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Trajet Yogyakarta - Bromo - Ijen English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons dans notre voyage en Indonésie en septembre 2013 de faire les visites classiques de l'est de Java (Mont Bromo, Kawah Ijen). Cela en partant de Yogyakarta pour ensuite rejoindre Bali par Ferry depuis Banyuwangi.
Désolé d'ouvrir un enième post sur le sujet mais je ne trouve pas vraiment de détails précis et assez récents... Nous ne souhaitons pas passer par une agence pour faire ces tours, nous ne sommes pas pressés et nous voulons en profiter :-)
Trajet en train (Sritanjung) de Yogyakarta à Surabaya (départ 7h15 arrivé à 12h33) Trajet en train (Sritanjung) de Surabaya à Probolingo (départ 14h23 arrivé à 17h08) 1 nuit sur Probolingo Trajet en bus pour monter à Cemoro Lawang 1 nuit sur place pour prendre le temps de visiter le coin du Mont Bromo.
Retour de Probolingo depuis Cemoro Lawang en bus Trajet en train de Probolingo à Banyuwangi (départ 11h13 arrivé à 15h56) 1 nuit sur Banyuwangi, Kawah Ijen le lendemain et prise du Ferry pour Bali en fin de journée.
J'ai aussi vu qu'il y avait un trajet en passant par Malang, je n'ai pas plus creuse encore
Pouvez-vous me confirmer la viabilité du trajet ? De plus le Kawah Ijen est-il accessible en ce moment ?
Je vous remercie par avance de votre aide !
Emilien
Nous prévoyons dans notre voyage en Indonésie en septembre 2013 de faire les visites classiques de l'est de Java (Mont Bromo, Kawah Ijen). Cela en partant de Yogyakarta pour ensuite rejoindre Bali par Ferry depuis Banyuwangi.
Désolé d'ouvrir un enième post sur le sujet mais je ne trouve pas vraiment de détails précis et assez récents... Nous ne souhaitons pas passer par une agence pour faire ces tours, nous ne sommes pas pressés et nous voulons en profiter :-)
Trajet en train (Sritanjung) de Yogyakarta à Surabaya (départ 7h15 arrivé à 12h33) Trajet en train (Sritanjung) de Surabaya à Probolingo (départ 14h23 arrivé à 17h08) 1 nuit sur Probolingo Trajet en bus pour monter à Cemoro Lawang 1 nuit sur place pour prendre le temps de visiter le coin du Mont Bromo.
Retour de Probolingo depuis Cemoro Lawang en bus Trajet en train de Probolingo à Banyuwangi (départ 11h13 arrivé à 15h56) 1 nuit sur Banyuwangi, Kawah Ijen le lendemain et prise du Ferry pour Bali en fin de journée.
J'ai aussi vu qu'il y avait un trajet en passant par Malang, je n'ai pas plus creuse encore
Pouvez-vous me confirmer la viabilité du trajet ? De plus le Kawah Ijen est-il accessible en ce moment ?
Je vous remercie par avance de votre aide !
Emilien
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Récit de voyage au Québec et en Ontario du 20 juillet au 6 août 2013 English translation pending
Je voulais d'abord remercier tous ceux qui ont pu nous aider à concevoir ce voyage dont on rêvait depuis déjà un moment.
Cela m'a pris un temps fou à tout concevoir par moi-même, mais ce fut le meilleur voyage de notre vie (bon, on n'en a pas fait non plus 150!). Tout s'est très bien déroulé, pratiquement aucune fausse note.
J1 Le 20 juillet Paris-Montréal Réveil à 4h du matin pour traverser la banlieue parisienne et nous rendre à Roissy. Comme d'hab, problème avec la SNCF, mais nous arrivons à l'heure pour enregistrer. Décollage à l'heure sur un A310 rénové d'Air Transat. Vol agréable, contrairement à ce que j'ai pu lire : largement de la place pour les jambes (j'ai de grandes jambes), de la nourriture comme sur n'importe quelle compagnie, des films navets mais le trajet de 7h20 est passé rapidement. On arrive à Montréal. On passe vite l'immigration et on récupère nos bagages immédiatement. On prend un pass week-end à 12 CAD et hop, on grimpe dans le bus 747 qui nous amène près de notre hôtel. On loge à l'hôtel Roberval. J'avais réservé un studio. Propre, bonne literie, meubles vieillots, mais cela n'a pas d'importance. On se promène dans le quartier des spectacles où il y a plein de festivals et d'animation. On cherche une banque scotia pour retirer de l'argent. Mais on est complètement crevés. On dormira cette nuit là à 19h.
J2: Montréal Levé aux aurores, décalage horaire oblige. On prend notre pdj au Roberval inclus dans le prix. Je m'attendais vraiment à pire. Pdj simple mais très correct. Direction la station Berri à côté de l'hôtel puis le stade Olympique pour visiter le biodôme. On adoré. (18.75CAD). Puis re métro jusqu'à la station Mont Royal. On est dimanche, on entend les tam tam. On fait "l'ascension" de la Montagne pour arriver au belvédère. Vue magnifique, encore beaucoup d'animations (Montréal est une ville qui bouge beaucoup). On prend à nouveau le métro pour nous rendre près de la biosphère jusqu'à la station Jean Drapeau. C'est la fête des enfants. Un monde fou. On décide alors de retourner dans le centre de Montréal et de longer le vieux-port. Journée bien remplie. On a bronzé et pris des coups de soleil.
J3 : Montréal-Québec Levé aux aurores à nouveau. Direction le vieux Montréal pour la visite de la basilique Notre-Dame (5CAD). Basilique superbe à l'intérieur. Puis musée Pointe à Callière (20CAD). C'est vraiment hors de prix pour ce que c'est. Bon, on en a appris un peu plus sur Montréal, mais si on avait su, on n'y serait pas allés. On se promène dans le vieux centre. J'avoue qu'on a été un peu déçus. Je pensais que davantage de vieilles bâtisses avaient été conservées. En fait pas tant que ça. Nous nous rendons au terminal de cars rue Berri pour prendre notre car Orléans Express réservé à l'avance. Le trajet jusqu'à Québec dure à peine 2h. On rejoint à pied (ça grimpe!) notre gîte l'Augustine. Bon accueil, chambre petite mais coquette avec sdb partagée. Puis on va se promener. Juste un mot : MAGNIFIQUE!!! On est enchantés par cette ville.
J4 : Québec Pdj copieux au gîte. On va se promener vers le parlement de Québec. Visite guidée gratuite très instructive et bien faite d'environ 30min. Puis on rejoint le centre jusqu'à l'office de tourisme pour notre visite guidée de la vieille-ville organisée par l'agence Tour voir québec (26euros par personne). Le guide est très intéressant, mais la visite est très dense, le rythme rapide et avec les rues qui grimpent et qui descendent, j'avoue qu'au bout de 2h30, on n'en peut plus. Quartier du Petit Champlain : un bijou. On continue de se balader jusqu'au soir où l'on se rend à l'agora sur le port pour assiter au spectacle gratuit du Cirque du Soleil. Époustouflant! Mais un conseil pour avoir de la place assise, arriver au moins 1h à l'avance s'il fait beau.
J5 : Québec-La Malbaie Après encore un pdj copieux, nous voilà partis chercher notre voiture chez Avis, réservée via l'agence Authentik Canada. On nous propose 3 voitures... En bon Européen, on choisit la plus petite (la plus mignonne aussi) : la Fiat 500. J'avoue, mon mari n'a pas réfléchi un seul instant aux bagages. Je ne dis rien... C'est vrai que c'est le pied de se dire qu'on va faire le Canada en Fiat 500!! Ce qui devait arriver arriva : douche froide pour mon mari en ouvrant le coffre... Aucune de nos valises n'entre. Bon, tant bien que mal, on baisse les sièges arrières, on parvient à enfourner les valises et hop on y va. On craignait la boîte automatique : aucun problème. On n'a même pas l'envie de débrayer. C'est vraiment d'une grande facilité. Arrêt aux chutes Montmorency. On arrive par l'avenue royale. Puisqu'il y a des travaux, on ne voit pas de place disponible aux abords du site. On paie donc le parking (11 cad). On passe sur la passerelle c'est impressionnant car les chutes sont assez hautes. Puis on descend (et on remontera) les escaliers. Arrêt sur l'avenue royale chez un petit producteur de sirop d'érable conseillé par le routard. Elle nous explique comme ça marche, nous montre, puis nous fait goûter ses produits (évidemment, ce n'est pas la saison de goûter le sirop sur la neige!). On en achète évidemment (beaucoup mais c'est délicieux! Rien à voir avec le jus de chaussette qu'on a en France). Arrêt à la basilique Ste Anne de Beaupré (2cad). M'ouais. Il vente, on ne s'attarde pas. On décide d'aller à Baie St Paul. On rate la route que j'avais prévu (les indications ne sont pas toujours très claires et surtout, les panneaux indiquent les routes à prendre... genre 2mètres avant!). Retour en arrière (si on avait su...). On s'arrête près de l'église et on paie le parking à 5cad. Énorme déception : toutes les rues touristiques et centrales sont en travaux. Poussière, bruit. On repart aussi vite. Puis on roule vers la Malbaie pour rejoindre notre gîte Le Petit Félix. Accueil agréable, chambre sympa avec vue sur le St Laurent. On passera la soirée au restaurant.
J6 : La Malbaie Après un déjeuner plus que copieux et délicieux, avec une baleine pour nous dire bonjour, nous voilà parés pour affronter le sentier de l'Acropole dans le parc des Hautes gorges. 1h de voiture environ pour atteindre le parking. On paie 13 cad pour les droits d'entrée. Puis on prend la navette (un bus scolaire jaune!!!) qui nous emmène jusqu'au début du sentier. La vue au sommet est magnifique, mais alors... ça se mérite!!!😛 800m de dénivelé dont 700m le premier kilomètre. Vraiment, on a galéré. Au final, avec le temps passé au sommet, on aura finit en un peu plus de 5h. Mais on est lessivés!
J7 : La Malbaie-Bergeronnes Route le matin pour Tadoussac. On prend le traversier (aucune attente vers 10h). On se stationne à Tadoussac derrière l'office de tourisme (stationnement gratuit). C'est un petit village mignon. On fait le petit sentier de la coupe de l'Islet mais on ne voit pas de baleine, à peine un écureuil! On s'arrête au CIMM où l'on apprend plein de choses sur les baleines. Puis route pour les Bergeronnes où l'on s'arrête à notre gîte : La p'tite baleine. Accueil génial par nos hôtesses qui nous conseillent d'aller le soir venu après 6h au Cap de Bon désir. C'est ce que nous faisons avec un pique-nique et les manteaux grand nord prêtés par nos hôtesses... Et heureusement : un froid de canard, un vent de folie et des baleines au loin.
J8 : Bergeronnes On avait réservé une excursion en zodiac avec la cie Neptune pour 11h30. Après avoir enfilé notre tenue d'astronaute (et un chandaiiiiiiil), nous voilà prêts. C'était sensationnel. Outre têtes de phoques et marsouins, nous avons vu deux baleines bleues et deux baleines à bosses qui se promenaient ensemble. L'après-midi, on repart pour Tadoussac (faut bien mettre de l'essence) et on va se perdre vers les dunes de l'autre côté du village. Je crois qu'on n'a pas été à l'endroit o l'on voulait mais c'est pas grave : sous un soleil radieux, la plage en bas de la dune est juste magnifique. Pas grand monde, la plage presque pour nous, la "mer" sublime (mais froide). Endroit quasi- paradisiaque. Mais il faut remonter la dune après...! Le soir, à nouveau au Cap Bon désir où l'on est plsu chanceux que la veille car les baleines s'approchent bien du bord.
J9 : Bergeronnes-La Baie Après un au revoir à nos charmantes hôtesses, on reprend la route, le traversier pour rouler vers l'Anse St-Jean. On s'arrête au belvédère de l'Anse à la Tabatière sur le Saguenay. C'est une très belle vue. Puisque l'entrée au parc était payée pour la journée, on va à rivière Eternité faire le sentier de la statue. C'est pas tant que le sentier est difficile, mais avec cette chaleur et ce soleil... Un chemin de croix menant à la Vierge! Vue magnifique cependant. On arrive dans la soirée à notre gîte les 13 lunes, avec une maison à flan de rochers et vue sur le Saguenay. On trouve la deux autres couples de Français et l'accueil des trois retraités est fort sympathique. Très bonne soirée.
J10 : La Baie-Mauricie Pdj délicieux. Le meilleur! Puis longue route vers la Mauricie. On s'arrête au Parc de la Bostonnais à La Tuque. On rentre vite car énorme déluge tout d'un coup. On aura quand même eu le temps de voir les chutes et le centre d'interprétation des fourrures (gratuit). C'est nos premières gouttes d'eau au Québec! Mauricie : il fait beau. Arrivée dans notre gîte à St Mathieu du Parc Chambres et chalet. Juste : génial et notre hôtesse est absolument charmante. Ils mettent à disposition sur un lac (au milieu de nulle part) un ponton flottant et des kayak. Le soir venu, on pique-niquera au milieu du lac. Surréaliste et hyper romantique. Vraiment, la Mauricie ça commence bien!
J11 : Mauricie Le lendemain, route pour le parc de la Mauricie. On loue un canot pour la journée, puis on va sur le lac Wapizagonke vers la randonnée des chutes Waber. Je ne sais pas ce qui s'est passé : on n'avançait pas! Notre canot tournait au lieu d'aller tout droit. On a dû faire 3 fois le trajet. Au bout de 2h30 au lieu d'1h, nous voilà arrivés au sentier très facile. Les chutes Waber sont vraiment belles (les moustiques un peu moins... C'en était même très pénible). Puis retour. Retour en canot sans problème cette fois-ci. C'était très beau, mais on n'a plus de bras.
J12 : Mauricie-Ottawa On refait un dernier tour de ponton flottant sur le petit lac puis sur les conseils de notre hôtesse, nous passons par une petite route traversant St Elie de Caxton jusqu'à Louiseville où l'on prend l'autoroute pour Montréal. Changement dans la banlieue de Montréal pour Ottawa. J'avais réservé le Novotel. Lit Kingsize qui fait deux fois le notre en France! Fiatounette garée au parking du Novotel. On est prêts à partir dans le centre d'Ottawa. Il fait un temps sublime on en profite C'est vraiment une belle ville et en fait, c'est extrêmement récent! Le soir, on assiste au spectacle sons et lumières au parlement.
J13 : Ottawa Hélas : le déluge ce matin. Pas eu de pluie jusqu'à maintenant, sauf à La Tuque mais ça nous avait pas embêtés. Mais là... La relève de la garde est annulée. Grosse déception. On visite néanmoins le parlement et on avait pris une visite de l'extérieur... Finalement en début d'après-midi, on décide quand même de la faire. On a bien fait! On arrive au point de rdv et notre guide nous annonce que nous allons commencer car nous sommes les seuls!! Chouette! Vite privée de la colline parlementaire très instructive. On en apprend beaucoup sur l'histoire du Canada et de la capitale, ainsi que sur les bâtiments. Cette visite complète bien les deux autres. Le tout est gratuit. L'après-midi, le ciel se dégage peu à peu. Il fera même beau le soir. On visite à partir de 16h le musée des civilisations en face de la rivière. On est jeudi, c'est gratuit jusqu'à 20h. Le 3ème étage avec des reconstitutions de villages et de villes est vraiment époustouflant et cela suit l'histoire du Canada à partir de l'arrivée des Européens. Le rdc est moins bien fait sur les nations améridiennes. Beaucoup de choses dans tous les sens. Je n'ai pas tout compris. On commençait à fatiguer aussi.
J14 : Ottawa-Toronto 1h d'embouteillage pour sortir d'Ottawa... Je vois de plus en plus notre sortie dans les Mille-îles compromise... Pourtant, on est partis à 7h30. Finalement, c'est bon. On arrive à Rockport à 10h moins 5. Au guichet, on obtient des tickets pour 10h! Impec! On fait juste une croisière d'1h ne sachant pas comment aller être la route pour Toronto (et on devait rendre la voiture pour 17h). C'est superbe! Mon mari est enchanté. J'ai bien fait de garder la voiture jusqu'à Toronto pour les milles îles car au début, j'envisageais de la laisser à Ottawa et de faire le reste en car. Route pour Toronto éprouvante. On s'arrête prendre de l'essence avant de rendre la voiture en sortant de la voie express de Toronto. Enorme moment de solitude à la station. On a pris 5 fois de l'essence durant notre périple, 5 façons différentes. Là, on nous dit qu'on peut payer par carte. Paiement refusé deux fois. Bon. Je vais voir à l'intérieur, la personne nous dit de nous placer sur la pompe 1. Ce que nous faisons. Paiement toujours refusé. Pas grave, on se dit que l'on va prendre de l'essence et que l'on paiera à l'intérieur. Cela ne marche pas. On finit par comprendre qu'il faut payer avant de prendre de l'essence. Sauf que j'ignore le montant dont j'ai besoin pour faire le plein! Ils sont marrants eux! Bon, je mets 20 dollars. J'ai visé juste : le plein n'est pas fait mais tous les voyants sont allumés. Avis devra s'en contenter car je ne retourne pas à l'intérieur de la station. Ils ont vraiment dû nous prendre pour des débiles! On trouve l'entrée du parking Avis sous une tour de Bay Street. Et là : on se fait aboyer dessus par l'agent de chez Avis. On ne comprend rien de rien à son anglais. Mon mari commence à s'énerver. On sort de la voiture. En fait, elle a contrôlé le véhicule et fallait qu'on laisse la voiture comme ça, en plan au milieu du parking. On a eu 30 secondes pour enlever nos valises, reprendre nos affaires. La dame commençait à s'exciter. Bref : Toronto, ça démarre vraiment mal! Autentik Canada nous avait dit qu'il fallait qu'on gare la voiture et qu'ensuite on monte au bureau Avis dans la tour. C'est pas du tout comme ça que ça s'est passé. On se demande si l'on a rien oublié dans la voiture. Bon on va à l'hôtel maintenant. Eaton CHelsea (ancien Delta). L'usine. Doit y avoir 3000 chambres là dedans. Pareil : personnel absolument non billingue et ne faisant aucun effort pour se faire comprendre. Le réceptionniste voit qu'on ne comprend rien. Je lui demande de répéter x fois plus lentement. Il ne ralentira pas le débit et n'articulera pas davantage. Bon, on obtient les clés néanmoins. Franchement : ils commencent à me fatiguer. Chambre convenable mais vieillotte, avec une grosse odeur de tabac. Pourtant, c'est interdit de fumer. Sdb vraiment vieillotte et on sale (en réalité, elle ne l'est pas, mais c'est plein de traces partout et il y a de l'humidité au plafond). On ressort de l'hôtel : il pleut des cordes. On s'enferme dans le centre eaton, paradis du shopping. On se baladera rapidement sur Dundas le soir.
J15 : Toronto Le matin on fait la tour CN. Idem : le personnel que l'on ne comprend pas nous balade au pied de la tour. On finit par trouver le guichet pour les tickets individuels, puis l'entrée pour l'ascenseur. Vue magnifique sur le lac Ontario et la ville. Le plancher de verre est impressionnant. L'entrée n'est pas donnée. On paie TTC 72cad. On va ensuite au kensington market puis au chinatown. Mou'ais. On retourne près du lac prendre nos billets pour le ferry vers les îles de Toronto. On fera trempette dans l'Ontario. Bon, on est un peu déçus par Toronto. C'est vrai qu'on a déjà vu NY alors forcément, passer après, c'est pas facile... Les gens ne sont pas chaleureux (rien à voir avec les Québécois très avenants et près à aider). Au Delta, nous aurons une alerte incendie. On est réveillés en sursaut. J'engueule mon mari pour qu'il éteigne ce bip assourdissant. J'étais encore dans mon sommeil.Complètement paniqué (et dans le coltard surtout!), il appuie sur la télécommande pour éteindre. On finit par se réveiller complètement et comprendre que c'est une alerte incendie. Il faudra 5min au Delta pour communiquer... dans un anglais toujours incompréhensible. Aucun effort de traduction. Nous suivons donc les gens et descendons du 18ème étage... Sympa. Aucun message pour remonter. Nous voulons rentrer voyant des gens rentrer. Mais nous, faut rester dehors. Bref, on finit pas remonter nous coucher. Vraiment, une belle nuit. Pas plus d''explication de la part de l'hôtel.
J16 : Niagara Tôt le matin, nous prenons le bus Megabus pour Niagara. On arrive vers 8h30. J'avais vu sur internet une cie d'hélicoptère près du centre. On y va et on prend le premier vol de la journée!! C'est extrêmement cher (pour ne pas dire hors de prix), cela ne dure que 10min, mais décidément, on ne regrette pas! Baptême de l'air pour nous, la vue sur les chutes est EPOUSTOUFLANTE !!! On ressort comme des gamins. On achète même la photo (de vrais touristes hein). Sincèrement c'est à faire, tant pis pour le prix! On a pu faire des photos magnifiques. On rejoint la ville. Ben nous, on aime bien! Cela ressemble à un mini Las Vegas : ça clignote de partout, des boutiques qui n'ont rien à faire là (genre la maison hantée). Puis les chutes : impressionnantes. On fait le bateau Maid of the Mist. On est complètement trempés mais voir les chutes du bas c'est impressionnant. Nous reprendrons le car à 16h30. Le soir : promenade nocturne dans Toronto. Nuit naze. Des gens qui hurlent, chantent, rient dans les couloirs à minuit passé. Plutôt que de poster 6 agents de sécurité à l'entrée (et de laisser passer n'importe qui), l'hôtel devrait leur demander de patrouiller dans les couloirs...
J17 : Toronto et retour de nuit Dernier jour. On v dans le quartier de la distillerie. Puis shopping au centre eaton. On prend les transports en commun pour rejoindre l'aéroport : métro jusqu'à Kipling, là, une navette nous prend pour desservir les terminaux. On décolle à l'heure : 20h45. Vol peu agréable : très bruyant, on n'arrive pas à dormir. Toutefois, aucun problème, comme à l'aller. Toujours autant de place pour les jambes dans le A330. Arrivée à l'heure. Le retour en RER et en métro a été moins sympa par contre!
Nous sommes donc très contents de notre séjour, même si la partie torontoise a été moins sympathique. On a rencontré au Québec des gens vraiment adorables, on a vu des paysages sublimes. A part à Ottawa, on n'a pas eu à se plaindre de la pluie, on a même eu très beau temps et parfois chaud. En outre, on a dépensé moins que prévu! Le rythme est soutenu mais on n'a pas eu l'impression de passer notre temps sur la route.
J1 Le 20 juillet Paris-Montréal Réveil à 4h du matin pour traverser la banlieue parisienne et nous rendre à Roissy. Comme d'hab, problème avec la SNCF, mais nous arrivons à l'heure pour enregistrer. Décollage à l'heure sur un A310 rénové d'Air Transat. Vol agréable, contrairement à ce que j'ai pu lire : largement de la place pour les jambes (j'ai de grandes jambes), de la nourriture comme sur n'importe quelle compagnie, des films navets mais le trajet de 7h20 est passé rapidement. On arrive à Montréal. On passe vite l'immigration et on récupère nos bagages immédiatement. On prend un pass week-end à 12 CAD et hop, on grimpe dans le bus 747 qui nous amène près de notre hôtel. On loge à l'hôtel Roberval. J'avais réservé un studio. Propre, bonne literie, meubles vieillots, mais cela n'a pas d'importance. On se promène dans le quartier des spectacles où il y a plein de festivals et d'animation. On cherche une banque scotia pour retirer de l'argent. Mais on est complètement crevés. On dormira cette nuit là à 19h.
J2: Montréal Levé aux aurores, décalage horaire oblige. On prend notre pdj au Roberval inclus dans le prix. Je m'attendais vraiment à pire. Pdj simple mais très correct. Direction la station Berri à côté de l'hôtel puis le stade Olympique pour visiter le biodôme. On adoré. (18.75CAD). Puis re métro jusqu'à la station Mont Royal. On est dimanche, on entend les tam tam. On fait "l'ascension" de la Montagne pour arriver au belvédère. Vue magnifique, encore beaucoup d'animations (Montréal est une ville qui bouge beaucoup). On prend à nouveau le métro pour nous rendre près de la biosphère jusqu'à la station Jean Drapeau. C'est la fête des enfants. Un monde fou. On décide alors de retourner dans le centre de Montréal et de longer le vieux-port. Journée bien remplie. On a bronzé et pris des coups de soleil.
J3 : Montréal-Québec Levé aux aurores à nouveau. Direction le vieux Montréal pour la visite de la basilique Notre-Dame (5CAD). Basilique superbe à l'intérieur. Puis musée Pointe à Callière (20CAD). C'est vraiment hors de prix pour ce que c'est. Bon, on en a appris un peu plus sur Montréal, mais si on avait su, on n'y serait pas allés. On se promène dans le vieux centre. J'avoue qu'on a été un peu déçus. Je pensais que davantage de vieilles bâtisses avaient été conservées. En fait pas tant que ça. Nous nous rendons au terminal de cars rue Berri pour prendre notre car Orléans Express réservé à l'avance. Le trajet jusqu'à Québec dure à peine 2h. On rejoint à pied (ça grimpe!) notre gîte l'Augustine. Bon accueil, chambre petite mais coquette avec sdb partagée. Puis on va se promener. Juste un mot : MAGNIFIQUE!!! On est enchantés par cette ville.
J4 : Québec Pdj copieux au gîte. On va se promener vers le parlement de Québec. Visite guidée gratuite très instructive et bien faite d'environ 30min. Puis on rejoint le centre jusqu'à l'office de tourisme pour notre visite guidée de la vieille-ville organisée par l'agence Tour voir québec (26euros par personne). Le guide est très intéressant, mais la visite est très dense, le rythme rapide et avec les rues qui grimpent et qui descendent, j'avoue qu'au bout de 2h30, on n'en peut plus. Quartier du Petit Champlain : un bijou. On continue de se balader jusqu'au soir où l'on se rend à l'agora sur le port pour assiter au spectacle gratuit du Cirque du Soleil. Époustouflant! Mais un conseil pour avoir de la place assise, arriver au moins 1h à l'avance s'il fait beau.
J5 : Québec-La Malbaie Après encore un pdj copieux, nous voilà partis chercher notre voiture chez Avis, réservée via l'agence Authentik Canada. On nous propose 3 voitures... En bon Européen, on choisit la plus petite (la plus mignonne aussi) : la Fiat 500. J'avoue, mon mari n'a pas réfléchi un seul instant aux bagages. Je ne dis rien... C'est vrai que c'est le pied de se dire qu'on va faire le Canada en Fiat 500!! Ce qui devait arriver arriva : douche froide pour mon mari en ouvrant le coffre... Aucune de nos valises n'entre. Bon, tant bien que mal, on baisse les sièges arrières, on parvient à enfourner les valises et hop on y va. On craignait la boîte automatique : aucun problème. On n'a même pas l'envie de débrayer. C'est vraiment d'une grande facilité. Arrêt aux chutes Montmorency. On arrive par l'avenue royale. Puisqu'il y a des travaux, on ne voit pas de place disponible aux abords du site. On paie donc le parking (11 cad). On passe sur la passerelle c'est impressionnant car les chutes sont assez hautes. Puis on descend (et on remontera) les escaliers. Arrêt sur l'avenue royale chez un petit producteur de sirop d'érable conseillé par le routard. Elle nous explique comme ça marche, nous montre, puis nous fait goûter ses produits (évidemment, ce n'est pas la saison de goûter le sirop sur la neige!). On en achète évidemment (beaucoup mais c'est délicieux! Rien à voir avec le jus de chaussette qu'on a en France). Arrêt à la basilique Ste Anne de Beaupré (2cad). M'ouais. Il vente, on ne s'attarde pas. On décide d'aller à Baie St Paul. On rate la route que j'avais prévu (les indications ne sont pas toujours très claires et surtout, les panneaux indiquent les routes à prendre... genre 2mètres avant!). Retour en arrière (si on avait su...). On s'arrête près de l'église et on paie le parking à 5cad. Énorme déception : toutes les rues touristiques et centrales sont en travaux. Poussière, bruit. On repart aussi vite. Puis on roule vers la Malbaie pour rejoindre notre gîte Le Petit Félix. Accueil agréable, chambre sympa avec vue sur le St Laurent. On passera la soirée au restaurant.
J6 : La Malbaie Après un déjeuner plus que copieux et délicieux, avec une baleine pour nous dire bonjour, nous voilà parés pour affronter le sentier de l'Acropole dans le parc des Hautes gorges. 1h de voiture environ pour atteindre le parking. On paie 13 cad pour les droits d'entrée. Puis on prend la navette (un bus scolaire jaune!!!) qui nous emmène jusqu'au début du sentier. La vue au sommet est magnifique, mais alors... ça se mérite!!!😛 800m de dénivelé dont 700m le premier kilomètre. Vraiment, on a galéré. Au final, avec le temps passé au sommet, on aura finit en un peu plus de 5h. Mais on est lessivés!
J7 : La Malbaie-Bergeronnes Route le matin pour Tadoussac. On prend le traversier (aucune attente vers 10h). On se stationne à Tadoussac derrière l'office de tourisme (stationnement gratuit). C'est un petit village mignon. On fait le petit sentier de la coupe de l'Islet mais on ne voit pas de baleine, à peine un écureuil! On s'arrête au CIMM où l'on apprend plein de choses sur les baleines. Puis route pour les Bergeronnes où l'on s'arrête à notre gîte : La p'tite baleine. Accueil génial par nos hôtesses qui nous conseillent d'aller le soir venu après 6h au Cap de Bon désir. C'est ce que nous faisons avec un pique-nique et les manteaux grand nord prêtés par nos hôtesses... Et heureusement : un froid de canard, un vent de folie et des baleines au loin.
J8 : Bergeronnes On avait réservé une excursion en zodiac avec la cie Neptune pour 11h30. Après avoir enfilé notre tenue d'astronaute (et un chandaiiiiiiil), nous voilà prêts. C'était sensationnel. Outre têtes de phoques et marsouins, nous avons vu deux baleines bleues et deux baleines à bosses qui se promenaient ensemble. L'après-midi, on repart pour Tadoussac (faut bien mettre de l'essence) et on va se perdre vers les dunes de l'autre côté du village. Je crois qu'on n'a pas été à l'endroit o l'on voulait mais c'est pas grave : sous un soleil radieux, la plage en bas de la dune est juste magnifique. Pas grand monde, la plage presque pour nous, la "mer" sublime (mais froide). Endroit quasi- paradisiaque. Mais il faut remonter la dune après...! Le soir, à nouveau au Cap Bon désir où l'on est plsu chanceux que la veille car les baleines s'approchent bien du bord.
J9 : Bergeronnes-La Baie Après un au revoir à nos charmantes hôtesses, on reprend la route, le traversier pour rouler vers l'Anse St-Jean. On s'arrête au belvédère de l'Anse à la Tabatière sur le Saguenay. C'est une très belle vue. Puisque l'entrée au parc était payée pour la journée, on va à rivière Eternité faire le sentier de la statue. C'est pas tant que le sentier est difficile, mais avec cette chaleur et ce soleil... Un chemin de croix menant à la Vierge! Vue magnifique cependant. On arrive dans la soirée à notre gîte les 13 lunes, avec une maison à flan de rochers et vue sur le Saguenay. On trouve la deux autres couples de Français et l'accueil des trois retraités est fort sympathique. Très bonne soirée.
J10 : La Baie-Mauricie Pdj délicieux. Le meilleur! Puis longue route vers la Mauricie. On s'arrête au Parc de la Bostonnais à La Tuque. On rentre vite car énorme déluge tout d'un coup. On aura quand même eu le temps de voir les chutes et le centre d'interprétation des fourrures (gratuit). C'est nos premières gouttes d'eau au Québec! Mauricie : il fait beau. Arrivée dans notre gîte à St Mathieu du Parc Chambres et chalet. Juste : génial et notre hôtesse est absolument charmante. Ils mettent à disposition sur un lac (au milieu de nulle part) un ponton flottant et des kayak. Le soir venu, on pique-niquera au milieu du lac. Surréaliste et hyper romantique. Vraiment, la Mauricie ça commence bien!
J11 : Mauricie Le lendemain, route pour le parc de la Mauricie. On loue un canot pour la journée, puis on va sur le lac Wapizagonke vers la randonnée des chutes Waber. Je ne sais pas ce qui s'est passé : on n'avançait pas! Notre canot tournait au lieu d'aller tout droit. On a dû faire 3 fois le trajet. Au bout de 2h30 au lieu d'1h, nous voilà arrivés au sentier très facile. Les chutes Waber sont vraiment belles (les moustiques un peu moins... C'en était même très pénible). Puis retour. Retour en canot sans problème cette fois-ci. C'était très beau, mais on n'a plus de bras.
J12 : Mauricie-Ottawa On refait un dernier tour de ponton flottant sur le petit lac puis sur les conseils de notre hôtesse, nous passons par une petite route traversant St Elie de Caxton jusqu'à Louiseville où l'on prend l'autoroute pour Montréal. Changement dans la banlieue de Montréal pour Ottawa. J'avais réservé le Novotel. Lit Kingsize qui fait deux fois le notre en France! Fiatounette garée au parking du Novotel. On est prêts à partir dans le centre d'Ottawa. Il fait un temps sublime on en profite C'est vraiment une belle ville et en fait, c'est extrêmement récent! Le soir, on assiste au spectacle sons et lumières au parlement.
J13 : Ottawa Hélas : le déluge ce matin. Pas eu de pluie jusqu'à maintenant, sauf à La Tuque mais ça nous avait pas embêtés. Mais là... La relève de la garde est annulée. Grosse déception. On visite néanmoins le parlement et on avait pris une visite de l'extérieur... Finalement en début d'après-midi, on décide quand même de la faire. On a bien fait! On arrive au point de rdv et notre guide nous annonce que nous allons commencer car nous sommes les seuls!! Chouette! Vite privée de la colline parlementaire très instructive. On en apprend beaucoup sur l'histoire du Canada et de la capitale, ainsi que sur les bâtiments. Cette visite complète bien les deux autres. Le tout est gratuit. L'après-midi, le ciel se dégage peu à peu. Il fera même beau le soir. On visite à partir de 16h le musée des civilisations en face de la rivière. On est jeudi, c'est gratuit jusqu'à 20h. Le 3ème étage avec des reconstitutions de villages et de villes est vraiment époustouflant et cela suit l'histoire du Canada à partir de l'arrivée des Européens. Le rdc est moins bien fait sur les nations améridiennes. Beaucoup de choses dans tous les sens. Je n'ai pas tout compris. On commençait à fatiguer aussi.
J14 : Ottawa-Toronto 1h d'embouteillage pour sortir d'Ottawa... Je vois de plus en plus notre sortie dans les Mille-îles compromise... Pourtant, on est partis à 7h30. Finalement, c'est bon. On arrive à Rockport à 10h moins 5. Au guichet, on obtient des tickets pour 10h! Impec! On fait juste une croisière d'1h ne sachant pas comment aller être la route pour Toronto (et on devait rendre la voiture pour 17h). C'est superbe! Mon mari est enchanté. J'ai bien fait de garder la voiture jusqu'à Toronto pour les milles îles car au début, j'envisageais de la laisser à Ottawa et de faire le reste en car. Route pour Toronto éprouvante. On s'arrête prendre de l'essence avant de rendre la voiture en sortant de la voie express de Toronto. Enorme moment de solitude à la station. On a pris 5 fois de l'essence durant notre périple, 5 façons différentes. Là, on nous dit qu'on peut payer par carte. Paiement refusé deux fois. Bon. Je vais voir à l'intérieur, la personne nous dit de nous placer sur la pompe 1. Ce que nous faisons. Paiement toujours refusé. Pas grave, on se dit que l'on va prendre de l'essence et que l'on paiera à l'intérieur. Cela ne marche pas. On finit par comprendre qu'il faut payer avant de prendre de l'essence. Sauf que j'ignore le montant dont j'ai besoin pour faire le plein! Ils sont marrants eux! Bon, je mets 20 dollars. J'ai visé juste : le plein n'est pas fait mais tous les voyants sont allumés. Avis devra s'en contenter car je ne retourne pas à l'intérieur de la station. Ils ont vraiment dû nous prendre pour des débiles! On trouve l'entrée du parking Avis sous une tour de Bay Street. Et là : on se fait aboyer dessus par l'agent de chez Avis. On ne comprend rien de rien à son anglais. Mon mari commence à s'énerver. On sort de la voiture. En fait, elle a contrôlé le véhicule et fallait qu'on laisse la voiture comme ça, en plan au milieu du parking. On a eu 30 secondes pour enlever nos valises, reprendre nos affaires. La dame commençait à s'exciter. Bref : Toronto, ça démarre vraiment mal! Autentik Canada nous avait dit qu'il fallait qu'on gare la voiture et qu'ensuite on monte au bureau Avis dans la tour. C'est pas du tout comme ça que ça s'est passé. On se demande si l'on a rien oublié dans la voiture. Bon on va à l'hôtel maintenant. Eaton CHelsea (ancien Delta). L'usine. Doit y avoir 3000 chambres là dedans. Pareil : personnel absolument non billingue et ne faisant aucun effort pour se faire comprendre. Le réceptionniste voit qu'on ne comprend rien. Je lui demande de répéter x fois plus lentement. Il ne ralentira pas le débit et n'articulera pas davantage. Bon, on obtient les clés néanmoins. Franchement : ils commencent à me fatiguer. Chambre convenable mais vieillotte, avec une grosse odeur de tabac. Pourtant, c'est interdit de fumer. Sdb vraiment vieillotte et on sale (en réalité, elle ne l'est pas, mais c'est plein de traces partout et il y a de l'humidité au plafond). On ressort de l'hôtel : il pleut des cordes. On s'enferme dans le centre eaton, paradis du shopping. On se baladera rapidement sur Dundas le soir.
J15 : Toronto Le matin on fait la tour CN. Idem : le personnel que l'on ne comprend pas nous balade au pied de la tour. On finit par trouver le guichet pour les tickets individuels, puis l'entrée pour l'ascenseur. Vue magnifique sur le lac Ontario et la ville. Le plancher de verre est impressionnant. L'entrée n'est pas donnée. On paie TTC 72cad. On va ensuite au kensington market puis au chinatown. Mou'ais. On retourne près du lac prendre nos billets pour le ferry vers les îles de Toronto. On fera trempette dans l'Ontario. Bon, on est un peu déçus par Toronto. C'est vrai qu'on a déjà vu NY alors forcément, passer après, c'est pas facile... Les gens ne sont pas chaleureux (rien à voir avec les Québécois très avenants et près à aider). Au Delta, nous aurons une alerte incendie. On est réveillés en sursaut. J'engueule mon mari pour qu'il éteigne ce bip assourdissant. J'étais encore dans mon sommeil.Complètement paniqué (et dans le coltard surtout!), il appuie sur la télécommande pour éteindre. On finit par se réveiller complètement et comprendre que c'est une alerte incendie. Il faudra 5min au Delta pour communiquer... dans un anglais toujours incompréhensible. Aucun effort de traduction. Nous suivons donc les gens et descendons du 18ème étage... Sympa. Aucun message pour remonter. Nous voulons rentrer voyant des gens rentrer. Mais nous, faut rester dehors. Bref, on finit pas remonter nous coucher. Vraiment, une belle nuit. Pas plus d''explication de la part de l'hôtel.
J16 : Niagara Tôt le matin, nous prenons le bus Megabus pour Niagara. On arrive vers 8h30. J'avais vu sur internet une cie d'hélicoptère près du centre. On y va et on prend le premier vol de la journée!! C'est extrêmement cher (pour ne pas dire hors de prix), cela ne dure que 10min, mais décidément, on ne regrette pas! Baptême de l'air pour nous, la vue sur les chutes est EPOUSTOUFLANTE !!! On ressort comme des gamins. On achète même la photo (de vrais touristes hein). Sincèrement c'est à faire, tant pis pour le prix! On a pu faire des photos magnifiques. On rejoint la ville. Ben nous, on aime bien! Cela ressemble à un mini Las Vegas : ça clignote de partout, des boutiques qui n'ont rien à faire là (genre la maison hantée). Puis les chutes : impressionnantes. On fait le bateau Maid of the Mist. On est complètement trempés mais voir les chutes du bas c'est impressionnant. Nous reprendrons le car à 16h30. Le soir : promenade nocturne dans Toronto. Nuit naze. Des gens qui hurlent, chantent, rient dans les couloirs à minuit passé. Plutôt que de poster 6 agents de sécurité à l'entrée (et de laisser passer n'importe qui), l'hôtel devrait leur demander de patrouiller dans les couloirs...
J17 : Toronto et retour de nuit Dernier jour. On v dans le quartier de la distillerie. Puis shopping au centre eaton. On prend les transports en commun pour rejoindre l'aéroport : métro jusqu'à Kipling, là, une navette nous prend pour desservir les terminaux. On décolle à l'heure : 20h45. Vol peu agréable : très bruyant, on n'arrive pas à dormir. Toutefois, aucun problème, comme à l'aller. Toujours autant de place pour les jambes dans le A330. Arrivée à l'heure. Le retour en RER et en métro a été moins sympa par contre!
Nous sommes donc très contents de notre séjour, même si la partie torontoise a été moins sympathique. On a rencontré au Québec des gens vraiment adorables, on a vu des paysages sublimes. A part à Ottawa, on n'a pas eu à se plaindre de la pluie, on a même eu très beau temps et parfois chaud. En outre, on a dépensé moins que prévu! Le rythme est soutenu mais on n'a pas eu l'impression de passer notre temps sur la route.
De San Francisco à Yellowstone en 24 jours English translation pending
Hello tout le monde!
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Location de voiture aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous!
Mon itinéraire dans l'Ouest amérciain étant terminé (une boucle à partir de Salt Lake City: Grand Teton, Yellowstone, parcs du Sud de l'Utah), j'en suis à la location d'une bagnole. Disons que c'est l'embarras du choix au pays de l'automobile et les prix varient beaucoup d'une agence à l'autre...
J'ai trouvé d'excellents prix sur HotWire (oui je connais le principe, on ne connait pas l'agence à laquelle on aura affaire avant de confirmer la location). Quelqu'un est déjà passé par ce grossiste? Expériences positives ou négatives? Meilleurs plans?
J'attends vos réponses avec impatience! Merci d'avance.
Mon itinéraire dans l'Ouest amérciain étant terminé (une boucle à partir de Salt Lake City: Grand Teton, Yellowstone, parcs du Sud de l'Utah), j'en suis à la location d'une bagnole. Disons que c'est l'embarras du choix au pays de l'automobile et les prix varient beaucoup d'une agence à l'autre...
J'ai trouvé d'excellents prix sur HotWire (oui je connais le principe, on ne connait pas l'agence à laquelle on aura affaire avant de confirmer la location). Quelqu'un est déjà passé par ce grossiste? Expériences positives ou négatives? Meilleurs plans?
J'attends vos réponses avec impatience! Merci d'avance.
Récit de mon séjour à Washington en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Retour de croisière sur le Préziosa 20/27 juillet 2013 English translation pending
Je viens d'effectuer ma première croisière et le retour sur terre est bien difficile! Partie avec ma fille de 18 ans sur le superbe Preziosa. Nous sommes arrivées à Marseille le jeudi afin de découvrir cette ville que nous ne connaissions pas. Quelle lumière sur le Vieux port ...magnifique! Samedi, toujours peur d'être en retard, nous arrivons au port vers 10h, la voiture est garée aux pieds du bateau. Un gars sympa nous prend immédiatement nos bagages, puis direction le premier étage afin de nous rafraîchir. Nous avons le ticket n° 1 pour l'enregistrement. A 11h20 clic la photo pour la carte et nous montons déjà à bord ... elle est pas belle la vie?
Avec ses dimensions à donner le tournis, le Preziosa laisse coi les premiers passagers. A peine le pied posé sur l'épaisse moquette du hall de réception, on ne touche plus terre. Evidé sur 5 ponts avec ses lustres en cascade, ses ascenseurs panoramiques et ses escaliers de verre constellés de milliers de strass Swarovski, c'est "wahoo"; Bye bye les soucis de la vraie vie! Les décorateurs affichent un goût immodéré pour les matières nobles, l'artisanat d'art et les finitions parfaites. Marbres, tissus châtoyants, stucs, laiton, mosaïques de Ravenne ...
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Changer de vie à Bangkok English translation pending
bonjour a tous , j ecrie juste pour faire par d une experience personnel et partager peut etre je serai utile a quelque un !!? en couple avec une thailandaise qui vie et travail a bangkok , nous avons decider de vivre ensemble je suis donc partie a bangkok plusieurs fois et aujourd hui je pense y rester , j ai donc entreprie les démarches , recherche d emploie , visa , work permis , compte en banque , et bien tous et compliquer a Bangkok , je travailler dans la mecanique sur voiture de sport j ai donc envoyer plusieurs CV et lettre de motivation en anglais mais ...
j etait chef d atelier avant de partir depuis 3 ans je réparai des supercar , j ai travailler 11 chez mercedes benz mais je n ai pas de diplome autre que ceux de MB technicien diag cela est rédhibitoire en thailande et il ne vous reponde meme pas !! , nous avons essayer d ouvrir un compt en bank idem pas de permis de travail ou certificat de marriage avec une thail pas de compte ( a bkk en tous cas ), aujourd hui j ai decide d apprendre le thail dans une ecole a bangkok j ai fait le necessaire et vraissemblablement je suis eligible au visa ED etudiant , vous tiendrai au courant si cela interesse certains. prix de l enseignement , tarif assurance sante etc , je ne regrette pas mon choix de me lancer dans cette nouvelle vie meme si cela n est pas simple tous les jours, j aime ce pays 🙂
C'est ça l'Asie? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à sianoukville après 10 jours passés à Bangkok koh chang krong koh Kong.
Ayant pas mal été en Afrique à dormir chez l'habitant, j'avoue être déçu de mon début de voyage.
A part les guest house les bus d'occidentaux et le rapport de frics avec les gens pas grand chose. Je veux pas faire le frustré mais j'ai la désagréable impression qu'il va être difficile de sortir des sentiers battus. J'ai un mois à faire avec. 20 $par jour et ne sais pas trop quoi attendre. Si. J'avais su que ça allait être des vacances conso je serai partie en groupe...
Si vous avez des idées d'itinéraires ou de plans n'hésitez pas
Une semaine à Toronto en février English translation pending
Bonjour,
Au retour de Cuba, je vais passer une semaine à Toronto au mois de Février.
Pouvez-vous me dire s'il est possible d'acheter des vêtements chauds une fois sur place car je n'ai pas envie de me balader à Cuba avec des doudounes ;o) Je voulais savoir en fait, est ce que je pourrai arriver à la boutique de doudoune depuis l'aéroport vivante? ;o)
Que peut-on faire à Toronto en hiver? Sinon je peux toujours reprendre le vol pour une autre destination pour pas trop cher. Laquelle "that is the question" ;o)
Merci par avance pour vos réponse.
Au retour de Cuba, je vais passer une semaine à Toronto au mois de Février.
Pouvez-vous me dire s'il est possible d'acheter des vêtements chauds une fois sur place car je n'ai pas envie de me balader à Cuba avec des doudounes ;o) Je voulais savoir en fait, est ce que je pourrai arriver à la boutique de doudoune depuis l'aéroport vivante? ;o)
Que peut-on faire à Toronto en hiver? Sinon je peux toujours reprendre le vol pour une autre destination pour pas trop cher. Laquelle "that is the question" ;o)
Merci par avance pour vos réponse.
10 jours au Québec en revenant tous les soirs à Sherbrooke English translation pending
Bonjour,
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Carte routière pour Nouvelle Angleterre? English translation pending
Bonjour,
quelle carte routière à acheter à l'avance me conseillez vous pour faire un circuit en nouvelle Angleterre sachant qu'on prendra plutôt les petites routes touristiques.
On aura également un GPS mais je trouve qu'il est bien d'avoir une carte pour voir les villes qu'il y a sur les routes. merci
quelle carte routière à acheter à l'avance me conseillez vous pour faire un circuit en nouvelle Angleterre sachant qu'on prendra plutôt les petites routes touristiques.
On aura également un GPS mais je trouve qu'il est bien d'avoir une carte pour voir les villes qu'il y a sur les routes. merci
Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip English translation pending
Bonjour à tous!
Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain:
- 3 semaines à Calgary avec échange de maisons.
- 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie.
- 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!
A bientôt.😉
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!
A bientôt.😉
La Corse en moto de location English translation pending
Vol direct Nantes-Ajaccio 1h,30, 180€/A-R/personne, un trail 650 cc loué à l'arrivée, et une super balade de 2 semaines, un gîte au nord l'autre au sud, 1600 km de balade dans un décors de rêve et vertigineux. Revenus en Bretagne sous la flotte vite, vite repartir !
Louer une moto, bien regarder les prix parfois exorbitants, un trail est l'idéal par sa prise en main, sa légèreté permettant de le garer n'importe où et d'emprunter des routes très étroites. Nous avons croisé des centaines, de ce gros trail 1200 cc allemand qui nous faisaient envie, avant. Plus maintenant...sont trop prétentieux ! Et bien trop lourds pour les petites routes de montagne, essayez de faire demi-tour !
Tous les modèles de trails n'acceptent pas les sacoches cavalières, bien se renseigner auprès du loueur avant. Sinon, galère pour les bagaes. Nous avons parcouru toutes les routes sur-lignées en vert de la carte Michelin en Corse du nord, il y a de quoi voir !
Ensuite on s'est calmé au sud du côté de Porto Vecchio, Bonifacio.... Repos et plages de rêve avant la foule.
Côté budget descendre de Bretagne + bateau : c'est 2 jours aller et idem retour. Mieux vaut louer. Une moyenne cylindrée, certes, il faut jouer de la boite, relancer, mais la vitesse moyenne du touriste 40 km...
Le mois d'août en couple en Australie English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà après un mois de recherches dans les forums, les sites, les discussions avec les amis, les appels de tours opérateurs et j'en passe je ne m'en sors plus et surtout je ne sais plus quel choix faire...
Je m'adresse donc à vous et à votre expérience pour y voir plus claire.
Je vous remercie d'avance pour vos gentilles réponses...
Mon ami et moi (30 et 27 ans) songeons très sérieusement à partir en Australie ce mois d'aout mais plusieurs questions freinent notre motivation.
Notre vol devrait arriver à Sydney le 3 aout pour repartir de la même ville le 29-30. Ce qui nous fait juste moins d' 1 mois.
Voilà nos désirs:
Nous aimerions passer les 15-17 premiers jours à longer la côte Est de Sydney à Cairns et voire l'essentiel et les incontournables de la côte puis rejoindre Darwin pour 1 petite semaine c/o la famille de mon ami pour finalement retourner sur Sydney pour le retour. Voici donc mes questions:
- Est-ce faisable en 15-17 jours? - Quels sites me conseillez-vous sachant que nous avons ce temps là? - Quel moyen de locomotion est le plus approprié sachant que notre budget idéal ne devrait pas dépasser 3000 euro/personne pour l'ensemble du mois, y compris vols internes Cairns- Darwin-Sydney? - Quelqu'un peut’ il m'expliquer le système de caution et assurances pour la location de van??? Car ça me semble incroyablement hors de prix en tout cas hors budget pour nous! Mais je ne suis pas certaine d'avoir tout saisi... - La location de voiture et les nuits en camping sont-elles plus avantageuses? Et vraiment de saison? - Que pensez-vous des pass en bus? J’ai trouvé un bel itinéraire sur le site de greyhound, le voici : http://www.greyhound.com.au/Bookings/Travel-packages/east-coaster-lite.aspx#travel Qu'en dites-vous? Qqun l'a déjà fait? Est ce que les horaires de bus ne sont pas trop contraignants? - Les backpackers et autres BB se situent dans quelle gamme de prix la nuit? Sachant que nous préférerions des petites chambres individuelles aux dortoirs... On aimerait quand même un minimum d'intimité ;) et surtout mon ami à peur de se faire achever en dortoir car il a une fâcheuse tendance à ronfler (plutôt bcp et très fort ;) ) - Faut-il tout réserver à l'avance pour les nuits? (bcp d'amis nous disent de partir à l'arrache...) - Même questions pour le reste (véhicule-pass de bus- vol interne)? On nous a dit de tout faire sur place car ça nous couterait bien moins cher...! Vous, vous en dites quoi? - La partie post Darwin est moins importante car on sera avec des gens du coin donc on se laissera guider. On devrait aussi y être logé... (C’est ça de gagné). - Sachant qu'on y sera en aout... et que c'est l'hiver... je pourrais me baigner sur la côte Est ou je dois tout de même prévoir ma petite laine ;)
Et pour finir, nous faut-il un visa? et si oui de quel genre et comment se le procurer? (Nous sommes suisses et possédons chacun un passeport biométrique).
Voilà pour mes premières questions...
Je vous remercie infiniment de m'aider et de partager vos expériences avec moi.
Mais je suis à 2 doigts d'abandonner le projet... :( Toutes les solutions me semblent très chères et je suis peut-être trop courte pour l'organisation...
N'hésitez pas être honnête… Je serai forte ;)
Merci à tous!
G.
Voilà après un mois de recherches dans les forums, les sites, les discussions avec les amis, les appels de tours opérateurs et j'en passe je ne m'en sors plus et surtout je ne sais plus quel choix faire...
Je m'adresse donc à vous et à votre expérience pour y voir plus claire.
Je vous remercie d'avance pour vos gentilles réponses...
Mon ami et moi (30 et 27 ans) songeons très sérieusement à partir en Australie ce mois d'aout mais plusieurs questions freinent notre motivation.
Notre vol devrait arriver à Sydney le 3 aout pour repartir de la même ville le 29-30. Ce qui nous fait juste moins d' 1 mois.
Voilà nos désirs:
Nous aimerions passer les 15-17 premiers jours à longer la côte Est de Sydney à Cairns et voire l'essentiel et les incontournables de la côte puis rejoindre Darwin pour 1 petite semaine c/o la famille de mon ami pour finalement retourner sur Sydney pour le retour. Voici donc mes questions:
- Est-ce faisable en 15-17 jours? - Quels sites me conseillez-vous sachant que nous avons ce temps là? - Quel moyen de locomotion est le plus approprié sachant que notre budget idéal ne devrait pas dépasser 3000 euro/personne pour l'ensemble du mois, y compris vols internes Cairns- Darwin-Sydney? - Quelqu'un peut’ il m'expliquer le système de caution et assurances pour la location de van??? Car ça me semble incroyablement hors de prix en tout cas hors budget pour nous! Mais je ne suis pas certaine d'avoir tout saisi... - La location de voiture et les nuits en camping sont-elles plus avantageuses? Et vraiment de saison? - Que pensez-vous des pass en bus? J’ai trouvé un bel itinéraire sur le site de greyhound, le voici : http://www.greyhound.com.au/Bookings/Travel-packages/east-coaster-lite.aspx#travel Qu'en dites-vous? Qqun l'a déjà fait? Est ce que les horaires de bus ne sont pas trop contraignants? - Les backpackers et autres BB se situent dans quelle gamme de prix la nuit? Sachant que nous préférerions des petites chambres individuelles aux dortoirs... On aimerait quand même un minimum d'intimité ;) et surtout mon ami à peur de se faire achever en dortoir car il a une fâcheuse tendance à ronfler (plutôt bcp et très fort ;) ) - Faut-il tout réserver à l'avance pour les nuits? (bcp d'amis nous disent de partir à l'arrache...) - Même questions pour le reste (véhicule-pass de bus- vol interne)? On nous a dit de tout faire sur place car ça nous couterait bien moins cher...! Vous, vous en dites quoi? - La partie post Darwin est moins importante car on sera avec des gens du coin donc on se laissera guider. On devrait aussi y être logé... (C’est ça de gagné). - Sachant qu'on y sera en aout... et que c'est l'hiver... je pourrais me baigner sur la côte Est ou je dois tout de même prévoir ma petite laine ;)
Et pour finir, nous faut-il un visa? et si oui de quel genre et comment se le procurer? (Nous sommes suisses et possédons chacun un passeport biométrique).
Voilà pour mes premières questions...
Je vous remercie infiniment de m'aider et de partager vos expériences avec moi.
Mais je suis à 2 doigts d'abandonner le projet... :( Toutes les solutions me semblent très chères et je suis peut-être trop courte pour l'organisation...
N'hésitez pas être honnête… Je serai forte ;)
Merci à tous!
G.
Retour d'un périple de dix-neuf jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
et voilà, notre périple à travers l'ouest des USA est terminé depuis dimanche. Nous recupérons du décalage horaire ... dur dur.
a travers ce message , je voudrais remercier les membres de VF qui ont partagé leurs expériences, répondu à nos questions et nous ont ainsi aidé à préparer ce voyage. merci aussi à ouestusa.fr, roadtrippin.fr, sunsetbld.com, theusafree.fr, le routard. Utiliser toutes ces références, c'est la garantie d'un voyage réussi. Evidemment, il faut y passer du temps
Voici en retour notre périple et quelques retours d'expérience a chaud .
19 jours de voyage dont 17 jours sur place KM parcourus : 4430 soit 260 Km/jour en moyenne total dépenses tout compris (y compris les souvenirs) : 2540 € / personne Parcours établi avec le logiciel MS Streets and trips.
Choix personnels : - rester parfois 2 nuits dans certains hôtels pour ne pas se trimbaler les bagages tous les jours - pas de rando de + 1,5 heure (problème santé de mon mari) - diversifier les visites : les parcs sont magnifiques, mais à la fin, on a choisi de ne plus trop en faire (exit Vof , Red canyon a coté de LV) car on avait peur de ne plus apprécier à leur juste valeur. Ce qu'on avait vu avant nous avait déjà emérveillé.😎
Circuit réalisé : Jour 1 : Paris - Phoenix via Detroit sur vol AF / Delta Jour 2 : Phoenix -> Tucson. Visite du PIMA Jour 3 : Tucson : Visite Sonoran Desert Museum - visite Saguaro NP Jour 4 : Visite Silo TITAN - Route vers Phoenix - Apache Trail - Nuit à Payson Jour 5 : visite Montezuma Castle NM - Sedona - Nuit a Flagstaff Jour 6 : visite Metor Crater - Parc de la forêt Pétrifée / painted Desert - Nuit à Flagstaff Jour 7 : visite Observatoire Lowell - Grand Canyon + coucher de soleil - nuit à Williams Jour 8 : visite GC - tour en Avion - nuit a Williams Jour 9 : Route et visite Monument Valley - Nuit sur place au Goulding Campground Jour 10 : Gooseneck SP - Muki Dugway - Muley Point - Valley of the Gods - Nuit à Bluff (Recapture Lodge) Jour 11 : Natural Bridge NM - Scenic Road UT95 - Nuit Caineville Jour 12 : Capitol Reef (scenic drive) - Fruita - Scenic Road 12 - Burr trail (une petite partie, jusqu'au point de vue) - nuit à Tropic Jour 13 : Mossy cave - Red Canyon - Bryce canyon - nuit a Tropic Jour 14 : Route vers Page - Visite marinas - Nuit au Red Rock Motel Jour 15 : Visite Lower Antelope Canyon - Horseshoebend - baignade - Bateau sur lac powell depuis Antelope Marina - Nuit a red Rock motel Jour 16 : Route vers Zion - traversée du parc - Nuit a Mesquite Jour 17 : Visite Lac Mead - Hoover Dam - Las vegas - Nuit a la Stratosphere Jour 18 - Las vegas - Nuit Stratosphere Jour 19 - Vol vers Paris via Minneapolis
quelques reflexions : 1) un voyage réussi se prépare bien en avance . Pour tous ceux qui commencent à préparer 1 mois avant le départ, et bien pour moi c'est bien trop tard ! On peut toujours faire mieux en parcours, le notre aurait pu être encore optimisé. A un moment donné, il faut concilier les dispo hotels souhaités, les temps de parcours... et arrêter de se poser trop de questions. J'ai tout arrêté 2 mois avant de partir. Tout préparer, optimiser les parcours , cela devient prenant et je ne voulais pas tout connaitre avant de partir . C'est le risque quand on lit trop de récits de voyage : votre voyage devient trop réglé comme du papier à musique. il faut aussi laisser la place à la découverte et l'impro.
2) ne pas vouloir trop en faire. il y a plein de choses à voir c'est vrai. donc sur le papier, on fait deja des choix difficiles, et bien sur place, force est de constater que l'on doit encore en faire.😕 Impossible de tout voir a moins de courir partout . Il faut admettre qu'il faudra revenir pour mieux approfondir (tant mieux). sur place, c'est encore plus grand que ce que vous pouvez imaginer avant de partir. Les distances entre les villes sont importantes (attention avec le ressenti quand on regarde une carte). On a fait des Km sans voir âme qui vive. ce que nous appelons villes se résume parfois sur place à 10 maisons et 1 station service...
Ne pas arriver trop tard permet aussi de profiter de la piscine et du spa généralement présents dans les motels. C'est appréciable. Bien prévoir les temps de repas , picnic, les courses dans les supermarchés.... mine de rien, 1 heure passée ici et là et vous ne pouvez pas visiter ce qui était prévu. Attention au changement d'heure a MV, et quand on passe de l'UT a l'Arizona en été.
3) Ne pas hésiter à pique niquer les midis . Les supermarchés (wallmart) sont bien achalandés, il y a des salades composées toute prêtes ou en kit. On a acheté aussi des tomates, des boites de Maïs, thon... Par contre, oublier le pain français (enfin celui que l'on connait) . le leur est compact et mou . On avait emmené des boites de rillettes et pâté parce que là bas, ils ne connaissent pas vraiment. La charcuterie et fromage sont insipides, sous vides, sans saveur ! pour les boissons, des rayons sont incroyablement fournis en produits sucrés de tout genre . Il y en a partout. Pas étonnant qu'ils soient gros.
4) Nos hôtels ont été choisis avec les recommandations du routard , de VF et de Tripadvisor. En général, nous les avons jugés propres mais globalement tous vieillots. Ne pas s'attendre a de la déco type B&B . Ils sont tous standardisés . Incroyables de voir dans un tel pays de tels interrupteurs et prises des années 60. Surprenant dans un pays si avancé. Les Lavabos sont en général situés dans les entrées / couloirs mais les SdB sont très propres. Les matelas ne sont pas super top. Toutes nos chambres étaient équipées de Frigo et four Micro onde. Au red Rock Motel de Page, nous avions même une cuisine complète !
A flagstaff, les trains circulent toujours mais ne sifflent plus . La nuit, il semble que le traffic soit plus calme, cela ne nous a pas empéché de dormir .
5) Voyage avion réservé début Février sur Expedia : Rien a dire, très bon accueil et de plus les appels ne sont pas surfacturés comme sur Opodo. coût avion réservé début Février : 720 € / personne
6) voiture réservée sur BSP-auto. Nous avions commandé une catégorie IFAR (type Ford Escape). A l'arrivée, on nous a laissé choisir et nous avons pris une Chevrolet Captiva AWD. Aucun regret, très bien. Le loueur était Dollar, qui a essayé de nous surclasser, de nous vendre des assurances complémentaires... On s'y attendait. Suite a nos refus successifs, l'accueil est devenu très froid et je me rappelle que l'on a même pas eu un au revoir ! tout se signe sur un petit terminal, tout écrit en Anglais. Il faut vraiment tout verrouiller en France parce qu'une fois là bas, on ne comprend pas toujours ce que l'on signe pour la voiture. coût location voiture : 611 € . Pas de frais de Drop off.
7) les américains sont très courtois, très serviables. Franchement, si vous avez besoin d'aide , ils seront là. Ils sont très contents de voir des français et même surpris d'en voir du côté de Tucson. les conversations s'engagent facilement. par contre, peu d'effort pour parler lentement ...
8) Ce qu'on a adoré (et qu'il faudrait parfois approfondir) - La région de Tucson à ne pas hésiter à inclure dans votre programme : On serait bien resté 1 jour de plus. - Sedona : on a pas eu le ciel bleu (la seule fois) mais à refaire, il faudrait rester 2 jours. Le prix de l'artisanat Navajo nous a semblé moins cher qu'ailleurs. - Parc Forêt pétrifée / Painted Desert - Capitol reef - Monument Valley => ne pas hésiter à dormir sur place (cabine au Campground) pour profiter du coucher de soleil. Mieux vaut investir là que dans un hotel à GC tres cher! enfin, c'est mon avis - Valley of the Gods : Superbe - Burr Trail : pas eu le temps de faire en entier mais on a eu l'eau à la bouche. - Red Canyon : plus rouge que Bryce, et c'est sur la route. - Mossy cave : petite ballade de 30 mn qui met en appetit pour Bryce - Las vegas : Freemont street a faire absolument . C'est plein de vie, de personnages curieusement déguisés qui pour 1 ou 2 dollars se feront photographier avec vous ! le strip c'est très grand . On a eu le temps de faire le coin TI / Paris / Cesar / Bellagio / Flamingo . Pas eu le temps de faire le coin Louxor / NY . - L'Apache Trail est vraiment super. De plus, nous avons croisé très peu de monde. La partie piste est assez longue à faire même si elle est très praticable (un peu défoncée peut être sur 1 ou 2 km).
- Antelope Canyon est a faire absolument. Les navajos facturent au prix fort Upper Antelope Canyon Toute la matinée (et pas seulement la visite de 11h / 12h ou le soleil entre dans le canyon) Vu le monde présent, le balai des betaillères de transport , on a préféré faire le Lower Canyon. 20 $ la visite qq soit l'heure , mais SURTOUT le temps n'est pas compté. Le guide nous a laissé faire les photos, trainer derrière ... Franchement, on a pas regretté, ce n'était absolument pas la course.
9) Attention : le ferry sur le lac powell était annoncé fermé , en tenir compte pour ceux qui ont prévu la liaison Capitol reef vu que l'UT89a est fermée après Horseshoebend (effonfrement de la route) , on a pas pu inclure Lees ferry et Marble canyon sans notre voyage .
10) ce qu'on ne refera pas (ca reste perso) - Page : A faire une fois mais les marinas ne sont pas géniales. beaucoup de House boat , ce n'est pas le charme de nos ports français. Par contre, faire Antelope Canyon Absolument
- GC : même sentiment que beaucoup de forumers : c'est incontournable, mais tellement grand que l'on peine a en saisir toute la beauté Le système des navettes obligatoire est pratique mais les parcours sont longs, il faut en tenir compte. On a mis 1 heure a revenir de Hermits point. le vol avion est bien mais peut être faut il préférer un survol du lac powell (?)
11) Tout est nickel , super propre. Les parcs sont très bien aménagés, les visitor center toujours bien documentés. Il y a toujours des petites expos à voir, des films très bien faits, des boutiques très riches. N'hésitez pas à passer un peu de temps dedans. le pass à 80$ est un petit investissement par rapport aux richesses à voir. Il y a toujours des distributeurs d'eau fraiche a disposition un peu partout sur les parcours aménagés, certains points de vue.
11) Le GPS nous a grandement facilité la vie. Nous avions un tom-tom , nous avons juste acheté la carte des USA. Charger les adresses des hotels avant de partir. C'est un plus et un gain de temps indispensable.
12) le WIFI est gratuit mais il ne faut pas s'attendre a des connexions faciles et des débits rapides. La aussi, ce fut une surprise. Parfois, aucune connexion possible (au recapture Lodge). souvent on nous a dit "oui, on sait c'est difficile" , "on est pas content de notre fournisseur". Débits souvent très lents. a LV, c'est facturé très cher dans les hotels. sachez que dans les Mcdo, il y a une connexion gratuite possible et aussi dans certains Starbucks.
13) La conduite c'est facile . J'ai déjà une boite auto sur ma voiture donc je n'ai pas eu de souci mais on s'y fait vite . Les américains sont tres respecteux du code de la route, des pietons. Attention les 1er jours : les feux après le carrefour ca va . Le plus dur c'est quand il faut tourner : - a droite : on peut généralement quand le feu est rouge . Ca on est pas habitués mais c'est très pratique au final . - a gauche : c'est là le plus piegeux . Il faut attendre les flèches vertes pour s'engager (mais il n'y a pas de flèche rouge ! donc on a pas de repère). Au bout de 2 jours, on s'habitue . La 1ere fois, et bien on se retrouve comme un idiot au milieu du carrefour pour attendre de tourner , comme en France.
14) Bagages : ne pas les fermer à clé ! On avait investi dans des cadenas certifiés TSA. Au retour , un de nos bagages a été fouillé par le contrôle TSA (on a un papier d'information déposé dedans) , mais le cadenas pourtant certifié n'a pas été remis ni dessus, ni dedans.
15) ne pas se charger dans les bagages . Il y a tellement de choses à ramener que les bagages vont vite de remplir de souvenirs , et s'alourdir.
Voilà pour des 1ers retours à chaud , reste un tri des photos / videos à faire ...
Merci à toute la communauté encore une fois .
a travers ce message , je voudrais remercier les membres de VF qui ont partagé leurs expériences, répondu à nos questions et nous ont ainsi aidé à préparer ce voyage. merci aussi à ouestusa.fr, roadtrippin.fr, sunsetbld.com, theusafree.fr, le routard. Utiliser toutes ces références, c'est la garantie d'un voyage réussi. Evidemment, il faut y passer du temps
Voici en retour notre périple et quelques retours d'expérience a chaud .
19 jours de voyage dont 17 jours sur place KM parcourus : 4430 soit 260 Km/jour en moyenne total dépenses tout compris (y compris les souvenirs) : 2540 € / personne Parcours établi avec le logiciel MS Streets and trips.
Choix personnels : - rester parfois 2 nuits dans certains hôtels pour ne pas se trimbaler les bagages tous les jours - pas de rando de + 1,5 heure (problème santé de mon mari) - diversifier les visites : les parcs sont magnifiques, mais à la fin, on a choisi de ne plus trop en faire (exit Vof , Red canyon a coté de LV) car on avait peur de ne plus apprécier à leur juste valeur. Ce qu'on avait vu avant nous avait déjà emérveillé.😎
Circuit réalisé : Jour 1 : Paris - Phoenix via Detroit sur vol AF / Delta Jour 2 : Phoenix -> Tucson. Visite du PIMA Jour 3 : Tucson : Visite Sonoran Desert Museum - visite Saguaro NP Jour 4 : Visite Silo TITAN - Route vers Phoenix - Apache Trail - Nuit à Payson Jour 5 : visite Montezuma Castle NM - Sedona - Nuit a Flagstaff Jour 6 : visite Metor Crater - Parc de la forêt Pétrifée / painted Desert - Nuit à Flagstaff Jour 7 : visite Observatoire Lowell - Grand Canyon + coucher de soleil - nuit à Williams Jour 8 : visite GC - tour en Avion - nuit a Williams Jour 9 : Route et visite Monument Valley - Nuit sur place au Goulding Campground Jour 10 : Gooseneck SP - Muki Dugway - Muley Point - Valley of the Gods - Nuit à Bluff (Recapture Lodge) Jour 11 : Natural Bridge NM - Scenic Road UT95 - Nuit Caineville Jour 12 : Capitol Reef (scenic drive) - Fruita - Scenic Road 12 - Burr trail (une petite partie, jusqu'au point de vue) - nuit à Tropic Jour 13 : Mossy cave - Red Canyon - Bryce canyon - nuit a Tropic Jour 14 : Route vers Page - Visite marinas - Nuit au Red Rock Motel Jour 15 : Visite Lower Antelope Canyon - Horseshoebend - baignade - Bateau sur lac powell depuis Antelope Marina - Nuit a red Rock motel Jour 16 : Route vers Zion - traversée du parc - Nuit a Mesquite Jour 17 : Visite Lac Mead - Hoover Dam - Las vegas - Nuit a la Stratosphere Jour 18 - Las vegas - Nuit Stratosphere Jour 19 - Vol vers Paris via Minneapolis
quelques reflexions : 1) un voyage réussi se prépare bien en avance . Pour tous ceux qui commencent à préparer 1 mois avant le départ, et bien pour moi c'est bien trop tard ! On peut toujours faire mieux en parcours, le notre aurait pu être encore optimisé. A un moment donné, il faut concilier les dispo hotels souhaités, les temps de parcours... et arrêter de se poser trop de questions. J'ai tout arrêté 2 mois avant de partir. Tout préparer, optimiser les parcours , cela devient prenant et je ne voulais pas tout connaitre avant de partir . C'est le risque quand on lit trop de récits de voyage : votre voyage devient trop réglé comme du papier à musique. il faut aussi laisser la place à la découverte et l'impro.
2) ne pas vouloir trop en faire. il y a plein de choses à voir c'est vrai. donc sur le papier, on fait deja des choix difficiles, et bien sur place, force est de constater que l'on doit encore en faire.😕 Impossible de tout voir a moins de courir partout . Il faut admettre qu'il faudra revenir pour mieux approfondir (tant mieux). sur place, c'est encore plus grand que ce que vous pouvez imaginer avant de partir. Les distances entre les villes sont importantes (attention avec le ressenti quand on regarde une carte). On a fait des Km sans voir âme qui vive. ce que nous appelons villes se résume parfois sur place à 10 maisons et 1 station service...
Ne pas arriver trop tard permet aussi de profiter de la piscine et du spa généralement présents dans les motels. C'est appréciable. Bien prévoir les temps de repas , picnic, les courses dans les supermarchés.... mine de rien, 1 heure passée ici et là et vous ne pouvez pas visiter ce qui était prévu. Attention au changement d'heure a MV, et quand on passe de l'UT a l'Arizona en été.
3) Ne pas hésiter à pique niquer les midis . Les supermarchés (wallmart) sont bien achalandés, il y a des salades composées toute prêtes ou en kit. On a acheté aussi des tomates, des boites de Maïs, thon... Par contre, oublier le pain français (enfin celui que l'on connait) . le leur est compact et mou . On avait emmené des boites de rillettes et pâté parce que là bas, ils ne connaissent pas vraiment. La charcuterie et fromage sont insipides, sous vides, sans saveur ! pour les boissons, des rayons sont incroyablement fournis en produits sucrés de tout genre . Il y en a partout. Pas étonnant qu'ils soient gros.
4) Nos hôtels ont été choisis avec les recommandations du routard , de VF et de Tripadvisor. En général, nous les avons jugés propres mais globalement tous vieillots. Ne pas s'attendre a de la déco type B&B . Ils sont tous standardisés . Incroyables de voir dans un tel pays de tels interrupteurs et prises des années 60. Surprenant dans un pays si avancé. Les Lavabos sont en général situés dans les entrées / couloirs mais les SdB sont très propres. Les matelas ne sont pas super top. Toutes nos chambres étaient équipées de Frigo et four Micro onde. Au red Rock Motel de Page, nous avions même une cuisine complète !
A flagstaff, les trains circulent toujours mais ne sifflent plus . La nuit, il semble que le traffic soit plus calme, cela ne nous a pas empéché de dormir .
5) Voyage avion réservé début Février sur Expedia : Rien a dire, très bon accueil et de plus les appels ne sont pas surfacturés comme sur Opodo. coût avion réservé début Février : 720 € / personne
6) voiture réservée sur BSP-auto. Nous avions commandé une catégorie IFAR (type Ford Escape). A l'arrivée, on nous a laissé choisir et nous avons pris une Chevrolet Captiva AWD. Aucun regret, très bien. Le loueur était Dollar, qui a essayé de nous surclasser, de nous vendre des assurances complémentaires... On s'y attendait. Suite a nos refus successifs, l'accueil est devenu très froid et je me rappelle que l'on a même pas eu un au revoir ! tout se signe sur un petit terminal, tout écrit en Anglais. Il faut vraiment tout verrouiller en France parce qu'une fois là bas, on ne comprend pas toujours ce que l'on signe pour la voiture. coût location voiture : 611 € . Pas de frais de Drop off.
7) les américains sont très courtois, très serviables. Franchement, si vous avez besoin d'aide , ils seront là. Ils sont très contents de voir des français et même surpris d'en voir du côté de Tucson. les conversations s'engagent facilement. par contre, peu d'effort pour parler lentement ...
8) Ce qu'on a adoré (et qu'il faudrait parfois approfondir) - La région de Tucson à ne pas hésiter à inclure dans votre programme : On serait bien resté 1 jour de plus. - Sedona : on a pas eu le ciel bleu (la seule fois) mais à refaire, il faudrait rester 2 jours. Le prix de l'artisanat Navajo nous a semblé moins cher qu'ailleurs. - Parc Forêt pétrifée / Painted Desert - Capitol reef - Monument Valley => ne pas hésiter à dormir sur place (cabine au Campground) pour profiter du coucher de soleil. Mieux vaut investir là que dans un hotel à GC tres cher! enfin, c'est mon avis - Valley of the Gods : Superbe - Burr Trail : pas eu le temps de faire en entier mais on a eu l'eau à la bouche. - Red Canyon : plus rouge que Bryce, et c'est sur la route. - Mossy cave : petite ballade de 30 mn qui met en appetit pour Bryce - Las vegas : Freemont street a faire absolument . C'est plein de vie, de personnages curieusement déguisés qui pour 1 ou 2 dollars se feront photographier avec vous ! le strip c'est très grand . On a eu le temps de faire le coin TI / Paris / Cesar / Bellagio / Flamingo . Pas eu le temps de faire le coin Louxor / NY . - L'Apache Trail est vraiment super. De plus, nous avons croisé très peu de monde. La partie piste est assez longue à faire même si elle est très praticable (un peu défoncée peut être sur 1 ou 2 km).
- Antelope Canyon est a faire absolument. Les navajos facturent au prix fort Upper Antelope Canyon Toute la matinée (et pas seulement la visite de 11h / 12h ou le soleil entre dans le canyon) Vu le monde présent, le balai des betaillères de transport , on a préféré faire le Lower Canyon. 20 $ la visite qq soit l'heure , mais SURTOUT le temps n'est pas compté. Le guide nous a laissé faire les photos, trainer derrière ... Franchement, on a pas regretté, ce n'était absolument pas la course.
9) Attention : le ferry sur le lac powell était annoncé fermé , en tenir compte pour ceux qui ont prévu la liaison Capitol reef vu que l'UT89a est fermée après Horseshoebend (effonfrement de la route) , on a pas pu inclure Lees ferry et Marble canyon sans notre voyage .
10) ce qu'on ne refera pas (ca reste perso) - Page : A faire une fois mais les marinas ne sont pas géniales. beaucoup de House boat , ce n'est pas le charme de nos ports français. Par contre, faire Antelope Canyon Absolument
- GC : même sentiment que beaucoup de forumers : c'est incontournable, mais tellement grand que l'on peine a en saisir toute la beauté Le système des navettes obligatoire est pratique mais les parcours sont longs, il faut en tenir compte. On a mis 1 heure a revenir de Hermits point. le vol avion est bien mais peut être faut il préférer un survol du lac powell (?)
11) Tout est nickel , super propre. Les parcs sont très bien aménagés, les visitor center toujours bien documentés. Il y a toujours des petites expos à voir, des films très bien faits, des boutiques très riches. N'hésitez pas à passer un peu de temps dedans. le pass à 80$ est un petit investissement par rapport aux richesses à voir. Il y a toujours des distributeurs d'eau fraiche a disposition un peu partout sur les parcours aménagés, certains points de vue.
11) Le GPS nous a grandement facilité la vie. Nous avions un tom-tom , nous avons juste acheté la carte des USA. Charger les adresses des hotels avant de partir. C'est un plus et un gain de temps indispensable.
12) le WIFI est gratuit mais il ne faut pas s'attendre a des connexions faciles et des débits rapides. La aussi, ce fut une surprise. Parfois, aucune connexion possible (au recapture Lodge). souvent on nous a dit "oui, on sait c'est difficile" , "on est pas content de notre fournisseur". Débits souvent très lents. a LV, c'est facturé très cher dans les hotels. sachez que dans les Mcdo, il y a une connexion gratuite possible et aussi dans certains Starbucks.
13) La conduite c'est facile . J'ai déjà une boite auto sur ma voiture donc je n'ai pas eu de souci mais on s'y fait vite . Les américains sont tres respecteux du code de la route, des pietons. Attention les 1er jours : les feux après le carrefour ca va . Le plus dur c'est quand il faut tourner : - a droite : on peut généralement quand le feu est rouge . Ca on est pas habitués mais c'est très pratique au final . - a gauche : c'est là le plus piegeux . Il faut attendre les flèches vertes pour s'engager (mais il n'y a pas de flèche rouge ! donc on a pas de repère). Au bout de 2 jours, on s'habitue . La 1ere fois, et bien on se retrouve comme un idiot au milieu du carrefour pour attendre de tourner , comme en France.
14) Bagages : ne pas les fermer à clé ! On avait investi dans des cadenas certifiés TSA. Au retour , un de nos bagages a été fouillé par le contrôle TSA (on a un papier d'information déposé dedans) , mais le cadenas pourtant certifié n'a pas été remis ni dessus, ni dedans.
15) ne pas se charger dans les bagages . Il y a tellement de choses à ramener que les bagages vont vite de remplir de souvenirs , et s'alourdir.
Voilà pour des 1ers retours à chaud , reste un tri des photos / videos à faire ...
Merci à toute la communauté encore une fois .
Récit+photos+videos sur 3 jours de New York, la ville qui ne dort jamais English translation pending
Récit 3 jours à New York
Voilà je viens de rentrer de mon voyage à New York, c'était vraiment extraordinaire, j'ai aimé cette ville où il y a beaucoup de choses à voir et à faire.
1er jour samedi 4 Mai 2013
Arrivée à l'aéroport la Guardia l'avantage de cette aéroport c'est le plus proche de Manhattan, et surtout une vue superbe sur New York


La Guardia
, malheureusement c'est un aéroport réservé pour les vols intérieur. Nous sortons de l'aéroport en un temps record et prenons directement un yellow cab histoire de ne pas s'embêter dans le métro ou avec un shuttle.

Nous ne le regretterons pas, 20 minutes plus tard, le taxi nous déposait devant notre hôtel.

Première vue de Manhattan pris de l' intérieur du Taxi.
Nous arrivons à l'hôtel fairfield inn & suites by marriott chelsea proche du Madison Square situé dans la W 28th. Le temps de récupérer les clés et de déposer les bagages,
A 15 minutes de Times Square, bouche de métro juste à côté, très bien situé pour visiter la ville, je le conseille à d'autres. Prenez de préférence un hôtel situé en plein coeur de Manhattan, cela vous évitera matin et soir de devoir perdre du temps dans les transports en commun pour arriver aux sites touristiques.Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre ce qui est agréable.
Nous ressortons pour faire un premier tour du quartier. Et nous voilà immédiatement plongés dans la jungle urbaine, tout y est : les sirènes des véhicules d’urgence, les new-yorkais qui courent dans tous les sens, les voitures et camions qui foncent à toute vitesse dans les rues et par endroits d’étranges cheminées laissant s’échapper d’épais nuages de vapeurs, et bien entendu les écrans géants qui tapissent les façades des immeubles des quartiers de Time Square et Broadway.
Ce matin, en route pour le Top of the Rock, il fait super beau nous allons profiter pour faire des activités en extérieur. Nous décidons de marcher jusqu'au Rockfeller center depuis notre hôtel en passant par Times Square

, c'est sympa aussi d'y passer tôt le matin car il y a nettement moins de monde et ça nous montre une autre dimension du lieu. Nous arrivons au Rockefeller Center à 12h30, Incontestablement le joyau architectural de ce secteur de Midtown.

Titanesque complexe de bâtiments et d'espaces publics où se mêlent lieux de travail et de loisirs, le Rockefeller Center est une merveille Arts-Déco d'une remarquable unité, construit à partir du début des années 1930. Il faut prendre le temps d'admirer les principaux édifices du site : le GE Building, au centre, le Radio City Music Hall,

célèbre théâtre, sur l'arrière, le splendide International Building, qui débouche sur 5th Avenue, ou encore l'Associated Press Building, sur l'un des flancs de la spectaculaire place centrale, Rockefeller Plaza (elle se transforme en patinoire, l'hiver). Partout, l'on verra de superbes éléments d'ornementation (hauts-reliefs, mosaïques, vitraux, peintures, frises) qui donnent à l'ensemble un style magistral. Côté intérieurs, les halls de l'International Building, du Radio City Music Hall et du GE Building sont majestueux. Ce dernier abrite notamment la chaîne de télé NBC,

dont on peut visiter les studios. Les médias sont d'ailleurs très présents dans le secteur, avec l'immeuble CBS sur 53rd Street, le building Time Warner sur 51st Street et le Time & Life Building sur 6th Avenue. il n'y a pas trop de monde donc nous montons directement. L'ascenseur qui monte au 69e étage est très impressionnant car on voit l'intérieur de l'immeuble, ils ont mis des lumières bleues à chaque étage. Là haut, de nouveau l'émerveillement total devant tous ces buildings. Nous y resterons un long moment à contempler, prendre des photos etc...

L'avantage du Top of the rock c'est la vue sur central park et sur l'empire state building

Nous poursuivons la visite de la ville en remontant la 6e avenue. Nous passerons à "Center parc" lol ou plutôt central park, l’avenue débouche sur l’immense parc, avec ses nombreuses allées, patinoires, lacs, ponts, fontaines, pelouses, bosquets, ainsi que ses cygnes, canards ou écureuils… Un véritable poumon vert au coeur de cette mégapole… Central Park est immense, et visiter ce parc en entier peut vous prendre du temps, mais même si vous ne faites qu’y passer rapidement, il fait partie d’un des lieux incontournables de New-York.


Nous profitons du beau temps pour aller sur le pont de Brooklyn. A pied pour découvrir la ville, nous pouvons voir le Flatiron building (le premier gratte-ciel construit à New-York) Cet immeuble très original, situé face au Madison Square est comme son nom l’indique en anglais de la “forme d’un fer à repassé”. Cet édifice a d’ailleurs donné son nom au quartier où il se trouve, le Flatiron District. Pour les fans de Spiderman, c’est cet immeuble qui abrite le journal où travaille Peter Parker!

Union Square est vraiment une place typique, mais aussi atypique de NY, située dans le Lower Manhattan. Cette place ovale s’étend de la 14e à la 17e rue et était entre 1880 et 1939 le point principal de rassemblements et des manifestations de masse. Cette place est toujours animée, changeante.
Nous traversons Manhattan par Borwery "l'ame de New York", niché au sud de Manhattan, en plein coeur du Lower East Side, le quartier n’est pas le plus fréquenté par les touristes. C’est un tort, car outre son atmosphère particulière, ce quartier possède de nombreux points d’intérêt. Depuis la création de la ville, le Bowery a toujours été une terre d’accueil pour les nouveaux immigrants pauvres. Toutefois, l’insécurité se développa rapidement et jusqu’au milieu des années 1990, le Bowery était souvent considéré comme un quartier mal famé. De nos jours, si le Bowery a gardé un certain esprit bohème, le quartier s’est assagi et embourgeoisé. Outre les nouveaux immeubles d’habitation, on y trouve un nombre important de boutiques et de restaurants qui en font un quartier assez peu touristique mais très agréable à découvrir lors de notre séjour à New York.

Chinatown comme son nom l’indique, c’est le quartier principal peuplé par les immigrants chinois. Après l’évolution des lois sur l’immigration, dans les années 60, qui autorisaient un plus grand nombre d’immigrants d’origine asiatique, ce quartier s’est étendu absorbant quasi totalement “Little italy” (“la petite Italie) qui était connu autrefois pour sa forte population d’immigrants italiens. Repère de la mafia italienne. C’est flagrant aujourd’hui, Little Italy ne représente qu’une petite rue qui à mes yeux ne présente pas un intérêt majeur. Il s’agit juste d’un alignement de restaurants prisés par les touristes.

Il est intéressant de traverser à pied le pont mythique de Brooklyn bridge (1825m) au lever du soleil ou au coucher du soleil pour bénéficier d’une belle lumière. Le pont en lui même est magnifique mais aussi la vue offerte à partir de celui-ci, notamment sur la skyline.

Cet ouvrage se dresse au dessus de l’East River qui relie Manhattan à Brooklyn. Le pont est à double étage, Le pont de Brooklyn est décomposé en deux niveaux de circulation : un réservé aux voitures, un autre, au-dessus, réservé à la circulation piétonnière et cycliste (qui ont d’ailleurs chacun leur propre « voie » de circulation sur la passerelle). Si vous empiétez sur la piste cyclable, vous allez vite entendre les cyclistes vous rappeler que vous êtes au mauvais endroit! Cette visite reste tout de même inoubliable et incontournable.

Depuis le pont nous apercevons au nord les gratte-ciels du quartier de Midtown (Empire State Building, Chrysler building…), le pont de Manhattan, et bien entendu les gratte-ciels du sud de Manhattan (downtown), tout proche.

Nous continuons notre balade dans le quartier de Brooklyn,

puis c’est le moment de rentrer à l’hôtel en métro,
vous serez probablement amenés à prendre le métro, ou le taxi (qui est très abordable par rapport aux tarifs en France), mais le mode de transport à privilégier à Manhattan restera… vos pieds. Une bonne paire de chaussures adaptée à la marche est donc appréciable… D’autant plus que le métro new-yorkais n’est ni aussi pratique, ni aussi propre ni aussi sûr que notre bon vieux métro parisien…

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Voilà je viens de rentrer de mon voyage à New York, c'était vraiment extraordinaire, j'ai aimé cette ville où il y a beaucoup de choses à voir et à faire.
1er jour samedi 4 Mai 2013
Arrivée à l'aéroport la Guardia l'avantage de cette aéroport c'est le plus proche de Manhattan, et surtout une vue superbe sur New York


La Guardia, malheureusement c'est un aéroport réservé pour les vols intérieur. Nous sortons de l'aéroport en un temps record et prenons directement un yellow cab histoire de ne pas s'embêter dans le métro ou avec un shuttle.

Nous ne le regretterons pas, 20 minutes plus tard, le taxi nous déposait devant notre hôtel.

Première vue de Manhattan pris de l' intérieur du Taxi.
Nous arrivons à l'hôtel fairfield inn & suites by marriott chelsea proche du Madison Square situé dans la W 28th. Le temps de récupérer les clés et de déposer les bagages,
A 15 minutes de Times Square, bouche de métro juste à côté, très bien situé pour visiter la ville, je le conseille à d'autres. Prenez de préférence un hôtel situé en plein coeur de Manhattan, cela vous évitera matin et soir de devoir perdre du temps dans les transports en commun pour arriver aux sites touristiques.Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre ce qui est agréable.
Nous ressortons pour faire un premier tour du quartier. Et nous voilà immédiatement plongés dans la jungle urbaine, tout y est : les sirènes des véhicules d’urgence, les new-yorkais qui courent dans tous les sens, les voitures et camions qui foncent à toute vitesse dans les rues et par endroits d’étranges cheminées laissant s’échapper d’épais nuages de vapeurs, et bien entendu les écrans géants qui tapissent les façades des immeubles des quartiers de Time Square et Broadway.
Ce matin, en route pour le Top of the Rock, il fait super beau nous allons profiter pour faire des activités en extérieur. Nous décidons de marcher jusqu'au Rockfeller center depuis notre hôtel en passant par Times Square

, c'est sympa aussi d'y passer tôt le matin car il y a nettement moins de monde et ça nous montre une autre dimension du lieu. Nous arrivons au Rockefeller Center à 12h30, Incontestablement le joyau architectural de ce secteur de Midtown.

Titanesque complexe de bâtiments et d'espaces publics où se mêlent lieux de travail et de loisirs, le Rockefeller Center est une merveille Arts-Déco d'une remarquable unité, construit à partir du début des années 1930. Il faut prendre le temps d'admirer les principaux édifices du site : le GE Building, au centre, le Radio City Music Hall,

célèbre théâtre, sur l'arrière, le splendide International Building, qui débouche sur 5th Avenue, ou encore l'Associated Press Building, sur l'un des flancs de la spectaculaire place centrale, Rockefeller Plaza (elle se transforme en patinoire, l'hiver). Partout, l'on verra de superbes éléments d'ornementation (hauts-reliefs, mosaïques, vitraux, peintures, frises) qui donnent à l'ensemble un style magistral. Côté intérieurs, les halls de l'International Building, du Radio City Music Hall et du GE Building sont majestueux. Ce dernier abrite notamment la chaîne de télé NBC,

dont on peut visiter les studios. Les médias sont d'ailleurs très présents dans le secteur, avec l'immeuble CBS sur 53rd Street, le building Time Warner sur 51st Street et le Time & Life Building sur 6th Avenue. il n'y a pas trop de monde donc nous montons directement. L'ascenseur qui monte au 69e étage est très impressionnant car on voit l'intérieur de l'immeuble, ils ont mis des lumières bleues à chaque étage. Là haut, de nouveau l'émerveillement total devant tous ces buildings. Nous y resterons un long moment à contempler, prendre des photos etc...

L'avantage du Top of the rock c'est la vue sur central park et sur l'empire state building

Nous poursuivons la visite de la ville en remontant la 6e avenue. Nous passerons à "Center parc" lol ou plutôt central park, l’avenue débouche sur l’immense parc, avec ses nombreuses allées, patinoires, lacs, ponts, fontaines, pelouses, bosquets, ainsi que ses cygnes, canards ou écureuils… Un véritable poumon vert au coeur de cette mégapole… Central Park est immense, et visiter ce parc en entier peut vous prendre du temps, mais même si vous ne faites qu’y passer rapidement, il fait partie d’un des lieux incontournables de New-York.


Nous profitons du beau temps pour aller sur le pont de Brooklyn. A pied pour découvrir la ville, nous pouvons voir le Flatiron building (le premier gratte-ciel construit à New-York) Cet immeuble très original, situé face au Madison Square est comme son nom l’indique en anglais de la “forme d’un fer à repassé”. Cet édifice a d’ailleurs donné son nom au quartier où il se trouve, le Flatiron District. Pour les fans de Spiderman, c’est cet immeuble qui abrite le journal où travaille Peter Parker!

Union Square est vraiment une place typique, mais aussi atypique de NY, située dans le Lower Manhattan. Cette place ovale s’étend de la 14e à la 17e rue et était entre 1880 et 1939 le point principal de rassemblements et des manifestations de masse. Cette place est toujours animée, changeante.
Nous traversons Manhattan par Borwery "l'ame de New York", niché au sud de Manhattan, en plein coeur du Lower East Side, le quartier n’est pas le plus fréquenté par les touristes. C’est un tort, car outre son atmosphère particulière, ce quartier possède de nombreux points d’intérêt. Depuis la création de la ville, le Bowery a toujours été une terre d’accueil pour les nouveaux immigrants pauvres. Toutefois, l’insécurité se développa rapidement et jusqu’au milieu des années 1990, le Bowery était souvent considéré comme un quartier mal famé. De nos jours, si le Bowery a gardé un certain esprit bohème, le quartier s’est assagi et embourgeoisé. Outre les nouveaux immeubles d’habitation, on y trouve un nombre important de boutiques et de restaurants qui en font un quartier assez peu touristique mais très agréable à découvrir lors de notre séjour à New York.

Chinatown comme son nom l’indique, c’est le quartier principal peuplé par les immigrants chinois. Après l’évolution des lois sur l’immigration, dans les années 60, qui autorisaient un plus grand nombre d’immigrants d’origine asiatique, ce quartier s’est étendu absorbant quasi totalement “Little italy” (“la petite Italie) qui était connu autrefois pour sa forte population d’immigrants italiens. Repère de la mafia italienne. C’est flagrant aujourd’hui, Little Italy ne représente qu’une petite rue qui à mes yeux ne présente pas un intérêt majeur. Il s’agit juste d’un alignement de restaurants prisés par les touristes.

Il est intéressant de traverser à pied le pont mythique de Brooklyn bridge (1825m) au lever du soleil ou au coucher du soleil pour bénéficier d’une belle lumière. Le pont en lui même est magnifique mais aussi la vue offerte à partir de celui-ci, notamment sur la skyline.

Cet ouvrage se dresse au dessus de l’East River qui relie Manhattan à Brooklyn. Le pont est à double étage, Le pont de Brooklyn est décomposé en deux niveaux de circulation : un réservé aux voitures, un autre, au-dessus, réservé à la circulation piétonnière et cycliste (qui ont d’ailleurs chacun leur propre « voie » de circulation sur la passerelle). Si vous empiétez sur la piste cyclable, vous allez vite entendre les cyclistes vous rappeler que vous êtes au mauvais endroit! Cette visite reste tout de même inoubliable et incontournable.

Depuis le pont nous apercevons au nord les gratte-ciels du quartier de Midtown (Empire State Building, Chrysler building…), le pont de Manhattan, et bien entendu les gratte-ciels du sud de Manhattan (downtown), tout proche.

Nous continuons notre balade dans le quartier de Brooklyn,

puis c’est le moment de rentrer à l’hôtel en métro,
vous serez probablement amenés à prendre le métro, ou le taxi (qui est très abordable par rapport aux tarifs en France), mais le mode de transport à privilégier à Manhattan restera… vos pieds. Une bonne paire de chaussures adaptée à la marche est donc appréciable… D’autant plus que le métro new-yorkais n’est ni aussi pratique, ni aussi propre ni aussi sûr que notre bon vieux métro parisien…

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De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Ouest américain en famille: parents et ados (2ème partie) English translation pending
Impossible de continuer mon 1er carnet de voyage -dommage!! du coup je reprends le même titre mais voilà la "2ème partie"
j'espère que les personnes qui m'ont gentiment encouragé de continuer s'y retrouveront😎
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
Aide pour itinéraire de seize jours en Floride English translation pending
Bonjour les forumistes.
Suite à une annulation (à contre-coeur 😕 )d'un voyage prévu 25 jours à Dubai, Hong-Kong et Chine pour cause de grippe aviaire et coronavirus(départ normalement ce jeudi), nous nous rabattons à la dernière minute sur un remplacement par 16-17 jours à travers la Floride.
Les billets d'avion ne sont pas encore achetés mais nous arriverons et repartirons de Miami(départ vraisemblablement ce dimanche 19 mai). Nous louerons une voiture sur place.
Vu la proximité du départ, j'aurai besoin de votre aide et conseil pour m'aider un bâtir un itinéraire sympa et cohérent.
Notre profil: couple de jeunes trentenaires, aimant voyager sans contrainte et au grès de nos envies, pas fan de farniente sur la plage(un peu tout de même mais pas trop😉), aimant visiter et découvrir la culture locale...
Evidemment, nous aimerions visiter quelques parcs: Universal Studio, Disneyland...ainsi que Cap Canaveral.
Habituellement je n'aime pas le travail mâché, nous prenons toujours le temps de bâtir notre itinéraire mais là franchement, je suis preneur de tous conseils.
Merci d'avance
Las Vegas: où aller à la place du Bill's Gamblin? English translation pending
Il fallait bien que ca arrive, ce petit casino "bien tranquille" (pour les standards de Vegas) au milieu d'un strip extravagant devait bien un jour ou l'autre se voir " refaire " !!
Dommage j'aimais bien sa "sobriété", son emplacement et ses petits prix ... quel hotel me conseillez vous " à la place du Bill's " ?
Attention, je ne demande pas a ce qu'on me liste les hotels casinos de Vegas, je demande si vous connaissez un hotel casino bien placé sur le strip et avec des petits prix ...
Dommage j'aimais bien sa "sobriété", son emplacement et ses petits prix ... quel hotel me conseillez vous " à la place du Bill's " ?
Attention, je ne demande pas a ce qu'on me liste les hotels casinos de Vegas, je demande si vous connaissez un hotel casino bien placé sur le strip et avec des petits prix ...
Itinéraire de dix-sept jours dans l'Ouest américain en détail (départ J-30) English translation pending
Yep !
Décidé sur un coup de tête en fin Janvier et après pas mal de recherches ici et ailleurs, voici mon itinéraire prévu en détail pour mon départ le 10 Juin en suivant bon nombre de vos conseils. Vol + Hotel booké. Me reste à attendre vos avis sur les détails...
LUNDI 10 (Arrivée SF + Alcatraz) MATIN : Départ Strasbourg-Paris ORLY - Paris CDG-San Francisco. APREM : Arrivée à SF 14h. Récup voiture de loc à 15h, direction Hotel en passant par le "City Hall", "Alamo Square", puis en longeant l’océan vers le parking du "Golden Gate Bridge". Promenade sur le pont puis route vers l’Hotel sur "Lombard Street". FIN D’APREM : Départ à pied vers 16h30 via "Russian Hill" pour Pier 39 (Otaries) puis Pier 33 (Alcatraz By Night 18h30) NUIT à SF / Lombard Street.
MARDI 11 (Visite SF 3Km Cable Car + 11Km à pied) MATIN : Cable Car (Powell Hyde Line départ Hyde St & Beach St jusqu’à Powell St & Bush St). A pied, "Union Square", "Grace Cathedral", "Wells & Fargo museum", "Chinatown", "Financial District", "Levi's Plaza". APREM : "Pioneer Park" (Coit Tower), "Washington Square" puis retour Hotel en longeant la marina via la "chocolaterie Ghirardelli". FIN D’APREM : En voiture, "Twin Peaks", éventuellement descendre "Russian Hill". NUIT à SF / Lombard Street.
MERCREDI 12 (Route SF-Yosemite + Début Visite) MATIN : Route (345Km-04h00) vers "Mariposa Grove". APREM : Visite (Mariposa Grove 3.2Km-1h) + route (45km-01h00) vers "Glacier Point" + visite (Taft Point 3.5Km-2h) + route (50km-01h00) vers Hotel NUIT à El Portal.
JEUDI 13 (Visite Yosemite) MATIN : Route (25km-00h30) vers "Yosemite Valley" + visite (Yosemite Falls Trail 11.5Km-7h). APREM : Route (125Km-02h00) vers "Mono Lake" (South Tufas Trail) + visite (si pas trop tard) + route (41Km-00h30) vers Hotel. NUIT à Bridgeport.
VENDREDI 14 (Visite Bodie/Tufas/Alabama Hills/Début DV) MATIN : Route (32Km-00h35) vers "Bodie Ghost Town" + visite + route (50Km-00h50) vers "Mono Lake" (Tufas) + visite (fin visite 13h). APREM : Route (210Km-02h20) vers "June Lake Loop" puis "Alabama Hills" + visite + route (140km - 01h45) vers Death Valley. Point de vue Father Crowley Point, passage Panamint Springs, (éventuellement Mosaic Canyon 1.6Km-0h45). SOIR : Couché de soleil Mesquite Flat Sand Dunes. NUIT à DV / Stovepipe Wells.
SAMEDI 15 (Visite DV+Route LV) MATIN : Lever de soleil Zabriskie Point, piste Twenty Mule Canyon puis retour Furnace Creek. Golden Canyon Trail (3.2Km-1h) Devil's Golf Course, Natural Bridge (1.6Km-00h30). APREM : BadWater, Artists Drive/Artist Palette. Retour Furnace Creek puis passage par Dante’S View + route (300Km-03h40) vers Las Vegas. SOIR : Visite LV (Fremont Street). NUIT à LV.
DIMANCHE 16 (Visite Las Vegas) JOURNEE : Visite Hotel/Casino/Strip. NUIT à LV.
LUNDI 17 (Vallée de Feu) MATIN : Route (90Km-01h10) vers "Valley Of Fire". Loop Road : Piano Rock N 36° 25' 09.4", W 114° 33' 34" et Windstone Arch N 36° 24' 44.85", W 114° 33' 14.37", Atlatl Rock/petroglyphes et Petrified Logs Scenic Drive : Fire Wave , Fire Cave-Thunderstorm Arch-Crazy Hill. EST : Pretzel Arch N 36° 26’ 25.4”, W 114° 27’ 41.5”. FIN D’APREM : route (180Km-02h00) vers Hotel. NUIT à Hurricane.
MARDI 18 (Zion) MATIN : Route (45Km-00h40) vers "Zion" + randonnée Angel's Landing (8Km-4h). APREM : Randonnée Canyon Overlook (1.6Km-01h00) + route (100Km-01h20) vers Hotel. (Rando Riverside Walk 3.2-1h30 début d’aprèm avant Overlook ?) NUIT à Hatch.
MERCREDI 19 (Bryce Canyon) JOURNEE : Route (45Km-00h35) vers "Bryce Canyon" + Randonée (The Big One 15Km-6h) + Scenic Drive (point de vue jusqu’au Natural Bridge ou +) + route (125Km-01h30) vers Hotel. NUIT à Kanab.
JEUDI 20 (Page/Antelope/Horseshoe Bend) MATIN : Route (130Km-01h25) vers Page pour faire "(Lower) Antelope Canyon" + route (20Km-00h20) vers "Horseshoe Bend". APREM : Retour direction Kanab pour "Catstair Canyon (Pétroglyphes&Pictographes 1h) / Paria Rimrocks=Toadstool Hoodoos (1h)" puis revenir vers "Page" (Lake Powell, Coucher de soleil). NUIT à Page.
VENDREDI 21 (MV) MATIN : Route (195Km-02h05) vers "Monument Valley" + visite (Valley Drive en voiture 2h et randonnée Wildcat 5Km-2h). APREM : Route (65Km-01h05) vers "Valley of the Gods" + route (45Km-01h15) vers "Mokee Dugway" et "Muley Point" + route (25Km-00h35) vers "Gooseneck SP" + route (15Km-00h15) vers Hotel. NUIT à Mexican Hat.
SAMEDI 22 (GC) MATIN : Route (315Km-03h30) vers "Grand Canyon". Arrivée sur "Desert View Drive" avec différents points de vue (Desert View Tower, Navajo Point, Lipan Point, Moran Point, Grand View Point). APREM : Se garer au parking de "Mather Point", prendre navette verte puis Randonnée "South Kaibab Trail" jusque "Skeleton Point" (ou +) puis remonter. NUIT à Tusayan.
DIMANCHE 23 (Hélico GC + R66 jusqu’à Barstow) DEBUT MATINNEE : Hélico 25-30min Papillon de 8h à 9h. MATINEE : Prendre navette bleu puis rouge jusqu’à "Hermits Rest" + retour pied/navette JOURNEE : Route (600Km-05h30) via Kingman, Oatman, Needles, Bagdad Café sur Route66 vers "Barstow". NUIT à Barstow.
LUNDI 24 (CALICO ? + Visite LA) MATIN : Route (21Km-00h20) vers "Calico" (Pas sûr du tout pour Calico) + visite + route (215Km-02h15) vers "Los Angeles". APREM : Visite LA : Hollywood Sign, marche sur la colline, Observatoire Griffith. SOIREE : Hollywood Bvd. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
MARDI 25 (Visite LA) MATIN : Sunset Bvd, Beverly Hills, Rodeo Drive. APREM : Malibu , Paramount Ranch. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
MERCREDI 26 (Visite LA) JOURNEE : Parc Universal Studio. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
JEUDI 27 (Visite LA) MATIN : Santa Monica + Venice Beach. APREM : Aéroport 15h (Retour France).
Décidé sur un coup de tête en fin Janvier et après pas mal de recherches ici et ailleurs, voici mon itinéraire prévu en détail pour mon départ le 10 Juin en suivant bon nombre de vos conseils. Vol + Hotel booké. Me reste à attendre vos avis sur les détails...
LUNDI 10 (Arrivée SF + Alcatraz) MATIN : Départ Strasbourg-Paris ORLY - Paris CDG-San Francisco. APREM : Arrivée à SF 14h. Récup voiture de loc à 15h, direction Hotel en passant par le "City Hall", "Alamo Square", puis en longeant l’océan vers le parking du "Golden Gate Bridge". Promenade sur le pont puis route vers l’Hotel sur "Lombard Street". FIN D’APREM : Départ à pied vers 16h30 via "Russian Hill" pour Pier 39 (Otaries) puis Pier 33 (Alcatraz By Night 18h30) NUIT à SF / Lombard Street.
MARDI 11 (Visite SF 3Km Cable Car + 11Km à pied) MATIN : Cable Car (Powell Hyde Line départ Hyde St & Beach St jusqu’à Powell St & Bush St). A pied, "Union Square", "Grace Cathedral", "Wells & Fargo museum", "Chinatown", "Financial District", "Levi's Plaza". APREM : "Pioneer Park" (Coit Tower), "Washington Square" puis retour Hotel en longeant la marina via la "chocolaterie Ghirardelli". FIN D’APREM : En voiture, "Twin Peaks", éventuellement descendre "Russian Hill". NUIT à SF / Lombard Street.
MERCREDI 12 (Route SF-Yosemite + Début Visite) MATIN : Route (345Km-04h00) vers "Mariposa Grove". APREM : Visite (Mariposa Grove 3.2Km-1h) + route (45km-01h00) vers "Glacier Point" + visite (Taft Point 3.5Km-2h) + route (50km-01h00) vers Hotel NUIT à El Portal.
JEUDI 13 (Visite Yosemite) MATIN : Route (25km-00h30) vers "Yosemite Valley" + visite (Yosemite Falls Trail 11.5Km-7h). APREM : Route (125Km-02h00) vers "Mono Lake" (South Tufas Trail) + visite (si pas trop tard) + route (41Km-00h30) vers Hotel. NUIT à Bridgeport.
VENDREDI 14 (Visite Bodie/Tufas/Alabama Hills/Début DV) MATIN : Route (32Km-00h35) vers "Bodie Ghost Town" + visite + route (50Km-00h50) vers "Mono Lake" (Tufas) + visite (fin visite 13h). APREM : Route (210Km-02h20) vers "June Lake Loop" puis "Alabama Hills" + visite + route (140km - 01h45) vers Death Valley. Point de vue Father Crowley Point, passage Panamint Springs, (éventuellement Mosaic Canyon 1.6Km-0h45). SOIR : Couché de soleil Mesquite Flat Sand Dunes. NUIT à DV / Stovepipe Wells.
SAMEDI 15 (Visite DV+Route LV) MATIN : Lever de soleil Zabriskie Point, piste Twenty Mule Canyon puis retour Furnace Creek. Golden Canyon Trail (3.2Km-1h) Devil's Golf Course, Natural Bridge (1.6Km-00h30). APREM : BadWater, Artists Drive/Artist Palette. Retour Furnace Creek puis passage par Dante’S View + route (300Km-03h40) vers Las Vegas. SOIR : Visite LV (Fremont Street). NUIT à LV.
DIMANCHE 16 (Visite Las Vegas) JOURNEE : Visite Hotel/Casino/Strip. NUIT à LV.
LUNDI 17 (Vallée de Feu) MATIN : Route (90Km-01h10) vers "Valley Of Fire". Loop Road : Piano Rock N 36° 25' 09.4", W 114° 33' 34" et Windstone Arch N 36° 24' 44.85", W 114° 33' 14.37", Atlatl Rock/petroglyphes et Petrified Logs Scenic Drive : Fire Wave , Fire Cave-Thunderstorm Arch-Crazy Hill. EST : Pretzel Arch N 36° 26’ 25.4”, W 114° 27’ 41.5”. FIN D’APREM : route (180Km-02h00) vers Hotel. NUIT à Hurricane.
MARDI 18 (Zion) MATIN : Route (45Km-00h40) vers "Zion" + randonnée Angel's Landing (8Km-4h). APREM : Randonnée Canyon Overlook (1.6Km-01h00) + route (100Km-01h20) vers Hotel. (Rando Riverside Walk 3.2-1h30 début d’aprèm avant Overlook ?) NUIT à Hatch.
MERCREDI 19 (Bryce Canyon) JOURNEE : Route (45Km-00h35) vers "Bryce Canyon" + Randonée (The Big One 15Km-6h) + Scenic Drive (point de vue jusqu’au Natural Bridge ou +) + route (125Km-01h30) vers Hotel. NUIT à Kanab.
JEUDI 20 (Page/Antelope/Horseshoe Bend) MATIN : Route (130Km-01h25) vers Page pour faire "(Lower) Antelope Canyon" + route (20Km-00h20) vers "Horseshoe Bend". APREM : Retour direction Kanab pour "Catstair Canyon (Pétroglyphes&Pictographes 1h) / Paria Rimrocks=Toadstool Hoodoos (1h)" puis revenir vers "Page" (Lake Powell, Coucher de soleil). NUIT à Page.
VENDREDI 21 (MV) MATIN : Route (195Km-02h05) vers "Monument Valley" + visite (Valley Drive en voiture 2h et randonnée Wildcat 5Km-2h). APREM : Route (65Km-01h05) vers "Valley of the Gods" + route (45Km-01h15) vers "Mokee Dugway" et "Muley Point" + route (25Km-00h35) vers "Gooseneck SP" + route (15Km-00h15) vers Hotel. NUIT à Mexican Hat.
SAMEDI 22 (GC) MATIN : Route (315Km-03h30) vers "Grand Canyon". Arrivée sur "Desert View Drive" avec différents points de vue (Desert View Tower, Navajo Point, Lipan Point, Moran Point, Grand View Point). APREM : Se garer au parking de "Mather Point", prendre navette verte puis Randonnée "South Kaibab Trail" jusque "Skeleton Point" (ou +) puis remonter. NUIT à Tusayan.
DIMANCHE 23 (Hélico GC + R66 jusqu’à Barstow) DEBUT MATINNEE : Hélico 25-30min Papillon de 8h à 9h. MATINEE : Prendre navette bleu puis rouge jusqu’à "Hermits Rest" + retour pied/navette JOURNEE : Route (600Km-05h30) via Kingman, Oatman, Needles, Bagdad Café sur Route66 vers "Barstow". NUIT à Barstow.
LUNDI 24 (CALICO ? + Visite LA) MATIN : Route (21Km-00h20) vers "Calico" (Pas sûr du tout pour Calico) + visite + route (215Km-02h15) vers "Los Angeles". APREM : Visite LA : Hollywood Sign, marche sur la colline, Observatoire Griffith. SOIREE : Hollywood Bvd. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
MARDI 25 (Visite LA) MATIN : Sunset Bvd, Beverly Hills, Rodeo Drive. APREM : Malibu , Paramount Ranch. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
MERCREDI 26 (Visite LA) JOURNEE : Parc Universal Studio. NUIT à Hollywood (Melrose Ave).
JEUDI 27 (Visite LA) MATIN : Santa Monica + Venice Beach. APREM : Aéroport 15h (Retour France).
Escapade à Las Vegas! English translation pending
Voilà déjà plusieurs mois que je suis rentrée d'une petite escapade entre filles à Las Vegas. Il s'agissait de mon premier séjour dans cette ville démesurée. Pour le plaisir, et pour me changer les idées en cette journée grise, je me suis amusée à rédiger un petit texte relatant notre séjour. Bonne lecture! 😉
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
Itinéraire de 22 jours dans l'ouest des Etats Unis English translation pending
Voila, j'ai (bien) utilisé les (quelques) jours fériés de ce début mai pour prendre en considération (ou en tous cas lire / relire avec attention) tous vos conseils et recommandations ... Je n'ai pas pu tous les prendre en compte mais a chaque fois j'ai pesé le pour et le contre en fonction de nos priorités "à nous" ...
Oui c'est un itinéraire avec beaucoup de miles parce que je vais finalement jeter un oeil à Yellowstone et que ... c'est loin vers le Nord par rapport au reste du trip. Evidemment si j'enlève la boucle vers YSTone ça me redonnerait plein de temps sur le reste du circuit mais ... on irait pas à YSTone !
Oui c'est un round trip LA / LA ce qui va rajoute des miles mais c'est sur ce vol que j'ai trouvé le meilleur rapport prix / confort d'un vol direct et ... ca me fera une occasion pour passer à Joshua Tree NP ...
Donc LE voila :
1 - CDG - LAX 2 - LA 3 - LA - DV 4 - DV - RACETRACK PLAYA 5 - DV - VOF - OVERTON 6 - VOF - SLC 7 - SLC - YSTONE 8 - YSTONE 9 - YSTONE 10 - YSTONE - VERNAL 11 - VERNAL - BRYCE 12 - BRYCE - PAGE 13 - PAGE - CBS 14 - PAGE - CBN 15 - PAGE (Antelope) - MV 16 - MV - GC 17 - GC - VEGAS 18 - VEGAS 19 - VEGAS 20 - VEGAS - JOSHUA NP - LA 21 - LAX- CdG 22 - PARIS
Des remarques ?
Oui c'est un itinéraire avec beaucoup de miles parce que je vais finalement jeter un oeil à Yellowstone et que ... c'est loin vers le Nord par rapport au reste du trip. Evidemment si j'enlève la boucle vers YSTone ça me redonnerait plein de temps sur le reste du circuit mais ... on irait pas à YSTone !
Oui c'est un round trip LA / LA ce qui va rajoute des miles mais c'est sur ce vol que j'ai trouvé le meilleur rapport prix / confort d'un vol direct et ... ca me fera une occasion pour passer à Joshua Tree NP ...
Donc LE voila :
1 - CDG - LAX 2 - LA 3 - LA - DV 4 - DV - RACETRACK PLAYA 5 - DV - VOF - OVERTON 6 - VOF - SLC 7 - SLC - YSTONE 8 - YSTONE 9 - YSTONE 10 - YSTONE - VERNAL 11 - VERNAL - BRYCE 12 - BRYCE - PAGE 13 - PAGE - CBS 14 - PAGE - CBN 15 - PAGE (Antelope) - MV 16 - MV - GC 17 - GC - VEGAS 18 - VEGAS 19 - VEGAS 20 - VEGAS - JOSHUA NP - LA 21 - LAX- CdG 22 - PARIS
Des remarques ?
Une journée à Washington English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis amenée à partir à Washington pour mon boulot Samedi prochain. Je vais avoir la journée libre Dimanche, je voulais savoir si mon planning était réaliste et si vous aviez des idées (Sachant que le même trip pourrait se refaire en Juin donc s'il y a des choses qui peuvent attendre la prochaine fois parce que pas essentielles... 🙂).
Arrivée à Washington Dulles Samedi à 12h55. Je compte à peu près deux heures pour sortir de l'aéroport (Sachant que je n'ai pas de bagages en soute). Donc, vers 15h00 j'espère, je quitte l'aéroport en shuttle ou par la ligne Metrobus express 5A. Petite question : combien de temps faut-il à peu près pour se rendre en centre ville par cette ligne ? Est-ce pratique ? Je suis logée au Residence Inn Arlington Pentagon City, donc j'arrive, je jette les bagages dans la chambre et je file au Fashion Centre Pentagon City, comme ça les achats seront faits 😛 Je crois que c'est le mall dont parlait Caussat dans un autre post ? Le lendemain Dimanche, sachant que je serai réveillée tôt, visite de la ville : Métro jusqu'à Farragut West puis tour du pâté de Maison Blanche 🙂 Ensuite le coin des mémoriaux : World War II, Lincoln, Vietnam... puis je prends Constitution Avenue et je rejoins Pennsylvania Venue juste parce que j'ai envie de passer devant le building du FBI, même s'il est moche ! 😉 Mais bon c'est mythique, la maison de Mulder et Scully quoi ! 😄 Je redescends Constitution ou Madison Avenue pour me rendre au Capitol. Peut-on entrer juste pour voir le hall ? Après ça je souhaiterais faire un tour dans Capitol Hill, j'aime bien les quartiers résidentiels avec les maisons typiquement Américaines 🙂 Cependant y'a t-il quelque chose de spécial à voir dans le coin ?
Ensuite je pensais prendre le métro pour rejoindre Dupont Circle et de là partir me balader vers Georgetown par la P Avenue par exemple. Elle a l'air assez longue donc je me pose la question de savoir si c'est possible après tout ce que j'aurais déjà marché ! 😉 A voir ! En plus j'ai cru voir que depuis Georgetown il fallait encore cavaler un peu pour trouver la première bouche de métro pour le retour ! Donc sur ce coup là je ne sais pas trop, peut-être garder Georgetown pour le prochain séjour ?
Donc si tout au long de ce parcours vous avez des adresses de trucs sympas où manger (mais assez rapidement 😛) le midi et au goûter, je suis preneuse ! 😉
Voilà, merci à tous ceux qui pourront m'aider 😎
Je suis amenée à partir à Washington pour mon boulot Samedi prochain. Je vais avoir la journée libre Dimanche, je voulais savoir si mon planning était réaliste et si vous aviez des idées (Sachant que le même trip pourrait se refaire en Juin donc s'il y a des choses qui peuvent attendre la prochaine fois parce que pas essentielles... 🙂).
Arrivée à Washington Dulles Samedi à 12h55. Je compte à peu près deux heures pour sortir de l'aéroport (Sachant que je n'ai pas de bagages en soute). Donc, vers 15h00 j'espère, je quitte l'aéroport en shuttle ou par la ligne Metrobus express 5A. Petite question : combien de temps faut-il à peu près pour se rendre en centre ville par cette ligne ? Est-ce pratique ? Je suis logée au Residence Inn Arlington Pentagon City, donc j'arrive, je jette les bagages dans la chambre et je file au Fashion Centre Pentagon City, comme ça les achats seront faits 😛 Je crois que c'est le mall dont parlait Caussat dans un autre post ? Le lendemain Dimanche, sachant que je serai réveillée tôt, visite de la ville : Métro jusqu'à Farragut West puis tour du pâté de Maison Blanche 🙂 Ensuite le coin des mémoriaux : World War II, Lincoln, Vietnam... puis je prends Constitution Avenue et je rejoins Pennsylvania Venue juste parce que j'ai envie de passer devant le building du FBI, même s'il est moche ! 😉 Mais bon c'est mythique, la maison de Mulder et Scully quoi ! 😄 Je redescends Constitution ou Madison Avenue pour me rendre au Capitol. Peut-on entrer juste pour voir le hall ? Après ça je souhaiterais faire un tour dans Capitol Hill, j'aime bien les quartiers résidentiels avec les maisons typiquement Américaines 🙂 Cependant y'a t-il quelque chose de spécial à voir dans le coin ?
Ensuite je pensais prendre le métro pour rejoindre Dupont Circle et de là partir me balader vers Georgetown par la P Avenue par exemple. Elle a l'air assez longue donc je me pose la question de savoir si c'est possible après tout ce que j'aurais déjà marché ! 😉 A voir ! En plus j'ai cru voir que depuis Georgetown il fallait encore cavaler un peu pour trouver la première bouche de métro pour le retour ! Donc sur ce coup là je ne sais pas trop, peut-être garder Georgetown pour le prochain séjour ?
Donc si tout au long de ce parcours vous avez des adresses de trucs sympas où manger (mais assez rapidement 😛) le midi et au goûter, je suis preneuse ! 😉
Voilà, merci à tous ceux qui pourront m'aider 😎
Aide pour finaliser notre voyage en Équateur et aux Galapagos English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer notre voyage en équateur. J'ai commencé à faire le circuit mais j'aurais besoin d'aide pour le finaliser. On partirait du 21 sept au 18 oct :
Notre circuit :
- 22 sept: Visite de Quito
- 23 sept: Parc Cotopaxi
- 24 sept : Mama Negra.
- 25sept : Boucle de Quilotoa
- 26sept : Marché Saquisili puis bains Banos
- 27sept :Route des cascades en VTT à Banos
- 28 sept : Riobamba pour le marché.
- 29sept : Alausi
- 30 sept : Incagirpa
- 1 oct : Cuenca
- 2 oct : Cuenca/Vilcabamba
- 3oct : Vilcabambapuis buis de nuit Guayaquil
- 4oct/ 10 oct : Galapagos
- 11 oct : Lagune de Cuicocha près d'Otavalo
- 12 oct : Otavalo
- 13oct/16 oct : Amazonie
- 17oct/18 oct : Quito
Est ce que quelqu'un a déjà fait la fete de la mam negra ? Est ce que cela vaut le coup ? Est ce qu'il est interessant de visiter Riobamba. Nous y serons pour le samedi pour le marché. Est ce que vous avez de bonnes adresses pour l'excursion en Amazonie. Je pensais aller aux Cabanes de Nanambiiki. Est ce que quel'qun l'a déjà fait ? Pour les iles Galapagos, nous n'avons pas les moyens de faire une croisère. Est ce que vous avez des conseils pour le faire à pied ?
Merci beaucoup pour vos precieux conseils
Julie
Je suis en train de préparer notre voyage en équateur. J'ai commencé à faire le circuit mais j'aurais besoin d'aide pour le finaliser. On partirait du 21 sept au 18 oct :
Notre circuit :
- 22 sept: Visite de Quito
- 23 sept: Parc Cotopaxi
- 24 sept : Mama Negra.
- 25sept : Boucle de Quilotoa
- 26sept : Marché Saquisili puis bains Banos
- 27sept :Route des cascades en VTT à Banos
- 28 sept : Riobamba pour le marché.
- 29sept : Alausi
- 30 sept : Incagirpa
- 1 oct : Cuenca
- 2 oct : Cuenca/Vilcabamba
- 3oct : Vilcabambapuis buis de nuit Guayaquil
- 4oct/ 10 oct : Galapagos
- 11 oct : Lagune de Cuicocha près d'Otavalo
- 12 oct : Otavalo
- 13oct/16 oct : Amazonie
- 17oct/18 oct : Quito
Est ce que quelqu'un a déjà fait la fete de la mam negra ? Est ce que cela vaut le coup ? Est ce qu'il est interessant de visiter Riobamba. Nous y serons pour le samedi pour le marché. Est ce que vous avez de bonnes adresses pour l'excursion en Amazonie. Je pensais aller aux Cabanes de Nanambiiki. Est ce que quel'qun l'a déjà fait ? Pour les iles Galapagos, nous n'avons pas les moyens de faire une croisère. Est ce que vous avez des conseils pour le faire à pied ?
Merci beaucoup pour vos precieux conseils
Julie
San Francisco: Muir Woods et le nord du Golden Gate English translation pending
Dans l'objectif d'un nouveau voyage passant par SFO, je me demande ce que donne Muir Woods et cette partie de la Californie ?
Thaïlande: la police ouvre la porte à la délation English translation pending
PHUKET: Le Département des enquêtes spéciales (DSI) envisage d'ouvrir une page Facebook afin que les gens puissent signaler les étrangers travaillant illégalement en Thaïlande en y collant des photos.
Il encourage aussi la dénonciation de travailleurs étranger dans un domaine réservé aux Thaïlandais.
L'article de presse >>> ICI
Je vous laisse imaginer ou cela peut conduire ...
Croisière Sapphire Princess Vancouver - Whittier (Alaska) - Vancouver en partant de Tahiti English translation pending
ia orana,
Je sais pas, vous... Mais nous, une croisière commence immanquablement par de l'avion... C'est sûr, habiter sur une ile paradisiaque présente des gros avantages, mais question croisières... De nombreuses compagnies font escales en Polynésie, mais il n'y en a peu qui font partir leurs voyages à partir de Papeete... Donc, avion ! Juste 8 petites heures dans un bel avion bleu entre Papeete et Los Angeles pour commencer ! et hop ! On saute dans un autre d'Alaska air pour se retrouver en fin d'après-midi, un peu fatigués, dans le centre ville de Vancouver, Colombie Britannique, Canada. Demain sera un autre jour...

Je sais pas, vous... Mais nous, une croisière commence immanquablement par de l'avion... C'est sûr, habiter sur une ile paradisiaque présente des gros avantages, mais question croisières... De nombreuses compagnies font escales en Polynésie, mais il n'y en a peu qui font partir leurs voyages à partir de Papeete... Donc, avion ! Juste 8 petites heures dans un bel avion bleu entre Papeete et Los Angeles pour commencer ! et hop ! On saute dans un autre d'Alaska air pour se retrouver en fin d'après-midi, un peu fatigués, dans le centre ville de Vancouver, Colombie Britannique, Canada. Demain sera un autre jour...
