais la sécheresse a mis à mal ces cultures et le fertile lopin de terre semble aujourd'hui presque à l'abandon. Les chèvres errent à la recherche de très rares brins d'herbes totalement secs, même les palmiers n'ont plus fière allure …







Près de la piste un baobab trône avec ses fruits suspendus aux branches. Ces fruits appelés aussi « pain de singe » sont utilisés pour confectionner des confitures ou des punchs … la dégustation viendra un peu plus tard. Mais sur Boa Vista, il ne persiste plus que deux baobabs dont cet imposant spécimen. Alors pour la consommations des préparations à base de ces fruits les îliens en importent depuis le Sénégal.

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Sur une île tous les chemins, même les plus tortueux, mènent toujours à un rivage ! C'est bien le cas sur cette île arrondie d'environ 30 kilomètres de diamètre. La piste caillouteuse sur laquelle nous venons de rouler nous conduit d'abord à une saline, une longue étendue blanche qui s'étire en parallèle au cordon dunaire.





La voie se poursuit parmi un paysage « lunaire » longeant la côte est. Pas âme qui vive dans cet univers minéral balayé par le vent … enfin, si. Nous croisons une chèvre solitaire juchée sur un tas de pierre, elle semble scruter les alentours afin de dénicher du regard quelques touffes à brouter. On lui souhaite bon courage à cette brave biquette !



D'ici, l'horizon marin se dévoile, austère et esthétique. La mer est agitée et de puissantes vagues viennent se briser sur les falaises en contrebas. Entre les avancées rocheuses, des plages de sable épousent le tracé du rivage. Peu fréquentées par les touristes qui préfèrent s'amasser sur les plages plus hospitalières de l'ouest de l'île, elles ont séduit les tortues marines. Chaque année, elles viennent y pondre en masse. D'ailleurs ces rives sablonneuses sont devenues des aires naturelles protégées.

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Un peu plus au nord, la baie d'Ervatão est plus favorable au farniente et à la baignade , les vagues y sont moins fortes. Même si le soleil s'est recouvert d'un voile, la baignade me tente … car je n'oublie pas que 36 heures auparavant j'étais encore sous la grisaille hivernale de la région parisienne, autant profiter du bienfait de ces eaux à 20/22 ° C.





Encore des cailloux et de la poussière … avant de parvenir à un village aux façades particulièrement colorées. Cela contraste avec l'environnement minéral et presque monotone que nous venons de parcourir sur des kilomètres.

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Boa Vista... autrement (Cap Vert) English translation pending
by Ptitortue · 2018-02-23 · 17 replies
5 jours à pied sur Boa Vista ou comment découvrir Boa Vista autrement Je précise que nous étions en autonomie complète ! Dans (et sur !) le sac : tente, sac de couchage, popottes pour cuisine au feu de bois, lampe frontale, des vivres pour quelques jours et surtout de l’eau, de l’eau, de l’eau !!! Voilà pour commencer un petit croquis du parcours effectué.



Nous avons utilisé la carte de Boa Vista/Sal/Maio au 1/50000 (dispo sur ab-kartenverlag : www.ab-kartenverlag.de/). Malheureusement dorénavant ils ont décidé d’éditer cette carte en enlevant Sal et Maio…dommage. Jour 1 : Vol Praia-Boa Vista Rabil- Fundo Das Figueiras (Aluguer)-Praia de Mosquito (à pied 3h) Après avoir fait le découvrir le Cap vert à mes parents pendant 3 semaines (2 à Santo Antao et 1 sur Fogo), nous terminons notre périple ensemble à l’aéroport de Praia. Retour Lisbonne-France pour eux. Départ Boa Vista pour nous, pour encore une petite semaine à 2, sac au dos comme on aime ! Pour moi : premier voyage à Boa Vista….la dernière île du Cap vert que je ne connais pas encore et qu’il me reste à découvrir ! J’ai un peu d’à priori, le côté ultra-touristique dont on entend beaucoup parler me fait un peu peur …. on verra ! Nous atterrissons à l’aéroport de Boa Vista, à côté de Rabil. Bon, là déjà, on est direct dans le bain. Les TO attendent avec leur pancartes (RIU, travel-ceci, dream-cela etc…) et leur chemises blanches! ça nous change des chauffeurs d’aluguers de Porto Novo (Santo Antao)…. plus bordeliques, mais plus authentiques !!! Là, nous nous retrouvons à chercher nos sac à dos entre les grosses valises de ceux qui arrivent et se ruent vers les fameuses pancartes et ceux qui repartent, le bracelet bleu, rose, ou violet du all inclusive au poignet ! Mais à part ça, l’aéroport est plutôt sympa, un peu à ciel ouvert, pas vraiment de toit en dur mais des toiles tendues….ça donne un bon air de plage et de cocotier !! C’est cool !



On laisse partir les gens, armons notre sac sur le dos, et décidons d’aller à pied jusqu’à Rabil. On ne peut pas couper à cause de la zone aéroport (y a des grillages), donc on se tape toute la route qui fait tout le tour. Pas marrant mais bon. Rabil. Ma première impression est plutôt mitigée, mais il faut dire qu’à cette heure-là c’est un peu ville morte. Cependant, en s'élevant un peu, on aperçoit un avant-gout de ce qui nous attend: dunes et sable en veux-tu en voilà!



Nous déposons un surplus de bagages chez une tante qui tient le bar « Solpontense » à Rabil . Petite explication : Solpontense, c’est le nom de l’équipe de foot de Ponta do Sol sur Santo Antao…un brin nostalgique la tata ?? Nous faisons ensuite le plein de nourritures. Enfin le « plein » c’est vite dit…. autant qu’on peut en porter dans le sac (mais on se rationnera si il faut) et l’épicerie n’est pas non plus super achalandée ! Enfin disons qu’on a trouvé de quoi se nourrir pour quelques jours : café, sucre, lait en poudre, riz, pâtes, pois chiches, ail, oignons, huile d’olive, boites de petits pois/carotte, boites de thon, du corned-beef (berk mais ça tient au corps), quelques tomates, bananes etc…. et du savon bizarre qui lave tout : corps, vaisselle, linge !! C’est pas vraiment du savon de Marseille et il a une drôle d’odeur….soit ma peau va finir trouée, soit mes fringues mal lavés ! Je vois que ça ! :O) et on remplit nos réserves de flotte : 4 Litres dans mon sac, 3 Litres dans celui de mon homme + un bidon de 5 Litres accrochés sur son sac!!! Quel mulet !! hihi !! On préfère être prévoyant, on ne sait pas trop ce qui nous attend…à part que l’eau ne coule pas vraiment de source là-bas !! Ce qui d’ailleurs s’avèrera un peu faux, en cette saison des pluies en tous cas. On quitte Rabil avec un aluguer direction João Galego et Fundo Das Figueiras, le presque bout de la route qui continue, elle, jusqu’à Cabeço dos Tarafes à peine plus loin. Départ! On emprunte à pied la piste qui va vers la mer en direction de Porto Ferreira. Chargé à bloc, les sacs sont lourds....ils s'allègeront au fur et à mesure. ouf.



On rencontre notre premier campement de protection des tortues. Ils seront nos oasis tout au long de ce chemin ! Plusieurs associations se partagent la tâche ici à Boa Vista (et ailleurs au Cap vert) pour protéger et recenser les tortues et surtout sensibiliser la population. Ils sont à l’œuvre sur place grosso modo entre avril et octobre, pendant la période de ponte et d’éclosion. Après un petit salut, quelques prises d’informations afin de savoir comment nous sommes autorisés à planter la tente en cette période de ponte, nous continuons un peu notre chemin vers le sud, le long de Praia Mosquito. Un peu de mosquitos ce soir-là, mais ce ne sera pas la plage qui mérite le mieux ce surnom !!! On plante la tente sur la plage, à 2 pas de la mer, au pied du Morro Negro qui nous surplombe avec son phare. Nous avions ramassé un peu de bois en chemin, le feu prend et le repas est vite préparé. Douche rapide à la capverdienne : on se mouille dans l’eau de mer, on se savonne, et on se rince avec 1 L d’eau chacun. Ça fait du bien de se restreindre un peu !! Chaque fois, ces marches « à la dur » me font réfléchir beaucoup sur notre façon de gaspiller ses ressources naturelles si précieuses dans nos pays….dommage que le « naturel » revienne si vite au galop quand je suis de retour….mais j’essaye d’y être attentive au moins un peu, c’est déjà ça.



Autour de la tente, quelques « paniers » à œufs de tortues. Les bénévoles suivent les pontes, comptent les œufs, puis protège le « nid » par des grillages pour essayer de favoriser une éclosion en empêchant les prédateurs. Cela leur facilite également le suivi des pontes.
Sites norvégiens pour déplacements en ferries et sur route English translation pending
by Crocomalo35 · 2018-02-20 · 11 replies
Bonjour Je prépare un séjour en Norvège, en fourgon aménagé, pour la période juin-juillet, je cherche un site me permettant de faire des choix parmi les nombreuses options de route :

Existe-t-il un site sur lequel il est possible de connaître les fréquences et les tarifs des ferrys ?

Existe-t-il des formules d’abonnement pour tout ce qui est péage (ferry, pont, tunnel et route) ? Merci d’avance pour vos réponses Cordialement Christian
La Biélorussie: une nature vierge English translation pending
by Boaventure · 2017-11-14 · 41 replies
La Biélorussie ou Belarus. Je réside dans ce pays depuis plus de 10 ans (15 ans) et je m'émerveille toujours autant, de voir cette nature toujours aussi belle. Ses lacs, ses forêts, ses fleurs et plantes sauvages superbes, ses animaux ; un seul exemple : vous pouvez voir des bisons en totale liberté, pour les apercevoir il faut venir les observer en hiver, quand il y a de la neige ; car là ils sortent des forêts primaires, pour venir manger (du foin) dans les champs ; que les gardes viennent leurs porters. De nombreuses (vastes) forêts où pour certaines, l'homme ne s'y rend jamais ou très rarement.

Ci-dessous une photo de Sergeevici à 45 mn au sud de la capitale ; la photo représente un paysage totalement vierge, j'y suis allé avec le directeur du territoire, nous avons passé 2 heures en 4 X 4 pour s'y rendre. Pas un seul bruit créé par l'homme. Pour voir correctement cette photo cliqué dessus.
5 semaines en Afrique du Sud en hiver austral English translation pending
by YAL · 2017-07-16 · 99 replies
Bonjour à tous, Merci à tout les forumeurs qui m'ont aidé à préparer ce voyage ! Ah j'en ai passé du temps de lecture ! A mon tour de réaliser un carnet, et pour battre tout le monde je le commence avant même de partir.

Plus que trois jours, les valises et sacs à dos sont prêts, jamais nous ne sommes partis aussi chargés. Entre le classique, le matériel photo et optique, le matériel de camping, les amplitudes de température et de climat, un peu de base d'alimentation camping, les guides naturalistes, nous avons du acheter une valise à roulette, et oui, en plus de nos sacs de baroudeurs.

ça y est nous sommes passés du coté "obscur" du voyage, nous qui prenions plaisir à critiquer ! C'est maintenant "les vrais baroudeurs" qui vont nous regarder comme... bah des vieux ? des riches ? des qui n'ont rien compris à l'essence même du voyage qui demande de partir léger et sans préparation, (même pas de guide pour les puristes).

Bah oui, là beaucoup de préparations, location de voiture (SUV 2*2) pour toute la durée et circuit bouclé ne laissant que très peu de place à l'imprévu, hébergements entièrement réservés et donc itinéraire difficilement changeable !

Bref de l'organisé ! le gros mot est lâché ! quand je vous disais que l'on été passé du coté obscur.

Pour la suite du récit, je ne sais pas si je trouverai le temps sur place de remplir au fur et à mesure ou si il faudra patienter longtemps après le retour! (sûrement un peu des deux)

Et vous comment gérez vous vos carnets de voyages ?

(A bientôt) Yann et Anne
Une petite journée à pied d'Alstrom Point à Monument Valley English translation pending
by Sbrcoach · 2017-05-06 · 13 replies
Bjr

Normalement pour ma journée du 28 Mai 2017, j'avais prévu après ma nuit à Alstrom Point d'aller direct à Monument Valley et dormir au Camping de Squaw Flat pour le lendemain faire Chesler Park et couché de soleil à Delicate Arche, mais comme il y a des travaux dans le coin et qu'à priori Delicate sera inaccessible à partir de 17H00 j'ai du changer mes plans. La journée du 29, je ne ferais "que" Chesler Park et nuit Moab(ou du coup j'ai des soucis pour caler le tout à cause des fermetures nombreuses 😕 prévues dans ma période et Devil's Garden qui semble en plus carrément fermé - Pas d'bol)

Donc en modif, J'ai prévu le déroulé suivant - Sachant que je part de Alstrom Point & ma destination finale est Monument Valley (Camping à THE VIEW - 20$)

1/ Alstrom Point - Comme je ne veux pas prendre de risques, je pense que la dernière partie ardue je laisserais la voiture sur place pour continuer à pied & camper à Alstrom Point (à ce sujet, si je part de Big Water vers 16H30 / 17H00 , dans mon cas ça vous parait ok pour arriver à Alstrom pour le coucher de soleil - vers 20H37)

2/ 28/05 - Levé du Soleil vers 05H09 - Donc départ envisagé vers 06H00 - avec portion à pied pour rejoindre mon véh.

3/ Petit passage à HorseShoeBend que je connais déjà - Arrivée envisagée vers 08H15 ? - Sur place +- 1H -Départ vers 09h15 / 09H30

4/ Ensuite j'ai plusieurs possibilités

Cas 1/ 11H30 à 13H - Visite de Blue Canyon (1h30 sur place) - Depuis HorseShoe Bend (Par le Nord : 2h06 / 160 km /// Par le Sud : 2h22 / 196 km) Puis rte vers Monument Valley ( Valley Drive & Camping )

Cas 2/ ou ... 11H00 à 12H00 Visite de Coal Mine Canyon (1H pts de vues) enchainé ensuite avec Ha Ho No Geh Canyon, Blue Canyon (1h30 sur place) ce qui ferait en gros dans ce cas un départ de Blue Canyon vers 16H00 ?

Arrivée vers Monument Valley (que j'avais fait il y a très longtemps en 1994 avec un guide Indien) vers 18H00 ? - Pour la valley Drive ça sera du coup peut être loupé et dans ce cas je ferais la petite balade du coin (Wild Cat)

- Le lendemain départ tres tôt après le levé du soleil pour Chesler Park ( petit passage certainement à Moki Dugway / Mulet Point Overlook ) ... pour Chesler Park et attaquer la balade
https://drive.google.com/open?id=1Qso_yYFuuXsKc9xgpPo_ovlL3qI&usp=sharing

Qu'en pensez vous ? Pouvez vous me dire si niveau timing, ça se tient et si ce n'est pas trop chargé Vous l'aurez compris, j'ai une appréhension pour les pistes ... Celles prévues semblent pas trop difficiles d'après ce que j'ai pu lire à priori, évidement si pistes sèches.

PS : Au niveau des permis(HOPI) pour Blue canyon c'est pas très clair ... on trouve plein d'avis divergents à ce sujet - Risqué sans ??

- Les horaires sont mis pour me donner une petite idée niveau timing -- Évidement, après y'a les impondérables volontaires ou pas.

Merci à vous.
Retour du Rajasthan: nostalgie et questionnements English translation pending
by Shanti76 · 2017-04-18 · 26 replies
Rentrée depuis maintenant un mois d un circuit au Rajasthan, je reste disons perturbée par un mélange émotionnel puissant que j ai du mal à partager avec mes proches. Je précise avant tout que je ne suis pas une voyageuse avertie, et que j ai réalisé ce "premier" voyage (le precedent date de 1999) dans des conditions que peut être les forumeurs qualifient de luxueuses (circuit organisé par mon ce, hôtels, encadrement ++). Quoi qu'il en soit ce voyage m'a enchanté. 10j d'enchantement pendant lesquels j'ai découvert des lieux magnifiques, tous plus époustouflants les uns que les autres, des couleurs et une lumière à couper le souffle, une histoire, une culture, des gens bienveillants et souriants, des croyances et une philosophie de vie que le guide, le chauffeur et son aide très attentionnes et nous ont transmis avec patience et passion. Bien sûr, j'ai vu la saleté des rues, et tous ces gens qui semblent n'avoir pas grand chose matériellement, mais ce que je voyais moi c'était leur sourire ! Les premières émotions au retour ont été de l'ordre de la nostalgie, puissance 1000. La vie ici en France, monochrome , tellement matérialiste me donnait l'impression de passer à côté de l'essentiel, une sensation de fadeur, de futilité et de tristesse. Ai je fais les bons choix? Ai je les bonnes valeurs? Ne gachons nous pas notre passage sur cette terre avec des choses futiles? Bien décidée à tirer profit de ce que j ai perçu comme une vision positive de la vie, me voilà désormais envahie par d'autres questionnements, tout aussi déstabilisants qui me parasitent. Je regarde depuis mon retour beaucoup de documentaires, et je lis tous vos commentaires, et je ne sais pas si au final j'ai su voir ce qu'est ce pays. J'étais lucide et pleinement consciente que ce genre de voyage très encadré ne nous montre qu'une facette "édulcorée", et j'ai fait de mon mieux pour capter et échanger de vrais regards, vivre de vrais instants, mais entraînée malgré tout par le rythme ficelé du programme. Alors se peut il que mes émotions resultent finalement d'une vision erronée, façonnée, aveuglée par le confort de ce type de voyage et bercée par les belles paroles de notre guide ... J'espère avoir l'occasion (et le courage) de retourner en inde mais plus pour y Rencontrer que pour visiter...
Circuit dans le Karoo (Afrique du Sud) English translation pending
by Michel85200 · 2017-03-16 · 34 replies
Bonjour,

Et c'est reparti pour un nouveau séjour en AFS (j'dirais pas le combientième pour ne pas passer aux yeux de certains pour un dingo).

Les pré-requis. Pas de camping, le moins de self-catering possible. Un 4x4 du genre Hilux. Arrivée et départ de PE. Septembre 2017.

Donc: Arrivée PE (très tôt) et direction Mountain Zebra pour 3 nuits. Prévu un petit cheetah tracking. Et les lions y sont où ? Les plus beaux coins ? Camdeboo 2 jours avec nuits à Graff Reinet au Drodsty. Karoo NP, 3 nuits dont au moins 2 dans L'afsaal Cottage si c'est possible. Même question, les plus beaux coins et les lions y sont où ? Die Hel pour 3 nuits...Fontein guest farm (le Kliphuis si possible) On redescend vers la côte pour Knysna (à l'Undermilkwood) pour 2 nuits. y'aura bien quelques baleines! On remonte vers Baviaanskloof via la Prince Alfred pass pour un stop d'une nuit à Uniondale car le parcours, à mon avis, entre Knysna et le centre de Baviaans peut être un peu ambitieux en une seule étape (?) si on veut profiter. Quid des gués dans Baviaans (sur mountain passes, devenu payant cela semble un poil chaud par moment ?). Sederkloof dans Baviaans, c'est l'étape luxe pour 3 nuits. Du Sederkloof on poursuivra vers Patensie (Ripple Hill) pour une nuit avant de rejoindre PE pour un vol vers 13h30.

Histoire de ne pas mourir idiot...

Avez-vous des conseils ou des suggestions sur ce parcours ?

PS: Au fait, pour les amoureux du game drive...connectez-vous sur safari live...game drives en direct, matin et soir...en ce moment c'est leopards party quasiment tous les jours
Émerveillement en Jordanie English translation pending
by Macripa13 · 2017-01-28 · 16 replies
premier jour 6/11/2016

Aéroport d'Amman ...Un représentant de.....nous attend puis Wallid , notre guide parfaitement francophone prend le relais ...la troupe est au complet , départ pour l'hôtel ...arrivée ??? Inch Allah nous dit le guide . !!!! Si tout va bien dans une demi heure ....

Je partage ma chambre avec Armelle , voyageuse au long cours pour son travail et qui occupe sa retraite en continuant ses découvertes ...qd on a le virus du voyage !!!! Je veux bien la croire ... Nous arrivons ds notre chambre ...surprise ...Nous réveillons son occupant au caleçon écossais qui vient de s'endormir ... La deuxième chambre a un grand lit ...Nous ne sommes pas en couple ... La troisième chambre est lugubre et ma co turne redescend contester à la réception ..évidemment elle est habituée aux 5 étoiles ... On nous octroie enfin une chambre qui lui convient et nous emménageons ..enfin ..mais il manque une lampe ... re contestations pour obtenir une deuxième lampe ... Ce n'est pas tout à fait une routarde .... Enfin nous pouvons nous coucher ....ouf ....

Demain visite d'Amman , baptisée Amman après la conquête musulmane en 635 par les chevaliers de la dynastie des Omeyyades . 3 millions d'habitants soit le tiers de la population de la Jordanie dont une grande majorité est composée d'immigrés ...notamment des palestiniens arrivés en 1948 au moment de la création de l'état d'Israël et maintenant , bien intégrés ...puis une nouvelle vague en 1967 suite à l'occupation de la Cisjordanie par Israël ...puis encore de nouvelles arrivées après la guerre du golfe dues ã la position pro irakienne de l'OLP ...les palestiniens travaillant ds les émirats arabes durent quitter ces pays ...et aussi des réfugiés irakiens chrétiens pour la plupart et aussi des circassiens et tchétchènes d'origine caucasiennes. A cela s'ajoute 5% de bédouins dont seulement 4% est considérée comme nomade ou semi nomade ... 98% de la population est arabe et descendent de tribus de diverses origines ..82% de la population est citadine et une grande partie du pays est recouvert par le désert ...Des cultures le long de la vallée du Jourdain ...les ressources naturelles sont les phosphates et la potasse... 90% des jordaniens sont musulmans et sunnites...Il y a 6 % de chrétiens , principalement grecs orthodoxes et Druzes ..

Au programme visite de la citadelle JABAL AL'QALA'A Elle donne une idée des occupations successives . Elle a été bâtie par l'empereur romain Marc Aurèle entre 160 et 181 après JC sur le modèle du temple d'artemis à Ephèse .. Les premiers vestiges datent de l'époque romaine ( temple d'hercule , érigé sous Marc Aurèle pour vénérer Heracles ) où la ville s'appelait Philadelphie puis on retrouve des traces byzantines (chapiteaux des colonnes et églises byzantines bâties au Ve ou VI e siècle après JC où l'on peut admirer de belles mosaïques .... Puis les Omeyyades y laissèrent aussi leurs traces avec le palais sur la terrasse supérieure au Nord , une grande place ( peut être l'agora ?une mosquée et une salle d'audience , seule à ne pas avoir été détruite suite au tremblement de terre de 749 ....On la reconnaît facilement grâce à son dôme en bois rajouté et d'ailleurs plus grand que l'original (!?!?!?)

Tout autour s'étage , sur les contreforts des sept collines , la ville proprement dite avec ses maisons beiges et cubiques . Elle est la capitale du royaume hachémite , s'est étendue surtout sous le règne du roi Hussein II auquel son fils Abdallah II a succédé .

Il y a une partie basse populaire et une partie plus modernes avec ses buildings et ses quartiers d'affaire . Après la visite du petit musée national archéologique où les merveilles sont exposées par ordre chronologique du néolithique ã l'époque romaine .des statues sans tête , des têtes sans corps (!!!)ET la copie de la stèle de Mesha dont l'original se trouve au Musée du Louvre !!!! Les inscriptions narrant la victoire du roi mohabite Mesha contre le royaume d'Israël , sont en mohabite ( hébreu ancien ) , datent de 850 Av JC et ont été décryptées par un alsacien .

Nous quittons le musée pour nous diriger vers un théâtre romain , l'odéon qui servait à des spectacles ou des réunions politiques .Il pouvait contenir 600 spectateurs .

Nous reprenons la route pour Jerash , où se situent les ruines de l'ancienne cité romaine , Gerasa , à une cinquantaine de kms en direction de la frontière syrienne . C'est la ville la mieux conservée de la decapole romaine ( dix villes les plus importantes de la période romaine ) et deuxième site le plus visité après Petra ...immanquable !!! Alexandre le grand puis ses successeurs , les Seleucides , puis les romains ( Pompée en 63 av JC ) puis le général romain Trajan qui s'empare de Petra en 106 après Jc et étend alors son autorité ã la région , font de cette ville ce qu'elle est devenue , puissante et prospère . La visite de l'empereur Hadrien en 129 entraîne la construction de l'arc du même nom en son honneur ...il est situé ds la partie sud .

Sans doute , était il fermé par trois portes en bois .... Sur le gauche en remontant , l'hippodrome avec ses vestiges de gradins .

Après être passé sous la porte sud , sur la gauche les vestiges du temple de Zeus ( plusieurs terrasses et escaliers) et on arrive sur une immense place ovale bordée de colonnes , impressionnante par sa dimension et l'état de conservation de ses colonnes aux chapiteaux de style ionien .

Place publique , agora , marché avec des boutiques autour ?????au centre , une colonne sur un socle .....peut être y avait il une statue ? En tout cas le plus grand forum de tout l'empire romain et un des éléments clés de la ville ......

De là , démarre la rue des colonnes , artère principale nord sud ou cardo maximus sur les pavés de laquelle on peut encore distinguer les traces des roues des chars ....des grands pavés perpendiculaires faisaient office " de passages cloutés " !!!!! Des traces d'un système d'égout sont encore visibles .

Cette rue est bordée de colonnes dont les chapiteaux ioniens ont été remplacé par des chapiteaux de style corinthien.

En remontant , une place de dimensions moindres avec une fontaine en son centre et des sculptures animales sur des blocs faisant penser à une " boucherie " ?!?!?!

Sur la gauche , la cathédrale .... Puis une énorme porte sculptée précédée de quatre colonnes ( propylèe cad devant la porte en grec ) à laquelle fait suite un immense escalier de 30 m de large conduisant à une première terrasse , puis un deuxième de 100 m menant à une colonnade dont certains fragments bougent sous l'effet du vent !!!! C'est le sanctuaire d'Artemis , fille de Zeus et déesse de la fertilité , protectrice de la ville que l'on pourra admirer en le contournant par le haut ., , .

Nous arrivons à un amphithéâtre restauré , le théâtre nord , à l'acoustique exceptionnelle (on a pu la tester car Véronique , jeune femme à la superbe voix n'a pas hésité à entonner un air ) , Il a été édifié en 165 sous Marc Aurèle et utilisé au départ comme salle de conseil de la ville et dont on peut encore voir certains noms gravés sur les sièges. On peut admirer les carrelages de la scène , d'origine ...

Puis le théâtre sud ( 90 après JC ) , ses 5000 places et son acoustique aussi exceptionnelle que le précédent , nous accueille avec un concert de trois autochtones ( grosse caisse , tambour et cornemuse , sans doute un souvenir des anglais !!!!)

Un peu plus loin , une église byzantine , érigée en lieu et place d'un temple, l'église St Côme , St Damien où l'on peut admirer les plus belles mosaïques du site ...( divers animaux , écritures ...)

Des merveilles plein les yeux , des explications plein la tête ( et encore , ce ne sont des vestiges QUE d'une ville presqu'entièrement romaine !!!!!) Facile !!!!!

Sur la route de Madaba , nous nous arrêtons visiter la forteresse arabe d'Ajlun , construite sur une colline dominant la riche vallée du Jourdain .

Elle fut construite en 1184 sous la dynastie des Ayyoubides , sur les ruines d'un monastère byzantin ( rien ne se perd !!!) on peut voir d'ailleurs des morceaux de collines ou de chapiteaux au milieu des murs de pierre ...

Ajlun faisait partie d'une série de forteresses bâties afin de limiter l'expansion des croisés ....

Un peu plus loin au sud , nous visiterons Ferak , forteresse croisée ... Des tours carrées , des meurtrières , des souterrains , un fossé entourant la forteresse et un pigeonnier permettant de transmettre des messages à l'aide de pigeons voyageurs ....et nous sommes transportés dans un autre siècle en quelques km ....une autre époque , une autre architecture , une autre richesse , une autre histoire ......

Toutes ces facettes qui permettent d'entrevoir l'histoire de ce pays , petit par sa taille mais grand par son histoire .....
Recherche garant ou prestataire pour l'obtention du RUT (Chili) English translation pending
by Whoisyela · 2017-01-10 · 49 replies
Bonjour à tous,

Actuellement en roadtrip en Amerique Latine, (en couple)

Nous voudrions parcourir l'Argentine et le Chile sur (3/4 mois) avec un véhicule amménagé afin de minimiser nos frais et faciliter notre mobilité. Le soucis etant que nous peinons a trouver un garant chilien pour l obtention du RUT (indispensable pour notre futur achat) !

Si l un d entre vous a un contact ou multiples pistes nous sommes preneurs !

Nous sommes disponibles sur whatsapp et skype si besoin !

Merci d'avance pour vos réponses,

Pura Vida.

Ben & Marjorie

MAIL : benjamin.desmet@viacesi.fr
8 jours en préparation autour de Jérusalem English translation pending
by FamilleUS · 2016-12-08 · 13 replies
Bonjour,

Nous préparons une petite semaine à la découverte d’Israël du 18 au 25 Mars (voyage à deux).

Nous avions adoré la Jordanie et du haut du Mont Nébo, on s’était dit qu’il faudrait faire un jour l’autre rive du Jourdain. Voir Post ici : https://voyageforum.com/v.f?post=3787140;

Bref, on a commencé à regarder le forum et on vous propose de challenger / améliorer le petit programme suivant :

Samedi, arrivée à BG en soirée et on pense prendre une voiture de location pour la semaine, direction Jérusalem.

Dimanche et Lundi consacrés à la ville de Jérusalem. On veut privilégier les lieux historiques et Bibliques (même si ce n’est pas un pèlerinage). Donc sur deux jours il faut placer : La vieille Ville, le Saint Sépulcre, les souks sympas, la via Dolorosa, le Mont des Oliviers, le tombeau de Marie, le St Sépulcre, Le Mont du Temple, Gethsimani, Le Kotel, Le Tombeau de David, le Cardo…et pourquoi pas d'autres propositions moins connues. Après, je ne sais pas si je veux passer trop de temps sur la partie du Marché de Mahane Yehouda et de la rue de Jaffa... disons pas plus de 2h00.

Merci de me donner vos avis et recommandations pour ces 2 jours ?,

Idem pour le choix de faire ou non les musées de Yad Vashem ou le Musée d’Israël ?

Mardi, on pensait faire Betheem le matin (ou alors le soir ?). J’ai compris qu’il fallait passer un checkpoint et y aller en taxi mais je ne sais pas trop comment ça marche.

Pour l’après midi, on aurait bien fait une balade vers le desert de Judée comme par exemple le petit sentier de la réserve naturelle de Nahal Prat (Ein Fara) dans le Wadi Qelt.

Mercredi, direction Massada. On s’arrête sur la Mer Morte (à l’aller ou au retour ? et où ? et pensez-vous qu’on puisse faire trempette en Mars ?) et on se cherche d’autres choses à faire sur cette journée (Béthanie ? qu’on avait vu de côté Jordanie, la réserve d’Ein Gedi… ? Peut être même serait il plus logique de faire Massada et Betleem mais on ne veut pas galoper...

Jeudi, direction le Nord : Césarée ?, les jardins Bahaï de Haifa ?, Nazareth ?, le lac de Tibériade ?, Capharnaüm ?, le Mont des Béatitudes ?, la vallée de la Hula ?... En gros on veut monter le mercredi, faire un dodo et redescendre le vendredi pour aller dormir du coté de Tel Aviv.

Mais je n’ai pas encore ni les « Must See », ni le parcours, ni une halte un peu originale pour la nuit…

Samedi, les plages de Tel Aviv et de Jaffa, un peu de bronzette et direction BG pour un avion àvers 19h00. Je n’ai pas d’idée de l’heure à laquelle il faut quitter le farniente pour aller sur BG en toute tranquillité, rendre la voiture, passer les contrôles etc…

Un dernier point, par rapport au Shabbat, vaut-il mieux faire le parcours dans ce sens ou dans l’autre (et finir par Jérusalem) ?

Bref, on veut faire du classique mais on ne connait pas le pays, alors si vous pouvez nous aider, ce sera avec plaisir.

Merci à tous.

Manu
Vacances en Guadeloupe? English translation pending
by ML33000 · 2016-11-19 · 24 replies
Bonjour à tous Nous sommes en vacances en Guadeloupe pdt 15jrs Je pose la question à tous ceux qui ont pu passer leur vacances en Guadeloupe : Quels sont Les points positifs et négatifs de cette destination ? Nous voulons éviter les "attrapes touristes" et nous immerger totalement parmis la population. Que me conseillez vous ? En toute franchise que pensez vous de la Guadeloupe
Côte ouest américaine et "The Big One" English translation pending
by Airness006 · 2016-10-11 · 46 replies
Bonjour je serai intéressé pour me faire un road trip sur la cote ouest américaine ( las vegas san francisco et L A) en autocar ( voyage organisé, je n'ai pas le permis et pas de possibilité de le passer et de plus je maîtrise mal la langue et je nai pas damis sur place, la n'est pas la question )

J'ai 29 ans et les capacités financieres a me payer ce voyage que depuis très recemment!

Le SOUCIS c'est que j'entends parler d'un gros tremblement de terre qui risque de frapper n'importe quand et depuis cette semaine, les menaces se sont fortement intensifier. Je me demande si il est vraiment judicieux de faire quand même ce voyage car avec les grandes chances que le big one frappe, sa serait bête de se retrouver bloqué sur place, dans le meilleur des cas, car j'imagine que toutes les voies de transports serait bloqué suite à la catastrophe.

Merci de réagir à mon post. Cdlt.
Corse du Sud en 8 jours English translation pending
by Lapatte02 · 2016-08-14 · 17 replies
bonjour, nous partons avec mon mari 8 jours en corse en septembre, par avion et ensuite nous avons loué une voiture pour faire un circuit itinerant . Nous atterrissons et repartons d' Ajaccio. Nous voudrions faire AJACCIO/PORTO VECCHIO en passant par des coins et villages sympas. Nous n'avons fait aucune réservation pour les nuitées, on s'arretera là où on aimera. Pourriez vous nous proposer un itinéraire de visites de villages, ansi que des promenades à pied à faire. Si vous connaissez des restos et hotel ou auberges sympas, nous sommes preneurs. Merci
Où en Inde du Sud? English translation pending
by Anne42 · 2016-08-09 · 9 replies
bonjour juste le début de notre prépa de voyage pr avril hélas seulement 2 semaines! (ah ces enseignants!!) alors le pays étant grand, je voulais avoir les avis des experts que vous êtes (j'ai déjà testé toutes ces belles lignes pr les usa, bali et oman) nous aimerions "voir l'Inde"!! sans aller à tte vitesse (en se gardant 3/4 jours de farniente), sans aller ds des endroits surfaits le kerala? je n'ai pas bcp lu encore mais ça n'a pas l'air d'être la vraie inde : très catholique? quoi d'autres? merci anne
Premier voyage seule à Marrakech English translation pending
by VéroLR17 · 2016-06-03 · 58 replies
Bonjour, J'ai 46 ans et je vais faire mon premier voyage seule.

Je pars à Marrakech depuis Poitiers le 23 Juin, donc très bientôt. Pourriez-vous me donner des conseils :

Sachant que je suis plutôt discrète si je ne connais pas et très joyeuse quand je commence à rencontrer (j'ai prévu les pantalons amples mais souples, les t-shirts cachant les épaules et les bras, les chaussures cachant les orteils...) alors après ?

- Rester la semaine complète à Marrakech (j'ai vu des riads pour 15 euros la nuit) ? - Plutôt se déplacer ? vers Essouira, Ouarzazate, Rabat, etc... ? - Comment ne pas être toujours seule ? aller vers les gens ? Attendre d'être à l'hotel, en riad, en auberge de jeunesse ?

Merci de vos grands conseils.
Vélodyssée du Verdon au Cap Ferret - notre retour d'expérience avec 2 enfants English translation pending
by Bentok · 2016-05-28 · 7 replies
Bonjour à tous

Après avoir posé quelques questions l'an dernier pour faire la vélodyssée, entre le Verdon et Arcachon, nous avons un peu trainé pour poster notre retour d'expérience, mais le voici.

Nous sommes partis avec nos deux filles faire la vélodyssée entre le Verdon (embouchure de la Garonne dans l'Atlantique) et Arcachon. Nous avions prévu de faire ça en itinérance en camping. Nous avions prévu de petites étapes pour pas trop dégoûter nos filles de la carriole. Pour le temps, nous avons eu une semaine magnifique.

Matériel: Deux carrioles: une pour toutes les affaires pour 4 pour une semaine, une pour transporter les enfants. Tout le matériel de camping: tente 4 places, matelas duvets... Matériel de cyclotouriste: chambres à air, clés... Jouets de plage..

Itinéraire: 1er jour on a pris le train et sommes montés jusqu'au Verdon. De là on est descendu sur Soulac. Station balnéaire très sympa avec nombreuses constructions anciennes assez stylées. Etape très sympa qui ne suit pas la route mais emprunte une voie de chemin de fer désaffectée 2e jour Soulac à Montalivet. Nous avons dormi au camping du soleil d'or, à deux pas de la plage. Etape très sympa, entre les dunes et la forêt. 3e jour l'étape la moins sympa entre Montalivet et Hourtin plage: il n'y a que des lignes droites de plusieurs km qui suivent la route... Nous avons dormi au camping d'Hourtin Plage, que nos filles ont adoré, parce qu'il y a des toboggans d'eau. 4e jour d'Hourtin plage à Maubuisson: étape très sympa la vélodyssée passe par la route des phares, fermée en été aux voitures. 5e jour Maubuisson à Lacanau Lac. Etape qui passe par la réserve naturelle de Cousseau. Toute la journée dans les bois sur les petites pistes cyclables 6e jour Lacanau Lac le Porge: étape sauvage où l'on longe la dune dans les pins 7e jour le porge au cap ferret on a pris le bateau pour Arcachon où nous sommes montés dans le train pour Bordeaux. Et pas de prise de tête avec la voiture...

Globalement à partir de Lacanau Lac le paysage entre pins et dunes, au son des cigales...

On a adoré cette semaine. L'expérience en camping a ravi nos filles (3 ans et 5 ans). Nous avons vécu avec le soleil, sans notion de l'heure, c'est extra. Finalement, voyager en vélo c'est à la fois super dépaysant et on a une sensation de liberté tellement agréable!

Par contre heureusement on était début juillet: le dernier camping au cap ferret commençait à être bondé et grosse fréquentation. A mon avis c'est mieux d'éviter entre le 15 juillet 15 aout. Finalement pour connaître un peu la Gironde, on pensait que ce serait plus plat: la piste suit les dunes, il y a de nombreuses cotes. Nous avions 25 et 60 kilos à tirer, on pensait que ça montait moins. Monter démonter la tente, tous les duvets et tous les matelas tous les matins et tous les soirs, c'est du boulot; l'an prochain on s'achète une tente deux secondes ça fera ça de moins!

Et quel bonheur de pédaler entre dune et forêt toute la journée... au son des cigales. Vraiment un souvenir très sympa.

Pour les enfants ça a été le bonheur: les deux premières étapes à l'océan, à Hourtin plage les toboggans, à Maubuisson et Lacanau Lac, les bains faciles dans le lac, au Porge et au Cap Ferret à nouveau l'océan. Vraiment terrible.

Vacances petit budget: on avait du matériel de camping, on avait des vélos, des copains nous ont prêté une carriole, nous en avons acheté une autre d'occasion (dans les 70€, moins cher que de la louer à la semaine). Finalement ce qui coûte le plus cher c'est le camping, les divers restos de la semaine et les courses dans les supérettes des camping. Le plus lourd en en fait. Parce que bien fatigués d'avoir tiré la lourde carriole, on va pas aller faire 10 bornes de plus pour aller à l'inter le plus proche... Faut se résigner à payer ses tomates aussi cher que dans les DOM TOM... En gros budget à 4 pour la semaine entre 200 et 300 euros.

Du coup on a tellement aimé ces vacances, que cet été on repart en cyclotourisme.
10 jours à Cuba: La Havane, Vinales, baie des Cochons, Trinidad English translation pending
by BarbaraLenne · 2016-04-09 · 2 replies
Bonjour à tous !

Cela fait 5 ans que je profite des conseils et discussions de voyageurs sur ce site et il est grand temps que je contribue également à aider d'autres voyageurs !

Ce site m'a énormément aidé dans la préparation de mes voyages au Nicaragua, Pérou, Argentine. Toutefois, j'ai trouvé moins d'informations sur Cuba version "backpack". Alors, voici un peu de mon expérience à Cuba.

* Excursions par ville/région : Les casas particulares nous ont toujours organisé les excursions en contactant les guides pour nous. On avait planifié aucune excursion avant le départ. Les plus, ce sont de beaux paysages. Le moins, par rapport à mes autres voyages en Amérique latine, c'est que Cuba est très touristique (pas d'Américains, ni de Québécois dans ce type de voyage mais beaucoup de Français/Allemands/en bref, Européens). Je ne suis pas parvenue à organiser des randonnées plus longues que celles que vous trouverez ci-dessous. J'aime bien habituellement m'échapper sur toute une journée ou plusieurs jours. De plus, vous serez toujours entourés d'autres touristes dans vos excursions. Cela dit, les paysages sont magnifiques, les Cubains hyper sympathiques. - Vinales : 2 nuits, 1,5 jour sur place 1. Randonnée à pied de 4-5 heures dans la vallée du Silence (15 CUC/personne) avec une petite pause dans une plantation de tabac, une autre dans une finca de café et dans un lac 2. Balade en cheval de 3 heures (15 CUC/personne, 5 CUC/heure) dans la vallée de Palmerito avec une petite pause dans une grotte avec piscine naturelle dans le noir ! Paysage magnifique. Dans mon top 3 du voyage. On a fait ces 2 excursions sur la même journée. Pour nous, ça s'est très bien agencé. On a fait une petite pause sur l'heure du dîner à la maison. Comme on fait vite le tour de la petite ville de Vinales, on n'a pas eu l'impression de quitter trop vite pour la prochaine étape. Note : sur la route de La Havane à Vinales, on a fait une petite pause à La Terrazas. Pour moi, pas grand intérêt de faire une pause. À la rigueur, si on avait passé une nuit et fait une rando... - Playa Larga, Baie des cochons : 2 nuits, 2 jours sur place 1. Snorkeling entre Playa Larga et Playa Giron (15CUC/personne) : je ne me suis jamais baignée dans eau si transparente. J'avais l'impression de me baigner dans un aquarium. Dans mon top 3 du voyage. 2. Randonnée pour observation des oiseaux : bon, là, c'était vraiment une excursion "pipeau". 25CUC par personne. J'avais envie de marcher, j'ai demandé plusieurs fois si cette excursion nous permettrait de marcher plusieurs heures dans la nature. L'excursion a duré 3 heures mais on a fait énormément de stop pour observer les oiseaux, chauve-souris et un ragondin qui semblait apprivoiser. On était trop nombreux dans le groupe (14 personnes). On a beaucoup rigolé de cette excursion "Jardiland" avec ma copine : on avait l'impression d'être dans un décor de nature mais pas vraiment naturel. Si vous avez un choix à faire, je zapperai celle-ci ! Il y a visiblement une randonnée de 22km à pieds à faire dans le coin mais on nous l'a déconseillée car la migration des oiseaux et flamants roses étaient plus qu'entamée. - Trinidad : 4 nuits, 3,5 jours 1. Une journée en solo de visite de la ville le matin (on a fait la petite marche jusqu'à l'antenne sur la colline derrière la ville qui offre un superbe point de vue) et de balade à vélo (15km jusque la Playa Ancon, en passant par La Boca). J'ai adoré cette journée, surtout la route à vélo sur le bord de mer. Dans mon top 3. 2. Une journée avec balade en cheval dans la Vallée de los Ingenios : paysage aride dans la Vallée des anciennes fac 3. Une journée avec excursion à Topas de Collantes dans la montagne : très beau, mais encore une fois pas assez sportif pour moi (et pourtant, je ne suis pas une grande grande sportive, mais le rythme de la balade était un peu lent) Pour les journées d'excursions, on l'a organisé via Reinier, qui est cité dans le Lonely Planet. C'est un guide qui parle anglais
https://fr.tripadvisor.ca/ShowUserReviews-g285731-d3468730-r173908113-Trinidad_Travels-Trinidad_Sancti_Spiritus_Province_Cuba.html. Comme mon espagnol n'est pas au top, ça m'a permis de pouvoir poser des questions sur le régime politique à Cuba, les changements attendus par les Cubains dans les prochaines années, etc. Reinier était super et la guide Lenia, qui a piloté la journée à Topas de Collantes, également. L'excursion incluait tout, repas y compris. On partait à 9h et retour vers 15h30-16h. C'était plus cher que les autres : 55 CUC/personne/jour. Je n'ai pas eu le temps de comparer avec Cubatur... mais il me semble que cela devait être moins cher. Mais je n'aurais pas eu la chance de partager avec Reinier et Linia et je n'ai donc aucun regret d'avoir payé plus cher. * La Havane : 3 nuits, 2,5 jours Je ne vais pas m'étendre sur le sujet car il est beaucoup plus couvert ailleurs mais en gros, ville magique : Vieja Habana (avec le tour des 4 places), aller-retour à pied de Habana Centro au Vedado par le Malecon à l'aller et le les petites rues au retour, le Museo de la Revolucion (très intéressant) etc. etc.

* Logement et bougge : On a utilisé le réseau de casas particulares de l'hôtel Peregrino de La Havane. En gros, c'était ultrasimple. On avait réservé la première nuit à La Havane via ce site http://www.hostalperegrino.com/?lang=en. Et ensuite, Peregrino nous a aidé à organiser l'étape suivante à Vinales et la casa particular de Vinales nous a réservé notre casa à Playa Larga et ainsi de suite. Ce sont des logements très basiques mais très propres. 25 CUC/la chambre/la nuit. Donc, il ne faut pas s'attendre à du luxe. Et les hôtes étaient toujours hyper sympas, chaleureux et voulaient nous aider dans l'organisation de notre séjour et de la suite. Le petit-déjeuner n'est pas inclus mais il est copieux et coûte 5 CUC/personne. On nous avait également conseillé de manger dans les casas plutôt que dans les restos. Le midi, on prenait qqch de simple dans les petits restos de rue (bocadillos/sandwichs) et le soir, repas à la casa : on a effectivement bien mangé (avec des petites salades de crudités qui accompagnent le plat, un peu de légumes fait du bien dans ces pays des beans et du riz). 10 CUC/personne. Souvent trop copieux, on a demandé un moment une version light sans viandes, ni poissons, pour éviter de prendre 10 kg ! À Trinidad, ça vaut le coup de se faire un resto car il y en a de très bons.

* Transports : On a essayé de réserver les bus Viazul mais ils étaient toujours pleins. Nos casas ont donc organisés des taxi/collectivos pour nous que l'on partageait avec 2 autres voyageurs. Entre 25 CUC et 35 CUC par personne par trajet entre chaque ville. Entre 3 et 4 heures pour chaque trajet. Ça vaut le coup de passer par les casas plutôt que de s'adresser directement aux taxis. On n'a eu aucun problèmes, alors qu'on a entendu des histoires un peu plus périlleuses lorsque des voyageurs ont organisé eux-mêmes leurs taxis. Note : il nous est arrivé de changer de taxis au milieu de la route. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils se splittent le trajet en 2. En tout cas, c'est normal et ça prend 5 minutes de transfert.

Voilà, j'espère que cela pourra vous aider à organiser votre séjour !

En bref, j'ai beaucoup aimé Cuba. La gentillesse et le sourire des Cubains, l'omniprésence de la musique et de la danse, les mojitos, les paysages, la mer, l'Histoire récente fascinante de ce pays. Mon seul bémol, c'est le nombre de touristes par rapport à d'autres voyages que j'ai pu faire. Mais ça ne ternit pas pour autant tous les points positifs de ce beau voyage. Que nous sommes chanceux de pouvoir voyager !
Un mois en Polynésie: Polynésie-Française, île de Pâques English translation pending
by Sarnia · 2016-04-08 · 20 replies
En juin 2015 j'ai eu la chance de passer 4 semaines en Polynésie. Le prétexte était de rendre visite à mon frère qui habite là-bas (Papeete). Grâce à lui nous avons pu bénéficier de l'hébergement sur Tahiti, et il nous a aidé à préparer le voyage en réservant les transferts et hébergements sur les autres îles au salon du Tourisme de Tahiti, où les résidents peuvent avoir des offres intéressantes. Nous avons visité Tahiti, Moorea, Maupiti et Tikehau.

De plus, au milieu du voyage, nous avons passé une semaine à l'Ile de Pâques (Rapa Nui) en profitant des vols directs hebdomadaires de la compagnie Lan Airlines. Cette destination était un peu un fantasme pour moi depuis longtemps et je ne suis pas sûre de me retrouver un jour aussi "proche" donc nous avons franchi le pas!

Notre profil c'est pas très sportif, plutôt contemplatif. J'aime bien les beaux paysages, les couleurs, les lumières (je fais de la photo), un peu de balade à pied, mais pas trop de farniente plage. On s'intéresse aussi à la culture, à l'histoire, à la vie locale et en particulier tout ce qui a trait à la mer et les relations des habitants avec la mer. Je n'avais aucune expérience de snorkeling avant de partir mais je m'y suis mise (forcément) et je dois dire que c'est assez plaisant! 😉

Le budget total du voyage a été d'environ 5500€ par personne (billets d'avion compris).

On a eu une météo assez contrastée, avec pas mal de pluie et de vent, mais rarement de la pluie toute la journée (sauf une fois...) et donc des températures relativement supportables, autour de 26/28°C (j'ai du mal avec la chaleur, donc ça m'a très bien convenu). Beaucoup plus frais à Rapa Nui.

J'ai posté le récit et photos de ce voyage sur mon blog, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...ent-de-latitude.html Si seule l'Ile de Pâques vous intéresse, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...paques-1er-jour.html

Et j’ai aussi regroupé tous les points visités (ou parfois juste survolés) sur une carte

Je vais donner dans les messages suivant quelques détails et infos pratiques sur notre voyage, pour ceux que ça intéresse (et je réponds volontiers à toutes vos questions !).
Into Africa English translation pending
by Voyajou · 2016-03-10 · 93 replies
Traquer les castors. Vous avez lu Jack London et les écrivains chasseurs de Missoula, vous pensez tout connaître de la chasse aux castors ? J'étais comme vous ! Jusqu'au jour où il fallu chasser le castor en Afrique du Sud. Les frimas antarctiques parvenaient-ils jusque là ? Ou bien ma guide était-elle givrée ? D'autant que la chasse débuta dans les zones industrielles du Cap. Drôle de safari ! Voilà l'histoire. J'aime rouler, comme d'autres aiment marcher. Or ma Co, un peu lassée de passer la moitié de l'année comme un oiseau sur la branche, perchée dans un Land Rover et secouée comme un prunier, souhaitait une base. Elle redouble d'ingéniosité pour ne pas effaroucher le pigeon voyageur et sa dernière trouvaille est de poser le lit de la maison africaine... sur roulettes. Or roulettes, en anglais c'est castors ! D'usines en grossistes nous voilà donc en quête de castors. Celles-ci seraient de la bonne taille mais leur flanc blanc rappelle les cabriolets vintage (je n'ai pas l'intention de faire le tour du quartier dans cet appareil), les suivantes sont trop sophistiquées et leur crampons inadaptés au béton ciré. Le bon modèle trouvé, se pose la question des freins : sur deux roues ou sur quatre ? Je fais remarquer qu'avec seulement deux roues freinées, on risque l'embardée, voire le tête-à-queue.

Le sofa aux castors

Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.

Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.

Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?

L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.

Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.

Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur

A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.

Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).

San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?

29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).

Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Chauffeur guide pour le Sri Lanka? English translation pending
by PierreDpier · 2016-01-14 · 47 replies
Bonjour, je suis à la recherche d'un chauffeur pour le Sri Lanka. Connaissez vous Sanath Alwis ? (travelwithsanath@gmail.com) il me propose un tarif inférieur à 40 € par jour et pour bloquer la réservation un pré-paiement par le biais de "Western Union Money transfers". Avez vous déjà pratiqué ce genre de réservation. ?

Merci d'avance Pierre
Nicaragua: des informations après un séjour de 7 semaines English translation pending
by Jpso · 2016-01-06 · 14 replies
Bonjour,

Voilà quelques infos (itinéraire, transport, logement...) après un séjour de 7 semaines au Nicaragua du 31 octobre au vendredi 18 décembre 2015.

Généralités : - 1€ = 30 cordobas (C$) au moment de notre voyage - 1L d'essence à la pompe = 32C$ - Distributeurs de billets : on en trouve partout mais on galère parfois, notamment à l'aéroport international de Managua et à Léon - Appel vers la France dans un cybercafé = 3c$/minute - 1 coupe homme chez le coiffeur = 50c$ (soit 1€70 !!)

ITINÉRAIRE + INFOS LOGEMENTS & TRANSPORTS

Avion PARIS - ATLANTA - MANAGUA

MANAGUA : Transfert de l'aéroport en navette gratuite via l'hôtel Wayak www.wayakhotel.com 70$ la double (via booking.com) avec climatisation, petit dej, piscine / Bonne adresse à 20 mins de l'aéroport

Transfert de MANAGUA à l'ile de d'OMETEPE = Avion

ILE D'OMETEPE Logement : Finca Playa Venicia de 20$ à 35$ Nous avons sélectionné un bungalow face au lac avec climatisation et eau chaude Prix négocié à 28$ (sans le petit dej) au lieu de 35$ Personnel très accueillant Location d'1 scooter via l'hôtel : 50$ pour 3 jours A Faire : Tour de de l'île (à partir de Balgue, la route n'est plus pavée mais la piste reste très acceptable), les villes de Moyogalpa - d'Altagracia, la Reserva Natural Ojo de Agua (prix = 3$ / pers), le Butterfly Paradise (5$ / pers), le Parque Ecologico Charco Verde (50 c$ / pers) et les plages...

Transfert d'OMETEPE à GRANADA : Bateau jusqu'au débarcadère : Prix = 50c$ / pers - Durée = 1h Bus jusqu'à Managua : Prix = 120c$ / pers - Durée = 2h

GRANADA Logement : Casa Capricho www.casacapricho.com 60c$ la double (négociée à 40c$) / Climatisation, eau chaude, petit déjeuner et petite piscine Charmant !!! A faire : balades dans la ville, des églises, du musée Insituto Nicaraguense de Cultura (prix = 20c$ / pers), Las Isletas (prix = 40$ pour 2 pers et pour 2h de bateau)...

Transfert de GRANADA à LÉON via MANAGUA : Bus jusqu'à Managua et + précisément au terminus "UCA" (Universitad Central America) situé à la périphérie de la capitale - Prix = 25c$/pers - Durée = 1h30 Minivan jusquà Léon - Prix = 54c$/pers - Durée = 1h30 Taxi de la gare de bus de Léon au centre de la ville = Prix = 20c$/pers

LÉON Logement : hôtel San Juan de Leon www.hsanjuandeleon.com 55$ la double avec climatisation, petit dejeuner et petite piscine / Personnel accueillant A faire : visite de la ville, la cathédrale, les églises...

Transfert de LÉON à LAS PENITAS : Taxi pour la quartier de Sutiaba où se situe la gare de bus pour Las Penitas Bus pour Las Penitas - Durée = + ou - 30 minutes selon le nombre d'arrêt !!

LAS PENITAS Logement : Barca de Oro 35$ la double avec climatisation mais sans petit dej A faire : réserve naturelle d'Isla Juan Venado / prix négocié à 45$ pour 3h (au lieu de 55$) + droit d'entrée = 100c$/pers - Attention aux moustiques !!!!!

Transfert de LAS PENITAS à ESTELI via LÉON : Bus jusqu'à Léon Taxi jusqu'à la gare de bus principale de Léon Bus pour Estelí - Prix 75c$/pers - Durée = 2h30

ESTELI Logement : hôtel El Meson / 21$ la chambre double avec ventilateur et eau chaude mais sans le petit déj - Petite cour intérieure A faire : réserve de Miraflor (pour s'y rendre, prendre le bus dont l'arrêt se situe à côté de la station service UNO - départ à 5h50 // Un fois sur place, nous nous sommes incrustés dans un groupe avec guide - Prix = 15$ pour 2 avec le déjeuner)

Transfert d'ESTELI à JINOTEGA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Norte Bus pour Estelí - Prix = 50c$/pers - Durée = 3h

JINOTEGA Logement : Maison d'hôtes Estancia de Don Francisco www.estanciadedonfrancisco.com 40$ (au lieu de 50$) la très grande chambre double avec petit déjeuner + Petit patio très agréable Coup de Cœur autant pour cette maison que pour son personnel !!! A faire : Je ne peux malheureusement rien vous indiquer car un vilain moustique m'a transmis le Chicunguya !!! Résultat = 6 jours de repos obligatoires...

Transfert de JINOTEGA à MATAGALPA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Sud Bus pour Matagalpa - Prix = 25c$/pers - Durée 1h20

MATAGALPA Logement : Mana Del Cielo Petite chambre d'une extrême propreté négociée à 24$ sans le petit déj Personnel + qu'adorable !! A faire : balades dans la ville, village de San Ramon (Via un minivan qui part de la gare de bus de Cotran Norte - point de départ de nombreuses balades), El Castillo del Cacao (situé à 3kms de la ville), village de La Reyna (nombreuses balades possibles)...

Transfert de MATAGALPA à la réserve SELVA NEGRA Taxi pour la gare routière Cotran Sud Bus en direction de Jinotaga et descente sur la route après environ 10 kms, l'entrée de la réserve est indiquée par un char d'assaut !!!!

Réserve privée de la SELVA NEGRA Logement : 85$ le bungalow pour 2 pers www.selvanegra.com Droit d'entrée dans la réserve = 100c$/pers A faire : des balades, des balades et encore des balades dans les plantations de café, dans la forêt, dans la ferme, le village des ouvriers agricoles...

Transfert de MATAGALPA à BOACO via MUY-MUY Bus pour Muy-Muy / Prix = 25c$/pers - Durée = 1h20 Bus pour Boaco - Prix = 30 c$/pers - Durée = 1h15

BOACO Logement : Hôtel Tijerinos Hôtel ouvert depuis - d'1 an !! Situé en plein centre, juste à côté de parque central Assez contemporain Grande chambre pour 35$ avec ventilateur (45$ avec clim) mais sans le petit déjeuner A faire : le marché, la ville haute & basse, le village de Santa Lucia (nombreuses balades possibles), Centro Turistico Termales Aguas Claras (prix = 40c$/pers - Un lieu très sympa pour faire une pause au bord des piscines naturelles !! - Possibilité d'y aller en taxi ou en bus)

Transfert de BOACOà l'archipel des SOLENTINAMES via SAN CARLOS Taxi privé jusqu'au port de San Carlos (+ simple qu'en bus, Chicunguya oblige :-() Prix négocié à 2800c$ - Durée = 3h pour 260kms Bateau pour l'Archipel des Solentinames - Prix = 10$/pers - Durée = 1h

ARCHIPEL DES SOLENTINAMES - ILE DE SAN FERNANDO Logement : Cabanas Paraiso 35$ (au lieu de 45$) la double avec ventilateur, eau froide, petit dej et vue sur le lac

A faire : balades sur l'île, prendre ses repas chez les locaux (demander directement aux familles si elles proposent le couvert), la maison des artisans (coopérative réunissant les œuvres d'environ 50 artistes locaux - peintures primitives typiques de l'île et sculptures sans du bois de balsa), regarder les tortues qui viennent chaque jour près du ponton, visite de l'île Mancarron, balade en bateau de 2h à travers l'archipel (Prix = 50$ pour 2 pers)

Transfert de l'ile de SAN FERNANDO à EL CASTILLO via SAN CARLOS Bateau jusqu'à San Carlos - Prix = 10$/pers Bateau lent jusqu' El Castillo - Prix = 90c$/pers - Durée = 3h

EL CASTILLO Logement : hôtel Luna Del Rio Charmant petit hôtel composé uniquement de 5 chambres et créé en 2014 45$ (au lieu de 60$) la petite chambre agréable et joliment décorée, avec terrasse privative ave vue sur le fleuve / Seul bémol : l'hôtel est tenu par une famille espagnole qui vit sur place et est un peu bruyante !! A faire : magnifiques balades dans et autour d'El Castillo, ne pas hésiter à s'éloigner un peu du centre à la découverte de la campagne environnante !!! Bateau sur la rivière Santa Cruz pour observer la nature et les animaux (prix = 50$ pour 2 pers et pour 3h), visite de l'usine de production et fabrication de cacao, la forteresse de El Castillo (prix = 45c$/pers)

Transfert de EL CASTILLO à MANAGUA via SAN CARLOS Bateau lent jusqu'à San Carlos Bus pour Managua - Prix = 150c$ - Durée = 7h - Kms = + de 300 (galère : le bus s'arrête tous les 100m pour faire monter et descendre des passagers !!)

MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er passage

Transfert de MANAGUA à LITTLE CORN ISLAND via BIG CORN ISLAND Avion jusqu'à Big Corn Island Taxi jusqu'au port Bateau jusqu'à Little Corn Island - Prix = 145c$/pers - Durée = 30 mins

LITTLE CORN ISLAND 1er logement : Light House Hotel, tenu par 2 frères breton !! Il est situé sur une grande butte à environ 15 mins du centre de l'île 2nd logement : Los Delfines www.losdelfineslittlecorn.com 60$ la triple avec climatisation, eau froide, sans petit déjeuner et terrasse privative

A faire : balade à la découverte de l'île, plage, farniente...

Transfert de LITTLE CORN ISLAND à MANAGUA

MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er + 2nd passages

Transfert de MANAGUA à MASAYA Bus (se rendre à la gare routière d'UCA) - Durée = 40mins

MASAYA Logement : La Casa Robleto 45$ (au lieu de 60$) la chambre double très spacieuse avec ventilateur et petit déjeuner allégé (prévu dans la négociation !!) Magnifique hôtel dans une maison coloniale centenaire composé de 4 chambres agencées autour d'un joli patio verdoyant.. Coup de Cœur !!!! A faire : la ville, le nouveau et l'ancien marché, le quartier Monimbo, les églises, et les Pueblos Blancos (San Juan de Oriente, Catarina et son mirador permettant d'admirer la lagune d'Apoyo, Masatepe...)

Transfert de MASAYA à MANAGUA en bus + 1 nuit à l'hotel Wayak

Vol MANAGUA - ATLANTA et ATLANTA - PARIS

En espérant que les infos vous aideront à préparer votre aventure dans ce beau pays !! Sophie
Vélo "Made in China" (Taïwan ) English translation pending
by Kiki8866 · 2015-11-28 · 12 replies
Bonjour,

Qui pourrait m'expliquer comment ca se fait que presque tous les cadres vélo sont fait en Chine ? Souder des tubes, ce n'est tout de meme pas sorcier ! ou bien ? .. à Taiwan ! ... oui oui je sais, mais Taiwan n'est qu'un canton chinois tout comme la France est le plus grand canton suisse -)

Je sais qu'en Suisse ya AARIOS et en France CYFAC .. et comment ca se fait que tous le petit matos est SHIMANO ? c'est de la pure mécanique, les allemands sont où ? Rohlof pourrait pas faire des trucs ? Dans le monde de la moto, ya au moins BMW, KTM, Ducati, Triumph .... .. partout du japonais, bizarre non ? non mais allo quoi je rêve ? Ils sont vraiment bon ces japonais ... ils copient et font mieux en moins cher, mais ils ont copié qui dans le monde du vélo ?

Aucune relation avec la choucroute, savez vous qu'ils ont meme copié l'écriture chinoise... puis ils l'ont simplifiée, ... et tant d'autres choses d'origine chinoise ... et après couteau dans le dos ... allez voir sur internet massacre de Nankin, esclaves sexuelles, expérimentations médicales, ...

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