Results for "coutume+ou+tradition+|+1+>+87"
10504 results found.
Formalités pour se marier avec un Algérien? English translation pending
bonsoir ,
voila depuis quelques mois je discute avec un algérien( ayant des sentiments virtuel tous les 2 ) , et au mois d'avril j'ai décidée d'aller le rencontrer en Algérie , au premier regard sa était le coup de foudre , et nous avons décider d'aller plus loin c'est à dire le mariage islamique. ( imam venu chez lui )
ma question est , comment se passe un mariage islamique ( juste pour voir si je me suis pas fait berner , car je ne connais rien de l'islam ).
et mon autre question est , comment se passe un " vrai " mariage avec une française habitant en France et un algérien vivant en Algérie ? et surtout que faut il comme papier , et combien sa met de temps pour que lui puisse venir en France ?
voila depuis quelques mois je discute avec un algérien( ayant des sentiments virtuel tous les 2 ) , et au mois d'avril j'ai décidée d'aller le rencontrer en Algérie , au premier regard sa était le coup de foudre , et nous avons décider d'aller plus loin c'est à dire le mariage islamique. ( imam venu chez lui )
ma question est , comment se passe un mariage islamique ( juste pour voir si je me suis pas fait berner , car je ne connais rien de l'islam ).
et mon autre question est , comment se passe un " vrai " mariage avec une française habitant en France et un algérien vivant en Algérie ? et surtout que faut il comme papier , et combien sa met de temps pour que lui puisse venir en France ?
Nouvelle-Calédonie durant le mois d'avril: les immanquables? English translation pending
Bonjour à toutes et tous 🙂
Concrétisation d'un vieux rêve, nous partons en Nouvelle-Calédonie pour pratiquement un mois en avril avec ma compagne. Comme c'est une destination où nous n'irons pas tous les huit jours ( sauf si on reste là-bas 😄 ), nous voudrions, dans la mesure du possible, ne pas rater l'immanquable ... ( bien sûr, en un mois, nous ne pourrons pas tout faire mais bon ... 😉 )
Donc la question est simple : quels sont pour vous les immanquables, incontournables lieu, gens, tribu, le truc " ketumeursitulapavu " ( 😏 ) en Nouvelle-Calédonie ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Concrétisation d'un vieux rêve, nous partons en Nouvelle-Calédonie pour pratiquement un mois en avril avec ma compagne. Comme c'est une destination où nous n'irons pas tous les huit jours ( sauf si on reste là-bas 😄 ), nous voudrions, dans la mesure du possible, ne pas rater l'immanquable ... ( bien sûr, en un mois, nous ne pourrons pas tout faire mais bon ... 😉 )
Donc la question est simple : quels sont pour vous les immanquables, incontournables lieu, gens, tribu, le truc " ketumeursitulapavu " ( 😏 ) en Nouvelle-Calédonie ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Croisière Perles des Antilles en février 2011 English translation pending
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage...
J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?)
J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
Carnet de voyage ANDALOUSIE Mai 2010 English translation pending
Départ de Paris le mardi 4 Mai 2010.
Après les 12 heures de vol qui nous séparent de notre île, La Réunion, nous arrivons à Paris le Dimanche 2 mai 2010 à 18h30. Il est temps pour nous de récupérer notre voiture que nous avons commander depuis la Réunion, une location en transit temporaire.
En effet nous avons été récupéré à l'aéroport par la navette de Peugeot, spécialement affrétée pour nous et déposé jusqu'à notre voiture pour les formalités administratives.
40mn après avoir atterri, nous prenons possession du véhicule: Une 3008 haut de gamme, flambant neuve. A peine 6 km au compteur. Équipement de série, gps, cuir, pack électrique, toit panoramique, radar av ar, bref que du luxe dont nous n'étions habitué ;)
A peine 6 km 900m :)

Il fait un temps gris à Paris et avec 10°c mon polaire n'est pas suffisant. Nous ne sommes pas habitué à des températures aussi fraiches sous le Tropique du Capricorne. Sauf dans les hauts de l'île en hiver austral. Ma femme et moi nous nous dirigeons chez ma sœur qui habite à Saint Maurice derrière le parc de Vincennes où nous y resterons jusqu'à mardi matin. Pendant notre séjour à Paris, nous avons surtout fait quelques achats de vêtement chaud en attendant un climat moins dépaysant: le sud de l'Espagne, notre principale destination. Petite visite de Paris en voiture et de la tour Eiffel que nous connaissons déjà. Ce n'est pas notre premier séjour à Paris.
Mardi 4 Mai 2010 5h00 AM.
Jour 1:
Après avoir bien calé tous nos bagages dans le coffre (coffre plus que grand pour 2 personnes), nous avons profité que la moitié de Paris soit encore endormie pour prendre la route pendant que la circulation était encore fluide.
Direction: San Sébastian, où après 7 heures d'autoroute, nous passerons la nuit dans un charmant petit hôtel "LEKU EDER ". La ville malgré qu'il y faisait très froid et qu'il y avait beaucoup de vent est d'un charme... Nous nous sommes mis à chercher un restaurant , mais après avoir marché environ 2H, nous nous sommes aperçu qu'il n'y avait aucun restaurant. En effet au pays Basque ils mange des pintxos (tapas pour les catalans). Et c'est dans les bars qu'on en trouve.
Comme on n'avait pas de guide, nous avons mis du temps à avoir l'info. Alors nous nous sommes dirigé vers un bar où après s'être fait fusillé du regard, et qu'une odeur de pisse froide nous ai ôté tout appétit, nous nous sommes résigné à rentrer à l'hôtel et à manger les quelques mis en bouche de nos réserves de voyage. La vue de l'hôtel, et particulièrement celle de notre chambre, nous à enlevé toute l'envie de nous plaindre.
"L'hôtel perché sur le flanc d'une colline au bord de la mer."
"La vue qui nous à réveillé le matin vers 7h00"
"Mercredi 5 Mai 2010 7h00 AM"
Jour 2:
Après un bon petit déjeuné occidental, avec un croissant et un bon jus d'orange frais comme c'est de coutume dans le pays , nous nous dirigerons vers Madrid notre dernière halte avant l'Andalousie.
La route du pays basque jusqu'à Madrid et très montagneuse, nous y croiserons de la neige avec des température à 3°c. Je commence à me demander pourquoi plus on descend au sud plus il fait froid :)
Arrivé à Madrid vers 14H00 et après avoir déposé la bagnole dans un parking sous terrain (préalablement trouvé sur google map) nous nous rendons à pied dans notre petite auberge de jeunesse situé en plein cœur de Madrid. Nous avions une chambre très propre, avec une salle de bain commune, pour 20€ la nuit en plein cœur de Madrid, c'était très satisfaisant.
"Palais royal de Madrid"

"La Plaza Mayor"
Madrid est une très belle ville, mais un peu trop stressante à mon gout avec des gens super pressés... Cela me rappelle que je déteste les grandes capitales et leur inertie qui donne mal au crâne ;)
Nous avons pu nous promener sur Gran Via, l'axe principale de la ville où il y a tous les principaux commerces et animations;

"Spécialité andalouse, crevette sauce à l'ail, huile d'olive et piment. très bon"

Après un bon Starbucks café, nous sommes rentré à l'hôtel.
Jeudi 6 Mai 2010, 5h00 AM.
Jour 3:
A peine réveillé nous quittons la capitale Espagnole. Il fait encore nuit et nous avons décidé de nous arrêter à la première aire d'autoroute pour prendre le petit déjeuner.
L'aube se pointe sous un ciel dégagé et nous restons un peu au chaud dans la voiture pour contempler le spectacle avant de reprendre la route.
Après quelques kilomètres, nous entrons dans le pays des oliviers en direction de Granada, en passant par la "Sierra Nevada" très enneigée pour un mois de Mai.
"Les montagnes enneigées de la Sierra Nevada"
Nous sommes arrivé à Granada vers 13H30 PM où nous avons pris possession de notre chambre d'hôtel.
L'hôtel est en fait un palace, d'où son nom; "l'Alhambra Palace" inauguré en 1910 par le roi Alphonse XIII. Il est historique pour la ville. De style mauresque et situé sur une colline, au pied du site historique de l'Alhambra, le plus ancien palais arabe du moyen age encore en parfait état et déclaré depuis 1984 patrimoine mondial de l'Unesco, il offre une vue magnifique sur la ville et la Sierra Nevada.
L'intérieur de l'Alhambra Palace est ponctué de splendides détails inspirés du palais voisin. Son hall immense est truffé de marbre, d'arcs, de fines sculptures en pierre et d'étoffes somptueuses : une véritable incursion dans l'impressionnant héritage maure de Grenade.
Cette décoration charmante se retrouve jusque dans les chambres, où on peu admirer les touches orientales comme les céramiques sophistiquées dans les salles de bains en marbre.
Je poste quelques photos de l'hôtel qui pour moi reste plus un musée qu'un hôtel.
"Notre chambre avec vue sur la Sierra."

"La salle de bain toute en mosaïque avec tout ce qu'il faut pour se détendre"
"Le couloir du 3ème étage de l'hôtel où se trouvait notre chambre avec une vue sur le palais de la Alhambra"
"Une vue sur le hall d'entrée"
Après des heures d'émerveillement devant tant de belles choses à regarder, nous avons décidé de faire un tour dans la ville. Nous remarquons que dans toute la ville, il neige du coton ou du pollen, je ne l'ai jamais su. C'était à la fois un étrange et magnifique spectacle. Nous avons visité un des plus beau jardin que j'ai pu visiter de ma vie. Le jardin s'appelle "Parqué Federico García Lorca" Il y a un nombre incalculable d'espèces florales, d'arbre et de senteur. Le parc est immense, nous avons pas pu y faire le tour entier. Il y a des machines comme dans les salles de sport pour pouvoir entretenir la forme dans un cadre plus que génial. Le temps était agréable et nous avons passé un super après midi !!!
"Le tapis blanc que nous voyons par terre n'est pas de la neige, mais le coton qui flotte dans le ciel de Granada."

Après avoir beaucoup marché, nous rentrons à notre hôtel pour prendre notre diner et profiter de la soirée pour nous reposer. Inutile de présicer que le diner était aussi délicieux que l'hôtel.
Vendredi 7 Mai 2010 8h00 AM.
Jour 4:
Cela fait du bien de dormir dans un lit où je rentre en long, en large et en travers (je mesure 1,87 m) Direction la salle du restaurant où nous attendait notre petit déjeuner grand luxe.
Après avoir rassemblé nos affaires et récupéré nos clés de voiture consciencieusement gardé par les voituriers de l'hôtel (nous étions des barons 😎), nous quittâmes l'hôtel direction:
Heureusement que nous nous étions renseigné avant, car ne rentre pas qui veut dans ce site. En effet étant classé à l'Unesco, pour conserver ce titre, il doit être soumis à des règles strictes. De ce fait seulement 2000 visiteurs par jour y sont autorisés. Les billets ne se prenant que sur place et le jour même. Il est possible de faire des réservations sur internet via la Caixa, ce que nous avons fait. Ceux qui ne réservent pas et se pointe le jour pour le jour doivent faire la queue des heures et prendre le risque de ne plus avoir de place. (petite info importante pour ceux qui veulent visiter ce site)
Nous avons été époustouflé par ce site, non seulement par sa beauté, mais par son impressionnante conservation. Il ne faut pas oublier que le palais à 2000 ans et je ne connais pas un endroit dans le monde qui a su garder une aussi parfaite jeunesse.
"Palais de Charles Quint."
"L'intérieur du palais de Charles Quint"


"Vue sur Granada depuis la Tour des Armes."

"Une vue sur la Sierra Nevada où l'on aperçoit sur la droite en orange, une partie de notre hôtel."
Il est déjà 16h00 et nous devons prendre la route pour rejoindre Ronda, un petit village blanc Andalou à 2h de route où nous avons prévu de passer la nuit.
18h00 nous rentrons dans Ronda et pour trouver l'hôtel cela n'a pas était facile car même avec le GPS le village est truffé de sens interdit que le GPS ne reconnait pas comme tel.
Après quelques sueurs, nous sommes enfin installés dans notre chambre où nous y restons juste le temps de nous rincer un peu, car le soleil se couche dans 1 heure et nous voulions absolument visiter le village et son célèbre pont perché à 200 mètres du sol.

"Le village se situe à flanc de falaise"
Samedi 8 mai 2010 7h00 AM
Jour 5:
Après un bon petit déjeuner, nous quittons ce charmant village pour "la route des Villages Blancs" très connue pour ses maisons en chaux perchées sur des collines. Cette route reste un des plus insolite paysage d'Espagne.




Nous sommes arrivés vers 15h à notre hôtel dans un petit village de la côte Atlantique du nom de Chipiona qui est en fait à 40 min en voiture de Cadiz, destination que nous avons pris dès que nous avons déposé nos valises.
"Chipiona: Il faisait un vent glacial mais il y avait quelques fada qui se baignaient, des Esquimaux sans doute :)"
Quand nous sommes arrivés près de Cadiz, nous nous sommes trompé 2 fois pour rentrer dans la ville, comme il y avait des travaux et qu'il y avait pleins de déviations, le GPS nous faisait tourner en bourrique. Nous avons donc décidé de nous débrouiller par nous même et nous avons pu atteindre le seul pont qui permet de rejoindre l'île de Cadiz. (comme quoi à dépendre de l'électronique...)
"Le pont d'accès."
Une petite balade sur le front de mer.

"Les meilleures gambas qu'on a mangé en Espagne"
Après cette belle petite marche dans Cadiz, retour dans notre petit hôtel à quelques 60 kms de là, où nous sommes tombés K.O jusqu'au lendemain.
Dimanche 9 Mai 2010 8H00 AM.
Jour 6:
Après avoir engloutie notre petit déj' maison, nous prenons la route pour Séville où nous y séjournerons 3 nuits dans 2 hôtels 4 étoiles.
Nous ne regrettons pas ses deux hôtels 4 étoiles car après avoir traversé toute la France et l'Espagne sans avoir eu le temps de souffler, nous commençons à ressentir la fatigue. Et pour continuer à apprécier ce voyage , il nous fallait absolument du repos. Ses trois jours à Séville nous on fait découvrir une ville à la fois vivante et reposante. Moi qui d'origine ne suis pas fan des grandes villes, je suis complètement tombé sous le charme de Séville.
Vers 10h, nous sommes arrivé à notre hôtel, "LE TRIANA" du même nom que le quartieroù il se situe, qui a longtemps été le quartier gitan de Séville et qui est considéré comme le berceau du flamenco.
"Vue depuis notre chambre sur le Guadalquivir"
Nous sommes allé nous promener sur les berges du Guadalquivir.
"Photo insolite d'un sévillan au téléphone, allongé sur le bord du fleuve entouré d'oies"
Nous avons trouvé une terrasse non loin de la "Torre De Oro" symbole de la ville où nous avons mangé des fruits de mer !!!
"Torre De Oro"
"Soupe aux fruits de mer (aussi bonne que belle à voir)"
"Fritures de fruits de mer"
Après ce copieux repas, nous décidons de faire le tour de la ville en bus touristique.

Il y a tant de choses à découvrir à Séville qu'il nous faudrait une semaine pour tout visiter. La ville a un passé prestigieux. Elle est remplie de vestiges et de monuments aux caractéristiques arabe devenus pour la plupart des bâtiments administratifs du gouvernement Espagnol. Séville est à elle seule un patrimoine artistique d’une immense richesse. Quelques photos des bâtiments construit à l'occasion de l'Exposition Universelle ibéro-américaine de 1929



Chaque bâtiment représente un pays d'Amérique du sud.
Une fois notre petite promenade guidée fini, nous sommes allé nous promener dans le quartier de Triana, qui est l'une des artères commerciales de Séville. Beaucoup de magasins et de bars animent le quartier.
"Le magasin qui a retenue notre attention"
Il est 15h de l'après midi et les rues sont désertes, tous les magasins sont fermés. C'est l'heure de la sieste pour les andalous et la sieste, c'est sacré dans ce pays!
La nuit tombée, nous avons dégusté quelques mets dans un restaurant gastronomique au bord du Guadalquivir. Notamment de la viande de taureau, et du jambon ibérico, la meilleure qualité de tout le pays. J'ai trouvé la viande de taureau très fine, certainement dûe à la préparation et la qualité du taureau.
Nous sommes rentré à l'hôtel vers 23H00 en passant par la promenade de Triana, une ruelle pavée qui longe le fleuve. Magnifique!
"La promenade de TRIANA"
Lundi 10 Mai 2010 8H00 AM
Jour 7:
Nous avons essayé de dormir tard pour récupérer au maximum, mais l'excitation et l'envie de découvrir le patrimoine culturel de Séville nous éjecte du lit et nous fait oublier la fatigue (qui a dit que les vacances c'est fait pour se reposer?)
Premier objectif: S'installer dans notre deuxième hôtel situé au sud de la ville, dans le quartier du parc Maria Lucia (sœur d'une reine d'Espagne qui lui offrit ce parc). Nous y séjournerons 2 nuits.
"Hôtel Andalus Palace"
L'hôtel nous ai revenu à 60€ la nuit avec le petit déjeuner compris. (prépayé sur Booking)
D'ailleurs la plupart de nos hôtels nous ont pas couté cher en passant par Booking.
La suite au prochain épisode....
Après les 12 heures de vol qui nous séparent de notre île, La Réunion, nous arrivons à Paris le Dimanche 2 mai 2010 à 18h30. Il est temps pour nous de récupérer notre voiture que nous avons commander depuis la Réunion, une location en transit temporaire.
En effet nous avons été récupéré à l'aéroport par la navette de Peugeot, spécialement affrétée pour nous et déposé jusqu'à notre voiture pour les formalités administratives.
40mn après avoir atterri, nous prenons possession du véhicule: Une 3008 haut de gamme, flambant neuve. A peine 6 km au compteur. Équipement de série, gps, cuir, pack électrique, toit panoramique, radar av ar, bref que du luxe dont nous n'étions habitué ;)
A peine 6 km 900m :)
Il fait un temps gris à Paris et avec 10°c mon polaire n'est pas suffisant. Nous ne sommes pas habitué à des températures aussi fraiches sous le Tropique du Capricorne. Sauf dans les hauts de l'île en hiver austral. Ma femme et moi nous nous dirigeons chez ma sœur qui habite à Saint Maurice derrière le parc de Vincennes où nous y resterons jusqu'à mardi matin. Pendant notre séjour à Paris, nous avons surtout fait quelques achats de vêtement chaud en attendant un climat moins dépaysant: le sud de l'Espagne, notre principale destination. Petite visite de Paris en voiture et de la tour Eiffel que nous connaissons déjà. Ce n'est pas notre premier séjour à Paris.
Mardi 4 Mai 2010 5h00 AM.
Jour 1:
Après avoir bien calé tous nos bagages dans le coffre (coffre plus que grand pour 2 personnes), nous avons profité que la moitié de Paris soit encore endormie pour prendre la route pendant que la circulation était encore fluide.
Direction: San Sébastian, où après 7 heures d'autoroute, nous passerons la nuit dans un charmant petit hôtel "LEKU EDER ". La ville malgré qu'il y faisait très froid et qu'il y avait beaucoup de vent est d'un charme... Nous nous sommes mis à chercher un restaurant , mais après avoir marché environ 2H, nous nous sommes aperçu qu'il n'y avait aucun restaurant. En effet au pays Basque ils mange des pintxos (tapas pour les catalans). Et c'est dans les bars qu'on en trouve.
Comme on n'avait pas de guide, nous avons mis du temps à avoir l'info. Alors nous nous sommes dirigé vers un bar où après s'être fait fusillé du regard, et qu'une odeur de pisse froide nous ai ôté tout appétit, nous nous sommes résigné à rentrer à l'hôtel et à manger les quelques mis en bouche de nos réserves de voyage. La vue de l'hôtel, et particulièrement celle de notre chambre, nous à enlevé toute l'envie de nous plaindre.
"L'hôtel perché sur le flanc d'une colline au bord de la mer."

"La vue qui nous à réveillé le matin vers 7h00"

"Mercredi 5 Mai 2010 7h00 AM"
Jour 2:
Après un bon petit déjeuné occidental, avec un croissant et un bon jus d'orange frais comme c'est de coutume dans le pays , nous nous dirigerons vers Madrid notre dernière halte avant l'Andalousie.

La route du pays basque jusqu'à Madrid et très montagneuse, nous y croiserons de la neige avec des température à 3°c. Je commence à me demander pourquoi plus on descend au sud plus il fait froid :)

Arrivé à Madrid vers 14H00 et après avoir déposé la bagnole dans un parking sous terrain (préalablement trouvé sur google map) nous nous rendons à pied dans notre petite auberge de jeunesse situé en plein cœur de Madrid. Nous avions une chambre très propre, avec une salle de bain commune, pour 20€ la nuit en plein cœur de Madrid, c'était très satisfaisant.
"Palais royal de Madrid"


"La Plaza Mayor"

Madrid est une très belle ville, mais un peu trop stressante à mon gout avec des gens super pressés... Cela me rappelle que je déteste les grandes capitales et leur inertie qui donne mal au crâne ;)
Nous avons pu nous promener sur Gran Via, l'axe principale de la ville où il y a tous les principaux commerces et animations;

"Spécialité andalouse, crevette sauce à l'ail, huile d'olive et piment. très bon"

Après un bon Starbucks café, nous sommes rentré à l'hôtel.
Jeudi 6 Mai 2010, 5h00 AM.
Jour 3:
A peine réveillé nous quittons la capitale Espagnole. Il fait encore nuit et nous avons décidé de nous arrêter à la première aire d'autoroute pour prendre le petit déjeuner.
L'aube se pointe sous un ciel dégagé et nous restons un peu au chaud dans la voiture pour contempler le spectacle avant de reprendre la route.

Après quelques kilomètres, nous entrons dans le pays des oliviers en direction de Granada, en passant par la "Sierra Nevada" très enneigée pour un mois de Mai.

"Les montagnes enneigées de la Sierra Nevada"

Nous sommes arrivé à Granada vers 13H30 PM où nous avons pris possession de notre chambre d'hôtel.
L'hôtel est en fait un palace, d'où son nom; "l'Alhambra Palace" inauguré en 1910 par le roi Alphonse XIII. Il est historique pour la ville. De style mauresque et situé sur une colline, au pied du site historique de l'Alhambra, le plus ancien palais arabe du moyen age encore en parfait état et déclaré depuis 1984 patrimoine mondial de l'Unesco, il offre une vue magnifique sur la ville et la Sierra Nevada.
L'intérieur de l'Alhambra Palace est ponctué de splendides détails inspirés du palais voisin. Son hall immense est truffé de marbre, d'arcs, de fines sculptures en pierre et d'étoffes somptueuses : une véritable incursion dans l'impressionnant héritage maure de Grenade.
Cette décoration charmante se retrouve jusque dans les chambres, où on peu admirer les touches orientales comme les céramiques sophistiquées dans les salles de bains en marbre.
Je poste quelques photos de l'hôtel qui pour moi reste plus un musée qu'un hôtel.
"Notre chambre avec vue sur la Sierra."


"La salle de bain toute en mosaïque avec tout ce qu'il faut pour se détendre"

"Le couloir du 3ème étage de l'hôtel où se trouvait notre chambre avec une vue sur le palais de la Alhambra"

"Une vue sur le hall d'entrée"

Après des heures d'émerveillement devant tant de belles choses à regarder, nous avons décidé de faire un tour dans la ville. Nous remarquons que dans toute la ville, il neige du coton ou du pollen, je ne l'ai jamais su. C'était à la fois un étrange et magnifique spectacle. Nous avons visité un des plus beau jardin que j'ai pu visiter de ma vie. Le jardin s'appelle "Parqué Federico García Lorca" Il y a un nombre incalculable d'espèces florales, d'arbre et de senteur. Le parc est immense, nous avons pas pu y faire le tour entier. Il y a des machines comme dans les salles de sport pour pouvoir entretenir la forme dans un cadre plus que génial. Le temps était agréable et nous avons passé un super après midi !!!
"Le tapis blanc que nous voyons par terre n'est pas de la neige, mais le coton qui flotte dans le ciel de Granada."


Après avoir beaucoup marché, nous rentrons à notre hôtel pour prendre notre diner et profiter de la soirée pour nous reposer. Inutile de présicer que le diner était aussi délicieux que l'hôtel.
Vendredi 7 Mai 2010 8h00 AM.
Jour 4:
Cela fait du bien de dormir dans un lit où je rentre en long, en large et en travers (je mesure 1,87 m) Direction la salle du restaurant où nous attendait notre petit déjeuner grand luxe.

Après avoir rassemblé nos affaires et récupéré nos clés de voiture consciencieusement gardé par les voituriers de l'hôtel (nous étions des barons 😎), nous quittâmes l'hôtel direction:

Heureusement que nous nous étions renseigné avant, car ne rentre pas qui veut dans ce site. En effet étant classé à l'Unesco, pour conserver ce titre, il doit être soumis à des règles strictes. De ce fait seulement 2000 visiteurs par jour y sont autorisés. Les billets ne se prenant que sur place et le jour même. Il est possible de faire des réservations sur internet via la Caixa, ce que nous avons fait. Ceux qui ne réservent pas et se pointe le jour pour le jour doivent faire la queue des heures et prendre le risque de ne plus avoir de place. (petite info importante pour ceux qui veulent visiter ce site)
Nous avons été époustouflé par ce site, non seulement par sa beauté, mais par son impressionnante conservation. Il ne faut pas oublier que le palais à 2000 ans et je ne connais pas un endroit dans le monde qui a su garder une aussi parfaite jeunesse.
"Palais de Charles Quint."

"L'intérieur du palais de Charles Quint"



"Vue sur Granada depuis la Tour des Armes."


"Une vue sur la Sierra Nevada où l'on aperçoit sur la droite en orange, une partie de notre hôtel."

Il est déjà 16h00 et nous devons prendre la route pour rejoindre Ronda, un petit village blanc Andalou à 2h de route où nous avons prévu de passer la nuit.
18h00 nous rentrons dans Ronda et pour trouver l'hôtel cela n'a pas était facile car même avec le GPS le village est truffé de sens interdit que le GPS ne reconnait pas comme tel.
Après quelques sueurs, nous sommes enfin installés dans notre chambre où nous y restons juste le temps de nous rincer un peu, car le soleil se couche dans 1 heure et nous voulions absolument visiter le village et son célèbre pont perché à 200 mètres du sol.

"Le village se situe à flanc de falaise"

Samedi 8 mai 2010 7h00 AM
Jour 5:
Après un bon petit déjeuner, nous quittons ce charmant village pour "la route des Villages Blancs" très connue pour ses maisons en chaux perchées sur des collines. Cette route reste un des plus insolite paysage d'Espagne.




Nous sommes arrivés vers 15h à notre hôtel dans un petit village de la côte Atlantique du nom de Chipiona qui est en fait à 40 min en voiture de Cadiz, destination que nous avons pris dès que nous avons déposé nos valises.
"Chipiona: Il faisait un vent glacial mais il y avait quelques fada qui se baignaient, des Esquimaux sans doute :)"

Quand nous sommes arrivés près de Cadiz, nous nous sommes trompé 2 fois pour rentrer dans la ville, comme il y avait des travaux et qu'il y avait pleins de déviations, le GPS nous faisait tourner en bourrique. Nous avons donc décidé de nous débrouiller par nous même et nous avons pu atteindre le seul pont qui permet de rejoindre l'île de Cadiz. (comme quoi à dépendre de l'électronique...)
"Le pont d'accès."

Une petite balade sur le front de mer.


"Les meilleures gambas qu'on a mangé en Espagne"

Après cette belle petite marche dans Cadiz, retour dans notre petit hôtel à quelques 60 kms de là, où nous sommes tombés K.O jusqu'au lendemain.
Dimanche 9 Mai 2010 8H00 AM.
Jour 6:
Après avoir engloutie notre petit déj' maison, nous prenons la route pour Séville où nous y séjournerons 3 nuits dans 2 hôtels 4 étoiles.
Nous ne regrettons pas ses deux hôtels 4 étoiles car après avoir traversé toute la France et l'Espagne sans avoir eu le temps de souffler, nous commençons à ressentir la fatigue. Et pour continuer à apprécier ce voyage , il nous fallait absolument du repos. Ses trois jours à Séville nous on fait découvrir une ville à la fois vivante et reposante. Moi qui d'origine ne suis pas fan des grandes villes, je suis complètement tombé sous le charme de Séville.
Vers 10h, nous sommes arrivé à notre hôtel, "LE TRIANA" du même nom que le quartieroù il se situe, qui a longtemps été le quartier gitan de Séville et qui est considéré comme le berceau du flamenco.
"Vue depuis notre chambre sur le Guadalquivir"

Nous sommes allé nous promener sur les berges du Guadalquivir.
"Photo insolite d'un sévillan au téléphone, allongé sur le bord du fleuve entouré d'oies"

Nous avons trouvé une terrasse non loin de la "Torre De Oro" symbole de la ville où nous avons mangé des fruits de mer !!!
"Torre De Oro"

"Soupe aux fruits de mer (aussi bonne que belle à voir)"

"Fritures de fruits de mer"

Après ce copieux repas, nous décidons de faire le tour de la ville en bus touristique.

Il y a tant de choses à découvrir à Séville qu'il nous faudrait une semaine pour tout visiter. La ville a un passé prestigieux. Elle est remplie de vestiges et de monuments aux caractéristiques arabe devenus pour la plupart des bâtiments administratifs du gouvernement Espagnol. Séville est à elle seule un patrimoine artistique d’une immense richesse. Quelques photos des bâtiments construit à l'occasion de l'Exposition Universelle ibéro-américaine de 1929



Chaque bâtiment représente un pays d'Amérique du sud.
Une fois notre petite promenade guidée fini, nous sommes allé nous promener dans le quartier de Triana, qui est l'une des artères commerciales de Séville. Beaucoup de magasins et de bars animent le quartier.
"Le magasin qui a retenue notre attention"

Il est 15h de l'après midi et les rues sont désertes, tous les magasins sont fermés. C'est l'heure de la sieste pour les andalous et la sieste, c'est sacré dans ce pays!
La nuit tombée, nous avons dégusté quelques mets dans un restaurant gastronomique au bord du Guadalquivir. Notamment de la viande de taureau, et du jambon ibérico, la meilleure qualité de tout le pays. J'ai trouvé la viande de taureau très fine, certainement dûe à la préparation et la qualité du taureau.
Nous sommes rentré à l'hôtel vers 23H00 en passant par la promenade de Triana, une ruelle pavée qui longe le fleuve. Magnifique!
"La promenade de TRIANA"

Lundi 10 Mai 2010 8H00 AM
Jour 7:
Nous avons essayé de dormir tard pour récupérer au maximum, mais l'excitation et l'envie de découvrir le patrimoine culturel de Séville nous éjecte du lit et nous fait oublier la fatigue (qui a dit que les vacances c'est fait pour se reposer?)
Premier objectif: S'installer dans notre deuxième hôtel situé au sud de la ville, dans le quartier du parc Maria Lucia (sœur d'une reine d'Espagne qui lui offrit ce parc). Nous y séjournerons 2 nuits.
"Hôtel Andalus Palace"

L'hôtel nous ai revenu à 60€ la nuit avec le petit déjeuner compris. (prépayé sur Booking)
D'ailleurs la plupart de nos hôtels nous ont pas couté cher en passant par Booking.
La suite au prochain épisode....
Installation en tant qu'étrangère à Douala? (Cameroun) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis psychologue et vais sans doute déménager à Douala. Savez vous s'il est possible de s'y installer comme indépendante en tant qu'étrangère? Ou de créer une association sur place? Sinon, je rechercherais un emploi dans une association locale qui serait intéressée d'engager une psychologue. En connaissez-vous? Savez vous où je pourrais me renseigner?
Serait-ce plus facile de trouver une fois sur place?
Un tout grand merci d'avance, sophie
Je suis psychologue et vais sans doute déménager à Douala. Savez vous s'il est possible de s'y installer comme indépendante en tant qu'étrangère? Ou de créer une association sur place? Sinon, je rechercherais un emploi dans une association locale qui serait intéressée d'engager une psychologue. En connaissez-vous? Savez vous où je pourrais me renseigner?
Serait-ce plus facile de trouver une fois sur place?
Un tout grand merci d'avance, sophie
Embaucher des "sherpas" pour treks sur place au Népal? English translation pending
J'envisage de faire un trekking de 3 semaines au Népal et je suis fort étonné de voir les prix élevés affichés sur Internet ( 2 990 € ) ? Est - ce que ce la vient de la rémunération des sherpas ( porteurs locaux )ou des guides sur place ? Je pensais justement que les salaires népalais étaient ridicules alors qu'est ce qui fait autant gonfler la note ?
Il m'avait semblé pourtant , d'après ce que j'avais pu entendre , que les sherpas n'étaient pas bien payés , et que le pays était relativement pauvre , ce qui permettait aux touristes d'avoir des prix cassés sur ce genre de destinations
Est - ce que ca sera moins cher si j'achete un vol sec et que j'embauche directement les sherpas sur place ? ( est ce possible tout d'abord ? )
Comment faire pour les payer le moins cher possible ? est ce que je ne vais pas me faire arnaquer parce que je suis un "européen qui a de l'argent " ? Quelq'un l'a deja fait ? ( acheter un vol sec et embaucher les sherpas sur place)
Il m'avait semblé pourtant , d'après ce que j'avais pu entendre , que les sherpas n'étaient pas bien payés , et que le pays était relativement pauvre , ce qui permettait aux touristes d'avoir des prix cassés sur ce genre de destinations
Est - ce que ca sera moins cher si j'achete un vol sec et que j'embauche directement les sherpas sur place ? ( est ce possible tout d'abord ? )
Comment faire pour les payer le moins cher possible ? est ce que je ne vais pas me faire arnaquer parce que je suis un "européen qui a de l'argent " ? Quelq'un l'a deja fait ? ( acheter un vol sec et embaucher les sherpas sur place)
Pourboires des porteurs et guides au Népal? English translation pending
Bjr,
Sur un trek de deux semaines , Annapurna , quel est l'usage pour les pourboires pour les porteurs et guides ?
Partant dans le cadre d'un trek organisé par une agence , quelle est la fourchette basse et haute pour ces pourboires ?
Sachant que je ne veux pas tirer par le bas mais rester dans un ordre correct du cout de la vie locale et des habitudes.
qui a eu cette expérience ?
Merci
alain
Classes Affaires et Première English translation pending
Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Retour d'expérience de Marrakech English translation pending
A-t-on le droit de dire ici que l'on nest pas tombé sous le charme de Marrakech? Je souhaite l'écrire car le concert de louanges que j'ai pu lire ici ou là ne me semble pas correspondre à la réalité de tous les touristes. En tout cas pas à la mienne.
Je suis partie une semaine là-bas en novembre avec une amie et j'ai été très déçue pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, sur un plan culturel, Marrakech ne "vaut pas" une semaine de voyage. Il n'existe aucun musée digne de son nom. Seuls méritent la visite une très belle medersa (école coranique), un vieux palais en ruine et un autre plus récent. Voilà, sinon il y a le jardin Majorelle (mignon mais on fait le tour en une heure maxi) et la place Jemmaa El Fna (l'animation est amusante un soir mais ça s'arrête là). Bref, y rester deux jours suffit amplement. Il y a aussi les souks mais ils ne sont pas différents de n'importe quelle ville arabe (LE Caire, Damas, Tripoli et autres). Quant on en a vu un, on a tout vu. Celui de Marrakech est particulièrement agaçant car le touriste y est COMPLETEMENT pris pour un gogo. Les prix pratiqués sont inintéressants pour un européen. Mieux vaut passer son chemin.
Certes, on y mange pour pas trop cher (Cela dit les restaus marocains en France sont à peine plus chers et on n'y mange pas moins bien, sauf peut-être les trois étoiles de la ville moderne de Marrakech mais je n'ai pas pu tester) mais en dehors du couscous et du tajine, il ne faut pas espérer manger autre chose. Désolée mais à tous les repas, c'est trop pour moi.
Les riads et les hôtels, on peut en trouver certains intéressants et typiques à prix modique, à condition de ne pas se faire arnaquer ou agresser (ça m'est arrivé par un hôtelier français, je précise). Avec la crise économique beaucoup d'hôteliers ont du mal à remplir leurs hôtels...Il faut le savoir. La concurrence est donc rude.
Enfin, l'ambiance de la ville est particulièrement stressante. beaucoup de bruit (mobylettes pétaradantes et dangereuses en permanence dans la médina), de pollution et parfois d'agression verbale de la part des gens dans la ville car les touristes sont (pas toujours, mais régulièrement) perçus et raités comme des dollars sur pattes. Ne parlons pas des femmes...Je reconnais en revanche que Marrakech est une destination ensoleillée et assez peu chère, pour qui rechercherait simplement du soleil et une piscine d'hôtel, pas loin de la France. Les salons de massage sont également attractifs (prix et ambiance intéressants). Mais si vous cherchez une authenticité véritable, mieux vaut tester d'autres destinations au Maroc, j'imagine (Je ne connais pas Tanger ou Fès...). J'ai passé une journée à Essaouira, que j'ai trouvé charmante pour une excursion, par exemple.
Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé cette ville dont la réputation me semble surfaite et beaucoup trop touristique. Des tombereaux de tours operators et de touristes se déversent chaque jour sur Marrakech.
Il y a depuis vingt ou trente ans une "mode" Marrakech que je ne m'explique pas, tant d'autres villes du Moyen et du proche-Orient me semblent plus intéressantes. Istanbul, Alger, Damas, Istanbul, Le Caire sont incompraablement plus riches culturellement et historiquement. Je repasserai sans problème une semaine à Istanbul ou au Caire, par exemple, alors que j'y suis déjà allée!
Itinéraire sur quinze jours au Vietnam fin décembre-début janvier: vos conseils? English translation pending
🙂 Bonjour la communauté 🙂
Ma femme et moi nous nous sommes offert un séjour chez Nouvelles Frontières de 15 jours au Vietnam.
Nous allons parcourir ce pays du Nord au Sud, voici le descriptif de notre séjour :
1er Jour : départ de Paris.
2e Jour : Hanoï. Arrivée à Hanoï, véritable musée d’architecture coloniale aux abords du Fleuve Rouge. Accueil à l’aéroport, puis visite de l’extérieur du mausolée de Hô Chi Minh dont l’architecture s’inspire d’une maison commune traditionnelle. L’ancienne résidence sur pilotis de l’Oncle Ho, et la Pagode au pilier unique. Tour en cyclo-pousse dans le quartier des 36 guildes, l’un des plus vieux et des plus animés de Hanoï et balade au marché. Dîner musical.
3e Jour : Hanoï-Baie d’Halong (180 km-3h30). Croisière en jonque traditionnelle à travers la Baie d’Halong, paysage de 3000 îles émergeant au cœur du golfe du Tonkin et qui s’étendent sur plus de 1500 km2. Déjeuner de fruits de mer sur les eaux de la «8e merveille du monde» entourées d’immenses formations calcaires. Escale pour découvrir les grottes naturelles et apercevoir les villages de pêcheurs.
4e Jour : Halong-Haiphong-Hoa Lu (250 km- 5h30). Haiphong, le plus grand port du Nord Vietnam, est devenue la troisième ville du Vietnam. La pagode Du Hang édifiée au 10e siècle et la maison communale de Hang Kenh, réputée pour ses sculptures sur bois. Visite de la pagode Pho Minh et sa tour de 21 m en forme de lotus à Nam Dinh et de la cathédrale Phat Diem, haut centre du catholicisme du nord Vietnam, unique par sa taille et son architecture sino-vietnamienne qui évoque à la fois une pagode et un palais impérial. Initiation culinaire et dîner dégustation.
5e Jour : Hoa Lu-Hanoï (150 km-3h). Promenade en vélo vers la grotte de Bich Dong. Balade en barque au milieu des rizières, de grottes naturelles et de pitons calcaires. Les temples des dynasties des rois Dinh et Le. Dîner de spécialité : le chaca de poisson, une vraie tradition au Nord Vietnam. A proximité du Lac Hoan Kiem, spectacle au théâtre de marionnettes sur l’eau, animation unique au monde de figurines sculptées.
6e Jour : Hanoï-Hué (13h train de nuit). Le musée d’Ethnologie qui rassemble une impressionnante collection d’oeuvres d’art et d’objets de la vie courante représentant les 54 ethnies du Vietnam. Le temple de Jade, au milieu du lac Hoan Kiem, la pagode Tran Quoc, la plus ancienne de Hanoi, le temple de la Littérature, consacré au culte de Confucius et la Pagode taoïste de Quan Thanh. Balade le long du lac de l’Epée Restituée. Artisanat : les sculpteurs sur bois à Dong Ky. Train de nuit couchettes.
7e Jour : Hué. Arrivée à la gare de Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam et capitale culturelle classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1993. La cité impériale de Hué, construite par la dynastie des Nguyen. Artisanat : les chapeaux coniques et les bâtons d’encens. Exposition des œuvres de l’artiste de génie Diem Phung Thi. Croisière sur la rivière des Parfums jusqu’à la pagode de la Dame Céleste. Le tombeau de l’Empereur Tu Duc. Tour en cyclo-pousse au marché. Spécialité régionale : le dîner royal costumé et ses danses traditionnelles.
8e Jour : Hué-Hoi An (150 km-4h). Passage du col des Nuages et visite du musée à Danang, abritant la plus belle collection de sculptures Cham au monde. Hoi An, ville portuaire classée au patrimoine mondial de l’Unesco : véritable ville-musée, un mélange d’architectures chinoise, japonaise et vietnamienne. Les anciennes maisons en bois, le pont japonais, la maison communale Phuoc Kien. Artisanat : les lanternes et les filatures de soie. Balade en bateau sur la rivière Thu Bon pour observer le travail des pêcheurs. Initiation à la cuisine vietnamienne et dîner dégustation.
9e Jour : Hoi An-Pleiku (1h10 de vol). Envol pour Pleiku, la région des Hauts plateaux et ses nombreux villages d’ethnies minoritaires. Rencontre avec les ethnies majoritaires de la région dans les villages des Jarai connus pour leurs instruments de musique. Puis le lac ovale de Bien Hô entouré de pins verts. Balade au grand marché de Pleiku où l’on trouve du thé et du café provenant des plantations environnantes.
10e Jour : Pleiku-Ban Me Thuot (220 km-5h). Route pour Banmethuot. Rencontre au village de minorités ethniques proches du Lac Lak au cœur d’une région volcanique. Balade à dos d’éléphant prés du lac pour découvrir le village authentique Mnong de Mlieng : les maisons sur pilotis avec leur toit en roseau et les murs en bambou. Traversée en pirogue dans une végétation luxuriante. Dîner spectacle de musique traditionnelle Cong-Chieng.
11e Jour : Ban Me Thuot-Dalat (200 km- 5h). Arrêt dans une plantation de thé avant de rejoindre Dalat, la station climatique la plus réputée du Vietnam, au milieu des montagnes, la ville bénéficie d’une véritable atmosphère européenne, lacs artificiels, jardins fleuris et cascades dans un climat très doux. La ville de Dalat servait de refuge aux colons français contre la chaleur tropicale de Saïgon. Le marché des fleurs et une promenade autour du lac artificiel de Xuan Huong, construit à l’initiative des colons français. Le jardin botanique et la résidence de l’empereur Bao Dai. Balade en train à crémaillère jusqu’au village Trai Mat et la pagode Linh Phuoc.
12e Jour : Dalat-Hô Chi Minh (320 km-8h). Visite de la pagode du lac Tuyen Lam, du village Coho du Coq dont les habitants sont spécialisés dans le tissage de la soie. Des paysages de plantations d’hévéas et de caféiers jusqu’à la ville typique de Bao Loc en route vers Saigon, ancienne capitale de la Cochinchine, aujourd’hui la nouvelle capitale économique rebaptisée Hô Chi Minh Ville en l’honneur de l’oncle Hô, héros national et libérateur du Vietnam.
13e Jour : Hô Chi Minh-Mytho-Hô Chi Minh (220 km-5h). Croisière sur la rivière Tiên à la découverte des petits îlots environnants. Artisanat : la fabrication de bonbons à la noix de coco. Le village de Quoi Son avec sa dégustation de thé au miel et de fruits. Embarquement à bord de petit sampan sur les arroyos typiques des bras du fleuve Mékong. Déjeuner de spécialité: le poisson Oreille d’Eléphant. Au retour à Hô Chi Minh, visite du musée de la guerre et la poste centrale, un chef-d’oeuvre de l’architecture coloniale signé Gustave Eiffel. La cathédrale Notre Dame de style néo-roman, l’hôtel de ville, les anciens quartiers coloniaux et l’extérieur du palais de la Réunification. Dîner croisière sur la rivière Saigon ou dîner spectacle.
14e Jour : Hô Chi Minh-Paris (10 km-30 mn). Le quartier chinois de Cholon et le marché Binh Tay, le plus animé de la ville. Le temple Thien Hau et ses figurines en céramique qui ornent la cour intérieure, la pagode de l’Empereur de Jade, la plus impressionnante de la ville avec ses vapeurs d’encens et sa pléthore de divinités et de héros légendaires au milieu des panneaux dorés de caractères chinois. Artisanat : la fabrication de la laque. Transfert à l’aéroport pour le vol de retour.
Nous vous sollicitons afin de nous aider à préparer au mieux ce séjour :
Quels vêtements nous conseillez-vous ?
Avez-vous une astuce pour supporter 15h d'avion ?
ai-je besoin d'un adaptateur pour les prises électriques (recharger mon appareil numérique) ?
Quels sont les objets à amener ?
Les pourboires > fonctionnement et pratiques ?
Cadeaux > y-a-t-il des petits objets à offrir ? (stylo ou autre facile à emporter) ou vaut-il mieux donner des pourboires ?
Coutume local à respecter (en dehors de ne pas toucher la tête des enfants) ?
est-ce une bonne idée d'emmener des appareils high tech (portable type iphone, mp3 ipod, notebook) ?
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci par avance de vos réponses !
Ma femme et moi nous nous sommes offert un séjour chez Nouvelles Frontières de 15 jours au Vietnam.
Nous allons parcourir ce pays du Nord au Sud, voici le descriptif de notre séjour :
1er Jour : départ de Paris.
2e Jour : Hanoï. Arrivée à Hanoï, véritable musée d’architecture coloniale aux abords du Fleuve Rouge. Accueil à l’aéroport, puis visite de l’extérieur du mausolée de Hô Chi Minh dont l’architecture s’inspire d’une maison commune traditionnelle. L’ancienne résidence sur pilotis de l’Oncle Ho, et la Pagode au pilier unique. Tour en cyclo-pousse dans le quartier des 36 guildes, l’un des plus vieux et des plus animés de Hanoï et balade au marché. Dîner musical.
3e Jour : Hanoï-Baie d’Halong (180 km-3h30). Croisière en jonque traditionnelle à travers la Baie d’Halong, paysage de 3000 îles émergeant au cœur du golfe du Tonkin et qui s’étendent sur plus de 1500 km2. Déjeuner de fruits de mer sur les eaux de la «8e merveille du monde» entourées d’immenses formations calcaires. Escale pour découvrir les grottes naturelles et apercevoir les villages de pêcheurs.
4e Jour : Halong-Haiphong-Hoa Lu (250 km- 5h30). Haiphong, le plus grand port du Nord Vietnam, est devenue la troisième ville du Vietnam. La pagode Du Hang édifiée au 10e siècle et la maison communale de Hang Kenh, réputée pour ses sculptures sur bois. Visite de la pagode Pho Minh et sa tour de 21 m en forme de lotus à Nam Dinh et de la cathédrale Phat Diem, haut centre du catholicisme du nord Vietnam, unique par sa taille et son architecture sino-vietnamienne qui évoque à la fois une pagode et un palais impérial. Initiation culinaire et dîner dégustation.
5e Jour : Hoa Lu-Hanoï (150 km-3h). Promenade en vélo vers la grotte de Bich Dong. Balade en barque au milieu des rizières, de grottes naturelles et de pitons calcaires. Les temples des dynasties des rois Dinh et Le. Dîner de spécialité : le chaca de poisson, une vraie tradition au Nord Vietnam. A proximité du Lac Hoan Kiem, spectacle au théâtre de marionnettes sur l’eau, animation unique au monde de figurines sculptées.
6e Jour : Hanoï-Hué (13h train de nuit). Le musée d’Ethnologie qui rassemble une impressionnante collection d’oeuvres d’art et d’objets de la vie courante représentant les 54 ethnies du Vietnam. Le temple de Jade, au milieu du lac Hoan Kiem, la pagode Tran Quoc, la plus ancienne de Hanoi, le temple de la Littérature, consacré au culte de Confucius et la Pagode taoïste de Quan Thanh. Balade le long du lac de l’Epée Restituée. Artisanat : les sculpteurs sur bois à Dong Ky. Train de nuit couchettes.
7e Jour : Hué. Arrivée à la gare de Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam et capitale culturelle classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1993. La cité impériale de Hué, construite par la dynastie des Nguyen. Artisanat : les chapeaux coniques et les bâtons d’encens. Exposition des œuvres de l’artiste de génie Diem Phung Thi. Croisière sur la rivière des Parfums jusqu’à la pagode de la Dame Céleste. Le tombeau de l’Empereur Tu Duc. Tour en cyclo-pousse au marché. Spécialité régionale : le dîner royal costumé et ses danses traditionnelles.
8e Jour : Hué-Hoi An (150 km-4h). Passage du col des Nuages et visite du musée à Danang, abritant la plus belle collection de sculptures Cham au monde. Hoi An, ville portuaire classée au patrimoine mondial de l’Unesco : véritable ville-musée, un mélange d’architectures chinoise, japonaise et vietnamienne. Les anciennes maisons en bois, le pont japonais, la maison communale Phuoc Kien. Artisanat : les lanternes et les filatures de soie. Balade en bateau sur la rivière Thu Bon pour observer le travail des pêcheurs. Initiation à la cuisine vietnamienne et dîner dégustation.
9e Jour : Hoi An-Pleiku (1h10 de vol). Envol pour Pleiku, la région des Hauts plateaux et ses nombreux villages d’ethnies minoritaires. Rencontre avec les ethnies majoritaires de la région dans les villages des Jarai connus pour leurs instruments de musique. Puis le lac ovale de Bien Hô entouré de pins verts. Balade au grand marché de Pleiku où l’on trouve du thé et du café provenant des plantations environnantes.
10e Jour : Pleiku-Ban Me Thuot (220 km-5h). Route pour Banmethuot. Rencontre au village de minorités ethniques proches du Lac Lak au cœur d’une région volcanique. Balade à dos d’éléphant prés du lac pour découvrir le village authentique Mnong de Mlieng : les maisons sur pilotis avec leur toit en roseau et les murs en bambou. Traversée en pirogue dans une végétation luxuriante. Dîner spectacle de musique traditionnelle Cong-Chieng.
11e Jour : Ban Me Thuot-Dalat (200 km- 5h). Arrêt dans une plantation de thé avant de rejoindre Dalat, la station climatique la plus réputée du Vietnam, au milieu des montagnes, la ville bénéficie d’une véritable atmosphère européenne, lacs artificiels, jardins fleuris et cascades dans un climat très doux. La ville de Dalat servait de refuge aux colons français contre la chaleur tropicale de Saïgon. Le marché des fleurs et une promenade autour du lac artificiel de Xuan Huong, construit à l’initiative des colons français. Le jardin botanique et la résidence de l’empereur Bao Dai. Balade en train à crémaillère jusqu’au village Trai Mat et la pagode Linh Phuoc.
12e Jour : Dalat-Hô Chi Minh (320 km-8h). Visite de la pagode du lac Tuyen Lam, du village Coho du Coq dont les habitants sont spécialisés dans le tissage de la soie. Des paysages de plantations d’hévéas et de caféiers jusqu’à la ville typique de Bao Loc en route vers Saigon, ancienne capitale de la Cochinchine, aujourd’hui la nouvelle capitale économique rebaptisée Hô Chi Minh Ville en l’honneur de l’oncle Hô, héros national et libérateur du Vietnam.
13e Jour : Hô Chi Minh-Mytho-Hô Chi Minh (220 km-5h). Croisière sur la rivière Tiên à la découverte des petits îlots environnants. Artisanat : la fabrication de bonbons à la noix de coco. Le village de Quoi Son avec sa dégustation de thé au miel et de fruits. Embarquement à bord de petit sampan sur les arroyos typiques des bras du fleuve Mékong. Déjeuner de spécialité: le poisson Oreille d’Eléphant. Au retour à Hô Chi Minh, visite du musée de la guerre et la poste centrale, un chef-d’oeuvre de l’architecture coloniale signé Gustave Eiffel. La cathédrale Notre Dame de style néo-roman, l’hôtel de ville, les anciens quartiers coloniaux et l’extérieur du palais de la Réunification. Dîner croisière sur la rivière Saigon ou dîner spectacle.
14e Jour : Hô Chi Minh-Paris (10 km-30 mn). Le quartier chinois de Cholon et le marché Binh Tay, le plus animé de la ville. Le temple Thien Hau et ses figurines en céramique qui ornent la cour intérieure, la pagode de l’Empereur de Jade, la plus impressionnante de la ville avec ses vapeurs d’encens et sa pléthore de divinités et de héros légendaires au milieu des panneaux dorés de caractères chinois. Artisanat : la fabrication de la laque. Transfert à l’aéroport pour le vol de retour.
Nous vous sollicitons afin de nous aider à préparer au mieux ce séjour :
Quels vêtements nous conseillez-vous ?
Avez-vous une astuce pour supporter 15h d'avion ?
ai-je besoin d'un adaptateur pour les prises électriques (recharger mon appareil numérique) ?
Quels sont les objets à amener ?
Les pourboires > fonctionnement et pratiques ?
Cadeaux > y-a-t-il des petits objets à offrir ? (stylo ou autre facile à emporter) ou vaut-il mieux donner des pourboires ?
Coutume local à respecter (en dehors de ne pas toucher la tête des enfants) ?
est-ce une bonne idée d'emmener des appareils high tech (portable type iphone, mp3 ipod, notebook) ?
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci par avance de vos réponses !
Acheter des souvenirs indiens à Monument Valley? English translation pending
Salut à tous !
je vais à Monument Valley dans quelques jours. Je voudrais acheter des souvenirs navajos. Mais, il parait qu'à Monument Valley, c'est hors de prix. Pour ceux qui sont passés par là, où avez-vous acheté vos souvenirs ??
Mon frère me demande de lui ramener, si c'est possible, un poncho indien.
Merci pour vos réponses.
Certains pourboires pour Pékin? English translation pending
Mon agence de voyage me demande d'apporter de l'argent pour les pourboires
.... des cyclo-pousse....
.... véhicule à ciel ouvert....
.... baggagiste...
Selon votre expérience, combien est-il recommandé de donner à chacun de ces gens ? (soit en CNY..... et en $USA.....)
Est-ce que donner des $ USA est acceptable pour eux ? ( si je ne peux me procurer des CNY, du moins à l'arrivée)
Je présume que c'est le baggagiste aux hôtels où nous logerons, car nous visiterons plusieurs villes !!!!
Je n'ai pas trouvé... y a-t-il des bureaux de change à l'aéroport; nous arriverons à Beijing (Pékin).
Merci pour vos conseils
.... des cyclo-pousse....
.... véhicule à ciel ouvert....
.... baggagiste...
Selon votre expérience, combien est-il recommandé de donner à chacun de ces gens ? (soit en CNY..... et en $USA.....)
Est-ce que donner des $ USA est acceptable pour eux ? ( si je ne peux me procurer des CNY, du moins à l'arrivée)
Je présume que c'est le baggagiste aux hôtels où nous logerons, car nous visiterons plusieurs villes !!!!
Je n'ai pas trouvé... y a-t-il des bureaux de change à l'aéroport; nous arriverons à Beijing (Pékin).
Merci pour vos conseils
Une véritable tentative en Nouvelle-Calédonie! English translation pending
Bonjour a tous ;
je m'apelle cedric j'ai 37 ans , marié, deux enfants (5et 8 ans )
Je suis artisan dans les milieux de l'eau (puissatier, pompage, arrosage, bassin...)
Mon affaire marche bien ...mais j'arrive a une periode de ma vie ou je recherche de l'authenticité....et toute cette vie folle et cette course au fric m'indispose de plus en plus....
Bref j'ai decidé de venir voir chez vous comment cela se passait ....
Pas pour repartir a travailler comme un fou a noumea ...non ...mais plutot d'essayer de couper ....d'apprendre des caldoches...leur mode de vie leur culture....etc...
Alors es-ce possible de se faire un minimum integré en faisant de gros effort ?
Je pars debut novembre pour minimum un mois .....seul sans mes enfants ni ma femme ....(sans ma famille ce seras le plus dur !!!!)
Je ne suis jamais sorti de france, je n'ai jamais pris l'avion...
Je pars contre l'avis de ma famille , mes amis qui me traite de fou....
J'ai peur aussi de l'eventuel solitude ...si quelq'un pars sur la meme periode pourquoi pas un rapprochement ....
Si quelqu'un veut m'acceuillir en toute simplicité pour une courte periode afin d'echanger...je suis preneur (je suis courageux, je partage les frais, bref pas profiteur reglo quoi...)
Alors vous qui etes la bas ....suis-je fou ....ou l'aventure vaut le coup d'etre tenté ????
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Voyage de routard au Rajasthan English translation pending
bonjour
j'aimerais avoir quelques info sur un voyage routard au Rajasthan info sur les divers possibilité de cette région
nous serons certainement deux mon frère et mois et nous aurons - de 600€ de budget total voyage + environ 800 euro budget total aviation ( donc environ 700€ chacun ... )
pour faire un petit tour fin septembre début octobre ( fin de la moussons ) 10-15j 2 destinations totalement différente nous on taper dans l'œil la thailand ou l'inde, et il sera dure de prendre une décision d'ici une semaine ...
nous aurions aimer quelques info sur la location véhicule + chauffeur
sinon ba nous contions visiter des vile comme New Delie, Jaipur, Udaipur etc et quelques monument comme Karni Mata, le Taj Mahal, le Palace Umaid Bhawan
, le Fort Kumbhalgarh etc et faire une balade dans le désert en dromadaire
j'ai un faible pour les temple animalier, est bien que loin de tout, Karni Mata ma toujours vraiment taper dans l'œil, si vous avez d'autre lieu de ce type, je suis preneur
je ne suis jamais aller en inde, en Asie non plus d'ailler je suis preneur de toute info y compris les désagréable, comme par exemple : - le risque lier au barbu du Pakistan ( terroriste etc ) - les voles, kidnapping, etc - les matraquage xénophobes - les problèmes de raquette policier - les problèmes de maladie, tourista, morsure de serpent, rage, scorpion etc - les problèmes administratifs - les problèmes lier au choque des cultures ...
ce qu'il faut connaitre absolument les coutume a respecté les budget imprévu à prévoir
sinon que me conseillez vous comme bon guide peut on planter une tente en toute impunité ?
je sait que c'est questions peuvent paraitre connes, mai pour des non initier, ceci peut être pertinent, et les livre sont loin d'être interactif comme un forum
autre info, malheureusement nous n'auront pas le budget pour aller jusqu'à a GOA ... quelle est la plage potable la plus proche de cette région ( Radja.) ?
cordialement
j'aimerais avoir quelques info sur un voyage routard au Rajasthan info sur les divers possibilité de cette région
nous serons certainement deux mon frère et mois et nous aurons - de 600€ de budget total voyage + environ 800 euro budget total aviation ( donc environ 700€ chacun ... )
pour faire un petit tour fin septembre début octobre ( fin de la moussons ) 10-15j 2 destinations totalement différente nous on taper dans l'œil la thailand ou l'inde, et il sera dure de prendre une décision d'ici une semaine ...
nous aurions aimer quelques info sur la location véhicule + chauffeur
sinon ba nous contions visiter des vile comme New Delie, Jaipur, Udaipur etc et quelques monument comme Karni Mata, le Taj Mahal, le Palace Umaid Bhawan
, le Fort Kumbhalgarh etc et faire une balade dans le désert en dromadaire
j'ai un faible pour les temple animalier, est bien que loin de tout, Karni Mata ma toujours vraiment taper dans l'œil, si vous avez d'autre lieu de ce type, je suis preneur
je ne suis jamais aller en inde, en Asie non plus d'ailler je suis preneur de toute info y compris les désagréable, comme par exemple : - le risque lier au barbu du Pakistan ( terroriste etc ) - les voles, kidnapping, etc - les matraquage xénophobes - les problèmes de raquette policier - les problèmes de maladie, tourista, morsure de serpent, rage, scorpion etc - les problèmes administratifs - les problèmes lier au choque des cultures ...
ce qu'il faut connaitre absolument les coutume a respecté les budget imprévu à prévoir
sinon que me conseillez vous comme bon guide peut on planter une tente en toute impunité ?
je sait que c'est questions peuvent paraitre connes, mai pour des non initier, ceci peut être pertinent, et les livre sont loin d'être interactif comme un forum
autre info, malheureusement nous n'auront pas le budget pour aller jusqu'à a GOA ... quelle est la plage potable la plus proche de cette région ( Radja.) ?
cordialement
Mariage à Hanoi - que faire et ne pas faire? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
Retour de Madagascar, de l'Ouest au Grand Sud English translation pending
Bonjour,
je voulais vous faire partager notre séjour d'aout 2008 à Mada. Certes ce n'est pas tout frais et les récents évennements politiques en découragent peut être certains (danger ou pas, je ne me prononcerai pas...).
En tout cas, pour notre deuxième voyage à Mada, différents du premier car beaucoup moins de temps mais un peu plus d'argent, la beauté de la nature et la gentillesse des gens est toujours au rendez vous.
Bonne lecture et bons voyages
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
Délai d'obtention d'un visa long séjour pour conjoint (indonésien) de français? English translation pending
Bonsoir à tous. Le mariage avec mon amie indonésienne est prévu le 16 Août 😛, à Banyumas, dans le centre de Java. Avant de la faire venir en France, il y a quelques démarches n'est-ce pas ( traduction de l'acte entre autres ). Elle va devois se procurer un visa long séjour, avez- vous une idée du délai ? Y a-t-il toujours 3 mois d'attente avant qu'elle puisse
venir ?
Je sais également qu'elle doit passer un test de français, peut-elle le faire ici ou obligatoirement en Inodnésie ? Elle a dèja suivi des cours là-bas ( - intensifs 7 semaines ).
Egalement si quelqu'un s'y connait, elle va suivre des cours de mariage avant la cérémonie ( "courses wedding ), ça existe en France ça ? Ou se contente-t-on d'un entretien avec
le curé ?
Merci d'avance pour toute info. Salut amical à Boumbastic 🙂, espère que les jours s'écoulent gracieusement avec ta belle 😉
Merci d'avance pour toute info. Salut amical à Boumbastic 🙂, espère que les jours s'écoulent gracieusement avec ta belle 😉
Négociation par le biais d'enfant en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je vis avec une Thai, j'ai un bebe de 2.5 ans Je desire rentrer en France pour des raison de stablite car je suis encontat local Ma compagne ne s'occupe pas de l'enfant et me fais du chantage d'argent par lui. elle l'emmene en province vivant dans des condition sanitaires hors normes (une cabane douche au bol et pas d'au courrante, la viande au soleil
Il a suivit dja 3 hospitalisation grave sous comas pour intoxication je dors sur 2 oreilles, l'ecole qui me met en alerte, des coups de telephone en pleine reunion, des visites en provinces apres le travail et 5 heures de negociation pour recuperer mon fils. Par a lois l'enfant porte mon nom mais je n'ai aucun droit sur lui, temps qu'elle est sous mon toit e suis en garde pseudo partage mais a sa velontee
> Je suis epuise et aubout du roulot, effrayer de perdre mon emplois en Thailand, mon enfant et en danger
J'en suis arrive ades negociation pour que l'enfant vienne en France avec des revirement de situation changement de son cote pour acceptation. J'ai fais une proposition qu'elle vienne avec moi, billet allez retour pour le bien de l'enfant
today, nous somme a lareflexion du mariage, sa proposition un Maraige Thai ? Qu'elle sont les condition du mariage Thai en cas de divorce ? > est ce que je recupee la garde de l'enfant automatiquement, pension etc... delais de divorces. Si vous avez vecu cette situation vos conseils Si vous etes une feme Thai, comment la convaincre elle est sa famille Si vous etes marrier ou avez vecu avec une avec une Thai avez vous le Mariage THAI Le marriage Thai ou existe t'il des mariage avec conditions
Au pire qu'elle sont les douanes faciles entre la Thailande ?
Merci pour votre reonse rapide
Je vis avec une Thai, j'ai un bebe de 2.5 ans Je desire rentrer en France pour des raison de stablite car je suis encontat local Ma compagne ne s'occupe pas de l'enfant et me fais du chantage d'argent par lui. elle l'emmene en province vivant dans des condition sanitaires hors normes (une cabane douche au bol et pas d'au courrante, la viande au soleil
Il a suivit dja 3 hospitalisation grave sous comas pour intoxication je dors sur 2 oreilles, l'ecole qui me met en alerte, des coups de telephone en pleine reunion, des visites en provinces apres le travail et 5 heures de negociation pour recuperer mon fils. Par a lois l'enfant porte mon nom mais je n'ai aucun droit sur lui, temps qu'elle est sous mon toit e suis en garde pseudo partage mais a sa velontee
> Je suis epuise et aubout du roulot, effrayer de perdre mon emplois en Thailand, mon enfant et en danger
J'en suis arrive ades negociation pour que l'enfant vienne en France avec des revirement de situation changement de son cote pour acceptation. J'ai fais une proposition qu'elle vienne avec moi, billet allez retour pour le bien de l'enfant
today, nous somme a lareflexion du mariage, sa proposition un Maraige Thai ? Qu'elle sont les condition du mariage Thai en cas de divorce ? > est ce que je recupee la garde de l'enfant automatiquement, pension etc... delais de divorces. Si vous avez vecu cette situation vos conseils Si vous etes une feme Thai, comment la convaincre elle est sa famille Si vous etes marrier ou avez vecu avec une avec une Thai avez vous le Mariage THAI Le marriage Thai ou existe t'il des mariage avec conditions
Au pire qu'elle sont les douanes faciles entre la Thailande ?
Merci pour votre reonse rapide
Restaurants remarquables dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Rigolez pas ! 😎😎😎
Je sais bien que la gastronomie n'est pas le point fort des US cependant il doit tout de même y avoir des restos moins pire que d'autre ! Alors ne me citez pas les chaines ou on mange correct pour pas cher, je suis à la recherche de ceux dont vous souvenez pour que telle ou telle raison précise ...
Je sais bien que la gastronomie n'est pas le point fort des US cependant il doit tout de même y avoir des restos moins pire que d'autre ! Alors ne me citez pas les chaines ou on mange correct pour pas cher, je suis à la recherche de ceux dont vous souvenez pour que telle ou telle raison précise ...
Frontières intérieures de l'espace Schengen? English translation pending
Bonjour,
En lien avec la planification prochaine de mon voyage en Europe, j'aurai aimé avoir quelques spécifications en ce qui concerne l'Espace Schengen (dont je ne connais pas grand chose). Je compte possiblement voyager entre la France, la Suisse, l'Allemagne et la Belgique.
1. Est-ce-que des frontières ou postes douaniers existent entre ces frontières ?
2. Quesqu'un voyageur non-européen comme moi doit savoir de ces transfères d'un pays à un autre ?
Merci d'avance
En lien avec la planification prochaine de mon voyage en Europe, j'aurai aimé avoir quelques spécifications en ce qui concerne l'Espace Schengen (dont je ne connais pas grand chose). Je compte possiblement voyager entre la France, la Suisse, l'Allemagne et la Belgique.
1. Est-ce-que des frontières ou postes douaniers existent entre ces frontières ?
2. Quesqu'un voyageur non-européen comme moi doit savoir de ces transfères d'un pays à un autre ?
Merci d'avance
Lien entre art et sacré en Inde: quelle région? English translation pending
Voilà, je compte partir en Inde dans environ un an, pour faire des recherches sur le lien entre l'art et le sacré en Inde. J'ai déjà fouiné un peu, il me semble que toutes les régions de l'Inde sont plus ou moins riches artistiquement, mais j'aimerais savoir si, étant allé en Inde ou vivant là-bas, vous pourriez m'éclairer sur la région de l'Inde ou mon sujet trouvera le plus de pistes.
Merci d'avance, Océane.
Merci d'avance, Océane.
Code vestimentaire pour deux filles au Maroc? English translation pending
Bonjour !!!
Nous sommes 2 filles qui allons voyager au Maroc pour 15 jours à la fin-oct début nov !!! En regardans des photos sur différents forums, nous avons eu une ambiguïté par rapport au code vestimentaire. Croyant qu'il s'agit d'un pays musulman conservateur, il nous apparaissait que les épaules et le dessus des genoux devaient être couvert. Qu'en est-il exactement ????
Merci
Kate et Nancy
Nous sommes 2 filles qui allons voyager au Maroc pour 15 jours à la fin-oct début nov !!! En regardans des photos sur différents forums, nous avons eu une ambiguïté par rapport au code vestimentaire. Croyant qu'il s'agit d'un pays musulman conservateur, il nous apparaissait que les épaules et le dessus des genoux devaient être couvert. Qu'en est-il exactement ????
Merci
Kate et Nancy
Prague: bienvenue à arnakland English translation pending
Je viens de passer qqs jours à Prague, et j'ai été magnifiquement déçue !!
c'est une totale arnaque aux touristes ! le bar qui te sert une bière de 0, 5L au lieu des 0, 3L demandés (et tu ne t'enr ends pas tout de suite compte bien sûr) et qui refuse que tu ne payes que les 0, 3L le salon de thé qui te sert le thé le plus cher (la version dans la petite théière spéciale rigolotte) alors que tu as montré sur la carte "thé" les restaurants qui rajoutent sur la note des frais de "couverts" et frais de service (bien sûr ce n'est indiqué nulle part que cela n'est pas inclus dans les tarifs), ce qui gonfle pas mal la note les prix non affichés chez les vendeurs et même certains restos le "goulash" mmmmmiam, sauf que le prix affiché, c'est seulement la viande, ils te demandent "avec quoi comme accompagnement ? " toi, bah du riz --> c'est compté en plus le train du retour qui est affiché sur le panneau, ok, tu es là 1h avant, tu attends que le quai s'affiche ; tu attends, tu attends ; tu te dis "tiens, ce n'est pas comme à Paris où le quai est affiché au moins 20 minutes avant". Tu te dis "ah, mon train va voir du retard" (d'autres trains affichés ont du retard). Et puis l'heure H arrive, et l'affichage se réactualise, et ton train disparaît !!! Là tu vas voir au guichet, et le gars te dit, énervé, que le train ne part pas de cette gare mais d'une autre, à cause des travaux. Mais eux ça ne les gêne pas que ce ne soit pas indiqué, et que ton train lui il soit annoncé. (Reste bloqué qqs heures de plus, retire encore de l'argent au guichet car tu t'es arrangé pour tout dépenser ce qui te restait, et que t'as plus rien pour bouffer). et le classique coup du pickpocket.
😠
J'y étais déjà allée il y a 4-5 ans, et vraiment là l'ambiance a changé !! Je n'y retournerai JAMAIS. Méfiez vous de TOUT là-bas : vous êtes un touriste donc un pigeon.
c'est une totale arnaque aux touristes ! le bar qui te sert une bière de 0, 5L au lieu des 0, 3L demandés (et tu ne t'enr ends pas tout de suite compte bien sûr) et qui refuse que tu ne payes que les 0, 3L le salon de thé qui te sert le thé le plus cher (la version dans la petite théière spéciale rigolotte) alors que tu as montré sur la carte "thé" les restaurants qui rajoutent sur la note des frais de "couverts" et frais de service (bien sûr ce n'est indiqué nulle part que cela n'est pas inclus dans les tarifs), ce qui gonfle pas mal la note les prix non affichés chez les vendeurs et même certains restos le "goulash" mmmmmiam, sauf que le prix affiché, c'est seulement la viande, ils te demandent "avec quoi comme accompagnement ? " toi, bah du riz --> c'est compté en plus le train du retour qui est affiché sur le panneau, ok, tu es là 1h avant, tu attends que le quai s'affiche ; tu attends, tu attends ; tu te dis "tiens, ce n'est pas comme à Paris où le quai est affiché au moins 20 minutes avant". Tu te dis "ah, mon train va voir du retard" (d'autres trains affichés ont du retard). Et puis l'heure H arrive, et l'affichage se réactualise, et ton train disparaît !!! Là tu vas voir au guichet, et le gars te dit, énervé, que le train ne part pas de cette gare mais d'une autre, à cause des travaux. Mais eux ça ne les gêne pas que ce ne soit pas indiqué, et que ton train lui il soit annoncé. (Reste bloqué qqs heures de plus, retire encore de l'argent au guichet car tu t'es arrangé pour tout dépenser ce qui te restait, et que t'as plus rien pour bouffer). et le classique coup du pickpocket.
😠
J'y étais déjà allée il y a 4-5 ans, et vraiment là l'ambiance a changé !! Je n'y retournerai JAMAIS. Méfiez vous de TOUT là-bas : vous êtes un touriste donc un pigeon.
Paiement d'arrhes pour des réservations de chambres à Madagascar English translation pending
Bonjour, je dois payer des arrhes pour des réservations de chambres à Madagascar, mais je ne sais pas si je dois payer en ariarys ou en euros, quelqu'un peut-il me répondre?
Michèle.
Expériences de voyages à bord des lignes de la Royal Air Maroc English translation pending
Dans le même contexte et principe d'autre discussions qui portent sur les recit de voyages à bord de differentes compagnies, voici une nouvelle discussion pour partager les experiences de voyage à bord des lignes de la RAM (AT).
Même les recits de voyages sur d'autres compagnies sont les bienvenus afin de comparer les differentes prestations sur chacune d'entre elles.
Enjoy🙂
Même les recits de voyages sur d'autres compagnies sont les bienvenus afin de comparer les differentes prestations sur chacune d'entre elles.
Enjoy🙂
Premier voyage en Inde: budget, itinéraire, formalités... English translation pending
Bonjour à tous pour mon premier message içi.🙂
Je me présente, Hervé, 20 ans, j'ai toujours voulu voyagé et cet été j'ai travaillé 2 mois à Mac Do pour pouvoir enfin faire mon premier voyage, avec un ami, cependant je n'ai jamais voyagé en "indépendant" aussi je me pose pas mal de questions, ce pourquoi je demande humblement votre aide.
J'aimerais commender par l'Inde, qui m'a toujours fascinée, et qui a l'avantage d'avoir un peuple parlant trés bien l'anglais. Aimant beaucoup la marcher et voulant vraiment découvrir le pays par nous même, nous avons décidé de faire un itinéraire à pied et en train dans le Sud du pays. Pkutôt que de tout prévoir à l'avance, nous aimerions avoir un plan assez lache, qui nous laisse une grande liberté, sans reservation pour la nuit(nous pensions dormir chez l'habitant), histoire d'avoir un peu d'imprévu. Ceci amène donc mes questions:
Sans compter le billet d'avion, à votre avis, combien faut-il compter pour un voyage d'un mois en Inde pour 2(je pense partir de Bombay et faire une boucle), et en quelle monnaie(Dollard?), en considérant que je n'emmène que le stric minimum et que je ne compte pas faire d'excentricités(restos chers, boites de nuit dans les grandes villes...)?
Auriez vous, plus ou moins, une idée d'un 'itinéraire intéréssant au Sud de l'Inde (de la pointe Sud à Bombay environ), sachant que nous comptons marcher et prendre les train selon les situations, et ce pour aller de Bombay à la pointe puis revenir. Nous aimerions bien entendu voir le plus de diversité possible, des jungles, des monuments...Quels seraient "les choses à ne pas rater" si on peut dire.
Auriez vous une idée du prix des billets de train?
Quels sont en gros les formalités, les vaccins, et surtout le matériel qu'il faut pour aller en Inde? Produits contre les moustiques? Médicaments? Habits(ce sera l'été)?
Est-il possible de dormir chez l'habitant, et quelle est alors la coutume(don d'argent, achat d'un cadeau...)?, peut-on facilement camper dans le pays(et surtout sans risque) et y-a-t'il des sortes d'hotels pas chers(nous ne sommes pas difficiles)?Pour la nourriture que me conseillez vous(aucun de nous 2 ne se connaît d'alérgies)?
Quels seraient les choses indispensables à savoir sur l'Inde et ses coutumes pour ne pas "gafer" (dans le genre des vaches sacrés) et pour y passer un mois, quels seraient les dangers potentiels(insectes, serpents, vols...)?
Voilà, je sais que je pose beaucoup de questions(et ce n'est sûrement pas fini) dont les réponses peuvent vous sembler évidentes, mais pour moi, qui ne connais personne ayant voyagé en Asie, ce n'est pas du tout le cas, merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me transmettre leur précieuse aide et m'aider dans mon projet.
Je me présente, Hervé, 20 ans, j'ai toujours voulu voyagé et cet été j'ai travaillé 2 mois à Mac Do pour pouvoir enfin faire mon premier voyage, avec un ami, cependant je n'ai jamais voyagé en "indépendant" aussi je me pose pas mal de questions, ce pourquoi je demande humblement votre aide.
J'aimerais commender par l'Inde, qui m'a toujours fascinée, et qui a l'avantage d'avoir un peuple parlant trés bien l'anglais. Aimant beaucoup la marcher et voulant vraiment découvrir le pays par nous même, nous avons décidé de faire un itinéraire à pied et en train dans le Sud du pays. Pkutôt que de tout prévoir à l'avance, nous aimerions avoir un plan assez lache, qui nous laisse une grande liberté, sans reservation pour la nuit(nous pensions dormir chez l'habitant), histoire d'avoir un peu d'imprévu. Ceci amène donc mes questions:
Sans compter le billet d'avion, à votre avis, combien faut-il compter pour un voyage d'un mois en Inde pour 2(je pense partir de Bombay et faire une boucle), et en quelle monnaie(Dollard?), en considérant que je n'emmène que le stric minimum et que je ne compte pas faire d'excentricités(restos chers, boites de nuit dans les grandes villes...)?
Auriez vous, plus ou moins, une idée d'un 'itinéraire intéréssant au Sud de l'Inde (de la pointe Sud à Bombay environ), sachant que nous comptons marcher et prendre les train selon les situations, et ce pour aller de Bombay à la pointe puis revenir. Nous aimerions bien entendu voir le plus de diversité possible, des jungles, des monuments...Quels seraient "les choses à ne pas rater" si on peut dire.
Auriez vous une idée du prix des billets de train?
Quels sont en gros les formalités, les vaccins, et surtout le matériel qu'il faut pour aller en Inde? Produits contre les moustiques? Médicaments? Habits(ce sera l'été)?
Est-il possible de dormir chez l'habitant, et quelle est alors la coutume(don d'argent, achat d'un cadeau...)?, peut-on facilement camper dans le pays(et surtout sans risque) et y-a-t'il des sortes d'hotels pas chers(nous ne sommes pas difficiles)?Pour la nourriture que me conseillez vous(aucun de nous 2 ne se connaît d'alérgies)?
Quels seraient les choses indispensables à savoir sur l'Inde et ses coutumes pour ne pas "gafer" (dans le genre des vaches sacrés) et pour y passer un mois, quels seraient les dangers potentiels(insectes, serpents, vols...)?
Voilà, je sais que je pose beaucoup de questions(et ce n'est sûrement pas fini) dont les réponses peuvent vous sembler évidentes, mais pour moi, qui ne connais personne ayant voyagé en Asie, ce n'est pas du tout le cas, merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me transmettre leur précieuse aide et m'aider dans mon projet.
Djibouti? English translation pending
j'ai prévu de partir à djibouti voir des amis l'année prochaine. je voudrais savoir si quelqu'un a des infos sur ce pays. je vous remercie.
Sécurité à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Je tchat depuis quelque temps avec une thailandaise, je vais aller la rencontrer très bientôt, cependant elle me dit de ne pas rester à Bangkok trop longtemps en étant seul car je risque de me faire agresser ou pire encore. Soit disant que les "thai men" veulent voler les "farang" pour leur piquer l'argent et qu'il y a "many problems with farang".
Moi qui croyait que la Thailande était un pays avec une sécurité normale... donc je vous demande à vous, vous en pensez quoi ? Bangkok à éviter en étant seul ou aucun risque "enorme" ?
Attention, moi je pensais que la Thailande était un pays très sécurisé, donc je ne juge personne, je demande juste vos avis concernant les phrases de cette amie thailandaise.
Merci.
Je tchat depuis quelque temps avec une thailandaise, je vais aller la rencontrer très bientôt, cependant elle me dit de ne pas rester à Bangkok trop longtemps en étant seul car je risque de me faire agresser ou pire encore. Soit disant que les "thai men" veulent voler les "farang" pour leur piquer l'argent et qu'il y a "many problems with farang".
Moi qui croyait que la Thailande était un pays avec une sécurité normale... donc je vous demande à vous, vous en pensez quoi ? Bangkok à éviter en étant seul ou aucun risque "enorme" ?
Attention, moi je pensais que la Thailande était un pays très sécurisé, donc je ne juge personne, je demande juste vos avis concernant les phrases de cette amie thailandaise.
Merci.