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Retour d’une croisière dans les Caraïbes de l'Ouest sur le Riviera d’Oceania English translation pending
by Cathielescot · 2019-03-01 · 104 replies
Bonjour à tous,

Retour d'une croisière de dix jours, effectuée fin Janvier au départ de Miami. Les escales ont été les suivantes : Key West, Roatan (Honduras) Santo Tomas (Guatemala) Harvest Caye (Belize) Costa Maya, Cozumel (Mexique), Havane (Cuba), Miami et nous avions deux jours en mer.

Nous connaissions déjà le bateau pour l’avoir pris pour une croisière Venise-Rome en 2017 et depuis nous rêvions de le reprendre. Vols aller-retour pris sur Air-France cinq mois auparavant. Ces vols devaient être directs, mais trois mois avant le départ le vol de retour devint à escale, à Atlanta.

Il y a vingt ans nous avions fait une croisière vers les Iles Grenadines qui ne nous avait pas trop enchantés. Un séjour à la Guadeloupe et un autre aux Bahamas m’avaient convaincu de refermer la page des caraïbes. Toutefois, l’an dernier, après un hiver froid et un printemps très pluvieux, mon mari a insisté pour réserver cette croisière.

Alors disons-le tout de suite nous sommes revenus enchantés.

Pour les fidèles du forum, les escales ne seront pas originales, surtout que nous n’avons rien fait de particulier et en ce qui concerne le bateau il y a eu déjà des retours.

D'abord celui de Catherine (4yne) qui a été d’abord ravie par sa croisière quasiment identique à la nôtre, puis très déçue par une croisière ratée en Afrique du sud avec cette même compagnie. Je n’oublie pas le retour, enthousiaste et hilarant de Sylvie (vsylvie) et enfin mon précédent compte-rendu, dont je mets le lien ci-après pour les lecteurs intéressés par le bateau et la compagnie :

Nous sommes partis très tôt le matin, sous une averse de grêle. Comme nous n’avons pas voulu nous surcharger avec des manteaux, nous avons eu bien froid dans le RER direction Roissy en traversant une région parisienne glacée et encore enneigée.



Le vol a pris du retard car il a fallu dégivrer l’appareil puis en avant pour passer une dizaine d’heures, engoncée dans son siège.

Arrivés à Miami, on s’arme de patience pour faire la queue, qui en fait avancera assez vite. On nous dirige vers des machines qui nous prend en photo et sur lesquelles nous scannons nos passeports, nos empreintes. Nous pensons que c’est terminé, mais non, nous devons refaire la même chose devant un douanier.

Le taxi pris à l’aéroport pour l’hôtel est une épave assez incroyable. C’est étonnant qu’il ait le droit de rouler…

Nous avions également réservé 3 nuits dans un Hôtel Art-déco à Miami Beach.

L’hôtel est très bien noté, il est rénové depuis peu, la chambre est grande, le lit fait deux mètres de large et la salle d’eau est parfaite.



Deux critiques quand même le parfum d’ambiance et le petit déjeuner nul. Enfin, quel plaisir d’être bras nus et d’aller sur la plage à quelques mètres. Face à l’océan, au milieu des mouettes on oublie l’inconfort de ce vol durant lequel je n’ai pas réussi à dormir, comme d’habitude…





Je ne m’étendrai pas sur ce court séjour durant lequel nous ne sommes pas sortis des sentiers battus. Nous avions fait un séjour de deux semaine en Floride en 1992, mais n’avions passé qu’une journée à Miami.

Le lendemain, nous avons donc pris un forfait « Big bus » pour deux jours et nous sommes partis à la découverte de la ville et de ses différents quartiers.









Le soir venu nous avons arpenté le quartier Art-déco. En résumé le but est de voir et d’être vu. La population est surtout « latino ». Beaucoup de « bling-bling » de la part de jeunes frimeurs ! Sans oublier quelques « créatures » très voyantes des deux sexes.











En fait j’ai préféré ce quartier tôt le matin.
Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? English translation pending
by Burnaby · 2019-02-22 · 342 replies


Bonjour à tous,

J'aimerais savoir quel livre vous emporteriez sur une île déserte (autre qu'un manuel de survie ou ouvrage du même acabit) sans aucune idée du temps que vous y resteriez ?

Un roman ? un ouvrage de philosophie ? un texte sacré ? un recueil de poèmes ? une BD ? une monographie ? un atlas ? une encyclopédie ? Etc.

Au plaisir de lire vos retours !
Joies et frustrations au Paso San Francisco en Argentine English translation pending
by Lucbertrand · 2019-02-18 · 44 replies
Joies et frustrations au Paso San Francisco à vélo Le voyage à vélo, quelques soient les destinations et les distances, apporte toujours de grandes satisfactions, car les belles constantes que sont l’effort physique et le contact à la nature dans tout ce qu’elle a d’agréable ou de cruel sont indéfectiblement présentes. Il est donc très difficile de classer les voyages, d’ailleurs cela a-t-il un sens ?

Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.

Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.

Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.

Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.

Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.

Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.

Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !

A droite dans les nuage la Cuesta Zapata

Route encore humide

Sachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.

La pluie a été de courte durée

Immense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.

Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !

Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droite

A Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.

Carrefour d'arrivée à Fiambala

Chacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.

Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?

De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.

Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !







Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.



Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Compte rendu MSC Preziosa aux Antilles du 27 janvier au 10 février 2019 English translation pending
by Rcoucou · 2019-02-14 · 125 replies
Bonjour à tous et à toutes

Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.

Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales

27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H

En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >

notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev

Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.

Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂

Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.

Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎

Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.

Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉

Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.

Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂

Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛



Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.

je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale

A suivre ..
Oregon: fog, smoke, sun & fun English translation pending
by TinkerNell · 2019-02-13 · 59 replies
Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
Namibie, mon amie English translation pending
by Vilcanota · 2019-02-05 · 15 replies
NAMIBIE 2017

Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:

namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87

Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.

Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€

Tracé du parcours prévu



Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.

Mardi 17/10/2017,

Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.

Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.

Mercredi 18/10/2017,

C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.

Jeudi 19/10/2017,

Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le n��cessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.

Vendredi 20/10/2017

Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.

















Samedi 21/10/2017,

Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.









Dimanche 22/10/2017,

Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.













Suite N°2 à venir .........
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Comment voyez-vous le monde dans 10 ans? English translation pending
by Xander45 · 2019-01-06 · 230 replies
salut

Je pense qu'il y a 10 ans je regardais les carnets sur le Yemen.Déjà à l'époque j'avais vu un rapport de l'onu qui prédisait de gros soucis à venir pour ce pays.Malheureusement y en a une ribambelles qui finiront dans ce état.😐 Car une démographie hors de contrôle et plus assez de bouffe/eau = ça termine par la guerre, famine, maladie.Et on revient à la normal.

Dans beaucoup de pays on remarque que:

_pays corrompu ou les gens pensent sur du court terme les cerveaux se barrent car ils n'auront pas les postes clés pour changer les choses

_explosion démographique multiplié par 5 à la louche en 50 ans

_sécheresse manque d'eau , agriculture en panne sèche

_la fin du pétrole bon marché donc tous augmentera

Avec le réchauffement climatique qui sera de plus en plus prononcé.Cela créera encore plus de tensions.

Comment voyez vous le monde dans 10 ans?Ou voyagerons nous?

Je pense que nos façons de voyager nos destinations vont changer. Jankovici indique que l'avion sera seulement prit par des privilégiés comme dans les années 50.Avec la fin du pétrole/énergie bon marché.

Je mets pas toute la liste mais pas mal de pays vont connaître des troubles importants.

www.franceinter.fr/...ion-03-decembre-2018

C’est l’un des trois deltas les plus menacés dans le monde par le changement climatique. En Égypte la montée du niveau de la mer commence à empoisonner une partie des terres du delta du Nil. Les infiltrations de sel menacent l’agriculture locale, le phénomène est alarmant.

www.lepoint.fr/...-2018-2247701_24.php

Bangkok sous les eaux en 2030 ?

Bangkok, qui accueille du 4 au 9 septembre la réunion préparatoire de la COP24, la prochaine conférence de l'ONU sur le climat, s'enfonce inexorablement et pourrait être en partie submergée d'ici à 2030. Les raisons sont multiples : montée du niveau de la mer, érosion du rivage et urbanisation galopante.
Patagonie Araucanie English translation pending
by Mlefevre · 2019-01-06 · 49 replies


Bonjour à tous,

Le carnet en images est disponible en cliquant ici

Bonne lecture! Marie

texte seul :

Ce coin du vaste monde nous tentait depuis longtemps mais je gardais un si mauvais souvenir du voyage en avion effectué il y a une dizaine d’années à destination de Buenos Aires, ainsi que des interminables passages de douane entre Chili et Argentine, qu’il a fallu que Fred insiste un peu (beaucoup) pour me décider. Il a bien fait ! Nous avons fait un superbe voyage, bien au-delà de mes espérances ! PREPARATIFS Décidée à voyager à notre propre rythme, sans être tributaire de check-in/out, heures de repas, attentes diverses et variées, nuisances sonores, je choisissai comme souvent d’être totalement autonome pour nous déplacer, manger et dormir. Compte-tenu des aléas climatiques (40èmes rugissants, Chili pluvieux, Argentine désertique, pour schématiser) j’écartai l’option voiture + tente au profit de la location d’un camper 4X4. Après recherches, je retenai finalement Holiday Rent RV, qui proposait un 4X4 simple cabine avec cellule aménagée, au départ de Punta Arenas avec retour à Santiago (les distances sont énormes donc en 3 semaines mieux vaut éviter une boucle), à nos dates. Tout ça pour un prix exorbitant, mais on ne vit qu’une fois, la fiabilité du véhicule est essentielle à la sérénité du voyage et l’entreprise avait l’air sérieuse. C’est donc en juin que j’ai réservé : -le camper, inclus 300 km/j et les papiers pour les passages de frontière car pour aller de Punta Arenas à Santiago, il faut passer en Argentine, à moins de prendre des ferries, à réserver à l’avance (option non retenue pour rester libres de notre rythme) -les vols Luxembourg-Paris-Santiago avec Air France, en croisant les doigts pour passer entre 2 grèves, -le vol Santiago-Punta Arenas avec Sky, une low cost qui fait des vols intérieurs au Chili, -un Air b and B pour les 2 premières nuits à Punta Arenas, -une voiture chez Hertz prise à l’aéroport de Punta Arenas à notre arrivée et rendue le lendemain en ville (située à 20 km de l’aéroport). J’ai ensuite préparé les détails du voyage, avec - une carte Michelin Chili Argentine au 1/2000000, -les cartes Compass Mapa Turistico Chiletur Copec au 1/400000 N° 5, 6, 7 et 8, -les guides Lonely Planet Chili et Argentine, -le guide Cicerone Trekking in Torres del Paine -Maps.me, Windymaps, Wikiloc et Google Earth -enfin la lecture de nombreux carnets de voyage, en particulier sur voyage forum (merci aux auteurs !) -j’ai trouvé les sites internet des parcs nationaux chiliens et argentins assez peu informatifs avec surtout des liens commerciaux …Il m’a été impossible de réserver les campings gérés par la CONAF (l’organisme public qui gère les parcs) dans le Parc Torres del Paine, car ma carte Visa ne passait pas. J’ai appris 1 mois avant le départ (donc trop tard car tout était pris) que la Mastercard fonctionnerait… -A El Chalten, côté argentin, pour camper dans le parc National des Glaciers, la réservation n’est pas nécessaire donc j’ai prévu si la météo le permet d’y faire un trek de quelques jours donc on a pris notre matériel de bivouac. -carte Revolut achetée juste avant le départ (pour éviter les frais exorbitants de retrait aux ATM en Argentine) : gros bug pas encore résolu donc inutilisable. J’ai donc pris du cash à échanger contre des pesos argentins. Au Chili, retrait en ATM comme d’habitude. De Luxembourg à Punta Arenas 01 et 02/12/18 Sam 01/12/18 Décollage du Luxembourg à 16h00, puis redécollage de Paris à 23H40 et arrivée à Santiago le lendemain à 10h00. Fred a bien dormi, moi quasiment pas (trop de bons films !) On a aperçu les Andes et leurs belles couleurs chaudes qu’on aime tant ! Dimanche 02/12/18 On récupère les bagages (ouf ! c’est toujours une appréhension), on retire des pesos chiliens, on mange un bout et on redécolle à 15h00 vers Punta Arenas via une escale de 30 mn à Puerto Montt. Superbe vol le long de la chaîne des volcans : je me réjouis d’avoir choisi de visiter l’Araucanie après la Patagonie. A posteriori, je pense pouvoir identifier en bas de l’image la ville de Pucon, sa péninsule et le volcan Villarica (2840 m) et plus loin le volcan Quetrupillan (2382 m) et au fond en Argentine le volcan Lanin (3747m) Ici de droite à gauche les volcans Osorno (2652 m), Tronador (sur la frontière 3491m) et Puntiagudo (2493 m) et le Lago Llanquihue Courte escale de 30 mn à Puerto Montt pour débarquer / embarquer des passagers. Puis nous entrons dans les nuages et je m’endors jusqu’à Punta Arenas où nous atterrissons sous la pluie à 19h40 comme prévu. Récupération des bagages puis de la voiture chez Hertz. Bonne surprise, nous sommes surclassés faute de disponibilité de la petite citadine réservée : après explications détaillées sur la voiture, le cric, etc. (1ère fois que ça nous arrive !) nous embarquons à bord d’un rutilant pick up Toyota Hilux quasi neuf ! Cool ! J’ai repéré pour demain une piste dont je ne connais pas l’état dans un coin qui m’a l’air superbe : nous sommes parés ! Encore quelques km jusqu’à notre Air b and B réservé pour 2 jours.
https://www.airbnb.fr/rooms/12978706?euid=e9d9d048-3930-9b28-f275-f7af641a78f8&guests=1&adults=1 La propriétaire semblait ne nous attendre que demain mais pas de problème le studio est prêt et douillet. Nous faisons encore qq achats pour grignoter ce soir et demain matin et hop au lit après 36h de voyage…

Seno de Skyring à l’ouest de Rio Verde. Lundi 03/12/18 Le camper n’est disponible qu’à partir de demain : nous avons donc toute la journée pour récupérer du voyage et faire un gros ravitaillement. Mais si le destin nous a offert ce joli pick up, il faut en profiter, d’autant que la météo devrait s’améliorer en milieu de journée. On commence donc par la corvée courses et achat de gaz pour le trek (trouvé dans un magasin ourdoor en ville), sous la pluie et les bourrasques, et nous filons ensuite vers cette piste repérée sur Google Earth. https://goo.gl/maps/wfmBrVcNCUz Le goudron cesse en quittant la Ruta 9 mais la piste est bonne. Le vent souffle fort et ça se dégage peu à peu. Caracara indifférent aux bourrasques. Notre premier guanaco ! Voilà le petit ferry près de Rio Verde qui mène à la Isla Riesco. Premiers condors, on n’en revient pas ! Il doit y avoir une carcasse dans le coin… Florilège d’oies, cygnes et autres canards… Tiens un probable élevage de saumon (Cermaq) Petit arrêt à une cascade lieu de dévotion à la Virgencita de Montserrat. Le paysage est magnifique et grandiose, ça souffle fort sur le détroit, peu profond et la mer est courte et hachée. Quelques fermes ponctuent la piste, très belle jusqu’au pont sur le Rio Perez. Elle continue un peu au-delà mais s’éloigne de la côte et perd de son intérêt. Demi-tour donc pour refaire avec plaisir cette très belle piste, nous sommes mieux éclairés : ces flamants roses nous avaient échappés. Je n’en reviens pas de la quantité et de la diversité d’oiseaux vus en une après-midi, dès le 1er jour de notre voyage. Et voilà aussi des nandous ! Nous rendons la voiture à l‘agence Hertz de Punta Arenas downtown, bien sale et en ayant un peu dépassé le forfait kilométrique (250 km), sans surcoût. Retour en taxi (il y en a partout en ville et c’est très bon marché) à notre douillet studio et gros dodo ! En route pour Torres del Paine J1 Mardi 04/12/18 Check météo grâce au WIFI avant de partir : moyen et variable…tous les espoirs sont donc permis ! Le taxi dépêché par le loueur est en avance au RDV et à 7h45 pétantes, il nous emmène au dépôt de HolidayRent RV, à 40 km au sud de Punta Arenas. Notre chauffeur roule avec un œil sur la route (déserte en cette heure matinale) et l’autre sur l’océan. Son œil de lynx a aperçu des souffles de baleines, que nous apercevrons en effet à plusieurs reprises, de très loin. Il nous explique que les bateaux au loin sont japonais avec à bord des « esclaves » d’origine asiatique (philippins ou indonésiens si on a bien compris) et visiblement ils ne sont pas très populaires dans le détroit de Magellan ! Timo nous accueille et nous présente le camper : le porteur est un Nissan Navarra NV300 simple cabine avec seulement 5000 km au compteur (correspondant sans doute au voyage aller depuis Santiago), de bons gros pneus tout terrain, 2 roues de secours et une sangle et quelques outils (pas de compresseur) La cellule n’est pas neuve mais fonctionnelle et en très bon état. L’espace intérieur est confortable avec pas mal de rangements, cuisine, douche, toilettes, chauffage, eau chaude, table et lit permanent. Nous sommes ravis ! Nous prenons le temps de ranger la bouffe et nos affaires et c’est parti ! Encore des flamants roses le long de la Ruta 9, et plus loin des ibis près de cette maisonnette entourée de sa forêt « moussue » On mange au bord de la mer à Puerto Natales (trop tôt, les resto sont encore fermés) et on continue vers Puerto Prat, joli coin tranquille ! Piste pénible en travaux (apparemment très prolongés) jusqu’au sud du parc Torres del Paine. Le paysage devient magnifique et en plus il n’y a quasiment que nous sur cette route. Où sont les foules annoncées dans les guides et blogs de voyage ? Très bonne surprise ! A l’extrémité nord du Lago Torro, nous arrivons dans une ample vallée et prenons nos tickets à l’entrée de Rio Serrano (de mémoire 20 ou 30 €/pers pour 3 jours voire plus tant qu’on ne sort pas du parc) La ranger nous indique les endroits autorisés pour dormir en van, camper ou camping car (en dehors des campings donc sans payer en plus. En fait les endroits avec toilettes publiques soit Serrano Entrance, Laguna Amarga entrance, Sarmiento Entrance, Pudeto au départ du catamaran et Grey Ranger station ) mais n’a pas d’info sur la Laguna Azul où j’ai envie d’aller ce soir. Il n’est pas possible de vidanger dans le parc. Nous longeons la rivière Paine puis le fameux Lago Pehoe d’un bleu hypnotique. Belles rafales ! Grain sur les Cuernos (2600 m), montagnes emblématiques du parc faites de roches sédimentaires, noires à leur base et au sommet et granitiques à mi-hauteur. Le temps change à toute vitesse et ça s’améliore. On en profite pour faire une petite rando ! A qq minutes du parking point de départ de la rando vers le Mirador Cuernos, toute une troupe de guanacos peu farouches ! On passe près de la cascade Salto Grande. Belle forêt d’arbres morts dont le bois a été blanchi par les éléments, un peu comme du bois flotté. La balade n’est pas très longue mais très belle et variée. On en prend plein les yeux grâce à une belle éclaircie ! Au retour, les guanacos sont toujours là… On reprend le camper dans une superbe lumière pour filer vers l’est. Arrêt au Mirador Nordenskjöld où se dévoilent les Torres (2850m), autres célébrités du parc. La lumière rasante souligne joliment les reliefs. Le Rio Paine serpente dans la plaine. Encore des guanacos, des dizaines ! Avec cette lumière de fin de journée, cette partie du parc, très peu fréquentée nous enchante. Remarquez cette jolie silhouette de guanaco au 1er plan : ces animaux aiment les crêtes pour mieux surveiller leur environnement et voir arriver le puma (qu’on ne verra pas !) Le ranger de la Laguna Azul nous accueille et après avoir un peu hésité, accepte quand nous lui expliquons que nous avons des toilettes à bord, de nous laisser passer la nuit au bord de la Laguna Azul. Le camping (superbe) est fermé (pour une raison que j’ignore) et nous sommes seuls. Quel luxe !

Mercredi 05/12/18 Torres del Paine J2 Nuit très calme car le vent est tombé quand le soleil s’est couché (observation qu’on renouvellera souvent) Pas encore recalée à l‘heure chilienne, je me réveille avant l’aube : il fait grand beau ! Petite rando matinale le long de la Laguna Azul pour assister à l’arrivée des premiers rayons sur les Torres. C’est superbe mais bref. La lumière blanchit très vite ! On reprend la route vers l’ouest du parc, soleil dans le dos (comme hier soir !), seuls (il est encore tôt) et on en prend encore une fois plein les yeux ! Réflexion… Méandres… Glaciers… Les Cuernos encore… Salto Grande Les lupins sont à leur apogée ! La piste vers Grey Ranger Station est le domaine des lièvres qui détalent dans tous les sens, sans trop se presser d’ailleurs… Vers 9h on démarre la rando vers le Mirador Grey, situé au bout d’une étrange presqu’île. Quelques icebergs échappés du glacier Grey ont dérivé jusqu’ici. Voilà les passagers qui vont embarquer sur le catamaran pour aller voir ce glacier de plus près. L’accès de l’ancien embarcadère est sous un éboulis de roche et il faut désormais marcher un peu jusqu’à trouver un endroit assez profond pour le bateau. Les notros sont en fleurs ! Un glacier est passé par là, à en juger par l’état de ce rocher…. Très jolie balade, d’un excellent rapport effort/intérêt (comme celle d’hier au Mirador Cuernos) Une petite pause puis nous enchaînons avec la rando au Mirador Ferrier dont parle JF dans son blog et dont les photos m’ont fait envie, en dépit de la dénivelée. J’ai agonisé dans la montée (trop chaud et pas assez d’eau, ciel devenant laiteux) et ai fait demi-tour aux 2/3. Fred a poursuivi jusqu’en haut et m’a gentiment assuré qu’il n’avait pas vu grand-chose de plus que moi…. Déjeuner et sieste puis on reprend la route vers l’est du parc alors que le temps se couvre. J’avais prévu 4 jours dans ce parc, histoire d’avoir une chance d’apercevoir les sommets : nous avons eu la chance d’avoir de suite du beau temps, aussi décidons-nous puisque la météo se gâte d’aller chercher le soleil ailleurs. Nous sortons du parc et nous posons pour la nuit à l’extrémité est de la Laguna Amarga, avec la vue sur les Torres désormais ennuagées. Jeudi 06/12 vers El Calafate et le Glacier Perito Moreno Nous longeons le très beau Lago Samiento puis passons la frontière dès son ouverture (à 8h) à Cerro Castillo. Très bonne surprise, les choses se sont bien améliorées en 10 ans : douaniers aimables, informatique, 10 mn à chaque poste de douane et c’est plié ! Nous prenons ensuite la Ruta 40, qui devient piste à partir de Tapi Aike. Contrairement à ce qu’indique notre carte, il n’y a pas d’essence à Cerro Castillo mais nous avons sur le toit un bidon de 20l en réserve donc il n’est pas nécessaire de faire le détour par Esperanza, même si nous avons fait notre dernier plein à Puerto Natales. Il semble y avoir de l’essence à Tapi Aike mais notre loueur nous l’a déconseillée. La piste est assez rugueuse et notre rétroviseur droit qui bougeait de plus en plus, saute en marche ! Heureusement il reste suspendu par les fils électriques ce qui lui évite de se fracasser au sol. Inspection du bazar : talon d’Achille de notre camper, la seule pièce bricolée artisanalement a été bâclée. Des rallonges de rétroviseurs ont été fabriquées, avec 3 points de fixation MAIS un seul boulon, de faible diamètre, et un minable écrou sans frein à filer et pas Nilstop. Il était impossible que ce système résiste à plus de quelques heures de piste….pfff… Heureusement c’est le rétro de droite mais nous considérons maintenant d’un œil suspicieux son collègue, à G, nettement plus indispensable. On parvient à remettre le minable petit boulon et on assure le rétro avec un bout de ficelle, conscient de la précarité de notre « réparation » et qu’il nous faudra revisser régulièrement le bazar… Pas grand-monde sur cette piste, à part quelques nandous en goguette. Nous arrivons à El Calafate quelques minutes avant midi et je m’éjecte de la voiture quand nous apercevons un bureau de change tandis que Fred va se garer. Je change 390 € (toute leur fortune je crois car j’avais proposé 400 ) puis nous allons prendre de l’essence (on est sur la réserve depuis 30 km) Déjeuner au bord du Lago Argentino puis on continue vers le glacier Perito Moreno (entrée de mémoire à environ 30 €/personne) On croise une foule de bus et camionnettes qui ramènent leurs passagers sur El Calafate : le site se vide, tant mieux ! A partir de 17h00 on peut se garer au parking du haut, plus proche du glacier et éviter la navette. Le site est très bien aménagé, avec des km de passerelles qui offrent des vues variées sur le front glaciaire (5km de large, 60 m de haut dans sa partie émergée). Il n’y a plus grand monde et carrément personne quand on s’éloigne un peu. Le glacier (30 km de long) vient buter sur la presqu’île où nous sommes car il progresse d’environ 2 m/jour. C’est un des rares glaciers à ne pas reculer et ça ne m’étonne pas car il bénéficie d’un microclimat étonnant. Nous sommes restés 2 demi-journées sur place et il est resté en permanence sous un nuage de précipitations alors qu’il faisait beau partout ailleurs ! Nous restons sur place 2 ou 3h (pas de gros vêlage, quelques craquements) et décidons de dormir à proximité au cas où la météo serait meilleure demain (la dame à l’entrée nous a expliqué que l’on pouvait ré-entrer gratuitement le lendemain si on apportait une preuve qu’on avait dormi au camping le plus proche à Lago Roca ou sinon à demi-tarif). On se trouve finalement un coin plus près juste après avoir franchi le Rio Malo (en allant vers Lago Roca) avec une vue superbe ! A l’est ciel bleu, à l’ouest côté montagnes et glacier : pluie ! Beau ciel de fin de journée ! Vendredi 07/12/18 vers El Chalten Trek J1 Encore un beau lever de soleil ! Privilège du bivouac en pleine nature… Le glacier est toujours sous les nuages donc on laisse tomber et on va faire un tour vers Punta Bandera, point de départ des croisières à la journée sur le Lago Argentino vers d’autres glaciers (Upsala et Spegazzini) Ça souffle ! Arc en ciel sur les montagnes, où se cantonnent les nuages. Ici le vent est si fréquent que toutes les fermes ont planté des rideaux d’arbres protecteurs. Grands espaces pour ces chevaux… Quelques peupliers aussi pour cette jolie maison sur la rive sud du Lago Argentino, que nous contournons par l’est. Joli grain ! Cet iceberg a dérivé sur plus de 100 km avant de s’échouer sur les hauts-fonds de la partie est du lac. Bel arc en ciel au-dessus de cette dune ébouriffée par les rafales. Soudain jaillit sur l’horizon la silhouette caractéristique du Fitz Roy (3375 m) figure emblématique de El Chalten, situé à plus de 100 km. Longue ligne droite de 90 km le long du Lago Viedma, où peinent les cyclistes, obligés de pousser leurs vélos contre le vent. Je repère le glacier de Piedras Blancas que nous irons voir de plus Soudain, au détour d’un virage, le village de El Chalten apparait, au pied du massif. Nous achetons une carte du coin dans une petite librairie (Chalten Trekking Map Fitz Roy-Torre au 1/50000, ne couvre pas le Cerro Huemul, trek sur 4 grosses journées, que j’avais prévu de faire mais je préfère renoncer à cause du vent, très fort et qui doit durer. Pour ce trek il faut de toute façon s’enregistrer auprès des rangers et obtenir leur autorisation) Comme il fait beau, on décide de démarrer dès aujourd’hui mon plan B : un trek plus facile sur 3 jours vers le Campamento de Agostini puis le C. Poincenot puis retour sur El Chalten. Nous laissons le camper au parking situé à l’extrémité nord du village et grimpons sur un joli sentier fleuri. Il fait trop chaud ( !) sans doute environ 25°C…mais le paysage est superbe et le ciel aussi ! Voilà le sommet du Cero Solo avec son glacier suspendu devant lequel se détachent les silhouettes des arbres posés sur la crête. C’est étonnant de voir une telle proximité entre forêts denses et glaciers ! Nous passons ensuite une jolie zone de marais, avec quelques taons et moustiques peu entreprenants (nous n’aurons quasiment pas eu de moustiques au cours de ce voyage) Après 1h30 de marche tranquille, nous arrivons au Mirador Torre où se dévoile une succession de pics chatouillant les nuages : à droite El Chalten (ou Fitz Roy), puis le Cerro Poincenot, l’aiguille Saint Exupéry, et tout à gauche le massif Cerro Solo. Au-delà du Mirador, il n’y a plus grand-monde… Gros plan sur le Glaciar Grande, Qui domine la très belle vallée du Rio Fitz Roy, que nous allons remonter jusqu’à sa source au niveau de la Laguna Torre. Juste avant celle-ci nous bifurquons à G pour aller poser la tente et les sacs au Campamento Poincenot. L’endroit est très abrité sous de vieux arbres. Pas d’aménagement en dehors d’une cahute avec des toilettes sèches. On trouve facilement un coin bien plat (attention aux potentielles chutes de branches car les arbres sont laissés à l’état naturel et plus tous jeunes) L’eau se prend à la rivière, glaciaire donc chargée de limon. Après une pause goûter, on embarque les bouteilles vides au cas où on trouverait de l’eau plus claire et on se remet en route vers le Mirador Maestri, situé à 1h de marche au-dessus de la Laguna Torre. Voilà la Laguna Torre, lovée dans sa moraine glaciaire, avec un minuscule iceberg…Nous ne sommes qu’à 634 m d’altitude ! C’est formidable d’arpenter ces paysages de haute montagne sans l’essoufflement de la marche en altitude ! Il est plus de 16h00 et les gens qui font cette randonnée à la journée sont tous repartis. On n’est pas gênés par la foule sur cet étroit sentier… Ces 3 aiguilles jouent les timides, dans les nuages… Nous voilà tout près du Glaciar Grande, nappé de chocolat en poudre (oui, je suis gourmande !) Le sentier longe une petite forêt, où coule un ruisseau d’eau claire : on en profite pour faire le plein ! Drôle de parasite ? Jolies baies roses qu’on n’osera pas goûter… Furtive apparition du Glaciar Fitz Roy Norte ( ?) Retour au camp pour une soirée tranquille (une vingtaine de tentes très éparpillées à tout casser) Samedi 08/12/18 Trek El Chalten J2 Très bonne nuit, bien qu’un peu chaude ! Qui l’eût dit ? On se lève tôt pour profiter de la belle lumière matinale sur les aiguilles au-dessus de la laguna Torre. C’est superbe ! Difficile de s’arracher à cette contemplation…mais nous avons hâte de découvrir la suite du parcours, d’autant plus qu’il fait encore beau, quelle chance ! On récupère les sacs puis on redescend la belle vallée du Rio Fitz Roy, non sans quelques regards déjà nostalgiques en arrière… J’adore ces forêts d’arbres morts. J’adore ces nuages lenticulaires (je crois que ce sont les ciels qui m’ont le plus enthousiasmée en Patagonie) Après une heure de marche, on tourne à gauche vers la Laguna Hija encore à l’ombre. Nous poursuivons vers le nord et l’énorme paroi du Fitz Roy se dévoile peu à peu. La grande Laguna Madre est au soleil et les petits moutons courent sous les rafales ! Voilà le Fitz Roy (3405 m) et ses vassaux : grandiose ! Le Campamento Poincenot est lui aussi très abrité dans cette belle forêt. Nous y installons la tente, pique - niquons en compagnie d’un chien discret surgi de nulle part, pas du tout affamé, faisons une petite sieste (on a marché une douzaine de km ce matin) avant d’attaquer la rude grimpette vers la Laguna de Los Tres. Heureusement il y a pas mal de vent pour rafraichir un peu l’atmosphère ! Arrivé en haut, le bleu azur de cette lagune entourée de glaciers et de pics granitiques nous coupe le souffle (nan ce ne sont pas les 400 m de dénivelé en 1 km !) Pause contemplative à l’abri du vent derrière un rocher, puis on descend vers la lagune histoire d’échapper un peu à la foule massée au col (on est quand même à 4h30 de marche aller de El Chalten mais cette rando est le MUST du coin) Puis on avise un sentier qui grimpe sur une petite butte située à G : allons voir…. En arrivant à son sommet, on est ébahis par la découverte d’une 2ème lagune (il suffisait de regarder la carte pour s’en douter mais à cause du vent elle était restée rangée !) Incroyable vue sur la Laguna de Los Tres et la Laguna Sucia où plongent les cascades nées du Glaciar Rio Blanco. On se pose à l’abri du vent qui chasse enfin les nuages bloqués sur le Fitz Roy. Quel spectacle ! On aperçoit même les traces des alpinistes partis à l’assaut des parois granitiques…impressionnant ! Sur ce panoramique, on voit à G la petite butte qui permet de voir les 2 lagunes, c’est à 10 mn du col et pourtant presque personne n’y va : très dommage ! Quelle chance encore avec la météo ! On décide de profiter de cette belle journée pour encore faire l’aller-retour jusqu’au Mirador Piedras Blancas. Après une petite sieste dans la tente, on suit un joli sentier désert en cette fin de journée, qui chemine dans la forêt. Jolie vue sur le glacier, pas époustouflante (tout est relatif après cette journée magnifique !) mais la rando est facile et « à plat ». Retour au Campamento Poincenot avec 24 km au compteur. Ici encore tout au plus une vingtaine de tentes. On s’installe dans la clairière adjacente à la tente pour manger et profiter du coucher du soleil sur les aiguilles. Dimanche 09/12/18 Trek El Chalten J3 Fred jette un œil hors de la tente : le Fitz Roy est déjà au soleil ! C’est…beau, très beau ! Sans doute des alpinistes ont-ils passé la nuit quelque par tout là-haut ? La descente est une formalité, tandis que le ciel se couvre peu à peu…on a bien fait d’en profiter à fond hier ! En approchant du parking on croise pas mal de randonneurs alors qu’il est déjà 10h00. On quitte El Chalten vers 13h00 après avoir récupéré notre linge propre (il y a un lavadero efficace dans une rue perpendiculaire à la rue principale côté nord-est entre Calle 8 et Calle Trevisan) C’est parti pour 500 km de quasi no man’s land ! Le mauvais goudron file vers le nord dans une pampa aride et vide, sous un ciel bas et gris. Dire que c’est l’été…On dépasse l’Estancia La Siberia… puis quelques rares estancias dont il est difficile de dire si elles sont encore habitées qui se nichent dans les creux de colline où coule sans doute une petite source. 2 ou 3 moutons par ci par là….Quelques guanacos sauvages….Quelle drôle de vie loin de tout, sans électricité et à des dizaines de km du 1er bourg. La vie réapparait à Gobernardo Gregores où coule le Rio Chico : vertes prairies, grands arbres, vaches, chevaux et moutons et humains ! Et c’est reparti pour la pampa désertique, jusqu’à la bifurcation vers le Parque Nacional Perito Moreno. Je n’avais trouvé que peu d’informations sur ce parc (à ne pas confondre avec le glacier ou la ville éponymes) et n’avais pas prévu d’y aller, faute de temps. Mais grâce à une météo complaisante les premiers jours, nous avons désormais 4 jours d’avance sur mon planning prévisionnel et lassés par la pampa monotone, nous sommes irrésistiblement attirés par les montagnes aperçues au loin, 100 km à l’ouest. On décide de se poser dans le coin et de choisir demain en fonction de la météo d’y aller ou pas… Belle lumière de fin de journée…. Lundi 10/12/18 Parque Nacional Perito Moreno On a dormi à une vingtaine de km de la ruta 40 sur la piste 37. Il reste environ 80 km de piste jusqu’au parc. Les nuages restent accrochés sur les Andes mais la lumière est si belle sur les herbes blondes de la pampa, Où paissent des dizaines de guanacos Que nous décidons de poursuivre vers l’ouest. La piste justifie à elle seule tous ces kilomètres ! Elle longe le Rio Belgrano qui a sculpté un émouvant paysage dont les reliefs sont soulignés par la lumière rasante qui nous accompagne. On adore ! Le charme est rompu quand notre rétroviseur qui s’était fait oublier sur la Ruta 40 (mal) goudronnée, dégringole à nouveau. Cette fois l’unique vis qui le maintenait est cassée…pas d’autre solution que de couper les fils électriques et de le ranger à l’intérieur. Inspection de celui de gauche : il bouge mais il semble encore tenir le coup…on resserre tant bien que mal les mauvaises vis déglinguées et mal soudées qui le maintiennent. Reprenons… Etonnantes touffes écarlates d’une plante que nous ne reverrons nulle part ailleurs…si quelqu’un sait l’identifier ? Au loin une estancia sur le Rio Belgrano. En approchant du parc il y a désormais des centaines de guanacos ! Nous arrivons assez tôt au visitor center, où il faut noter ses cordonnées dans un cahier. Je n’ai guère d’infos sur ce parc et il est trop tôt pour voir un ranger. Heureusement les murs sont tapissés de photos et indications sur les randonnées offertes par le parc. En voici quelques photos. On choisit d’aller faire une balade sur la Péninsula Belgrano. Encore un coup de cœur quand on découvre d’un coup, après un petit col, l’incroyable couleur du Lago Belgrano (qui nous rappelle celle du Lago Pehoe à Torres del Paine) Une fois de plus la météo nous gâte puisque le soleil réussit à s’imposer, au moins sur le lac. Nous faisons la boucle dans le sens horaire, en longeant d’abord les eaux d’un bleu céruléen de la partie sud du lac. La région est très volcanique et les montagnes nous rappellent le Landmannalaugar en Islande. Nous dépassons deux petites lagunes puis arrivons sur les berges éclatantes de la très belle Laguna Pescado. Le vent souffle très fort et nous emmène quelques gouttes de la pluie qui tombe 30 km à l’ouest, créant ce petit arc en ciel. Nous longeons une autre lagune, rougie par des algues en nappe, Puis arrivons à un point de vue sur l’isthme de la péninsule : à G la partie du Lago Belgrano qui reçoit des alluvions grises issues des glaciers, à droite le même lac ! A voir aussi sur Google Earth ! Magnifique petite rando ! Vu personne ! On décide ensuite d’aller voir la falaise où nichent les condors près de l’Estancia La Oriental. Les nids sont vides et on se contente donc d’admirer le coin, profitant de jolies lumières. Personne non plus ici… Le temps se gâte pour de bon sur le parc et les nuages nous envahissent. Un dernier petit tour pour aller observer les oiseaux de la Laguna del Mie, peu nombreux à cette époque, puis nous quittons le parc, enchantés de notre journée. Il y a de quoi s’occuper plusieurs jours dans ce parc ! On n’y a vu personne sauf en repartant 3 voitures qui arrivaient… C’est reparti pour 100 km de piste, puis nous reprenons la Ruta 40 vers le nord. Nous loupons le village et la pompe à essence de Bajo Caracoles, tellement l’agglomération est petite ! On a cru qu’il s’agissait d’une estancia. La pompe est camouflée sous des centaines d’autocollants. Ce carrefour revêt pourtant une grande importance stratégique car nous sommes loin de tout ! On y trouve donc de quoi refaire le plein (de carburant et d’eau), un poste sanitaire avec une vieille ambulance, un juge de paix (on se croirait dans Lucky Luke, on a d’ailleurs vu Rantanplan mais pas Ma Dalton), un vieil hôtel décrépit, deux gomeria (mamaillou réparateur de pneus) et 2 (!) « camping » Vraiment le bled hitchcockien ! Et encore…il faisait beau ! On y rencontre 2 jeunes Français qui font une boucle avec un petit van loué à Pucon, dont ils sont ravis. Ils comptent tracer plein nord jusqu’à Bariloche tandis que nous allons prendre le temps de visiter la Cueva de las Manos près du Rio Pintura, située à une vingtaine de km de piste de Bajo Caracoles. On y arrive juste avant le coucher du soleil et on se gare en surplomb du canyon. Jolie vue encore une fois ! Mardi 11/12/18 Cueva de las Manos, Rio Pintura Comme d’habitude, on se réveille très tôt, il fait (encore !) beau ! Les visites des peintures rupestres ne commencent qu’à 10h00 aussi prenons nous le temps de descendre dans le canyon pour longer un peu le Rio Pintura vers l’amont. C’est une véritable oasis dans le désert et nous dérangeons quelques oiseaux. Nous sommes hélas vites arrêtés par un profond méandre. A 10h nous débutons la visite (privée, nous sommes les seuls touristes) avec une guide parlant anglais (la langue de l’ennemi, celui qui a « volé » les Malvinas aux Argentins, très peu parlée dans le coin) qui nous détaille les peintures au pochoir âgées de 10000 ans, qui s’étalent sur quelques centaines de mètres le long de la paroi sud du canyon. Puis elle nous laisse apprécier tranquillement le site, sous la bonne garde d’un collègue chargé de nous empêcher de faire des bêtises, qui nous suit à quelques mètres. Un peu lourdingue comme procédé d’autant que les peintures sont protégées par des grilles. Disons que ça crée des emplois… Il aurait sûrement été plus amusant, avec beaucoup plus de temps, d’explorer la paroi nord du canyon où il y aurait plus de 80 sites de peintures. Mais le canyon est superbe ! Mardi 11/12/18 piste 41 vers le Paso Rodolfo Roballos En route vers le Paso Rodolpho Roballos, pour retourner au Chili. Depuis le franchissement de la frontière à Cerro Castillo près du Torres del Paine, 5 jours plus tôt et 450 km à vol d’oiseau plus au sud, c’est la 1ère possibilité pour franchir la frontière en voiture. Le but est de visiter le futur Patagonia National Park dans la Vallée Chacabuco. Pour y arriver nous voilà à nouveau sur une piste de 100 km qui file plein ouest, qui va s’avérer superbe ! Au loin sur la frontière se profile la haute silhouette du Monte San Lorenzo (3706 m) située tout près de Cochrane, notre prochaine étape « urbaine ». Encore un bleu incroyable pour le Lago Ghio près duquel nous faisons une pause déjeuner. Nous approchons enfin des contreforts des Andes, très volcaniques dans cette région, très désertiques sauf dans de rares oasis si inattendus dans cet univers si minéral, bien que très coloré ! Les derniers km avant la frontière sont particulièrement magnifiques ! Nous laissons filer vers le nord la piste qui longe la frontière côté argentin vers Los Antiguos, qui semble prometteuse et arrivons à la frontière à l’heure du déjeuner, vers 15h00. En 5 mn les formalités sont réglées côté argentin (la parilla n’a pas eu le temps de refroidir !) On aperçoit un tatou contrebandier entre les 2 postes frontière. Contrôle sanitaire au poste chilien, car il est interdit d’importer au Chili certains produits frais comme les œufs non cuits, la viande, les fruits et légumes, sauf s’ils ont été achetés au Chili (si l’emballage permet de s’en assurer) On fait d’abord les papiers puis un douanier nous accompagne pour vérifier frigo et placards. Trop marrant de voir alors un chien surgir de nulle part, qui attend posément à qq mètres dans l’espoir de récupérer quelque victuaille…On est dans les clous, on nous demande juste de laisser là notre poubelle pleine d’épluchures… volontiers !

Mardi 11/12/18 Valle Chacabuco futur Patagonia NP Sitôt franchie la frontière, nous entrons dans le nouveau Patagonia NP sur lequel j’ai lu des commentaires enthousiastes. J’ai repéré une rando sur Wikiloc (heureusement car peu ou pas d’indications quand on arrive dans le parc par ce côté est) et comme il fait beau, nous décidons malgré l’heure déjà avancée de nous y lancer. Nous passons dans le camping situé le plus à l’est (personne à part un 4X4+tente hollandais), très bien aménagé avec douches chaudes solaires et trouvons le départ de la piste étroite et pentue (4X4 nécessaire) qui permet d’accéder après qq km au départ de la randonnée. Après 5 mn de marche, nouveau choc visuel en découvrant le Lago Cochrane ! La lumière de fin de journée est une fois de plus superbe et un joli sentier nous mène sous un festival de nuages lenticulaires jusqu’à un lac suspendu (Lago Chico) au-dessus du grand Lago Cochrane. On se fait aboyer dessus par un guanaco territorial ! Quelle allure ! Au retour les eaux du Lago Cochrane sont passés du bleu marine ou gris argent. A en juger par le lichen qui pousse partout sur les arbres, nous avons vraiment beaucoup de chance avec la météo ! De retour au camper, nous décidons de rester là pour la nuit, afin de profiter des belles couleurs du couchant sur le Monte San Lorenzo et le Lago Cochrane. Mercredi 12/12/18 Valle Chacabuco (Patagonia NP), Cochrane, lago General Carrera Ciel grisouille au réveil, on hésite à aller se balader dans la Valle Aviles… bof, le coin ne nous inspire pas vraiment alors on reprend la piste qui descend la vallée vers l’ouest. Je suis franchement déçue par les paysages, tellement encensés dans nombre de récits de voyageurs arrivés via la Carreterra Austral, qui présentent cette vallée comme encore plus belle… Bof… Quelques kilomètres avant d’arriver au visitor center, nous prenons le temps d’admirer les premiers pas d’un jeune guanaco qui vient de naître, encore tout mouillé avec son cordon ombilical. Il est d’abord un peu groggy et vacille sur ses longues pattes, puis en quelques dizaines de minutes parvient à garder son équilibrer et après quelques tâtonnements à commencer à téter sa mère : Emouvant… La visite du visitor center est surtout intéressante pour sa belle architecture cossue rappelant un peu celle de certains parcs des Etats-Unis mais le parc cherche encore ses marques (peu de randos proposées, celle que nous avons faite pourtant superbe et facile n’est pas citée quand on se renseigne au visitor center, peut-être à cause des difficultés d’accès en voiture. Pas de cartes à disposition, même contre rétribution). Il a été créé par un couple d’américains philanthropes (et « hommes » d’affaires) qui a racheté les terres des estancias de la vallée, mis en place des mesures de sauvegarde et de restauration de la faune et de la flore, aidés par de nombreux bénévoles. Puis il l’a donné à l‘état chilien qui en assure désormais la gestion. Franchement le côté argentin de l’autre côté du Paso Roballos nous a semblé bien plus spectaculaire et nous aurions aimé pouvoir y randonner. Le problème est que tant en Argentine qu’au Chili, les clôtures sont omniprésentes, même loin de tout, même sans bétail visible et les pancartes propriedad privada fleurissent partout. Vraiment désolant et glauque de voir ces cadavres d’animaux (guanacos et moutons) restés suspendus sur des clôtures qu’ils n’ont pas réussi à franchir…. Nous quittons le parc, puis tournons vers le sud le long du Rio Baker en direction de Cochrane où nus espérons en plus d’un ravitaillement en bouffe pouvoir trouver de quoi réparer nos rétroviseurs. Le village a vraiment des airs de bout du monde, assez dans son jus, mais rigolo avec du soleil ! Grâce à maps.me (géniale application de cartographie collaborative) nous trouvons une ferreteria (= quincaillerie) où nous achetons boulons, écrous, rondelles, clé de 13, burin et marteau ! Nous faisons sauter les restes de soudures cassées et refixons solidement les 2 rétroviseurs, ouf ! Cela devrait tenir jusqu’à Santiago. Nous prenons ensuite la piste X899 qui serpente aux milieux des églantines en fleur pour aller déjeuner au bord du Lago Cochrane. Après avoir ensuite envisagé de pousser jusqu’à Caleta Tortel (200 km de piste A/R…on n’est pas assez motivés), nous quittons Cochrane vers le nord et faisons un petit arrêt jusqu’à la Confluencia (du Rio Baker et du Rio nef), elle aussi encensée dans le Lonely Planet et les blogs lus avant de partir. Rebof… Rerebof aussi pour les quelques dizaines de km sur la Careterra Austral jusqu’à Puerto Bertrand. La piste est très fréquentée, les camions roulent comme des fous (on a eu une grosse frayeur en voyant un camion arrivant en face faire un dérapage certes contrôlé dans un virage sur de la tôle ondulée et gravillonnée), les cyclistes serrent les dents et les fesses en inhalant un air hyper poussiéreux. Vraiment pas cool cette piste ! Bref, arrivés à Puerto Bertrand, on fait le point et on décide de filer plein est vers Chile Chico en longeant le Lago General Carrera. Piste superbe, soleil dans le dos encore une fois, mais longue ! On se pose pour la nuit au bord du lac et les grains nous offrent un joli spectacle ! Jeudi 13/12/18 Reserva Nacional Jeinemeini Ciel couvert ce matin pour la trentaine de km qui nous séparent de la ville de Chile Chico. En route nous remarquons cette mine à ciel ouvert (Mine d’or et d’argent de Cerro Bayo si j’en crois mes recherches sur le net) Ravitaillement à Chile Chico (nous allons franchir la frontière mais dans le sens Chili vers Argentine, pas de contrôle sanitaire), passage à la bibliothèque municipale (bibliothécaire très aimable qui parle un peu Anglais) où, en ouvrant un compte on peut ensuite accéder avec ce même compte à tous les WIFI des bibliothèques du pays, gratuitement (heureusement car le débit est si lent et qu’il ne nous a pas toujours été possible de télécharger nos mails) Sur ce voyage nous n’avons pas acheté de carte SIM car ça ne nous a pas semblé pertinent. On a communiqué par SMS et on s’est passé d’internet (qui nous aurait pourtant été utile car nous avons pas mal improvisé pour la suite du voyage, même si le hasard a finalement bien guidé nos pas !) Mais pas sûr que posséder une carte SIM nous aurait permis de beaucoup surfer….on a eu l’impression que la couverture réseau n’était pas terrible. Nous quittons ensuite Chile Chico vers le sud, en direction du Lago Jeinemeni, mais à mi-chemin environ nous prenons une piste (4X4) vers le départ d’une rando repérée sur wikiloc dans des formations rocheuses tarabiscotées. Je piaffe d’impatience car depuis Chile Chico nous avons longé un massif volcanique très baroque, qui mériterait d’être exploré en long en large et en travers ! Le temps est assez couvert et je traine en espérant qu’il s’améliore… Nous démarrons la boucle dans le sens horaire (vraiment à privilégier) et on commence à grimper dans une vallée étroite avec quelques pierres qui se dressent vers le ciel. Puis la vallée s’élargit et le ciel se dégage et on a l’impression d’émerger en arrivant au col derrière lequel, surprise !, on découvre une incroyable vallée multicolore dont rien ne laissait soupçonner l’existence! Au Nord, à 30 km le Lago General Carrera ou plutôt le Lago Buenos Aires car c’est sans doute sa partie argentine que nous voyons. Au fond de la vallée le Rio Jeinemeni qui fait la frontière avec l’Argentine. On aperçoit aussi la piste qui va du Paso Roballos à Los Antiguos. Impressionnant pic noir que je suppose être le Cerro Rocoso. Petits îlots de mousse verte fluorescente. Joli ciel pour rehausser ces gros rochers blancs. Dernières longueurs jusqu’au camper… Le ciel est bien couvert vers le Lago Jeinemeni aussi décidons nous de passer la frontière ce soir. Passage rapide encore une fois, on se trouve un joli coin pour la nuit un peu après Los Antiguos, à l’abri du vent qui souffle sur le Lago Buenos Aires. Vendredi 14/12/18, journée de route vers San Carlos de Bariloche 3 photos seulement sélectionnées pour cette journée de transition, qui s’annonçait comme la plus ch..te du voyage et va tenir toutes ses promesses ! Jolie lumière matinale quand nous quittons notre bivouac. Le massif volcanique au sud de Chile Chico est bien éclairé ! Plein d’essence à Perito Moreno, puis en toute décontraction, nous loupons la route vers le nord et filons plein est sur la Ruta 43 pendant 75 km avant de réaliser notre erreur. Dommage on avait pour une fois le vent dans le dos ! Enfin relativisons, on n’est pas en vélo ! Grmbl…demi-tour quasiment jusqu’à Perito Moreno où on repart sur la Ruta 40 après avoir hésité à refaire le plein à Perito Moreno. Après calculs, pas la peine, il y a une pompe à Rio Mayo… Paysage monotone comme sur la Ruta 43…arrivés à Rio Mayo, 2 ou 3 voitures font la queue à la pompe. Un camion-citerne la réapprovisionne…ça va prendre plus d’une heure, durant laquelle tout le monde prend sagement la file pour attendre. Heureusement il y a tout près une bonne boulangerie donc on en profite pour casser la croûte… Le plein enfin effectué, nous quittons le village et quelques centaines de mètres plus loin nous faisons arrêter pour un contrôle de police. On poireaute un peu le temps qu’ils s’occupent de la voiture devant nous et après un contrôle écourté par la barrière de la langue, nous repartons…. Il y a PLEIN de postes de contrôles policiers en Argentine mais nous n’avons jamais été embêtés. Pas de harcèlement non plus au Chili. Il faut juste penser à garder ses feux allumés et bien sûr respecter la signalisation… Journée chiante pour journée chiante, on roule jusqu’au crépuscule et on se pose sur la rive ouest du Lago Epuyen entre Esquel et Bariloche. Beaux paysages montagneux pour les dernières dizaines de km. On a hâte d’être à demain pour découvrir la suite. Samedi 15/12/18 Route des 7 lacs. La route panoramique des 7 lacs serpente entre lacs et montagnes entre San Carlos de Bariloche et San Martin de Los Andes. Une fois de plus la météo est avec nous et c’est sous le ciel bleu que nous démarrons la journée, entre lupins et genêts, à leur apogée. Après 3000 km, nous rencontrons notre 1er feu de signalisation à San Carlos de Bariloche ! Le vent souffle en rafales sur le Lago Nahuel Huapi qui baigne la ville. Les lacs aux eaux turquoises se succèdent jusqu’à San Martin de Los Andes (1er village rencontré où je me verrais bien vivre) Au nord de ce village, le paysage devient plus sec, plus austère, plus dépaysant aussi. Le Volcan Lanin (3768m) domine le paysage et le Paso Mamuil Malal par lequel nous allons retourner au Chili. Ce passage est superbe, suffisamment haut (modestement 1200 m !) pour y trouver de beaux araucarias. Quel étrange squelette ! Petite pause au Lago Tromen puis nous franchissons la frontière : douanier chilien zélé mais sympa qui s’essaie à quelques mots de Français et qui du coup en oublie la boîte d’œufs capturée dans le frigo (il aurait fallu les faire cuire) et posée sur la banquette. Heureusement j’y ai pensé quelques km plus loin et nous avons évité l’omelette ! Avec ce 4ème passage terrestre de frontière, nous quittons définitivement l’Argentine. Après quelques km, on se pose dans une forêt d’araucarias : les perruches semblent apprécier les jeunes pousses. Dimanche 16/12/18 Parque Nacional Villarica Temps gris ce matin : nous admirons quelques jolies églises en bois dans le village Mapuche de Currarehue, avant de poursuivre vers la rando prévue aujourd’hui. La piste devient très mauvaise et nous faisons les derniers km à pied dans la forêt jusqu’au départ proprement dit du Sendero Pichillancahue. Nous grimpons dans une forêt d’araucarias noyée dans les nuages. Puis nous passons au-dessus et retrouvons le soleil ! Pas de doute nous sommes sur un volcan (dernière éruption en 2015 !) Nous traversons quelques névés et arrivons au glacier Pichillancahue, situé sur le flanc est du Volcan Villarica. Nous croisons quelques randonneurs à la descente, c’est dimanche et les Chiliens sont de bons marcheurs ! Le soleil nous accompagne dans la forêt où l’on verrait bien folâtrer quelques dinosaures. Le sous-bois sous les araucarias est très clair, ces forêts très aérées sont bien agréables. Nous reprenons la route jusqu’à Pucon pour un gros ravitaillement dans un grand supermarché et roulons encore quelques km jusqu’à la rive nord-est du lac Villarica où après avoir franchi un gué débonnaire nous découvrons un coin magnifique pour la nuit. Coïncidence incroyable, nous rencontrons un certain Vincent, Français accompagné de sa fille et de 2 clientes, qui loue des vans au départ de Pucon. C’est lui qui a loué un van aux 2 Français rencontrés à Bajo Caracoles ! Ils sont là pour le coucher du soleil. Au fil de la discussion, me vient l’idée stupide de me garer au bord de l’eau. Le sable est profond mais nous avons une sangle et Vincent un gros pick up 4X4. Bingo, nous sommes plantés ! En 2 coups de sangle, Vincent extirpe le tronc d’arbre coincé sous notre voiture puis nous ramène sur le sable ferme ! Merci Vincent ! Beau coucher de soleil encore une fois ! Lundi 17/12/18 Vallée du Rio Maichin, campagne Mapuche Comme annoncé par Vincent, grand ciel bleu au réveil ! En effet, le Volcan Villarica fume un peu. Nous avons dormi près de ces arrayanes, dont l’étrange écorce orange desquame un peu comme celle des bouleaux. J’ai repéré sur Google Earth la vallée du Rio Maichin, qui part de Currarehue et longe la frontière vers le nord. Quelques km après Pucon, nous sommes attirés par une pancarte prometteuse indiquant « Los Nevados » avec un idéogramme indiquant une randonnée. Confiants, nous suivons la piste sur une dizaine de km. Elle se détériore et nous continuons à pied avant de nous perdre sur d’anciens chemins de bûcheronnage. La vue sur le Villarica n’est que partielle, aucun intérêt ! Mieux vaut préparer ses randonnées que compter sur les indications trouvées sur place ! Après Currarehue, nous prenons la piste du Rio Maichin. C’est très vert, très champêtre et harmonieux. Plusieurs passerelles relient les villages situés sur la rive est à la piste. Au sud le Villarica Au nord le Sollipulli Partout des ibis, des prairies fleuries Pause déjeuner à Reigolil au bord de la rivière, où on se fait un copain grâce à une carcasse de poulet ! Le Lago Caburga est très bucolique. Puis on longe le Lago Colico avant d’arriver au joli village de Melipeuco, porte d’entrée du PN Conguillio. J’avais envisagé de faire une grosse rando https://www.wikiloc.com/hiking-trails/volcan-sollipulli-trekking-al-nevado-vista-al-glaciar-22606304 sur le flanc nord du volcan Sollipulli mais la piste d’accès est 4X4 et je suis refroidie par les 2 dernières randos où nous avons dû faire les derniers km de piste à pied. D’autre part je me rends compte que finalement les parcs sont très peu fréquentés en décembre et qu’on n’est vraiment pas gênés par la foule ! Donc nous zappons cette rando un peu sauvage pour aller découvrir le PN Conguillio, bien plus facile d’accès ! Lundi 17/12/18 Parque Nacional Conguillio J1 Nous payons notre entrée (de mémoire 6000 pesos/pers soit environ 7 €) et partons faire la petite rando vers la cascade du Rio Truful Truful. Ce petit effondrement volcanique nous fait penser à Gjain en Islande mais ici la couche de cendre est impressionnante, plusieurs mètres d’épaisseur ! Et tout là-haut derrière les araucarias, une dune de cendres noires. Plusieurs sentiers sillonnent le parc mais celui de la Sierra Nevada fait l’unanimité : c’est pour demain ! La piste longe le flanc est du volcan Llaima (3195m) entrée coulée de lave et désert de cendres noires, c’est superbe ! Nous nous posons pour la nuit au bord de la Laguna Verde. Personne d’autre que nous à l’horizon pour profiter de cet incroyable paysage ! Un camping-car et une tente sont cachés un peu plus loin à l’abri du vent. Sinon personne…Les silhouettes exotiques des araucarias se détachent sur les neiges de la Sierra Nevada au Nord, qui flirte avec les 2600 m. Laguna Verde, la bien nommée, dans la lumière du couchant. Mardi 18/12/18 PN Conguillio J2, Sierra Nevada Le soleil rosit les pentes du Llaima et de la Sierra Nevada, encore une belle journée qui s’annonce, quelle chance ! Bel éclairage sur les crevasses du volcan. Petit arrêt à la Laguna Arco Iris puis nous nous garons entre 2 araucarias au départ de la rando Sendero Sierra Nevada. Il est 7h30 et il fait encore bien frais. Le sentier grimpe tranquillement dans une forêt d’arbres majestueux. Un premier mirador nous offre une belle vue sur le Lago Conguillio et un affluent (j’adore les estuaires) Le soleil allume la cime des arbres ! Au sud-ouest, le volcan Llaima. Ici aussi, le lichen envahit les arbres, profitant d’une météo globalement très humide. Pas aujourd’hui ! A une centaine de km, le Villarica fume gentiment. Ces forêts d’araucarias sont vraiment étranges ! Belle bête, presque grosse comme la main ! Nous sommes maintenant sur une crête avec à droite ce cirque sauvage très austère et à gauche le Llaima. Nous franchissons quelques névés peu pentus pour arriver à ce superbe point de vue. On redescend tranquillement, non sans voir une autre mygale. Et plus loin ce joli pic noir. A part quelques condors nous sommes étonnés de ne pas voir plus d’animaux dans ces parcs pourtant vastes et sauvages. Chez nous on est presque sûr quand on se balade en montagne de voir au moins un chamois un bouquetin ou un chevreuil, même en dehors des parcs naturels. Ici en dehors des guanacos plus au sud, de quelques renards, d’un tatou et d’une mouffette, pas grand-chose. Bizarre…. Posés à la terrasse du restaurant (fermé) au bord du Lago Conguillio, nous réfléchissons à la suite de notre voyage. Puisque nous sommes tout près allons voir à quoi ressemble la Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas. Nous quittons le parc par le Nord en jetant un œil au passage à la Laguna Captren. Entre les grands volcans, Llaima au sud, Lonquimay et Tolhuaca au nord, de grasses prairies et de jolies routes bordées de lupins. Mardi 18/12/18 Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas Nous passons le village de Curacautin et nous retrouvons très vite sur les pentes du volcan Lonquimay, où se trouve une station de ski. A l’ouest un univers en noir et blanc et à l’est un paysage tout en nuance de jaune, d’ocre et de terre de Sienne ponctué de petits araucarias vert tendre. La piste, excellente continue au-delà du petit cratère Navidad située sur le flanc nord-est du Lonquimay (2865 m). Derrière lui, le Tolhuaca (2806 m) et tout au nord le Volcan Callaqui (3164 m) Au fond de la vallée, derrière des petits cratères secondaires boisés, le Lago Ralco. Nous nous posons pour la nuit à 1850 m près du Mirador de Los Volcanes. On a vu en tout une unique voiture dans ce parc hyperfacile d’accès et aux paysages étonnamment lunaires.

Mercredi 19/12/18, Malalcahuello Nalcas J2, Parque Nacional Tolhuaca, Océan pacifique Un nouveau jour se lève sur les grands volcans puis sur le petit cratère Navidad. Pas tentés par la rando qui y mène (on a déjà goûté à ce type de terrain : un pas en avant, 2 pas en arrière), la vue d’ici n’est pas si mal…. Demi-tour vers Curacautin puis vers le PN Tolhuaca pour une rando matinale vers la Laguna Verde (encore une !) Balade assez ingrate avec plein (disons plusieurs…3 en fait) de mygales jusqu’à une lagune certes jolie mais qui ne mérite pas cette pénible grimpette. Changeons de décor, on en a assez des forêts humides pleine d’araignées, allons voir l’Océan, le Pacifique ! C’est un caprice facile à satisfaire dans un pays dont la largeur moyenne n’est que de 180 km (pour 4300 km de long. Il est donc 24 fois plus long que large !) Nous sommes tout près de l’autoroute panaméricaine, alias Ruta 5, dénomination plus modeste qui convient mieux à ce long ruban de bitume, voie de communication empruntée par des vélos sur la bande d’arrêt d’urgence à contresens, des cavaliers à cheval, des livreurs poussant un diable pour traverser les 4 voies en escaladant la barrière centrale, sport couramment pratiqué par divers piétons et cyclistes. Plus statiques, des dizaines de petits stands où les gens vendent le fruit de leur labeur dans les champs, de quoi boire et manger. Installés sous un parasol ou un auvent bricolé, solitaires ou en famille. Nous n’avons pas vu d’accident. On a trouvé d’ailleurs que Chiliens et Argentins conduisaient en général assez prudemment, avec pas mal de bon sens. Au pif, nous choisissons d’aller vers Cauquenes, puis Pelluchue. La mer est bordée d’une zone de collines boisées qui nous rappellent les Vosges. L’exploitation forestière y est intense, eucalyptus et sapins sur des milliers d’hectares et sur des dizaines de camions ! Voilà l’Océan Pacifique, nimbé d’une nappe de brouillard due au courant froid de Humboldt venu de l’Antarctique, qui explique que le climat soit si différent, à latitude égale de celui que nous avons en Europe. Nous avons voyagé de Punta Arenas à Santiago, ce qui correspond grosso-modo à aller du nord de l’Allemagne à Casablanca. Nous avons vu des dizaines de glaciers dont le plus actif est aussi le plus bas, puisque le front glaciaire du Perito Moreno est à moins de 200 m d’altitude ! Nos poussons un peu plus au nord jusqu’au village de Chanco et la Reserva Nacional Federico Albert, où nous trouvons un coin pour la nuit à l’abri des dunes. Le coin est dégueulasse, jonché de restes de poubelles, couches et autres restes de pique- nique accumulés sans doute depuis des années. Le bout du bout de la piste, moins fréquenté, est à peu près fréquentable. Nous avions jusqu’ici été agréablement surpris de la propreté du pays mais nous réalisons qu’en fait la propreté est inversement proportionnelle à la densité de population ! Jeudi 20/12/18, côte Pacifique Après un petit tour sur la plage histoire de vérifier que le courant de Humboldt fait bien son boulot : oui c’est froid ! nous repassons par le coquet village de Chanco et longeons la côte vers le nord. Impossible de s’approcher du Faro Cabo Carranza, Propriedad Privada. A la sortie nord du village de Los Pellines, enfin quelque chose qui ressemble à un petit port de pêche. Pas vraiment de protection pour ces bateaux de pêche qui sont tirés sur la plage par un tracteur après chaque sortie. La côte est peu découpée et les abris naturels sont très rares. Plus au nord nous arrivons à la ville de Constitution, où se trouve une usine de cellulose alimentée par les forêts environnantes. Devant l’usine, nous prenons vers le sud pour longer la côte, qui s’avère assez jolie puisqu’on y trouve d’énormes promontoires rocheux colonisés par les oiseaux. On fait un tour sur la plage et on remarque alors toute une colonie de lions de mer derrière l’énorme rocher tout blanc de guano. Quelle bonne surprise ! Une escadrille de pélicans nous survole. Plus loin, encore des falaises pleines d’oiseaux dont certains apprécient un environnement moins rocailleux. Plus au sud, nous sommes intrigués par de longs quais qui s’avancent très loin dans la mer. Il s’agit d’un port de pêche construit sur pilotis. Les bateaux y sont hissés et entreposés après chaque sortie. C’est le Puerto Maguillines. Timidement, comme l’activité semble très réduite, nous nous aventurons sur l’un des quais, dans l’indifférence totale des quelques pêcheurs présents. A en juger par la quantité de bateaux, l’activité doit en saison être bouillonnante. Ça doit être un sacré spectacle ! Quel endroit étrange que cette côte boisée et ce port de pêche incroyable ! Après avoir sorti et rangé ce bateau, les pêcheurs quittent le quai à bord de rutilants pick-up 4X4. Mais d’autres sont en marge des profits de la pêche… Nous retournons voir les otaries de Steller et réalisons qu’il y en a une autre colonie de l’autre côté du rocher, que nous pouvons approcher d’assez près, sans déranger ce pêcheur d’algues. Ravis de notre virée à la mer, il est temps de remonter vers le nord car nous reprenons l’avion après-demain… Nous reprenons la Ruta 5 en direction de Santiago où nous nous retrouvons dans les bouchons de fin de journée. Mais on ne s’ennuie pas car le spectacle est permanent, en particulier aux péages où des camelots passent leur journée entre les files de voiture à vendre fruits, pâtisseries, pain ou boissons. Non, la vie n’est pas si douce pour tout le monde…(photo prise en toute innocence, on a réalisé après coup l’ironie de la situation) On quitte enfin les interminables faubourgs de Santiago vers le sud-est en direction de San Gabriel puis de la vallée de Lo Valdès, choisie au pif sur notre carte au 1/2000000ème... La vallée serait superbe si elle n’était pas empoussiérée par l’exploitation minière et les camions qui sillonnent la vallée. On se pose pour la nuit, demain est un autre jour… Vendredi 21/12/18 Parque valle del yeso, Termas del Plomo A travers un voile de poussière, le soleil brille… Impossible de se balader dans cette atmosphère, changeons de vallée ! Au pif, on se dirige vers la vallée adjacente, juste un peu plus au nord, qui mène aux Termas del Plomo. Très jolie vallée colorée avec une bonne piste qui mène à un barrage, l’Embalse El Yeso. Nous passons au-dessus du barrage et découvrons le lac dont le niveau semble avoir été abaissé pour réaliser des travaux sur l’ouvrage. Encore une couleur irréelle ! Il y a là quelques jolis oiseaux peu craintifs… La piste longe le lac vers le haut de la vallée. Elle est étroite mais semble arrosée. En effet, nous croisons quelques camions chargés de minerai. Plus loin dans la partie asséchée du lac, une voiture en fâcheuse posture…. La large vallée à la fois glaciaire et volcanique nous émerveille. On n’en revient pas de découvrir ce coin par hasard. De pauvres bicoques défiant les éboulis servent d’abris que l’on espère uniquement estivaux à quelques familles de bergers. Nous quittons à présent la piste de la mine, pour entrer dans le Parque Valle del Yeso. L’enchantement continue ! Zone géothermale, pics colorés, glaciers étincelants contrastent avec un fond de vallée verdoyant où paissent vaches et chevaux. Nous longeons en rive droite le Rio Yeso que nous franchissons par un gué facile juste avant d’arriver aux Termas del Plomo. Le coin est à peine aménagé avec juste un bloc sanitaire parfaitement discret. Quelques jolis oiseaux profitent de l’endroit, au pied de cette étrange résurgence d’eau tiède sans doute ferrugineuse. Mais les sources chaudes alimentent en fait les 2 bassins situés juste à côté. Maps.me nous indique une rando en boucle de qq km vers une lagune. On mange un morceau et on se met en route dans un sens anti-horaire (bonne idée) Nous quittons le camp et remontons d‘abord une vallée très minérale, puis grimpons le long d’un ruisselet entouré de verdure, en évitant de déranger ces vaches sacrées tout droit sorties du Zanskar. D’un coup apparait la lagune dont les berges offrent un dégradé irréel du bleu au vert. Nous sommes chaleureusement accueillis par deux Chiliens qui parlent un peu Anglais. Incrédules, ils nous demandent comment on a fait pour trouver cet endroit : une pincée de maps.me et beaucoup de hasard ! Ce sont des moniteurs de plongée et l’un d’eux vient de se baigner dans l’eau vraiment très fraiche (on est à 3000 m) Ils insistent pour nous prendre en photo (j’ai horreur de ça mais ça semble leur faire tellement plaisir) avec la lagune, puis la montagne, puis les deux. Puis ils repartent (ils font la boucle dans l’autre sens) et nous sommes seuls à profiter de la laguna de Los patos (des canards), que nous quittons à regret… On redescend non sans se tromper un peu en suivant cet appétissant sentier, qui nous offre une jolie vue vers le haut de la vallée empruntée tout à l’heure. C’est un cul de sac pas indispensable, meiux vaut suivre la trace de maps.me. Retour au camp où nous retrouvons nos 2 chiliens volubiles. Fred va faire trempette (l’eau est à 31°C) tandis que je fais encore quelques photos puis il nous faut quitter ce très bel endroit. Nous regagnons la piste minière, repassons près de la voiture toujours plantée, longeons à nouveau le lac et nous armons de courage pour la traversée des faubourgs de Santiago du sud-est jusqu’au nord-ouest, un vendredi soir. Pas de périphérique autour de Santiago ! Laborieux mais personne ne s’énerve! Bref, on arrive bien crevé à Colina où nous devons rendre le camper demain à 11h30. Record battu en matière de saleté…. On se gare au fond d’une rue en impasse qui mène à un parc (Parque Natural Farellones de Santa Helena) gardé nuit et jour par un vigile, qui nous autorise gentiment à nous garer là pour la nuit. Nuit très calme contrairement à toute attente pour un vendredi soir en milieu urbain. Samedi 22/11/18 le retour Grand rangement et ménage ce matin. On a donné la veille une partie de os victuailles au garde du soir et le reste ce matin à la gardienne du matin. Passage à la station de lavage, longuet, car on ne lave pas soi-même et les laveurs sont très perfectionnistes. Plein d’essence. On arrive 2 mn avant l’heure prévue du RDV, ouf. Une famille est en train de prendre en main son camper donc on nous demande de patienter. Finalement ils ont confondu heure de départ de leur taxi vers l’aéroport (13h00) et heure de check out (11h30) donc on doit se fâcher à 12h45 quand rien n’est encore fait, d’autant que je veux souligner les problèmes que nous avons eus avec ces maudits rétroviseurs. Ils se confondent en excuses, et promettent de nous rembourser la journée perdue à bricoler. Nous expédions le check out, le taxi arrive et nous arrivons bien à temps à l’aéroport pour le décollage à 16h45. On passe les Andes puis vol sans histoire et retour tranquille à la maison depuis Luxembourg. Demain, c’est Noël !
Suite panoramique sur le MSC Divina: ça vaut le coup? English translation pending
by Boulouris · 2019-01-02 · 51 replies
Bonjour,

Je voulais réserver une cabine YCLUB sur le Divina mais il ne reste plus que des suites panoramiques à l'avant du bateau et des cabines balcon AUREA et FANTASTICA.

La question : y a t il un balcon dans les suites panoramiques ? d'après le descriptif de la cabine oui, mais qu'en est il vraiment ?

Autre question : cela vaut il le coup de prendre une suite chez MSC ? les avantages me semblent minimes surtout au niveau du restaurant !

En faisant des comparatifs le tarif balcon auréa est plus élevé (400 euros pour 2 environ) ; cela me semble incohérent. Quelqu'un peut-il m'en donner les raisons ? y a t il un inconvénient majeur ?

Les cabines balcon FANTASTICA sont nettement moins chères. Y a t il une possibilité de prendre un pack restaurant Yacht Club ? (comme chez Costa) En ce qui concerne le forfait boissons, il nous importe peu car nous sommes surtout de gros buveurs..... d'eau minérale !

Merci à tous pour vos réponses.
2019, une bonne résolution: pas d'avion! English translation pending
by Ragamuffin · 2019-01-01 · 411 replies
Bonsoir et comme il est d'usage aujourd'hui : bonne année

Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.

Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛

C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.

Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.

Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.

Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛

Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.

Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :

- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet

Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮

Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕

Ceci n'est qu'une réflexion.

Vélosophiquement 😉

à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Transports au Bénin: comment ça marche? English translation pending
by Guillaumebel · 2018-12-27 · 32 replies
Bonjour,

je voyage souvent, mais ne connais pas du tout l'Afrique. Ce sera ma première fois au Bénin en février prochain.

Je me pose des questions concernant l'organisation des transports.

Pour me déplacer entre Cotonou/Porto-Novo/Possotomé/Ouidah/Abomey, il y a des taxis et des bus j'imagine.

Y a-t-il besoin de réserver en avance, quelques jours avant? Et dans ce cas, comment faire? (passer par l'hôtel?)

Ou suffit-il d'aller à la gare routière et d'attendre?

Si quelqu'un pouvait m'aider, ce serait super chouette!

Merci beaucoup, Guillaume
Séjour à Londres pour petit budget English translation pending
by Anaisby · 2018-11-26 · 30 replies
Bonjour à tous! Je souhaite offrir à ma soeur pour Noël un weekend à Londres, et après d'intenses recherches de mon côté, j'ai besoin d'une petite aide. Voilà la situation : j'aimerai un logement du côté de Westminster pour faire pas mal de trucs à pied et j'en ai trouvé déjà pas mal pas très chers. Sauf que l'aéroport Stansted n'est vraiment pas à côté, et les transports aéroport/Westminster sont pas donnés. Quelqu'un a-t-il déjà était dans cette situation, et si oui comment avez vous fait?
Premier voyage en Chine (plutôt vers le Sud-Ouest) English translation pending
by YAL · 2018-11-07 · 31 replies
Bonjour à vous connaisseurs de ce pays/continent, Nous commençons à préparer notre voyage de cet été ou pour la première fois nous irons en Chine. Nos objectifs de ce premier voyage de 30 jours (visa max)

Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine

Pas prioritaire sur ce voyage :

Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...

Donc nous nous dirigeons naturellement vers

Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi

Mais là... que privilégier ?

Merci de nous donner vos coups de cœurs.

Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
En passant par la Lorraine English translation pending
by Zorba · 2018-11-06 · 18 replies
Nos échanges e-pistolaires sur VF sont des rencontres dématérialisées par nature: ainsi celle avec Jeanne. J’ai été touché par son attachement à sa Lorraine et à la fidélité aux Siens. Pour moi, à l’instar de beaucoup de Français, la Lorraine est transparente; mais si j’y pense, elle est pour moi l’image, de façon caricaturale certes, de la vieille industrie, de la mine de fer, du gâchis des investissements industriels sans logique, de la désindustrialisation, des friches industrielles, du désespoir des ouvriers, des guerres aux frontières….. Une sorte de Ruhr ou de Silésie dans mon imaginaire. C’est une province que je traverse en A4 l’autoroute procure des œillères, tant il fait ignorer le paysage traversé en tous lieux. Pourtant en invoquant la Lorraine, notre Sainte Patronne se rappelle à mon souvenir et à mon affection. Une des plus belles figures de France est lorraine. Cette Province ne m’est peut être pas si indifférente. Et puis, il y a chez nous Lothaire, l’oncle lorrain. (Ces e-pistolaires, échanges entre âmes suite à des rencontres improbables sont une remise en question bénéfique. Je dis bien des « âmes », car nous sommes dans un quasi Paradis, puisque sur l’ensemble appelé VF, nous sommes dématérialisés : Notre enveloppe charnelle n’entre pas en ligne de compte pour nous jauger et influencer notre rapport à l’Autre. En plus nous ne nous rencontrerons sans doute jamais. La différence avec la représentation du Paradis, où tout le monde s’aime, est qu’un tout petit nombre, profitant de l’anonymat, se livre à l’invective, comportement qu’ils ne se permettraient sans doute pas s’ils se rencontraient réellement. Cette remise en question pour moi, c’est mon rapport à la Lorraine, province oubliée que Jeanne implicitement me demande de ne pas oublier. Je me remémore mes belles visites, en particulier celle d’un des plus beaux sites de France et la rencontre avec quelques Lorrains. Ceux que j’ai pu identifier comme tels, étaient des personnes de belle tenue, affichant une certaine densité des personnes avec lesquelles j’aurais aimé partager une amitié. Plus j’avance dans mon récit, plus je sens que la Lorraine commence à prendre des couleurs et à se parer de beauté et de noblesse dans mes pensées; l’image des damnés de la Terre s’estompe. Jeanne m’avait mis au défi d’écrire sur la Lorraine, puis m’a délié de ce défi. Trop tard, j’avais rassemblé tous mes arguments, mes séquences, mes souvenirs pour lui répondre. Surtout je voudrais vous parler de l’Oncle Lothaire que ma famille a eu le bonheur de recevoir en son sein. Allais-je jeter tous ces matériaux ? Non, car outre raconter Oncle Lothaire, je suis souhaite me faire pardonner des pensées si médiocres envers une province de si grande qualité. Voici ma Lorraine en deux récits :

« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»

« Rencontre avec Maxim »

« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »

Chère Jeanne,

Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain

Carlin

Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !

Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.

Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :

1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?

Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.

Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !

Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».

D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».

Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».

L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.

A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.

Un des plus beaux endroits de France

Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.

Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.

Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.

(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)

La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !

Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !

Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !

Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.

RENCONTRE AVEC MAXIM

Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »

Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.

En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !

En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)

Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.

Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.

Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.

Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….

Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.

Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.

A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.

Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »

- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »

- « ………………………….. »

- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »

- « ………………………………. »

- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »

- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »

- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!

C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.

A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».

Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».

Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !

Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.

Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !

Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.

Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif

Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :

-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.

-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….

-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……

-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.

Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.

Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.

Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.

Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »

En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !

Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.

La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :

« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».

Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».

L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.

La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.

Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.

Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).

-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.

-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »

-« C’est pas mal, envoyez le !»

La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.

Le record de bêtise chez les Français

Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !

Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.

Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.

La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.

Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.

Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.

Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !

Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.

Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.

La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.

Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.

Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.

Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.

L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.

Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.

J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.

Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
Voyage (un mois) en Colombie: rencontres, paysages, culture English translation pending
by Phil31600 · 2018-11-06 · 21 replies
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes. J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer). Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !

Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.

Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.

Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar

Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.

C’est comme cela que notre voyage a commencé !

Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Vers la fin du pays du sourire? English translation pending
by Golumy · 2018-11-01 · 24 replies
Bonjour à tous🙂. Je suis en Thaïlande en ce moment. Je connais ce beau pays depuis dix ans maintenant. Mon compagnon de voyage y est allé une dizaine de fois. Ma dernière visite remonte à 2 ans.

Le titre du message peut paraître fort, mais cela est mon impression et j'aimerais connaître la votre.😕 J'ai toujours trouvé les Thaïlandais souriant et chaleureux. Mais cette année, je les trouve très différents.

Mon derniers séjours date de deux ans, juste le jour du décès du roi Rama IX (R.I.P.) Le pays était en deuil et nous avons toujours bien respecté leurs traditions, leurs différentes religions, leurs opinions...

Mais cette année, je sens les thaïlandais très tendus, impatients ou au contraire complètement au ralentis, peu ouvert à la discutions.

J'ai remarqué des changements: Certains emploie on disparus. Au contraire dans les restaurant, les salons de coiffure... ils sont plus nombreux que les clients. J'ai vu des restaurateurs s'endormir sur leur comptoirs car ils n'avait pas de boulot même en pleine heure de pointe.

Le taxi à Bangkok coûte moins cher que le métro aériens. Effectivement les chauffeurs de taxis ne négocient presque plus le tarif du trajet. Ils mettent automatiquement leur "meter'' ou refuse de suite la course.

Depuis 4 semaines on nous à demander que deux fois de quel pays nous venions? Cela donne l'impression qu'il y a des tabous ou d'une peur ou volonté de ne plus communiqués avec des étrangers. Parfois je me suis sentie déboussolée face à leur agressivité.

Cette année, je suis dans un condo Airbnb. Et à chaque fois que nous prenons un taxi, les agents de sécurités nous prennent en photos quand nous montons dans le véhicule.(???) A chaque séjours j'achète une carte sim de téléphone prépayée. Mais cette fois si, il m'ont scanner mon passeport ainsi que prise en photo.😮

Je ne reconnait plus se pays autrefois si chaleureux. Que sait il passé? Quel est votre ressentie?

Bises à tout le monde 🙂 (je m’excuse pour mes fautes de français, grammaire, conjugaisons, j'ai beau me relire, je ne maîtrise pas ma langue maternelle.😊)
La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal English translation pending
by Estelle805 · 2018-10-27 · 83 replies
Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !

Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !

Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.

Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !

Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.

Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.

Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.

A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !



Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !

Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)



et les rives fumantes de l’Angara.



En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.



Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.





Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.



Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.





Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.







Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !





Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.



Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.



Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.

Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».

Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.



En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.

Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »



et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.

Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Sur la trace des blindés de Koursk English translation pending
by Zorba · 2018-10-03 · 46 replies
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.

Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.

Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.

1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.

J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.

Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.

Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !

Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)

Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.

Par contre en Kupé, je me souviens d’un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.

Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
Je vous invite à découvrir le Maroc English translation pending
by Pinacoladada · 2018-09-21 · 778 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.

Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.

Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca

Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...

Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.

Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....

Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.

Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.

Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.

C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.

C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.

Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.

Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.

A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.

Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?

Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.

Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.

POUR LA SUITE, C'EST ICI

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Retour d’une croisière autour des îles britanniques avec Royal Princess English translation pending
by Cathielescot · 2018-09-07 · 103 replies
En sous-titre, pour résumer, j’aimerais ajouter : La croisière s’amuse mais les français boudent. C’est un raccourci, et ma touche d’humour, du jour 😏

Comme promis, je commence un compte-rendu de cette croisière faite début août. Comme Marie-Christine (Barriaux) vient de faire un beau retour du Régal Princess, qui est le jumeau du Royal, je ne vais pas remettre les mêmes photos et ça tombe bien, j’en avais assez peu du bateau. Je vais compléter modestement son récit en insistant sur mon expérience, mon ressenti et les escales qui sont différentes.

Après avoir longtemps privilégié les pays de l’Europe du sud ou lointains, nous avons commencé à apprécier les pays du nord et de l’est. Après le temps trop chaud à mon goût de cet été, un peu de fraicheur serait appréciable.

Nous avons eu de la chance puisque nous avons ouvert le parapluie uniquement à Edimbourg. Cette croisière réservée depuis plusieurs mois offrait l’avantage d’être assez complète : sur treize jours, deux jours de mer et des escales de neuf, dix ou onze heures. Enfin, d’après le forum la nourriture devrait être bonne, ce qui est un point très positif pour nous. Pour être honnête, notre premier choix était la même croisière sur la compagnie Oceania. L’an passé son tarif avait soudainement baissé de 2000 € ce qui le mettait au même prix que Princess et dans ce cas il n’y avait pas photo😉 Nous avons donc guetté une baisse des prix, en vain. On s’est consolé car nous allions découvrir une nouvelle compagnie et un nouveau bateau.

C’est un itinéraire que Princess renouvelle tous les étés. Mais cette année, pour la première fois, on pouvait partir du Havre. La compagnie est connue pour ne faire aucun effort pour les français, or une assistance française était annoncée entre le 15 juillet et le 20 août.

Le Havre est à un peu plus de 2 heures de Paris (en évitant les embouteillages du matin et du soir) donc pas d’avion à prendre, pas d’attente dans un aérogare, pas de valises à tirer, à enregistrer…tout pour nous séduire 😎 Et puis nous, on aime la Normandie.

Et c’est donc très heureux que nous partons, pas trop tôt de la maison : 10 h en voilà un bon horaire ! C’est un jour rouge au niveau départ, mais bon la Normandie ce n’est pas l’axe le plus encombré, pour cette destination, ce sont les retours du dimanche soir qui sont problématiques… Il fait très beau. Nous prenons le pont de Tancarville pour la première fois. Il me revient que ce fut un des grands travaux des années 50, lorsque j’étais enfant, un de mes oncles qui l’avait pris nous avait fait rêver. Depuis j’ai pris celui de Millau sans parler des mythiques ponts de San Francisco, de Lisbonne…mais ceux dont on a rêvé enfant laissent une empreinte particulière. On gare la voiture dans un parking des Docks Vauban, réservé sur Internet sur le site de l’office du tourisme, prix pour deux semaines : 40€

L’accueil au Cruise terminal est chaleureux. Un personnel jeune et souriant nous donne les documents dont nos cartes de cabine. Je demande s’il y a beaucoup de passagers à embarquer au Havre sur le Royal, 345 me répond une jeune femme avec un grand sourire, dont la moitié sont français. C’est un bon début. En moins de 5 mn, nous sommes dans le bateau. Nous allons découvrir notre cabine et nos bagages sont déjà là.
No, I Won’t Be Going Back to China
by Ericdu38 · 2018-09-01 · 240 replies
Hello forum,

Did any of you feel the same things we did in China?

We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.

The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:

- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.

- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...

You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.

It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.

It’s honestly exhausting and draining...

- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)

- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.

Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...

In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.

They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...

We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!

As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.

I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? English translation pending
by Diamina · 2018-08-25 · 413 replies
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉

Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!

Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)

Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊

C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!! Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.

Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.

Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.

Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.

Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?

Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!

Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.

Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪

Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.

Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.

De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:

nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.

après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration, d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers, d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!

Jour 1 Arrivée à Leh



a) l'aéroport et les taxis!!

Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.

Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça. C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.

b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!



Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??

Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!

Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.



Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇

Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.





Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.



J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.

Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,



La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite. Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.



Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.



Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.

De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.



Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.

Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.

Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊

Voilà!!! Fin du 1er jour.
Le goût des autres English translation pending
by Pondy · 2018-08-13 · 57 replies
20 mars, -2°, ça caille dans le Morvan. Moto prête, Homme et moi prêts ! 11 août, 36°, ça chauffe dans le Morvan. Vroummmm, on roule, on grimpe par les pays baltes, on traverse la frontière russe à Narva, vroummmm, on roule jusqu'à Vladivostok, bloumbloum 14 noeuds en ferry, voilà le Japon. Bopbopbop, pas marrant de rouler au milieu des voitures chihuahuas et duplos. Bopbopbop ferry 12 noeuds retour Vladivostok. Vroummmm adieu belle Russie, bonjour Finlande, vroummmm îles Lofoten, et vroummm Morvan. Carnet de voyage terminé !

Tout ça pour dire qu'au lieu de pelleter les mouches, aspirer les araignées, j'avais envie de crier le bonheur de ce voyage et livrer mon secret que beaucoup connaissent aussi. -Toujours écarquiller les yeux et d'autres regards s'écarquilleront en retour- -Toujours avoir les yeux qui frisent, et ce sera autant de regards qui friseront- -Toujours écouter son épuisement et rire d'avoir su dépasser la lassitude -Toujours écouter l'autre, les autres -Avoir la conscience aiguë que nous sommes minuscules sur notre belle Terre. - Revenir épuisés, ravis et profondément fiers et heureux d'avoir réussi notre équipée. -Dire à chacune et chacun que le voyage commence quand on ferme sa porte et qu'on ouvre toutes les autres portes de l'inconnu. Epicétout.
L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Yellowstone enfin, et quelques autres découvertes English translation pending
by Kast13 · 2018-07-23 · 75 replies
Mon circuit de l’année dernière (20 jours pour les grands classiques fin Aout entre SFO et Las Vegas, à 9 : 4 adultes et 5 ados) a été superbe, mais m’a laissé avec quelques envies bien vivaces(voir enfin Yellowstone que je n’ai pas réussi à mettre dans un de mes 5 précédents circuits dans l’ouest, sortir un peu des classiques les plus connus, et faire ça toute seule, pour profiter d’une autre manière).Dès septembre, j’ai donc commencé à y penser, à voir ce qui serait possible, quel serait le meilleur circuit. Le but principal étant Yellowstone, la première idée a été un vol vers Denver, et un circuit incluant Yellowstone pendant 5 jours minimum, mais aussi le Mont Rushmore, le Custer park, les badlands, les Rocky mountains, Deadwood, et Devil’s towers. Mais plus je regardais mes guides, des carnets sur ce forum ou sur d’autres, moins j’avais envie d’aller au Mont Rushmore, et les autres endroits me tentaient aussi moins que d’aller creuser en Utah-Nevada, notamment Valley of fire que je voulais absolument voir…donc après réflexion, j’en suis arrivée à un vol CDG-Salt Lake City à l’aller, puis 5 jours à Yellowstone, et ensuite un vol Bozeman-Las Vegas pour reprendre une boucle autour de Las Vegas et repartir de là en fin de séjour. Une fois cette décision de base prise, il fallait organiser les 5 jours à Yellowstone et aussi voir quelle boucle faire à partir de Las Vegas. Après de nombreuses hésitations (Monument Valley ou pas, vu ce que j’y avais ressenti l’an dernier, Grand Canyon North ou pas (pour changer une fois du Sud), Death Valley ou pas (pour voir si ça me touchait plus que lors de mon premier passage il y a 10 ans, vu toutes les bonnes choses que de nombreux forumeurs en disent), essayer des parcs moins fréquentés comme Snow Canyon ou Cedar breaks…), j’ai bouclé un trajet qui me convenait, j’ai réservé mes vols et j’ai commencé mes réservations de logement. Mon ESTA était encore valable donc pas de soucis de ce côté. Quand j’ai parlé de ce projet à ma copine de San Francisco (rencontrée il y 25 ans quand elle est venue faire une année d’étude dans mon université), on a décidé de faire de la première partie (Yellowstone+ une nuit Las Vegas) un « girltrip » sans nos enfants, sans son mari, juste nous deux. Vu que le voyage est encore frais dans ma mémoire, je vais essayer de le résumer au mieux, n’hésitez pas à faire des remarques ou poser des questions ! J Déjà, les trois semaines avant le départ, je regardais régulièrement la météo à Yellowstone et il pleuvait tous les jours…ça m’a fait peur parce que autant le froid ne me faisait pas peur, autant la pluie me faisait bien moins envie…puis deux jours avant le départ, je vérifie, et on annonce que les 5 jours où je serai là, pas de pluie, et même beau soleil ! Je ne veux pas sauter de joie trop vite, on sait que la météo des jours à l’avance, ce n’est pas très sûr. Mais finalement, on n’a effectivement pas eu une goutte de pluie sur place, et même plutôt chaud en journée, même si les nuits étaient bien fraiches. Comme le départ est prévu le 23 au matin de CDG, j’ai décidé de passer la nuit du 22 sur place, et de laisser ma voiture à l’hotel pendant les 14 jours où je serai partie (Hotel Novotel Suites Roissy), étant donné qu’il y a une navette pour l’aéroport. Après une bonne nuit, départ le 23 à 8h pour CDG en navette, pour prendre mon vol direct vers Salt Lake City, avec Delta. Très bon vol, pas trop de turbulences, repas correct, et pas mal de films/séries à regarder. En plus, pour la première fois, j’ai du wifi en vol, qui est gratuit si on se contente de what’sapp ou messenger. Arrivée bien à l’heure à Salt Lake City, passage hyper rapide aux contrôles (pas comme l’an dernier à San Francisco !), et je vais dans l’autre terminal attendre ma copine qui arrive 30 minutes plus tard. On part chercher la voiture chez Avis. Là, on voit une belle file en arrivant, mais comme j’ai la carte Avis Preferred, on peut aller directement au comptoir dans le parking et là, personne devant nous. Par contre, petit souci : j’ai réservé une « moyenne, type Ford focus » et quand on arrive à celle qu’on nous propose, elle est minuscule (je pense plus petite qu’une fiesta, ce qui est vraiment petit aux USA). Ma copine va immédiatement demander au comptoir si ils ne se sont pas trompés et on nous donne sans discuter une voiture plus grande (vraiment la taille « focus » cette fois). On est donc en route pour notre girltrip. Malgré le décalage horaire, je ne suis pas trop fatiguée, tellement contente d’être là et de pouvoir papoter avec ma copine que je vois si peu. On fait la route jusqu’à Driggs ce soir, à 30 min de Jackson. On loge aux « Teton valley cabins », très sympa, et prix beaucoup plus raisonnable qu’à Jackson ! Cabins avec salle de douche, et petite kitchenette, très tranquille, et petite ville calme. Après un arrêt au supermarché pour faire quelques courses pour les jours qui viennent (pain, jambon, fromage, boissons…)elle m’emmène dans un resto qu’elle connait, sorte de brasserie western sympa, où j’ai mangé des ribs délicieuses. À 21h, je suis épuisée, il est temps de dormir avant notre première journée à Yellowstone. 4 premières photos parce que même si c'était juste une journée de route, c'était déjà sympa. :-)







Cimetières English translation pending
by UnaMilanese · 2018-07-11 · 84 replies
Ciao a tutti.e (tentative d'écriture inclusive adaptée à l'italien 😎)

Un tel sujet n'a semble-t-il pas été abordé dans la rubrique "bavardages et chamailleries".

Il est venu comme cela... "ma copine est partie en voyage sans moi", un glissement en bas de page et j'ai appris que Page2008, que je ne connaissais pas, était elle aussi partie, définitivement. De là je suis passée un instant déposer une pensée affectueuse sur ces édifices de mots érigés ici en mémoire de Patrick Yangguizi, de Jean-Pierre Lepiaf ou de Marcel DeCléricy.

L'esprit vagabonde dans des lieux funéraires...

Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.

En Italie, dans la plupart des communes (toutes ?), il existe une norme fixant à maximum un mètre de hauteur les monuments tombaux placés dans le sol. Les vivants qui y déambulent sont plus grands que les tombes. D'ailleurs on s'y voit et s'y interpelle volontiers, et une fois évoqués les défunts, on y devise de choses et d'autres qui les concernent assez peu. Lieux ordinaires où l'on se rend sans appréhension.

Je me souviens, en Roumanie, avoir avec surprise vu des piques-niques organisés au milieu des tombes, ou ailleurs des noms assortis de dates de naissance et de photos attendant que soit gravé, le plus tard possible sans doute, la date du décès. Memento mori plus simples, plus humbles, que les cranes des tableaux baroques.

A Eyup, et plus encore à Sarajevo, on traverse un parc avant de se rendre compte que la pelouse est parsemée de pierres verticales dont certaines sont surmontées de turban. On n'y interrompt pas son activité du jour sauf si on arrive plus loin, que les tombes se densifient et que l'espèce de pyramide métallique placée en son centre nous assène des centaines, peut-être des milliers, de fois, les mêmes dates. 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993- -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1993-1993-1992-1993 -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- Je ne peux pas remplir la page de détresse, n'est-ce pas. Alors, j’arrête.

A Bitola c'est pareil, des centaines de croix blanches, mais avec cette fois des petits drapeaux français, des croix basses et muettes. Il n'y a que l'énorme sarcophage en pierre du fond qui cause : A la gloire des armées françaises d'Orient, gueule-t-il. Ce simple cri n'est peut-être pas plus mal, à la réflexion, que ces insupportables "presente" répétés à l'infini qui envahissent la montagne de Re di Puglia.

Non, du calme. Songe à la merveilleuse sérénité d'Ithaque...



Et vous, quels sont vos cimetières ? 🙂

Catherine

PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.

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