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Jeune fille au pair aux États-Unis à 18 ans? English translation pending
Coucou à tous !
Donc voilà, je rentre en terminale en septembre et après mon bac, je compte partir aux US pendant un an, comme jeune fille au pair. cependant je n'aurais 18 ans qu'en novembre est-ce donc un problème ? Une famille voudra t'elle me "prendre" même si pendant 3 mois je ne suis pas majeure ? J'ai aussi entendu dire qu'on pouvait passer son permis, qu'elles sont les formalités et les conditions ? Enfin, y a t'il une association mieux que les autres pour partir comme jeune fille au pair ?
je commence à préparer tot, mais bon je préfère être prévoyante !!
merci d'avance pour vos reponses !!🙂
Donc voilà, je rentre en terminale en septembre et après mon bac, je compte partir aux US pendant un an, comme jeune fille au pair. cependant je n'aurais 18 ans qu'en novembre est-ce donc un problème ? Une famille voudra t'elle me "prendre" même si pendant 3 mois je ne suis pas majeure ? J'ai aussi entendu dire qu'on pouvait passer son permis, qu'elles sont les formalités et les conditions ? Enfin, y a t'il une association mieux que les autres pour partir comme jeune fille au pair ?
je commence à préparer tot, mais bon je préfère être prévoyante !!
merci d'avance pour vos reponses !!🙂
Organisme pour partir en Australie et/ou en Nouvelle-Zélande avec le Working Holiday Visa? English translation pending
Bonjour,
Je projette de partir début 2010 en Australie et/ou Nouvelle zelande avec le WHV.
J'ai vu que plusieurs organismes proposent des packs, avec cours, hebergement, voir meme parfois le billet aller retour.
Qu'en pensez vous??
Cela me parait cher, mais ne parlant pas tres bien anglais je me dis qu'au debut c'est peut etre pas mal??
Sinon combien de temps avant am date de départ dois-je demander le visa??
Et à choisir entre australie et nouvelle zelande?????
Merci d'avance
Avis sur circuit à Madagascar English translation pending
Bonjour
Toujours dans ma préparation sejour côte est Novembre 2009( 5 novembre au 2décembre ) Suite proposition circuit d un guide j ai voulu changer mes dates de départ en augmentant la durée du séjour
Gros probléme en raison de l obtention d un vol promo Air Mada je ne peux dépasser 30 jours et les vols au départ de Marseille 1 seul par semaine a jour fixe ainsi que le retour donc séjour 27 jours
dans mon circuit il y a 6éme 7éme 8éme jour manakara mananjary (pirogue canal des pangalanes)
question est il intéressant de bloquer ces trois jours pour faire le canal !!!
souhaiterais rester 1 a 2 jours a Mananbato(proposition d un logement )
14éme jour andasibe Manambato Ankanin'nofy (Grand lac sur les Pangalanes)
16éme jour Ankanin'Nofy Tamatave (Bateau a moteur)
circuit prévu 18éme jour 19éme jour 20éme jour Ste Marie
21éme 22éme ile aux Nattes
23 retour Tana
merci de vos conseils cordialement michel
Quelques vérités à rétablir à propos de Madagascar English translation pending
Bien que nouveau sur ce forum, je voudrais réagir à certains posts qui tendent à vouloir faire passer Gabian2 " - c.f. Témoinage sur une situation actuelle à Madagascar" -, pour un négligent qui, somme toute, n'a récolté sur les routes malgaches, que ce qu'il était imprudemment allé y chercher.
Je suis né à Madagascar et j'y ai passé, à ce jour, à peu près la moitié de ma vie. J'ai toujours pris le parti de parler de ce pays sans faux-fuyants, avec passion et respect certes, mais aussi avec objectivité et réalisme, les seuls sujets sur lesquels je répugne à m'exprimer étant la politique et la conduite des affaires de l'État.
Il apparaît qu'il existe, à propos de Madagascar, une forme "d'angélisme" qui consiste souvent à minimiser ou à excuser certains des "côtés" les moins engageants du pays du style "ce genre de mésaventures et de désagréments n'arrive pas qu'à Madagascar" ou "s'il avait été plus prudent, cela ne lui serait pas arrivé".
Il est d'ailleurs paradoxal de constater que cette tendance semble animée par des personnes qui connaissent peu ou mal le pays, si ce n'est par "clavier interposé".
Donc, oui, Madagascar est un pays compliqué. Oui, l'insécurité - qu'elle soit physique ou qu'elle concerne les biens et les intérêts privés - y a parfois cours. Oui, la crise politique de ce début d'année 2009 a accentué encore un peu plus la paupérisation de la population. Oui, on n'y voit, en ce moment, guère de touristes et cela se comprend - le fait que les statistiques officielles, généralement "gonflées", annoncent, pour 2009, 150.000 touristes, veut tout dire -.
On sent bien, ne serait-ce qu'à la lecture de certains posts qu'il y a, aujourd'hui, un engouement assez prononcé pour Madagascar. Certains projettent de s'y établir et d'y travailler, d'autres d'y passer leur retraite.
Mon propos n'est pas de les dissuader, simplement de leur faire prendre conscience que leur projet ne sera pas un simple "havre de paix".
Je suis né à Madagascar et j'y ai passé, à ce jour, à peu près la moitié de ma vie. J'ai toujours pris le parti de parler de ce pays sans faux-fuyants, avec passion et respect certes, mais aussi avec objectivité et réalisme, les seuls sujets sur lesquels je répugne à m'exprimer étant la politique et la conduite des affaires de l'État.
Il apparaît qu'il existe, à propos de Madagascar, une forme "d'angélisme" qui consiste souvent à minimiser ou à excuser certains des "côtés" les moins engageants du pays du style "ce genre de mésaventures et de désagréments n'arrive pas qu'à Madagascar" ou "s'il avait été plus prudent, cela ne lui serait pas arrivé".
Il est d'ailleurs paradoxal de constater que cette tendance semble animée par des personnes qui connaissent peu ou mal le pays, si ce n'est par "clavier interposé".
Donc, oui, Madagascar est un pays compliqué. Oui, l'insécurité - qu'elle soit physique ou qu'elle concerne les biens et les intérêts privés - y a parfois cours. Oui, la crise politique de ce début d'année 2009 a accentué encore un peu plus la paupérisation de la population. Oui, on n'y voit, en ce moment, guère de touristes et cela se comprend - le fait que les statistiques officielles, généralement "gonflées", annoncent, pour 2009, 150.000 touristes, veut tout dire -.
On sent bien, ne serait-ce qu'à la lecture de certains posts qu'il y a, aujourd'hui, un engouement assez prononcé pour Madagascar. Certains projettent de s'y établir et d'y travailler, d'autres d'y passer leur retraite.
Mon propos n'est pas de les dissuader, simplement de leur faire prendre conscience que leur projet ne sera pas un simple "havre de paix".
Les cyclades à vélo? (Grèce) English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'envole pour la Grèce et ses cyclades à partir du 22 août. Habitué des voyages à vélo, je m'interroge sur l'intérêt d'emporter ma bicyclette avec moi! Ne va-t-elle pas m'encombrer dans mes pérégrinations sur les différentes îles où je compte me rendre et en particulier lors de mes trajets en ferry...? Je me demande en fait si je ne ferais pas mieux de faire ce voyage à pied...
Je vous remercie infiniment pour vos réponses!
Lionel.
Précision sur boucle Marrakech- Skoura? English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens vers vous pour avoir une précision : je compte faire la boucle Marrakech- Skoura via Demnate avec un retour par Ouarzazata via le Tizi-n Tichka. Pour ne pas repasser par les mêmes endroits. C'est peut etre une question idiote, mais je voudrais savoir dans quel sens la route est la plus belle ? C'est à dire dans quel sens faire cette boucle pour avoir les plus beaux points de vue ? Merci de vos réponses
Je reviens vers vous pour avoir une précision : je compte faire la boucle Marrakech- Skoura via Demnate avec un retour par Ouarzazata via le Tizi-n Tichka. Pour ne pas repasser par les mêmes endroits. C'est peut etre une question idiote, mais je voudrais savoir dans quel sens la route est la plus belle ? C'est à dire dans quel sens faire cette boucle pour avoir les plus beaux points de vue ? Merci de vos réponses
Vivre en République Dominicaine English translation pending
Nous aimerions correspondre avec des gens qui resident en Republique Dominicaine afin de savoir le cout de la vie.
Arnaque: modification de billet d'avion avec Last Minute English translation pending
Bonjour ,
je viens signaler ce qui est pour moi une arnaque limite escroquerie sur un billet d'avion auquel j'ai demandé une modification de la date de retour 3 jours aprés l'avoir commandé sur le net ...
cette modif m'a coutée ...244 € hé non vous ne révez pas ...(merci Lastminute) soit la moitié du prix d'avion ..
alors méfie ... ils n'ont perdu qu'un client a vie ....et vu les coups de la publicité...certainement plus que le montant de cette arnaque avec ma contre publcité ....
Bien sur tout est couvert par leur réglement fleuve pour juriste confirmé que tout le monde lit avec plaisir ...
j'ai modifié des dates avec d'autres sites et cela m'a couté que 8€ cherchez l'erreur ...
Transport Merzouga-Tinerhir? English translation pending
Bonjour!
Mon mari et moi planifions un voyage au Maroc en septembre-octobre prochain, pour 3 semaines (Rabat, Fès, Azrou, Er-rachidia ou rissani, Merzouga, Tinerhir, Ouarzazate, Marrakech, Essaouira et Casablanca). Nous ne louerons pas de voiture. Certaines distances entre villes semblent bien se parcourir en bus ou en train. Cependant, nous éprouvons de la difficulté à planifier une certaine partie du voyage. En fait, nous voulons nous rendre à Merzouga, pour une petite nuit en Bivouac. Nous voulons ensuite nous rendre à Tinerhir. Mais nous n'arrivons pas à trouver le moyen de transport le plus simple et rapide pour y parvenir...
Serions-nous mieux de planifier notre bivouac à partir d'une compagnie à Rissani et au retour partir pour Tinerhir? En d'autres termes, est-ce trop complexe de séjourner à Merzouga? Y a-t-il une façon de faire autrement?
En espérant que quelqu'un puisse nous aider!
Merci!
Serions-nous mieux de planifier notre bivouac à partir d'une compagnie à Rissani et au retour partir pour Tinerhir? En d'autres termes, est-ce trop complexe de séjourner à Merzouga? Y a-t-il une façon de faire autrement?
En espérant que quelqu'un puisse nous aider!
Merci!
Aller au Bénin depuis le Maroc par route? English translation pending
Salut a tous !!
Nous sommes deux jeunes femmes qui voudrions aller au Benin d'ici decembre ou janvier prochains. Pour profiter encore plus de cette experience, on aimerait le faire par voie terrestre !!
Seulement on ne connait pas encore le meilleur trajet pour y arriver, ni la durée, ni le cout (encore qu'on se fait pas trop de soucis pour ça, ca devrait pas etre plus cher que le billet d'avion), et surtout est ce que c'est pas dangereux ... ?
On s'etaient dit que le covoiturage pour arriver au senegal ce serait deja pas mal (ou par car si on trouve pas) mais apres....?
quelqun saurait il nous dire les villes principales qu'on aurait a traverser? (en suivant le meilleur itiniéraire). Et pourquoi pas les differents moyens de transports locaux ?
Ca nous aiderait énormément a programmer notre voyage.
merci d'avance de toutes les réponses !!
Nous sommes deux jeunes femmes qui voudrions aller au Benin d'ici decembre ou janvier prochains. Pour profiter encore plus de cette experience, on aimerait le faire par voie terrestre !!
Seulement on ne connait pas encore le meilleur trajet pour y arriver, ni la durée, ni le cout (encore qu'on se fait pas trop de soucis pour ça, ca devrait pas etre plus cher que le billet d'avion), et surtout est ce que c'est pas dangereux ... ?
On s'etaient dit que le covoiturage pour arriver au senegal ce serait deja pas mal (ou par car si on trouve pas) mais apres....?
quelqun saurait il nous dire les villes principales qu'on aurait a traverser? (en suivant le meilleur itiniéraire). Et pourquoi pas les differents moyens de transports locaux ?
Ca nous aiderait énormément a programmer notre voyage.
merci d'avance de toutes les réponses !!
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
L’or du cordon
Delhi.
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Contrôle abusif à l'aéroport Roissy sur un vol El Al (compagnie aérienne nationale israélienne) English translation pending
Bonjour,
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
Laisser passer pour ma fille pour le Cameroun? English translation pending
Bonjour mes frères,
j'ai un problème; je dois voyager avec ma fille au cameroun le 17 aout seulement j'ai fait sa demande de passeport à l'ambassade du camer début juin elle l'aura qu'en fin aout. je dois donc voyager avec un laissez passer qui n'a qu'une validité de 2 semaines. en fait il ne délivre qu'un laisser passer d'une validité de 2 semaines à l'ambassade. je voudrais savoir si on fait des laisser passer au cameroun pour qu'on puisse rentrer? quelle est la procédure? à l'ambassade on m'a fait une attestation de dépôt certifiée avec une photo de ma fille dessus est ce que ce sera suffisant pour le retour? ne va t'on pas m'embêter à l'aéroport de douala? en passant elle a un titre d'idendité républicain pour mineur étranger né en france donc ine pièce d'idenddité faite en france. aidez moi svp j'attends vos conseils. je ne voudrais pas aller au cameroun et que ma fille reste là bas. merci d'avance
j'ai un problème; je dois voyager avec ma fille au cameroun le 17 aout seulement j'ai fait sa demande de passeport à l'ambassade du camer début juin elle l'aura qu'en fin aout. je dois donc voyager avec un laissez passer qui n'a qu'une validité de 2 semaines. en fait il ne délivre qu'un laisser passer d'une validité de 2 semaines à l'ambassade. je voudrais savoir si on fait des laisser passer au cameroun pour qu'on puisse rentrer? quelle est la procédure? à l'ambassade on m'a fait une attestation de dépôt certifiée avec une photo de ma fille dessus est ce que ce sera suffisant pour le retour? ne va t'on pas m'embêter à l'aéroport de douala? en passant elle a un titre d'idendité républicain pour mineur étranger né en france donc ine pièce d'idenddité faite en france. aidez moi svp j'attends vos conseils. je ne voudrais pas aller au cameroun et que ma fille reste là bas. merci d'avance
Étudiant en médecine recherche mission humanitaire pour 2009-2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Après 4 années d'étude de médecine, je recherche une expérience marquante. Je voudrais découvrir ce qu'aucun livre ou récit ne peut décrire, apprendre les réalités du monde qui nous entoure et pas seulement celles d'un pays aisé. Je souhaite donc faire une pause dans mes études et partir en mission humanitaire. J'ai une préférence pour l'Amérique du sud, du fait d'une meilleure maitrise de la langue espagnole qu'anglaise, mais l'Afrique et l'Asie du sud-est m'intéresse tout autant. Etant déjà dans le dommaine de la santé je voudrais trouver une mission qui s'en rapproche, et continuer ainsi de faire partager mon envie d'aider les autres. Je suis disponible à partir du 28 septembre 2009 jusqu'à septembre 2010 et espère trouver une mission d'au moins 8 à 9 mois. Je ne sais pas trop à quel organisme m'adresser, pourriez-vous m'aider?
Merci d'avance. Charles
Après 4 années d'étude de médecine, je recherche une expérience marquante. Je voudrais découvrir ce qu'aucun livre ou récit ne peut décrire, apprendre les réalités du monde qui nous entoure et pas seulement celles d'un pays aisé. Je souhaite donc faire une pause dans mes études et partir en mission humanitaire. J'ai une préférence pour l'Amérique du sud, du fait d'une meilleure maitrise de la langue espagnole qu'anglaise, mais l'Afrique et l'Asie du sud-est m'intéresse tout autant. Etant déjà dans le dommaine de la santé je voudrais trouver une mission qui s'en rapproche, et continuer ainsi de faire partager mon envie d'aider les autres. Je suis disponible à partir du 28 septembre 2009 jusqu'à septembre 2010 et espère trouver une mission d'au moins 8 à 9 mois. Je ne sais pas trop à quel organisme m'adresser, pourriez-vous m'aider?
Merci d'avance. Charles
Intérêt de Lipari? (Italie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons (avec deux enfants de 5 et 7 ans) à la fin de la semaine pour Catane où j'ai réservé une location d'une semaine à 3 km de Syracuse. Ensuite je ne sais pas si je reprends une location d'une semaine dans le sud, vers Capo Passero par ex car j'ai l'impression qu'il y a pleins de belles visites dans ce coin (Noto, Modica, Ragusa...) ou si je prends deux nuits à Taormine et 4 nuits à Lipari. Est-ce que Lipari c'est bien? Est-ce qu'il y a de belles plages? quelques visites à faire, sachant qu'avec les 40°C actuels et les enfants, on ne va pas faire des journées d'excursion dans les îles voisines. Merci, j'ai besoin de vos conseils, car je dois rapidement me décider. Alors encore le sud ou Taormine et Lipari?
Nous partons (avec deux enfants de 5 et 7 ans) à la fin de la semaine pour Catane où j'ai réservé une location d'une semaine à 3 km de Syracuse. Ensuite je ne sais pas si je reprends une location d'une semaine dans le sud, vers Capo Passero par ex car j'ai l'impression qu'il y a pleins de belles visites dans ce coin (Noto, Modica, Ragusa...) ou si je prends deux nuits à Taormine et 4 nuits à Lipari. Est-ce que Lipari c'est bien? Est-ce qu'il y a de belles plages? quelques visites à faire, sachant qu'avec les 40°C actuels et les enfants, on ne va pas faire des journées d'excursion dans les îles voisines. Merci, j'ai besoin de vos conseils, car je dois rapidement me décider. Alors encore le sud ou Taormine et Lipari?
S'installer à Singapour étant noir? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de m'installer à Singapour l'année prochaine pour bosser 2/3ans. Je sais que le pays est la résultante d'un brassage ethnique important, mais je me pose la question de l'accueil qui me sera réservé en tant que noir (ou black pour ceux qui préfèrent).
Je ne parle pas de savoir si je vais me faire lincher à chaque coin de rue, mais plutot de la difficulté que je pourrais rencontrer à trouver un job, un appartement, ...
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me donner quelques infos !
Dimitri
J'envisage de m'installer à Singapour l'année prochaine pour bosser 2/3ans. Je sais que le pays est la résultante d'un brassage ethnique important, mais je me pose la question de l'accueil qui me sera réservé en tant que noir (ou black pour ceux qui préfèrent).
Je ne parle pas de savoir si je vais me faire lincher à chaque coin de rue, mais plutot de la difficulté que je pourrais rencontrer à trouver un job, un appartement, ...
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me donner quelques infos !
Dimitri
Trois semaines au Vietnam: itinéraire et attraits à valider English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon conjoint du 8 au 30 décembre 2009 pour le Viêt Nam.
Suite à toutes mes recherches, j'ai réussi à concocter un itinéraire. Or, j'ai déjà un problème... mon horaire est surchargé! Aussi, je sollicite votre aide pour m'aviser ce que je ne dois absolument pas manquer et les attraits que je devrais abandonner.
Départ de Montréal à 22 h le 8 décembre pour arriver à Hanoi à 23 heures le 9 décembre (heure locale). 🤪
Hanoi: marionnette sur l'eau (est-ce vraiment intéressant?), pont Long Bien, lac Hoan Kiem, musée d'ethnographie, pagodes. Parc national de Cuc Phuong Hoa Lu: baie d'Along terrestre. Baie d'Along: croisière. Sapa: minnorité ethniques, randonnées et le champs de pierres (Muong Hoa). Haiphong: montagne de l'éléphant.
Puis vol de Hanoi à Hoi An (ou la ville la plus proche) Hoi An: tissus, cours de cuisine, architecture, rivière Thu Bon (dans les environs)
Vol de Hoi An (ou la ville la plus proche) à Ho Chi Minh Ville HCMV (et ses environs): cholon, temple coadaïste de Tây Ninh, pagode Giac Lâm, tunnels de Cu chi, palais de la Réunification (est-ce que ça vaut la peine?), croisière nocture sur la rivière Saigon. Delta du Mékong: croisière. My Tho: marché, île de Tam Long pour ses fruits. Bên Tre: fabrique de caramel 😛. Cân Tho: balade sur l'eau, marché flottant (est-ce un à ne pas manquer?)
Mes questions en rafale: - Quels sont les attraits que je ne dois pas manquer? - Quels sont les attraits que je devrais abandonner (faute de temps)? - Quel hôtel réserver à Hanoi (puisque j'arrive durant la nuit)? - Sapa: est-ce possible de ne pas faire l'autoroute des touristes? - Haiphong: est-ce que la montagne de l'éléphant vaut le coup? - Trek à dos d'éléphant: C'est mon rêve 😮, mais je ne sais pas où aller... Je sais que les principaux endroits se trouvent dans le centre du Viêt Nam, mais j'ai peur de perdre beaucoup de temps en déplacement. Pouvez-vous m'aider? - Marché flottant: Pouvez-vous m'indiquer un beau marché flottant (idéalement pas rempli de touristes).
Je vous remercie de vos précieuses informations!
Je pars avec mon conjoint du 8 au 30 décembre 2009 pour le Viêt Nam.
Suite à toutes mes recherches, j'ai réussi à concocter un itinéraire. Or, j'ai déjà un problème... mon horaire est surchargé! Aussi, je sollicite votre aide pour m'aviser ce que je ne dois absolument pas manquer et les attraits que je devrais abandonner.
Départ de Montréal à 22 h le 8 décembre pour arriver à Hanoi à 23 heures le 9 décembre (heure locale). 🤪
Hanoi: marionnette sur l'eau (est-ce vraiment intéressant?), pont Long Bien, lac Hoan Kiem, musée d'ethnographie, pagodes. Parc national de Cuc Phuong Hoa Lu: baie d'Along terrestre. Baie d'Along: croisière. Sapa: minnorité ethniques, randonnées et le champs de pierres (Muong Hoa). Haiphong: montagne de l'éléphant.
Puis vol de Hanoi à Hoi An (ou la ville la plus proche) Hoi An: tissus, cours de cuisine, architecture, rivière Thu Bon (dans les environs)
Vol de Hoi An (ou la ville la plus proche) à Ho Chi Minh Ville HCMV (et ses environs): cholon, temple coadaïste de Tây Ninh, pagode Giac Lâm, tunnels de Cu chi, palais de la Réunification (est-ce que ça vaut la peine?), croisière nocture sur la rivière Saigon. Delta du Mékong: croisière. My Tho: marché, île de Tam Long pour ses fruits. Bên Tre: fabrique de caramel 😛. Cân Tho: balade sur l'eau, marché flottant (est-ce un à ne pas manquer?)
Mes questions en rafale: - Quels sont les attraits que je ne dois pas manquer? - Quels sont les attraits que je devrais abandonner (faute de temps)? - Quel hôtel réserver à Hanoi (puisque j'arrive durant la nuit)? - Sapa: est-ce possible de ne pas faire l'autoroute des touristes? - Haiphong: est-ce que la montagne de l'éléphant vaut le coup? - Trek à dos d'éléphant: C'est mon rêve 😮, mais je ne sais pas où aller... Je sais que les principaux endroits se trouvent dans le centre du Viêt Nam, mais j'ai peur de perdre beaucoup de temps en déplacement. Pouvez-vous m'aider? - Marché flottant: Pouvez-vous m'indiquer un beau marché flottant (idéalement pas rempli de touristes).
Je vous remercie de vos précieuses informations!
Hue: quels tombeaux recommandez-vous le plus? English translation pending
bonjour
je viens d arriver a hue .... fatigue ...dur le bus de nuit en siege surtout qund y en a plus pour toi et que tu dors sur le sol ...passons ..
on pense reste ici aujourd hui et repartir demain ..
quels temple ou tombeaux avez vous trouve les plus beaux ..
on ne va pas tous les faire .... vos conseils serait donc les bienvenus .. sachant qu a cote de ca on va bien evidemment se faire la cite imperiale ...
auestion resto , prix moyens ...5-8 dollars par tete ....beau cadre pour un diner en amoureux , vous avez une idee ....
merci d avance pour vos precieux conseils
auestion resto , prix moyens ...5-8 dollars par tete ....beau cadre pour un diner en amoureux , vous avez une idee ....
merci d avance pour vos precieux conseils
Trek de l'Annapurna: faisable au printemps seul? English translation pending
Bonjour à tous!
Apparemment, c'est tout à fait faisable de faire le trek de l'Annapurna (le grand tour) tout seul, mais je ne sais pas s'il faut tout de meme avoir un minimum d'experience en randonnée. J'ai 19 ans donc ca aussi ca devrai influer les limites de la réalité. Vous en pensez quoi?
J'arriverai au Népal en mars - avril.
Apparemment, c'est tout à fait faisable de faire le trek de l'Annapurna (le grand tour) tout seul, mais je ne sais pas s'il faut tout de meme avoir un minimum d'experience en randonnée. J'ai 19 ans donc ca aussi ca devrai influer les limites de la réalité. Vous en pensez quoi?
J'arriverai au Népal en mars - avril.
Marchandage et harcèlement en Indonésie English translation pending
🙂Je n'ai tjs pas pris mon billet pour bali lombok ...eb indonesie
j'avoue que ce qui me stresse vraiment c d avoir pris conscience par des lectures de cette pression constante que l'on te fait que ce soit au niveau des achats, des transports ..
Est-ce vraiment comme en afrique du nord où l'on ne cesse de t'importuner ?😕f
Faut-il constamment marchander pour faire baisser les prix sur tout et tout particulièrement sur les transports ? 😠 afin de ne pas se faire gruger ?
pas sur la nourriture quand même ?
déjà que leur monnaie est super compliquée avec tous ces chiffres 🙁
ça me rebute, ça me fait peur et voyageant seule je sens que ça va être un combat de chaque instant. Ne connaissant pas le pays je ne peux que me faire une idée et psychoter un peu 😊🤪
Dangers à la frontière entre Malaisie et Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu sur le guide du routard qu'il fallait eviter la frontiere Malaisie-Thailande. J'aimerais comprendre pourquoi, car ils ne fournissent pas plus d'explications, et j'aimerais connaitre le veritable "danger", car j'atterris a Kuala Lumpur, et comptait remonter vers le nord afin de passer la frontiere Thailandaise...
Savez-vous de quoi il s'agit ?
Si vous pouvez m'eclairer un peu plus, je vous en remercie.
Amitie
Peut-on apprendre l'anglais à Cap Town? English translation pending
Peut-on apprendre l'anglais à cap town??
Bonjours a tous,
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Vivre à Alger English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite depuis un bon moment partir vivre en Algérie, mettre à profit mes compétences pour ce pays. Ma mère est d'origine algérienne mais je n'y suis encore jamais allée.. peu importe je sais que c'est merveilleux! Je sais que j'ai le droit de faire un passeport algérien mais je ne connais personne la bas.
Y a t il une communeauté française à Alger, Quelles sont les universités la bas? est ce qu'il est facile de s'intégrer? J'aimerai aussi rencontrer des personnes qui sont dans mon cas, qui souhaitent tenter l'aventure , un an ou plus! mais également des algériens qui pourraient m'aider, me conseiller ...
Merci beaucoup ! Bayli
Je souhaite depuis un bon moment partir vivre en Algérie, mettre à profit mes compétences pour ce pays. Ma mère est d'origine algérienne mais je n'y suis encore jamais allée.. peu importe je sais que c'est merveilleux! Je sais que j'ai le droit de faire un passeport algérien mais je ne connais personne la bas.
Y a t il une communeauté française à Alger, Quelles sont les universités la bas? est ce qu'il est facile de s'intégrer? J'aimerai aussi rencontrer des personnes qui sont dans mon cas, qui souhaitent tenter l'aventure , un an ou plus! mais également des algériens qui pourraient m'aider, me conseiller ...
Merci beaucoup ! Bayli
Cuba en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
comme c'est précisé dans le titre, je souhaiterais savoir si le mois d'Octobre (à partir du 24) est propice à un tour à Cuba. j'ai lu dans une autre rubrique que c'était une période charnière. plus d'infos ne fairaient pas de mal
Merci d'avance. 😎
comme c'est précisé dans le titre, je souhaiterais savoir si le mois d'Octobre (à partir du 24) est propice à un tour à Cuba. j'ai lu dans une autre rubrique que c'était une période charnière. plus d'infos ne fairaient pas de mal
Merci d'avance. 😎
Surclassement sur Air France? English translation pending
Bonjour,
Qui peut me dire si lors d'un enregistrement sur internet pour la carte d'embarquement cela supprime les chances d'etre surclasser a l'embarquement?
Merci a l'avance
Tuyaux pour changer de vie? (tour du monde) English translation pending
Depuis quelques temps nous nous posons beaucoup de questions sur nos vies : artisans menuisier et tourneur sur bois, nous avons 2 enfants (7 et 10ans). Nous avons déjà pas mal voyagés en Europe, avec notre camion, mais aimerions voyagés beaucoup +. Malheureusement les moyens ne sont pas au rendez vous tout le temps/ Alors comment faire, reprendre des emplois salariés, nous n'en avons pas envie, en tout cas tant que l'entreprise fonctionne. Comment font les couples qui préparent un tour du monde, ceux qui changent de vie...Comment sortir du moule emploi boulot dodo... Au vue du forum, de + en + de gens partent pour un grand voyage, et ceux malgrès la crie, qui en voilier qui en camion. Alors tous les conseil, tous les tuyaux sont les bienvenus. Merci d'avance. kiki
Il était une deuxième fois dans l'Ouest... English translation pending
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.
Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.
Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !
C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.
Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !
La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.
Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.
Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.
Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !
C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.
Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !
La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.
Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.
Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
Itinéraire de trois semaines dans le Sud et Sud-Ouest américain English translation pending
Bonjour, Je me suis inscrite sur ce site afin d'avoir plus ample informations au sujet d'un voyage que nous organisons (moi et mon copain) aux Etats-Unis, pour Juillet 2010.
Nous avons établit un itineraire, mais, n'ayant jamais été dans ce coin, nous ne savons pas tres exactement si le tps que nous accordons pour certain lieu est suffisant ou si on en accorde trop au contraire.
Notre Itinéraire:
J1: Arrivée a Las Vegas (pas de visite, direction Hotel directement) J2: Visite de Las Vegas J3: depart de Las Vegas, arrivee au Gd Canyon (visite du grand Canyon) J4: Visite du Gd Canyon (nous pensons ne visiter que South Rim) J5: depart du Gd Canyon, arrivée a Moab (ou nous passerons la nuit) avec Visite de Monument Valley. J6: Depart de Moab, visite de Arches NP, Arrivée a Bryce Canyon et Nuit a Bryce Canyon. J7: Visite de Bryce Canyon, Départ de Bryce canyon, arrivée a Parhump (pour y loger) est-ce possible de visiter le meme jour Death Valley? J8: visite de Death Valley, arrivée a Big Pine (logement a Big Pine) est-ce possible de visiter le Yosemite le meme jour? J9: Visite de Yosemite, Arrivée a groveland. (logement) est ce possible de continuer jusque San Francisco le meme jour ou il nous manquera du tps? J10: Groveland San Francisco (visite) J11: San francisco J12: San francisco J13: sans Francisco Santa Barbara J14: santa Barbara Los Angeles (visite) J15: Los Angeles J16: Los Angeles J17: départ de Los angeles, arrivée a San diego J18: San diego
Nous aimerions récupéré une journée pour pouvoir profiter de la plage et de l'eau. je me demandais si l'etape : visite Une demi journée de Bryce Canyon Jusqu'a la fin de Death Valley pouvai se faire en Un jour? ou s'il étais possible de visiter Death Valley et Yosemite en un seul Jour?
merci d'avance.
megan et arnaud
Nous avons établit un itineraire, mais, n'ayant jamais été dans ce coin, nous ne savons pas tres exactement si le tps que nous accordons pour certain lieu est suffisant ou si on en accorde trop au contraire.
Notre Itinéraire:
J1: Arrivée a Las Vegas (pas de visite, direction Hotel directement) J2: Visite de Las Vegas J3: depart de Las Vegas, arrivee au Gd Canyon (visite du grand Canyon) J4: Visite du Gd Canyon (nous pensons ne visiter que South Rim) J5: depart du Gd Canyon, arrivée a Moab (ou nous passerons la nuit) avec Visite de Monument Valley. J6: Depart de Moab, visite de Arches NP, Arrivée a Bryce Canyon et Nuit a Bryce Canyon. J7: Visite de Bryce Canyon, Départ de Bryce canyon, arrivée a Parhump (pour y loger) est-ce possible de visiter le meme jour Death Valley? J8: visite de Death Valley, arrivée a Big Pine (logement a Big Pine) est-ce possible de visiter le Yosemite le meme jour? J9: Visite de Yosemite, Arrivée a groveland. (logement) est ce possible de continuer jusque San Francisco le meme jour ou il nous manquera du tps? J10: Groveland San Francisco (visite) J11: San francisco J12: San francisco J13: sans Francisco Santa Barbara J14: santa Barbara Los Angeles (visite) J15: Los Angeles J16: Los Angeles J17: départ de Los angeles, arrivée a San diego J18: San diego
Nous aimerions récupéré une journée pour pouvoir profiter de la plage et de l'eau. je me demandais si l'etape : visite Une demi journée de Bryce Canyon Jusqu'a la fin de Death Valley pouvai se faire en Un jour? ou s'il étais possible de visiter Death Valley et Yosemite en un seul Jour?
merci d'avance.
megan et arnaud
Croix gammée et Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Urgent: cherche chambre bon marché à Zarzis ou environs English translation pending
Bonjour à tous et toutes !
Vous écris de Belgique...🙂
J'aurai à me rendre régulièrement (1x ttes les 6 semaines) à Zarzis pr qques jrs donc je cherche : 1) un vol pas cher 2) une chambre, tt ce qu'il y a de plus simple à prix très réduit (vu la fréquence...)
On me dit que Ryanair va à Djerba-Zarzis mais je ne trouve pas cette destination sur leur site.
Qqu'un peut-il me dire aussi la répartition des mois de l'année pour la haute saison la moyenne saison la basse saison ?
Merci à tous, je désespère 🙁
Vous écris de Belgique...🙂
J'aurai à me rendre régulièrement (1x ttes les 6 semaines) à Zarzis pr qques jrs donc je cherche : 1) un vol pas cher 2) une chambre, tt ce qu'il y a de plus simple à prix très réduit (vu la fréquence...)
On me dit que Ryanair va à Djerba-Zarzis mais je ne trouve pas cette destination sur leur site.
Qqu'un peut-il me dire aussi la répartition des mois de l'année pour la haute saison la moyenne saison la basse saison ?
Merci à tous, je désespère 🙁