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Tuk tuk à Siem Reap English translation pending
salut a vous les baroudeurs et les voyageurs. Si vous avez besoin d un tuk tuk pour visiter les temples d angkors, des pagodes, etc... voici un bon numero 012450511 . Il s appelle Rady , appeler le de ma part Pascal , sur place pour le reserver ou de france comme vous voulez.
et si vous souhaitez aller dans les villages kherms n hesitez pas a le lui demander , ( il n y a pas touristes)
Dormir à l'aéroport en Israël (Tel Aviv)? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais à Tel Aviv en Mars, et je suis à la recherche de mes tickets d'avion. Le problème, c'est que la plupart des vols petits-prix arrivent à des heures pas possibles (11h55, 1h30 du matin, etc) et idem pour le départ (5h du matin). Etant une petite étudiante sans argent, je me demande si c'est possible - et sûr!! - de dormir à l'aéroport en attendant mon bus ou mon avion. En gros je préfère payer un billet plus cher, plutôt que payer un hôtel et taxi en plus.
Merci pour vos conseils.
Je vais à Tel Aviv en Mars, et je suis à la recherche de mes tickets d'avion. Le problème, c'est que la plupart des vols petits-prix arrivent à des heures pas possibles (11h55, 1h30 du matin, etc) et idem pour le départ (5h du matin). Etant une petite étudiante sans argent, je me demande si c'est possible - et sûr!! - de dormir à l'aéroport en attendant mon bus ou mon avion. En gros je préfère payer un billet plus cher, plutôt que payer un hôtel et taxi en plus.
Merci pour vos conseils.
Maldives: hôtel Velidhu, Tulaghiri ou autre pour faire de la plongée? English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons passer nos vacances d'été aux Maldives
Avez vous un hotel à nous conseiller pour la qualité du snorkling et des plongées ?
Connaissez vous Velidhu ? ou Thulagiri ?
Pour info, nous avons déjà fait Embudu, Vilamendhoo, Reethi et Kuredu. Nous restons à votre disposition pour des infos.
D'avance merci
Véro B
Nous souhaitons passer nos vacances d'été aux Maldives
Avez vous un hotel à nous conseiller pour la qualité du snorkling et des plongées ?
Connaissez vous Velidhu ? ou Thulagiri ?
Pour info, nous avons déjà fait Embudu, Vilamendhoo, Reethi et Kuredu. Nous restons à votre disposition pour des infos.
D'avance merci
Véro B
Voyage de quinze jours en Thaïlande English translation pending
Bonjours à tous !
Je suis nouvelle sur le forum. Je m'appelle marilyne, j'ai 28 ans et nous envisageons avec mon mari un voyage d'une quinzaine de jours en thailande.😎
Le petit hic, nous ne sommes jamais partis "en routard" ! toujours en voyage organisé, et le dernier nous a assez déçu.🤪
On aimerait donc bien partir à l'aventure, mais sans trop prendre de risque...😇
Pouvez vous nous aider un peu à déterminer un circuit qui nous permette de découvrir les sites les plus sympas de la thaïlande, avec des hotels, des moyens de transports.....
Oui, j'allais oublier, on pensait partir du 10-11 avril au 24 avril 2010 !
En plus, je crois qu'il y a une fête importante à cette période... conseils pour les appareils photos, vêtements, ou poser les sacs à dos pendant les ballades, ....
Bref, je me pose beaucoup de questions, celle de mon mari est : comment mange t'on ? Il est assez compliqué....
Je vous remercie par avance de votre aide !!
A bientot
Mari
Je suis nouvelle sur le forum. Je m'appelle marilyne, j'ai 28 ans et nous envisageons avec mon mari un voyage d'une quinzaine de jours en thailande.😎
Le petit hic, nous ne sommes jamais partis "en routard" ! toujours en voyage organisé, et le dernier nous a assez déçu.🤪
On aimerait donc bien partir à l'aventure, mais sans trop prendre de risque...😇
Pouvez vous nous aider un peu à déterminer un circuit qui nous permette de découvrir les sites les plus sympas de la thaïlande, avec des hotels, des moyens de transports.....
Oui, j'allais oublier, on pensait partir du 10-11 avril au 24 avril 2010 !
En plus, je crois qu'il y a une fête importante à cette période... conseils pour les appareils photos, vêtements, ou poser les sacs à dos pendant les ballades, ....
Bref, je me pose beaucoup de questions, celle de mon mari est : comment mange t'on ? Il est assez compliqué....
Je vous remercie par avance de votre aide !!
A bientot
Mari
Les rouges prévoient de manifester à l'aéroport de Bangkok (21 janvier 2010) English translation pending
bonjour, un article que je viens de lire sur le petit journal !!
jeudi 21 janvier 2010
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 21 janvier 2010
jeudi 21 janvier 2010
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 21 janvier 2010
Chemin de Stevenson avec enfants et bivouac en 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous comptons faire la Stevenson en famille en 2011. Le plus petit aura 7 ans(c'est un très bon marcheur).
Le bivouac est-il possible et quel type de duvet faut-il en Juillet pour ce trajet?
Contenance des sacs à dos? Tentes de camping ?
Si quelqu'un a des conseils, nous sommes preneurs.
Merci d'avance
Merci d'avance
S'installer et travailler en Martinique, en Guadeloupe ou à la Réunion? English translation pending
Bonjour voila j'ai 19ans et je souhaite partir a l'étranger (martinique, guadeloupe ou réunion) pour m'y m'installer et y travailler mais je ne connais pas très bien le cout de la vie, les culture et si il y a du travaille.
Je possède un CAP charpente, un CAP menuisier instalateur et un CAP menuisier fabricant il y a t il du travaille dans se domaine? Sinon quels sont les activités principale de chaque île?
Je remercie toute les personne pouvant me procurer quelconque information
Merci
Commentaires sur la compagnie Canjet? English translation pending
j'aimerais avoir de vos commentaire sur la compagnie aerienne canjet qui se rend a cuba.
ont-il des problemes de ponctualité et la nourriture dans l'avion comment c'est car l'an passe nous avons prix sunwing pour cuba et j'ai bien aimer le services on mange tout le temps une bonne acceuille avec champagne et on a ecouter un film le tout ratuitement et a l'heure
JE PART LA SEMAINE PROCHAINE ET JE NE VEUX PAS ETRE DECU CAR IL EN A QUI DISE QU'ILY A JUSTE QU'A 4HEURES DE RETARD
MERCI
MARIE CLAUDE
Prendre un bus au départ d'Alajuela? (Costa Rica) English translation pending
Bonjour A tous,
Nous pensions aller directement à notre arrivée de l'aeroport vers Alajuela pour dormir afin de repartir le matin directement vers LA fortuna. Nous avons décider de voyager en bus ( nous sommes 2 adultes et 2 enfants) . J'ai lu que la plupart des bus partant de San Jose , on risque de ne pluss avoir de place au départ de Alajuela . C'est vrai que le voyage étant pendant les vacances scolaires de février , il y a peu être plus de risque . Est ce que quelqu'un qui a fait ce trajet en bus peut me dire ce qu'il en pense . merci par avance
Nous pensions aller directement à notre arrivée de l'aeroport vers Alajuela pour dormir afin de repartir le matin directement vers LA fortuna. Nous avons décider de voyager en bus ( nous sommes 2 adultes et 2 enfants) . J'ai lu que la plupart des bus partant de San Jose , on risque de ne pluss avoir de place au départ de Alajuela . C'est vrai que le voyage étant pendant les vacances scolaires de février , il y a peu être plus de risque . Est ce que quelqu'un qui a fait ce trajet en bus peut me dire ce qu'il en pense . merci par avance
Retour de Thaïlande English translation pending
9 semaines d'enchantement, chiangmaï, et sukhothaï, deux merveilles, des gens supers sympas, ne parlant pas un mot d'anglais, j'ai parfaitement réussi à me débrouiller grâce à la gentillesse des thailandais, c'est sûr je vais y retourner l'an prochain, et même y rester pour ma retraite, là j'hesite encore entre le laos et la thailande, pour la langue et la conduite, le laos est plus facile pour un français, par contre pour les soins c'est sûr la thailande est plus avançée, par contre attention pour l'excedent de bagaages, j'ai dû payer 300 Euros avec la thai-airways, dur, dur comme remerciement des emplettes.
Association ou organisme pour un premier voyage en Thaïlande? English translation pending
bonjour
je prévois de partir en Thaïlande ( Bangkok ) pour le mois de juin ou aout mais étant donner que c'est mon premier voyage et devant partir seul
j'aurais aimait savoir si il exister des organismes permettant d'encadrer tout cela mais en laissant une certaine liberté en ce qui concerne les visites
merci d'avance
je prévois de partir en Thaïlande ( Bangkok ) pour le mois de juin ou aout mais étant donner que c'est mon premier voyage et devant partir seul
j'aurais aimait savoir si il exister des organismes permettant d'encadrer tout cela mais en laissant une certaine liberté en ce qui concerne les visites
merci d'avance
Expulsion d'Ouzbékistan English translation pending
Nous venons d etre expulses d Ouzbequistan dans les 72 pour defaut d enregistrement aupres de l Ovir. Voyageant avec notre vehicule, nous sommes alles a l Ovir des notre arrivee dans le pays, reponse pas besoin d enregistrement, on a demande de nous l ecrire, refus. A Tachkent on redemande dans 2 hotels ou nous avons paye le parking, meme reponse. A Boukara la police nous arrete et nous retient 6 heures sans vouloir prendre en compte nos tentatives aupres de l Ovir. Nous avons le choix de payer une amende exhorbitante de 1100 USD par personne ou de quitter le pays.
Donc, tous les visiteurs voyageant sac a dos, par velo ou avec leur vehicule doivent dans les 3 premiers jours se faire enregistrer aupres de l OVIR mais PASSEZ par un HOTEL qui le fera pour vous car en direct l Ovir refuse de le faire. Et si vous restez 3 jours a la meme place, faites vous enregistrer.
Avis sur parcours de six mois en Asie? English translation pending
Bonjour à tous.
je suis en train de preparer un voyage de 6 mois en Asie pour novembre 2010. j'aimerai avoir votre avis sur le parcourt qu'on a decidé avec mon amie. on commence part la chine (1mois), japon (15 jours), malaisie (15jours), thailande, laos, vietnam, cambodge (2mois), puis pour finir l'inde (1 mois). en laissant 1 mois de marge au cas ou.
on a prevu un budget de 6000€ chacun.
qu'en pensez-vous?
brice
je suis en train de preparer un voyage de 6 mois en Asie pour novembre 2010. j'aimerai avoir votre avis sur le parcourt qu'on a decidé avec mon amie. on commence part la chine (1mois), japon (15 jours), malaisie (15jours), thailande, laos, vietnam, cambodge (2mois), puis pour finir l'inde (1 mois). en laissant 1 mois de marge au cas ou.
on a prevu un budget de 6000€ chacun.
qu'en pensez-vous?
brice
Recherche stage d'infirmier à Pondichéry (urgent) English translation pending
Bonjour à tous!
Nous sommes 2 étudiantes infirmières de 2eme année au CHU de Grenoble. Dans le cadre d'un module optionnel "soigner ailleurs" nous allons faire un stage de 1mois en février 2010 en Inde!! Mais nous avons un problème: nous étions un groupe de 5 a la base et nous devions faire notre stage à Pondichery à la clinique des soeurs clunny. Finalement la clinique à accepté que 3 candidatures.(5 est pour eux un trop grand groupe) Nous nous retrouvons donc à 2 et malgré notre insistance l'école n'autorise que les groupes de 3 et plus à partir! La seule chance que nous avons de faire ce stage tout de même est de trouver un autre stage à Pondichery pour pouvoir rejoindre les 3 autres filles et former ainsi un "groupe conforme"!! Nous avons déja fait des démarches qui n'ont pas abouti et février approche vraiment vite... donc si vous avez des contacts ou des infos à nous transmettre sur des cliniques, dispensaires, hopitaux, orphelina ou autre à Pondichery.
Votre aide nous serait très précieuse, car c'est un projet auquel nous tenons beaucoup.
Merci d'avance
Nous sommes 2 étudiantes infirmières de 2eme année au CHU de Grenoble. Dans le cadre d'un module optionnel "soigner ailleurs" nous allons faire un stage de 1mois en février 2010 en Inde!! Mais nous avons un problème: nous étions un groupe de 5 a la base et nous devions faire notre stage à Pondichery à la clinique des soeurs clunny. Finalement la clinique à accepté que 3 candidatures.(5 est pour eux un trop grand groupe) Nous nous retrouvons donc à 2 et malgré notre insistance l'école n'autorise que les groupes de 3 et plus à partir! La seule chance que nous avons de faire ce stage tout de même est de trouver un autre stage à Pondichery pour pouvoir rejoindre les 3 autres filles et former ainsi un "groupe conforme"!! Nous avons déja fait des démarches qui n'ont pas abouti et février approche vraiment vite... donc si vous avez des contacts ou des infos à nous transmettre sur des cliniques, dispensaires, hopitaux, orphelina ou autre à Pondichery.
Votre aide nous serait très précieuse, car c'est un projet auquel nous tenons beaucoup.
Merci d'avance
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel mena��ant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel mena��ant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Interrogatoire éventuel à l'aéroport Ben Gourion: incidence de l'aéroport d'origine? English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant entendu et lu ici et là qu'il était fréquent de subir un interrogatoire à l'arrivée à l'aéroport Ben Gourion (où seul ceux qui l'ont subi s'expriment-il?), je me demandais si l'origine de l'avion avait une quelconque incidence sur la probabilité d'être soumis cet interrogatoire.
Très concrètement, est-ce que si je viens d'Istanbul j'ai plus de chance d'y passer que si je viens de Milan ?
Catherine
Ayant entendu et lu ici et là qu'il était fréquent de subir un interrogatoire à l'arrivée à l'aéroport Ben Gourion (où seul ceux qui l'ont subi s'expriment-il?), je me demandais si l'origine de l'avion avait une quelconque incidence sur la probabilité d'être soumis cet interrogatoire.
Très concrètement, est-ce que si je viens d'Istanbul j'ai plus de chance d'y passer que si je viens de Milan ?
Catherine
De Nairobi au Rwanda (avril 2009) English translation pending
Bonjour à tous.
Devant le peu d'infos dont nous disposons tous sur cette partie du monde , voici les éléments pratiques de ce trajet. Effectué en Avril 2009.
Je suis parti d'Addis Abeba. Kenya Airways. Vol direct jusqu'à Nairobi.
J'ai obtenu mes différents visas à Addis.
Pour le Rwanda, il m'a fallu une lettre d'invitation.Le premier conseiller de l'Ambassade sera "compréhensif" car j'ai du signer la lettre qui ne l'était pas... 60 dollars US et 4 jours d'attente. Pour l'Uganda. Un visa de transit s'obtient facilement à Addis. C'est 15 dollars. Et, mystère insoluble, 50 dollars à la frontière du pays..
Aprés un vol de quelques heures, atterrissage par un beau coucher de soleil à l'aéroport Jomo Kenyatta. Les formalités douanières sont assez rapides et plutôt bon enfant. Même si on sent que le douanier ne serait pas opposé à un petit supplément.
Un visa de transit s'obtient sans problème à l'arrivée pour 10 euros, 10 dollars US ou 10 livres sterling.Il n'y a pas de taux de change ici. C'est surprenant mais trés pratique.!! Evidemment par les temps qui courent, munissez vous de dollars. Ca diminue les frais de 50%..
Evitez de changer votre argent dans les couloirs qui mènent à la sortie. Vous pourrez changer vos euros juste à côté de la livraison des bagages, le meilleur taux sans conteste. Un petit guichet étroit qui passe presque inaperçu .Pour un euro vous pouvez obtenir 101 shillings en Avril 2009.
Pour aller en ville. Le prix "officiel" du taxi est de 15000 shillings. Bien évidemment en sortant de l'aéroport ça tombe à 10000 shillings. Les chauffeurs de taxi vous certifieront qu'il n'y a pas de bus pour se rendre en ville. C'est faux. Si vous n'êtes pas trop chargé c'est évidemment moins cher. Compter 1 heure et plus de trajet si embouteillages.
La "gare routière".. En Centre ville. Ca ne ressemble pas à nos gares routières. C'est plutôt l'endroit en ville où l'on trouve toutes les bus sur un territoire d'environ 1 Km2. Pratiquement toutes les Cies de bus sont regroupées à cet endroit.. Vous n'aurez pas de problème pour trouver le bus qu'il vous faut pour la destination choisie. Ce soir là, je pars à Kampala car le trajet direct pour Kigali me semble un peu trop long. Enfin... je verrai à Kampala ..!
De nombreux départ la nuit. J'ai choisi "AKAMBA" car ils partent rapidement. A 21 heures je suis dans le bus, en direction de Kampala. Compter 10 à 12 heures de trajet. Si pas de panne...
Arrivée à Kampala. Juste à côté des bureaux de la "KAMPALA COACH". Les horaires sont un peu compliqués si je veux continuer dans la foulée..Il faut attendre la nuit..De toutes façons , je suis fatigué et je décide de passer la nuit à Kampala. Je connais déjà cette ville. Elle n'est pas désagréable.
Je choisis la Cie "JAGUAR" pour me rendre à KIGALI le lendemain. Départ à 9 heures du matin. Possibilité de dormir à l'hotel "JIOVANI", à 200 mètres de la station de bus. Calme , propre, pour petits budgets. 12 euros avec douches chaudes sur le palier. Resto correct sur place.
Le trajet pour kigali vous amène à KABALE. C'est une halte possible si vous ne voulez pas dormir à Kampala. Juste avant la frontière. De nombreux hotels.( Voir mon post sur le sujet). Calme et plutot sympa, si vous détestez les grandes villes , Kabale , c'est pour vous. A quelques heures de Kampala juste avant la frontière rwandaise.
Arrivée à la frontière du Rwanda.Tout le monde descend et parcours à pied la centaine de mètres qui séparent les 2 postes frontières. Si vous n'avez pas de visa, il vous en coûtera 60 dollars US. Uniquement en Dollars US. Si vous n'avez que des euros cela fera la joie du changeur FOREX local qui pratique un taux de change nettement en sa faveur. Il a compris que vous n'avez pas le choix. Mais prévoyez du Cash...
Vous êtes désormais au Rwanda et proche de Kigali.
A kigali vous arrivez à la gare routière. Nyongugu . Rappelez vous ce nom.C'est en bas de la ville. Pour rejoindre le centre, taxi ou moto -taxi. 500Frw si vous négociez bien. Les chambres , spartiates , avec douches sur le palier de la Procure Ste famille ( à côté de la Cathédrale) vous offriront de quoi passer votre première nuit . 5000 Frw. Mais dans un rayon d'un km il y a d'autres choix possibles ou recommandés par vos guides papiers préférés.
le change est en avril 2009 de 750 Frw pour 1 euro. Changer à POSTA.
Puis , de Kigali vous pourrez rayonner dans tous le pays. Il existe de nombreuses "agences" équipées de mini-bus COASTER ( Toyota en général) qui vous offriront un trés bon niveau de confort pour un prix trés correct.
ATTENTION.. Le Rwanda est un pays agréable, vallonné , vert ... Mais je n'ai pas vu une route DROITE de plus d'un Km.!!! Cela signifie que vous pourriez être facilement malade en bus tant les virages sont nombreux.. Prévoyez-le car j'ai rencontré de nombreuses personnes dont l'estomac supportait mal.
Pour le retour vers NAIROBI. La Cie "KAMPALA COACH" est la meilleure. Fiable et bus entretenus. Les bureaux sont à la gare routière de NYONGUGU. Celle par laquelle vous êtes arrivé. Et il vaut mieux prévoir l'achat de votre billet au minimum la veille. Départ 6 heures du matin. 23000 frw et 24 heures de trajet.!!! Mais bien sur, il y a d'autres possibilités.
A la frontière de l'Uganda, vous payerez 50 dollars US pour traverser le pays. Cher pour quelques heures..!! Et si vous le faites remarquer au douanier il vous dira que lui paye bien plus pour aller en France et qu'il doit attendre 3, mois pour obtenir un visa.. "And if you're not happy you can go back to Rwanda..."
Arrivée à Nairobi à 6 heures du matin. Au centre ville. Ce qu'il est désormais convenu d'appeler la "gare routière"... De nombreux hôtels dans un rayon de 1 à 2 kms.. Près de Kampala Coach, le NAWAS. Un hôtel correct petit budget. 8 euros la nuit en 04/2009
Pour se rendre à l'aéroport, Bus n° 34 sur MOI street. Pas très loin des Cies de bus.
Pour se rendre à MOMBASSA. Un train de luxe mais qui ne circule que la nuit. Dommage.Prix sympa. Pour se rendre à Addis... kenya airways..Vols fréquents. 300 euros A+R
Devant le peu d'infos dont nous disposons tous sur cette partie du monde , voici les éléments pratiques de ce trajet. Effectué en Avril 2009.
Je suis parti d'Addis Abeba. Kenya Airways. Vol direct jusqu'à Nairobi.
J'ai obtenu mes différents visas à Addis.
Pour le Rwanda, il m'a fallu une lettre d'invitation.Le premier conseiller de l'Ambassade sera "compréhensif" car j'ai du signer la lettre qui ne l'était pas... 60 dollars US et 4 jours d'attente. Pour l'Uganda. Un visa de transit s'obtient facilement à Addis. C'est 15 dollars. Et, mystère insoluble, 50 dollars à la frontière du pays..
Aprés un vol de quelques heures, atterrissage par un beau coucher de soleil à l'aéroport Jomo Kenyatta. Les formalités douanières sont assez rapides et plutôt bon enfant. Même si on sent que le douanier ne serait pas opposé à un petit supplément.
Un visa de transit s'obtient sans problème à l'arrivée pour 10 euros, 10 dollars US ou 10 livres sterling.Il n'y a pas de taux de change ici. C'est surprenant mais trés pratique.!! Evidemment par les temps qui courent, munissez vous de dollars. Ca diminue les frais de 50%..
Evitez de changer votre argent dans les couloirs qui mènent à la sortie. Vous pourrez changer vos euros juste à côté de la livraison des bagages, le meilleur taux sans conteste. Un petit guichet étroit qui passe presque inaperçu .Pour un euro vous pouvez obtenir 101 shillings en Avril 2009.
Pour aller en ville. Le prix "officiel" du taxi est de 15000 shillings. Bien évidemment en sortant de l'aéroport ça tombe à 10000 shillings. Les chauffeurs de taxi vous certifieront qu'il n'y a pas de bus pour se rendre en ville. C'est faux. Si vous n'êtes pas trop chargé c'est évidemment moins cher. Compter 1 heure et plus de trajet si embouteillages.
La "gare routière".. En Centre ville. Ca ne ressemble pas à nos gares routières. C'est plutôt l'endroit en ville où l'on trouve toutes les bus sur un territoire d'environ 1 Km2. Pratiquement toutes les Cies de bus sont regroupées à cet endroit.. Vous n'aurez pas de problème pour trouver le bus qu'il vous faut pour la destination choisie. Ce soir là, je pars à Kampala car le trajet direct pour Kigali me semble un peu trop long. Enfin... je verrai à Kampala ..!
De nombreux départ la nuit. J'ai choisi "AKAMBA" car ils partent rapidement. A 21 heures je suis dans le bus, en direction de Kampala. Compter 10 à 12 heures de trajet. Si pas de panne...
Arrivée à Kampala. Juste à côté des bureaux de la "KAMPALA COACH". Les horaires sont un peu compliqués si je veux continuer dans la foulée..Il faut attendre la nuit..De toutes façons , je suis fatigué et je décide de passer la nuit à Kampala. Je connais déjà cette ville. Elle n'est pas désagréable.
Je choisis la Cie "JAGUAR" pour me rendre à KIGALI le lendemain. Départ à 9 heures du matin. Possibilité de dormir à l'hotel "JIOVANI", à 200 mètres de la station de bus. Calme , propre, pour petits budgets. 12 euros avec douches chaudes sur le palier. Resto correct sur place.
Le trajet pour kigali vous amène à KABALE. C'est une halte possible si vous ne voulez pas dormir à Kampala. Juste avant la frontière. De nombreux hotels.( Voir mon post sur le sujet). Calme et plutot sympa, si vous détestez les grandes villes , Kabale , c'est pour vous. A quelques heures de Kampala juste avant la frontière rwandaise.
Arrivée à la frontière du Rwanda.Tout le monde descend et parcours à pied la centaine de mètres qui séparent les 2 postes frontières. Si vous n'avez pas de visa, il vous en coûtera 60 dollars US. Uniquement en Dollars US. Si vous n'avez que des euros cela fera la joie du changeur FOREX local qui pratique un taux de change nettement en sa faveur. Il a compris que vous n'avez pas le choix. Mais prévoyez du Cash...
Vous êtes désormais au Rwanda et proche de Kigali.
A kigali vous arrivez à la gare routière. Nyongugu . Rappelez vous ce nom.C'est en bas de la ville. Pour rejoindre le centre, taxi ou moto -taxi. 500Frw si vous négociez bien. Les chambres , spartiates , avec douches sur le palier de la Procure Ste famille ( à côté de la Cathédrale) vous offriront de quoi passer votre première nuit . 5000 Frw. Mais dans un rayon d'un km il y a d'autres choix possibles ou recommandés par vos guides papiers préférés.
le change est en avril 2009 de 750 Frw pour 1 euro. Changer à POSTA.
Puis , de Kigali vous pourrez rayonner dans tous le pays. Il existe de nombreuses "agences" équipées de mini-bus COASTER ( Toyota en général) qui vous offriront un trés bon niveau de confort pour un prix trés correct.
ATTENTION.. Le Rwanda est un pays agréable, vallonné , vert ... Mais je n'ai pas vu une route DROITE de plus d'un Km.!!! Cela signifie que vous pourriez être facilement malade en bus tant les virages sont nombreux.. Prévoyez-le car j'ai rencontré de nombreuses personnes dont l'estomac supportait mal.
Pour le retour vers NAIROBI. La Cie "KAMPALA COACH" est la meilleure. Fiable et bus entretenus. Les bureaux sont à la gare routière de NYONGUGU. Celle par laquelle vous êtes arrivé. Et il vaut mieux prévoir l'achat de votre billet au minimum la veille. Départ 6 heures du matin. 23000 frw et 24 heures de trajet.!!! Mais bien sur, il y a d'autres possibilités.
A la frontière de l'Uganda, vous payerez 50 dollars US pour traverser le pays. Cher pour quelques heures..!! Et si vous le faites remarquer au douanier il vous dira que lui paye bien plus pour aller en France et qu'il doit attendre 3, mois pour obtenir un visa.. "And if you're not happy you can go back to Rwanda..."
Arrivée à Nairobi à 6 heures du matin. Au centre ville. Ce qu'il est désormais convenu d'appeler la "gare routière"... De nombreux hôtels dans un rayon de 1 à 2 kms.. Près de Kampala Coach, le NAWAS. Un hôtel correct petit budget. 8 euros la nuit en 04/2009
Pour se rendre à l'aéroport, Bus n° 34 sur MOI street. Pas très loin des Cies de bus.
Pour se rendre à MOMBASSA. Un train de luxe mais qui ne circule que la nuit. Dommage.Prix sympa. Pour se rendre à Addis... kenya airways..Vols fréquents. 300 euros A+R
Cherche un hôtel club à l'île Maurice English translation pending
Bonjour,
Je vais aller avec mon copain à l'Ile maurice en décembre. Et je cherche un hotel club ou il y a de l'animation pour ne pas s'ennuyer et avec une belle plage.Pouvez-vous m'aider s'il vous plait? Merci
Cherche une possibilité de faire de l'humanitaire au Pérou English translation pending
Je suis etudiante et recherche actuellement une possibilité de faire de l'humanitaire au Pérou, plus précisément auprès des populations indigènes, quechuas ou aymaras.
Mais je ne sais pas quels sont les besoins réels de ces populations, alors je me porte volontaire. Connaissez vous une association humanitaire qui œuvre dans ce but?
Je recherche le moindre contact, la moindre information, la moindre piste qui pourrait m'indiquer où aller.
Merci d'avance.
Je recherche le moindre contact, la moindre information, la moindre piste qui pourrait m'indiquer où aller.
Merci d'avance.
Organisation d'un voyage de trois mois en Thaïlande English translation pending
A la retraite depuis un an, nous envisageons avec mon époux de partir 3 mois en début d'année 2010 et d'organiser sur place notre circuit, mais nous n'avons pas l'esprit routard et nous préférons que tout soit organisé à l'avance. Qui pourrait nous indiquer des agences de voyages sérieuses qui pourrait nous réserver nos hébergements et nos transports (si possible parlant français). On a vu sur le Lonely Planet qu'il y en avait une à Ko Samui (Travel Solutions) . Qui la connait ? C'est notre premier voyage en thailande et nous souhaiterions visiter sans que cela devienne un marathon, peut être même rencontrer des gens qui ferait un bout de chemin avec nous. Merci pour vos conseils de tout ordre
"Le monde selon K", livre de Pierre Péan English translation pending
On peut dire ce qu'on veut des livres de Pierre Péan...
"Mais ceux qui m'ont fait l'honneur de lire mes livres le savent : je ne postule à aucune chaire, je n'ai pas de thèse générale à défendre. Le seul talent que je me reconnaisse consiste à chercher et parfois à trouver des documents et/ou des témoignages susceptibles d'infléchir, voir d'infirmer des vérités officielles" (Le monde selon k.)
En somme, il fait sérieusement son travail de journaliste - une exigence pas très partagée dans les médias français. On se souvient de son livre Noires Fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994 avait provoqué un tollé, et un procès qui se termina par une relaxe - Hubert Védrine et Stephen Smith avaient temoigné en sa faveur- ; on peut donc raisonnablement penser que son travail reposait sur un matériel consistant. Dans Le Monde selon K, Péan nous raconte les "aventures" du "french doctor", du Biafra au Darfour, et en passant par les Balkans et le Rwanda où il s'attarde sur le rôle de Kouchner dans cette tragédie, pourquoi il est passé d'une perception équilibrée à un engagement radicale pro Tutsis. On découvre avec ahurissement que Kouchner, comme toujours, consciemment ou non, se révèle être le parfait petit télégraphiste d'une politique étrangère qui n'est pas la notre...
"Est-il surprenant de constater une nouvelle fois la convergeance totale des agissements de Kouchner dans les Balkans avec ceux des Américains qui, après avoir oeuvré à l'éclatement de la Fédération yougoslave, ont soutenu les Etats Balkaniques nouvellement créés contre la super puissance régionale existante" (chap."sus aux serbes!")
Monsieur Kouchner n'a pas raté le Darfour dans son incessante agitation médiatique. Vous lirez, page 167, ce qu'en pense Rony Brauman :...Une façon ignoble de triturer et de manipuler les faits.... car monsieur Kouchner n'a peur de rien ! Et il l'a bien prouvé au Rwanda ! Ainsi, notre "bon" docteur s'était répandu dans les médias à propos d'un massacre dans le village de Kibagabaga. D'après lui, les Hutus, des nazis vous dis-je, étaient les responsables du carnage. Seulement Pierre Péan, avec une précision remarquable, et redoutable pour Kouchner, démontre que les auteurs du massacre sont les tutsis de Paul Kagame ( pages 179 à 194) Mais Paul Kagame ne peut être qu'un ange puisqu'il a lutté contre les "méchants nazis" hutus, et qu'il est un ami de Kouchner...
"...Paul Kagame a croisé à Muhura une cohorte de civils hutus en fuite...Il a supervisé les massacres. Finalement, il est monté lui même dans sa Jeep et a mitraillé la population rassemblée au canon 12.7, machine gun antiaérien..." Péan rapporte là le témoignage d'un compagnon de route de Kagame, le lieutenant Abdul Ruzibiza (page 132) Un brave homme, ce Kagame ! Pierre Péan ne manque pas d'évoquer les petits arrangements de monsieur Kouchner pour arrondir ses fins de mois - dame ! on a ses frais, quoi ! Mais, comme "Les ruines de l'intelligence" de Shiffer, à propos des Balkans, "monde selon K" a le mérite de nous désiller les yeux sur un drame qu'on nous a présenté, une nouvelle fois, comme la lutte du "bien" contre le "mal", les "bons" tutsis contre les "méchants" hutus. De tout temps, la manipulation a été un instrument fort efficace dans la politique. Les Etats Unis nous ont montré à quel point ils sont efficaces dans ce domaine - ah les fameuses armes de Saddam Hussein ! Ultime précision : dénoncer une manipulation de l'opinion publique n'excuse en rien les exactions d'une partie ou d'une autre !
Pierre Péan- " Le monde selon K"- Fayard (février 2009)
"Mais ceux qui m'ont fait l'honneur de lire mes livres le savent : je ne postule à aucune chaire, je n'ai pas de thèse générale à défendre. Le seul talent que je me reconnaisse consiste à chercher et parfois à trouver des documents et/ou des témoignages susceptibles d'infléchir, voir d'infirmer des vérités officielles" (Le monde selon k.)
En somme, il fait sérieusement son travail de journaliste - une exigence pas très partagée dans les médias français. On se souvient de son livre Noires Fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994 avait provoqué un tollé, et un procès qui se termina par une relaxe - Hubert Védrine et Stephen Smith avaient temoigné en sa faveur- ; on peut donc raisonnablement penser que son travail reposait sur un matériel consistant. Dans Le Monde selon K, Péan nous raconte les "aventures" du "french doctor", du Biafra au Darfour, et en passant par les Balkans et le Rwanda où il s'attarde sur le rôle de Kouchner dans cette tragédie, pourquoi il est passé d'une perception équilibrée à un engagement radicale pro Tutsis. On découvre avec ahurissement que Kouchner, comme toujours, consciemment ou non, se révèle être le parfait petit télégraphiste d'une politique étrangère qui n'est pas la notre...
"Est-il surprenant de constater une nouvelle fois la convergeance totale des agissements de Kouchner dans les Balkans avec ceux des Américains qui, après avoir oeuvré à l'éclatement de la Fédération yougoslave, ont soutenu les Etats Balkaniques nouvellement créés contre la super puissance régionale existante" (chap."sus aux serbes!")
Monsieur Kouchner n'a pas raté le Darfour dans son incessante agitation médiatique. Vous lirez, page 167, ce qu'en pense Rony Brauman :...Une façon ignoble de triturer et de manipuler les faits.... car monsieur Kouchner n'a peur de rien ! Et il l'a bien prouvé au Rwanda ! Ainsi, notre "bon" docteur s'était répandu dans les médias à propos d'un massacre dans le village de Kibagabaga. D'après lui, les Hutus, des nazis vous dis-je, étaient les responsables du carnage. Seulement Pierre Péan, avec une précision remarquable, et redoutable pour Kouchner, démontre que les auteurs du massacre sont les tutsis de Paul Kagame ( pages 179 à 194) Mais Paul Kagame ne peut être qu'un ange puisqu'il a lutté contre les "méchants nazis" hutus, et qu'il est un ami de Kouchner...
"...Paul Kagame a croisé à Muhura une cohorte de civils hutus en fuite...Il a supervisé les massacres. Finalement, il est monté lui même dans sa Jeep et a mitraillé la population rassemblée au canon 12.7, machine gun antiaérien..." Péan rapporte là le témoignage d'un compagnon de route de Kagame, le lieutenant Abdul Ruzibiza (page 132) Un brave homme, ce Kagame ! Pierre Péan ne manque pas d'évoquer les petits arrangements de monsieur Kouchner pour arrondir ses fins de mois - dame ! on a ses frais, quoi ! Mais, comme "Les ruines de l'intelligence" de Shiffer, à propos des Balkans, "monde selon K" a le mérite de nous désiller les yeux sur un drame qu'on nous a présenté, une nouvelle fois, comme la lutte du "bien" contre le "mal", les "bons" tutsis contre les "méchants" hutus. De tout temps, la manipulation a été un instrument fort efficace dans la politique. Les Etats Unis nous ont montré à quel point ils sont efficaces dans ce domaine - ah les fameuses armes de Saddam Hussein ! Ultime précision : dénoncer une manipulation de l'opinion publique n'excuse en rien les exactions d'une partie ou d'une autre !
Pierre Péan- " Le monde selon K"- Fayard (février 2009)
Combien d'argent prévoir pour deux semaines au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour deux semaines à ho chi minh en début octobre. J'aimerai savoir combien d'argent liquide je dois prévoir, sachant que je réglerai l'hotel par visa. Je n'ai pas prévu de circuit, mais je serai guidé sur place par un ami vietnamien.
Merci Xavier
Je pars pour deux semaines à ho chi minh en début octobre. J'aimerai savoir combien d'argent liquide je dois prévoir, sachant que je réglerai l'hotel par visa. Je n'ai pas prévu de circuit, mais je serai guidé sur place par un ami vietnamien.
Merci Xavier
Aux Philippines depuis 20 ans English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je m appelle Jannick, suis belge d origine australienne et je vis maintenant aux Philippines de puis plus de 20 ans. J ai epouse un Philippin, je sais generalement c est le contraire 😉mais c est ainsi et j en suis tres heureuse d ailleurs.
Je suis reponsable d un Call Center a Manille et mon mari est architecte. Nous avons beaucoup voyage dans ce merveilleux pays et visite la plupart des endroits qu on evoque sur les forums mais aussi ceux dont on ne parle presque pas et qui sont parfois encore plus exceptionnels.
Avis a tous ceux et celles qui cherchent des renseignements sur mon pays d adoption, n hesitez pas a me contacter un avis (meme feminin 😉) ne peut faire de tort! Jannick
Je m appelle Jannick, suis belge d origine australienne et je vis maintenant aux Philippines de puis plus de 20 ans. J ai epouse un Philippin, je sais generalement c est le contraire 😉mais c est ainsi et j en suis tres heureuse d ailleurs.
Je suis reponsable d un Call Center a Manille et mon mari est architecte. Nous avons beaucoup voyage dans ce merveilleux pays et visite la plupart des endroits qu on evoque sur les forums mais aussi ceux dont on ne parle presque pas et qui sont parfois encore plus exceptionnels.
Avis a tous ceux et celles qui cherchent des renseignements sur mon pays d adoption, n hesitez pas a me contacter un avis (meme feminin 😉) ne peut faire de tort! Jannick
Conseils pratiques avant de s'expatrier à Londres? English translation pending
Bonjour à tous !
Voici mon premier post dans le forum.
L'idée d'aller vivre à Londres me travaille depuis des années car plus les années passent plus je me sens attirée par la vie la-bas.
Une de mes amies est partie vivre la-bas. Et une autre est partie depuis 4 jours s'installer à Dublin!
J'ai l'habitude des voyages (je reviens seulement de Londres depuis 3 jours). Par ailleurs, je connais bien Londres maintenant puisque j'y vais depuis l'age de 10 ans régulièrement!
Les transports ne me posent aucun problème ni dégoter les bonnes adresses par chère et de bonnes qualité pour se nourrir ou se loger. Je m'y sens comme un poisson dans l'eau! Par ailleurs, j'ai un avantage non négligeable : j'ai un pied à terre quand j'y vais.🙂
Malheureusement, je n'y reste que 3-4 jours, maximum 7 jours.... Comment avez-vous reussi à prendre votre envol pour ceux qui ont fait cette expérience ?
Je me suis inscrite auprès d'une auberge de jeunesse mais comment démarrer une nouvelle vie quand on est seule?
En fait, j'aimerais savoir s'il ya une personne interressé pour commencer l'année 2010 à Londres et qu'on puisse partager cette expérience ensemble. Sinon, tous les conseils sont les bienvenus.
Je travaille actuellement en cabinet d'avocat mais j'ai conscience que je ne peux y exercé mon métier puisque mon Anglais est moyen.🙁
Y a t'il une chance pour que je puisse trouver un travail comme serveuse dans un premier temps? Si je ne m'entoure que d'anglophone, m'est il possible de bien parler anglais. Combien de temps faut-il rester sur place à pratiquer l'anglais pour commencer à sentir les progrès?
Merci pour vos réponses, j'ai tellement de questions que je ne sais par où commencer !
Voici mon premier post dans le forum.
L'idée d'aller vivre à Londres me travaille depuis des années car plus les années passent plus je me sens attirée par la vie la-bas.
Une de mes amies est partie vivre la-bas. Et une autre est partie depuis 4 jours s'installer à Dublin!
J'ai l'habitude des voyages (je reviens seulement de Londres depuis 3 jours). Par ailleurs, je connais bien Londres maintenant puisque j'y vais depuis l'age de 10 ans régulièrement!
Les transports ne me posent aucun problème ni dégoter les bonnes adresses par chère et de bonnes qualité pour se nourrir ou se loger. Je m'y sens comme un poisson dans l'eau! Par ailleurs, j'ai un avantage non négligeable : j'ai un pied à terre quand j'y vais.🙂
Malheureusement, je n'y reste que 3-4 jours, maximum 7 jours.... Comment avez-vous reussi à prendre votre envol pour ceux qui ont fait cette expérience ?
Je me suis inscrite auprès d'une auberge de jeunesse mais comment démarrer une nouvelle vie quand on est seule?
En fait, j'aimerais savoir s'il ya une personne interressé pour commencer l'année 2010 à Londres et qu'on puisse partager cette expérience ensemble. Sinon, tous les conseils sont les bienvenus.
Je travaille actuellement en cabinet d'avocat mais j'ai conscience que je ne peux y exercé mon métier puisque mon Anglais est moyen.🙁
Y a t'il une chance pour que je puisse trouver un travail comme serveuse dans un premier temps? Si je ne m'entoure que d'anglophone, m'est il possible de bien parler anglais. Combien de temps faut-il rester sur place à pratiquer l'anglais pour commencer à sentir les progrès?
Merci pour vos réponses, j'ai tellement de questions que je ne sais par où commencer !
Plongées vers Phuket- les Iles Similan English translation pending
Mon ami et moi passons trois semaines en Thailand et finissons le voyage dans le sud. Je souhaiterais plonger aux alentours de Phuket (puisque c'est là que nous allons atterrir et de là que nous repartons). J'ai cru comprendre que les plongées vers les iles similan étaient superbes, est-ce loin de Pukhet? Est-ce mieux de s'éloigner de Phuket?
D'après ce que j'ai lu les plongées vers les iles Similan se font sur 2 ou 3 jours, or mon ami ne plonge pas... Peut-on faire des plongées sur une journée? Connaissez vous des organismes sérieux à me conseiller?
Merci!
Croisière sur le MSC Musica le 20 septembre 2009 English translation pending
Bonjour,
Je pars en croisière sur le MSC MUSICA avec mon épouse le 20 septembre 2009 (Venise, Bari, Corfou, Santorin, Myconos, Athènes, Katakolon, Dubrovnik, Venise).
Y aura-t-il des francophones sur ce bateau ?
Je pars en croisière sur le MSC MUSICA avec mon épouse le 20 septembre 2009 (Venise, Bari, Corfou, Santorin, Myconos, Athènes, Katakolon, Dubrovnik, Venise).
Y aura-t-il des francophones sur ce bateau ?
Voyage de trois semaines au Vietnam: quoi privilégier? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum et je sents que je vias déjà y passer beaucoup de mon temps libre....aujourd'hui je viens vers vous car je suis un peu dans le flou, en effet je pars au viet nam pendant 3 semaines et je n'arrive pas a savoir quoi privilégier (a part la baie d'Along, le delta du Mekong biensur)...
Nous arrivons a Hanoï et nous repartons de Saïgon 3 semaines plus tard...je voudrai voir Hanoi, la baie d'Along, Sapa puis redescendre vers le sud et là ça se complique...vaut il mieux s'arreter a HUE, DANANG, HOI AN????? combien de temps y rester sachant que nous souhaitons faire le Mekong et Phu quoc.... le temps m'est compté sur place et j'avoue ne pas savoir ...
Merci de me venir en aide afin que ce voyage reste inoubliable....
Je suis nouvelle sur ce forum et je sents que je vias déjà y passer beaucoup de mon temps libre....aujourd'hui je viens vers vous car je suis un peu dans le flou, en effet je pars au viet nam pendant 3 semaines et je n'arrive pas a savoir quoi privilégier (a part la baie d'Along, le delta du Mekong biensur)...
Nous arrivons a Hanoï et nous repartons de Saïgon 3 semaines plus tard...je voudrai voir Hanoi, la baie d'Along, Sapa puis redescendre vers le sud et là ça se complique...vaut il mieux s'arreter a HUE, DANANG, HOI AN????? combien de temps y rester sachant que nous souhaitons faire le Mekong et Phu quoc.... le temps m'est compté sur place et j'avoue ne pas savoir ...
Merci de me venir en aide afin que ce voyage reste inoubliable....
Comment aller du Pakistan en Chine (Xinjiang)? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs !
J'aimerai rejoindre la mongolie en traversant le Xinjiang (et la chine si je ne peux pas aller du xinjiang à la Mongolie.) depuis le L'Inde. Je pense donc aller au Pakistan.
Et du Pakistan Xinjiang, quelle serait l'itinéraire ? et où prendre les visa ? Connaissez vous une bonne carte à acheter ?
Est-il possible de traverser les frontière avec un animal ? (chameau, Ane, cheval) Je quitterai le Ladakh au mois de septembre pour être sur ne ne pas trop être géné par la neige. Trouve t-on facilement des habits local adapté au froid ? des conseil sur ce point ? ainsi que sur la nourriture adaptée ? car je serais au Xinjiang et en mongolie une bonne partie de l'hiver.
merci de m'aider, toutes infos sont les bienvenues a+
J'aimerai rejoindre la mongolie en traversant le Xinjiang (et la chine si je ne peux pas aller du xinjiang à la Mongolie.) depuis le L'Inde. Je pense donc aller au Pakistan.
Et du Pakistan Xinjiang, quelle serait l'itinéraire ? et où prendre les visa ? Connaissez vous une bonne carte à acheter ?
Est-il possible de traverser les frontière avec un animal ? (chameau, Ane, cheval) Je quitterai le Ladakh au mois de septembre pour être sur ne ne pas trop être géné par la neige. Trouve t-on facilement des habits local adapté au froid ? des conseil sur ce point ? ainsi que sur la nourriture adaptée ? car je serais au Xinjiang et en mongolie une bonne partie de l'hiver.
merci de m'aider, toutes infos sont les bienvenues a+
Lieux de "decouverte et apprentissage" en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
Je réfléchi à un futur voyage en Thailande que je souhaiterais "différent".
Je m'explique, j'aimerai repartir en ayant appris quelque chose.
Je cherche donc des personnes ayant expérimenté des lieux d'apprentissage et qui pourraient me communiquer leurs bonnes adresses :
- Yoga
- Méditation
- Massage
- Cuisine
- Danse
- Humanitaire
Je précise que je suis novice dans tous ces domaines.
Merci d'avance à tous de partager vos expériences.
Phinette.
Succès de la bande dessinée francophone en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Je cherche qqch d'original à offrir à ma future belle-famille et je pensais à des bande-dessinées (ça changera de la bière et du chocolat que je finirai quand même par leur faire goûter) vu que la Belgique (et la France) en ont produites qq-unes d'assez bonne facture.
Tintin est-il connu là-bas ? Et surtout apprécié ? On trouve facilement des BD européennes à Bangkok ? A quel prix ? Quel genre de BD francophone pourrait plaire à des thaïs ? Pas facile de traduire l'humour gaulois...
J'irai faire un tour à Bruxelles ces jours-ci pour voir si on vend du Tintin en thaï. En tout cas on ne trouve pas de guide touristique sur Bruxelles ou la Belgique en thaïlandais. Raison invoquée par les exploitants de boutiques pour touristes : les thaïs ne voyagent pas. Je trouverai peut-être un guide de voyage sur Bruxelles à Bangkok ?
Merci pour vos réponses 😉
Je cherche qqch d'original à offrir à ma future belle-famille et je pensais à des bande-dessinées (ça changera de la bière et du chocolat que je finirai quand même par leur faire goûter) vu que la Belgique (et la France) en ont produites qq-unes d'assez bonne facture.
Tintin est-il connu là-bas ? Et surtout apprécié ? On trouve facilement des BD européennes à Bangkok ? A quel prix ? Quel genre de BD francophone pourrait plaire à des thaïs ? Pas facile de traduire l'humour gaulois...
J'irai faire un tour à Bruxelles ces jours-ci pour voir si on vend du Tintin en thaï. En tout cas on ne trouve pas de guide touristique sur Bruxelles ou la Belgique en thaïlandais. Raison invoquée par les exploitants de boutiques pour touristes : les thaïs ne voyagent pas. Je trouverai peut-être un guide de voyage sur Bruxelles à Bangkok ?
Merci pour vos réponses 😉