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On part en vadrouille au Cambodge! English translation pending
by Bibouns51 · 2020-08-27 · 61 replies
Hello tout le monde ! Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge... La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!

9 février - Vers un nouveau départ...

L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !

Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :

Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !

Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.

Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.

Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.

Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...

Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !

La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.





Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
Le Nord de l'Italie English translation pending
by Imothep341 · 2020-08-19 · 47 replies
Bonjour tout le monde !

Les vacances ont pris un virage particulier cette année. Grâce ou à cause d'un virus qui fait peur à beaucoup. Justifié ou pas. Il a donc fallu changer les plans. Pas de séjour au Moyen-orient, vu que les aéroports sont fermés et donc, après moultes réflexions, et au vu des pays assez sûrs pour nous laisser la possibilité de ne pas trop souffrir du port du masque, nous avons choisi le Nord de l'Italie.

Au Sud des Dolomites plus précisément. Avec un arrêt à l'aller sur Varazze et la côte Ligure. Et au retour un arrêt sur Arenzzano. Que je vais d'ailleurs rayer de mes fichiers. Très mauvaise expérience cette dernière ville.

Bref et en détail, le suivi du carnet sera le suivant :

Sud de la France vers Montpellier, Varazze (Hotel 2 nuits), Pescheria del Garde, en courant d'air, Trente (Hotel 10 nuits), Molveno/Andolo et les lacs, Le Lac de Garde, Venise (en train), Bolzano (en train), Verone (en train), Merano, San Candido, Levico Terme et les Lacs, Aranzzano, Retour France.

En résumé que dire ?

La côte reste la côte. avec ses qualités et ses défauts. Mais c'est l'Italie que l'on aime. Ses bains privés, ses morceaux (2 mètres😎 ) de plage publique pour le peuple, ses cris, ses odeurs... et sa circulation automobile anarchique au possible.

Le Nord en revanche est assez....coincé, et même assez "Bobo". Très allemand aussi car la région du Trentin/Haut-Adige n'est Italienne que depuis 1918. Tout ici respire l'ordre et la méthode. En clair, vous pouvez déguster une pizza mais avec de la viande fumée au lieu du Chorizo😎 . Humour ! On parle Allemand et après Italien. Tout est en deux langues. Même les pompiers de San Candido parlent allemand entre eux.

Au bord des routes, on vend des sacs de patates en lieu et place de fruits et légumes.

Le pire dans le coin étant les sportifs en vélo ! Dans le Nord, les pistes cyclables sont légions. Et s'il n'y en a pas, on prends le trottoir. Je suis en vélo, donc j'ai tous les droits. Comme sur Amsterdam. Il faut faire attention de ne pas froisser les cyclistes. Pas trop écolos car beaucoup de vélo électriques...Qui doivent bien se recharger quelque part... Marrant le type qui vient prendre son petit-déjeuner avec les chaussures à cales sur un parquet ancien et bien entretenu. Très classe !!! Les motards sont plus civilisés ! Même une horde sauvage de 30 Harleys qui passe dans un petit village avec un bruit ... d'Harley ! 😎

Sinon, le coin est sympa.

Ha, j'allais oublier.

Un mot pour nos ami(e)s camping-caristes. Dans le Nord et sur quasiment toutes les villes (au moins) que j'ai pu visiter, il y a des parcs pour les CC. On ne se pose pas où l'on veut. Et pas de discussions !!! 😎 Molveno par exemple ou les CC sont en rang d'oignons avec juste de quoi ouvrir la porte ou poser une table de camping. La nuit, ce doit être marrant😏

Nous commencerons donc demain par Varazze. 2600 photos à trier et classer... c'est long. Juste une pour commencer.

Retour d'une semaine à Malte en hiver English translation pending
by Vilabel · 2020-02-03 · 21 replies
Bonjour,

Je prends tellement de plaisir à lire les carnets postés au retour de différentes destinations que j'essaie à mon tour d'un faire un, très modestement, vraiment sans aucune prétention, juste l'envie de partager mes ressentis sur cette courte découverte de Malte en cette fin janvier 2020.

Jour 1 5h45, lever très matinal, un brouillard à couper au couteau. La grève ne semble pas avoir trop d'impact sur la circulation des RER aujourd'hui mais on préfère assurer le coup. 6h44, RER A à quai, on enchaine avec le RER B et à 8h on est au terminal 2D de Charles de Gaulle. Notre vol Air Malta, en code share avec Air France, KLM et Delta, est prévu à 10h20. Passage très rapide au scanner et on va se poser tout seuls en salle d'embarquement dans des fauteuils confortables. On est seuls, c'est bien la première fois. Faut dire qu'il n'y a que deux salles d'embarquement me semble-t-il à cet endroit, et on n'attend pas dans la nôtre mais dans celle d'à coté, déserte. 9h45, début de l'embarquement. On prend le bus et on attend sur les pistes. Le ménage n'est pas terminé dans l'avion. On attend. Il y a toute sorte d'engins roulants autour de notre avion, des palettes, des colis, des bagages, des chariots... jamais vu autant de bordel autour d'un avion pret à partir ! On s'installe enfin, à l'avant de l'avion, et j'observe toute cette animation à l'extérieur.



Un panneau affiche notre heure de départ et un décompte en minutes : - 3 mn. Hum, ça charge encore des palettes, des sacs postaux, des colis Fedex, ça m'étonnerait qu'on soit prêt dans 3 minutes ! Le temps passe... +12 mn, +28 mn, +61 mn. Ah, ça y est, on repousse, on roule et... on s'arrête 5 mn, 18 mn, 40 mn... là c'est bon, on roule, on décolle, il est midi passé.

14h33, on se pose à Malte, 17°, nuageux. On achète directement une carte de transport pour la semaine à 21 €, la Tallinja card explore unlimited travel 7 days, sinon c'est 1,50 € le trajet en bus en hiver, 2 € en été.



On sort de l'aéroport et on trouve l'arrêt du bus X4 juste devant. Prochain passage à 15h09, soit dans 6 minutes, puis un bus toutes les demi heures en gros. On descend au terminus à la Valette, au niveau de la fontaine au triton.



Notre hotel est à 600 mètres. On s'avance par le "city gate" dans les rues piétonnes de la Valette, c'est trop beau, tout en pierre et en dénivelé. J'adore 🙂



On continue dans la rue commerçante, on passe devant la co-cathédrale St John, on descend des marches et voila notre hotel au bout de la ruelle, le Grand Harbour hotel, juste en face des trois cités.



Check-in rapide, on pose nos affaires, on prend un petit thé vite fait et on ressort. On goute des spécialités locales : pour aujourd'hui une sorte de gros chausson aux pois pour l'un, au thon/épinards pour l'autre. 1,50 € chacun, ça nous cale bien et il nous fallait bien ça vu qu'on a fait l'impasse sur le déjeuner. Puis on arpente la rue commerçante et les ruelles perpendiculaires, on fait les boutiques, on regarde les menus des restos. Premier constat : c'est pas cher ! on est en période de soldes et les prix sont bien inférieurs à ceux de Paris. Dans les restos, pareil, les plats sont moins chers qu'à Paris. Arrive 19h, on s'installe en terrasse et on commande des mojitos et finalement des pizzas. Les terrasses c'est sympa, mais à 21h on se caille sévère (pas de brasero ni de plaid) et on rentre se réchauffer à l'hotel.
Un mois en Irlande en fourgon English translation pending
by Randomi · 2019-09-11 · 25 replies
Bonjour, après un voyage de près d'un mois en Irlande en Mai 2019 , je me lance pour ma première fois dans la rédaction d'un compte rendu tant ce voyage m'a enthousiasmé et m'a donné envie d'y retourner. Il s'agissait de mon premier voyage en Irlande, je ne suis donc pas un grand connaisseur du pays et ce compte rendu est juste un résumé succinct de mon séjour afin d'en conserver une trace personnelle pour un retour futur et aussi aider éventuellement quelques 'forumeurs' à préciser leur projet de voyage. Ce voyage s'est déroulé du 4 Mai 2019 au 1° Juin en fourgon aménagé et était un premier voyage de découverte orienté nature et randonnées à pied. Pour préparer mon itinéraire, le guide vert Michelin pour les circuits et les visites de site , la carte Irlande Michelin 712 et le guide Rother des randonnées en Irlande ainsi qu'une lecture assidue des retours de VF. Sur place, pour se repérer, le gps du fourgon, l'appli Maps.me et l'appli Park4Night pour les bivouacs.

Etant retraité depuis quelques mois, j'avais donc prévu environ un mois pour faire ce circuit, ma femme, encore en activité, me rejoignant sur place une dizaine de jours. Le circuit a donc été construit en tenant compte de ces retours sur Dublin. Circuit après une arrivée à Cork,

1° circuit de Cork à Dublin en passant par la côte Sud Ouest, la pénisule de Beara, le Ring of Kerry jusqu'à Killarney puis la région des Wicklow pour rejoindre Dublin pour rejoindre ma femme arrivant par le vol direct Lyon Dublin

2° circuit boucle de Dublin à Dublin en passant par le Connemara, le Burren, Cliff of Moher et la pénisule de Dingle puis retour sur Dublin par Rock of Cashel, Kilkenny et Sud Dublin, Dublin pour le vol retour Dublin Lyon de ma femme

3° circuit, boucle de Dublin à Dublin en passant par Belfast, Glens of Antrim, Causeway coast, le Donegal, Nord Mayo et Achill Island puis nouvelle traversée vers Dublin.

Ferry à l'aller Roscoff Cork avec Brittany Ferries pour environ 250 euros pour une personne, le fourgon et un siège inclinable. Départ prévu initialement en soirée vers 20H avec arrivée à Cork le lendemain matin vers 8 h avec le bateau le Pont Aven un incendie en salle moteur le week end précédent a entrainé un report au lendemain matin 8h30 sur un autre bateau l'Armorique et donc une traversée de jour. ( arrivée à Cork à 20 h ) Traversée plutot agréable, bateau très confortable, bonne Guinness pression et musique live au bar. La flotte et l'organisation de Brittany Ferries ainsi que le fait que l'on était alors en moyenne saison a fait que ce contre temps s'est révélé finalement sans trop de conséquence. Au retour Dublin Cherbourg avec Irish Ferries sur leur tout nouveau bateau le W.B. Yeats départ 16h, arrivée 11h réservation une semaine avant le retour pour 160 euros pour une personne, le fourgon et siège inclinable ( accoudoir non rabattable donc pas de possibilité de squatter 3 ou 4 places pour s'allonger comme sur l'Armorique).

Routes et conduite

les routes pas bien larges mais pas de souci avec un fourgon d'autant plus que la végétation très présente sur les accotements est taillé régulièrement, même pas de rayures sur le fourgon ( sans doute plus problématique voir même impossible sur certains passages avec un camping-car sur la wild atlantic way )

la conduite est sans stress même à Dublin la capitale, les Irlandais étant généralement respectueux des autres conducteurs ( à se demander si les voitures irlandaises sont équipées de klaxon )

état des routes en général correct , dans le Nord, le Donégal, pas mal de bosses qui secouent bien le fourgon et le conducteur

la conduite à gauche je trouve que l'on s'adapte très rapidement d'autant plus que la circulation n'est pas très dense et les ronds points beaucoup moins imposants que les ronds points Anglais.

Stationnement de jour En cette saison, aucun souci avec mon 5m40 pour se garer en ville. Sur les sites, souvent des délimiteurs de hauteur qui obligent les fourgons ou camping-car à se garer à l'extérieur, lorsque c'est possible.

Stationnement de nuit Avec Park4NIGHT, des spots fantastiques en bord de mer ou en pleine nature pour assister au coucher de soleil et passer des nuits au calme.

Camping Personnellement 1 nuit sur 4 en camping pour douche, plein d'eau et vidange car pratiquement pas d'aire de service en Irlande. Le plus souvent, beaucoup de grands bungalows très moches mais quand même quelques camping plus sympa, autour de 20 euros pour fourgon, 1 ou 2 personnes et électricité.

Météo

météo très clémente, alternance petites averses et très belles éclairicies en début de séjour, voire exceptionnelle avec même des longues journées ensoleillés ensuite. 2 jours de pluies en fin de séjour sur Achill Island

Le circuit 1

Après sortie rapide du ferry vers 20h30, direction Kinsale il y a un festival en ville et beaucoup de jeunes dans les rues et sur les terrasses des pub. On est samedi soir et c'est chaud … Nuit calme devant le Charles Fort sur les hauteurs.

Jour 1 dimanche 5 Mai; Au matin, belle vue sur Kinsale et le fleuve Bandon.



Balade à pied très agréable au milieu des maisons colorées du bourg et les belles maisons dominant le fleuve sur la Compass Hill. Cette première étape me plait bien et déjà je me dis qu'il faudra revenir pour profiter plus longuement mais avec la journée de retard du au problème de ferry, il faut avancer Au programme aujourd'hui route verte Micheli vers Timoleague, Seven Heads, Drombeg Stone Circle, Baltimore et Mizen Head.



C'est dimanche, il fait très beau et il y a beaucoup de familles de sortie dans les petits villages, les terrasses des pubs sont envahies, dans les rues étroites à 2 voies une voie est occupée par les voitures stationnées ou les tables des pub occupées par les familles, autant dire que la traversée des villages n'est pas toujours simple mais dans une ambiance décontractée et sympatique.

Les reflets lumineux sur l' estran, je viens de découvrir ce mot, à marée montante sont magnifiques.



Décidemment, tout cela commence bien. Le soir arrivée à Mizen Head après la fermeture du visitor center, donc pas de visite du phare ; nuit sur le parking avec 3 ou 4 autres fourgons.

Jour 2 lundi 6 Mai Départ matinal vers Glengarrif pour rejoindre le départ de la rando autour du Barley lake.



On est à 800 m d'altitude mais on se croirait en montagne balade très sauvage, pas de chemin bien marqué, orientation un peu difficile mais avec maps.me et une bonne visibilité pas de souci.





Vraiment, une très belle rando ( environ 3h ) ; la petite route d'accès est déconseillée au plus de 2 tonnes ( panneau au début de la route ) car assez pentue mais pas de problème avec un 3,5t. Sur la route découverte des premiers rhododendrons.



C'est très, très beau. Poursuite de la belle route verte par la côte jusqu'à Dursey Island, Allihies, Lauragh et le Healy Pass pour un retour sur Glengarrif et nuit sur le parking de la réserve naturelle de woodland.

Jour 3 mardi 7 Mai; petite balade ( 2h 15 ) dans la Glengarrif Nature reserve à partir du parking sur des chemins aménagés à cette heure matinale, pas mal de joggers et d'habitants de Glengarrif avec leurs chiens. Ballade agréable et variée dans la forêt, le long de la Canrooska river et de la Glengarrif river puis point de vue sur Glengarrif. Route plein nord pour rejoindre le Kerry avec un arrêt à Kenmare et ses commerces dont une boutique 'musique' , instrument et CD, the soundz of music très sympa



puis continuation vers Caherdaniel et le camping Wave Crest, le meilleur camping de tout mon séjour ( accueil très sympa, très bien intégré à l'environnement, emplacement face à la mer, sanitaires impeccables et chauffés ).



Malheureusement le ciel est très gris et cela ne va pas s'arranger. Départ à pied du camping avec imper ( haut et bas ) direction Derrynane Bay et Abbey Island



la pluie est bien présente mais la ballade dans la baie et la grande plage de sable est magnifique sans compter la végétation 'japonisante' le long de la petite route permettant d'accéder à la plage.

Le pub au retour paraît bien sympathique ( conseillé pour sa restauration par la dame du camping ) mais là je suis complètement trempé et l'envie d'une douche bien chaude et du chauffage du fourgon l'emportent sur l'envie d'une bonne guiness. Là aussi, il va falloir que je revienne.

Jour 4 mercredi 8 Mai; Après un passage à la supérette très bien achalandée du camping ( j'ai même l'impression que c'est LE commerce du village ), direction Valentia Island par la route cotière. Dès le départ, panorama magnifique au dessus de la baie de Derrynane et Ballinskelligs,



mais malheurement encore pas mal de grisaille jusqu'à Pormagee. Malgré la grisaille, nombreux arrêts en bord de route pour admirer et prendre quelques photos face aux Skellig Islands.

Passage du pont de Pormagee à Valentia Island,

arrêt rapide au visitor center puis route vers Bray Head pour une boucle pédestre facile de 1h30.

Après cette boucle encore bien agréable, continuation sur le ring direction Killarney plus précisemment le parking en bas du Gap of Dunloe. Après une Guiness au Kate Kearneys cottage, grand pub sympa apparemment très fréquentée par les cars de touristes,



magnifique balade à pied sur la route du Gap of Dunloe à cette heure, fin de journée, les calèches tirées par les chevaux apparemment très prisées par les touristes sont parkées et les voitures sont peu nombreuses sur la route. Très rapidement je me retrouve tout seul au milieu des lacs entourés de genêts en fleur et des moutons multicolores le ciel est encore bien gris mais la lumière est là et c'est magnifique.





Retour au parking du pub encore quelques voitures mais la nuit sera calme. La suite au prochain épisode
Croisière Bergen-Svolvaer puis Lofoten été 2020 English translation pending
by Spikywhy · 2019-08-28 · 33 replies
Bonjour à tous,

Voilà a peine rentré de nos vacances que je pense déjà aux suivantes. Pour l'année prochaine nous avons décider de partir en Norvège pour avoir le côté plus frais surtout avec le petit de 2 ans. Je ne suis évidemment qu'au stade de l'ébauche mais je voulais déjà un peu avoir vos avis si réalisable ou non sachant également qu'il faut s'y prendre bien à l'avance.

L'idée serait de prendre l'avion direct de Genève à Bergen puis faire la croisière Hurtigruten direction Svolvaer. De là on louerait une voiture pour sillonner sur place.

Le tout prendrait 2 semaine en mois de Juillet donc en 2020.

D'avance je vous remercie pour vos précieux conseils.

Au plaisir de vous lire
Road trip 16 jours Los Angeles - Las Vegas - San Francisco en septembre English translation pending
by Legi008 · 2019-07-06 · 44 replies
Bonjour à tous,

Avec une amie (27 &29ans), nous partons 16 jours à deux aux États-Unis pour réaliser un RoadTrip Los Angeles/Las Vegas/San Francisco (+ tous les lieux/parc sur la route) du vendredi 20 septembre 2019 au samedi 05 octobre 2019. Notre avion atterrira à L.A. et nous décollerons San Francisco. Pour le moment, seul nos billets d'avion sont réservés et achetés.

Nous avons commencé un plan de voyage et aimerions vous le partager pour savoir si cela était faisable dans le temps impartit. Évidemment, comme tout le monde, nous voudrions voir le plus de choses possibles et nous nous attendons à ce que ce voyage ne soit pas de tout repos ! :)

Jour 1 : 15h00 : Arrivée à Los Angeles. Récupération des valises, de la voiture de location et direction Santa Monica ou alentours pour nous installer à notre hôtel. Visite des alentours.

Jour 2 : Visite de Venice et de Santa Barbara (Beverly Hills si le temps ?).

Jour 3 : Visite de Hollywood (Bld, Theatre, OUE Skyspace, Signe Hollywood, Observatoire, ...)

Jour 4 : Visite WarnerBros Studio en début de matinée puis direction Malibu vers 12h, visiter (2H-3H) et ensuite direction Santa Barbara où nous passerions la nuit. Cela nous permettra d'avoir un peu roulé le long de la côte des USA.

Jour 5 : Départ vers 8h30 pour Palm Springs et arrivée vers 11h30 (Visite + Téléphérique). 15H Départ vers Kingmann (ou alentours) où nous passerions la nuit.

Jour 6 : Route 66 vers Grand Canyon. Visite Grand Canyon. Puis repise de la route pour arriver au Monument Valley en soirée où nous passerions la nuit.

Jour 7 : Monument Valley, Forrest Gump Point, Valey of Gods. Arrivée à Page pour passer la nuit.

Jour 8 : Antelope Canyon, Lake Powel et Horseshoe Bend. Toujours à Page pour passer la nuit.

Jour 9 : Départ de Page pour la Valley of Fire et arrivée à Las Vegas fin d’après-midi.

Jour 10 : Las Vegas

Jour 11 : Death Valey - BadWater. Arrivée à LonePile pour passer la nuit.

Jour 12 : Départ pour Yosemite par la Tioga Road. Arrivée fin d’après-midi au Half-Dome Village. Jour 13 : Yosemite : Randonnée et "escalade" du Half Dome (Si nous avons le permis).

Jour 14 : Départ matinée pour SF en passant par Tuolumne Gros (Sequoia Géant) et la Silicon Valey.

Jour 15 : San Francisco

Jour 16 : Visite Alcatraz + SF. Départ pour l'aéroport à 14h00.

Pour plus de facilité dans nos déplacements. Nous allons louer une voiture, une Ford Mustang Cabriolet, du premier au dernier jour du séjours (Prise et remise à l'aéroport).

Pour le moment, le plus gros questionnement est le jour 6 & 7 où nous ne savons pas trop s’il est mieux de rester loger près du grand Canyon et de partir pour Monument Valley le lendemain matin. Ou s’il vaut mieux partir fin d’après-midi du GC pour arriver à Monument Valley en soirée et en profiter le lendemain matin.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'un itinéraire réalisable et avantageux pour en voir le plus ?

Merci à vous, 🙂 Jérémy
Philippines mars 2019: carnet de voyage Siargao/Cebu English translation pending
by Holigirl · 2019-05-24 · 145 replies
Bonjour à tous ,

Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.

Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.

Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).

Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.

Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.

Même si 2 sur plus de 7600 iles c��est peu…😉

Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.

On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).

Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.

Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne

Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)

Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.

Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)

Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.

Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).

Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.

Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
Southwest Acte #11 - Phototrip with le fiston... English translation pending
by MycoVtt · 2019-05-02 · 143 replies
Préambule

En juillet dernier, en voyant que mon fils Tom, alors âgé de 14 ans suivait bien en montagne (alpinisme, premier 4000 , refuge, horaires..) je lui ai proposé de m’accompagner en avril pour mon 11ème trip dans le Southwest. Le programme est assez simple, mais assez chargé : marcher, faire des photos, marcher, rouler, faire des photos, sunrise, sunset, nocturnes, manger des pâtes 😉, etc… itinéraire à peu de choses près identique à celui de 2018 pour approfondir, retenter les lieux ratés à cause de la météo, et découvrir des choses nouvelles pour moi. De toute façon, tout sera nouveau pour Tom. L’idée était claire : s’entraîner au minimum 2-3 mois avant, pour être bien sur place. Deux backpackings prévus, des horaires à rallonge… X fois je lui ai dit « Ce ne sont pas des vacances »… Phrase à laquelle il répondait sans cesse « mais si, si je suis là-bas, je suis en vacances ! » On en reparlera… Nous nous sommes donc entraînés, gros sacs au dos, de plus en plus lourds, sur nos terrils, dans les ardennes, pour être bien en forme. 20 jours avant le départ, gros problème : Tom a une tendinite au tendon d’Achille…😕 Rien à voir avec nos « séances », mais avec sa croissance, son pied ayant pris 1,5 cm en 3,5 mois ! Tendon comprimé dans des chaussures devenues trop petites très rapidement. Deux semaines en béquilles pour aller à l’école, plus de cours de gym, plus d’escalade (nous grimpons 2x/semaine) … et 3 jours avant de partir, un gros test, chargé sur le dos, sur le plus gros terril de la région. Et Bingo, il n’a plus mal… Il était à deux doigts de ne pas m’accompagner… Alors, je vais mettre les choses au clair tout de suite avant de commencer le carnet : y aura beaucoup de texte, parce que pour moi un carnet, c’est un ressenti, et pas uniquement un portfolio. Sinon je balance le lien vers une galerie photos Google, et ça ne fera pas le même effet. Il y aura aussi beaucoup de photos, parce que c’est le but du trip. Quelques photos faites par Tom avec son téléphone, et quelques-unes par Laetitia que nous avons rencontré là-bas. Vous verrez plein de chiffres, parce que j’aime ça, les chiffres, j’aime me dépasser, mon fils aussi, et vous lirez aussi que (on vient encore de me le dire), que je ne suis pas un « épicurien » comme les autres. Ma façon à moi de profiter de la vie, c’est d’emmagasiner un maximum de tout : photos, kms, D+, etc, mais que de l’actif. Profiter d’un verre de vin autour d’un BBQ ne fait absolument pas partie de ce que j’aime, et (heureusement), c’est pareil pour ma famille… Chacun sa façon de profiter de son temps… Ma devise, c’est « j’aurai tout le temps de me reposer quand je serai mort »… Ou bien « jamais plus vite qu’à fond… » Trève de blabla (il y en aura encore), attaquons…

J0 - L'histoire démarre au début de nos "congés scolaires de Pâques". Lever 2h30. Navette vers l'aéroport, toujours cette inquiétude que nos bagages « cabine » et sacs à dos ne passent pas, mais sur les 3 hôtesses au Check In à Zaventem, on a eu la plus sympa. Celle à côté pesait tout, ça aurait été problématique... vu que je dépasse toujours le total des deux (cabine + sac à dos) de plus de 10 kgs kgs à cause du matos photo, du PC… normalement total 12kgs pour les deux, je suis à 24 Kgs… Et nos bagages de soute sont bien pleins à cause du matos de camping, des lyophilisés, trépieds, etc… Escale à Amsterdam, Vol sans souci, immigration à SLC en 35 minutes, assez rapide. Nos deux bagages de soute sont bien arrivés, ça aussi c'est toujours stressant. Je n’ose pas imaginer, sans trépied, sans matos de camping, sans lyophilisés… Et avec une première nuit prévue loin de l’aéroport. Rugged Rental chez qui je loue pour la 3ème fois nous donne un Wrangler Rubicon avec intérieur cuir beige atroce... Je démarre, branche le GPS Auto et en route vers Walmart. Et là je ressens un gros shimmy dans le volant, un balourd pneu avant gauche... Je retourne illico et on me l’échange pour un Rubicon rouge, intérieur noir, avec prise USB, Bluetooth pour la musique, et des pneus pas trop neufs, ce qui est bien mieux finalement sur l'autoroute que les neufs que j'avais l'an dernier. Les crampons font quand même encore 2 bons cm de haut, no souci dans le sable. Pneus « Mud Terrain » de chez BF Goodrich, donc de très très bons pneus pour les pistes qui nous attendent. Ah oui, il pleut et il fait 8°. L’horreur… mais cela ne durera pas longtemps. Courses au Walmart que je connais comme ma poche, la liste est prête dans le téléphone, 15 minutes chrono... puis en route vers Green River. D’année en année, je vais de plus en plus loin le jour où j’arrive. L’excitation fait que je ne suis pas fatigué. La route passe par un col à 2400m, de la neige partout, 5°. Waouh les nuits en tente risquent d'être fraîches... On arrive pas trop tard vers Green River, je propose à Tom d'aller faire un premier sunset à Goblin Valley, mais il est fatigué... Ben quoi, ça ne fait que 25 heures qu'on est debout ! Pfff, la jeunesse...😏 par contre un Subway ça le tente... Puis hop au lit. Bon hein j’espère qu’il ne va pas me faire le coup trop souvent. Au départ il était clair qu’il suivrait les horaires et randos prévus.

J1 Sunrise prévu à Goblin Valley, donc réveil calé à 5h20. Mais Tom est réveillé à 4h30 (décalage) et moi encore bien avant. 2 bols de Special K Almond and Vanilla (qui n'existent pas chez nous) en vitesse, et hop direction Goblin Valley. Les "towers" à l'entrée du parc et le ciel coloré sont d'enfer. Puis balade entre les Goblins. J’ai déjà fait énormément de photos l’an passé. J'essaye d'autres angles, mais il me faut du temps pour me mettre dans le bain de la photo. Tom va partout, il adore, il est aux anges... Perso je suis un peu « étonné » par mon manque de concentration sur la photo…😛Heureusement cela passera assez vite. Puis route vers Crack Canyon. Énormément de gens partout, c'est le Spring Break et beaucoup de familles sont en vacances. Des motocross, des ATV, des gamins, des camping cars géants partout. Jamais vu autant... ça campe dans tous les sens. Heureusement, le WE arrive, et ensuite leurs vacances seront terminées. La piste est assez chaotique sur la fin, mais le Wrangler passe super bien. Belle surprise que ce Crack Canyon. Le début entre le TH et le canyon est sans intérêt, mais ensuite, des murs gigantesque et du « Swiss Cheese » comme je n'en ai jamais vu. Quelques passages bien chouettes ou il fait bien s'aider des mains. Et nous sommes seuls. Un couple est juste arrivé quand nous partions.... Une belle petite mise en jambes. Et Tom n’a pas mal au pied, ce qui est d’autant plus génial ! Route vers Moab, arrêt chez Jay's pour les traditionnelles pastas "Meat Sauce", qu'on regrettera juste après en allant vers Jeep Arch, que je n'avais jamais faite. Marcher et digérer en même temps, ce n'est pas top. raison pour laquelle en général le midi je grignote du trail mix en marchant. Jeep Arch est une chouette Arche, mais nous avons droit à un ciel parfois laiteux pas terrible... On redescend en ayant enfilé les Gore Tex, le ciel est menaçant, le vent monte. Sunset foutu 😠... On prend la route vers Marlboro Point où j’ai prévu de bivouaquer. Le début de la piste est maintenant marqué par un panneau interdisant clairement le camping. Il va encore falloir faire l'innocent si un Ranger arrive... Mais franchement, les 2 derniers KMs, presque aussi difficiles que certains passages pour Eggshell Arch, dissuadent certainement les rangers de venir jusqu'ici. A part un Wrangler, un Defender ou un pickup chargé à l'arrière, rien d'autre ne doit passer. Plusieurs marches de 20-25 cm à passer, mais rien n'a frotté. On arrive et c'est absolument génial, il n’y a que nous, seuls, à 10m de la rim. D'abord je me gare à côté de la tente, puis je remarque qu'on voit la Jeep de la rim de Dead Horse Point, donc je la déplace. J'ai trouvé un emplacement très cool pour la tente, juste à l'abri du vent qui monte bien, derrière un Juniperus de belle taille. Explications à Tom pour le montage de la tente etc... On déballe les Therm A Rest et les duvets, les gants de toilette jetables et le savon sans eau, et je fais un lyophilisé. Ah oui Je me suis arrêté à Moab chez Gear Heads pour des cartouches de gaz, quand même le shop que je connais le mieux équipé pour le camping. Aucun équivalent chez nous je pense... même à Chamonix. Sunset foutu, ciel bouché presque noir. Mais pas de pluie annoncée. Juste un peu de vent, mais relativement calme. Aucune chance de pouvoir faire une photo nocturne. Evidemment plus calme que le mouvement perpétuel de l'asticot qui dort à côté de moi 😉

On passe au-dessus du Groënland... Glaciers gigantesques.



Les "Towers" à l'entrée de Giblin Valley State Park au Sunrise.



Quel poseur ! Nouveauté cette année : il y aura parfois un personnage sur mes photos...



Tom s'essaye au panoramique avec son téléphone...

.et me fait un "behind the scene"







Le début de Crack Canyon.





Evidemment l'envie de grimper ne manque pas ici...



Récidive en Afrique australe: deux semaines au Malawi en juillet 2016 English translation pending
by 00Alex · 2019-04-27 · 85 replies
Prologue Il n’y a pas beaucoup de carnets sur ou autour ou même incluant le Malawi. Donc, je pose ma pierre. Si à votre tour vous décidez d'y aller, n'hésitez pas à me contacter. Mais peut être que quand vous aurez fini de lire ce carnet, vous n'aurez pas du tout envie d'y aller. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligé de me contacter, mais rien ne vous en empêche, surtout si vous être sympas.

J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...

Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?

Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.

Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…

Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.



La suite, bientôt...
West Highland Way en Écosse English translation pending
by Liliseven · 2019-02-27 · 22 replies
Bonjour Je pars faire le tour de l'écosse (dont la West Highland Way) au mois de mai. Par contre, pour une question de temps, je me vois dans l'obligation de raccourcir le trek de 2 jours probablement. J'aimerais le commencer soit à Rowardennan soit à Inverarnann. Je vais déposer ma voiture au début du trek, puis faire le chemin à pied (avec mes chiens) jusqu'à Fort William. Arrivée à Fort William il me faudra trouver un retour (TRAIN ??). D'où ma problématique ! Où est il le plus judicieux de commencer le trek afin que je puisse récupérer ma voiture ensuite ? Quelle partie du trek est la moins "intéressante" ? Est il possible de se ravitailler à chaque étape ? Merci pour vos réponses
Retour d’expérience: boucle de 2 semaines en camping en septembre dans les parcs du grand Ouest... English translation pending
by Swimmer · 2018-10-21 · 19 replies
.. de Las Vegas à Moab.

Bonjour,

De retour depuis maintenant un mois d’une boucle, à partir de Las Vegas, dans les parcs du grand ouest je reviens sur VF pour vous faire un retour d’expérience du camping dans les parcs afin d’inciter ceux qui hésiteraient encore à franchir le pas.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un CR dans la mesure où je ne détaillerai pas au jour le jour notre séjour mais plutôt un moyen de transmettre certaines informations et trucs utiles aux futurs voyageurs.

Nous avons donc fait une boucle du 4 au 18 septembre au départ de LV et visité dans l’ordre les parcs suivants :

Valley of Fire ; Zion : 2 nuits au Watchman Campground ; Bryce Canyon : 1 nuit au Ruby’s Inn RV Park (dans une cabin, ie petit chalet en bois) ; Capitol Reef : 1 nuit à Fruita Campground ; Arches + Canyonlands + Dead Horse point SP : 2 nuits au Devil’s Garden Campground (dans Arches) + 1 nuit en motel à Moab ; Valley of the Gods + Goosenecks SP + Monument Valley : 1 nuit à The View Campground ; Horseshoe Bend + Edmaier’s Secret + Antelope Canyon : 2 nuits au Wahweap Campground ; Grand canyon + Route 66 : 1 nuit au Bright Angel Lodge de GC.

Sur 14 nuits sur place nous avons passé 9 nuits en camping (dont une nuit en cabin à BC) et 5 nuits en hôtel/motel (dont 3 à LV).

Pour info les vols ont été réservés mi-décembre 2017 (British Airways, escale à Londres, 450€/personne) et la voiture en mars 2018 (catégorie L chez Hertz, $503 avec les codes de réduction qui vont bien).

Avant de rentrer dans le vif du sujet je voudrais remercier Jean-Philippe (Orionide sur VF) pour son blog super complet qui nous a été utile pour la préparation de ce roadtrip. Par ailleurs je vous invite également à consulter le CR d'Arnaud qui a également passé plusieurs semaines dans la région en camping en septembre dernier et qui donne de nombreux détails utiles.

Voici donc modestement une liste non exhaustive de choses utiles à avoir durant le séjour et quelques trucs utiles (ou pas) à savoir :

CHOSES UTILES À EMPORTER OU À ACHETER SUR PLACE :

- Une tente : on a emporté une tente 3 places (pas de trop même à 2 !) Jamet Mexico 3XL. Double toit mais relativement légère avec ses 3,5 kg (69€ Au vieux Campeur grâce aux -20% de la carte du CAF). 10 minutes de montage.

- Sardines : la plupart des tentes sont fournies avec des sardines basiques de section ronde qui se tordent facilement sur terrain dur ou caillouteux. Il est donc utile d’en apporter quelques-unes renforcées (4 dans notre cas).

- Le matelas : acheté sur place chez Walmart (voir "choses utiles à savoir"). Matelas de marque Intex, $20 avec la pompe et deux oreillers gonflables. L’avantage de ce matelas (en dehors du prix !) ce sont ses dimensions "queen size" à savoir 203x152 et une épaisseur de 22 cm ! Alors qu’on avait initialement prévu de le laisser su place à la fin du séjour, il nous a tellement convaincu que bien compacté on a réussi à le rapporter en France ! La pompe manuelle (sommaire malgré tout) fournie permettait de le gonfler en 7 minutes. Nous avions apporté un drap housse de 160 qui convenait parfaitement ainsi que 2 taies d’oreillers pour le confort. Alors que nous avions prévu d’acheter sur place des oreillers, nous nous sommes finalement contentés de ceux fournis.

- Sacs de couchage et draps de sac : certains parcs se trouvant en altitude les nuits peuvent êtres très fraiches, même en été. Bien que ce ne fût pas le cas durant notre séjour nous avions emporté des sacs de couchage dont la température de confort est 0-5° ainsi que des draps de sacs. Ces derniers permettent de protéger le sac de couchage et peuvent être utilisés seuls lorsque les nuits sont douces.

- Nuits froides : en cas de nuit froide il est très conseillé d’avoir avec soi un bonnet, des gants et un caleçon long.

- Lampe frontale et de table/tente : emportées de France. Penser à vérifier qu’elles aient un éclairage rouge, très utile pour voir sans attirer les insectes. La lampe permet un double emploi : pour éclairer la table lors du diner et sert de plafonnier dans la tente (un petit mousqueton est utile pour la faire tenir). Elle est rechargeable dans la voiture via un port USB.

- Douche solaire : on a acheté 2 douches de 10 litres à 7€ chacune Au vieux Campeur. Il est nécessaire de les rincer plusieurs fois et de bien les aérer avant le départ pour éviter les fortes odeurs de plastique. À accrocher à un arbre sur place (ou à poser sur le toit de la voiture quand il n’y a pas d’autres choix). Dans les parcs, quand la nuit est tombée il est tout à fait possible de se laver discrètement sur son emplacement. Avec 10 litres on peut se doucher à deux…sans shampoing. Pour ça les hôtels/motels ou les douches payantes ("voir choses utiles à savoir") font l’affaire. Remarque : penser à prendre un savon biodégradable (type savon d’Alep).

- Bassine et jerrican : le jerrican de 6 gallons (~$15 chez Walmart) initialement acheté pour disposer d’une réserve d’eau de secours nous a surtout servi pour nous laver mains et pieds (il y a de l’eau potable dans tous les parcs). Utile mais pas indispensable de fait. La bassine achetée sur place (~$1 chez Walmart) est très utile pour la vaisselle, voire une toilette d’appoint.

- Cordelette, cintres et pinces à linge : nous avions emporté une cordelette de 10 m qu’on pouvait tendre entre 2 arbres pour faire sécher serviettes et autres vêtements lavés à la main ("voir choses utiles à savoir") qu’on tenait avec les pinces à linge ou les cintres. Ces derniers (léger, type pressing) peuvent être accrochés aux poignées arrière du véhicule pour, par exemple, finir de faire sécher les serviettes de toilette. Il faut juste penser à les récupérer sur les arbres où ils ont été suspendus. Toute ressemblance avec une expérience vécue n’est pas vraiment fortuite…😇

- Convertisseur 12V/220V + multiprise : apporté de France (acheté il y a quelques années pour une trentaine d’euros). Pas de prise de courant dans les campings fréquentés (en dehors des blocs sanitaires), ce convertisseur associé à une multiprise permet donc de recharger en roulant téléphones, batteries, pc, tablettes, etc. Pour les prises de courant penser également à prendre un adaptateur de prise France/USA.

- Repas : il faut prévoir un réchaud à gaz qu’on peut trouver sur place pour une vingtaine de dollars. Vous pouvez apporter un brûleur mais il faut vous assurer qu’il sera compatible avec les cartouches de gaz que vous achèterez sur place. Concernant la popote vous trouverez des sets complets et compacts avant de partir ou sur place pour moins de 30 €/$. Penser à emporter également un vrai couteau type opinel. Dans la plupart des magasins visités les boites de conserves n’ont pas d’ouverture facile comme on peut la trouver chez nous. Un ouvre-boite n’est donc pas inutile (acheté sur place pour moins de $2 dans notre cas). Sur un conseil de JP je complète en indiquant que pour quelques dollars vous pouvez acheter une nappe sur place pour couvrir la table ou pour servir de "plaid" lors des pique-niques. Nous avions initialement pensé en acheter une mais ne l'avons finalement pas fait. Nous l'avons toutefois un peu regretté à Capitol Reef où la table était vraiment sale. Un sac poubelle découpé nous a alors dépanné.

- Glacière : l’indispensable glacière à acheter sur place. Vous en trouverez à tous les prix. Celle à $15 qu’on a achetée a fait le job. Vous trouverez de la glace partout pour la maintenir froide. Par contre l’emballage du pack n’étant pas étanche le fond de la glacière finit par se remplir d’eau. Ce n’est pas un problème si vous disposez de sacs de congélation à fermeture zippée qui protègent alors vos aliments.

- Poche à eau : pour les randonnées nous avions apporté chacun une poche à eau de 2 litres. Glissée dans le sac à dos elle permet de boire par petites gorgées régulièrement sans avoir à sortir sa bouteille à chaque fois. Les poches de la marque Source sont très bien (moins de 30€ dans sa version 2L).

- Divers : un torchon pour la vaisselle. Une caisse en plastique pour stocker nourriture, réchaud, etc. dans la voiture. Un grand sac de course (la sac IKEA est parfait pour ça !) pour ranger également de la nourriture et faire les courses.

CHOSES UTILES À SAVOIR

- Commande Walmart : grâce au blog de JP et aux conseils de Guillaume (Marati sur VF) nous avions commandé chez Walmart tout ce que nous ne pouvions pas emporter. Toutes les infos utiles sur la procédure sont sur le blog de JP. J’ajouterais juste qu’il ne sert à rien de passer commande trop tôt car le magasin ne conserve les colis que 7 jours.

- "Reprise" Walmart : nous comptions laisser le matériel que nous ne souhaitions ou ne pouvions pas rapporter au personnel du dernier hôtel qui aurait pu être intéressé. Si ça avait pu fonctionner précédemment ce ne fut pas le cas cette fois-ci… Sur les conseils d’un voiturier nous sommes retournés chez Walmart dont la responsable du service client, après quelques explications, a fini par accepter notre "don".

- Réservation camping : l’ouverture des réservations pour les campings nationaux, du moins ceux qu’on a fréquentés, se fait 6 mois avant la date voulue sur ce site. Nous avions repéré les emplacements en amont sur google maps et le jour J avons réservé ceux sélectionnés. Tous les emplacements ne sont pas partis en 1h, par contre tous les campings affichaient complets quand nous y étions. Là encore des infos sur le blog de JP et sur roadtrippin par exemple.

- Tente 2 secondes : comme son nom l’indique elle est très rapide à monter. Son gros inconvénient par contre ce sont ses dimensions qui vous empêchent de la glisser dans une valise (sac). Elle comptera donc comme un bagage dans l’avion si vous comptez l’emporter. Vous pouvez toutefois en acheter sur place mais même problème au retour si vous comptez la rapporter.

- Équipement camping : les emplacements des campings que nous avons fréquentés étaient spacieux, sauf à Monument Valley mais j’en parle juste après. Ils disposaient tous d’une grande table et de 2 bancs ainsi que de quoi faire un feu et des grillades. Blocs sanitaires à chaque fois disposant de toilettes avec chasse d’eau (et papier), des lavabos et des prises de courant. Ensemble plutôt propre. Pas de douches par contre dans ceux gérés par le NPS. Des douches gratuites par contre au Ruby’s Inn RV Park (Bryce Canyon) et payantes ($2 les 15’, sans problème à 2) au Wahweap Campground (Lac Powell).

- Cas de Monument Valley : The View Campground de MV dispose d’emplacements rustiques : dans le sable, les uns à côté des autres (comparé aux autres parcs), ni table ni possibilité de faire du feu. Par contre vous y trouvez un bloc sanitaire avec douches chaudes, passez une nuit calme malgré la proximité des tentes voisines et surtout vous vous réveillez face aux buttes et tout ça pour moins de $20 ! J’ai personnellement un très bon souvenir de cette nuit-là et recommande vivement l’endroit. Le choix des emplacements se fait sur place et c’est un peu le cirque car après avoir fait la queue pour vous enregistrer la personne qui vous reçoit vous montre sur une feuille les emplacements restants (sur une trentaine au total) et vous demande d’aller les voir pour choisir et de revenir le lui dire…après avoir refait la queue bien entendu…😐 Donc si vous ne voulez pas perdre trop de temps (temps que vous préférez consacrer au coucher de soleil !) faites comme nous et au premier passage vous choisissez un emplacement au pif sur son papier (il faut insister un peu car la personne ne comprend pas que vous ne vouliez pas aller voir avant). Honnêtement ils se valent plus ou moins. Et pour terminer avec MV je veux rappeler que la scenic drive est vraiment dans un sale état et met les amortisseurs à rude épreuve.

- Repas : on trouve de quoi se ravitailler dans le moindre supermarché (et souvent même dans les stations-service) à proximité ou même dans les parcs. Les plus gros (type Safeway) disposent de rayons traiteurs (deli/salad bar) où l’on peut trouver des salades composées variées ainsi que de la viande cuite ou poisson grillé (rôtis de bœuf ou dinde, saumon, etc.). Nous avions emporté des sachets de repas déshydratés mais ne les avons pas tous consommés car nous avons eu l’idée sur place d’acheter au rayon surgelé des plats cuisinés (bio ou "organic" en anglais) relativement équilibrés qui ont le double avantage en camping de garder la glacière au frais (de plus conservable jusqu’au lendemain sans problème) et d’être très rapides à réchauffer dans la gamelle.

- Vêtements : un conseil qui peut être utile pour ceux déjà chargés avec le matériel de camping et qui souhaitent voyager léger (les vêtements pèsent lourd !) c’est de prendre, au moins pour les randonnées, des t-shirts/sous-vêtements/chaussettes en matière synthétique, voire en laine technique très fine, car ils sèchent rapidement et peuvent être donc lavés vite fait à la main chaque jour.

J’espère que ces quelques infos pourront servir aux futurs voyageurs désireux d’aller camper et se posant des questions pratiques.

D’un point de vue personnel je dois dire que dormir dans les parcs est une expérience incomparable. Sortir de la tente et voir le lever de soleil sur la nature environnante est absolument fabuleux. Pouvoir démarrer un trail au réveil et le terminer quand la chaleur se fait vraiment sentir et que la foule arrive est plus qu’appréciable. Pour tous ces points l’expérience au Devil’s Garden Campground de Arches est unique. Sans parler de la beauté du lieu. D’ailleurs le camping est le seul moyen de dormir dans Arches (idem pour Capitol Reef et Canyonlands).

Si ces arguments ne vous ont pas complètement convaincus peut-être que celui qui touche au portefeuille fera pencher la balance. En effet sur le plan financier il n’y a pas photo. L’investissement en matériel (pour ceux qui ne sont pas équipés) est amorti au bout de 3 ou 4 nuitées. Pour ça je compare les $20/25 en camping à une bonne centaine de dollars en hôtel, voire beaucoup plus dans les lodges des parcs. Et évidemment une bonne partie du matériel peut être remporté et peut donc resservir (c’est un investissement et non une perte sèche !).

Enfin un dernier commentaire qui lui n’a rien à voir avec le camping et qui concerne Dead Horse Point : s’y rendre pour le coucher de soleil ne présente pas vraiment d’intérêt car le site est déjà dans l’ombre. D’ailleurs compte tenu de la configuration du lieu je doute également que le lever de soleil vaille la peine. Je dirais donc, comme pour Horseshoe Bend, qu’il doit être plus intéressant à voir au cours de la journée.

Ci-dessous quelques photos de nos emplacements, de notre équipement et des rencontres sympathiques que l’on peut faire dans les campings.

Zion : Watchman Campground

Zion : Watchman Campground

Zion : Watchman Campground

Capitol Reef : Fruita Campground

Arches : Devil's Garden Campground

Arches : Devil's Garden Campground

Arches : rencontre matinale à Devil's Garden Campground

Monument Valley : The View Campground

Lake Powell : Wahweap Campground
Our family trip from Denver to Yellowstone – a recap
by 6cha38 · 2018-09-14 · 67 replies
Hi there,

I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.

First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!

We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.

For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.

Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.

With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
Les vendeurs à la "sauvette" de Barcelone, un phénomène envahissant English translation pending
by Patxi1 · 2018-07-08 · 380 replies
Hola !!

Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.

A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).

Les vendeurs, presque tous en séjour irr��gulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.

Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!

A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.

Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.

Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390

Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.

Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...

Hasta luego 😎
Organisation voyage en Croatie English translation pending
by Monique33610 · 2018-03-28 · 34 replies
Bonjour, Nous partons du 30 juin au 15 juillet en couple. Nous avons défini 4 points de chute : 1 Dubrovnik (nous avons déjà réservé 3 nuits) puisqu'on y atterrit : à voir à partir de là : île de Lopoud /Tresnteno 2 Île de Korkula (je cherche actuellement le logement) puis de là visite de l'île de Mjlet, j'ai prévu 3 nuits 3 Aprés direct au nord pour visiter : Plivitce : je prévois de dormir la veille de la visite dans un logement pas loin. Puis aprés Plivitce, visite de Rovinj peut être Porec. J'aimerais aussi visiter les Iles de Silba et Crés ??? je sais là il va falloir choisir. 4 On repart de Split ; donc on redescend avec visite donc de Split/Trogir/ île de Vis (j'aimerai bien y passer au moins 2 nuits)/ Sibernik Voilà les grandes lignes. Nous avons 15 jours plein, nous aimons les visites mais également les belles plages (d'où les îles !) Est ce que cela vous parait faisable ? on n'a pas envie non plus de courir. On va certainement louer une voiture pour partir dans le nord du pays.Il y a déjà 6 nuits prévues entre les 3 jours à Dubrovnik et l'ile de Korkula. il ne nous en reste QUE 8 !C'est toujours pareil : beaucoup trop d'idées par rapport au temps donné .. merci pour votre aide Monique
La culture à n'importe quel prix? English translation pending
by MirandaMouse · 2018-01-10 · 96 replies
Bonjour,

Suite à cette article, j'ai envie d'ouvrir un débat :

https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Le-Metropolitan-museum-abandonne-ambitions-democratiques-2018-01-05-1200903799

En résumé, le Metropolitan Museum de New-York deviendra obligatoirement payant pour les non résidents, au tarif unique de 25$ (21€), alors qu'avant chacun donnait ce qu'il voulait.

Ce qui peut amener à la réflexion sur l'accès à la culture, ou plutôt aux institutions culturelles.

Selon vous, doivent-elles être accessibles au plus grand monde, doit-on tout faire pour réduire le prix d'entrées des musées/expos ? Que faire pour démocratiser la culture, attirer le plus grand nombre ?

Je pose quelques questions mais c'est un sujet libre bien sûr, chacun peut mettre sa pierre à l'édifice.

Je m'intéresse au monde de la culture, j'adore visiter les musées et les expos, j'essaie d'en inclure dans mes voyages en ville, quand cela est pertinent et que je dispose d'assez de temps (je vais être honnête, je préfère d'abord découvrir les extérieurs d'une ville) et vivant en région parisienne, c'est un des seuls aspects que je trouve positif dans cette agglomération et une des rares raisons qui fait que j'y reste encore (non, ce n'est pas le plaisir des bouchons, des trains en retard, du coût de la vie, du climat... 😄)

Je ne prétends pas avoir de réponses toute faite, ni être parole d'Évangile !

J'estime que oui, la culture au sens large devrait s'adresser au plus grand nombre, et que les efforts pour rendre les institutions culturelles attractives auprès d'un public néophytes sont bienvenues. Je viens moi-même d'un milieu "populaire" et je n'ai pas baigné dans tout ça, j'ai découvert ce monde petit à petit, et je le trouve parfois élitiste.

Mais jusqu'où faut-il aller ?

Un tel prix pour entrer dans un musée comme le MET serait-il un frein pour vous ?

Vous avez la parole !
Un mois en Thaïlande de mi-novembre à mi-décembre English translation pending
by Bad666 · 2017-12-21 · 49 replies
salut a tous c est la 1ere fois que je me lance a faire un petit carnet sur mes voyages alors svp soyez indulgents alors voila on part a 2 avec ma copine, decollage le 16 nov de toulouse avec lufthansa 1h30 de vol jusqu a francfort 1h d escale puis vol pour bangkok en a 380 (11h30) globalement satisfaisant si ce n est le peu de place pour les jambes mais bon c est la classe bétailleres on a les moyens ou pas. prix des vols 530e pour moi qui reste 1 mois 430e pour ma copine qui rentre 1 semaine avant moi on a reserve un hotel sur ratchadaphisek le ratchada prom 800 baths/nuit avec piscine et ptit dej compris (minimaliste) l hotel est pas mal mais le quartier est un peu tristouille, heureusement que pas loin, se tient le train night market (auquel on accede en traversant le centre commercial esplanade) assez "hype" c est un peu la jeunesse dorée de bangkok qui y traine, un peu cher mais la bouffe est bonne comme dab sur les night market en thailande, au menu yakisobas et tempura et ma 1ere leo yai, sinon il y a aussi le food court du big c qui est juste en face de l hotel.

ma copine avait envie de visiter ayutthaya, donc le lendemain direction hua lampong ou on chope le premier train on en profite pour reserver le train de nuit pour surat thani pour ensuite se rendre a kao sok 3 jours plus tard il reste plein de place meme en 2nd fan (600 baths) le train traverse des paysages de riziéres et de zones humides ou foisonnent les oiseaux de toutes sortes (aigrettes, cigognes, bec ouverts indien, hérons pourprés, vanneaux indiens, alcyon pie, martins chasseurs, guepiers...) on voit aussi nos premiers lotus en fleurs. arrivée a ayutthaya dans les temps, il fait encore plus chaud qu a bangkok, on en chie un peu, on esquive les tuk tuks de la gare et on prends la rue en face pour choper la navette fluviale qui vous traverse sur "l ile" soit la vielle ville pour la modique somme de 5 baths. arrvivés de l autre coté on re-esquive les tuk tuks et on se paume un peu on finit par prendre la 1ere guest house qu on trouve : pu guesthouse qui finalement se revelera pas mal du tout, j avais repéré des trucs un peu charmants genre vielle maison en bois mais on était tellement nazes accablés par la chaleur et nos sacs a dos qu on s arretera la. chambre avec clim, frigo, telé, eau chaude, accés cuisine et café/thé gratuit pour 600 baths/nuit on se repose un peu puis on cherche de quoi manger, on mangera au tony s place, correct mais pas génial non plus. le soir on se reserve le tour de la vielle ville en bateau (200baths) sympa a faire trois arrrets de 20 min pour visiter 3 temples (gratuit, 20 baths, 50 baths) le bateau nous laisse ensuite au night market. le tour est sympa, le seul bémol c est le coucher de soleil derriere les temples qu on nous avait promis qui sera inexistant pour cause de ciel nuageux. j essayerais de me faire rembourser une partie du tour arguant qu on a pas eu le coucher de soleil spécifié dans le dépliant ils feront semblant de ne pas comprendre, quelle mauvaise foi ces thais... le lendemain, location de vélos, et direction les temples qu on n a pas vu la veille a l interieur de l ile, dur de trouver un vélo en état, on fait plusieurs loueurs avant de s en trouver 2 (40 baths/jour) puis on enchaine les temples, c est joli mais bon un peu toujours pareil, ma copine kiffe, moi un peu moins. apres le 2 eme deja j ai faim, justement juste en face du wat chaiwatthanaram il y a 2 restaus de nouilles un fréquenté par les touristes et l autre avec que des thais, on s installe avec les thais sur les petits tabourets en plastique et on y mange la meilleure soupe de nouille jamais mangée en thailande pour la modique somme de 30 baths, un régal. un truc marrant quand meme j ai commandé des nouilles végetariennes et ma copine a prit poulet, un petit jeune arrive et commande poulet aussi, ma copine aura du blanc de poulet emincé, tandis que le petit jeune aura des pattes de poulet, je demande a ma copine si elle veut que je me plaigne de cette difference de traitement, en fait elle tient pas trop aux pattes donc je m abstiens. on se fera 3 autres temples l aprés midi, ceratins sont bourrés de monde d autres deserts. on y verra nos 1ers varans et nos 1ers élephants surmontés de chinois... un petit tour au centre d interpretation d ayutthaya qui est desert pas plus interressant que ca mais les toilettes et la clim sont les bienvenus. le soir on testera 1 des restaus en face tony s place, pas trop mal j y prendrais ma 1ere chauffe a la léo et une fois bien attaqué la serveuse m amene une grande chang ! je lui dis que je ne l ai pas commandé, elle me retorque que c est gratuit, je luis dis que je n aime pas la chang car elle me file des gueules de bois séveres, un peu genée elle me dit c est ces gens la qui travaillent pour chang bangkok qui vous l offre, alors comme j suis un gars poli je la bois sans histoire, puis on rentre, plus personne dans les rue ayutthaya by night c est pas ca. demain train pour bangkok pour aller chercher notre train de nuit pour surat... j espere que tout cela n est pas trop indigeste a lire. to be continued... (ou pas)
Récit d'un mois au Brésil - juillet 2017 English translation pending
by Thahie · 2017-08-16 · 23 replies
Il y a un an déjà, nous avons accueilli Fernanda, une jeune brésilienne de Belo Horizonte dans le cadre d'un échange linguistique WEP. Elle a tissé des liens très forts avec notre famille et il nous semblait donc naturel que nos prochaines vacances seraient BRAZIIIIIL !

Nos vols ont été bookés chez LATAM, du 3 au 29 juillet 2017 :

Vol aller : Bruxelles - Madrid - Sao Paulo - Belo Horizonte Vol retour : Rio de Janeiro - Sao Paulo - Madrid - Bruxelles

Notre itinéraire a du être remanié car notre fils est immuno-déprimé et ne pouvait recevoir le vaccin contre la fièvre jaune. Du coup, nous étions obligés de rester assez proche du littoral, d'autant plus qu'une épidémie de fièvre jaune s'est déclarée en début d'année.

A ce sujet, je voudrais faire une parenthèse pour les enfants dans le même cas que notre fils et qui souhaitent voyager. Des solutions existent, parfois contraignantes mais il ne faut pas les priver de ces expériences extraordinaires et riches que sont les voyages Nous avons eu la chance d'être soutenus par le service des maladies tropicales de l'hôpital, qui a réussi à convaincre les médecins de suspendre le traitement de notre fils le temps de le vacciner. La bataille fut rude, mais à l'avenir, Romain pourra se rendre en Amazonie, dans le Pantanal, en Afrique, bref où bon lui semble.

En fonction des zones à risque, notre séjour s'est donc décliné ainsi :

Belo Horizonte Congonhas - Tiradentes - Ouro Preto Sao Luis - Lençois Maranhenses - Route des Emotions (Barreirinhas, Atins en passant par Vassouras, Mandacarù et Caburé, Parnaiba, Jericoacoara) Les chutes d'Iguaçu (côtés brésilien et argentin) Rio de Janeiro Paraty

Nous avons bien entendu pris des vols intérieurs entre

Belo et Sao Luis Fortaleza et Foz do Iguaçu Foz do Iguaçu et Rio
Roadtrip au Québec en famille English translation pending
by Pimouss37 · 2017-07-18 · 89 replies
Je suis le forum depuis un petit moment mais je n'ai encore pas posté réellement.

Ma mission sera de vous retranscrire mon carnet de voyage, je l'espère au jour le jour mais je ne garantis rien… Je sais que cela va s'avéré difficile mais ce sera sûrement l'idéal pour ne rien oublier. 😉

Nous partons d'ici trois semaines, plus précisément le 5 août pour le Qu��bec Ce sera le premier grand voyage de mes enfants Jules et Clément (huit et six ans). Nous avions déjà visité le Québec en couple en 2009, nous souhaitions refaire ce voyage en famille .

Nous sommes adeptes de l'échange de maison et avons donc conclu un échange avec un gentil couple québécois et leurs enfants. Nous échangeons donc la voiture et la maison du 5 au 19 août . Puis nous continuerons en roadtrip avec une voiture de location pour visiter toute la pointe de la Gaspésie pour un retour le 28 août.

Voici le programme que nous avons établi :

5/08 : arrivé à Montréal à 13h05 heure locale Nous devons récupérer la voiture que les Canadiens auront laissé à l'aéroport Puis direction leur maison à North Hatley située à 1h30 de Montréal.

6/08 : installation et découverte de la maison . Visite de l'érablière et bleutière de Granby.

7/08 : Montréal

8/08 : Sherbrooke Parc de la gorge Coaticook - Foresta Lumina

9/08 : Parc aquatique Mont st Sauveur

10/08 : Ottawa

11/08 : Toronto

12/08 : Niagara

13/08 : Retour North Hatley

14/08 : North Hatley Mine Capelton

15/08 : Zoo de Granby

16/08 : Montréal St Jean sur Richelieu : festival de montgolfières

17/08 : Drummondville - 3 Rivières Cabane à sucre.

18/08 : North Hatley - Valises

19/08 : Quebec Grands feux de Quebec

20/08 : Canyon ste Anne Les Escoumins

21/08 : croisière aux baleines Traversier Parc du bic

22/08 : Parc du bic Ste Anne des Monts

23/08 : Parc de la Gaspésie

24/08: Parc Forillon Plongée avec les phoques Plage Penauille

25/08 : Percé L'île de Bonaventure Carleton sur Mer

26/08 : Carleton - Quebec

27/08 : Chutes de Montmorency Aéroport de Montreal Vol retour 20h55.

28/08 : Arrivée Paris 9h40

Voilà pour les grandes lignes, bien sûr ce n'est qu'un programme exhaustif tout n'est pas réellement fixé de manière certaine sauf pour certaines réservations obligatoires. Nous ferons aussi en conséquence vis-à-vis de la fatigue de chacun.

Suite au prochain épisode...😉
Mont Fuji ou feux d'artifice? English translation pending
by Bibigreen · 2017-07-08 · 20 replies
bonjour

Fin juillet nous serons du coté de kawaguchiko, 1 nuit (logement en ryokan), cela est un peu juste pour faire le Mt Fuji! Si nous voulons le faire, la seule possibilité serait d'enlever 1 nuit à Tokyo (sur 5 prévues) où nous allons aprés... Cela nous ferait faire l'ascension dans la nuit du 29 juillet, le samedi... ce même samedi où se déroulent les feux d'artifice de tokyo...pour lesquels certains m'on déja donnés des conseils (surtout rapport à la foule), est ce vraiment dommage de les manquer?

Donc que privilégier? et point de vue pratique...est ce mieux de prévoir un A/R en bus kawaguchiko-5eme station, puis repartir à Tokyo ou à la descente prendre direct un bus 5eme station-shinjuku? avec un service pour emmener nos bagages(je ne sais pas quel en est le cout?)

Merci pour votre aide
Voyage à Orlando entre jeunes: conseils English translation pending
by Dauphi · 2017-05-25 · 20 replies
Bonjour à tous,

Du 15 juin au 2 juillet, nous partons pour la Floride. Nous sommes 4 jeunes de 21 à 25 ans.

Pendant notre séjour, nous souhaitons aller à Orlando. Nous prendrons en bus depuis Miami.

Nous avons besoin de conseils : Quels parcs conseilleriez vous ? Avez vous des sites à nous recommandez pour effectuer la réservation ? Quels logements ( hôtel, quartier, airbnb) conseilleriez vous , sachant que nous sommes à pied ?

Je vous remercie d'avance pour votre aide.

Bonne journée :)
Votre avis sur la France English translation pending
by Lucbertrand · 2017-05-19 · 513 replies
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
Ouest américain en août: destination moins peuplée English translation pending
by Toniooo · 2017-05-16 · 23 replies
Bonjour,

Avec des amis, nous avions décidé d'organiser pour le mois d'août 2017 un roadtrip de trois semaines dans l'ouest Américain (grands classiques : grand canyon, SF, LA, yellowstone etc...)

Bien entendu, nous nous y prenons au dernier moment. L'affluence et les prix des hébergements (quand encore disponibles) nous décourage.

Je sollicite donc les connaissances du forum. Existe-t-il des destinations alternatives aux US à cette période ?

En terme de centre d'intérêt, on est plutôt nature mais matinée avec un petit peu de ville (l'ouest américain permet de mixer grand parcs et LA / SF par exemple).

J'avais par exemple pensé aux rocky mountains. Quelqu'un aurait-il une idée de l'affluence dans ce coin des états unis en aout ? Y a t-il matière à se balader dans la région pour 3 semaines ?

Merci pour votre aide !!
9 jours au Nicaragua - février 2017 English translation pending
by Johndoex3x · 2017-04-21 · 3 replies
Voici le récit de notre voyage au Nicaragua. J'ai essayé de le faire le plus précis possible en y faisant figurer les infos dont j'ai eu besoin quand j'ai moi même préparé. Pascal

Infos pratiques Horaires : petit déjeuner 7 heures du matin, déjeuner midi, dîner 18/19 heures Comme tous les pays où il y a du tourisme, attention aux arnaques. Peu de tourisme au nicaragua, peu d’arnaques : attention lorsque l’on s’entend sur un prix (guides, taxis), savoir si c’est par personne ou pour le service Billet 600€/personne depuis bordeaux Prix : 1 litre eau minérale 18cs Bière Tona entre 25 et 48 C$ généralement 30 Parking gardé 1 nuit : 50C$ Voiture gardée 1 ou 2 heures 20 C$ Carburant : 28 C$ le litre de « régular » Change dans la rue sans problème (à Granada en tout cas, il y’a des gars partout dans le centre pour changer des dollars, pas d’arnaque, le sourire, le taux se négocie). Attention vos billets doivent être nickels : pas tâchés, pas déchirés, pas trop froissés, sinon le taux baisse Déplacement sur Ometepe : scooter, moto, voiture mais vélo ce n’est à notre avis pas une bonne idée : l’île n’est pas plate et l’on voit des touristes galérer avec leurs vélos à la main sous une chaleur écrasante… Ce n’est pas l’île de ré alors sportifs du dimanche s’abstenir Goudron sur Ometepe : route pavée entre moyogalpa et altagracia par le sud. Moyogalpa/altagracia par le nord se fait sur une piste caillouteuse. De l’autre côté, le goudron s’arrête un peu après santa cruz direction balgue et à santa cruz direction merida

Départ pour l’aéroport de bordeaux. Premier vol d’une heure 45 pour Amsterdam. Nous dormons à l’hôtel Ibis d’Amsterdam après être brièvement passés à l’Ibis budget où je pensais avoir réservé. On trouve un service de navettes d’une grande simplicité à la sortie de l’aéroport. Apparemment pas de grande différence entre les deux. On peut prévoir d’acheter à manger à l’aéroport et de profiter du micro ondes et de la salle de restauration présents dans les deux hôtels. Attention, petits déjeuners à 7€ à l’Ibis Budget et 17€ à l’Ibis. Ce sera café croissants dans l’aéroport.

Lundi 20 février Vol de 11H30 pour Panama avec KLM. Comme d’habitude, une horreur. Mais KLM nous aide à patienter en nous gavant littéralement toutes les deux heures environ ! C’est la première fois que l’on est bichonné comme ça sur un vol. Ensuite 5 heures d’attente interminable à Panama et enfin 1H20 de vol pour Managua. Ouf ! Tout ça à cause d’un clic malencontreux lors de la réservation. Lors de notre arrivée nous passons rapidement à la douane le temps de payer 10$ chacun de taxe d’entrée puis nous trouvons notre taxi qui nous attend pour l’hôtel La Siesta à Granada. Hôtel modeste mais en accord avec son prix, très bon accueil très propre, plein de renseignements. On viendra ici pour rencontrer Boris et son équipe qui sont d’une grande gentillesse. Le petit déjeuner à 100C$ propose 4 formules : crêpes, fruits, omelette ou fruits et toasts. C’est très bon. Vraiment une excellente adresse à Granada.

Mardi 21 février Visite de Granada et de Las Isletas Granada est une toute petite ville à faire à pied avec de bonnes jambes. La visite se fera en une grosse demi journée. Nous sommes passés au musée du chocolat, entrée libre, quelques panneaux sur le chocolat et des patios ornés d’objets de divers pays d’amérique centrale. Cathédrale, vous pourrez monter au clocher pour une vue de la ville. Visite du couvent san francisco. Le musée ne nous a pas vraiment intéressés, beaucoup de « bondieuseries ». Par contre le cloître est magnifique. Longue visite du marché. Nous pensions y manger mais nous avons renoncé, ce serait dommage de commencer par une tourista ! On n’est pas regardant mais dans le marché ce que l’on a vu était vraiment très sale…Nous avons mangé dans une gargotte autour du marché. Repas correct : 6 euros pour nous deux avec les boissons Pour Las Isletas c’est plein de rabatteurs dans le secteur. Nous avons conclu avec une personne située à l’entrée du parc. Pas de mauvaise surprise. Prix : 20$ pour nous deux pour une heure. Nous avons pay�� sans négocier mais nous avons aussi vu la différence avec les autres lanchas que nous avons croisées. Le pilote était aux petits soins, ralentissait pour les photos, prenait le temps d’expliquer.. Magnifique visite et excellent contact. Diner el burito loco : passez votre chemin. Accueil limite, nourriture ni bonne ni mauvaise : insipide. Aucun intérêt.

Mercredi 22 février Nous avons récupéré la voiture de loc la veille, et l’avions garée à la caserne des pompiers (à côté de l‘hôtel). Départ de l’hôtel pour 1H30 de route pour san joge. Ceintures de sécurité, respect des marquages au sol (on est les seuls !) et vitesse tout doux (max 70). Voyage sans problème. Arrivés à San joge la tuile : pas de trace de notre résa. Heureusement nous sommes arrivés tôt et il reste une place dans le ferry précédent qui n’est pas encore parti (le notre est complet). Du coup on part avec 1 H d’avance. Pour le prix nous n’avons rien compris, au départ on pensait à une arnaque mais vu les prix pratiqués c’est juste un problème d’organisation : on paie d’abord 81C$sur le port. Puis on nous court après sur le bateau pour demander 50 C$ pour ma femme. Puis on revient à la charge pour demander 360C$ pour la voiture. Au total 491C$ pour nous deux et notre suzuki alto. Nous arrivons à san jorge et gagnons moyagalpa par la route pavée.Nous déjeunons à Moyagalpa au buen apetito pizzeria de la rue du port où se bousculent plein de restos. Bon Choix : les prix sont corrects et nous avons profité d’un bon repas. Nous reprenons la route pour altagracia mais au bout de quelques kilomètres nous arrivons à un piste caillouteuse. C’est praticable mais il faut rouler doucement. Aucun panneau, aucune indication du nom des villes, on navigue un peu au radar. A altagracia nous visitons le micro musée de la ville et allons voir les statues derrière l’église. On aurait eu le temps de faire autre chose mais on est vraiment crevés. On traîne dans le village à la recherche d’un endroit où manger. Pas mal de truc pour les touristes dans les hôtels. On se rabattra sur El Bramadero 50 m au dessus de l’hôtel el castillo. Accueil un peu nonchalant mais une gargotte pour les gens du coin qui défilent toute la soirée pour prendre leur repas à emporter….un bon signe ! Grillades de poulet et enchiladas pour …..2€50 pour nous deux sans les boissons. Vraiment une super adresse très locale. Nous dormons à l’hôtel central. Pratique car il y a un jardin pour garer la voiture de manière sûre. Pas génial comme hôtel, vétuste, cafard dans la douche (un seul… les autres ont sans doute attendu qu’on dorme pour sortir.). Accueil dévoué et pas grand-chose d’autre ici. Le prix reste raisonnable.

Jeudi 24 février Départ pour mérida Nous nous arrêtons au sentier péna inculta (c’est facile à trouver, après ojo de agua avant hôtel paraiso). Excellente idée. Nous sommes entourés par les singes hurleurs et les oiseaux exotiques. Une ambiance sonore surprenante. A l’accueil, nous avons la chance de rencontrer un jeune homme vraiment calé sur les espèces environnantes. Nous repasserons le voir après la visite. Un plaisir. Après cette petite marche dans la forêt (2H) mais à la vitesse d’une tortue asthmatique nous retournons vers la piscine naturelle ojo de agua. Un superbe endroit où nous prenons le temps de nous baigner avant de repartir. Halte sur la plage santo domingo. Immense étendue de sable sans personne à part quelques chevaux en liberté. Nous avons voulu nous baigner mais 1 il n’y a pas de fond, il faut vraiment s’éloigner 2 l’eau est trop chaude (un comble) dans les 40° Après avoir trempé nos pieds, nous nous dirigeons vers la finca el porvenir pour voir la vingtaine de ptéroglyphes et déjeuner. Pour déjeuner, vous pouvez passer votre chemin c’est vraiment mauvais. Par contre pour prendre un verre, le lieu est magnifique. Nous terminons en rejoignant notre hôtel tout en faisant un repérage pour le canoë du lendemain. L’hôtel réservé depuis la France est La Omaja. Une excellente surprise. Placé à flanc de colline avec vue sur le volcan depuis la piscine à débordement, on apprécie d’arriver tôt et de se reposer un peu. Notre chambre est un petit bungalow à l’écart avec climatisation (très bruyante). Le repas servi était correct et l’équipe très serviable. Une excellente adresse.

Vendredi 24 février Nous quittons l’hôtel de bonne heure pour aller en kayak sur le rio istian. L’agence que nous avons retenue est la moins chère mais aussi la plus proche de l’embouchure de la rivière. 20$ US par personne) – Agence el Peru Si vous ne voulez pas pagayer jusqu’au rio, ils peuvent vous remorquer en bateau. L’autre agence est 1km plus loin : caballeros del mar. Ils sont à 25$ et nous avons trouvé l’accueil plus commercial, moins simple, Boris de la Siesta à granada les trouve meilleurs. Pour aller à el peru, préférer la seconde entrée quand on vient de santa cruz, la piste est moins mauvaise. Sortie canoë extraordinaire, le guide à l’affût pour nous montrer des animaux très bien cachés pour certains. Cet endroit est le paradis des oiseaux mais nous avons aussi vu des tortues, des singes, des chauves souris vampires et un caïman. Vraiment une agence sérieuse et un vrai accueil authentique. Nous avons ensuite déjeuné à santa cruz au Nectar Café après le carrefour direction balgue sur la droite, enseigne jaune. Dans un pays où manifestement on ne vient pas pour manger, cette adresse est excellente. L’accueil, la propreté des lieux et surtout la qualité des plats. Quelle bonne surprise. L’après midi, nous poussons jusqu’à Balgue puis retournons à San josé par la route sud qui est pavée. Quelques arrêts trempette sur le chemin. Nous nous rendons à la réserve Charco Verde Attention, quand ils disent fermeture 17H c’est la fermeture… pas la dernière entrée. Prévoir 2H30 je pense. Il y a plusieurs balades à faire, nous en avons fait deux, trop justes en temps pour la troisième. Cet endroit est magnifique, on a vu de nombreux singe mais la faune a l’air moins riche qu’au rio istian. Nous dormirons à l’hôtel Charco Verde. Des bungalows répartis dans un parc bien entretenu. Plage semi privée, chambre immense (34) serviette pliées avec goût, pétales de fleurs…. Je ne comprends pas certains commentaires négatifs. Pour le dîner, le restaurant de l’hôtel ne nous inspirait pas, nous avons pris la voiture et avons dîné au trésor des pirates. Excellent dîner, sur le bord de la plage. Nous n’avons pas regretté le déplacement (longue piste caillouteuse à partir de la route) Samedi 25 Nous prenons la route pour san juan del sur Environ 30 km depuis rivas Pour le retour sur le ferry depuis San joge nous payons cette fois ci 450 pour la voiture et son conducteur et 50 pour le passager. Tous est payé au comptoir. Ensuite, nos roulons tranquillement vers San juan Arrivés à san juan, nous préférons partir sur el ostinial à 25 km. Les 5 premiers kilomètres sont en pavés, ensuite c’est de la piste. Avant El ostinial, il y a un check point. Une formalité où on ne nous demande rien, d’ailleurs on se demande un peu ce que les militaires font ici, on dirait un peu la septième compagnie. La frontière du Costa Rica est très proche. On pousse jusqu’au village où on traîne un peu. Il y a un petit sentier aménagé dans la mangrove. Vous y verrez des trous faits par les crabes un peu partout dans le sol. On prend un verre au Manta Raya. Le troquet est fermé mais le patron nous sert quand même, puis nous mangeons à mi casita dans le village. Du poisson très frais réparé merveilleusement. On ne se serait probablement pas arrêtés là si on ne nous l’avait pas conseillé. Accueil dévoué et souriant, un plaisir. Une portion de poisson bien frais gigantesque pour une bouchée de pain. Nous reprenons ensuite la route de san juan. A l’hôtel Colonial, après avoir garé la voiture sur le parking privé de l’hôtel nous allons nous reposer dans la chambre avant d’aller découvrir la ville. L’accueil est assez nonchalant, la chambre est très bien. Des boutiques partout, beaucoup de jeunes qui viennent ici faire la fête. Nous remontons la rue jusqu’au casino, après le casino, à gauche, un sentier montre à travers une espèce de bidonville pour rejoindre le phare et le fort. Du fort, il ne reste rien mais la vue d’en haut sur la baie vaut le déplacement ( c’est raide, ne pas faire ça en pleine chaleur.) Diner à la Lancha. D’accord, c’est un bouis bouis, mais l’accueil est agréable et la nourriture bonne pour la moitié du prix du front de mer. Nous finirons par aller gouter les cocktails au barrio café. Une très bonne idée !! Un excellent accueil et les cocktails sont vraiment excellents.

Dimanche 26 En route pour Granada via massaya Nous mettons pas loin de 2 heures pour arriver à Massaya Il faut dire que l’on roule tout doux. Cela ne nous empêche pas de nous faire arrêter par la police locale en quête d’argent facile Notre faute : nous nous sommes engagés dans la zone limitée par leurs cônes de chantier alors qu’un vélo arrivait en face…….manifestement, ils ne manquent pas d’imagination….. on nous explique que c’est 700C$ à payer à la banque… il tourne longuement autour du pot pour finalement nous dire qu’on pourrait donner ce que l’on veut. Combien ? En regardant ailleurs, l’air de rien il lâche : 300 Dans un moment d’égarement, l’habitude des âpres négociations au maroc je lui réponds 200….et il accepte. Oui mais notre argent est cloisonné en plusieurs endroits. J’ouvre donc le porte monnaie et prends un air terrorisé…. Désolé m’sieur l’agent on n’a plus rien regardez je n’ai que ça. Il prend tout : 87C$ soit moins de 3 euros…. Et hop 4 km plus loin rebelote. Grrr. Mais là, après avoir grogné sur mon permis international, fait 3 fois le tour de la voiture, il n’a rien trouvé et nous a finalement laissés partir. A Massaya, nous faisons la marché artisanal, le marché local, le quartier Monimbo. Au marché artisanal les prix sont un peu plus élevés qu’ailleurs mais pas tant et la qualité est meilleure. Les hamacs du marché local sont certes moins chers (ça se joue à 3 euros) mais la qualité est moindre. Nous mangerons dans les sortes de snack qui sont dans le marché local (moins 2€/pers). C’est très bon. Nous trouvons quelques bricoles à rapporter dans les deux marchés. Dans le quartier manimbo c’est la fête du quartier. Animation sympathique Retour à granada. Nous dinerons au Wok&roll. Excellent accueil, le patron passera un long moment à discuter avec nous, il est prévenant avec tous les clients. Cuisine divine, penser à prendre à deux des rolls et un wok à partager. Vous aurez le plaisir, quelque soit votre choix de composer votre plat en mélant les ingrédients. Un concept très sympa.

Lundi 27

Nous partons aujourd’hui pour los pueblos blancos (qui sont très colorés) et la laguna des apoyo Catarina est le plus joli de tous à notre avis. Nous déjeunons à sabor nica. Nous prenons le plateau pour les touristes qui permet de gouter plein de choses… il confirme ce que l’on pensait : on ne vient pas ici pour manger. Mais tout est une affaire de goût et rien à reprocher à ce resto très propre à l’accueil chaleureux : c’était bien préparé mais… saveur nica. Le fromage frit, la banane plantain frite et la couenne de porc frite….. nous avons du mal. Par contre nous adorons les grillades de poulet parfumées à l’épice local : achiote Nous partons ensuite pour la laguna par la petite route qui part de catarina (demander dans le village) après être passés par le mirador. A la lagune toute la plage est publique mais on ne peut passer qu’à très peu d’endroits pour y accéder. Il faut alors payer un accès aux hôtels. En bas de la route qui mène à la lagune, prendre à gauche au carrefour en T. Il y a un chemin qui est indiqué orquidea. On peut accéder à la lagune par là. Longue baignade dans ce lieu superbe.

Diner à l’hacienda. Excellent accueil, cuisine permettant de goûter à différentes saveurs mexicaines, une très bonne adresse. Attention aux prix, ils sont hors taxes : on vous ajoutera les taxes et la « propina volontaire »

Mardi 28 mars Départ en bus locaux pour le volcan Mombacho. Gare routière du marché. Bus aller : 6C$, retour 8C$ Depuis l’arrêt de bus nous rejoignons l’entrée du parc 1 km 5 plus loin à pied. Les taxis sont là pour nous emmener au besoin mais c’est mieux à pied, le chemin est agréable et nous permettra d’observer les singes dans les arbres. Prix de l’entrée 5 US$, prix du camion pour monter au volcan A/R 15 US$ par personne Navettes à 8H30, 10H, 13H Nous montons donc en camion et ne regrettons pas. C’est 5 km de côte avec une étape plus ou moins au milieu. La seconde partie est très pentue, on nous parle de pentes à 45% mais ça ne m’étonne pas. Arrivés en haut nous prenons un guide pour faire le sendero el tigrillo. 2 km, environ une heure. Le guide est à 12 US$ par groupe et l’accès au sentier 4US $ par personne. C’est magnifique. Le haut du volcan est une jungle humide luxuriante. De nombreuses plantes épiphytes couvrent les arbres. Ici de nombreuses espèces sont endémiques du volcan. Nous ne verrons pas d’animaux mais le sentier dans le jungle vaut le détour. On passe par les fumerolles soufrées du volcan et on finit à 1200 m. Nous décidons de redescendre à pied. Une descente agréable mais qui reste assez physique… Ca descend vraiment à pic !!! On retourne ainsi au carrefour pour reprendre le bus. Au retour à grenade on passe au marché acheter de l’achiote. L’épice local pour les barbecues cet été… en espérant que ça passe à la douane ! Le soir dîner au garden café : le dîner est bon l’endroit agréable mais c’est envahi par les grandes tablées des tours opérators. Pas trop notre genre.

Mercredi 1 mars Dernier jour. Après un détour par la poste locale, nous prenons le bus pour le volcan Masaya. Bus direction Managua. Gare routière au nord de granada. Aller 25 C$, retour 20 C$. Entrée du parc 100C$ par personne, même prix pour la navette obligatoire qui monte au volcan. Nous l’aons fait de jour. Le soir passage par les tours opérators obligatoire. Depuis les récentes éruptions, l’accès au site est très réglementé. Plus de rando en haut, plus de grottes avec les chauves souris. C’est 5 minutes sur place et retour. Mais ça vaut le coup. Beaucoup de fumerolles, le cratère est magnifique et on voit très bien la lave au fond. On ressent d’ailleurs la chaleur qui remonte. La navette nous redescend au musée que nous visitons puis nous terminons le retour à pied (possible avec la navette). Bon plan : Arrivés sur la grande route on repère un bistrot à 50 mètres direction granada côté gauche. On ne peut pas le rater il y a une discothèque à côté. On s’arrête boire une bière mais on est interpellés par les prix pratiqués un peu plus élevés qu’ailleurs : finalement on nous fait visiter le lieu. Dans le jardin derrière il y a une zone de petites terrasses couvertes parmi les bananiers, et deux piscines. Le repas donne accès aux piscines ! Pas de maillots …. Pensez-y. Pour 200C$ nous prenons un grand plat d’une douzaine d’ailes de poulet avec frites avocat et bananes plantain. On se régale et on pleure devant la piscine. Excellent accueil. A PREVOIR ! En rentrant à Granada, nous nous arrêtons à la fabrique de cigares pour la visiter mais il est apparemment trop tard. Le soir nous prenons l’apéritif au O Sheas Irish Bar. Ici pas d’arnaque, les prix affichés sont bien respectés ce qui n’est pas le cas partout d’après ce que nous ont dit des touristes rencontrés quelques jours plus tôt. Un accueil très chaleureux. La meilleure adresse parmi les quelques bars que nous avons essayé dans cette rue au cours de notre séjour. Puis dîner au Pita pita ; nous avons bien fait de le garder pour la fin. Le meilleur restaurant de notre séjour sans hésitation ! Par contre le prix est en accord avec la qualité des plats et du service. Mais cela reste raisonnable et c’est une excellente façon de clore notre séjour.
Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s English translation pending
by Abélios · 2017-04-13 · 1045 replies
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s

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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 English translation pending
by Lucbertrand · 2017-04-01 · 59 replies
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi. Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense l La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.

Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.

Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.

Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.

Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.

Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.



Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.

Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.



Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !

Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.

Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.



De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.

1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km

Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.





En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.



Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.

Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.



Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.

Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.

Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.





Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.



Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.

Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.

La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.

Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.









Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016 English translation pending
by Blancond · 2016-09-04 · 128 replies
Bonjour Nous sommes revenus il y a 3 semaines d'un merveilleux voyage en Namibie; comme d'autres voyageurs, nous souhaitons faire partager nos aventures avec les membres du forum qui nous ont bien aidé pour finaliser notre parcours. Bonne lecture !

Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.

Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…

Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.









Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activités organisées par le lodge.



La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..

A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
Grèce: Corfou, la plus italienne des îles grecques English translation pending
by Jemaflor · 2016-08-25 · 24 replies
D'une semaine passée à Corfou, je garde en mémoire un ensemble de souvenirs si plaisants que je ne suis pas prêt de les oublier ! L'île possède en effet un charme qui hésite entre l'attrait d'une île grecque et une séduisante atmosphère évoquant l'Italie … et cela ne saurait laisser indifférent ! Ces impressions de voyage, ces découvertes comme les instantanés de quelques superbes paysages, je me propose de les partager avec vous par ce récit abondamment illustré. Ce carnet de voyage n'est pas une suite chronologique de mon périple à travers l'île de Corfou mais c'est sous forme d'un abécédaire que je vous le présente. La balade commence évidemment par la lettre A , comme …

A … comme Agios Stefanos



En grec, Agios signifie Saint, aussi les noms de villages ou de plages commençant par Agios sont particulièrement nombreux sur toute l'île de Corfou. Du nord au sud ou d'est en ouest, sur cette île d'environ 60 kilomètres sur 25 à 3 kms dans sa partie la plus étroite, il y a pléthore d'Agios ! Des Agios Georgios, Spiridonas, Gordis… et même deux Agios Stefanos. C'est Agios Stefanos de la côte nord-est que je veux évoquer ici, c'est sans aucun doute le plus charmant des deux villages portant ce même nom. Une belle route sinue le long du littoral de cette partie de l'île, tracée en surplomb des villages côtiers elle offre une succession de belvédères aux magnifiques vues plongeantes sur les plages et les villages de la côte. L'environnement verdoyant et fleuri de ce versant ajoute à l'esthétique de cette corniche avec ses nombreux cyprès et leurs silhouettes verticales ponctuant le panorama, l'endroit a un sympathique petit air de Toscane.

Agios Stefanos est un minuscule port de pêche lové autour d'une anse formant un arc de cercle presque parfait. Il faut s'arrêter sur les hauteurs, au bord de la route, pour profiter pleinement de cet admirable site.



D'ici, le panorama à contempler s'étend du pittoresque village jusqu'au cap boisé qui s'avance vers la mer. Quelques luxueuses villas isolées parmi la forêt bénéficient d'une situation véritablement paradisiaque, à les observer on se prend à rêver..

En continuant le travelling, le regard passe rapidement de la côte corfiote à celle de l'Albanie. En effet, Agios Stefanos est tout proche du continent, en ce lieu, un étroit bras de mer d'à peine 2,5 kilomètres sépare l'île de Corfou des côtes albanaises.



Sur cette photo prise un peu plus au nord de l'île, on aperçoit en arrière-plan les côtes d'Albanie (un peu plus éloignées que depuis Agios Stefanos), toute nimbée de brumes de chaleur.

B … comme Beach ou plutôt Beaches

Bon, comme les plages sont des atouts principaux de la destination, je n'ai pu attendre la lettre P de cet abécédaire pour évoquer les plages de l'île ! Et puis, comme à Corfou on parle grec mais souvent aussi l'anglais, en souvenir de la période où l'île était sous protectorat britannique (1814-1864) . Allez, le B sera en langue anglaise et donc celui de beach !

Et des « beaches », il y en a vraiment pour tout les goûts : plages de sable fin ou de galets, plages isolées et abritées entre des criques rocheuses ou plages très fréquentées des stations touristiques … Voici, en photos, seulement quelques exemples de plages de Corfou, ma courte liste est bien entendu très loin d'être exhaustive.

Une vue presque aérienne pour débuter ce tour des plages avec la splendide baie de Agios Georgios (encore un Agios !), complétée par une photo prise les pieds dans l'eau, sur les galets. Des eaux cristallines à souhait et même si elles apparaissent moins bleues de près que depuis le haut des falaises, on peut observer ici un bel effet de la lumière à la surface de la mer : des figures géométriques lumineuses et dynamiques qui se forment et se déforment au gré des mouvements de l'eau.





Toujours au nord-ouest de l'île, voici une des plagesde Paleokastrisa nichée entre des falaises rocheuses. La côte autour de cette localité de Paleokastritsa est considérée comme la plus belle de tout Corfou … et je le confirme !



Un tel lieu mérite bien d'y consacrer un paragraphe entier, ce sera à la lettre P … comme Paleokastritsa.



Au pied de falaises dont la hauteur a de quoi impressionner, bienvenue au paradis ou plutôt à Paradise beach. Une plage située toujours dans les environs de Paleokastritsa et accessible seulement par voie maritime. Je vous laisse admirer le spectacle, sans cesse renouvelé, des vaguelettes venant s'échouer sur la plage. Pour l'ambiance sonore, à vous de l'imaginer.



Plus fréquentée et plus accessible malgré une route pentue et tout en lacets, la plage de la station balnéaire de Glifada, sur la côte ouest, entre nord et sud.



Traversons l'île pour gagner le littoral est et pour poser notre serviette sur la plage de Moraitika. Une baie bordée d'hôtels et de résidences de tourisme. Grosse affluence estivale et de surprenantes belles italiennes … avec ces drôles de Ferraris à pédales et amphibies !



Plus au sud, si l'on faisait une halte au bord de la plage de Bouka près de la ville de Lefkimmi, à l'ombre, car le soleil cogne fort en ce début d'après-midi. Cette terrasse et ces chaises colorées sont une invitation à prendre place. Pour moi, le souvenir garde le goût d'un café … frappé ! Les grecs raffolent de ces préparations de café froid, je reconnais avoir bien apprécié (à plusieurs reprises) ces très rafraîchissants cafés glacés.



Encore une autre plage, assurément une de mes favorites. Porto Timoni (côte ouest), une anse régulière parmi un environnement sauvage et avec des eaux bleues si séduisantes … un vrai décor de rêve ! Comme elle n'est accessible qu'en bateau et surtout à pied, elle est à découvrir un peu plus longuement dans mon abécédaire à la lettre R ... comme Randonnée pédestre.



J'arrête là les présentations de plages mais pour les amateurs, sachez que j'en évoquerai encore quelques autres, plus loin, au cours de ce récit de périple en terre corfiote.

Une précision, quand on parle plage on pense aussi baignade et température de l'eau. C'est presque surprenant mais on ressent une nette différence de température des eaux de la côte ouest par rapport à celles des plages des rivages côté est. A l'ouest, disons qu'en cette période de début juillet la baignade dans la mer ionienne est plutôt rafraîchissante quant à l'est, on se baigne dans des eaux tièdes à souhait, du saut du lit jusqu'au soir. Je n'ai aucune température officielle à donner pour objectiver ce ressenti, mais c'est du vécu et pas seulement personnel.

C … comme Corfou, la ville.



Corfou ou Corfou Chora ou Corfou capitale ou encore Kerkyra (pour les Grecs). C'est la ville principale de l'île avec son agglomération de près de 100 000 habitants. Une cité qui a tout d'une belle italienne, les 4 siècles de domination vénitienne (1386-1797) ont laissé une atmosphère et un patrimoine évoquant l'Italie, une certaine fierté pour les corfiotes. L'emblème de la cité des Doges, le fameux lion ailé de Saint-Marc est même présent sur certains édifices comme en témoigne la façade d'entrée du Fort Neuf.



En flânant dans les ruelles de la vielle ville, on retrouve donc ce petit air qui fleure bonl'Italie : rues étroites bordées d'immeubles de six ou sept étages, des balcons, parfois des loggias, du linge séchant aux fenêtres, des volets verts, des murs aux tons colorés et des scooters pétaradants ... Certaines églises évoquent avec leur hauts clochers recouvert de tuiles, les campaniles vénitiens. A l'image de celui-ci, tout en hauteur, qui semble calibré pour s'insérer dans l'étroite perspective, entre les immeubles de cette rue exiguë !



On croirait même voir ici, quelques Mamas italiennes déambulant sur les pavés … mais ici, ce sont bien des femmes grecques plus enclines à s'affairer pour la préparation d'une moussaka que d'un minestrone !

Du côté du marché couvert, comme dans toutes les villes, on retrouve une ambiance de vie locale avec des ménagères faisant leurs emplettes. Des étals de poissons, d'olives et de fruits et légumes … les parfaits ingrédients du très recommandé régime méditerranéen (ici, appelons le : ionien, il est tout aussi bienfaisant !). Le principe dans ces marchés est de présenter des étalages appétissants donnant une envie irrésistible d'acheter. Entre les belles et juteuses oranges et les pulpeuses cerises, mon choix ira finalement vers les fameuses baies rouges, elles se savourent à toute heure ... un vrai délice ces cerises de Corfou ! Bon, une fois avalées, on les jette où les noyaux ?



Un autre fruit, le kumquat, est devenu une spécialité de l'île depuis qu'il a été importé par les Vénitiens, encore eux ! On trouve dans tous les bons commerces de Corfou des confitures de Kumquat et des liqueurs à base de cet agrume ovale à la saveur douce et acide. Sur le modèle du fameux Limoncello italien (jaune), la liqueur typiquement corfiote de kumquat, le kumquatcello (rouge) est toujours en bonne place dans les magasins de souvenirs. Un des souvenirs des plus kitsch vus en devanture : des bouteilles de Kumquatcello à la forme de l'île de Corfou !



Seconde partie : Corfou ville, Corfou île → message suivant
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
by Novicz · 2016-08-06 · 28 replies
Carnet de voyage en Afrique Centrale

Jeudi 16 janvier 2003

Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.

Vendredi 17

Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.

Samedi 18

À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…

Dimanche 19

Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.

Lundi 20

A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.

Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.

Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.

Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d��anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.

Mardi 21

Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.

En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.

Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.

Mercredi 22

Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.

Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.

Jeudi 23

Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.

*********

Vendredi 24

A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!

Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.

Samedi 25

0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.

Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.

De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.

Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.

Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.

Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).

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Dimanche 26

A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.

A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.

Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.

La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.

La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.

La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.

Lundi 27 – mardi 28

Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.

C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.

Mercredi 29

Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.

Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.

Jeudi 30 - Bomassa

Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.

Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.

Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.

Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.

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Vendredi 31

C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.

L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.

L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.

Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.

Samedi 1er février

Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.

D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.

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Dimanche 2 février

Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.

De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.

Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.

Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.

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Lundi 3

Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.

Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.

Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…

Mardi 4

Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.

Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.

John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.

A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.

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Mercredi 5

3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.

Jeudi 6

Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.

Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.

Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?

Vendredi 7

Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.

Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.

Samedi 8

Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.

Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.

Dimanche 9

A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.

De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.

Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…

L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.

Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.

Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.

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Mardi 11
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Red Rocks 2016 English translation pending
by Veileen · 2016-05-26 · 164 replies
Jeudi 5 mai 2016

Décidé seulement 2 mois avant, suite à l’abandon temporaire de notre autre projet, je trouve des places sur Delta Airlines au prix où je les prends d’habitude quand je réserve 10 mois avant. Vite, la voiture, les Estas (oh là, il y a plein de nouvelles infos à remplir par rapport à il y a 2 ans) et c’est parti : Cette année 2016 , nous sommes 2 et c’est notre 7ème voyage dans l’ouest. Les messages subliminaux de mon cher et tendre qui me parle de l’ouest avec des trémolos dans la voix depuis des mois m’ont fait craquer donc une fois de plus mais il va falloir me motiver en me trouvant de nouvelles idées.

Ce sera un peu plus court que d’habitude et nous avons, hors voyage, 14 jours sur place. L’idée centrale reste The Wave. Même si nous y sommes allés déjà 2 fois, la zone est très grande et en dehors de la perle elle-même, il y a beaucoup à voir. Pour moi, c’est le plus beau paysage de l’ouest américain, même si avec notre dernière rando de cette année, ce « World famous site » (oui, je la fais à l’américaine) va partager son titre dans notre coeur. Je laisse donc un peu de suspense (sauf pour ceux qui m’ont suivi sur FB) sur le déroulement de l’aventure. Pas grand-chose à dire sur ce premier voyage même si un stop à NYC nous rend le voyage très long. Je remarque pour la première fois des éoliennes en mer au large de l’Angleterre.

Chez Dollars, nous choisissons un premier véhicule Jeep Patriot : super pneus, belle habitabilité, haute garde au sol, une vraie roue de secours, mais seulement 2x4 et un GPS indémontable qui prend de la place et que nous ne devons pas utiliser sous peine d’être prélevé d’un certain nombre de $ : en plus il s’allume à chaque fois et donc il faut l'éteindre... chaque fois. Nous nous installons pour la nuit au Days Inn proche de l’aéroport. Evidemment le tarif est très intéressant, mais la proximité de 2 grands parkings pleins de camions bruyants ne nous rend pas la chambre confortable.

Vendredi 6 mai

A 7h (aidés par le décalage horaire car d’habitude, ce n’est pas mon heure préférée pour les courses), nous partons pour le Walmart. Nous sortons notre propre GPS et nous rendons compte que la seule prise 12v de l’allume cigare ne fonctionne pas (détournée pour le fameux gps encombrant). Nous avons absolument besoin de cette prise. Retour Dollars et changement de véhicule : ne reste qu’une autre Jeep Patriot : la même en moins neuve (surtout les pneus) mais sans gps. Comme hier, les seuls AWD sont trop petits nous nous. Nous la prendrons donc.

Les courses seront rapides car nous connaissons les rayons par cœur et savons déjà ce qu’il nous faut. Direction Riverside. Le temps est aux gris. Notre projet de rando à Little Finland que nous avions vu en 2011 assez rapidement se trouve compromis. De plus la voiture dégage régulièrement une odeur de brûlé qui nous inquiète quand nous comprenons qu’il ne s’agit pas des véhicules qui nous doublent. Nous prenons la piste et arrivons jusqu’à Devil’s Throat. Cette fois il pleut : ce n’est pas raisonnable de prendre les washs par ce temps. Nous déjeunons et notre sujet de conversation, c’est la voiture : que faire si la boîte de vitesse nous lâche ? Nous repartons en direction de Kanab. Le temps est de pire en pire jusqu’à cet orage de grêle qui recouvre le macadam de blanc et nous oblige à chercher un abri pour la voiture. Nous nous installons dans une chambre Air BnB plutôt pas mal pour le prix vu les tarifs sur Kanab.

Samedi 7 mai :

Bon il pleut ! Pas cool… 1ère tentative de loterie ratée il y avait 48 boules. Nous perdons un peu de temps puis voyant une amélioration, partons explorer une zone proche de Page sur la US89 : Water Pocket (enfin, je ne suis pas sûre du nom). Sur place premier pique-nique. La zone est sympa avec le joli hoodoo en point de mire et c’est une mise en jambe très agréable. Balade familiale facile d’accès que nous apprécions puisque notre première.













Le soir, nous dînerons à L’Iron Horse avec musique d’ambiance. C’est pas mal ! Sinon, la boîte de vitesse ne donne plus signe d'odeurs de brûlé. Pourvu que ça dure ! Le temps n’étant pas au mieux, nous abandonnons l’idée de notre premier camping et de notre première rando importante. Nous réservons une chambre au Travelodge. Un voisinage bruyant rend la nuit difficile.

Dimanche 8 mai :

Au réveil, le temps est très couvert. Nous ratons notre 2ème tentative de loterie (57 boules cette fois) . L’humeur comme le temps est morose. Que faire ? Philippe (alias Sedonax) m’avait donné l’indication pour un joli point de vue photographique : « Cathédral » proche de la 89 en allant vers Page : il s’agit d’une grotte avec un arbre devant. L’accès n’est pas difficile et nous laissons la voiture au coral pour finir à pied les 800m qui nous sépare du site et qui sont trop sableux pour notre 2x4. Photo faite en HDR









Ca, c'est bien le seul genre de camper qui me donnerait envie !

De retour vers Kanab, nous cherchons une autre idée : le temps s’est levé et le vent souffle fort. Nous nous garons dans les tournants avant la House rock Valley road et partons sur la droite explorer un peu la zone qui nous semble prometteuse. Au début, c’est simple mais très vite le terrain devient très compliqué et nous progressons difficilement dans la végétation, utilisant les petits washs, essayant d’éviter les nombreuses et profondes crevasses. Bref nous arrivons à une jolie zone et arrêtons là les frais.

















Nous retournons nous installer à Kanab dans le même BnB que vendredi soir, et ce pour 2 nuits, après avoir mangé une délicieuse razzlepie au Houston’s trails End.

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